<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>reflexions-oiseuses &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/reflexions-oiseuses/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "reflexions-oiseuses"</description>
	<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 20:01:42 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Déneigement]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=192</link>
<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 04:55:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=192</guid>
<description><![CDATA[Texte présenté au Cabaret des Auteurs du Dimanche le 30 mars 2008.
Thème : « déneigement ».
J]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Texte présenté au Cabaret des Auteurs du Dimanche le 30 mars 2008.<br />
Thème : « déneigement ».</em></p>
<p>Jérémy Dessureaux-Loiselle émergea de la sortie J du tunnel Plateau Sud-Est numéro 4, coin Cartier et Laurier. Partout, on ne voyait qu’une immense étendue blanche enserrant les immeubles jusqu’à leur deuxième étage. Jérémy soupira de découragement. On n’était que le 30 mars. Il restait donc pas moins de 6 semaines avant le printemps, la nouvelle échéance ayant été adoptée pour faire comme les Américains par le gouvernement pragmatique du jeune Trudeau – Alexandre - en 2030.</p>
<p>Désorienté, Jérémy consulta sa position sur l’écran de son I-Toutte. « Vous êtes à 142 mètres de votre domicile» sussurra la voie électronique de son appareil. Rassuré, Jérémy règla la voix du I-Toutte à « moins cochonne » et commença à se traîner en direction de chez lui. Passant devant un des rares détecteurs publicitaires de mouvement épargnés par la neige, il fut assailli par une projection holographique d’acrobates et de cracheurs de feu qui se démenaient pendant que les mots « Québec 2058 » tourbillonnaient en arrière-plan. « Y vont-tu nous lâcher avec leur estie de 450e », bougonna Jérémy, chauvin, mais surtout déprimé. </p>
<p>Au passage, Jérémy plongea une main dans sa poche et jetta quelques carottes au troupeau de chevreuils qui traînaient devant le dépanneur Laurier. En effet, les braves bêtes trouvaient les ruelles du 514 passablement plus utiles pour se protéger du vent et de la neige que les épinettes malingres des Laurentides. Ils avaient donc profité du réseau routier rendu inaccessible aux véhicules et traversé la Rivière des Mille-Îles et la Rivière des Prairies, complètement gelées sur 12 pieds de profondeur, pour se répandre dans toute la ville. </p>
<p>Jérémy progressait péniblement vers chez lui, tâchant de profiter des endroits où la pisse de chevreuil avait fait fondre la neige. Finalement, exténué, il parvint jusqu’à ce qui était, l’été, un haut de duplex, frappa à la fenêtre du salon, l’ouvrit, et l’enjamba. Sa copine, Rania était déjà rentrée. Jérémy l’avait rencontrée dans le cadre du programme de parrainage « Flocons et Merguez», soi-disant destiné à aider les immigrants du Maghreb à s’adapter à l’hiver. En fait, le programme visait carrément à les attacher au Québec de façon à ce qu’ils ne repartent pas chez eux. Leurs compétences étaient désormais indispensables dans une nation où la Grande Grève Étudiante de 2016-2021 avait scrappé les connaissances de toute une génération,  au nom bien sûr du droit à l’éducation.</p>
<p>Jérémy était à peine entré qu’un « bang, bang, bang » insistant se fit entendre. Il provenait de la trappe d’accès de la locataire du rez-de-chaussée, Mâme Cliche. Comme toutes les personnes habitant au rez-de-chaussée ou dans un semi-sous-sol, Mâme Cliche restait clouée chez elle tout l’hiver. Le gouvernement s’était contenté de faire installer une trappe vers les étages supérieurs pour les situations d’urgence. Tout ce beau monde était ravitaillé deux fois par semaine en nourriture et en produits de première necessité par un organisme qui fournissait aussi des services sexuels afin de garantir la paix sociale, et qu’on appelait donc communément la « Ploplotte roulante ».</p>
<p>Jusqu’ici, Mâme Cliche n’avait pas abusé de son droit de sortie. Elle ne s’en était prévalue que deux fois: une fois pour aller passer les Fêtes chez sa bru et une autre fois en février, pour le traditionnel bingo de mi-hiver. Intrigué, Jérémy ouvrit la trappe. Mâme Cliche se hissa dans leur salon à la vitesse de l’éclair, son teint verdâtre coloré de rose par l’excitation, ce qui faisait un espèce de brun, quand même assez seyant. </p>
<p>-Jérémy! Radia! Écoutez ça! Elle brandissait son I-Toutte, où l’hologramme d’une jeune femme en collants fleurs-de-lys, emblême bien reconnaissable des messages gouvernementaux, attendait poliment que l’on presse « jouer de nouveau ». Le jeune couple se rapprocha tandis que la voisine actionnait l’appareil d’un doigt tremblant :</p>
<p>« … et c’est pourquoi, décrètait la voix du premier ministre,  demain le 31 mars, toute la population valide sera mobilisée pour une immense corvée de déneigement. Chaque citoyen sera responsable de l’enlèvement d’une certaine quantité de neige, en fonction de son sexe, de son âge, de sa forme physique et de son indice d’estime de soi indexé. Des camions-ski et des hélicoptères thermiques viendront se poster à 12 629 points différents de Montréal pour recueillir la neige. Les tire-au-flanc seront tirés dans les flancs. Des opérations semblables auront lieu partout à travers le Québec. Soyez prêts dès 7 heures. Fin du message. »</p>
<p>Jérémy n’en croyait pas ses oreilles. Il eut soudain une vision fugace de gazon détrempée, de trottoir, de solidarité partagée. Et pourquoi pas? Pourquoi ne mettraient-ils pas fin au règne interminable de cette saison vindicative en sabotant la source de son pouvoir, ces trois fuckin mètres de neige?</p>
<p>Le lendemain matin à six heures cinquante, Jérémy, Rania et Mâme Cliche étaient au poste, turbopelles à la main, pleins d’espoir. Certains voisins pelletaient déjà le long des immeubles. En attendant les camions et les hélicoptères, ils faisaient des tas au milieu de ce qui allait enfin redevenir la rue. Ça et là, on voyait apparaître le haut d’une fenêtre de rez-de-chaussée et un visage verdâtre et rayonnant. De partout, on entendait le ronronnement des pelles, des jurons enthousiastes et des interjections joyeuses. René-Charles, le voisin primé qui aimait l’hiver, exprimait son mécontentement de voir la saison de ski se terminer ainsi prématurément, mais la menace d’un coup de pelle le fit taire. </p>
<p>Enfin, vers les sept heures vingt, on entendit vrombir un hélicoptère. Aucun camion-ski n’était encore en vue et les congères commençaient à devenir hautes. Enfin, ce premier hélicoptère se posa et les citoyens pelleteurs, partout à travers la ville, entendirent vibrer, sonner, chanter ou gémir leur I-Toutte, signe incontestable qu’un message allait leur être transmis. </p>
<p>Et pour être transmis, il le fut. La voix détestable d’un animateur et imitateur de la Ville de Québec se fit entendre :<br />
-Poisson d’avril, chers Montréalais, hahaha, vous êtes tous bien cutes avec vos petits tas de neige, hahaha, voyons, qu’est-ce que vous faites là, pensiez-vous vraiment qu’on allait venir vous sortir de votre marde blanche, pas du tout, pour une fois que vous pouvez pas péter plus haut que le…</p>
<p>Le reste de son message se perdit dans un hurlement car les 12 personnes les plus proches, dont Jérémy, ainsi qu’un chevreuil, s’étaient introduits dans l’hélicoptère afin de péter la yueule au plaisantin. Celui-ci porta plainte pour voies de fait et les pauvres citadins bernés furent condamnés à six mois de prison. Leur avocat plaida avec beaucoup de brio que cet emprisonnement les empêcherait de jouir de l’été et constituait donc une peine cruelle et inusitée, mais le juge, malheureusement, se montra aussi impitoyable que l’hiver l’avait été.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Metro-Woman, superhéroïne du transport en commun]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=190</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 04:37:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=190</guid>
<description><![CDATA[Texte présenté le 2 mars 2008 aux Auteurs du Dimanche. Thème: « Métro».
Fiiiii-douuu-daaaaa!
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/files/2008/03/plan-metro.jpg' alt='plan-metro.jpg' /><em>Texte présenté le 2 mars 2008 aux <a href="http://www.auteursdudimanche.com/">Auteurs du Dimanch</a>e. Thème: « Métro».</em></p>
<p><em>Fiiiii-douuu-daaaaa!</em></p>
<p>« Maudite Assomption de Crémazie de Frontenac!  s’exclama Metro Woman. Son rutilant bolide de fonction, une rame MR-73 de neuf voitures, d’une capacité de 1200 passagers, dont 360 assis, s’éloignait sans elle. Je devrai prendre le rutilant bolide de fonction suivant. Voilà qui est fâcheux! » </p>
<p>Résignée à attendre, Métro Woman arpenta le quai en astiquant le M sur sa poitrine et en lissant sa cape. À quelques pas d’elle, une ravissante jeune squeegee émergeait du sommeil sur un banc conçu pour les postérieurs étroits et mal nourris des années soixante. Elle s’appliqua ensuite à ramasser les déjections d’un gros labernois au collier studé avec un exemplaire tout frais du <a href="http://www.readmetro.com/show/en/Montreal/20080229/2/1/">journal Métro</a>. </p>
<p>Comme elle était jeune et jolie, trois agents de sécurité de la STM intervinrent presqu’immédiatement. Sans écouter les protestations de la jeune fille, qui affirmait avec véhémence que hey gros j’m’en allais là pis y en a pu de marde à terre, un des agents lui remit une contravention de 170$.</p>
<p>« Halte-là! s’exclama Metro Woman, provoquant la terreur dans les rangs bleu marine, cette jeune fille est mineure! Vous ne pouvez pas lui donner un ticket de  plus de 100$! » En effet, Metro Woman avait dû, dans une vie antérieure, se taper des études en droit. Et déchirant le honteux constat qui violait tant le Code de procédure pénale que la décence la plus élémentaire, Metro Woman sauta gracieusement dans la rame qui venait d’arriver sous les aboiements frénétiques et reconnaissants du labernois.</p>
<p>Apercevant une femme en léotard vert et cape jaune surgir devant lui, Bernard Tanguay, 48 ans, employé de KPMG depuis 1986, commença par poser comme hypothèse qu’il hallucinait. Testant ce postulat à l’aide des principes comptables généralement reconnus, il observa discrètement les autres passagers. Il constata qu’il n’était pas le seul à voir le personnage. Beaucoup de personnes arboraient des mines surprises, voire amusées. Rassuré, Bernard Tanguay, confortablement assis car ayant embarqué à Montmorency, 25 minutes plus tôt, se replongea dans son sudoku.</p>
<p>Pour sa part, Metro Woman n’arborait pas une mine surprise et amusée. Elle arborait une mine contrariée. Horrifiée. Debout à ses côtés, une femme avec une bedaine de cinq mois souffrait discrètement à proximité d’usagers assis sur leur steak (car ayant embarqué, 23 minutes plus tôt, à De la Concorde), qui l’ignoraient discrètement. Dégoûtée, Metro Woman en saisit un par le collet et le souleva de terre :<br />
-	Pitié, Métro Woman, supplia Jean-François Gingras,  28 ans, employé d’une compagnie de télémarketing. Je pensais qu’elle était juste grosse! Je le jure!<br />
-	Pas de pitié pour les coquins en ton genre!, s’exclama notre héroïne. Sinon, qu’est-ce que ce sera ensuite? Des légions de twits plantés à gauche dans l’escalier mécanique et qui n’AVANCENT PAS?!! Elle le secoua violemment, semant la terreur dans le cœur de tous les usagers assis, surtout les para-514.</p>
<p>À ce moment, le rutilant bolide de fonction de Metro Woman ouvrait ses portes à Berri-UQAM. Notre héroïne fit d’une pierre deux coups en projetant Jean-François Gingras contre les masses obtuses qui fonçaient dans le wagon sans attendre que les autres soient sortis. </p>
<p>–Que cela vous serve de leçon! tonna-t-elle, sa cape flottant derrière elle tandis qu’elle courait poursuivre ses aventures en direction Angrignon. Épargnés par sa fureur, deux quidams à la conscience troublée tremblaient en regardant la jeune femme debout. </p>
<p>-	Voulez-vous vous asseoir?, demanda le moins traumatisé des deux.<br />
-	Non merci, répondit la jeune femme. Vous savez, je suis juste grosse.</p>
<p>Pendant ce temps, en direction Angrignon, tous les sens de Metro Woman étaient en alerte. Elle avait senti une présence maléfique. Quelques longues minutes d’angoisse passèrent. Mue par un fol instinct, Metro Woman sauta sur le quai à Lionel-Groulx et remonta le long de la rame en courant, bousculant tout sur son passage. Elle sauta dans le troisième wagon juste au moment où les portes se refermaient. En plein milieu de celui-ci se tenait son ennemi juré, l’Homme-Liane. Vêtu de son traditionnel léotard orange vif, le vil et répugnant personnage se tenait comme à son habitude enroulé autour d’un poteau, empêchant ainsi les autres usagers de s’y tenir, du moins, sans le toucher. </p>
<p>- Ainsi, nous nous revoyons, Homme-Liane, lança Metro Woman.<br />
- Tu ne peux pas m’arrêter, présomptueuse pétasse!, rétorqua l’Homme-Liane, tandis qu’un virage faisait vaciller les malheureux usagers privés de point d’ancrage. Je triompherai toujours!<br />
- C’est ce qu’on verra, rétorqua Metro Woman en s’élançant sur lui.</p>
<p>PIF! BANG! POW! Le vide se fit autour de l’héroïne et de son antagoniste, qui, entraînés dans un combat sans merci, roulèrent sur le quai de la station suivante, Charlevoix, nommée ainsi en l’honneur de François-Xavier de Charlevoix, jésuite et historien français arrivé en Nouvelle-France en 1720, qui explora le Mississippi.</p>
<p>L’Homme-Liane tentait d’étouffer Metro Woman avec ses longs bras. Celle-ci luttait de toutes ses forces, craignant une issue funeste. Avisant, soudain une carte de la STM expirée qui traînait sur le sol, Metro Woman la plaqua dans le visage de son ennemi en criant : « Regarde ! Ils ont baissé les tarifs, ce mois-ci ! » Distrait par cette information qui ne devait rien à la réalité mais tout à la ruse, l’Homme-Liane chercha à déchiffrer le tarif sur le petit rectangle de plastique de couleur criarde. Cette hésitation lui fut fatale. D’une brusque impulsion des jambes, Metro Woman envoya le terrible vilain voler sur les rails juste au moment où la rame suivante arrivait.</p>
<p>Quarante-cinq secondes plus tard, ingrats et inconscients, quelques milliers d’usagers se mettaient à jurer, chialer et soupirer en entendant un préposé annoncer au microphone une interruption de service sur la ligne verte.</p>
<p>La population du Métro était saine et sauve. Mais... pour combien de temps ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Éléonore et les papillons]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=189</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 04:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=189</guid>
<description><![CDATA[Texte présenté aux Auteurs du dimanche le 17 février 2008. Thème: «Amour». Les plus observateu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Texte présenté aux <a href="http://www.auteursdudimanche.com/">Auteurs du dimanche</a> le 17 février 2008. Thème: «Amour». Les plus observateurs noteront une phrase et une expression recyclées de <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/09/entomologiste/">ce billet</a>. Je suis vachement écolo.</em></p>
<p>Nous nous sommes rencontrés en cette saison équinoxalement équilibrée où la chlorophylle recommence à investir dans le végétal et où les volatiles de tout acabit, fraîchement revenus ou encore plus fraîchement jamais partis, chient de nouveau sur nos balcons en pioupioutant sans retenue leur instinct apparemment pressant de se frotter le cloaque. </p>
<p>Assise sur un banc de parc, je lisais en affichant clairement le titre de mon livre, ainsi que mes jambes, dans une entreprise urbano-intello-printannière typique. C’est alors que, debout devant un gros objet métallique que les designers urbains trouvaient conformes aux normes de la modernité en 1972, tu retroussas symétriquement en ma direction la commissure de tes lèvres charnues en un arc-de-cercle socialement significatif. </p>
<p>Tu étais vêtu de façon à suggérer une saine appartenance à la société de consommation, doublée d’une autocritique face à la nécessité de t’en distancer. Tu étais coiffé de manière à refléter une hygiène capillaire irréprochable assortie d’un souci d’avoir l’air de t’en foutre. Tu mesurais un mètre quatre-vingt quinze et arborais plusieurs caractères sexuels secondaires recherchés, tels que des épaules larges, une pilosité domestiquée, et une pomme d’adam. Le tout pour qui pense généralement en termes de « package » laissait présager un organe viril d’appréciables proportions. </p>
<p>Tu optas pour une approche directe, franche et pertinente, en me tendant la main. « Bonjour, dis-tu, moi c’est prénom populaire en 1980 mais pas assez pour que tu conclues que ma mère est une kétaine finie qui passe ses après-midis à écouter des soaps» et j’en fus franchement ravie car quoi de plus repoussant, au stade du fantasme-test initial, que de s’imaginer devoir éventuellement au lit gémir un prénom laid.</p>
<p>-Moi, c’est Éléonore, répondis-je en me redressant et en offrant stratégiquement au faisceau de tes iris de couleur recherchée un sillon mammaire suffisant pour déclencher dans ton cerveau une série de visions destinées à t’encourager à aller plus loin, un effet hormonalement optimal et démographiquement prévisible.</p>
<p>Ici, pour se représenter la scène, il serait peut-être bon d'évoquer une divinité grecque somme toute mineure, imberbe, obèse, et ceinte d’une couche, fendre l’air en semant l'effroi chez les pigeons et en tirant des flèches dans notre direction au mépris de la statistique et de la réglementation du Plateau Mont-Royal.</p>
<p>C'est avec joie que je te cédai après quelques battements de cils ces sept chiffres que je loue pour aussi peu que 49,95$ par mois. Tu ne tardas pas à m'appeler et à me procurer par l'oreille des petites nausées pas désagéables. Tu voulais me revoir. Pour notre premier rendez-vous, tu m’emmenas voir un spectacle d’Esbroufe, un nouveau groupe très populaire,  sans toutefois que ce succès ne s’aventure loin des toupets irréprochables de la marge bien-pensante. </p>
<p>Il y avait foule. Les gens se secouaient de façon rythmée et agrémentaient le tout de mouvements de leurs membres plus ou moins en lien avec les sons émis par le groupe, selon leur degré d'expérience dans ce genre d'exercice. Des nymphettes nubiles affichaient leur condition d’êtres sexués face à un chanteur indifférent, un clavieriste entreprenant et un guitariste suant et tumescent. Des accords néo-seventies post-pop planant mâtinés de machines et des relents de swing formaient une trame propice à l’absorbtion de gin tonics. Ceux-ci eurent sur nous l’effet désinhibant escompté. Nous crûmes conséquemment bons d’enrouler nos langues l’une autour de l’autre dans un mouvement giratoire répétitif et assorti d’onomatopées de type « mmmmmmm ». Ce fut le début.</p>
<p>Nous nous entendions à merveille. Je me voyais déjà, lors des fêtes de fin d’année, libérée des interrogations apocalyptico-bienveillantes de matantes à la moustache foncée.  Tu me maniais avec un mélange efficace d’égards et de dérision. Tu me tenais la porte. Tu me tenais mes sacs. Tu me tenais par la barbichette. Tu me tenais la main. En plus de tenir, tu dégageais. Surtout des phéromones. Sous l’effet de ces efficaces particules chimiques, mon cerveau et ma moëlle épinière sécrétaient des endorphines. Et je me sentais bien. Mon cerveau sécrétait de la sérotonine. Et je me sentais heureuse. Mes ovaires secrétaient de la testostérone. Et je me sentais… Après avoir attendu le délai requis pour que tu ne me perçoives ni comme une guedaille, ni comme une prude,  nous échangâmes enfin nos fluides corporels.</p>
<p>Au début, tout allait bien. Plus d’un voisin évitait sur le palier de croiser mon regard, gêné sans doute de m’entendre gémir toutes les nuits ton prénom populaire en 1980 mais pas assez pour que je conclues que ta mère est une kétaine finie qui passe ses après-midi à écouter des soaps, ainsi que d’autres gémissements génériques et inarticulés simplement destinés à souligner le bien-être génital, paragénital et affectif provoqué par nos soubresauts (et particulièrement ton fameux « truc des jointures »). Le sexe et le moral étaient bons. Main dans la main, nous gambadions vers l’arc-en-ciel, celui peint à la cacanne sur une murale du quartier, destinée à insuffler dans l'âme de la jeunesse locale la joie invincible d’être de plein de races différentes et de dire non à la drogue.</p>
<p>Mes amis t'appréciaient. Nous faisions des projets. Je me sentais moins insatisfaite de mon image corporelle et c’est sans trop de boules qui font mal à l'estomac que je pouvais te surprendre à lorgner d'un regard appréciateur le cul de passantes chronologiquement postérieures à moi-même. </p>
<p>Puis un jour tu m’as dit que tu étais fatigué de m’entendre disséquer chaque fait sans jamais me laisser emporter par l’émotion. Que tu me trouvais trop cérébrale. Hyperanalytique. «Ben que trop dans ta tête, tabarnak» furent tes mots exacts et ultimes. Ce fut la fin.</p>
<p>Maintenant je suis seule.</p>
<p>Je me surprends parfois à rêver d'un nouveau toi. Et surtout d’une nouvelle moi. Une moi normale. Une moi qui saura me laisser émouvoir par les papillons de l’amour, qui les suivra dans leurs extravagantes vrilles. Au lieu de les étudier de près, de très près, de trop près, jusqu’à les épingler dans une boîte sans le faire exprès.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rose programme]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=187</link>
<pubDate>Sat, 02 Feb 2008 22:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=187</guid>
<description><![CDATA[Moi je m&#8217;en fous que Barbie contribue à scrapper l&#8217;image corporelle des petites filles,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Moi je m'en fous que Barbie contribue à <a href="http://www.adosante.org/Nutrition/33.shtml">scrapper l'image corporelle des petites filles</a>, en autant qu'elle forme des futures citoyennes modèles, qui ramassent le <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=I0Ytol1nsJ0">pipi de leur chat</a> et le <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=ke2Jyf6rXQ8">caca de leur chien</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ma génération pisse plus loin que la tienne]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/22/ma-generation-pisse-plus-loin-que-la-tienne/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:24:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/22/ma-generation-pisse-plus-loin-que-la-tienne/</guid>
<description><![CDATA[Le Journal de Mourial, qui décidemment n’aime pas trop la paix et l’harmonie entre chacun et so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Journal de Mourial, qui décidemment n’aime pas trop la paix et l’harmonie entre chacun et son voisin, attise cette fois-ci la guerre intergénérationnelle avec un de ses célèbres sondages-choc. Après la guerre des sexes, le clivage ville/régions et le choc des cultures, c'est <a href="http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/01/20080121-053500.html?a8460b5901d5466885aec27ab0db02f6">"ah, que les vieux trouvent donc les jeunes poches et vice-versa"</a>. </p>
<p>Peut-être avez-vous succombé, lecteurs Y, à cette énième manifestation de convergence (<em>Faut nourrir chaque tentacule de la bête! Gloups! Miam! Lignes ouvertes! Débats télévisés! Billets! Articles! Dossiers! Enquêtes! Éditoriaux! Ping-Pong! Échos! Recyclage! Burp!</em>). </p>
<p>Si oui, vous nourrissez sûrement en ce moment de mauvaises pensées pour les enfants du baby boom (1946-1966). Vous grommelez mentalement contre cette génération jouisseuse, gaspilleuse et égoïste (qui se rappelle des <a href="http://www.csn.qc.ca/memoires/MemOrphelinSept98FrSet.html">clauses orphelin?</a>). Vous pompez.</p>
<p>Quoi, ils ont le front de vous reprocher vos mauvaises manières quand ce sont eux qui vous ont élevé? Ils osent vous faire honte de la piètre qualité de votre français quand ce sont eux qui ont bidouillé une réforme de l'enseignement désastreuse au cri hippie de "fuck l'effort, fuck les règles"? Même si eux-mêmes doivent leur grammaire impeccable à 5 dictées par semaine et à un coup de règle en arrière de la tête, gracieuseté de Soeur Bernadette, quand ils confondaient "trouver" avec "trouvé"? Les sales!</p>
<p>Respirez et retrouvez votre sérénité<a href="http://www.boomerdeathcounter.com/canada.htm"> en visitant ce site</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entomologiste]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/09/entomologiste/</link>
<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 03:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/09/entomologiste/</guid>
<description><![CDATA[Un vieux texte pour mieux me connaître
Moi je suis une fille pudique et cérébrale. Même à mes a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un vieux texte pour mieux me connaître</em></p>
<p>Moi je suis une fille pudique et cérébrale. Même à mes amis, même dans la vraie vie, je ne parle pas de mes sentiments. Si oui, c’est avec les pincettes de la dérision, typiques ma génération. (<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/05/crise-identitaire/">Laquelle</a>, je l’ignore encore.) Ce blogue est pour moi un laboratoire d’écriture beaucoup plus qu’un journal intime. Beaucoup d’opinions, beaucoup d’absurdité, beaucoup d’humour grinçant, beaucoup de mots, des agencements parfois ambitieux de mots, une surabondance de liens et de parenthèses, quelque chose de foisonnant, mais peu de sentiments.  </p>
<p>Or, à l’occasion, la fille pudique et cérébrale aime aussi. Ou croit aimer. Ou s’entiche. Ou s’engoue. Ou obsède. Ou s’invente une muse. Ou meuble créativement son sentiment passager de vide affectif. Elle pourrait tergiverser comme ça sur une notion, sans fin, pour être sûre d’<em>éprouver lucidement</em>. Elle pourrait chipoter comme ça sur un mot, sans fin, pour éviter de poursuivre. Elle s’aperçoit que la troisième personne est également un subterfuge, chose qu’elle réprouve, même si elle a clairement dénoncé que c’est d’elle dont elle parlait et que le lecteur le comprend. Elle flushera donc «elle», switchera à la première personne, encaguera ce «je» qui regimbe.</p>
<p>Je manque de courage, de simplicité et de spontanéité. Quand un homme  - j’essaie de ne pas dire «garçon», parce c’est infantilisant, mais dans les faits c’est toujours un garçon, parce que moi je suis encore une fille – me donne des papillons dans l’estomac, je ne suis pas capable de les suivre en gambadant dans leurs extravagantes vrilles. Ils me font peur. Alors il faut que je coupe court à leur vol en leur apposant des étiquettes de béton, ou il faut que je scrute leur folle beauté de près, de plus près, de très près, jusqu’à les épingler dans des boîtes sans le faire exprès. Je jalouse hargneusement ceux et celles qui escortent, sans se poser trop de questions, les papillons jusqu’à leur source, peu importe les audaces dictées par ces sales bêtes. </p>
<p>Je voudrais pouvoir faire ça. Je suis sûre que je serais bonne, en plus. Créative et originale dans ma séduction. Ce serait beau, sain et simple. Je te veux, je te le dis, je te veux plus fort, je te le dis mieux, chassés-croisés, pas de deux, je t’ai. C’était intense, c’était stressant, mais te voilà, précédé et suivi de ta divertissante légende un peu clinquante, roi des insectes, la mouche sur ta joue, les papillons dans mon estomac, l’araignée dans ton plafond, sa toile tout autour de nous.</p>
<p>Mais tout ça n’est encore que blabla, métaphore, dissection et poudre aux yeux. Vous pensez qu’ils ont inventé les figures de style pour faire joli, les poètes? Mais non. Ils les ont inventées pour ne pas manier d’émotions explosives à mains nues. Je crève de désir, de colère, de peur et de honte, j’enrobe: c’est ça la poésie. </p>
<p>D’où EDIT : Je suis un fille pudique, cérébrale, et lâche. </p>
<p>Ou...<br />
Juste mature? Objective? Intuitive? Rationnelle? Narcissique? Comment savoir? Comment fuckin’ savoir? Parce que par-dessus la moindre pensée enamourée, une autre pensée peut dire « C’est un bum insignifiant et égocentrique qui ne te mérite pas, espèce de folle». Ma pensée est comme un oignon de 222 couches qui cherchent à se crosser l’une l’autre. Je m’amuse, vous avez pas idée.</p>
<p>Si je suis cette pensée énamourée là, la couche par-dessus dit qu’il n’est pas insignifiant et égocentrique, que c’est mon insécurité et mon pessimisme qui parlent, la couche par-dessus rit avec mépris et me demande quand j’ai déjà voulu un bon gars, la couche par-dessus préfère Hugh Grant, la couche par-dessus rongera mon pouce gauche jusqu’à ce qu’il soit difforme, la couche pas-dessus dit que je n’écris ceci que parce que je suis déprimée à cause des hormones, la couche par-dessus prétend que les hormones, comme l’alcool, n’inventent rien mais libèrent tout, la couche par-dessus me conseille de dormir, la couche par-dessus est parfois squattée par une horripilante et fort peu trendy conviction du divin, la couche par-dessus réfléchit encore à la meilleure façon de crosser les autres et j’aime mieux ne pas savoir ce qui se passe au-delà de cette couche-là, au coeur de la machine à enrayer les papillons.</p>
<p>Stupides papillons. Stupides et insouciants chasseurs de papillons. Je suis là figée à les observer. À me contenter sombrement d’une coccinelle sur ma main, charmante, irréprochable et utile petite chose, en espérant qu’elle ne me chiera pas dessus.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une fois par année, je me permets d'être kétaine]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/12/20/une-fois-par-annee-je-me-permets-detre-ketaine/</link>
<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 15:34:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/12/20/une-fois-par-annee-je-me-permets-detre-ketaine/</guid>
<description><![CDATA[Bénis soient les inconnus qui tracent dans les bancs de neige des coeurs entrelacés, car ils font ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bénis soient les inconnus qui tracent dans les bancs de neige des coeurs entrelacés, car ils font rêver les passantes romantiques.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Boules à mythes]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/11/23/boules-a-mythes/</link>
<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 15:28:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/11/23/boules-a-mythes/</guid>
<description><![CDATA[Après l&#8217;arche de Noé et le tombeau de Jésus, voilà qu’on aurait retrouvé la grotte où ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Après l'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anomalie_d%27Ararat">arche de Noé </a>et le <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20070227/CPSCIENCES/70226098/6488/CPACTUALITES">tombeau de Jésus</a>, voilà qu’on aurait retrouvé <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20071120/CPSCIENCES/71120100/-1/CPSCIENCES">la grotte où Rémus et Romulus auraient tété une louve</a>, nombre d’années avant que, s’emmerdant à mort dans une Antiquité dominée par les Grecs et dépourvue de chrétiens à persécuter, ils ne décident de fonder Rome pour se distraire. Ben oui, pourquoi on limiterait la pseudoarchéologie à la période chrétienne, après tout?</p>
<p>Je trouve cette "nouvelle" <a href="http://orthonet.sdv.fr/php/rech_mot.php?mot=fabuleux ">fabuleuse</a>. (C’est le cas de le dire.) </p>
<p>J'embarque. Pourquoi pas? Fusionnons les mythes avec la réalité dans un grand magma de manipulation médiatique béate. Assommons la certitude de la mort et du non-sens à grands coups de féérie. Créons un monde merveilleux où, le matin en marchant vers le bureau, nous devons faire face non seulement à la merde qui nous tombe sur le nez, à l’état beyrouthien du grand boulevard-frontière et aux appétits sanguinaires des autonombrilistes, mais aussi à l’irascible licorne qui piaffe son mal de vivre coin Clark et René-Lévesque. </p>
<p>Voxpop à TVA:</p>
<p>-Vraiment bitche, sérieux, a m’a chargé mardi matin, je l’avais pas vue, j’étais dans la lune. A m'a coursé jusqu'à de la Gauchetière. Je chiais des taques!<br />
-J'pense que tout c'qu'a veut c'est d'l'attention. Le pire c’est quand tout le monde fait un détour pis l’ignore. A vire folle, a part à galoper pis a l'embroche les fonctionnaires fédéraux qui sortent de la 86 Pointe-aux-Trembles. Genre trois en ligne, scroutch.<br />
-C’est salissant.<br />
-Que font les libéraux?</p>
<p>Sachez, foules anticléricales mais néanmoins avides d’irrationnel, que le Saint-Graal trône en ce moment même sur mon bureau. J’y sirote (respectueusement) un gin à l’occasion. La Toison d’Or? Dans tes pants.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et les saints de Marcel Marceau]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/09/24/et-les-saints-de-marcel-marceau/</link>
<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 01:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/09/24/et-les-saints-de-marcel-marceau/</guid>
<description><![CDATA[Je suis là. Bonsoir!
Il n’est pas question de m’excuser de vous négliger parce que ce serait l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis là. Bonsoir!</p>
<p>Il n’est pas question de m’excuser de vous négliger parce que ce serait là contrevenir au craint et respecté <a href="http://www.alexlauzon.com/vieux-stock/je-blogue/billets-que-je-necrirai-pas.php">Dogme de Lauzon</a>. Je vais plutôt, en m’ébrouant un peu sur cette plate-forme poussiéreuse, soumettre à votre vindicte (vous, les quatre lecteurs qu’il me reste) les principales causes de mon mutisme des dernières semaines. Ce sont eux, les écoeurants. Blâmez-les. Pour faciliter votre fureur vengeresse, je les ai placés en ordre croissant de blâme. (C’est mon côté cartésien. Celui qui va prendre le bord bientôt, automne oblige. Profitez-en, les quantités sont limitées.)</p>
<p><strong>Crackbook</strong></p>
<p>Si vous n’êtes pas encore sur Facebook, restez-en loin. C’est de la droye.</p>
<p>Illustration: le mois dernier, quand j’ai découvert une souris dans ma cuisine, après m’être sainement expérimenté comme femelle en poussant les traditionnels cris perçants, je me suis pitchée sur Facebook pour faire état de l'intrusion, avant même de songer à sortir le balai ou à appeler mon concierge. Deux heures sans et je fatigue. Quatre heures sans et je shake. </p>
<p>Oui, cette joyeuse communauté en ligne me mange du temps. Les heures autrefois consacrées à lire l’actualité, y réfléchir, prendre des notes, rêvasser, me perdre sur le web, me laisser entraîner dans des délires que j’avais ensuite le goût (et le temps) de partager, sont maintenant investies à jouer au <em>Boglicious</em> et au <em>Scrabulous</em> (on ne niaise pas avec les marques déposées de Parker Brothers/Hasbro Inc. sur Facebook, les enfants), à wallstalker les fascinants amis d’amis d’amis qui ont la courtoisie ou la naïveté de garder leur profil public, à commenter des photos, à installer des "applications" aussi utiles que le hamster vibratoire et à attendre (1) et parfois même (2) messages le cœur battant.</p>
<p>En plus, je dois dire que le fait de trouver chaque jour quelque petite phrase accrocheuse  pour décrire mon état (<em>status</em>, dans le jargon) afin de tenter de divertir mes amis canalise beaucoup de la créativité que je déversais autrefois ici. Le <em>status update</em>, mes amis, c’est le blogging du pauvre.</p>
<p>Le  tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p><strong>Cynisme</strong></p>
<p>Qu'est-ce que le spasme de bloguer? Quel avantage en retireujeu? Saturne, planète du Doute, caracole devant mon soleil et me remplit de pensées mortifiantes et anti-bloguesques. Futilité. Gaspillage. Fuite. Procrastination. Niaizzzage. Au départ, ma motivation pour tenir ce blogue était de me dérouiller la plume, laquelle était quasi-mortellement atteinte de vert-de-gris à force de ne rédiger que des galettes arides. Six mois plus tard, je considère que le Rust-Ban a fait son oeuvre. Des fois vous êtes d'accord. Commentaires positifs et présence dans des blogolistes huppées m’ont rosi les joues et m'ont fendu la face d'un sourire timide. </p>
<p>(<em>Petite main gantée qui décrit des quarts de cercles sur un axe vertical.</em>) </p>
<p>Toutefois, outre cette petite et flatteuse (péteuse et flat-titted?) reconnaissance, outre votre gentillesse qui me fait toujours plaisir mais à laquelle je me suis accoutumée en vilaine junkie que je suis, je ne peux pas dire que je tire réellement mon marron du jeu (<em>hommage à toi <a href="http://jacquesdemers.wordpress.com/">Jacques</a></em>). Je blogue pour vous, en quelque sorte. Puisque charité bien ordonnée commence par mon nombril, il est où, moi, mon nanane? </p>
<p>Le tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p><strong>Cupidon</strong></p>
<p>Allégresse! Magie! Extase! (Avec en bonus, une p’tite danse jubilatoire: checkez ben ça...(...) hein? hein? oh yeah) Un Cupidon tout ce qu’il y a de kosher, avec boucles chatoyantes et minois de chérubin, à cet étrange détail près qu’il portait des bottes de cowboy, m’a présenté un garçon qui m’a happée dans son monde – sluuuuurrpppp – en moins de temps qu’il n’en faut pour chanter «p’tites patates». (<em>Lien omis à la demande du garçon en question, dont la peu modeste phobie est de devenir le nouveau <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars_kid ">Ghyslain Raza</a></em>). Depuis, je consacre beaucoup de temps à: me faire flatter les cheveux, rire, m'émerveiller de ne plus me casser la tête pour rien, jouir par l’oreille, fixer le vide, chasser les guêpes, l’admirer, fumer moitié moins, faire le vide, me faire réveiller à 4h50, faire une Di Stasio de moi-même, guérir, apprivoiser l'orient lointain, de pas démontrer mon inaptitude aux sports en général et à la pétanque en particulier, remplir le vide, donner d’inoffensifs coups de pattes, ne pas appeler ma mère (pardon, Moune), avoir mal aux abdos, brainstormer sur tout ce qu’on va créer ensemble, sauter dans le vide et miauler.<br />
.<br />
Et j’avoue que pour l'instant j’ai plus le goût d’en profiter pleinement en personne que d’en témoigner ici. D’autant plus que ça faisait longtemps que je tentais d’<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/10/piege-a-grecque/">appâter cette grue de déesse fugace</a>. Et d’autant plus-plus que, comme vous le savez, m’épancher au sujet de ma vie privée ne fait pas partie de mes habitudes. Shocker: le slogan qui orne l'entête de ce blogue est partiellement un mensonge. N’est vrai que son regard perçant. Le sien au garçon en question, je veux dire. Mon slogan de blogue n’a pas de regard. Suivez, bâtard.</p>
<p>Le  tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p>***<br />
Sur ce, je m'en vais croquer la Grosse Pomme et après ça je vais rencontrer la belle-famille. Je me tais donc pour au moins une semaine. Que j'en wouèye un chialer.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je pourrais dire ben des affaires]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/26/je-pourrais-dire-ben-des-affaires/</link>
<pubDate>Thu, 26 Jul 2007 23:29:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/26/je-pourrais-dire-ben-des-affaires/</guid>
<description><![CDATA[Je pourrais bloguer à propos du soleil dont je vous interdis de vous plaindre, bande de schizo bian]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je pourrais bloguer à propos du <a href="http://www.meteomedia.com/weather/CAQC0363">soleil</a> dont je vous interdis de vous plaindre, bande de schizo biannuellement amnésiques, sur l’heure de gloire de <a href="http://www.facebook.com/">Facebook</a>, sur mes amours <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tumbleweed">tumbleweed</a>, sur le <a href="http://www.montrealmetropolis.ca/metropolis/ficheArtiste_fr.aspx?artId=2118">show</a> que je vais voir samedi, sur mon amour ardent pour <a href="http://www.apple.com/fr/macbook/macbook.html">Joe Pomme</a>. Je pourrais bloguer sur les <a href="http://blogue.martinpetit.com/2007/07/23/bonne-nouvelle/">agréables échanges</a> avec mon collègue le grand, sur ma sœur qui revient du Maroc après un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_d'Ifrane">stage de six mois</a>, sur le <a href="http://www.simpsonsmovie.com/main.html">film des Simpsons</a> qui sort demain, je pourrais me répandre en vœux de fête tardifs et bienveillants au bénéfice de<a href="http://mademoisellescobar.wordpress.com/2007/07/25/mon-anniversaire-partie-20/"> cette hilarante créature</a>. (Bonne fête!) Je pourrais raconter comment Sarcastine et moi avons fermé un bar mardi, littéralement fermé, avec rangement des chaises et lavage des verres. Je pourrais évoquer mon merveilleux balcon, moult crèmes molles, mes vacances qui s’en viennent, les bières dans le talus au <a href="http://www.piknicelectronik.com/2007/">Piknic</a>, la viande carbonisée dont me gavent des amis généreux, les médias divers auxquels je me frotte, mon écoeurantite professionnelle avancée, les ponts qui craquent, les soldats qui crèvent, les frasques de Lindsay Lohan.</p>
<p>Mais je suis trop vedge. C’est ça la vérité. Vedge et heureuse et jouisseuse et paisible et vide. Été. Été. Été.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[EDIT Toé, oui toé, 'ec les barniques pis l'éclair dans le front]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/20/toe-oui-toe-ec-les-barniques-pis-leclair-dans-le-front/</link>
<pubDate>Fri, 20 Jul 2007 16:32:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/20/toe-oui-toe-ec-les-barniques-pis-leclair-dans-le-front/</guid>
<description><![CDATA[Fans d&#8217;Harry Potter, restez loin de T-Shirt Hell en ce jour mémorable. Il y a deux ans, ils a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Fans d'Harry Potter, restez loin de <a href="http://www.tshirthell.com/">T-Shirt Hell</a> en ce jour mémorable. Il y a deux ans, ils avaient vendu le punch d'<em>Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé</em>, le jour même de sa sortie, avec <a href="http://www.tshirthell.com/miscpages/nsn/newshirt513n.htm">ce t-shirt</a>. D'un coup qu'ils récidivent...</p>
<p>EDIT Stagiaire Fofolle vient de m'appeler du bureau:</p>
<p> - Je m'excuse de troubler ta journée de congé, on avait comme une petite urgence...<br />
-  (moi, inquiète): Quoi?<br />
- On fait un pool pour prédire le prochain Harry Potter. C'est un point par personnage correctement identifié qui meurt et 3 points si tu prédis la fin...le gagnant se mérite un superbe prix d'une valeur de 12,50$.<br />
- (moi, soulagée): Oh. <em>Donne mes prévisions</em>...<br />
- Parfait, c'est noté. Tu comprends, on te dérangerait pas pour n'importe quoi, là...<br />
- Non, non, pour des urgences comme ça, c'est correct...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mes oreilles]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/08/mes-oreilles/</link>
<pubDate>Mon, 09 Jul 2007 02:37:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/08/mes-oreilles/</guid>
<description><![CDATA[La case « Musique » est encore vide dans mon profil Facebook. Pas capable de la remplir. Trop comp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La case « Musique » est encore vide dans mon profil Facebook. Pas capable de la remplir. Trop compliqué. Il n’y a aucun groupe ni chanteur qui s’impose de lui-même dans ma hiérarchie musicale. Moi j’aime toutte.</p>
<p>Non, non, wo, attend, cancel, abort, nuance, certains trucs m’agressent vraiment : la musique québécoise prémâchée et/ou avec des paroles mauvaises (ce qui constitue la majorité du répertoire québécois, si vous voulez mon avis), la pop trop sirupeuse et les garçons fâchés qui crient.</p>
<p>Cette acceptation quasi-indiscriminée de la chose musicale ne me rend pas pour autant savante. Il y a des genres de musique dont je n’ai jamais entendu parler de ma vie. Je regardais l'autre jour sur Myspace: Acousmatic, Breakcore, Concrete, Ghettotech, Hiphy, J-Pop, K-Pop, Reggaeton, Shoegaze, Zouk... on dirait les noms des drogues qu’on retrouvera dans dix ans. </p>
<p>- Man, tu veux-tu du K-Pop? J’ai du super Shoegaze, aussi...<br />
- Mais t’es ben gochet* de me demander ça devant le nouveau poteau de surveillance policière! Y en a partout, maintenant, tu sais ben! (<em>Pin-pon, pin-pon, pin-pon, pin-pon</em>) Vite, sauve-toi...</p>
<p>* <em>gochet est un synonyme de niaiseux qui aura cours dans 10 ans.</em></p>
<p>En cherchant à remédier à mon ignorance, je suis tombée sur du <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&#38;friendID=55071393">Ghettotech / Zouk / Hyphy</a>, ce qui m'a laissée vraiment perplexe, surtout que c’est en fait un gars de quinze ans qui chante a cappella à propos d'une certaine Kim et d'une autre, Catherine, tout en subissant les sarcasmes d'un quelconque Jeffrey. C'est très mauvais, et je sais pas plus c'est quoi du Hyphy.</p>
<p>***<br />
Je suis musicalement l’invitée la plus gentille qui soit. Ou la plus exaspérante qui soit, ça dépend des points de vue:<br />
- Qu’est-ce que ça te tente d’écouter?<br />
- J’sais pas. Qu’est-ce que ça TE tente d’écouter?</p>
<p>Je suis aussi une DJ troublante aux goûts indistincts, je-m’en-foutiste et anarchique, qui ignore tout de l’art distingué de l’enchaînement et du mariage des genres et qui ne bronche même pas quand le randomizer, d’aventure, part une toune de Noël. C’est vous dire. </p>
<p>Sur le <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/03/20/enfin-des-votres/">bidule tombé du ciel</a>, je me fais des playlists complètement disparates qui horrifieraient les musicooleurs qui partagent mon siège dans la 55 s’ils s’aventuraient à regarder régulièrement mon écran plutôt que mes cuisses. </p>
<p>Jeudi, je m'en suis gossée une pour mener à bien la phase 96 de 100 de l’Opération Switch &#38; Déballe. Seule condition: me mettre un sourire dans la face. Comme je ne pouvais pas changer l’ordre des chansons parce que je n’ai pas itunes à la maison (<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/21/pomme-pomme-girl/">ha!</a>), c’est D.J. Ordre Alphabétique qui était in the house, yo. Ça donnait ça:</p>
<p>A Little Less Conversation - Elvis<br />
Alcohol Failed Rehab - CSS<br />
Baby got back - Sir Mix a Lot<br />
Buddy Holly - Weezer<br />
Chewing-gum fraise - Numéro avec Omnikron<br />
Cherish - Madonna<br />
Computer Camp Love - Datarock<br />
Don’t cha - The Pussycat Dolls<br />
Eine Kleine Nachtmusik - Mozart<br />
Elephant Love Medley - Ewan McGregor, Nicole Kidman, Jamie Allen<br />
Even Though We Ain’t Got Money (Danny’s Song) - Ann Murray (ce qui m’a fait penser à <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/04/21/histoire-de-mouette/">cette soirée mémorable</a>)<br />
Fanny Ardant et moi - Vincent Delerme<br />
Friday I’m in Love - The Cure<br />
Frontier Psychiatrist - The Avalanches<br />
Goodnight, Goodnight - Hot hot heat<br />
Grand champion - Les trois accords<br />
I Don’t Feel Like Dancin’ - Scissor Sisters<br />
Je t’emmène au vent - Louise Attaque<br />
Le petit pain au chocolat - Joe Dassin<br />
Les rois mages - Sheila<br />
Movie Intro Style - Super Mario Bros<br />
My Doorbell - The White Stripes<br />
Promiscuous Girl - Nelly Furtado avec Timbaland<br />
Rainbow Connection - Me first and the gimme gimmes<br />
Ruby Soho - Rancid<br />
Somebody Told Me - The Killers<br />
The Real Slim Shady - Eminem<br />
You’re the Best Around (Karate Kid Song) - Joe Esposito</p>
<p>Parce que des yeux se posent sur ces lignes, j’ai failli censurer la toune de country et surtout la vieille toune de Louise Attaque dont tout le monde s'est tanné en 1998. (Non, la pop kétaine, je l'assume, merci.) Mais je suis trop intègre pour faire ça, même si j'écris de la <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/26/a-nos-amours-modernes/">fiction</a> à l'occasion.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Mysterious Case of the Third Plaster]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/03/the-mysterious-case-of-the-third-plaster/</link>
<pubDate>Tue, 03 Jul 2007 18:24:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/03/the-mysterious-case-of-the-third-plaster/</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;ai une excellente mémoire. Une mémoire pleine de choses roses et grises. Un peu trop plein]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai une excellente mémoire. Une mémoire pleine de choses roses et grises. Un peu trop pleine. Parfois ma mémoire connaît des ratés et envoit promener quelques menues informations par-dessus bord. Tête de gruyère, c'est ma condition. Y a des choses qui disparaissent par les trous.</p>
<p>Hier soir, je n'ai pas pu m'empêcher de faire remarquer à mon invité mes <em>deux doigts </em>plasterisés. Une coupure de vaisselle. Et une protection préventive contre la nervosité qui maintient mon pouce gauche semi-cicatriciel depuis 2001.</p>
<p>Plus tard au cours de la soirée, en me lavant les mains, j'ai porté atteinte à l'adhésif du plaster sur mon <em>index gauche</em>. Fine. Décolle. Kin, à la poubelle, le cheapozoïde pas waterproof.</p>
<p>Et je suis retournée vaquer à mes devoirs de parfaite petite maîtresse de maison (<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/01/moins-ano-plus-anar/">ha!</a>). </p>
<p>Avec... deux plasters. L'<em>auriculaire droit </em>(coupure). Le pouce gauche (protection). </p>
<p>Je n'ai aucune idée de quand, comment et pourquoi je me suis retrouvée avec un plaster sur l'index gauche. Je tiens à souligner le flegme admirable de mon hôte lorsque, en désespoir de cause, je lui ai posé la question. </p>
<p>Vos hypothèses rationnelles ou farfelues (mais surtout farfelues) sont les bienvenues.</p>
<p>***<br />
Les fâcheux qui me suggèreront d'aller voir un neurologue n'ont pas le sens de la poésie. Ma tête est un fromage suisse capricieux. Ma tête est un ordi qui déconne. Ma tête est un tamis élitiste, qui dompe dédaigneusement le banal pour faire de la place à l'important.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Moins ano plus anar]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/01/moins-ano-plus-anar/</link>
<pubDate>Sun, 01 Jul 2007 22:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/07/01/moins-ano-plus-anar/</guid>
<description><![CDATA[Je suis fière de rapporter que je suis de moins en moins menacée d’anorexie. Non, non, je n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis fière de rapporter que je suis de moins en moins menacée d’<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/04/05/miroir-miroir-joli/">anorexie</a>. Non, non, je n'ai pas pris vingt-cinq livres.</p>
<p>Je fais plutôt référence au tempérament ano. Vous savez, les anorexiques, souvent <a href="http://www.troublesalimentaires.org/anorexie.htm">des premières de classe, perfectionnistes, control freaks</a>? </p>
<p>Début vingtaine, je fittais le profil. Mais j'ai mis à profit cette sympathique décennie (<a href="http://mademoisellescobar.wordpress.com/2007/06/28/je-suis-encore-en-vie-version-20/ ">toi</a>, profite de la moitié qui te reste encore pis arrête de te plaindre!) pour dropper progressivement derrière moi les mauvaises habitudes, tel un Petit Poucet toxique. (<em>Ramassez pas ça, là, les enfants. Hey. Mettez pas ça dans vos bouches!</em>)</p>
<p>Évidemment, je suis encore folle à <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/01/31/tu-me-manques/">bien</a> <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/01/28/hemo-talk/">des</a> <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/04/09/bunny-talk/">égards</a>. Mais maintenant je peux au moins célébrer le triomphe de la spontanéité, de la procrastination et de la désorganisation dans ma vie. </p>
<p>Avant, je faisais le ménage une fois par semaine, le vendredi plus précisément. </p>
<p>Maintenant je fais le ménage quand j’attends de la visite. Ou quand je vois des motons de poussière. Pis même là. </p>
<p>Avant, j’étais maniaquement soucieuse de mon sommeil. Je me couchais à heure fixe, surtout si je travaillais le lendemain.</p>
<p>Maintenant j’ai réalisé que je pouvais fonctionner avec quatre heures de sommeil dans le corps. Plus aucune occaze lumineuse ne m'échappe. </p>
<p>Avant, je faisais mon lavage une fois par semaine, le jeudi plus précisément. </p>
<p>Maintenant, je fais encore mon lavage une fois par semaine. J'ai pas beaucoup de linge, voyez-vous.  Mais c'est la journée que ça adonne. Et je pars en cavale en oubliant mes brassées dans le sous-sol, au grand dam des anglaises qui se font un point d'honneur d'attendre poliment et haineusement que je vienne les chercher, parce qu'elles détestent leur tour venu que quelqu'un touche à leurs brassières rembourrées turquoise pis à leurs capris gris cheap. </p>
<p>Avant, je me forcais à terminer chaque livre que je commençais. Respect pour l'oeuvre et pour l'oeuvreur.</p>
<p>Maintenant, si un livre m’ennuie, je le flushe sans façon. "Chef d'oeuvre" (koff! koff!) ou pas. Hey, <em>Juliette Pomerleau</em>, je m'excuse, mais c'est plate rare.</p>
<p>Avant, je faisais mon travail avec zèle, peu importe comment je me sentais.</p>
<p>Maintenant je fais mon travail sans zèle et je passe en premier. Et le ravitaillement musical passe en deuxième. Suivi des nouvelles. Enfin, vous voyez le topo.</p>
<p>Avant je déjeunais tout le temps et je préparais le soir mon lunch du lendemain pour chaque maudite journée de travail que la semaine amenait, et elle avait l'habitude d'en amener cinq.</p>
<p>Maintenant j'engraisse les commerçants du Vieux-Montréal, déjà très prospères de leur crémage de touristes, en y achetant mes déjeuners et mes dîners plusieurs fois par semaine.</p>
<p>Avant j’acquittais les factures dès réception comme elles nous prient aimablement de le faire. Je devais avoir un crédit nickel, lequel restait tragiquement sous-utilisé. </p>
<p>Maintenant j’ouvre le bill de Télépole, j’éclate de rire devant le montant ridicule qu’ils me demandent et après vérification je m’aperçois qu’ils ont raison parce que je n’ai rien payé depuis deux mois et demi.</p>
<p>Avant je changeais religieusement de serviette à tous les trois jours. </p>
<p>Maintenant je regarde ma serviette et je lui demande : « Hey, faudrait-tu que je te change, toi? » Si elle répond, je la change.</p>
<p>Avant je n’acceptais aucune invitation de dernière minute. Trop angoissant. Ah non. J'ai l'air du christ; mes jambes sont pas faites. Vite, un prétexte. Une maladie. Un décès. Mon décès.</p>
<p>Maintenant si Glamour Boy m’appelle à minuit moins cinq, je peux être à la SAT quarante-cinq minutes plus tard, top chrono, top shape. Pas top shape? Y a des drinks pour ça. Jaggermeister Full Throttle, je crie ton nom.</p>
<p>Avant je capotais quand un de mes posts restait sans réponse.</p>
<p>Maintenant je m’en fous. <em>Presque</em>.</p>
<p>Avant je contrôlais tout. Maintenant </p>
<p>je </p>
<p>lâche </p>
<p>prise</p>
<p>wheeeeeeee</p>
<p>wheeeeeeee</p>
<p>(FLOUSH)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ah, c'est LUI, ça, l'écoeurant.]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/12/ah-cest-lui-ca-lecoeurant/</link>
<pubDate>Tue, 12 Jun 2007 18:02:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/12/ah-cest-lui-ca-lecoeurant/</guid>
<description><![CDATA[Il l&#8217;avoue en toutes lettres, après son nom, tout en bas de ce communiqué. Qu&#8217;on l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il l'avoue en toutes lettres, après son nom, tout en bas de <a href="http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Juin2007/05/c8952.html">ce communiqué</a>. Qu'on l'arrête.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ciel, je pense que ce Hummer me veut]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/10/ciel-je-pense-que-ce-hummer-me-veut/</link>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 16:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/10/ciel-je-pense-que-ce-hummer-me-veut/</guid>
<description><![CDATA[Guide pratique à l’usage de la jeune femme qui se fait crier «Hi honey» par un conducteur de Hu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Guide pratique à l’usage de la jeune femme qui se fait crier «Hi honey» par un conducteur de Hummer :</p>
<p>1) Étonnez-vous qu’un propriétaire de Hummer s’intéresse à vous, surtout si vous êtes brune, habillée sobrement et peu greyée de devanture.<br />
2) Souriez-lui gracieusement.<br />
3) Pointez-le d’une main. Avec votre autre main, illustrez-lui concrètement, à l'aide de votre pouce et votre index à peine écartés, l'idée que vous vous faites de la taille de son pénis.<br />
4) Reprenez votre marche sereine en chantonnant.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Il neige]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/10/il-neige/</link>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 16:42:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/10/il-neige/</guid>
<description><![CDATA[Les peupliers argentés sont vraiment des dépravés, à répandre leur semence sur toute la ville, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les peupliers argentés sont vraiment des dépravés, à répandre leur semence sur toute la ville, comme ça.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Considérations domestiques]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/07/considerations-domestiques/</link>
<pubDate>Fri, 08 Jun 2007 01:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/07/considerations-domestiques/</guid>
<description><![CDATA[Je viens d&#8217;acquérir une penderie. C&#8217;est un beau grand meuble solide. Elle peut accommod]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens d'acquérir une penderie. C'est un beau grand meuble solide. Elle peut accommoder 3-4 pendus, facile.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The Biggest Writer]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/23/the-biggest-writer/</link>
<pubDate>Thu, 24 May 2007 02:07:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/23/the-biggest-writer/</guid>
<description><![CDATA[Mon entourage se récrie avec horreur quand je dis que j’aime écouter The Biggest Loser / Qui per]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Mon entourage se récrie avec horreur quand je dis que j’aime écouter <em>The Biggest Loser</em> / <a href="http://tva.canoe.com/emissions/quiperdgagne"><em>Qui perd gagne</em></a>. <em>(Bravo en passant à L'Empire qui avertit l'internaute de ne pas aller visiter le site de l'émission originale s'il ne veut pas connaître le gagnant tout de suite, chose que je viens de faire par mégarde pour votre bénéfice à tous et ça m'écoeure mais que voulez-vous, ce sont les risques du métier. Je suis comme ça, moi, d'un dévouement sans bornes).</em></p>
<p>Il est vrai que cette émission de téléréalité, qui couronne à la fin de la saison celui qui a perdu le plus de poids, est réalisée avec un rare mauvais goût. Entraîneurs de type Barbie et Ken, animatrice imbuvable, suspense artificiel étiré à son extrême limite, noms des candidats à l’élimination apportés sur des plateaux, frigo qui s’éteint quand un candidat est éliminé, etc.</p>
<p>N'empêche que j’assume totalement ce plaisir coupable. Voir la discipline et la fierté surgir chez un mastodonte plein de plis qui vient de perdre 18 livres en une semaine et qui se voit fondre comme ça, au fil de la saison, de 368 à 212 livres, en peinant comme un malade, passant de gros tas à beau bonhomme, c’est quelque chose. On peut presque guetter l’apparition de l’amour-propre sur son visage de plus en plus joli. Oui, joli. Ils choisissent toujours quelques candidats à la physionomie agréable, qui ont des beaux os, un certain potentiel d'être cutes sous leur graisse. TV, baby.</p>
<p>Cette émission me fait rêver. Oui, oui, rêver. Pensez-y, ces gens-là ne font rien d’autre que bien dormir, bien manger, se reposer, se soustraire à toutes leurs responsabilités professionnelles et familiales, se faire encourager, passer à la télé et s’entraîner comme des fous. Le tout, sous un soleil magnifique, dans un ranch immense et luxueux avec une terrasse où butinent des colibris. (Des colibris, fuck!) Ils accomplissent quelque chose de bon pour eux, qui va changer leur vie et même la prolonger. Ils sont <em>complètement</em> dopés à la sérotonine. À un moment donné, même à travers tout le drama imposé par la télé, ils se mettent à rayonner de façon obscène. Joie, fierté, optimisme.</p>
<p>Je suis jalouse. Pourquoi ils ne font pas <em>The Biggest Writer</em>? Candidat logé, nourri, blanchi, soigné, entraîné, entouré de beauté, soulagé de toute préoccupation matérielle, sevré de toute vilaine habitude. Avec un coach qui lui colle au cul, main de fer, gant de velours, qui lui sacre stratégiquement la paix, aussi, pour qu’il passe de quinze lignes à une page, d’une page à 5, à 25, à 125, à 325. </p>
<p>Le Conseil des arts et des lettres ou, à défaut, le Conglomérat des Éditeurs Opposés à la Médiocrité Vendeuse devrait y réfléchir sérieusement. </p>
<p>À moins que...</p>
<p>À moins que ce ne soit un concept voué à l’échec pour absence de souffrance. Création = souffrance, ah la mythique équation. Peut-être qu'il faut au contraire abandonner les candidats sur une île déserte en pleine saison des pluies, sans argent, sans ordis et sans bouffe, avec 350 bouteilles de scotch et une photo de <a href="http://bukowski.net/">Bukowski</a>. Et les mettre au défi d’écrire 50 pages par semaine et de se construire une société en même temps. </p>
<p>Évidemment les producteurs de l'émission prendront soin de verser du mercurochrome au vinaigre sur les plaies que les candidats se sont faites en marchant sur des coquillages acérés et de les gaver d’aphrodisiaques, question d'ajouter à la qualité dramatique de l’ensemble, dûmant filmé. Filmé par un crew évidemment bien doté en bouffe et en commodités et peut-être corruptible, c'est pour ça que je leur enlèverais leur argent, aux candidats. </p>
<p>Non, pas de triche, j'y tiens. Ils leur feront des pipes, aux gars du crew, s'ils veulent de la bouffe après en avoir cherché vainement pendant quatre heures parce qu'ils ne peuvent se résoudre à manger des oeufs de tortue (crus, parce qu'il pleut trop pour faire du feu). C'est meilleur pour l'inspiration.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Envirtualisation]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/22/envirtualisation/</link>
<pubDate>Tue, 22 May 2007 12:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/22/envirtualisation/</guid>
<description><![CDATA[Sous le pseudo d’Ironica, j’ai un blogue. J’ai deux comptes courriels, dont un ici. Je partage]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le pseudo d’Ironica, j’ai un <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/">blogue</a>. J’ai deux comptes courriels, dont un <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/contact/">ici</a>. <a href="http://del.icio.us/ironica">Je partage </a>les pages web qui m’amusent, m’inspirent ou me divertissent sur <a href="http://del.icio.us/">del.ico.us</a>. Je suis inscrite à <a href="http://technorati.com/blogs/vousirezvoirmonblogue.wordpress.com">Technorati</a>. Il faudrait bien que je remette aussi mon compteur <a href="http://www.topblogues.com/index.php?do=sitedetails&#38;id=1204">Top Blogues</a>. Et quand je n’aurai plus un ordi de merde, j’aurai un <a href="http://www.flickr.com/">flickr</a>. J’aurai également un grand sourire dans la face.</p>
<p>Sous mon vrai nom, j’ai trois comptes courriels. J’ai <a href="http://webmessenger.msn.com/?mkt=fr-fr">Messenger</a>. Je suis sur <a href="http://www.facebook.com/">Facebook</a>.</p>
<p>Même après cette honorable envirtualisation de ma bonne personne physique, même avec cette main tendue à la multitude franco-googlophone avec ouverture et bienveillance, je dois quand même subir invitations subtiles, exclamations incrédules, bouderies ostentatoires et reproches voilés. Apparemment, je devrais aussi partager des nouvelles sur <a href="http://digg.com/">Digg </a>et <a href="http://reddit.com/">Reddit</a> et être sur <a href="http://www.myspace.com/">Myspace</a>, <a href="http://virb.com/">Virb</a>, <a href="http://twitter.com/">Twitter</a>, <a href="http://fr.netlog.com/">Netlog</a>, <a href="http://www.tagworld.com/">Tagworld</a>, <a href="http://www.vimeo.com/">Vimeo</a>, <a href="http://www.youtube.com/">Youtube</a>, <a href="http://www.orkut.com/GLogin.aspx?done=http%3A%2F%2Fwww.orkut.com%2F">Orkut</a>, <a href="http://www.classmates.com/">Classmates</a>, <a href="http://www.sixdegrees.com/">Sixdegrees</a>, <a href="http://www.friendster.com/">Friendster</a>, <a href="http://www.43people.com/">43people</a>, <a href="http://secondlife.com/">SecondLife</a> et <a href="http://www.outbackonline.com/">OutbackOnline</a>.</p>
<p>Et au lieu de miser sur une éventuelle collision porteuse d'avenir sous un lilas en fleurs, je devrais chercher l’amour sur <a href="http://www.reseaucontact.com/">Reseaucontact</a>, <a href="http://www.lavalifefr.sympatico.msn.ca/">Lavalife</a>, <a href="http://www.match.com/">Match</a>,<a href="http://www.plentyoffish.com/">Plentyoffish</a>, <a href="http://www.eharmony.com/">eHarmony</a>, <a href="http://adultsingles.com/">AdultSingles</a>, <a href="http://passion.com/go/g240636.subpasdating">Passion</a>, <a href="http://dating.letzdo.com/">LetzDoDating</a>, <a href="http://www.meetmarketadventures.com/events/index.php?brd_id=8">MeetMarketAdventures</a>, <a href="http://www.netclub.ca/index2.asp">Netclub</a>, <a href="http://www.date.ca/">Date</a>, <a href="http://www.okcupid.com/">OKCupid</a>, <a href="http://spiritsingles.com/index.cfm?AffiliateID=2006084917&#38;CampaignID=88&#38;LinkID=58">SpiritSingles</a>,<a href="http://www.punkpassions.com/">Punkpassions</a>, <a href="http://www.transparadisedating.com/">TransParadisedating</a>, <a href="http://countrymatch.com/?CID=XCow20">CountryMatch</a>, <a href="http://www.gothicsouls.com/register.php">GothicSouls</a>, <a href="http://www.fatchicksdating.com/">FatChicksDating</a>, <a href="http://www.littlepeoplemeet.com/">LittlePeopleMeet</a>, <a href="http://www.jdate.com/">Jdate</a>, <a href="http://www.christiancupid.com/">ChristianCupid</a>,<a href="http://www.wineloversmeet.com/">Wine Lovers Meet</a>, <a href="http://www.democraticsingles.net/">Democratic Match</a>,<a href="http://www.lovebyrd.com/">Lovebyrd</a>, <a href="http://green-passions.com/">GreenPassions</a>, <a href="http://www.arabmatchmaking.com/">Arab Matchmaking</a>, <a href="http://www.mpwh.net/hdate/profmod.cgi">MeetPeoplewithHerpes</a>, <a href="http://www.darwindating.com/">Darwindating</a> (tiens, le <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/15/self-esteem/">cliquage de self-esteem</a> fonctionne), <a href="http://www.gocougar.com/">Gocougar </a>(pas tant que ça)...</p>
<p>Woooooooo. </p>
<p>Oui. Moi qui ai déjà un hamster surexcité qui me spinne dans la tête, un sérieux problème d’improductivité et une tendance à l’isolement, je dis woooooooo. Il fait beau. Je suis jeune, j'ai une vie, je suis en santé, j'haïs pas ça être plus basanée en août qu’en mars. J'ai une posture à améliorer, une myopie à épargner, une toudouliste à cocher, un bureau et une chambre à switcher, un ami à installer, une job à préserver, une décennie toute neuve à prendre à bras-le-corps. Bref, bien qu'ouverte, bien que moderne, allo, how are you, ça me fait plaisir, call me, je pense avoir atteint un seuil au-delà duquel j’ai peur de m’engluer comme une vulgaire mouche dans la World Wide Toile.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Samedi de deuil et de joie]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/20/samedi-de-deuil-et-de-joie/</link>
<pubDate>Mon, 21 May 2007 00:43:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/20/samedi-de-deuil-et-de-joie/</guid>
<description><![CDATA[Torchon dans une main, bière dans l’autre, je digère pensivement le coup, au seuil d&#8217;un lo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Torchon dans une main, bière dans l’autre, je digère pensivement le coup, au seuil d'un logis que je ne connais pas. Aujourd'hui, mû par la grande folie de la propriété, Glamour Boy nous quitte pour Centre Sud. </p>
<p>Mon premier réflexe est de chercher du regard les nouveaux repères urbains, puisqu’il perd la montagne. Voilà le mât du stade. Là-bas, le pont. Le stock rentré, grosso modo disposé, on a d’ailleurs plaisanté sur l’opportunité de charger 2$ aux gars qui vont immanquablement venir pisser dans l’entrée en revenant de voir les feux d’artifice. On a plaisanté sur pas mal de choses. Bu pas mal, aussi.</p>
<p>Soit, embrassons notre nouveau terrain de jeu. C’est téméraire: il faut s’ouvrir, être sensible, observer et se taire, ce qui attire immanquablement les gens. Intimité. Heureusement, l’intimité des tiroirs à nettoyer, des armoires à poser et des meubles à monter. </p>
<p>Durant les pauses, de plus en plus longues pour tout le monde, je me farcis la tête d’impressions. Je scrute les passants : monsieur à casquette, la chemise carreautée ouverte sur sa grosse bedaine, jeunes skaters inarticulés, un uni et un rayé, madame habillée "en bicyle" des pieds à la tête pour une simple balade dans le quartier. Quoi? Eux aussi, je vous signale, dévisagent les nouveaux venus, discrètement, au passage. Un moineau suspectement amical se pose pour examiner deux des déménageurs en break et tente, tête penchée, d’analyser leurs propos tour à tour baveux, timides, oiseux, flatteurs. </p>
<p>En manque de montagne, je fixe mon attention sur le règne végétal, la vigne qui monte à l’assaut de ce qui ferait un beau mur d’escalade, l’arbre au milieu de la terrasse, très haut, aux feuilles délicates, qui va être beau vu d’en dessous en toutes saisons. Tout vert l’été, tout jaune l’automne, tout dépouillé l’hiver avec les flocons qui vont nous tomber dessus, entre les caisses de lait multicolores dans lesquelles le voisin d’en haut, pardon, le locataire, met, l'été, ses plantes. </p>
<p>Je me force à embrasser la différence et la nouveauté comme une touriste soûle, ce que je suis: la chaîne de trottoir aussi agréable au mois de mai que la terrasse précocement ombragée, la terrasse précocement ombragée qui va être plus agréable que la chaîne de trottoir au mois de juillet, les deux adolescentes court-vêtues, outrageusement maniérées, de véritables <em>drag queen girls</em>, qui balancent des hanches devant nous, tandis que nous marchons chez le sympathique tandem pré-parental pour aller manger les restes du shower de l’imminent bébé, l’enfer qui est le salaire de mes péchés selon la célèbre église à l’enseigne clignotante, les quêteux qui ne sont pas humbles ni contrits et qui t’envoient chier quand tu les ignores. </p>
<p>Nous soupons sur une autre terrasse et j’aimerais refermer mes hublots, abaisser mes antennes, mais je ne peux pas. Un chat hagard perçoit de mystérieux phénomènes dans la maison centenaire, une araignée surfe longuement sur son fil, qui n'est relié à rien du tout selon mes frénétiques mouvements tout autour d'elle, Vénus a tissé une alliance occulte avec la Lune. Je ne métaphorise pas, littéralement, avez-vous déjà vu l'étoile du berger scintiller aussi près du croissant? On dirait le drapeau turc. J'obsède. Les deux astres dits féminins sont définitivement bizarres. Question de me calmer l’esprit, on me parle pic-bois fous, nids de guêpes et chauve-souris. Je me rends utile en aidant la future maman à enfiler des bas, ce qui n'est pas évident quand la vie en gestation depuis huit mois te bloque le chemin.</p>
<p>Les hélicoptères se croisent au-dessus de nos têtes. Police, médias, peut-être l’armée, on ne sait jamais, on n’a pas écouté les nouvelles de la journée. Quant au phare de ville, il nous éclaire sereinement, là-bas dans l’ouest, son faisceau ici très bas, au ras des nuages.</p>
<p>Je suis triste parce que Glamour Boy, ce soir, pour la première fois depuis longtemps, ne s’endormira pas à 350m de chez moi. Je suis déçue parce que j’ai manqué l’envol de mes ballons de fête depuis la fenêtre du loft maintenant déserté où a eu lieu l’ultime party. Je suis lasse parce qu’en revenant à pied avec un autre  Plateaunicien, je trouvais que j’avais trop de foules différentes à traverser, paumés, homosexuels, étudiants, touristes américains, pitounes chromées, avant de retrouver ma faune à moi: les petites familles, les vieillards furtifs et enfin, les pitounes moins chromées, maladroites, les <em>fashionably too late</em>, peut-être. Celles dont les compagnons, au cheveu moins gominé, ne crient pas comme des cons. Ils s’en vont tout de même rejoindre les autres, sur le boulevard sinistré. </p>
<p>Moi, je m’en vais me coucher.</p>
<p>Tristesse, déception, lassitude à part, j’ai tout de même dans la face un sourire repu. C'était une belle journée bien remplie, menus travaux, soleil, ouverture, plaisir, beuverie et volutes en bonne compagnie. Et ça ne fait que commencer puisque l’été nous a éclaté en pleine gueule comme un vieux ballon de fête, une bulle de  plastique d’emballage, l’annonce d’un départ. Comme les lilas dont le concierge a placé une brassée au pied de l’escalier, qui prolongent mon sourire jusqu’à mon troisième étage, jusqu’à ma fenêtre de salon où la montagne se tait avec empathie. </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Couleur folie]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/16/couleur-folie/</link>
<pubDate>Wed, 16 May 2007 15:01:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/16/couleur-folie/</guid>
<description><![CDATA[Névrose, mon cul.
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Név<em>rose</em>, mon cul.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Self-esteem]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/15/self-esteem/</link>
<pubDate>Tue, 15 May 2007 12:37:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/15/self-esteem/</guid>
<description><![CDATA[L’estime de soi, c’est fondamental. Pas d’self-esteem, ça suce, comme on le lance volontiers ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L’estime de soi, c’est fondamental. <em>Pas d’self-esteem, ça suce</em>, comme on le lance volontiers à l’épouse de l’ambassadeur du Japon, comme ça, gaiement, dans un cocktail mondain. Il faut la voir hocher la tête sans comprendre, avec un gracieux sourire. <a href="http://osele.free.fr/origami/diaggrue.htm">Grue</a>.</p>
<p>Ça n’a pas trop suscité de réactions à l'époque, si j'en crois Google et sa progéniture, mais des chercheurs en psychologie de McGill ont mis au point, en 2004, divers <a href="http://selfesteemgames.mcgill.ca/www_fr/research/index.htm">jeux en ligne</a> pour aider les gens à «<em>changer les schémas de pensée négatifs qui sont souvent source d’insécurité et prendre des habitudes de pensée positives et profitables qui les aident à se sentir plus sûrs d’eux et plus confiants.</em>» Comment ça marche? Par le bon vieux conditionnement. </p>
<p>Le père du conditionnement classique, Pavlov, vous vous en rappelez? C’est ce type, pour la petite histoire, dont le chien bavait dès qu’il entendait une cloche, parce que Pavlov avait pris l’habitude de la faire sonner en même temps qu’il lui amenait de la nourriture. Dans la tête du chien, cloche était devenu synonyme de bouffe. Il avait été conditionné. (Moi, petite, j’étais conditionnée à brayer à l’écoute de certaines tounes, d’où le titre du <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/01/26/pavlov/">billet où j’en parle</a>).</p>
<p>Ici, il est plutôt question de conditionner les gens à associer leur identité à une réponse sociale positive, pour favoriser une meilleure confiance en eux. Trois jeux sont voués à faire de nous tous des êtres radieux et fascinants. Selon <a href="http://selfesteemgames.mcgill.ca/www_fr/research/index.htm">l’étude</a> des chercheurs, ils fonctionnent grosso modo en inhibant progressivement les angoisses liées à la peur du rejet grâce à une emphase sur une réponse positive. Cela se traduit notamment par un mouton excité qui te regarde en haletant à mesure que tu gravis les échelons du Chi en cliquant vite, vite sur ton nom ou un visage souriant avant qu’il ne disparaisse de l’écran.</p>
<p>Pour une fois que c’est la science et non l’ésotérisme qui se propose de fournir une réponse rapide et facile à des maux de tête contemporains! Je vous teste ça tout de suite, malgré une interface rébarbative. Je baladerai bientôt mon sex-appeal dévastateur de trentenaire épanouie et mon aura rose bonbon de winner aux quatre coins de la ville. Watch out.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les vieux du PQ]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/08/les-vieux-du-pq/</link>
<pubDate>Wed, 09 May 2007 04:33:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/08/les-vieux-du-pq/</guid>
<description><![CDATA[Et c’est reparti : au cours des prochains jours, les militants péquistes vont déchirer leurs che]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Et c’est reparti : au cours des prochains jours, les militants péquistes vont déchirer leurs chemises, extrapoler, blâmer, deviser, radoter et me déprimer. Et dans quelques mois ils vont bouffer un autre chef (peut-être <em>une</em> autre), puis un autre...</p>
<p>Pour cette impasse insoluble, je blâme en grande partie les vieux lucides (comme <a href="http://piette.blogspot.com/2007/05/fuck-le-pq.html">disait Phil</a>, qui est fâché lui aussi) du Parti québécois, ces fomenteurs de discorde, pas toujours capables de décliner gracieusement de répondre quand un micro suspectement brun leur est braqué en pleine face. Puisque parler des vieux bonzes du parti me donne envie de m’exprimer comme le <a href="http://asteriximages.dirtyrubbish.com/pirates/img5.htm">vieux pirate</a> dans Asterix, je blâme plus précisément leur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Delenda_Carthago_est">delenda carthago est</a>, le crisse de référendum. </p>
<p>Là-dessus, Boisclair n’était pas assez crinqué, pas assez radical, pas assez déconnecté de la volonté de la population pour eux. Le minant avec des accusations de mollesse et de trahison, toujours faites de façon safe, politiquement correcte et doucereuse, ils n’ont raté aucune occasion de saboter son leadership. Eux, les vertueux, les planqués, toujours là à pousser la souveraineté de l’avant, en dépit du bon sens, à la pousser, à la pousser, quand tout ce qu’il y a devant c’est un mur de briques. </p>
<p>Et on sait tous pourquoi ils poussent avec un tel sentiment d'urgence. Ils sont vieux! </p>
<p>***</p>
<p>De grâce, têtes grises (ou teintes) du PQ, acceptez l'idée que vous serez peut-être six pieds sous terre quand l'indépendance se fera! Voilà, c'est dit. Vous pouvez arrêter de courir partout en criant « indépendance ! » comme si le feu était pogné, sans même appuyer votre cri d’un projet de société, sans même prendre le temps de nous faire rêver autour d’une vision rassembleuse, un gros feu de projets. Oubliez ça, la souveraineté toute nue, toute crue, tout de suite. </p>
<p>Quoi, vous pensiez qu’en 12 ans, même pas une génération, on serait déjà remis de 1995? Un individu peut peut-être s'en remettre, mais une conscience collective, pas vraiment. Non, on n'est pas remis, on n’est pas prêts, on n’est pas là, le contexte non plus. Vous pouvez conséquemment arrêter de critiquer les vôtres quand ils ne vous semblent pas assez <em>hardcore </em>sur cette question: ils sont simplement démocrates. Vous pouvez mettre la pédale douce jusqu’à la prochaine chicane constitutionnelle, quand vous sentirez remonter le dégoût de la population pour le fédéralisme. Pour l'instant, pas de dégoût: en vertu de <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2006/11/27/007-vote-nation.shtml">quelques</a> moves <a href="http://www.lapresseaffaires.com/article/20070319/LAINFORMER/70319176">habiles</a>, Harper est bien perçu. </p>
<p>En attendant, sans renoncer à la souveraineté, vous pouvez prendre le temps de proposer autre chose, de mettre l'emphase sur une autre partie de votre plateforme, de nous dire de façon positive, objective, ce que la souveraineté pourrait améliorer dans tel ou tel domaine, de nous proposer une vision qui nous plairait, je sais pas moi. Le Québec Leader Vert. Ce serait bien. Notamment parce que la souveraineté toute crue, toute nue, n’est apparemment plus suffisante en elle-même pour fédérer les horizons disparates qui composent votre parti et pour empêcher les vieux loups de manger les jeunes de la meute. </p>
<p>Et aussi pour vous occuper sainement, à autre chose qu'à vous disputer. Parce que le Québec ne votera pas oui cette année, ni l’an prochain, ni dans deux ans, ni dans trois. À moins d’une remontée spectaculaire du PQ dans les intentions de vote, préalable à tout référendum, assortie d'une gifle monumentale d'Ottawa. Or, Harper n'est pas près de nous l'infliger parce qu’il sait bien que la capricieuse petite nation, encore vaguement sociale-démocrate, pourrait décider de sacrer son camp très vite si, émergeant de <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/02/20/jai-du-rever-ca-coudonc/">sa dépression</a>, elle se choquait assez pour porter son attention vagabonde sur tout ce qui nous sépare désormais du reste du Canada, avec ses guns, avec ses guerres, avec son lobby du pétrole. </p>
<p>Ça non plus, occupés à vous déchirer, vous n'en parlez jamais.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique d’une décrépitude annoncée]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/08/chronique-d%e2%80%99une-decrepitude-annoncee/</link>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 12:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/08/chronique-d%e2%80%99une-decrepitude-annoncee/</guid>
<description><![CDATA[Une chose qui m’emmerde, avec la trentaine, c’est que mes seins rêveurs commencent à regarder ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une chose qui m’emmerde, avec la trentaine, c’est que mes seins rêveurs commencent à regarder le monde en face.</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
