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	<title>lru &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/lru/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "lru"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 06:59:48 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Administration Workshop II 8-6. Least Recently Used (LRU) list]]></title>
<link>http://chengoracle.wordpress.com/?p=102</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 23:10:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>chenglee</dc:creator>
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<description><![CDATA[The least recently used (LRU) list monitors the usage of buffers. The buffers are sorted on the basi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>The least recently used (LRU) list monitors the usage of buffers. The buffers are sorted on the basis of a combination of <strong>how recently</strong> and <strong>how often</strong> they have been referenced. Thus, buffers that are most frequently and recently used are found at the most recently used end. <strong>Incoming blocks are copied to a buffer from the least recently used end, which is then assigned to the middle of the list, as a starting point. From here, the buffer works its way up or down the list, depending on usage.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Fier d'être chercheur]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/?p=81</link>
<pubDate>Mon, 26 May 2008 22:35:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lorsque vous lirez ces lignes, la première Academic Pride aura probablement déjà eu lieu. Une Aca]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Lorsque vous lirez ces lignes, la première <a href="http://www.academicpride.fr.nf/">Academic Pride</a> aura probablement déjà eu lieu. Une Academic Pride, oui, tout comme la Gay Pride et les autres défilés de minorités obscures, ou exploitées, ou ignorées,ou méprisées, ou ghettoïsées.</p>
<p style="text-align:justify;">Alors pourquoi une Academic Pride ? Parce que l'université française est actuellement l'une des cibles directes du pouvoir en place. Parce que, malgré les habituels discours sur l'importance du Savoir et de la Recherche, malgré les références aux Lumières, l'université est en passe d'être sacrifiée sur l'autel de l'idéologie au pouvoir. "Sacrifiée" -- non, l'image est peut-être trop forte. En fait, l'université est en passe d'être jetée d'un geste négligent, avec le collège et le lycée public, le baccalauréat et la politique culturelle, toutes ces vétustés qu'il est à la mode de condamner au nom de critères fantaisistes et de réformer à la va-vite et en dépit du bon sens.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Est-ce que cela justifie une Academic Pride ? L'enseignement et la recherche sont précarisés <em>pour des raisons purement idéologiques</em>, pour coller à un modèle anglo-saxon imaginaire. Les crédits diminuent et servent de plus en plus à créer des emplois précaires. Ce sont des emplois à Bac+10, qui nécessitent une main d'œuvre tellement qualifiée que souvent seules quelques dizaines de personnes au monde sont capables d'assurer les tâches demandées, et pourtant en France, ce sont des emplois précaires et sous-payés. Sous les deux derniers gouvernements, certaines matières ont totalement disparu en France, et ne pourront être relancées qu'à condition d'importer des enseignants étrangers. Directement ou par le biais de l'Agence Nationale de la Recherche, le gouvernement en place dicte des axes de recherche en fonction des priorités politiques ou médiatiques du moment, avec une visibilité d'1 à 3 ans -- pour comparaison, c'est à peu près la même stabilité qu'un studio de jeux vidéos, sachant qu'il faut 2 ou 3 ans pour développer un jeu, 3 à 6 ans pour préparer un Doctorat et quelque chose comme 20 à 200 ans pour passer d'une idée révolutionnaire à une application. Ah, et les développeurs de jeux vidéos travaillent à temps complet, alors que les enseignants-chercheurs, surtout les plus précaires, sont contraints de se partager entre des tâches de recherche, d'enseignement et d'administration. Tout cela sonne le glas de la Recherche Fondamentale, de tous les programmes de recherche cohérents et originaux. C'est le signal de la tiers-mondialisation universitaire en France, le même phénomème qui s'est produit il y a quelques années en Italie. Et tout comme en Italie, c'est le signal du départ vers l'étranger.</p>
<p style="text-align:justify;">Oui, mais pourquoi une Academic Pride ? Parce que la rébellion des étudiants, des personnels administratifs et des enseignants-chercheurs, celle qui a eu lieu à l'automne dernier et qui a paralysé à son apogée près de 80% du dispositif universitaire, celle qui a vu des CRS entrer dans les établissements et des étudiants passés à tabac, celle-là oui, dont vous n'avez peut-être pas entendu parler, cette rébellion à été réprimée, censurée et tout bonnement niée par le pouvoir en place. L'Academic Pride est une réponse à cette censure et à cet aveuglement. Une manière pour la communauté universitaire d'essayer de reprendre contact avec le reste de la France, malgré l'isolement médiatique, malgré l'idéologie imposée du chacun-pour-soi, malgré les <a href="http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328278.FR.php?rss=true&#38;xtor=RSS-450">atteintes</a><a href="http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/328278.FR.php?rss=true&#38;xtor=RSS-450"> au droit</a> ou à <a href="http://www.liberation.fr/actualite/societe/326773.FR.php">la notion de grève</a>, malgré les reculs sociaux et la mode de l'anti-68.</p>
<p style="text-align:justify;">J'aurais voulu arrêter ce billet sur une note positive mais ce sera difficile. Tiens, même la météo est contre nous. Je suis sûr que c'est encore la faute du gouvernement.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Additif :</strong> Bon, il paraît que mon billet est trop tristoune et que je n'ai pas l'air assez fier d'être chercheur. Alors je vais en profiter pour vous rappeler que la Recherche, c'est le super-plus-beau métier du monde, l'un des rares où l'on a la possibilité d'être le tout premier dans l'histoire de l'humanité à mettre le doigt sur un problème ou sur une solution, sur une remarque pertinente ou un lien entre deux faits qui étaient passés inaperçus. C'est un métier où tout est à construire et c'est génial, même si le gouvernement fait tout pour nous mettre des bâtons dans les roues pour cause de bling-bling insuffisant. Et pour la re-conclusion de ce billet, quelques mots d'Isaac Asimov : <em>En Science, la phrase la plus excitante que l'on peut entendre, celle qui annonce de nouvelles découvertes, ce n'est pas « Eurêka » mais « tiens, c'est drôle »</em>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sois jeune et tais toi !]]></title>
<link>http://jeunesocialistes54.wordpress.com/?p=127</link>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 14:52:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>mjsmm</dc:creator>
<guid>http://jeunesocialistes54.wordpress.com/?p=127</guid>
<description><![CDATA[Presqu&#8217;un an après l&#8217;élection de Sarkozy, ses attaques répétées contre la jeunesse ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Presqu'un an après l'élection de Sarkozy, ses attaques répétées contre la jeunesse (et pas seulement) donnent à ce slogan de Mai 1968 une certaine actualité ! Franchises médicales, attaque de l'université avec la LRU, suppression de critères de bourse, suppression de postes dans l'Education Nationale,... sont autant de mesures par lesquelles l'UMP s'attaque à la jeunesse.</p>
<p>Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Meurthe et Moselle est toujours sur le front et s'oppose à toutes ces réformes de régression et par lesquelles le gouvernement affiche son absence de confiance en la jeunesse !</p>
<p>En avant première, voici la nouvelle campagne du MJS 54 qui vient de sortir</p>
<p><a href="http://jeunesocialistes54.wordpress.com/files/2008/04/tract_recto.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-128" src="http://jeunesocialistes54.wordpress.com/files/2008/04/tract_recto.jpg" alt="" width="420" height="595" /></a></p>
<p>Nous serons dès aujourd'hui présents pour relayer cette nouvelle campagne et pour affirmer haut et fort notre refus de la précarisation de notre génération.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Universités, le grand soir - documentaire (vidéo disponible)]]></title>
<link>http://buzzin.wordpress.com/?p=5</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 08:46:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>buzzin</dc:creator>
<guid>http://buzzin.wordpress.com/?p=5</guid>
<description><![CDATA[Universités, le grand soir - Réfutations II

Un film de L&#8217;Autre campagne et Sauvons la reche]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Universités, le grand soir - Réfutations II<br />
</strong></p>
<p><em>Un film de L'Autre campagne et Sauvons la recherche Paris ; réalisé par Thomas Lacoste. 68 minutes.</em></p>
<p><em></em></p>
<p><a href="http://buzzin.files.wordpress.com/2008/04/article_photo_1206428365035-1-0.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-12" src="http://buzzin.wordpress.com/files/2008/04/article_photo_1206428365035-1-0.jpg?w=300" alt="" width="300" height="187" /></a>Des enseignants, des chercheurs et des syndicalistes du monde universitaire reviennent sur les dernières décennies : démocratisation de l'enseignement supérieur et augmentations massives des inscriptions à l'université en filières générales, mais aussi diminutions drastiques des moyens alloués par l'État, désintérêt de ce dernier, échecs massifs des étudiants à l'entrée à l'université, remise en cause par l'État de la démocratie au sein des universités, professionnalisation croissante des enseignements au détriment de la culture et du développement de la réflexion, et surtout volonté de mettre les universités, les chercheurs et les étudiants au service du monde de l'entreprise. Après la mobilisation contre la réforme cyniquement appelée Liberté et Responsabilité des Universités (LRU), ces universitaires inquiets souhaitent "rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d'un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l'Université".</p>
<p>Disponible en quatre parties sur dailymotion :</p>
<p><a title="Universités, le grand soir 1" href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/universit%25C3%25A9s%2Ble%2Bgrand%2Bsoir/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1" target="_blank">Première partie</a></p>
<p><a title="Universités, le grand soir 2" href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/universit%25C3%25A9s%2Ble%2Bgrand%2Bsoir/video/x3fghe_universites-le-grand-soir-2" target="_blank">Seconde partie</a></p>
<p><a title="Universités, le grand soir 3" href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/universit%25C3%25A9s%2Ble%2Bgrand%2Bsoir/video/x3fgpw_universites-le-grand-soir-3_politics" target="_blank">Troisième partie</a></p>
<p><a title="Universités, le grand soir 4" href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/universit%25C3%25A9s%2Ble%2Bgrand%2Bsoir/video/x3fgre_universites-le-grand-soir-4_politics" target="_blank">Dernière partie</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[IEP : une lutte exemplaire :D]]></title>
<link>http://blaaah.wordpress.com/?p=33</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 20:48:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>rastanarko</dc:creator>
<guid>http://blaaah.wordpress.com/?p=33</guid>
<description><![CDATA[
Et voici une série de photos/vidéos sur le mouvement à l&#8217;iep  pour comprendre un peu ce qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://blaaah.files.wordpress.com/2008/04/iep-en-lutte.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-44" src="http://blaaah.wordpress.com/files/2008/04/iep-en-lutte.jpg?w=500" alt="" width="301" height="226" /></a></p>
<p>Et voici une série de photos/vidéos sur le mouvement à l'iep :) pour comprendre un peu ce qui se passe et ce qui s'est passé.</p>
<p>D'abord reportage indépendant par un journaliste VRAIMENT indépendant :</p>
<p>[dailymotion id=x50r48&#38;v3=1&#38;related=1]</p>
<p>les films des violences :</p>
<p>[dailymotion id=x50f33&#38;v3=1&#38;related=1]</p>
<p style="text-align:left;">et les photos :<br />
[gallery]</p>
<p><a href="http://blaaah.files.wordpress.com/2008/04/amphi-bodin.jpg"><br />
</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Menaces sur les mutations]]></title>
<link>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/?p=181</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 16:35:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
<guid>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/?p=181</guid>
<description><![CDATA[Communiqué du SNASUB-FSU Rennes 2
Le Président Gontard exerce son droit de véto sur les recruteme]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué du SNASUB-FSU Rennes 2</p>
<p>Le Président Gontard exerce son droit de véto sur les recrutements des collègues à Rennes 2 !</p>
<p>dimanche 30 mars 2008</p>
<p>Nous avons été conviés à une des dernières CPE plénières ce jeudi 27 mars 2008 selon les termes suivants : « compte tenu du changement en 2008 de la procédure de mouvement des personnels de l'ASU, au niveau académique, il convient d'anticiper le 1er tour du mouvement interne afin d'auditionner les candidats à la mutation pour l'Université, au regard des postes vacants.../... »</p>
<p>Le SNASUB-FSU, a dénoncé le recours à ces « nouvelles modalités de recrutement » des collègues de l'ASU. Les élus du SNASUB-FSU ont demandé au Président de Rennes 2 de s'engager politiquement à ne pas exercer « son droit de veto » que lui confère la LRU et de respecter les décisions émises par les commissions paritaires de l'ASU, de prendre une position en défense des droits et des statuts.</p>
<p>Pour rappel, les collègues de l'ASU sont des fonctionnaires d'Etat, au service de l'administration de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur. Ils peuvent travailler dans un service de l'administration rectorale, académique, dans un établissement scolaire (collège, lycée), dans un CIO, au CROUS ou encore à l'université, considérant que cela participe d'une même mission de service public.</p>
<p>Les mutations sont traitées en fonction d'un barème qui prend en compte l'ancienneté :</p>
<p>. générale de service,</p>
<p>. dans le corps,</p>
<p>. sur le poste</p>
<p>et s'y rajoutent éventuellement, des points de bonification pour rapprochement de conjoints et/ou travailleur handicapé »...</p>
<p>Ces barèmes acquis de haute lutte ont été mis en place dans un souci d'égalité de traitement des collègues candidats à la mutation, et de respect de l'indépendance des fonctionnaires et du service public.  Nos commissaires paritaires ont donc pour charge, lors des CAPA et des CAPN, de veiller au respect de ces barèmes et de défendre des situations personnelles et professionnelles dont ils ont connaissance.</p>
<p>Ils ne statuent pas uniquement sur « des données mathématiques » mais sur des « situations professionnelles et humaines » (contrairement à ce que voudrait laisser croire notre secrétaire général lors de cette CPE).  Les représentants du personnel siégeant à la CPE de Rennes 2, s'insurgeant contre ces nouvelles dispositions, ont donc demandé au Président Gontard de s'engager à respecter l'avis de la CAPA pour l'affectation de nouveaux collègues à Rennes 2. Il a refusé !</p>
<p>Notre demande de vote sur ces « nouvelles modalités » a même été refusée !</p>
<p>Il a simplement été demandé aux collègues de la CPE de voter sur le barême concernant le mouvement interne (qui avait déjà été voté lors de précédentes CPE)...</p>
<p>CLS : Rappelons ce que le Président Gontard a affirmé lors des actions «anti-LRU », à savoir :  « je n'exercerai pas certaines prérogatives que la LRU me confère,notamment en ce qui concerne le recrutement des personnels »  Contrairement à la parole donnée, Monsieur GONTARD laisse le secrétaire général et la DRH agir dans le sens de la LRU en auditionnant les collègues candidats à l'entrée sur Rennes 2 (et en émettant un avis sur leur affectation) avant avis de la CAPA...  On le sait tous : lors des auditions, l'objectivité, l'impartialité sont difficilement de mise ! chacun est influencé par l'attitude, l'allure, l'âge, le sexe, ou tout autre critère subjectif concernant la personne qui se tient en face de soi... Les CAPA évitent ce genre de dérive.</p>
<p>LE SNASUB-FSU DENONCE CETTE ATTEINTE AU DROIT DE MUTATION DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE ! NOS ELUS AUX C.A., CPE ET FUTURS CTP DOIVENT S'ENGAGER A RESPECTER LES AVIS DES COMMISSIONS PARITAIRES ET S'OPPOSER A TOUTE DISCRIMINATION POTENTIELLE DANS LES RECRUTEMENTS.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Autonomie des universités et recrutements locaux]]></title>
<link>http://sciencepolitique.wordpress.com/?p=60</link>
<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 14:40:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>phnk</dc:creator>
<guid>http://sciencepolitique.wordpress.com/?p=60</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;opinion critique que publie Marianne de Patrick Weil sur la loi LRU, dite d&#8217;autonomi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.marianne2.fr/Patrick-Weil-Que-fait-Valerie-Pecresse-_a85288.html?print=1">L'opinion critique</a> que publie <span style="font-style:italic;" class="Apple-style-span">Marianne</span> de P<a href="http://www.patrick-weil.com/">atrick Weil</a> sur la loi LRU, dite d'autonomie des universités et avancée par Valérie Pécresse, exprime probablement une opinion assez largement partagée au sein de la science politique pour valoir une recension dans cette colonne, d'autant plus que le biais qu'il attaque, le localisme, a été <a href="http://olivier.godechot.free.fr/hoprubrique.php?id_rub=21#ACAD">observé empiriquement</a> en science politique. Olivier Godechot, qui menait l'enquête avec Nicolas Mariot, est très clair dans la revue “Système D” de l'ANCMSP : “<a href="http://olivier.godechot.free.fr/hoparticle.php?id_art=387">il faut interdire le localisme</a>”.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Convergences mars 2008, le bulletin d'information du secteur Bibliothèques du Snasub-FSU]]></title>
<link>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/?p=171</link>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 12:47:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
<guid>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/?p=171</guid>
<description><![CDATA[Au sommaire :
- Les conservateurs d&#8217;État dans les bibliothèque municipales (p.2)
- Le patrim]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Au sommaire :</p>
<p>- Les conservateurs d'État dans les bibliothèque municipales (p.2)<br />
- Le patrimoine imprimé des bibliothèques de l'enseignement supérieur et la loi LRU (p.4)<br />
- L'évolution de la politique scientifique de la Bibliothèque nationale de France (p.5)<br />
- L'avenir des bibliothèques et de leurs personnels dans l'enseignement supérieur (p.6)<br />
- La RFID : une mauvaise idée? (p.7)<br />
- Entretien professionnel : l'évaluation continue (p.9)<br />
- Modification du statut des conservateurs d'État (p.10)<br />
- Emploi étudiant contre emploi statutaire (p.12)<br />
- Le SNASUB-FSU dans les Commissions Administratives Paritaires Nationales (CAPN)</p>
<p><a href="http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/files/2008/03/convergences-special-bibliotheques.pdf" title="Cliquez ici pour télécharger Convergences spécial bibliothèques">Cliquez ici pour télécharger Convergences spécial bibliothèques</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Université populaire, autonome, critique de Grenoble: les dernières nouvelles au 11 février 2008]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=135</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 10:10:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=135</guid>
<description><![CDATA[Quelques sites officiels pour l&#8217;université critique de Grenoble:
- http://faxub.over-blog.com]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques sites officiels pour l'université critique de Grenoble:</p>
<p>- <a href="http://faxub.over-blog.com/" title="Université populaire , autonome, critique de Grenoble">http://faxub.over-blog.com/</a> ()</p>
<p>-<a href="http://www.wikiunivpop.xdir.org/" class="moz-txt-link-freetext"> http://www.wikiunivpop.xdir.org</a><span class="moz-txt-link-freetext"> ("</span><b>Bonjour et bienvenue sur la page d'accueil du wiki de l'université critique du campus de grenoble. Tout plein d'articles devraient arriver sous peu"</b><span class="moz-txt-link-freetext">)</span></p>
<p>- <a href="http://www.eurowiki.com/lru/index.php?title=Grenoble" title="Eurowiki grenoble">http://www.eurowiki.com/lru/index.php?title=Grenoble</a></p>
<p><b>- Le compte rendu du 8 février 2008:</b></p>
<p>------------------------------------------8&#60;------------------------------------</p>
<p><b> 				Compte-rendu réunion Uni-critiq vendredi 8 février à midi</b></p>
<p>ODJ<br />
1 - Alerte à Grenoble (ou semaine anti-capitaliste)<br />
2 - Autres thèmes<br />
3 - Lettre ouverte<br />
4 - <a href="http://faxub.over-blog.com/" title="Blog université critique">Blog</a><br />
5 - Com'</p>
<p>1 - Semaines anti-capitaliste, alias "Alerte à Grenoble" du 3 au 16 mars...on attend le programme de Sam<br />
On s'y grefferait avec les thèmes suivants :<br />
- Féminisme (Mathilde,...) le 8 mars<br />
- Décroissance + jeux de rôle/simulation (Nicolas, Clarisse,...), date à définir, plutôt la 2ème semaine<br />
- Comment battre Sarkozy ? (Clément,...)</p>
<p>2 - Autres thèmes en cours (que les personnes concernées par ces thèmes nous fassent savoir où ils en sont, merci bien !)<br />
- pédagogie/éducation (Davy,...)<br />
- culture/politique culturelle locale/théâtre-forum (Elisa, Clément,...)<br />
- mémoires des luttes (Bernat, Rafa,...)<br />
- centres de rétention des sans-papiers (QUI à proposer ça la semaine passée???) POURQUOI PAS semaine avant Alerte à grenoble (après les vacances universitaires)<br />
- Tchad (cf. Survie, Nicolas, Juliette,...)</p>
<p>3 - Lettre ouverte au Président :<br />
Raphaëlle il paraît que toi seule sais ce qu'elle est devenue (car de source sûre elle a bien été écrite, oui oui)</p>
<p>4 - Blog/Site<br />
Le <a href="http://faxub.over-blog.com/" title="Blog université critique">site</a> n'étant a priori pas encore pret à être mis en ligne, on fait un blog de com interne Uni-critiq en attendant<br />
Il devrait marcher mercredi on en reparle au comob</p>
<p>5 - Com<br />
Faudrait rapidement fixer les dates (en fonction des dispos des intervenants et des salles) pour pouvoir faire la com de l'agenda :<br />
- Radios (Campus, <a href="http://www.radio-kaleidoscope.net/" title="Radio kaléidoscope">Kaleïdoscop</a>e) = 1 semaine avant<br />
- Presse locale (Petit bulletin, 1 tram nommé culture, Gre news,...) = au moins 10j avant<br />
- TéléGrenoble ?<br />
- Affiches et tracts (Survie) = fin de semaine pour diff' le lundi d'après<br />
- Et n'oubliez pas l'Initiative personnelle!!!</p>
<p>---------------------------------------------8&#60;-------------------------------------------</p>
<p>- La rédaction de l'hebdomadaire El'bonerG vous invite à envoyer vos articles, réactions, dessins et inforamations à cette adresse:  <a href="mailto:journaldelutte@gmail.com" title="Journal de lutte">journaldelutte@gmail.com</a></p>
<p>-  ça se passe en général à l'Agora (numéro 5) sur le campus de Saint Martin d'Hères. Ce n'est pas très loin du restaurant Diderot.</p>
<p align="center"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/11/universite-critique-de-grenoble-les-dernieres-nouvelles-au-11-fevrier-2008/agora/" rel="attachment wp-att-136" title="Agora"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/agora.png" alt="Agora" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Université stendhal Grenoble: rassemblement symbolique mardi 12 février à 13h30 dans le hall nord de stendhal]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=132</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 08:35:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=132</guid>
<description><![CDATA[Vous savez que ce mardi 12 février se tiendra une réunion exceptionnelle des trois conseils de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vous savez que ce mardi 12 février se tiendra une réunion exceptionnelle des trois conseils de l'Université Stendhal.<br />
Je soutiens l'appel qui est fait dans le tract suivant et j'espère que nous serons nombreux à 13h30 dans le hall nord pour montrer que nous sommes inquiets et que nous continuons à être "obstinément opposés à la loi Pécresse".<br />
Très cordialement,</p>
<p>Voici l'information à diffuser le plus largement possible:</p>
<p align="center">EN 2009, LE CAPES ET L'AGREGATION C'EST FINI!!</p>
<p>Et oui, c'est bien vrai, le capes sera supprimé et:<br />
« LA FORMATION DES ENSEIGNANTS DEVRA DURER CINQ ANS ET SERA RECONNUE PAR UN DIPLOME NIVEAU MASTER.»<br />
Extrait de la lettre de mission de M Nicolas Sarkozy, adressée à M Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale le 5 juillet 2007.</p>
<p>Sur la suppression des filières non-rentables:<br />
« L'ETAT DOIT METTRE PROGRESSIVEMENT DES LIMITES AU FINANCEMENT DE FILIERES SANS DEBOUCHES. »<br />
Extrait d'un discours de campagne de M Sarkozy, candidat.</p>
<p>«ELLE DOIT PARALLELEMENT METTRE FIN A L'INACCEPTABLE GÂCHIS QUE REPRESENTE (...) L'INADEQUATION DE NOMBREUSES FILIERES D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AUX BESOINS DU MARCHE DU TRAVIAL. »<br />
Extrait de la lettre de mission de M Nicolas Sarkozy, à Valérie Pécresse.</p>
<p>« AUJOURD'HUI LA FRANCE ACCUEILLE 86 UNIVERSITES, ALORS QU'IL EN FAUDRAIT TOUT AU PLUS 25 POUR RESISTER A LA CONCURRENCE ETRANGERE »<br />
Extrait de la déclaration de Jean-François Dhainaut, de l'agence Nationale d'Evaluation des Performances des Universités.</p>
<p>Hier l'université permettait à tous d'accéder à des filières librement choisies par l'étudiant, <b>Maintenant, si nous n'agissons pas, nous serons dirigés vers les filières rentables et utiles</b>. Défendons la valeur des sciences humaines, ne tombons pas dans l'inertie, dressons-nous pour défendre nos droits et la libertè de choisir des filières indépendamment de leur rentabilitè.</p>
<p>RASSEMBLEMENT SYMBOLIQUE MARDI A 13H30, DANS LE HALL NORD DE STENDHAL. VENEZ NOMBREUX.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Universités, entreprises, même combat]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/?p=59</link>
<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 08:29:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
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<description><![CDATA[En France, l&#8217;année 2008 commence fort. Entre la loi qui permettra de garder en prison indéfi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">En France, l'année 2008 commence fort. Entre la loi qui permettra de garder en prison indéfiniment des criminels après la fin de leur peine -- on se demande de plus en plus à quoi sert la peine -- la Mission Civilisatrice du Gouvernement en Place, béni soit-il, l'aide aux personnes âgées qui devient payante, la franchise médicale, la parade médiatico-nuptiale présidentielle, vacances de milliardaires à l'appui et, mon favori, des ministres notés sur des résultats selon des critères totalement idéologiques, il devient difficile de prendre encore le Gouvernement en Place au sérieux. Avec l'ersatz de IIIème République qui nous sert d'idéologie, j'attends d'un jour à l'autre l'apparition du bonnet d'âne au Conseil des Ministres.</p>
<p align="justify">Tenez, parmi les perles, j'ai entendu il y a quelques jours qu'une université devait être gérée comme une entreprise. Je n'arrive pas à retrouver la citation exacte, c'était à la radio, mais c'est dans la droite lignée de la loi LRU. C'est chouette, hein ? C'est brillant, c'est rutilant et, vu la manière dont sont gérées les entreprises françaises, ça ne peut que marcher.</p>
<p align="justify">On regarde ce que ça donne ?</p>
<p><!--more--></p>
<h2 align="justify">Conquérir la clientèle</h2>
<p align="justify"> Le plus important, pour une entreprise et donc pour une université, c'est la clientèle. La clientèle de l'université, bien entendu, c'est l'étudiant. Une masse de consommateurs peu éduqués (forcément), qu'il va donc s'agir d'encourager à consommer le produit. Pour ce faire, les règles actuelles du marketting dictent trois tendances : la simplicité à outrance, l'achat impulsif et l'enrobage écologique. À quand "speed-BTS avec pot catalytique, garanti 100% enseignants recyclés, approuvé par 97% des parents d'élèves, moins de 10 minutes d'enseignement par jour" ?</p>
<p align="justify">Plus sérieusement, traiter l'université comme une entreprise signifie d'abord traiter l'étudiant comme un consommateur, auquel on veut vendre quelque chose -- voire le plus de choses possibles -- plutôt que comme un esprit à former. On peut notamment s'attendre à une inversion des rapports entre l'étudiant devenu client-roi et l'enseignant devenu employé-serf. Hors de question de mettre des examens-surprise aux étudiants pour leur mettre le nez sur leurs erreurs, hors de question de les contraindre au rattrapage ou de leur suggérer une réorientation si la matière ne leur convient pas : à l'exception de quelques universités d'élite, un étudiant qui a payé finira par avoir son diplôme, quel que soit son niveau. C'est une situation que, sans rire, j'ai constatée en Grande-Bretagne.</p>
<p align="justify">Au passage, puisqu'il est question de clientèle, attendons-nous à voir fleurir le commerce de produits dérivés -- il ne s'agit même pas des T-shirt Sorbonne mais des notes de cours obligatoires mais vendues uniquement à la librairie de l'université, des logiciels universitaires tout aussi nécessaires et vendus sur le site ou encore de matériel pour les manipulations physiques ou chimiques, de cartes de bibliothèque universitaire payantes... Et, le jour où quelqu'un arrivera à facturer un support technique à 0,56 € la minute pour tout cela ou pour les cours, souvenons-nous que c'est parce qu'une université doit être gérée comme une entreprise. C'est pour le bien de la France.</p>
<h2 align="justify">Flexibiliser la main-d'œuvre</h2>
<p align="justify"> Une entreprise, c'est aussi en bonne partie ses employés. Et si l'université a bien du retard à rattraper par rapport aux entreprises, c'est dans le domaine de l'emploi. Oui, il est temps de suivre l'exemple et de cesser d'embaucher des CDI, de renvoyer les enseignants et les administratifs de plus de 50 ans pour prendre à leur place des stagiaires, des intérimaires, des CNE jetables. Oui, il est temps de remplacer des gens qui ont étudié 10 ans par des cadres formés en 15 jours au cours de stages molassons.</p>
<p align="justify">Vous riez ? C'est exactement ce qui a été annoncé par le Gouvernement : pour financer les études des étudiants, les payer à gérer à temps partiel les tâches administratives de l'université. Cela dit, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Alcatel et Airbus l'ont fait, il est maintenant temps pour les universités de sous-traiter les activités annexes, telles que la recherche, le développement, la formation et la production. Avec une gestion un peu efficace des activités ainsi déplacées vers le Tiers-Monde, ce sont des économies de l'ordre de 90% dont bénéficieront les universités.</p>
<h2 align="justify">Se positionner sur le marché</h2>
<p align="justify"> Une entreprise est aussi définie par la question stratégique du contrôle du marché. L'idéal, c'est la situation Microsoft : un quasi-monopole de fait, une montagne de brevets éventuellement abusifs qui peut être utilisée pour interdire toute marge de manœuvre aux concurrents, une armée d'avocats et assez d'argent pour étouffer ou racheter les initiatives dangereuses. Dans le contexte universitaire, on ne peut que rêver d'une Sorbonne toute-puissante. Imaginons ainsi que, à force d'investissements lucratifs, la Sorbonne s'assure le contrôle total du marché de l'édition académique en langue française. À partir de là, avec encore un peu d'argent et presque sans abus de position dominante -- rien de condamnable en justice, en tout cas -- la prestigieuse université peut s'attacher les services de tous les grands noms du domaine et faire taire tous ceux qu'elle ne peut acheter. Reste à annexer quelques universités pour consolider la position et l'étendre peut-être à d'autres domaines, et nous aurons un Microsoft français de l'enseignement supérieur.</p>
<p align="justify">Mais en fait, cela n'arrivera pas, puisque la Sorbonne n'a pas les moyens de jouer à Microsoft. Par contre, Microsoft a les moyens de jouer à la Sorbonne. Rappelons que cela a déjà commencé à Lyon.</p>
<h2 align="justify">Et encore</h2>
<p align="justify"> Nous l'avons vu, l'université a beaucoup à apprendre des entreprises en matière de gestion. Mais rappelons que le domaine dans lequel, par-dessus tout, les entreprises françaises brillent, c'est la redistribution des bénéfices vers le conseil d'administration. Non, franchement : vous ne pensez pas que ce qui manque, par-dessus tout, aux universités françaises, ce sont des stock-options et des parachutes dorés ?</p>
<p align="justify">Ça laisse rêveur...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Université de Grenoble: journée du lycéen le 5 février 2008 : "Le monde merveilleux du savoir" ]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=129</link>
<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 11:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tract du comité de mobilisation de l&#8217;Université de Grenoble pour la journée Portes Ouvertes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Tract du comité de mobilisation de l'Université de Grenoble pour la journée Portes Ouvertes du mardi 5 février 2008.</p>
<p>----------------------------------------------------8&#60;------------------------------------------------------------</p>
<p align="center"><b>Université de Grenoble : Le monde merveilleux du savoir</b></p>
<p align="center">&#160;</p>
<p>« Salut à toi lycéen, qui viens découvrir notre noble université publique de Grenoble. Grâce à l'annuelle journée portes ouvertes (parfois aussi appelée <font face="Times New Roman, serif">"journée du Lycéen") tu peux enfin observer le cadre qui doit t'accueillir ces prochaines années. Tu devras très vite apprendre à l'aimer, de gré ou de force. Sauf si, bien entendu, tu préfères tenter ta chance dans le merveilleux monde industriel où jour et nuit n'ont aucune signification, ou en prépa où tu pourras mettre en pause ta vie sociale, avant de travailler corps et âme à la conception des armes de demain en école d'ingénieur. Mais avant tout, defais-toi des idées fausses que tu pourrais avoir sur l'université.</font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">L'université est là pour t'accueillir, te développer, et te former. Grâce à la participation des entrepreneurs et des étudiants responsables et représentatifs, celle-ci se modernise et élargit ses mission en te préparant desormais à <a href="http://assr38.wordpress.com/2007/10/21/souffrance-au-travail-cadres-par-ici-la-sortie-licenciement-pour-faute-avec-mise-a-pied-conservatoire/" title="La sortie du monde du travail ">l'entrée dans le monde du travail</a>, seul lieu d'épanouissement du citoyen, afin que tu puisses enfin travailler plus à l'enrichissement de ton patron. Même si la résistance fut dure à mater, les lois <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9forme_LMD" title="LMD">LMD</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_relative_aux_libert%C3%A9s_et_responsabilit%C3%A9s_des_universit%C3%A9s" title="LRU">LRU</a> vont enfin pouvoir s'appliquer. Et tant pis pour les attardés marxistes ou libertaires qui souhaitaient étaler leurs théories fumeuses dans la formation de nos têtes blondes, ou la recherche fondamentale. Des mesures ont enfin été prises pour assurer l'orthodoxie de l'enseignement et la rentabilité de la recherche universitaire. La garantie de la bonne application du dogme sera desormais assurée par le président d'université, aidé dans sa démarche face aux bolcheviques du CA par les entrepreneurs et les élus locaux.</font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">Toujours dans une logique d'efficacité, des conseillers d'orientation sauront te convaincre que la sociologie ou la psychologie ne sont pas faites pour toi, alors que l'éco-gestion t'ouvre grand les bras, et les professeurs et personnels seront triés sur le volet et renouvelables tous les 4 ans. Les formations fondamentalement inutiles et coûteuses, comme l'histoire ou la philosophie, sont amenées à disparaître pour laisser la place aux sections économiquement utiles, afin de permettre à l'université d'entrer de plein pied dans le 21eme siecle.</font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">Enfin la pauvreté dans les rangs de l'université est désormais en voie d'éradication grâce à l'augmentation substantielle des frais d'inscription partout en Europe, qui sauront convaincre les étudiants qui n'en n'ont pas les moyens que c'est de leur faute s'ils sont pauvres. Le dogme de la gratuité n'a que trop vécu et laisse maintenant place au concept plus réaliste de responsabilisation de l'étudiant au prix de la somme (certes modique) de 1000 euros pour une année d'étude. Voir <a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/doc-dauphine.pdf" title="Augmentation des frais d'inscription">premières augmentations à Paris IX</a>.<a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/doc-dauphine.pdf" title="Augmentation des frais d’inscription à Dauphine"> </a></font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">Dans un souci de maintien de la paix sociale, et suite à une habile politique de gestion des masses, règne ici la Pax Universitas , seulement troublée par les attaques sporadiques de hordes anarcho-autonomes. En effet,  le campus se transforme régulièrement en champ de bataille érigé de barricades. Citons notamment le pillage de la Galerie des Amphis en 2006 et le saccage de l'Université Stendhal en 2007. La tentative d'invasion armée de Science Po la même année, n'échoua que grâce à l'héroïque résistance du directeur de l'institut, <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;filtre=1&#38;droiteA=1&#38;numpageA=1&#38;id=5834" title="Oloivier Ihl">M. Olivier Ihl</a>, qui armé de son seul courage (mais aussi de l'armature métallique d'une poubelle) mit en déroute environ 4000 individus hirsutes et cagoulés.</font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">Ce tableau noir de l'infection anarchiste sur le campus ne doit pas t'effrayer, lycéen encore ingénu, car des mesures sont prises au quotidien pour erradiquer ce mal. Ainsi depuis 2002, la police que la démagogie des hommes politiques avait expulsé des campus en 1969 patrouille de nouveau sur le site. Lors de la dernière attaque, leur renfort fut déterminant pour déloger ces agitateurs de leur antre (à savoir le Hall Sud de Stendhal) et libérer les milliers d'étudiants qu'ils prirent en otages contre rançon. D'autres dispositions furent prises, notamment le recrutement de vaillants vigiles (avec chiens) pour protéger les sites stratégiques du terrain des opérations. D'un coût approximatif de 80 000 €, cette mesure fut d'une efficacité redoutable pour <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;filtre=1&#38;droiteA=1&#38;numpageA=1&#38;id=5829" title="Dénonciation des violences policières à Grenoble">rétablir l'ordre et la discipline</a>, malgré quelques dégats collatéraux (étudiants frappés, mordus ou gazés, professeurs agressés...), mais ce sacrifice était nécessaire au vu de la situaton. Aujourd'hui encore plusieurs unités des Forces de l'Ordre (CRS, BAC, gendarmerie mobile) se tiennent prêtes à interrompre toute réunion séditieuse (ils appellent ça un comité de mobilisation) sur le campus.</font></p>
<p><font face="Times New Roman, serif">Bien que séverément châtiés, il semblerait que certains veuillent continuer leur activité cecessioniste et criminelle. Heureusement une cellule de veille sanitaire se met progressivement en place, à tous les niveaux : université, ville et Etat. Outre le fichage, notament génétique, des éléments indésirables, un programme ambitieux d'implantation de <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;filtre=1&#38;droiteA=1&#38;numpageA=1&#38;id=6083" title="Caméras de surveillance">caméras de vidéosurveillance</a> permet de sécuriser peu à peu tous les sites sensibles de l'agglomération grenobloise : batiments officiels, transports en commun, magasins, logements, campus, rues... De plus, les caméras deviennent intelligentes : citons la start up grenobloise Blue Eye Video qui, rachetant les brevets de la recherche publique, arme ces caméras de logiciel de reconnaissance biométriques, qui permettrons enfin de suivre ces terroristes aliénés jusque dans les chiottes.</font></p>
<p>En attendant que ce réseau de protection des citoyens modèles soit définitivement installé, tu es invité à signaler les mauvais patriotes : fumeurs, rmistes, racaille, sans-papiers, militants d'extrême gauche et autres dissidents qui sont tous comme chacun sait de futurs violeurs, pédophiles ou terroristes en puissance. Alors n' hésite surtout pas à dénoncer tes voisins, tes amis, ta famille, les personnes que tu croises dans la rue, voire à te dénoncer toi-même dès les premiers signes de comportement suspect. Et saches que dès maintenant tu peux le faire dans tous les commissariats, gendarmeries, mairies, préfectures et même sur ton lieu d'études ou de travail (principal de lycée, président d'université, patrons ainsi que leurs personnels bienveillants). N'oublie pas que <b>ta</b> nation a besoin de toi.</p>
<p>les Jeunes Imbéciles</p>
<p align="center"><i>Mais comment en est-on arrivéEs là ?</i></p>
<p><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/04/fac-grenoble-portes-ouvertes-le-5-fevrier-2008-le-monde-merveilleux-du-savoir/pirates/" rel="attachment wp-att-131" title="Pirates"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/04/fac-grenoble-portes-ouvertes-le-5-fevrier-2008-le-monde-merveilleux-du-savoir/pirates/" rel="attachment wp-att-131" title="Pirates"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/pirates.png" alt="Pirates" /></a></div>
<p align="center"><b>Ils sont Vichy, soyons pirates.</b></p>
<p align="center">&#160;</p>
<p align="left">----------------------------------------------------------8&#60;--------------------------</p>
<p align="left"><u><b>Pour plus de renseignements voir:</b></u></p>
<ul>
<li><a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php" title="Grenoble indymedia">http://grenoble.indymedia.org/index.php</a></li>
</ul>
<blockquote>
<ul>
<li><a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=edito&#38;id=31" title="La LRU et son monde">http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=edito&#38;id=31</a> ("<i>Les étudiants contre la loi LRU et son monde</i>")</li>
<li>[CPE] Chronologie de la mobilisation grenobloise</li>
<li><a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=edito&#38;id=11" title="Le rôle des médias dans la guerre sociale">http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=edito&#38;id=11</a> ("[CPE] Le rôle des médias dans la guerre sociale [30/03/07]<i>. Avec leur prétentieuse "objectivité", les médias dominants se font passer pour neutres, simples observateurs, simples miroirs des faits. Mais pour beaucoup de personnes mobilisées contre le CPE et son monde, l'expérience directe d'un conflit social et de son traitement médiatique (<a href="http://www.acrimed.org/article2322.html" title="acrimed">1</a> &#124; <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;id=2583" title="média">2</a>) a suffi à ébrécher ce mythe. Pas étonnant, dès lors, que les actions du mouvement aient petit à petit ciblé directement des organes de presse, comme l'<a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;id=2360" title="AFP">AFP</a>, <a href="http://www.bordeauxengreve.org/iut/article.php3?id_article=270" title="France3 Aquitaine">France 3 Aquitaine</a>, <a href="http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=59036" title="Télé Toulouse">Télé Toulouse</a>, <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;id=2610" title="La tribune">La Tribune</a>...)</i>")</li>
</ul>
</blockquote>
<ul>
<li><a href="http://assr38.wordpress.com/category/lru/" title="LRU à Grenoble">http://assr38.wordpress.com/category/lru/</a></li>
<li><a href="http://assr38.wordpress.com/category/fac38/" title="fac38">http://assr38.wordpress.com/category/fac38/</a></li>
</ul>
<blockquote></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Facs d'élite, facs poubelles...]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/?p=58</link>
<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 07:39:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/?p=58</guid>
<description><![CDATA[Entendu ce matin à la radio : le CA de l&#8217;Université de Paris Dauphine augmente ses droits d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Entendu ce matin à la radio : le CA de l'Université de Paris Dauphine augmente ses droits d'entrée. De combien ? Trois fois rien : 800 €. Oui, 800 €, soit de l'ordre de 2 à 3 mois de loyer étudiant ou de 1 mois de salaire en travaillant à mi-temps pour financer ses études. Nous arrivons donc à des droits d'inscription quelque part entre 1650 € et 3000 € selon la filière et le diplôme. Les justifications ? Une fac en faillite et un service paraît-il supérieur aux autres universités (plus d'heures par étudiant) et un diplôme labellisé Dauphine. Ah, et l'ouverture prévue d'un nouveau campus Dauphine prévu pour accueillir plus d'étudiants, payant plus cher.</p>
<p align="justify">La conséquence cette hausse des frais d'inscription ? Directement, il n'y en a pas. L'université Dauphine est une université pour riches, dont les droits d'inscription (illégaux jusqu'à présent) ont toujours empêché l'inscription des étudiants qui travaillent pour payer leurs études. Et indirectement ? Ah, indirectement, c'est autre chose : nous venons d'assister officiellement au lancement de la compétition (légale) entre universités. La décision du CA de Paris Dauphine nous prédit et nous prépare à des facs d'élite aux bons résultats, dans lesquelles se côtoieront les enfants de riches (droits d'entrée payés par papa) et quelques très bons étudiants (contraints, eux, à travailler pour avoir de bons résultats). Et ailleurs ? Ben les facs poubelles. C'est ce qu'on appelle l'<i>"autonomie des universités"</i>.</p>
<p align="justify"> Ah, sans surprise, les enseignants, les chercheurs et les étudiants n'ont manifestement pas été consultés. La politique de civilisation vient encore de faire un grand pas vers l'avant.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CNT38, Manifestation du 24 janvier à Grenoble : Autogestion des luttes, lutte pour l'autogestion !]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/18/autogestion-des-luttes-lutte-pour-lautogestion/</link>
<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 22:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/18/autogestion-des-luttes-lutte-pour-lautogestion/</guid>
<description><![CDATA[ 	 	 	 	
&nbsp;
Autogestion des luttes, lutte pour l&#8217;autogestion !
Privatisation des services ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><title></title> 	 	 	 	<!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><b><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autogestion" title="Autogestion">Autogestion</a> des luttes, lutte pour l'autogestion </b>!</p>
<p style="margin-bottom:0;">Privatisation des services publics et suppression de nombreux postes, déréglementation du travail, précarisation généralisée, rallongement du temps de travail, remise en cause du CDI et du code du travail, chasse aux immigré-e-s, etc. : <b>face à un gouvernement qui applique le programme du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_entreprises_de_France" title="MEDEF">MEDEF</a> en faisant pression sur les travailleurs et les travailleuses, en sanctionnant les chômeurs et les chômeuses pour permettre l’enrichissement d’une minorité, nous devons construire un rapport de force large, offensif, dur, pour les faire reculer et imposer nos revendications.</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>La lutte dans les transports, l’énergie, etc. pour défendre le système de retraite par répartition s’est interrompue dans une grande confusion</b>. Partie sur une grève dure et reconductible, elle s’effiloche dans des négociations de salon et d’obscures stratégies syndicales.</p>
<ul>
<li>Pourquoi les bureaucraties syndicales se sont-elles lancées dans une lutte pour la casser si vite alors que la grève était bien suivie ?</li>
<li>Pourquoi au bout d’une semaine de grève ont-elles préféré négocier et ainsi empêcher toute extension et convergence des luttes des cheminot-e-s, fonctionnaires, étudiant-e-s… ?</li>
<li>Pourquoi n’avoir pas tout fait pour créer un rapport de force et tout tenter pour obtenir satisfaction ?</li>
<li>Pourquoi faire des grèves d’une journée qui n’amènent rien ? Ne serait-il pas possible de relier ces luttes à celles dans le privé qui se multiplient pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires ?</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Rien de tel pour tenter de nous démotiver. Les directions syndicales craignent-elles de se faire déborder par une base plus radicale et revendicatrice ?</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les étudiant-e-s tentent de continuer leur combat contre, entre autres, la privatisation de l’université, <b>mais sont aujourd’hui isolé-e-s</b>. <b>Tentant de mettre en échec la politique de régression gouvernementales, ils et elles ont dû affronter <u>les mensonges médiatiques</u> qui les accusent d’être manipulé-e-s</b>, affronter le mépris de la hiérarchie et la violence étatique. Comme à Grenoble : utilisation de vigiles avec chiens, interventions policières violentes sur l’université (appelés par des présidents d’université collabo de l’état policier) et en ville, avec des matraquages répétés, des interpellations et gardes à vue multiples de militant-e-s <b>dans une indifférence quasi générale</b>. <u><b>La lutte des étudiant-e-s doit être soutenue par tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la violence patronale et étatique.</b></u></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><b>ET MAINTENANT QUE FAIT ON ?</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>La peur doit changer de camp. Ce que ne veulent pas les gouvernements et le patronat c’est l’unité interprofessionnelle à la base, parce qu’alors c’est toute la machine économique qui est directement menacée</b>.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Les gouvernements et le patronat ne reculeront que s’ils ont quelque chose à perdre. <b>La lutte des classes existe, et la classe possédante met tout en place pour accumuler toujours plus de richesses : un gouvernement à son service, des médias aux ordres, des forces répressives pour museler celles et ceux qui contestent et décourager celles et ceux qui voudraient rejoindre le mouvement.</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les travailleurs et travailleuses ne doivent compter que sur leurs propres forces, et construire l’unité. <b>A nous de reconstruire la solidarité de classes au sein d’assemblées générales souveraines, au sein de coordinations mandatées par la base, seules à même de dépasser des directions syndicales dont les intérêts et les stratégies ne sont pas les notres. Pour la réduction du temps de travail, pour le partage des richesses, une journée de grève ne suffira pas : grève générale illimitée !</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"><u><b>Pour que le syndicat redevienne ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un outil, une arme aux mains des travailleurs et des travailleuses</b></u>. Pour mettre fin au capitalisme et construire une société égalitaire, autogestionnaire. Nous n'aurons que ce que nous prendrons !</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><b>DETOURNEMENT DE RICHESSES</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">Les caisses de l’État sont vides ?</p>
<ul>
<li>Pourtant les entreprises du CAC 40 ont fait 57 milliards de profits en 2003, 66 milliards en 2004, 87 milliards en 2005, 100 milliards en 2006 et sans doute encore davantage en 2007.</li>
<li>Pourtant les 500 familles françaises les plus riches ont gagné, en 2006, 80 milliards d’euros de plus qu’en  2005.</li>
<li>Pourtant le salaire des ministres a été augmenté de 70 % en 2002, et celui du président de 206 % cette année.</li>
<li>Pourtant les retraites des députés s’élèvent à 5400 € par mois (quand ils ont perdu leur poste) pendant 5 ans !</li>
<li>Pourtant les caisses noires du Medef, elles, sont bien pleines !</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><b>De l’argent il y en a : dans les caisses du patronat !</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">L’argent est là, mais il est détourné. Les bénéfices sont là mais nous, les travailleuses et travailleurs, sommes appauvri-e-s de jour en jour.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Nos salaires n’augmentent pas, et les actionnaires se partagent les bénéfices issus de notre travail : <b>« il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital</b>, (...) soit, même avec des estimations basses, plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité Sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards) » (Le Monde Diplomatique).</p>
<p style="margin-bottom:0;">Pour le partage des richesses, nous appelons les salarié-e-s du privé à rejoindre celles et ceux du public dans la manifestation et les assemblées générales :</p>
<p style="margin-bottom:0;" align="center"><b>TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 24 JANVIER 2008 !</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">Manifestation à 10 heures, départ de la gare de Grenoble</p>
<p style="margin-bottom:0;">CNT UD38 BP 385 38015 Grenoble cedex 1 Email : interco.38 (at) cnt-f.org</p>
<p style="margin-bottom:0;"> <a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/tract_cnt38_24janvier2008.pdf" title="Autogestion des luttes, lutte pour l’autogestion !">Autogestion des luttes, lutte pour l’autogestion !</a></p>
<p style="margin-bottom:0;"> <a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/18/autogestion-des-luttes-lutte-pour-lautogestion/vive-la-greve/" rel="attachment wp-att-92" title="Vive la grève"><br />
</a></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[FAC38 Grenoble: "Bonne annee ! Meilleurs voeux de lutte !"]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/17/fac38-grenoble-bonne-annee-meilleurs-voeux-de-lutte/</link>
<pubDate>Thu, 17 Jan 2008 22:57:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/17/fac38-grenoble-bonne-annee-meilleurs-voeux-de-lutte/</guid>
<description><![CDATA[Nous avons tous pu le constater, le premier semestre universitaire fut des plus mouvementés. Le gou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/17/fac38-grenoble-bonne-annee-meilleurs-voeux-de-lutte/nouvelles-armes/" rel="attachment wp-att-85" title="Nouvelles armes"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/nouvellesarmes.png" alt="Nouvelles armes" /></a>Nous avons tous pu le constater, le premier semestre universitaire fut des plus mouvementés. <b>Le gouvernement s’est livré à une attaque en règle de nos études, de nos vies et de notre société</b> ; à cela nous avons répondu avec les moyens dont nous disposons : la grève, la mobilisation, les manifestations… N’en déplaise à certains, notre mouvement n’est pas mort, et malgré l’intense répression, nous comptons le poursuivre et le faire aboutir. <b>Défendre des acquis et construire, en s’appuyant sur eux, une société plus égalitaire, solidaire et fraternelle est possible et c’est notre but.</b><br />
Aujourd’hui, notre lutte est d’autant plus d’actualité que d’autres secteurs se retrouvent face à des attaques du même type.</p>
<p>Ce n’est plus un secret, l’université est en train de tomber entre les mains<br />
(invisibles) du marché. La réforme se concentre sur deux points : la gouvernance de l’université et ses modes de financement.<br />
Auparavant, la gestion de l’université se faisait de manière « collective » par le biais des différents conseils où siégeaient des représentants de toute la communauté universitaire (profs, personnels, étudiants, représentants de la région).<br />
Aujourd’hui, nous glissons vers une gestion de type entrepreneuriale par un président aux pouvoirs renforcés. Leurs actions contre le mouvement en sont les premières illustrations : M.Chézaud, président de Stendhal, décide l’emploi des forces de l’ordre contre le mouvement étudiant, alors que son Conseil d’Administration se prononce clairement contre cette action.<br />
Pouvons-nous faire confiance à un seul homme pour lui confier tous pouvoirs ? Le CA n’est pas la plus pure expression démocratique ; faudrait-il pour autant le court-circuiter et tomber dans une<br />
gestion autoritaire ?</p>
<p>La réforme LRU introduit une nouvelle culture, celle de la rentabilité et du résultat chiffré. Elle nous engage sur le chemin de l’autonomie monétaire et financière : les universités devront dégager leurs propres ressources (gestion du patrimoine et spéculation immobilière, apport de capitaux privés, frais d’inscription optionnels-obligatoires…). Cette pseudo-indépendance met en péril cet espace d’enseignement, de recherche et de débat qui ne doit en aucun cas être subordonné aux intérêts capitalistes au détriment d’une recherche intellectuelle, fondamentale et ouverte.</p>
<div align="center"><b>Autonomie intellectuelle : toujours !<br />
Autonomie financière et mercantile : jamais !</b></div>
<p>La déferlante néolibérale tente de détruire les solidarités existantes dans d’autres secteurs, celles-là même qui permettent à la société de subsister,<br />
celles qui évitent que nos vies se changent en une gigantesque compétition. Depuis décembre, les allusions à des réformes graves pour nos vies se multiplient.<br />
Le gouvernement prévoit de retirer une année d’étude dans l’enseignement professionnel et ainsi briser les ponts possibles entre CAP-BEP et le Bac-Pro. Le but actuel de l’Etat n’est plus de former des individus mais des techniciens serviles.<br />
L’Etat et le Gouvernement s’acharnent tout particulièrement sur le droit du travail en le vidant de sa substance dans un silence consternant.<br />
La méthode : le rendre inefficace en le rendant incompréhensible (multiplication du nombre d’articles, passage d’une catégorie à une autre,<br />
passage du statut de loi au décret modifiable à tout moment par le Ministère sans passer par le Parlement). Ce code est issu des luttes successives des travailleurs pour se protéger des abus du patronat ; c’est lui qui reste au pouvoir aujourd’hui.</p>
<p>De la même manière, la durée légale du temps de travail en prend un coup : on pourrait penser qu’étant donné que la productivité augmente, le temps de travail nécessaire pour produire baisserait. Ce fut le cas lors des 30 Glorieuses et avant. Et aujourd’hui ? On constate le contraire.<br />
La productivité continue d’augmenter alors que l’idéologie dominante nous pousse à travailler de plus en plus en maintenant un chômage de<br />
masse. Cette idéologie fait peu de cas de l’état préoccupant de la Planète, et nous mystifie avec le « gagner plus » pour évacuer la question du<br />
partage des richesses. La part de rémunération du capital ne cesse de grignoter celle du travail. <b>Le travail représentait 70% dans le partage des richesses en 1975 et 55% aujourd’hui, alors que PIB, productivité et grosses fortunes ne cessent d’augmenter.</b></p>
<p>Finalement, et pour nous tromper du début à la fin et de haut en bas, le gouvernement prévoit de faire passer un ersatz du CPE en l’étendant à<br />
tous : Contrat unique, CPE pour tous !<br />
Que pouvons-nous faire ?</p>
<p><b>Actuellement, nous nous trouvons face à un vrai choix de société</b>. Il nous incombe de refuser celui-ci car il se base sur un individualisme n’offrant qu’une liberté de façade. Nous pouvons défendre un autre choix par le biais de plusieurs valeurs essentielles.</p>
<p><b>La première est la Solidarité de tous, pour tous</b>. Les victoires du Mouvement Social nous ont légué des structures de solidarité (mutualisme, couverture sociale, retraite, allocations…). Ces<br />
structures anciennes ont servi la société, enrichi le corps social et nos vies. Elles sont à défendre tant que nous n’arriverons pas à les dépasser.<br />
La solidarité s’exprime aussi par des pratiques concrètes. Exemple : lors d’une intervention des flics sur le campus afin de réprimer le mouvement<br />
étudiant, le débrayage (quitter individuellement et collectivement les cours) est nécessaire pour montrer notre désaccord. Qu’importe notre<br />
opinion politique, éthiquement, nous ne pouvons cautionner la violence policière comme seule réponse du gouvernement à la lutte sociale.</p>
<p><b>La seconde relève de notre responsabilité à tous, celle de prendre (enfin) en mains nos vies</b> : ne pas agir, ne pas se positionner contre ce qui se passe, c’est l’accepter et en être complice. Si nous ne pouvons supporter la concurrence sauvage, l’exploitation, et le fait d’assurer notre bonheur occidental sur le dos de 80% de la population mondiale… alors il est temps de s’engager, de se mobiliser et de se battre pour ce en quoi nous croyons !<br />
Il faut nous battre en étant conscients des implications de notre action. La Société, à tous les niveaux, nous encourage à suivre ceux qui se considèrent comme éclairés et qui prétendent défendre nos intérêts. Nous, collectivement, sommes les seules capables de les déterminer et<br />
de les défendre. <b>Cette décision collective passe par un investissement personnel et la prise de responsabilités, si minimes soient-elles ; c’est par ce biais qu’une lutte avance et s’enrichit. Notre liberté dépend de notre capacité à nous engager pour la défendre !</b></p>
<p>Alors, soyons partie intégrante des mouvements sociaux, décidons nous-mêmes de leurs orientations et refusons, à chaque instant, de<br />
suivre aveuglément les meneurs quels qu’ils soient.<br />
Nous t’invitons à rallier l’organisation de la lutte sur le campus en venant aux comités de mobilisation (lieux et dates disponibles sur <a href="http://grenoble.indymedia.org" title="Indymedia">http://grenoble.indymedia.org</a>), à assister et à organiser l’université populaire.<br />
<b>Il restera toujours une place dans lemouvement : c’est la tienne, camarade !</b></p>
<p>Fichier pdf: <a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/fac38_bonneanneemeilleursvoeuxdelutte.pdf" title="Bonne année 2008">Bonne année 2008</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Publication du "Convergences" bibliothèques de décembre]]></title>
<link>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/2007/12/18/publication-du-convergences-bibliotheques-de-decembre/</link>
<pubDate>Tue, 18 Dec 2007 13:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
<guid>http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/2007/12/18/publication-du-convergences-bibliotheques-de-decembre/</guid>
<description><![CDATA[Ce bulletin est édité par le secteur bibliothèques du SNASUB-FSU.
Au sommaire :
- Loi LRU : le m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce bulletin est édité par le secteur bibliothèques du SNASUB-FSU.</p>
<p>Au sommaire :<br />
- Loi LRU : le mépris<br />
- Quand madame la Ministre nous écrit<br />
- Quoi de neuf dans les CAP?<br />
- La formation des personnels des bibliothèques</p>
<p><a href="http://bibliothequesenlutte.wordpress.com/files/2007/12/bulletin_decembre2007.pdf" title="“Convergences” bibliothèques de décembre">“Convergences” bibliothèques de décembre</a></p>
<p>Disponible également sur Internet : <a href="http://">http://www.snasub.fsu.fr/bibli/bulletins/bulletin_decembre2007.pdf</a><br />
 </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi LRU, Acte II, Scène I : Les vainqueurs et les vaincus]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-scene-i-les-vainqueurs-et-les-vaincus/</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 16:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-scene-i-les-vainqueurs-et-les-vaincus/</guid>
<description><![CDATA[Note: Ce billet est le premier d&#8217;une série. Ce qui suit est tiré aussi bien de mes observati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><b>Note:</b> Ce billet est le premier d'<a href="http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-le-jour-suivant/">une série</a>. Ce qui suit est tiré aussi bien de mes observations directes que de bruits de couloir. J'ai parlé à des enseignants, des administratifs et des étudiants de plusieurs universités et j'ai vu passer de nombreux mails, blogs et forums. Voyez-y donc quelque chose d'informatif mais aussi de subjectif et de tout sauf scientifique.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">La première conséquence, au lendemain de la bataille du LRU, sera psychologique. Le conflit de la LRU a révélé de profonds clivages dans le monde universitaire et entre le monde universitaire et le reste de la société.</p>
<p><!--more--></p>
<h3 align="justify">Les acteurs universitaires</h3>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Ainsi, les Présidents d'Universités seront clairement dans le camp des vainqueurs. Ils ont été pour la loi LRU depuis le premier jour et ils ont incarné la volonté gouvernementale dans leurs établissements. Cela n'est guère une surprise pour ceux qui ont lu le texte de la loi : les Présidents d'université et leurs Conseils d'Administration gagnent des pouvoirs presque absolus, qui leur permettent avec un peu d'imagination de nommer leurs propres successeurs et de fixer leur propre salaire, de gérer tous les biens immobiliers de l'université, d'embaucher qui bon leur semble, de rompre les contrats des nouveaux employés, ou de conclure n'importe quel accord avec des entreprises. Depuis le vote de la loi, les Présidents d'Universités ont soutenu la loi avec enthousiasme et au nom de leurs établissements et collègues enseignants-chercheurs, souvent sans avoir demandé l'avis de ces derniers. Plusieurs Présidents d'Université se sont aussi faits remarquer par des menaces administratives envers les étudiants, <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=wwO47jBrrJA">voire des violences physiques</a>, par <a href="http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2007/11/les-crs-prts-va.html">leur utilisation de CRS</a> dès les premiers jours pour <a href="http://www.dailymotion.com/comments/relevance/search/nanterre/video/x3gyvc_etudiants-confusion-a-nanterre_news/2">vider par la force</a> leurs établissements ou en contrôler les accès et par le recours à des vigiles privés chargés de ficher les bloqueurs et d'intimider les étudiants.</p>
<p align="justify">En-dessous des Présidents d'Université, beaucoup d'enseignants-chercheurs sont <a href="http://www.sauvonsluniversite.fr/">contre la LRU</a>. L'entrée des entreprises dans les Universités <a href="http://toujoursplus.hautetfort.com/archive/2007/07/20/l-ors-vous-offre-18-fiches-pour-mieux-comprendre-la-loi.html">sans contre-pouvoir</a> signifie pour eux une ingérence dans leur enseignement et leurs Recherches de la part d'acteurs souvent beaucoup moins qualifiés qu'eux dans leur domaine de spécialité, ainsi que la perte d'une liberté et d'une indépendance qu'ils payent déjà en travaillant souvent beaucoup plus que dans le privé pour un salaire largement inférieur. En particulier, cette mainmise du privé sur le public signifie un abandon probable de la Recherche Fondamentale et la fermeture inacceptable de filières importantes pour la société mais peu rentables.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Au sommet de la hiérarchie des enseignants-chercheurs, les Professeurs, me semble-t-il, seront restés essentiellement passifs vis-à-vis de la loi. Les Professeurs sont des enseignants-chercheurs au dernier stade de leur carrière, qui gèrent souvent des équipes plus qu'ils ne participent directement aux recherches, qui ne peuvent plus espérer de réel  avancement ni craindre de rétrogradation, qui n'ont plus besoin de mutations mais qui peuvent être intéressés  soit financièrement soit par l'avenir de protégés. Enfin, les Professeurs ont souvent un rôle administratif et politique important. En tant que tels, il est concevable que certains Professeurs bénéficient de la loi, qui peut leur permettre de négocier des crédits directement avec le Président ou un peu moins directement avec des entreprises, sans avoir à passer par le budget des Unités de Formation à la Recherche (c'est-à-dire les Facultés), ou leur salaire ou encore celui de leurs protégés. À la surprise de beaucoup, un grand nombre de Professeurs rejette la rébellion anti-LRU pour des raisons politiques ou sociales, car cette contestation menace leur position -- on a pu constater dans de grandes universités des insultes de Professeurs contre des enseignants-chercheurs de grade inférieur ou des étudiants. Enfin, de nombreux Professeurs semblent refuser de s'engager tout simplement car ils considèrent soit que ce combat est perdu d'avance soit que ce type d'activités n'est plus de leur âge.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Plus bas, les Maîtres de Conférences voient la chose d'un œil différent. Les Maîtres de Conférences sont des chercheurs plus jeunes, qui ont affronté les concours de recrutement et en affronteront d'autres (si ceux-ci ne sont pas supprimés) et qui peuvent encore avoir besoin de mutations, par exemple pour se rapprocher de leur famille, ou d'avancement. Souvent, les Maîtres de Conférences sont plus actifs  individuellement en termes de Recherche que les Professeurs, et plus proches des post-doctorants, des doctorants -- qui sont leurs collègues et non leurs subalternes -- et des étudiants. Les Maîtres de Conférences sont généralement relativement peu impliqués en termes de politique et donc notamment moins concernés par la gouvernabilité des Universités. Ils sont aussi plus mobiles entre établissements et ont régulièrement à prouver leur mérite scientifique. Presque tous considèrent la généralisation du recrutement et de la promotion au réseau et au copinage comme directement nuisible à leur carrière. Pour la plupart, les Maîtres de Conférences sont engagés contre la loi LRU.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">En-dessous des Maîtres de Conférences se trouve un large flou sans existence officielle, celui des post-doctorants. Le post-doctorant est un enseignant-chercheur qui a obtenu son doctorat et qui reste en "stage" pour une durée indéterminée, tant qu'il arrive à faire renouveler son CDD, et surtout tant qu'il n'a pas trouvé de réel poste. Le post-doctorant est payé environ moitié moins qu'un Maître de Conférences, pour une charge d'enseignement et de recherche équivalente. Le  post-doctorant est un chercheur généralement peu productif, puisqu'il change fréquemment de ville, d'affectation, de mission -- pour beaucoup d'entre eux, ce catapultage se renouvèle tous les ans. Ajoutons à cela que, tous les ans, il doit passer du temps à chercher à faire renouveler son CDD ou à en  trouver un nouveau et participer aux longs concours de recrutement s'il veut espérer un jour un poste fixe, ce qui l'occupe parfois plusieurs mois dans l'année et le force à traverser la France entière à ses frais. Le post-doctorant est parfois contraint à passer tout ou partie de son "stage" à l'étranger, qui ne compteront pas pour sa retraite ou son avancement, et qui lui rendent encore plus difficile de trouver un poste. Sans surprises, le post-doctorant a moins de contacts avec les universités que ses collègues installés, et de grandes chances d'abandonner la Recherche à ce stade. Pour le post-doctorant, la  LRU s'énonce comme un système totalement opaque de recrutement au copinage qui le met en plus en concurrence avec les amis du CA sans qualifications. Cela, ajouté aux suppressions de postes dans les matière non rentables pour les entreprises et l'institutionalisation du CDD à la fac, se présente comme une calamité directe pour le post-doctorant. Malheureusement, le post-doctorant n'a pas d'existence officielle et n'a donc pas voix au chapitre ni de protection contre les éventuelles représailles en cas de grève.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Les Doctorants ont eux aussi un statut flou, qui les considère tantôt comme étudiants, tantôt comme chercheurs  mais aussi fréquemment comme enseignants. Ainsi, comme l'étudiant, le Doctorant doit payer des frais d'inscription et n'a pas droit aux débats, alors même qu'il donne souvent des cours et est salarié de l'université. Le rôle officiel du Doctorant est de travailler pendant au moins trois an sur un sujet de Recherche pointu, parfois seul, parfois en équipe, et de devenir l'un des meilleurs spécialistes au monde sur ce sujet. Au bout de sa période de Doctorat, il est jugé sur la qualité de sa production par un jury d'enseignants-chercheurs. Dans presque tous les cas, le Doctorant est en CDD de trois ans, après lequel il doit chercher un financement exactement de la même manière que le post-doctorant, avec une charge de travail équivalente et la même accumulation de CDDs qui se superpose à son obligation de résultats. Le Doctorant est généralement le chercheur le plus productif mais il est aussi le plus enclin à abandonner à ce stade. Pour lui aussi, et au même titre que le post-doctorant, le LRU est une calamité. Malheureusement, le Doctorant, qui n'est ni tout à fait étudiant ni tout à fait enseignant, n'a pas non plus voix au chapitre, ni de protection contre les éventuelles représailles en cas de grève.</p>
<p align="justify">Écartons-nous un moment du rôle d'enseignement et de recherche de l'Université pour nous intéresser aux personnels administratifs. Avec la LRU, ces personnels seront progressivement défonctionnarisés et probablement remplacés par des étudiants en CDD, dans le cadre de la réforme annoncée au système des bourses. Pour eux, la loi annonce donc une dégradation du service ainsi qu'une menace directe sur leurs avancements, mutations et leur carrière.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Basculons maintenant dans le monde des étudiants avec trois grandes catégories : étudiants bloqueurs, anti-bloqueurs et silencieux. Tous trois ont les mêmes obligations de résultats -- les examens -- et les mêmes objectifs personnels -- trouver du travail à l'issue de leurs études. Schématiquement, l'étudiant bloqueur connaît ou croit connaître le contenu de la LRU et y voit une dégradation des conditions des études, une atteinte à des libertés qu'il considère comme fondamentales ou une mercantilisation de la fac. Certains aussi ont rejoint le camp des bloqueurs en assistant à des scènes de violence physique ou de menaces administratives de la part des Présidents, des vigiles privés embauchés pour l'occasion, des CRS ou d'enseignants et de la censure qui les entoure. Passons en quelques mots sur les quelques paresseux qui sont là juste pour faire du bruit -- ils existent, ils sont rares et ils sont les seuls relayés par les médias -- ou les "noyaux durs de gauchistes", un peu plus nombreux mais eux aussi guère représentatifs. Tout aussi schématiquement, l'étudiant anti-bloqueur refuse toute légitimité aux Assemblées Générales qui ont conduit au blocage, ne participe donc pas à ces Assemblées Générales et réduit les bloqueurs à ces groupes de paresseux mal informés et de gauchistes dépeints par les journaux. Pour lui, le blocage est inutile et peut lui coûter ses études et donc son travail. Il milite donc contre le blocage et ainsi, implicitement, pour la LRU -- même s'il peut être opposé à cette loi à titre personnel. Si l'essentiel des anti-bloqueurs est aussi pacifique et juste d'un peu plus mauvaise humeur que les bloqueurs, les plus extrémistes des anti-bloqueurs ont eux aussi recours à l'intimidation physique, voire à la violence. Plusieurs fois, les échauffourées entre bloqueurs et anti-bloqueurs ont servi de prétexte pour appeler les CRS. Je ne m'étendrai pas sur le rôle de la masse silencieuse, que son silence rend forcément plus difficile à comprendre.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Citons brièvement les syndicats. Les syndicats d'enseignants-chercheurs ont, paraît-il, donné leur accord de principe à la loi LRU durant la période estivale et n'ont guère fait parler d'eux depuis. De même, les principaux syndicats étudiants ne soutiennent pas le mouvement de leur base, voire le passent sous silence.</p>
<p align="justify">Citons enfin d'importants désaccords entre Universités de Sciences et Universités de Lettres. En effet, une Université  de Sciences peut espérer des investissements de la part d'entreprises privées  -- aux dépens de sa liberté. L'avenir nous dira si ces investissements se matérialiseront effectivement, ce qui n'est pas certain dans un pays qui achète toutes ses technologies à l'étranger. Les Universités de Lettres, à l'inverse, n'ont rien à vendre. Certaines sont sommées, d'ici quelques semaines, de refondre totalement leur maquette pour remplacer les Lettres par la Communication -- ou de disparaître tout simplement, faute de budget.</p>
<h3 align="justify">Les autres acteurs</h3>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Depuis le début de la crise, les médias, dans leur presque-totalité, ont fait preuve d'un silence impressionnant. D'un côté, à part le <i>Canard Enchaîné</i>, aucune trace des étudiants laissés dans un état critique par les CRS, et à part quelques minutes vite évaporées sur France 3, aucune trace des étudiants passés à tabac par un enseignant ou un Président d'Université, aucune trace non plus des gros bras embauchés pour patrouiller dans les facultés, des meneurs syndicaux arrêtés... D'autre part, ni le message des étudiants ni celui des enseignants-chercheurs n'y a trouvé le moindre écho, pas plus que leurs diverses actions. Ainsi, les seules interventions de ces groupes se sont retrouvées réduites à des étudiants mécontents pour des raisons obscures / des étudiants pris en otage par les précédents / des enseignants-chercheurs en manque d'argent. De même, des journalistes qui avaient pris des rendez-vous pour interviewer des responsables de mouvements ou chroniquer des actions étudiantes ne sont jamais arrivés. La situation a atteint un point tel que les enseignants-chercheurs ont manifesté contre la censure <a href="http://www.dailymotion.com/video/x3ra6n_sauvons-la-recherche-remet-les-cise_politics">le 14 décembre, en face de la Sorbonne</a>.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Le gouvernement, tout au long de cette crise, a fait preuve d'une fermeté proche de la schizophrénie : recevoir les étudiants mais pas pour négocier, recevoir les enseignants-chercheurs mais pas pour négocier, répéter inlassablement qu'il était ouvert à la négociation, répéter inlassablement que des réformes sont nécessaires, sans plus se justifier, nier l'existence d'une opposition et surtout mettre des CRS à la disposition des Présidents d'Universités. Enfin, beaucoup supposent que le comportement des Présidents d'Universités et des médias est directement dicté par le gouvernement en place.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">L'opposition au gouvernement, qui aurait pu utiliser la mobilisation contre la loi LRU comme cheval de bataille, a été tout aussi silencieuse que les médias. À moins d'y voir une forme de censure encore plus poussée, qui reste improbable, on ne peut que supposer que tous, du MoDEM à la LCR, se désintéressent du problème des universités.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Et le reste de la société ? Le reste de la société, manifestement, n'est pas au courant des enjeux et réduit le combat à celui de quelques paresseux contre la société "productive".</p>
<p align="justify">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi LRU, Acte II : Le jour suivant]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-le-jour-suivant/</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 16:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-le-jour-suivant/</guid>
<description><![CDATA[Il semble désormais acquis que plus rien ne peut arrêter la loi sur les Libertés et les Responsab]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Il semble désormais acquis que plus rien ne peut arrêter la loi sur les Libertés et les Responsabilités des Universités. Cette quasi-certitude, permise par la censure médiatique qui a entouré les nombreuses protestations des étudiants, des enseignants et des chercheurs et le refus de toute forme de négociation de la part de Madame Pécresse, augure d'une nouvelle ère dans le monde académique. Certains se satisferont du fait que les Universités, ainsi mises au pas, se révèleront enfin réformables et gouvernables, malgré les blocages et malgré l'habituel esprit d'indépendance qui caractérise habituellement les facultés dans notre pays. D'autres se lamenteront de l'absence de tout débat démocratique autour d'une loi proposée en juillet, votée en août et appliquée souvent par la menace administrative et parfois par la brutalité physique.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">À titre personnel, je suis contre la loi LRU, car j'estime qu'elle menace, à court terme, aussi bien l'enseignement que la recherche et donc, à long terme, la société entière. Je pense donc qu'il est nécessaire de <a href="http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?rubrique18">combattre cette loi et ses applications</a>, à chaque pas du chemin, de proposer des altenatives et que s'il est impossible de l'arrêter, il est important de lui ajouter des garde-fous. Dans ce billet et dans ceux qui suivront, j'expliquerai pourquoi et j'explorerai quelques-unes des conséquences de cette "Autonomie des Universités".</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Pour situer mon point de vue, précisons que je suis enseignant-chercheur en informatique -- plus précisément Maître de Conférences -- et que j'ai précédemment travaillé quelques années en tant que Research Fellow (Chargé de Recherches) en Grande-Bretagne. Comme tous les enseignants-chercheurs, je suis donc un spécialiste de niveau mondial dans un domaine très pointu -- dans mon cas précis, un sous-domaine de la sécurité informatique.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LRU: Inquiétude, colère, indignation d’une enseignante grenobloise]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2007/12/15/lru-inquietude-colere-indignation-d%e2%80%99une-enseignante-grenobloise/</link>
<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 08:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
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<description><![CDATA[Source: http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&amp;filtre=1&amp;droiteA=1&amp;numpageA]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <a href="http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;filtre=1&#38;droiteA=1&#38;numpageA=1&#38;id=5974" title="Inquiétude d'une enseignate grenobloise">http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&#38;filtre=1&#38;droiteA=1&#38;numpageA=1&#38;id=5974</a></p>
<p>===============================================</p>
<p><strong>Inquiétude, colère, indignation d’une enseignante grenobloise</strong></p>
<p>Depuis plusieurs jours, je voulais écrire quelques mots et pourtant j’hésitais, ne sachant comment exprimer ma colère de la manière la plus juste et la plus forte. Alors pardonnez ma maladresse, mais ça y est, je me lance !<br />
Je suis enseignante à l’Université Stendhal, fonctionnaire agrégée détachée de l’Éducation Nationale pour être ATER, je suis donc également étudiante puisque doctorante. J’adore mon métier, je ne peux envisager de faire de la recherche sans enseigner, ni d’enseigner sans faire de la recherche. Et c’est par respect pour mon métier, pour les étudiants que j’ai en face de moi plusieurs heures par semaine que je voudrais aujourd’hui faire quelques remarques diverses quant au mouvement universitaire actuel, remarques désordonnées, éparses, mais sincères.</p>
<p>Je fais partie des enseignants mobilisés contre la LRU, je vais aux réunions, aux diverses assemblées générales étudiantes et enseignantes. Cette semaine, j’ai proposé aux étudiants, lors de chaque cours, une discussion sur le mouvement actuel, je leur ai donné des éléments d’information sur la LRU, les débats ont été mouvementés, longs et salutaires. Nous avons parlé bien sûr de la LRU et de ses conséquences sur l’Université, mais nous avons aussi largement évoqué les graves menaces qui pèsent sur le service public en général, sur la sécurité sociale, sur le principe de solidarité entre les générations (risque de disparition des retraites par répartition)... Chacun a pu voir que tout est lié bien évidemment, le MEDEF étant au pouvoir, on ne peut guère s’attendre à autre chose de la part du gouvernement.</p>
<p>La LRU participe de cette logique ultralibérale qu’il faut combattre, même si c’est peut-être une utopie. <strong>L’économie de marché capitaliste n’est pas une fatalité contrairement à ce que l’on nous fait croire, il existe des solutions pour que les gens vivent mieux, ensemble</strong>. Une politique fiscale bien différente permettrait déjà de régler bien des problèmes. Le combat contre la LRU est un combat « politique » dans le sens noble du terme, et il faut le crier haut et fort. Il est urgent d’exprimer notre refus d’une loi qui annonce clairement une université à l'américaine, une université à plusieurs vitesses, une précarisation encore plus grande des statuts (dont celui de l’enseignant-chercheur), une privatisation générale de l'enseignement et de la recherche...</p>
<p><strong><br />
Que vont devenir nos filières en sciences humaines et sociales ?</strong> Et que vont devenir aussi les filières en sciences “dures” (pensons au financement des laboratoires par projets, etc.) ?<br />
Je voudrais juste rafraîchir la mémoire de certains en citant des propos tenus par Sarkozy lors de sa campagne électrorale. Ainsi, dans le journal gratuit 20 minutes du 16 avril, figurait une interview de ce dernier. Entre autres sujets, il y parlait de l'université et prenait pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l'enseignement de la "littérature ancienne" :</p>
<p>" —Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?<br />
—Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l'Etat n'est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L'Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.<br />
—Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?<br />
—Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d'argent pour créer des filières dans l'informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes. " (source : <a href="http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php." title="Sarkozy">http://www.20minutes.fr/article/151848/20070416-France-Le-Pen-ne-m-interesse-pas-son-electorat-si.php).</a></p>
<p>Je citerai ensuite en réaction à ses propos, quelques phrases d’un communiqué de la Maison des Écrivains qui me semblent tout à fait justes : “Ne prenons pas à la légère ces déclarations du candidat de l'UMP. Pour lui, l'Etat n'a pas à assumer le prix de la culture. Son jugement sur le " plaisir de la connaissance ", opposé à l'utilité ou à la rentabilité érigées en principe politique, manifeste une ignorance et un mépris dangereux qui menacent le socle de toute société démocratique. Il avertit les artistes et les penseurs, nous écrivains, en particulier, du sort qu'il réserve à la culture, la littérature au premier chef, et à leur transmission par l'Education nationale. ” (source: communiqué de la Maison des Écrivains du 26 avril 2007).</p>
<p>Voilà, nous étions prévenus, et nous avons eu la LRU.</p>
<p>De plus, en accompagnement de la LRU, voyons déjà le pseudo “plan licence” présenté hier par V. Pécresse et qui suscite le même genre d’inquiétudes amplement justifiées.<br />
Mais Sarkozy n’en restera pas là. Que vont devenir les concours publics de l’enseignement ? Quelle école va-t-on avoir pour nos enfants (suppression de postes, d’heures, installation définitive en 2010 du fichier électronique “Base élèves”...) ?... Et, je n’évoque ici que l’enseignement, car si je me mets à penser à tout le reste (en vrac : sécurité sociale, “travailler plus pour penser moins”, réduction des postes de la fonction publique, politique fiscale en faveur des plus aisés, précarisation des emplois, esclavagisme moderne, privatisation d’EDF-GDF, expulsion inhumaine des sans-papiers, coup de fil à Poutine, manipulation berlusconienne des médias etc. etc. etc.), je vous lasserai ici de mes questions inquiètes, très inquiètes.</p>
<p>Revenons donc plus particulièrement à ce qu’il se passe actuellement sur le campus grenoblois. Je voudrais tout d’abord expliquer aux collègues ou aux étudiants qui me jugent peut-être irresponsable de voter chaque semaine pour le blocage (je rappelle, par ailleurs, que je suis étudiante aussi) que je mesure chacun de mes actes et que je le fais en connaissance de cause. Je respecte les étudiants qui viennent m’exprimer leur détresse lorsque la fac est bloquée, je respecte mes collègues enseignants et administratifs qui s’inquiètent du bon déroulement des examens, etc. Je comprends tous ceux qui disent que le blocage n’est sûrement aujourd’hui plus la meilleure solution, peut-être ont-ils raison ?</p>
<p>Beaucoup, à Stendhal, pensent que cela crée des tensions qui nuisent finalement au mouvement, qui divisent les étudiants et les personnels... peut-être... sûrement... Mais ne pensez-vous pas que si les personnels étaient davantage mobilisés, le blocage serait peut-être moins nécessaire ? Il me semble que tant que ce n’est pas le cas, bloquer la fac permet ces temps de discussion si importants entre les différents acteurs de l’Université. C’est un moyen d’action qui peut paraître, certes, radical, mais qui exprime une colère plus que légitime. Je crains que débloquer la fac soit synomyme de course à l’organisation des examens, reprise du train train quotidien, repli sur soi, oubli des vrais questions, et mise en place réelle et rapide de la LRU.</p>
<p>Par ailleurs, si je puis me permettre, je ne comprends pas que le vote de l’AG étudiante de ce mercredi ne soit pas respectée de tous. Je suis témoin : l’AG de ce mercredi avait bien été annoncée la semaine précédente, juste avant, puis juste après le vote du déblocage. <strong>La démocratie a lieu en <u>assemblée générale</u>, ouverte à tous et à tous les points de vue.</strong><br />
Si les cours reprennent, comme c’est le cas maintenant à Grenoble, alors, c’est aux enseignants de prendre activement le relais : informons nos étudiants de la gravité de la situation, débrayons les amphis, continuons plus que jamais, avec les étudiants, l’Université Populaire. <strong>J’ose penser que le mieux serait bien sûr que nationalement, les enseignants-chercheurs se mettent en grève illimitée pour exiger l’abrogation de la LRU, loi qui atteint leur statut, leur fonction, leur métier, leur outil de travail, de pensée</strong>.</p>
<p>On me dit que je suis trop radicale... peut-être, mais je l’assume, car:</p>
<ul>
<li>je veux continuer à faire de la recherche dans mon domaine (les sciences humaines et sociales),</li>
<li>je veux continuer à enseigner avec passion et plaisir sans être payée “au mérite”,</li>
<li>je veux que l’Université forme des citoyens capables de penser, de réfléchir, de décoder le discours des médias et des politiques.</li>
<li>Je veux me battre pour défendre la mission de service public que j’ai choisie, en passant le concours de l’Agrégation, et qui est la mienne aujourd’hui.</li>
</ul>
<p>Enfin, je ne peux terminer ce petit texte sans dénoncer et condamner le recours aux forces de l’ordre contre les étudiants sur le campus grenoblois, comme sur de nombreux campus en France. Je suis en colère et indignée par ce recours à la violence systématique. On vient ensuite nous parler de démocratie... <strong>Mais la démocratie c'est aussi d'avoir la possibilité de dire "non" n'est-ce pas ?</strong></p>
<p>Nous, personnels, devons prendre position clairement, fermement contre les présidents d’Université qui n’hésitent plus à appeler les CRS afin que les cours puissent avoir lieu. Comment accepter de dispenser nos enseignements dans ces conditions ? Comment certains enseignants de l’IEP ont pu faire cours, ce fameux “jeudi noir”, entrant dans leur bâtiment entre deux lignes de CRS ? C’est notre devoir d’enseignant de refuser cela. <strong>Comment ne rien dire lorsqu’on apprend l’<a href="http://universitesgrenoblelru.wordpress.com/2007/12/14/parlons-nous-dans-une-universite-ouverte/" title="Intervention de la BAC">intervention de la BAC</a> à la Bibliothèque Universitaire ? Je m’insurge contre la diabolisation des étudiants engagés de la part des politiques et des médias, je m’insurge contre le recours à la répression. Je refuse de vivre dans un Etat-policier</strong>.</p>
<p>Nous devons, personnels des universités et étudiants, nous préparer à un mouvement sur la durée, nous devons réfléchir à des actions communes pour que le mouvement s’amplifie et espérer que le gouvernement fléchisse. Face aux méthodes thatcheristes de nos gouvernants, il faut bien sûr s’attendre à une lutte longue et difficile. Mais pensons à ce qui nous attend si nous ne faisons rien !<br />
Dans un peu plus d’une semaine, le campus sera vide pour cause de “trêve des confiseurs”. <strong>Sachons profiter de cette trêve pour nous reposer un peu, pour informer les personnes extérieures à l’Université de ce qu’il se passe, pour lire, écrire... </strong>Continuons à réfléchir et surtout, prenons des forces, car l’année 2008 sera rude et difficile. Surtout ne baissons pas les bras ! Allez, courage à tous !</p>
<p>A.</p>
<p>====================================</p>
<p><strong>A voir</strong>:</p>
<p>-  <a href="http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=90400&#38;id_mot=13" title="Stratégie de Lisbonne">http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=90400&#38;id_mot=13 </a>(" <em>la Stratégie de Lisbonne, arrêtée au conseil européen de Lisbonne en mars 2000, vise à faire de l'union européenne « l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010  ». (en clair, rattraper un soit-disant "retard" sur les Etats-unis et le Japon..) notamment « par l'accélération des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité et l'innovation, et par l'achèvement du marché intérieur  ». (en clair, cela inclut explicitement la libéralisation et la mise en concurrence brutales des universités d'Europe..) pour plus d'informations, voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Strat%C3%A9gie_de_Lisbonne">http://fr.wikipedia.org/wiki/Strat%C3%A9gie_de_Lisbonne</a><br />
tout est donc clair, là, écrit noir sur blanc : nous sommes tous, étudiants de l'union européenne, logés à la même enseigne ; celle de la Stratégie de Lisbonne. mais puisque nous voilà désormais dans la même galère, pourquoi ne pas nous soutenir mutuellement, du Portugal à la Pologne, et de la Finlande à la Grèce.. ? des initiatives locales, des noyaux de luttes existent dans chaque université d'Europe ; pourquoi ne pas tous nous soutenir mutuellement, dès que c'est rendu possible ? l'Europe, c'est nous..et nous devrions nous atteler à ce travail de soutien, dans toutes les langues, et même au sein de cette gigantesque tour de babel.. mais en attendant, une coordination nationale est en train d'avoir lieu à Lille, pendant qu'une autre a précisément lieu à Berlin.. il serait assez novateur, assez "révolutionnaire" que le mouvement étudiant français soutienne le mouvement étudiant allemand, et le mouvement allemand, celui de France.</em>.")</p>
<p><u><strong>Sources d'informations</strong></u></p>
<p>- Fil RSS: http://eurowiki.com/lru/index.php?title=Special:Recentchanges&#38;amp;feed=rss&#38;feed=rss</p>
<p>- <a href="http://eurowiki.com/lru/index.php" title="Site anti-LRU">http://eurowiki.com/lru/index.php </a>("<em>Nous lançons un appel pour communiquer l'existence de ce site au sein des comités des universités. Nous avons besoin d'au moins un contact local par université ou ville pour qu'il puisse tenir à jour les infos locales</em>")</p>
<p>- Fil RSS: http://universitesgrenoblelru.wordpress.com/feed/</p>
<p>- <a href="http://universitesgrenoblelru.wordpress.com/" title="Site anti-LRU">http://universitesgrenoblelru.wordpress.com/</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi Pécresse : pourquoi nous sommes contre]]></title>
<link>http://blaaah.wordpress.com/2007/12/12/loi-pecresse-pourquoi-nous-sommes-contre/</link>
<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 21:11:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>rastanarko</dc:creator>
<guid>http://blaaah.wordpress.com/2007/12/12/loi-pecresse-pourquoi-nous-sommes-contre/</guid>
<description><![CDATA[Voici un court (*rire*) texte paru dans le journal de l&#8217;iep, Caractères, rédigé par mes soi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un court (*rire*) texte paru dans le journal de l'iep, <a href="http://caracteres.over-blog.fr/" target="_blank">Caractères,</a> rédigé par mes soins. Il m'était demandé de défendre la posititon contre la loi pécresse dans un débat écrit. A savoir qu'après deux semaines de quêtes, ils ont fini par trouver quelqu'un qui était pour à l'iep ...<br />
ce repaire de dangereux gauchistes, pire que le mirail :D</p>
<p>Je vous laisse donc savourer ma prose si fantastique et extraordinaire vous provoquant des pulsions sexuelles si intenses (ne dégueulez pas tout de suite, ça fais sale) . Bref, bonne lecture.</p>
<p>Non, pas tout de suite, juste avant : lisez au moins la loi : <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTX0300078L" target="_blank">Loi relative aux libertés et responsabilités des universités </a></p>
<p>J'ajoute juste que cette loi a été voté en plein mois d'août et l'UNEF faisait partie des négociation. j'aurais l'occasion de brûler une fois de plus ce syndicat dit "majoritaire".</p>
<p>Maintenant, je vous propose de lire :p</p>
<p align="center"><em>"Une analyse critique de la loi Pécresse<br />
( tirée de l'analyse du comité de lutte de l'UT1 )</em></p>
<p><em>	Il faut d'emblée savoir que cette loi s'inscrit dans le “ processus de Bologne ”, de 1999, qui institua une réforme au niveau européen harmonisant l'enseignement supérieur. Or le point principal est la mise en place d'une autonomie budgétaire des universités. C'est ainsi qu'a été mise en oeuvre la réforme LMDE en 2002 et la loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) aujourd'hui. De manière générale, ce projet est porté par tous les gouvernements successifs depuis les années 80. Est-il vraiment si nécessaire ? Nous allons vous montrer pourquoi non. La perversité de cette loi c'est qu'elle ne dit rien ou presque mais ses conséquences sont désastreuses sur tous les plans.</em></p>
<p><em>La principale disposition de la loi est le fait que les universités pourront créer des fondations qui disposent de l'autonomie budgétaire. Il faut être clair, nulle part dans cette loi on nous parle de privatisation de l'université. Cependant, ces fondations avec autonomie budgétaire pourront être financer par des entreprises privées. Loin d 'un démon de l'entreprise, il faut rappeler que l'objectif premier d'une entreprise est la rentabilité. Or, si celles-ci investissent dans l'université, il est certain qu'elles exigerons des contreparties. Certaines filières sont justement peu ou pas rentables, comme par exemple dans les sciences humaines (psycho ; histoire). On risque de voir disparaître ces filières non-rentables faute de financement. Pour une entreprise, former des analystes financiers est sûrement plus utile que des historiens de l'art. Mais quid de la liberté d'étudier selon nos aspirations ? On nous parle souvent de la nécessité de professionnaliser mais, selon les économistes eux-même, elle ne pourra réduire que d'1/10e le chômage étudiant ! Ce n'est donc pas une solution et c'est bien un réforme plus générale de l'emploi que nous demandons qui aille à l'inverse de la logique actuelle, et non l'immobilisme comme il est parfois supposé.</em></p>
<p><em>Au niveau budgétaire, on trouve quelque chose d'assez paradoxal chez nos voisins européens. Alors que le budget de l'enseignement supérieure augmente constamment, on découvre que les frais d'inscriptions augmentent eux-aussi !<br />
Dans certains pays tel l'Angleterre cela fait environ 10 ans que l'autonomie est mise en oeuvre. Et que voit-on : des frais d'inscriptions supérieurs à 2000€. C'est une réalité de la LRU : les frais d'inscription vont augmenter. Pour une raison simple : l'université aura besoin d'argent et elle l'aura d'une part avec les entreprises, d'autre part avec l'augmentation des frais d'inscription. Là encore, rien n'est écrit dans la loi, mais rappelons juste que, objectivement, la logique actuelle est bien le désengagement financier de l'État dans les services publics. Quant aux bourses supposées aider les étudiants, il faut rappeler que l'Angleterre fonctionne avec un système de bourse au mérite, différent du nôtre.</em></p>
<p><em>Mais, la LRU dépasse ces aspects purement financiers et institue une très forte régression dans la démocratie à l'université. En effet, selon l'article 6, le président dispose d'un droit de veto sur la nomination des personnels. En pratique, cela se traduira par la nomination des amis du Président. Celui-ci n'est d'ailleurs plus nommé que par le Conseil d'Administration (CA) et plus les autres conseils. Ceux-ci ( le Conseil Scientifique et le CEVU ) sont réduis à un rôle consultatif. Le CA devient seul organe de décision et le président un véritable gestionnaire en ressources humaines. La loi ne s'arrête pas là puisque ce CA subit de profond changements. Réduit à 30 membres au total, les personnalités extérieures (dont des chefs d'entreprises) y occupent 5 à 7 places alors que le poids des étudiants est réduit à 3-5 places et celui des personnels à 2. Ainsi, les personnalités extérieures ont plus de poids que les étudiants et personnels réunis. Ces mesures sont un grave danger pour la démocratie à la fac.</em></p>
<p><em>Par rapports aux “ employés ” de l'université puisque celle-ci se voit rentrer dans un fonctionnement d'entreprise, puisque “ Le président peut recruter pour une durée déterminée ou indéterminée des agents contractuels ” (art 19).<br />
En clair, les agents ne sont plus fonctionnaires mais de simples employés. Cela participe au projet de suppression de 15000 postes de fonctionnaires en 2008. Cette disposition concerne aussi les enseignants-chercheurs. Concernant la recherche, désormais le CNRS se voit imposer les orientations de recherche par l'université. La recherche fondamentale risque de disparaître au profit de la recherche appliquée. En clair, l'université, la recherche, les enseignants et les personnels au service d'une logique de marchandisation de l'éducation et non de formation aux savoirs.</em></p>
<p><em>Un dernier aspect est la mise en place de disparités importantes entre les universités. En effet, il est naïf de croire que toutes les facs de France sont à égalité. Il y a plus intérêt à investir dans des bassins porteurs d'emplois que dans les déserts économiques. Cette logique est illustrée parfaitement avec la volonté de la Sorbonne de produire des produits dérivées de marque “Sorbonne”. La fac de Lille aura sûrement un peu plus de mal à se vendre. on nous propose donc bien une fac à deux vitesses, et même si c'est déjà en partie le cas, est-ce une raison pour l'amplifier dramatiquement ?</em></p>
<p><em>Plus globalement, l'ouverture à l'entreprise de l'université prépare un terrain favorable à une future privatisation, qui est déjà intervenu dans le reste de l'Europe. Car une fois les financements dans l'entreprise, les projets lancés, il sera d'autant plus difficile de faire marche arrière et de résister à l'ouverture totale des capitaux au privé, soit la privatisation. Tout cela, au détriment de notre idée de l'université : gratuite, critique, populaire et de qualité.</em></p>
<p><em>NB : Il n'est pas pris ici en compte des dispositions issues des négociations auprès du gouvernement, car rien ne garantit pour l'instant l'effectivité de ces mesures, contrairement à la loi, même si les décrets d'application ne sont pas parus.</em></p>
<p><em>G. S. pour le comité de lutte de l'UT1"</em></p>
<p>NB bis : par rapport aux mesures, je peux dire tout le mal que j'en pense. PAr rapport aux magnifiques 15 milliards proposés par Pécresse, en fait l'augmentation n'est que de 5 milliards en 5 ans,c e qui fera un budget de 15 Milliard au total. Ensuite, cela équivaut à un milliard par an. or, il se trouve que dans ce milliard il y a environ 60% qui sert à financer ... les retard de paiements. Ajoutez à ça les diverses contributions normales .. il reste au final 150 millions d'euro .. soit moins d'un milliard en 5 ans ... vive le budget de l'enseignement supérieur.  Cela revient à 1% environ. Si vous ne me croyez pas, allezlire la loi de finance 2008.</p>
<p>Ensuite, concernant la super giga réforme qui va tout casser sur l'échec en licence .. elle était prévue en octobre prochain, elle est juste avancée de 6 mois. Quand aux promesses de non-sélections à l'entére de l'université, je n'y crois guère, désolé, je pessimise un poil. Et la circulaire auquels sont associés l'UNL et la FIDL ( les syndicats lycéens) j'attends de voir le résultat. Si je me suis trompé, je vous en ferais part. Mais, le fond du texte sur la démocratie universitaire et sur le processus de privatisation reste là. Bref, 21 ans après la mort de Malik Oussekine<br />
(désolé, je parle souvent de lui, il est tombé dans la lutte contre le projet Devaquet, 1986, gouvernement ... de droite (Chirac) et déjà l'autonnomie des universités .. et fait, l'autonomie remonte à mai 68, elle était souhaitée parce que l'Etat gérait lui-même les contenus des enseignements et empêchait tout regard critique, paradoxal non ?)<br />
21 ans après la mort de Malik, l'échec en 2007. Ah oui, n'oublions pas la suite : suppression des BEP pour "revaloriser les diplômes pro" avec en clair : ceux qui vont dans les fillières pro ne peuvent plus revenir dans le général, à part le BTS (avec un nombre de places très restreint), plus aucun diplôme en 2 ans .. et bien sûr, le contrat unique.</p>
<p>JEU : toi aussi tu as envie de t'amuser ? Alors participe : le contrat unique, avant ou après les municipales ? Attention : si tu répond avant noël, le jeu sera coté en Bourse !</p>
<p>Sur ce, à bientôt dans les luttes. Une de perdue ... :p</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[À quelle sauce, votre université ?]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/11/a-quelle-sauce-votre-universite/</link>
<pubDate>Tue, 11 Dec 2007 13:35:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/11/a-quelle-sauce-votre-universite/</guid>
<description><![CDATA[Sans autre commentaire, je vous invite à consulter http://nantes.indymedia.org/article/13433 et à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Sans autre commentaire, je vous invite à consulter <a href="http://nantes.indymedia.org/article/13433">http://nantes.indymedia.org/article/13433</a> et à imaginer le futur de notre système universitaire sous le gouvernement en place. À ce point-là, je serais tenté d'y voir non pas de l'américanisation mais bien la tiers-mondisation pour l'enseignement de la recherche.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA["Relents Autoritaires" Communiqué de presse du syndicat SUD Etudiant Tours]]></title>
<link>http://tanneurs.wordpress.com/2007/12/10/relents-autoritaires-communique-de-presse-du-syndicat-sud-etudiant-tours/</link>
<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 12:01:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nain formateur</dc:creator>
<guid>http://tanneurs.wordpress.com/2007/12/10/relents-autoritaires-communique-de-presse-du-syndicat-sud-etudiant-tours/</guid>
<description><![CDATA[&#8220;Sud-Etudiant a dû reconnaître les « relents autoritaires » de certains de ses membres…]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>"Sud-Etudiant a dû reconnaître les </em><em>« relents autoritaires » de certains de ses membres…  " </em><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&#38;num=658811&#38;xtor=RSS-13" target="_blank">Nouvelle République, 7 décembre 2007, <em>Leçon d'un mois de Crise</em></a></p>
<p>SUD Etudiant tient à démentir les informations du journaliste Thierry Noël, publiées dans la Nouvelle République du 7 décembre dernier. En effet dans son article, le journaliste révèle que des militants de SUD Etudiant considéraient certains de leurs camarades comme trop “autoritaires”.</p>
<p>Jamais un militant de notre syndicat a tenu de tels propos et nous rappelons que nous nous sommes toujours battus contre l’autoritarisme dans les mouvements sociaux, en défendant l’auto-organisation des étudiants par l’existence d’assemblée générale.</p>
<p>Thierry Noël ferait donc bien de vérifier ses informations, à moins que celles-ci soient volontairement mensongères, ce qui ne nous surprendrez pas étant donné le contenu ordurier de la plupart de ses articles.</p>
<p>SUD Etudiant Tours</p>
<p>Tours, le 9 décembre 2007</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Plein les fouilles.]]></title>
<link>http://maximepisano.wordpress.com/2007/12/10/plein-les-fouilles/</link>
<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 09:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maxime</dc:creator>
<guid>http://maximepisano.wordpress.com/2007/12/10/plein-les-fouilles/</guid>
<description><![CDATA[Aaaah Noël! Les vacances, les cadeaux&#8230; le pouvoir d&#8217;achat et la précarité. Pendant qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Aaaah Noël! Les vacances, les cadeaux... le pouvoir d'achat et la précarité. Pendant que l'Unef et la Conf' négocient nationalement sur la loi LRU, d'autres combats (certes incroyablement terre-à-terre) sont quelque peu oubliés. Vous vous souvenez sans doute de l'Unef et de la Cé, triomphantes, annonçant la création d'un 6ème échelon de bourses pour les étudiants issus de classes moyennes. Sans oublier la revalorisation des bourses pour les 10 000 étudiants les plus précaires. Génial, clap clap, fort bien.<br />
Un détail a sans doute été oublié: <strong>les délais de versement</strong>. Les étudiants boursiers qui me lisent doivent dessiner un sourire pincé. Alors comme ça, vous aussi vous attendez toujours? Ben oui mon bon monsieur, les bourses ne sont jamais versées le même jour du mois. Tenez, vous voulez un exemple? Depuis le début de l'année, mes bourses d'enseignement supérieur ont été versées le 21 octobre et le 8 novembre. J'attends toujours celles de décembre (nous sommes déjà le 10).<br />
Le pire de tout, c'est quand j'appelle, ce matin, le CROUS, et que j'entends à l'autre bout du fil, après avoir expliqué que comme beaucoup, j'avais un loyer à payer (le 10 justement argh) : "Ben il faut prévoir monsieur".<br />
Prévoir <strong>quoi</strong>?<br />
Prévoir <strong>comment</strong>?<br />
Les bourses ne sont jamais versées le même jour du mois, un coup en début, un coup en fin, et je devrais "prévoir"? Amusant. Ou pas.<br />
Alors, messieurs-dames des syndicats étudiants, est-ce que dans vos négociations vous pourriez, en plus de <a href="http://www.unef.fr/delia-CMS/index/article_id-2127/topic_id-129,,/versement-des-bourses.html" target="_blank">demander un 10ème mois de bourses</a>, demander tout simplement à ce qu'elles soient délivrées de façon régulière, toujours le même jour? Ce serait déjà pas mal, et ça en arrangerait plus d'un. Et pour cela, il suffirait que la compétence soit entièrement transférée au CROUS.<br />
Non mais.</p>
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<title><![CDATA[Nous ne sommes jamais partis.]]></title>
<link>http://jeunesocialistes54.wordpress.com/2007/12/09/nous-ne-sommes-jamais-partis/</link>
<pubDate>Sun, 09 Dec 2007 20:10:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maxime</dc:creator>
<guid>http://jeunesocialistes54.wordpress.com/2007/12/09/nous-ne-sommes-jamais-partis/</guid>
<description><![CDATA[Des problèmes de codes d&#8217;accès nous ont empêché d&#8217;actualiser le blog du Mouvement de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong>Des problèmes de codes d'accès</strong> nous ont empêché d'actualiser le blog du Mouvement des Jeunes Socialistes. Pris par le mouvement contre la LRU, nous avons eu peu de temps pour résoudre ce contre-temps indépendant de notre volonté (Joomla, on ne vous oublie pas!). Promis, nous serons désormais plus réguliers.<br />
Pour autant, comme dit plus haut, <strong>nous n'étions pas inactifs</strong>: mouvement contre la loi LRU, mais également la campagne des municipales et cantonales, qui a déjà commencé!<br />
Le 3 décembre avait lieu le <strong>premier rendez-vous de territoire</strong> organisé par <strong>Michel DINET</strong> pour discuter avec les meurthe-et-mosellans du <strong>bilan de l'action de la majorité</strong> et des <strong>projets pour les années à venir</strong>.<br />
Il se déroulait donc à <strong>Toul</strong>, en présence des candidats aux cantonales du sud-ouest 54: <strong>Michèle PILOT</strong> pour le canton de Toul-Nord, <strong>Constant DEJAY</strong> pour celui de Domevre-en-Haye, <strong>Jean-Paul VINCHELIN</strong> à Neuves-Maisons et <strong>Gauthier BRUNNER</strong> sur le canton de Vezelise.<br />
5 autres rencontres suivront sur le territoire du <strong>Val de Lorraine</strong>, du <strong>Lunévillois</strong>, de <strong>Longwy</strong>, de <strong>Briey</strong> et de <strong>Nancy</strong>.<br />
En outre, le site de Daouïa Bezaz, candidate aux cantonales sur Nancy-Ouest, <a href="http://daouiabezaz.fr" target="_blank">a ouvert ses portes</a>.<br />
Nous espérons que vous avez pu suivre l'actualité des socialistes sur les autres blogs de nos camarades et de la fédération du Parti socialiste. A très vite pour la prochaine note!</p>
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<title><![CDATA["Travailler plus", constat saisissant dans les faits.]]></title>
<link>http://maximepisano.wordpress.com/2007/12/08/travailler-plus-constat-saisissant-dans-les-faits/</link>
<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 15:09:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Maxime</dc:creator>
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<description><![CDATA[Parallèle surprenant. Comme quoi, les combats politiques de certains ont un écho différent de ceu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Parallèle surprenant. Comme quoi, les combats politiques de certains ont un écho différent de ceux des autres...<br />
Nous étions une vingtaine, ce matin, à partir en campagne pour les municipales et les cantonales. L'accueil réservé à la candidature de Nicole Creusot s'est révélé très positif; quant à Daouïa Bezaz, pour laquelle je militais, avec d'autres, sur Beauregard, son sens du contact m'a encore surpris aujourd'hui, provoquant littéralement l'enthousiasme des électeurs de ce quartier trop souvent oublié.<br />
D'ailleurs, je vous annonce que <a href="http://daouiabezaz.fr" target="_blank">son site</a> est désormais ouvert, et vous invite à aller le consulter régulièrement.<br />
Nous en avons également profité pour faire part aux gens des propositions du Parti Socialiste pour augmenter le pouvoir d'achat, que certains d'entre vous commentent avec pertinence <a href="http://maximepisano.wordpress.com/2007/12/06/dautres-combats-nous-attendent/#comment-1626" target="_blank">ici</a>.<br />
Et pendant ce temps, la droite?<br />
Oh, elle va bien, la droite. Bien embourbée, tout de même, chez les jeunes, après le coup d'éclat manqué des Jeunes Populaires qui, pensant que la victoire était déjà acquise, annonçaient non sans triomphalisme que Thérèse Kempf, du collectif anti-blocage, était l'une des leurs. Ladite Thérèse viendra d'ailleurs démentir cette info sur mon blog, quant à Etienne Mangeot, des Jeunes Pops, son silence est assourdissant.<br />
Toujours à droite, mais ... plus à droite, l'Uni nous fait encore beaucoup rire. Non contente d'avoir été déboutée par le tribunal administratif pour ses référés, Anne-Laure Blin annonce, sans rire, que <a href="http://reveilcampusnancy.blog.fr/2007/12/07/incapable_d_assumer_ses_responsabilites_~3409014" target="_blank">l'Uni demande la démission du Président de l'Université Nancy 2</a>. Elan de lucidité ou colère mal maîtrisée? L'Uni, troisième force de l'Université, demandant la démission de son Président, c'est d'un comique...<br />
Campagne des municipales et cantonales, LRU et pouvoir d'achat d'un côté, contradictions internes et attitudes procédurières de l'autre... Sur Nancy, la gauche et la droite sont sur des routes parallèles. Et quelque chose me dit que l'une d'entre elles ne conduit pas forcément à la victoire!</p>
]]></content:encoded>
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