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	<title>musique-venezuelienne &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "musique-venezuelienne"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 11:44:26 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Un orchestre tout feu tout flamme]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/?p=307</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 18:21:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Fiesta : aucun titre ne pouvait mieux convenir à la dernière production musicale de l&#8217;Orqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/05/orquesta_simon_bolivar1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-308" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/orquesta_simon_bolivar1.jpg" alt="" width="450" height="298" /></a><br />
<em><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746"></a></strong></em></p>
<p><em><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">Fiesta</a><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" /></strong></em> : aucun titre ne pouvait mieux convenir à la dernière production musicale de l'<em>Orquesta Sinfónica Simón Bolívar</em>, sous la direction du jeune et très doué chef Gustavo Dudamel. Dans ce nouveau disque, la musique vénézuélienne est mise en valeur, avec des compositions de Inocente Carreño, Antonio Estévez, Aldemaro Romero y Evencio Castellanos. Deux mexicains, Arturo Márquez et Silvestre Revueltas, et un argentin, Alberto Ginastera, complètent un programme composé de musiques presqu'exclusivement latino-américaines. Petite exception dans ce choix hautement original : l'orchestre interprète en finale une œuvre du nord-américain Leonard Bernstein. Encore s'agit-il du <em>Mambo</em> de <em>West Side Story</em>, danse latine s'il en est.</p>
<p><em>Fiesta</em> donc, car en Amérique Latine, la musique ne peut être que fiesta. Infinité de rythmes, milliers de danses. Tous les petits latinos sont tombés dedans quand ils étaient petits : la plupart sont des musiciens-nés et des danseurs de talent. Autrement dit, la musique, c'est leur truc.</p>
<p><strong>Un petit plus</strong></p>
<p>Sur cette base prometteuse, il y a eu cependant un petit plus au Venezuela : dès 1975, l'économiste, compositeur et organiste <a href="http://es.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Antonio_Abreu" target="_blank">José Antonio Abreu</a> a eu l'idée d'organiser cet immense potentiel musical spontané en un vaste réseau d'orchestres d'enfants et de jeunes. Cela a donné naissance à plus de 200 orchestres dans le pays. Au sommet de cette pyramide, l'orchestre Simón Bolívar, basé à Caracas, est formé des meilleurs musiciens venus des quatre coins du pays. En faire partie est une sorte de consécration pour les enfants musiciens devenus grands. Des enfants musiciens pour la plupart issus des classes populaires à qui ce réseau a donné un véritable objectif de vie.</p>
<p>Tant l'orchestre Simón Bolívar que la <a href="http://www.fesnojiv.org/" target="_blank">Fondation vénézuélienne des orchestres d'enfants et de jeunes</a> ont maintenant obtenu une consécration internationale. Le premier multiplie les tournées à l'étranger, enchaînant succès sur succès, et enregistre chez rien moins que <em>Deutsche Grammophon</em>, la prestigieuse maison de disques allemande.  Quant à la Fondation, elle vient de recevoir il y a quelques jours à peine le prix Principe de Asturias 2008 dans la catégorie artistique. Elle réunit «<em> la plus grande qualité artistique et une profonde conviction éthique appliquée à l'amélioration de la réalité sociale</em> », selon les termes du président du jury. Des artistes du calibre de Bob Dylan, Woody Allen, Oscar Niemeyer et Plácido Domingo avaient été bénéficiaires de ce prix les années antérieures. Pas mal comme compagnie!</p>
<p><strong>Enfant du réseau</strong></p>
<p><a href="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2008/05/dudamel.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-309" src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/05/dudamel.jpg?w=97" alt="Gustavo Dudamel" width="97" height="96" /></a>De son côté, <a href="http://www.classiquenews.com/voir/lire_article.aspx?article=480&#38;identifiant=0CRRTIYH1UAPWX47IW1457XJ2%20" target="_blank">Gustavo Dudamel</a>, le jeune directeur artistique de l'orchestre Simón Bolívar, se considère comme un enfant du réseau, dans lequel il a été formé depuis l'âge de 10 ans. Âgé maintenant de 27 ans, il voit s'ouvrir grandes devant lui les portes les plus prestigieuses. Il a déjà dirigé nombre de grands orchestres, comme le City of Birmingham Symphony Orchestra, le Staatskapelle Dresden, le Gewandhaus de Leipzig et l'Orchestra Filarmonica della Scala. Mieux encore : créant la surprise, il succédera en 2009 à Esa-Pekka Salonen à la tête de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, l'une des formations les plus renommées des États-Unis. Un véritable conte de fées!</p>
<p>L'orchestre symphonique Simón Bolívar s'est toujours caractérisé par sa jeunesse et son énergie. Car ses musiciens, loin d'être des fonctionnaires, aiment jouer -ce n'est pas toujours le cas, même dans les grands orchestres professionnels. Avec <em>Fiesta</em>, voici une formation qui s'enflamme littéralement, car la musique qu'elle interprète est de feu. En effet, même académique, la musique latino-américaine -vénézuélienne en particulier- ne manque jamais de piquant. En un mot comme en cent : ce répertoire peu connu mérite d'être découvert, tant il est vif et coloré. Et cet orchestre mérite d'être écouté, dans la joie de la fiesta.</p>
<h5><strong>&#62;&#62; <a href="http://www2.deutschegrammophon.com/eplayer/eplayer.htms?ID=dudamel-fiesta" target="_blank">Écouter des extraits</a> de Fiesta</strong></h5>
<h5><strong>&#62;&#62; <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2FFiesta-Gustavo-Dudamel%2Fdp%2FB0013USZHG%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1211650359%26sr%3D8-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746" target="_blank">Acheter Fiesta</a> sur Amazon.fr (le CD sortira en juillet 2008).  L'album est déjà en vente en <a href="http://www2.deutschegrammophon.com/special/?ID=dudamel-fiesta" target="_blank">téléchargement</a> (MP3) sur le site de Deutsche Grammophon.</strong><img style="border:none !important;margin:0 !important;" src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" border="0" alt="" width="1" height="1" /></h5>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[La bandola, de 4 à 16 cordes]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=282</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 16:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=282</guid>
<description><![CDATA[Avec le cuatro, la harpe et les maracas, la bandola constitue l&#8217;un des instruments essentiels ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/03/bandola1_venez.jpg" alt="La bandola vénézuélienne" align="right" />Avec le <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/" target="_blank"><i>cuatro</i></a>, la harpe et les <a href="http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/" target="_blank">maracas</a>, la <i>bandola</i> constitue l'un des instruments essentiels de la musique traditionnelle vénézuélienne, et tout particulièrement de la musique des Llanos.</p>
<p>Comme nombre d'instruments à cordes, l'ancêtre lointain de la <i>bandola</i> est l'<i>oud</i> babylonien et persan, passé successivement au monde arabe, puis,  en même temps que l'avancée de l'Islam, au Maghreb et à l'Andalousie. C'est le <i>laúd</i> espagnol, le luth français.</p>
<p>Le <i>laúd</i> est à l'origine d'une nombreuse famille d'instruments, parmi lesquelles la guitare espagnole, la guitare portugaise et la mandoline européenne. Émigrant en Amérique avec la conquête, ces instruments eurent à leur tour leurs déclinaisons locales, tels que le <i>cuatro</i> vénézuélien, le <i>tres</i> cubain, le <i>charango</i> péruvien et la <i>bandola</i>, que l'on trouve au Venezuela et en Colombie.</p>
<p><b>Une grande famille</b></p>
<p>Il existe plusieurs types de <i>bandolas</i> au Venezuela. La plus connue est la <i>bandola llanera</i> (photo), qui possède quatre cordes et se joue avec un plectre fabriqué avec une corne de vache. Popularisée par son grand interprète Anselmo López, elle constitue l'un des instruments emblématiques de la musique <i>llanera</i>.</p>
<p>De leur côté, la <i>bandola central</i> et la <i>bandola oriental</i> possèdent huit cordes, accordées par paires. Mais cette dernière, appelée aussi <i>bandolín</i>, se distingue par une caisse de résonance plus grande et plus profonde.</p>
<p>Autre variante, la <i>bandola guayanesa</i> combine le son de la <i>bandola llanera</i> et de la <i>oriental</i>, obtenant une sonorité proche de celle du <i>tres</i> cubain. Elle est surtout connue grâce au travail de Cheo Hurtado et du groupe Un Solo Pueblo.</p>
<p>Enfin, la <i>bandola andina</i>, la moins connue de toutes, possède de 12 à 16 cordes, groupées en six ordres doubles et triples, ce qui la rapproche de la <i>bandurria</i> espagnole. Plus diffusée en Colombie qu'au Venezuela, elle est utilisée pour interpréter les <i>bambucos</i> et les valses andines.</p>
<p><b>Petite démonstration</b></p>
<p>Pour mieux vous situer, rien de tel qu'une petite démonstration. Voici d'abord un <i>pajarillo</i>, thème classique de la musique <i>llanera</i>, interprété à la <i>bandola llanera</i> par Ismael Querales :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/fzP1oFCpNTI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/fzP1oFCpNTI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Et pour connaître plus à fond les capacités de l'instrument, voici une improvisation (avec ses défauts, mais bien vivante) de <span>Carlos Miguel Meza, également sur la base d'un <i>pajarillo</i> :</span></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/FGsMt3IagVc'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/FGsMt3IagVc&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Noël ne se termine pas à Noël]]></title>
<link>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=242</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 00:29:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.wordpress.com/?p=242</guid>
<description><![CDATA[
Dans les Andes vénézuéliennes, Noël ne se termine pas le 25 décembre, ni même le 6 janvier, f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1020187.jpg" alt="“Paradura” dans les Andes vénézuéliennes" /></div>
<p>Dans les Andes vénézuéliennes, Noël ne se termine pas le 25 décembre, ni même le 6 janvier, fête des rois. Une tradition bien enracinée prolonge le temps de Noël jusqu'au 2 février, jour de la vierge de la Chandeleur : c'est la <i>paradura del Niño</i>, terme que l'on pourrait traduire par « Élévation de l'Enfant Jésus ».</p>
<p>Expression parfaite de la profonde religiosité populaire de la région andine, la <i>paradura</i> se célèbre entre le 1er janvier et le 2 février dans toutes les familles catholiques, qu'elles soient rurales ou urbaines, riches ou pauvres, et même dans les institutions publiques ou privées –écoles, universités, banques, entreprises...</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2008/01/27/noel-ne-se-termine-pas-a-noel/maison-andine-a-la-toma-alta/" rel="attachment wp-att-249" title="Maison andine à la Toma Alta"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1010986.thumbnail.jpg" alt="Maison andine à la Toma Alta" align="right" /></a>C'est cependant dans les régions rurales qu'elle conserve sa signification la plus profonde et la plus authentique. J'ai eu la chance de participer ce week-end à une <i>paradura</i> dans une communauté éloignée de la région du páramo :  plus exactement à la Toma Alta, dernière communauté (quelques familles seulement) avant la montagne désertique, à 3700 mètres d'altitude.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2008/01/27/noel-ne-se-termine-pas-a-noel/le-rezandero/" rel="attachment wp-att-248" title="Le “rezandero”"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1020166.thumbnail.jpg" alt="Le “rezandero”" align="right" /></a>Mais en quoi consiste donc une <i>paradura</i>, cette «&#160;élévation de Jésus&#160;»? Il s'agit de la célébration de l'enfant Jésus qui se met debout, qui marche, qui devient adulte... Ce symbole fort pour toute maman –son enfant se met debout– est ici appliqué à la divinité représentée par ce Christ enfant. Aidé par un parrain et une marraine choisis pour l'occasion, voici l'enfant-dieu qui se lève devant la communauté réunie, au son de prières incantatoires, de cantiques, de chants exprimant tout à la fois l'humilité, la joie et l'espérance.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2008/01/27/noel-ne-se-termine-pas-a-noel/les-parrains-agenouilles-devant-la-creche/" rel="attachment wp-att-244" title="Les parrains agenouillés devant la crèche"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1020172.thumbnail.jpg" alt="Les parrains agenouillés devant la crèche" align="right" /></a>Le rituel est fermement établi : tous, petits et grands, se réunissent autour de la crèche, spécialement illuminée pour l'occasion. Ensuite, le rosaire est chanté, entonné par le <i>rezandero</i> (réciteur) et aussitôt repris par le chœur. Puis commence un long chant accompagné de violon, de <i>cuatro</i>, de guitare, un chant répétitif dont les strophes célèbrent l'enfant Jésus et sa mère, tout en décrivant l'action en cours : les parrains s'agenouillent devant la crèche, saisissent l'enfant et le placent dans un tissu de soie.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2008/01/27/noel-ne-se-termine-pas-a-noel/la-procession-autour-de-la-maison/" rel="attachment wp-att-247" title="La procession autour de la maison"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1020179.thumbnail.jpg" alt="La procession autour de la maison" align="right" /></a>Au bout d'un moment, commence une procession  dans la maison, puis à l'extérieur, aux alentours, à la lueur des bougies. La procession revient ensuite devant la crèche. C'est alors que les parrains baisent l'enfant, puis le présentent aux participants, qui le baisent à leur tour. Finalement, les parrains replacent l'enfant dans la crèche, debout et non couché. Moment de recueillement et d'extrême dévotion.</p>
<p>Pendant que les cantiques et prières continuent, entonnés par les hommes, les femmes commencent à s'affairer à la cuisine pour préparer ce qui sera bientôt offert à tous les participants : un morceau de <i>bizcochuelo</i> (un gâteau très léger) accompagné d'un vin de banane sucré. De leur côté, les musiciens commencent à interpréter des pièces musicales populaires et la célébration prend alors un tour plus festif. Mais contrairement aux fêtes habituelles, on ne danse pas, car ce serait considéré comme un manque de respect pour l'enfant Jésus.</p>
<p><a href="http://venezuelatina.com/2008/01/27/noel-ne-se-termine-pas-a-noel/paysage-andin-a-la-toma-alta/" rel="attachment wp-att-250" title="Paysage andin à la Toma Alta"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2008/01/p1020135.thumbnail.jpg" alt="Paysage andin à la Toma Alta" align="right" /></a>Il est difficile de rester insensible face à une dévotion d'une telle profondeur. À tout moment, on a l'impression que les participants vivent une histoire, ou plutôt se créent leur propre histoire aux côtés de l'enfant Jésus et de la Vierge Marie. La <i>paradura</i> apparaît ainsi comme un théâtre vécu, dans lequel grands-parents, parents et enfants réunis partagent, à leur manière, leur foi. Elle est aussi l'expression d'une vie communautaire réelle et intense, sans doute nécessaire lorsque l'on vit, relativement isolé du monde, à plus de 3500 mètres d'altitude, dans une région extrêmement belle, mais aussi extrêmement ingrate.</p>
<p>Un belle leçon de vie, en tout cas, pour nous tous –croyants ou non– qui avons l'habitude de nous nourrir de futilités sans fin...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Joyeux Noël, en chantant la <i>parranda</i>!]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/12/23/joyeux-noel-en-chantant-la-parranda/</link>
<pubDate>Sun, 23 Dec 2007 22:52:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/12/23/joyeux-noel-en-chantant-la-parranda/</guid>
<description><![CDATA[
Je vous parlais dans un billet précédent de villancicos, aguinaldos, parrandas et gaitas. Késeks]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/12/musica_venezolana.jpg" alt="Musique vénézuélienne" /></div>
<p>Je vous parlais dans un <a href="http://venezuelatina.com/2007/12/16/tintamarre-religieux/" target="_blank">billet précédent</a> de <i>villancicos</i>, <i>aguinaldos</i>, <i>parrandas</i> et <i>gaitas</i>. Késeksa? Ce sont les musiques traditionnelles de Noël au Venezuela. Comme quoi, il n'y a pas que la <i>salsa</i>... Les Vénézuéliens, comme la plupart des Latino-Américains, ont la grande chance de connaître et d'apprécier encore leurs musiques traditionnelles, de les danser, de les chanter, de les partager.</p>
<p>Or, interpréter les musiques traditionnelles, c'est aussi, précisément, se créer des moments privilégiés pour l'échange. Et quel meilleur moment pour échanger que la période de Noël? Même si celle-ci est, ici comme ailleurs, un grand moment de consommation collective (le socialisme du XXIe siècle n'y retrouve pas ses petits...), elle est aussi, par excellence, le moment de partager en famille.</p>
<p>Réunis en famille (regroupant le plus souvent trois générations), les Vénézuéliens partagent le <i>pesebre</i> [la crèche], l'arbre de Noël (<i>made in China</i>, voire importé du Canada, si on en a les moyens), les <i>hallacas</i> [plat typique de Noël, une sorte de ragoût de viandes et légumes variés, enveloppé de semoule de maïs et d'une feuille de bananier], le <i>pan de jamón</i> [pain au jambon, olives et raisins de Corynthe], la <i>torta negra</i> [sorte de cake noir], et j'en passe. Tout cela, bien entendu, au rythme des musiques de circonstance. Car, ne l'oublions jamais, la musique est l'ingrédient majeur de toute célébration au Venezuela.</p>
<p>Question musique de Noël, on n'entendra pas autant <i>Douce nuit</i> ou <i>Jingle Bells</i> que ces <i>villancicos</i>, <i>aguinaldos</i>, <i>parrandas</i> et <i>gaitas</i> dont je vous parlais plus haut. Pour vous donner une idée de cette ambiance un peu folle, rien de tel que de décrire ces genres musicaux et surtout, les écouter et les voir. Voici.</p>
<p><b>Le <i>villancico</i></b></p>
<p>Il s'agit de la première forme d'expression musicale de Noël que l'on connaisse au Venezuela. Au XVIe siècle, les Espagnols apportèrent sur le continent américain des compositions qui louangeaient la naissance de Jésus, destinées à être interprétées essentiellement par des chorales religieuses. S'inspirant de ce genre, les habitants du Venezuela ont créé de nouvelles représentations musicales, avec des paroles et des sonorités propres au métissage qui les identifiait. Sur un rythme simple et uniforme, sans refrain, ces cantiques de Noël possèdent une seule strophe, que les choristes répètent à volonté ou a satiété... Le <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/" target="_blank"><i>cuatro</i></a> [petite guitare à quatre cordes], la <i>tambora</i> (sorte de tambour grave), le <i>tiple</i> [guitare aigüe], le <i>bandolín</i> [instrument de la famille du luth] et la <i>charrasca</i> [instrument de percussion a rainures frottées] sont quelques-uns des instruments utilisés pour son interprétation. Voici un <i>villancico</i> interprété à l'ancienne par le groupe Camarita.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/zora712_74s'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/zora712_74s&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p><b>Les <i>aguinaldos</i></b></p>
<p>Ce sont les chants typiques de Noël au Venezuela. Les paroles font allusion à des épisodes  de la naissance de Jésus : l'annonce de l'ange Gabriel, le voyage de Marie et Joseph à Bethléem, l'arrivée de l'enfant, l'adoration des bergers, les offrandes des rois mages, etc. Les vers de ces mélodies sont en général d'extension libre et leur interprétation se caractérise par la présence d'une refrain entre les strophes. Les instruments utilisés varient de région à région, mais les plus utilisés sont le violon, le <i>cuatro</i>, le tambour, le <i>furruco</i>, la <a href="http://venezuelatina.com/2008/03/23/la-bandola-de-4-a-16-cordes/" target="_blank"><i>bandola</i></a>, la <i>charrasca</i>, la <i>pandereta</i> [tambourin] et le triangle. Je vous propose d'écouter un <i>aguinaldo</i> très connu, <i>Corre Caballito</i>, interprété ici par Juan Carlos Salazar.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/VDIWMvSNHoo'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/VDIWMvSNHoo&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p><b>La Parranda</b></p>
<p>La <i>parranda</i> est le genre musical qui exprime le mieux le sentiment de joie qui anime les Vénézuéliens durant la période de Noël. Les paroles traitent de personnages populaires et de situations de la vie quotidienne dont on se souvient avec plaisir et sympathie en cette fin d'année.  Le <i>cuatro</i>, la guitare, la <i>tambora</i>, le <i>furruco</i>, le <i>chapero</i>, le <i>chineco</i>, les <a href="http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/" target="_blank">maracas</a> et le <i>tres</i> [guitare à six cordes groupées par deux] sont les instruments avec lesquels on l'interprète généralement. Chantée en groupe, la <i>parranda</i> fait intervenir divers solistes accompagnés par un chœur qui s'ingénie à improviser des réparties. Son rythme contagieux témoigne d'une influence marquée des genres et des chants indiens et africains. Pour vous illustrer tout cela, voici une <i>parranda</i> de l'île Margarita interprétée par l'ensemble <i>Aguinaldos y punto</i>.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/IuPvlTHCWvU'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/IuPvlTHCWvU&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p><b>La <i>Gaita</i></b></p>
<p>La <i>gaita</i> est originaire du Zulia, la région de Maracaibo, dans la partie occidentale du pays. Comme beaucoup de manifestations culturelles du Venezuela, elle nait de la fusion de chants et rituels indiens, européens et africains et est donc une expression du métissage qui a fait le pays. En fonction de ses caractéristiques musicales, des instruments utilisés et de la région et la date où on l'interprète, on peut distinguer divers types de <i>gaita</i> : la <i>gaita de furro</i>, la <i>gaita perijanera</i>, la <i>gaita de tambora</i> et la <i>gaita de Santa Lucía</i>. Les thèmes traités dans ces chansons sont extrêmement variés. Ils vont de chants dédiés à la Chinita, la vierge régionale du Zulia, jusqu'à des chansons d'amour, des chants cocasses ou même des chansons socialement engagées. Toujours joyeuse et entrainante, la <i>gaita</i> est maintenant diffusée bien au-delà de sa région d'origine. Depuis de nombreuses années, elle s'identifie comme l'une des manifestations de Noël les plus caractéristiques dans le Venezuela tout entier. Écoutez la <i>gaita </i>intitulée <i>Vivo y muero</i> interprétée par <i>Los Gaiteritos</i>.</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/E7BFnWWPVsY'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/E7BFnWWPVsY&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Même si la <i>gaita</i> est un peu plus délurée, toutes ces interprétations peuvent vous paraître quelque peu guindées. Je vous l'accorde, mais je vous réserve pour la fin une <i>parranda</i> familiale dans toute sa splendeur. C'est moins académique, mais cela déborde de vécu! Vous pénètrerez ainsi, subrepticement, au cœur même du Venezuela, là où vous n'auriez jamais pensé parvenir!</p>
<p>Joyeux Noël à tous –en entonnant une <i>parranda</i>, bien sûr!</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/BF8SI2mNc2E'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/BF8SI2mNc2E&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p><span style="font-size:78%;"><b>Source</b> : <a href="http://educacionmusicalvenezuela.blogspot.com/" target="_blank">Educación musical en Venezuela</a></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Tintamarre religieux]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/12/16/tintamarre-religieux/</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 23:13:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
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<description><![CDATA[Figurez-vous que ce matin encore, j&#8217;ai été réveillé par une symphonie de pétards! Il deva]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/12/aguinaldo.jpg" alt="Aguinaldo" align="right" />Figurez-vous que ce matin encore, j'ai été réveillé par une symphonie de pétards! Il devait être cinq heures du matin. Il ne s'agissait pas, cette fois, de réveiller le bon peuple pour aller voter (voir mon billet précédent <a href="http://venezuelatina.com/2007/12/02/petit-matin-referendaire/" target="_blank">Petit matin référendaire</a>). Non, aujourd'hui, le motif du tintamarre était religieux : annoncer à tous que la <em>misa de aguinaldos</em> allait commencer.</p>
<p>Ancrées dans la tradition vénézuélienne depuis des siècles, les messes d'<em>aguinaldos</em> se célèbrent pendant la neuvaine qui précède Noël, soit du 16 au 24 décembre. Ce sont des messes bien particulières : elles ont lieu nécessairement à l'aube et s'accompagnent toujours de chants de circonstance, <em>aguinaldos</em> et <em>villancicos</em>, dont l'origine remonte à la Renaissance espagnole. Il s'agit donc d'une espèce de rite de préparation aux réjouissances de Noël, célébration particulièrement chère au cœur des Vénézuéliens.</p>
<p><strong>Privilège</strong></p>
<p>À l'origine, les messes qui précédaient Noël se caractérisaient par leur sobriété. Mais un tel recueillement correspondait mal au sens inné de la fête qui anime les Vénézuéliens. Aussi le Saint-Siège leur a-t-il concédé le privilège d'inclure des <em>villancicos</em> et des <em>aguinaldos</em> dans la cérémonie.</p>
<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/12/misa_aguinaldo2.thumbnail.jpg" alt="misa_aguinaldo2.jpg" align="right" /> C'est ainsi que le <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/" target="_blank"><em>cuatro</em></a> (petite guitare à 4 cordes), le tambour, les <a href="http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/" target="_blank"><em>maracas</em></a>, le <em>furruco</em> (instrument de percussion à friction) et la <em>pandereta</em> (tambourin) sont entrés dans les églises vénézuéliennes bien avant le concile Vatican II.</p>
<p>La fête commence avant la messe, avec les inévitables pétards. Elle continue pendant la cérémonie, avec les <em>aguinaldos</em>. Mais elle ne s'arrête pas avec le <em>Ite missa est</em> : une fois la messe terminée, il est fréquent que les participants se réunissent autour d'une table pour un repas communautaire. C'est alors l'occasion d'entonner d'autres chants, tout spécialement les entraînantes <em>parrandas</em> ou même les <em>gaitas</em> plus profanes.</p>
<p><strong>Rouleau compresseur</strong></p>
<p>La fête et le bruit, donc, dominent largement cette manifestation matinale. La messe d'<em>aguinaldos</em> est devenue, avec le temps, un fait  plus social que religieux. Il est vrai que, collectivement, les Vénézuéliens –comme la plupart des Caribéens– aiment la fête et le bruit. Le principe en est simple : plus il y a de FÊTE, plus il y a de BRUIT, plus il y a aussi de VIE!</p>
<p>Quant à ceux –ils existent– qui voudraient échapper au tintamarre et préfèreraient le silence à cette agitation matinale, tant pis pour eux. Le rouleau compresseur du conformisme social et religieux n'a pas la moindre pitié pour ces pauvres marginaux!</p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/12/misa_aguinaldo.jpg" alt="Messe d’aguinaldo" /></p>
<p style="text-align:center;"><span style="font-size:78%;"><strong>Messe d'<em>aguinaldo</em> : dans l'attente du repas</strong></span></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Le <i>cuatro</i>, encore!]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/10/29/le-cuatro-encore/</link>
<pubDate>Tue, 30 Oct 2007 03:08:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/10/29/le-cuatro-encore/</guid>
<description><![CDATA[Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une personne cherchant des informations sur le cuatro, petite guita]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/10/cuatrovenezuela.gif" alt="Cuatro venezolano" align="left" />Il n'est pas rare qu'une personne cherchant des informations sur le <em>cuatro</em>, petite guitare vénézuélienne à quatre cordes, arrive sur <strong>venezueLATINA</strong>. Et pour cause : j'y ai rédigé il y a quelque temps déjà un <a href="http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/" target="_blank">article complet sur le cuatro</a> –sans aucun doute le plus vénézuélien des instruments. On m'a même demandé si je connaissais des professeurs de <em>cuatro</em> à Paris! Malheureusement, j'ai dû répondre négativement… (Par contre, j'en connais à Montréal, avis aux intéressés.)</p>
<p>Je viens de tomber sur deux blogues qui feront la joie des fanas de <em>cuatro</em>, qui sont apparemment de plus en plus nombreux en terres francophones. Le premier blogue s'intitule tout simplement <a href="http://el-cuatro.blogspot.com/" target="_blank"><em>El cuatro venezolano</em></a>. On y trouve les accords de nombreuses pièces traditionnelles vénézuéliennes, et on peut y écouter, en prime, l'enregistrement audio du morceau choisi. Qui dit mieux? On trouve donc ici tout ce qu'il faut pour se transformer en <em>cuatrista</em>, pour autant que l'on possède une certaine pratique de la guitare et une bonne oreille musicale. Bravo à Edgar León, l'initiateur du site!</p>
<p>Le second blogue, c'est <a href="http://cambur-pinton.com.ve/blog/" target="_blank"><em>Cambur Pintón</em></a>, dans lequel Adrian joint l'image au son. Il se filme en train d'interpréter au <em>cuatro</em> certaines pièces du folklore vénézuélien, publie des vidéos de <em>cuatristas</em> glanées sur Youtube, et projette même de créer un cours vidéo de <em>cuatro</em> pour débutants. Voici d'ailleurs une première leçon de <em><a href="http://venezuelatina.com/2007/05/06/joropo-endiable/" target="_blank">joropo</a></em> :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/v7xZBUap1EQ'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/v7xZBUap1EQ&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Le résultat est encore imparfait certes, mais le côté amateur lui donne aussi tout son charme. En tout cas, l'idée est excellente et n'attend qu'à être améliorée.</p>
<p>Une dernière précision : les deux blogues mentionnés sont rédigés en espagnol. Leur contenu musical permet cependant de sauter allègrement par dessus la barrière de la langue. Ne boudez donc pas votre plaisir!</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Maracas à Caracas]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/</link>
<pubDate>Sat, 22 Sep 2007 21:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/09/22/maracas-a-caracas/</guid>
<description><![CDATA[Un petit instrument presqu&#8217;anodin se trouve au cœur de la musique vénézuélienne : les mara]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/09/maracas3.gif" alt="Maracas vénézuéliennes" align="left" />Un petit instrument presqu'anodin se trouve au cœur de la musique vénézuélienne : les maracas. Faites de petites calebasses, de graines et de manches en bois, elles ont ainsi traversé les siècles, depuis leur origine amérindienne.</p>
<p align="left">Les maracas vénézuéliennes sont généralement plus petites et produisent un son plus doux que celles de Cuba ou de Puerto Rico. Mais comme ces dernières, elles ont deux tonalités, grave et aigüe, qui sont déterminées par le nombre de graines contenues dans chaque calebasse.</p>
<p align="left">Les maracas sont l'instrument de percussion par excellence du <a href="http://venezuelatina.com/2007/05/06/joropo-endiable/" target="_blank">joropo</a>, la musique des Llanos, mais on la trouve dans bien d'autres genres de la musique vénézuélienne. Le joueur de maracas, le <em>maraquero</em>, est un personnage particulièrement respecté et apprécié. Non seulement il imprime son rythme, subtil et métronimique, à la musique, mais encore –à force d'entourloupettes, de mimiques– il apporte constamment de petites fantaisies, et parfois même de l'humour.</p>
<p align="left">Eh oui, vous ne vous en doutiez peut-être pas, mais le jeu de maracas, comme celui de tout instrument, fait appel à la créativité. La créativité : cela vous semble un bien grand mot pour cet instrument apparemment si limité? Si votre seule référence est celle de certains rockers qui, munis de maracas, parviennent à peine a générer un simple <em>tchic-tchic</em>, je comprends votre incrédulité. Mais concentrez-vous sur le jeu de maraqueros latinos et vous entendrez bien plus : de véritables percussions symphoniques.</p>
<p align="left">Exemple : voici une vidéo qui met en scène un <em>maraquero</em> vénézuélien. Sa démonstration en solo met bien en valeur les ressources de l'instrument :</p>
<p align="left"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/5jggY5iHfsQ'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/5jggY5iHfsQ&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="left">Pas vraiment triste, non? Vous en voulez plus? Voici un autre <em>maraquero</em> talentueux, dans un style plus « fondu » :</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/Pzedk9Th0MI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/Pzedk9Th0MI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Ne vous étonnez pas après cela qu'il existe un <a href="http://www.mmbmusic.com/concert_music/mmb_details.aspx?id=15065&#38;View=000001" target="_blank">Concerto pour maracas vénézuéliennes et orchestre (<em>Pataruco</em>)</a> composé en 1999 par Ricardo Lorenz [enregistrement par la Chicago Sinfonietta, Paul Freeman, Ed Harrison (maracas), Ricardo Lorenz, CD LOR0 10826, Albany Records Troy 521].</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le <i>cuatro</i> : instrument-roi de la musique vénézuélienne]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/</link>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2007 21:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/06/10/le-cuatro-instrument-roi-de-la-musique-venezuelienne/</guid>
<description><![CDATA[Le cuatro vénézuélien est une petite guitare à quatre cordes accordées en la, ré, fa#, si. Ins]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.wordpress.com/files/2007/06/cuatroacostado.jpg" alt="Cuatro venezolano" align="left" />Le <em>cuatro</em> vénézuélien est une petite guitare à quatre cordes accordées en la, ré, fa#, si. Instrument très rythmique, il se joue en grattant ou écrasant les cordes selon des formes propres à chaque genre musical.</p>
<p align="left">Le <em>cuatro</em> est un instrument fondamental de la musique vénézuélienne. Il est en effet le protagoniste de la plupart des genres du folklore, à l'exception des musiques d'origine nettement africaines ou autochtones.</p>
<p>Son ancêtre est le luth, connu déjà des Perses, des Crétois et des Égyptiens de l'Antiquité, dont l'arrivée dans la péninsule ibérique coïncide avec les invasions mauresques. Au XVIe siècle, en Espagne, la guitare comptait quatre cordes. Ce n'est que plus tard qu'on lui en adjoint une cinquième, puis une sixième.  Selon certains musicologues, le <em>cuatro</em>, arrivé au Venezuela avec les premiers <em>conquistadores</em> espagnols, représenterait donc l'authentique guitare de la Renaissance.</p>
<p>Le <em>cuatro</em> a rapidement été adopté par les esclaves et les indiens, qui l'élaboraient de façon très rustique en utilisant des bois autochtones et des cordes en fibre végétale puis en tripes d'animaux. Il est ainsi devenu, peu à peu, l'instrument populaire par excellence du Venezuela.</p>
<p>Au XIXe siècle, quelques menuisiers se sont mis à fabriquer le <em>cuatro</em> à leurs moments perdus. C'est le début d'une tradition familiale de luthiers spécialisés dans la fabrication de l'instrument, spécialement dans les villes de Barquisimeto et Carora.</p>
<p>L'instrument peut être joué en soliste ou en accompagnement, s'adaptant aux genres musicaux les plus divers. Présent dans toutes les régions du Venezuela, il a su s'ajuster aux temps nouveaux, allant jusqu'à s'introduire dans le monde de la musique académique. C'est ainsi qu'au Venezuela, il peut arriver que l'on interprète le Concerto d'Aranjuez, de Joaquín Rodrigo, avec un <em>cuatro</em> au lieu d'une guitare. Il existe aussi plusieurs concertos pour <em>cuatro</em> vénézuélien et orchestre, comme ceux de Vinicio Ludovic et Leonardo Lozano, composés tous deux en 1999.</p>
<p>Mais le <em>cuatro</em> reste surtout l'instrument du peuple. Il est généralement enseigné de façon spontanée, essentiellement par imprégnation familiale et transmission orale de maître à élève, dans les couches pauvres de la société. Rare est le Vénézuélien ou la Vénézuélienne qui ne sait pas en gratter les cordes, ne fût-ce que pour interpréter maladroitement quelques classiques de la musique populaire. Il accompagne inévitablement les réunions de famille et les fêtes entre amis. C'est là que se trouve réellement la sève de toute la musique du Venezuela.</p>
<p>Mais trève de blabla. Je vous propose d'écouter un enregistrement de <em>cuatro</em> réalisé par un musicien amateur qui interprète <em>Fiesta en Elorza, </em>une pièce classique de la musique <em>llanera</em> (c'est-à-dire originaire des Llanos, ces vastes plaines s'étendant au sud des Andes).</p>
<p>Un excellente illustration de ce que je vous disais : tout le monde gratte le <em>cuatro</em> au Venezuela!</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/h40-2tQVIWI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/h40-2tQVIWI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Joropo endiablé]]></title>
<link>http://venezuelatina.com/2007/05/06/joropo-endiable/</link>
<pubDate>Sun, 06 May 2007 20:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Luc Crucifix</dc:creator>
<guid>http://venezuelatina.com/2007/05/06/joropo-endiable/</guid>
<description><![CDATA[Demandez à un Vénézuélien quelle est la musique nationale de son pays. Il vous répondra sans h]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/05/joropo_endiable.jpg" alt="Joropo endiablé" align="left" />Demandez à un Vénézuélien quelle est la musique nationale de son pays. Il vous répondra sans hésiter : le <i>joropo</i>! Le <i>joropo</i> ne se joue pourtant pas dans l'ensemble du pays. Il est la musique des <i>Llanos</i>, ces vastes plaines qui, au sud des cordillères, couvrent le Venezuela d'est en ouest.</p>
<p>Durant la guerre d'indépendance, suite à leur ralliement à la lutte de Simon Bolivar, les <i>Llanos</i> ont joué un rôle important dans la construction identitaire du Venezuela. D'une certaine façon, toujours actuellement, ils symbolisent encore le pays profond, le pays réel. Le Vénézuélien s'identifie volontiers au <i>llanero</i>, personnage libre, sauvage, fier, métissé de blanc, d'indien et de noir. L'équivalent presque exact (sauf pour ce qui est du métissage!) du cowboy aux États-Unis. Et de même que la musique country représente l'Amérique du Nord profonde, le <i>joropo</i> symbolise pour beaucoup le Venezuela traditionnel et authentique.</p>
<p>L'ethnomusicologue français Michel Plisson, spécialiste des musiques du Venezuela, décrit ainsi le <i>joropo</i> :</p>
<blockquote><p>Le <i>joropo</i> représente dans les <i>llanos</i> vénézuéliens et colombiens un ensemble complexe. C’est un genre musical-chorégraphique comprenant la danse, le chant semi-improvisé, la manifestation festive, le rythme, les instruments et les tournures mélodiques. Dans les <i>llanos</i>, le <i>joropo</i> est partout présent dans les manifestations festives : mariage, fête de saint patron, plutôt dans l’espace semi-privé mais aussi dans l’espace public.</p></blockquote>
<p>Sur les origines du <i>joropo</i>, il précise :</p>
<blockquote><p>Même si elle n’a pas été la seule, l’influence hispanique a joué indiscutablement un rôle majeur dans la formation du <i>joropo</i>, notamment à l’époque coloniale. Pour la danse, on retrouve des figures similaires dans nombre de pays d’Amérique hispanophe aussi éloignés les uns des autres que le Pérou, le Chili, l’Argentine, le Paraguay, la Colombie, le Mexique… qui ne constituaient à l’époque que les régions d’un vaste empire, telles la tenue de main et l’usage du mouchoir dans le jeu de séduction, l’<i>escobillao</i> (“brosser” : va-et-vient rapide des pieds en dansant), le <i>zarandeo</i> (tournoiement), <i>resbaloso</i> (pas glissé), etc… et surtout la figure du <i>zapateo</i> (claquement des talons), quoique différent de celui du Mexique, de l’Argentine ou du Pérou... Plus tard, les figures de danses ont aussi subi l’influence des danses de salon comme la valse, la scottish, la mazurka et la valse, devenues très à la mode au cours du XIXe siècle.</p>
<p>Pour la musique, ce n’est que vers 1880 que le terme <i>joropo</i> est associé à une musique, ce qui n’est sans doute pas étranger au mouvement musical nationaliste qui se développe à ce moment, utilisant ou s’inspirant d’<i>aires criollos</i>. (...) Ainsi, danse et musique d’origines et époques diverses se retrouveront définitivement soudées sous le label commun de <i>joropo</i>.</p></blockquote>
<p>Aussi précise et savante qu'elle soit, il manque à cette description un exemple vivant de la musique et de la danse. Je vous l'offre par le biais d'un document étonnant : un couple d'enfants dansant un <i>joropo</i> endiablé devant le président Chávez! Bien que la qualité de l'image (mais non celle du son) laisse à désirer, l'intensité et l'émotion du moment compensent amplement cette faiblesse.<br />
<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/SqEPfn33xO4'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/SqEPfn33xO4&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Pour ceux qui voudraient une présentation plus académique (et avec une meilleure qualité d'image), en voici une :<br />
<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/7WqqswODeXM'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/7WqqswODeXM&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="left">Enfin, signalons que Michel Plisson vient d'éditer dans la collection Inédit de la Maison des Cultures du Monde <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2Fs%3F%5F%5Fmk%5Ffr%5FFR%3D%25C5M%25C5Z%25D5%25D1%26url%3Dsearch-alias%253Dpopular%26field-keywords%3D%2522harpes%2Bdu%2BVenezuela%2522%26Go.x%3D12%26Go.y%3D10%26Go%3DGo&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">deux excellents disques</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" style="border:medium none !important;display:none;margin:0 !important;" border="0" height="1" width="1" /> de musique vénézuélienne dédiés à la harpe : <i>ARPA LLANERA &#38; CANTO RECIO</i> (Musique et chant des États de Barinas et Apure) et <i>ARPA TUYERA &#38; BUCHE</i> (Musique et chant des États de Miranda et Aragua). On peut se les procurer en téléchargement sur diverses plateformes de vente de musique en ligne (<a href="http://www.fnacmusic.com/" target="_blank">Fnacmusic</a>, <a href="http://www.virginmega.fr/" target="_blank">VirginMega</a>, <a href="http://www.apple.com/fr/itunes/store/" target="_blank">iTunes</a>, ... sur lesquelles on peut écouter des extraits). <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FHarpes-Venezuela-Llanera-Canto-Recio%2Fdp%2FB000NHHF9O%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1200968797%26sr%3D1-1&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">L'un</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" style="border:medium none !important;display:none;margin:0 !important;" border="0" height="1" width="1" /> et <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FHarpes-Venezuela-vol-2-Arturo-Garcia%2Fdp%2FB000NHHF9Y%3Fie%3DUTF8%26s%3Dmusic%26qid%3D1200968305%26sr%3D1-2&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">l'autre</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" style="border:medium none !important;display:none;margin:0 !important;" border="0" height="1" width="1" /> CD sont également en vente en ligne sur <a href="http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&#38;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2Fs%3F%5F%5Fmk%5Ffr%5FFR%3D%25C5M%25C5Z%25D5%25D1%26url%3Dsearch-alias%253Dpopular%26field-keywords%3D%2522harpes%2Bdu%2BVenezuela%2522%26Go.x%3D12%26Go.y%3D10%26Go%3DGo&#38;tag=bo02-21&#38;linkCode=ur2&#38;camp=1642&#38;creative=6746">Amazon</a><img src="http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=bo02-21&#38;l=ur2&#38;o=8" style="border:medium none !important;display:none;margin:0 !important;" border="0" height="1" width="1" />.</p>
<p align="left"><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/05/arpa_llanera.jpg" alt="Arpa llanera &#38; canto recio" align="right" /><img src="http://venezuelatina.files.wordpress.com/2007/05/arpa_tuyera.jpg" alt="Arpa tuyera &#38; Buche" align="right" />Ces deux disques sont tout à fait recommandables, tant pour la musique elle-même que pour les notes de Michel Plisson (dont sont extraites les citations ci-dessus). Ces dernières constituent en effet une information de tout premier ordre sur la musique vénézuélienne (ce qui est plutôt rare en français). Cliquez sur les liens suivants pour télécharger les livrets :</p>
<ul>
<li><a href="http://mcm.bois.free.fr/booklet260128.pdf" target="_blank">Livret du disque <i>ARPA LLANERA &#38; CANTO RECIO</i></a></li>
<li><a href="http://mcm.bois.free.fr/booklet260129.pdf" target="_blank">Livret du disque <i>ARPA TUYERA &#38; BUCHE</i></a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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