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	<title>les-histoires-sans-fin &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "les-histoires-sans-fin"</description>
	<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 05:44:12 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Vous pouvez répéter la question ?]]></title>
<link>http://lorenjy.wordpress.com/?p=75</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 10:23:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
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<description><![CDATA[On pourrait commencer par « Il y a une chose à laquelle un tout petit tout jeune tout nouvel auteu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On pourrait commencer par « Il y a une chose à laquelle un tout petit tout jeune tout nouvel auteur (vous me reconnaissez ?) n’est pas préparé… » Mais en fait, il y a plein de choses auxquelles on n’est pas préparé, dès qu’on se lance dans un domaine inconnu, ou qu’on change de chaussures.<br />
Donc, parmi tous les trucs qui m’ont cueilli sans préparation, s’il y en a un qui m’a bien fait pousser les cheveux dernièrement, c’est de construire un chalet de madriers à toit plat au fond du jardin. Mais c’est assez loin du sujet de ce blog, revenons à nos questions.</p>
<p>Donc ouais, voilà, on y arrive... votre humble serviteur, tout rose avec la fierté, s’est vu proposer des questions par des gens très bien qui avaient la ferme et légitime intention d’obtenir des réponses pas trop tartes.</p>
<p>J’en entends dans le fond qui leur auraient conseillé de s’adresser ailleurs… C’est vrai. Enfin, c’était un peu vrai, au moins au début. Parce que, répondre sereinement à « dans le roman tout est écrit au présent, ce n’était pas un peu casse-gueule ? » ou à « D’où vous vient l’acuité socio-communautaire qui caractérise Aria des Brumes ? » sans bafouiller des « ben… chais pô, ça m’est v’nu comme ça », je trouve que ça mérite un peu d’entraînement. Ou de temps. Ou de réflexion. Ou de talent. Ou de faire appel à un ami tout en sortant un joker à 50%. Bref, sur le coup, ça m’a cueilli sévère.</p>
<p>Mais…<br />
D’abord, le temps de la réflexion, je l’ai pris. Et ce n’était pas du temps perdu, croyez-moi (oui, croyez en moi, le sens de la vie c’est par là). Je ne suis pas un théoricien du truc journalo-médiatique, mais j’ai un peu l’impression maintenant qu’une interview bien menée aide autant l’auteur que le lecteur à en savoir plus sur ce qu’il a prosé. Ça l’oblige à réfléchir, l’auteur, sur des questions qu’il ne se serait peut-être pas posées lui-même. Sur le coup, il se prend au jeu, oublie la promo et s’allonge sur le divan pour sortir des trucs du profond de chez lui en bas.<br />
Par exemple, on lui demande « Le personnage de Shepher fait preuve d’une passion et de blessures morales qui le distinguent des autres personnages. Est-ce le point de vue et le questionnement personnels de l’auteur qui s’expriment et se libèrent à travers lui ? » Pour répondre avec un rien d’honnêteté, il faut creuser. Lâcher le voile, tomber la carapace, écorner le masque, dites-le comme vous voulez, se foutre un rien à poil, quoi. Ou alors on raconte des vernes et c’est tant pis pour tout le monde (bon, peut-être pas le monde entier… disons l’auteur, l’interviewer et les lecteurs).</p>
<p>Alors on saute de question en question comme dans un poker déshabilleur. Les premières, c’est facile, elles reviennent souvent, c’est le parcours imposé nécessaire pour faire connaissance, on voit trois cartes, pas de souci, mise minimale. En général, ces questions tournent autour du thème du livre, de sa genèse, et pour un primo-publiant, sur la rencontre avec l’éditeur. Pas de quoi mettre la liquette en danger, même s’il y a déjà moyen de livrer un peu de croustillant, surtout dans la façon de répondre la même chose à une même question, mais différemment. Je n'ai pas de conseil à donner, mais j'en ai déjà donné dans un illustre billet titré "ça parle de quoi donc", où j'expliquais combien il est futé de se préparer à répondre aux questions de base. Alors on y va cool, on répond sans stress, l'interview quel bonheur !<br />
Et puis toc ! l’interviewer abat ses cartes maîtresses. Rendez-vous compte, il a peut-être une couleur ! Je veux dire : une tonalité, une idée à lui sur ce qu’il veut savoir, une lecture personnelle du livre qu’il traduit en questions bien précises. Sur <a href="http://www.actusf.com/spip/article-5861.html">Actu-SF</a>, la tonalité est nettement socio-politique. Chez <a href="http://www.leshistoiressansfin.com/index.php?option=com_content&#38;task=view&#38;id=70&#38;Itemid=1">Les Histoires Sans Fin</a> on est plus dans la technique d’écriture et la relation avec le lecteur. Pour <a href="http://www.ado-livres.com/100_NOUS/100_adl_presentation.htm">Ado-Livre</a>, les questions tournent autour du travail d’auteur et de l’orientation jeunesse.<br />
Pas question de bluffer. Il faut se positionner, chercher les pourquoi et les comment de ce truc, ce livre, là, qui jusqu’ici tenait tout seul sans avoir à se justifier. Alors, quelle est ma vision du monde qui transparaît dans Aria des Brumes ? Quel est le personnage auquel je m’identifie, ou celui qui pourrait me représenter en société quand je ne veux pas sortir sans costume ? Et quel message pensais-je délivrer à la jeunesse avide de repères en écrivant cette petite histoire ? Et pourquoi avoir choisi la SF pour délivrer ce message ? Et pourquoi ai-je évité le thème de la religion ? Et quelles conclusions tirer de cette expérience ?</p>
<p>Que puis-je répondre, moi qui croyais encore il y a peu avoir pondu une petite histoire juste pour faire plaisir à mon épouse ? Alors j’ai réfléchi. Ce sont de bonnes questions et je vous remercie de me les avoir posées.</p>
<p>Maintenant, j’ai vu dans le <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?rubrique59">programme des Imaginales</a> que j’allais participer à des cafés littéraires, avec des pointures comme Pierre Bottero (mon fils dévore ses bouquins) ou Monsieur Werber himself. Et là, pas de temps de réflexion, le saut dans le vide, élastique distendu et trouillomètre à zéro. A ne pas manquer si vous voulez me voir bafouiller « ben… chais pô, ça m’est v’nu comme ça ».</p>
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