<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>nez-bavard &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/nez-bavard/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "nez-bavard"</description>
	<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 21:12:47 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Investigations en terres masculines V]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=444</link>
<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 16:34:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=444</guid>
<description><![CDATA[Jean-Paul Gaultier : Le Mâle
Pourquoi parler d&#8217;un parfum si largement connu et plébiscité p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jean-Paul Gaultier : Le Mâle</strong></p>
<p>Pourquoi parler d'un parfum si largement connu et plébiscité par la gent masculine, me direz-vous ? Et bien, parce que je l'ai redécouvert sur moi et que j'ai apprécié la sensation de nouveauté qui s'en dégageait. Oh rien de vraiment renversant, mais assez pour me convaincre que les femmes devraient l'essayer aussi (bien qu'elles le fassent déjà).</p>
<p><a href="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/le-male.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-445" src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/le-male.jpg?w=218" alt="" width="222" height="304" /></a>Créé en 1995 par Francis Kurkdjian, Le Mâle a été très rapidement un immense succès et figure désormais tous les ans dans les 10 meilleures ventes de parfums (masculins) en Europe. Après quelques années de totale-Mâle-attitude, on le sent un peut moins dans la rue désormais. Avant de réellement l'essayer, j'en avais une idée assez vague, je me souvenais seulement d'un parfum suave avec un côté frais rappellant la mousse à raser. De ce côté, le contrat a été bien rempli, puisque Jean-Paul Gaultier souhaitait un parfum qui évoque les échopes des barbiers. Je le trouvais dérangeant les premiers temps, parce que dans ce parfum se confrontent deux univers qui a priori n'ont pas grand chose en commun. D'un côté, on retrouve les classiques fougères des années 80, avec leur overdose de virilité poilue et musclée ; de l'autre côté, une avalanche de vanille, de fève tonka (héliotropine), se distingue très tôt, peu de temps après la giclée de menthe poivrée en tête.</p>
<p>Ce parfum me fait penser à un produit bi-phase (comme certains démaquillants) qu'il faut secouer fort pour obtenir une préparation étrangement trouble et dense. Lavande, menthe, cèdre et bergamote forment un bloc ; fleur d'oranger, cannelle, fève tonka et vanille viennent s'y frotter. La fragrance pourrait avoir un léger côté criard, mais le résultat est tout de même bien orchestré et finira par vous laisser perplexe. On a alors un aspect masculin-féminin du même acabit, deux forces contraires qui s'affrontent mais, qui, lorsqu'on les pousse un peu, s'accommodent très bien l'une de l'autre. Peut-être ce parfum a-t-il été une habile façon de réconcilier ces deux côtés présents chez les hommes, et maintenant chez les femmes... ?</p>
<p>Voilà qui clot la série de billets sur les parfums masculins portés par les femmes. La liste est encore loin d'être finie et il y aura sûrement des reéditions. Nez Bavard tentera l'exercice inverse le plus tôt possible, mais cela va forcément dépendre des cobayes et des témoignages recueillis dans ses prochaines missions.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Investigations en terres masculines IV]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=438</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 08:00:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=438</guid>
<description><![CDATA[Annick Goutal : Duel
Un parfum d&#8217;été souffle entre vos doigts et décoiffe vos cheveux. Vous]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Annick Goutal : Duel</strong></p>
<p>Un parfum d'été souffle entre vos doigts et décoiffe vos cheveux. Vous marchez sur un chemin de terre, vos pieds sont gris de poussière et toutes les touffes de plantes autour de vous sont sèches et blondes. Vous voilà maintenant allongé dans les herbes hautes, à regarder les nuages passer. Non, vous ne rêvez pas, vous portez Duel.</p>
<p><a href="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/duel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-439" src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/duel.jpg?w=164" alt="" width="164" height="227" /></a>Duel est une surprise inattendue. N'affectionnant pas particulièrement les créations chez Annick Goutal, je ne pressentais rien de folichon à la découverte de ce parfum. Et bien j'avais tort ! (Comme souvent, mais pas trop quand même). Duel semble très classique au premier abord, un départ hespéridé puissant, quelques pointes de néroli qui font rapidement penser à une Cologne. Mais c'était compter sans le concours du petitgrain, du maté, du foin (et de son amie la coumarine), et des muscs relevés par un léger accord cuir. En effet, lorsque le parfum est devenu intéressant, j'ai d'abord senti un accord de thé, qui me faisait penser à du Earl Grey. Mais quelque chose me dérangeait. Le thé s'est révelé être l'accord de maté, une boisson traditionnelle d'Amérique du Sud préparée avec le Yerba Maté ayant des vertus excitantes comme le café. L'odeur est légèrement amère et rappelle celle du thé et du foin. Rarement utilisé en parfumerie (ou peu évident), je l'avais déjà rencontré dans <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/05/14/comme-des-garcons-2/" target="_blank">Comme des Garçons 2</a>, emmitouflé dans des volutes d'encens. Ici, le côté thé fraîchement infusé de la plante est beaucoup plus en avant et il entretient la sensation fraîche du départ, faisant durer la bergamote.</p>
<p>Mais, comme souvent, c'est le fond qui achève de vous conquérir. L'accord foin sort de sa grange et vous donne l'impression de grimper sur les ballots de foin empilés dans les champs. On se dévergonde un instant avec une bonne dose de musc et l'animalité du cuir, mais tout en restant très distingué grâce à la présence de l'iris qui apporte sa beauté brute. Duel porte en lui la dualité annoncé par le titre, un homme, une femme, peu importe finalement...</p>
<p>Disponible dans toutes les boutiques Annick Goutal et grands magasins, 100ml 72€</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Investigations en terre masculines II]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=427</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 08:00:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=427</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;Artisan Parfumeur : Fou d&#8217;Absinthe (encore L&#8217;Artisan!?? Oui, oui&#8230; encore)
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'Artisan Parfumeur : Fou d'Absinthe</strong> (encore L'Artisan!?? Oui, oui... encore)</p>
<p><a href="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/07/flacon-fou-dabsinthe.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-434" src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/flacon-fou-dabsinthe.jpg?w=167" alt="" width="167" height="208" /></a>Fou d'Absinthe créé en 2006 par Olivia Giacobetti (fidèle à la maison) marqua l'arrivée chez l'Artisan de la première Eau de Parfum pour un "masculin" présenté comme tel. A la description des notes, on s'attend à des notes assez fraîches et aromatiques, un charmant cocktail pour les séducteurs. Résultat, nombreuses sont les femmes qui portent et achètent pour elles-mêmes le Fou d'Absinthe.</p>
<p>Ce parfum porte bien son nom, car comme le breuvage, ses accents de départ sont presque saoulants, comme peut l'être une eau-de-vie. Cela vous réchauffe tel un verre de liqueur et vous désaltère comme un verre de pastis. <em>"Fou d'Absinthe pour vous servir Madame!" </em></p>
<p>Les premières gorgées sont comme une accélération brutale et puis l'instant d'après, lorsque l'on reprend ses esprits, arrivent les senteurs fraîches des plantes : absinthe (et son amertume), laurier, anis, menthe. Ces plantes bien que très rafraîchissantes, semblent s'enflammer sur la peau et diffuser une odeur sourde de fumée qui s'échappe d'un feu (pour aller nourrir les dieux). Pendant que se consume le feu, les parfums des bois de patchouli et de cèdre fusent eux aussi. Mais plus que tout, c'est la douceur de la sève de pin, le piquant, le sec de ses aiguilles et la blancheur de son bois qui vous transportent dans une forêt où chacun de vos pas réveille une odeur merveilleuse. L'aspect mentholé et anisé du parfum est légèrement sucré, comme un sucre parfumé d'une goutte d'eau de mélisse, mais seulement pendant une petite heure. Le contraste chaud-froid ne disparait jamais, et pour peu que la brise se lève, en fermant les yeux, on se croirait à la campagne dans les Landes.<em> </em>Enfin, pour que le fond soit des plus fins, les épices (poivre, muscade, clou de girofle) sortent et apportent la touche finale à ce breuvage.</p>
<p>Fou d'Absinthe s'apprécie effectivement comme un alcool fin, parfumé et délicat, et bien que son évolution soit plus lente sur la peau qu'en bouche, il a réellement cet aspect puissant et dense du spiritueux. J'en profite tout de même pour vous rappeller que l'abus d'alcool est dangeureux pour la santé. La pose moralisatrice étant passée, je peux vous dire que par les temps d'été, si vous n'avez pas la chance de partir, porter ce parfum sera un puissant outil évocateur pour vous permettre un peu d'évasion en moins de 30 secondes.</p>
<p>Disponible dans toutes les boutiques Artisan Parfumeur et grands magasins, 50 et 100ml, 70 et 100€</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Artisan Parfumeur : Dzongkha]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=428</link>
<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 23:12:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=428</guid>
<description><![CDATA[Entre Dzongkha et Nez Bavard la passion est née&#8230; Le ravissement est total, le charme opère e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Entre Dzongkha et Nez Bavard la passion est née... Le ravissement est total, le charme opère et atteint avec une incroyable justess<a href="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/07/flacon-dzongkha.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-429" src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/07/flacon-dzongkha.jpg?w=166" alt="" width="144" height="261" /></a>e tous les recoins de l'âme qui succombe. Qui d'autre que Dzongkha vous parle aussi bien, vous fait rêver d'aventure chaque minute, vous montre que vous êtes unique et vous assure que vous vivez une histoire différente de toutes les autres avec lui ? Oui, c'est vrai, peut-être qu'il aura fallu un peu de temps pour vous connaître et vous comprendre... Mais une fois que la vérité saute aux yeux, la foudre tombe, la passion se déchaîne dans votre ventre et tout ce que vous vivez devient plus coloré, la seule chose dont vous rêvez désormais et de rester nuits et jours aux côtés de votre bien-aimé.</p>
<p>Voici les mots qui me viennent pour décrire ce chef d'oeuvre de L'Artisan Parfumeur. Dzongkha désigne le dialecte tibétain qui est la langue officielle au Bouthan, petit pays posé en haut des montagnes himalayennes entre la Chine et l'Inde. Composé par Bertrand Duchaufour à l'occasion d'un voyage effectué dans ce pays, il est le 3e opus de la séries des "Odeur volée par un parfumeur en voyage". Bien que ce parfum retrace une ambiance que je ne connais pas, et parle d'un pays que je n'ai jamais visité, il me semble que je raconte une histoire personnelle avec cette fragrance, plus qu'avec d'autres. C'est vrai avec tous les parfums, le porteur est l'ingrédient final qui donne vie à la composition. Mais rarement le langage d'un parfum a été aussi clair à mon esprit. Il parle du corps avec ses accents puissants de cuir, de l'esprit avec l'encens, de la nature avec ses touches boisées et épicées qui semble imbiber votre chair comme si votre corps étaient fait de tous ces éléments.</p>
<p>Le départ surprend par l'aspect aiguisé de ses premières notes, une cardamome fraîche et piquante, rattrapée l'instant suivant par les volutes de thé noir fumé et d'encens. Et puis cette chaleur, cette chaleur sèche qui ne cesse de vous envelopper tantôt boisée (cèdre, vétiver) tantôt cuirée, tantôt épicée... Cette chaleur est légèrement radoucie par la présence de l'iris, qui jette un léger voile entre l'âtre brûlant du coeur de Dzongkha et votre nez. Cependant, ne nous méprenons pas, Dzongkha n'a absolument rien d'un parfum lourd, épuisant et difficile à porter. Le temps doux le sublime dans tous ses aspects mais il n'est pas à proscrire par temps chaud car ses notes bien qu'enveloppantes n'ont rien d'étouffant et d'opaque. La sensation qu'il procure lorsqu'on le porte est très particulière si bien qu'on y revient toujours assez régulièrement.</p>
<p>Disponible en grands magasins et boutiques l'Artisan Parfumeur, 50ml et 100ml (65 et 90€)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Dix meilleurs de Poivre Bleu / Poivre Bleu's Top Ten]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=417</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 14:09:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=417</guid>
<description><![CDATA[Inspiré par l&#8217;initiative lancée par Ambre Gris, elle-même encouragée par Patty de Perfume ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Inspiré par l'initiative lancée par <a href="http://ambregris.blogspot.com/2008/06/parlons-parfums-these-are-few-of-my.html" target="_blank">Ambre Gris</a>, elle-même encouragée par Patty de <a href="http://perfumeposse.com/2008/06/23/perfume-posse-top-25-readers-choice/" target="_blank">Perfume Posse</a>, Nez Bavard a décidé de se soumettre au dur excercice du classement de ses dix parfums préférés. Après moult réflexions, moi et moi-même avons abouti à ce premier classement :</p>
<p>1- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2006/12/28/parfum-perfume-guerlain-cuir-beluga/" target="_blank">Cuir Beluga</a>, Guerlain L'Art et la Matière<br />
2- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/03/27/perfume-christian-dior-eau-noire/" target="_blank">Eau Noire</a>, Christian Dior<br />
3- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/20/artisan-parfumeur-passage-enfer/" target="_blank">Passage d'Enfer</a>, L'Artisan Parfumeur<br />
4- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/08/12/perfume-artisan-voleur-roses/" target="_blank">Voleur de Roses</a>, L'Artisan Parfumeur<br />
5- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2008/05/15/chanel-22-les-exclusifs/" target="_blank">N°22</a>, Chanel Les Exclusifs<br />
6- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2008/04/14/lundi-lutens-patchouli-borneo-1834/" target="_blank">Bornéo 1834</a>, Serge Lutens Les Salons du Palais Royal<br />
7- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/07/vero-profumo-kiki/" target="_blank">Kiki</a>, Vero Profumo par Vero Kern<br />
8- Rose d'Homme, Les Parfums de Rosine<br />
9- <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/02/09/parfum-perfume-narciso-rodriguez-for-her/" target="_blank">For Her</a>, Narciso Rodriguez<br />
10- Vétiver Tonka, Hermès Les Hermessences</p>
<p>J'ai maintenant un petit jeu à vous suggérer. Ce classement a été établi en fonction de mes connaissances actuelles en parfums, c'est à dire en fonction de ceux que j'ai sentis et retenus. Mais je suis loin d'avoir tout découvert. Je vous propose de me laisser en commentaire le nom des parfums qui devraient selon vous être sentis (ou re-sentis) de toute urgence par Nez Bavard, et qui seraient susceptibles (pourquoi pas?) de rentrer dans le prochain classement de Poivre Bleu. Les meilleurs sentis après investigations seront analysés dans un billet!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chanel : Coco Mademoiselle]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=412</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 22:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=412</guid>
<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui était la journée parfaite du parfum T-shirt. Une belle journée à peine voilée]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui était la journée parfaite du parfum T-shirt. Une belle journée à peine voilée, une légère brise qui file sur vos j<a href="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/06/flacon-coco-mademoiselle1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-414" src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/06/flacon-coco-mademoiselle1.jpg?w=300" alt="Flacon Coco Mademoiselle (c) Chanel" width="180" height="180" /></a>ambes, une paire de sandales et votre T-shirt blanc. Le tout parfumé avec Coco Mademoiselle. Conçu en 2001 par Jaques Polge, il a marqué le début d'un nouveau type de construction olfactive : les nouveaux chypre. En effet, contraints par la règlementation européenne de restreindre, voire d'annuler l'utilisation de mousse de chêne dans les compositions de chyprés, les parfumeurs ont dû s'adapter pour retrouver la sensation de matière fraîche et fusante puis dense et terreuse du parfum chypré. Je suppose qu'un substitut synthétique a pu être trouvé, ou bien plus simplement, que l'accord bergamote-rose-vétiver-patchouli a pris le pas sur le classique bergamote-rose-mousse de chêne-patchouli. Ce nouveau type de construction a été repris par la suite, notamment chez Narciso Rodriguez for Her, Agent Provocateur, Liaisons Dangeureuses de By Kilian, mais aussi chez Chanel avec Chance qui suivra 2 ans plus tard. Chance est d'ailleurs à mon goût plus abouti que son aîné, dont les accents sont plus doux et moins anguleux.</p>
<p>L'abandon de la mousse de chêne (nous en sommes tous désolés) donne un peu moins de profondeur aux créations chyprées. Cependant, cette contrainte a aussi permis d'alléger la composition et de la rendre plus lumineuse comme c'est le cas ici. Combiné à une puissante dose de musc blanc, le parfum est présent mais dans un aspect suave et arrondi. Coco Mademoiselle est l'illustration parfaite du parfum que l'on aime mettre après la douche, celui qui vous donne la sensation de rester propre tout en vous habillant. La publicité récente avec Keira Knightley illustre assez mal ce que je ressens lorsque je le mets. En effet, comme beaucoup de créations Chanel, Coco Mademoiselle n'est pas là pour être effacé et faire son timide, mais je lui trouve une simplicité et une fraîcheur douce qui ne s'accordent pas avec les attributs de soirée. Toujours est-il que l'on s'y sent bien dans ce parfum, comme dans son T-shirt.</p>
<p>Peut-être faut-il lui reprocher d'être un peu trop porté par les jeunes filles de bonne famille, des beaux quartiers, qui portent au bout de leur bras des sacs trop chers pour le commun des mortels et qui se parfument (s'il vous plaît) avec un Chanel, tout ce qu'il y a de plus respectable en somme. Mais le confort est à ce prix... Son succès est, quoiqu'il en soit, incontestable. Je ne sais pas s'il n'avait vocation au départ qu'a être un flanker de Coco, si tel est le cas, c'est certainement le flanker le plus rentable qui ait été lancé ces dernières années tant la gamme de produits dérivés s'est étendue. C'est un parfum dont la modernité a du bon, et qui me fait espérer encore de belles choses pour la parfumerie grand public.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Narciso Rodriguez : For Him]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=404</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 14:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=404</guid>
<description><![CDATA[Je ne sais pas par quel type de procédés magiques le talentueux Francis Kurkdjian a su recréer un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas par quel type de procédés magiques le talentueux Francis Kurkdjian a su recréer un musc aussi criant de sensualité, toujours est-il que Narciso Rodriguez est un monstre en la matière. Après le succès du féminin, le couturier a appliqué la bonne <img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/06/narciso-for-him.jpg" alt="" width="352" height="247" />recette du "<em>On prend les même et on recommence</em>". En 2007, Francis Kurkdjian refait une interprétation autour du musc égyptien cher au créateur.</p>
<p>Je ne sais pas trop ce que le terme "musc égyptien" recouvre. Cependant, lorsque l'on cherche les éléments qui peuvent rapprocher le masculin du féminin, on perçoit de façon assez nette le caractère assumé de la note sensuelle voire sexuelle du musc qui sert de pilier à la construction des deux fragrances. Le musc présent dans les deux compositions mêle un véritable aspect sécrétions (le côté sale et animal) à une certaine rondeur et douceur qui compense l'impression débraillée...</p>
<p>Il me semble cependant que le masculin est plus aventurier dans ce domaine. Le départ en bouquet aromatique annonce une construction assez classique de fougère, mais laisse rapidement la place à la feuille de violette et son aspect cuir râpé qui fait penser au nubuck. A ce moment de l'évolution, il me rappelle <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/09/22/tom-ford-for-men2/" target="_blank">Tom Ford For Men</a> avec une facette plus fraîche. La suite devient plus contrastée. L'offensive séductrice et aguicheuse dévoile une légère odeur de transpiration métallique, contenue par une note de fleur blanche, mais qui restera présente jusqu'à la fin. Le coeur s'aiguise et s'arrondit, le musc sort ses plus beaux habits accompagné très discrètement par l'ambre. Sur le fond, le patchouli nous entraine comme lui seul sait le faire dans son lit de terre humide et fraîche, et continue de tanguer avec ce musc coquin décidément infatiguable. On terminera par ce long stade boisé-musqué-frais, qui s'étire sur la peau chaude apportant le contraste. On se souvient aussi du fond de patchouli dans For Her, mais qui était beaucoup plus moelleux et miellé.</p>
<p>Narciso Rodriguez For Him a les atouts d'un beau classique masculin, mais avec une vraie part de nouveauté inattendue et de risque. Bien que pour moi il charrie une grande dose de sensualité, jamais ce parfum ne tombe dans l'excès. Il reste fin et classe et surtout assez frais, ce qui le rend proprement irrésistible. A tel point que j'éprouve un plaisir non dissimulé à le porter et le sentir se dévoiler sur ma peau au fil des heures.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chanel : N° 22]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=399</link>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 14:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=399</guid>
<description><![CDATA[N° 22 de Chanel. De quoi s&#8217;agit-il exactement? Il fut lancé en 1922, un an après le numéro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/05/flacon-chanel-22.jpg" alt="" width="200" height="200" />N° 22 de Chanel. De quoi s'agit-il exactement? Il fut lancé en 1922, un an après le <a title="Lien vers le billet Chanel No 5" href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/03/05/perfume-parfums-chanel-5/" target="_blank">numéro 5</a> et composé aussi par Ernest Beaux. Le N° 5 aura le succès que l'on sait. Nombreux sont ceux qui font le lien entre les deux parfums, si proches dans le temps, et qui ont vraisemblablement été conçus à la même époque, puisqu'Ernest Beaux présenta à Mademoiselle Chanel deux séries de flacons, numérotés de 1 à 5 puis de 20 à 24 pour le choix de son premier parfum. La proximité entre les numéros 5 et 22 est évidente puisque ces deux créations jouent sur le thème du bouquet floral abstrait et sont une parfaite illustration de l'utilisation réussie des aldéhydes. Ils sont certes liés par les matières premières qui sont presque les mêmes, mais ils n'ont, à mon sens, rien à voir l'un avec l'autre. Ils expriment deux situations, deux univers, deux types de sensations assez différentes.</p>
<p>La façon dont les matières se développent dans ce parfum est vraiment saisissante. La tête est (désormais) classique, bergamote et aldéhydes rapidement suivis par une rose cosmétique, poudrée, crémeuse, très ronde. La présence légèrement crissante et savonneuse des aldéhydes est un peu envahissante dans les premiers instants mais elle pose le décor et l'ambiance. Le coeur est foisonnant de généreuses fleurs blanches : ylang-ylang, jasmin, tubéreuse, muguet, lilas, fleur d'oranger, le tout sur un fond solide de vétiver, vanille, encens et peut-être même une pointe de cuir.</p>
<p>Pour moi, c'est sans hésiter, le plus beau des parfums Chanel qui m'ait été donné d'essayer à ce jour, série Exclusifs et grand public confondues, du moins c'est celui qui m'inspire le plus de respect et d'admiration. D'autres tels que Coromandel et le divin Cuir de Russie méritent une attention particulière, mais une fois le N° 22 senti, c'est celui-là désormais qui reste à l'esprit et qui vient lorsque l'on pense à Chanel. Plus encore<img class="alignright" style="float:right;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/05/esther-williams-tailleur-no.jpg" alt="" width="250" height="327" /> que le N° 5, car, bien que ce dernier garde toutes les qualités d'un grand parfum, le N° 22 développe un éventail de facettes toutes plus riches les unes que les autres. Il ne cesse d'évoluer sur la peau, oscille entre les odeurs sourdes et lumineuses, et dégage incontestablement une présence hors du commun. Je ne vous cache pas qu'il est assez difficile de le décrire, parce qu'il n'a rien de monotone, de précis et d'attendu dans son évolution.</p>
<p>L' impression très poudrée sur le départ, devient un peu plus huileuse avec la présence marquée de l'ylang et de la tubéreuse, encore après il y a l'aspect rond de la vanille, et alors la poudre revient... Et comme ça durant des heures. Tout le long les aldéhydes et l'encens (qui a une place particulière dans ce parfum) accompagnent le train et orientent la perception. Mais rien ne se distingue vraiment, les odeurs senties ne sont jamais évidentes (c'est le but, me direz-vous), comme si on voulait nous amener à percevoir un ensemble, <strong>une</strong> odeur. Les sensations autour du N° 22 sont, de fait, mélangées. Il développe quelque chose de séduisant, chatoyant, un soupçon aguicheur avec son côté cosmétique de femme apprêtée. Puis, d'une autre manière, il a un côté tendre, rond et souple, toujours dans un aspect très féminin, mais plus frais. Le tout est un brin rétro, et révèle une atmosphère suave et moelleuse.</p>
<p>La légende dit que le N° 22 était celui que portait Mademoiselle Chanel, laissant aux autres le N° 5. Légende ou pas, j'ai tendance à sentir le numéro 22 comme plus abouti, plus paisible et finalement plus beau que les autres. Son intemporalité est associée à une indifférence à l'âge, n'importe qui peut le porter. C'est en cela qu'il constitue pour moi une autre référence, plus intime, peut-être moins universelle qu'une autre, mais plus authentique, me semble-t-il.</p>
<p>Le N° 22 fait désormais partie de la collection Les Exclusifs de Chanel disponibles uniquement en boutique Chanel, dans un flacon de 200 ml pour 190€.</p>
<p>Sources : Basenotes, OsmoZ. Photos : Esther Williams</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Paris, 01h18... ]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=396</link>
<pubDate>Sun, 27 Apr 2008 13:11:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=396</guid>
<description><![CDATA[La nuit est maintenant tombée sur les toits de la ville. Nez Bavard est de sortie sur son vélo. Le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La nuit est maintenant tombée sur les toits de la ville. Nez Bavard est de sortie sur son vélo. Lentement, par cette nuit douce et parfumée, il pédale à travers les rues et ruelles et sent avec bonheur l'air qui lui file sur le visage. Ce soir est le premier soir de l'année où l'odeur de Paris est perceptible.  Nez Bavard l'avait attendu cette odeur, ce parfum unique de la ville chère à son coeur. Enfin, le voilà. Il aura fait assez chaud aujourd'hui pour que la belle veuille bien découvrir son cou, lâcher ses cheveux, et laisser s'échapper au gré des courants d'air, un peu de son parfum fait de ses toits, de ses rues, de ses pierres...</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/paris-escalier.jpg" alt="" width="350" height="263" />Car Madame est timide et pudique, en hiver, tout se passe dans son ventre, dans ses veines, la chaleur circule, transporte d'une artère à une autre, sa force et sa vitalité. Mais dehors, sur sa peau, rien ne transparaît, son parfum reste caché sous des écharpes brumeuses, sous des bonnets, il fait bien trop froid ! Pas moyen de déceler son odeur enchanteresque. Puis vient le printemps et avec lui, les premières journées de soleil, qui chauffe les toits, fait verdir les pelouses et fleurir les parcs. A la nuit tombée, c'est l'heure de guetter, lorsque la circulation se fait lente et que le calme est revenu : Paris s'assied et laisse passer entre ses doigts et glisser sur ses bras, le vent. L'air se charge des essences métalliques des toits en zincs, minérales des rues, des pierres des bâtiments et des pavés, organiques de la terre et du sable des parcs. Puis enfin, animales de tous les êtres vivants qui peuplent cette cité, aromatiques des plantes aux fenêtres des balcons et dans les jardins, humides et vertes de la Seine, gourmandes des restaurants et des cafés... Une multitude de petits points odorants viennent composer cet effluve unique et miraculeux.</p>
<p>C'est le meilleur antidépresseur qui soit. Irrémédiablement lorsque l'arôme est perçu (et reconnu), le sourire vient, les soucis s'envolent, et font place à une incroyable sensation de tranquillité. Ne plus penser à rien, juste sentir l'air vous remplir les poumons et le parfum apaiser votre esprit.</p>
<p>Nez Bavard a eu ce plaisir un soir de la semaine passée, à vélo, lorsqu'il rentrait chez lui. Il y a de nombreuses façons de percevoir l'odeur de Paris, Nez Bavard connait cette odeur depuis son plus jeune âge, et est convaincu que cette ville a une identité olfactive unique.</p>
<p>Je crois que l'odeur qui m'a le plus marquée, et celle que je reconnais le mieux dans le mélange d'arômes qui compose le tout, est l'odeur des toits en zinc. Celle que l'on sent quand la douceur de la nuit revient, et qui se révèle encore plus lorsqu'un orage d'été passe sur la ville.</p>
<p>Et vous, quelle est l'odeur que vous préférez dans votre ville ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et vendredi, Nez Bavard vous tire son patchouli]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=392</link>
<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 00:43:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=392</guid>
<description><![CDATA[Et voici venu le vendredi. Vendredi qui sera le dernier jour de la semaine sous le signe du Patchoul]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Et voici venu le vendredi. Vendredi qui sera le dernier jour de la semaine sous le signe du Patchouli. Et pour cette occasion, Nez Bavard a choisi l'un des patchouli les plus charmeurs et les plus distingués du marché : Patchouly par Etro.</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/flacon-patchouly-etro.jpg" alt="" width="150" height="203" />Etro est une maison de couture italienne que l'on pourrait comparer à Hermès en France. Leurs parfums sont parmi les plus raffinés et les plus abordables en parfumerie de niche. Les "soliflores" sont particulièrement réussis et aboutis je trouve, autant dans le choix exigeant des matières que dans la construction et l'interprétation. Dont leur patchouli bien sûr. Un patchouli complet du début à fin qui reste étonnamment frais jusqu'au bout, pour mon plus grand plaisir puisque c'est justement le côté humide et frais qui me plaît le plus dans le patchouli.</p>
<p>C'est une fragrance assez rustique et balsamique. Le cyprès près de lui dans le fond est ce qui donne à la fragrance sa fraîcheur sur la durée, l'ambre et la vanille l'arrondissent de façon très fine, on sent toujours la petite pointe piquante et sèche qui se démarque. Je le trouve très proche du patchouli seul, mais ces petites touches de vanille, d'ambre et de musc, lui donnent une proximité avec la peau, des plus délicates et des plus réalistes. Pas de travail trop compliqué sur ce parfum, juste un patchouli magnifique (Java) qui s'étire au fil des heures et nous entoure de confort et de sensualité.  Il n'est pas tellement besoin de le décrire plus que nécessaire, tout ce que je peux dire, c'est que le Patchouly d'Etro est l'un des parfums au patchouli les plus convainquants que j'ai sentis depuis que je travaille sur cette matière. Il reste fidèle à l'original, si je puis dire, et permet, avec un dosage réussi, de le faire ressortir sous son meilleur profil.</p>
<p>Ainsi s'achève cette semaine dédiée au patchouli. Il en faudrait bien d'autres pour pouvoir vraiment faire le tour de cette magnifique matière (je sais, je me répète), mais Nez Bavard devait bien faire une sélection ! A ce sujet, j'aimerais avoir votre avis : quels sont vos patchouli préférés ? Quels sont ceux qui vous servent de référence et qui <strong>doivent</strong> être connus de l'amateur de patchouli ? Pour finir, j'aimerais savoir si le principe de cette semaine vous a plu et si vous aimeriez voir le principe se renouveler ? N'hésitez pas à répondre et à donner votre avis !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jeudi, c'est presque patchouli]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=390</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 02:17:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=390</guid>
<description><![CDATA[Oui, parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui nous parlerons de Patchouli, mais Nez Bavard s&#8217;est autor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, parce qu'aujourd'hui nous parlerons de Patchouli, mais Nez Bavard s'est autorisé une petite entorse à la règle <em>soliflorale</em>... Pourquoi ne pas aborder une composition plus complexe sur le thème de cette semaine? Parce qu'il est intéressant de voir comment on peut aborder les différentes facettes de ce coquin charmeur, mais il est aussi important de voir comment il peut s'insérer dans une construction.</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/flacon-antaeus.jpg" alt="" width="212" height="265" />Antaeus de Chanel. Tout un programme ! Un vrai masculin puissant et viril des années 80 (1981 précisément) avec sa belle charrette d'aromates et de photos d'hommes musclés. Bon, je vous épargnerai la légende grecque qui nous dit qu'Antaeus est le fils de Gaïa (La Terre) et de Poséïdon, que c'est donc un dieu avec tous ses attributs. Un peu comme notre parfum en fait : myrte, lavande, sauge sclarée, thym... Tous des aromates que les Grecs faisaient brûler et dont les émanations parfumées nourrissaient les dieux de l'Olympe. Mais cet Antaeus a plus d'un tour dans son flacon, c'est aussi un vrai cuiré-boisé, qui doit super bien s'entendre avec Kouros d'Yves Saint Laurent (les 2 contiennent du patchouli d'ailleurs). Sortis la même année, ces 2 parfums sont typiques de l'ambiance olfactive masculine de l'époque, mais je trouve qu'Antaeus a mieux vieilli.</p>
<p>Le bouquet aromatique de départ est très classique, vif et rafraîchissant et bien sûr très typé. Suivra un long stade oscillant entre les aromates et un cuir qui se fait de plus en plus présent, légèrement brutal. Mais enfin, le voilà qui pointe du nez, avec nonchalance et assurance, Patchouli entre en scène. Il est dans ce parfum une sorte d'invité d'honneur, il est présent parce qu'il est utile pour assurer une charge érotique au parfum tout en calmant le côté un peu enragé du castoreum. Posé sur des coussins de ciste et de mousse de chêne, il donne au fond de ce parfum une présence irrésistible. C'est le moment le plus abouti du parfum, on sent tous les composants dans leur juste proportion, tout le monde est à sa place, les bords sont arrondis. Le tout est rassurant et chaleureux avec une petite touche séductrice.</p>
<p>Malgré son aspect légèrement "vieux beau" des années 80, Antaeus mérite d'être senti à nouveau (et surtout essayé car c'est vraiment le fond qui est le plus flatteur). Le patchouli est dans cette fragrance vraiment mis en valeur, il participe au fond au même titre que la mousse de chêne qui renforce l'accent vert et terreux, et donne avec le ciste labdanum la part féminine du parfum.</p>
<p>Jamais Patchouli ne lasse.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mercredi... c'est patchouli!]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=388</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 00:00:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=388</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Comment? Vous ici? Encore! Mais enfin Patchouli, quand allez-vous nous laisser un peu de rép]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>"Comment? Vous ici? Encore! Mais enfin Patchouli, quand allez-vous nous laisser un peu de répit? "</em></p>
<p>Au menu de ce mercredi 16 avril : On prend les mêmes et on recommence. Ou presque. En entrée, Nez Bavard vous propose du fenouil, accompagné de Patchouli bien sûr et de muscs blancs. Le plat du jour se compose d'osmanthus, d'iris, de patchouli encore et de muscs. Enfin en dessert : vétiver, santal, patchouli toujours et muscs aussi. Le restaurant s'appelle Patchouli Patch et le chef n'est autre que l'Artisan Parfumeur... Nous célèbrerons ici l'époque glorieuse de l'Artisan Parfumeur, qui en 2002 nous avait offert avec ce parfum un vrai beau patchouli dense et moderne. Vous vous souvenez peut-être de <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/08/12/perfume-artisan-voleur-roses/" target="_blank">Voleur de Roses</a> de la même maison, un autre patchouli absolument magnifique datant de 1993 mais complètement différent qui me fait mourir de plaisir chaque fois que je le sens. Mais revenons à nos moutons. Patchouli Patch est, comme je le disais, un soliflore réussi sur ce thème mais plus original qu'il n'y paraît.</p>
<p>Cette fois-ci encore, on a bien le côté humide, mais sous un aspect un peu plus surprenant que d'habitude.<img class="alignright" style="float:right;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/flacon-patch.jpg" alt="" width="165" height="268" /> Habituée à une senteur "tapis de feuilles mortes", j'ai ici l'impression de sentir l'odeur de l'argile qui se mouille quand la pluie commence à tomber, du chemin blanc surchauffé qui exhale aux premières gouttes d'eau une odeur magnifique de poussière humide... La feuille est dans un élément et une interprétation peu courants, mais on reconnait très bien la note et on la distingue du reste, ce qui n'était pas le cas avec l'essai d'hier. J'admire beaucoup ici le travail de qualité sur la matière, à la fois audacieux et juste. On retrouve une petite histoire de la parfumerie <em>patchoulitée</em> dans cet opus : une identité hippie en sourdine avec un aspect encens - fumée dense ; un stade gourmand avec un accord rond et une petite touche chocolat noir ; et enfin une image moderne du patchouli qui se fait poussiéreux (presque poudré), grisonnant, s'alliant avec une sensation plus aérienne et transparente (les muscs sûrement).</p>
<p>Tout le long de l'évolution, on a un patchouli qui s'affirme et qui se maintient à un haut niveau (la bonne qualité de la matière ne fait nul doute). Un petit bémol cependant, le stade humide si particulier ici, est un peu court, et dérive vite sur un rendu plus chaud et plus sec. Mais le plaisir reste grand tout de même. Ce parfum surprend agréablement celui qui le porte, même pour ceux qui sont des familiers de la note. Ici encore, on peut sentir combien notre ami Patchouli parle avec des accents de toutes sortes, si bien que parfois il est difficile de le comprendre. Mais on ne lui dira rien parce qu'on l'aime beaucoup...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mardi, c'est patchouli]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=386</link>
<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 00:14:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=386</guid>
<description><![CDATA[Hier, vous vous êtes peut-être demandé ce que Nez Bavard voulait insinuer en disant que les parfu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, vous vous êtes peut-être demandé ce que Nez Bavard voulait insinuer en disant que les parfums au patchouli se concevaient comme des fragrances vulgaires. Et bien il voulait insinuer que parfois notre ami Patchouli traîne avec de vils personnages peu recommandables... Des gens comme Calvin Klein et ses acolytes : la vanille, l'ambre, le musc (des quartiers mal famés bien sûr), qui nous font des Euphoria à vous assassiner l'appétit le plus coriace qui soit.</p>
<p>Enfin, bon, pourquoi je dis tous ça, et bien parce qu'aujourd'hui nous allons parler d'une référence, d'un monstre, d'un mythe, d'une légende patchouli (oui, oui, j'en rajoute), je veux bien sûr parler du Patchouli de Réminiscence. Le rapport avec l'introduction? J'y viens...</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/pub-patchouli-reminiscence.jpg" alt="" width="160" height="212" /></p>
<p>Ne nous méprenons pas, ce parfum occupe une place importante dans la liste des fragrances <em>patchoulitées</em>, cependant, autour de lui, une époque mais surtout un univers olfactif se sont cristallisés. Créé en 1970 par Francis Camail, le Patchouli de Réminiscence est rapidement devenu une référence en réponse à l'engouement et à la fascination populaire pour les senteurs venues d'Extrême-Orient à cette époque. Mais le patchouli en a fait les frais, à tel point que pendant un moment, le terme désignait à lui seul un parfum bon marché de mauvaise qualité, souvent synonyme de vulgarité. Pour ne rien rajouter au folklore déjà véhiculé par ce parfum, la maison le qualifie aujourd'hui de "L'âme de Réminiscence". Et malheureusement, le folklore est fidèlement perpétué par l'odeur.</p>
<p>Non pas que la fragrance soit désagréable, mais elle a tous les atouts d'un parfum vendu sur le marché : le rendu sur la peau est bas de gamme et les matières utilisées n'ont pas grand chose de convaincant pour redresser la barre. Le départ est puissant, un peu confit et tournant autour de notes ambrées, vanillées. Le stade suivant évoque tout à fait l'ambiance hippie, squat, bougie, peace, love, aime ton voisin, encens et compagnie : une sorte de mélange camphré, boisé et légèrement fumé. Le fond n'aura plus rien à voir avec la tête : très sec, on sent surtout le cèdre qui domine et une très petite touche ambrée. Je me suis demandé tout au long où se trouvait vraiment le patchouli dans cette création. Entouré de différentes choses plus présentes que lui, il est timide dans ce parfum (ce qui est carrément un crime de lèse-majesté) et fait, il faut bien le dire, un peu cheap. Je ne dirais pas que ce parfum est raté... Mais il est à mon sens un peu hors sujet (en terme d'odeur), et pas vraiment de qualité.</p>
<p>Les massacres en règle du patchouli n'ont pas tous appartenu à la vague hippie. La mode du patchouli est revenue il y a quelques années pour le pire et le meilleur, et le champion toutes catégories dans ce domaine fut Monseigneur Angel, avec pas moins de 30% d'essence pure de patchouli dans la composition. Même s'il faut reconnaître à Thierry Mugler une audace et un formidable coup de maître à l'époque de son lancement, on est quand même bien loin de la beauté et de la force de cette matière. Mais en cherchant bien, on peut à nouveau redécouvrir et apprécier notre ami Patchouli lorsqu'on le traite avec respect. A suivre...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lundi, c'est patchouli]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=384</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 00:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=384</guid>
<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui nous sommes lundi, et le lundi, rime avec patchouli. Comme le mardi d&#8217;ailleu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd'hui nous sommes lundi, et le lundi, rime avec patchouli. Comme le mardi d'ailleurs, mais aussi le mercredi et le jeudi et même le vendredi! Tout ça pour vous dire que vous allez en avoir pour la semaine du patchouli, parce que Nez Bavard a repris ses investigations parfumées et serait ravi de vous faire partager ses découvertes... Rien de bien rocambolesque, mais comme le patchouli revient à la mode, je voulais faire un petit tour sur ce qui s'est fait et ce qui se fait aujourd'hui autour du patchouli. Le but ici a été de sélectionner des parfums soliflores (qui portent mal leur nom dans notre cas), dont la note est au centre du parfum, pour tenter de répertorier les différentes façons de travailler cette matière.</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/flacon-borneo-1834.jpg" alt="" width="162" height="220" /></p>
<p>Commençons par la douce et belle musique d'ouverture de Bornéo 1834 de Serge Lutens. On conçoit souvent les fragrances construites avec du patchouli comme assez lourdes, je dirais presque vulgaires. Car, certes, le patchouli dégage une sensualité qui n'échappe à personne, mais en sélectionnant avec soin les participants, on se rend compte que cette note est bien plus fine que cela. Je trouve que l'interprétation de Serge Lutens en collaboration avec Christopher Sheldrake est à la fois très actuelle, et très fine. Par actuelle, j'entends que Bornéo 1834 est construit sur une note patchouli-cacao centrale, qui se veut plus ou moins en continuité d'une tendance à travailler cette matière de façon gourmande. Ici, bien que l'on soit en présence d'une vraie douceur culinaire, tout est fait pour que cet aspect ne remplace pas le caractère humide et terreux qui est si propre au patchouli.</p>
<p>Ce parfum s'étire entre la chaleur du bois, du cacao, du labdanum en fond et la fraîcheur humide de la feuille de patchouli qui rappelle un peu l'humus. En cela, je le trouve très équilibré, mais avant tout ce qui m'a marqué ici, c'est sa grande douceur et la formidable sensation de confort tranquille qu'il provoque. Je le trouverai presque discret, et en cela intime, ce qui au final n'est pas plus mal. En réponse à certaines autres créations de Serge Lutens beaucoup plus présentes et capiteuses, celui-ci est plus simple et plus tendre. Il n'est pas pour autant un parfum à réserver pour l'hiver, ses effluves sont présentes mais légères un peu comme une brise.</p>
<p>Bornéo 1834 et Muscs Khoublaï Khan sont les deux fragrances les plus désirables pour Nez Bavard chez Serge Lutens. Voir <a href="http://www.lexpress.fr/mag/tentations/dossier/parfum/dossier.asp?ida=436965&#38;p=1" target="_blank">ici</a> un article intéressant sur le créateur.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bienvenue chez JAR]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=382</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 17:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=382</guid>
<description><![CDATA[Par où commencer? Tout ceci est légèrement intimidant en vérité. Cela n&#8217;a rien à voir av]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color:#993366;">Par où commencer? Tout ceci est légèrement intimidant en vérité. Cela n'a rien à voir avec l'expérience que j'ai eue à la boutique de <a href="http://jar-parfums.monsite.wanadoo.fr/index.jhtml" target="_blank">Jar Parfums</a>, 14 rue Castiglione dans le 1er arrondissement de Paris, mais plutôt avec la façon dont je vais essayer de vous présenter cette maison et les quelques moments que j'ai passés à sentir ses parfums.</span></p>
<p><span style="color:#993366;">Pour la forme, je fais un petit résumé. Derrière <strong>JAR Parfums</strong> se cache Joël </span><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://poivrebleu.files.wordpress.com/2008/04/butterfly-pink-jar.jpg" alt="" width="200" height="175" /><span style="color:#993366;">Arthur Rosenthal, rendu célèbre dans le milieu de la joaillerie pour ses créations originales, particulièrement fines et travaillées et qui ne sont accessibles qu'à quelques privilégié(e)s dans le monde. Originaire de New York, il vit à Paris depuis une quarantaine d'années. Tant dans les bijoux que dans les parfums, Monsieur Rosenthal se démarque par sa discrétion et sa volonté de ne garder que de petites structures. Il n'existe actuellement que deux points de vente pour ses parfums dans le monde, l'un à Paris, l'autre à New York chez Bergdorf Goodman. Je me suis rendue à la boutique avec une amie qui souhaitait que je découvre ces créations, où elle avait connu "l'un de ses plus grand chocs olfactifs" m'avait-elle dit. </span></p>
<p><span style="color:#993366;">La boutique, vue de l'extérieur, est très discrète, si on ne s'approche pas, elle semble fermée. Pour moi, l'ambiance était parfaite. On entre dans une toute petite boutique (pas plus de 9m² selon mon estimation), recouverte du sol au plafond par un velours vieux mauve, sièges et mobilier accordés. La décoration est très sobre : 3 glaces sur chacun des murs, un lustre et 2 appliques de chaque côté des glaces. Au centre de la pièce, une table, sur laquelle sont posées 6 boîtes en verre contenant une peau de chamois imbibée de parfum. Le son est feutré, apaisant, on est entre la chaleur d'une bibliothèque et le raffiné d'un petit salon où prendre le thé. Accueillies par un grand jeune homme, nous nous asseyons pour découvrir les parfums. La présence d'un guide s'est très naturellement imposée dans ces conditions, là où généralement on a la sensation de déranger, de mettre une sorte de désordre dans un petit espace intime. Mais le spectateur (car on peut l'appeler ainsi) n'est là que pour sentir. Tous les gestes sont effectués par le démonstateur, qui nous guide : il ouvre une boite, tient le couvercle près de notre nez quelques instants puis referme, et cela 6 fois. Entre temps, on a le temps de réagir, de donner une première impression.<br />
</span></p>
<p><span style="color:#993366;">Il faut savoir que chez JAR, aucune information n'est donnée sur les parfums (hormis sur la concentration, les noms et les flacons), pas un seul nom de composant ne sortira de la bouche du maître des lieux. Le nom de chaque parfum est donné après l'avoir senti. Dans la mesure du possible, aucune influence extérieure ne vient troubler la sensation olfactive. Jardénia est celui qui se dévoile le plus, mais comme je n'ai aucun souvenir de gardénia, cela ne m'a pas tellement aidée. Ensuite s'engage la discussion, on ressent, on entend les noms, puis on essaye. Quelques gouttes d'extrait de parfum déposées le long du bras puis réparties par un léger massage à l'aide du goulot du flacon. La concentration en extrait est incomparable à toutes les autres. Même habitué à sentir en eau de toilette ou de parfum, le nez ne peut que saluer l'extrême délicatesse et supériorité de l'extrait sur la peau, qui se fond immédiatement à la personne qui le porte. </span></p>
<p><span style="color:#993366;">Le premier senti sera : Ferme tes Yeux. Je pensais ne pas être surprise et pourtant je le fus. Comme avec tous ceux qui suivirent, je me suis aperçue avec plaisir que la nouveauté était au rendez-vous. Plus agréable encore, je ne pense pas me tromper en disant que les matériaux utilisés sont en majorité naturels, que la construction s'inspire des vieux parfums, et que malgré cela, on est face à des parfums totalement différents qui ne ressemblent (à ma connaissance) à rien de ce qui se fait. Comme je l'expliquais dans <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2008/03/30/nez-a-nez-hetre-reve/" target="_blank">le billet précédent</a>, la nouveauté tient plus à l'impression qu'un sentiment unique (une ambiance, un moment, une émotion...) se trouve dans le flacon, qu'à une hypothétique nouvelle formule ou matière <em>jamais-sentie</em>. Voilà ce qui crée le vrai plaisir et la vraie sensation olfactive, car non seulement le sentiment ou l'histoire du parfum est singulier mais de plus la perception de chacun va être totalement singulière. C'est ce qui est criant chez JAR, et c'est à mon avis pour cela que l'on prend autant de précautions pour <span style="text-decoration:underline;">ne laisser la place qu'à</span> la perception olfactive. Je n'ai de souvenirs précis que de Ferme Tes Yeux, Jardénia et Bolt of Lightning, ayant essayé ces deux derniers sur ma peau. Tous les 3 très différents, je pourrais passer encore des lignes à les décrire, mais je vais tenter d'être brève. Ferme Tes Yeux se rapproche de quelque chose de sombre, de terreux, avec une pointe animale. Jardénia retranscrit visiblement l'odeur du gardénia, mais sans le côté belle fleur opulente... On a, là aussi, un aspect assez sombre, mais plus humide, un peu comme des fleurs fanées. Bolt of Lightning a une ouverture très verte (galbanum? vétiver?) qui évolue vers un fond moins saisissant mais toujours frais et souple.</span></p>
<p><span style="color:#993366;">Les parfums sont exclusivement créés pas Joël Arthur Rosenthal de façon totalement libre, sans aucune contrainte, sans obligations, ni buts. Le démonstrateur nous a expliqué que le monde des odeurs occupait une place très importante dans la vie de son patron et que cette activité n'était qu'une activité de pur plaisir, la vente ne faisant pas vraiment partie des préoccupations de cet homme. Technique marketing ? J'en doute. J'ai lu sur un autre blog consacré au parfum, un commentaire d'une femme disant qu'elle ne voulait pas participer à cette stratégie marketing, trouvant particulièrement insultant que le créateur considère comme très secondaire son besoin de connaître les composants... J'ai ri à la lecture de cette phrase. Car elle résume assez bien l'incompréhension qui règne autour de cette petite marque et de toutes les démarches de ce type. Le fait que l'on ne puisse pas aborder ces parfums avec des moyens rationnels oblige celui qui sent à ne s'appuyer que sur des sensations très instinctives, ce qui visiblement dérange encore beaucoup de personnes. JAR Parfums, une marque bien trop prétentieuse et snob pour beaucoup (même parmi les amoureux du parfum)... mais qui présente et vend ses parfums comme les oeuvres qu'elles sont. Les prix sont prohibitifs ? Pour beaucoup de bourses oui. Rien ne vous empêche d'aller les sentir pour le plaisir.</span></p>
<p><span style="color:#993366;">L'ennui vous me direz, c'est que lorsque l'on a goûté au caviar, l'envie de retourner au surimi est toute relative, voire inexistante... </span></p>
<p><span style="color:#993366;">Lire un article intéressant sur JAR <a href="http://www.telegraph.co.uk/arts/main.jhtml?xml=/arts/2002/11/01/bajar01.xml" target="_blank">ici</a> (en anglais). </span></p>
<p><span style="color:#993366;">De 285€ à 530€ les 30ml en Extrait de parfum. </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nez à Nez : L'Hêtre Rêvé]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=380</link>
<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 15:31:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=380</guid>
<description><![CDATA[Bois tendres et secs. Douceur, réconfort, chaleur. Estival, printanier, hivernal? Je ne sais pas tr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bois tendres et secs. Douceur, réconfort, chaleur. Estival, printanier, hivernal? Je ne sais pas trop. Cela faisait un moment que je ne m'étais pas aussi bien retrouvée dans un parfum.</p>
<p>Ce qui est assez extraordinaire avec l'odorat, c'est que l'on a jamais vraiment fini de découvrir les odeurs, d'abord parce que l'on peut en découvrir de nouvelles tout le temps et tous les jours, et parce que les sensations qui les accompagnent varient, sans que jamais on ne soit exactement dans la même situation deux fois de suite. Deux parfums qui se ressemblent ne donneront pas souvent la même sensation, même si on décèle la ressemblance. La ressemblance n'a rien de gênant, dans la mesure où le parfum exprime quelque chose de personnel, de nouveau, de différent, d'unique. Quelque chose que seule la ou les personnes qui y ont travaillé connaissent, un sentiment unique.</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/03/hetre_reve.jpg" alt="" width="200" height="267" align="left" />C'est l'idée que je me suis faite chez Nez à Nez. <em>L'art de se sentir différent</em> , la devise de la boutique, ne tient pas tant au révolutionnaire des compositions mais plutôt à la charge émotionnelle, sentimentale qu'ils transportent. C'est la grosse différence avec une parfumerie grand public où les fragrances sont figées, froides, monotones et rigides. C'est ce qui différencie à peu près toutes les parfumeries de qualité des autres. Je me suis un instant demandée si les faveurs que j'avais pour ces parfums venaient simplement du fait que la maison se voulait "confidentielle", ou "de niche" comme on dit. Si Hugo Boss avait sorti Ambre à Sade, aurais-je eu la même réaction? ... Bon, d'accord, Boss n'aurait jamais sorti Ambre à Sade, ni même aucun autre parfum de la ligne de Nez à Nez. J'en ai conclu que j'appréciais ces parfums à leur juste valeur : ce sont des compositions de qualité (tant au niveau des composants, qu'au niveau de l'exécution), mais surtout, et c'est ce qui a fait la différence pour moi, il s'agit de parfums expressifs. Des parfums qui parlent, qui nous susurrent des choses à l'oreille quand on les porte, qui s'adaptent à un vécu et à une histoire, qui se font uniques sur chacun. Et cela, parce qu'au départ ils sont uniques, comme un tableau. Cette comparaison n'est pas innocente lorsque l'on sait que l'un des deux propriétaires de la marque, est un artiste peintre. Christa Patout semble être celle qui a accompagné en majorité la création olfactive, en collaboration avec Karine Chevallier, le nez qui se cache derrière les compositions. Stéphane Humbert Lucas, le mari de Christa Patout, a sans nul doute créé l'univers visuel de Nez à Nez, et l'on peut admirer plusieurs de ses toiles (si je ne m'abuse) à la boutique parisienne, rue Quincampoix.</p>
<p>Les créations de Nez à Nez ne sont pas complètement inédites et novatrices, et ressemblent peut-être à d'autres produits déjà présents dans l'offre des concurrents, mais ce sont, cependant, de vraies créations, où l'on sent que pour chaque parfum, il y a eu une idée de départ, une sensation, qui a réellement investi le parfum. Je n'ai pas tout aimé (heureusement), mais parmi mes coups de coeur se trouve l'Hêtre Rêvé. Quel titre! Pourtant, on est pas loin d'une atmosphère onirique lorsqu'on le porte. C'est un bouquet de bois secs et chaleureux. Très doux, il suggère une atmosphère cotonneuse. Je ne me suis pas un instant demandée s'il m'allait bien, s'il m'était adapté, s'il m'évoquait quelque chose... Je me sentais bien en le portant, quelque chose d'assez évident pour que l'on n'ait pas vraiment besoin de l'expliquer. Mais c'était assez rare pour que je le remarque. Si je devais lui trouver un équivalent au niveau de la sensation, je le rapprocherais de Muscs Koublaï Khan de Serge Lutens. L'Hêtre Rêvé se compose de : Badiane, mandarine, cannelle, clou de girofle /Santal, vétiver, patchouli, cèdre, gaïac, jacaranca / Cuir, prune, muscs.</p>
<p>Pour en savoir plus sur les créateurs de la marque, vous pouvez lire une interview sur le blog <a href="http://www.mimifroufrou.com/scentedsalamander/2006/08/passion_for_perfume_an_intervi.html" target="_blank">The Scented Salamander</a>.</p>
<p>Sources : nezanez.net , Osmoz</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Burberry : The Beat]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=378</link>
<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 00:06:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=378</guid>
<description><![CDATA[Aaaaah les pulsations de la vie! Le battement de notre coeur que Burberry a mis pour nous en bouteil]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Aaaaah les pulsations de la vie! Le battement de notre coeur que Burberry a mis pour nous en bouteille si gentiment! Je ne lui serai jamais assez reconnaissante...</p>
<p>Ce soir j'ai hésité entre écrire sur The Beat donc, ou sur le nouveau parfum ultra plat, ultra lourd, ultra pas-nouveau en fait de Paco Rabanne : Ultra Red. Entre rien et quand même un peu quelque chose, mon choix s'est porté sur le quelque chose. Nez Bavard cède à la facilité pour ce premier billet de mars (<em>mea culpa</em>) et se laisse aller à la critique négative, car les activités parfum sont légèrement réduites pour le moment (mais on s'arrange). Les nouveautés de mars ont gaiement fleuri tout au long du mois, dont ce nouvel essai young-fashion-trendy-sexy-perfume qui sera sûrement en tête des ventes pour l'année 2008.</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/03/pub-the-beat.jpg" alt="" width="378" height="256" align="left" />Une senteur mariant un accord <em>thé de Ceylan</em> comme un clin d'oeil subtil pour rappeler les origines britanniques de la marque (<em>dixit</em> la charmante jeune femme qui anime le podium Burberry actuellement au Printemps de la beauté...), autour d'un accord d'iris, que j'ai personnellement eu du mal à discerner. Un démarrage très lessiviel, un peu acide, pétillant et fruité, somme toute classique mais intéressant. Le tout plongeant au milieu d'une ribambelle de notes aussi fleuries qu'un Flower Bomb de Viktor &#38; Rolf (jacinthe, iris), qui deviennent très rapidement crémeuses, cocotées (l'accord iris peut-être?) et franchement insoutenables sur ma peau. Sans oublier, bien sûr, un éternel et désormais incontournable fond de muscs blancs, auquel s'ajoute une note vétiver et cèdre. J'aurais bien aimé une autre évolution moins <em>Char d'Assaut du régiment Sucre Glace</em> sur ma peau, mais rien n'y fait, il s'alourdit terriblement. La version extrême, élixir, est finalement bien plus délicate et intéressante, moins accessible à tous car bien plus marquée en vétiver et en iris (reconnaissable cette fois) dès le départ, mais qui offre une évolution bien plus souple et bien plus proche de ce que j'aurais aimé sentir dans l'eau de toilette. Mais évidemment c'était trop demander, et pour un 50 ml de la version élixir il vous en coûtera 95€, soit 623,18 francs... (Selon l'INSEE, seuls 55% de la population française comptent désormais en euros. Le fait de compter en francs contribuerait à limiter les dépenses. Je veux bien les croire...)</p>
<p>Je reconnais que je suis très critique car le travail est finalement assez bien exécuté et The Beat a le mérite de présenter de gros atouts, bien qu'assez peu subtils, et semble être le résultat d'un minimum de travail (réalisé par Olivier Polge, Dominique Ropion et Béatrice Piquet). Ce qui n'est pas le cas des deux Ultra Red de Paco Rabanne ou du nouveau Boss Pure qui sont en ce moment des exemples parfaits de ce qu'il y a de plus navrant en parfumerie. La campagne marketing de The Beat est résolument rock'n roll, jeune, dynamique, dans le coup et pas inventive. Que celui qui ne pense pas à la campagne de CK One en regardant la publicité de The Beat me jette la première pierre... Néanmoins avec cette sortie, la marque anglaise rompt assez nettement avec son image un peu trop traditionnelle et bourgeoise, sous l'impulsion du nouveau directeur artistique Christopher Bailey. Enfin, faut pas pousser mamie dans les orties non plus, pas de punk pour le moment!</p>
<p>Sources : OsmoZ, Now Smell This</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Montale : White Aoud]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=375</link>
<pubDate>Wed, 30 Jan 2008 19:58:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/?p=375</guid>
<description><![CDATA[La maison Montale, située 16, Place Vendôme pour la boutique parisienne est une sorte de caverne d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La maison Montale, située 16, Place Vendôme pour la boutique parisienne est une sorte de caverne d'Ali Baba des senteurs d'Orient. Ses créations sont pour leur grande majorité inspirées d'Arabie et d'Orient. Jasmin, Encens, Ambre, Roses... ainsi qu'une très belle collection dédiée au bois d'aoud (oud, Aquilara Malaccensis). Le principe odorant provient en réalité d'un champignon qui attaque généralement l'arbre et qui produit une résine. Cette matière n'est pas encore beaucoup utilisée en parfumerie, mais on en trouve une belle illustration dans M7 d'Yves Saint Laurent.</p>
<p>Les parfums Montale peuvent paraître rebutants de prime abord. Il faut en effet s'accrocher un peu les premiers temps, car<img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/01/rayons-blancs.jpg" alt="" width="226" height="307" align="right" /> l'effluve parfumée qui émane de la boutique se répand jusque dans la rue et, par jour de vent, il est possible de la sentir une dizaine de mètres avant ! Je n'ai pas eu de mal à m'acclimater à cette atmosphère, je crois que j'ai tout de suite aimé cette ambiance parfumée un peu débordante et légèrement excessive. Tout est parfum dans cette boutique, c'est comme rentrer dans du parfum et être alors complètement enveloppé... Il faut savoir que les parfums Montale ne sont vendus qu'en concentration Eau de Parfum à 25%, autant dire que vous n'avez que des extraits de parfums tels qu'on les connaît en parfumerie grand public aujourd'hui. La sensation est donc très riche, dense et sirupeuse. L'évolution sur la peau n'en est que plus belle et confirme le soin qui est apporté au choix des matières premières.</p>
<p>Pour aborder le petit monde de Montale (qui comprend déjà plus d'une cinquantaine de références), vous pouvez commencer par White Aoud dont la douceur cotonneuse est presque physique, et qui ne choquera pas les narines délicates, mais il faudra prendre le temps de l'apprivoiser ! Le départ est puissant, et pour ma part me déplaît, même si l'on sent venir la suite dès les premières minutes. On commence par un accord de rose épicé un peu chargé, qui fait penser à une femme sophistiquée ayant mis trop de parfum. Heureusement, déjà après 10 minutes, le parfum s'allonge et se dilue sur la peau pour devenir très lumineux et déployer d'abondants rayons blancs et chaleureux. L'ensemble est très légèrement crémeux, grâce au santal, à l'ambre  et la vanille, qui apportent la rondeur nécessaire pour avoir l'impression d'un parfum fondu avec la peau. Mais sans jamais tomber dans la lourdeur ou un côté trop épais, car l'on distingue le patchouli, l'aoud et le vétiver qui donnent plus de présence et de corps à la fragrance.</p>
<p>De loin, White Aoud est l'un des parfums les plus confortables que je connaisse, tant il mélange les sensations de rondeur, douceur, propreté et luminosité.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Miller Harris : Cuir d'Oranger]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2008/01/23/miller-harris-cuir-doranger/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 23:55:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2008/01/23/miller-harris-cuir-doranger/</guid>
<description><![CDATA[Si je vous dis Laura Ashley, à quoi pensez-vous? A de beaux imprimés fleuris, couleur pastel et ro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2008/01/imprime-anglais.jpg" alt="" width="269" height="269" align="left" />Si je vous dis <em>Laura Ashley</em>, à quoi pensez-vous? A de beaux imprimés fleuris, couleur pastel et romantiques. Bravo, vous avez gagné!</p>
<p>Maintenant, si je vous demande le parfum que porte la jeune femme qui se trouve dans sa chambre dans une province anglaise, assise sur son fauteuil près de la fenêtre, lisant un roman? Un parfum de chez Miller Harris! Encore gagné! Mais vous êtes incroyable! Et son ami? Bon, bon, cela suffit, on a bien compris...<br />
Ce petit questionnaire avait pour but de vous donner une idée, chers lecteurs, du sentiment qui s'est créé en moi lorsque j'ai découvert les parfums Miller Harris aujourd'hui. Un sentiment assez proche de celui que j'avais éprouvé en découvrant Creed, un mélange de ravissement puéril et d'ennui profond. C'est beau, c'est chic, c'est frais, mais tellement lisse... J'ai appris à apprécier les parfums Creed depuis la première fois, peut-être en sera-t-il de même pour ceux de Miller Harris, mais disons que pour le moment il n'y a pas eu de déclic. Jolies fleurs, beaux bois, pétillants agrumes. Mais jamais de surdose, de maniement périlleux ou de taches de couleurs. Alors on fait vite le tour, et on part voir ailleurs si l'herbe n'est pas plus verte.</p>
<p>Enfin, enfin, il faut tout de même saluer la qualité lorsqu'elle est là, l'exécution de ces parfums est tout à fait maîtrisée et les matières choisies offrent une belle profondeur aux fragrances. Notamment chez Cuir d'Oranger, le seul que j'ai essayé sur ma peau. Mon affection pour les cuirés s'est confirmée avec cette senteur à la fois joviale et brute. Le mariage fleurs d'oranger et cuir (bouleau-ciste) offre un contraste sec-moelleux intéressant sur la peau, sans que jamais le cuir ne devienne trop sec. Le chic et la préciosité anglaise émanent de ce parfum qui me laisse l'idée de quelque chose de classique et traditionnel. Il est d'ailleurs présenté ainsi sur <a href="http://www.millerharris.com/index.html" target="_blank">le site</a> de Miller Harris. Il fait partie de la dernière collection créée par Lyn Harris : Nouvelle Edition, qui comprend 8 parfums, que l'on peut désormais sentir au Bon Marché.</p>
<p>Je vais sûrement devoir recommencer, réessayer parce que je pense que ces créations ont encore des ressources, et que parfois en parfum, la première impression n'est pas toujours la bonne.Vous ne croyez pas?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nez Bavard découvre l'Osmothèque]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/30/nez-bavard-decouvre-losmotheque/</link>
<pubDate>Fri, 30 Nov 2007 00:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/30/nez-bavard-decouvre-losmotheque/</guid>
<description><![CDATA[Dimanche 18 novembre 2007, il s&#8217;est trouvé que l&#8217;anniversaire de mon plongeon dans le p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 18 novembre 2007, il s'est trouvé que l'anniversaire de mon plongeon dans le parfum coïncidait (hasard?) avec une conférence donnée par L'Osmothèque de Versailles à Juvisy-sur-Orge. Nez Bavard ne pouvait manquer un événement pareil! Il s'est donc couvert d'une douce écharpe de laine, a chaussé ses plus beaux souliers et a pris le chemin de la découverte olfactive encore une fois.</p>
<p>Car pour tous les inconditionnels du parfum, <a href="http://www.osmotheque.fr/presentation/index.html" target="_blank">L'Osmothèque</a> est une véritable mine d'or : cet organisme se conçoit comme une bibliothèque de parfums. A ce jour, on compte plus de 1700 créations conservées à l'Osmothèque dont plus de 300 totalements disparues de toute commercialisation. Il va sans dire que pour les amoureux de parfums rares et pour ceux qui souhaitent avoir une idée de la parfumerie de nos ancêtres, L'Osmothèque est <strong>le</strong> lieu où tout bon amateur (ou professionnel) se rend. Les parfums y sont classés (selon le codage de l'Osmothèque, <a href="http://www.osmotheque.fr/parfums/parfums.php" target="_blank">ici</a>), conservés dans des bouteilles en métal, à 11-12° dans une cave.<br />
La conférence à laquelle j'ai assisté fut donnée par Monsieur Yves Tanguy, vice-président de L'Osmothèque. Il s'agissait d'une conférence de découverte, où nous avons évoqué les divers sujets classiques d'une introduction au monde du parfum : origine des matières premières, formes, utilisation... De l'ambre gris, du patchouli en feuilles ou encore de l'encens ont circulé dans l'assistance sous leur formes naturelles. M. Tanguy a ensuite parlé du métier de parfumeur en nous racontant brièvement sa propre expérience. Puis nous avons commencé à discuter parfum.<br />
Savez-vous quel est l'âge du plus ancien parfum conservé à ce jour à l'Osmothèque (nous entendons ici l'âge de la formule)? Il s'agit du <em>Parfum Royal</em>, un parfum de 2 000 ans, particulièrement puissant dont la composition nous a été <img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/11/pub-crepe-de-chine.jpg" align="left" height="275" width="210" />transmise par Pline L'Ancien, reconnaissable à sa forte odeur de cannelle. Cependant, la parfumerie moderne est assez jeune (150 ans), car jusqu'à un âge avancé, l'utilisation des parfums de manière profane était condamnée par l'Eglise.</p>
<p>Nous écoutons avec amusement l'histoire rocambolesque de François Coty, qui inventa le marketing avant l'heure, et apparaît sans conteste comme l'un des plus grands génies de la parfumerie moderne. Et le <em>Chypre</em> fut créé en 1917. Ce parfum était l'un de ceux que je voulais absolument sentir, pour enfin me rendre compte de quoi il s'agissait lorsque l'on parlait du Chypre de Coty. Celui-ci sent le coup de maître, car l'on retrouve exactement ce qui a tant été copié dans les autres créations par la suite. Un équilibre savant, vert, frais, boisé et résineux (labdanum). J'ai été emballée par ce parfum, et d'une manière générale par la majeure partie des compositions qui furent présentées. Il se dégage de ces parfums une forte impression d'entier, de cohérence dans la senteur. Nul n'est d'une complexité incroyable, pas de senteur abstraite, et même si l'on reconnait parfois quelques composants, on sent surtout qu'il s'agit d'un agencement harmonieux et construit des matières entre elles. De ces créations  émanent une vraie beauté, une vraie passion qui n'existent que très ponctuellement dans les fragrances d'aujourd'hui. Enfin de vrais parfums! Des odeurs qui vous parlent, vous émeuvent ou vous rebutent. J'ai vraiment eu la sensation de sentir de la légende liquide, et j'ai compris pourquoi au fond de moi. Une évidence qui s'impose, une parfumerie créée et faite par envie, par des passionnés, la parfumerie des mythes tels que Shalimar de Guerlain, Fougère Royale de Houbigant, Iris Gris de Jacques Fath (un véritable iris d'une radiance exceptionnelle bien au dessus de toutes les créations à la mode de cette année)...</p>
<p>Tous les parfums sentis m'ont beaucoup plu, le plus agréable, je crois, a été de ne sentir aucune nouveauté "à la mode" et de pouvoir visualiser une époque avec des parfums. Ceux qui m'ont le plus marquée ont été : Cuir de Russie de Chanel, 1927 ; Crêpe de Chine de Millot un chypré fleuri, 1925 ; Diorling de Dior, somptueux chypre cuir, 1963 ; et bien sûr le Chypre de François Coty, 1917. J'avoue ne pas faire dans l'originalité, je savais que les cuirs et les chyprés me plaisaient depuis longtemps, c'est confirmé et signé! Je retiens aussi Ambre Antique de Coty qui m'a donné la sensation d'un ambre translucide avec un surprenant accord Earl Grey...<br />
Après presque 3h de conférence, il a fallu sortir de la salle à reculons, car personne n'aurait dit non à une heure de plus. Le temps a passé très vite et nous avons pu sentir tout notre saoul tous les petits papiers imbibés qui nous ont été donnés. Je ne saurais trop vous recommander de vous inscrire à L'Osmothèque de Versailles, tant le plaisir pour l'odorat est intense et entier. Cette organisation est une réelle chance pour la mémoire olfactive <strong>mondiale</strong>, que tous les passionnés aimeront soutenir, car seule l'Osmothèque se charge de conserver pour la postérité des fragrances totalement disparues des circuits de distribution.<br />
Le soir, de retour chez lui, Nez Bavard a senti et ressenti à nouveau, s'est trouvé comblé et est parti se coucher sur des chemins parfumés.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Artisan Parfumeur : Passage d'Enfer]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/20/artisan-parfumeur-passage-enfer/</link>
<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 00:40:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/20/artisan-parfumeur-passage-enfer/</guid>
<description><![CDATA[Il était temps! Je l&#8217;aurai attendu ce jour où, enfin, je me suis décidée à prendre la plu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/11/passage-denfer-paris-14e.jpg" alt="" width="210" height="280" align="left" />Il était temps! Je l'aurai attendu ce jour où, enfin, je me suis décidée à prendre la plume pour parler de l'une de mes plus grandes révélations : Passage d'Enfer. Un parfum découvert en une occasion particulière, à un moment particulier et qui fut lourd de conséquences par la suite (mais en bien). Alors avec un nom pareil, on ne peut plus croire au hasard. Même si ça fait bien longtemps que je n'y crois plus.<br />
Pour la petite histoire, Le Passage d'Enfer est une voie du 14e arrondissement à Paris (qui doit son nom à l'ancienne dénomination du boulevard Raspail : le boulevard d'Enfer), où se situait l'ancien siège social de L'Artisan Parfumeur. Le parfum fut créé à la fin de l'année 1999 pour célébrer le passage à l'an 2000. Le nom a naturellement inspiré le choix du thème de ce parfum : l'encens. Olivia Giacobetti, qui a beaucoup travaillé avec L'Artisan Parfumeur, en a fait un parfum mystique, sacré et religieux dans l'odeur et dans les faits (pour moi). Rose, encens, bois d'aloès, cèdre, lys, santal, benjoin, muscs.</p>
<p>Le mot encens fut emprunté au latin ecclésiastique : <em>incensum</em>, désignant une matière brûlée en sacrifice. Chez les Romains ont l'appellait <em>thymiama</em>, à rapprocher de deux racines grecques, <em>thuos</em> qui évoque l'idée de parfum et d'offrande, et <em>thuien</em> qui se rattache à la notion de sacrifice. L'origine du mot nous montre bien à quel point l'utilisation de l'encens est liée aux pratiques religieuses. Il est utilisé depuis la plus haute antiquité dans les cérémonies pour ses fumées dont les dieux, dit-on, étaient friands. De même son usage fut longtemps réservé à ces pratiques, car il était considéré comme sacré. Un passage de L'Exode (XXX : 34-37) est intéressant à noter. <em>L'Eternel dit à Moïse</em></p>
<p><em>" Le parfum que tu fais là, vous n'en ferez pas pour vous-même de même composition. Il sera saint pour toi, réservé à Yahvé.<br />
Quiconque fera le même pour en humer l'odeur sera retranché de son peuple."</em></p>
<p>L'encens est une résine obtenue à partir d'incisions pratiquées sur l'écorce d'un arbre appellé Boswellia, originaire d'Oman.<img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/11/encens-resine-2.jpg" alt="" width="250" height="173" align="right" /> Il est aujourd'hui cultivé au Yémen, en Somalie et en Inde.</p>
<p>Pour ma petite histoire à moi, j'ai découvert ce parfum à l'occasion de L'Atelier du Parfum, chez L'Artisan Parfumeur, auquel j'ai participé le 18 novembre 2006. Un atelier qui s'est déroulé dans le plus pur esprit de la maison, ludique, simple et agréable. Esprit qui semble prendre un tournant dangereux dont je parlerai une autre fois. Cette matinée a été le point de départ d'une série d'événements marquants dont la création de Poivre Bleu fait partie.<br />
Ce matin-là à 10h, j'étais une jeune fille candide, qui n'avait guère senti d'autres choses que du Dior, du Lancôme ou du Yves Saint Laurent. A 10h30, je sentais des matières brutes à l'aveugle et me rendais compte (avec plus ou moins de surprise) que les parfums n'étaient pas faits que d'agrumes, de fleurs et d'herbes, mais aussi des odeurs bizarres de poivre, de patchouli, de civette (pouah!), d'encens ou encore de mousse de chêne (quelle drôle d'idée!). A 11h on faisait une pause autour d'un thé, et je contenais mon émerveillement de peur de paraître naïve. Mais déjà mon nez devenait fou de tout ce qu'il sentait, que de changement en une heure! Nous avons ensuite repris sniffage et discussions pendant encore une heure et demie. A 12h30, nous redescendions dans la boutique pour flâner autour des créations de L'Artisan. C'est là que le tournant s'est effectué. J'ai senti avec intérêt et curiosité des parfums que j'aurais, deux jours plus tôt, qualifiés de "puants" : Dzongkha, Voleur de Roses, Poivre Piquant et ... Passage d'Enfer. En m'approchant de celui-là, la formatrice me dit (hasard ou pas) : "Tiens! Celui-ci vous irait bien!" Et alors, elle a parfumé mon pull, ma veste et le dos de mes mains avec. Un autre aurait tout aussi bien pu faire l'affaire, mais non, c'est Passage d'Enfer qui s'est chargé de graver dans ma mémoire cette matinée avec son ambiance magique et ses émotions grisantes, et je ne peux m'empêcher de me dire que le nom du parfum et son odeur de sacré ont quelque chose à voir avec la transition qui s'est opérée à ce moment là.</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/11/flacon-passage-denfer2.jpg" alt="" width="190" height="309" align="left" />A 13h, je suis sortie bouleversée, excitée, je marchais trop vite, les yeux ouverts trop grands, rue de l'Amiral Coligny, par cette journée magnifique et froide. J'avais l'impression qu'un pas de plus et je m'envolais, je pensais à 10 000 choses en même temps. Vite! Il fallait rentrer, ressentir à nouveau, repartir, redécouvrir, surtout ne plus jamais s'arrêter. Et sur le chemin du retour, entre Louvre-Rivoli et La Porte d'Orléans, j'étais entourée dans le voile gris, translucide et clair de Passage d'Enfer. Je sentais frénétiquement le dos de ma main en pensant : "C'est terrible... Terrible!"<br />
Depuis, sentir et mettre ce parfum me replongent chaque fois dans cette ambiance et ces émotions si particulières où j'ai la sensation que tout est possible. C'est devenu mon petit rituel sacré à moi, chargée de son odeur lumineuse et pénétrante d'encens posée sur ses coussins de muscs.<br />
Outre le fait que pour moi, ce parfum est chargé d'une symbolique très particulière, c'est l'une des plus belles créations de l'Artisan Parfumeur, qui exprime à la fois l'audace, la simplicité et la charge émotionnelle de cette maison.</p>
<p>Disponible dans toutes les boutiques Artisan Parfumeur, 100ml/85€ 50ml/60€</p>
<p>Sources : Wikipedia, artisanparfumeur.com, OsmoZ, FlickR</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vero Profumo : Kiki]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/07/vero-profumo-kiki/</link>
<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 23:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/11/07/vero-profumo-kiki/</guid>
<description><![CDATA[Sur le site internet de Vero Kern, la créatrice des parfums Vero Profumo, on peut lire : &#8220;Les]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le <a href="http://veroprofumo.com/" target="_blank">site internet</a> de Vero Kern, la créatrice des parfums Vero Profumo, on peut lire : "<em>Les odeurs échappent à l'emprise rationnelle, à la langue.</em>" En lisant cette phrase, j'ai immédiatement fait une association qui m'a semblé résumer assez bien la perception du monde des odeurs : une odeur est un sentiment. Elle ne se perçoit qu'à travers le sentiment auquel on la rattache, s'impose à nous de la même façon qu'un sentiment prend sa place dans notre coeur et y plante sa tente. Je vis les parfums de cette façon, et je pense que c'est ce qu'a souhaité exprimer Vero Kern lorsqu'elle a écrit cette phrase.</p>
<p>La perception des parfums Vero Profumo se fait dans cette optique, <span style="color:#ff00ff;"><strong>Rubj</strong></span>, <span style="color:#00ccff;"><strong>Onda</strong></span> et <strong><span style="color:#00ff00;">Kiki</span></strong> sont des parfums addictifs ou répulsifs, les sentiments qu'ils provoquent sont immédiats et incontrôlables. Ces compositions ne sont disponibles qu'en extrait de parfum, et pour une véritable appréciation ne s'essaient qu'à même la peau. L'avantage des concentrations en extrait de parfum est que la composition est<img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/11/lavandes.jpg" alt="" width="308" height="212" align="right" /> mise immédiatement à nu, les défauts ou à l'inverse les qualités sont repérées dès le premier sniffage. Ici, on tire son chapeau pour la qualité des matières premières qui transparaît de suite. Le parfum qui a produit véritablement un effet coup de foudre sur moi est <span style="color:#00ff00;"><strong>Kiki</strong></span>. Je salivais déjà, avant même d'avoir essayé le jus, à la lecture des notes : une lavande poudrée, musquée, fruitée construite autour d'un accord caramel / patchouli / oppoponax / fruits exotiques.</p>
<p>L'essai a été concluant, je me suis laissée fondre dans ces coussins de lavande musquée puissamment enveloppants et en même temps étonnamment pétillants. Je n'ai su que par la suite que ce parfum me convenait doublement puisque la créatrice l'a conçu en hommage à la ville de Paris, où je suis née et que je ne me lasse pas de traverser en long et en large. L'envol de Kiki me fait penser à une pastille effervescente, ce sont les fruits exotiques qui arrivent en fanfare pour commencer à la fois frais et piquants. Puis vient le meilleur moment, où la lavande, pièce maîtresse de la composition, entre en scène et se laisse observer jusqu'à la fin sous tous les angles. Tournoyant sur la peau, on la perçoit tantôt acide, tantôt cotonneuse, tantôt fardée (poudrée). Elle est assez stylisée dans ce parfum, car bien qu'on la reconnaisse, elle n'a rien de classique. J'avais eu peur que le fond ne se termine sur une note écoeurante de caramel, car ma peau a une fâcheuse tendance à faire sucrer les parfums : il n'en fut rien. Le fond se termine sur un musc propre et sec, intensifié par la présence de la lavande (une odeur de propre pour une grande partie de la population).</p>
<p>Sur les 3 parfums de Vero Profumo, c'est celui qui est le plus confortable et le plus facile à porter, Rubj et Onda étant un peu trop forts les premiers moments. En effet, la concentration en extrait fait que le parfum est bien présent, même pour le porteur. Rubj est un fleuri : fleur d'oranger, jasmin et notes fruitées qui, à mon nez bizarrement, est vraiment ressorti sous la forme d'une tubéreuse. N'ayant pas une affection inconditionnelle pour la tubéreuse, c'est celui que j'ai le moins aimé. Onda lui est très rustique, un cuiré-boisé puissant armé de vétiver et d'épices, qu'il faut savoir laisser évoluer sur la peau car il est âcre au départ. Mais il prend par la suite une tournure animale osée et assumée qui le rend atypique.</p>
<p>Pour plus de renseignement sur Vero Profumo contacter Vero Kern à : profumo&#60;at&#62;veroprofumo.com<br />
ou : Grebelackerstrasse 7<br />
CH-8057 Zürich<br />
SWITZERLAND</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trois ambres au banc d'essai : Etro, Serge Lutens, Maître Parfumeur et Gantier]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/31/trois-ambres-au-banc-dessai-etro-serge-lutens-maitre-parfumeur-et-gantier/</link>
<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 21:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/31/trois-ambres-au-banc-dessai-etro-serge-lutens-maitre-parfumeur-et-gantier/</guid>
<description><![CDATA[Dernièrement, le temps fraîchissant un peu à Paris, j&#8217;ai été prise d&#8217;une envie de c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dernièrement, le temps fraîchissant un peu à Paris, j'ai été prise d'une envie de chaleur olfactive. C'est tout naturellement que j'ai alors cherché à travailler les parfums ambrés, l'ambre étant le composant indispensable à toute composition "chaleureuse" qui se respecte.</p>
<p>Longtemps, en parfumerie, l'ambre a été utilisé sous sa forme naturelle : l'ambre gris, qui provient des concrétions intestinales du cachalot (un cétacé immense, pesant entre 20 et 50 tonnes) , produites en cours de digestion et évacuées par les voies naturelles. Flottant alors à la dérive, puis s'échouant sur les plages, l'ambre gris obtient son odeur caractéristique après plusieurs mois, voire plusieurs années d'exposition aux éléments (soleil, mer, vent...). Selon son état, son odeur développe des facettes boisées, camphrées, tabac, musquées... L'ambre gris est composé majoritairement d'ambréine (25 à 40%) et d'épicoprostérol (30 à 40%) qui sont des composants inodores. Parmi les substances odorantes, on relève l'ambrox qui est aujourd'hui recomposé en laboratoire de façon synthétique ou semi-synthétique (à partir d'éléments naturels). L'ambre était ( et est toujours) réputé pour ses vertus aphrodisiaques, il a été classé au Xe siècle par Ibn Haukal comme l'un des produits les plus importants du Maghreb.<br />
Mais l'ambre gris n'est pas le seul composant à donner une note ambrée dans un parfum. Des plantes telles que le ciste qui produit une gomme résineuse appellée labdanum, ou l'ambrette dont on utilise les graines (mais de moins en moins) sont connues pour leurs tonalités ambrées, musquées, animales.</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/flacon-ambra-etro.jpg" alt="" width="145" height="150" align="left" />Pour me faire un avis sur ce composant et travailler mon nez correctement, j'ai recherché des parfums où l'ambre était vraiment dominant et autant que faire se peut, pur. Les parfums choisis ont été : <strong>Ambra</strong> de Etro, <strong>Ambre Sultan</strong> de Serge Lutens et enfin, <strong>Ambre Précieux</strong> de Maître Parfumeur et Gantier. Les trois parfums interprètent de manière différente un même composant, mais se réunissent sur une même sensation de rondeur suave plus ou moins vanillée et/ou sucrée.</p>
<p>Pour Ambra de Etro, on a : bergamote, citron, coriandre, géranium / patchouli, ciste / vanille, musc, ambre. Ma peau a une tendance naturelle à faire ressortir les aspects les plus sucrés dans un parfum, et ce qui m'a intéressée dans celui-ci, c'est que cet aspect est apparu sous forme légère, comme un sirop d'érable, juste au moment de la vaporisation, puis s'est finalement dissipé. Laissant place alors, au fil des heures, à une douceur musquée avec un ambre végétal (résineux), se concluant sur une touche<img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/flacon-ambre-sultan.jpg" alt="" width="159" height="228" align="right" /> patchouli-vanille fluide mais bien présente. De ce parfum émane un ambre svelte, léger, qui tout en gardant la jolie rondeur de l'ambre le rend très facile à porter par tous les temps. Il est concentré en Eau de Cologne, mais sa tenue est très satisfaisante et suffisante lorsque l'on recherche juste une légère aura.</p>
<p>L'Ambre Sultan de Serge Lutens se compose de : coriandre, fleur de laurier / ciste, myrte, angélique, origan / ambre, santal, patchouli, styrax, baume tolu, benjoin. Je serais tentée de dire que ce qui sent le plus dans ce parfum est l'absence de vanille. Un élément qu'il est intéressant de relever lorsqu'on le compare à d'autres compositions ambrées plus courantes. Le benjoin "remplace" en quelque sorte la vanille et développe une sensation balsamique et ronde, mais pas sucrée. Les premiers instants, Ambre Sultan a une odeur assez mordante, fumée et animale. Une animalité soutenue par les épices et qui se poursuit tout au long de son évolution, le rendant légèrement rustique. Son fond est balsamique, et l'on retrouve un ambre-fumé distingué, en équilibre.</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/flacon-ambre-precieux.jpg" alt="" width="184" height="210" align="left" />L'Ambre Précieux de Maître Parfumeur et Gantier : épices / encens, patchouli / vanille, ambre, baumes. C'est celui qui sent de la façon la plus classique à mon nez. C'est aussi celui qui se fait le plus séducteur et le plus enveloppant sur ma peau. L'ambre précieux se fait vraiment bijou : il pare. Voiles, volutes, rondeurs moelleuses, douceurs vanillées, ... C'est un sublime parfum de sillage, intriguant ou dérangeant selon les goûts, qui révèle tous ses charmes sur la peau d'une femme (ou d'un homme). Sur ma peau en tout cas, il se sucre et s'arrondit nettement, donne une grande sensation de souplesse, assez féline. L'image du chat ondulant, au regard impénétrable et à l'allure nonchalante me convient parfaitement. Sa tenue est irréprochable et son sillage puissant. Blue Amber de Montale est très proche de cet Ambre Précieux mais je le dirais légèrement moins vanillé.</p>
<p>Trois parfums, trois expériences, qui ne conviennent pas aux même humeurs et aux mêmes moments avec pourtant un ambre central, chaque fois. Je n'ai pas de préféré. Je dirait qu'Ambra est le plus confortable, Ambre Sultan le plus surprenant, et Ambre Précieux le plus royal.</p>
<p>L'ambre est une matière adorable dans tous les sens du terme, mais qui, me semble-t-il, est utilisé aujourd'hui vraiment à toutes les sauces. Sa grande capacité a fixer la fragrance et à lui apporter chaleur et sillage fait qu'il est utilisé dans de nombreuses compositions, mais souvent sans grande habileté. Les parfums commentés aujourd'hui et d'autres comme L'Eau d'Ambre de L'Artisan Parfumeur ou Ambre Soie de la collection Armani Privé sont de beaux parfums où l'ambre a une place de choix au coeur de la composition.</p>
<p>Sources : Wikipedia, OsmoZ, <a href="http://www.etro.it/index_flash.html" target="_blank">Etro.com</a>,  <a href="http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/parfums/loupe_ambre.html" target="_blank">www.cnrs.fr</a></p>
<p>Et vous, quels sont vos ambres préférés?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Œuvre Noire By Kilian II]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/18/perfume-parfum-oeuvre-noire-by-kilian-hennessy/</link>
<pubDate>Thu, 18 Oct 2007 23:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/18/perfume-parfum-oeuvre-noire-by-kilian-hennessy/</guid>
<description><![CDATA[Nous sommes aujourd&#8217;hui le 18 octobre 2007, soit 2 semaines après l&#8217;ouverture très rem]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes aujourd'hui le 18 octobre 2007, soit 2 semaines après l'ouverture très remarquée du stand By Kilian au Printemps Haussmann. L'engouement pour la nouveauté ne s'est pas fait attendre! Le stand et ses parfums ont connu un vif succès en ce début de lancement, malgré le prix élevé de la marchandise.<br />
J'ai pris mon temps il est vrai pour analyser ces parfums. Maintenant je dois tout mettre à plat et donner mon avis. Dans les différents commentaires que vous avez laissé dans le billet précédent, chers lecteurs, on peut lire plusieurs types de réactions. Mais j'ai surtout pu relever que je n'ai eu aucun "Whaou c'est somptueux! Magnifique! Exceptionnel! Du jamais-vu!". Et c'est bien là mon propos... L'Œuvre Noire By Kilian, c'est un concept bien ficelé, vu de l'extérieur, soutenu par tout un tas de références littéraires... Dans le dossier de presse disponible sur le site de By Kilian, on peut lire :</p>
<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/kilian-hennessy2.jpg" align="left" height="313" width="250" />« <em>Pour moi, l’oeuvre noire, c’est celle qui brouille le coeur de Faust, celle encore qu’invoquent les sorcières de Macbeth, celle enfin qui embrume l’esprit de Rimbaud. Mais c’est aussi celle des textes du R&#38;B d’aujourd’hui – 50 cent, Snoop Dogg, Pharell Williams –, chanteurs de la tentation, confrontés à la violence urbaine, comme Baudelaire avant eux et exprimée dans ses poèmes en prose </em>». Kilian Hennessy</p>
<p>A vouloir creuser un peu, le tout est pour moi légèrement confus, et surtout assez inaccessible pour une clientèle lambda. On va du bouclier d'Achille en relief sur les flancs des flacons (bien qu'il n'ait pas grand chose à voir avec celui décrit dans <em>L'Iliade</em>), aux textes de Pharell Williams, en passant par les poèmes de Baudelaire, <em>Les Liaisons Dangeureuses</em> de Pierre Choderlos de Laclos et la théorie alchimique...Ces références sont-elles là pour donner une notion d'intemporalité? Sûrement. By Kilian est une marque (de niche) comme les autres, elle a un concept, et défend son bout de viande, comme tout le monde. Je me demande tout de même parfois s'il est tellement nécessaire de travailler à ce point une idée, jusqu'à la rendre presque inintelligible pour les personnes extérieures. Que recherche-t-on ici? Prouver que l'on sait lire autre chose que du Barbara Cartland?<br />
L'ensemble est très raffiné, esthétiquement, il n'y a rien à redire, c'est vrai. Je l'ai dit plusieurs fois dans mes billets, je pense que l'important dans une marque de parfums, ce sont... les parfums. Ce qu'il y a autour est souvent en trop et, dans la mesure du possible, ne doit pas trop influencer l'amateur de parfum. Mais... je trouve que dans la cas présent, la marque et ses créateurs se prennent un peu (trop) au sérieux. Enfin, personnellement, ça me fait un (petit) peu rire. Selon ce principe, le travail de Serge Lutens est beaucoup plus remarquable et en même temps plus discret.</p>
<p>Le grand atout de L'Œuvre Noire By Kilian réside dans ses matières premières, qui ont été choisies avec grand soin. La vie de ces parfums sur la peau est palpable, leur évolution est délicate, maîtrisée en un mot : raffinée. Chacun ayant une excellente tenue, cela va de soi.<br />
Le grand défaut de L'Œuvre Noire By Kilian vient du fait que ces parfums n'ont rien d'exceptionnel en dehors des matières premières qui les composent. Je veux dire par là que les accords développés ont quasiment tous une inspiration venant de la parfumerie grand public ou de niche. Pendant les 2 premières heures au cours desquelles j'ai découvert ces parfums, j'ai été sciée. Parce que la qualité des matières prenait beaucoup de place, ce qui faisait que les parfums se démarquaient vraiment du reste. Mais très vite, l'impression de déjà-senti a pris la place : Love est une reprise en plus sucré du Flower Bomb de Viktor &#38; Rolf (encore plus évidente dans l'extrême); Beyond Love c'est Tubéreuse de L'Artisan Parfumeur en moins crémeux (même si la tubéreuse est une fleur difficile à travailler et à rendre inédite, la ressemblance est trop évidente pour ne pas être relevée) ; A Taste of Heaven est un mélange de Pour Un Homme de Caron (en tête) avec Fou d'Absinthe de L'Artisan Parfumeur ; Liaisons Dangeureuses reprend l'accord fruité-rose-bois très en vogue comme le signale un lecteur dans <a href="http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/04/loeuvre-noire-by-kilian/" target="_blank">le billet précédent</a> vu notamment dans les Juliette Has A Gun. Straight to Heaven et Cruel Intentions sont les plus originaux à mon nez.<br />
A Taste of Heaven et Straight to Heaven sont mes préférés (les 2 masculins), parce qu'ils ont sur moi une dimension intéressante : de confort pour A Taste of Heaven et d'androgynité pour Straight to Heaven.</p>
<p>Mon opinion sur la marque est en définitive assez neutre. Je ne suis ni convaincue, ni emballée. J'ai beaucoup apprécié le beau travail qui a été fait au niveau des composants, en même temps que j'ai été déçue par le manque de parti pris olfactif et l'aspect grandiloquent du concept. J'attends de voir ce qui va venir puisque d'autres parfums sont sûrement prévus et/ou un élargissement de la gamme.</p>
<p>Sources : www.bykilian.com (photo de Kilian Hennessy)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'Œuvre Noire By Kilian]]></title>
<link>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/04/loeuvre-noire-by-kilian/</link>
<pubDate>Thu, 04 Oct 2007 23:48:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>poivrebleu</dc:creator>
<guid>http://poivrebleu.wordpress.com/2007/10/04/loeuvre-noire-by-kilian/</guid>
<description><![CDATA[Nez Bavard a fait la connaissance de l&#8217;oeuvre de Kilian Hennessy aujourd&#8217;hui. Ce nom vou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/comptoir_printemps1.jpg" alt="" width="353" height="198" align="left" />Nez Bavard a fait la connaissance de l'oeuvre de Kilian Hennessy aujourd'hui. Ce nom vous est familier? C'est bien normal, il s'agit bien du même H que dans LVMH. Kilian Hennessy, petit-fils de l'un des fondateurs du groupe LVMH et héritier d'une famille d'industriels du cognac, se lance aujourd'hui dans les parfums d'exception. Voilà une nouvelle marque de niche, avec tout ce qu'elle suggère de plus excitant et de plus dangeureux aussi.</p>
<p>Une sortie exclusive au Printemps Haussmann à Paris, un stand laqué noir hyper sobre et hyper chic. 6 parfums, 6 fontaines en forme de fûts de cognac, 1 modèle de flacon et d'écrin, sur lesquels est reproduite une partie du bouclier d'Achille. Car un parfum By Kilian confère au porteur 2 choses : le pouvoir de séduction et la protection (l'objet est conçu comme un talisman). Un concept intéressant, plutôt nouveau, et surtout très luxueux, à en faire pâlir la Private Blend de Tom Ford qui peut apparaître ici comme le concurrent direct (diffusé en France en exclusivité aux Galeries Lafayette et au Bon Marché). Rien qu'à voir les écrins individuels, on est déjà bluffé... Et il vaut mieux l'être, pour dépenser la modique somme de 165 € comme prix de départ, comprenant : un flacon de parfum 50 ml rempli, un écrin laqué noir, tapissé de satin et sa clé. Rassurez-vous, la recharge à la fontaine ne coûte que 69 € (pas à la portée de toutes les bourses certes, mais calé sur les prix du marché actuel).</p>
<p>Les parfums sont au nombre de 6, et se divisent en 3 catégories :</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;"><strong> Les Ingénues</strong></span>, 2 parfums féminins</li>
</ul>
<p><strong>Love</strong> by Kilian, <em>Don't be shy</em> : bergamote, néroli / poivre rose, coriande / chèvrefeuille, eau de fleur d'oranger, absolu f. d'oranger, absolu jasmin, concrète rose, iris / civette reconstituée, sucre caramélisé, absolu vanille, absolu ciste labdanum, musc blanc.<br />
Un féminin ouvertement sucré qui recherche l'accord guimauve.</p>
<p><strong>Beyond Love</strong> by Kilian, <em>Prohibited</em> : noix de coco / absolu jasmin, concrète tubéreuse, absolu tubéreuse, accord vert et accord pétale de tubéreuse / ambre, musc tonkin reconstitué.<br />
Un féminin vénéneux pour le soir.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;"><strong>Les Paradis Artificiels</strong></span>, 2 parfums masculins</li>
</ul>
<p><strong>A Taste of Heaven</strong> by Kilian, <em>Absinthe verte</em> :  bergamote, géranium / absolu f. d'oranger, absolu rose, absinthe verte, essence de lavande, lavandin, absolu lavandin, concrète lavandin / vanille bourbon.<br />
Un aromatique liquoreux (l'un des meilleurs à mon nez).</p>
<p><strong>Straight to Heaven</strong> by Kilian, <em>White Cristal</em> : absolu Rhum, fruits secs / noix de muscade, hédione, accord bois de cèdre / patchouli, ambre gris, absolu vanille, musc blanc.<br />
Un boisé transparent.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration:underline;"><strong>Les Orgies Parisiennes</strong></span>, 2 parfums mixtes</li>
</ul>
<p><strong>Liaisons Dangereuses</strong> by Kilian, <em>Typical me</em> : noix de coco / absolu pruneau, accord prune de Damas, bourgeon de<img src="http://poivrebleu.wordpress.com/files/2007/10/love_by_kilian.jpg" alt="" width="229" height="285" align="right" /> cassis, pêche confite, cannelle, graines d'ambrette, rose, géranium / santal, mousse de chêne, vétiver, bois blond, vanille, musc blanc.<br />
Une rose fruitée et juteuse.</p>
<p><strong>Cruel Intentions </strong>by Kilian, <em>Tempt me</em> : bergamote, néroli / violette, rose, bois de oud, papyrus, bois de gaïac / vétiver, santal, styrax, castoréum, vanille, musc.<br />
Un parfum animal, sombre et dense.</p>
<p>Il y aurait encore bien des choses à dire sur l'Œuvre Noire by Kilian qui n'est pas sans rappeler le terme de <em>l'oeuvre au</em><em> noir</em> qui en alchimie désigne la première des 3 étapes nécessaires pour accomplir la transmutation du plomb en or... Je n'ai pas souhaité donner mon avis immédiatement, je me laisse le temps d'analyser plus longuement ces parfums pour pouvoir par la suite en discuter. Une chose mérite cependant d'être signalée : de toute évidence, un grand soin a été apporté pour le choix des matières premières dont la qualité se ressent très vite au sniffage. C'est le travail de composition et de construction qu'il faudra ensuite décortiquer.  Les deux parfumeurs sont : Calice Becker ( Love, Beyond Love, A Taste of Heaven, Liaisons Dangeureuses) et Sidonie Lancesseur ( Straight to Heaven, Cruel Intentions).</p>
<p>Le stand de by Kilian se trouve en exclusivité au Printemps Haussmann à Paris, vous pouvez vous y rendre dès à présent : le stand a ouvert ses portes aujourd'hui même. Les ouvertures à l'international sont prévues pour le 1er novembre environ, chez Bergdorf Goodman / New York et Aedes de Venustas / New York.</p>
<p>Pour plus d'informations consulter le site de By Kilian <a href="http://www.bykilian.com/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Sources : www.bykilian.com, wikipedia, osmoZ</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
