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	<title>philosophie-politique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "philosophie-politique"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 15:18:27 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Egalité et inégalité politiques]]></title>
<link>http://champeau.wordpress.com/?p=26</link>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 12:17:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>champeau</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce texte a fait l&#8217;objet d&#8217;une communication, le 12 juin 2008, au IIIe Congrès sur les d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><em><strong>Ce texte a fait l'objet d'une communication, le 12 juin 2008, au IIIe Congrès sur les droits de l'homme de Bilbao.</strong></em></p>
<p class="MsoNormal">Les droits proprement politiques (droits de vote et d’éligibilité, avec les droits qui en conditionnent l’exercice) semblent, dans nos sociétés démocratiques, être régis par une règle simple : à chacun les mêmes droits. L’idée selon laquelle ces droits devraient, dans leur application concrète, prendre en compte certaines différences entre les citoyens paraît <em>a priori </em>exclue.</p>
<p class="MsoNormal">L’idéal de l’égalité politique est cependant souvent pensé comme allant au-delà de cette simple égalité formelle. Dans sa version la plus forte, il exige que chaque citoyen dispose d’un <em>pouvoir</em> de délibération et de décision égal à celui des autres.</p>
<p class="MsoNormal">Force est de constater pourtant que les discours exhortant à établir les conditions de cette égalité et à la rendre effective nous paraissent chaque jour un peu plus vains. Pourquoi en est-il ainsi ? Est-ce parce que la réalité des sociétés contemporaines s’éloigne de plus en plus de l’idéal démocratique ou bien parce que l’idéal est mal formulé et n’est pas à la hauteur de cette réalité ? Le premier point de vue est fréquent chez les défenseurs de la démocratie, qui constatent amèrement que la participation de tous à la vie politique a engendré la ruine des idéaux démocratiques. C’est le second point de vue qui j’entends défendre ici.</p>
<p class="MsoNormal">Mon intention n’est cependant pas, en rejetant une définition de l’égalité politique que je juge abstraite et utopique, de m’incliner devant la réalité politique contemporaine. Elle est plutôt de montrer que l’idéalisme et l’empirisme sont, en politique, des frères jumeaux qui ne prennent ni l’un ni l’autre au sérieux l’idée de <em>représentation</em>. C’est pourquoi, après avoir attiré l’attention sur les limites de l’idéal d’égalité politique qui, trop fréquemment, sous-tend les lamentations sur l’état de notre démocratie, je soumettrai à l’examen les théories réalistes qui, par souci de fidélité aux faits, en viennent souvent à justifier l’inégalité politique. La fin de mon intervention envisagera la possibilité d’une critique non utopique de l’inégalité politique existante et l’idée d’une intégration de la différence, au niveau des droits et pouvoirs politiques, dans l’idéal de l’égalité politique.</p>
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<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span>L’égalité politique abstraite </span></span></strong></p>
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<p class="MsoNormal">L’égalité politique a toujours été un concept central pour les partisans de la démocratie directe. Elle l’est encore, aujourd’hui, dans les versions contemporaines de celle-ci, les théories de la démocratie délibérative (Gutmann et Thompson, Habermas) qui se sont développées à partir des années 80 du siècle passé, en réaction contre des interprétations étroites du libéralisme politique et du républicanisme.</p>
<p class="MsoNormal">Il ne faut certes pas sous-estimer les mérites des doctrines que l’on range sous l’appellation de « théories de la démocratie délibérative » : elles ont mis en évidence les insuffisances des versions libérales et républicaines classiques de la démocratie représentative, qui ont privilégié la représentation au détriment de la démocratie. Mais il faut bien reconnaître que ces théories reposent sur un ensemble de présupposés que les défenseurs libéraux et républicains de la représentation, tout comme leurs adversaires conservateurs ou démocrates plus radicaux, n’ont pas eu de mal à critiquer.</p>
<p class="MsoNormal">La défense de l’égalité politique repose en effet trop souvent, aujourd’hui, sur une conception rationaliste de la vie politique, pensée comme un échange d’arguments entre citoyens dotés de capacités cognitives égales, d’un égal intérêt pour la politique, et s’éclairant mutuellement dans la délibération. Cette conception, il est vrai, prend plus ou moins en compte les nécessités de la représentation (la délégation du pouvoir à des corps spécialisés d’élus, voire d’experts) et les conditions effectives de la politique démocratique contemporaine (la grande hétérogénéité culturelle des citoyens, leur intérêt variable et parfois limité pour la politique, la formation de l’opinion par les partis et groupes de pression, la puissance des médias, le recours à la parole stratégique, à l’affectivité et à l’imaginaire, plus qu’à l’argumentation rationnelle). Il n’en demeure pas moins que ces nécessités et ces conditions effectives sont trop souvent appréhendées soit comme des perversions du processus démocratique soit, dans le meilleur des cas, comme des contraintes extérieures à ce processus. Il en résulte une sous-estimation de ces inégalités politiques qui, depuis les fondateurs de la démocratie représentative jusqu’aux théoriciens contemporains de la représentation, ont été considérées non pas comme une inévitable retombée de l’idéal dans le réel mais comme constitutives de la démocratie moderne (inégalités liées à l’existence de partis exprimant les intérêts de groupes et non d’individus ; à la structure du débat politique, différente de celle du débat scientifique ; à la répartition du pouvoir et à la division de celui-ci ; au rôle des experts dans des institutions relativement indépendantes du pouvoir politique ; à la complexité des modes de décision contemporains, par exemple au niveau européen ou mondial).</p>
<p class="MsoNormal">Il faut ajouter que cet égalitarisme abstrait qui, trop souvent hanté par le fantôme de la démocratie directe, ne parvient pas à prendre la mesure du changement que constitue la démocratie <em>représentative</em>, sous-estime également les effets pervers sur lesquels peut déboucher le processus délibératif qu’il préconise. Les théories de la démocratie délibérative ont suscité de nombreuses critiques, pas seulement conservatrices, qui ont mis en garde contre le danger que peut constituer, pour les groupes dominés, un enfermement élitiste du débat politique dans un cadre de règles neutre et prédéterminé, ou encore contre les effets négatifs qu’une pratique généralisée et insuffisamment régulée de la délibération peut engendrer (Sunstein). On ne s’étonnera pas de constater que des théoriciens très attachés à l’égalité politique, soucieux de ne pas opposer <em>représentation</em> et <em>démocratie</em>, fassent preuve de méfiance devant cet égalitarisme abstrait (Walzer).<em></em></p>
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<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span>La justification de l’inégalité politique</span></span></strong></p>
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<p class="MsoNormal">Tocqueville, dans <em>L’ancien régime et la révolution</em>, montre que le rationalisme abstrait (celui des philosophes français des Lumières et des révolutionnaires) et l’empirisme qui s’incline devant les faits (celui de l’élite gouvernante) se nourrissaient mutuellement. On peut dire la même chose des débats contemporains sur l’égalité et l’inégalité politiques. Comme l’a bien vu P. Rosanvallon, les théories égalitaristes abstraites ont suscité en réaction des théories réalistes, voire cyniques.</p>
<p class="MsoNormal">Il est possible de distinguer, en rapport avec la question de l’égalité politique, trois versions de ces théories réalistes : celles qui se contentent de rappeler, contre le retour récurrent de la démocratie directe, les exigences de la représentation politique ; celles qui justifient, au nom de l’égalité politique, les inégalités politiques, non pas seulement celles qui sont constitutives de la démocratie représentative, mais celles qui, parce qu’elles tiennent à la différence de ressources ou d’information, sont souvent considérées comme des altérations ou des perversions de la représentation (David Estlund, par exemple) ; un troisième groupe de théories, enfin, justifie les inégalités politiques non pas au nom de l’égalité politique mais au nom d’autres idéaux, l’efficacité de la prise de décision ou la sauvegarde des libertés fondamentales (Richard Posner, par exemple).</p>
<p class="MsoNormal">Quelques mots au sujet des deux dernières versions des théories réalistes.</p>
<p class="MsoNormal">Estlund, par exemple, accepte certaines inégalités de pouvoir d’une part au nom de la <em>qualité</em> politique (celle des décisions adoptées) : chercher à réaliser une égalité politique stricte (par exemple en limitant sévèrement l’influence des citoyens les plus riches, en réglementant fortement le financement des partis politiques ou la propriété des moyens d’information) ce serait diminuer la quantité totale de délibération politique, appauvrir sa qualité et celle des décisions politiques. Estlund accepte d’autre part certaines inégalités politiques au nom de l’accroissement de l’<em>influence politique</em> de chaque citoyen, par des raisonnements complexes qui reviennent à dire qu’au total, tout compte fait, l’inégalité politique pourrait renforcer le pouvoir de chacun (de même qu’une certaine inégalité économique peut finalement profiter à tous).</p>
<p class="MsoNormal">La justification des inégalités politiques par Posner est différente, purement pragmatique. Les citoyens ne sont pour lui, ni éduqués, ni actifs, ni rationnels ils agissent en fonction de leur intérêt particulier. Le seul avantage de la démocratie, ce qui la justifie, c’est d’être<span> </span><em>un<span> </span>feed-back</em> pour les dirigeants (les élections sont des sondages). La démocratie moderne représentative est nécessairement élitiste : les décisions sont prises par des dirigeants qui tiennent compte de l’opinion des citoyens, par les élections et d’autres moyens. Dans une telle perspective, les démocraties contemporaines fonctionnent de manière satisfaisante, le pessimisme à leur égard ayant pour seule origine une conception utopique de la démocratie, dont la dernière version est la théorie de la démocratie délibérative. La médiocrité du personnel politique et la passivité des électeurs n’empêchent pas la prise de décision. Les démocraties modernes n’ont besoin que du <em>common sense</em> des électeurs (« barrière contre les projets déments »), de la <em>political ability</em> des gouvernants et de l’<em>ordinary competence </em>des fonctionnaires.</p>
<p class="MsoNormal">On aurait tort de rejeter ces théories trop rapidement, même celle de Posner. Elles ont le mérite du réalisme, d’attirer par exemple l’attention sur des effets pervers (la limitation du financement des partis politiques, par exemple, peut détourner les fonds vers des groupes extrémistes, entraver le développement des partis, avantager les élus en place ; la limitation du <em>lobbying</em> peut donner un pouvoir trop important aux majorités en place ; inciter les citoyens à participer à la politique peut les détourner d’autres activités et déboucher sur des luttes stériles et violentes pour le pouvoir). Ces théories ont également le mérite de rappeler qu’il ne faut pas faire de l’égalité politique formelle un absolu (on peut éviter l’oppression d’une minorité par une majorité en acceptant le principe d’une inégalité politique, pour donner plus de poids aux membres de la minorité, par un découpage électoral approprié par exemple).</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span>L’égalité politique complexe</span></span></strong></p>
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<p class="MsoNormal">Je voudrais, pour terminer, montrer qu’il est possible de dépasser l’alternative de l’égalité abstraite et de l’inégalité empirique.</p>
<p class="MsoNormal">Il me semble qu’un tel dépassement est possible à la condition d’articuler les exigences de la <em>démocratie représentative</em> et de la <em>démocratie délibérative</em>. Je veux dire par là que si l’on prend au sérieux les théories de la démocratie délibérative, leur puissante critique des insuffisances des théories libérales ou républicaines classiques, on ne peut que chercher à articuler la représentation et la délibération, c'est-à-dire à approfondir le concept de <em>démocratie représentative</em>, qui pendant longtemps, et encore aujourd’hui, a été, aux yeux de certains, une contradiction dans les termes. Mais l’intégration de la délibération dans la représentation modifie considérablement le concept d’égalité politique. A partir du moment où les citoyens participent d’une manière ou d’une autre, dans le cadre de la démocratie représentative, à l’élaboration des décisions, l’égalité politique ne peut plus être l’égalité abstraite. Il nous faut alors penser une égalité politique complexe, qui s’articule, à plusieurs niveaux, avec l’inégalité politique.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je n’insisterai pas sur le premier point, l’exigence contemporaine de l’articulation de la représentation et de la démocratie délibérative. A la suite des travaux des théoriciens de la démocratie délibérative, et des critiques nourries qu’ils ont suscitées, nombreuses sont les voix qui ont rappelé que la représentation est la forme moderne <em>de la démocratie</em>, et qu’à ce titre il importe de cultiver la dimension démocratique que le libéralisme et le républicanisme classiques, chacun à leur manière, avaient tendance à sous-estimer. La raison<span> </span>principale de cette exigence contemporaine me semble être que la démocratie, aujourd’hui, ne peut plus tabler sur des conditions qui lui sont extérieures (les mœurs, la religion), qu’elle doit engendrer elle-même, à chaque instant, pour chaque décision importante, ses propres conditions, qu’elle doit obtenir la <em>confiance</em> d’une majorité de citoyens (la simple <em>légitimité</em> par le vote ne suffisant plus). Comme le dit Nadia Urbinati, la démocratie et la représentation sont complémentaires et non antithétiques.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Je voudrais insister surtout sur le deuxième point. L’intégration de la démocratie délibérative à la démocratie représentative complexifie le concept d’égalité politique de trois manières :</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(a) Je n’insisterai pas sur le premier niveau, même s’il est toujours utile de rappeler le danger que constitue, pour la démocratie, la sous-estimation des exigences de la représentation. L’idée selon laquelle la délégation et division des pouvoirs, et les inégalités qui en résultent, sont essentielles à la réalisation de l’idéal d’égalité politique est un argument qu’ont dû rappeler les auteurs les plus divers, contre les simplifications de certains théoriciens de la démocratie délibérative.<span> </span>Il faut rappeler que l’égalité politique est davantage assurée dans un régime représentatif que dans un régime où l’intervention de tous dans la vie politique, souvent sous la forme populiste des sondages ou des référendums, contribue en fait à donner davantage de pouvoir aux groupes de pression et affaiblit le pouvoir politique collectif des citoyens. Pierre Rosanvallon insiste sur le fait que la « démultiplication des niveaux de la représentation », <em>a fortiori</em> lorsqu’elle s’accompagne d’une réelle participation des citoyens à l’élaboration des décisions, assure une égalité politique bien plus réelle que celle de la démocratie directe et de ses pauvres substituts.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(b) L’inégalité politique prend, dans une démocratie représentative intégrant la participation des citoyens, une seconde forme. La participation des citoyens à la vie politique, dans une démocratie représentative, va au-delà du vote. Cette participation s’effectue à différents niveaux : <em>contrôle du pouvoir politique par les citoyens dans l’espace public</em> (ce que Pettit nomme la<em> contestabilité</em>), <em>dialogue avec les institutions techniques spécialisées</em> (ce qui suppose la mise en place d’instances où les citoyens puissent faire connaître leurs préférences et contrôler le travail des experts tout en respectant leur autonomie), <span> </span><em>formation du consentement</em> (dans des instances appropriées qui obligent le pouvoir politique à n’agir qu’après que les citoyens ont eu la possibilité d’échanger leurs arguments et de s’écouter mutuellement). L’ensemble de ces formes de participation définit ce que Garry Stoker nomme, de manière très parlante, une <em>politique pour amateurs</em>. Il entend signifier par là d’une part, que la participation politique des citoyens, bien réelle dans une démocratie représentative intégrant la démocratie délibérative, n’est pas de même nature que l’activité de ceux dont la politique est le métier ; d’autre part, que, comme c’est le cas de toute pratique d’amateur, cette participation est libre : « les citoyens veulent être impliqués, mais de la manière dont ils le souhaitent, dans des activités intermittentes, partielles et sporadiques ». De fait, cette participation est « inégalement distribuée », même si nous devons chercher à établir les conditions d’une égale participation. Les citoyens des démocraties contemporaines savent que la politique est un métier mais estiment également que « le contrôle par le peuple peut devenir une réalité, en certaines occasions, sur certaines questions et jusqu’à un certain point ». Ils se pensent comme des amateurs, au meilleur sens du terme : ils savent que l’essentiel de leur temps est consacré à leur métier et à leur famille, mais estiment qu’ils ont leur mot à dire. C’est seulement lorsque ces amateurs prennent confiance en eux-mêmes, lorsqu’ils parviennent à comprendre les décisions politiques, à les contrôler et les influencer d’une manière ou d’une autre, qu’ils accordent leur confiance aux dirigeants. On le voit, l’articulation des dimensions représentative et délibérative de la démocratie implique une deuxième forme d’inégalité politique, qui comme la première est orientée vers l’idéal de l’égalité politique. Mais la réalisation de cet idéal ne présuppose pas des citoyens qui, pour reprendre l’expression de Skinner, <em>doivent</em> cultiver les vertus politiques et consacrer sincèrement leur vie à la recherche du bien public. La véritable égalité politique, dont les voies sont moins directes et moins coercitives, se moque de la vertu civique héritée du républicanisme. La véritable égalité politique, c’est celle des sociétés démocratiques libérales, qui mettent en place les conditions permettant aux citoyens qui le désirent d’intervenir plus ou moins activement dans la vie politique. Cette intervention est le seul moyen d’éviter le populisme que suscite la crispation sur les versions libérales ou républicaines classiques de la démocratie.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">(c) La troisième forme d’inégalité politique est, elle aussi, une conséquence de l’articulation entre la démocratie représentative et la démocratie délibérative. La complexité de la vie sociale et politique, dans les sociétés démocratiques contemporaines, expulse en effet nécessairement certains individus et groupes du circuit des échanges sociaux et des échanges politiques. Les nouvelles formes de la vie politique, celles-là mêmes qui tendent à généraliser la participation des citoyens, sont loin de donner une voix à tous les groupes sociaux. Comme le dit G. Stoker, elles peuvent constituer des obstacles qui éloignent de tout engagement politique « les pauvres, les moins éduqués, les minorités raciales et ethniques – et peut-être, dans certaines sociétés, les jeunes et les femmes » (elles peuvent aussi devenir, pour une couche de privilégiés, « l’affichage d’un style de vie plus qu’un engagement sérieux »). La démocratie représentative contemporaine, celle qui intègre la démocratie délibérative, doit, de ce fait, s’engager, avec la plus grande prudence, dans la voie de la différenciation des droits et pouvoirs politiques. D’une certaine manière, les démocraties représentatives l’ont toujours fait (dans les États fédéraux, en particulier, le découpage électoral, ou un système électoral plus ou moins proportionnel, ou une représentation égale des États, quelle que soit leur dimension, ont permis de corriger les inégalités dues à la sous-représentation de certains groupes, collectivités ou États). Mais elles ne l’ont pas toujours fait uniquement avec le souci de rendre plus effective l’égalité politique. Une des tâches face à laquelle se trouvent les démocraties modernes est d’explorer l’idée de droits et pouvoirs politiques différenciés. Les théoriciens anglais et américains de la troisième voie ont fait quelques pas dans cette direction. Dans son dernier livre Anthony Giddens propose à Gordon Brown des mesures précises visant à aider les individus qui se considèrent comme des non-citoyens à participer au débat public afin de faire valoir leurs intérêts.</p>
<p class="MsoNormal">Dans le cadre de la France, pour dire deux mots de mon pays, le problème crucial, lorsqu’il s’agit d’égalité politique, n’est pas comme en Espagne ou au Canada celui de la représentation des identités culturelles nationales ou régionales (Corse mise à part) ; ce n’est pas non plus, comme aux Etats-Unis ou au Canada, celui de la représentation des identités ethniques ; ce n’est plus pour l’essentiel celui de la représentation politique des femmes (même si l’instauration de la parité entre hommes et femmes dans le processus électoral n’a pas fait disparaître toute inégalité, elle constitue un grand progrès) ; c’est, à mon avis, essentiellement celui de la représentation des jeunes en général (qui sont plus qu’ailleurs victimes du chômage, de l’échec scolaire, de la crise du logement, de la précarité salariale) et, plus particulièrement, de la représentation des jeunes français des quartiers défavorisés, issus de l’immigration. Il n’appartient pas aux théoriciens de dire quelle forme précise pourrait prendre ce que Anne Philips nomme une<em> politics of presence</em> des jeunes en France. Je me contenterai de dire que l’exclusion de plus en plus grande des jeunes du circuit politique, et le développement chez les jeunes de formes d’expression politique primaires, antidémocratiques, voire violentes, exige de nous un grand effort d’imagination, non seulement au niveau de la société civile (pour mettre fin à ce que Josuah Cohen nomme <em>the asssociation deficit</em>) mais aussi au niveau proprement politique (en examinant de près le découpage électoral, qui peut favoriser certains groupes et en défavoriser d’autres ; en encourageant publiquement les débats et forums entre les jeunes, y compris par la mise en place publique de medias spécifiques ; en envisageant la mise en place d’instances consultatives de jeunes créées à l’initiative des Régions, de l’Assemblée Nationale ou du Sénat). Autant la représentation proportionnelle des partis me semble, dans le contexte français, une idée contestable et dangereuse, autant il me semble nécessaire d’assurer la prise en compte des intérêts des jeunes par une présence réelle de ceux-ci dans les instances politiques, comme cela a été fait pour les femmes, pour corriger une inégalité politique criante. Une politique provisoire de la différence me semble ici possible et nécessaire, mais une politique qui ne doit pas perdre de vue son objectif : non pas la défense d’une identité culturelle mais celle de la participation égale des jeunes à la vie politique.</p>
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<p class="MsoNormal">Je dirai, pour conclure, que les voies qui conduisent à donner une certaine réalité à l’idéal d’égalité politique sont particulièrement indirectes. Il me semble qu’elles passent</p>
<p class="MsoNormal">(1) par la représentation, c'est-à-dire par une division du pouvoir (à la fois une nécessaire répartition inégale de celui-ci et une dispersion, par laquelle le pouvoir limite le pouvoir)</p>
<p class="MsoNormal">(2) par la mise en œuvre de mesures visant à atténuer les différences d’influence entre les citoyens, celles dues à l’argent et à la culture (l’enfer politique étant pavé de bonnes intentions, il est essentiel de rappeler qu’il s’agit là d’une question empirique : le mérite des théories réalistes d’Estlund et Posner est de nous rappeler que les mécanismes politiques, tout comme les mécanismes économiques, peuvent produire des effets pervers)</p>
<p class="MsoNormal">(3) par la satisfaction de l’exigence contemporaine de participation des citoyens à l’élaboration des décisions, à des niveaux divers, selon une intensité variable, et à partir d’un libre jugement</p>
<p class="MsoNormal">(4) par une mise en place prudente et expérimentale de mesures différentielles visant à réduire l’inégalité proprement politique, c'est-à-dire la marginalisation – due, entre autres, aux progrès mêmes de la démocratie représentative et participative – de groupes et d’individus qui en viennent à se comporter et à se considérer comme des non-citoyens. Comme le dit Michael Walzer dans son dernier livre, les exclus sont ceux qui sont expulsés de toutes les <em>sphères de justice</em> à la fois, la sphère économique, celle de l’éducation, celle du <em>welfare state</em>, celle de la politique aussi. Et la lutte contre l’exclusion passe par une réintégration dans toutes ces sphères à la fois, en commençant par celle de la politique, qui permet aux exclus de se faire entendre : « L’inclusion commence avec la citoyenneté, et cette inclusion est une valeur qui, lorsqu’elle est reconnue dans la sphère de l’activité politique démocratique, peut alors se répandre dans l’ensemble des autres sphères ».</p>
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<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration:underline;"><span>Bibliographie</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Benhabib, Seyla</strong> (ed.) : <em>Democracy and Difference. Contesting the Boundaries of the Political </em>(Princeton University Press, 1996)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Cohen, Josuah</strong> : « Procedure and Substance in Deliberative Democracy » (in Benhabib, <em>Democracy and Difference</em>)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Estlund</strong>, <strong>David</strong> : <em>Democracy</em> (edited by) (Blackwell, Malden and Oxford, 2002)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Giddens, Anthony</strong> : <em>Over To You, Mr Brown</em> (London, Polity, 2007)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Gutmann</strong>, <strong>Amy</strong> and <strong>Thompson</strong>, <strong>Dennis</strong> <em>: Democracy and Disagreement</em> (Belknap Press, Cambridge, 1996)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Habermas</strong>, Jürgen : « Au-delà du républicanisme et du libéralisme, la démocratie délibérative » (<em>Raison Publique</em>, n° 1, 2003)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Philips, Anne</strong> : « Dealing with Difference : A Politics of Ideas and a Politics of Presence » (in Benhabib, <em>Democracy and Difference</em>)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Posner</strong>, <strong>Richard</strong> : <em>Law, Pragmatism and Democracy</em> (Harvard U.P., 2005)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Rosanvallon</strong>, <strong>Pierre</strong> : <em>La contre-démocratie</em> (Seuil, Paris, 2006)</p>
<p class="MsoNormal"><span> </span>:<em> La démocratie inachevée</em> (Gallimard, 2003)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Stoker</strong>, <strong>Gerry</strong> : <em>Why Politics Matters</em> (Palgrave, New York, 2006)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Sunstein</strong>, <strong>Cass R.</strong> : <em>Free Markets and Social Justice</em> (New York, Oxford, Oxford U.P., 1977)</p>
<p class="MsoNormal"><em><span> </span></em>: <em>Designing Democracy</em> (New York, Oxford, Oxford U.P., 2001)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Urbinati, Nadia</strong> : <em>Representative Democracy. Principles and Genealogy</em> (Chicago, The University of Chicago Press, 2006)</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Walzer</strong>, <strong>Michael</strong> : <em>Politics and Passion</em> (New Haven and London, Yale University Press, 2004)</p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:14pt;line-height:150%;"><br />
</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Serge Audier, "La pensée anti-68"]]></title>
<link>http://bouillaud.wordpress.com/?p=38</link>
<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 21:28:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>bouillaud</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je m&#8217;étais promis de faire complètement l&#8217;impasse sur la &#8220;riche&#8221; productio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Je m'étais promis de faire complètement l'impasse sur la "riche" production éditoriale des quarante ans de mai 1968, tant je trouve indigeste les commémorations qui se multiplient à tout propos depuis le Bicentenaire de la Révolution française. Je n'en peux plus: je suis assez vieux pour me rappeler de 1776-1976. Assez, cela suffit.</p>
<p style="text-align:justify;">Ceci étant, je n'ai pu m'empêcher d'acheter puis de lire l'ouvrage de Serge Audier, <em>La pensée anti-68. Essai sur les origines d'une restauration intellectuelle </em>(Paris, La Découverte, 2008). Ce jeune philosophe, plutôt prolifique, signe là un essai engagé, où il prétend montrer toutes les approximations, contre-vérités, simplifications que de nombreux penseurs français ont utilisé pour faire le lien entre "1968" (l'évènement), sa supposée "pensée inspiratrice" (la "pensée 68") et la décadence actuelle des mœurs dans  l'individualisme hédoniste et jouisseur. Autrement dit, pour S. Audier, la question est comment on en arrive <em>in fine</em> au discours politique de N. Sarkozy qui fait au printemps 2007 le lien entre "1968" et... les patrons voyous de la finance de notre temps (si mes souvenirs sont exacts). S. Audier essaye de démonter la mécanique intellectuelle qui arrive à attribuer à une pensée supposée unitaire de 1968 le "déclin des moeurs, de la République et de la France" pour résumer le propos des actuels contempteurs de mai 1968.</p>
<p style="text-align:justify;">Le texte fourmille de détails tout au long de ses 375 pages jamais ennuyeuses et bien enlevées, mais une conclusion de l'auteur, éparpillée tout au long du texte, m'a particulièrement frappé : tous les auteurs cités ou presque travaillent presque sans aucune base empirique. Ce sont presque tous des "philosophes". Tout leur propos se situe au niveau du concept, d'un concept qui engendrerait le réel, ses bonheurs et ses malheurs, et, à maintes reprises, S. Audier demande qu'on lui apporte les preuves empiriques de ce que tel ou tel auteur avance si résolument. Je ne peux qu'approuver : j'ajouterais au dossier l'analyse courte et brillante de Louis Pinto sur Toni Negri, "La pensée post- de Toni Negri" (in B. Geay et L. Willemez, <em>Pour une gauche de gauche</em>, Bellecombe-en-Bauges, Les Editions du Croquant, p. 197-213). Dans ce texte, L. PInto montre bien que l'analyse de T. Negri sur les "multitudes" ne repose empiriquement sur rien et qu'elle ne tient éditorialement que par la révérence que les lecteurs profanes (souvent les militants d'une des formes de la "gauche de la gauche") portent à un philosophe qui parle si complaisamment des grands auteurs canoniques. <em>Mutadis mutandis</em> à l'autre bout de l'horizon politique, S. Audier dénonce le même phénomène : R. Debray, P. A. Taguieff, P. Manent, et autres L. Ferry "déparlent" pour user d'un régionalisme, mais ils le font avec l'autorité de la familiarité des grands auteurs.</p>
<p style="text-align:justify;">En effet, en même temps, cyniquement, force est de constater que le succès éditorial va à ce genre de textes, à la fois à la limite du pamphlet et démontrant par un langage ou un ensemble de référence qu'<em>"ici, mon bon Monsieur, on pense"</em>. S. Audier cite peu de travaux sociologiques, historiques ou politologiques, et souvent ce sont effectivement des textes bien oubliés contrairement aux essais cités qui, eux, ont marqué leur temps, aussi approximatifs soient-ils (le plus exemplaire en ce sens, n'est autre que l<em>e Nouvel ordre écologique</em> de L. Ferry paru en 1992). En fait, S. Audier devrait peut-être mener une réflexion sur les publics de ce genre de textes, ce qu'ébauche Louis Pinto, en soulignant que le militant de gauche attend dans le fond un nouvelle eschatologie. (A vrai dire, on ne sait rien de précis sur les lecteurs des essais politiques en général.)</p>
<p style="text-align:justify;">Malgré ces qualités de l'ouvrage, les commentaires que j'ai pu lire sur le site Non.fiction sont pourtant partagés (2 contre, 1 pour). Une de ses collègues, philosophe elle aussi, lui reproche de ne pas voir le fond de validité de la thèse du livre "la Pensée 68" de L. Ferry et A. Renaut, à savoir que les "maitres du soupçon", les "antihumanistes" (Foucault, Lacan, Derrida, Althusser, et éventuellement Bourdieu), les partisans de la "mort de l'homme", seraient derrière cette mutation des mœurs, seraient donc à la base du relativisme moral que l'on est supposé connaitre aujourd'hui (ce qui constitue sans doute un poncif à vérifier en pratique). S. Audier tient lui que l'évènement de 1968 est plutôt proche de "Sartre" que de cet antihumanisme dominant selon lui les sciences humaines dans les années 1960. Sur ce point, je lui donnerais plutôt raison : l'affirmation du moi, de l'existence ici et maintenant ("ne pas perdre sa vie à la gagner"), me parait bien faire partie du scénario de 1968, y compris d'ailleurs dans le monde ouvrier. Pour être un peu polémique, les "35 heures" me paraissent à ce compte-là dans une des filiations de "Mai 1968" - N. Sarkozy ne se tromperait donc pas tant dans sa volonté d'en finir avec Mai que dans les motifs d'en finir avec cette période.</p>
<p style="text-align:justify;">J'aurais cependant quelques points de désaccord :</p>
<p style="text-align:justify;">- à certains moments, S. Audier raisonne par transitivité : x est inspiré par y qui est inspiré par z, signifie en fait que x est coupable des errements de z. C'est particulièrement net pour les pages consacrées à M. Gauchet (p. 320-327): ce dernier s'inspirerait au fond de Louis Dumont, l'indianiste, qui lui-même s'inspire de René Guénon, l'ésotériste. Conclusion : M. Gauchet s'inspire d'un ésotériste aux accointances douteuses pour le moins, il est donc coupable! De la part de S. Audier, ce genre de critiques, même si elles se veulent prudentes, nient qu'on puisse lire un auteur et n'en garder, si j'ose dire, que la part de vérité qui nous permet de construire notre propre pensée qui n'est pas la même que celle de ceux qu'on utilise. Marx lit certes Ricardo et Hegel, mais Marx n'est ni Ricardo ni Hegel. La pensée n'est pas si transitive que cela, il y a des ruptures. Autre (contre-)exemple : tout le monde sait désormais qu'en son temps Max Weber était plutôt un partisan d'une "Allemagne forte", pour ne pas dire intelligemment impérialiste. Il n'empêche que les catégories inventées par ce libéral-conservateur appartiennent au fonds commun de la sociologie française contemporaine comme science. Dans son ouvrage, S. Audier fait ainsi le reproche à Pierre-André Taguieff de s'affirmer "républicain" tout en s'inspirant de tous les auteurs qui ont en leur temps critiqué la IIIe République comme régime démocratique décadent. Je ne crois pourtant pas qu'il s'agisse d'une critique valable sur le plan intellectuel : tout dépend de ce que P. A. Taguieff fait de ces auteurs.</p>
<p style="text-align:justify;">Par moment, S. Audier tombe aussi bien pour ceux qu'il loue pour leur clairvoyance que pour ceux dont il critique les errements dans le travers de la recherche de la pureté "génétique" d'une pensée : dis-moi qui tu as lu et commenté, et ce qu'avait lu et commenté celui que tu as lu et commenté, je te dirais qui tu es vraiment. C'est une vision réductrice de la vie intellectuelle : les meilleurs défenseurs d'une pensée sont souvent ceux qui ont le plus lu le camp d'en face - par exemple S. Audier lui-même n'est-il pas maintenant un guide excellent des pensées réactionnaires pour simplifier de notre temps tout en défendant d'évidence une vision totalement autre? En tant que non-philosophe, je reconnais bien là un style d'écriture par filiation, qui me parait extraordinairement réducteur, mais parfaitement logique avec l'idée d'une cohérence des pensées des différents (grands) auteurs.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour reprendre le cas de M. Gauchet, attaqué à de multiples reprises dans l'ouvrage, je suis étonné de ne pas voir cité par S. Audier Benjamin Constant, et son discours de "De la liberté des anciens et des modernes". La référence à Tocqueville l'emporte, sans doute parce S. Audier a écrit sur ce classique, mais s'il y a un reproche à faire à M. Gauchet, c'est bien plutôt d'en revenir aux inquiétudes de B. Constant. Ce dernier est le premier à ma connaissance à thématiser la contradiction entre l'attrait des plaisirs privés qu'offre la nouvelle condition moderne et le risque que cet attrait laisse ouverte la voie à tous ceux qui voudraient se saisir du pouvoir politique à nos dépends. Le caractère contourné des thèses de M. Gauchet m'a toujours paru destiné à masquer cette filiation libérale des plus classiques, qui "thématise" une situation, mais qui "ne résout rien" en ne dessinant aucune esquisse de solution.</p>
<p style="text-align:justify;">- dans son étude, S. Audier indique bien qu'il y aurait d'autres vérités de mai 1968 que les approximations et contre-vérités en vogue; on comprend que, pour lui, l'une des vérités de "1968" est d'être un mouvement social qui a demandé de la démocratisation, de la prise en compte des besoins des gens ordinaires, contre une autorité sourde aux souffrances liées à la croissance française de l'époque. Il est d'ailleurs très favorable à la vision pour lui fort raisonnable de Raymond Aron, qui avait souligné sur le moment entre autres éléments cet aspect de demande de démocratie contre la "verticale du pouvoir" (pour user d'un terme récent) gaulliste. Il cite de nombreuses fois Claude Lefort et C. Castoriadis comme ayant accès à une vérité (au moins) de "mai 1968".  Là encore, je suis plutôt en accord avec l'auteur, mais, en revanche, je me demande bien pourquoi S. Audier évacue presque complètement la question du marxisme, les questions sur la possibilité d'un socialisme dans un Etat comme la France, et le rôle du "gauchisme" au sens organisationnel. Il rappelle qu'au sommet du PCF la réaction à Mai 1968 fut plutôt négative (chap. 4. <em>Liquidations communistes</em>), mais il oublie que la période qui s'ouvre en 1968 est celui d'un cycle militant ascendant au sein des partis de gauche, y compris le PCF lui-même.</p>
<p style="text-align:justify;">Son "1968" qu'il dessine en creux contre le monstre hédoniste des "républicains" et autres conservateurs oublie en effet complètement cet aspect, en parfaite symétrie d'ailleurs avec ceux qu'il critique. Que je sache, jusqu'en 1981, il existe en effet une montée en puissance politique et électorale d'un nouveau Parti socialiste qui se veut résolument à gauche contrairement à la vieille SFIO, un parti qui veut "changer la vie". Dans les années 1970, un Jacques Attali pérore sur la "rupture (sans drame) avec le capitalisme" (voir un post précédent). Le PS se veut un "parti ouvrier" en concurrence frontale avec le PCF, son allié du "Programme commun" jusqu'en 1978. Il existe même une théorie économique en vogue à gauche qui justifie les nationalisations au nom de la croissance et du partage plus égalitaire de ses dividendes. Contrairement à une vision exclusivement réduite au monde intellectuel et ses dépendances étudiantes, le PCF ne disparait donc pas en 1968, il est encore une force politique non négligeable en mai 1981. Dans cette seconde moitié des années 1970, son chef, Georges Marchais, a encore la force de déclarer à la face du monde "globalement positif" le bilan de l'URSS, et de soutenir l'invasion soviétique en Afghanistan au nom des acquis de la Révolution.  Le PCF ne s'écroule vraiment qu'en raison de l'immense déception qu'engendre parmi ses électeurs et ses militants son passage aux affaires en 1981-83 (déception dont on voit encore les traces dans l'opinion et qui se répètera à plus petite  échelle en 1997-2002).</p>
<p style="text-align:justify;">A l'extrême gauche, rappelons aussi la multiplication des groupes qui se revendiquent d'une vision marxiste du monde. Toute cette agitation retombe en quelques années, mais elle a bel et bien existé. On peut s'en moquer <em>a posteriori</em> en soulignant l'irréalisme foncier et l'isolement social de ces groupes, et voir cela comme une vaste "foire à la Révolution", ce qui semble avoir été l'analyse de R. Aron dès le début; mais il reste que cela a bel et bien existé : une très forte poussée en France de radicalisme d'inspiration marxiste entre 1968 et 1981. Que je sache les "libertaires" au sens d'anarchistes ont été tout aussi minoritaires à l'époque qu'ils l'ont été tout au long de l'histoire des luttes sociales et politiques depuis 1848. S. Audier semble l'oublier, pris qu'il est par la confrontation avec des auteurs qui soulignent de "Mai 1968" son aspect <em>libertaire</em>, au  sens  d'individualiste, de jouisseur, de libertin.</p>
<p style="text-align:justify;">De ce point de vue, évidemment, les différentes formes de "marxisme", dont le "maoïsme", paraissent tellement morts, en particulier  au milieu  des années  1980, qu'on peut comprendre que  des auteurs aient cherché à attribuer à une autre source intellectuelle ce qui venait des années 1960. Ils n'avaient plus d'autres adversaires sérieux à critiquer. Ils se trompent sans doute, mais S. Audier lui néglige trop cet aspect de "Mai 1968".</p>
<p style="text-align:justify;">S. Audier a sans doute voulu essayer d'éviter de revenir sur cet aspect bien connu par ailleurs d'écroulement du marxisme (il le dit d'ailleurs en introduction), mais je crois qu'il s'agit d'une faiblesse pédagogique de l'ouvrage. En effet, un étudiant, en lisant ce livre qui prétend donner les clés d'une "restauration intellectuelle", oubliera de fait l'élément essentiel : le centre de la critique sociale, le marxisme, par rapport auquel tous les auteurs critiques se positionnaient eux-mêmes (comme le Sartre de <em>la Critique de la raison dialectique</em> , Louis Althusser ou encore Nicolas Poulantzas, et presque tous les auteurs de gauche cités), et qui comprenait un aspect pratique en terme de recettes économiques à appliquer (nationalisations ou "autogestion" par exemple), a disparu.</p>
<p style="text-align:justify;">Il est vrai qu'il plus porteur d'espoir pour le lecteur de gauche auquel s'adresse l'ouvrage d'évidence de réinscrire Mai 1968 dans une tradition réellement républicaine et démocratique de longue période comme le fait S. Audier en parlant de "sédimentations" de Mai 1968 que de souligner encore une fois que "Marx est mort" sans remplaçant connu à ce jour - n'en déplaise à Toni Negri!</p>
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<title><![CDATA[Dire non à l'hégémonie libérale. Défendre une conception républicaine de la liberté.]]></title>
<link>http://ameliepinset.wordpress.com/?p=62</link>
<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 11:58:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>ameliepinset</dc:creator>
<guid>http://ameliepinset.wordpress.com/?p=62</guid>
<description><![CDATA[tiens, tiens le joli débat que voilà sur le libéralisme&#8230; J&#8217;avais écrit l&#8217;artic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">tiens, tiens le <span style="text-decoration:line-through;">joli</span> débat que voilà sur le <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080522.OBS4995/le_liberalisme_de_delanoe__provoque_un_tolle_au_ps.html">libéralisme</a>... J'avais écrit l'article qui suit il y a de cela plusieurs mois <span style="color:#888888;">(en novembre, probablement, puis quelques ajouts en février si je m'en réfère à la dernière date de modification et finalisé aujourd'hui... lol )</span> sans jamais l'avoir publié, voilà chose faite.</p>
<p><a title="lâcher de ballons de amelie.p, sur Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/26897255@N07/2541233992/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2051/2541233992_41d3831e7e.jpg" alt="lâcher de ballons" width="460" height="263" /></a></p>
<p align="justify">De nos jours, en France, pour simplifier, on définit la droite comme libérale et une bonne partie de la gauche se définit comme <em>anti-libérale</em> (<a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=58589">peut-on considérer l'autre partie comme de gauche ?</a>). Conséquemment, on impute à la gauche d'être contre la liberté, comme sait si bien le faire ce cher BHL (sic). Bien-évidemment, vous êtes pour la liberté donc vous ne pouvez être contre le libéralisme. Voilà le discours ambiant qui règne dans les médias.</p>
<p align="justify"><span style="color:#ff0000;"><strong>Le libéralisme formerait-il donc l'unique manière de concevoir la liberté ?</strong> </span>Étrange conception de la liberté de pensée.</p>
<p align="justify">De une,<strong> le mot libéralisme en France est associé au libéralisme économique</strong>, aux penseurs classiques comme Adam Smith. Vous savez Adam Smith et sa "main invisible". Adam Smith, considérant que les hommes ont un penchant naturel à l'échange donc le marché est naturel, par-delà il est plus efficace si personne n'y touche : promotion de la non-intervention de l'État en vue de la maximisation du libre-échange. En ce sens, oui <em>nous</em> sommes anti-libéraux car contre le libéralisme économique qui croit illusoirement à l'auto-régulation. <em>[après qui comprend le nous, c'est une autre histoire...]</em></p>
<p align="justify">De deux, la critique anti-libérale recoupe aussi plus précisément une opposition nette et tranchée au <strong>néo-libéralisme</strong>.  La phrase de Jospin la résume bien : “oui à l'économie de marché, non à la société de marché”. Oui, il y a une importante distinction à faire entre libéralisme économique et néo-libéralisme, n'en déplaise aux "libéraux". Car aujourd'hui, c'est bien une société néo-libérale qui se dessine face à nous. Si le libéralisme économique consiste dans l'optimisation du libre-échange sur le marché, le néo-libéralisme va beaucoup plus loin, il "consiste plutôt dans l’extension et la dissémination des valeurs du marché à la politique sociale et à toutes les institutions". <span style="color:#ff3366;"><strong><span>C'est une marchandisation de la société à laquelle nous assistons et contre laquelle nous devons nous opposer haut et fort.</span></strong></span></p>
<p align="justify">Au delà de ces considérations du mot libéralisme en tant que doctrine(s) économique(s), comment peut-on définir la liberté libérale ?</p>
<p align="justify">On considère qu'il existe deux grandes façons de concevoir la liberté : liberté des modernes contre liberté des anciens soit une conception "négative" contre une conception "positive" pour reprendre les termes d'<span style="color:#3366ff;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaiah_Berlin">Isaiah Berlin</a></span>.</p>
<p align="justify">La <strong>conception "négative"</strong> se rattache à l'idéal libéral. Elle se définit par rapport à l'<strong>absence d'interférences</strong> : je suis libre "dans la mesure où personne ne vient gêner mon action". La liberté se limite à notre soumission à notre seule volonté privée.</p>
<p align="justify">La <strong>conception "positive"</strong> se rattache à l'idéal plutôt communautarien dans la mesure où elle réduit (à l'inverse) la liberté comme partage d'une volonté publique démocratiquement déterminée par la communauté. Je suis libre dans la mesure où j'atteins cette "<strong>maîtrise de soi</strong> qui suggère l'idée d'un homme qui entre en lutte contre lui-même".</p>
<p align="justify">Dans <a href="http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/pettit-philip/republicanisme,782454.aspx">Républicanisme de Philip Pettit</a>, une troisième conception de la liberté est remise à la surface, au chemin des 2 conceptions, définit comme l'absence de maîtrise exercée par un tiers, en d'autres termes : l'<span style="color:#ff3366;"><strong><span>absence de domination</span></strong></span>. C'est la troisième voie défendue par <span style="color:#ff3366;"><strong><span>le républicanisme</span></strong></span>.</p>
<p align="justify">La conception "positive" de la liberté est critiquable dans le sens où elle ne laisse place à l'indépendance individuelle.</p>
<p align="justify">Attachons-nous maintenant à voir pourquoi nous devons préférer le républicanisme au libéralisme. La conception libérale de la liberté est quelque peu indiscernable dans la mesure où dans une société, on est forcément face à des interférences dans nos choix ; le républicanisme tente lui, d'opérer une distinction entre interférences tolérables ou non, d'où la notion de domination. Quelle est la différence entre interférence et domination ? Une domination se distingue de la simple interférence dans le sens où celle-ci se caractérise par sa base arbitraire. Cette distinction est très intéressante car <strong>là où le libéralisme considère l'État et donc les lois comme organisant un certain recul de la liberté</strong> (même s'il estime que cela peut être un pas en arrière pour deux pas en avant suivant le contenu de la loi), puisqu'étant de fait des interférences,<span style="color:#ff3366;"> <strong>le républicanisme considère que l'État et les lois ne vont point à l'encontre de la liberté</strong></span> (au contraire même) puisque l'on ne peut juger qu'il exerce une domination dans la mesure où les normes qu'il définit voire les sanctions qu'il peut attribuer ne relèvent pas de l'arbitraire. On citera : "<span style="color:#ff3366;"><strong><span>Les lois de l'État légitime, en particulier les lois d'une république, créent la liberté dont jouissent les citoyens</span></strong></span> ; elles ne représentent pas une violation de cette liberté, pas même dans une mesure qu'elle pourrait ensuite compenser" (Philip Pettit, <em>Républicanisme</em>, trad. Patrick Savidan et Jean-Fabien Spitz, NRF essais, Gallimard, 2004, p.58). Enfin derrière la définition de liberté par l'idéal d'absence de domination, ce que le républicanisme pose comme question, c'est celle de l'exigence d'égalité.</p>
<p align="justify">En cela, nous devons affirmer aux pseudo-chantres de la liberté et ne veulent entendre le terme d'égalité, que leur liberté n'est que la liberté du renard dans le poulailler (mais le renard étant condamné à assouvir indéfiniment son désir de toujours plus de domination, peut-on encore dire qu'il est libre ?) . <span style="color:#ff3366;"><strong>Nous devons défendre une conception de la liberté comme non-domination car elle montre que la liberté et l'égalité ne sont aucunement contradictoires</strong></span>, et se rejoignent même. Je terminerai donc en écrivant : <span style="color:#ff0000;"><strong>pour l'émancipation de chacun</strong></span><strong> </strong><span style="color:#000000;">(et là est, je pense, la fin du socialisme démocratique)</span><strong>, <span style="color:#ff0000;">défendons une conception républicaine de la liberté</span>.</strong></p>
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</item>
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<title><![CDATA[L’anarcho-syndicalisme : le meilleur des deux mondes]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=211</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 23:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
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<description><![CDATA[La gestion interne des entreprises par les travailleurs fait des avancées et se dévoile comme une ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="float:right;" src="http://www.commondreams.org/headlines05/images/0218-04.jpg" alt="" width="349" height="212" />La gestion interne des entreprises par les travailleurs fait des avancées et se dévoile comme une alternative crédible aux pertes d’emplois conséquentes aux fluctuations économiques inhérentes à la globalisation économique.</p>
<p>Récemment, on apprenait la création de la Coopérative Filspec, à Sherbrooke, qui en est à sa quatrième année d’opération. Une centaine d’ex-employés syndiqués ont décidé d’acheter la compagnie qui fermait ses portes en raison de la compétitivité internationale et de la diriger par eux-mêmes avec le soutient financier de la Centrale des Syndicats Démocratiques (CSD) et des Caisses Desjardins qui participent au projet.</p>
<p>La coopérative avec un chiffre d’affaire de 30 millions de dollars exporte ses produits spécialisés aux États-unis, en Europe ainsi qu’en Australie. Elle opère malgré vents et marrées dans le domaine du textile qui ne cesse de décliner au Québec et a dû se soumettre à de difficiles sacrifices après que le privé ait décidé de se désengager : baisse des salaires de 12% en 2006 et contribution de 5% sur le taux horaire des coopérants dans un plan d’investissement de la nouvelle « compagnie ». Mais, sur le long terme, l’entreprise est rentable, malgré quelques difficultés héritées de la concurrence mondiale, particulièrement de la Chine, et devient de plus en plus un exemple pour d’autres entreprises en eaux troubles.</p>
<p>Le sentiment d’appartenance a eu un effet positif sur le rythme de production car les travailleurs-entrepreneurs ont la sensation de travailler pour eux-mêmes.</p>
<p>Par ailleurs, différentes expériences du même genre ont éclos dans d’autres pays, spécialement en Argentine qui a frôlé la banqueroute avec la crise financière et économique de 2001. C’est ce que met en lumière le documentaire « The Take » de Naomi Klein et Avi Lewis.</p>
<p>La plus connue est l’ancienne compagnie de céramique Zanon rebaptisée FaSinPat (pour Fabrique Sans Patron en espagnol). Suite au lock-out de l’usine ordonné par Luigi Zanon, le propriétaire, en raison des demandes d’amélioration des conditions de travail de la part du syndicat, les ouvriers ont investi les lieux et pris en charge le redémarrage de la production. Et le pire est que cela a fonctionné! La nouvelle entité commerciale fait des profits retournant directement à ses travailleurs!</p>
<p>Les insurgés ont justifié leurs actions de mutinerie en alléguant que la compagnie privée n’avait pas payé aux ex-employés les redevances de salaires qu’elle leurs devait. De plus, la compagnie localisée sur des terres publiques aurait bénéficié de prêts gouvernementaux dans les années 90 sans jamais rendre quoi que ce soit à l’État.</p>
<p>Croyant que cette manœuvre se résulterait par un échec lamentable, l’ancien détenteur de Zanon n’aurait pas réagi immédiatement à l’intrusion des travailleurs jusqu’en 2002, année où le gouvernement abandonna la parité du peso argentin avec le dollar américain. Dans ce nouveau contexte, l’entreprise recouvra son potentiel de profitabilité capitaliste et des démarches légales ont été initiées par la suite contre la coopérative de travailleurs. Depuis ce jour, elle a été victime de menaces et l’une des travailleuses de FaSinPat a même été kidnappée et torturée en 2005.</p>
<p>Malgré tout, la Fabrique Sans Patron tient bon. Depuis le début de l’aventure, elle a crée 170 emplois, pour un total de 410 employés actifs en 2005. De plus, elle a financé des centres communautaires et des cliniques médicales dans la région qui lui a permis d’obtenir le support des habitants locaux.</p>
<p>En octobre 2007, un ordre de la cour réduisit la durée de la gérance de la coopérative sur l’usine. Elle devra céder le bâtiment à l’ancien propriétaire d’ici octobre 2008 et elle promet de faire appel. Ceci se révèle encore comme une tentative de saborder un projet ouvrier prometteur par les forces capitalistes qui y voient une menace à leur domination. Un dossier à suivre.</p>
<p>L’anarcho-syndicalisme et l’autogestion par les employés gagnent du terrain et deviennent une voie de rechange en réponse aux fermetures d’entreprises par les investisseurs privés lorsqu’elles ne rentrent plus dans leurs barèmes de rentabilité.</p>
<p>Et ça se comprend. Pour l’entrepreneur privé, le seuil de viabilité doit se définir après avoir soustrait les salaires élevés des cadres et surtout la marge des bénéfices. Cependant, ces « charges » n’existent plus sous un régime d’entreprise optant pour la propriété commune de la compagnie par ses propres travailleurs. Ces « frais inhérents » sont transformés en ristournes dirigées vers les poches des salariés car on élimine le parasitage des gains par des intérêts particuliers.</p>
<p>Plusieurs avantages sont reliés à l’anarcho-syndicalisme : les travailleurs se sentent impliquer dans les activités de l’entreprise et donc mettent plus de cœur à l’ouvrage, ce qui se résulte par un accroissement de la productivité; la compétitivité de l’entreprise coopérative s’en trouve accrue car on élimine les intermédiaires dans la gestion (personnel cadre et actionnaires) ainsi que les coûts qui y sont associés; les profits reviennent à l’ensemble des travailleurs et de la communauté locale (comme je le citais plus haut dans le cas de FaSinPat avec ses investissements sociaux).</p>
<p>Il s’agirait du meilleur des deux mondes. En fait, une économie de marché composée d’entreprises coopératives et démocratiques soumises à la loi de l’offre et de la demande. On préserverait ainsi le meilleur du capitalisme tout en y incluant le meilleur du socialisme.</p>
<p>Ce serait sûrement une voie à explorer pour les tenants de la nouvelle gauche qui espèrent conjuguer une meilleure redistribution des richesses avec prospérité économique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ce n'est pas facile de me mettre là-dedans]]></title>
<link>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=179</link>
<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 21:06:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Belette lachinoise</dc:creator>
<guid>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=179</guid>
<description><![CDATA[

Billet numéro 101&#8230; il n&#8217;y a pas de hasard  &#8230;
Décidément, la Belette est un dr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite.jpg"></a><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite1.jpg"></a><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/caisse4.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-medium wp-image-186" src="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/files/2008/04/on-ne-me-met-pas-dans-une-boite1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="268" /></p>
<p>Billet numéro <strong>101</strong>... il n'y a pas de hasard :lol: ...</p>
<p>Décidément, la Belette est un drôle de numéro. Oui, et j'aime bien ne pas être facile à cerner, à mettre dans une boîte. I also like to <em>think out of the box</em>, si vous voyez ce que je veux dire. Désolée si mon manque d'orthodoxie ne fait pas votre affaire, je m'en contrefiche. Alors si ça vous <em>énarve</em>, ne perdez pas votre temps à me sermonner, ce sera un coup d'épée dans l'eau. J'ai créé ce blogue pour m'exprimer, pas pour adhérer à une ligne de parti quelconque.</p>
<ul>
<li>Suis-je de gauche? Euh... oui, mais pas d'extrême-gauche. Social-démocrate un peu style <em>New Labour</em>. Mais une mauvaise idée reste une mauvaise idée, peu importe qui la propose.</li>
<li>Est-ce que je suis en faveur de l'intervention de l'État dans l'économie? Euh... oui et non. Beaucoup ou pas beaucoup? Eh bien moi, les ministères du Plan et les gugusses du genre, ça ne me fait pas tripper plus qu'il faut, notamment parce que ce sont généralement des échecs lamentables. (Vous saviez qu'il y a eu une <a href="http://www.plan.gouv.fr/" target="_blank">Commission du Plan</a> en France?)  Les Tricofil, Sidbec, Société nationale de l'amiante et autres éléphants blancs du genre, non plus. La SAQ? Mmmmmm... quand on voit ce que la privatisation a donné en Alberta, ce n'est pas très tentant.</li>
<li>L'État doit intervenir quand le libre marché est imparfait, non concurrentiel ou que c'est un service incompatible avec le profit. (Les profits excessifs, ça existe. )</li>
<li>Il y a des domaines pour lesquels je ne fais pas confiance au secteur privé. Les hôpitaux? Oh non.</li>
<li>Suis-je féministe? Commencez par définir ce que c'est pour vous, une féministe! Je suis pro-choix. je ne suis pas anti-hommes. Pour le reste, voir <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2008/04/28/ah-les-maudites-feminifascistes-prise-923-soupir/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2007/09/30/repliquer-avec-dignite-au-discours-masculiniste/" target="_blank">ici</a>. Ou cliquer à droite sur Droits des femmes pour voir l'ensemble de ma pensée.</li>
<li>Je suis contre la peine de mort. Dans TOUS les cas.</li>
<li>Je ne suis pas anti-américaine par réflexe. Mais l'impérialisme yankee, comme en Iraq en ce moment, n'est pas ma tasse de thé.</li>
<li>J'en ai long à dire contre les néo-cons du genre du <a href="http://www.newamericancentury.org/" target="_blank">Project for a New American Century</a>. Je ne peux blairer <a href="http://blog.washingtonpost.com/cheney/" target="_blank">Cheney</a>, Bush, Wolfowitz, Condoleeza Rice et tous leurs joyeux compagnons.</li>
<li>Je ne suis pas non plus une pacifiste dans tous les cas et peu importe la situation.</li>
<li>Je crois au Divin. Je crois que la foi peut être une force positive. Mais les religions organisées, c'est une autre paire de manches.</li>
<li>Je ne suis pas anticléricale ou anti-religions. Entre autres, je ne suis pas systématiquement islamophobe.</li>
<li>Je ne suis pas antisémite, mais antisioniste, ça oui!</li>
<li>Je suis une maniaque des droits de la personne, donc pour les droits de  LGBT et des minorités. Vous me voyez venir....</li>
<li>Pour ce qui est de la question nationale (l'indépendance du Québec), et les droits de la minorité anglophone, mon opinion est <a href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2008/04/26/une-forme-de-nationalisme-que-j%e2%80%99hais-donc/" target="_blank">ici</a>. Je ne suis pas une pure et dure, ça c'est sûr.</li>
</ul>
<p> J'ajouterai autre chose si j'y pense.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[<i>Ah les maudites féminifascistes</i> (prise 923)... soupir!]]></title>
<link>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=168</link>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 01:05:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Belette lachinoise</dc:creator>
<guid>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=168</guid>
<description><![CDATA[
Ce billet a été retravaillé pour corriger des fautes, des liens entre des idées, et préciser c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://flickr.com/photos/bebber/845779291/"><img class="aligncenter size-full wp-image-169" src="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/files/2008/04/violenza-domestica.jpg" alt="" width="500" height="500" /></a></p>
<p><strong><span style="color:#ff0000;">Ce billet a été retravaillé pour corriger des fautes, des liens entre des idées, et préciser certains points.</span></strong></p>
<p><a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/?p=407#comment-5649" target="_blank">Aujourd'hui, Marie-Claude Lortie revient sur l'histoire du bonhomme qui a séquestré sa fille dans la cave pendant 24 ans et lui a fait 7 enfants.</a></p>
<p>Tout de suite, un homme monte aux barricades et dit que c'est un «méfait du patriarcat».</p>
<p>Évidemment, il y a des gens qui ne sont pas d'accord. Et, évidemment aussi, quelqu'un vient fatalement dire «certaines féministes sont connes». Bon. Yé. C'est déjà plus nuancé que «les féministes sont connes». Et je suis d'accord avec lui.</p>
<p>Et puis d'autres arrivent avec d'autres faits divers, où les sexes sont inversés. Désolée, mais un fait divers n'est pas une preuve (le cas de figure peut se présenter; mais ce n'est pas une règle).</p>
<p>Je veux reproduire ici ce que j'ai écrit, et peut-être pousser l'analyse plus loin.</p>
<p>En passant, c'est drôle que ce genre de mise au point soit nécessaire. Moi ça me paraît tellement évident... Mais il y a des gens qui ont été blessés et ils ont tendance à réagir émotivement sur certains sujets. Moi-même, votre hôte, j'ai endommagé mon plafond quelques fois en lisant certains commentaires masculinistes. :oops:</p>
<p><strong>Le masculinisme est une idéologie de droite insidieuse</strong> (ouaip, Anarcho-pragmatiste est un tenant du patriarcat, qui est une idéologie de la drette qui pette -- un groupe dominant qui veut garder ses privilèges. On essaie de nous faire croire que c'était mieux avant, que les rapports de domination- soumission c'était naturel, que c'était idéal. Or, <em>ces tendances et des rôles ne sont pas</em> <em>naturels. </em>À preuve, dans d'autres cultures, les rapports entre les sexes ne se passent pas comme ça.<em> </em>Ensuite, ça sous-entend que ce qui est «naturel» (les hommes préhistoriques mouraient jeunes; c'était naturel vu leurs conditions de vie!) ou «antique» est forcément bon. Je crois que c'est davantage une argumentation pour justifier de retourner en arrière en prétendant que tous les hommes sont systématiquement lésés, toujours et tout le temps par les progrès de la condition féminine. On veut faire croire qu'il s'agit d'une conspiration systématique.</p>
<p>Les masculinistes voient le pouvoir dans un couple comme une tarte : si l'un en a plus, l'autre en a moins. Où est l'amour là-dedans, qui fait que les gens sont biens ensemble et restent parce qu'ils le veulent? Je crois que les liens les plus solides sont intangibles, invisibles.</p>
<p>Pourquoi cette crainte de perdre son pouvoir, cette hantise de l'exercer à tout prix (littéralement)? J'avais lu que les hommes qui battent leur femme ont un gros complexe d'infériorité : ils croient que s'ils ne sont pas contrôlants, elle ne restera pas. Comme si une femme était un oiseau sauvage qui risque à tout moment de s'envoler! Et les pervers narcissiques, de leur côté, se sentent vides en dedans et, pour se remplir, vident les autres de leur énergie. Ils poussent la cruauté mentale (ert parfois physique) très loin. Comme leur ego est fragile, admettre leurs torts serait la défaite absolue, ils s'écrouleraient. Il leur faut donc avoir le dernier mot... à tout prix.</p>
<p>Si je suis sûre de moi, si j'ai confiance en moi, le fait que l'autre est «habilité» n'est pas menaçant pour moi. Au cotnraire, c'est là qu'on peut vraiment travailler en équipe. Les gens contrôlants obtiennent le contraire de ce qu'ils espèrent. Plus ils essaient, plus l'autre fuit. Ils me font penser à des noyés insécures qui s'accrochent violemment à la moindre brindille.</p>
<p>On retrouve cet acharnement, cette insécurité, dans le harcèlement qui dure de longues années, les meurtres suivis de suicide, les batailles juridiques incessantes, jusqu'à la quérulence. Certains ont tellement manqué d'amour qu'ils ne voient pas qu'ils ont tiout fait pour qu'on ne les aime plus. Impossible d'admettre ses torts. Plutôt mourir que perdre la face.</p>
<p>Il y a aussi des gens mal informés (c.-à-d., souvent, touchés par la propagande masculiniste) qui prétendent que les sexes sont en guerre. Non mais ta*, quand est-ce que les gens vont s'enlever ça de la tête?</p>
<p>OK -- on respire. Je ne vais pas aborder aujourd'hui la question des femmes (il y en a, je suppose -- mais je n'en connais pas!) qui divorcent et lavent leur conjoint financièrement, voire autrement. Par contre, je vais dire tout de suite que je me refuse à croire que c'est une pratique généralisée. Que c'est ainsi que TOUTES les femmes se comportent. Voyons donc. Pensez-y deux secondes. Si vous croyez ça messieurs, devenez gays!</p>
<p>Nenon, bien sûr, je niaise -- comme si on pouvait «devenir gay»! On peut décider d'essayer par curiosité, ou être bisexuel. Mais on ne <em>devient</em> pas gay. Parfois ça ne se manifeste pas tout de suite, mais seulement plus tard. Mais on est conçu gay, d'après moi. Et puis le prochain qui me sort l'argument «les animaux ne le font pas», je lui réponds 1. Ouin? Les animaux ne parlent pas non plus! et 2. C'est tout simplement faux.</p>
<p>Je parle en termes théoriques, éviudement. Mais je signale qu'avec le mariage gay, les anti-femmes auraient le même problème parce que la violence conjugale n'est pas propre à un sexe ou à une orientation sexuelle. Il y a de la violence conjugale dans certains couples gays et lesbiens aussi. Pas facile d'avoir de l'aide quand les gens rient de toi et te traitent de <em>fifi</em>! C'est pire que pour les hétéros, je pense.</p>
<p>La violence conjugale est un sujet qui me touche de près. Ce n'est pas facile d'en parler. <strong>Mais je n'accepte pas qu'on mette sur le même pied quelqu'un qui parle bête et quelqu'un qui tue.</strong></p>
<p><strong>Première intervention</strong><br />
«Je ne suis pas sûre que l’histoire relatée dans le lien que Mme Lortie a collé soit un bon exemple de «méfaits du patriarcat». C’est plus un «banal» cas de maladie mentale. (Le deuxième cas en Autriche… ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas au Québec.)</p>
<p>M. Laurendeau, si je peux me permettre une observation, si vous voulez donner des exemples de méfaits du patriarcat, je pense qu’il va falloir que vous trouviez autre chose parce que ce n’est vraiment pas un bon exemple. Ça ne fait pas une argumentation très solide.</p>
<p>Perso, en tant que travailleuse autonome et conjointe d’un homme qui me traite très bien, je n’ai pas de problème avec le patriarcat. Ça ne veut pas dire que personne n’en a mais il va falloir une analyse plus rigoureuse que ça. Les règles rigides du patriarcat telles qu’elles étaient dans les années 40 (par exemple) étaient oppressives pour tout le monde, hommes, femmes et enfants, et pas seulement pour les femmes. Bien des fils se sont fait imposer un métier ou une femme par leur père à cette époque. Je crois que ce genre de choses est devenu très rare au Québec en 2008.»</p>
<p><strong>Deuxième intervention</strong><br />
«Je pense que personne n’aime se faire mettre dans le même panier que quelqu’un qui est manifestement fêlé de la cafetière. C’est bien important de faire les nuances qui s’imposent sinon les gens se sentent insultés et ils n’ont pas tort.»</p>
<p><strong>Troisième intervention<br />
</strong>«Je suis féministe mon cher. <img class="wp-smiley" src="http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif" alt="" /> Vous êtes tombé dans mon piège. Non, je blague. Écoutez un peu ceci.</p>
<p>Pour votre info, dire que quelqu’un est féministe, ce n’est pas dire grand-chose parce que chez les auteur(e)s féministes ont trouve de tout et son contraire, depuis celles pour qui il faut nécessairement être lesbienne et qui disent que l’«homme» (uh? c’est quoi ça ce concept fourre-tout?) est un «ennemi de classe» et autre bullshit, jusqu’aux gens comme moi.</p>
<p>Déblatérer sur «les féministes sont comme-ci» ça ne veut rien dire. Point.</p>
<p>Et je pense de temps en temps aux 12 femmes assassinées à Poly. Le gars qui a fait ça était très mal dans sa peau. Mais ça ne rend service à personne d’attribuer ça aux mauvaises causes.</p>
<p>Les gars corrects ont raison de protester quand on les associe automatiquement à ça. Le type qu’un collègue de travail à moi a entendu dire à un autre «Moi ma femme je l’ai domptée» plus un chapelet de conneries du même genre, LUI, il a un peu moins raison de protester.</p>
<p>Il y a des degrés là-dedans : le féminisme, et l’attitude envers les femmes.»</p>
<p><strong>Quatrième intervention</strong><br />
«Je dirais même que l’étiquette «féministe» a été tellement galvaudée qu’elle a été vidée de tout contenu.</p>
<p>Et puis avant de s’énerver au sujet de ce que Mme X ou Mme Y, supposée «grande penseuse féministe», a dit de flyé, il faut voir combien de gens l’écoutent. Ses idées sont-elles reprises? A-t-elle de l’influence? Généralement les extrémistes ne sont lu(e)s que par d’autres extrémistes.</p>
<p>Ce n’est pas parce qu’on voit Mme Unetelle déblatérer à la télé que ce qu’elle dit a du poids. J’ai noté maintes fois que les recherchistes invitent souvent les mêmes faces. Parfois on invite les «vieux de la vieille» par habitude, par respect alors qu’ils/elles sont complètement dépassé(e)s. Si une émission a une cote d’écoute de 30 000 personnes, son influence est très marginale, surtout qu’elle attire probablement des gens déjà convaincus.</p>
<p>Juger de l’importance d’un phénomène social, ce n’est pas quelque chose qui s’improvise.»</p>
<p><strong>Cinquième intervention<br />
</strong>«La dame qui a noyé ses 5 enfants (c’est une nouvelle qui date de plusieurs années et c’est un fait divers, pas un comportement courant) faisait un grave dépression post-partum mais elle et son mari étaient dans une secte et on les a dissuadés d’aller voir un psychiatre. Son mari était absent de la maison le jour, il travaillait.</p>
<p>Allez voir en dessous de la surface avant de juger.</p>
<p>Quand 200 000 femmes le feront on pourra parler de tendance.»</p>
<p><strong> Références</strong></p>
<ol>
<li>Histoire du masculinisme : <a href="http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720.html">http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720.html</a></li>
<li><a href="http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720,CmC=816112.html">http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720,CmC=816112.html</a></li>
<li><a href="http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=11815">http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=11815</a></li>
<li><a href="http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/pubspr/0662882857/index_f.html">http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/pubspr/0662882857/index_f.html</a></li>
<li><a href="http://sisyphe.org/article.php3?id_article=329">http://sisyphe.org/article.php3?id_article=329</a></li>
<li><a href="http://www.optionsante.com/yd_reactions_reussite_react.php">http://www.optionsante.com/yd_reactions_reussite_react.php</a></li>
<li><a href="http://sisyphe.org/article.php3?id_article=531">http://sisyphe.org/article.php3?id_article=531</a></li>
<li><a href="http://www.breadnroses.ca/forums/viewtopic.php?t=19128">http://www.breadnroses.ca/forums/viewtopic.php?t=19128</a></li>
<li><a href="http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720,CmC=813706.html">http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/archives/Quand-des-peres-se-vengent/Le-masculinisme/813720,CmC=813706.html</a></li>
</ol>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Les Parisiens sous l'Occupation" (II)]]></title>
<link>http://bouillaud.wordpress.com/?p=30</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 10:49:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>bouillaud</dc:creator>
<guid>http://bouillaud.wordpress.com/?p=30</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;exposition &#8220;Les Parisiens sous l&#8217;Occupation&#8221; est effectivement l&#8217;obj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">L'exposition "Les Parisiens sous l'Occupation" est effectivement l'objet d'une polémique plus large que je ne l'avais pensé au départ. D'après <em>le Monde</em>, une querelle familiale se place en arrière-plan entre les différents enfants de Zucca. J'ai appris aussi que le très courageux Jean-Pierre Azéma se désolidarise complètement de cette exposition, dont il a préfacé pourtant le catalogue avec les mots rappelés dans le premier post que j'ai consacré à ce sujet. Il ne veut sans doute pas cautionner de son autorité une exposition qui "sent le souffre". Mais va-t-il rembourser la (petite) somme reçue pour la Préface? Va-t-il exiger qu'on arrache les pages qui le concernent des catalogues encore en vente? Attitude un peu légère tout de même - mais être soupçonné de négationnisme rampant, cela ne pardonne pas de nos jours! Cela me fait penser à ces scènes de la vie culturelle en Union soviétique ou dans ses satellites où chacun laisse (prudemment) seul celui qui a eu le malheur de s'écarter (sans le vouloir) de "la ligne".</p>
<p style="text-align:justify;">Ceci étant, en regardant les réactions des internautes aux articles publiés sur le sujet dans <em>le Monde</em> et <em>Libération</em>, j'ai constaté que bien des réactions vont dans le sens d'un appel à ne pas croire les visiteurs pour plus désinformés qu'ils ne le sont. Il y a quelques personnes appelant toutefois à plus de pédagogie, de mise en forme historique, essentiellement en pensant aux "jeunes", mais le ton dominant parait être celui de la plainte contre le "politiquement correct". J'ai même eu l'impression que Pierre Marcelle, dans <em>Libération</em> toujours, prenait plutôt position pour la liberté du regard du spectateur, qui saurait bien juger sur pièce. Il y a aussi des internautes qui pensent, comme moi, que cette exposition peut aussi renvoyer à notre condition présente de privilégiés dans un monde de grandes souffrances.</p>
<p style="text-align:justify;">Bref, ces réactions sont plutôt rassurantes, même si en pratique les autorités parisiennes redoubleront de prudence pour tout ce qui concerne cette période. L'adjoint au maire de Paris, Christophe Girard, qui a tout déclenché, a déjà annoncé "quelques procédures" supplémentaires, quelque Comité super-Théodule d'experts chargé de vérifier qu'un adolescent ne puisse pas éventuellement croire que tout alla bien entre 1940 et 1944...  Je veux bien que l'Education nationale ait des lacunes, mais tout de même! Et, de toute façon, quel adolescent sous-éduqué irait voir non accompagné d'un adulte ce genre d'exposition? Quel adulte n'a pas entendu parler en mal de l'Occupation?  A ce compte-là, je serais aussi pour l'interdiction aux mineurs de tout film sur la période à valeur comique : la très lénifiante <em>Grande Vadrouille </em>par exemple ou le presque négationniste <em>Papy fait de la résistance. </em>En fait, en écrivant ces lignes, je me dis qu'il s'agit à peine d'une hypothèse d'école. Peut-on faire rire de l'Occupation et de la Résistance? N'est-ce pas du négationnisme subtil?</p>
<p style="text-align:justify;">Plus encore, toute cette polémique part de la croyance en un ancrage de notre morale dans le passé, dans cette Seconde Guerre Mondiale qui instituerait encore les coordonnées de notre présent, dans le bien et dans le mal. Cette vision me parait nécessairement en voie de dépassement, parce des acteurs historiques apparaissent qui n'ont pas grand chose à voir avec cette guerre mondiale-là. Pour ne prendre que l'exemple le plus criant, quel fut le rôle de l'Islam politique dans cette guerre? Un rôle marginal pour le moins, or il est au centre de notre présent. De même, parlait-on alors de <em>global warming</em>? d'épuisement de certaines ressources naturelles? Connaissait-on l'ubiquité d'Internet? Bref, laissons désormais à l'histoire ce qui à l'histoire.</p>
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour en finir avec la corruption politique]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=200</link>
<pubDate>Sun, 27 Apr 2008 00:25:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
<guid>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=200</guid>
<description><![CDATA[Quelle est la source de toute corruption politique?  Il s’agit, simplement, de l’ingérence d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="float:right;" src="http://www.frapru.qc.ca/No108/corruption.gif" alt="" width="216" height="185" />Quelle est la source de toute corruption politique?  Il s’agit, simplement, de l’ingérence d’intérêts particuliers dans la gestion des affaires publiques qui interfère avec les besoins collectifs.</p>
<p>De nos jours, toute tierce organisation peut contribuer à un parti politique même si des règles sur les financements des partis politiques existent.  Il n’est pas très difficile de contourner ces dites lois pour les groupes de pression, notamment en ce qui concerne les entreprises privées, qui demandent à leurs employés de faire des <a href="http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/07/29/une-loi-vide-de-sens/">dons déductibles d’impôts </a>aux partis politiques visés avec l'argent de leurs employeurs.</p>
<p>Dans le passé, <a href="http://www2.parl.gc.ca/Parlinfo/Pages/PartyContributionBank.aspx?Language=F">les grandes banques canadiennes ont fait de généreuses donations </a>à toutes les formations politiques, sauf le Nouveau Parti Démocratique qui refuse toute aide financière des entreprises privées.  Par ailleurs, on sait très bien que les pétrolières appuient monétairement le Parti conservateur du Canada actuellement au pouvoir en dépit de la nouvelle législation fédérale plafonnant le financement privé des partis politiques.</p>
<p>De nombreux scandales sont en liens avec l’implication de compagnies commerciales ou industrielles, particulièrement les commandites qui bénéficiaient aux coffres du Parti libéral du Canada par les contributions politiques des entreprises de publicités impliquées dans l’affaire. </p>
<p>Afin d’en finir avec la corruption politique, il faudrait repenser totalement le mode de subvention des formations politiques.</p>
<p>Premièrement, on se doit d’interdire toute contribution individuelle, entrepreneuriale, syndicale ou autre et ne permettre que le financement provenant de l’État en rapport aux nombres de voix obtenus lors des élections générales.  Ce serait la seule méthode afin d’assurer l’équité et l’égalité des chances pour tous les partis politiques lors des scrutins. </p>
<p>Deuxièmement, l’accès aux fonctions politiques devrait être interdit à toute personne siégeant sur un conseil d’administration d’une organisation non-gouvernementale, que cela soit comme député, ministre, secrétaire d’État ou directeur d’entreprise publique.  Même réglementation pour un individu travaillant dans un poste de direction ou ayant des contrats de service ou de production avec une compagnie privée.  De plus, une personne possédant plus de 10% d’une entreprise cotée à la bourse ne pourrait envisager une carrière politique.</p>
<p>La politique se veut la gérance du bien commun et ne doit pas être corrompue par tout agent extérieur, tel qu’il soit.</p>
<p> </p>
<p>Voir aussi: <a href="http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/07/29/une-loi-vide-de-sens/">Une loi vide de sens</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Les Parisiens sous l'occupation". ]]></title>
<link>http://bouillaud.wordpress.com/?p=29</link>
<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 08:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>bouillaud</dc:creator>
<guid>http://bouillaud.wordpress.com/?p=29</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;exposition &#8220;Les Parisiens sous l&#8217;occupation&#8221;, organisée ces temps-ci par ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">L'exposition "Les Parisiens sous l'occupation", organisée ces temps-ci par la Bibliothèque historique de la ville de Paris" ,donne lieu à une polémique typique de notre temps, où le citoyen est sensé être stupide et sans esprit critique. Cette exposition montre un échantillon des photographies prises par un certain André Zucca à Paris pendant la période 1941-1945. Ces photos sont exceptionnelles parce qu'elles sont en couleur, suberbement rénovées par les moyens de la technique moderne, et qu'elles sont totalement décalées par rapport à ce qu'on attendrait (pas de file d'attente, pas d'otages, de Juifs déportés). Elles montrent un Paris ensoleillé (à cause de la sensibilité de la pellicule couleur alors disponible), où les gens vaquent à leurs petites occupations. On voit même des gens prendre des bains de soleil en bord de Seine. Les occupants allemands sont bien présents, mais sous la forme d'une ville destinée au repos du guerrier ("Soldatenkino" par exemple). Je n'ai à ma disposition que le livre-catalogue de l'exposition, mais, pour moi, cette exposition est un double témoignage sur une des réalités de l'Occupation, la poursuite de la vie ordinaire, et sur la qualité d'un regard photographique aux prises avec les débuts de la couleur.</p>
<p style="text-align:justify;">Du coup, j'ai été vraiment déçu de ce fait d'entendre l'historienne Annette Wievorka sur France Inter dans le "7-10" entamer le couplet du "il aurait fallu mieux encadrer par du travail historique cette exposition", dont le catalogue d'après lequel elle disait juger (faute d'avoir eu le temps d'aller voir l'exposition), qui selon elle ne comportait <em>aucune</em> intervention d'historien. Or dans le livre, il y a une préface de Jean-Pierre Azéma (p.5-11), l'historien qu'on ne présente plus, où les choses sont clairement dites pour qui veut bien se donner la peine de lire. Je cite : "<em>André Zucca avait réalisé pour <span style="text-decoration:underline;">Signal </span>suffisamment de reportages photos sur la LVF, sur les destructions des bombardements anglo-saxons, sur la Relève (qu'il a sans doute approuvée), sur l'échec anglo-canadien à Dieppe, puis sur le retour des prisonniers de la région libérés par Hitler, pour être arrêté en octobre 1944 (p.11)." </em></p>
<p style="text-align:justify;">On ne peut pas donc dire que le lecteur du catalogue ne soit pas prévenu sur la position historique de celui qui a pris ces photos. Un collaborateur. Simplement on semble supposer que les visiteurs sont en moyenne tellement stupides qu'ils vont tous croire que, comme dirait J.M. Le Pen, l'occupation allemande ne fut pas bien terrible.</p>
<p style="text-align:justify;">Cette remarque déplacée de l'historienne tient peut-être à une inimitié avec J.P. Azéma ou à une lecture trop rapide de l'ouvrage consulté en passant dans une librairie. Pour ma part, j'y vois plutôt un exemple de cette tendance actuelle à instrumentaliser les "années noires", qui sont devenus un fond de commerce de moralisation supposée d'une société (actuelle) qui n'est guère morale, et surtout d'une tendance à croire les visiteurs d'une telle exposition assez imbéciles pour ne pas se rendre compte du statut de ces photos. Qui irait donc voir une telle exposition sans savoir déjà ce qu'est l'Occupation? Qui va y aller par hasard sans rien savoir de cette époque? Et même, qui ne remarquerait pas tous ces soldats en uniforme allemands qui traînent dans les photos, y compris sur la couverture fort bien choisie?</p>
<p style="text-align:justify;">A noter dans l<em>e Monde</em>, il y a eu un article de Philippe Dagen contre cette exposition qui louait au contraire le travail de C. Boltanski, l'artiste contemporain, avec justement un "travail" autour du fameux magazine <em>Signal </em>mis en contrepoint avec les horreurs des Camps.<em> </em>Pour ma part, j'y vois un double affrontement : entre les historiens de la photographie et entre les historiens de l'art, mais aussi entre ceux qui croient que le public est subtil et ceux qui, en fait, croient qu'il faut lui souligner au marqueur les faits pour qu'il comprenne. En fait, cet art, qui utilise le malheur pour nous en faire prendre conscience, me semble de plus en plus comme une simple "instrumentalisation du malheur", qui suspend le jugement esthétique. Bref, nous acceptons de l'art trés mauvais qui, en fait, se répète depuis au moins trente ans, parce qu'il s'agit de "dénoncer l'innomable". A mon avis, les photos de Zucca ont un effet plus fort encore : elles montrent que la vie (bourgeoise en particulier) suivait son cours alors même que des choses horribles se passaient non loin de là.  Cela reste de fait un message pour nous dans le présent : la vie ne suit-elle pas son cours alors même que des gens souffrent et meurent partout sur la Terre? (Est-ce là un raisonnement trop subtil pour le citoyen normalement éveillé?)</p>
<p style="text-align:justify;">Dernier point : cette intervention d'A. Wiervorka s'est faite à France-Inter parce que les historiens y étaient invités <em>ès qualités, </em>car la communauté historienne se mobilise contre des amendements "historicides" du Sénat pris dans la nouvelle loi sur les archives (qui les fermeraient de fait désormais sur un délai de 75 ans).  La remarque avait donc été précédée par un plaidoyer <em>pro domo </em>pour la neutralité scientifique de l'historien, avec l'aide de Benjamin Stora, l'autre invité. Or nos historiens du contemporain jouent double jeu: en réalité leurs travaux n'ont d'intérêt que parce qu'ils ne sont pas neutres politiquement, en particulier sur la période de Vichy ou sur la guerre d'Algérie, parce qu'ils révèlent les côtés obscurs de l'Etat et de la politique. Il n'est pas étonnant alors que quelque Sénateur, revanchard ou prudent sur sa réputation future, ait décidé de leur clouer le bec, en les coupant de leurs chères archives.</p>
<p style="text-align:justify;">Plus encore, je vois dans les amendements sénatoriaux une conséquence de la notion de plus en plus courante d'imprescriptibilité de certains crimes, du refus de l'oubli. A ce compte-là effectivement, dans un monde où l'on n'oublierait rien des crimes et méfaits antérieurs des personnes et des institutions, les archives deviennent un lieu de forte tension. Il vaut mieux les fermer pour tout ce qui concerne l'histoire vivante. Qu'on me comprenne bien, je suis pour l'ouverture la plus large des archives le plus tôt possible, mais je veux souligner que cela est loin d'être politiquement neutre et que la donne a changé avec l'idée de juger les criminels trés longtemps aprés les faits ou d'imputer à des institutions <em>actuelles</em> des responsabilités (morales ou pécuniaires) de faits qui se sont produits il y a longtemps commis par l'institution ou les institutions dont elles ont repris l'héritage (économique en particulier). Le sentiment de justice exige peut-être une telle imputation, mais il ne faut pas s'étonner alors d'une  volonté de certains d'empêcher désormais toute imputation fondée sur des archives.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liberté et égalité : un éternel paradoxe]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=198</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 00:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
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<description><![CDATA[En théorie, les valeurs occidentales tentent de réunir la liberté et l’égalité entre les indi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="float:right;" src="http://lettres.ac-rouen.fr/louvre/imroman/liberte.jpg" alt="" width="273" height="220" />En théorie, les valeurs occidentales tentent de réunir la liberté et l’égalité entre les individus.  Ces deux paradigmes ont marqué l’histoire de la philosophie politique moderne avec l’éclosion de deux opposés idéologiques que sont le libéralisme et le courant socialiste.</p>
<p>Mais peut-on faire cohabiter la liberté et l’égalité de façon durable et cohérente ?</p>
<p>Trop de liberté engendre d’importantes inéquités socio-économiques car certaines personnes se démarquent et acquièrent plus de richesses qu’il leur est nécessaire.  Au contraire, trop d’égalité engendre un nivellement vers le bas et tue l’élan d’innovation et de dépassement de soi.</p>
<p>Par exemple, le communisme dictatorial ultra-centralisateur de la défunte URSS n’a pas su résister à la volonté d’émancipation individuelle des citoyens russes et la grande disparité des richesses dans l’actuel États-unis d’Amérique laisse entrevoir de grands bouleversements politiques et sociaux dans les prochaines années, comme le démontre la popularité du candidat démocrate Barack Obama avec son programme pro-social.</p>
<p>Comme un éternel retour de balancier, tout mouvement radical vers l’une ou l’autre de ces extrémités se résulte à plus ou moins long terme par un effet inversement proportionnel en réponse au mécontentement populaire.</p>
<p>Difficile de résoudre ce paradoxe récurrent et ce, surtout, quand le concept de propriété individuelle surclasse les droits humains et que la dictature est souvent la seule alternative à une crise sociale.</p>
<p>L’Histoire sera jonchée de ce va et vient perpétuel jusqu’à l’éveil de conscience de l’Humanité qui la fera entrer, enfin, dans sa maturité sociale. </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Colloque de fin d'année des étudiants du séminaire PHI 6556]]></title>
<link>http://philomtl.wordpress.com/?p=289</link>
<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 20:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>j.</dc:creator>
<guid>http://philomtl.wordpress.com/?p=289</guid>
<description><![CDATA[Colloque de fin d&#8217;année des étudiants du séminaire PHI 6556
Département de philosophie
Uni]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Colloque de fin d'année des étudiants du séminaire PHI 6556<br />
Département de philosophie<br />
Université de Montréal</p>
<p>Autorité démocratique et contestation</p>
<p>15 avril 2008</p>
<p>Salle 422<br />
2910 Édouard-Montpetit, 4ème étage<br />
Métro Université de Montréal</p>
<p>10h /10h45 : Dominic Martin : Éthique adversative et procéduralisme équitable. Même critique, même réplique</p>
<p>10h45/11h 30 : Julie Girard Lemay : Fondements de l¹autorité démocratique</p>
<p>11h 30 /12h 30: Pause repas</p>
<p>12h 30/13h15 : Yann Allard-Tremblay : Consentement invalide, une voie à sens unique.</p>
<p>13h15/14h00 : Aviva Shiller : Démocratie et liberté d¹expression</p>
<p>14h00/14h15 : Pause</p>
<p>14h15/15h00 : Karim Mathieu Lapierre : Participation démocratique et critère de qualification chez David Estlund</p>
<p>15h/15h45 :     Agnès Berthelot Raffard : Pertinence et limites des arènes discursives informelles.</p>
<p>15h45/16h :     Pause</p>
<p>16h00/16h45 : Jean-Philippe Martin : Contestation et évolution des valeurs sociales</p>
<p>16h45/17h30 : Olivier Bellefleur : Démocratie et environnement</p>
<p>******</p>
<p>Pour informations : Christian Nadeau christian.nadeau@umontreal.ca</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Al Gore, <i>I love you!</i>]]></title>
<link>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=153</link>
<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:29:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Belette lachinoise</dc:creator>
<guid>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=153</guid>
<description><![CDATA[
Al Gore (son site et son discours d&#8217;acceptation du prix Nobel ici) était à Montréal vendre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://cestuncoupdebelette.files.wordpress.com/2008/04/al-gore-a-montreal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-154" src="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/files/2008/04/al-gore-a-montreal.jpg" alt="Al Gore au début de sa conférence à la salle Wildfrid-Pelletier" width="488" height="479" /></a></p>
<p>Al Gore (son site et son discours d'acceptation du prix Nobel <a href="http://www.algore.com" target="_blank">ici</a>) était à Montréal vendredi 4 avril. Je voulais aller le voir, mais je n'ai pas pu.</p>
<p>Je ne me cache pas : je suis une fan inconditionnelle de ce grand monsieur, qui croit depuis longtemps à la cause de l'environnement et qui la publicise auprès des décideurs et des gens d'affaires, là où ça compte, là où les décisions qui ont beaucoup d'impact se prennent. L'éditorialiste Alain Dubuc, dans son texte <em>Le messager et le message</em> (lien ci-dessous), relève qu'il y avait un grand absent dans l'assistance : le premier ministre Stephen Harper. Par contre, MM. Lucien Bouchard, Jean Charest et André Boisclair, trois anciens ministres de l'Environnement (les deux premiers au fédéral, le troisième au provincial), étaient dans la salle, tout comme <a href="http://www.mddep.gouv.qc.ca/index.asp" target="_blank">la ministre provinciale actuelle, Mme Line Beauchamp</a>.</p>
<p>Comme le disait le journaliste François Cardinal de la <em>Presse</em>, il faut maintenant écrire à nos politiciens et leur demander ce qu'ils vont faire de concret. Si M. Boisclair a félicité M. Charest (un ancien adversaire politique) cette semaine, ce dernier doit faire quelque chose de bien. mais ce n'est pas assez. Les Québécois sont les Canadiens les plus favorables au Protocole de Kyoto : il faut taper sur ce clou encore et encore pour que les politiciens sachent que, pour nous plaire, il faut réduire les émissions des GES. Nous avons besoin d'une bourse du carbone (M. Charest travaille là-dessus). Nous avons besoin de normes plus sévères sur les émissions des véhicules MAINTENANT. J'espère que les États et villes des États-Unis qui poursuivent l'EPA vont gagner leur cause.</p>
<p>M. Gore propose des choses concrètes, réalisables par Monsieur et Madame Tout-le-Monde. On est loin de l'extrémisme de Paul Watson. Et c'est tant mieux. <strong>Mais c'est bien beau de cesser d'utiliser des sacs en plastique : il faut faire mieux.</strong></p>
<p>Je pense sérieusement à obtenir une certification écologique pour ma tite tite entreprise. Il faut que je fasse des recherches là-dessus.</p>
<p>Je viens d'acheter son dernier livre, <em>The Assault on Reason</em>. J'ai hâte de le lire. Critique du <em>New York TImes</em> <a href="http://www.nytimes.com/2007/05/22/books/22kaku.html" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>à suivre (post à compléter)</p>
<ul>
<li><strong><span style="text-decoration:underline;">Couverture médiatique de l'événement<br />
</span></strong><a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080405/CPACTUALITES/80405001/6108/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Al Gore, une source d'inspiration</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080405/CPACTUALITES/804051070/6108/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Al Gore chez les décideurs</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080406/CPOPINIONS05/804060523/5034/CPOPINIONS" target="_blank">Al Gore: le messager et le message</a><br />
<a href="http://galeriedephotos.cyberpresse.ca/index.php?t=Black&#38;m=cp&#38;a=4571&#38;c=40" target="_blank">Galerie de photos</a><br />
<a href="http://galeriedephotos.cyberpresse.ca/index.php?t=Black&#38;a=4550&#38;m=cp" target="_blank">Caricature</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPENVIRONNEMENT/804040674/7127/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Entrevue avec Al Gore: La quête du point de bascule</a><br />
<a href="http://multimedia.cyberpresse.ca/algore/index.html" target="_blank">Reportage multimédia</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPENVIRONNEMENT/804040792/7127/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Des trucs pour sauver la planète </a>(je regrette <a href="http://www.cyberpresse.ca/jeanlemire" target="_blank">M. Jean Lemire</a>, mais les fluocompactes, je n'achète pas, ça contient du mercure)</li>
<li><strong><span style="text-decoration:underline;">Se renseigner<br />
</span></strong><a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPENVIRONNEMENT/804040787/7127/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Ce qu'on a appris depuis un an sur le réchauffement (avec liens vers des statistiques)</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPENVIRONNEMENT/804040791/7127/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Dix enjeux pour le Canada</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080404/CPENVIRONNEMENT/804040788/7127/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">Changements climatiques: une chronologie</a><br />
<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080406/CPACTUALITES/804060462/6108/CPENVIRONNEMENT" target="_blank">L'ONU sous-estime les difficultés de la lutte contre les changements climatiques</a><br />
Présentation PowerPoint en français « <a href="http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/docs/Solomon_IPCCWG1_French.ppt" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Les Bases scientifiques physiques du changement climatique: Groupe de Travail 1 </span>du GIEC (2007)</a> »<br />
PowerPoint presentation, "<a href="http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/docs/Solomon_IPCCWG1.ppt" target="_blank">Assessing the Physical Science of Climate Change: IPCC Working Group 1 (2007)", from material presented by Dr. Susan Solomon (co-chair WG I) at the Royal Society London and the Norwegian Academy of Sciences</a><br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore" target="_blank">Al Gore dans Wikipédia en français</a><br />
<a href="http://algoresupportcenter.com/aboutal.html" target="_blank">Biographie très complète d'Al Gore en anglais</a></li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li> <strong><span style="text-decoration:underline;">Agir<br />
</span></strong>Alliance for Climate Protection — Campagne <a href="http://www.wecansolveit.org/" target="_blank">We Can Solve It</a><br />
<a href="http://www.greenpeace.org/canada/fr/" target="_blank">Greenpeace Canada, site en français</a><br />
<a href="http://www.mddep.gouv.qc.ca/index.asp" target="_blank">Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec</a><br />
<a href="http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr" target="_blank">Ministère de l'Environnement du Canada </a>(grrrrrr, John Baird! <a href="http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&#38;n=B6832638-1" target="_blank">écrivons-lui</a> pour lui dire que nous ne sommes pas contents!)</li>
</ul>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Berlin 1936 = Pékin 2008", une équation absurde bien sûr...]]></title>
<link>http://bouillaud.wordpress.com/?p=24</link>
<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 20:46:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>bouillaud</dc:creator>
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<description><![CDATA[    Les récents évènements qui opposent une partie de la population tibétaine aux autorités ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">    Les récents évènements qui opposent une partie de la population tibétaine aux autorités chinoises ne manquent pas de me faire penser à cette équation si tentante, "Berlin 1936 = Pékin 2008". Cela tend à l'exercice pour étudiants de Science-Po. Identifiez les similitudes et les différences, et concluez sur la différence de la différence. Le vieux totalitarisme est mort, place à quelque chose de postmoderne à souhait : la juste répression de "la clique du Dalaï Lama", mais le tout en différé léger devant un monde entier, où le sport est devenu un des secteurs économiques les plus porteurs. (Exercice : comparer la sémiotique visuelle des Jeux de Berlin et celles des futurs Jeux de Pékin. Réviser de manière critique K. Polanyi auparavant.)</p>
<p align="justify">Cette situation me parait en fait surtout intéressante du point de vue "moral", en ce qu'elle met à jour l'immense tartufferie qui préside à nos rapports avec les divers pays ne respectant que de très, très loin le minimum de droits humains auxquels nous sommes habitués (depuis pas si longtemps en fait, et pas pour tout le monde en réalité). Il est évident que la fête de l'hypercapitalisme que va représenter "Pékin 2008" ne peut pas être gâchée, voire annulée, pour si peu : un peuple que la RPC ethnocide depuis un petit bout de temps déjà. En même temps, le dire comme ça crument, c'est un peu court. De "belles âmes" (dont je suis bien évidemment!) revendiquent que l'on fasse quelque chose, que l'on indique une certaine indignation, il faut les satisfaire, ces "belles âmes" protestent et pourraient même influencer l'"opinion publique" du vulgaire.  En fait, nous n'attendons que d'être trompés par nos gouvernants, et surtout protégés de notre propre ignominie morale. Vu la structure du commerce extérieur français qui repose sur les "grands contrats" (Airbus, TGV et centrales nucléaires) et sur le luxe (dont le consommateur chinois peut se passer), il ne serait pas très avisé de se fâcher - ne serait-ce qu'un peu - avec le sympathique au demeurant régime chinois du continent. En tant que garants des intérêts matériels des citoyens et de l'ordre public interne, les autorités françaises se doivent de faire le minimum tout en nous faisant croire (au moins un tout petit peu) qu'on a tout essayé pour modérer les autocrates chinois du continent.</p>
<p align="justify">C'est un principe que j'ai l'impression d'observer de plus en plus souvent, qui pourrait se résumer ainsi : "nous sommes bons puisque nous fustigeons publiquement les mauvais régimes avec lesquels nous commerçons avec bonheur"... Mais surtout que cela ne nous coute en réalité rien. Est-ce que je ne suis pas moi-même en train de rédiger ces lignes (et vous de les lire) grâce à du matériel fait en Chine continentale à un prix qui nous permet de nous équiper sans douleur?</p>
<p align="justify">Je me demande si on devrait pas inventer le terme de syndrome : "Not Under My Eye, Only in My Back" or NoMyCo, "Not in My Conscience" sur le mode du célèbre "Not in My Backyard". Il est interdit de me faire sentir que, en réalité, je fais partie de ceux qui profitent de la situation, de ceux qui sont responsables des actes politiquement sensés qu'on commet au nom de leurs intérêts matériels.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le réactionnaire grandiloquent <i>rides again</i>]]></title>
<link>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=150</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 19:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Belette lachinoise</dc:creator>
<guid>http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/?p=150</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;ineffable Carl Bergeron remet ça. Cet étudiant en littérature qui aime se gargariser de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'ineffable Carl Bergeron <a target="_blank" href="http://cbergeron.wordpress.com/2008/03/22/la-compassion-techno-progressiste/">remet ça</a>. Cet étudiant en littérature qui aime se gargariser de mots à 25$ chacun se permet de sermonner Patrick Lagacé parce que <a href="http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70721040">ce dernier trouve pour le moins douteuse une décision d'un directeur de prison américain</a>.</p>
<p>J'avais réagi <a target="_blank" href="http://cestuncoupdebelette.wordpress.com/2007/12/02/un-reactionnaire-inquietant-ou-le-crepuscule-de-la-tolerance/">ainsi</a> à sa première éructation dans la <em>Presse</em>, le 2 décembre dernier. </p>
<p>Bien entendu, notre brave drettiste qui orgasme sur la Loi (oui, avec une majuscule!) a fermé les commentaires. Courage, fuyons!</p>
<p>J'aimerais juste lui citer ce que disait un contestataire et empêcheur de danser en rond, que les autorités ont tenté de réduire au silence.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Jean 8 (Louis Segond)</strong><br />
« <span class="sup">1</span>Jésus se rendit à la montagne des oliviers.</p>
<p>    <span class="sup">2</span>Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S'étant assis, il les enseignait.</p>
<p>    <span class="sup">3</span>Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère;</p>
<p>    <span class="sup">4</span>et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus: Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.</p>
<p>    <span class="sup">5</span>Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu?</p>
<p>    <span class="sup">6</span>Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.</p>
<p>    <span class="sup">7</span>Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : <strong>Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. </strong></p>
<p>    <span class="sup">8</span>Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre.</p>
<p>    <span class="sup">9</span><strong>Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.</strong></p>
<p>    <span class="sup">10</span>Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a-t-il condamnée?</p>
<p>    <span class="sup">11</span>Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus.»</p>
<p> Des fois que ce ne serait pas encore assez clair :</p>
<p><strong>Matthieu 23:23 <a href="http://www.biblegateway.com/passage/?book_id=47&#38;chapter=23&#38;verse=23&#38;version=2&#38;context=verse">(Louis Segond)<br />
</a></strong><span class="sup">«23</span>Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.»</p>
<p><strong><font color="#ff0000">Dernière heure : </font></strong><a href="http://cbergeron.wordpress.com/2008/03/22/la-compassion-naime-pas-etre-contrariee/"><strong><font color="#ff0000">môssieur Bergeron n'est pas content</font></strong></a><font color="#ff0000">. </font><font color="#000000">Hon........ il a juste oublié que son Dieu prêche la miséricorde et non l'application mécanique de la loi. La lettre tue, mais l'esprit vivifie!</font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[MPTW Annual Conference - Conférence Annuelle APPM]]></title>
<link>http://philomtl.wordpress.com/2008/03/17/mptw-annual-conference-conference-annuelle-appm/</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 16:22:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>j.</dc:creator>
<guid>http://philomtl.wordpress.com/2008/03/17/mptw-annual-conference-conference-annuelle-appm/</guid>
<description><![CDATA[Cosmopolitan Duties and Domestic Consequences : The Case of Immigration
Montreal Political Theory Wo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Cosmopolitan Duties and Domestic Consequences : The Case of Immigration</p>
<p>Montreal Political Theory Workshop – April 18th, 2008</p>
<p>Contemporary immigration regimes are increasingly scrutinized from a perspective of global justice. Do these regimes contribute to global injustice? Should we change immigration regimes in order to redistribute access to individual opportunities more fairly? Should we open our borders to the global poor? What would the consequences be for host societies? These are some of the important and timely questions the speakers at this year’s MPTW conference will address. </p>
<p>Devoirs cosmopolitiques et conséquences internes : le cas de l’immigration</p>
<p>Atelier de philosophie politique de Montréal – 18 avril 2008</p>
<p>Les régimes d’immigration contemporaine font de plus en plus l’objet d’une analyse critique du point de vue de la justice globale. Ces régimes d’immigration contribuent-ils à l’injustice globale? Devraient-ils être modifiés afin de répartir de manière plus équitable les ressources et opportunités individuelles? Devrions-nous ouvrir nos frontières aux plus démunis de la planète? Quelles seraient les conséquences d’une telle ouverture pour les sociétés d’accueil? Voilà quelques-unes des questions importantes et pertinentes qui interpelleront les intervenants de la conférence annuelle de l’APPM. </p>
<p>Speakers/Intervenants :<br />
Joe Carens (University of Toronto) : « Open Borders Revisited »<br />
Patti T. Lenard (Harvard) : «Do Theories of Historical Redress Apply to Immigrants?»<br />
Christine Straehle (UQAM) : « Immigration, Trust and the Welfare State »<br />
Shelley Wilcox (San Francisco State University) : « Immigrants Admissions in the Non-Ideal World »</p>
<p>McGill Faculty Club, 3450 McTavish Street<br />
10am-6pm/10-18h<br />
Free Entrance / Entrée libre<br />
RSVP emmanuelle.richez@mail.mcgill.ca</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Bienvenue dans le capital-fascisme]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=180</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 00:42:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
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<description><![CDATA[Croyez-vous réellement vivre en démocratie?
Dans le contexte de l’hypercapitalisme, ce concept p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" align="right" width="200" src="http://desmoulin.net/images/devant%20le%20Globe.jpg" height="291" />Croyez-vous réellement vivre en démocratie?</p>
<p>Dans le contexte de l’hypercapitalisme, ce concept politique est de moins en moins opérant. </p>
<p>Les décisions vraiment importantes ayant des impacts sur nos vies de tous les jours sont prises au-dessus de nos têtes par des personnes non-élues en collaboration avec nos dirigeants politiques enquiquinés avec le monde des affaires.  Rappelons-nous le<a href="http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/08/19/detournement-de-democratie/"> sommet de Montebello </a>réunissant les titulaires exécutifs des États-unis, du Canada et du Mexique en présence des business men les plus influents de l’Amérique du Nord.</p>
<p>Le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale et tous les organismes en découlant ne sont que les défenseurs des intérêts des multinationales et des hyperbourgeois qui s’érigent en tant que décideurs occultes des destinées de milliards d’hommes. </p>
<p>Leurs prises de positions et leurs politiques économiques ne visent qu’à protéger leurs acquis sans considération des besoins d’une majorité de l’Humanité.  On l’a constaté avec les <a href="http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/05/15/un-nouvel-effet-domino/">mouvements socialistes de révolte qui éclatent en Amérique Latine </a>après l’application désastreuse des préceptes du Consensus néolibéral de Washington et avec les mouvements de contestation planétaire contre cette mondialisation néolibérale qu’on nous impose sans en demander notre avis.</p>
<p>On martèle encore et toujours dans les médias les bienfaits de l’économie de marché totale en ridiculisant les propos progressistes ou tout simplement en ne leurs donnant pas droit de tribune.</p>
<p>Si quelques troubles fêtes se manifestent, on envoie la police à leur trousse en les réprimant et en envoyant le message suivant dans la société: <a href="http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/06/05/une-breche-a-la-democratie/">ne contestez pas, sinon on vous emprisonnera!</a></p>
<p>La soi-disante démocratie n’est qu’une soupape de sûreté en face de l’oligarchie économique renforçant son emprise sur la race humaine.  Elle n’est que diversion dont le but est de faire croire que la population à le dernier mot et qu’elle est maître de son destin. </p>
<p>Mais ce n’est qu’une illusion nous éludant des méfaits des dictateurs économiques qui dominent ce monde.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Alain Renaut à l'Université de Montréal]]></title>
<link>http://philomtl.wordpress.com/2008/03/09/alain-renaut-a-luniversite-de-montreal/</link>
<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 16:39:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>j.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Bonjour,
Nous vous informons que la Chaire d’étude sur la France contemporaine a le plaisir d’a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Nous vous informons que la Chaire d’étude sur la France contemporaine a le plaisir d’accueillir le philosophe Alain Renaut, qui donnera deux conférences lors de son passage à l’Université de Montréal. </p>
<p>L’une portera sur le thème </p>
<p>L’Université face aux défis de l’âge démocratique. Réflexions à partir du cas français,</p>
<p>Où ?<br />
l’Université de Montréal<br />
3200 Jean-Brillant<br />
local B-4250</p>
<p>Quand ?<br />
jeudi 27 mars à 10h45</p>
<p>et l’autre sur le thème</p>
<p>"Libéralisme politique, libéralisme moral : continuité ou dérive ?"</p>
<p>En collaboration avec Centre de recherche d’éthique de l’université de Montéral (CREUM), dont des chercheurs, ainsi que le directeur, monsieur Daniel Weinstock,  participeront à une Table Ronde avec Alain Renaut suite à sa conférence.</p>
<p>Où et Quand ?</p>
<p>Où et quand ? MARDI 25 MARS, 16h, Université de Montréal, local Z 300</p>
<p>Alain Renaut est professeur de philosophie politique et d’éthique à l’Université de Paris IV Paris-Sorbonne. Il a écrit en 1985, avec Luc Ferry, La Pensée 68. Interrogeant l’héritage philosophique des années 68, cet essai en explore les dérives, qui ont marqué durablement le paysage intellectuel français.</p>
<p>Son œuvre considérable (cliquez ici pour sa bibliographie) s’est d’abord conçue comme une réflexion sur les principes philosophiques susceptibles de permettre une juste compréhension des sphères éthique, juridique et politique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La droite est inadéquate]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=165</link>
<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 05:59:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
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<description><![CDATA[La droite est néfaste à la continuation de l’espèce humaine.  Cette idéologie politique est d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" align="right" width="200" src="http://www.ac-nancy-metz.fr/ia57/Jussy/dossiers/clasverte/Les-pages-CM/Images/flech-droite.jpg" height="218" />La droite est néfaste à la continuation de l’espèce humaine.  Cette idéologie politique est désormais inadéquate devant le flot de problématiques qui assaillent le genre humain.</p>
<p>Elle défend, au mieux, le statu quo, et, au pire, la prolongation et le renforcement de ce système économique capitaliste qui détruit sur son passage l’équilibre de l’environnement, la justice sociale, l’égalité des chances, l’empathie et la compassion envers nos congénères pour les remplacer par le signe du dollar qui est maintenant devenu la nouvelle idole que tous adulent. </p>
<p>Le néolibéralisme n’est que la phase ultime de ce régime économique s’apparentant à l’impérialisme, le stade suprême du capitalisme, décrié par Lénine et qui élève chaque homme contre son prochain et chaque nation contre une autre.</p>
<p>La démocratie n’a plus d’effet dans ce contexte car les véritables décisions sont prises au-dessus de la volonté populaire.  Le pouvoir économique transnational domine et l’influence des oligopoles commerciaux atténue les forces publiques.</p>
<p>Les politiciens ne sont que des pantins des hyper-bourgeois.  Ils se prosternent devant leurs seigneurs et lèchent leurs bottes en espérant obtenir leur faveur.  Ils ne sont que des prostitués vendant leurs âmes pour des rétributions monétaires au mépris des revendications populaires.  Il n’est alors pas surprenant que les électeurs se sentent inutiles et dénigrent le monde politique.<br />
 <br />
En plus, on projette les idées de la droite dans les médias contrôlés par les grandes corporations qui nous désinforment des véritables enjeux de notre époque.  Les mensonges sont tellement énormes que le battage médiatique les tourne en vérités.</p>
<p>En fait, on détourne notre attention des véritables parasites sociaux. Ils nous montent les uns contre les autres : la classe moyenne contre les démunis; les prestataires d’aide sociale contre les travailleurs; les syndiqués contre les non-syndiqués car cela sert les objectifs de la droite qui consistent à diviser pour régner tandis que les élites maintiennent leur pouvoir. </p>
<p>Pendant que l’on se déchire pour des miettes, les nantis se gardent la plus grosse part du gâteau.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les murs dans notre esprit]]></title>
<link>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=159</link>
<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 17:03:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
<guid>http://pourquedemainsoit.wordpress.com/?p=159</guid>
<description><![CDATA[Partout, on construit des murs.  Des murs pour nous protéger de l’autre qui nous fait peur.  De]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" align="right" width="175" src="http://www.france-palestine.org/IMG/jpg/murV2.jpg" height="177" />Partout, on construit des murs.  Des murs pour nous protéger de l’autre qui nous fait peur.  Des murs pour ne pas voir la misère de notre prochain. Des murs pour nous isoler dans nos croyances face aux idées perturbatrices qui remettent en question notre conception de la vie et de la société.</p>
<p>L’Histoire regorge d’exemples en ce sens : les limes de l’ancien Empire Romain cherchant à protéger ses frontières des invasions barbares; le mur de Berlin concrétisant la scission entre les idéologies capitaliste et communiste; les remparts autour des palestiniens séparant le peuple hébreu de ces derniers; les clôtures des quartiers bourgeois de nos sociétés occidentales protégeant les riches des hordes de démunis; les cloisons entre le Mexique et les États-Unis voulant flouer l’immigration illégale de pauvres gens espérant une amélioration de leur niveau de vie; etc.</p>
<p>En fait, ces murs ne sont que l’expression de nos propres craintes intérieures que nous édifions dans l’érection de barrières physiques sur cette terre qui est la nôtre.  Ils ne sont que le reflet concret de notre manque de compassion et de compréhension envers autrui et du désir de ne pas voir opérer des transformations dont nous avons peur.   </p>
<p>Les murailles tombent quand l’injustice et la tyrannie sont trop grandes ou lorsque la vérité éclate enfin au grand jour.  Et lorsque cela arrive, le dénie de certains d’entre-nous ne peut arrêter la vague de changement qui déferle sur les digues de l’esprit humain éclatant alors sur une nouvelle perspective. Le monde a besoin d’ouverture, non seulement économiquement, mais culturellement et socialement afin de progresser.</p>
<p>Les murs dans nos esprits nous empêchent d’avoir un regard ouvert sur les autres habitants de la planète et retardent l’ascension de l’Humanité à un nouvel âge d’or de paix et de justice.</p>
<p>Ouvrez vos esprits.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Attali quod demostrandum est. ]]></title>
<link>http://bouillaud.wordpress.com/?p=16</link>
<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 08:58:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>bouillaud</dc:creator>
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<description><![CDATA[    Hier matin, jeudi 31 janvier 2008, Caroline Cartier faisait dans son &#8220;quartier libre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">    Hier matin, jeudi 31 janvier 2008, Caroline Cartier faisait dans son "quartier libre" sur France-Inter une magnifique et terrible démonstration. Elle a retrouvé une déclaration d'un certain Jacques Attali, ci-devant "intellectuel de gauche" datant de 1977, le même homme ayant dirigé cette année 2008 un rapport visant à "libérer la croissance française". Elle donne cette déclaration sans commentaire. En résumé, on ne peut guère imaginer discours plus gauchisant et plus suffisant... sur une thématique mélangeant les poncifs de l'époque ; on a là un beau mélange d'influences de l'Ecole de Francfort avec l'insistance de l'Attali d'alors sur le capitalisme comme aliénation  et violence et de celles du socialisme à la Léon Blum avec son éloge de l'entrisme dans le pouvoir d'Etat pour le subvertir de l'intérieur. Cela correspond parfaitement à la ligne du PS d'alors qui, en un sens, occupe un espace plus à gauche que celui du parti encore dominant à gauche, le PCF.</p>
<p align="justify">    Entendu aujourd'hui, trente et une longues années plus tard, ce texte, son ton, sa componction, devrait disqualifier définitivement son auteur. On aurait dû apprendre aujourd'hui son exil ou son suicide, tout honneur perdu. Mais Jacques Attali est l'illustration parfaite de la "trahison des clercs" que désormais plus rien ne vient sanctionner, surtout pas la moindre conscience intérieure d'un respect de soi-même en tant que "clerc". Je souhaite donc bien du courage à l'historien du futur qui voudrait discerner la moindre continuité dans cette pensée - en dehors de l'évidence que ce petit Marquis des belles Affaires qui se croit Voltaire (pour l'indépendance d'esprit) et Mac Namara (pour le machiavélisme au service de l'État) à la fois n'a jamais eu d'autre but dans sa vie que parvenir.... <u>avec les idées des autres. </u>Que ces autres s'appellent Adorno, Blum, Deleuze... ou Hayek, Milton Friedman, ou Anthony Giddens, peu lui importe. (Il fut d'ailleurs accusé de plagiat il y a quelques années pour l'un de ses livres.) Comme on le dit en italien, c'est un homme "bon pour toutes les saisons". Fasciste un jour, communiste le lendemain, démocrate le surlendemain. Il n'est pas le seul bien sûr, et il est facile de l'inscrire dans le vaste univers des personnes étant passés des louanges de la construction 