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	<title>nouveau-parti &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/nouveau-parti/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "nouveau-parti"</description>
	<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 22:14:01 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[La contribution reconquetes]]></title>
<link>http://npsparis19.wordpress.com/?p=88</link>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 20:02:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>nps19</dc:creator>
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<description><![CDATA[La contribution du Nouveau Parti Socialiste, appelée Reconquêtes est disponible ici. Elle sera pr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-76 alignleft" src="http://npsparis19.wordpress.com/files/2008/06/reconquetes.jpg?w=300" alt="" width="240" height="77" />La contribution du Nouveau Parti Socialiste, appelée Reconquêtes est disponible <a href="http://reconquetes.eu/IMG/pdf_reconquetes_contribution.pdf">ici</a>. Elle sera présentée ainsi que les autres contributions lors de l'Assemblée Générale de jeudi 10 juillet à 19h30.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Les signataires de la contribution Reconquêtes de la section Jean Jaurès:</strong> Ait Kaci Hédia  Bazillier Rémi  Berthelot Olivier  Biron Claude  Bouchiker Hackim  Boutiflah Dylan  Breton Marc  Chaignot Nicolas  Charles Françoise  Dahan Mickaël  David Michel  Debay Marie-Lise  Deniaud Laurianne  Desmoules Soizic  <span lang="EN-GB">Diye Welly  Duforestel Inès  Ertel Lola </span>Fasso Louise  Filoche Léa  Flament Damien  Fontana Elie Géron Stellie Goyer Clémence Jeudy Mila Lagraulet Stéphane Mouheb Youssef Mouron Nadia N'Diaye Safiatou Nedder Houda Pasquier Hélène Poirier Rossi Thomas Refafa Amar <span lang="EN-GB">Salm Emmanuel Spaventa Claude Suss Gérard Szeftel Gabriel Temel Leyla Whitney Anthony </span>Yougourthen Ayad</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=105</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 22:23:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=105</guid>
<description><![CDATA[Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !
Télécharger (PDF)
Nous sommes des milliers de tra]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h2>Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !</h2>
<p style="text-align:center;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/07/appel_npa.pdf">Télécharger (PDF)</a></p>
<p style="text-align:left;">Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.</p>
<p style="text-align:left;">Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.</p>
<p style="text-align:left;"><!--more--></p>
<p style="text-align:left;">Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !</p>
<p style="text-align:left;">Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.</p>
<p style="text-align:left;">Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.</p>
<p style="text-align:left;">Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.</p>
<p style="text-align:left;">Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.</p>
<p style="text-align:left;">En avant !</p>
<p style="text-align:right;"><em><strong>St Denis, le dimanche 29 juin 2008.</strong></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Compte-­rendu de réunion]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=97</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 17:36:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=97</guid>
<description><![CDATA[Télécharger (PDF)
Compte­-rendu de la réunion du 23 juin 2008
20 personnes présentes, dont 4 fe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/cr_23_06_08.pdf">Télécharger (PDF)</a></p>
<h2>Compte­-rendu de la réunion du 23 juin 2008</h2>
<p>20 personnes présentes, dont 4 femmes.</p>
<p>L'ordre du jour portait sur la préparation des Assises Nationales des 28 et 29 juin prochains.</p>
<p>Une présentation est faite de la contribution de la LCR à ces assises (voir <a href="http://npaloiret.wordpress.com/2008/06/10/la-contribution-de-la-lcr-a-la-reunion-des-28-et-29-juin/">document</a>)</p>
<p>D'autre contributions ont également été évoquées, dont celle de <a href="http://npaloiret.wordpress.com/2008/06/05/appreciation-de-r-m-jennar-concernant-la-contribution-de-la-lcr/">Raoul­Marc Jennar</a></p>
<p>Avant les débats, il a été procédé à la désignation des délégués du NPA Loiret à ces assises : Eddy<br />
Talbot et Stéphane Bois)</p>
<p><!--more--></p>
<p>Les débats se sont axés autour de trois thèmes.</p>
<h3>1. Le lien avec les doctrines historiques</h3>
<p>Certains ont évoqué l'idée de se détacher des doctrines du passé (socialisme, communisme,<br />
libéralisme...) et de leur aspect productiviste. On ne peut pas limiter l'action du Parti au seul monde<br />
du travail et ses conséquences sur la vie des personnes.</p>
<p>D'autres estiment que les luttes et notamment celles des domaines social et salarial doivent être la<br />
base de notre action car c'est là que nous toucherons les gens. Il faut se retrouver sur ce qui nous<br />
unit : la lutte des classes. On partage des valeurs, on en critique d'autres : il faut imposer les nôtres.</p>
<p>En ce qui concerne les doctrines historiques, il faut justement les évoquer pour les étudier. Le<br />
marxisme est un mode de fonctionnement critique qui met en lumière des fonctionnements : ce n'est<br />
pas limité au productivisme, c'est un mouvement.</p>
<p>Du passé il ne faut pas faire table rase, il faut en retirer les éléments positifs.</p>
<h3>2. L'indépendance politique</h3>
<p>Des similitudes existent avec les forces du « non » de gauche au Traité Constitutionnel Européen.</p>
<p>Plutôt que d'imaginer une gauche unie derrière une synthèse, il existe bel et bien deux gauches<br />
différentes.</p>
<p>Un consensus s'établit immédiatement sur la nécessité d'une indépendance politique face aux forces<br />
qui ne seraient pas anticapitalistes.</p>
<h3>3. De nouvelles formes d'actions</h3>
<p>Il faut trouver de nouvelles formes d'action, de subversion : il faut inventer des façons de sensibiliser<br />
la population, autres que les traditionnelles manifestations et distribution de tracts.</p>
<p>Un idée est émise de faire des tracts originaux sur les thèmes de la misérable augmentation du<br />
SMIC au 1er juillet (0,9%) et sur la réunion honteuse des dirigeants politiques français autour de<br />
Sarkozy au Liban.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Compte rendu de la réunion du 10 juin]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=94</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 17:33:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=94</guid>
<description><![CDATA[Télécharger (PDF)
1) Bilan de la réunion publique du 4 juin

43 personnes étaient présentes : d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/cr_10_06_08.pdf">Télécharger (PDF)</a></p>
<h2>1) Bilan de la réunion publique du 4 juin</h2>
<ul>
<li>43 personnes étaient présentes : d’un point de vue quantitatif, c’est satisfaisant pour une réunion politique mais décevant pour une ville comme Orléans.</li>
<li>Certaines personnes, présentes aux premières réunions, n’y ont pas paticipé. Mais 8 nouvelles personnes étaient présentes</li>
<li>Il n’y avait pas de contradicteur ce qui était plutôt surprenant.</li>
<li>On pouvait aussi déplorer l’absence des services publics comme la Poste ou l’hôpital, en lutte actuellement.</li>
</ul>
<ul>
<li>Au point de vue qualitatif, la réunion a été très constructive : les témoignages, parfois enthousiastes, touchant ou critiques, qui ont précédé l’intervention de Bertrand Liegeard, ont permis une appropriation du débat par la base. Ces témoignages au contenu politique fort, à l’engagement assumé et motivé, ont aussi permis de donner du sens à l’ensemble. Toutes les interventions dans le débat qui a suivi l’intervention de Bertrand ont fait écho aux débats déjà menés au sein du Comité depuis avril.</li>
</ul>
<p><!--more--></p>
<h2>2) Quel parti ? Points de vue</h2>
<p>Plusieurs idées sont revenues en force durant toute la réunion et au fil des débats. Deux thèmes principaux sortent de la discussion :</p>
<h3>L’indépendance</h3>
<p>La création d’un nouveau parti ne doit pas faire doublon ou en même temps être la réunion d’autres luttes.<br />
Les propositions du parti doivent être mises en action. Ces propositions, qui restent à définir, devront être testées dans les luttes concrètes. L’un ne va pas sans l’autre.</p>
<p>Le Nouveau parti doit tenir compte des réalités concrètes et rendre les choses meilleures.</p>
<p>Il doit être proche des syndicats mais ne pas s’y substituer. Il s’agit de rompre avec les courroies de transmission, comme la CGT avec le PC, tout en acceptant les liens. L’indépendance entre les syndicats et les partis s’avère ainsi nécessaire.</p>
<p>Le Nouveau Parti devrait pouvoir soutenir les luttes, sans s’y substituer (la gauche, même la LCR a eu trop tendance à se substituer aux luttes. Ex : lutte des sans papiers), mais aussi et surtout porter un discours général.</p>
<p>L’indépendance vis à vis du PC et de l’ancienne gauche plurielle est aussi une nécessité. La présence au Liban des représentants des Verts, du PCF et du PS au côté de Nicolas Sarkozy dernièrement ne fait que renforcer cette position.</p>
<p>Mais il faut aussi peut-être cesser de critiquer les autres partis pour se concentrer sur le positif.</p>
<h3>La lutte : comment ?</h3>
<p>La nécessité d’une visibilité publique devient prégnante mais la forme est toujours en discussion : le comité doit-il communiquer ? Prendre désormais des positions ? Apparaître comme tel lors des mouvements sociaux ? Sur quelles luttes ? Comment poursuivre les luttes durant les vacances scolaires ?</p>
<p>L’information des militants semble aussi être un point important, comme sur les franchises médicales (dont le tract national donne des éléments de compréhension). Il peut s’agir de combattre les idées reçues, notamment celles diffusées par les masses médias. Mais comment éclairer un sujet ?</p>
<p>D’autre part, on doit trouver des revendications qui parlent, qui soient l’écho des luttes quotidiennes. La lutte peut être entendue comme un espace collectif de construction d’une idéologie. On devrait alors discuter de ce qu’on défend dans les luttes, de les concevoir comme une manière d’apprendre avec les autres. Si parti de masse il y a, il doit alors se construire dans les luttes, là où il y a de l’idéologie. Le champ de l’économie sociale et solidaire est très important, porteur d’idées, et peut constituer une piste de ce point de vue.</p>
<p>Dans ce contexte, le Nouveau Parti devrait être alors Porteur de luttes et force de proposition.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Contribution au Débat rencontre nationale NPA 28/29 juin]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 22:30:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=91</guid>
<description><![CDATA[Etant actuellement au Venezuela, je ne pourrai participer à la première rencontre nationale NPA. 
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Etant actuellement au Venezuela, je ne pourrai participer à la première rencontre nationale NPA. </em></p>
<p style="text-align:right;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/contribution_terrier.pdf">Télécharger le document (PDF)</a></p>
<p>Le séjour dans ce pays me permet de mettre en perspectives l'avancée du processus NPA avec des évènements constituants du processus révolutionnaire bolivarien. Il n'est pas question ici de comparer des situations politiques très éloignées mais de faire apparaitre l'utilité et les possibilités d'un parti résolument anticapitaliste, à la lumière des avancées du processus bolivarien mais aussi des ses échecs. Notre activité internationaliste sert à ça... Analyser et s'inspirer du meilleur mais aussi des erreurs de ceux qui cherchent à changer le monde.</p>
<p><!--more--></p>
<p>En décembre 2008, le processus Bolivarien fêtera ses 10 ans. Premier projet a avoir contesté l'hégémonie néolibérale mondiale, il est important pour nous de le connaître et de le suivre dans ces avancées mais aussi ses limites.</p>
<h3>Connivence politico-idéologique droite/gauche</h3>
<p>L'élection de Chavez s'est faite dans un contexte politique de connivence extrême, par un accord de partage du pouvoir, entre la droite et la gauche institutionnelle. L'émergence de Chavez en tant que leader politique s'est faite en réaction au terrible "Caracazo" du 27 février 1989, journée de massacre après la promulgation des lois d'ajustement du FMI, les prix ont augmenté de 200 à 300%, des milliers de vénézueliens sont descendus se servir directement dans les magasins, Carlos Andres Perez alors président a envoyé l'armée et ordonné de tirer sur la foule: 3000 morts. Chavez a incarné une alternative politique parce qu'il s'est opposé radicalement au parti AD (Action Démocratique) par ailleurs fidèle adhérent de l'internationale socialiste et maintenant des liens avec le parti socialiste français (d'où le positionnement odieux du PS sur Chavez). Par exemple, La Plaza Francia, immense place de Caracas, en plein cœur du quartier huppé d'Altamira dans la municipalité de Chacao, a été inaugurée par François Mitterrand en 1989 quelques mois après le massacre. Les deux compères de l'Internationale Socialiste prétendaient ainsi célébrer le bicentenaire de la Révolution française, mais ce sont ceux qui descendirent des collines quelques mois avant pour revendiquer le droit à une vie digne qui étaient les vrais continuateurs, les vrais frères, des porteurs des Cahiers de Doléances de 1789.</p>
<p>Le processus vénézuelien, est donc apparu dans un contexte que nous connaissons bien: Connivence politique et idéologique droite/gauche institutionnelle, application brutale des réformes libérales, résistances sociales... évidemment avec des grosses nuances entre les situations vénézueliennes et françaises, mais si nous sentons déjà que notre positionnement en totale rupture avec le parti socialiste est porteur, le processus vénézuelien nous confirme que ce cadre est générateur de mobilisations et d'espérance.</p>
<h3>Constitutions...</h3>
<p>La première campagne politique du gouvernement de Chavez à peine élu, fut le lancement d'un grand débat national, immensément politique, autour du projet de nouvelle constitution. La constitution de 1962, déjà surnommée "la moribonde", représentait un régime qualifié par les vénézueliens de "démocrature": hyper présidentialisme, absence de démocratie, non reconnaissance des droits fondamentaux, persécutions.</p>
<p>La participation de la population aux discussions sur le projet constitutionnel, la rédaction de certains articles spécifiques par des mouvements sociaux a engendré une des constitutions les plus progressistes au monde et surtout a gravé dans le marbre les intentions du gouvernement.</p>
<p>Ce qui a comme avantage de donner une ligne mais aussi de donner aux luttes un texte officiel pour envisager un débouché (ce qui a généré des luttes où il n'y en avait pas) et une possibilité de bousculer le gouvernement si la situation n'avance pas. L'application sous forme de décret de la constitution par les 49 décrets d'application a conduit le patronat vénézuelien à organiser un coup d'Etat contre Chavez en 2002, avec l'aide bien sûr des États Unis. La population de Caracas est une nouvelle fois descendue défendre le processus et a remis Chavez au pouvoir avec l'aide d'une frange de l'armée, le 13 avril 2002.</p>
<p>Les grands traits de la constitution bolivarienne sont: révocabilité des élus (par référendum à mi mandat), disparition du Sénat, droits constitutionnels aux indigènes, sécurité sociale intégrale, droit à l'éducation, à la santé...</p>
<p>Cette question constitutionnelle, on l'a vu en France en 2005, peut être génératrice d'effervescence politique, de débat et de conscientisation. Un parti comme celui que nous voulons construire devra prendre en main sérieusement cette question, au niveau français (la notre de 1958 n'est pas moins moribonde et pas moins hyper présidentialiste...) et au niveau européen.</p>
<p>D'une certaine manière, Sarkozy en poussant les contradictions des institutions françaises qui rendent possible un tel manque de démocratie, met à l'ordre du jour le changement institutionnel. Un projet de constitution alternatif, en discussion avec la population, prendrait une place centrale dans le débat politique. Ce doit être, je pense, l'une des tâches à long terme de notre nouveau parti.</p>
<h3>Révocabilité des élus.</h3>
<p>Le 15 Août 2004, après plusieurs tentatives de déstabilisation du gouvernement (coup d'état -manqué- puis gigantesque grève patronale enrayée par la reprise de la production par les salariés du pétrole) l'opposition choisit la voie constitutionnelle pour tenter de virer Chavez. Un référendum révocatoire est organisé, Chavez gagne avec 59% des voix contre la révocation, avec une des plus grosses participations dans un scrutin vénézuelien à cette époque.</p>
<p>Ce qui a pu s'appliquer à un gouvernement populaire, pourquoi un gouvernement de l'élite comme le notre ne pourrait-il pas s'y soumettre. Il y a une tradition du mouvement social latino américain de référendum d'initiatives populaires, par exemple celui sur l'ALCA au Brésil à fait voter 11 millions de personnes contre ce projet de zone de libre échange. En france, l'idée des référendum d'initiative populaire est loin d'être morte, elle resurgit peu ou prou à chaque élection locale. Cela peut être la fonction de notre nouveau parti, mettre un tacle politique à Sarkozy en proposant la tenue d'un référendum révocatoire à mi mandat, pour poser largement la question démocratique, le contrôle des élus, et faire le tour des mairies (cette fois pour une campagne un peu plus grisante que les signatures de maires...) pour évaluer le nombre de mairies volontaires pour l'organiser.</p>
<h3>Nouveau parti aussi...</h3>
<p>Le Venezuela a aussi connu un processus de création d'un nouveau parti... Le PSUV, peu après l'annonce de sa fondation par Chavez, plus de 7.000.000 de vénézueliens ont adhéré, sur 26 millions d'habitants, inutile de préciser que c'est gigantesque. Cette création répond à une exigence de coordination et d'union des forces du processus, mais tient malheureusement peu compte de toutes les sensibilités, le processus de fondation fut peu démocratique, le bureau politique étant, par exemple, élu par un collège d'électeur non défini, la prise de décision hypercentralisée. Ce manque de démocratie et de cohésion conduit malheureusement à une importante infiltration d'opposants, dans le PSUV, et une activité politique difficile pour les forces de gauche radicale. Le dernier référendum perdu concernant l'inscription du socialisme dans la constitution bolivarienne, le "SI" a obtenu seulement 4000000 de voix, inutile de dire que le compte n'y est pas.</p>
<p>La question démocratique, encore plus sur un parti de masse, nécessite d'être centrale dans la création d'une organisation, cette question a divisé les camarades de gauche critique proches de la quatrième internationale au Venezuela, certains sont rentrés dans le PSUV pour faire le maximum à l'intérieur, d'autres n'ont pas accepté cette situation.</p>
<h3>Nationalisations</h3>
<p>Depuis peu le gouvernement ne pousse plus, comme au début, les mobilisations. Il y a une volonté de contrôle des luttes, pourtant quand des luttes sont très importantes, l'Etat cède aux revendications des salariés, qui la plupart du temps, quand il s'agit d'une multinationale, demandent la renationalisation de l'entreprise. Dernièrement l'entreprise de sidérurgie et d'électricité Sidor tenue par des capitaux argentins a été nationalisée, 15.000 salariés étaient en lutte depuis 3 mois, la gestion de l'entreprise est en partie assurée par les ouvriers. Une usine des cimenteries Lafarges vient d'être nationalisée après une importante lutte. Pour nous, cela parait incroyable... Mais le fait de menacer une entreprise quelle qu'elle soit de nationalisation si elle ne respecte pas les droits des travailleurs ou les exigences écologiques, est une chose que nous devons imaginer aussi en tant que débouché concret à beaucoup de nos luttes.</p>
<p>Evidemment la discussion ne s'arrête pas là, et la critique que nous faisons est que les entrepreneurs sont tous dédommagés rubis sur l'ongle. Il y a cependant une réelle volonté de faire participer les ouvriers à la gestion, il faut s'inspirer des ces véritables laboratoires d'idées et d'expériences et analyser des résultats même s'ils restent encore très inégaux.</p>
<h3>Transition</h3>
<p>Il est évident que les stratégies de transition entre un modèle capitaliste et socialiste sont dépendante de la situation politique, pour donner des éléments de débat, le gouvernement vénézuelien a choisi de contourner un état gangréné par la corruption et les pratiques politiques de la quatrième république. La solution a été de créer des missions (éducation, santé, SDF, formation professionelle, création de coopérative...) sans passer par les ministères. L'argent venant directement de la principale ressource financière du pays nationalisée en 2002: PDVSA, l'entreprise pétrolière.</p>
<p>Cette tactique a le mérite de fonctionner mais les pratiques de corruption et de népotisme sont toujours très dures à enrayer et la droite endogène (droite du chavisme) reprends les mauvaises habitudes...  De son côté, le gouvernement de Evo morales a choisi une autre stratégie, licencier tous les hauts fonctionnaires d'état et chercher de cadres dans le mouvement social, ce qui met une panique importante dans le dispositif et retarde beaucoup de choses, les cadres n'étant pas formés pour ça, mais l'issue sera peut être plus positive.</p>
<p>Réfléchir à la transition y compris dès maintenant ne peut être pour nous aussi que productif et générateur de débats très structurants.</p>
<p>D'autres processus sont en cours en Amérique latine, avec chacun leurs stratégies, leurs échecs et leurs avancées. Nous maintiendrons bien sûr toujours un oeil sur ces situations politiques. L'internationalisme est une valeur que nous ne devons pas négliger alors que le capitalisme, lui, fait de son organisation internationale, une de ces principales forces d'argument et d'action.</p>
<p>*De Caracas, Julien Terrié*        <a href="http://oziel1996.blogspot.com/" target="_blank">http://oziel1996.blogspot.com/</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ouverture du forum anticapitaliste]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=90</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 17:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Nouveau Parti Anticapitaliste ouvre son forum : http://forum-anticapitaliste.org
Publié pour l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Nouveau Parti Anticapitaliste ouvre son forum : <a href="http://forum-anticapitaliste.org" target="_blank">http://forum-anticapitaliste.org</a></p>
<p>Publié pour l'instant sous l'égide de la LCR, il est organisé en quatre grandes rubriques:</p>
<ul>
<li>Le programme</li>
<li>Le nom du futur parti</li>
<li>Le fonctionnement</li>
<li>L'actualité des comités</li>
</ul>
<p>A l'intérieur de chacune de ces rubriques, vous pouvez postez vos messages soit dans le cadre d'un fil déjà ouvert, soit en ouvrant un nouveau fil de discussion.</p>
<p>Venez vous y inscrire pour poursuivre avec nous la construction du Nouveau Parti, et débattre de nos options.</p>
<p>A vos claviers !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Prochaine Rencontre]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=85</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 06:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=85</guid>
<description><![CDATA[La Prochaine réunion du Comité du Loiret pour un Nouveau Parti Anticapitaliste aura lieu le lundi ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La Prochaine réunion du Comité du Loiret pour un Nouveau Parti Anticapitaliste aura lieu le <strong>lundi 23 juin</strong> à 20h30 à la salle René Cassin à Saint-Jean-de-la-Ruelle.</p>
<p><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-52" src="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg" alt="Nouveau Parti Anticapitaliste" width="240" height="109" /></a></p>
<h4>Proposition d'ordre du jour :</h4>
<ul>
<li>Présentation de la contribution de la LCR pour les assises nationales (texte et ordre du jour)</li>
<li>Disscusion autour de la contribution LCR et production d'un texte/document qui sera exposé par les délégués aux assises</li>
<li>Nomination/election de deux ou trois (à discuter) délégués pour les 28 et 29 juin</li>
<li>Discussion sur l'organisation du NPA Orléans/Loiret (questions financières notamment : salles, transports, matériel)</li>
</ul>
<p style="text-align:center;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/salle_rene_cassin.pdf">Télécharger le plan</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Privatisation de l'Hôpital : le rapport Larcher]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=74</link>
<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 07:18:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=74</guid>
<description><![CDATA[Vidéo réalisée par le Comité NPA 31
Visiter leur site : http://www.npa31.org/

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3>Vidéo réalisée par le Comité NPA 31</h3>
<p>Visiter leur site : <a href="http://www.npa31.org/" target="_blank">http://www.npa31.org/</a></p>
<p style="text-align:center;">[dailymotion id=x5qikz]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[la contribution de la LCR à la réunion des 28 et 29 juin]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=68</link>
<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 21:51:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=68</guid>
<description><![CDATA[Pour un anticapitalisme et un socialisme du XXI° siècle
Télécharger le document (PDF)
La réunio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="spip" align="justify"><strong>Pour un anticapitalisme et un socialisme du XXI° siècle</strong></p>
<p class="spip" style="text-align:right;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/contribution_lcr.pdf">Télécharger le document (PDF)</a></p>
<p class="spip" align="justify">La réunion des 28 et 29 juin va être un premier moment de coordination des différents comités d’initiative pour un nouveau parti. Voici des éléments pour revenir sur le sens de notre démarche et nourrir la discussion.</p>
<p class="spip" align="justify">Les crises économiques, sociales, alimentaires, écologiques qui frappent la planète montrent l’impasse dans laquelle le capitalisme plonge l’humanité. Il semble bien que nous soyons d’ores et déjà plongés dans une très grave crise économique dont le détonateur aura été les fameux « subprimes » qui ont révélé une crise bancaire (dettes pourries), financières (effondrement des bourses) et un début de récession aux USA. C’est un tournant important de la situation.</p>
<p class="spip" align="justify"><!--more--></p>
<p class="spip" align="justify">Les émeutes de la faim qui touchent, en particulier mais pas seulement, les pays pauvres, sont la résultante d’une crise alimentaire provoquée par la spéculation et par les politiques néolibérales imposées entre autres par le FMI et la banque mondiale qui ont détruit les agricultures vivrières paysannes, au profit de l’agrobusiness et des cultures d’exportation. La crise énergétique, illustrée par l’explosion des prix du pétrole, accentue et se combine avec la crise alimentaire en renchérissant les coûts de production agricoles et par les fameux agro-carburants qui viennent concurrencer les productions alimentaires sur leur propre terrain. La crise énergétique multiforme, épuisement prévisible des réserves de pétrole, relance du nucléaire, réchauffement climatique provoqué par l’utilisation massive des énergies fossiles…, est à la fois une traduction et un facteur d’aggravation des problèmes économiques, des guerres et de l’instabilité politique du monde actuel : occupation de l’Irak, tensions entre l’impérialisme américain et des Etats comme l’Iran, le Venezuela… La guerre sans fin contre le « terrorisme « emmenée par le gouvernement américain provoque deux conflits majeurs (Afghanistan et Irak). C’est d’ailleurs au moment où celle-ci montre chaque jour son échec, que Sarkozy décide de réorienter la politique de l’Etat français en s’intégrant davantage au dispositif impérialiste dominant : envoi de troupes en Afghanistan, réintégration dans le volet militaire de l’OTAN, soutien à Israël dans son déni de reconnaissance d’un Etat palestinien.</p>
<p class="spip" align="justify">Les modes de production et de consommation capitalistes provoquent une crise écologique multiforme qui n’épargne aucun des secteurs vitaux pour l’humanité. Enfin, les 30 ans d’offensive libérale inaugurés aux USA et au RU et généralisés à l’ensemble du monde capitaliste, ont provoqué un immense déplacement de richesse vers les plus riches, une dégradation continue du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital, une destruction des droits accumulés par le monde du travail depuis des décennies, une crise globale et profonde du mouvement ouvrier. L’appauvrissement, la misère, le chômage, la précarité, sont les conséquences de cette restructuration capitaliste. Les femmes, les jeunes et les populations d’origine étrangères en sont les premières victimes. Cette suraccumulation de capitaux et de profits et la mise en place d’un nouveau système productif mondialisé jouant sur les différences salariales, sont à l’origine de la crise bancaire, financière, monétaire actuelle, ce qui provoque une récession aux USA en passe de se transformer en une récession mondiale la première depuis 1973.</p>
<p class="spip" align="justify">Notre anticapitalisme, notre volonté d’une transformation révolutionnaire de la société qui soit portée par l’immense majorité de travailleurs des villes et des campagnes, ne tombent pas du ciel. Le capitalisme plus que jamais dans ces débuts du XXI° montre par sa brutalité, son potentiel destructif, ses inégalités croissantes, la nécessité d’une rupture et l’invention d’un socialisme réellement émancipateur.</p>
<p class="spip" align="justify">Une démocratie réelle et approfondie implique la remise en cause de la propriété capitaliste, une économie et une société dirigées par le plus grand nombre dans une logique de satisfaction des besoins de la population. Loin de se combiner harmonieusement, l’économie de marché et la démocratie ne font pas bon ménage : Chine, Russie, évolution de la société américaine (choc des civilisations, fondamentalisme chrétien…). En Europe, la droite extrême est toujours présente comme le montre les résultats électoraux récents en Italie ou au Royaume-Uni.</p>
<p class="spip" align="justify">Le capitalisme divise les travailleurs pour mieux régner. Changer le monde passe par un combat sans concession contre le racisme, pour la régularisation de tous les sans-papiers et pour l’égalité des droits. Il s’agit d’unir les travailleurs et la population quelque soit leur origine, leur nationalité...</p>
<p class="spip" align="justify">Aucune transformation radicale de la société ne pourra voir le jour sans une lutte consciente pour affirmer le droit des femmes à disposer de leur corps- avortement, contraception – et pour remettre en cause les fondements mêmes de la domination masculine : la division sociale et sexuée des tâches entre femmes et hommes, dans toutes les sphères de la société et l’assignation prioritaire des femmes à la sphère familiale.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong>Tirer les leçons des expériences du XX ° siècle</strong></p>
<p class="spip" align="justify">La perspective socialiste, c’est-à-dire l’espoir d’un autre monde que le capitalisme, est à reconstruire. Car elle ne sort pas indemne des expériences du XX° Siècle. C’est pourquoi notre tâche est immense et ne saurait se réduire aux frontières de l’hexagone ou de l’Europe : à travers les résistances et les luttes, il s’agit d’inventer le socialisme du XXI° siècle.</p>
<p class="spip" align="justify">La social-démocratie est en train d’achever sa mutation. Après avoir expliqué que le socialisme pouvait se construire pas à pas dans le cadre des institutions de l’Etat capitaliste, elle accepte désormais sa conversion au capitalisme, aux politiques néolibérales. Elle réduit son champ d’action politique à un hypothétique aménagement social et écologique du capitalisme. Lorsqu’elle est au pouvoir, elle applique les politiques de restructuration capitaliste. Dans sa nouvelle déclaration de principes, le PS inscrit dans ses textes une évolution déjà passée dans la pratique. Cette mutation transforme encore davantage le PS en gestionnaire fidèle du système et dans certains pays comme en Italie la mutation s’achève dans la construction d’un parti « démocrate » rompant les derniers liens historiques avec le mouvement ouvrier.</p>
<p class="spip" align="justify">C’est un déclin à rythme divers mais irréversible qui travaille le mouvement communiste qui s’était identifié à l’URSS. Les dégâts du stalinisme ont sali l’espérance communiste qui est à reconstruire. Pour tenter de se sauver la direction du PCF a choisi ses élus plus que son ancrage ouvrier et syndical. Ce qui accroît sa dépendance institutionnelle avec le PS à l’échelle gouvernementale ou locale. Qui provoquent les mêmes phénomènes d’intégration et d’adaptation institutionnelles que connaît le parti socialiste. En Italie l’échec de Refondation Communiste confirme l’impasse des stratégies d’alliance avec le social-libéralisme.</p>
<p class="spip" align="justify">Dans le même temps, les directions des principales confédérations syndicales s’adaptent au nouveau capitalisme, acceptent l’agenda des contre-réformes patronales, accompagnent les mesures rétrogrades, surfent quelquefois sur la contestation mais sans jamais la susciter et construire le rapport de force par les luttes.</p>
<p class="spip" align="justify">Nous voulons changer de gauche, pas changer la gauche, reconstruire du neuf à gauche en rupture avec l’orientation prônée par les directions du PS et du PCF.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong>Dans la globalisation, encore plus internationalistes !</strong></p>
<p class="spip" align="justify">Nous sommes plongés en pleine globalisation capitaliste. C’est désormais dans cet espace qu’il faut penser les luttes, la construction d’un nouveau mouvement ouvrier, la rupture avec le système et le socialisme. Plus que jamais il n’existe pas de solution nationale, tant les économies, les sociétés sont imbriquées, tant les problèmes de fond nécessitent une riposte et des réponses à cette échelle. Comment régler la crise climatique, la crise alimentaire, combattre les multinationales sans passer à l’échelle mondiale ? Les capitalistes sont organisés à cette échelle avec de multiples institutions, les exploités ont de ce point de vue beaucoup de retards à combler. C’est pourquoi il nous apparaît tout à fait impératif :</p>
<ul>
<li>de développer face aux grands problèmes des mouvements de masse unitaire, des luttes de résistances coordonnées à l’échelle internationale</li>
<li>de mettre sur pied un mouvement et un programme européens, pour une Europe démocratique des travailleurs et des peuples, contre les institutions actuelles de l’UE , ce qui implique au-delà de l’animation des luttes européennes, une politique de regroupement des forces anticapitalistes à cette échelle.</li>
<li>de se diriger vers une nouvelle internationale démocratique, anticapitaliste, écologique, antiraciste et anti-impérialiste…</li>
<li>de construire dès lors un parti qui de France tisse des liens, agit pour le regroupement des forces anticapitalistes et révolutionnaires</li>
<li>de mener des campagnes unitaires internationales et de participer aux cadres qui  permettent de les animer</li>
</ul>
<p class="spip" align="justify"><strong>Un nouveau parti pour les luttes, un parti  pour la transformation révolutionnaire de la société</strong></p>
<p class="spip" align="justify">La question du pouvoir divise profondément la gauche dite antilibérale. Tout parti doit se poser le problème du pouvoir et nous ne faisons, nous ne ferons pas exception à cette règle. Le problème est de savoir dans quel cadre, au profit de qui. Pour nous, la question c’est le passage d’une situation où une minorité décide et impose ses choix, ses profits et ses privilèges, à une situation ou le plus grand nombre s’empare des leviers politiques, économiques pour gérer la société. Nous ne souhaitons pas le pouvoir pour nous-même mais comme instrument pour un mouvement d’en bas. Une partie du pouvoir politique est aujourd’hui soumise au suffrage universel, dans un cadre d’ailleurs très contrôlé et très antidémocratique (présidentialisme, scrutin majoritaire…). Mais le pouvoir du MEDEF n’est lui jamais soumis au suffrage populaire…Et pour cause ! Pour autant notre programme implique une confrontation avec le patronat, avec les privilèges économiques, contre les conseils d’administration qui représentent les actionnaires…Cela implique un mouvement social puissant, un mai 68 qui irait jusqu’au bout, qui commencerait à contrôler la marche de l’économie.</p>
<p class="spip" align="justify">Les institutions sont des éléments essentiels du maintien de l’ordre social et de la propriété capitaliste. Nous ne voulons pas construire un parti d’aménagement mais un parti de rupture. C’est pourquoi l’indépendance vis-à-vis du PS est une question première. Le capitalisme libéral et l’anticapitalisme ne peuvent pas cohabiter dans un même gouvernement. Notre perspective n’est donc pas d’unir la gauche telle qu’elle est, ou des bouts de cette gauche, mais de construire un mouvement social et politique majoritaire pour la rupture avec le capitalisme. Alors la question du pouvoir sera posée !</p>
<p class="spip" align="justify">Un parti, c’est pour nous une force collective et démocratique. Un rassemblement de militantes et de militants unis autour d’un programme commun. Un instrument pas une fin en soi. Une force capable de réfléchir pour agir. Qui alimente son programme, sa vision de la société de ses rapports avec le monde du travail et la population au travers des luttes. Un parti qui respecte l’indépendance des équipes syndicales et des mouvements sociaux. Un mouvement qui également, dans son régime interne, garantit la circulation de l’information, les débats et la formation pour tous, le droit de tendance et d’affirmation de courants publics, la reconnaissance statutaire du pluralisme, la proportionnelle pour élire les directions.</p>
<p class="spip" align="justify">Également, il s’agit pour nous de construire une force qui vote, qui fait des choix, qui reconnait la règle majoritaire, tout en respectant les choix minoritaires.</p>
<p class="spip" align="justify">Face à une vie politique centralisée par l’Etat, nous avons besoin d’un parti, d’une force pour la transformation révolutionnaire de la société, qui combine activités nationales et déclinaisons locales.</p>
<p class="spip" align="justify">Les directions élues à la parité doivent être responsables devant les instances qui les ont désignées, rendre des comptes sur leur mandat, leur activité militante en particulier lorsqu’elle est rémunérée. La transparence et le contrôle sont les seules garanties d’un réel fonctionnement démocratique pour lutter contre la bureaucratisation qui a fait tant de mal au mouvement ouvrier</p>
<p class="spip" align="justify">Ce nouveau parti est urgent et nécessaire.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong>Pour construire une réelle opposition à Sarkozy et au patronat.</strong></p>
<p class="spip" align="justify">Parce que la gauche institutionnelle apparaît clairement comme refusant de s’opposer aux plans du pouvoir et du patronat et d’incarner un changement de société..</p>
<p class="spip" align="justify">Parce que les luttes le permettent, celles et ceux qui résistent, jeunes ou moins jeunes et de différentes origines, sont de plus en plus nombreux à attendre une telle perspective. Des syndicalistes, des militants associatifs, altermondialistes, des jeunes engagés dans l’action depuis le CPE, d’anciens militants de différentes trajectoires, des militants antiracistes et de la diversité, de nouveaux arrivants en politique et ceux qui reprennent du service, des militantes féministes…</p>
<p class="spip" align="justify">Unis autour de la nécessité de défendre un plan d’action anticapitaliste intégrant revendications sociales, démocratiques, féministes, écologiques, antiracistes et anti-impérialites, nous pouvons construire ensemble un nouveau parti.</p>
<p class="spip" align="justify"><strong>C’est nécessaire et c’est possible.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Réunion du Comité pour ﻿un Nouveau Parti Anticapitaliste du Loiret]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=65</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 18:35:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=65</guid>
<description><![CDATA[Mardi 10 juin, 20h30
Salle René Cassin

Ordre du jour :

1. Appel du 19 juin sur les franchises mé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mardi 10 juin, 20h30<br />
Salle René Cassin<br />
</strong></p>
<h3>Ordre du jour :</h3>
<ol>
<li>1. Appel du 19 juin sur les franchises médicales</li>
<li>2. Venue de G. Bush en France</li>
<li>3. Bilan de la réunion publique du 4 juin</li>
<li>4. Préparation de la coordination nationale des comités des 28 et 29 juin</li>
<li>5. Communication et propagande</li>
</ol>
<h3>Venez nombreux !</h3>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Revue de presse]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=62</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 10:49:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=62</guid>
<description><![CDATA[Le Blog s&#8217;enrichit d&#8217;une nouvelle rubrique, la revue de presse (http://npaloiret.wordpre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Blog s'enrichit d'une nouvelle rubrique, la revue de presse (<a href="http://npaloiret.wordpress.com/revue-de-presse/" target="_self">http://npaloiret.wordpress.com/revue-de-presse/</a>).</p>
<p>Venez y découvrir l'article paru dans la République du centre sur notre réunion publique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mise en place d’un comité NPA à Châtillon sur Loire]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=55</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 22:10:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=55</guid>
<description><![CDATA[La première réunion du Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste à Châtillon sur Loire (Loir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La première réunion du Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste à Châtillon sur Loire (Loiret) s'est tenue le 27 mai dernier.</p>
<p>Vous en trouverez ici le <a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/cr_chatillon_27_05_08.pdf">Compte-rendu</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Appréciation de R-M Jennar concernant la contribution de la LCR]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=58</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 16:44:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=58</guid>
<description><![CDATA[Les 28 et 29 juin, à l’invitation de la LCR, va se tenir une réunion de délégués des comités]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;">Les 28 et 29 juin, à l’invitation de la LCR, va se tenir une réunion de délégués des comités locaux qui se sont mis en place en vue de la création d’un nouveau sujet politique qui suivra la dissolution de la LCR. En vue de cette réunion, la LCR a rédigé un document intitulé « La contribution de la LCR à la réunion des 28 et 29 juin. Pour un anticapitalisme et un socialisme du XXI° siècle ». On trouvera ce texte sur le site de la LCR (<a href="http://www.lcr-rouge.org">http://www.lcr-rouge.org</a>).</p>
<p style="text-align:right;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/contrib_jennar_04_06_08.pdf">Télécharger au format pdf</a></p>
<p style="text-align:left;">Le statut de ce texte n’est pas défini. J’ai interrogé la direction de la LCR à ce propos et il m’a été répondu ceci : « Il ne s’agit là que d’une contribution au débat. De ce point de vue, elle n’a pas vocation à être amendée et encore moins votée. Dans notre conception, il y a deux raisons à cela. La première c’est que l’hétérogénéité du processus rend un tel document prématuré. La plupart des comités n’ont que quelques semaines d’existence, parfois moins, et ne sont donc pas encore en mesure d’en discuter collectivement d’ici juin. La seconde raison, plus substantielle pour nous, c’est qu’un tel document devra être l’émanation du processus constituant lui-même. Procéder autrement serait source de confusion et laisserait à penser que la direction de LCR impose à tous un cadre politique éventuellement discutable à la marge. Si nous prendrons toute notre place dans le débat, nous entendons bien que les documents fondateurs soient l’œuvre de l’ensemble des militants investis dans le processus et pas seulement de celles et ceux qui sont membres de la LCR. »<!--more--></p>
<p style="text-align:left;">Dont acte. Il ne s’agit donc pas du document fondateur du nouveau parti. Il demeure que c’est le seul texte estampillé LCR et qu’il fournit à tout le moins une représentation des préoccupations dominantes qui président à la démarche entamée. Il appelle quelques réflexions que je souhaite partager avec celles et ceux qui n’ont pas d’emblée rejeté l’initiative de la LCR.</p>
<p style="text-align:left;">On trouvera sur ce blogue l’échange que j’ai eu avec Daniel Bensaïd (la lettre et la réponse) à propos de cette initiative. J’ai considéré que la réponse qu’il m’a faite était encourageante et dégageait le chemin. J’en retrouve un élément dans « les considérations de la LCR ». Il s’agit de la démocratie qui doit animer le nouveau parti. Si je prends au sérieux chaque mot employé, les développements sur la démocratie en interne me conviennent. J’en reprends les termes :<br />
« Un parti, c’est pour nous une force collective et démocratique. Un rassemblement de militantes et de militants unis autour d’un programme commun. Un instrument, pas une fin en soi. Une force capable de réfléchir pour agir. Qui alimente son programme, sa vision de la société de ses rapports avec le monde du travail et la population au travers des luttes. Un parti qui respecte l’indépendance des équipes syndicales et des mouvements sociaux. Un mouvement qui également, dans son régime interne, garantit la circulation de l’information, les débats et la formation pour tous, le droit de tendance et d’affirmation de courants publics, la reconnaissance statutaire du pluralisme, la proportionnelle pour élire les directions.<br />
Également, il s’agit pour nous de construire une force qui vote, qui fait des choix, qui reconnaît la règle majoritaire, tout en respectant les choix minoritaires.<br />
Face à une vie politique centralisée par l’Etat, nous avons besoin d’un parti, d’une force pour la transformation révolutionnaire de la société, qui combine activités nationales et déclinaisons locales.<br />
Les directions élues à la parité doivent être responsables devant les instances qui les ont désignées, rendre des comptes sur leur mandat, leur activité militante en particulier lorsqu’elle est rémunérée. La transparence et le contrôle sont les seules garanties d’un réel fonctionnement démocratique pour lutter contre la bureaucratisation qui a fait tant de mal au mouvement ouvrier. »</p>
<p style="text-align:left;">Mais des réponses de Bensaïd sur les éléments que j’ai soulevés, c’est tout ce que je trouve dans ces « contributions de la LCR ».</p>
<p style="text-align:left;">Le document est faible sur l’analyse de la mondialisation. Le principal instrument de celle-ci n’est même pas mentionné : l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et les accords contraignants qu’elle gère. C’est l’accord sur les services (AGCS) qui est à l’origine du démantèlement des services publics et de la mise en concurrence des activités de services ; c’est l’accord agricole qui est, pour beaucoup, à l’origine de la montée en puissance de l’agrobusiness et de la crise alimentaire ; c’est l’accord sur les droits de propriété intellectuelle qui est à l’origine de la privatisation du vivant, de la biopiraterie, des OGM, de l’impossibilité d’accéder aux médicaments essentiels. C’est dans les accords de l’OMC que se trouve inscrit le principe d’une concurrence que rien ne peut contrarier et qui ne peut être faussée par des considérations fiscales, sociales, sanitaires ou écologiques. Ce qui est à l’origine de l’altermondialisme est ainsi absent du texte.</p>
<p style="text-align:left;">Les « contributions de la LCR » ne questionnent pas les finalités de l’économie, de la production et de l’échange. Une « démocratie réelle et approfondie » ne doit pas seulement remettre en cause la propriété capitaliste et l’économie. Elle ne doit pas seulement être inscrite dans une logique de satisfaction des besoins de la population. Elle doit aussi et en même temps préserver les écosystèmes qui pérennisent le cadre de vie local et global. Les accidents climatiques de plus en plus nombreux - dont les plus faibles sont les premières victimes - attestent de cette impérieuse nécessité. L’écologie n’est pas seulement une catégorie qui s’ajoute à d’autres dont il faut aujourd’hui se soucier. Le rapport à la nature, après des siècles d’efforts pour la dominer, est devenu une question centrale de la survie de l’humanité. La perte de la biodiversité et la destruction des écosystèmes ne peuvent être reléguées au chapitre des profits et pertes du productivisme. Cette dimension est beaucoup trop absente du texte.</p>
<p style="text-align:left;">Enfin, dans un pays qui a intégré dans sa législation répressive les lois Pasqua, Chevènement, Vaillant, Perben, Sarkozy, Dati, dans une Europe qui se met au service de la CIA, dans un temps où partout en Europe et dans le monde sont adoptées des lois liberticides, les « contributions de la LCR » auraient été avantageusement enrichies par l’expression d’un attachement fort à la défense et à l’approfondissement des libertés fondamentales et des droits collectifs (santé, éducation, logement, travail, culture, etc.).</p>
<p style="text-align:left;">Je suis partant pour construire un nouveau parti qui veut radicalement changer la société et qui rejette la logique du profit et de l’accumulation, qui dénonce avec la même force le capitalisme comme la source de l’exploitation et comme la cause des destructions écologiques, qui se bat pour le maintien et l’approfondissement des libertés fondamentales et des droits collectifs, qui veut construire une authentique démocratie politique et économique, qui organise au niveau de l’Europe et du monde les solidarités d’un internationalisme du XXIe siècle. Et qui, au niveau de la méthode, refuse toute complicité avec le PS et ceux qui ne survivent que grâce à lui.</p>
<p style="text-align:left;">Des efforts demeurent à accomplir pour me convaincre que c’est bien à cette attente que peut répondre le projet NPA. La direction de la LCR m’a indiqué que « sur les éléments que tu indiques, il n’y a, en effet, pas de problème au sein de la Ligue ». Cela va sans dire, sans doute. Mais cela irait encore beaucoup mieux en le disant et en l’écrivant. En particulier dans le seul texte de la LCR qui doit inspirer les travaux du dernier week end de ce mois.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Raoul Marc Jennar</em></p>
<p style="text-align:right;"><em>04.06.2008<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[RÉUNION PUBLIQUE]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=53</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 22:33:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=53</guid>
<description><![CDATA[Mercredi 4 juin - 20h30

Salle des Chats Ferrés - Orléans
avec Guillaume Liegard
Venez nombreux d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align:center;">Mercredi 4 juin - 20h30</h1>
<p style="text-align:center;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-52" src="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg" alt="Nouveau Parti Anticapitaliste" width="240" height="109" /></a></p>
<h2 style="text-align:center;">Salle des Chats Ferrés - Orléans</h2>
<h2 style="text-align:center;">avec Guillaume Liegard</h2>
<p>Venez nombreux débattre avec nous de la consitution du Nouveau Parti Anticapitaliste !</p>
<p>Nous nous adressons</p>
<ul>
<li> aux femmes et aux hommes de toutes origines, avec ou sans papiers, qui pensent que leurs vies valent plus que les profits ;</li>
<li>à la jeunesse qui répond « résistance ! » quand on cherche à précariser son avenir ;</li>
<li>aux militant-e-s associatifs, syndicalistes, qui agissent au quotidien dans leurs quartiers ou entreprises ;</li>
<li>aux militantes et militants socialistes, anti-libéraux, communistes, verts qui n’acceptent plus les recentrages, les reniements et les demi-mesures ;</li>
<li>aux militant-e-s anticapitalistes, révolutionnaires, à toutes les organisations et courants politiques nationaux ou locaux, qui pensent qu’il est temps de se rassembler par delà les divisions anciennes ;</li>
<li>et surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager...</li>
</ul>
<p><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/06/communique_30_05_08.pdf">Télécharger le communiqué</a></p>
<h2 style="text-align:center;">Le 4 juin, Venez Prendre Parti !</h2>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ Etat des lieux, première phase réussie...]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Sun, 25 May 2008 09:38:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
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<description><![CDATA[Article publié sur le site de la LCR
La réunion de la direction nationale de la LCR a permis de fa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Article publié sur le <a href="http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1718">site de la LCR</a></p>
<p>La réunion de la direction nationale de la LCR a permis de faire le point sur l’avancement du processus de constitution du nouveau parti anticapitaliste (NPA).</p>
<p>L’état des lieux est encore partiel, mais il suffit à donner une estimation du nombre de comités : sur l’ensemble des villes et des régions, on peut considérer qu’il existe environ 250 comités, avec au moins une centaine d’autres en construction ainsi qu’une série de villes et de départements où l’activité NPA a commencé sans qu’il y ait encore réellement de comités en construction.<!--more-->La grande majorité des comités existants ou en construction sont constitués sur une base géographique. Il existe également plusieurs dizaines de comités jeunes, souvent autour de facs ou de lycées. En revanche, les comités de secteur ou d’entreprise sont encore peu nombreux, ce qui traduit sans doute la difficulté de ce travail ; il faut pourtant s’y atteler partout où c’est possible. La plupart des comités de secteurs sont axés sur la santé, quelques-uns se structurent avec des cheminots ou des enseignants, et un, en région parisienne, regroupe des salariés de douze entreprises des industries graphiques.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg"><img class="size-full wp-image-52" src="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/clip_image002.jpg" alt="Nouveau Parti Anticapitaliste" width="240" height="109" /></a></p>
<p>La taille des comités est variable, entre des comités fonctionnant en assemblées générales nombreuses sur la ville ou le département, et d’autres de très petite taille (moins de dix personnes). L’estimation la plus difficile concerne le nombre de personnes investies dans le processus. Il est certain que plusieurs milliers de personnes non membres de la LCR sont impliquées, et qu’elles sont majoritaires dans le processus. Dans 15 % des cas, il n’existait d’ailleurs pas de section de la Ligue préexistante au comité NPA. Si l’implantation de la LCR est un critère important, elle n’est donc pas toujours un préalable nécessaire.</p>
<p>Les nouvelles militantes et les nouveaux militants pour le NPA sont souvent syndicalistes, militants d’associations locales ou nationales, anciens membres de partis politiques mais, pour la majorité, il s’agit de leur première expérience dans une structure organisée. On constate, en tout cas, une grande hétérogénéité politique, puisque le processus regroupe des « ex » des différents partis de gauche et d’extrême gauche, des anciens « bovétistes », des écologistes radicaux, des libertaires.</p>
<p>D’après un calcul réalisé sur un échantillon de 160 comités environ, le rapport numérique entre femmes et hommes n’est pas à la hauteur de notre objectif, un parti à l’image de la société, donc constitué d’une moitié de femmes. Avec environ 35 % de femmes, la situation n’est pas bonne, mais elle est comparable, il faut bien l’avouer, à celle de la LCR. C’est, là aussi, un chantier central, parce qu’il s’agit d’un aspect essentiel du projet de société que nous voulons construire, d’une condition pour que les femmes puissent prendre toute leur place, et pour que les préoccupations et les revendications des femmes soient portées et défendues par la future organisation.</p>
<p>17 % des comités se sont constitués avant le mois de mars, mais pour les deux tiers, l’acte de naissance date d’avril ou de mai, sans compter tous les comités en construction. S’il y a, bien sûr, une désynchronisation des rythmes, elle est en réalité assez limitée puisque, pour l’essentiel, le travail a démarré après les élections municipales. Notons tout de même le plus grand avancement d’une série de régions ou de départements, le Haut-Rhin autour de Mulhouse, l’Aquitaine (notamment Gironde et Pyrénées-Atlantiques), la Bretagne, la Franche-Comté, Paris intra muros, la région Midi-Pyrénées (notamment le Tarn et les alentours de Toulouse), le Nord-Pas-de-Calais, la Haute-Normandie (Le Havre et l’agglomération rouennaise) et les Bouches-du-Rhône.</p>
<p>Si certaines villes et départements font état de difficultés à lancer le processus, il s’agit d’une petite minorité. Dans l’immense majorité des cas, c’est l’enthousiasme qui prévaut, et même un certain étonnement devant l’ampleur de l’intérêt et de la dynamique suscités par le projet. Cela confirme sa justesse, d’autant que la question des délimitations – et notamment de l’indépendance vis-à-vis du PS – ne semble poser problème nulle part. La première phase du processus est donc un réel succès, ne boudons pas notre plaisir. Il convient maintenant de l’amplifier, là où les choses sont moins avancées, mais, surtout, de passer à la deuxième phase, celle de la stabilisation des comités en termes de participation et d’investissement. Il existe, en général, un noyau solide constitué de militants et militantes Ligue et non-Ligue, ces derniers prenant leur part de responsabilités dans l’animation et l’organisation du processus, mais on note parfois, au-delà de ce noyau, un certain turnover. Il s’agit de faire en sorte que le parti en construction devienne la maison commune de chacune et de chacun, ce qui implique d’approfondir les discussions collectives sur le parti, son fonctionnement, son programme, mais aussi d’en renforcer l’activité, ancrée dans les mobilisations locales et nationales.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un nouveau parti anticapitaliste et féministe]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=48</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 17:31:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=48</guid>
<description><![CDATA[Malgré la prétendue égalité des sexes dans la société française, nous constatons que l’éga]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la prétendue égalité des sexes dans la société française, nous constatons que l’égalité de fait est loin d’être acquise.<br />
Formellement, la législation française est devenue plus égalitaire. Mais, faute de volonté politique et de moyen, les lois ne sont pas appliquées, certaines manquent toujours et d’autres droits, conquis par les luttes féministes, sont remis en cause aujourd’hui (comme le droit à l’avortement régulièrement mis à mal par un nombre croissant de médecins qui refusent de pratiquer cette intervention, par la remise en cause du système de santé dans son ensemble... et par les 3 arrêts de la cour de cassation du 6/02/08 faisant d’un fœtus mort né une personne juridique).<br />
La société capitaliste libérale n’a pas enterré le patriarcat, elle en fait son fidèle allié, ils se modèlent l’un l’autre suivant la conjoncture.<!--more--></p>
<p>Le combat féministe est toujours d’actualité car l’oppression des femmes continue de s’exercer à travers l’idéologie et les rouages de la société patriarcale et capitaliste.<br />
Cette oppression se matérialise à tous les niveaux de la société : dans la sphère publique et politique ainsi que dans la sphère privée.</p>
<p><a href="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/8marta.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-49" src="http://npaloiret.wordpress.com/files/2008/05/8marta.jpg" alt="Une affiche russe de 1938 célébrant la journée de la femme" width="200" height="292" /></a></p>
<p>* Quand gouvernement et patronat s’allient pour mettre en œuvre un recul sans précédent des droits sociaux et de l’emploi, les femmes en sont toujours, massivement, les premières victimes.<br />
Travailleuses précaires, chefs de famille monoparentale, retraitées, les femmes sont de plus en plus exposées à la précarité :</p>
<ul>
<li>85% des temps partiels sont occupés par des femmes, ce processus de paupérisation invisible est considéré comme une conciliation entre vie familiale et professionnelle : c’est en réalité un mode de flexibilité rêvé pour le patronat.</li>
<li>70% des femmes salariées sont concentrées dans les secteurs à bas salaire (grande distribution, restauration, service à la personne…)</li>
<li>Malgré la loi sur l’égalité salariale et professionnelle, une femme gagne en moyenne 27% de moins qu’un homme</li>
</ul>
<p>Aujourd’hui, 80% des précaires et des travailleurs pauvres sont des femmes. Les migrantes, et surtout celles sans papier, subissent d’autant plus cette surexploitation capitaliste.</p>
<p>* Les femmes sont largement sous représentées dans la sphère publique et politique : dans les syndicats, les partis, les mouvements sociaux et les gouvernements et elles sont quasi absentes dans les sphères de représentation et de pouvoir.<br />
Dans la rue également, les femmes subissent une pression sociale permanente : injures, violences psychologiques et physiques. Les médias contribuent par la publicité sexiste à cette exclusion des femmes de l’espace public et à leur cantonnement dans des rôles dit « typiquement et naturellement féminins ».<br />
De plus, un climat inquiétant se développe avec la remonté de l’ordre moral mais aussi les pressions de l’extrême droite et les offensives politico-religieuses (le 15/05/08 le Parlement vient d’adopter la nouvelle loi anti-discrimination en y intégrant « la possibilité d"organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l"école » ! Voilà entériné par la loi, une double régression pour la laïcité et pour l’égalité d’accès à l’éducation pour les filles).</p>
<p>* L’institution familiale reste un lieu principal d’oppression et de violences envers les femmes dans toutes les classes sociales : en France,  1 femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, 1 femme sur 3 subira des violences au cours de sa vie, et dans 80% des cas c’est le conjoint qui est violent. De même, 70% des viols sont commis au sein de la famille.<br />
De plus, la famille est un lieu privilégié d’inculcation des normes et de l’ordre moral réactionnaire : hétérosexualité, mariage, complémentarité hommes-femmes, prix en charge par les femmes de 80% du travail domestique. Et les politiques familialistes contribuent à maintenir et renforcent ce pilier  du système patriarcal.</p>
<p>Face à ces constats, la commission pour un NPA féministe de la Haute Garonne affirme la nécessité d’un combat féministe local, national et international aujourd’hui.<br />
En tant que militantes anticapitalistes et féministes nous pensons que l’émancipation des femmes ne se fera pas sans révolution socialiste et que la révolution socialiste à elle seule ne permettra pas la libération des femmes.</p>
<p>Pour lutter de manière efficace contre le système patriarcal, le féminisme doit être présent dans l’ensemble des luttes mais il doit également s’organiser en tant que mouvement autonome (mixte et non mixte).</p>
<h3>Nous pensons donc que le NPA doit être féministe pour atteindre les objectifs suivants :</h3>
<ul>
<li>Imposer l’égalité hommes/femmes au sein du parti afin de garantir la place des femmes et faciliter leur investissement. Instaurer un espace de non-mixité.</li>
<li>Porter des revendications féministes à l’extérieur de l’organisation, et amener ces questions (de façon transversales) dans les luttes (mouvements, occupations, piquet de grève…)</li>
<li>Participer à la construction d’un mouvement social féministe qui soit révolutionnaire et anticapitaliste</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des questions, des réponses (3)]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/2008/05/24/des-questions-des-reponses-3/</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 12:56:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/2008/05/24/des-questions-des-reponses-3/</guid>
<description><![CDATA[Article publié sur le site de la LCR
« Rouge » termine cette semaine une série d’articles su]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="spip">Article publié sur le <a href="http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1658" target="_blank">site de la LCR</a></p>
<p class="spip"><em>« Rouge » termine cette semaine une série d’articles sur les questions qui se posent dans les réunions sur le nouveau parti anticapitaliste. Toutes sont toujours en train d’être débattues et, forts de nouvelles réponses, nous y reviendrons.</em></p>
<p class="spip"><strong>• Que signifie être indépendant des institutions ?</strong></p>
<p class="spip">Les institutions ne sont pas neutres. Elles sont au service de la défense de la société telle qu’elle est. Penser que l’on peut véritablement changer l’ordre des choses en se contentant des élections et de la participation à la gestion des institutions, c’est se tromper lourdement et, parfois, chercher à tromper la population. Mais cela ne veut pas dire, pour autant, que nous refusons d’avoir des élus ! Ce que nous refusons, c’est la cogestion de l’État ou des grandes institutions locales avec le PS, principal parti de gauche à l’étape actuelle, parce que cela conduit inévitablement à cautionner des politiques à l’inverse de ce pour quoi nous nous battons au quotidien.<!--more--></p>
<p class="spip"><strong>• Parti ? Mouvement ?</strong></p>
<p class="spip">Le débat sur cet aspect recoupe des réalités différentes. Il faut cerner les éventuelles divergences. La LCR ne défend pas mordicus que le terme « parti » doive absolument figurer dans le nom que se choisira le nouveau parti. Nous sommes prêts à discuter du nom, des formes, du profil, de façon très ouverte. Mais nous tenons fermement à ce que le nouveau parti anticapitaliste soit cohérent au plan national et qu’il soit 100 % démocratique. Cela suppose des règles strictes, qui prévoient la désignation d’équipes de direction nationale et locale mandatées, contrôlées, conformes aux débats politiques qui la traversent. Cela suppose aussi qu’elles soient à l’image de l’organisation que nous avons constituée, à la fois en termes de représentations sociale et géographique. Il faut une cohérence nationale, parce que nos adversaires – la droite et le patronat – agissent de concert sur tout le territoire. Mais il faut aussi laisser une large part d’autonomie aux sections locales du nouveau parti…</p>
<p class="spip"><strong>• Quels liens internationaux ?</strong></p>
<p class="spip">Nos adversaires sont organisés à l’échelle nationale, mais aussi internationale. De même que nous construisons en France un nouveau parti, il faut aller vers une nouvelle Internationale afin de rassembler les anticapitalistes et les révolutionnaires du monde entier. Nous proposerons au nouveau parti, qui sera clairement internationaliste, d’œuvrer dans cette voie. Comme les thèses de notre congrès l’ont indiqué, nous ne demanderons pas au nouveau parti anticapitaliste d’assumer l’histoire particulière de la LCR et, donc, son affiliation à la IVe Internationale. Mais, en même temps, tant qu’une nouvelle Internationale n’aura pas surgi, il sera très important de préserver tous les liens internationaux tissés par la LCR, au sein de la IVe Internationale comme avec d’autres mouvements politiques qui se situent sur le terrain de l’internationalisme. Les formes que cela prendra doivent évidemment être soumises au débat et à l’appréciation de toutes et de tous.</p>
<p class="spip"><strong>• Et les jeunes ?</strong></p>
<p class="spip">En avril, la première réunion nationale de jeunes a été un succès, avec 250 participants et participantes. Avec 35 villes représentées, nous disposons d’une première photographie nationale : une véritable dynamique se met en place associant JCR, secteurs jeunes de la LCR, militants de petits groupes d’extrême gauche mais, surtout, des jeunes pour qui c’est le premier engagement militant. À noter qu’étaient relatées des expériences d’intervention dans les cités, aux côtés de lycéens et d’étudiants. Une autre réunion est prévue à l’automne, mais l’investissement et la présence de tous les comités jeunes lors de la réunion de coordination des 28 et 29 juin sont une priorité. D’autant que la mobilisation actuelle des lycéens – lycées généraux comme lycées professionnels – illustre les possibilités de radicalisation et d’organisation de cette génération, décisives pour la réussite du NPA.</p>
<p class="spip"><strong>• À quand un site Internet national et un journal national ?</strong></p>
<p class="spip">Des sites Internet locaux sont nés – tant mieux – et on demande souvent pourquoi il n’existe pas encore de site national… Ce sera au comité de pilotage issu de la réunion de la fin juin de s’en charger. Pour l’instant, le site national de la LCR permet de faire circuler l’information et de populariser le projet. Cette situation correspond à la réalité actuelle. C’est le même principe en ce qui concerne le journal.</p>
<p class="spip"><strong>• Et l’argent ?</strong></p>
<p class="spip">Question omniprésente ! Normal : c’est le nerf de la guerre. Des systèmes locaux se mettent en place pour financer l’activité des comités NPA, comme il faudra financer le nouveau parti. Les participations financières à ces comités tiennent compte des différences de rémunération entre les adhérents. Le principe qui veut que l’on participe en fonction de ses revenus est bon. Il ne faut pas non plus que les cotisations aux comités constituent un surcroît, une surcharge, pour celles et ceux qui sont membres de la LCR et qui, évidemment, continuent d’y cotiser ! Dans la mesure où le transfert des activités entre les structures de la LCR et les comités NPA se fait, il est logique que les dépenses se transfèrent dans le même sens et, donc, que la LCR apporte sa contribution, sans tout payer, aux dépenses des comités. Enfin, une « souscription nationale 2008 » de la LCR est lancée. Elle est différente des précédentes, à un double titre : d’abord, parce qu’elle vise à financer la création du NPA. L’association de financement du nouveau parti n’existe pas encore, par définition ; ensuite, parce que, cette année, nous avons fixé un objectif à atteindre supérieur à celui des années précédentes, à savoir 200 000 euros. Comme nous le faisions pour les sections locales de la LCR, un système de reversement d’une partie de la souscription aux comités locaux est à l’étude.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[NPA et écologie]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=43</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 12:39:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
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<description><![CDATA[Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Albi le 21 mai 2008
Le sujet ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h2>Comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Albi le 21 mai 2008</h2>
<p>Le sujet principal de la réunion était « Écologie et anticapitalisme » présenté par René Pages.</p>
<p>L’écologie et la crise écologique mondiale concerne maintenant tout le monde. Mais n’oublions pas que dès à présent, ce sont les plus pauvres qui en sont les premières victimes : élévation du niveau des océans et inondations ( ex. le Bangla-Desh), sécheresses, hausse des prix des aliments de base à cause des agrocarburants etc.<!--more--></p>
<p>Il y a plusieurs attitudes par rapport à cette crise : la fuite en avant ( ‘on trouvera bien une solution technique aux problèmes’), se contenter de petites mesurettes (les vélos de Decaux), ou  éluder tout simplement le problème.<br />
<strong><em>Ce qu’il faut bien comprendre c’est  que c’est le mode de production capitaliste qui détruit la nature. L’écologie ne peut pas être un appendice dans le NPA mais elle doit au contraire y devenir une question centrale.<br />
Le mouvement révolutionnaire est à un tournant, contre l’apolitisme et contre une attitude interclassiste, il faut maintenant politiser la question écologiste, c’est-à-dire lui donner un contenu de classe.</em></strong><br />
Dans la discussion, on a abordé la question de la société de consommation, des comportements individuels, le thème de la décroissance, en partant du refus de culpabiliser les gens ou d’avoir un discours moralisateur. Pour que la conscience écologique augmente, il faut trouver des voies qui relient les besoins individuels aux structures économiques/écologiques et sociales. Par exemple, si on critique les transports individuels en bagnole, il faut parler de transports publics à un prix abordable et de qualité, mais on peut également soulever le problème de la mobilité des enseignants ou des demandeurs d’emploi.<br />
Sur le thème de la technologie, on ne peut plus parler de techniques « neutres », depuis la bombe atomique ! Le nucléaire militaire et civil sont au cœur de l’état français. Sarkozy veut profiter de la présidence européenne pour promouvoir encore plus le nucléaire comme énergie « propre » car ne produisant pas de CO2 ! Une centrale nucléaire ne peut être autogérée par les travailleurs car ce serait trop dangéreux. La lutte contre le nucléaire doit être une revendication très importante pour le NPA.<br />
Le NPA doit aussi porter ce discours sur l’écologie anticapitaliste au cœur du mouvement ouvrier, plus particulier dans les syndicats. Le syndicat Solidaires va discuter pour la première fois lors de son congrès prochain, une résolution parlant de l’écologie.<br />
On ne doit pas non plus oublier de faire le lien avec le social dans nos revendications par exemple si nous exigeons la sortie du nucléaire, nous devons aussi exiger la réconversion de toutes les personnes qui travaillent dans ces filières.<br />
On a enfin discuté de l’appel « Un nouveau parti pour une écologie anticapitaliste » en se disant qu’il faudra, au moment des discussions sur le programme du NPA, reformuler nos exigeances dans le sens des alternatives que nous voulons et ne pas parler uniquement des « ruptures » avec les politiques capitalistes actuelles.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mise au point de Raoul-Marc Jennar concernant l'appel de Politis]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=42</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 12:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=42</guid>
<description><![CDATA[A Denis Sieffert et Thierry Brun
Phnom Penh, 22 mai 2008
Cher Denis,
Cher Thierry,
Je suis plongé d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>A Denis Sieffert et Thierry Brun</p>
<p>Phnom Penh, 22 mai 2008</p>
<p>Cher Denis,<br />
Cher Thierry,</p>
<p>Je suis plongé dans le plus grand embarras. Thierry m’a adressé un message me demandant de répondre très rapidement si j’acceptais de signer l’appel dont /Politis/ allait se faire le promoteur.</p>
<p>De bonne foi, j’ai cru qu’il s’agissait d’un appel réunissant toutes les composantes du «non» de gauche au TCE.<!--more--></p>
<p>De bonne foi, je n’ai pas interprété cet appel comme un coup politique contre le projet de la LCR de se dissoudre pour créer un nouveau sujet politique. Vous savez que j’ai adopté une position d’ouverture et de dialogue à propos du projet NPA qui s’est traduite notamment par un échange avec Daniel Bensaïd dont énormément de gens s’accordent à reconnaître l’intérêt.</p>
<p>Or, force m’est de constater que parmi les signataires qui invitent à signer se trouvent au moins un partisan du TCE et d’autres (Gayssot, Vieu, ) qui ont, pour dire le moins, fait des choix qu’en aucun cas je partage. Ce qui crée une confusion inacceptable à mes yeux.</p>
<p>Le message d’un signataire doit être clair et ne peut brouiller les cartes. Pour moi, le choix européen et la clarté sur les engagements vraiment à gauche sont déterminants.</p>
<p>L’attitude à l’égard du TCE comme du traité de Lisbonne représente à mes yeux une ligne de partage irréfragable. Il n’y a pas de synthèse possible entre les partisans et les adversaires de la libre circulation des capitaux, entre ceux qui défendent les services publics et ceux qui les démantèlent, entre ceux qui détruisent le droit du travail et ceux qui veulent le protéger et l’amplifier, entre les partisans d’une Europe européenne et ceux qui construisent une zone euro-américaine. De même, il n’y a pas de synthèse possible entre ceux qui s’allient avec la droite et ceux qui refusent une telle alliance, il n’y a pas de synthèse possible entre ceux qui ont tiré les leçons de la gauche plurielle et ceux qui sont prêts à la recommencer.</p>
<p>Je ne peux donc me retrouver aux côtés de personnes dont l’action envoie un message différent.</p>
<p>Un débat s’est engagé autour de l’appel qui m’éclaire et m’incite à penser qu’effectivement, il s’agissait bien de marginaliser le projet de la LCR qui constitue à mes yeux la seule initiative qui sorte vraiment des tranchées dans lesquelles toutes les autres composantes du « non » de gauche se terrent tout en lançant des appels unitaires sans lendemain.</p>
<p>Je ne veux pas faire d’éclat. /Politis/ est un journal auquel je suis très attaché et je me flatte de votre amitié. Je ne dirai pas que ma confiance a été abusée. Je dirai que je n’ai pas posé les questions qui s’imposaient avant de donner ma signature.</p>
<p>Mais maintenant, en pleine connaissance de cause, je vous demande de la retirer.</p>
<p>Bien amicalement,</p>
<p>Raoul</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quel « nouveau parti anticapitaliste » ?]]></title>
<link>http://npaloiret.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 12:31:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>npaloiret</dc:creator>
<guid>http://npaloiret.wordpress.com/?p=41</guid>
<description><![CDATA[Un échange de lettre entre Raoul Marc Jennar et Daniel Bensaïd
Lettre de Raoul Marc Jennar à Dani]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h2>Un échange de lettre entre Raoul Marc Jennar et Daniel Bensaïd</h2>
<h3>Lettre de Raoul Marc Jennar à Daniel Bensaïd</h3>
<p style="text-align:left;">Bonjour Monsieur,</p>
<p>Permettez-moi de me présenter en tout cas sur ce qui est susceptible de vous éclairer pour la suite. Je suis ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui un « altermondialiste ». A mes yeux, cela signifie quelqu’un qui a pris conscience de trois évolutions récentes :<!--more--></p>
<p>a) le capitalisme mondialisé étend son emprise à travers des institutions a-démocratiques qui imposent directement leurs décisions aux États : Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Union européenne ;</p>
<p>ces décisions qui affectent nos vies sont prises dans ces enceintes sur instruction des lobbies et avec la participation active des gouvernements des États membres ; ce qui signifie que l’essentiel des choix faits par nos gouvernements se réduisent à la transposition dans l’ordre national de décisions prises ailleurs avec leur complicité. Un exemple spectaculaire est l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) de l’OMC dont la directive Bolkestein est une transposition européenne et dont la libéralisation des activités de services dans chaque État en fournit l’application ultime. On pourrait ainsi multiplier les exemples et constater qu’on retrouve chaque fois ce système de poupées russes ;</p>
<p>c) le capitalisme détruit des vies et détruit la vie. Les logiques du profit et de l’accumulation ont des effets à la fois sur les conditions de vie et de travail des gens, mais également sur la survie des espèces en ce compris l’espèce humaine et sur le cadre de vie global. J’ai observé dans les réseaux internationaux, depuis le combat contre l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (1997-1998), véritable évènement fondateur de l’altermondialisme, que des militants venus chacun avec leur sensibilité (justice sociale, droits humains, écologie, protection de la santé, remise en cause de la croissance, refus du nucléaire, accès aux médicaments essentiels, protection du vivant contre le brevetage, etc.) ont découvert peu à peu qu’ils avaient un même ennemi commun : le capitalisme. Même si les réponses qu’ils apportent sont variées, force est de constater aujourd’hui que les sensibilités sociales et écologiques se rejoignent dans le constat.</p>
<p>Certes, beaucoup aujourd’hui se disent altermondialistes et ignorent tout, par exemple, de l’ADPIC, de la directive européenne 98/44 et de leur législation nationale sur les médicaments génériques. Pour le plus grand nombre, se dire altermondialiste signifie récuser le monde tel qu’il va et proposer une ou des alternatives. Même simplifiée de la sorte, l’étiquette continue de me convenir.</p>
<p>Je vous écris suite à l’entretien que vous avez accordé à Lignes sur le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) [1]. Je voudrais par le biais de ce message tenter d’entamer un échange positif en prenant votre article comme point de départ. Si cet échange peut contribuer à nourrir le débat sur la création d’un nouveau sujet politique, je crois que nous n’aurons pas perdu notre temps.</p>
<p>J’exprimerai un premier point d’accord avec votre propos lorsque vous indiquez d’emblée que « l’implosion de l’Union soviétique n’a pas accouché du scénario de relance d’un socialisme démocratique ». J’ajouterai pour ma part que la social-démocratie non seulement n’a pas repris le rôle historique qui aurait du être le sien à la suite de Jaurès en vue d’une transformation progressive du capitalisme jusqu’à son dépassement, mais qu’au contraire elle a exercé un rôle décisif dans l’évolution du capitalisme vers les formes qui le caractérisent aujourd’hui. On ne peut pas oublier que ce sont des acteurs politiques se réclamant du socialisme qui ont fait adopter la loi de déréglementation financière, l’Acte unique européen qui permet de remplacer l’harmonisation par la mise en concurrence, le traité de Maastricht qui consacre, fait unique dans l’Histoire, l’indépendance absolue de la banque émettrice de la monnaie à l’égard du pouvoir issu de la volonté populaire, qui interdit aux pouvoirs publics d’emprunter auprès de cette banque émettrice imposant ainsi le recours à un endettement coûteux destructeur de la capacité d’action de la puissance publique et qui intègre à l’espace européen les dispositions de l’AGCS discutées au même moment. Ce sont également des acteurs politiques porteurs de l’étiquette socialiste qui ont pris des décisions, aux sommets européens de Lisbonne (2000) puis de Barcelone (2002), rendant possible les privatisations décidées depuis lors par la droite. On a vu le soutien du PS au traité établissant une Constitution pour l’Europe et ensuite au traité de Lisbonne dont l’entrée en vigueur interdira tout contrôle de la spéculation financière. Que la direction du PS se félicite aujourd’hui de compter parmi ses membres le directeur général de l’OMC et le directeur général du FMI en dit long sur la dérive droitière du socialisme.</p>
<p>Je voudrais ajouter à vos propos sur réforme et révolution qu’ont peut concilier les deux termes si la succession des réformes aboutit à une transformation radicale du système telle qu’elle en devient révolutionnaire. C’est ainsi que Jaurès concevait la révolution et c’est ainsi que je crois nous devons en porter l’idéal : provoquer, par étapes successives, des transformations qui aboutissent à cet autre monde dont rêve l’immense majorité des habitants de la planète. La révolution cesse ainsi d’apparaître comme cet épouvantail destiné à empêcher tout changement de l’ordre établi. Mais elle n’est réelle qui si la persévérance à transformer cet ordre ne faiblit pas. L’histoire de la social-démocratie nous enseigne que c’est là que réside le danger. Un tel projet implique dès lors le refus de toute concession à l’égard de ceux qui n’entendent pas maintenir le cap.</p>
<p>Il y a donc bien deux gauches : l’une qui en a renié les valeurs et les idéaux, l’autre qui les affirme haut et fort mais, legs dramatique d’un détour du mouvement ouvrier français par le léninisme et sa suite, entretient une division qui la réduit à l’impuissance.</p>
<p>Ceci m’amène à sceller un constat commun : on ne peut attendre que la transformation sociale, le dépassement progressif du capitalisme viennent du PS. Celui-ci ne peut en aucune façon être un partenaire dès lors que sa volonté n’est pas, - n’est plus depuis longtemps déjà – de récuser le capitalisme comme l’ordre naturel des choses.</p>
<p>Ce qui nous conduit à la nécessité de construire une authentique force de gauche, démocratique, réformiste/révolutionnaire et écologique. Ce qui force à fermer la parenthèse ouverte par le léninisme, à en récuser les méthodes (formulées dans les 21 conditions) et à entamer la construction d’un nouveau sujet politique, riche des leçons du XXe siècle et en prise avec les défis du siècle présent.</p>
<p>Ce qui justifie les réflexions qui suivent suite à vos propos concernant le NPA.</p>
<p>D’entrée de jeu, je m’inscris dans la seule perspective acceptable pour quelqu’un qui n’est pas membre de la LCR et qui entend accueillir ce projet dans un esprit de dialogue. Le NPA ne peut être qu’un dépassement de la LCR. Comme vous l’indiquez très justement vous-même, le risque est grand d’en rester à « un simple élargissement, un relookage ou une opération d’affichage et de communication ». S’il en était ainsi – et nul aujourd’hui ne peut préjuger du résultat final – ce serait un échec cuisant pour la LCR, mais aussi, je le crois, pour l’espérance à gauche si malmenée ces dernières années. Certes, d’autres placent leurs espérances dans d’autres tentatives, mais pour le peuple de gauche, un échec d’où qu’il vienne est un échec qui s’ajoute à d’autres.</p>
<p>C’est la raison pour laquelle, je m’interroge sur certains de vos propos.</p>
<p>1. Rien sur l’écologie</p>
<p>Je voudrais d’abord vous exprimer mon étonnement devant le silence assourdissant de votre entretien sur les questions liées à l’écologie. Pas une fois le mot même n’est employé. Je respecte le fait que vous placiez la question sociale au centre de vos préoccupations. Mais les plus humbles, les plus démunis, les plus exploités ne sont-ils pas les premières victimes des dégâts écologiques causés par les logiques du profit et de l’accumulation ?</p>
<p>L’eau qu’on boit, l’air qu’on respire, la nourriture qu’on mange qui ont permis à l’espère humaine de vivre et de se développer pendant des millénaires sont aujourd’hui vecteurs de nuisances qui affectent gravement la santé et d’abord celle des plus modestes contraints au moins cher, c’est-à-dire au plus empoisonné.</p>
<p>Qui sont les premières victimes des catastrophes naturelles qui se multiplient de manière exponentielle suite au changement climatique ? Il ne vous a pas échappé que non seulement dans des pays comme le Bengladesh, mais également dans une grande ville américaine comme la Nouvelle Orléans, ce sont les plus pauvres qui sont les plus touchés. Déjà, on parle d’émigrations écologiques, comme s’il nous fallait accepter une fatalité qui n’en est pas une, mais la conséquence d’un système choisi et imposé.</p>
<p>Qui ne voit que c’est au nom du profit qu’on a dissimulé – les plus hautes autorités scientifiques et médicales en tête – autrefois la nocivité du plomb, hier celle de l’amiante et aujourd’hui celle des OGM ? Et que les victimes en ont toujours été les gens qui n’ont que leur travail pour vivre, sinon survivre ?</p>
<p>Pourquoi pensez-vous qu’on fasse silence sur ces centaines voire ces milliers de petits agriculteurs qui se suicident parce que le recours massifs de l’agro-business occidental aux pesticides et la mondialisation des échanges agricoles ne leur permettent plus de nourrir et de faire vivre leur famille ?</p>
<p>Qui donc, pensez-vous, seront les victimes des déchets nucléaires que nous enfouissons sans nous soucier des générations futures ?</p>
<p>Est-il pensable que de telles questions laissent totalement indifférent le théoricien de la LCR que vous êtes ?</p>
<p>Le NPA sera un échec s’il n’accorde pas une même centralité à la question sociale et à la question écologique. Elles ont la même origine et elles concernent au premier chef les mêmes personnes.</p>
<p>2. Le centralisme démocratique</p>
<p>Évoquer comme vous le faites le « centralisme démocratique » relève presque d’une provocation à l’égard de celles et ceux qui sont intéressés par l’initiative de la LCR. Le centralisme démocratique tel qu’il fut appliqué – et cela seul compte, car nous n’avons que faire de superbes théories qui ne trouvent leur transcription que dans la barbarie – signifie dans tous les cas de figure l’arbitraire. Le centralisme est aussi peu démocratique que les démocraties étaient « populaires ».</p>
<p>Je n’ai aucun problème à soutenir la nécessité de règles pour garantir le fonctionnement démocratique de tout groupe organisé. Mais je ne peux accepter qu’on rejette toute réflexion sur un approfondissement des procédures démocratiques au motif que « toutes les formules prétendant à plus de souplesse informelle s’avèrent moins démocratiques » comme vous l’indiquez. Comme si les dévoiements de l’idée de participation par Ségolène Royal suffisaient pour rejeter toute tentative de renforcer la démocratie. Comme si les pratiques actuelles constituaient l’horizon indépassable de la démocratie.</p>
<p>Je ne suis pas de ceux qui contestent la pertinence des partis politiques. Je suis de ceux qui contestent la manière dont ils fonctionnent. Je crois que les partis politiques sont consubstantiels de la démocratie. Chaque fois qu’un espace de liberté a rendu possible le débat politique, depuis les temps les plus reculés, les citoyens se sont regroupés par affinités. Mais je ne comprends pas qu’on ne veuille pas remettre en question la manière, née il y a plus de cent ans alors même que l’instruction n’était pas encore obligatoire, dont fonctionnent aujourd’hui les partis politiques. Je ne comprends pas qu’on s’enferme dans une conception très limitée de la démocratie, une conception davantage inspirée par des modes de fonctionnement issus de la tradition militaire ou ecclésiale.</p>
<p>Que représente un comité local, départemental, régional ou national au regard des membres, des sympathisants et des électeurs, au regard du peuple ? Nous sommes au 21e siècle. Les exigences de transparence, de reddition des comptes de la part de ceux qu’on délègue et de participation du plus grand nombre sont fortes aujourd’hui comme elles ne l’ont jamais été dans le passé.</p>
<p>Parce qu’ils sont consubstantiels de la démocratie, les partis politiques sont consubstantiels de la crise de la démocratie. La question est celle de la délégation. Nous savons qu’elle fut au centre d’un débat majeur au moment de la rédaction de la Constitution de 1793. Et qu’elle ne fut acceptée que pourvu que deux conditions soient remplies : la révocabilité des élus et une presse vraiment libre. A juste titre, bon nombre de citoyens considèrent que la démocratie est dévoyée par l’extension de la délégation au point qu’aujourd’hui ce sont des exécutifs qui ne sont pas élus directement qui possèdent les pouvoirs et les moyens les plus grands (ex : les exécutifs supra-communaux, le gouvernement dans la Ve République ou encore la Commission européenne).</p>
<p>Comment pourrait-on être à l’origine d’une réflexion sur la démocratie si nous sommes nous-mêmes figés dans des pratiques qui reproduisent les limites de la démocratie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui en France, un des pays les moins démocratiques d’Europe ?</p>
<p>Certes, et je suis également attaché à cela, le souci de démocratie ne peut pas aboutir à une dépossession de la capacité de décider, à l’incursion de décideurs qui ne s’engagent à rien. Je suis donc en faveur d’une organisation qui fonctionne avec des femmes et des hommes que leurs décisions engagent personnellement. Mais il nous faut réfléchir à la manière de satisfaire la nécessité de transparence et de participation à la délibération. Il n’y a pas d’avant-garde éclairée, de direction qui sait et de militants qui doivent suivre aveuglément, en faisant confiance, manipulés au gré des tactiques décidées en haut-lieu. Ça, c’est terminé. Le XXe siècle nous apprend que les courants politiques qui ont le plus invoqué l’émancipation sont ceux qui ont traité le plus leurs adhérents en sujets, qui ont érigé le secret et souvent le mensonge en pratiques courantes, qui ont manifesté une méfiance quasi systématique à l’égard de leurs propres militants.</p>
<p>Si on veut que les militants deviennent des acteurs dans leur milieu de vie, si on veut qu’ils soient sources pertinentes d’information pour les sympathisants et les électeurs, ils doivent être aussi complètement informés que ceux à qui ils ont confié momentanément des pouvoirs, ils doivent être avertis des enjeux et des termes du débat qui a précédé le choix et des raisons de ce choix auquel ils ont du participer.</p>
<p>La démocratie n’est pas une pratique figée. Les limitations apportées à la souveraineté populaire par la délégation doivent s’adapter aux exigences de ceux qui délèguent. Dans une démocratie, la fonction la plus importante, c’est celle de citoyen. Ce qui suppose que celui-ci dispose des moyens d’agir en conscience, dûment informé. La démocratie citoyenne, c’est beaucoup plus que la démocratie d’opinion que je condamne comme vous.</p>
<p>Le NPA sera un échec s’il reproduit à l’identique les modes de fonctionnement actuels des partis en général et de la LCR en particulier, si aucun effort n’est fait pour mettre la délégation sous contrôle.</p>
<p>3. Les constituants du NPA</p>
<p>« Il nous faut discuter avec des groupes locaux du Parti communiste, avec Alternative libertaire, avec la minorité de LO, etc. » écrivez-vous. C’est tout ? Ce n’est que ça ?</p>
<p>Il me semble que la grande masse de celles et de ceux qui doivent contribuer à construire un nouveau sujet politique sont résumés dans cet « etc. » terriblement réducteur ? Pensez-vous qu’un tel objectif doive se limiter aux disciples de Lénine et de Bakounine, si respectables puissent être ces disciples ?</p>
<p>On ne peut pas prendre à la légère ce que vous exprimez. Il va de soi que si toutes celles et ceux qui sont résumés dans votre « etc. » ne sont dans votre esprit que ce qu’ils sont dans votre expression, cela ne vaudrait même plus la peine de poursuivre le dialogue. Il m’importe de savoir si une formulation aussi réductrice révèle une intention réelle : dans la création du NPA, celles et ceux qui ne sont ni communistes ni anarchistes ne seraient qu’un complément dérisoire.</p>
<p>Il me semble urgent de préciser votre pensée. Et d’indiquer dans quelle mesure elle engage la LCR.</p>
<p>Le NPA sera un échec s’il ne doit son existence qu’à l’élargissement de la LCR à des communistes et des anarchistes.</p>
<p>4. Les libertés fondamentales</p>
<p>Je n’ignore pas votre héritage historique et la lutte contre le despotisme bureaucratique qui fut celle des vôtres, mais il me semble nécessaire de rappeler, non pour exprimer une divergence, mais pour souligner de possibles convergences, à quel point des gens comme moi sommes attachés aux libertés fondamentales telles qu’elles ont émergé depuis la Magna Carta jusqu’à la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les conventions internationales qui la précisent. Nous avons démontré ensemble que la « charte européenne des droits fondamentaux » ne pouvait en aucune façon nous satisfaire parce qu’elle ignorait très largement les droits collectifs indissociables des droits individuels.</p>
<p>Je voudrais pour ma part souligner quatre libertés qui me semblent, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, mériter notre attention et notre engagement :</p>
<p>a) la liberté de ne plus vivre dans la peur : trop de populations, sous toutes les latitudes y compris chez nous, vivent dans la peur : le peur des agressions individuelles, mais aussi la peur du contremaître (mais oui, le 19e siècle continue dans bien des usines et des ateliers, clandestins ou non), la peur de toutes les formes d’exclusion, la peur des agents de sécurité privés ou publics, du poids du crime organisé, des puissants du régime. Cette peur est une réalité massive dans bien des pays occidentaux comme dans beaucoup de pays dits du Sud ; elle est souvent passée sous silence, car elle est la moins visible. Elle imprègne la vie des milliards de personnes sur notre terre ; elle constitue une agression intolérable contre la dignité qui est en chaque être humain ;</p>
<p>la liberté de ne plus vivre dans la misère : je ne crois pas devoir élaborer. La misère prive tout être humain de la capacité d’exercer tous les droits qui lui sont reconnus. Et cette misère, dans un monde qui n’a jamais produit autant de richesses, ne régresse que trop lentement et frappe des couches nombreuses des populations du Sud et du Nord ;</p>
<p>c) la liberté d’expression : aucune concession ne peut être tolérée en ce qui concerne cette liberté et il me plaît de rappeler cette superbe réaction de Rosa Luxemburg à la manière dont se déroulaient les évènements dans la Russie de Lénine : « la liberté, c’est d’abord la liberté de celui qui pense autrement » ;</p>
<p>d) la liberté de culte, c’est-à-dire à mes yeux, la laïcité qui elle seule garantit la liberté de croire ou de ne pas croire et neutralise l’espace public qui est l’espace commun où la liberté des uns ne peut agresser celle des autres. La remontée en puissance du fait religieux doit nous faire devoir d’expliquer que la laïcité est la forme la plus organisée de la tolérance.</p>
<p>Je crois qu’il ne suffit pas de rappeler le rôle historique des vôtres contre le stalinisme et le socialisme bureaucratique pour offrir des garanties sur l’attachement incontournable à ces libertés. Concéder sur les libertés, c’est admettre que la fin justifie les moyens, alors que la fin est déjà dans les moyens.</p>
<p>Le NPA sera un échec s’il ne lie pas étroitement sa volonté de transformation démocratique, sociale et écologique à l’absolue nécessité de conquérir ces libertés – car pour l’immense majorité des humains elles restent à conquérir - et d’en assurer la pérennité.</p>
<p>Il ne vous échappe peut-être pas que parmi ceux qui ont initié le « non » de gauche au TCE en octobre 2004, je suis un des rares à ne pas rejeter d’emblée l’opportunité offerte par la décision de la LCR de se transformer. Cela ne signifie pas que je sois naïf ou ingénu. Je respecte l’histoire et la culture des militants de la LCR ; mais celles et ceux qui pourraient participer avec eux à la création d’un nouveau sujet politique ont droit aux mêmes égards. Et réciproquement. Votre entretien nous donne la mesure de la difficulté de la tâche.</p>
<p style="text-align:right;">Bien cordialement,</p>
<p style="text-align:right;">Raoul Marc JENNAR<br />
7 avril 2008</p>
<h3>Réponse de Daniel Bensaïd à Roul Marc Jennar</h3>
<p>Cher Raoul-Marc Jennar,</p>
<p>Je viens de recevoir ta (je me permets de te tutoyer) lettre d’interpellation à propos de l’entretien paru dans la revue Lignes, et je t’en remercie chaleureusement. Elle aborde en effet les questions de fond que nous considérons nécessaires de discuter si nous voulons collectivement avancer, au lieu de se réfugier derrière des procès d’intention pour s’y dérober. Je vais donc tenter de répondre aux quatre interrogations majeures qu’elle soulève, plus brièvement qu’il ne serait nécessaire, étant à la veille d’un départ à l’étranger. Mais je souhaite faire auparavant quelques commentaires à propos de ton texte (« Gauche de gauche, comment je vois les choses ») [2] dont elle apparaît le prolongement logique.</p>
<p>1. Tu écris que les 125 propositions n’étaient ni un projet de société ni un programme présidentiel, mais plutôt un catalogue d’intentions pour un programme gouvernemental, et qu’elles « contenaient de incohérences nées d’une volonté de concilier des points de vue relevant de conceptions très éloignées de l’économie dans la société ». Bien que ce soit vrai dans une large mesure, cela n’a pas été le principal obstacle à l’aboutissement d’une candidature unitaire. La discussion pouvait continuer, éventuellement avancer, ou du moins clarifier les compromis raisonnables pour une campagne unitaire sur les formulations concernant, entre autres, le nucléaire ou les salaires. Mais tes remarques renvoient à une question plus générale, celle de la différence entre le programme stratégique sur lequel se rassembler pour construire une force (parti ou mouvement peu importe) dans la durée, et une plateforme pour une alliance électorale pour laquelle des compromis sont nécessaires. Toute la question est, bien sûr, d’évaluer si ces compromis permettent de faire un pas dans le bon sens ou s’ils ajoutent à la confusion. Quand tu écris qu’il faut en tirer la leçon « qu’on ne peut rassembler au-delà d’une même vision globale du futur », cette formule peut valoir pour la construction d’une organisation assez solide pour ne pas se déchirer à la première épreuve, mais elle risquerait d’être maximaliste s’il s’agit d’accords ponctuels pour une campagne électorale.</p>
<p>Ceci dit, il est vrai que l’anti-libéralisme est un vaste titre qui peut couvrir des projets politiques différents et parfois opposés : ceux qui entendent seulement corriger les excès d’un capitalisme débridé, et ceux qui voient dans la critique du libéralisme le début d’une prise de conscience devant conduire à la critique du capitalisme. Face à une crise qui exprime un capitalisme pur, comme le dit Michel Husson, la lutte conséquente contre le libéralisme ne peut être conséquente que si elle va aux racines de la logique dont il n’est qu’une modalité, autrement dit si elle va jusqu’à un anticapitalisme « décomplexé » (pour reprendre un mot à la mode). C’est pour nous le sens de ce que nous appelons des revendications transitoires qui partent des méfaits sociaux des politiques libérales (en matière de revenus, de précarité, de santé publique, d’éducation, etc), pour engager des luttes conduisant à remettre en cause le despotisme de marché et le pouvoir de la propriété privée. En revanche, ceux qui font de l’anti-libéralisme un programme minimum indépassable et établissent une coupure entre anti-libéralisme et anticapitalisme en viennent logiquement à auto-limiter la dynamique des luttes pour rendre possible une large alliance antilibérale. Cette démarche n’est pas étrangère aux illusions sur « la gagne », évoquées dans la suite de ton texte, qui ont eu cours dans le débat de 2006 sur les candidatures unitaires.</p>
<p>2. Les termes de ton texte confirment la crainte que nous avions maintes fois exprimés tout au long de l’année 2006 concernant les ambiguités à clarifier sur les relations avec le Parti socialiste. Tu dis, en effet, qu’au sein des collectifs, « certains partageaient la conviction [je dirais l’illusion] que le PS pouvait modifier son orientation néolibérale ». D’autres, dont toi-même, étaient convaincus qu’il y avait bien deux gauches, inconciliables et non synthétisables. Nous en sommes bien d’accord, et il ne s’agit pas d’une simple différence de pronostic ou de pari sur ce que peut ou ne peut pas faire le PS, mais bien d’analyse sur les raisons sociales et politiques de sa mue néo-libérale et de son alignement, si laborieux soit-il, sur la social-démocratie européenne néo-libéralisée (New Labour, Nouveau Centre, Parti démocrate italien, etc). Le problème, comme tu le reconnais, c’est que les premiers (les illusionnés) l’ont emporté. Reste que nous partageons ta conclusion : « Il ne peut y avoir de rassemblement d’une gauche de gauche en dehors d’un constat non équivoque : le PS comme tel n’est pas un partenaire pour la transformation sociale ». C’est bien ce que nous traduisions quand nous faisions de l’indépendance vis-à-vis du Parti socialiste, et du refus de participation gouvernementale ou de coalition parlementaire en cas de victoire de sa candidate, une condition à une candidature unitaire aussi nécessaire qu’un accord solide sur une plateforme de campagne. L’enjeu de cette élection présidentielle et des législatives à suivre étant de donner un président et une majorité de gouvernement au pays, il était clair que ce que nous avions fait dans les luttes sociales, contre les privatisations, sur les sans-papiers, ou dans la campagne pour le Non au traité constitutionnel, était ségo-incompatible.</p>
<p>3. Tu sembles penser que ce désaccord sur les rapports avec le Parti socialiste, (qui n’est pas seulement d’évaluation mais aussi d’orientation puisque la suite a confirmé, à l’occasion des municipales notamment, la dépendance du Parti communiste envers son allié hégémonique), résultait de l’illusion que la possibilité de gouverner « était à portée de la main », et que la coalition unitaire du Non de gauche « pouvait se substituer au PS comme premier parti de gauche ». L’illusion était lourde en effet, et ne pouvait s’étayer de rien de raisonnable pour peu qu’on analyse les rapports de forces sociaux, le résultat des luttes, les dynamiques électorales. Le seul élément susceptible de l’entretenir était la victoire du Non l’année précédente. Comme toi, je ne sous-estime pas l’importance et les effets différés (et toujours pas épuisés) de cette campagne. Mais une campagne unitaire de rejet lors d’un référendum (le Non) agrège par nature des motivations fort disparates qui ne sont pas transférable dans un programme pour une élection présidentielle. Tu rappelles que la griserie compréhensible de cette victoire remportée de haute lutte a fait oublier à certains qu’il y avait un Non de droite (probablement minoritaire au sein du Non, mais difficile à évaluer). Mais surtout, le Non de gauche s’est fracturé dès le congrès et la synthèse du congrès socialiste du Mans. La logique était dès lors évidente. Et tu as tout à fait raison d’écrire qu’aux législatives « nous aurions été dans le meilleur des cas en position de négocier une participation gouvernementale, ce qui signifiait la reconduction de la gauche plurielle ».</p>
<p>La question était donc bien de savoir si cette hypothèse était acceptable ou non, et pour qui. C’est ce que nous avons demandé en vain de clarifier préalablement à une campagne unitaire, n’étant pas prêts à mener campagne et à mouiller la chemise pour un candidat ou une candidate susceptible de se retrouver le lendemain sur strapontin ministériel dans un gouvernement de gauche plurielle. Certains ont alors estimé que nous étions exagérément méfiants. La suite nous a plutôt convaincus que cette méfiance était largement fondée. Toi-même le confirmes : « Nous avions indiqué que nous refuserions cette perspective, mais il était manifeste que ce n’était la position ni du PCF, ni de certains altermondialistes, comme la suite des événements l’a mis en évidence. Il y avait dans nos rangs des gens prêts à collaborer avec le PS. Nous n’aurions donc été dans l’hypothèse la plus favorable, que l’élément d’appoint du PS. »</p>
<p>4. Sur la situation présente, tu avances qu’il faut répondre à « l’urgence sociale » et à « l’urgence écologique » (nous en sommes bien d’accord) par « une ambition crédible », en étant<br />
les « porteurs d’un projet pour une autre société »<br />
et « la force qui se crée autour des luttes à la fois de résistance au capitalisme et d’alternative à ses pratiques ».</p>
<p>C’est bien à ce défi que notre initiative pour un nouveau parti tente d’apporter une réponse. La troisième exigence que tu formules demanderait davantage de discussion : « Nous devons construire une force en capacité d’influencer : nous ne devons pas lutter pour le pouvoir, nous devons lutter pour avoir du pouvoir, c’est-à-dire de l’influence, une influence telle qu’elle oblige les autres à changer. » Nous restons convaincus pour notre part que pour changer sérieusement les rapports sociaux, ou pour opposer un logiciel social du bien commun, de la solidarité, du service public, au despotisme des marchés, il faut aussi changer le pouvoir et les institutions. La lutte sociale est une lutte de pouvoir. Il y a certes une pluralité des rapports de pouvoirs. Mais le pouvoir politique concentré dans l’Etat n’est pas l’un quelconque parmi d’autres. A vouloir éviter de poser la question, en faisant d’impuissance vertu (« changer le monde sans prendre le pouvoir », selon la formule de John Holloway), on finit par se contenter d’un rôle de groupe de pression sur les forces politiques ou les institutions existantes, sans répondre aux défis auxquels se trouvent confrontés aujourd’hui les peuples de Bolivie, du Venezuela, et plus généralement en Amérique latine.</p>
<p>Cette discussion a déjà fait l’objet de nombreuses polémiques dans la revue Contretemps (et plus récemment avec ma recension du livre de Holloway dans le n° 2 de la Revue Internationale des Livres et des Idées, nov. 2007 [3]). L’ambiguïté, entre nous, réside dans ce que tu entends par influencer. S’agit-il de limiter « l’ambition crédible » à se contenter d’un rôle de groupe de pression, influent mais résigné à rester minoritaire, sur des alliés ? Ou bien, s’agit-il de se donner les moyens, avec la patience nécessaire, de modifier les rapports de forces, y compris entre les « deux gauches » ? C’est alors du vaste débat sur la question de l’hégémonie qu’il s’agit, et des médiations pour y parvenir : quelles alliances en fonction de la situation concrète et du rapport de forces concret. Cette discussion est largement ouverte, inutile de le rappeler, tant avec nos éventuels partenaires, qu’au sein même de l’actuelle LCR.</p>
<p>5. A ceux qui, au lieu d’engager la discussion sur le fond (quel programme ? quelles alliances ? quel type d’organisation), se défaussent en répondant à la proposition de la Ligue par un a priori de méfiance et de crainte, tu réponds, et nous nous en réjouissons : « Pourquoi décider immédiatement que ce n’est qu’une opération de ravalement ? » Nous sommes bien conscients que nous pouvons échouer, ou ne réussir partiellement, et que le résultat serait alors un échec, non seulement pour nous (car nous prenons un risque et nous aurions à payer le prix de cet échec alors qu’il aurait été plus confortable de gérer boutiquièrement le train-train), mais aussi pour tous ceux et celles qui, en boudant, auront refusé de prendre leurs responsabilités. Ton texte se conclut sur « une série de questions à poser aux dirigeants de la LCR sur le projet politique, sur les modalités de son élaboration et de son approbation, sur la manière dont elle va prendre en compe les différentes cultures politiques des militants qu’elle souhaite rassembler et sur le mode de fonctionnement de la nouvelle formation politique. » J’imagine que l’interpellation personnelle que tu m’adresses à propos de l’entretien paru dans la revue Lignes s’inscrit dans cette démarche. J’y réponds volontiers, en précisant toutefois que je ne suis membre d’aucune instance dirigeante de la LCR. Il s’agit donc d’une réponse personnelle qui n’engage que moi.</p>
<p>Tu commences par te présenter comme militant altermondialiste, en résumant ce que cet engagement signifie pour toi de lutte contre le capitalisme mondialisé et ses institutions. Tu estime que « l’étiquette, même simplifiée, continue de te convenir ». Nous avons, en tant qu’altermondialistes, mené nombre de combats communs, contre l’AMI, contre les accords AGCS, sur la dette, mais aussi contre la guerre et contre le traité constitutionnel européen. Ce n’est pas rien. Je ne renie pas non plus l’étiquette. Je souligne seulement que le mouvement alter est une nébuleuse, qui est loin d’avoir épuisé ses possibilités et son rôle, mais qui se trouve à un tournant de sa jeune histoire dès lors que les mouvements sociaux qui le constituent se trouvent confrontés à des questions politiques brûlantes, internationales et nationales. Dans ce mouvement se côtoient Lula et Chavez, des syndicats favorables au traité constitutionnel et des syndicats opposés, des partis qui votent les expéditions militaires en Irak ou en Afghanistan, et d’autres qui s’y opposent. Les Forums sont un cadre de rencontre et d’échange. Ils constituent un point d’appui et une rampe de lancement pour des campagnes unitaires, comme sur l’AMI, la circulaire Bolkenstein, ou encore pour l’impulsion des manifestations anti-guerre de février 2003. Nous devons donc œuvrer à ce qu’ils continuent, sans que les désaccords y soient pas étouffés par le consensus. Mais il ne faudrait pas, sous prétexte de l’usage commode du singulier – le mouvement alter – ignorer son hétérogénéité et les contradictions qui le traversent.</p>
<p>En estimant que la transformation sociale ne peut en aucune façon venir du PS, et qu’il ne saurait être un partenaire dans une telle perspective [bien qu’il puisse être un allié dans des campagnes et des mobilisations concrètes. DB], tu reprends les termes de ton précédent texte pour en conclure « qu’il y a donc bien deux gauches » (au moins) : « L’une qui a renié ses valeurs et ses idéaux, l’autre qui les affirme haut et fort mais, legs dramatique d’un détour du mouvement ouvrier français par le léninisme et sa suite, entretient une division qui la réduit à l’impuissance ». Cette formulation soulève nombre de questions à la fois.</p>
<p>D’une part, ce que tu appelles « léninisme », je l’appelle stalinisme, le terme même de léninisme ayant été forgé à partir du rapport de Zinoviev au 5e congrès que l’IC pour légitimer la campagne de « bolchevisation » bureaucratique. Plus généralement, la pensée politique de Lénine, si mal connue et si souvent dénaturée mériterait un débat plus sérieux, en revisitant (entre autres) les contributions de ton compatriote Marcel Liebman sur « le léninisme sous Lénine », ou plus récemment le livre monumental de Lars Lih.</p>
<p>D’autre part, il me semble discutable de considérer l’histoire du mouvement ouvrier pendant les trois quarts du 20e siècle comme un simple « détour » (« léniniste » ou stalinien), après lequel il serait possible d’en revenir à une voie normale (laquelle ?) en faisant tourner à l’envers le film du congrès de Tours. Le 20e siècle a eu lieu. On ne peut pas le mettre entre parenthèses (cette « parenthèse, ouverte par le léninisme », dont tu parles). Force nous est de nous expliquer avec son héritage. Quant aux 21 conditions d’adhésion à l’Internationale communiste, il ne s’agit évidemment pas d’un texte biblique hors du temps. Nombre de ces conditions seraient aujourd’hui anachroniques. J’ai exposé il y a fort longtemps déjà (dans la Révolution et le Pouvoir, Stock, 1976), les conditions d’adoption de la vingt-et-unième condition et sa logique désastreuse de scission mécanique dans certains partis socialistes. Mais la fonction globale de ce texte, relu dans son contexte, était d’opérer une ligne de partage stratégique nécessaire face aux défis majeurs de la guerre et de la révolution.</p>
<p>Pour notre discussion, le point de départ reste donc « la nécessité de construire une authentique force de gauche, démocratique, réformiste/révolutionnaire, et écologique ». Je ne reviendrai pas ici sur la question des rapports entre réforme et révolution abordée dans l’entretien de Lignes. Nous luttons quotidiennement pour des réformes, et aujourd’hui souvent pour des réformes d’autant plus modestes et élémentaires que les rapports de forces sont dégradés et que les mobilisations sont au début défensives. Il n’y a donc aucune muraille entre la lutte pour des réformes concrètes et un projet de transformation révolutionnaire de la société. Il y a en revanche un débat stratégique qui oppose une orientation théorisée, « le réformisme », qui prétend contenir ces réformes dans les limites compatibles avec la tolérance du système, et ceux (dont nous sommes) qui les considèrent comme un tremplin vers la remise en cause de ce système en tant que tel. J’en viens donc aux quatre questions que tu poses : l’écologie, le centralisme démocratique, les constituants d’un nouveau parti anti-capitaliste, les libertés fondamentales.</p>
<p>I. « Rien sur l’écologie » écris-tu, et tu t’étonnes (ou t’indignes) du « silence assourdissant » de mon entretien dans Lignes sur les questions liées à l’écologie. Je pourrais ajouter que, si je m’en souviens, il n’y a pas grand chose non plus sur le féminisme, car il ne s’agit pas d’un texte programmatique ou d’un manifeste prétendant aborder toutes les positions fondamentales du parti que nous souhaitons construire. Il serait donc utile de clarifier ave qui s’engage notre discussion, avec la Ligue en tant qu’organisation, ou avec moi en tant qu’individu, ou avec les deux. Je ne me crois pas tenu, pour ma part, de répéter dans chaque entretien portant sur une question précise (en l’occurrence : pourquoi et comment un nouveau parti, et pourquoi maintenant ?), l’intégralité des positions programmatiques, que je partage et fais miennes sur l’essentiel, adoptées en congrès par l’organisation dont je suis membre,.</p>
<p>S’il s’agit de la Ligue, donc, sa préoccupation et son engagement sur ces questions sont aisément vérifiables. Ils sont exprimés dans son manifeste, dans les brochures et articles produits par sa commission écologie, par sa participation au collectif contre le nucléaire, aux mobilisations contre le stockage des déchets, aux campagnes sur l’eau, contre les ogm, etc. On peut estimer qu’elle n’en fait encore pas assez. Raison de plus pour avancer vers un nouveau parti, plus fort, qui aurait davantage de ressources pour mener de front tous les combats sociaux, écologistes, féministes nécessaires.</p>
<p>Si ton interpellation m’est personnellement adressée, non seulement je ne sous-estime pas la question et ses enjeux, mais qu’elle m’apparaît, avec le développement des inégalités et de l’exclusion sociale, comme la seconde (pas en ordre d’importance mais sur un pied d’égalité) manifestation de l’irrationalité croissante d’un système régi par la loi de la valeur, dont Marx avertissait dès les Grundrisse qu’elle deviendrait une mesure de plus en plus « misérable » du monde. Et il est bien évident, comme tu le rappelles, que les premières victimes de la crise écologique, qu’il s’agisse du changement climatique, de la pollution urbaine, du stockage des déchets, sont les plus exploités et les plus vulnérables. Autrement dit que l’écologie es