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	<title>maitre-eckhart &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/maitre-eckhart/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "maitre-eckhart"</description>
	<pubDate>Wed, 08 Oct 2008 01:59:52 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Maître Eckhart, Des gens qui ne se sont pas laissés et sont encore pleins de volonté propre (extrait)]]></title>
<link>http://alkhidr.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 21:50:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>baadm</dc:creator>
<guid>http://alkhidr.wordpress.com/2008/05/08/maitre-eckhart-des-gens-qui-ne-se-sont-pas-laisses-et-sont-encore-pleins-de-volonte-propre-extrait/</guid>
<description><![CDATA[Chapitre extrait des Entretiens Spirituels, de Maître Eckhart.
Les gens disent : &#8220;Ah ! Seigne]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Chapitre extrait des </em>Entretiens Spirituels, <em>de Maître Eckhart.</em></p>
<p class="MsoNormal">Les gens disent : "Ah ! Seigneur, j'aimerais bien être moi aussi en bons termes avec Dieu comme le sont d'autres gens; j'aimerais avoir la même ferveur et la même paix en Lui ; je ne demanderais que de partager leur sort d'être pauvre comme eux. " Ou encore : " Je ne suis jamais content, où que je suis et quoique je fasse ; je voudrais être en exil loin de chez moi, ou dans une cellule, ou dans un couvent."<br />
En vérité dans tout cela, c'est toi-même, toi seul qui en es cause, parce que tu n'en veux faire qu'à ta tête. Même si tu ne le sais pas et que tu en juges autrement, toute inquiétude qui s'élève en toi, à ton insu ou non, ne provient que de ta volonté propre. Comprenons-nous bien : fuir ceci, rechercher cela, éviter tels endroits ou telles gens, ou telle manière d'être, ou bien encore la foule ou les œuvres, ce n'est pas là, dans les choses ou les manières d'être, qu'est la cause de tes difficultés. N'accuse que toi-même, c'est toi qui te comportes mal à leur égard.<br />
Commence donc tout d'abord par toi-même et laisse-toi. En vérité, si tu ne te fuis pas d'abord toi-même, tu auras beau fuir où tu voudras, tu trouveras des obstacles et de l'inquiétude partout. Certains cherchent la paix dans les choses extérieures, dans le choix d'un lieu de retraite, dans telle façon de faire, dans la société des hommes ou dans les œuvres, dans l'abandon de leur patrie, dans la pauvreté ou l'abaissement, - quelle qu'en soit la grandeur ou la nature, tout cela, pourtant, ne compte pas et ne donne pas la paix. Ils cherchent fort mal, ceux qui cherchent ainsi. Plus il s'éloignent, moins ils trouvent ce qu'ils cherchent. Ils vont comme celui s'est trompé de chemin ; plus il avance, plus il s'égare.<br />
Que faut-il donc qu'il fasse ?<br />
Il doit d'abord se laisser lui-même ; il aura, de la sorte, laissé toutes choses. En vérité, l'homme qui laisserait un royaume, voire le monde entier, et se conserverait lui-même, n'aurait rien laissé. Mais l'homme qui se laisse lui-même, quoiqu'il conserve, richesse, honneur, n'importe quoi, cet homme a tout laissé.<br />
"Voyez, Seigneur, dit saint Pierre, nous avons tout laissé" - et il n'avait pourtant laissé que sa barque et un simple filet. Commentant ces paroles, un saint dit : Celui qui, volontairement, laisse une petite chose, ne laisse pas cette seule chose, - non, bien plus : il laisse tout ce que les gens attachés aux biens de ce monde pourraient jamais gagner ou même simplement désirer. En effet, qui laisse sa volonté propre et se laisse lui-même a aussi complètement laissé toutes choses que s'il en avait eu la libre propriété et qu'il les eût possédées en toute puissance. Car ce que tu veux pas demander, tu l'as abandonné et laissé pour Dieu. C'est pourquoi Notre-Seigneur dit : "Bienheureux les pauvres en esprit", - c'est-à-dire les pauvres en volonté. Que nul n'en doute : S'il y avait une meilleure manière, Notre-Seigneur l'eût indiquée ! N'a-t-il pas dit, d'ailleurs : " Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il se renonce d'abord lui-même ! " C'est à cela que tout se ramène. Observe-toi toi-même, et chaque fois que tu te trouves, laisse-toi ; il n'y a rien de mieux.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dialogue et récit (9) : le spleen solitaire]]></title>
<link>http://dialectice.wordpress.com/?p=201</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 21:53:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>dialectice</dc:creator>
<guid>http://dialectice.wordpress.com/2008/05/02/dialogue-et-recit-9-le-spleen-silencieux/</guid>
<description><![CDATA[Seules, pensent-elles, dans ce monde effervescent.
« Encore un peu, un temps infime, et vous ne me]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Seules, pensent-elles, dans ce monde effervescent.<br />
« Encore un peu, un temps infime, et vous ne me verrez pas ; mais un peu de temps, et vous me verrez. »<br />
Ce sermon résonne dans leur esprit comme une énigme. Or il se poursuit ainsi : l'œil ne souffre rien d'étranger en lui [...]</p>
<p><a href="http://dialectice.wordpress.com/files/2008/05/track01.mp3"><span style="color:#99cc00;">spleen</span></a> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dialogue et récit (6) : ni figure intérieure ni figure extérieure]]></title>
<link>http://dialectice.wordpress.com/?p=197</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 19:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>dialectice</dc:creator>
<guid>http://dialectice.wordpress.com/2008/04/20/dialgue-et-recit-6-ni-figure-interieure-ni-figure-exterieure/</guid>
<description><![CDATA[Comme mues par des pensées vaines, les deux femmes s&#8217;avancent dans l&#8217;univers effervesce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Comme mues par des pensées vaines, les deux femmes s'avancent dans l'univers effervescent.</p>
<p>Plusieurs problématiques se présentent pourtant à leur esprit (elles ont passé l'épreuve du jetlag, toujours épuisant) : je suis dans un monde semblable au mien, pierre et bois, métal et circulation, et pourtant je ne peux l'appréhender, tout ce que je tente de toucher se délite dans mes mains. Ni pierre, ni bois, ni vent ni eau. D'où vient le défaut de ce monde ?<br />
Elles tentent une équation dialectique : le défaut de ce monde est que c'est ce qui relève du néant qui est. Pierre et bois sont néant, le néant est pierre et bois.<br />
Cela n'est pas sans leur rappeler ces débats qu'elles eurent, pendant leurs années de formation intellectuelle, sur l'incompatibilité des choses spirituelles et des choses corporelles.</p>
<p>Cependant, à plusieurs milliers d'années-lumière de la Terre, elles ne peuvent se résoudre à l'hypothèse du néant. [...]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Toute la peine humaine est dans sa bouche]]></title>
<link>http://dialectice.wordpress.com/?p=111</link>
<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 19:31:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>dialectice</dc:creator>
<guid>http://dialectice.wordpress.com/2008/02/06/toute-la-peine-humaine-est-dans-sa-bouche/</guid>
<description><![CDATA[Récréation sur les pronoms personnels : remplacer dans ce texte d&#8217;auteur librement interpr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Récréation sur les pronoms personnels : remplacer dans ce texte d'auteur librement interprété la deuxième personne du singulier par ce qu'on veut.</p>
<p>« Toute souffrance vient de l'amour et du fait qu'on s'attache aux choses éphémères. Si donc je souffre au sujet des choses éphémères, c'est que mon cœur aime et chérit encore les choses éphémères, que je ne suis pas encore attaché à toi de tout mon cœur et n'aime pas encore ce que tu veux que j'aime en même temps que toi. Quoi d'étonnant, donc, si tu m'infliges chagrins et pertes ?</p>
<p>(...) Tout ce qui est étranger à toi, différent de toi, et qui n'est pas uniquement toi-même, doit être, non pas une consolation, mais une peine. Sans cesse, il faut se dire :  (...) Si tu me renvoies à autre chose que toi, donne-moi un autre toi-même, afin que de toi je revienne à toi, car je ne veux rien d'autre que toi.</p>
<p>(...) Sénèque, un maître païen, demande : " Quelle est la meilleure consolation dans la souffrance et la tribulation ? " Et il répond : "C'est que l'être humain accepte toutes choses, comme s'il les avait désirées et sollicitées. " »</p>
<p>Bon, ça suffit.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Divine consolation]]></title>
<link>http://dialectice.wordpress.com/?p=83</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 21:17:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>dialectice</dc:creator>
<guid>http://dialectice.wordpress.com/2008/01/28/divine-consolation/</guid>
<description><![CDATA[Dialectique médiévale : plus une chose ressemble à une autre, plus rapidement elle s&#8217;élanc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dialectique médiévale : plus une chose ressemble à une autre, plus rapidement elle s'élance vers l'autre.</p>
<p>De même, plus elle s'éloigne d'elle-même et de tout ce qui n'est pas ce vers quoi elle se hâte, plus elle devient dissemblable à elle-même et à tout ce qui n'est pas son objet, et dans cette même mesure elle devient durablement plus sembable à ce vers quoi elle se lance.</p>
<p>Dans un autre registre : Ceux qui cherchent avec leurs œuvres, ceux qui agissent pour un pourquoi , ce sont des serfs et des mercenaires.</p>
<p>Franchement, autant poursuivre sur les chemins tortueux de la dialectique hystérique : <a href="http://www.eai.org/eai/tape.jsp?itemID=2421" title="là"><font color="#99cc00">là</font></a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Je veux devenir vierge et le rester. Essayer tout au moins. - Balek, Episode 61. ]]></title>
<link>http://equateurdebalek.wordpress.com/2007/11/29/je-veux-devenir-vierge-et-le-rester-essayer-tout-au-moins-balek-episode-61/</link>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 12:19:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>equateurdebalek</dc:creator>
<guid>http://equateurdebalek.wordpress.com/2007/11/29/je-veux-devenir-vierge-et-le-rester-essayer-tout-au-moins-balek-episode-61/</guid>
<description><![CDATA[
Sermon 2
« Notre Seigneur Jésus Christ monta à un petit château fort et fut reçu par une vierg]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong></strong><strong><font size="4" face="Times New Roman"></p>
<p align="left"><em>Sermon 2</em></p>
<p></font></strong><em><font face="Times New Roman">« Notre Seigneur Jésus Christ monta à un petit château fort et fut reçu par une vierge qui était une femme. »</font></em><font face="Times New Roman"><em> </em></font><font face="Times New Roman"></p>
<p align="left"><em>Et bien, prêtez maintenant attention avec zèle à ce mot : il faut de nécessité qu’ait été une vierge l’être humain par qui Jésus fut reçu. Vierge veut dire rien moins qu’un être humain qui est dépris de toutes images étrangères, aussi dépris qu’il l’était alors qu’il n’était pas. Voyez, on pourrait maintenant demander comment l’être humain qui est né et en est arrivé à une vie intellectuelle, comment peut-il être aussi dépris de toutes images que lorsqu’il n’était pas, alors qu’il sait beaucoup, toutes choses qui sont des images ; comment peut-il alors être dépris ?</em><!--more--></p>
<p align="left">Ca surprend hein?<br />
J'adore la lecture de Maitre Eckhart. Le bonhomme m'est d'autant plus sympathique qu'il a failli finir sur le bûcher. Tout comme Bruno. Giordano Bruno, avec son Banquet des Cendres quelques siècles plus tard.<br />
En général, quand je me morfonds, je sors le bon vieux Eckhart de ma bibliothèque de survie -celle dans laquelle je place les bouquins que je devrais emporter sur une île déserte- et je me lis un ou deux sermons. En général un seul suffit à me mettre les neurones en branle.<br />
Cette fois-ci, la voie c'est rester vierge.<br />
Rester vierge de tout à priori, de tout jugement.<br />
Eckhart semble me tirer les oreilles sur ce coup là.<br />
Je suis prompt au jugement, c'est clair.<br />
Je suis parfois de mauvaise foi, c'est certain.<br />
Après tout, si la miss est plus heureuse comme ça...<br />
Elle et son connard de commercial.<br />
Non.<br />
Elle et son Thierry dont elle est follement éprise...Après tout n'est-ce pas l'ambition de toute femme, n'est-ce pas même son rôle que d'enfanter dans l'amour et la paix du foyer ses 2.0 enfants indice Insee.<br />
De pousser son caddie chez Carrefour pour acheter ses putains de boîtes de raviolis de merde parce que le mercredi c'est ravioli?<br />
Zen.<br />
Rester vierge.</p>
<p>Oh et puis merde, qu'ils aillent se faire foutre!<br />
J'ai pas vocation à la sainteté moi.</p>
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<p></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Journal de la Trappe (14)]]></title>
<link>http://moineruminant.wordpress.com/2006/08/19/journal-de-la-trappe-14/</link>
<pubDate>Sat, 19 Aug 2006 17:24:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>moineruminant</dc:creator>
<guid>http://moineruminant.wordpress.com/2006/08/19/journal-de-la-trappe-14/</guid>
<description><![CDATA[Je n&#8217;ai pu compléter ce que j&#8217;avais commencé précédemment, mais ce sera pour une aut]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je n'ai pu compléter ce que j'avais commencé précédemment, mais ce sera pour une autre fois sans doute. Je voulais traiter de la souffrance, du silence de Dieu et, surtout, de l'utilisation que nous faisons de Dieu. Le Dieu « riche en faveurs », nous sommes très à l'aise avec lui, comme notre ami Caillou, mais le Dieu « pauvre », rien à faire! Présentement, je suis en train de lire "Maître Eckhart ou l'empreinte du désert" de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, un livre un peu exigeant pour mes connaissances en philosophie, mais qui est néanmoins passionnant. Passionnant parce que l'on y aborde toute la mystique de Maître Eckhart sous l'angle du débat intelligence ou volonté pour accéder à Dieu. Voici quelques extraits :</p>
<p>Parlant du travail d'Albert-le-Grand dans sa consultation des œuvres philosophiques païennes :</p>
<blockquote><p>« Au point de départ, les fidélités n'étaient donc point si tranchées, et nombreux étaient les échanges entre le courant augustinien transcrivant la pensée de Platon en des termes substantiels et la tradition plus « logicienne » de l'Un de Plotin, s'exposant à travers la technique discursive héritée de Boèce. C'est sous une autre forme que s'exacerba la tension, lorsque le néo-platonisme dionysien affirma plus fortement l'identité entre l'être et l'intellect, s'opposant de la sorte au néo-platonisme augustinien, lequel, relayé par saint Bernard puis par les docteurs franciscains, misait sur l'absolu d'un amour caritatif appelé au relais d'une intelligence tenue pour limitée dans ses capacités unitives. » pp. 40-41</p></blockquote>
<p>Un thème qui traversera donc les sermons de maître Eckhart est celui de la relation entre l'intelligence et la volonté dans l'homme.</p>
<blockquote><p> « S'il est hors de doute que l'union s'opère chez lui par voie d'intelligence - s'il rejette donc la position de saint Bernard qui en appelle à la volonté pour conclure positivement là où la raison aurait échoué - la connaissance pour lui est lourde d'une affectivité qui n'est pas étrangère à sa perfection intellectuelle. Ce qui invalide… toute opposition catégorique entre sa mystique « spéculative » et la mystique affective préconisée par les héritiers d'Augustin. » p. 41</p></blockquote>
<p>Dans son sermon no. 9 nous trouvons un énoncé très clair de la position d'Eckhart :</p>
<blockquote><p>« J'ai dit à l'École que l'intellect est plus noble que la volonté, et cependant tous deux appartiennent à cette lumière. Un maître d'une autre École dit que la volonté est plus noble que l'intellect, car la volonté prend les choses telles qu'elles sont en lui. C'est vrai. Un œil est plus noble en lui-même qu'un œil peint au mur. Mais je dis que l'intellect est plus noble que la volonté. La volonté prend Dieu sous le vêtement de la bonté. L'intellect prend Dieu dans sa nudité, dépouillé de bonté et d'être. » p.53</p></blockquote>
<p>Mais sa position dernière aurait été de dire que : « L'accomplissement de la béatitude réside dans les deux : la connaissance et l'amour », même si en terme de hiérarchie, « la palme va à l'intellect ».</p>
<p>Je considère ces questions importantes, car elle touche au fondement même de l'expérience de Dieu, que l'être humain est appelé à faire. Si je me rapporte à ma propre expérience je me souviens de ce moment dans mon cheminement de foi où je souhaitais croire, je désirais croire mais en était incapable. J'avais devant moi toute l'histoire du salut, son pourquoi, son comment. Le tout pouvait faire sens, me disais-je, mais ne me convainquait pas! Au mieux, j'aurais pu me dire croyant en arguant que les preuves en faveur de l'existence de Dieu l'emportaient sur celles de sa non-existence, mais je n'aurais pas eu la foi pour autant. Du moins, cette foi qui fait vivre et à laquelle on s'accroche.</p>
<p>C'est parce que j'avais le désir de croire que j'ai accepté d'aller au bout de ce désir en appelant Dieu à mon secours. Et il m'a répondu. J'ai fait l'expérience de son amour. J'ai voulu sa présence et je l'ai connue. Mais c'est une connaissance toute faite d'amour. Avant que je ne l'aime, lui m'a aimé. Telle a été mon expérience de conversion. Mon expérience première de Dieu a été plutôt de cet ordre du désir, de la volonté de croire, que par le biais d'un acte de l'intelligence. Par ailleurs, c'est ma volonté qui a mû mon intelligence dans cette recherche de Dieu. L'intelligence au service de la volonté!</p>
<p>Le but de Maître Eckhart est de ramener l'homme au seul lieu où il soit « un » avec lui-même, et donc avec Dieu; car être en soi c'est être en Dieu, et « ce qui est en Dieu est Dieu ». p.67</p>
]]></content:encoded>
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