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	<title>livres-et-lectures &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "livres-et-lectures"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 08:23:36 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Volkswagen Blues, Jacques Poulin]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=292</link>
<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 21:56:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=292</guid>
<description><![CDATA[Jacques Poulin est un auteur québécois qui m’a été recommandé à de nombreuses reprises. Et e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;">Jacques Poulin est un auteur québécois qui m’a été recommandé à de nombreuses reprises. Et en particulier son livre intitulé <em>Volkswagen Blues</em>. Un passage par la bibliothèque et j'étais paré pour la lecture de ce roman québécois.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-293 aligncenter" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/07/volkswagen_blues.jpg" alt="Volkswagen Blues" width="221" height="334" /></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:left;"><em>Volkwagen Blues</em> est la chronique de la rencontre de deux personnes et de leur départ sur les routes canadiennes et américaines. Jack Waterman est un homme entre deux âges. Il voyage dans un bus Volkswagen (qu'on imagine bien être un <a href="http://images.google.fr/images?hl=fr&#38;q=volkswagen%20Westfalia&#38;um=1&#38;ie=UTF-8&#38;sa=N&#38;tab=wi">modèle Westfalia</a>, celui des hippies). Jack Waterman est son pseudonyme d’écrivain, on ne connaîtra jamais son vrai nom et le narrateur parle de lui en l’appelant l’Homme, tout simplement. Son acolyte est Pitsémine. C’est une jeune métisse, mi blanche mi <a href="http://www.autochtones.gouv.qc.ca/relations_autochtones/profils_nations/innus.htm">montagnaise</a>. Elle est surnommée la Grande Sauterelle à cause de ses longues jambes maigres. La rencontre entre les deux personnages a lieu à Gaspé alors que Pitsémine fait du stop (du pouce comme on dit au Québec) pour aller rencontrer sa mère qui travaille comme femme de ménage au musée de la ville. L’Homme est lui à la recherche de son frère Théo dont les dernières nouvelles remontent à quelques années sous la forme d’une carte postale mystérieuse envoyée de Gaspé.</p>
<p style="text-align:left;">Les deux voyageurs vont ainsi aller de ville en ville pour suivre la trace du frère de Jack. A chaque arrêt, ils mènent une petite enquête pour retrouver des indices du passage de Théo. Sur la route et au volant du bus Volkswagen, Pitsémine et l’Homme se racontent leurs vies, partagent des anecdotes, visitent des lieux historiques. L’Histoire est omniprésente tout au long de <em>Volkswagen Blues</em>. L’itinéraire emprunté est globalement le suivant : Gaspé, Québec, les Milles îles, Toronto, Détroit, Chicago, Saint-Louis. Ils suivront ensuite la piste de l’Oregon pour rejoindre San Francisco. C’est à peu de choses près le chemin qu’ont parcouru les explorateurs francophones d’abord (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Cartier">Jacques Cartier</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jolliet">Jolliet</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Marquette">Marquette</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cavelier_de_la_Salle">Cavelier de Lasalle</a> pour en nommer quelques-uns) puis la route qu’ont suivie les pionniers américains jusqu’en Californie. Leur parcours symbolique de l’embouchure du fleuve Saint-Laurent jusqu’à l’Océan Pacifique en passant par les grands Lacs, le fleuve Mississipi, les Prairies et les Rocheuses sera l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’Histoire de l’Amérique (un sujet que j’ai déjà abordé <a title="Cavelier de La Salle" href="http://meslectures.wordpress.com/2007/12/28/cavelier-de-la-salle-une-epopee-aux-ameriques">ici</a> et <a title="Amérique Française" href="http://meslectures.wordpress.com/2008/03/04/histoire-de-lamerique-francaise-cecile-vidal-et-gilles-havard">là</a>). Les discussions entre l’Homme et la Grande Sauterelle apportent un éclairage particulier sur les relations des colons (Français, Anglais et Américains) avec les Indiens, une histoire qui s’est construite sur la violence.</p>
<p style="text-align:left;"><em>Volkswagen Blues</em> est une histoire sympathique. Le livre se lit très bien et est très accessible. Il offre au lecteur de faire un beau voyage en bonne compagnie. J’aurais aimé que les relations entre les deux protagonistes soient approfondies davantage. <em>Volkswagen Blues</em> n’est pas un chef d’œuvre mais demeure une belle histoire. Je ne ferme donc pas la porte à d’autres livres de Jacques Poulin.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-252" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le monde de Barney, Mordecai Richler]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=288</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 21:50:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=288</guid>
<description><![CDATA[Mordecai Richler est un québécois anglophone originaire de la communauté juive de Montréal. Il e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Mordecai Richler est un québécois anglophone originaire de la communauté juive de Montréal. Il est de coutume de classer ses œuvres sous l’étiquette de littérature canadienne plutôt que québécoise étant donné qu’il écrivait en anglais. C’est un polémiste farouche qui n’a eu de cesse de pourfendre le nationalisme québécois (entendre le nationalisme des francophones du Québec). Mais il avait aussi comme cible ses coreligionnaires ainsi que les nationalistes canadiens.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-289" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/06/mondebarney.gif" alt="monde de Barney" width="95" height="148" /></p>
<p><em>Le monde de Barney</em> est l'histoire de Barney Panofsky. C'est un homme de 67 ans qui écrit ses mémoires pour donner sa version des faits en réaction à la publication des mémoires de Terry McIver, un écrivain qu’il a fréquenté dans sa jeunesse. D’emblée, Barney affirme vouloir régler quelques comptes. Le livre est divisé en trois parties, chacune consacrées à une de ses épouses. La première, Clara, est celle qu’il a rencontré alors qu’il vivait une vie de bohème dans le Paris du début des années 50. Clara est elle-même une artiste, poète et peintre. Aussi courte que fut leur union, elle marquera profondément Barney. Sa deuxième épouse est pudiquement désignée sous le nom de Mrs Panofsky II. Épousée à la fin des années 50, elle représente pour Barney le mariage de raison au sein de la communauté juive de Montréal. Mais la raison et le cœur sont deux choses différentes comme Barney s’est rendra compte très rapidement. Sa troisième épouse s’appelle Miriam et est l’amour de sa vie. Elle le restera malgré leur séparation après 31 ans de vie commune.</p>
<p>Entre vies amoureuse, familiale, professionnelles et amitiés diverses, <em>le monde de Barney</em> dresse le portrait d’un homme qui a traversé plusieurs époques avec son caractère de cochon. Barney est un effet un grincheux, un misanthrope valétudinaire comme il se décrit lui-même. Il ressasse les mêmes rengaines, s’interroge sur le monde qui l’entoure et sur les gens qu’il fréquente. Ses repères sont le hockey, le sport qu’il affectionne, sa famille et le Dink’s, ce bar de la rue Crescent où il passe des heures à se soûler en compagnie de drôles d’oiseaux comme lui. Ses mémoires alternent entre le passé et le présent. Le récit n’est pas linéaire. Le narrateur lève petit à petit le voile sur sa vie. Un exercice qui s'avérera de plus en plus difficile sur la fin.<br />
Même si <em>le monde de Barney</em> est une œuvre de fiction, elle contient quelques flèches bien acérées à l’attention des groupes que Mordecai Richler n’aime pas. Il s’agit en vrac de l’écrivain qui ne produit rien malgré les attentes qu’il crée auprès des éditeurs, l’écrivain pédant, le Juif qui collecte des fonds pour Israël et qui se réjouit quand des actes antisémites sont commis, les policiers qui tabassent les suspects, les gens de gauche, les gens de droite, les québécois pure laines, leurs lois pointilleuses sur la langue française et leurs velléités d’indépendance vis-à-vis du Canada et enfin lui-même, un homme dépassé par une société qui change trop vite.</p>
<p>Le récit de cette vie bien rempli par un homme au caractère bien trempé est très agréable à lire. On ne s’ennuie pas un instant devant l’ironie de Barney Panofsky, son manque de savoir-vivre, son côté très lucide et son ivrognerie. <em>Le monde de Barney</em> est le portait d’un homme ayant de nombreux défauts mais très attachant malgré tout.</p>
<p>Si je dois trouver un défaut à ce livre, c’est la traduction française très irritante par moments. Le traducteur est manifestement un Français de France qui ne connaît pas du tout Montréal et le Québec. C’est très visible lors des passages consacrés au hockey. Les noms de rues ont également été gardés en anglais comme St Urbain Street au lieu de rue Saint-Urbain. Je me suis demandé au début si c’était intentionnel pour nous donner le point de vue d’un anglophone de Montréal. Mais ça ne semble pas être le cas. On trouve mention de la route de la côte Sainte-Catherine à Outremont au lieu du chemin de la Côte Saint-Catherine. Or dans la toponymie montréalaise, road se traduit par chemin. Enfin j’ai grincé des dents quand j’ai lu des mots d’argot parisien dans la bouche du policier O’Hearne. Ça n'a pas sa place dans la bouche d'un montréalais anglophone d'origine irlandaise. Je ne félicite pas les éditions Albin Michel sur ce coup-là. Lire la version originale est peut-être un moyen de contourner ce problème.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-255" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/5etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
<p>Pour en savoir plus sur Mordecai Richler, visitez le dossier des archives de Radio-Canada (videos et bandes sonores) : <a title="Mordecai Richler" href="http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/dossiers/744/">Mordecai Richler, entre la satire et la provocation</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Glamorama, Bret Easton Ellis]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=286</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 16:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=286</guid>
<description><![CDATA[A l’époque où je lisais Technikart (période lointaine de tentative de branchitude), Bret Easton]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CA">A l’époque où je lisais <a title="Technikart" href="http://www.technikart.com">Technikart</a> (période lointaine de tentative de branchitude), Bret Easton Ellis était l’écrivain ultime, le symbole du post modernisme. Toujours en retard de plusieurs trains, c’est seulement en 2008 que j’ai ouvert mon premier livre de Bret Easton Ellis.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA">Glamorama m’a laissé confus. J’ai d’abord failli arrêter la lecture après 20 pages tant les dialogues étaient insipides. Les premières pages consistent en un name dropping de célébrités et de pipole ainsi que de noms de marques de luxe ou clairement marquées CSP+. Ça m’a refroidi d’emblée. Mais j’ai continué la lecture pour voir quelle intention cela servait. Bret Easton Ellis le fait dire dès le début à un de ses personnages : ce qui est à la mode est dépassé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA">Pour faire simple, Bret Easton Ellis y va d’une critique sévère du monde du spectacle, cet univers branché et superficiel dans lequel évoluent  mannequins, stars du cinéma, musiciens, homos branchés etc. C’est sex, drog &#38; rock’n roll à tous les étages.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-287" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/06/glamorama.jpg" alt="" width="500" height="500" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA">Victor, le narrateur, organise l’ouverture d’une boîte de nuit. Il est aussi mannequin, aspirant acteur et membre d’un groupe de rock. C’est lui qu’on va suivre tout au long du livre, entre hallucinations et réalité, de New-York à Paris en passant par Londres. <em>Glamorama</em> est une sorte de descente aux enfers progressive faite de vedettes, de glamour et de soirées où alcool et drogue sont monnaie courante. Le récit évolue petit à petit vers une atmosphère plus sombre, plus glauque, pour finir dans le terrorisme et la violence gratuite. Le sexe lui-même devient gratuit, sans âme et froid. Certaines scènes de violence sont horribles et tout simplement choquantes, elles rappellent les snuff movies.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"><em>Glamorama</em> est une critique qui aurait pu faire mouche. Qui a peut-être été d’actualité. Mais voilà, même si Bret Easton Ellis a volontiers forcé le trait dans <em>Glamorama</em>, la réalité a eu vite fait de dépasser le monde qu’il décrit. Publié en 1999, ce livre a été ringardisé par l’explosion des magazines et des sites internet people (TMZ, Perez Hilton pour ne citer que les plus connus). L’exposition médiatique est devenu un vrai métier. Demandez à Paris Hilton qui va de soirées en soirées pour se faire prendre en photo. Ou encore Lindsay Lohan, qui passe plus de temps en réhab qu’à tourner des films. Par pudeur, je ne parlerai pas de Britney Spears. Du coup, l'univers décrit dans <em>Glamorama </em>fait presque gentillet par rapport au monde des spectacles de 2008. Certains noms ont disparu, d’autres pas. C’est la même chose mais en plus gros, plus intense aujourd’hui. En tout cas, bien vu d’avoir flairé ça mais on était loin en 1999 d’imaginer là où on serait rendu maintenant.</span><span lang="FR-CA">Même chose en ce qui concerne le terrorisme où les attentats à la bombe ont été remplacés par les attentats suicide. L’horreur des attentats du 11 septembre en étant le paroxysme (du moins je l’espère).<br />
Lu en 2008, Glamorama paraît un peu dépassé. Est-ce que tout cela fait de Bret Easton Ellis un visionnaire ? Sans doute. Mais il a sous-estimé les basses tendances de l’être humain. Le monde est allé très vite en quelques années seulement. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA">Sur un plan strictement littéraire, j’ai trouvé que Glamorama était trop long. Je pense qu’un roman moitié moins long aurait tout aussi bien servi le propos de l’auteur. J’ai par ailleurs beaucoup de mal à trouver des qualités à <em>Glamorama</em>. Les dialogues nombreux sont pour la plupart totalement inintéressants (comme la vie des personnages ?). L’aspect le mieux rendu a tout de même été l’atmosphère d’enfermement et de détresse vécue par le narrateur lorsqu’il est manipulé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span lang="FR-CA">Cela dit, <em>Glamorama</em> me fait un peu mieux comprendre Frédéric Begbeider qui pompe sans vergogne le style de Bret Easton Ellis. 99F et <a title="Au secours pardon" href="http://meslectures.wordpress.com/2007/11/10/au-secours-pardon-de-frederic-beigbeder">Au secours pardon</a> ont une structure similaire : des hommes qui évoluent dans des métiers branchés / glamours. Le sexe, le luxe et la drogue sont quotidiens. Leur univers finira par déraper vers une violence injustifiée. Et les livres ont également comme point commun de se finir en queue de poisson. Pas brillant mais apparemment ça fait vendre. Et après tout dans le monde de merde dans lequel nous vivons, c’est tout ce qui compte, n’est-ce pas ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-260" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/2etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[tague : mes habitudes de lecture]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=285</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 14:09:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Tagué par Venise du Passe Mot, je lève pudiquement un pan du voile et vous révèle donc mes habit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Tagué par Venise du <a title="Passe Mot" href="http://passemot.blogspot.com">Passe Mot</a>, je lève pudiquement un pan du voile et vous révèle donc mes habitudes de lecture. Sujet léger pour un vendredi pluvieux à Montréal.</p>
<p><strong>Où et quand ?<br />
</strong>J'ai trois endroits fétiches : le canapé, le lit et les WC (j’assume, c'est un vice familial). Je lis parfois aussi sur la table de la cuisine. Mais le plus souvent c’est dans le lit.<br />
Quand : plutôt le soir avant de m’endormir. A noter que je n’ai jamais compris les gens qui pouvaient s’endormir avec un livre ouvert. Soit je continue de le lire, soit je le ferme quand je sens le sommeil arriver.<br />
De manière générale, il est bien important que je sois au calme. Même si j’arrive à me créer une bulle quand je lis (au grand dam de mes proches), j’aime bien ne pas avoir de source de distraction.</p>
<p><strong>Comment je choisis mes lectures ?<br />
</strong>J'ai plusieurs méthodes. Mais la plus marrante est le hasard : je prends un livre sur une étagère à la bibliothèque simplement parce que le titre et le résumé me tentent. Ou parce que c'est un coup de cœur des bibliothécaires. Croyez-moi, on est souvent agréablement surpris. Essayez pour voir.<br />
Sinon je fonctionne par ouïe-dire et recommandations : la radio, les magazines, les blogs et les amis sont de bonnes sources d'information.<br />
Quand un auteur me plaît, je reviens vers ses autres livres.<br />
Et parfois je ne choisis pas mes lectures quand c’est un cadeau ou un prêt. C'est aussi une bonne manière d'aller explorer de nouveaux territoires.<br />
Ce qu'il y a de formidable avec les livres c'est que plus je lis, plus j’ai envie de lire d’autres livres.</p>
<p><strong>Quel style de lecture ?</strong><br />
Je suis un zappeur. Je m'intéresse à un peu tout. Je lis des romans français et étrangers (voir <a title="mes lectures" href="http://meslectures.wordpress.com/liste-des-lectures">la liste des lectures récentes</a>). J'ai une prédilection pour le 19<sup>e</sup> siècle et dernièrement je me suis intéressé aux écrivains américains du 20<sup>e</sup>. Je lis également des livres de philosophie ou des livres d’actualité.<br />
Ce que je me lis pas ou peu : le théâtre et la poésie. Et j’ai des lacunes sérieuses en BD.<br />
Parmi mes projets de lectures au cours des prochains mois : partir à la découverte de la littérature québécoise et approfondir l'œuvre de Balzac.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que j’attends de mes lectures ?</strong><br />
Le plus important est de passer un bon moment. Pour moi ça vaut dire deux choses : être immergé dans un univers créé par un auteur et/ou apprendre sur un sujet ou un auteur. Mais la notion de plaisir est centrale pour moi. Lire des livres parce qu'ils sont à la mode non merci.</p>
<p><strong>Mes petites manies ?</strong><br />
La plus gênante pour les gens qui m'entourent est de ne pas répondre quand on me parle et que je lis. Ou alors je m'exprime par un oui ou un hmmm distants qui ne manquent pas d'irriter mon interlocuteur. Faut juste pas me parler, je suis ailleurs. Avec un livre, la dissociation du corps et de l'esprit est une réalité pour moi.</p>
<p>Comme il est de coutume de faire circuler les tagues, je la repasse de l'autre côté de l'Atlantique et demande à <a href="http://www.amandameyre.com">Amanda</a>, aux chroniqueurs <a href="http://classiques.bibliofolie.com">des classiques</a> et à Thom du <a href="http://legolb.over-blog.com">Golb</a> de se prêter à cet exercice. Et même s'ils ne le font pas allez voir leurs blogues, ils en valent la peine.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Modeste Mignon, Honoré de Balzac]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=283</link>
<pubDate>Fri, 30 May 2008 15:06:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=283</guid>
<description><![CDATA[Il est bon de se plonger dans un classique de temps en temps. Les classiques ne sont jamais des clas]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il est bon de se plonger dans un classique de temps en temps. Les classiques ne sont jamais des classiques par hasard. <em>Modeste Mignon</em> en est un pétri de qualités. Le niveau de l’écriture est impressionnant, chaque mot a sa place dans une histoire complexe qui compte plusieurs rebondissements. Et le portrait d’une frange de la population française sous la Restauration (époque Charles X) est admirablement bien rendu.</p>
<p>J’ai une drôle d’histoire avec ce livre. Je l’avais commencé il y a plus de deux ans pour en abandonner curieusement la lecture 60 pages avant la fin. Et je ne me souviens même plus pourquoi. J’ai donc recommencé <em>Modeste Mignon</em> du début.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-284" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/05/balzac.png" alt="" width="321" height="521" /></p>
<p>Modeste Mignon est une jeune fille du Havre qui donne son nom au roman de Balzac.  Son père, ancien colonel de l’armée de Napoléon reconverti dans le commerce, a récemment perdu toute sa fortune. Il quitte la maison familiale en laissant comme consignes à ses proches amis de ne laisser aucun prétendant séduire sa fille âgée de 20 ans. C’est sans compter la volonté de Modeste qui va contre toute prudence et en secret écrire des lettres à un poète parisien dont elle admire les poèmes : Monsieur de Canalis. Or ce poète reçoit de nombreuses lettres de fans comme on dirait aujourd’hui. Il va donc suggérer par jeu à son secrétaire, Ernest La Brière, de répondre à sa place pour tourner en ridicule cette admiratrice. Or les lettres de La Brière font mouche dans le cœur de Modeste. Elle-même parvient à séduire son interlocuteur bien qu’elle utilise un pseudonyme pour rester anonyme. L’un et l’autre cachent donc leur identité véritable mais tombent amoureux à travers cet échange épistolaire. Le secret de Modeste finira par être découvert par ses proches. Mise au pied du mur par son père revenu de son long voyage, elle devra choisir entre Canalis et La Brière, sans compter un troisième prétendant qui est membre d’une des plus grandes familles de la noblesse française.</p>
<p><em>Modeste Mignon</em> se déroule ainsi comme une pièce de théâtre en plusieurs temps jusqu’au dénouement.Les personnages nous sont présentés en détail, ce qui est toujours l'occasion pour Balzac de dresser le portrait des Français de son époque (<em>Modeste Mignon</em> fait partie des <em>Scènes de la vie privée</em> de la <em>Comédie Humaine</em>). J'aime beaucoup le fait que Balzac donne au lecteur son avis sur ses personnages entre les lignes. Il est rarement tendre avec eux et n'hésite pas à souligner leur ridicule et leur fatuité, autant les provinciaux que les parisiens, les bourgeois que les nobles. L'échange de lettres entre Modeste et La Brière donne lieu à de très beaux passages, très riches, dans un langage châtié et maîtrisé. Enfin la confrontation entre les trois prétendants et Modeste est tout simplement savoureuse. En refermant mon livre, je me suis dit : quel talent ce Balzac ! Tout y est dans ce livre : une histoire intéressante, une narration de haute volée, des personnages bien rendus. Modeste Mignon vient me rappeler pourquoi j’aime lire et que la langue française est belle quand elle est utilisée par un auteur de talent.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-255" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/5etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les étoiles de Compostelle, Henri Vincenot]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=282</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 15:46:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=282</guid>
<description><![CDATA[ Tout de suite après la billebaude, j’ai enchaîné avec les étoiles de Compostelle, troisième ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><!--[if gte mso 9]&#38;gt;  Normal 0 21   false false false        MicrosoftInternetExplorer4  &#38;lt;![endif]--><!--[if gte mso 9]&#38;gt;   &#38;lt;![endif]--> Tout de suite après <a title="billebaude" href="http://meslectures.wordpress.com/2008/05/15/la-billebaude-henri-vincenot">la billebaude</a>, j’ai enchaîné avec les étoiles de Compostelle, troisième roman de mon livre rassemblant plusieurs œuvres d’Henri Vincenot. Est-ce une bonne idée d’enchaîner deux livres du même auteur ? Rarement. J’ai aimé les étoiles de Compostelle mais j’y ai vu trop de similitudes avec les deux romans précédents pour l’apprécier pleinement.</p>
<p class="MsoNormal">Et pourtant, la rupture est assez nette en apparence. Les étoiles de Compostelle emmène le lecteur au Moyen-âge, bien des siècles plus tôt que pour le pape des escargots et la billebaude. L’action se situe toujours en Bourgogne. Mais ma lassitude est venue du fait qu’Henri Vincenot utilise un ressort similaire aux deux autres romans que j’ai lus, à savoir un jeune homme parvient à l’âge adulte et se voit révéler par un ancien la connaissance et les traditions qui sont ignorées de la masse populaire. Les portes de la Connaissance s’ouvrent à lui.</p>
<p class="MsoNormal">Le jeune homme en question s’appelle Jehan le Tonnerre. C’est un parsonnier qui vit dans une communauté chargée de défricher les terres d’un seigneur. En échange de ce travail, la communauté peut rester sur les terres du seigneur sans que celui-ci ne lève de taxes ou n’exige des corvées de leur part. Sur ces terres vit un vieil homme singulier que les autres appellent le Prophète par raillerie. Ce Prophète part en effet dans de longues tirades sur les origines celtes de la religion chrétienne.</p>
<p class="MsoNormal">Un beau jour, une équipe de moine s’installe à proximité de la communauté. Ils sont bientôt rejoint par des travailleurs spécialisés dans différents corps de métier. Attiré par la nouveauté, Jehan finit par quitter sa communauté pour rejoindre ces maîtres bâtisseurs, les compagnons du devoir. Il apprendra le métier de charpentier et une fois le chantier de l’abbaye terminé, il accompagnera le Prophète sur le chemin du pelerinage de Saint-Jacques de Compostelle.</p>
<p class="MsoNormal">Résumer les étoiles de Compostelle n’est pas aisé car le récit compte deux temps. Le premier autour de l’abbaye en construction et le second sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. Dans les deux cas, Jehan se verra révéler les secrets de la construction des églises (le nombre d’or, la divine proportion, les voûtes et les signatures des compagnons) et de l’origine celtique de certaines croyances chrétiennes.</p>
<p class="MsoNormal">Finalement, le thème des étoiles de Compostelle est très proche de ceux présents dans la billebaude et dans le pape des escargots. Le livre se lit bien, on se laisse prendre à l’histoire. Mais je suis resté sur ma faim parce que je n’ai pas trop vu où Henri Vincenot voulait en venir sinon nous dire que le christianisme est un syncrétisme et ouvrir au lecteur les portes du monde des compagnons du devoir. Le livre n’est pas mauvais, il se laisse lire mais il est temps pour moi de faire une petite pause d’Henri Vincenot.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft size-full wp-image-252" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Du même auteur : <a href="http://meslectures.wordpress.com/2008/02/08/le-pape-des-escargots-henri-vincenot">le pape des escargots</a> et <a title="billebaude" href="http://meslectures.wordpress.com/2008/05/15/la-billebaude-henri-vincenot">la billebaude</a></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[La billebaude, Henri Vincenot]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=279</link>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 19:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[La billebaude est le deuxième roman du recueil consacré à l’oeuvre d’Henri Vincenot. Comme da]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">La billebaude est le deuxième roman du recueil consacré à l’oeuvre d’Henri Vincenot. Comme dans <a title="Pape des escargots" href="http://meslectures.wordpress.com/2008/02/08/le-pape-des-escargots-henri-vincenot">le Pape des escargots</a>, l’action se déroule en Bourgogne, plus précisément dans l’Auxois, cette région vallonnée située en Côte d’Or.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-251" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/vincenot_omnibus.jpg" alt="" width="322" height="471" /></p>
<p class="MsoNormal">Henri Vincenot nous livre une histoire fortement inspirée de son expérience de jeunesse dans un village comme la France en comptait beaucoup à cette époque. La vie y est rythmée par les tâches quotidiennes de la maison et par les travaux des champs en fonction des saisons. Mais la vie du narrateur tourne surtout autour de la chasse. Il y est initié par son grand-père maternel, le Tremblot, pour qui la région n’a pas de secret. Il connaît très bien le parcours des animaux et apprend à son petit-fils l'art d'identifier les traces laissées par le gibier dans les bois. Le savoir-faire de cet homme est reconnu par tous. Le titre du roman fait référence au type de chasse prôné par le Tremblot. La chasse à la billebaude est la chasse au hasard, au gré du parcours des animaux, par opposition à la chasse à courre où l’animal est traqué sans relâche.</p>
<p class="MsoNormal">Le grand drame du narrateur est d’être doué pour les études. Après des résultats brillants au certificat d’études, il poursuit sa scolarité au collège Saint-Joseph de Dijon. C’est pour lui un premier déracinement qui le coupe de la vie à la campagne. Le second intervient lors de son admission aux HEC qui lui impose de vivre à Paris. Ce qui ne lui permettra que rarement un retour au village pour profiter de ce mode de vie qu’il a dû quitter à regret. Les retours réguliers dans son village de l’Auxois seront pour lui de grands moments de joie.</p>
<p class="MsoNormal">Henri Vincenot est un conteur formidable. Il avoue d’ailleurs parfois forcer le trait, inspiré en ceci par son grand-père, lui-même grand raconteur d’histoires. Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver dans la Billebaude un quelque chose du Marcel Pagnol de la gloire de mon père, à la fois dans l’amour pour sa région et pour l’histoire du passage de l’enfance à l’âge adulte et toute la découverte du monde qui l’entoure. Les compagnons du Tour de France y tiennent une place importante, comme dans le pape des escargots. La figure emblématique qu’est son grand-père tient un rôle central, un peu comme l’était la Gazette dans le pape des escargots. Il va lui ouvrir la porte de du compagnonnage, cet univers aux codes ancestraux, en commençant par la bourrellerie, le travail du cuir. C’est d’ailleurs ce monde de traditions bien ancrées qui se heurte à une France qui se modernise, comme on le lira avec la mécanisation des campagnes et l’exode rural. Le récit se déroule sur fonds de crise des années 30 et de scandale financier (affaire Hauna-Stavisky). Henri Vincenot s’érige en défenseur du mode de vie de ses grands-parents et arrière grands-parents, sages parmi les sages, et condamne le progrès à tout crin et l’exploitation de la nature. Ce côté donneur de leçon à la jeune génération pourra ennuyer certains lecteurs, de même que la répétition de certaines expressions, comme celle qui consiste à décrire sa région comme le toit de l’Europe occidentale, le lieu où l’eau des rivières rejoint tantôt la Méditerranée tantôt l’Atlantique. Mais ces quelques points négatifs n’ont en rien entamé mon plaisir de lire la billebaude. Le récit est très coloré, grâce au patois bourguignon, tout du moins celui de l’Auxois. Vous saurez ce qu’est un peux, des gaudes (et être gaudé) et vous n’aimerez pas être beurdaulé ni mâchuré.</p>
<p class="MsoNormal">Bref, la billebaude est une bouffée d’air frais.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="alignleft size-full wp-image-255" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/5etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
<p>Du même auteur : <a title="Henri Vincenot" href="http://meslectures.wordpress.com/2008/02/08/le-pape-des-escargots-henri-vincenot">le pape des escargots</a>.</p>
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<title><![CDATA[Actualité littéraire du Québec]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=278</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 01:07:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Quelques brèves du monde littéraire québécois :
- Caroline Allard vient de remporter le prix Arc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques brèves du monde littéraire québécois :</p>
<p>- Caroline Allard vient de <a title="Caroline Allard" href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080423/CPARTS02/80423195/-1/CPARTS02">remporter le prix Archambault</a> pour ses <a title="Chronique mère indigne" href="http://meslectures.wordpress.com/2007/04/23/lecture-les-chroniques-d%e2%80%99une-mere-indigne">chroniques d'une mère indigne</a> grâce à un soutien phénoménal du public. Elle vient d'ailleurs de <a title="Chroniques mère indigne" href="http://trashindigne.blogspot.com/2008/04/jaime-mon-public-et-mon-public-maime.html">promettre un deuxième tome</a> à ses chroniques.</p>
<p>- La bande dessinée <a title="BD Québec" href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080509/CPARTS02/80509111">se porte de mieux en mieux au Québec</a> comme en témoignent les succès commerciaux du duo Delaf-Dubuc (<em>les Nombrils</em>), de Michel Rabagliati (<em>Paul</em>) et de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp. C'est encourageant et ne reste plus qu'à ces auteurs (et aux autres) de pouvoir vivre de leur art.</p>
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<title><![CDATA[Substance Mort, Philip K. Dick]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=276</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 02:59:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=276</guid>
<description><![CDATA[Je connaissais Philip K. Dick de nom sans avoir lu aucun de ses livres. C’est un auteur prolifique]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Je connaissais Philip K. Dick de nom sans avoir lu aucun de ses livres. C’est un auteur prolifique dont plusieurs œuvres ont été adaptées au cinéma comme <em>Total Recall</em>, <em>Blade Runner</em>, <em>Minority Report</em> ou encore <em>Paycheck</em>. <em>Substance Mort</em> a lui aussi fait l’objet d’un film avec Keanu Reeves, Woody Harrelson, Winona Ryder et Robert Downey Jr. Je n’en n’avais pas entendu parler avant de lire le livre. C’est apparemment un film style animation sorti sous le nom <em>A scanner darkly</em> en 2006.</p>
<p class="MsoNormal">Revenons au livre. Fred est un policier de la brigade des stups qui vit en Californie. Comme tous les membres de son unité, il travaille incognito grâce à un costume spécial, le complet brouillé, qui dissimule sa véritable identité auprès de ses collègues. Pourquoi tant de méfiance au sein du corps policier ? A cause des taupes qui pourraient révéler son identité lorsqu’il est sur le terrain. Son supérieur le convoque dans son bureau pour lui demande d’enquêter sur un certain Bob Arctor, un toxicomane soupçonné de trafiquer la drogue la plus populaire du moment, la substance Mort. Or Bob Arctor et Fred sont la même personne ! Arctor est en fait l’identité de Fred lorsqu’il ne porte pas son complet brouillé et qu’il essaie d’infiltrer les réseaux de distribution de drogue dans la ville d’Anaheim. Fred se demande donc comment il va pouvoir gérer la situation. C’est le début d’une spirale qui le verra passer d’une identité à l’autre au fil de son enquête. Son cerveau va se troubler face à la difficulté de la tâche et aussi sous l’effet de la substance Mort dont il est devenu dépendant.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-277" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/05/substancemort.jpg" alt="" width="350" height="581" /></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Le livre ne contient pas tellement d’action. C’est un récit très intérieur qui suit les doutes et les hésitations du personnage central. Nous sommes plongés au cœur de la schizophrénie de Fred/Bob Arctor. Bien sûr, tout l’édifice mis en place par Philip K. Dick ne tient que si on accepte la prémisse du complet brouillé qui cache la véritable identité de Fred à ses collègues. Sinon il est bien évident que l’enquête n’aurait pas lieu.</p>
<p class="MsoNormal">Si Philip K. Dick est reconnu comme un auteur de science fiction, <em>Substance Mort</em> n’est pas pour moi de la science fiction à proprement parler. L’accent n’est pas mis sur la technologie et la science mais plutôt sur l’univers de la drogue et sur le vécu intérieur du personnage principal et ses relations avec ses amis et ses collègues. <em>Substance Mort</em> décrit une société sombre où les toxicomanes sont traqués sans pitié, envoyés dans des centres de traitement où ils subissent un sevrage de force et où on leur attribue une nouvelle identité.</p>
<p class="MsoNormal"><em>Substance Mort</em> est un livre qui prend position contre la drogue et ses abus. L’auteur dédie le livre à ses amis décédés d’avoir pris trop de drogue. Il souligne que ces personnes ont payé un prix très fort pour avoir voulu juste s’amuser. Se droguer aura été une erreur pour ses amis. C’est la seule morale du livre.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="size-full wp-image-250 alignleft" style="float:left;" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Gens de Dublin, James Joyce]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=273</link>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 02:13:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=273</guid>
<description><![CDATA[Il s’agit pour moi d’une première expérience avec James Joyce. Il a produit de nombreux ouvrag]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Il s’agit pour moi d’une première expérience avec James Joyce. Il a produit de nombreux ouvrages autrement plus considérables que celui-ci mais d’après ce que j’ai compris, <em>Gens de Dublin</em> est peut-être le plus accessible. Une bonne manière d’entrer dans le monde de cet écrivain. A noter que selon les éditions, il est intitulé <em>Dublinois</em> ou <em>Gens de Dublin</em>.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="size-full wp-image-274" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/04/gensdedublin.jpg" alt="Gens de Dublin" width="120" height="180" /></p>
<p class="MsoNormal">À travers quinze nouvelles, James Joyce nous plonge dans le Dublin du début du XXème siècle. On y côtoie des gens d’origines sociales variées et de fortunes diverses qui ont pour point commun d’évoluer dans la capitale irlandaise. James Joyce décrit minutieusement le quotidien de ses personnages. Pas de jugement dans ses descriptions. On est là dans une écriture de type réaliste, qui rend compte d'actions et de dialogues. James Joyce aborde ainsi des thèmes variés comme la famille, les relations hommes/femmes, l'alcoolisme, la politique avec l'opposition entre nationalistes et loyalistes et la religion bien sûr avec la cohabitation plus ou moins cordiale entre catholiques et protestants. On suit les personnages dans leur travail et dans leurs loisirs. C'est une véritable galerie de portraits de ces gens de Dublin.</p>
<p class="MsoNormal">J’ai beaucoup aimé ce livre. Au début de chaque texte, le lecteur se trouve rapidement pris dans un univers particulier. James Joyce possède une plume alerte et accrocheuse.  De fait qu'à la fin de chaque nouvelle, j'avais envie de lire la suivante. La lecture de <em>Gens de Dublin</em> aura été un véritable plaisir.</p>
<p class="MsoNormal">À noter que <em>Gens de Dublin</em> n'est pas une carte postale de Dublin et de l'Irlande. Le livre est exempt des clichés qui viennent volontiers quand il est question de l’Irlande : trèfle, couleur verte, rouquins buveurs de Guinness et tout cette pseudo tradition qu’on nous ressort à la Saint-Patrick. On croise certes plusieurs hommes dans des pubs avec une bonne stout à la main mais on ne verse jamais dans le folklore outrancier.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="size-full wp-image-255 alignleft" style="float:left;" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/5etoiles.gif" alt="" width="110" height="25" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[L'avalée des avalés, Réjean Ducharme]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=271</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 21:18:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=271</guid>
<description><![CDATA[Voilà un livre avec lequel je n&#8217;ai pas du tout accroché. J&#8217;en avais entendu parler com]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà un livre avec lequel je n'ai pas du tout accroché. J'en avais entendu parler comme d'un classique de la littérature québécoise. J'ai abandonné la lecture de  l'avalée des avalés en cours de route.</p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-272" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/04/lavalee.jpg" alt="L\'avalée des avalés" width="84" height="140" /></p>
<p>Bérénice, la narratrice du roman, est la fille de la famille Einsberg qui vit sur une île qu'on suppose être sur le fleuve Saint-Laurent. C'est une famille assez particulière comme on le découvre au fil des pages. Les parents se sont répartis l'éducation de leurs enfants. Le fils aîné Christian sera catholique comme sa mère. Bérénice, elle, sera juive comme son père, le triste Einsberg qu'elle ne porte pas dans son cœur. En fait personne dans cette famille ne paraît aimer les autres.</p>
<p>Et de fait le ton du roman est assez noir. Le point de vue de Bérénice est donné à travers des phrases courtes, lapidaires, qui claquent. Cette enfant respire le mal être par tous les pores. Elle hait ses parents et son frère, ne rêve que de vengeance et de les contrôler.</p>
<p>Après 100 pages sur les 400 que compte ce roman, j'ai dit stop. La faute à quoi ? D'abord à une certaine lassitude vis-à-vis du style de Réjean Ducharme et du ton du livre. Le rythme lui-même n'a pas retenu mon attention. J'ai trouvé le tout plutôt déprimant malgré une idée de départ qui m'avait plue. Dommage.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-253" src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/1etoile.gif" alt="" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Qui a raison ? Joseph Facal, André Pratte]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=269</link>
<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 14:48:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une fois n’est pas coutume, j’ai succombé à la promo d’un livre et je suis allé l’acheter]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Une fois n’est pas coutume, j’ai succombé à la promo d’un livre et je suis allé l’acheter le lendemain de sa sortie. <i>Qui a raison ?</i> est un livre où s’affrontent deux personnalités sur la question de la souveraineté du Québec.</p>
<p class="MsoNormal">Pourquoi ce livre m’a intéressé ? Tout simplement parce que j’ai le droit de vote depuis quelques semaines et qu’advenant une élection, il faudra choisir pour qui voter. Or les partis politiques du Québec ne sont pas forcément opposés selon un clivage gauche/droite comme c’est souvent le cas ailleurs mais selon le clivage souverainiste/fédéraliste. La question constitutionnelle est au Québec toujours d’actualité. Les deux référendums de 1980 et 1995 ont vu les Québécois choisir de rester membres de la confédération canadienne. Mais le débat est récurrent.</p>
<p class="MsoNormal">Joseph Facal est un ancien ministre du gouvernement du Québec et membre du Parti Québécois, le parti souverainiste du Québec. Depuis qu’il s’est retiré (temporairement ?) de la vie politique, il est devenu, entre autres, chroniqueur au Journal de Montréal, un journal en faveur d’un Québec indépendant. André Pratte est éditorialiste pour le journal concurrent, la Presse, ouvertement fédéraliste, c’est-à-dire partisan d’un Québec province au sein de la fédération canadienne.</p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/04/qui_a_raison.jpg" alt="Qui a raison ?" /></div>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal">Ces deux personnalités ont échangé des lettres pendant 6 mois l’année dernière, chacun essayant de trouver les bons arguments pour convaincre l’autre de la validité de son point de vue. Joseph Facal et André Pratte ont tous les deux à cœur l’avenir du Québec mais ne sont pas d’accord sur les modalités de mise en œuvre. Ce sont ces lettres qui sont publiées dans <i>Qui a raison ?</i></p>
<p class="MsoNormal">Au fur et à mesure de leurs échanges, ils reparlent des référendums sur la souveraineté de <a href="http://archives.radio-canada.ca/politique/provincial_territorial//dossiers/1294" title="référendum 1980" target="_blank">1980</a> et <a href="http://archives.radio-canada.ca/politique/provincial_territorial//dossiers/1796" title="référendum 1995" target="_blank">1995</a> et rappellent les grandes lignes des débats constitutionnels passés. Le thème de l’identité québécoise revient régulièrement dans leurs échanges : quelle est la place du Québec dans le Canada actuel ? Les Québécois sont-ils une minorité comme les autres au sein du Canada ? Quelle est la place de l’immigration dans la société québécoise ? Comment assurer la pérennité de la langue française au Québec ?<br />
Joseph Facal et André Pratte reviennent bien sûr sur les débats entourant les accommodements raisonnables et sur la <a href="http://www.accommodements.qc.ca" title="commission sur les accomodements raisonnables" target="_blank">commission Bouchard-Taylor</a> qui a tant fait couler d’encre au cours des derniers mois. C’est aussi l’occasion pour eux de débattre de la pertinence de la <a href="http://www.pch.gc.ca/progs/pdp-hrp/canada/freedom_f.cfm" title="charte canadienne" target="_blank">Charte canadienne des droits et liberté</a> versus la <a href="http://www.cdpdj.qc.ca/fr/droits-personne" title="charte québécoise" target="_blank">Charte des droits et libertés de la personne du Québec</a>.<b></b><br />
Les deux auteurs débattent également des décisions des hommes politiques passés et actuels : Trudeau, Chrétien, Harper, Charest, Dumont etc.<br />
La joute que Joseph Facal et André Pratte se livrent est cordiale, sur fond de hockey, de soccer et d’amitiés canines. Leur opposition est ferme, avec parfois un soupçon de mauvaise foi, mais le tout reste correct.</p>
<p class="MsoNormal">Alors qui a raison ? C’est bien difficile de le dire. En ce qui me concerne, j’ai refermé le livre comme je l’ai ouvert, sans avoir une opinion tranchée sur le sujet. Je suis sensible à certains arguments souverainistes mais au final je rejoins André Pratte quand il dit que le fardeau de la preuve doit revenir aux souverainistes. Ce livre a le mérite d'offrir une bonne synthèse des principaux arguments de chaque camp. Notons tout de même que Joseph Facal et André Pratte s’accordent finalement sur les priorités politiques et économiques pour faire du Québec une meilleure société. Alors à mon tour de poser une question : le débat sur la souveraineté est-il suranné ?</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="4etoiles.gif" /></p>
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</item>
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<title><![CDATA[Palmarès de mars]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=268</link>
<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 01:21:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=268</guid>
<description><![CDATA[En mars, les 3 articles les plus lus de ce blog ont été :
- Stupeur et tremblements, Amélie Notho]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En mars, les 3 articles les plus lus de ce blog ont été :</p>
<p>- <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/09/17/stupeur-et-tremblements-par-amelie-nothomb" title="Stupeur et tremblements" target="_blank">Stupeur et tremblements</a>, Amélie Nothomb<br />
- <a href="http://meslectures.wordpress.com/2006/09/28/lecture-madame-bovary" title="Madame Bovary" target="_blank">Madame Bovary</a>, Gustave Flaubert<br />
- <a href="http://meslectures.wordpress.com/2008/03/13/comment-faire-l%e2%80%99amour-a-un-negre-sans-se-fatiguer-dany-laferriere" title="Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer" target="_blank">Comment faire l'amour à un nègre sans se fatiguer</a>, Dany Laferrière</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Soifs, Marie-Claire Blais]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=266</link>
<pubDate>Thu, 20 Mar 2008 14:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=266</guid>
<description><![CDATA[Continuons notre découverte de la littérature québécoise avec une pointure : Marie-Claire Blais.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Continuons notre découverte de la littérature québécoise avec une pointure : Marie-Claire Blais. J’ai choisi <i>Soifs</i>, un roman qu’elle a écrit à la fin des années 90. Ce n’est pas un ouvrage facile à aborder. Les personnages qui se croisent, leurs histoires entrelacées et la forme particulière de la narration sont autant de difficultés pour le lecteur non averti.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/soifs.jpg" alt="Soifs, Marie-Claire Blais" /></div>
<p class="MsoNormal">
Le récit se passe sur une île au climat chaud, dans les Caraïbes. Voici quelques-uns des personnages qu’on va retrouver dans <i>Soifs</i>.<br />
Renata, avocate et femme d’un juge, y est en convalescence. C’est une femme<span>  </span>progressiste dans sa conception de la justice, ses opinions sont régulièrement en contradiction avec les jugements sévères que rend son mari.<br />
Le pasteur Jérémy et sa famille vivent dans un quartier pauvre de la ville, ses enfants sont des délinquants alors que lui-même est très occupé par son ministère.<br />
Mélanie est la nièce de Renata. Elle a trois enfants pour qui elle a mis entre parenthèses sa carrière politique, au grand dam de sa mère. Celle-ci est lapidaire sur les choix de vie de sa fille et sur ses goûts en matière de décoration intérieure. Cette mère ne peut s’empêcher de mettre en perspective sa vie et celle de sa famille juive d’Europe de l’Est qui a péri à Treblinka pendant la seconde guerre mondiale. Adrien est le mari de Mélanie. C’est un écrivain qui a déjà publié un livre qui a connu du succès et il travaille à la rédaction de son prochain ouvrage.<br />
Jacques est un universitaire spécialiste de la vie et de l'œuvre de Kafka. C’est aussi un mélomane averti et un homosexuel qui s’éteint suite à une maladie dont on ne nous dit rien mais qu’on devine être le SIDA.<br />
En fait c’est ça, en tant que lecteur on est soumis à un déluge de mots, de descriptions, de pensées, de dialogues, on découvre les multiples facettes des personnages mais sans finalement en savoir vraiment beaucoup sur eux. On devine, on entrevoit. Mais on ne sait pas.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><i>Soifs</i> se déroule sous un climat tropical mais on est loin de l’ambiance des vacances. Le temps est lourd et humide. La maladie, la violence et la peur sont des thèmes qui reviennent régulièrement. À travers les dialogues et les pensées des personnages, Marie-Claire Blais aborde plusieurs sujets d’actualité et suscite des réflexions profondes sur le monde qui nous entoure, ses moments de beauté et ses injustices. Mais là aussi il faut lire entre les lignes. Rien ne nous sera livré tout cuit dans le bec.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Sur le plan de la forme, <i>Soifs</i> est déroutant. Marie-Claire Blais joue avec les codes de la narration. Le texte se présente comme un paragraphe unique d’un bout à l’autre du livre. Il n'y a aucun retour chariot. Les phrases sont le plus souvent séparées par des virgules, il y a très peu de points. On va et vient d’un personnage à l’autre sans avertissement, ce qui peut être assez déstabilisant. Après quelques hésitations, je m’y suis fait et je me suis laisser emporter, à la dérive comme sur un bateau, au gré des vagues.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><i>Soifs</i> est une sorte de tourbillon, une mosaïque qui flirte souvent avec la poésie. Ce livre m'a rapidement fait penser à des films du genre de Magnolia, Babel ou Crash (je pense que ce sont les plus connus du genre) où on suit plusieurs personnages qui finiront par se croiser.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><i>Soifs</i> aura été pour moi une expérience de lecture intéressante.  Je n’ai pas tout compris mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier cet ouvrage. Petit à petit, je m’ouvre à une forme de littérature que je ne connaissais pas. J’ai retrouvé un peu de ce que j’avais ressenti en lisant <i><a href="http://meslectures.wordpress.com/2008/01/18/le-bruit-et-la-fureur-william-faulkner" title="le bruit et la fureur" target="_blank">le bruit et la fureur</a></i> de Faulkner et dans une moindre mesure <i><a href="http://meslectures.wordpress.com/2008/01/06/kamouraska-anne-hebert" title="Kamouraska" target="_blank">Kamouraska</a></i> d’Anne Hébert.</p>
<p class="MsoNormal">Je suis à la recherche de recommandations d'autres titres de Marie-Claire Blais. Toute suggestion est la bienvenue.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="4etoiles.gif" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer, Dany Laferrière]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=265</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 19:57:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dany Laferrière est un écrivain québécois né en Haïti. C&#8217;est quelqu’un que j’aime bi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>Dany Laferrière est un écrivain québécois né en Haïti. C'est quelqu’un que j’aime bien. Je tombe régulièrement sur sa chronique dans le journal La Presse et il intervient de temps en temps à la radio. Je le trouve toujours très articulé dans ses raisonnements et son écriture est très riche et loin d’être monotone. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>J’ai retrouvé cette musicalité dans le premier roman qu’il a publié : <i>comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer,</i> dans lequel il nous décrit le Montréal des années 80, plus précisément le quartier de la rue Saint-Denis aux abords du carré Saint-Louis. Ces chroniques sont celles de deux noirs qui passent un été chaud et humide comme Montréal sait bien les faire dans un 1 ½ vétuste.</span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/amournegre.jpg" alt="Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer" /></div>
<p class="MsoNormal"><span>Le narrateur est connu seulement sous le surnom que lui donne son colocataire, à savoir Vieux. Le colocataire en question s’appelle Bouba. C’est un sage qui dort beaucoup, médite toute la journée, boit du thé et lit le Coran. Ensemble, ils écoutent du jazz, devisent et débattent sur le monde alors que le narrateur s’acharne sur son premier roman si difficile à écrire et </span>lit Bukowski, Miller, Mishima, Hemingway, Proust entre autres.</p>
<p class="MsoNormal"><span>À travers ses chroniques de la vie montréalaise, il conte au lecteur ses aventures avec les filles, toutes de race blanche. Celle qui tient une plus grande place est surnommée Miz Littérature, elle étudie la littérature à l’université McGill et vit dans le quartier cossu d’Outremont. Elle forme avec le narrateur un couple improbable étant donné leurs origines très différentes. Chaque fille a un petit surnom, on croisera donc Miz Suicide, </span>Miz Sophisticated Lady, Miz Punk, Miz Snob, <span>Miz Chat et j’en oublie sans doute.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Dany Laferrière prend un malin plaisir à parler du cocktail explosif que constitue le sexe entre une fille blanche et un homme noir. Il revisite le débat racial et l’Histoire entre les noirs et les blancs à travers le sexe et les relations entre un homme noir et une femme blanche.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Le roman est court (150 pages), l</span>e ton est léger mais ce livre est plus profond qu’il paraît.</p>
<p class="MsoNormal">Pour les curieuses, la réponse à la question titre n’est jamais donnée…</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="3etoiles.gif" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Rien de grave, Justine Lévy]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=259</link>
<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 18:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=259</guid>
<description><![CDATA[Rien de grave est une autofiction par Justine Lévy. Rien de grave c’est elle qui le dit parce qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>Rien de grave est une autofiction par Justine Lévy. Rien de grave c’est elle qui le dit parce qu’elle cumule pas mal de problèmes comme elle le montre à travers son héroïne qui s’appelle Louise Lévy.</span></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/riendegrave-1.jpg" alt="Rien de grave" /></div>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p><span> Le roman s’ouvre sur l’enterrement de sa grand-mère dont Louise était très proche. Louise est une écrivaine qui a pour papa un certain BHL. Son mari s’appelle Adrien et l’a quittée pour se mettre en couple avec la copine de son père (à lui). Ça ne vous dit rien ? Cette voleuse de mari s’appelle Paula dans le roman mais son vrai nom dans la vie est Carla Bruni et Adrien s’appelle en fait Raphaël. Et oui c’est lui le fameux Raphaël, 4 consonnes et 3 voyelles, chanté par celle qui deviendra Mme Sarkozy. Donc Justine/Louise se retrouve abandonnée parce que son mari a piqué la copine de son paternel. Pour ajouter un peu au mélodrame, cette histoire lui arrive juste après qu’elle se soit sortie d’une grave dépendance aux amphétamines (couplés avec des somnifères pour retrouver le sommeil). Et tout au long de cette période sombre, elle repensera à sa relation bancale avec Adrien et en particulier à cet épisode douloureux où elle avorte à 5 mois de grossesse, en partie pour faire plaisir à son mari qui est trop occupé à passer l’agrèg (qu’il loupera finalement).  L'arrivée dans sa vie d'un certain Pablo parviendra t-elle à lui faire entrevoir de meilleurs jours ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Rien de grave, on veut bien mais ça fait quand même pas mal de choses pour une personne.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>J’ai été surpris par le ton du roman qui aurait pu être beaucoup plus violent. La narratrice ne règle pas ses comptes mais se raconte plutôt pour tirer un trait sur son passé. <i>Rien de grave</i> est un roman thérapeutique. On espère que Justine Lévy va mieux aujourd’hui.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mais au niveau littéraire, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Ça se lit et </span><span>il y a quelques formules bien senties ça et là</span><span> mais on ne criera pas au génie. J’ai déjà lu des choses aussi bien sinon mieux écrites sur des blogs (ok surtout des blogs de filles mais c’est normal, les filles racontent mieux leurs émotions que les garçons). <i>Rien de grave</i> est un livre qui va vous faire passer le temps.</span></p>
<p><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/2etoiles.gif" alt="2 étoiles" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Histoire de l'Amérique française, Cécile Vidal et Gilles Havard]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=256</link>
<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 18:10:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=256</guid>
<description><![CDATA[J’avais déjà évoqué mon intérêt pour l’Amérique française dans mon compte rendu du livre]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>J’avais déjà évoqué mon intérêt pour l’Amérique française dans mon compte rendu du livre de Pierre Berthiaume sur <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/12/28/cavelier-de-la-salle-une-epopee-aux-ameriques" title="Cavelier de la Salle" target="_blank">Cavelier de la Salle</a>. J’ai voulu pousser plus loin avec cette Histoire de l’Amérique Française de Cécile Vidal et Gilles Havard. Je n’ai pas été déçu. J’ai même carrément été emballé à la lecture de ce livre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Principale qualité, il se lit très bien. Il n’est pas ennuyeux pour un sou malgré ses 700 pages. En fait les auteurs ont su équilibrer l’évocation des grands thèmes, les faits, les chiffres ainsi que de nombreuses anecdotes pour illustrer leurs propos. Le sujet aurait pu être traité de manière plus aride mais ce n’est pas le cas ici. C’est un livre convivial sans longueurs.<br />
Ensuite je suis très impressionné par le travail fourni pour colliger toutes ces informations et en faire une synthèse de référence. Chaque citation, chaque chiffre, chaque opinion est étayé par une référence à un auteur et à un document. La somme des notes en fin d’ouvrage est impressionnante et fournit de nombreuses pistes de lectures pour ceux qui veulent aller plus loin dans le sujet.<br />
Enfin ce livre dresse un portrait tout en nuance de l’Amérique française, loin des mythes et des images d’Épinal.</span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/amerique-francaise.jpg" alt="Histoire de l’Amérique française" /></div>
<p class="MsoNormal"><span> Comment est organisé le livre ? Les premiers chapitres présentent la découverte et l’implantation française en Amérique du Nord et en particulier sur 3 territoires : l’Acadie avec Terre-Neuve et l’île Royale (située dans l’actuelle province de la Nouvelle Écosse), le Canada tel qu’on l’appelait à l’époque avec la vallée laurentienne, les Pays d’En Haut (la région des grands lacs) et la baie d’Hudson, et enfin la Louisiane qui comprenait un territoire bien plus vaste que la Louisiane actuelle puisqu’elle remontait jusque dans le Pays des Illinois, en gros le MidWest actuel. Ces chapitres décrivent les conditions de l’implantation, les zones de peuplement, les alliances, les conflits et les relations avec les différentes tribus indiennes, les mécanismes de colonisation, le soutien tantôt actif, tantôt absent du pouvoir royal dans cette mise en valeur et appropriation des territoires.<br />
Les auteurs nous plongent ensuite dans la réalité de l’Amérique française de 1560 à 1763 avec leurs groupes sociaux et leur hiérarchie, le rôle de la religion, l’administration de la justice, la vie économique sans occulter la question de l’esclavage en Louisiane (mais aussi au Canada) et la question de l’identité des populations nord-américaines par rapport à la France.<br />
Enfin la dernière partie du livre décrit la perte de cet immense territoire au profit de l’Angleterre suite à la guerre de Sept ans et au traité de Paris qui vit la France renoncer à ses possessions nord américaines et choisir de garder les îles des Antilles. Bonaparte choisira de vendre la Louisiane aux Etats-Unis en 1803.<br />
On croisera dans ce livre des personnages bien connus comme Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Cavelier de Lasalle, Colbert, Louis XIV, Louis XV, Jeanne Mance mais aussi d’autres individus négligés par l’historiographie française et québécoise.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il est à noter que l’ouvrage de Havard et Vidal ne compte pas beaucoup d’illustrations. Il y a quelques schémas qui sont très clairs et bienvenus comme celui qui récapitule l’emplacement des différents forts français en Amérique du Nord ou encore celui qui présente les forces anglaises et françaises qui allaient s’affronter en 1759 lors de la bataille des Plaines d’Abraham.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Que retenir de cette histoire de l’Amérique française ? C’est le livre à lire pour qui s’intéresse à ce sujet. Je ne suis pas un spécialiste mais je ne trouve aucun défaut à cet ouvrage. Le fond est très riche et documenté. C’est dense mais ça se lit très bien. Peut-être que ceux qui sont déjà familiers avec le sujet y trouveront certaines redites. Mais la qualité de la synthèse est selon moi admirable. Je suis persuadé que chacun y trouvera des informations intéressantes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour l’anecdote, ce livre m’a éclairé sur le nom de certaines rues de Montréal : certains gouverneurs et intendants sont en effet restés méconnus mais pas pour la ville de Montréal qui a perpétué leur mémoire via ses rues. Voici quelques exemples : Denonville, de Champigny, St-Vallier et quelques autres.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Enfin la question qui tue : faut-il nourrir des regrets suite à la disparition de l’Empire français d’Amérique du Nord ? On n’aura bien sûr jamais la réponse à cette question. La France a perdu ce territoire car elle a été vaincue militairement par l’Angleterre. Et lors des négociations qui aboutiront au traité de Paris, Louis XV et Choiseul, son secrétaire d’État à la Guerre et à la Marine, n’ont pas insisté pour garder l’Amérique continentale car il semble que la perspective d’une révolution à moyen terme était envisagée. C’est ce qui arrivera en effet à l’Angleterre avec l’indépendance de ses colonies américaines qui ployaient sous le poids des impôts levés pour remplir les caisses du Royaume-Uni vidées par la guerre de Sept-Ans. La France a en ce sens fait preuve d’un certain réalisme politique. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il reste aujourd’hui de nombreuses traces de la présence française en Amérique du Nord. On pense bien sûr aux bassins francophones tels que le Québec et l’Acadie. Mais il y a aussi des communautés plus restreintes dans les différentes provinces du Canada et aux Etats-Unis (les cajuns en Louisiane). De nombreux patronymes français ont subsisté (jusque chez les Sioux) tels quels ou anglicisés. Et il reste quelques vestiges plus ou moins bien conservés des forts français.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>En conclusion, je trouve très dommage que l’histoire de l’Amérique française ne soit pas enseignée dans les cours d’histoire dans les établissements scolaires français. C’est vraiment un sujet passionnant.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/03/5etoiles.gif" alt="5 étoiles" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A vos téléviseurs]]></title>
<link>http://sustainablefood.wordpress.com/2008/02/19/a-vos-televiseurs/</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 12:47:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nicolas Sauvage</dc:creator>
<guid>http://sustainablefood.wordpress.com/2008/02/19/a-vos-televiseurs/</guid>
<description><![CDATA[(Photo: Sasakei)
Moratoire sur les OGM ou pas, ces derniers sont présents partout et ce &#8220;grâ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://sustainablefood.files.wordpress.com/2008/05/corn.jpg"><img src="http://sustainablefood.wordpress.com/files/2008/05/corn.jpg?w=300" alt="" width="300" height="242" class="alignleft size-medium wp-image-334" /></a><em>(Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/sasakei/1018014522/">Sasakei</a>)</em></p>
<p><a href="http://sustainablefood.wordpress.com/2008/01/10/des-doutes-serieux-ouvrent-la-voie-a-linterdiction-dun-mais-ogm/">Moratoire sur les OGM</a> ou pas, ces derniers sont présents partout et ce "grâce" à l'activité de l'entreprise Monsanto dans le monde.<br />
Le reportage de Marie-Monique Robin sur la firme « Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien » diffusé sur Arte le 11 Mars est à voir absolument. La bande annonce fait froid dans le dos et l’article paru dans <a href="http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur">Rue 89 </a>est à lire à tout prix.<br />
Si il y a bien un jour où je vous conseillerai de regarder la télé, c’est le 11 Mars 2008 sur Arte à 21h00. Le reste du temps, on peut s'en passer...</p>
<p>[dailymotion id=x4drlw&#38;v3]</p>
<p>Autres articles sur les <a href="http://sustainablefood.wordpress.com/articles-sur-les-ogm/">OGM</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le pape des escargots, Henri Vincenot]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=249</link>
<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 22:22:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=249</guid>
<description><![CDATA[Bon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span>Bon là j’étais un peu vendu d’avance à ce livre. D’abord parce que le recueil de romans dans lequel figure le pape des escargots m’a été offert par mes parents. Et aussi parce que ça faisait un moment que je m’étais promis de m’intéresser à Henri Vincenot, le chantre de la Bourgogne, ma région natale.</span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/vincenot_omnibus.jpg" alt="Vincenot, éditions Omnibus" /></div>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal"><span>Gilbert vit comme un ermite dans sa ferme appelée la Rouéchotte. Négligeant les travaux de la ferme et oubliant de se nourrir, il passe son</span><span> temps à sculpter alors que sa famille est toute entière tournée vers les travaux des vendanges. Son occupation est considérée comme une lubie par tous, sauf par la Gazette, un vieil original errant qui voit en Gilbert la réincarnation des bâtisseurs bourguignons d’antan qui ont œuvrés à la construction des plus belles églises romanes. Le talent de Gilbert est remarqué fortuitement par le propriétaire d’une galerie d’art parisienne qui, grâce à ses nombreux contacts dans le milieu de l’art moderne, lui propose de l’envoyer à Paris tous frais payés pour suivre des cours dans une école d’art. Gilbert le Bourguignon va donc prendre la route de Paris.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> Le pape des escargots est un livre très riche. Les thèmes dont il est question sont très nombreux.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Commençons d’abord avec la Bourgogne. Il est évident que Henri Vincenot est un amoureux fou de sa région, la terre des Eduens et des Burgondes. Ça se sent à chaque ligne, à chaque description de ses personnages, des paysages et des bâtiments. La langue est joyeuse. J’ai pris plaisir à lire certains mots que je n’avais qu’entendu jusque-là. Des beaux mots comme revorcher, reveuiller, beuzenot, pangnat, traignas, treuffes etc. D’ailleurs je me suis dit que j’avais encore quelques progrès à faire pour comprendre vraiment le patois bourguignon. Le texte est en truffé et on peut buter dessus si on ne connaît pas ces mots. Mais ça m’avait fait la même chose avec le français d’Acadie dans <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/02/16/lecture-pelagie-la-charrette">Pélagie la charrette</a> sans pour autant m’empêcher de l’apprécier. Toujours au rayon des mots, on notera le vocabulaire du domaine de l’architecture, de la sculpture, de l’artisanat et de la bonne nourriture.<br />
Les personnages sont plutôt colorés, et c’est un euphémisme dans le cas de La Gazette, sorte de prédicateur errant, mémoire vivante de la vie bourguignonne, </span><span>des traditions ancestrales, </span><span>de l'architecture et des Compagnons du Devoir. Les exégètes d’Henri Vincenot pourraient facilement consacrer une longue étude à propos de ce personnage, qui est en fait le véritable héros du roman. Le pape des escargots c’est lui.<br />
Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce livre parle de religion. En fait ça parle beaucoup plus de spiritualité que de religion. La Gazette expose l’intégration des coutumes laïques et druidiques dans le christianisme. Henri Vincenot n’a pas attendu le Code Da Vinci pour mêler christianisme, panthéisme et paganisme.<br />
Mais le thème central de ce livre est la vie en Bourgogne, le terroir diront certains. C’est un mode de vie et un monde que je n’ai pas connus, mes parents un peu et mes grands-parents sans doute un peu plus. C’est une culture qui disparaît petit à petit malheureusement. Vincenot a manifestement une dent contre la ville, lieu de perdition par opposition à la campagne où on respecte les vraies choses. On frôle parfois la caricature en ce qui concerne le contraste entre la vie dans la Bourgogne profonde et le mode de vie urbain mais ça reste crédible. Vincenot a lui-même expérimenté les deux modes de vie : né et élevé en Bourgogne, il a passé de nombreuses années à Paris. On peut donc lui accorder un certain crédit sur le sujet. Et puis comme tout écrivain, il force le trait pour passer son message. J’aime bien aussi la sensibilité écologique de l'auteur. Écrit dans les années 70, ce livre aborde déjà le sujet de la pollution des nappes phréatiques, du manque d’eau en été, de l’utilisation intensive des engrais dans l’agriculture... Ces sujets sont malheureusement toujours d’actualité.<br />
Le pape des escargots, c’est aussi l’histoire des déracinés, comme Vincenot lui-même. C’est la description des individus qui quittent leur région pour la ville, que ce soit Dijon ou Paris. Avec la distance on a tendance à se couper de ses racines. C’est ce qui arrive à Gilbert de la Rouéchotte mais il finit par se retrouver. Il ressort grandi de son expérience d’expatrié.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>En guise de conclusion, voilà une lecture très agréable, je garde les autres romans du recueil sous la main.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span><br />
<img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="4etoiles.gif" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Statistiques de janvier]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=248</link>
<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 21:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=248</guid>
<description><![CDATA[Les articles que les lecteurs du blog ont le plus consultés au mois de janvier sont dans l&#8217;or]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les articles que les lecteurs du blog ont le plus consultés au mois de janvier sont dans l'ordre : <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/09/17/stupeur-et-tremblements-par-amelie-nothomb">Stupeur et tremblements</a> d'Amélie Nothomb, <a href="http://meslectures.wordpress.com/2006/09/28/lecture-madame-bovary">Madame Bovary</a> de Gustave Flaubert et <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/09/26/je-voudrais-que-quelqu%e2%80%99un-m%e2%80%99attende-quelque-part">Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part</a> d'Anna Gavalda. Les succès de librairie sont aussi les succès de blog !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une soif d’amour, Yukio Mishima]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/?p=247</link>
<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 01:58:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/?p=247</guid>
<description><![CDATA[C’est en visitant quelques blogs de lecteurs que l’idée m’est venue de lire un autre livre de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span>C’est en visitant quelques blogs de lecteurs que l’idée m’est venue de lire un autre livre de Mishima. Dans mes lectures scolaires (au lycée je pense), j’avais lu <i>le pavillon d’or</i>. Celui-ci ne m’a pas laissé un bien grand souvenir, à tel point que je serais bien incapable aujourd’hui de résumer ce livre à quelqu’un.</span></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/01/soifamour.jpg" alt="Soif d’amour" /></div>
<p><span></span></p>
<p class="MsoNormal"> <span><i>Une soif d’amour</i> se passe au Japon au lendemain de la seconde guerre mondiale. Etsuko est une jeune femme qui suite à la disparition de son époux vit maintenant chez son beau-père Yakichi Sugimoto. C’est un ancien homme d’affaires qui a pris sa retraite à la campagne pour se consacrer à son jardin et à son verger. Il accueille aussi dans sa maison un de ses fils et sa femme, ainsi que la femme de son autre fils qui est en Sibérie. Etsuko est veuve depuis peu, son mari distant et infidèle ayant été emporté par la maladie. C’est donc un peu désabusée sur le couple qu’elle se retire à la campagne. Elle tombe sous le charme de Saburo, un jeune homme simple et séduisant au service de la famille. Dans le même temps, elle succombe aux avances peu subtiles de son beau-père avec qui elle entretient une liaison purement charnelle. Saburo de son côté a le même genre de relation avec Miyo, la jeune servante de la famille. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Avec <i>une soif d’amour</i>, nous sommes plongés dans l’univers triste de Etsuko. C’est un monde clos, sans espoir, où elle fréquente toujours les mêmes personnes et leurs comportements malsains. La question est de savoir si Etsuko va parvenir à briser son carcan et révéler ses sentiments à Saburo. Avec une économie de mots et une grande mesure, Mishima décrit le quotidien d’une femme dépressive, enferrée dans les bonnes manières et les convenances de la société japonaise. Et ceci au détriment de son propre bonheur. Malgré cette situation tragique, on a du mal à ressentir de la sympathie pour Etsuko. Elle est froide, cruelle et manipulatrice. Elle ne vaut pas mieux que les membres sournois de la famille Sugimoto. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Si j’ai apprécié <i>une soif d’amour</i> et en particulier le dénouement assez surprenant (la dernière phrase est un vrai petit bijou de concision et résume tout), je ne le considère cependant pas comme un chef d’œuvre. Je pense qu’à l’instar du <i>pavillon d’or</i>, il ne restera malheureusement pas gravé dans ma mémoire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="3etoiles.gif" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le bruit et la fureur, William Faulkner]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/01/18/le-bruit-et-la-fureur-william-faulkner/</link>
<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 16:58:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
<guid>http://meslectures.wordpress.com/2008/01/18/le-bruit-et-la-fureur-william-faulkner/</guid>
<description><![CDATA[C’est en lisant cette note de Pierre Assouline que je me suis décidé à prendre un livre de Will]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>C’est en lisant <a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/12/27/faulkner-faulkner">cette note de Pierre Assouline</a> que je me suis décidé à prendre un livre de William Faulkner à la bibliothèque. <i>Le bruit et la fureur</i> fut un sacré morceau. Non pas par la longueur du livre (400 pages environ) mais plutôt par sa complexité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Pour tout dire, heureusement que cette édition de poche était accompagnée d’une préface. Celle-ci précise quelques points sans lesquels j’aurais été bien perdu à la lecture du livre (en y repensant c’est peut-être ce qui m’a manqué la lecture de <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/12/04/tropique-du-cancer-henry-miller">Tropique du cancer</a>, une mise en situation). Le premier traducteur du livre, Maurice Edgar Coindreau, y expose les lieux du roman et ses principaux personnages. </span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/01/faulkner.jpg" alt="Le bruit et la fureur" /></div>
<p><span><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><i>Le bruit et la fureur</i> raconte l’histoire des Compson, une famille de fermiers du sud des Etats-Unis qui, autrefois aisée, connaît un certain déclin. L’action se passe à la fois en 1928 et en 1918. Les parents s’appelle Jason et Caroline et accueillent sous leur toit l’oncle Maury, frère de Mme Compson. Ils ont quatre enfants : Caddy, Quentin, Jason (comme le papa) et Ben qu’on appelait avant Maury comme son oncle. Caddy aura elle-même plus tard une fille nommée Quentin, en mémoire de son propre frère décédé. Cette famille a à son service des « nègres » comme on les appelle alors. Ce sont les domestiques, chargés de l’intendance de la maison et de la surveillance des enfants. Nous voilà donc plongés dans l’ambiance rurale du Sud des Etats-Unis au début du XXe siècle et le thème central est la déchéance de cette famille américaine, une famille presque maudite.</span></p>
<p>Le roman se décompose en 4 parties. Les trois premières sont des monologues intérieurs. On vit le récit du point de vue de 3 personnages différents. Le premier est celui de Ben, l’idiot. Son esprit vagabonde dans le présent et dans le passé, le lien entre les deux se faisant avec les sons qu’il entend ou les odeurs qu’il sent et qui lui font revenir en mémoire des événements passés. Le second récit est de Quentin, quelques années plus tôt alors qu’il étudie à Harvard, dans les heures qui précèdent son suicide. Le troisième volet est vécu du point de vue de Jason Compton, le fils, qui a repris la direction de la maison au décès de son père. C’est un triste personnage : salaud, menteur, injuste et égoïste, il détourne de l’argent qui ne lui est pas destiné et rend la vie impossible aux membres de la famille au nom de ses sacro-saints principes. La quatrième et dernière partie du roman est décrite par un narrateur extérieur et nous conduit notamment dans une église noire où un prédicateur vient officier à l’occasion de Pâques.</p>
<p class="MsoNormal"><span>J’ai trouvé que <i>le bruit et la fureur</i> était difficile à lire, en particulier les monologues intérieurs. C’est un livre complexe qui requiert une attention soutenue. Faulkner joue avec la chronologie </span><span>tout le long du livre </span><span>(un peu comme l’a fait Anne Hébert dans <a href="http://meslectures.wordpress.com/2008/01/06/kamouraska-anne-hebert">Kamouraska</a>) et il malmène aussi quelques fois la ponctuation. <i>Le bruit et la fureur</i> ne se dévore donc pas en quelques heures. Il s’agit presque d’un exercice littéraire. Les récits sont multiples et s’entremêlent au gré des sensations et des réflexions des narrateurs. Malgré tout, je suis content d’être allé au bout de ce livre et d’en avoir compris l’idée générale. Je l’ai refermé avec un sentiment de satisfaction. Je pense m’intéresser à nouveau à William Faulkner : des suggestions de livre ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="3etoiles.gif" /></p>
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</item>
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<title><![CDATA[Kamouraska, Anne Hébert]]></title>
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<pubDate>Mon, 07 Jan 2008 03:54:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça faisait un moment que je m’étais promis de me mettre à la littérature québécoise car forc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>Ça faisait un moment que je m’étais promis de me mettre à la littérature québécoise car force est d’avouer que je n’ai pas lu grand-chose de québécois depuis que je suis au Québec (à part peut-être <a href="http://www.amazon.ca/Soutien-gorge-rose-veston-Rafaele-Germain/dp/2764801432">Rafaèle Germain</a>, mais est-ce de la littérature ?). Je suis donc passé à la bibliothèque pour emprunter <i>Kamouraska</i> de Anne Hébert. Publié en 1971, il est considéré comme un incontournable de la littérature québécoise. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elizabeth est aux côtés de Jérôme Rolland, son second mari, qui est en train de s’éteindre paisiblement dans sa demeure de Québec. Épuisée de veiller le mourant, finit par s’endormir et revit en songe son premier mariage avec le séduisant Antoine de Tassy, seigneur de Kamouraska. Un mariage qui ne sera pas placé sous les meilleurs auspices. Les premiers mois se passent bien pour le couple mais très vite Antoine s’avère être un ivrogne coureur de jupons. Après quelques mois passés sur les terres de Kamouraska, Elizabeth revient dépitée dans sa famille à Sorel. Elle se désespère jusqu’à sa rencontre avec le docteur Georges Nelson, un Américain dont la famille loyaliste s’est réfugiée au Canada. Elle tombe sous le charme de ce bel homme et vit avec lui une belle histoire d’amour. Mais voilà, Antoine de Tassy est toujours présent et cause beaucoup de chagrin au nouveau couple. C’est alors que les deux amants décident que le mari doit mourir. Après une première tentative d’empoisonnement infructueuse par la servante d’Elizabeth, c’est le Dr Nelson qui va entreprendre en plein hiver le chemin de Sorel à Kamouraska pour perpétrer le forfait qui les libérera.</span></p>
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<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/01/kamouraska.jpg" alt="Kamouraska" /></div>
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<p class="MsoNormal"><span>J’ai bien aimé <i>Kamouraska</i>. Mais sans vraiment accrocher plus que ça au départ. Le style de narration est peu convivial à mon goût. On suit le cheminement les pensées d’Élizabeth d’Aulnières (qui deviendra Élizabeth de Tassy puis Elizabeth Rolland). On est vraiment dans sa tête alors qu’elle est hantée par les images de son passé douloureux. C’est difficile de suivre le passage d’une idée à l’autre, car le passé et le présent sont étroitement mêlés et Elizabeth passe rapidement d’un sujet à l’autre. Anne Hébert joue avec la chronologie, ne livre que quelques bribes avant de révéler le reste plus tard. Mais petit à petit, on se fait à ce rythme et on découvre l’image d’ensemble : les premiers émois d’Elizabeth pour le jeune seigneur de Kamouraska, son mariage, ses désillusions et sa redécouverte de l’amour avec Georges Nelson, jusqu’à l’issue fatale et ses conséquences sur les deux amants. Je trouve que c’est une belle prouesse de la part d’Anne Hébert de nous faire entrer ainsi dans les pensées d’une personne. On se sent très proche de la narratrice, on retient son souffle avec elle dans les moments difficiles. <i>Kamouraska </i>est un roman tragique, l’issue n’est pas belle, ce n’est pas un conte de fée. Le récit contient beaucoup de mélancolie, de tristesse, de regrets.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><i>Kamouraska </i>nous emmène en voyage dans le Québec du XIX siècle. Il est tout à fait possible de suivre le périple du docteur Nelson avec une carte du Québec. On traverse avec lui les villages entre Sorel et Kamouraska. J’ai regardé sur internet combien de temps prend le trajet aujourd’hui. En 4 heures à peine, on couvre la distance qu’a parcouru le fictif Georges Nelson en plusieurs jours. Il faut dire qu’il a entrepris son terrible voyage en plein hiver, à cheval sur fin janvier et début février, alors que les tempêtes de neige se succèdent et effacent les traces des routes. Et lui ne disposait pas d’une voiture. Dans les années 1830 le moyen de transport le plus efficace était un traîneau tiré par un cheval.<br />
Par ailleurs, il était courant que les femmes aient au moins 10 enfants et Elizabeth n’y déroge pas. On voit en toile de fond l’importance de la religion catholique chez les francophones et le pouvoir des anglophones : à l’époque les actes officiels sont rédigés en anglais et toute l’administration fonctionne en anglais. <i>Kamouraska </i>vaut aussi le détour pour la petite balade historique.</span></p>
<p><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/3etoiles.gif" alt="3etoiles.gif" /></p>
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<title><![CDATA[Cavelier de Lasalle, une épopée aux Amériques ]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/2007/12/28/cavelier-de-la-salle-une-epopee-aux-ameriques/</link>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 03:12:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[&nbsp;
Le titre complet de ce livre de Pierre Berthiaume est Cavelier de Lasalle, une épopée aux A]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal">Le titre complet de ce livre de Pierre Berthiaume est <i><span style="font-style:normal;">Cavelier de Lasalle, une épopée aux Amériques, récits de trois expéditions 1643-1687.</span></i></p>
<p class="MsoNormal"><i><span style="font-style:normal;">J’ai trouvé ce livre à la bibliothèque au rayon des nouveautés. Je nourris une certaine passion pour l’Amérique française. J’avais lu avec intérêt il y a quelques années un livre sur l’histoire tragique du peuple acadien. D’ailleurs je me suis replongé dans ce contexte avec intérêt grâce à la fiction acadienne d’Antonine Maillet dans <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/02/16/lecture-pelagie-la-charrette">Pélagie-la-Charrette</a>. </span></i><span>Pierre Berthiaume est professeur de français à l’Université d’Ottawa. Il retrace dans son livre le parcours de trois expéditions du Français Cavelier de Lasalle à travers les témoignages de trois de ses compagnons de route. Cavelier de Lasalle est un explorateur au même titre que Jolliet et Marquette, qui malheureusement sont tout aussi méconnus dans les livres d’Histoire de France. Les Français ont joué un rôle important dans l’histoire de l’Amérique du Nord, de manière plus large que le Québec, même si ce dernier en est un des plus beaux restes. La Nouvelle-France était un territoire énorme : de Terre-Neuve aux Grands Lacs et ensuite en descendant jusqu’au Golfe du Mexique via le Mississippi avec un territoire comprenant une bonne partie du MidWest et de la Louisiane. Coincé entre l’Est des États-unis sous la coupe de l’Angleterre et le Sud Ouest, le Nouveau-Mexique des Espagnols, ce territoire ne pouvant que susciter les convoitises de ses puissants voisins. D’autant qu’il est resté très peu colonisé et pas suffisamment développé pour devenir fort. Le traité de Paris aura raison en 1763 de la Nouvelle-France. Il est amusant de constater que malgré tout, quelques noms français ont subsisté en Amérique du Nord : Saint-Louis dans le Missouri, Sault Sainte-Marie en Ontario, Marquette dans le Minnesota, Terre Haute dans l’Indiana ou encore Fonds du Lac dans le Wisconsin. Notons tout de même que la ville de Green Bay dans le Wisconsin était appelée Baie des Puants par les Français de l'époque de Lasalle. Un changement de nom salutaire.</span></p>
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<div style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2007/12/lasalle.jpg" alt="Livre Lasalle" /></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>Revenons-en au livre de Pierre Berthiaume et à Cavelier de Lasalle. Sa première expédition, mal préparée, a pour objectif<span>  </span>de découvrir le fleuve Mississipi. Cela s’avérera plutôt l’exploration de la région de l’Ohio. La deuxième expédition est couronnée de succès puisque, avec ses compagnons, Lasalle traverse une bonne portion du territoire nord américain du Nord au Sud. Il suit le Saint-Laurent jusqu’aux grands lacs et rejoint ensuite le Mississipi jusqu’à son embouchure dans le golfe du Mexique où il prend possession des terres au nom du roi de France Louis XIV. C’est la naissance officielle de la Louisiane ! Quant à la troisième et dernière expédition de Lasalle, elle part de France par bateau et a pour objectif de retrouver l’embouchure du<span>  </span>Mississipi en navigant dans le golfe du Mexique. C'est au cours de cette ultime expédition que Cavelier de Lasalle sera assassiné par un de ses compagnons.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>Le livre se compose de deux parties. La première est consacrée aux récits des compagnons de voyage de Lasalle. Ils sont retranscris tels quels, dans le français de l’époque (pas très éloigné du nôtre je vous rassure). Le premier récit est de </span>Bréhant de Galinée, le suivant de <span>Henri de Tonty et le dernier est de Jean Cavelier de Lasalle, frère de Cavelier. Dans la seconde partie du livre, Pierre Berthiaume retrace le parcours de Lasalle, précise certains points et éclaire certains aspects non traités par les récits précédents.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Ce que j’aime particulièrement dans ce livre, c’est qu’on en apprend beaucoup sur la vie à cette époque. Ceux qu’on appelle les Sauvages (pas encore les Amérindiens ou les autochtones) ont marqué les esprits des Européens. Les expéditions se font par le moyen de transport le plus simple à l’époque : les cours d’eau. Et cela est possible grâce au canot en écorce de bouleau couramment utilisé par les Indiens, une des plus belles inventions des Sauvages selon Bréhant de Galinée. Quand le cours d’eau n’est pas navigable, les hommes pratiquent le portage des canots. Ils les portent sur la terre en attendant de pouvoir reprendre la rivière. Les explorateurs doivent également composer avec les saisons et notamment le redoutable hiver du Nord de l’Amérique qui leur impose de prendre des pauses de plusieurs mois à l’abri des intempéries.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>En toile de fond est présente la concurrence entre les Nations européennes pour l’exploitation du territoire nord-américain. Ici c’est notamment l’Espagne qui est vue comme un rival direct. De plus, la rivalité entre les Français eux-mêmes est perceptible. Montréal est à l’époque une ville de Jésuites qui ne soutient pas vraiment Lasalle. De même l’exploration du continent n’est pas une priorité de Louis XIV déjà bien empêtré dans ses guerres européennes. On croisera aussi quelques missionnaires partis convertir les Sauvages au catholicisme. Et certains membres des expéditions de Lasalle déserteront pour se lancer dans la pelleterie (le commerce de la fourrure), une activité très lucrative alors que d’autres iront rejoindre les tribus indiennes pour y fonder une famille.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Les commentaires et explications de Pierre Berthiaume sont clairs, concis et permettent de préciser certains points. Ainsi dans le compte-rendu de Tonty la découverte de l’embouchure du Mississipi passe presque inaperçue. Pierre Berthiaume revient sur le sujet ce qui permet au lecteur de mieux profiter de la dimension historique de ce moment.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Cela dit, il manque une carte actuelle avec les principales villes et les cours d’eau pour se rendre compte du parcours de Lasalle. Je me permets de mettre ici une carte trouvée sur le site internet du <a href="http://www.civilization.ca">musée canadien des civilisations</a> schématisant les trajets successifs de Lasalle.</span></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://meslectures.wordpress.com/files/2007/12/las-mbf.jpg" title="Lasalle"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://meslectures.wordpress.com/files/2007/12/las-mbf.jpg" title="Lasalle"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2007/12/las-mbf.thumbnail.jpg" alt="Lasalle" /></a></div>
<p class="MsoNormal"><span> De plus, l’identification des différents peuples indiens est ardue au départ pour celui comme moi qui n’y connaît rien. Là aussi une carte de l’implantation des tribus aurait aidé. Que voulez-vous je suis un visuel ! Le livre présente quelques cartes d’époque (remarquables de précision) mais elles sont malheureusement trop petites pour être vraiment lisibles. Mais je passe volontiers sur ces défauts tant le sujet m’enthousiasme.</span></p>
<p><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="4etoiles.gif" /></p>
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</item>
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<title><![CDATA[Contes de la folie ordinaire, Bukowski]]></title>
<link>http://meslectures.wordpress.com/2007/12/10/236/</link>
<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 22:43:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Phil</dc:creator>
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<description><![CDATA[Charles Bukowski est un gros dégueulasse. Et c’est pour ça que ses livres sont intéressants. Co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span>Charles Bukowski est un gros dégueulasse. Et c’est pour ça que ses livres sont intéressants.<i> Contes de la folie ordinaire</i> est le deuxième que je lis après <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/02/28/lecture-pulp"><i>Pulp</i></a>. Il s’agit cette fois-ci d’un recueil de nouvelles.</span></p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2007/12/contefolieordinaire.jpg" alt="Contes de la folie ordinaire" /></p>
<p class="MsoNormal"><span>Si vous ouvrez une de ces nouvelles au hasard, vous avez une forte probabilité de tomber sur un poivrot en train de se siffler une bière dans un bar, de coucher avec une fille croisée un peu plus tôt ou de tabasser sa copine (ou les trois à la suite). Si vous êtes puritain ou bien-pensant, ce genre de livre n’est pas fait pour vous. Bukowski décrit une réalité crue. Il livre les pensées de ses narrateurs sans fard. Il y a un je m’en foutisme présent tout le long du livre. Chacun des personnages vit dans le présent. Peu importe les conséquences de leurs gestes : prison, bagarre ou perte d’emploi.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Volontiers provocateur avec des nouvelles intitulées <i>la vie dans un bordel au Texas</i>, <i>la politique est l’art d’enculer les mouches</i> ou encore <i>cons comme le Christ</i>, Bukowski n’épargne personne, à commencer par lui-même. Ses écrits sont teintés d’épisodes de sa vie comme sa participation à un magazine underground de Los Angeles alors qu’il était postier ou comme ses nuits de beuverie. Le moins qu'on puisse dire est qu'il se fout pas mal de ce que les gens peuvent bien penser de lui. C'est vulgaire mais c'est la réalité, c'est vrai (authentique diront les bobos).<!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br />
<!--[endif]--></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Bukowski pose un œil acerbe sur la société américaine et ses conventions. C’est une sorte de cynique brillant. J’ai lu chacune des nouvelles qui composent <i>Contes de la folie ordinaire</i> avec un grand plaisir. Une fois parti et plongé dans cette atmosphère trouble, je n’ai plus eu envie de lâcher ce livre. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Décidément Bukowski est un auteur que j'apprécie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span></span></p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://meslectures.wordpress.com/files/2008/02/4etoiles.gif" alt="4etoiles.gif" /></p>
<p class="MsoNormal"><span>Du même auteur : <a href="http://meslectures.wordpress.com/2007/02/28/lecture-pulp"><i>Pulp</i></a></span></p>
]]></content:encoded>
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