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	<title>poissonnier &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/poissonnier/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "poissonnier"</description>
	<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 18:07:53 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Mais qui est donc Jeanine Terrasson ?]]></title>
<link>http://terrasson.wordpress.com/2008/02/21/mais-qui-est-donc-jeanine-terrasson/</link>
<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 17:11:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>affaireterrasson</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Jeanine Terrasson est une vieille dame de 85 ans dont la vie est entourée de nombreux mystères. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"><a title="mamiejpeg.jpg" href="http://affaireterrasson.wordpress.com/files/2008/03/mamiejpeg.jpg"><img src="http://affaireterrasson.wordpress.com/files/2008/03/mamiejpeg.thumbnail.jpg" alt="mamiejpeg.jpg" /></a> Jeanine Terrasson est une vieille dame de 85 ans dont la vie est entourée de nombreux mystères. Elle vit dans le quartier des Chartrons et souffre de la maladie d'Alzheimer. Les deux personnes qui la connaissent le mieux sont encore Nicole Dumont, sa confidente, et Jean-Marie Trassy, son ancien associé.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Au moment où l’affaire Terrasson va être jetée dans le « chaudron » médiatique, les journalistes en mal d’informations sur la biographie de la vieille dame se précipitent chez ce dernier pour tenter de reconstituer sa vie tumultueuse et secrète, et par-dessus tout, connaître l’origine de sa « <em>fortune colossale</em> » (d'après la pigiste de 20 minutes (25/01/07) qui a consulté le classement du magazine Forbes avant d'écrire son papier... selon des sources tout aussi sûres, Bill Gates lui aurait même emprunté des sous en 1997 pour faire construire sa villa high tech de Seattle). </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Le journaliste de la Charente Libre qui s’intéresse lui aussi à l’affaire Terrasson rapporte, dans un article publié le 10/03/2007, ce que le poissonier-brocanteur Trassy a cru bon de lui révéler sur la vieille dame : « </span><span style="color:#333333;"><span style="font-family:Arial;"><span class="txtstandard1"><em><span style="font-size:10pt;">Après mes premières déclarations, on a dit n'importe quoi sur moi, et sur elle: le magistrat instructeur m'a conseillé de me taire»</span></em></span><span class="txtstandard1"><span style="font-size:10pt;">, lâche un des plus proches confidents de la dame.</span></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#333333;font-family:Arial;"><em><span class="txtstandard1"><span>Sous couvert d'anonymat, il accepte cependant d'évoquer encore celle dont il est l'ami depuis plus de trente ans.</span></span> <span class="txtstandard1"><span>Après avoir débuté dans la vie comme infirmière à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, la jeune femme doit quitter son métier après une série d'irradiations accidentelles en 1952-1953.</span></span> </em><span class="txtstandard1"><span><em>Cette amoureuse du beau embrasse alors la profession de courtier en art.</em> Si à Bordeaux, le nom de Jeannine Terrasson évoquait peu de choses, <em>«à Paris, elle était très connue des commissaires-priseurs et des antiquaires. Dans les années 50, des gens aux fortunes plus ou moins licites achetaient des meubles à tour de bras pour bien paraître. Mais ils n'y connaissaient rien: ce fut l'âge d'or des courtiers en art!»</em>. Jeannine excelle: <em>«Elle avait une grande connaissance de l'histoire de l'art et le don de reconnaître l'objet intéressant. Chez elle, je me souviens d'un parapluie, il avait une tête en ivoire très caractéristique: c'était le parapluie de Voltaire, visible sur des portraits du philosophe!».</em></span></span><br />
<span class="txtstandard1"><span>Jeannine Terrasson acquiert alors quantités d'objets délaissés à l'époque, qui feront sa fortune.<em> «Dans les années 50-60, les meubles Louis XVI, la porcelaine n'intéressaient pas les acheteurs. Un Gallé (verrier époque 1900, Art Nouveau), ça valait 3 francs six sous ; aujourd'hui, ça vaut de l'or!»</em> Cette amatrice éclairée se choisit pour modèle une autre femme d'exception, la Pompadour: <em>«Elle admirait la femme des Arts qui a fait connaître Boucher, Watteau, les grands peintres de l'époque et popularisé la porcelaine».</em></span></span> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#333333;font-family:Arial;"><span class="txtstandard1"><span>Jeannine se sent proche d'elle pour deux autres raisons: <em>«Elle est légitimiste, royaliste si vous préférez»</em>. <em>Et la Pompadour s'appelait Poisson, de son nom de jeune fille; or Jeannine Terrasson, férue d'astrologie, est justement du signe du Poisson</em>. »</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color:#333333;"><span style="font-family:Arial;"><span class="txtstandard1"><span style="font-size:10pt;">Et le plumitif libre-charentais de conclure : « <em>Cette passion pour l'astrologie l'amènera à croiser, peut-être dès les années 70, une autre spécialiste des astres, voyante de surcroît, Nicole Dumont. Pour son malheur</em>. »</span></span></span></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Beaucoup plus romancée, la version de Florence Mothe </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Symbol;"><span>*</span></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> dans la Gazette du Pays du 22 février pimente encore le portrait de la collectionneuse d’arts en y raccrochant une activité <strong>d’agent infiltré auprès des Allemands dans le Bordeaux de l’Occupation</strong> pour le compte des réseaux de la Résistance. « <em>Des questions de plus en plus nombreuses commencent à se poser sur l'itinéraire personnel de Mme Terrasson ; C'est ainsi par exemple que l'on a pu apprendre qu'elle était brouillée avec sa sœur depuis…1940. Les raisons de cette brouille étaient, en effet, très valables. Mme Terrasson affirme qu'elle a fait de la Résistance et qu'elle a eu pour mission, tant qu'elle a résidé à Bordeaux, d'infiltrer les troupes allemandes qui occupaient la ville. C'est ainsi qu'elle aurait été amenée à entrer dans l'intimité de plusieurs officiers pour leurs tirer des renseignements, n'hésitant pas à s'afficher à leur bras dans les rues de la ville. Qui dit Résistance dit secret, Mme Terrasson aurait négligé d'indiquer à sa sœur quelle était sa mission et celle-ci, la voyant se promener au bras d'un bel officier, se serait méprise et une brouille définitive s'en serait suivie.</em></span><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Nous avons cherché à vérifier l'appartenance de Mme Terrasson aux principaux réseaux répertoriés à Bordeaux et n'avons pas trouvé sa trace. Les évènements dont il est fait mention s'étant déroulés selon nos sources entre 1941 et 1942, on peut imaginer que ces réseaux aient été détruits durant les grandes arrestations consécutives l'Affaire Grandclément et que les documents aient disparu. Ce sont, sans doute, ces évènements spécialement dans les maquis du Vercors qui nargua l'occupant jusqu'en juillet 1944. </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Le Vercors avait été transformé en enclave avec approbation du Général de Gaulle en 1942. Cette stratégie de camp retranché " une fausse bonne idée " selon Henri Amouroux, se terminera en massacre, car le Vercors accueillit au moment du débarquement près de quatre mille combattants. Qui furent impitoyablement réduits par l'assaut déclenché par le Général Karl Pflaum et trois bataillons venus du Front de l'Est, le 21 juillet 1944. Mme Terrasson aurait exercé sa profession d'infirmière dans ces lieux et dans ces circonstances, échappant miraculeusement à la mort, ce qui lui aurait permis de rejoindre, toujours en tant qu'infirmière l'armée du Général Leclerc, jusqu'à sa percée en Allemagne.<br />
Ce n'est que postérieurement à ces évènements dramatiques que Mme Terrasson se serait intéressée aux objets d'art, puisant dans cette activité des revenus suffisants pour constituer la belle collection qui est l'objet de l'Affaire des Notables.</span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Selon certaines sources, ses revenus ne serait pas entièrement en provenance de ces activités artistiques, mais auraient été confortés par des activités de passeuse de devises à la frontière suisse. Exacte ou inventée, cette précision apportée par plusieurs témoins éclaire d'un jour nouveau la personnalité de la vieille dame. Sa vie aventureuse ou héroïque explique, en tout cas, l'aversion qu'elle portait à sa famille d'origine, et, partant, probablement à ses neveux." </span></em></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Ultime clin d'oeil, le 26 mai 2008, un exemplaire de <span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">"<em>Faux résistants et vrais coquins</em>" signé et dédicacé: "<em>pour madame Jeannine Terrasson, cette plongée dans l'imposture, meilleur hommage</em>" et de "<em>La Croix de Lorraine qui tue</em>"<span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> signé et dédicacé: "<em>Pour madame Jeannine Terrasson écrasons l'infâme</em>", </span><!-- End Description -->par André Figueiras, ancien résistant devenu anti-gaulliste et proche des milieux d'extrême-droite, sont vendus sur ebay à "mickyfleurbleue".</span></span></p>
<p align="justify"><span><span>*</span></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> Florence Mothe, ancienne critique musicale au journal Sud-Ouest, est aussi romancière, botaniste et présente, en sa chartreuse de Mongenan, une remarquable collection de faiences de Samadet. </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les accusateurs]]></title>
<link>http://terrasson.wordpress.com/2008/02/21/les-accusateurs/</link>
<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 17:01:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>affaireterrasson</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Dauphin Bleu 23/09/08
Ils sont au nombre de deux : Jean-Christophe RAILLON, le tuteur de Jeanine]]></description>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_148" align="aligncenter" width="500" caption="Le Dauphin Bleu 23/09/08"]<a href="http://affaireterrasson.files.wordpress.com/2008/09/dauphin-bleu3.jpg"><img class="size-large wp-image-148" title="dauphin-bleu3" src="http://affaireterrasson.wordpress.com/files/2008/09/dauphin-bleu3.jpg?w=500" alt="Le Dauphin Bleu 23/09/08" width="500" height="259" /></a>[/caption]
<p><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Ils sont au nombre de deux : Jean-Christophe RAILLON, le tuteur de Jeanine Terrasson qui, après avoir été écarté par le tribunal de grande instance de Bordeaux, dépose une plainte contre X pour vol et abus de faiblesse et Jean-Marie TRASSY, le poissonnier bordelais, ancien brocanteur.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">1. Le tuteur *</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Le journal Libération résume le rôle de Jean-Christophe RAILLON dans ce dossier : « </span><em><span style="font-size:10pt;color:#222222;font-family:Arial;">La vieille dame, </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#222222;font-style:normal;font-family:Arial;">«âgée mais pas débile» </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#222222;font-family:Arial;">selon un proche, n'a pas d'héritiers directs si ce n'est deux neveux qui viennent de se réveiller subitement. Elle était en conflit avec son tuteur légal, chargé de gérer sa fortune, qui aurait tenté de la placer en maison de retraite </span></em><span style="font-size:10pt;color:#222222;font-family:Arial;">»</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Sud-Ouest, dans un article signé de Christine Morice publié le 21 février 2007, revient sur le passé professionnel du tuteur Jean-Christophe Raillon et notamment sur ses démêlés devant le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux.</span><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">« L'affaire Jeanine </span></em><strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Terrasson</span></em></strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> qui défraie depuis quelques jours la chronique locale renvoie la famille Billou à de bien mauvais souvenirs. </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">En effet, en avril 2002, Jean-Claude Billou poursuivait en justice Jean-Christophe Rallion, à qui le juge des tutelles avait confié différentes missions en tant que mandataire spécial, curateur puis tuteur de sa mère, alors âgée de 91 ans. Il s'agit du même Jean-Christophe Rallion qui, en tant que premier tuteur de Jeanine </span></em><strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Terrasson</span></em></strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">, est à l'origine des poursuites judiciaires dont font aujourd'hui l'objet Nicole Dumont, François-Xavier Bordeaux, Jean-François Lhérété et Martine Moulin-Boudard. La plainte avec constitution de partie civile déposée auprès d'un juge d'instruction bordelais pour « abus de faiblesse et vols » émane en effet de celui qui n'assure plus aujourd'hui la protection juridique de la vieille dame. </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Les démarches entreprises en 2002 par Jean-Claude Billou avaient abouti à la condamnation de Jean-Christophe Rallion, le 22 juin 2004, devant la 1re chambre civile du tribunal de grande instance de Bordeaux. La justice estimait dans son jugement, qu'il avait « engagé sa responsabilité de mandataire par les fautes commises dans l'exécution des missions confiées par le juges des tutelles » et l'avait condamné à verser plus de 17 000 euros de dommages et intérêts à M. Billou. Jean-Christophe Rallion avait interjeté appel de cette décision, mais il a de nouveau été condamné le 9 janvier 2006 par la cour d'appel de Bordeaux. </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Les erreurs commises par le tuteur portent sur des « dépenses non justifiées », comme le souligne la cour d'appel. M. Rallion a, par exemple, versé des salaires bruts à l'employée de maison chargée de Mme Billou mère, à qui il a également remis des espèces. Selon l'expert judiciaire, il a touché des trop-perçus versés par la maison de retraite, souscrit une seconde mutuelle pour la vieille dame dont il avait la charge. Bref, il fut à l'origine de plusieurs « fautes de gestion » épinglées par la justice. </span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Pour la famille Billou, c'était la fin d'un long et douloureux marathon judiciaire. « A l'époque, le compte rendu annuel qui mettait en évidence les dépenses personnelles de ma belle-mère avait suscité des interrogations de la part du greffier en chef du TGI, chargé de recevoir les comptes », souligne Mme Billou ».</span></em></p>
<p align="justify"><em></em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Cet article est loin d’être anodin : pour la première fois, la presse s’intéresse à la personne du tuteur de Jeanine Terrasson, dont l’impéritie dénoncée par François-Xavier BORDEAUX a conduit ce dernier à créer son association de lutte contre les abus des tutelles à la dénomination éponyme. </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Pour François-Xavier BORDEAUX « </span><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Les magistrats ont ignoré les conditions désastreuses dans lesquelles vivait cette personne âgée. Le tuteur avait bloqué ses comptes, pas un centime ne lui avait été versé pendant dix-huit mois. Sans sa légataire universelle, qui payait la nourriture, le loyer et les soins, Jeanine Terrasson serait morte dans la misère et la déchéance. Dans ce dossier, le véritable scandale est là. La justice s'est désintéressée d'une personne qu'elle aurait dû, pourtant, protéger. Aujourd'hui, on me reproche d'avoir fait ce qu'elle aurait dû faire.</span></em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> » - L’Express du 14/02/2008.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Début avril 2008, Le Point ajoute un élément nouveau: "<em>Il</em> <em>a fallu attendre le 7 février pour que soient ouverts les scellés provenant de l'étude du notaire de Jeannine Terrasson. Outre le testament de la vieille dame en faveur de Nicole Dumont, considéré comme valide, on y a retrouvé, entre autres, un courrier de l'ancien tuteur, écrit <strong>après la levée de tutelle</strong>, demandant des informations sur l'état du patrimoine Terrasson</em>."</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Dans son interview à France 3, François-Xavier BORDEAUX explique que la seule dépense engagée par le tuteur avant qu’il ne soit écarté est de procéder à l’inventaire des biens de l’octogénaire qui, en dépit de son important patrimoine, se trouve tout à fait démunie. </span><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">François-Xavier BORDEAUX – interview France 3 - 17/02/08 :</span><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">-« <em>En fait l’affaire Terrasson commence par une faillite de la tutelle. Une vieille dame avec un début de maladie d’Alzheimer est mise sous tutelle. Son tuteur pendant dix-huit mois ne lui verse pas un centime. Cette dame doit donc être prise en charge au niveau de sa nourriture, de ses soins, des gardes. On la fait déménager pour la mettre en sécurité au niveau du loyer. Le tuteur bloque les comptes, ne verse pas un sou ! Ce même tuteur, par contre, engage 40.000 euros de dépenses pour connaître le patrimoine de cette vieille dame. Pourquoi fait-il cela ? Parce que la seule chose qui compte dans cette affaire de tutelle, c’est de vendre des biens qui vont rapporter au tuteur. Parce que le tuteur est payé sur les biens qui sont vendus. Donc la justice qui devait protéger cette vieille dame ne l’a pas fait… »</em></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span></p>
<p style="text-align:left;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">* voir l'excellent article de l'Express du 04/10/2004 "<em>Tutelles: les abus d'un pouvoir</em>" sur les errements du régime des tutelles en France : <a href="http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/tutelle/dossier.asp?ida=429665&#38;p=1">http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/tutelle/dossier.asp?ida=429665&#38;p=1</a> auxquels remédiera, espère-t'on, la loi du 5 mars 2007.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">2. Le poissonnier-brocanteur ou « Les enquêteurs mordent à l'hameçon » ou « Les flots de vésanie » ou « Le dauphin bleu était une torpille » </span></strong></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">C’est la Myriam Badaoui de l’affaire Terrasson. </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Laissons la Gazette du Pays présenter ce personnage ambigu, au risque d’écorcher au passage l’orthographe de son patronyme : «  <em>Il s'agit d'un ancien antiquaire qui possédait dans les années 75 un très joli magasin au coin de la rue Notre Dame et de la rue du Couvent, M. Tracy. Ayant longtemps partagé la vie d'un célèbre fourreur bordelais et biarrot, cet amateur d'art quitta la ville au décès de son compagnon. Le bruit courut même parmi les antiquaires qu'il était lui aussi décédé. Fort heureusement, il n'en était rien et M. Tracy revint dans le quartier Notre Dame où il ouvrit une poissonnerie. C'est ainsi qu'il retrouva Mme Terrasson avec laquelle il s'était lié au moment où celle-ci recherchait des oeuvres rares pour la riche clientèle suisse. </em>» Un article précédent du même échotier nous apprend que Jeanine Terrasson, à la fin de son livre consacré aux « Hannong et leurs manufactures, Strasbourg et Frankenthal », ouvrage de référence sur les faïences des fabriques de l'Est publié à la Manufacture des Arts de Lausanne, adresse ses remerciements à Mme Pariente, qui n’est autre que la soeur de l'ancien ami de M.Trassy, pour le prêt qu’elle lui a consenti de certaines pièces de sa collection.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Osons le mot : le métier de poissonnier est purement alimentaire pour M. Trassy dont le violon d’Ingres reste l’univers des arts décoratifs. La grande vague d’Hokusai, célèbre estampe japonaise, est d’ailleurs peinte sur le volet en fer de son échoppe de mercati. Quel est son rôle exact dans l’affaire Terrasson ? L’article du nouvel observateur du 1er novembre 2007 nous le décrit plus en détail : « <em>[Jeanine Terrasson] devient courtière en objets d'art spécialisée dans le style Marie-Antoinette et antiquaire ambulante. Elle a un associé qui chine pour elle, Jean-Marie Trassy, un «broc» qui court les foires et les chantiers de démolition (…) Un jour de décembre 2004, Nicole Dumont tombe par hasard sur Jeanine Terrasson. Elle est assise, le regard perdu, dans une poissonnerie du quai des Chartrons, le Dauphin bleu. Elle a bien changé. En septembre, les médecins ont reconnu chez elle les symptômes de l'Alzheimer. Derrière l'étal, Jean-Marie Trassy est en train de servir une cliente. Hé oui, le brocanteur s'est fait poissonnier</em> ». </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Le journaliste du nouvel observateur poursuit : « [Nicole Dumont] <em>s'aperçoit que Trassy, le poissonnier de fraîche date, s'est installé chez Mme Terrasson et <strong>y vit en terrain conquis</strong></em>. » </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">François-Xavier BORDEAUX et Nicole DUMONT vont même plus loin : pour eux, Jean-Marie Trassy, qui connaît parfaitement le milieu de la brocante aurait déjà écoulé très discrètement un certain nombre d’objets de valeur, à l’insu de Mme Terrasson, chez qui il a élu domicile. «<em>J'ai constaté que des meubles avaient disparu</em> [dixit FX Bordeaux in l'Express du 01-02-2007]. <em>En bas, il n'y avait que des meubles en mauvais état et de qualité médiocre, non conformes au goût et au standing de la propriétaire. Je remarquais également, lors de mes premières visites rue de la Pomme-d'Or, début 2005, plusieurs dizaines d'écrins à bijoux vides, des caisses de porcelaine rare fracturées et en partie vidées, tout cela dénotait que des gens s'étaient servis.</em>»<br />
</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">François-Xavier Bordeaux décide de réagir et dépose, en mai 2005, une main courante au commissariat de son quartier. « </span><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Mais</span></em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> [dixit FX Bordeaux] <em>cette plainte a été mystérieusement enterrée, alors même que le lieutenant qui l'a reçue m'a indiqué que cette affaire était suivie par le préfet de police. Cet élément important, comme tous les autres éléments à décharge, a été systématiquement repoussé par la justice. Ni la juge d'instruction ni le président de la chambre de l'instruction n'ont voulu les prendre en compte.</em> »</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">La menace est toutefois suffisamment grave pour éloigner le poissonnier Trassy. Lorsqu’il apprend quelques mois plus tard que Jeanine Terrasson a rédigé un testament en faveur de Nicole Dumont faisant de celle-ci sa légataire universelle, l’écailler fulmine et se découvre des talents de sycophante : il envoie lettre de dénonciation sur lettre de dénonciation à la Préfecture de Police (certaines d'entre elles accusent non seulement les notables mais aussi certains membres de leur famille), et surtout effectue des recherches pour retrouver et alerter les neveux de Jeanine Terrasson.</span></p>
<p align="justify"><strong><em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">L’affaire de la bague :</span></em></strong><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> Le 28 mars 2007, Sud-Ouest évoque de façon anecdotique l’existence d’un bijou que Mme Terrasson aurait remis à M.Trassy : "<em>De même, le poissonnier du quartier des Chartrons, ancien antiquaire et confident de Jeanine Terrasson pendant de longues années, a lui aussi été longuement été entendu. Spontanément, il a remis aux policiers une bague que lui avait donnée l'octogénaire</em>"</span><em><span style="font-size:8.5pt;color:#000000;font-family:Verdana;">. </span></em><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Le « spontanément » est cocasse...Sud-Ouest avait évoqué, dans un article précédent, l’existence de cette bague en diamant. Il y était question de ce bijou que Jeanine Terrasson portait habituellement et qui aurait mystérieusement disparu à la suite de courses chez les commerçants du quartier.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Quoiqu’il en soit, à aucun moment Jean-Marie TRASSY, en dépit de la plainte déposée par François-Xavier BORDEAUX contre lui, ne se verra inquiété par la justice. Pour quelle étrange raison ?</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span></span></p>
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Les neveux]]></title>
<link>http://terrasson.wordpress.com/2008/02/21/les-neveux/</link>
<pubDate>Thu, 21 Feb 2008 17:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>affaireterrasson</dc:creator>
<guid>http://affaireterrasson.wordpress.com/2008/02/21/les-neveux/</guid>
<description><![CDATA[Il s’agit, selon la « Gazette du Pays » de Jean et Philippe FAURE. Jeanine Terrasson ne voula]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Il s’agit, selon la « Gazette du Pays » de Jean et Philippe FAURE.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Jeanine Terrasson ne voulait pas qu’ils héritent d’elle à sa mort. Cette version des faits est confirmée par de multiples protagonistes à plusieurs reprises au cours de l’enquête :</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Sud-Ouest<em> : - « Selon Florence Costa, Jeanine Terrasson aurait agi de la sorte de façon à ce que cet argent ne puisse profiter à ses deux neveux, ses seuls héritiers, avec qui elle était brouillée ». </em></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">La Gazette</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> du Pays :- « <em>Sa vie aventureuse ou héroïque explique, en tout cas, l'aversion qu'elle portait à sa famille d'origine, et, partant, probablement à ses neveux</em>. ». </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">La Charente</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> Libre</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> : - « </span><span style="color:#333333;"><span style="font-family:Arial;"><span class="txtstandard1"><span style="font-size:10pt;"><em>Entre-temps les deux neveux héritiers directs de la vieille dame portaient plainte à leur tour; il semblerait que Jeannine Terrasson, qui ne s'entendait pas du tout avec leur mère, c'est-à-dire sa sœur, les auraient déshérités au profit de Nicole Dumont devenue sa «légataire universelle </em>».</span></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color:#333333;"></span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Jean-Marie Trassy croit tenir sa vengeance en prévenant ces derniers que leur tante vient de léguer l’intégralité de ses biens à Nicole Dumont, et ce, rappelons-le, alors qu’il sait pertinemment que Mme Terrasson ne souhaite pas entrer en contact avec eux. Ses neveux, qui ne la connaissent pour ainsi dire pas ou très peu, vont alors demander et obtenir sa mise sous tutelle en octobre 2005, les symptômes de la maladie d’Alzheimer dont est atteinte la vieille dame étant diagnostiqués à ce moment là. Dès lors, Jeanine Terrasson se retrouve dans l’impossibilité d’effectuer le moindre acte de gestion courante lui permettant de subvenir à ses besoins.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">La vieille dame fortunée en est réduite à demander de l’aide à son amie Nicole Dumont et à son avocate afin d’obtenir la levée de cette tutelle.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Le 29 mars 2007, le journal Sud-Ouest rapporte une information d’une importance capitale pour l’instruction :</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">« <em>La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Bordeaux a infirmé hier l'ordonnance rendue au début du mois de mars par la juge d'instruction Sophie Pétriat et rejeté la constitution de partie civile des deux neveux de Jeanine Terrasson. Au motif qu'il n'existait pas de lien entre le préjudice qu'ils alléguaient et les infractions poursuivies. A savoir l'abus de faiblesse et de confiance, l'association de malfaiteurs et les vols reprochés à des degrés divers à la voyante Nicole Dumont, à son ami le conseiller financier François-Xavier Bordeaux, au directeur des affaires culturelles de la Ville de Bordeaux Jean François Lhérété et à l'avocate Me Martine Moulin Boudard. </em></span><em><span style="color:#ffffff;"><br />
</span></em><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">Quelques semaines plus tôt, Sophie Pétriat, la magistrate en charge du dossier, avait pourtant estimé que les deux hommes avaient intérêt et qualité pour agir. A ses yeux, rien ne s'opposait juridiquement à ce qu'ils puissent prendre connaissance des circonstances, des faits et des conditions dans lesquelles Nicole Dumont avait été désignée comme légatrice universelle par la vieille dame, aujourd'hui âgée de 84 ans. L'acte passé devant notaire était intervenu en février 2005. Quelques jours avant que les deux neveux de Jeanine Terrasson, <strong>alertés par un commerçant des Chartrons</strong>, ne saisissent le juge des tutelles pour obtenir le placement de leur tante sous protection judiciaire. </span></em><em></em><em><span style="color:#ffffff;"><strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">« Logique ». </span></em></strong><em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">« C'est une décision logique au regard du droit. L'acceptation initiale de cette constitution de partie civile était surprenante », relèvent Me Fabrice Delavoye et Me Stéphane Guitard, les avocats de Nicole Dumont, à l'origine de la saisine de la chambre de l'instruction. N'étant pas héritiers réservataires, comme le sont des enfants ou un conjoint, les deux neveux ne disposaient d'aucun droit patrimonial. Jeanine Terrasson a en effet légué la totalité de sa fortune à Nicole Dumont par un testament qui n'est pas invalidé même s'il est aujourd'hui critiqué par certains membres de la famille Terrasson</span></em><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> »</span></span></em></p>
<p align="justify"><span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">La décision de la chambre d’instruction constitue bel et bien une victoire importante pour la défense : c’est un démenti cinglant qui est opposé à la logique inquisitrice contre laquelle doivent se battre les mis en examen selon laquelle ils auraient détourné à leur profit un héritage qui revenait légitimement aux neveux de Jeanine Terrasson.</span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;"> </span><span style="font-size:10pt;color:#000000;font-family:Arial;">La manœuvre de M.Trassy ne réussit donc qu’à moitié : les neveux de Jeanine Terrasson obtiennent, certes, la mise sous tutelle de leur tante, mais le testament par lequel la vieille dame a fait, devant notaire, de Nicole Dumont sa légataire universelle reste parfaitement légal. La plainte avec demande de constitution de partie civile déposée par les neveux de la vieille dame n'est donc qu'une tentative avortée de leur part pour reprendre l’initiative dans ce dossier.</span></span></p>
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