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	<title>ma-table-de-chevet &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/ma-table-de-chevet/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "ma-table-de-chevet"</description>
	<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 05:25:30 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Im Westen nichts Neues, de Erich Maria Remarque]]></title>
<link>http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/?p=79</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 04:26:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>moqueurpoli</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, qua]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;"><a href="http://perspectivesgeopolitiques.files.wordpress.com/2008/05/imwesten01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-81" src="http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/files/2008/05/imwesten01.jpg?w=197" alt="" width="258" height="362" /></a><strong>« <em>Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes</em> ». Témoignage d’un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, Im Westen nichts Neues (À l'ouest rien de nouveau, en français), roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l’un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;">Maintes fois conseillé par nombre de mes professeurs au collège et au lycée, j’avais toujours eu envie de lire ce célèbre roman de guerre. Mais, par un caprice du destin, je n’avais pu jusqu’alors étancher cette soif littéraire. Quelle ne fût pas mon étonnement, en parcourant les quelques 220 pages que contient ce bouquin, de prendre conscience que j’étais là en présence d’un véritable petit bijou historique !<span> </span>Mieux vaut tard que jamais…</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;">Cette chronique, certes romancée mais ô combien réaliste, est celle de Paul Baümer, un jeune allemand de 19 ans qui s’enrôle dans l’armée avec ses camarades de classe sous l’impulsion patriotique (et la pression dogmatique) de son professeur Kantorek. Une fois arrivé au front, Baümer connaîtra la dure réalité militaire de l’époque, celle de la perversité de la hiérarchie (le Caporal Himmelstoss prend un sadique plaisir à tyranniser Baümer et ses collègues), celle du rationnement alimentaire (avec le combat permanent des soldats pour défendre la nourriture contre les razzias dévastatrices des rats), celle de la difficile perte de ses compagnons d’armes (qui périssent les uns après les autres dans d’atroces souffrances) ou encore celle des expéditions massives et suicidaires prescrites par la guerre de position dans laquelle la conquête ou la perte de quelques centimètres de terre représentait un succès considérable pour le vainqueur mais une défaite accablante pour l’ennemi. <span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;">À la lecture du récit, on se sent littéralement téléporter dans l’univers froid, tendu et morbide des tranchées. Le réalisme des descriptions de Remarque est tout simplement saisissant. Pas étonnant d’apprendre que l’auteur fût effectivement envoyé au front de l’ouest sous le drapeau allemand en 1916. L’ouvrage est un témoignage authentique du quotidien des soldats de ce qui devait être la «<em> der des der </em>». Farouchement pacifiste, Remarque nourrit la réflexion philosophique autour de l’absurdité de la guerre.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;">Avec la mort récente de Lazare Ponticelli, le dernier poilu français, des intellectuels se sont inquiétés de la possible perte de "mémoire collective" engendrée par la disparition de ces témoins de la Première guerre mondiale. Espérons que l’existence de ce livre, ainsi que d’autres documents d’archives télévisuels, radiophoniques ou littéraires sauront rappeler à l’humanité les erreurs du passé.<span> </span></p>
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<title><![CDATA[Transnistrie. La poudrière de l’Europe, de Xavier Deleu. ]]></title>
<link>http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/?p=43</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 16:13:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>moqueurpoli</dc:creator>
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<description><![CDATA[Qui connaît aujourd’hui l’existence de la très discrète et autoproclamée République moldave]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://perspectivesgeopolitiques.files.wordpress.com/2008/05/dscf02141.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-52" src="http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/files/2008/05/dscf02141.jpg?w=225" alt="" width="225" height="300" /></a><strong><em>Qui connaît aujourd’hui l’existence de la très discrète et autoproclamée République moldave de Transnistrie ? Depuis l’éclatement de l’URSS, cette région séparatiste de Moldavie est considérée par la communauté internationale comme un trou noir aux portes de l’Europe élargie. Sur son minuscule territoire de 4000 km² se dissimule les plus grands entrepôts de munitions et d’armements d’Europe ! Un héritage explosif de l’Armée Rouge. </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">C’est au cours d’une recherche documentaire, dans le cadre d’un cours de droit international, que je suis tombé par hasard sur ce fascinant carnet de route du journaliste français Xavier Deleu. Ce n’était pas la première fois que j’entendais parler de la Transnistrie. En 2006, à l’occasion d’un référendum en faveur de son indépendance, j’avais rédigé dans une revue universitaire un article de fond sur la situation politique de ce pseudo-État. Passionné par la Russie et l’espace post-soviétique, je ne pouvais passer à côté d’un tel ouvrage. Un pur régal.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">Écrit sur le vif, lors du tournage d’un documentaire télévisé, l’ouvrage de Deleu invite à la découverte de ce pays de l'Est, inconnu du grand public, dont le statut étatique n’a jamais été reconnu par la communauté internationale. Pas même par les Russes qui soutiennent ouvertement cette zone moldave dissidente. Pourtant, ce n’est pas faute de réunir tous les attributs d’un État : la Transnistrie dispose de sa constitution, son drapeau, son hymne, son président, son gouvernement, ses frontières gardées, son passeport, sa monnaie, sa banque centrale, son armée, ses universités d’État, et j’en passe…</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">C’est l’adoption d’une loi faisant de la langue moldave (roumanophone) la seule langue officielle de la Moldavie qui déclenche, dès 1990, les velléités sécessionnistes des Russes et des Ukrainiens (slavophones) de Transnistrie, région orientale de la Moldavie. L’éventualité d’une réunification de la Roumanie et de la Moldavie alarme alors sérieusement les Transnistriens qui réclament leur autonomie. À l’occasion d’un référendum tenu en décembre 1991, la population de Transnistrie se prononce finalement pour l’indépendance pure et simple de son territoire, avec Tiraspol comme capitale. Une guerre éclate alors en 1992 entre les autorités moldaves et les forces armées des Transnistriens. Avec le soutien de la 14<sup>e</sup> armée russe stationnée en Transnistrie, l’administration moldave doit capituler et accepter un cessez-le-feu.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">De nos jours, ce conflit n’est toujours pas réglé. La Moldavie revendique toujours son intégrité territoriale<span> </span>et ne reconnaît pas l’État transnistrien. De l’autre côté du Dniestr, fleuve séparant les deux entités politiques, les Transnistriens réclament la reconnaissance étatique… pour s’intégrer dans la Fédération russe !</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">Ne soyons pas dupes, avertit toutefois Deleu. Derrière ses revendications indépendantistes transnistriennes se cache une toute autre réalité : le commerce illicite d’armes. C’est la principale activité du régime néo-communiste et autoritaire en place. L’auteur peut d’ailleurs en témoigner. Lui et son équipe se sont fait passer pour une société privée cherchant à se procurer des armes illégales en Transnistrie. Cette mission rocambolesque à la James Bond a permis de mettre à jour un marché rentable des armes, implanté depuis longtemps dans cette région de non-droit. Un commerce qui alimente en armes les rebelles du Darfour ou encore les organisations terroristes d’Irak, d’Afghanistan et du Liban.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">Mais ce n’est pas tout : ce pays est également une plaque tournante importante du commerce de la drogue. On comprend vite que l’intérêt du gouvernement de Tiraspol est de conserver à tout prix le statu quo actuel, situation confortable qui lui permet de poursuivre ses activités commerciales de ventes d’armes et de drogue à travers le monde en toute impunité. En effet, le droit international ne s'applique pas dans cette zone de conflit gelé.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">Xavier Deleu brossse ici un tableau géopolitique des plus inquiétants. La réalité d'un arsenal militaire en Transnistrie, hérité de l'époque soviétique, menace la sécurité de l'Union Européenne... et celle du monde. Un livre captivant et déroutant qui dévoile les véritables enjeux locaux, régionaux et internationaux d’une région trop souvent ignorée.</p>
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