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	<title>patrimoine-culturel &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/patrimoine-culturel/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "patrimoine-culturel"</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:55:21 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Le tombeau d'Hérode retrouvé ! ou "Hérode envenime le conflit israëlo-palestinien"]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/le-tombeau-dherode-retrouve-ou-herode-envenime-le-conflit-israelo-palestinien/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:34:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Le professeur Ehud Netzer a annnoncé le 8 mai la découverte de ce qui est probablement le tombeau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkLIyDOaOnI/AAAAAAAAADc/TTGHXJ4DmQc/s1600-h/php122gGBAM.jpg"><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkLIyDOaOnI/AAAAAAAAADc/TTGHXJ4DmQc/s320/php122gGBAM.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p>Le professeur Ehud Netzer a annnoncé le 8 mai la découverte de ce qui est probablement le tombeau d'Hérode Ier le Grand, roi de Judée, personnage emblématique de l'histoire juive, après plusieurs campagnes de fouilles. Il a été retrouvé dans l'un de ses palais, Hérodion (le seul à porter son nom), au sud de Jérusalem, près de Bethléem, en Cisjordanie.</p>
<p>Ce palais avait déjà été fouillé par des moines franciscains dans les années 50, sans succès. En 1972, elles ont été reprises par l'équipe d'archéologues israéliens d'Ehoud Netzer (de l'Institut d'archéologie de l'université hébraïque de Jérusalem).</p>
<p>Les archéologues avaient décidé d'orienter leurs recherches plus haut sur la colline en août 2006, jusqu'à leur découverte : "Il y a trois semaines, nous avons trouvé des éléments du sarcophage et nous avons compris que nous avions enfin trouvé le site de son tombeau", a déclaré le professeur Netzer.</p>
<p>Ils n'ont pas trouvé d'ossements dans le sarcophage, ni aucune inscription, mais ses caractéristiques, un sarcophage en pierre ocre de Jérusalem orné de motifs floraux et de rosettes, "ont permis de conclure qu'il s'agissait du sarcophage d'Hérode". Il a ajouté pour souligner l'importance de sa découverte que "C'est un sarcophage qu'on ne voit nulle part. c'est quelque-chose de très spécial".</p>
<p>L'Université Hébraïque a précisé que le sarcophage est brisé en centaines de morceaux et qu'il doit mesurer environ 2,5 mètres. Le site aurait été détruit durant la révolte juive contre les Romains entre 66 et 72 après J.-C. : Hérode était considéré par les rebelles comme une marionnette des Romains.</p>
<p><img border="0" width="289" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkLJSDOaOoI/AAAAAAAAADk/TpDKfXFvcJs/s320/MFAJ087r0.jpg" height="243" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><br />
Hérode, aurait notamment agrandi le temple de Jérusalem et construit le palais de Massada, devenu par la suite un haut lieu de la Résistance juive contre les romains, la palais de Jéricho, la ville de Césarée.</p>
<p>Il est également cité à plusieurs reprises par le Nouveau testament, et notamment dans l'Evangile de Mathieu, pour avoir ordonné le massacre des Innocents : averti de la naissance du "roi des juifs", il aurait fait assassiner tous les enfants mâles âgés de moins de deux ans à Bethléem. Or, ayant été nommé par les romains en 37 avant J-C, il a régné sur une partie de l'actuelle Cisjordanie jusqu'en 4 avant J-C, il est permis d'écarter cette thèse, puisque les dates ne coïncident pas avec la naissance du Christ.</p>
<p>Cette découverte est capitale à deux titres :</p>
<ul>
<li>Pour son intérêt historique : d'après le professeur Netzer, " Hérode nous a laissé une construction formidable, Hérodion, un palais énorme et unique au bord du désert, le seul site qui porte son nom, et celui où il a lui-même choisi d'être enterré".</li>
<li>Pour son enjeu politique : les découvertes archéologiques dans les territoires occupés sont souvent utilisés par Israël pour légitimer sa présence en Cisjordanie. Pour le mouvement des colons juifs, cette découverte est une justification supplémentaire au maintien de son implantation sur le territoire palestinien.</li>
</ul>
<p>Pour Shaoul Goldstein, responsable du conseil municipal des colonies du Goush Etzion, près de Bethléem, cette découverte "apporte une nouvelle preuve du lien existant entre Goush Etzion, le peuple juif et Jérusalem". Il dit s'attendre à y voir affluer des milliers de visiteurs et a appelé le gouvernement à faire d'Hérodion "un site national et religieux".</p>
<p>Côté palestinien, la ministre du tourisme, Khouloud Hdeib Douaibess, responsable des sites archéologiques, a annoncé qu'une équipe d'archéologues palestiniens inspecteraient le site.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La quote du jour!]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=426</link>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 12:46:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
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<description><![CDATA[Oui, je sais, encore une, la dernière c&#8217;était hier, mais j&#8217;ai pas pu résister en la l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, je sais, encore une, la dernière c'était hier, mais j'ai pas pu résister en <a href='http://www.bashfr.org/?183'>la lisant</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La quote du jour!]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/2008/03/28/la-quote-du-jour-12/</link>
<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 15:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
<guid>http://leblogdepook.wordpress.com/2008/03/28/la-quote-du-jour-12/</guid>
<description><![CDATA[Celle-là est surtout basée sur une blague con, mais je sais que ça fera rire madame (ainsi que to]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.bashfr.org/?6728'>Celle-là</a> est surtout basée sur une blague con, mais je sais que ça fera rire madame (ainsi que tous les fans de cette merveilleuse danse qu'est la tektonik).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'intégralité de South Park gratuitement?]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=396</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 11:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hé oui, Comedy Central met gratuitement à disposition sur Internet la totalité des épisodes de S]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hé oui, Comedy Central met gratuitement à disposition sur Internet <a href='http://www.generation-nt.com/commenter/south-park-streaming-episode-actualite-70209.html#1'>la totalité des épisodes de South Park</a>.<br />
Une occasion de (re)découvrir cette série politiquement incorrecte.<br />
Allez, en petit accompagnement, une <a href='http://www.bashfr.org/?6809'>quote</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Enfin un vrai jeu!]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=393</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 12:46:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
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<description><![CDATA[Marre de toutes les reviews de jeux Wii de Pook (remarque, ça fait un moment qu&#8217;il a arrêté]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Marre de toutes les reviews de jeux Wii de Pook (remarque, ça fait un moment qu'il a arrêté et ouvert un blog dédié à ça)?<br />
Envie de news sur un vrai jeu?<br />
Alléluia, voici une news sur rien de moins que <a href='http://www.miwim.fr/blog/quake-live-quake-3-jouable-dans-un-navigateur-internet-1357'>le remake du meilleur jeu du monde</a> (en toute objectivité bien sûr), à savoir Quake3 (on devrait même pouvoir y jouer en marche arrière), qui sera jouable gratuitement (ok en même temps je m'en fous je l'avais acheté) depuis un navigateur Internet.<br />
Le jeu s'appellera Quake Live, et sera financé par la publicité. Une initiative à suivre, autant pour le modèle économique que pour le jeu choisi (en plus on a échappé à Counter-Strike).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Allez les rouges!]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=392</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 11:58:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
<guid>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=392</guid>
<description><![CDATA[Non, je ne renie pas l&#8217;équipe de France (quoique), c&#8217;est juste qu&#8217;en étant en bl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Non, je ne renie pas l'équipe de France (quoique), c'est juste qu'en étant en bleu, on part avec un handicap certain (c'est pas moi, ce sont <a href='http://www.lelombrik.net/news/3778/la-couleur-de-la-victoire.html'>des vrais scientifiques</a> qui le disent, et en plus ils vraiment l'air d'y croire, donc c'est que ça doit être vrai).<br />
Au fait, on parle quand même de foot, d'où le tag "patrimoine culturel".</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et dire que j'ai raté ça!]]></title>
<link>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=372</link>
<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 14:10:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Julien</dc:creator>
<guid>http://leblogdepook.wordpress.com/?p=372</guid>
<description><![CDATA[Ha là là, j&#8217;aurais tant voulu y être&#8230;
Imaginez, une compétition de scrabble en breto]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ha là là, j'aurais tant voulu y être...<br />
Imaginez, une <a href='http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080203/tod-france-scrabble-breton-cb1d00a_1.html'>compétition de scrabble en breton!</a><br />
Mon amour immodéré pour cette magnifique langue n'est un secret pour personne.<br />
Et puis "Breizh" (Bretagne), "Kenavo" (Au revoir), "Porzh" (Port), "Gwenn" (Blanc) ça fait plein de points!<br />
Bon, après cet étalage de l'énorme étendue de mon vocabulaire (soit la quasi-totalité des mots bretons que je connais, avec peut-être quelques fautes d''ailleurs), on pourra regretter la dernière phrase, qui explique que dans quelques années plus personne ne pourra me les corriger ;-(, étant donné que 95% des 300 000 personnes parlant le breton ont plus de 60 ans.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ART PRIMITIF OU PATRIMOINE CULTUREL ? Quai Branly en question]]></title>
<link>http://farafinart.wordpress.com/2008/01/17/art-primitif-ou-patrimoine-culturel-quai-branly-en-question/</link>
<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 17:48:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>farafinart</dc:creator>
<guid>http://farafinart.wordpress.com/2008/01/17/art-primitif-ou-patrimoine-culturel-quai-branly-en-question/</guid>
<description><![CDATA[



ART NÈGRE, PRIMITIF OU PATRIMOINE?





&#8220;La notion d’art, qu’il s’agisse de l’art]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="left"><a href="http://farafinart.wordpress.com/files/2008/02/deco-stalden-2003-5.jpg" title="deco-stalden-2003-5.jpg"><img src="http://farafinart.wordpress.com/files/2008/02/deco-stalden-2003-5.jpg" alt="deco-stalden-2003-5.jpg" height="274" width="461" /></a></div>
<div align="left"></div>
<div align="left"></div>
<div align="left">
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><b><span style="font-size:14pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';">ART NÈGRE, PRIMITIF OU PATRIMOINE?</span></b></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>"La notion d’art, qu’il s’agisse de l’art nègre, de l’art crétois ou de l’art impressionniste, reste à la fois imprécise, ineffable et irritante. L’art, c’est ce qui maintient vivante l’idole morte en tant qu’idole. L’art c’est ce qui dans un objet continue à servir quand il ne sert plus à rien".</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';">(Claude Roy, L’art à la source. Arts premiers, arts sauvages. Paris, Folio, 1992 : 143)</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Le projet de la création - à l’horizon 2004 - d’un Musée des Arts et Civilisations (MAC) ou Musée du Quai Branly , dédié aux seuls "arts premiers" , couplé à l’ouverture le 14 avril 2000 d’une salle au Louvre - de 1 400 m², disposant d’un budget global de 30 millions de francs - réservée à l’exposition de près de cent vingt chefs-d’œuvre de l’art primitif, sont deux moments clés de l’institutionnalisation d’une forme d’art qui jusqu’alors n’existait que dans les vitrines poussiéreuses de nos musées d’ethnologie ou au travers du marché de l’art. De plus, cette reconnaissance est significative de la prise de pouvoir symbolique de l’histoire de l’art au détriment de l’anthropologie dans la définition institutionnelle des objets des cultures non occidentales. C’est la lutte pour l’obtention de ce nouveau monopole qui est l’enjeu d’affrontements entre acteurs ethnologiques et "esthétisants" .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><b>Art nègre, art primitif, art farafi</b>n<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Mais cette forme d’art, existe-t-elle vraiment ? "L’art primitif, connais pas !" se plaisait à rappeler Picasso. Effectivement, il convient de reconnaître que lorsqu’un objet franchit nos frontières - devenant de fait autre chose que ce qu’il est (un objet usuel, rituel, magique, etc.), nous pouvons être partagés entre deux attitudes : soit cet objet est assimilé à un patrimoine culturel, matériel, soit, au contraire, ce même objet est apprécié, remarqué, pour ses qualités plastiques, esthétiques. Et c’est bien cette dernière définition qui pose problème à la communauté ethnologique : le patrimoine, les objets exotiques, primitifs, non occidentaux, quel que soit le nom qui leur est donné, bénéficient d’une reconnaissance institutionnelle faisant la part belle à l’esthétique.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>De plus, l’art primitif sert à comprendre la façon dont les Occidentaux représentent les sociétés autres au travers de la possession et de l’exposition de leurs symboles, et non pas, comme il serait aisé de le concevoir, à décrire les cultures de façon exhaustive par leurs objets. Le regard porté sur ces objets ne prend pas alors en compte le point de vue indigène mais est exclusivement occidental, moderne. De fait, croire que l’entrée fracassante des "arts premiers" au Musée du Louvre repose sur une reconnaissance esthétique des cultures exotiques au nom d’un principe d’universalité de la pratique artistique est erroné. Car l’art en tant que tel n’est précisément pas universel ; l’erreur est alors de penser que tous les arts sont équivalents entre eux en valeur marchande et en valeur symbolique. Ce qui n’exclut pas, bien entendu, qu’il faille les traiter de la même manière. En outre, ce principe d’universalité repose sur l’idée que la reconnaissance de l’art est indépendante du contexte historique et social : croire qu’art primitif et art occidental sont équivalents nie la création de l’esthétique comme notion occidentale du XVIIIème siècle .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Donc, le discours moderne, occidental, sur ces objets "exotiques" a pour corollaire un jugement ethnocentrique ne mettant pas en valeur l’esthétique telle qu’elle est perçue dans ces sociétés, mais telle que nous la percevons. Cependant, avant que ne soit lancé par Jacques Chirac le projet de création du Musée du quai Branly, ces questions ne se posaient pas de façon aussi virulente. Et pour cause, en France deux institutions avaient en charge de définir l’altérité au travers d'objets strictement sélectionnés et exposés : le Musée de l’Homme et le Musée des arts d’Afrique et d’Océanie (MAAO). Outre le fait que ces deux institutions possèdent un fonctionnement et une philosophie propre , force est de constater qu’elles croulent depuis plus de vingt ans sous la poussière et l’immobilisme de leur hiérarchie.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Le "dépoussiérage" de ces deux institutions est en passe d’être opéré de façon assez radicale. C’est en décembre 1995 que le président Jacques Chirac - qui entend bien réaliser le musée du XXIème siècle comme projet présidentiel - et son ami le collectionneur et marchand d’art primitif Jacques Kerchache, annoncent le regroupement de ces deux musées en un seul afin de proposer un regard unique et fédérateur sur le patrimoine exotique et lui donner la légitimité qui lui était jusqu’alors déniée. Leur projet prétend non seulement leur offrir un écrin de prestige (le Louvre), mais également leur fournir une institution entièrement dédiée à leur expression (le Musée du quai Branly). Je m’attacherai ici à déterminer les enjeux respectifs de ces deux moments d’un même projet.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><b>Enjeux d’une polémique</b></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Les accusations d’"esthétisme" sur cette antenne du Louvre (le Pavillon des sessions) sont omniprésentes depuis que fut lancée l’idée de sa création ; cependant, les nominations de Maurice Godelier<span> </span>et de Germain Viatte<span> </span>à la tête, respectivement, du projet scientifique et du projet muséologique du nouveau musée (qui est à comprendre comme partie prenante du Pavillon), calmèrent un peu les esprits. La première entreprise de M. Godelier fut d’obtenir une "contextualisation" des objets présents au Louvre. Ne voulant pas que ceux-ci soient seulement appréciés pour leurs qualités artistiques, M. Godelier obtint la création d’une salle permettant la compréhension sociale et culturelle de ces objets : "Il y aura donc au sein du musée du Louvre un "espace d’interprétation" équipé d’un certain nombre de terminaux et d’écrans qui permettront d’accéder à un programme donnant immédiatement accès à des informations sur l’objet, son contexte, sa fonction initiale, mais aussi aideront ceux qui souhaiteront aiguiser leur regard"<span> </span>confiait récemment Stéphane Martin (directeur de l’établissement public du Musée du quai Branly). Néanmoins, ce "compromis" ne fait pas l’unanimité chez les scientifiques du Musée de l’Homme.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Il s’agit dans ce projet de favoriser le croisement des regards, d’inciter à une rencontre entre l’art primitif et l’art occidental afin d’élargir la perception de l’Art . Or, ses détracteurs objectent que non seulement cette rencontre a déjà eu lieu, mais qu’en plus cette confrontation semble se heurter à une incohérence chronologique puisque l’inventaire du Louvre s’arrête en 1860 (alors que la plupart des arts primitifs que nous connaissons ne sont pas aussi anciens).</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Rappelons tout d’abord que la rencontre entre ces deux formes d’art a déjà eu lieu : les surréalistes, fauves, cubistes se sont chargés d’intégrer ces formes artistiques dans leur art. La perception des Fauves est néanmoins différente de celle de Gauguin notamment par l’élargissement de leur vision : aux productions des Mers du Sud chères à Gauguin, les Fauves (Matisse, Derain et Vlaminck en tête) ajoutèrent la sculpture africaine. Cependant, remarque Robert Goldwater, "l’attitude esthétique des Fauves, si elle va plus loin que celle de Gauguin, est encore empreinte de beaucoup de son romantisme. C’est sensible dans leur admiration qui se maintient pour tout ce qui est primitif, qu’ils tiennent pour primitif, sans se soucier de savoir si ses qualités formelles ressemblent à celles des autres œuvres primitives qu’ils admirent également" . Ainsi, Gauguin et les Fauves - outre leurs différences de perception du primitivisme - se retrouvent dans ce que Goldwater nomme un "primitivisme romantique" faisant l’apologie d’un être-ensemble communautaire et exotique.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>De plus, au XXème siècle Picasso et les cubistes firent entrer le primitivisme dans une phase nouvelle, en le dotant d’une connotation plus concrète, mieux cernée et plus nettement axée sur l’esthétique. Or, contrairement à toute idée reçue, la perception de l’esthétique chez Picasso ne tient aucunement à la qualité des pièces ; Picasso n’était pas un collectionneur et ses objets étaient, pour la plupart, médiocres mais, comme il le disait,<span> </span>"<i>on n’a pas besoin d’un chef-d’œuvre pour se faire une idée</i>" . Un concept ou une composante stylistique peuvent tout à fait être extraits d’une pièce de second ordre . C’est d’ailleurs ce qui le guida lors d’une visite au Musée d’ethnographie du Trocadéro où, dit-il, il puisa la matière à ses Demoiselles : "Tout seul dans ce musée affreux, avec des masques, des poupées peaux-rouges, des mannequins poussiéreux. Les Demoiselles d’Avignon ont dû arriver ce jour-là, mais pas du tout à cause des formes : parce que c’était ma première toile d’exorcisme, oui!" . Une fois encore, le mouvement cubiste et le primitivisme de Picasso sont une réaction à un modèle dominant, bourgeois. L’art symboliste des premières années de ce siècle est particulièrement en ligne de mire du projet de Picasso. Comme le souligne William Rubin, "Les Demoiselles représentèrent le dénouement du combat qu’il menait depuis dix-huit mois pour rompre avec le modernisme anémié des générations symbolistes, et ce ne fut pas un hasard si l’"africanisme" de Picasso y fit sa première apparition" . Le couronnement de ce combat se fit dans un musée d’ethnographie ce qui, soulignons le, est loin d’être un fait anodin puisque ces différents cheminements d’artistes occidentaux dans l’art primitif n’auraient pu être envisageables sans l’exposition de ces objets dans des musées. Le rôle du Musée d’ethnographie du Trocadéro est prépondérant dans ces "découvertes", comble de l’ironie pour un musée qui ne se souciait pas de la dimension artistique des objets. En définitive, "la "découverte" de l’art africain a eu lieu quand l’état des recherches contemporaines l’a rendue nécessaire".</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>En fin de compte, on pourrait définir le primitivisme comme une illusion entretenue par la prétendue découverte de l’art primitif ; il n’y aurait de primitivisme et d’art primitif que parce qu'il est permis de participer au maintien de ces catégories (ne serait-ce qu’en les discutant, en faisant un musée d’arts premiers en plein cœur de Paris, en repensant un peu partout en Europe la fonction de l’objet ethnographique dans un musée, etc.). Claude Roy pensait qu’" <i>il n’est d’arts primitifs que si nous acceptons d’oublier la complicité profonde qui nous relie à tous ceux qui ont confié aux images et aux signes le témoignage de la difficulté commune d’être vivant et pensant. Si l’ethnographe donne au musée qu’il ordonne le beau nom de Musée de l’Homme, nous savons bien que c’est un titre qui doit couronner tous les musées de la terre</i>" .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Certes, le contexte culturel était absent à l’époque, voire totalement ignoré des productions artistiques cubistes. La pièce intéressait pour des caractéristiques qui ne sont pas celles de sa société d’origine, ni de son utilité (sociale, culturelle, quotidienne). Les collections du MAAO et du Musée de l’Homme (en ce qui concerne son Laboratoire d’ethnologie), sont aujourd’hui mises à contribution afin de constituer le fond de cette exposition qui, au regret du Directeur du Louvre Pierre Rosenberg , prend la tournure d’une exposition permanente. Le choix des pièces à présenter dans cette antenne du Louvre ne laisse pas de doute quant à son but : il s’agit bien de sélectionner et d’exposer des objets choisis pour leurs "qualités esthétiques". Un point de vue qui va à l’encontre de toute la tradition ethno-muséale française édictée depuis, au moins, la création du Musée de l’Homme en 1937, ce qui explique en partie les réticences du musée et de la communauté ethnologique, même si nul ne nie la "beauté" propre aux arts primitifs. Ce qui fait problème selon les opposants au projet est l’application de critères esthétiques ne dépendant pas du contexte culturel d’origine des objets ; Sally Price remarquait à juste titre, que "<i>si l’on admet que les œuvres de l’Art Primitif sont dignes de figurer aux côtés des œuvres des artistes les plus prestigieux de nos propres sociétés (...) nous devons ensuite reconnaître l’existence et la légitimité des cadres esthétiques où elles ont été produites</i>" . Et en effet, le sens commun établit une limite par trop marquée entre l’ethnologie et l’histoire de l’art : les ethnologues ne concevraient les objets ethnographiques que dans le cadre de leur société d’origine, ne laissant alors que peu - ou pas - de place à un sentiment esthétique . D’un autre côté, l’esthète et l’artiste, penseraient que l’objet peut se concevoir indépendamment de son contexte<span> </span>et ce sur la base même d’un point de vue esthétique. Les oppositions, les réticences à voir entrer les arts primitifs dans un musée de beaux-arts se sont longtemps basées sur ce schéma. D’autre part, les exemples de la compréhension de l’art des sociétés exotiques par l’anthropologie ou l’histoire de l’art, tendent à prouver que cette frontière (et donc la question de la répartition des collections et du sens à leur attacher entre ces deux approches) est beaucoup plus ténue qu’elle n’y paraît : "Les uns et les autres visent naturellement à la compréhension des sculptures tribales dans le contexte où s’est inscrite leur création"<span> </span>souligne Rubin. Les réticences à l’institutionnalisation des arts primitifs ne peuvent donc reposer sur une stricte répartition des collections et, corrélativement, des objets de recherche.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>En outre, l’opposition de P. Rosenberg à l’antenne du Louvre reposait aussi sur l’incohérence chronologique de l’exposition d’arts primitifs. Le Musée du Louvre accueillant les arts occidentaux depuis ses origines jusqu’à 1860, il semblait difficile de les faire coexister avec les arts tribaux datant de ce siècle ou, au mieux, du siècle dernier. Une idée que J. Jamin soutient : "J’ai toujours dit que si les arts primitifs devaient être quelque part ce n’est sûrement pas au Musée du Louvre mais au Musée National d’Art Moderne. Ça c’est incontestable, pour la bonne raison qu’il y a eu cette "rencontre" entre la peinture moderne du début du siècle et ces arts qui ont été "découverts" par Vlaminck, Derain, Matisse, Picasso... Là, cela aurait un sens historique, voire épistémologique" . La réorganisation récente du Musée National d’Art Moderne ne s’y est d’ailleurs pas trompée en présentant une représentation - en l’état - de l’atelier d’André Breton où se côtoient, au milieu des productions de l’artiste, des statuettes et masques africains. Ainsi, le positionnement de l’art primitif dans la structure même de l’art contemporain ne pose pas de problème pour une très grande partie de l’histoire de l’art, les oppositions n’étant sensibles que dans le champ même de l’ethnologie où, traditionnellement, ces objets sont avant tout scientifiques, culturels mais non esthétiques, artistiques. Un argument qui est partagé par G. Viatte pour qui les frontières (géographiques et temporelles) sont faites pour être transgressées : "Quant aux histoires de frontières à définir, je crois que ce sont de faux problèmes. J’ai eu ce même genre de problème - mais chronologique - lors de la création du Centre G. Pompidou : fallait-il arrêter son inventaire à 1900, 1905, 1914...? De toute façon, même si nous traçons des frontières précises, nous nous empressons de ne pas les respecter. Nous avons présenté au Centre Pompidou des collections du XIXème et Orsay ne se gène pas pour présenter des objets du XXème de temps en temps. Cela n’a aucune importance" .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>En fait, les tensions que provoque le Pavillon des sessions sont compréhensibles dès lors que l’on accepte qu’il puisse y avoir plusieurs "points de vue" sur un même objet. Les deux institutions que sont le MAAO et le Musée de l’Homme proposent deux regards différents sur les mêmes objets ; leur regroupement dans le Musée du quai Branly n’est donc pas le fruit du hasard<span> </span>: une vision artistique de l’objet coexistera avec une définition scientifique, l’esthétique avec l’ethnologie. Mais l’ampleur de cette redéfinition du patrimoine culturel non occidental ne s’arrête pas là, et trouvera son apothéose dans l’inauguration d’une institution lui étant exclusivement vouée.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><b><span></span>Le Musée du quai Branly, entre patrimoine et art</b></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Ni seulement musée d’art, ni seulement musée d’ethnologie, le Musée du quai Branly<span> </span>se veut nouveau dans sa conception et dans le regard qu’il portera sur les collections. Le projet a fait l’objet de bon nombre de négociations tant sur le choix de l’endroit où implanter ce musée, que sur sa fonction. Depuis le 23 décembre 1998 - mais la date effective est mai 1999 - un Établissement public a été créé afin de guider cette opération, tâche qui, auparavant, était assurée par la Mission de préfiguration du Musée de l’Homme des Arts et des Civilisations. Les collections seront constituées par les fonds du laboratoire d’ethnologie du Musée de l’Homme (250 000 pièces) et du MAAO (24 000 pièces), la préhistoire et l’anthropologie physique resteront rattachées au Muséum d’Histoire Naturelle. Le futur musée sera piloté par une co-tutelle ministérielle (Culture - donc Direction des Musées de France - et Éducation nationale).</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Pour certains, c’est là que se trouve la grande idée, à savoir concilier l’esthétique et la science. Et c’est là le point capital, celui qui fait le plus couler d’encre puisqu’il impose à deux visions antinomiques de réaliser un ensemble d’accords et de compromis afin de proposer une définition nouvelle, réactualisée, de l’objet non occidental. Néanmoins, même si cette définition de l’objet et de sa fonction est capitale dans la réalisation du futur musée, il s’agit de comprendre que, derrière cet intitulé, se cachent des enjeux sociaux beaucoup moins théoriques. En effet, remarque G. Viatte, "le vieux débat sur la qualité esthétique ou ethnographique des collections d’art primitif me semble complètement dépassé et masque surtout des problèmes de pouvoir et des querelles de personnes" .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>De plus, ce musée ne vient pas - à l’origine - de la communauté scientifique mais d’une initiative présidentielle ; en revanche, lorsque cette communauté a pris conscience de l’importance de l’entreprise et de l’enjeu que ce projet représentait, elle est entrée dans le débat (comme ce fut le cas lors du neuvième colloque de l’Association Pour la Recherche en Anthropologie Sociale du 7 mars 1998 . Cependant, les oppositions ne viennent pas - pour l’essentiel du moins - de la communauté ethnologique mais de l’intérieur même du Musée de l’Homme et du Muséum National d’Histoire Naturelle, et ce même si les ethnologues du Musée de l’Homme sont tous - sans exception - conscients de l’état de délabrement de leur musée et de l’absence de cohérence scientifique et muséale des expositions, chaque laboratoire travaillant indépendamment de tout projet commun. En fait, les quelques oppositions marquées se résument à la peur de voir la structure actuelle complètement remise en cause et, avec elle, la carrière des scientifiques ainsi que la collaboration de personnels venant d’horizons divers (ethnologues versus conservateurs).</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Les opposants au projet peuvent aussi se montrer beaucoup plus virulents et ce sur une question douloureuse, à savoir la reconnaissance officielle de l’art primitif par un musée qui lui serait spécifiquement consacré. Car, il faut le rappeler, depuis le début de ce siècle les arts primitifs ont pris place dans les musées ; restait à leur donner un écrin à leur mesure . Les ethnologues - qui jusqu’alors gardaient tant bien que mal leur objet de recherche à l’abri (relatif) des spéculations financières - durent repenser l’objet non occidental en fonction d’un contexte social et culturel différent de celui du Musée de l’Homme. Les temps ont changé, et la planète s’est rétrécie. Comme le remarquait Michel Panoff en parlant du "nouvel exotisme" : "à coups de charters aériens et autres trekkings c’est en live que tout un chacun avait eu la possibilité de connaître des coutumes très éloignées des nôtres, et c’est tous les soirs que la télévision nous apportait maintenant ces images énigmatiques dont l’anthropologie proposait naguère l’interprétation. Bien entendu, l’éloignement de soi à l’autre n’avait nullement diminué dans l’intervalle, ni la compréhension gagné un pouce de terrain, comme le prouve la montée ininterrompue du racisme et de la xénophobie" . C’est ainsi que la conception de l’objet du Musée de l’Homme (l’objet comme témoin), "s’accordant à une volonté de lutter contre le racisme, était pionnière à l’époque, mais ne répond plus aujourd’hui aux questionnements engendrés par la mondialisation et l’évolution des idées" . En outre, le contexte de la mondialisation des idées et des pratiques culturelles semble discréditer toute question portant sur le caractère particulier d’un art ou d’une culture et, corrélativement, il en serait de même pour ce qui est de la définition de l’authenticité d’une œuvre. Si tant est que l’on se pose la question de l’authenticité des pièces présentées dans le futur musée, il convient de comprendre que celle-ci ne s’évalue plus seulement en fonction de son caractère "ethnographique" (i.e. mode de collecte particulier, discours scientifique, objectif testimonial) mais en tant que valeur marchande (l’authenticité s’évalue par le pedigree - c’est-à-dire l’histoire de la pièce depuis son arrivée sur le sol occidental : les expositions où elle fut présentée, ses différents acquéreurs, etc. , comme c’est le cas avec ce masque à transformation kwakiutl provenant de la collection de Lévi-Strauss<span> </span>et exposé au Louvre. </span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Ainsi, le contexte de la mondialisation devrait faire en sorte que le dialogue et le relativisme culturel remplacent la condescendance des années 1937, telle devrait être la base sociale du futur musée. En fait, l’intention de ses concepteurs est d’en faire un musée résolument post-colonial pour mettre fin à une vision dépassée des cultures que le Musée de l’Homme semble encore véhiculer.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Et c’est là un autre point du programme scientifique du Musée du quai Branly : considérer les cultures comme contemporaines et non comme entités figées par la muséographisation. Le but recherché, comme s’en explique M. Godelier, est d’apporter une reconnaissance internationale et contemporaine aux artistes non occidentaux modernes. Le Musée du quai Branly devra donner à penser le musée comme l’inverse d’une ghettoïsation, il devra montrer que l’Afrique des musées d’ethnologie est aussi l’Afrique de 2004. Ainsi, une exposition d’art contemporain "exotique" serait possible en même temps qu’une exposition classique d’objets. La reconnaissance de cette dynamique culturelle qui, in fine, entend bien rompre avec la muséographie statique et réductrice des musées d’ethnologie classiques, permet de fournir une base à la contextualisation des objets. Entendons nous, les objets seront présentés sans aucun "contexte culturel", autrement dit, sans aucune scénographie en carton-pâte reproduisant une scène de la vie quotidienne ou un rituel ; pour les concepteurs du futur musée, ce serait totalement dépassé et sans aucun lien ni avec la pédagogie ni avec la science. Sur ce point, les avis divergent encore : pour certains les objets des sociétés exotiques ne peuvent révéler leur sens qu’une fois replacés dans une mise en scène contextuelle, qui, bien souvent, devient une reproduction faisant appel à mannequins et décors. La dernière rénovation de la salle des Amériques du Musée de l’Homme donne un exemple du genre . Pour J. Kerchache, le fait de concevoir les arts primitifs comme égaux des arts occidentaux rend toute contextualisation inutile : "Y a-t-il besoin d’un contexte pour les œuvres exposées au Louvre ? La production artistique occidentale est présentée dans nos musées sans qu’on ait besoin d’évoquer le bagage génétique de leurs auteurs ou de rappeler les mœurs et coutumes des pays dont elle est issue. Les hommes nés sur le continent africain ou dans les îles du Pacifique seraient-ils si différents de nous qu’ils mériteraient de recevoir un traitement radicalement opposé ?" . Cependant, croire que l’art primitif peut se passer de contextualisation ethnographique au motif que la muséographie de l’art occidental n’y fait pas recours, revient à occulter le fait que cette dernière opère déjà dans son contexte. Les différentes œuvres d’art occidental n’ont pas recours à cette "mise en situation" pour la seule raison que nous sommes leur contextualisation, nous sommes une partie de la culture dans laquelle ces œuvres ont évolué et nous sont parvenues. Ainsi, le contexte culturel d’origine n’aura pas autant d’importance que le pouvoir conféré à ces objets de représenter leur culture ; en outre, la sélection - contrairement à ce que l’on a pu penser - ne se basera pas uniquement sur la qualité esthétique des pièces, leur valeur de témoignage sera, à l’instar du Musée de l’Homme, une partie importante du programme du Musée du quai Branly : "Dans le futur musée il y aura, à côté des objets esthétiquement intéressants, des séries d’objets usuels qui n’ont pas besoin d’être "beaux" mais "significatifs" du point de vue social et culturel. Ce sont des objets intéressants dans la vie quotidienne, rituelle, etc. mais ce n’est pas la qualité esthétique qui les fait se sélectionner. C’est la qualité de "témoignage" et non d’œuvre d’art" .</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>En conséquence, le fait d’apporter une vision moderne de l’art des sociétés muséalisées permet de donner un fond sémantique à l’objet ; celui-ci n’est plus une entité figée, réifiée, mais au contraire un extrait de la société qu’il convient, par une action consciente, de replacer dans une dynamique moderne. Pour ce faire, les sociétés concernées seront consultées afin que "l’ethnologie (...) [ne soit] plus une science autoritaire qui décrit et reconstruit les sociétés à partir d’un point de vue strictement occidental. Elle fait de plus en plus appel à des intervenants des cultures lointaines pour leur donner la parole et créer ainsi une polyphonie. Le dialogue qui s’engage de plus en plus souvent avec eux influe sur la manière dont nous traitons et montrons les témoignages de leur savoir-faire et leurs œuvres" . De fait, les ethnographiés d’hier entrent non seulement au Musée du Louvre dans le cadre de l’institutionnalisation (occidentale) de leurs arts, mais aussi deviennent partie prenante des programmes muséographiques des musées d’ethnologie. </span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><b>Conclusion</b></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Le moins que l’on puisse dire est que des susceptibilités ont été violentées par ce projet. Des débats passionnels se succèdent et ceci montre que, contrairement à ce qu’affirmait Louis Dumont en 1996, nous ne sommes pas en train d’enterrer "purement et simplement l’ethnologie, non seulement au plan de l’exposition et de la conservation des objets, mais aussi au plan de la recherche et de la communication en général" . Ce n’est pas l’avis de Lévi-Strauss pour qui <i>le Musée du quai Branly est un projet à respecter</i>, qui pourrait de surcroit redorer le blason suranné de l’objet ethnographique. "Un musée d’ethnographie ne peut plus, comme à cette époque, offrir une image authentique de la vie des sociétés les plus différentes de l'occidentale. À quelques exceptions près, qui ne dureront pas, les sociétés sont progressivement intégrées à la politique et à l’économie mondiales. </span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';"><span></span>Le projet du Louvre est symboliquement et politiquement très fort, mais si l’on s’accordait à reconnaître que l’art est une construction occidentale moderne, que les arts primitifs ne sont devenus "art" qu’une fois institutionnalisés par l'occident, il serait légitime de pousser jusqu’au bout la réflexion et de présenter ces chefs-d’œuvre dans un musée qui ne laisse pas de place à une énième représentation de la FRANCE par opposition aux Autres ; de l’Occident par opposition au Primitif, Premier. Les concevoir, donc, comme un patrimoine culturel esthétisé, figé dans le temps et l’espace. Mais, la représentation de l’Autre qui est nous donneé au travers de ces expositions est une construction sociale de la réalité qu’il convient d’interroger afin de ne pas naturaliser une pratique artistique qui n’a, en soi, rien de naturel. La double réalisation du Pavillon des sessions et du Musée du quai Branly cristallise ces interrogations et devrait être l’objet d’un débat critique. Les récentes prises de position de l’ensemble de la communauté ethnologique, ainsi que les différents intervenants (qu’ils soient historiens de l’art, conservateurs ou galeristes) pour la réalisation de ce musée, penchent pour un débat autour de la question de la représentation du patrimoine culturel non occidental et non d'un "caprice du Prince".</span></p>
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<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal">Extrait de FRONTIERES (<span style="font-size:11pt;font-family:'Tahoma','sans-serif';">Julien Guilhem)</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chasse au trésor dans un ancien palais de la famille royale de Grèce ]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/06/15/chasse-au-tresor-dans-un-ancien-palais-de-la-famille-royale-de-grece/</link>
<pubDate>Fri, 15 Jun 2007 16:48:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Constantin II

&nbsp;
L&#8217;ancien domaine de la famille royale de Grèce, à Tatoï, au nord d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RnLDv5gwsUI/AAAAAAAAAH8/rUdND_eHaVQ/s1600-h/GR-ConstantinII.gif"><img border="0" width="129" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RnLDv5gwsUI/AAAAAAAAAH8/rUdND_eHaVQ/s400/GR-ConstantinII.gif" height="148" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a> <font size="2"><span style="font-size:78%;">Constantin II</span><br />
</font></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">L'ancien domaine de la famille royale de Grèce, à Tatoï, au nord d'Athènes, livre ses secrets ! Ou plutôt ses trésors…<br />
Mais ici, pas de fouilles, pas de plongée sous-marine, pas de terre à retourner… Il suffit d'ouvrir les caisses. Des caisses très riches, qui ont livré aux experts du ministère de la culture leur butin de plus de 200 antiquités et 300 tableaux. Scellées, elles ont été oubliées là pendant des décennies : la propriété a été désertée par l'ex-famille royale en 1967, lors de son départ en exil, au début de la Junte des Colonels.</p>
<p>Elles ont été découvertes dans le cadre d'une opération lancée il y a trois mois, pour revaloriser le domaine. 21 archéologues et restaurateurs sont ainsi mobilisés pour cette chasse aux trésors pleine de surprises. Les petites merveilles, stockées dans les écuries, n'ont heureusement pas trop souffert de leurs conditions de conservation peu adaptées.<br />
La plus belle pièce : un vase de 760 avant J-C, absolument intact ! Mais on trouve aussi des amphores, une fiole à parfum en verre de l'époque romaine, une cinquantaine d'icônes (les plus anciennes remontent au XVI° siècle), et 326 tableaux…<br />
Malheureusement, ces derniers ont été attaqués par la moisissure, car ils étaient entreposés dans le sous-sol.</p>
<p>Les œuvres regagneront peu à peu leurs vitrines, dans le palais, pour se dévoiler au public.<br />
Suite à une longue bataille juridique, les œuvres sont depuis 2002 la propriété de l'Etat grec. En 1991, Constantin, l'ex-roi, installé à Londres, avait pu récupérer une partie de ses biens. Cela avait causé un véritable scandale : la gauche avait argué qu'il s'agissait d'un pillage des biens nationaux. La monarchie, abolie en 1975 par référendum, est très impopulaire.<br />
En janvier 2007, l'Etat grec a tenté de s'opposer à une vente aux enchères d'une partie du patrimoine royal, chez Christie's à Londres.</p>
<p>La tâche des archéologues est loin d'être terminée : après le palais, il leur faudra explorer les 37 bâtiments répartis sur 4 700 hectares, et qui seront également à aménager pour accueillir le public.</p>
<p>Les visiteurs ne peuvent donc pas espérer découvrir le domaine et ses trésors avant cinq ans !</p>
<p><img border="0" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RnLAM5gwsTI/AAAAAAAAAH0/XnkcFx35lBE/s320/Palais+famille+royale+Gr%C3%A8ce+Tato%C3%AF.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p align="justify">Petite précision : il ne s'agit pas sur cette photo de la maison abandonnée que possédait feu ma grande-tante Philomène près de Deauville, décédée depuis, paix à son âme, et qui vient régulièrement la hanter avec quelques autres cataplasmes ! Non, c'est un ancien palais de la famille royale de Grèce ! Un peu sinistre, la demeure....</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En juin, le Musée du quai Branly fête son premier anniversaire]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/06/01/en-juin-le-musee-du-quai-branly-fete-son-premier-anniversaire/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 12:19:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/06/01/en-juin-le-musee-du-quai-branly-fete-son-premier-anniversaire/</guid>
<description><![CDATA[
Le musée des arts premiers, autrement nommé &#8220;musée du quai Branly&#8221; fêtera son premi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RmAMiROfgnI/AAAAAAAAAHE/niGvq9R6BWE/s1600-h/mus%C3%A9e+du+quai+Branly.jpg"><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RmAMiROfgnI/AAAAAAAAAHE/niGvq9R6BWE/s320/mus%C3%A9e+du+quai+Branly.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p align="justify">Le musée des arts premiers, autrement nommé "musée du quai Branly" fêtera son premier anniversaire le 23 juin 2007. Et si l'Institut du monde arabe bat de l'aile, celui-ci connaît un succès impressionnant : en une année, il a accueilli 1 700 000 visiteurs, ainsi que des centaines de chercheurs ! Les prévisions initiales qui se situaient entre 800 000 et 1,2 millions de visiteurs ont donc été pulvérisées ! Surtout quand on sait que la capacité d'accueil maximale du musée est de 1,9 millions de visiteurs…</p>
<p>Point commun entre les deux musées : ils ont été élaborés par le même architecte, Jean Nouvel.<br />
Le musée du quai Branly accueille des collections issues d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.</p>
<p>Une semaine de festivités marquera cet événement :<br />
- les 23 et 24 juin, l'accès au musée sera gratuit.<br />
- Un concert<br />
- Un colloque<br />
- L'ouverture de deux nouvelles expositions.</p>
<p>Son directeur, Stéphane Martin explique un tel succès par le fait qu'il se situe "dans un contexte de gourmandise extrême du public envers les musées" et que "le bâtiment attire, et notamment son jardin".</p>
<p>Pour les statistiques :<br />
Les expositions temporaires ont accueilli 250.000 personnes, les spectacles 5.000 et l'Université populaire pilotée par la philosophe Catherine Clément 9.000.<br />
20 % des visiteurs sont de Paris, 20 % d'Ile de France, 40 % des autres régions de France, et 20 % sont des touristes étrangers.<br />
20 % des visiteurs n'avaient pas visité d'autres musées pendant l'année.</p>
<p>Le musée a tenu compte des critiques formulées lors de son ouverture, en améliorant les éclairages, la signalétique et l'accès aux personnes handicapées : un vidéoguide en langue des signes a notamment été créé.</p>
<p>Les collections ont continué à s'enrichir : 150 pièces ont été acquises cette année ! le musée est aussi un lieu de recherche et d'enseignement : 8 partenariats ont été conclu avec des institutions universitaires, le musée a accueilli 700 étudiants et organisé 2 grands colloques internationaux.<br />
Le musée peut donc voir son succès justifié par son grand dynamisme !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les oeuvres s'envolent à l'Institut du monde arabe - Episode 2]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/06/01/28/</link>
<pubDate>Fri, 01 Jun 2007 09:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/06/01/28/</guid>
<description><![CDATA[
Je vous ai parlé il y a peu du mystérieux balai des œuvres d&#8217;art à l&#8217;Institut du mo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body"><a href="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rl_gxhOfglI/AAAAAAAAAG0/rjKXj8JtkkM/s1600-h/paris_institut_monde_arabe_window_bw.jpg"><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rl_gxhOfglI/AAAAAAAAAG0/rjKXj8JtkkM/s320/paris_institut_monde_arabe_window_bw.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p align="justify">Je vous ai parlé il y a peu du mystérieux balai des œuvres d'art à l'Institut du monde arabe : un inventaire avait pointé la disparition de quelques 800 œuvres, tandis que d'autres, on ne sait comment, avaient étrangement investi les réserves de l'IMA ! Dominique Baudis avait déposé une plainte. Depuis, le suspense s'est un peu dissolu…</p>
<p>Pour les 200 œuvres contemporaines qui ont été découvertes dans une pièce sensée être un débarras, le directuer du musée et des expositions, Brahim Alaoui, a expliqué qu'il s'agissait de dépôts provisoires d'artistes, de restes d'expositions, des cadeaux, accumulés au fil des années. Ce dernier a alors fait l'objet d'une mise à pied conservatoire.</p>
<p>Quant aux œuvres disparues, elles ont presque toutes été retrouvées, dispersées dans l'Institut, et même dans le bureau de Dominique Baudis !<br />
Brahim Alaoui est toujours suspendu de ses fonctions. Oui, Brahim n'est pas très ordonné : Brahim, ranges ton musée !</p>
<p>Il y a en tout cas de quoi alimenter les luttes intestines qui se livrent en permanence à l'IMA. Bref, une bonne ambiance, un lieu où il fait bon travailler…! Et ce n'est pas vraiment le genre de publicité dont avait besoin l'IMA qui connaît quelques problèmes financiers. Le ministère des affaires étrangères lui a fait une petite injection de 3 millions d'euros, et le mécénat lui a permis de recueillir 1 million d'euros, pour lui permettre de "sauver" son année 2007.</p>
<p align="justify">Dominique Baudis devra également apurer les comptes en relançant les mauvais payeurs : la Lybie et l'Irak doivent à elles deux près de 30 millions d'euros. Il faudra également comprimer les dépenses et peut-être même envisager de louer la Médina aux pays arabes pour en faire une vitrine.</p>
<p align="justify">Autre problème : les collections du musée sont limitées et les finances disponibles ne permettent pas de les étendre. D'autant plus qu'elles seront bientôt concurrencées par le département d'art islamique qui ouvrira au Louvre en 2009. Pour Dominique Baudis, "le musée est à repenser entièrement". Il envisage de transformer ce musée des beaux arts en muse des civilisations.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Inde s'invite au Grand Palais : "L'âge d'or de l'Inde classique - L'empire des Gupta"]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/linde-sinvite-au-grand-palais-lage-dor-de-linde-classique-lempire-des-gupta/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 22:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Le Grand Palais présente jusqu&#8217;au 8 juillet une exposition sur l&#8217;art de l&#8217;Empire]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RltPRrS-YQI/AAAAAAAAAGE/VkZFiwKhUak/s1600-h/hd11TIRTHANKARA.jpg"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RltPRrS-YQI/AAAAAAAAAGE/VkZFiwKhUak/s320/hd11TIRTHANKARA.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p>Le Grand Palais présente jusqu'au 8 juillet une exposition sur l'art de l'Empire des Gupta (IV° - VI° siècle après J-C). Il s'agit de l'apogée de la civilisation indienne : elle a permis une éclosion de l'art, des sciences, de la littérature, de la pensée religieuse.</p>
<p><img border="0" src="http://bp0.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RltPabS-YRI/AAAAAAAAAGM/5VdU3qpUYbg/s320/hd31BUDDHAHEAD.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><br />
L'art indien a acquis à cette époque un raffinement inédit. Il a ainsi imposé des canons esthétiques qui ont rayonné durant plusieurs siècles en Asie centrale et du Sud-est, au Népal.<br />
Il a fallu plusieurs années pour convaincre les musées indiens qui rechignaient à prêter ces merveilles…</p>
<p><img border="0" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RltP9LS-YSI/AAAAAAAAAGU/aaP4JZTsgXU/s320/hd105KAUMARI.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><br />
L'exposition retrace au travers de plus d'une centaine de sculptures la naissance, puis la diffusion de l'art Gupta (la présentation est donc chronologique).<br />
Exposition inédite, puisque c'est la première fois qu'une exposition est consacrée exclusivement à ce thème en Europe ! Les matières (grès rose, bronze, terre cuite), et les effigies divines (bouddhiste, brahmanique, jaïne), à la fois spirituelles et profanes, gracieuses, élégantes, épurées ou théâtrales, nous font cheminer au cœur de la quintessence de l'art indien, qui a donné naissance à de nombreux courants artistiques ultérieurs.</p>
<p><img border="0" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RltOiLS-YPI/AAAAAAAAAF8/cXCU9yIeLZw/s320/hd6BUDDHAHEAD.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><br />
Grand Palais, Paris – Jusqu'au 8 juillet.<br />
Pour en savoir plus, consultez le site de l'exposition :<br />
<a href="http://www.rmn.fr/inde-classique/"><font color="#aa77aa">http://www.rmn.fr/inde-classique/</font></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Restitution à la Lybie de la Vénus de Cyrène]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/restitution-a-la-lybie-de-la-venus-de-cyrene/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/restitution-a-la-lybie-de-la-venus-de-cyrene/</guid>
<description><![CDATA[

La Vénus de Cyrène va regagner la Libye ! La belle qui séjournait en Italie depuis près d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body"><a href="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RlWUqrS-YMI/AAAAAAAAAFk/3ijzmqJJ62U/s1600-h/V%C3%A9nus+de+Cyr%C3%A8ne.jpg"><img border="0" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RlWUqrS-YMI/AAAAAAAAAFk/3ijzmqJJ62U/s320/V%C3%A9nus+de+Cyr%C3%A8ne.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p><a href="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RlWUWrS-YLI/AAAAAAAAAFc/MglljqZtLfg/s1600-h/V%C3%A9nus+de+Cyr%C3%A8ne.jpg"></a></p>
<p align="justify">La Vénus de Cyrène va regagner la Libye ! La belle qui séjournait en Italie depuis près d'un siècle était réclamée depuis 1989 par la Libye.<br />
En marbre blanc, elle date du II° siècle après Jésus-Christ… et n'a pas de tête ! Elle a été découverte en 1913 par les archéologues italiens sur le territoire libyen.</p>
<p>En 2002, Silvio Berlusconi alors ministre de la culture, a signé un décret de restitution.<br />
Cet accord avait été contesté par des archéologues italiens. La procédure de restitution était suspendue en raison de l'introduction par l'association de défense du patrimoine "Italia Nostra" devant le Tribunal administratif du Latium. Ils avançaient que la statue avait en réalité été découverte sur le sol italien : la Libye était au moment de la découverte une colonie italienne, et ce jusqu'en 1942. Ce recours a été rejeté le 23 avril dernier. La jeune antique sera donc restituée !</p>
<p>Le ministère de la culture italien a considéré que cette décision était "cohérente avec l'action en cours au niveau international de la part de l'Italie". En effet, le tribunal a considéré qu'une telle décision permettait de créer "un précédent utile pour promouvoir la récupération, au bénéfice de l'Italie, de pièces dérobées par d'autres Etats".</p>
<p>En effet, de nombreuses œuvres italiennes nourrissent abondamment les musées du monde entier. L'Italie a d'ailleurs demandé la restitution de la Vénus de Morgantine, dérobée en Sicile, actuellement exposée au Musée Paul Getty à Los Angeles. L'Italie essaye de récupérer auprès du Getty 52 œuvres qu'elle considère comme illégalement détenues. Le Getty a accepté d'en restituer la moitié, arguant que les preuves étaient insuffisantes pour les autres pièces.</p>
<p>Marion True, l'ancienne conservatrice du Getty, est actuellement jugée à Rome pour association de malfaiteurs et de recel d'œuvres d'art. elle est également poursuivie en Grèce pour recel et vente d'un vestige de grande valeur : une couronne funéraire vieille de 2500 ans ! Il ne fait pas bon d'être conservatrice, au Getty ! Il n'est pas difficile d'imaginer où le romancier Ian Pears trouve son inspiration !</p>
<p>Ces litiges ne sont pas ares avec les musées pour les œuvres romaines. Et les restitutions sont en permanentes négociations. Le Museum of Fine Arts de Boston a accepté en 2006 de restituer 13 œuvres issues de fouilles clandestines en Italie en échange de prêts importants d'œuvres. Tout est négociable !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A New-York, les enchères flambent]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/a-new-york-les-encheres-flambent/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:38:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/a-new-york-les-encheres-flambent/</guid>
<description><![CDATA[
Si les enchères grimpent à Hong-Kong, le marché de l&#8217;art à New-York se porte très bien!
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body">
<p align="justify">Si les enchères grimpent à Hong-Kong, le marché de l'art à New-York se porte très bien!<br />
Eh oui ! En mai, il fait beau, et même très beau dans les salles des ventes aux enchères ! Les acquéreurs auraient-ils pris au sérieux l'adage "en avril ne te découvre pas d'un fil, en mai fais ce qu'il te plaît"? C'est du moins la question que l'on peut se poser au vu des résultats spectaculaires des ventes de ce mois.<br />
Petit florilège…</p>
<p>Une aquarelle de Cézanne "<em>Nature morte au melon vert</em>", a été adjugée 25,5 millions de dollars le 8 mai par la prestigieuse maison de ventes américaine, Sotheby's. l'œuvre était estimée entre 14 et 18 millions. Il s'agit d'un record pour une œuvre sur papier de l'artiste, et l'identité de son acquéreur reste un mystère !</p>
<p><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkuBWrS-YAI/AAAAAAAAAEE/VL-VPBgaWS0/s400/nature+morte+melon+vert+-+C%C3%A9zanne.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p align="center"><span style="font-size:78%;"><font size="2">"Nature morte au melon vert", Paul Cézanne.</font></span></p>
<p align="justify">Les enchères se sont également envolées pour le "<em>Jesuiten III</em>" du peintre germano-américain Lyonel Feininger, adjugé pour 23,28 millions de dollars, alors qu'il était estimé entre 7 et 9 millions, et triple ainsi le précédent record de l'artiste.</p>
<p align="justify">
Mais tous les artistes ne bénéficient pas du vent de folie qui fait s'envoler les enchères de la grosse pomme ! L' "<em>Odalisque gris et jaune</em>" de Matisse, vendue en-dessous de son estimation qui était comprise entre 15 et 20 millions de dollars, a fait grise mine. Et pourtant, elle faisait partie des formidables pièces qui sont parties pour plus d'un million de dollars. Question de mode ?</p>
<p>Chez Christie's aussi la fièvre des enchères monte !<br />
Les records ?</p>
<p align="justify">
Un bronze d'Alberto Giacometti, "<em>L'homme qui chavire</em>" a marché vers les 18,5 millions de dollars sans chavirer, pulvérisant ainsi le précédent record de l'œuvre de l'artiste suisse, de 14,3 millions.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="center"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkuCurS-YBI/AAAAAAAAAEM/QReZxlGWNUM/s320/L%27homme+qui+chavire+-+Giacometti.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><font size="2"><span style="font-size:78%;">"L'homme qui chavire", Giacometti</span><br />
</font></p>
<p align="justify">"<em>Le pot de géranium</em>", nature morte de l'espagnol Juan Gris, pas si empoté, a conquis son nouveau propriétaire pour la modique somme de 18,5 millions de dollars, soit 10 millions de plus que le précédent record de l'artiste.<br />
Une sculpture surréaliste de son compatriote Joan Miro, "<em>Projet pour un monument</em>" s'est projetée vers les 9,8 millions de dollars, alors que son estimation la plus haute ne dépassait pas les 5 millions.<br />
La "<em>Tête et main de femme</em>" de Picasso a roulé vers les 18,5 millions, et sa "<em>Tête d'Arlequin</em>" pour 15,16 millions.<br />
"<em>Le grand cirque</em>" de Chagall a s'est envolé vers le haut du chapiteau pour 13,76 millions, et la volute de fumée des "<em>Usines</em>" de Fernand Léger ont atteint les 14,3 millions.<br />
Une pointure pointilliste du français Paul Signac, "<em>Arrière du Tub</em>" a atteint 11,6 millions de dollars, record doublé pour cet artiste aussi !</p>
<p>Pour résumer, chaque saison apporte de nouveaux records, et les enchères flambent.<br />
Résultat? Mardi, Sotheby's avait réalisé un chiffre d'affaires de 278,548 millions de dollars, deuxième record (décidément!) en 263 ans. Chez Christie's aussi le miracle a opéré pour un produit estimé entre 180 et 240 millions de dollars. Oui, oui, vous avez bien entendu !<br />
Alors, que se passe-t-il? Dès qu'une pièce réunit qualité, rareté, séduction, et provenance, c'est "no limit" ! Les mains se lèvent de tous côtés, ils la veulent tous… et à tout prix !</p>
<p align="justify">
Donc, le marché impressionniste se porte bien, et même très bien. point d'inquiétude, les impressionnistes ne vont pas disparaître de si tôt des ventes d'art contemporain. Pissaro, Monet, Renoir et les autres ont toujours la quotte.<br />
Les acheteurs ? Souvent russes ou chinois : au retour du capitalisme, les nouvelles fortunes s'achètent une respectabilité !</p>
<p>Et il semblerait que le marteau n'ait pas fini de nous réserver des surprises, après cette rebondissante première semaine d'enchères, dans le triangle d'or Londres – New-York – Pékin! De quoi faire taire un moment les oiseaux de mauvais augure qui annonçaient une crise du marché de l'art!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les oeuvres s'envolent à l'Institut du monde arabe]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/les-oeuvres-senvolent-a-linstitut-du-monde-arabe/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/les-oeuvres-senvolent-a-linstitut-du-monde-arabe/</guid>
<description><![CDATA[

A l&#8217;Institut du monde arabe, les collections semblent… élastiques ! Rien n&#8217;est à s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body"><a href="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rkt-87S-X-I/AAAAAAAAAD0/it4etHzE_tc/s1600-h/bnouvel2.jpg"><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rkt-87S-X-I/AAAAAAAAAD0/it4etHzE_tc/s320/bnouvel2.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a></p>
<p><a href="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rkt-u7S-X9I/AAAAAAAAADs/qhUAx4DtyeY/s1600-h/institut_du_monde_arabe_1.jpg"></a><br />
A l'Institut du monde arabe, les collections semblent… élastiques ! Rien n'est à sa place ! Les œuvres disparaissent et d'autres apparaissent. Elles y sont aussi mobiles que les moucharabiehs !</p>
<p>Dominique Baudis, président de l'Institut de monde arabe (et successeur d'Yves Guéna), a annoncé le dépôt d'une plainte pour vol, après qu'un récent inventaire des réserves, ordonné dans le cadre d'un contrôle de la Cour des comptes, a révélé la disparition de 77 œuvres sur 850. Il s'agissait de 39 estampes et gravures d'art contemporain et de 39 œuvres d'art islamique : tissus, aquarelles, mosaïques et vases.</p>
<p>Mais l'inventaire a également révélé la présence de plus d'une centaine d'œuvres ne figurant pas sur les registres des collections de l'Institut, où elles étaient indûment entreposées depuis plusieurs années. Elles n'étaient donc pas assurées.<br />
Son directeur a estimé que cette situation "révèle de graves manquements qui appellent d'urgentes et rigoureuses mesures de remise en ordre".</p>
<p>Le préjudice est en cours d'évaluation. On ne sait pas encore si ces mystérieuses disparitions n'ont touché que les collections du musée, ou d'autres département de l'Institut, comme la bibliothèque. Disparitions d'autant plus mystérieuses que la sécurité de l'Institut a été renforcée depuis le 11 septembre 2001. Mais un million de personnes visitent le site chaque année, et 170 personnes y travaillent ! Inutile de dire que cela fait beaucoup de suspects !</p>
<p>Dominique Baudis avait déjà déploré la situation de l'IMA lors de sa prise de fonctions. Il souhaite que l'enquête soit confiée à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), compétent au niveau national.</p>
<p>Outre les acquisitions, les collections de l'IMA sont le résultat cumulé de dons et legs, ainsi que du prêt de collections particulières et institutionnelles, et notamment d'éléments importants du patrimoine des 21 Etats fondateurs. Cela suppose nécessairement une confiance absolue, que ces disparitions d'œuvres risque sérieusement de mettre à mal.</p>
<p>Malheureusement, ces disparitions ne se passent pas qu'à l'IMA : il semblerait que ce phénomène se produise régulièrement dans d'autres musées et dans un certain nombre de ministères… Il serait donc temps que nos conservateurs veillent un peu mieux aux collections dont ils ont la charge, avant que nos musées se vident !</p>
<p> Lien vers l'article précédent : <a target="_blank" href="http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/les-oeuvres-senvolent-a-linstitut-du-monde-arabe/" title="Les oeuvres s'envolent à l'Institut du monde arabe">"Les oeuvres s'envolent à l'Institut du monde arabe"</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Chine accueille le premier Festival International du patrimoine culturel immatériel]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/la-chine-accueille-le-premier-festival-international-du-patrimoine-culturel-immateriel/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:30:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/la-chine-accueille-le-premier-festival-international-du-patrimoine-culturel-immateriel/</guid>
<description><![CDATA[
Le tout premier Festival International du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Chengdu, ca]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkHaHDOaOmI/AAAAAAAAADU/h1ljSasf1lE/s1600-h/Chengdu.jpg"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/RkHaHDOaOmI/AAAAAAAAADU/h1ljSasf1lE/s200/Chengdu.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a><br />
Le tout premier Festival International du patrimoine culturel immatériel se tiendra à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, au sud-ouest de la Chine, du 23 mai au 10 juin 2007. Ce festival fait suite à l'entrée en vigueur le 20 avril 2006 de la Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.</p>
<p>La session extraordinaire du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO se réunira d'ailleurs à Chengdu du 23 au 27 mai. Cette réunion devra notamment de définir les critères devant être utilisés pour le classement mondial du Patrimoine Culturel Immatériel et travailler sur le projet d'un Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.<br />
Les représentants de 24 comités intergouvernementaux, 50 observateurs et des représentants non gouvernementaux sont attendus à la réunion.</p>
<p>En plus du meeting de l’UNESCO, un forum, une exposition sur la protection du PCI et des performances auront lieu. Un parc spécialement conçu pour la protection du PCI sera ouvert au public lors du festival, a expliqué He Huazhang, vice maire de Chengdu.</p>
<p>La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel définit dans son article 2 le "patrimoine culturel immatériel" comme "les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.<br />
Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d'identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine".</p>
<p>L'organisation par la Chine d'un tel festival a une dimension symbolique très importante. Une grande partie de son patrimoine culturel a failli disparaître à cause de la Révolution culturelle. Mais depuis quelques années, la Chine s'attache insuffler une nouvelle vie à sa culture millénaire en prenant des mesures de protection, et en reconnaissant officiellement les formes artistiques.</p>
<p>Depuis 2001, le Kun Qu, une des plus vieilles formes d’opéra du pays, le Guqin ou la cithare chinoise, un instrument de musique solo vieux de 3000 ans, le Muqam ouïgour du Xinjinag, une fusion de danse, de musique populaire et classique, et le Long Song, un type de chant lyrique Mongol, ont été proclamés par l’UNESCO chef-d’oeuvres du Patrimoine Culturel Immatériel et Oral de l’humanité.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Découverte exceptionnelle au Népal]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/decouverte-exceptionnelle-au-nepal/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:27:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/decouverte-exceptionnelle-au-nepal/</guid>
<description><![CDATA[
Guidée par un berger qui y avait trouvé refuge lors d&#8217;un orage il y a quelques années, une]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body"><a href="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj9V4jOaOkI/AAAAAAAAADE/Xzp9HmEnad8/s1600-h/une_peinture_murale_bouddhiste_inedite_mise_au_jour_au_nepal_resize215.jpg"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj9V4jOaOkI/AAAAAAAAADE/Xzp9HmEnad8/s200/une_peinture_murale_bouddhiste_inedite_mise_au_jour_au_nepal_resize215.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></a><br />
Guidée par un berger qui y avait trouvé refuge lors d'un orage il y a quelques années, une équipe d'explorateurs a découvert une exceptionnelle peinture murale bouddhiste de 7 mètres de long dans une grotte au nord du Népal, dans la région du Mustang, près de la frontière tibétaine. Selon les experts, elle daterait du XIV° siècle.</p>
<p><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj9VWzOaOjI/AAAAAAAAAC8/b99kD_FqrJI/s200/large_414063.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p>L'équipe avait prospecté durant le mois de mars et exploré des dizaines de grottes de la région qui ne l'avaient pas été depuis des siècles.</p>
<p align="justify">Broughton Coburn, expert en protection du patrimoine environnemental et culturel a déclaré : "Notre découverte la plus excitante est celle d'une grotte très vraisemblablement utilisée à des fins religieuses. Il semble qu'elle servait de salle de réunion pour l'enseignement du bouddhisme".</p>
<p align="justify">Ce type de grottes est estimé entre 100 et 150... C'est dire la potentialité de trouver des trésors !</p>
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<title><![CDATA["Masques de Chine, rites magiques de Nuo" ou l'exorcisme chinois au musée Jacquemart-André]]></title>
<link>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/masques-de-chine-rites-magiques-de-nuo-ou-lexorcisme-chinois-au-musee-jacquemart-andre/</link>
<pubDate>Mon, 28 May 2007 08:26:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Hoshi</dc:creator>
<guid>http://yoshino.wordpress.com/2007/05/28/masques-de-chine-rites-magiques-de-nuo-ou-lexorcisme-chinois-au-musee-jacquemart-andre/</guid>
<description><![CDATA[
Entrez, entrez donc voyageur&#8230; Laissez vous emporter au coeur de la Chine millénaire&#8230;
P]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="post-body"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj7tlzOaOeI/AAAAAAAAACU/QANjsvGq-Tg/s200/portique.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /><br />
Entrez, entrez donc voyageur... Laissez vous emporter au coeur de la Chine millénaire...</p>
<p align="justify">Plongez sans retenue dans un voyage insolite au coeur de l'exorcisme chinois au-travers une centaine de masques des rites Nuo de l'époque Tang à l'époque Song (XVI° - XVIII° siècle) !</p>
<p><img border="0" src="http://bp3.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj7sdTOaOdI/AAAAAAAAACM/QbAtCS6kEmI/s200/chine14.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p align="justify">"Nuo" signifie "expulsion des démons de la maison". Le Nuo correspond à des cérémonies rituelles d'exorcisme et de divertissement des dieux, pratiquées dans toutes les provinces de Chine, depuis le néolithique, au cour de processions, danses et représentations théâtrales.</p>
<p align="justify">Ils sont passés par la suite d'une utilisation purement religieuse à une utilisation artistique : Les représentations ont suivi cette évolution, puisqu'il s'agit au départ de figures mythiques du rite Nuo (animaux, dieux, créatures mythologiques), puis de personnages anthropomorphiques sous l'influence du taoisme.</p>
<p align="justify"><img border="0" src="http://bp1.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj7uazOaOgI/AAAAAAAAACk/XxaN8-XFans/s200/masque+chinois.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p align="justify">Une grande partie des masques Nuo, a été détruite durant la Révolution culturelle. Ils n'ont été reconnus officiellement que dans les années 80, marquant ainsi le retour des masques anciens dans des processions encore actives aujourd'hui.</p>
<p align="justify">Une profusion de figures étranges provenant exclusivement de collections privées, pour une exposition inédite puisque c'est la première fois que ces pièces sont présentées en France. Une véritable scénographie fait resortir ces chefs-d'oeuvres énigmatiques par des mises en situation dans de petites salles. cette ambiance a été recréée grâce à des meubles chinois prêtés par la Compagnie de l'Orient et de la Chine.</p>
<p align="justify">Après avoir passé un portique constitué d'un toît de pagode, un couloir jalonné de portesd'anciennes maisons vous conduira à un autel dédié au couple fondateur de l'humanité : le frère et la soeur qui ont libéré les forces maléfiques du dieu Tonnerre.</p>
<p><img border="0" src="http://bp2.blogger.com/_2HFF7WqoGco/Rj7t3DOaOfI/AAAAAAAAACc/DFYEiLtCTHQ/s200/chine2.jpg" style="display:block;cursor:hand;text-align:center;margin:0 auto 10px;" /></p>
<p align="justify">Cette présentation s'inscrit dans le mouvement de soutien de l'UNESCO de l'action du gouvernement chinois qui, depuis quelques années, a entrepris une grande action de protection de son patrimoine immatériel et notamment de son folklore, dont les danses masquées, le théâtre de rue et les rites anciens sont des éléments phares.</p>
<p align="justify"><font size="2"><em><span style="font-size:85%;">Musée Jacquemart-André - 158, boulevard Haussmann, 75008 Paris.</span></em><br />
<em><span style="font-size:85%;">Jusqu'au 26 août 2007.</span></em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>

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