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	<title>les-grands-projets &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "les-grands-projets"</description>
	<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 23:10:16 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Marseille Provence Métropole s'organise dans un consensus gauche / droite]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=228</link>
<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 10:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[En avant première, Marseille, un autre regard diffuse la liste des délégations fonctionnelles des]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/hemicycle-mpm.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-231" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/hemicycle-mpm.jpg?w=300" alt="" width="282" height="211" /></a><strong>En avant première</strong>, <em>Marseille, un autre regard</em> diffuse la liste des délégations fonctionnelles des vices-présidences de la Communauté urbaine de Marseille (MPM) et celle des commissions de travail et d'études.</p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;">DÉLÉGATIONS FONCTIONNELLES - LES VICE-PRÉSIDENTS :</span><br />
</strong></p>
<p>Finances et Budget : <strong>Jean-Pierre GIORGI </strong>(droite)<br />
Ressources Humaines, Moyens Généraux,  Juridique : <strong>Bernard MOREL </strong>(gauche)<br />
Communication :	<strong>Renaud MUSELIER </strong>(droite)<br />
Evaluation  des Politiques Publiques Communautaires, Prospective : 	<strong>Jean VIARD </strong>(gauche)<br />
Relation avec le CDG :	<strong>Georges ROSSO </strong>(gauche)<br />
Emploi :	<strong>Sabine BERNASCONI </strong>(droite)<br />
Aménagement de l’Espace Communautaire :	<strong>Patrick MAGRO </strong>(gauche)<br />
Opérations d’Amélioration de l’Habitat :	<strong>Eric LE DISSES </strong>(indépendant)<br />
Logement social et d’intérêt Communautaire :	<strong>Samia GHALI </strong>(gauche)<br />
Dispositif de développement local, Prévention de la délinquance :	<strong>Christian AMIRATY </strong>(gauche)<br />
Politique de la Ville :	<strong>Philippe SAN MARCO </strong>(droite)<br />
Transports :	<strong>Marie-Louise LOTA </strong>(droite)<br />
Syndicat mixte des transports, Métropolisation et Financements européens :	<strong>Patrick MENNUCCI </strong>(gauche)<br />
Propreté Traitement des déchets, Eau et Assainissement :	<strong>Antoine ROUZAUD </strong>(gauche)<br />
Gestion des antennes de proximité :	<strong>Eric DIARD </strong>(droite)<br />
Voirie et Grandes Infrastructures Routières :	<strong>Danièle MILON </strong>(droite)<br />
Ports et Aéroport :	<strong>Claude PICCIRILLO </strong>(droite)<br />
Equipements d’intérêt Communautaire :	<strong>Michel ILLAC </strong>(gauche)<br />
Piétonisation et Qualité des espaces Publics :	<strong>Jean-Louis TIXIER </strong>(droite)<br />
Coordination des politiques d’accessibilité aux transports en commun, et des parcs de stationnements communautaires :	<strong>Gérard CHENOZ </strong>(droite)<br />
Incendie et secours, gestion des risques :	<strong>Vincent BURRONI </strong>(gauche)<br />
Cessions gratuites, Préemptions (délégation de signature) :	<strong>André ESSAYAN </strong>(droite)<br />
Relations internationales :	<strong>Jean-Pierre BERTRAND </strong>(indépendant)<br />
Tourisme et valorisation des espaces communautaires périurbains, agriculture périurbaine, sylviculture et viticulture :	<strong>Christophe MADROLLE </strong>(gauche)<br />
Rayonnement de MPM, Marseille capitale de la culture 2013 :	<strong>Jean-Claude GAUDIN </strong>(droite)<br />
Développement durable,  Plan, Climat, Maîtrise de l’énergie, HQE :	<strong>Pierre SEMERIVA </strong>(gauche)<br />
Technopoles et Agglomération numérique, Université, Recherche :	<strong>Francis GIRAUD </strong>(droite)<strong><br />
</strong></p>
<p>Présidence Commission CAO : <strong>François-Noël BERNARDI </strong>(gauche)<strong><br />
</strong></p>
<p>Lors de la réunion du prochain bureau en accord avec les groupes, le Président donnera une délégation à l’Economie à  <strong>Guy TEISSIER</strong> (droite) et créera une délégation aux relations avec les collectivités locales et territoriales et les EPCI. La Vice-présidence de cette délégation sera donnée à <strong>André MOLINO (gauche).</strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>LISTE DES COMMISSIONS DE TRAVAIL ET D’ÉTUDES :</strong></span></p>
<p>Fonctionnement de MPM :	Président : <strong>Vincent COULOMB</strong><br />
1er Vice Président : Pierre PENE<br />
2ème Vice Président : Jean Pierre BERTRAND<br />
____________________________________</p>
<p>Développer l’Economie et l’Emploi :	Président : <strong>Francis ALLOUCH</strong><br />
1er Vice Président : Pierre DJIANE<br />
2ème Vice Président : Mireille BALLOCCO<br />
____________________________________</p>
<p>Aménager l’Espace Communautaire : 	Président : <strong>Claude VALETTE</strong><br />
1er Vice Président : Gérard GRAUGNARD<br />
2ème Vice Président : Jean MONTAGNAC<br />
____________________________________</p>
<p>Rénover et construire une ville<br />
Solidaire :	Président : <strong>Myriam SALAH EDDINE</strong><br />
1er Vice Président : Joël DUTTO<br />
2ème Vice Président : Eric LE DISSES<br />
____________________________________</p>
<p>Développer les transports urbains :	Président : <strong>André MOLINO</strong><br />
1er Vice Président : Christelle SIMONETTI-ACHARD<br />
2ème Vice Président : André VARESE<br />
____________________________________</p>
<p>Une Agglomération Eco-responsable :	Président : <strong>Martine VASSAL</strong><br />
1er Vice Président : Joëlle BOULAY<br />
2ème Vice Président : Victor-Hugo ESPINOSA<br />
____________________________________</p>
<p>Voirie et Signalisation :	Président : <strong>Christophe MASSE</strong><br />
1er Vice Président : Maurice TALAZAC<br />
2ème Vice Président : Sylvie NESPOULOUS</p>
<p>____________________________________</p>
<p>Ports de Plaisance, Port de commerce, Aéroport :	Président : <strong>Claude PICIRILLO</strong><br />
1er Vice Président : Eric LE DISSES<br />
2ème Vice Président : Michel ILLAC<br />
____________________________________</p>
<p>Equipements d’intérêt communautaire, Patrimoine, Foncier, Protection et Sécurité des Espaces Communautaires :	Président : <strong>Patricia COLIN</strong><br />
1er Vice Président : Christophe LOPEZ<br />
2ème Vice Président : Robert HABRAN</p>
<p>--------------------------------</p>
<p>Relations Extérieures : 	Président : <strong>François FRANCESCHI</strong><br />
1er Vice Président : Tahar RHAMANI<br />
2ème Vice Président : Jean Louis MOULIN<br />
_____________________________________</p>
<p>Développement durable, innovation, Prospective :	Président : <strong>Eric DIARD</strong><br />
1er Vice Président : Jean Luc BENHAMIAS<br />
2ème Vice Président : Marie Françoise PALLOIX-	NICOLAJ</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</guid>
<description><![CDATA[
La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x55nrm]</p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.</p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c'était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l'Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l'un de ces moments historiques qu'offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p>[dailymotion id=x56dz6]</p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d'honneur à l'homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui "ont menti à leurs électeurs" et "volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d'ambitions pour eux" et d’ajouter, "pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu'il m'avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches." Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n'existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d'ailleurs souligné par le récent rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d'engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L'organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l'heure, l'homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>------------------------------------------------------<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin est maire, Guérini en embuscade ou en premier ministre ? Le centre renaîtra-t-il à Marseille?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</guid>
<description><![CDATA[
Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l&#8217;électi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" title="guerini-gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" alt="guerini-gaudin.jpg" align="left" border="1" height="192" hspace="12" vspace="12" width="349" /></a><b></b></p>
<p><b>Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l'élection municipale de Marseille.</b> Il y avait comme une intensité, une émotion visible dans tous les regards, dans les postures, presque romanesque. Une volonté de vouloir bien faire, de tamiser les risques de mauvaises surprises, de vivre honnêtement l'humilité et surtout, de prendre, quel que soit le camp politique où l'on se situât, conscience de la réalité du scrutin, la vérité des urnes.</p>
<p>Rarement le comptage des bulletins devant élire le premier magistrat de la ville, à été suivi avec autant d'attention, comme si l'impossible pouvait encore se produire. De part et d'autre, l'égrenage des bulletins, a fait retenir son souffle à l'assemblée... 47, 48, 49, 50, 51, c'est fait, Jean-Claude Gaudin est élu ! On sentait comme un "ouf" de soulagement collectif, comme si, jusqu'au dernier moment, cette victoire à l'arraché devait pouvoir être remise en cause par le secret des votes de ses amis politiques... Le maire sortant, étrangement ratatiné, se grandi spontanément, il sut désormais, qu'une charge énorme lui incombait et qu'elle était plus difficile que jamais. "Ah !!!" entendait-on dans l'hémicycle Bargemon.<br />
<b><br />
Voir et comprendre, réaliser en somme...</b><br />
47,48,49, Jean-Noël Guérini, fraîchement réélu la veille à la présidence du très riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, réalisait qu'il n'y aurait pas, pour lui, de 50, et encore moins de 51. La lenteur du dépouillement fit subitement comprendre à celui qui a obtenu le meilleur score des progressistes marseillais depuis 25 ans, qu'il ne serait pas, au final de cette incroyable aventure, maire de Marseille. Il y eut, en ce moment, comme une réalité psychologique qui s'imposât. Une réalité dont, à la seconde, loin du tumulte d'une campagne qui fut l'une des plus longues de l'histoire de Marseille, le candidat de gauche discernait l'impitoyable couperet. Sans nul doute il sut qu'il s'était imposé comme le leader de l'opposition, il comprit qu'il était devenu incontournable et que rien ne pourrait se faire sans lui désormais. Après avoir bien épluché tous les résultats, les sondages, les études prospectives, les zooms qualitatifs... Il se convint du succès et du travail réalisé : réunir la gauche, ouvrir au centre, mobiliser les baronnies et séduire au-delà de ses frontières naturelles.</p>
<p>Tout le monde reconnaît l'excellence de sa campagne, aux premiers rangs desquels les plus fidèles UMP. Il a tenu sur la longueur, et son programme travaillé et chiffré sera, sans nul doute, repris en grande partie par Jean-Claude Gaudin, une aubaine pour le vieux cacique, dans le plus grand intérêt des Marseillais. Pour autant, on sent dans le regard de cet affectif, de ce catholique pratiquant, une prise de conscience, celui de la non victoire. Le début d'un vrai deuil. Lorsque le maire enfile l'écharpe républicaine, l'homme réalise soudainement qu'il est encore assis. Sûrement douloureux.</p>
<p><b>Les affres des derniers jours de campagne pour Guérini</b><br />
Les derniers jours de la campagne ont été affreux pour les candidats, en particulier pour Guérini qui avoue en avoir été blessé. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/19/guerini-elu-gaudin-inquiete-quelle-majorite-de-paille-ou-de-faiblesse/" target="_blank">Rien ne lui aura été épargné</a>, les tracts diffamatoires sur son nom (jouant de l'homonymie avec le chef de la pègre des années 40 et 50, nous avons même lu l'un d'entre eux qui prétendait que c'était son frère ! Sauf que lui-même est né en 1951...), les libelles en arabe distribués par grandes eaux dans les boîtes aux lettres sur la religion juive de sa femme et son opposition à la construction de la grande Mosquée de Marseille dans les quartiers musulmans ou supposés l'être (ce qui est faux, naturellement, il en est même l'un des principaux défenseurs), la manipulation de la presse notamment <i>France 3 Méditerranée</i> laissant filer, 3 jours avant le 2e tour, un reportage vidéo-trottoir l'accusant de toutes les bassesses avec mise en demeure tardive, c'est à dire après l'élection, du CSA (l'instance de régulation nationale de la presse audio-visuelle affirmant "qu'il ne fallait plus recommencer !"), l'incroyable parti pris en début de campagne du quotidien régional, fraîchement racheté par le groupe Hersant, <i>La Provence</i>. Les incroyables inscrits Varois dans le secteur éligible de  Guérini, qui laissent toujours songeur sur la propreté électorale qui ne sont pas sans rappeler, si elle sont avérées, les funestes méthodes du RPR pour emporter les "guerres" électorales avec des personnes aussi affables et peu amènes qu'un Charles Pasqua, expert peu regardant, dont les leçons font encore mouche semble-t-il. Les Giscardiens se souviennent encore des 13 millions de francs permettant d'éditer avec l'appui sans condition d'un Pierre Joxe socialiste, alors en charge de l'élection de François Mitterand, négocié dans une sombre cave du quartier latin parisien, du tract anti-giscardien, "Le petit télégraphiste de Moscou". Quand aux supposés diamants... Infamants et stupides ! Un bon deal RPR-PS ! Dieu merci l'histoire sait faire naître la vérité, une bonne leçon. Tout se sait un jour et la vérité triomphe toujours... Malheureusement toujours trop tard, les historiens sont impitoyables de vérité, 20 ans trop tard, on ne saurait les en blâmer... Mais à l'aune de l'actualité électorale de Marseille, tout fait viande à nouveau et, en l'occurrence, assaisonnée à la morale "allégée"...</p>
<p><b>Un consensus salutaire, réel ?</b><br />
Pour autant, le plus admirable de cette cérémonie fut l'envie de bien faire, réelle ou supposée, contrainte ou naturelle. Hormis les saillies inaudibles, violentes et hors de propos d'un Patrick Mennucci rongeant son frein, Jean-Claude Gaudin, en fin politique, sait qu'il ne pourra rien faire sans Guérini, le vrai patron de l'opposition. D'abord parce qu'il connait l'état financier de sa ville, exsangue, ensuite  parce que son opposant est le président du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, et qu'enfin, selon lui, les Marseillais se sont reconnus dans nombre de propositions de son adversaire. Il tend donc la main, après avoir accordé tous les bureaux et les moyens à son opposition, gage de bonne volonté (information à vérifier dans quelques semaines...). Il ne sera plus le patriarche, maître du micro pendant la comedia dell'arte que furent ses conseils municipaux de naguère.</p>
<p>Immédiatement, il estime que le slogan de son opposant "Faire gagner Marseille" n'est plus antinomique avec son ambition de faire "Partager la réussite de Marseille " (son slogan de campagne). Il avoue avoir "entendu pendant la campagne les attentes des Marseillais en matière de propreté, de logements, d'équipements sociaux, de qualité de vie". Son programme ne pourra se réaliser qu'en "recherchant avec l'opposition une convergence de vues". Le ton est donné, le fond de la mandature aussi.</p>
<p>Jean-Noël Guérini répond avec consensualité, à la hauteur de l'événement, en républicain démocrate. <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/21/jean-noel-guerini-il-n%e2%80%99est-pas-question-une-fois-les-elections-passees-que-les-idees-et-les-projets-que-nous-avons-defendus-rejoignent-le-cimetiere-des-reves-decus-conseil-municip/" target="_blank">Il félicite d'emblée  le nouveau maire, rappelle le nouvel état des forces, presqu'égal : 4 secteurs pour lui, contre 4 secteurs pour la majorité, et bombarde la criante conclusion : une fracture insupportable et dangereuse pour la Ville de Marseille. De fait, il souhaite une gestion de la ville plus "équilibrée", plus "juste."</a></p>
<p>Non sans répliquer aux affiches, aux propos et aux slogans lancés par le candidat Gaudin durant la campagne et qui laissaient supposer qu'aimer Marseille équivalait à voter pour lui, Guérini rétorque que l'amour de Marseille appartient à tous, y compris lui, sans qu'aucun ne puisse s'arroger l'exclusivité dudit amour, sans monopole électoraliste ou patriarcal. Il affine, manière d'inviter son collègue à suivre ses propres prescriptions, qu'il n'est pas question que les idées développées pendant sa campagne "rejoignent le cimetière des rêves déçus". Puisque Jean-Claude Gaudin a fait un pas vers lui, il en fait un aussi : "Le dialogue, l'écoute et le respect devront présider à la mise en forme et à la réalisation des projets sur lesquels nous serons amenés à travailler pour le bien des habitants."</p>
<p>Jean-Noël Guérini pense à un syndicat mixte des transports, expérimenté dans les villes qu'il affectionne et dont il sait les réussites, Lyon et Barcelone entre autres,  mais aussi pointe le "drame de la pauvreté, les retards dans certaines cités ou quartiers." Dans un discours cadre où l'on se demande qui est vraiment le maire de Marseille, il donne le cap de ce qu'il convient de faire : "l'urgence nous commande de dépasser la loi commune et de mettre en place les outils qui favoriseront une marche en avant profitable à chacun."</p>
<p><b>Une mandature impossible? Le centre renaîtrait-t-il à Marseille ?</b><br />
Au final, nous voilà dans une mandature impossible et pourtant, peut-être, salutaire. Celle d'une cohabitation in vivo, in concreto. Gaudin effectuant son dernier round électif, il en sortira à 74 ans, et Guérini préparant sa future élection, rêve d'enfance, à la mairie de Marseille. Les deux hommes se respectent. Ils vouent à Marseille le même culte, la même passion, ils sont de quartiers différents, Guérini pour le populaire quartier du Panier, celui qui a su intégrer toutes les migrations, Gaudin, pour sa mairie de Bagatelle et Mazargue, les quartiers riches et bien pourvus. Ils ne sortent pas de grandes écoles, ils se sont construits par passion, pour et par eux-mêmes. Les deux gouvernent au centre, ils sont rassembleurs. Démocrate chrétien ou social démocrate, les étiquettes peuvent être facilement collées à l'un ou l'autre. Une différence qui, en France, parait ténue, pour ne pas dire inexistante, il sera intéressant de voir ce que produira cette cohabitation...</p>
<p>Rêvons... Et si Marseille devenait le terrain expérimental de la rencontre des centres, ce qu'elle a toujours été, historiquement. Gaston Defferre, soutenu par De Gaulle pour asseoir l'anti-communisme en 1946, Vigouroux qui n'a rien fait d'autre avec le talent qu'on lui reconnaît un peu tardivement (Euromed, les lieux culturels mais surtout, "Marseille espérance", là où se retrouve tous les chefs religieux pour parler, réfléchir et proposer ensemble. Un sas de décompression génial en période de supposée guerre de religions). Gaudin, qui ne cesse d'affirmer qu'il provient de cette famille centriste (il est pourtant le vice-président du parti présidentiel et, semble-t-il, reconduit dans ses fonctions), par conséquent que sa culture est de tendre la main à un Guérini dont les gènes sont naturellement réalistes voire pragmatiques.</p>
<p>Est-ce que Marseille, une fois de plus, ne pourrait réaliser le rêve national, le pari fou et si sensé de Bayrou? Sûrement moins précis dans les concepts, sûrement plus juste dans le vivre ensemble. Creusons un peu la réflexion. Si à Marseille on gouverne sans drapeau, sans bannière, rouge, rose, orange ou bleue, le seul souci politique proviendra seulement du prochain congrès national du Parti socialiste. C'est là où le positionnement de Jean-Noël Guérini sera forcément majeur. Lui, le leader incontesté de la fédération du PS 13, dirigée par son fidèle Eugène Caselli . C'est de là que nous comprendrons la ligne à discerner au-delà de la phase, forcément centrale et rassembleuse, du moment.</p>
<p>Ségolène Royal et sa volonté de rapprochement avec le Modem, Bertrand Delanoë, lui aussi partisan d'un recentrage socialiste sans être allé au bout de ses intentions à Paris, ou la cohorte des rénovateurs ? François Hollande à raison de jouer la durée et le respect du calendrier, on verra à l'automne...</p>
<p>Guérini prétend qu'il n'est marié à personne, il a imposé un inter-groupe (PS-Verts-MoDem-Pcf-société civile) à la mairie, dont il sera le patron, mais son directeur de campagne, le très ségoliniste Patrick Mennucci, veille au grain...</p>
<p>Guérini devra trancher à l'automne, le Sénat ou le leadership municipal de l'opposition? Un seul bouillonne d'impatience, le nouveau maire du 1er et du 7e arrondissement, Patrick Mennucci en personne...</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales et cantonales à Marseille : Guérini élu, Gaudin fébrile... Quelle majorité, de paille ou de faiblesse ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 21:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au lendemain des élections locales, qu&#8217;elles soient municipales ou cantonales, les états-maj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" title="550.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" alt="550.jpg" align="left" border="1" height="242" hspace="12" vspace="12" width="322" /></a><b>Au lendemain des élections locales, qu'elles soient municipales ou cantonales, les états-majors s'agitent pour respecter ou infirmer les promesses données aux uns et aux autres durant les campagnes.</b> Le nombre de postes ou de sièges n'étant pas extensible à l'infini, contrairement aux engagements de campagne... Il y aura forcément des heureux et des déçus qui dénonceront avec force trémolos dans la voix la trahison de dernière minute, souvent à juste titre, c'est la loi du genre. Le calendrier, quant à lui, s'accélère et les négociations vont bon train pour tirer ça au clair. L'expérience humaine est souvent douloureuse dans ces moments de vérité ou l'hypocrisie formatée des campagnes de rassemblement doit laisser place au pragmatisme solitaire de la nouvelle configuration du temps, des lieux et des personnes... Avec ses nouveaux rapports de force que l'on soit majoritaire ou non.</p>
<p><b> Guérini élu d'office au Département</b><br />
Tentons d'y voir plus clair. Demain, selon la législation (premier jeudi après l'élection cantonale), le Conseil général des Bouches-du-Rhône doit élire son nouveau président avec des règles protocolaires très strictes. Jean-Noël Guérini, le presque gagnant des élections municipales de Marseille, tant sa campagne est admirée désormais jusque dans les rangs mêmes de l'UMP, parti que l'on a connu moins humble durant la campagne, a peu de souci à se faire, sa majorité est renforcée et son positionnement de leader de gauche "ouvert" et "rassembleur" ne fait désormais plus l'ombre d'un doute. Sur les 57 élus que comptent le département, 31 sont socialistes, 2 sont divers gauche, 6 sont communistes et seulement 17 sont UMP et 1 sans étiquette. Pour autant, il sera intéressant de voir comment ledit patron va répartir les pouvoirs des vice-présidences et des délégations selon la nouvelle carte électorale du département, le tout en ligne et en direct sur le<a href="http://www.cg13.fr/tele_election.html" target="_blank"> www.cg13.fr</a> paraît-il. Jean-Noël Guérini a su surprendre pendant sa campagne contre Jean-Claude Gaudin, nul doute qu'il aura encore "400 mètres d'avance" sur ce coup-là.</p>
<p><b> Gaudin et sa majorité de paille</b><br />
Vendredi matin aura lieu le premier conseil municipal de Marseille. Et là, les choses risquent de ne pas être aussi limpides qu'au Département. Pourquoi ? D'abord les chiffres :  49 élus de l'opposition guériniste pour 51 de la majorité gaudiniste et un élu du front National qui risque d'être souvent bien utile à l'édile marseillais, en route pour son troisième mandat. Il en a l'habitude puisque, élu à la présidence du conseil régional Paca naguère , il gouvernât avec l'extrême droite sans trop se sentir géné. Plus encore, il soutint avant même d'être candidat lui-même, contre son camp, Daniel Simonpiéri à Marignane. Ledit Simonpiéri étant un élu Front national pendant plus de 30 ans puis MNR, un court instant, avant de devenir le pourfendeur des causes pieds noirs peu affables. C'est l'homme de la statuaire immonde au regard de la relecture partisane et peu acceptable de l'histoire de la guerre en Algérie et de la paix en Méditerranée. Dieu merci laminé aux dernières élections, Gaudin ne lui aura servi de rien, et le soutien de Muselier et de l'UMP à son concurrent a été bien plus bénéfique que cette amitié gaudiniste incompréhensible...</p>
<p>Ainsi, la majorité du très habile maire de Marseille, en termes d'expressions pagnolesques quand il s'agit de charmer, est très loin d'être soudée. S'il semble acquis que le premier adjoint d'alors, autant dire Renaud Muselier, ne fait plus parti du jeu, calmé par une présidence probable à la Communauté urbaine (MPM) et un refus très abusif en termes de communication, selon la presse locale qui ne se lasse pas de cirer les pompes sans vérifier ses informations, d'entrer au gouvernement.</p>
<p><b>Premier adjoint : Blum ou Teissier  ?</b><br />
Bref, la lutte est quasiment ouverte entre Roland Blum et Guy Teissier pour le poste de premier adjoint. Si Blum semble tenir la corde, il est en effet bien plus fidèle à Gaudin que ne l'est Teissier, plus frondeur en ancien militaire qu'il est. Néanmoins, ce dernier est celui qui a apporté le plus d'élus à Gaudin, reconnu comme étant l'un des meilleurs parlementaires et fraîchement réélu à la présidence de la commission "défense" de l'Assemblée nationale.</p>
<p>Les dernières informations semblent vouloir nous convaincre que le prochain remaniement ministériel, autrement dit, après la présidence française de l'Union européenne, verrait l'entrée d'un Marseillais de l'envergure d'un Teissier, d'un bon oeil. Pour l'heure on répond à l'Élysée, sans trop maîtriser la langue de bois, que le choix s'est fait sur les meilleurs et que les candidats du pauvre Gaudin, que l'on tient peu en estime, "ne sont pas à niveau...". Teissier, intelligent mais trop à droite, mal à propos dans une politique d'ouverture désormais claire au centre voire à gauche, Muselier ? "trop con", "on le nourrit d'espoir, il a l' Union méditerranéenne, il n'en fera rien, on le regrette déjà... Honnêtement quelle enclume !"</p>
<p>Gaudin est fort mari de la situation, il souhaitait de tout cœur voir son principal concurrent interne catapulté à Paris, pour organiser ses affaires entre ses vrais et ses moins vrais amis locaux. Il a l'habitude, il sait faire, sauf qu'aujourd'hui, il suffit à Guérini de convaincre un seul des siens pour voir capoter ses projets municipaux. Sauf que le projet municipal du maire sortant à été ficelé à l'arraché, sûr qu'il était de sa victoire jusqu'à la mi-janvier, et surpris par la qualité de la campagne de son concurrent et de sa montée inexorable dans les sondages le donnant même gagnant contre lui, il n'a pas pris le temps nécessaire pour boucler son affaire. Le voilà seul devant ses formules d'agences de communication, 21 idées pour le XXIème siècle ! La formule l'a emporté mais quoi derrière? Nous le verrons, pour le meilleur ou pour le pire...</p>
<p><b> UMP : une campagne fort peu morale !</b><br />
Poussé, il est vrai par les instances nationales de l'UMP et surtout par l'Élysée. Il devait l'emporter coûte que coûte, sans trop regarder la morale. Sûrement que ce catholique convaincu et convainquant aura quelques remords de vérité au moment du jugement dernier, comme nous tous il est vrai. Sauf qu'il portait jusqu'alors sa bonne foi en bandoulière provençale, force bonnes formules à la bouche, de quoi déchanter désormais au regard  du contrôle de la presse locale, qu'il lui a valu les admonestations du CSA (instance indépendante de régulation de la Presse), un peu tardives, élections faites, et des attaques tous azimuts, souvent en arabe, pour pointer l'épouse d'origine juive de son concurrent et l'incroyable opposition inventée 2 jours avant le 2ème tour de Guérini sur la grande Mosquée, alors qu'il en avait été le principal instigateur en demandant de respecter les règles de la République sur la formation du clergé musulman.</p>
<p>Nous n'aborderons pas les surprenants 1880 électeurs du 4ème et 5ème arrondissements,celui dans lequel, étonnamment, Guérini était candidat, qui habitent et vivent dans le Var et qui ont fait élire Renaud Muselier, sans qu'ils n'aient jamais voté avant cette élection à Marseille. La justice donnera, dans 5 ans, son avis... La machinerie et les méthodes de l'ex RPR aura donc encore frappé à Marseille... Muselier connaît la musique non ? Pas grave, il est élu, il a débouché le champagne et bu au goulot avant même les résultats, un peu trop sûr de lui non ?</p>
<p>Nous tairons les excuses publiques imposées par le CSA au patron de France 3 Méditerranée, Patrick Gabet. Excuses charcutées sur leur site Internet de France 3, peu publiques parce que jamais diffusées sur le net contrairement aux préconisations du CSA. Ledit Gabet, candidat émérite aux honneurs impossibles, est si estimé par ses collègues, qu'il fut un candidat, hier tout juste, malheureux à la direction de l'école de journalisme et de communication de Marseille, soutenu par seulement 3 voix.</p>
<p>Les journalistes sont, somme toute, peu reconnaissants envers un collègue peu srupuleux lui-même des fondements de leur métier, autant dire, un minimum d'indépendance. Cela dit ils sont rares dans le coin, Lagardère et maintenant Hersant ayant dit ce qu'ils étaient, l'adoubement ou le RMI, on comprend le choix de nos valeureux journalistes locaux...</p>
<p>On ne peut que compatir et souhaiter la défaillance permanente voire la vigilance sans faille tant ils se sont reposés en oubliant le rôle qu'ils avaient à mener. Les journalistes devront se secouer les plumes ou se voir engloutir. Facile à dire et, une fois de plus, nous compatissons. Mais ont-ils choisis ce métier pour la villa avec femme et enfants? Il se trouve que ces nouveaux patrons de presse peu regardant, laissant l'oreillette ouverte pour le Gaudin ex-maire mais candidat déjà élu, s'est fait prendre pour un abusif suceur de pompes. C'est heureux mais pas assez selon nous. Surtout, la veille du second tour, un reportage où Guérini était traité d'escroc et de voleur, un scandale journalistique, digne d'une république bannière, mérite d'être catapulté très loin des sphères journalistiques.</p>
<p>Nous sortons des élections municipales dans la pire configuration politique possible. Nous vous fichons notre billet que le seul élu Front national fera souvent la couture entre les deux majorités presque égales. L'antithèse d'une bonne gouvernance. Exactement l'inverse de ce que proposaient les deux candidats Gaudin et Guérini. Les Marseillais ont tranchés, déchirés entre quatre secteurs populaires acquis à la gauche au Nord et les quatre secteurs de droite au Sud.</p>
<p><b> L'avenir de Marseille, on reconduit sans rien dire ?</b><br />
Précisément ce que ne devrait pas être Marseille qui avait su garder jusqu'alors son vivre ensemble, sans trop d'anicroches et qui faisait jusqu'alors, figure d'exemple mondial. Précisément la Marseille qui n'avait jamais vu poindre le moindre barbecue de voitures dans les cités, contrairement à Strasbourg et aux cités environnants Lyon ou Paris, voire Toulouse. Précisément ce qui faisait sa chance parce qu'elle se fondait sur le richesse de sa nature, qui est quasi exclusivement humaine, parce qu'elle n'avait pas su perdre le sens de la palabre et du vivre ensemble. A Marseille, ou l'on se fond humblement dans la nacelle ou on décolle ailleurs !</p>
<p>Les observateurs que nous sommes exultons, bien des choses vont se produire et nos lecteurs, nous l'espérons, nous ferons confiances, pas sûrs que les Marseillais dans leur ensemble le fassent... Honnêtement, on craint le pire, Papy Gaudin, rassurez-nous !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Marseille : Lors du débat avec Guérini, Gaudin dégaine la lettre de soutien de Sarkozy]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 04:58:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</guid>
<description><![CDATA[
Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat
A quelques encablures du second tour d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4p0qw]<br />
<i>Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat</i></p>
<p><b>A quelques encablures du second tour de l'élection municipale de Marseille</b> (4 jours), voilà que le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, pourtant si sûr de lui, délivre ce soir, lors d'un débat décousu et sauvé, enfin, par un maître du jeu, M.Elkabbach, tout l'inverse ce ce qu'il souhaitait taire il y a quelques jours.  Bref, une lettre du président de la république qui propose quelque 50 millions d'euros pour Marseille.</p>
<p>Plusieurs choses doivent être notées. Il y a peine quelques heures, ledit Gaudin refusait absolument la présence de Sarkozy sur les rives du Lacydon pour cause de mauvais sondages, il disait même à qui voulait l'entendre que son dernier round serait pour et par lui-même. En réponse aux alertes élyséennes qui trouvaient l'ultime combat marseillais du vieux cacique un peu poussif. Vengeance ? réaction a rebours, les patrons de l'UMP, dont Devedjian, pensaient aussi la même chose, le vieux était cuit, occis !</p>
<p>Bref Sarkozy devait s'occuper des affaires de la nation et oublier les roches robustes qui supportent la Bonne-Mère. Loin des expressions pagnolesques qui font sa réputation, Gaudin se voyant noyé dans la lame de fond de son concurrent, a décidé de réagir, il devait donc mordre pour survivre. Il a, de fait, pris aux mollets le jeune candidat de gauche, Guérini, de loin son cadet, dont il dit tout et son inverse : prometteur invétéré et aussi expérimenté que lui puisque patron d'un budget dont il aurait rêvé, celui du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône. Autre paradoxe. Il a usé sans nul doute de tous les arguments de la mauvaise foi avec force transpiration sur le front. Cet homme est donc devenu conscient que son pouvoir est précaire et que son projet de modernité ne vaut pas une cacahuète sérieuse, c'est à dire 74 ans à son sortir. 74 ans? oui, l'âge qu'il aura post-modernement à la fin de son dernier hypothétique mandat...</p>
<p>Poursuivons, le banni Sarkozy des affres particulières de Marseille, que ledit Gaudin a apprécié sur le tard sans jamais s'y reconnaître, sauf à se voir pourvu d'un perchoir sénatorial, beaucoup plus vif pour lui qu'une mairie épuisante qui lui échappe, tant les luttes intestines entre son directeur et son chef de cabinet sont de notoriété publique, décide, en désespoir de cause, sur son marché, une non décision électorale : tous seront là autour de moi et feront montre d'une unité de façade pour gagner. Tel est le leitmotiv.</p>
<p><b>L'étrange lettre de Sarkozy </b><br />
Mais alors Sarkozy? Le nabot raillé si cruellement par Gaudin lui-même, qui ne croyait ni en son avenir ni en sa capacité à tenir les rênes du pouvoir, le sert opportunément. Le chiquet avide non de sens mais de photos dans "Paris -Match" selon Gaudin s'entend, devenu Président de la République, lui aurait écrit une lettre édifiante.</p>
<p>1er point, la date de ladite lettre laisse songeur, elle est datée du 6 mars, donc d'avant le 1er tour. Alors pourquoi Gaudin n'en a pas parlé avant ?</p>
<p>2ème point : si elle n'est pas anti-datée, pourquoi Gaudin, comme il l'a dit ce soir lors du debat avec Guérini sur LCM,  l'a gardée sous le coude pour porter l'estocade à son adversaire dans l'entre deux-tour, alors pourquoi s'en servir à quelques jours du deuxième tour ? C'est pourtant lui-même qui pourfendait les méthodes incohérentes et violentes du Président de la République. C'est lui-même qui a refusé la venue de Sarkozy à Marseille, c'est lui-même qui l'a mouché en lui disant que sa baronnie marseillaise lui appartenait quand l'Elysée et le siège national de l'UMP pensaient que la dernière campagne électorale du vieux tardait à émerger ! Que de paradoxes opportunistes, presque essoufflant pour les électeurs qui doivent se sentir manipulés plus que jamais !</p>
<p>Mais, au fait , que dit cette lettre ? Mensonge, mensonge, pure invention.. Comme disait Giscard naguère à propos des avions renifleurs face à un parti socialiste impitoyable et menteur, revanchard et amoral. Disons un engagement personnel entre-amis, tout  au plus, comme l'avait fait Fillon en pleine campagne pour soutenir son ami Gaudin, qui le conchiait pourtant, pensant qu'il n'avait pas besoin d'un tel navet pour fleurir ses lauriers locaux... Avant, évidemment, de s'apercevoir que ledit "navet" était devenu populaire...</p>
<p>Alors nous ne résistons pas au fait de vous présenter ladite lettre in extenso, sans rien enlever, juste pour l'information. "Monsieur le maire, cher Jean-Claude", Vous noterez évidemment les mensonges et la survente de Gaudin sur la LGV. Ce n'est pas parce qu'elle " a sa préférence", selon les vœux présidentiels, que ce dernier s'engage, bien au contraire, alors que, comme son premier ministre, il aurait pu survendre pour soutenir Gaudin.</p>
<p>Guérini a raison dans son intuition d'animal politique, cela en est presque navrant pour Marseille... C'est à dire sa chute acceptée... Ce qui pouvait faire émerger la Cité phocéenne économiquement n'aura pas lieu selon-nous pour cause de quelques minutes gagnées entre le Nord et le Sud de l'Europe, c'est à dire quelques millions économisés. Paris-Nice, Barcelone-Gènes, ne passera donc pas par Marseille. C'est ainsi...</p>
<p>On reconnait le bon sens du concurrent Guérini d'aller voir, au lendemain de son élection à la la mairie de Marseille, le Président pour réclamer les 52 millions promis à l'arrachée par le Président de la République à son pourtant ingrat candidat Gaudin, qui n'y croit pas plus que nous... Nous serons néanmoins très vigilants sur ces effets d'annonce dont l'ex-RPR fut friand et, devenu UMP, toujours dans la norme. Il nous avait semblé que les méthodes chiraquiennes avaient fait long feu. Il nous avait semblé que le candidat Sarkozy, l'avait compris au point de proposer une rupture. Rien de tel, sauf qu'il s'agit du président, de quoi être très, très attentif. Nous savons le résultat, nous saurons le réclamer, le cas échéant... bref sommes-nous heureux de ce mensonge perpétuel ? Non, assurément !</p>
<p>Notre seule entrée mondiale sera donc maritime, mais il se trouve que Gaudin la brade aux croisiéristes, sans structuration économique, là aussi, cause perdue... Pas de quoi attirer Microsoft ou le siège mondial de L'Oréal. On les comprends...</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/lettre-sarkozy-1.pdf" target="_blank">Lette du Président de la République</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Marseille : voir Gaudin en meeting et mourir... d'ennui ! selon l'espion badin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=194</link>
<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 23:56:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=194</guid>
<description><![CDATA[Chers lecteurs, nous avons reçu ce commentaire en ligne hier. Nous ne résistons pas à l&#8217;id]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin.jpg" title="gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin.jpg" alt="gaudin.jpg" align="left" border="1" hspace="12" vspace="12" /></a><b>Chers lecteurs, nous avons reçu ce commentaire en ligne hier.</b> Nous ne résistons pas à l'idée de vous le faire partager plus avant. Ce papier est long, souvent croustillant, pas très objectif et écrit par un confrère journaliste dont nous ignorons absolument l'identité. Il s'identifie avec le pseudo : l'espion badin. Les réserves posées, voilà un texte pris sur le vif, in vivo, loin des commentaires de commentaires. Une tranche d'émotion, réelle, concrète, d'un observateur sur place.<br />
Loin des 5000 personnes annoncées sur le site de campagne de J.-C. Gaudin, la configuration du Dôme était prévu pour 4000 et, foin de pouvoir les remplir, les chiffres objectifs (ligne de sièges occupés avec ajout de personnes debout, croisés par les deux sources d'information, police/organisateurs) donnent un honorable  2350 ce qui est très loin de sa campagne précédente, qui avait rempli le dôme totalement. A noter l'esprit ouvert et démocrate de Jean-Noël Guérini qui a accepté de prêter ses parkings du Conseil général à l'équipe Gaudin, alors même que le maire UMP sortant lui refusait tout lieu dans Marseille pour tenir ses meetings. Deux poids deux mesures, simplement à noter... Comme une sorte de culture ouverte différente. A vous de vous faire votre propre opinion. Nous, nous avons aimé la distance et le ton. Après avoir croisé une dizaine de témoignages de personnes ayant assistés à l'événement, ledit témoignage semble plus que crédible. Enfin, nous avons visionné les images de ce meeting in extenso, elles rejoignent les propos du badin espion... Nous publions !</p>
<p><b>Par espion badin, Lundi 5 mars au soir… (noir, c’est noir…)</b></p>
<p><b>Voir Gaudin et mourir… d’ennui !</b></p>
<p>Comme un bon petit soldat de la démocratie pluraliste, je me suis rendu au meeting de Gaudin qui se déroulait ce lundi soir, au dôme… Hasard, provocation voire inconscience car cette salle est placée juste au pied du navire bleu du Conseil Général tenu par son challenger, le Président Guérini (qui, rappelons-le, désormais l’emporte dans tous les sondages. Lui en haut et moi dessous. Gare à la sémiologie : d’où je parle, etc… comme diraient les structuralistes… et pourquoi pas les lacaniens… Je dis ça pour les parisiens, car tout cela, les marseillais le savent.</p>
<p>J’y suis allé… Histoire d’entendre les arguments de celles et ceux dont je ne partage pas les engagements. Ça m’arrive parfois : un prurit m’attaque, je veux comprendre ! Il n’y avait pas foule, les gradins du centre étaient remplis jusqu’à la garde mais il restait beaucoup de place à gauche (ça c’était joué) mais à droite aussi. 2 500 personnes au maximum y compris le parterre de VIP, les 303 candidats des places réservées…</p>
<p>Du mal à gagner les tables réservées aux journalistes, les cerbères n’aiment pas qu’on arrive à l’heure juste de la convocation, il y faut montrer patte blanche bien avant… mais bon, au vu de ma carte de presse à jour de cotisations, on finit par me laisser passer. Pas de surprise quant à l’ambiance, c’était celle d’un match de foot, avec des éructations incompréhensibles, des hauts des bas, des grognements porcins, des braiements, la houle, la foule. De temps en temps des coups de trompes. Quelques « Gaudin, Gaudin, on t’aime » tandis qu’on attend que le spectacle commence. Alors que faute de grives, le merle Rocca-Serra drague les journalistes pour assurer avec eux cette connivence qui fait la différence, des jeunes, -des jeunes très ordinaires en fait, mis à part quelques cravateux tout à fait archaïsants- se lancent dans un fébrile «  Qui ne saute pas, n’est pas Gaudin » tentant ainsi d’entraîner autour d’eux des beaufs eux aussi si ordinaires qu’ils ne bronchent pas d’un pouce… La génération des frustrés du CPE sans doute, face à des bénéficiaires satisfaits de leur CNE… Au bout d’un moment, faute de combattants, les jeunes laissent tomber.<!--more--></p>
<p><b>Faut bien meugler et/ou meubler</b></p>
<p>Il faudra attendre jusqu’à 19 heures et des poussières pour qu’enfin l’animateur nous engage à nous asseoir pour écouter une certaine « Jany » -je n’ai pas eu le courage d’aller voir sur internet son vrai nom de scène- vienne nous abreuver, d’abord d’une affligeante -horrifiante- reprise de Patrick Fiori, puis d’un hymne country piqué au ver, sans doute destiné à saluer les américains et les bébés américains ; à coup sûr, les bénéficiaires futurs des fonds de pension investis dans la « rénovation » de la rue de la République qui sont sur l’affiche de « MarseilleRéussit .fr» site de campagne de l’équipe Gaudin. (Valait mieux éviter le .com vu la prononciation que certains marseillais n’auraient pas manqué d’adopter). Vient ensuite la vedette, « Marlène », qui poursuit dans le même dialecte, mais sans les photographes accrédités qui, apparemment apprécient moins sa plastique-… Tout cela va durer très longtemps, c’est une longue, très longue pénitence. Je ne sais pas ce qu’on a fait pour mériter cela. Dans le genre, fête de patronage, on aura droit, aussi à la « Capoera d’amour » -sic- et même que là, en comparaison de ce qui précédait et de ce qui allait suivre, ce n’était pas si mal : je veux dire pas six mâles mais huit, torse nu, tablettes de chocolat, un petit gamin et deux filles plus sapées et aux cheveux longs (sans ongles sales) retenus, allaient nous offrir une prestation plus qu’acceptable : roues, sauts périlleux, simulations de combats, tout le charme de cet art brésilien était là, sauf à se souvenir qu’en principe c’est un art destiné à encenser la libération du pauvre voire de l’esclave face à l’exploiteur sans pitié… Une symbolique un brin déplacée vu le contexte…</p>
<p>On pouvait croire qu’on allait enfin passer aux choses sérieuses. Que nenni ! Il aura fallu encore se taper « Lorant » artiste d’un bois dont on fait les pipes, venu nous délivrer quelque sirupeuse ballade. Il y était question de désir et d’envie et d’avenir… On se serait cru revenu au temps de l’affrontement, Segozy, Sarkolène, dans le brouillage émotionnel total.</p>
<p><b>J’ai craqué, je suis parti, désolé pour le reste…</b></p>
<p>Mais non, je plaisante… Hélas ! Je suis resté. Le spectacle a continué : un animateur et une animatrice dans une mise en scène très calculée ont interminablement présenté, dans un accompagnement de musique disco infernale, pour chaque secteur les têtes de listes. Sauf une fois, curieusement, les femmes sont en second, elles sont « de coeur et de générosité », parfois un troisième, toujours un nouveau mâle, apparaît, « pour son apport exceptionnel », en terme de notoriété ou de compétences. Si Valérie Boyer est acclamée, Bernard Susini et sa colistière Nora Preciozi auront été récupérés de justesse… Ce sont les seuls à avoir une vision un peu sociale de leur rôle, il et elle méritent mieux que le cafouillage puis le silence qui a prévalu à leur « rattrapage ». L’animatrice avait oublié le 8ème secteur… lapsus significatif… (quant aux priorités de la municipalité Gaudin -NDLR)</p>
<p>Est venu le temps des faire-valoir. Ils avaient pour mission d’encenser le bilan de Jean Claude Gaudin sur des thèmes successifs. Pas de surprise, même si dans sa synthèse, il était clair que lui devait ramasser la mise…</p>
<p><b>Des rires et des chants, dans l’île aux enfants, en attendant le retour du prince charmant…</b></p>
<p>Et <b>Sabine Bernasconi </b>de nous vanter l’arrivée des investisseurs sur la ville, et celle des start-up des nouvelles technologies (du travail pour les ingénieurs et les Bac+5) et les hôtels quatre étoiles (bientôt pour tous des emplois de laquais, des boulots de bonniches) et l’explosion du tourisme de croisière, et puis le groupement des universités en un organisme unique. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour être plus forts dans une concurrence exacerbée ? Difficile de comprendre les enjeux… sauf à entrer dans une stratégie de gouvernement où l’on met l’université au service de l’entreprise… et non au service du savoir et des humanités… Autre sujet, à en croire cette furie libérale, ce serait Gaudin qui aurait sauvé Nestlé et fait baissé le chômage de 21,5 à 12 %, dans le temps de son mandat et s’il est renouvelé de s’engager au nom de son mentor à le faire revenir à 8 %. et en deçà… Bientôt le plein emploi partout, des rires et chants, dans l’île aux enfants… etc. Sauf à oublier -là c’est moi qui commente- que le capitalisme triomphant a besoin d’une marge importante de précaires pour faire baisser le prix du travail. Et que JC Gaudin est le Numéro 2 de l’UMP.</p>
<p><b>Valérie Boyer </b>ensuite récitera son couplet sur le logement : elle y confirmera pour la construction sur la Ville, son « moral d’acier » (sic), de fait pour une politique en béton : elle se fixe l’objectif d’encore 5 000 logements dont 1 500 seulement à caractère social pour chaque année à venir : 9 000 logements sociaux dans la durée de sa prochaine mandature, confirmera ensuite le Maire sortant alors que tout le monde sait que 35 000 demandeurs sont en attente et avec eux (avec elles) leurs familles… Elle dénonce le saturnisme dans la Rue de la République « en95 » (au début du mandat Gaudin) et donc, poursuit-elle « le changement et la modernité, c’est nous ! » -lire : nous, qui avons permis la réhabilitation de ces bouges infâmes où les prolétaires habitaient des gîtes horribles… turgescences infâmes, que nous avons chassées hors du centre-ville, fumier puant, conformément à nos engagements,- et de s’attaquer aux « socialos-communistes » qui eux n’avaient pas agi. Vigourman, successeur de l’homme Defferre, appréciera… Enfin, il faut, nous explique la députée victorieuse lors des législatives de la dynastie socialiste Masse et portant l’estocade: « permettre à chaque marseillais de réaliser son rêve : être propriétaire »… Là ce sont les salauds de pauvres qui apprécieront…</p>
<p><b>le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin, de son éclat…</b></p>
<p>Vient à son heure, l’exercice de chamane de <b>Philippe Sanmarco </b>; l’ex-charismatique dauphin de Gaston n’a pas perdu ses qualités d’orateur, même si, de temps en temps, il peine à la lecture de son pensum, mais, malgré tout, il parvient à nous attirer peu à peu, tel l’araignée dans sa toile… Marseille, ville singulière, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, pont entre deux rives, creuset du mélange, rempart contre l’obscurantisme, où la culture a toute sa place (au passage, c’est vrai qu’on peut encore trouver du chanvre sur la Canebière, tant qu’à dérouler tous les poncifs, il a oublié celui-là). Il nous développe les envolées lyriques jusqu’à plus soif en passant par les équipements de quartiers, complément populaire à la culture élitiste qui ne mérite pas tous les moyens qu’elle reçoit : « c’en est fait du fait du Prince et du clientélisme ; ceux qui ne vivent que de cela ont du souci à se faire »… lance-t’il presque inopinément juste avant d’encenser les cultureux raisonnables, comme ceux de La Friche de la Belle de Mai qui acceptent par l’entremise de la constitution d’une société civile immobilière coopérative (SCIC) d’investir financièrement dans des lieux qui, jusqu’à présent leur étaient fournis gracieusement. Rendement, primauté des recettes reçues en réponse à une fréquentation de publics pouvant assumer, sponsors, retours sonnants et trébuchants vers ceux qui mettent les locaux à disposition, les baux ne font plus les beaux… Pour conclure, finalement, que la culture est indispensable au lien social. De sa place, qu’il aura après son discours, regagnée, on le verra, mécaniquement, applaudir aux pires saillies de Muselier et Gaudin contre Guérini et les autres ennemis de Sarkozy. Ce n’est pas surprenant : pour lui Gaudin et Marseille, c’est de l’amour ; je cite «  Jean Claude Gaudin épouse sa ville, il est l’homme de la situation, il doit pouvoir compter sur vous »… Cet homme (Sanmarco, tête de liste PS aux municipales avec Pezet en 95, rappelez-vous…) m’a déçu… On pouvait espérer mieux.</p>
<p><b>C’est au tour de Guy Teissier</b>. Pour atteindre l’objectif qu’il fixe à un transport en commun à moins de 300m de 90 % des marseillais, et le même à moins de 30 minutes du centre ville, là, c’est magique, dans une cohérence fulminante, le prestidigitateur va faire paraître sous nos yeux médusés (grâce au power-point, faut pas en rajouter) 100 km de lignes nouvelles : tout ce dont nous pourrons, pauvres marseillais, bénéficier dans quasi vingt ans -2014- si Dieu nous prête vie (pour autant qu’il existe) et si on supportait Gaudin pour toute cette durée : le métro de Dromel à Jean Perrin, de Bougainville à Capitaine Gèze, de la Rose à Château-Gombert… Un tramway qui prendrait la voie ferroviaire, vers puis depuis Castellane par l’ancien chemin des poubelles jusqu’à Dromel idem d’Arenc en remontant les voies le long de la Madrague ville jusqu’à St Exupéry puis St André puis St Antoine… Tout cela est déjà vachement plus mieux que ce que ces ringards de socialos-communistes qui ne connaissent pas les solutions, nous promettent, bordel de merde…!!! z’ont rien compris au dossier ces caves !!! (Et là, je ne suis pas loin de succomber, « les autres » font état de St Antoine pour le métro, et de L’Estaque pour le Tramway ce qui est effectivement un doublon de ce que propose ou proposera bientôt la SNCF avec les TER…) Et, démonstration ultime, le « bus-way ». Concept un rien obscur. Éclairons le : un bus (un tramway sur roue n’hésite pas à dire l’illusionniste) qui circule en site protégé (en principe) sur des voies dédiées (en principe) et s’arrête moins souvent (bonjour les correspondances ou la marche à pied) pour aller à Luminy, à la Pointe Rouge ou de la Busserine jusqu’à Château-Gombert. Et puis le même de nous promettre (enfin) 300 km de pistes cyclables et de restituer (enfin) le Vieux-Port aux piétons. Pour conclure, « il lance un défi à Gaudin » faire rouler toutes nouvelles voitures que pourrait acquérir désormais la municipalité aux éco-carburants…</p>
<p><b>A l’arrivée des caciques, un vent de folie souffle sur le dôme…</b></p>
<p><b>Muselier (Renaud) </b>qui a fait son entrée avec Gaudin, nous fait un petit récapitulatif avant le discours du maître. Dès l’introduction, après avoir repris jusqu’à la présentation des têtes de listes de tous les secteurs, « je regarde en face » dit-il avec les yeux en biais ; il confirme les inquiétudes de ses listes ; « il ne reste qu’une semaine …», « les sondages sont mauvais ». Et ensuite, nous le joue dans le genre perroquet. Euroméditerranée, c’est nous, le Tramway, c’est nous, la station d’épuration, c’est nous, la multiplication par cent des touristes croisiéristes, c’est nous, 85 % de taux d’occupation des hôtels, c’est nous, la ville classée « meilleure ville d’accueil pour la Coupe d’Europe du Rugby » (qu’est-ce qu’on s’en fout..), c’est nous, longue litanie (des farceurs auraient pu rétorquer « oui c’est nous, et nos impôts… ») qui ne s’interrompt que pour reconnaître « qu’il reste des choses à faire… » Puis prend pour cible le challenger : si Guérini se prétend « candidat de la modernité » serait-ce (tel un Jospin fourbe et d’avance plombé), parce qu’il est plus jeune que le sortant ? En fait, explique Muselier, un bon maire doit avoir de la bouteille : il doit être compétent, influent, un zeste autoritaire, ne céder ni au clientélisme ni au communautarisme, tout le portrait de Gaudin. Tandis que son adversaire est évidemment tout le contraire et absent et voleur et menteur « son fil conducteur, le mensonge »… ça vole bas, les pigeons n’ont qu’à bien se tenir. Il rappelle aussi combien le nouveau complexe d’élimination des déchets de Fos est un beau projet. Il y aura là-bas un vrai centre de recyclage et de revalorisation des déchets affirme-t’il dans une longue envolée fumeuse et pas seulement un incinérateur cracheur de dioxyne « croyez-vous vraiment que nous voudrions empoisonner les gens… » s’exclame-t’il, jouant l’offusqué, à la cantonade ? Alors que le plan départemental d’élimination du concurrent, alternatif, a été retoqué par le Préfet ? Je vous en passe, et des meilleurs car il faut quand même en garder pour le maître de cérémonie. Toutefois, je résiste pas au plaisir de vous faire part de sa conclusion, en forme de slogan, repris par la foule « J’aime Marseille, je vote Gaudin ». En ce qui concerne la deuxième partie de l’information, ce n’est pas un scoop, on s’en doutait…</p>
<p><b>Ce sera aussi la conclusion du Maire sortant mais n’anticipons pas… Lui aussi veut pousser à la mobilisation</b><br />
dans la dernière ligne droite : c’est simple, c’est la méthode Coué je veux gagner et nous allons gagner… les sondages ne sont pas l’élection… Fier de son bilan (depuis 13 ans j’incarne le changement de Marseille) il nous le joue quand même un brin en rupture avec « je veux une nouvelle étape pour Marseille avec de vrais changements » et « je ne me présente pas pour un troisième mandat, mais pour un nouveau projet ». Et des « mes chers amis dans les jours qui nous restent, et où les marseillais nous écoutent plus que jamais, où ils préparent leur décision, parlons avenir et seulement avenir ». Et encore des « Je combats résolument l’autre changement, celui du retour en arrière et de la casse sur un fond d’idéologie, de démagogie, de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme, et même cela frise la malhonnêteté »…</p>
<p>Parce que « Marseille n’a aucun intérêt à être à contre courant politique du gouvernement » au détour d’une phrase, ça, c’est honnête peut-être ? Faut dire que Gaudin le libéral, pourfendeur de « spirale de la dépense publique, de l’augmentation du nom de fonctionnaires et des impôts », positionné contre le retour « à une logique d’assistanat et de pénurie au lieu d’une logique de développement et de créations d’emploi » a d’abord besoin des concours financiers publics et en tout premier lieu, de celui de l’Etat « le soutien de l’état accordé à Marseille à travers le Président de la République et le premier ministre est essentiel, et vous savez avec quelle énergie, je défends l’avenir de Marseille auprès de l’Etat à Paris », ça ce n’est pas clientéliste ? Et affirmer plus loin « les marseillais ne doivent pas se tromper d’élection, ce n’est pas le troisième tour des élections présidentielles.. » ce n’est pas démagogique, peut-être pas plus que ne serait (je cite encore) « les marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d’un mouvement d’humeur sur fond d’acharnement médiatique et de chasse à l’homme contre le Président. Le Président de la République m’honore de son amitié et je lui rends cette amitié »… Apparemment, elle risque de couper court l’amitié, si l’on prend soin à la fois de préciser cela et en même temps de se démarquer…</p>
<p>Ah, au fait et pour les sous, il y a aussi le Conseil Général : dès le 17 mars, réélu, à 8 heures du matin, Gaudin viendra camper devant l’institution pour réclamer ce qui a été promis… Dans cette pique, on retrouve un peu du Gaudin bonhomme et débonnaire et taquin… Ah ah ah, réagit mon voisin, pisseur d’encre pour la grande presse nationale et on va aussi avoir droit à la chanson… Et en effet après « noircir, démolir, surenchérir, mentir c’est son seul projet » et l’anecdote du ‘comment débouler sur i-TV’ (là, semble-t’il Guérini aura été méchamment déstabilisé, c’est le sentiment de son adversaire… mais qui regarde i-TV à part sur le blog de Gaudin où une part importante du débat paraît tronquée ?) nous avons droit à la chanson… Pas sur l’air des lampions mais sur celui de « Félicie aussi » qui avait fait la gloire de Fernandel. Avec une chute formidable, ce Gaudin, quel charisme, quel meneur de foule, pour la dernière reprise, « contre les horodateurs : qui a mené la guerre ? »… « Guérini aussi » reprend naïvement le public et l’autre « Non là, c’est Menucci… Il fallait bien qu’il y ait un peu pour lui… » Rires gras… Et d’enchaîner dans la liesse générale né de ce formidable gag « Guérini c’est le changement vers le passé. Il n’aime pas Marseille. Ça fait 30 ans qu’il est élu et 10 ans qu’il est Président du Conseil Général et il n’a rien fait pour Marseille. Il n’aime Marseille que lorsqu’il veut tout le pouvoir. » D’où après quelques brèves effusions la conclusion déjà citée : « si on aime Marseille, on vote Gaudin ».</p>
<p>Voilà, j’aurais pu être un peu plus synthétique, ou plus exhaustif : Gaudin avait aussi repris un par un, que c’était long, que c’était lourd, tous les éléments déjà avancés par son équipe et promis à Teissier les éco-carburants, etc etc. mais là c’est moi qui en devient chiant… Je m’ennuie moi-même, faut arrêter.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales : une heure après l'Ifop, un sondage de la Sofrès donne Guérini futur maire de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=189</link>
<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 23:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=189</guid>
<description><![CDATA[
Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4inte]<br />
<i>Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l'action de sa campagne.</i></p>
<p>[dailymotion id=x4ijr1]<br />
<i>Jean-Claude Gaudin fébrile hier soir en apprenant les 2 sondages négatifs du jour décide, selon l'UMP, de "hausser le ton"</i></p>
<p>___________________________________</p>
<p><b>Le rythme des sondages municipaux marseillais s'accélère considérablement ces dernières heures.</b> Tous mettent en exergue une lame de fond qui donne Jean-Noël Guérini, le leader de gauche, qui mène une campagne effrénée depuis le début septembre 2007, gagnant dans tous les cas de figure contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin. On apprenait ce soir vers 19h00 via Reuters que <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/26/sondage-une-dynamique-en-faveur-de-la-gauche-se-dessine-a-marseille-selon-lifop/" target="_blank">les listes de Guérini l'emporteraient par une solide avance de 4 points au 1er tour selon l'Ifop</a> ( 36% pour Gaudin, 40% pour Guérini).</p>
<p>Moins d'une heure plus tard, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône obtiendrait 51 % des voix contre 49 % à son adversaire UMP au second tour des municipales. Apprenant la nouvelle ce soir en direct sur le plateau de France 3 Méditerranée, la célèbre faconde provençale du maire sortant ne pouvait cacher l'embarras, "Marseille reçoit aussi la température parisienne" riposte-t-il en ajoutant, "Nous assistons à une montée, un peu, du Front national et une stabilité du Modem, ce qui grignote un peu mes positions pendant que M. Guérini reste stable", a-t-il affirmé pour (se?) rassurer.</p>
<p>Les jeux ne sont pas faits pour autant, d'une part parce qu'il reste encore deux semaines de campagne et le vieux briscard de Gaudin réservera encore des surprises, sans nul doute. Pas fait non plus parce que, d'autre part, le savant découpage électoral par secteurs à Marseille rend très difficile les projections possibles en sièges. Reste que la partie s'annonce difficile pour Jean-Claude Gaudin. Ce soir, Gaudin poursuit sa mue, celle d'un homme qui doute, lui qui ne voulais pas même faire campagne il y a encore quelques semaines, faisant trépigner d'impatience quelques-uns de ses lieutenants qui eux, sentaient le vent tourner. L'inquiétude n'était pas tue non plus à l'Élysée ou au siège national de l'UMP.</p>
<p>Pourtant, selon l'enquête TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le maire sortant de Marseille accuserait trois points de retard au premier tour sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, avec 37 % des suffrages contre 40 %. Au deuxième tour, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône serait en tête avec 51 % contre 49 % à son adversaire UMP.</p>
<p><b>" la tendance est préoccupante"</b><b> selon Claude Bertrand </b><br />
Claude Bertrand, directeur de cabinet et principal conseiller politique de Jean-Claude Gaudin, reconnaît néanmoins que «la tendance est préoccupante». Selon lui, la majorité municipale est pénalisée par "la progression du vote-sanction à l'égard du président de la République". La parade est donc consommée, c'est la faute à Paris.</p>
<p>«Sur le terrain, on n'utilise pas du tout l'argument anti-Sarko», martèle Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Jean-Noël Guérini. Lui-même candidat contre l'UMP Jean Roatta dans le 1er secteur (1er et 7ème arr.), qui l'avait battu de justesse aux législatives. L'ancien responsable de la campagne de Ségolène Royal veut plutôt voir dans la progression de son patron la conséquence «de sa crédibilité en matière de gestion, acquise au conseil général, de l'adhésion croissante de la population marseillaise à son projet et du besoin de renouvellement qu'elle exprime. »</p>
<p>Les scores du FN et du MoDem respectivement crédités de 9 % et de 7 % des voix, ce qui semble confirmer le retour d'une partie des électeurs sarkozystes de 2007 vers leur vote traditionnel. Marseille aura bien valeur de test national. L'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, chef de file des bayrouistes marseillais, se voit déjà en profiter, dans le sillage d'une victoire de Jean-Noël Guérini. «Il y aura une majorité nouvelle à Marseille, et nous en ferons partie», confie-il à nos confrères du Figaro. Officiellement, sa liste «démocrate et écologiste» est prête à négocier une fusion avec le «mieux-disant» des deux finalistes «en matière de transparence et de développement durable» . En fait, le MoDem et le PS sont déjà d'accord pour se battre ensemble contre le chantier de l'incinérateur de Fos-sur-Mer, que Jean-Claude Gaudin estime indispensable.</p>
<p>De quoi durcir encore le matelas de sécurité du candidat de la "gauche ouverte". Celui que n'a jamais trouvé crédible le maire sortant lorqu'il pronostiquait un essouflement de la campagne de son adversaire dès le mois de novembre fort d'un sondage qui <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/12/05/resultats-du-sondage-secret-de-jean-claude-gaudin-pour-les-prochaines-municipales-de-marseille/" target="_blank">donnait M. Gaudin en avance de 10 points sur M. Guérini au deuxième tour</a>. Mais l'écart a fondu comme neige au soleil marseillais au fil des mois, passant à 3 points dans une enquête mi-février avant que les candidats ne soient mis à égalité, toujours au 2e tour, <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/22/sondage-municipales-marseille-guerini-gaudin-a-egalite-a-50-le-21-fevrier-2007/" target="_blank">selon un sondage OpinionWay du 21 février</a>. Désormais, le challenger Guérini est devenu le possible futur maire de Marseille.</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/marseille-lefigaro.pdf" target="_blank">Téléchargez le sondage TNT Sofres-Le Figaro complet</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales 2008 à Marseille : les titans Guérini et Gaudin s'empoignent lors de leur première confrontation]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=183</link>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 20:10:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=183</guid>
<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, en fin d&#8217;après midi, sur les ondes de France Bleue, a eu lieu le premier d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/415_gaudin_guerini2.jpg" title="415_gaudin_guerini2.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/415_gaudin_guerini2.jpg" alt="http://www.lepoint.fr" align="left" border="1" height="215" hspace="12" vspace="12" width="323" /></a><b>Aujourd'hui, en fin d'après midi, sur les ondes de France Bleue, a eu lieu le premier débat entre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin et son opposant de Gauche, Jean-Noël Guérini,</b> par ailleurs patron du puissant Département des Bouches-du-Rhône. Au-delà d'une cacophonie radiophonique entre deux tempéraments méditerranéens bien trempés due à une quasi absence de médiation, d'arbitrage et de direction journalistique, deux lectures peuvent s'apprécier au sortir de cette confrontation in vivo.</p>
<p><b>Gaudin a compris qu'il peut perdre</b><br />
Ceux qui attendaient le laminage en règle de Guérini par la célèbre faconde de Gaudin en sont pour leur frais, non seulement il a tenu tête mais il a fait montre d'un répondant qui, sans nul doute, doit augmenter la puissance de la lame de fond perçue ces dernières semaines à Marseille du côté de la Ruche, QG de campagne du patron de la gauche. On apprenait en effet, la veille du débat, dans un <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/22/sondage-municipales-marseille-guerini-gaudin-a-egalite-a-50-le-21-fevrier-2007/" target="_blank">sondage LCM-Opinionway </a>réalisé entre le 15 et le 19 février auprès de 1307 Marseillais, une parfaite égalité entre les deux principaux concurrents, égalité remarquable aussi dans les secteurs qui vont faire le futur maire de la Cité phocéenne. Autant dire aussi la perte de 10 point pour l'équipe sortante UMP en quelques semaines.</p>
<p>De quoi irriter Jean-Claude Gaudin qui pensait, il y a quelques jours encore,  son élection acquise les doigts dans le nez, et projetait dès lors une campagne aussi courte que possible, fort de sa notoriété (il avait prévu son entrée en lice officielle vers le 9 février). Cette assurance, tentons la "suffisance", n'est plus de mise désormais. Ce faisant,  il a entendu <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/01/18/guerinigaudin-la-campagne-pour-les-municipales-de-marseille-entre-enfin-dans-le-vif-du-sujet/" target="_blank">les alertes pilotées par le Président Sarkozy</a> de l'Élysée et par ses collègues patrons de l'UMP (Devedjian entre autres), lui intimant l'ordre d'entrer dans la bataille immédiatement, défaits par les calamiteux sondages internes du parti présidentiel dont certaines hypothèses le donnaient perdant. Son avance sondagière officielle fondant comme neige au soleil, naturellement. Pas du tout préparé à cette accélération de calendrier, le site Internet de Gaudin buggait allègrement dans les premiers jours de sa mise en ligne <a href="http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2053-c-encore-de-rire.html?" target="_blank">en choisissant des têtes américaines pour illustrer ses administrés marseillais </a>et, plus encore, ses tentes blanches disséminées dans la ville en guise de sièges de campagne par secteur ne sont pas encore toutes opérationnelles à 15 jours du premier tour...</p>
<p>Aux auditeurs que nous fûmes, l'agacement de Gaudin, souvent goguenard, distillant habituellement les formules grand-guignolesques version Pagnol, mais bien senties, pour ne pas répondre aux questions qui fâchent, s'est mué durant le débat, en agressif concurrent. C'est-là, nous semble-t-il, la plus grande victoire de Guérini. Le maire sortant a donc enfin pris conscience qu'il était en train de perdre sa mairie, il est assurément redescendu de son Olympe. C'est heureux pour la confrontation d'idées et, par conséquent, pour la démocratie locale, d'autant que s<a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/11/thierry-noir-journaliste-a-la-provence-reagit-vivement-a-notre-article-sur-le-musellement-de-la-presse-locale-par-jean-claude-gaudin/" target="_blank">a main-mise sur la presse régionale est devenue si officielle qu'elle est insupportable aux démocrates que nous sommes, parfois  il faut dire stop aux abus et, comme personne ne le fait, Internet est le bon médium, jugez-en par vous même !</a></p>
<p>Gaudin ce soir a été fébrile, et la voix ne trahit pas, elle a tremblé, s'est muée parfois en celle d'un preux chevalier, alors qu'il était le maître de céans, le baron de sa baronnie, devant défendre avec force son propre territoire, voire même son autorité, désormais contestée... Fait rare, voire unique de mémoire d'observateur. Pas un mot sur son projet ! Pas un ! Il n'a fait que défendre, coûte que coûte, au prix d'une obstruction verbale et d'une volonté de monopolisation de l'échange, nonobstant quelques saillies mordantes, son bilan. Est-ce suffisant ? Vraiment ?</p>
<p><b>Un premier corps à corps, pas encore un débat</b><br />
Pour ceux qui attendaient sagement une confrontation d'idées, de projets, la déception est de mise aussi, sans nul doute. Nous avons entendu le combat de deux chefs, une sorte de premier round entre deux hommes qui se côtoient depuis des années, sans se connaître vraiment. Guérini n'ayant de cesse de clamer le respect, la bienséance, la dignité, le rappel au calme. Voilà que les deux fils de Defferre, <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/edmonde/video/x4bq5x_edmonde-charlesroux-soutient-jeanno_politics" target="_blank">l'un plus légitime que l'autre selon l'épouse du feu-patriarche de la ville, Edmonde Charles-Roux</a>, ont pris conscience ce soir en offrant à nos oreilles attentives qu'il fallait tourner une page de l'histoire de Marseille.</p>
<p>L'échange a ceci d'incroyable que les deux hommes se sont testés, jaugés et se sont affranchis du père. Ce soir, les deux principaux candidats sont, sans qu'ils s'en s'aperçoivent, devenus adultes, politiquement s'entend, l'un sur le (trop?) tard, à l'âge d'un patriarche, l'autre ayant pris conscience durant sa campagne de ce qu'il était vraiment, un leader. Ils ont joué le rôle d'Abel et Caïn de l'ancien testament ou de la Torah. Devenus libres, ils sont en quête de la reconnaissance de leur nouveau maître, le peuple marseillais. Le propos de leurs échanges décousus s'est centralisé presque exclusivement sur l'histoire, le passé et donc sur les bilans Defferre, Vigouroux, Gaudin. Embarrassés tous deux, qui de le défendre, qui de le stigmatiser pour mieux le récupérer. Personne n'a proposé, les deux forces s'annihilant.</p>
<p>La grande frustration de l'auditeur provient du fait qu'il était curieux d'entendre les deux patrons entrer dans le vif de leur projet. Rien de tel, nous avons assisté à la pesée de deux poids-lourds avant le combat à venir. Ce débat radiophonique n'a été qu'un premier reniflage. Là aussi, selon-nous, l'exercice dans une vision objective mais pessimiste est presque un succès de Guérini qui, de facto, change de braquet dans sa campagne : il n'est plus challenger, c'est le vainqueur potentiel de l'élection municipale de mars prochain et, donc, le possible futur maire de Marseille. D'un autre côté Gaudin, ayant pris conscience de sa possible défaite va sûrement se déchaîner pour sauvegarder son pouvoir, dans le dernier round de son histoire.</p>
<p>Au fond, ce soir, nous venons d'entrer réellement en campagne entre deux rivaux d'égale stature. Par pitié sur quels projets ?</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Thierry Noir, journaliste à La Provence, réagit vivement à notre article sur le musellement de la presse locale par Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=173</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=173</guid>
<description><![CDATA[Chers lecteurs, 
Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir, qui recomm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/sarkozyrsfkf5.jpg" title="sarkozyrsfkf5.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/sarkozyrsfkf5.jpg" alt="http://img295.imageshack.us/img295/8603/sarkozyrsfkf5.jpg" align="left" border="1" hspace="12" vspace="12" /></a><b>Chers lecteurs, </b></p>
<p><b>Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir</b>, qui recommence à traiter la politique dans <i>La Provence</i> depuis que le quotidien a été racheté par le groupe Hersant. Dans ce billet, le journaliste attaque avec rancœur ses anciens confrères, le Conseil général, Jean-Noël Guérini… Sa réaction fait suite à nos deux derniers articles, celui que <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">Stéphane Menu</a> (ancien rédacteur en chef du <i>Pavé de Marseille</i>) nous a autorisé à publier, il en prend aussi pour son grade au passage, et le <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/08/peur-ou-contraint-gaudin-musele-sa-presse-sans-limites-meme-celles-de-lacceptable-democratique/" target="_blank">nôtre naturellement</a>. Nous tenons à rappeler que le texte de Stéphane Menu est extrait de son <a href="http://levenementdujedis.wordpress.com/" target="_blank">blog personnel</a>.</p>
<p>Nous n’aurions pas publié ce commentaire tant il est violent, mais il nous met au défi de le faire et, puisque nous assumons tout à fait ce que nous avons écrit, il est normal que M. Noir puisse avoir son droit de réponse. Il va de soi néanmoins que les propos relevant de la diffamation ont été coupés ainsi que ses coordonnées personnelles.</p>
<p><b>Extraits :</b></p>
<p>« Une connaissance m’a indiqué ce texte, puisqu’il qui parle de moi. Je réponds, même si je sais que le “modérateur” ne publiera pas ma réaction. Et d’ailleurs, c’est plus à lui que je m’adresse qu’aux lecteurs, s’il y en a, de ce site. J’ai beaucoup ri, à lire ce fatras, présenté comme un article de journaliste, sans en respecter les règles déontologiques. Ce mot est fondamental pour moi et je ferai (au futur et non au conditionnel) rendre gorge à qui affirmerait le contraire […].</p>
<p>Encore faudrait-il que les auteurs de ce site aient le courage de signer de leur nom. Mais le courage n’est pas de nos jours, la chose la mieux partagée, à l’heure ou internet garanti l’anonymat. Je n’aurai pas aimé être le voisin juif de l’auteur de cet “article” pendant la guerre.</p>
<p>Je passe sur ce “déjeuner avec des journalistes” (première ligne) qui dure “plusieurs heures” (dernier paragraphe)… Doivent pas traiter de la campagne électorale à Marseille, ceux-là, moi qui ai à peine le temps de m’enfiler un sandwich entre midi et 2 ! […]</p>
<p>Que répondre d’autre à ce tissu de conneries?<br />
C’est un ami à moi qui a écrit le papier dans le <i>Canard</i>. Il m’avait appelé avant. Je l’avais prévenu, mais il a voulu croire que Gaudin, sachant que Duhamel était débarqué, lui aurait quand même confié des secrets qui pouvaient être contraires à ses intérêts. On croit rêver ! C’est trop drôle. Encore, encore ! (sur l’air des cotillons).</p>
<p>Je pourrai continuer des heures sur ce qui m’est reproché. J’ai écrit, à peu près, “une seule idée neuve dans le discours de Guérini”. Quelqu’un peut-il aller <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">sur le site du candidat de la gauche</a> et m’en trouver une seconde (je ne dis même pas une deuxième)? Je suis preneur.</p>
<p>Moi qui ai été recruté au <i>Provençal</i>, dans le “Quotidien des patriotes socialistes et républicains”, on va m’accuser, sans autre forme de procès, d’être “de droite”? Qu’est-ce que cela veut dire? Et si je l’étais devenu, l’essentiel n’est-il pas d’être dans la République? Et ça n’a rien à voir avec Hersant ou je ne sais qui… Le premier qui me fera signer un papier avec lequel je ne suis pas d’accord n’est pas encore né.</p>
<p>Toute la rédaction de <i>La Provence </i>a soupiré d’aise quand Duhamel a été débarqué, parce qu’il était nul (il a acheté pour 30 Millions d’euros des rotatives “Ferrari” quand on avait besoin de 4X4) , et elle était aussi soulagée quand Dauxerre a été jeté. Il m’a retenu par les cheveux quand je voulais démissionner pour aller au chômage et je lui en sais gré, je l’en remercie, encore aujourd’hui, mais il n’avait pas la carrure d’un directeur de la rédaction d’un journal ausi revêche que <i>La Provence</i>.</p>
<p>C’est toute la différence entre moi, qui signe mes articles de mon nom et donne mes coordonnées, et vous qui vous abritez derrière l’ anonymat, douillet, de celui qui sait tout (sacrée ambition) et qui finalement, n’exécute qu’une sale besogne de mercenaire.</p>
<p>C’est ma première -et dernière- contribution à ce site que je vais continuer à lire -c’est pas si souvent qu’on rigole. Vous avez de la chance, ce soir je suis aux chiottes et comme je suis constipé, j’ai du temps à vous consacrer, mais dans deux secondes, je tire la chasse. »</p>
<p align="right"><b>Thierry Noir</b></p>
<p>__________________</p>
<p>Dans la vie, sans doute, tout est question de style. Le vôtre, monsieur le journaliste, est à l'image de votre chute.</p>
<p>Vous êtes piqué au vif par une remarque somme toute logique. Vous écrivez avec un tel aplomb qu'il n'y a pas une idée neuve dans <a href="http://www.guerini2008.fr/?q=node/24" target="_blank">le programme du candidat de gauche</a>, que l'on peut sincèrement s'en étonner, ou au moins, le remarquer. Mais là n'est pas la question.</p>
<p>Au moins sommes-nous heureux de vous compter parmi les nouveaux lecteurs de notre blog. Il a été créé il y a bientôt un an et dépassera demain les 40 000 lecteurs uniques. C’est un chiffre qui se rapproche, dit-on, des ventes de <i>La Provence</i> à Marseille…</p>
<p>Qu'un journaliste du <i>Canard Enchaîné</i> soit votre ami, la belle affaire ! A l’évidence, il ne vous a pas cru et il a eu raison. Mais quelle présomption ! Encore heureux, sans cela, il aurait peut-être écrit qu’enfin, le quotidien dans lequel vous travaillez est un exemple pour la presse libre !</p>
<p>Parlez nous plutôt du fond, ce qu'il écrit sur les connivences entre un dirigeant politique et un patron de presse, plutôt que de tirer à vue, et avec rage, sur ceux qui  dénoncent l’évidence.</p>
<p>Car enfin, dire que le projet de Jean-Noël Guérini ne comporte qu’une seule idée neuve, n’est-ce pas déjà faire part d’un parti-pris inacceptable ? Nous attendons d’ailleurs avec impatience que vous nous dévoiliez les idées très neuves chez son concurrent...</p>
<p>Nous remarquons quand même que vos doctes commentaires laissent apparaître de manière évidente de quel côté vous penchez... Il suffit pour cela de parcourir votre article paru dans <i>La Provence</i>  du 9 mars, où vous n’hésitez pas à écrire que le financement du programme de Jean-Claude Gaudin sera essentiellement assuré par Bruxelles, tandis que celui de son adversaire est soumis à caution, car une collectivité ne peut donner d'ordre à une autre collectivité. D'ou sortez vous cela? Quand donc le candidat de gauche a-t-il déclaré qu'il donnerait des ordres, son idée n’était-t-elle pas plus justement de mettre toutes les collectivités autour d’une table afin que chacune participe au nécessaire financement des projets structurants? Vous ajoutiez même que le projet de Gaudin était global quant celui de son adversaire n’était que local. Autre manière de discréditer l’un des candidats non ?</p>
<p>En revanche, Jean-Claude Gaudin, et ses amis, ne les oublions pas, ces braves gens, savent ce qu'un ordre veut dire. Surtout quand il s’agit de mettre des journalistes au pas. Vous le savez plus que quiconque. Le <i>Canard Enchaîné</i> est clair sur ce sujet pour la gazette où vous signez ce que vous voulez. C'est clair aussi à <i>La Chaîne Marseille</i> (LCM), où un vote de défiance a permis de maintenir le directeur à son poste, contrairement aux voeux de ceux que vous servez avec un zèle étrange qui nous laisse songeur. Nous savons aussi, depuis les déclarations de <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/12/12/jean-claude-gaudin-naime-pas-les-pull-overs-serpillieres-les-cheveux-longs-et-les-ongles-sales/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin sur les journalistes de <i>Libération</i></a>, dans quelle estime ces gens là tiennent votre profession et ceux qui l'exercent réellement.</p>
<p>Enfin, autre corde à notre arc, laissons la parole à Laurent Neumann, rédacteur en chef de <i>Marianne</i> qui écrivait il y a quelques jours : « La semaine dernière, le journal "La Provence" a refusé de diffuser dans ses colonnes une annonce publicitaire de <i>Marianne</i> concernant les élections municipales à Marseille. Motif invoqué par la régie publicitaire du quotidien régional : le titre de notre enquête, « Pourquoi Marseille mérite mieux que Gaudin », était « politiquement gênant ». Amis lecteurs de la région marseillaise, faites-le savoir autour de vous : <i>La Provence </i>ne veut pas déplaire à la mairie, quitte à censurer une pub qui, soit dit en passant, ne cassait pas trois pattes à un canard ! Même <i>Le Figaro</i> se demande si Jean-Claude Gaudin n'est pas en train de faire le combat de trop. Mais <i>La Provence</i>, elle, a renoncé depuis longtemps à se poser ce genre de questions […] En août 2007, Hachette a vendu <i>La Provence</i> au groupe Hersant (ainsi que <i>Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin </i>et<i> Marseille Plus</i>]. Nous ne pouvions rêver meilleure démonstration des dangers que génère la mainmise totale d'un seul et même groupe sur la presse d'information de toute une région. »</p>
<p>Tous ces faits, ces propos, nous fondent à être légitimement inquiets pour la liberté de la presse régionale. Les semaines passent et tout devient de plus en plus limpide en vous lisant. Peut-être serait-il plus honnête de dire à vos lecteurs la nouvelle ligne éditoriale choisie par <i>La Provence</i>, celle d’une presse d’opinion. Il n’est pas indigne, comme vous le notez à propos, de choisir un camp, <i>Le Figaro</i> le fait très bien, <i>Libération</i> aussi. Quant à nous, nous avons ressenti l’impérieux besoin d’informer les nôtres et dire ce que les Marseillais ignorent.</p>
<p>Il va de soi que les critiques que nous pouvons formuler sur le contenu de certains articles ne remettent pas en cause le travail de la rédaction. Mais chacun sait qu’une ligne éditoriale d’un journal régional est très rarement déterminée par sa rédaction.</p>
<p>Dernier point, celui de l’anonymat. Nous le justifiions dès notre éditorial : « En ces temps de démocratie participative, le journalisme a mauvaise presse. On l’accuse, souvent injustement, de ne pas entrer dans le vif du sujet, de protéger ses effets. Cette critique vise surtout la presse quotidienne régionale, accusée d’être à l’intersection de toutes les subordinations, de ne pas bousculer les systèmes établis par peur de perdre sa puissance de compromis ». Nous y voilà donc avec plus de résonance encore un an plus tard. Sans cet anonymat, il y a belle lurette que les systèmes établis auraient eu raison de nous… C’est insupportable, mais c’est ainsi et ce n’est pas l’exemple donné par notre président de la République qui aidera à nous en affranchir.</p>
<p>Il n’est donc pas besoin de s'égarer, car tout ce qui est excessif est dérisoire et votre aigreur est, hélas, bien dérisoire. En vous souhaitant beaucoup de bonheur dans votre nouveau métier. Sans la chasse, mais en ouvrant les fenêtres, pour respirer le bleu du ciel.</p>
<p>Pour nous le débat est clos.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales- Marseille : pour Gaudin, tout va bien ! ]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=160</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 08:56:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=160</guid>
<description><![CDATA[L’évidence saute aux yeux : Gaudin et les siens ne pensent pas une seule seconde qu’ils vont pe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/01/gaudin-muselier.jpg" title="gaudin-muselier.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/01/gaudin-muselier.jpg" alt="www.lefigaro.fr" align="left" border="1" height="166" hspace="12" vspace="12" width="301" /></a><b>L’évidence saute aux yeux : Gaudin et les siens ne pensent pas une seule seconde qu’ils vont perdre…</b> Claude Bertrand, l’omnipotent directeur de cabinet du maire sortant, considère ce dernier « dans une situation optimale ». Quant au principal concerné, dans un entretien cire-pompes de <i>La Provence</i>, il se dit serein. C’est vrai, nous sommes trop chagrins sur ce site. Marseille explose de vitalité. Les preuves pullulent ? Le métro ferme à 21h le soir ! Les rues sont d’une grande saleté ! Le chômage est à 12,5 % ! 28 % des Marseillais sont sous le seuil de pauvreté ! En comptant les déficits de la mairie et de la communauté urbaine, chaque Marseillais est endetté à hauteur de 3 500 euros contre 1 000 euros en moyenne dans les autres grandes villes !<br />
D’où provient ce masochisme de la mairie actuelle ? Où puise-t-elle cette grande sérénité ? Peut-être de la méthode Coué : face à un candidat de la gauche enfin unie, déroulant un programme ambitieux, réaliste et chiffré (à tel point que le maire actuel en pompe quelques idées dare-dare, telle l’ouverture du métro à 23 heures en février ou la piétonisation du Vieux-Port qu'il considérait comme infaisable il y a encore quelques semaines), il faut bien faire mine de décrédibiliser l’adversaire avec les moyens du bord : l’énergie du désespoir.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guérini/Gaudin : la campagne pour les municipales de Marseille entre enfin dans le vif du sujet]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/01/18/guerinigaudin-la-campagne-pour-les-municipales-de-marseille-entre-enfin-dans-le-vif-du-sujet/</link>
<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 01:24:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/01/18/guerinigaudin-la-campagne-pour-les-municipales-de-marseille-entre-enfin-dans-le-vif-du-sujet/</guid>
<description><![CDATA[
Ca y est, la campagne marseillaise des municipales est enfin lancée! Hier, Jean-Claude Gaudin pré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4250k]</p>
<p><b>Ca y est, la campagne marseillaise des municipales est enfin lancée!</b> Hier, Jean-Claude Gaudin présentait les binômes paritaires de ses têtes de liste dans les 8 secteurs de Marseille. Contraint par la loi, la constitution des listes doit comprendre en effet la parité parfaite homme/femme/homme/femme ou l'inverse. Dans le même temps, le maire sortant mettait en ligne son site Internet de campagne sur lequel, enfin, il se déclarait officiellement candidat.</p>
<p>La chose était acquise depuis longtemps puisque l'édile ne manquait pas une occasion, plus ou moins subtile, de le faire savoir, mais le voilà sorti du bois bien plus tôt qu'il ne l'avait souhaité initialement, assurément contraint par la  campagne menée tambours battants par son challenger, Jean-Noël Guérini, et l'état de crise marseillais décrété par les instances nationales de l'UMP, piloté de l'Elysée.</p>
<p>Là, on trouvait le dernier round électoral du patriarche phocéen un peu poussif au démarrage, la visite éclair du 1er ministre Fillon, lui-même en chute libre dans les sondages, n'ayant servi de rien. La corbeille à promesses s'étant soldée par un vide assez sidéral pour Marseille, François Fillon a dû, après avoir visité le studio de "Plus belle la vie" se contraindre à aborder les sujets sérieux, brûlants même, en Corse dans l'après-midi. Contre productif en somme... Le patron socialiste du Département des Bouches-du-Rhône, l'opposant local, n'a eu aucun mal a démonter quelques minutes plus tard, lors d'une conférence de presse où il n'était pas attendu, avec force arguments, la pompe creuse de l'hôte de Matignon. De bonne guerre, campagne sérieuse et équilibrée selon nous. Gaudin a enfin trouvé un homme à sa mesure. Il le sait ou plutôt le sent, d'où l'accélération des calendes...</p>
<p>Bref, sur <a href="http://www.marseillereussit.fr" target="_blank">le site Internet de campagne de J.-C. Gaudin </a>, au titre compliqué et long "La réussite de Marseille Vous réussit avec Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier", dont le "V" rappelle le titre éponyme de<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank"> </a>la série <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)#Premi.C3.A8re_t.C3.A9l.C3.A9suite_:_V:_The_Original_Mini_Series_.281983.29" target="_blank">de Sc-Fiction qui a fait trembler la génération des années 80,</a> où l'héroïne au sourire carnassier ne s'alimente que de souris vivantes ; le candidat déclare, après une coupure vidéo étrange, erreur de montage sûrement : "Je me représente... euh... "pour" la mairie de Marseille", sybillin il enchaîne "avec une équipe d'hommes et de femmes, certains ont fait leurs preuves, d'autres seront nouveaux, avec Renaud Muselier (seul cité), avec les parlementaires...". Guy teissier sait donc à quoi s'attendre, le choix est fait pour le 1er adjoint. Mais là n'est pas l'important pour l'heure.</p>
<p>Même si l'exercice n'est pas encore bien rôdé, presque amateur, force est de reconnaître l'audace inattendue de Jean-Claude Gaudin d'avoir choisi Internet comme support de sa déclaration. Une vidéo sur son site de campagne, comme la plupart des candidats à l'élection présidentielle américaine, dont Hillary Clinton. L'homme, patron de la seconde ville de France, refuse encore le téléphone portable (les mauvaises langues de son entourage prétendent qu'il ne sait pas s'en servir...) et considérait jusqu'alors le web comme une sorte de gameboy pour ados ou post ados. Il  étonne son monde en jouant la modernité du tuyau de communication. Il aura donc été  bien conseillé ces derniers jours et fait montre d'une réelle adaptation au monde d'aujourd'hui. Certes, la chose n'est pas encore très au point, mais chapeau pour la crânerie !</p>
<p>La Pl@netMarseille de Guérini, l'équipe multimédias de sa campagne, a pris 5 mois d'avance et, selon nos informations, constituée une blogosphère redoutable, sous l'impulsion d'Olivier Morin, figure de la filière régionale et de Benoît Thieulin, chef de la Segosphère pendant la présidentielle. Il sera intéressant néanmoins de voir comment elle s'est organisée quand celle du maire sortant émergera. Lui qui refusait de parler d'un monde qu'il ignorait et dont il ne maîtrise toujours pas le vocabulaire mais qui semble devenir désormais un centre d'intérêt. On lui aura donc indiqué l'intérêt du "mulot!"</p>
<p>Reste le fond, le choix des hommes puisque rares sont les femmes têtes de liste. Si, dans la série "V", les femmes sont au pouvoir, pour le meilleur et pour le pire (résistance et pouvoir absolu), une seule a décroché concrètement le sésame, celle-là même qui a réussi à ouvrir la brêche de la forteresse des "Masse" lors des dernières législatives, Valérie Boyer. Si Guérini propose 3 femmes têtes de liste sur 8, Gaudin est loin du compte. Par ailleurs, le maire sortant sussurait à qui voulait l'entendre ces dernières semaines, que de grandes surprises allaient nous asseoir dans le choix de ses candidats de secteurs, rien de tel. Rarement, reconductions n'auront été révélées : Roatta, Teissier, Muselier et, en guise d'ouverture, Jacques Rocca-Serra ! L'ex-nouveau-futur patron de l'UDF-MoDem en partance mais pas tout à fait, en stand-by... Si nous avons bien compris l'extrême subtilité et la parfaite sophistication, presque improbable et pourtant réelle (nous vous l'assurons !), mais un peu, beaucoup, passionnément, bayrouiste. Le  chantre centriste n'avait plus de formules suffisantes pour dire l'impossible : j'y suis , j'y reste ! (en somme). Lui qui, en effet, a fait parti de toutes les majorités d'après-guerre à Marseille, non sans talent, et il en a beaucoup. Bref, osons le dire, le bluff pagnolesque de Gaudin triomphe une fois de plus et aucune nouveauté n'émerge, pas une ! Pour autant, ne gageons pas que lesdites surprises sont en réserve dans les suivants des listes... Pour sûr !</p>
<p>La lutte est désormais claire, nous aurons un combat bicéphale entre un projet et un bilan.</p>
<p>Entre : "j'ai récupéré une ville exsangue et en retard et je l'ai mise à niveau en deux mandats, le troisième aura pour objet de donner à Marseille une longueur d'avance (Gaudin)" et " Ce n'est plus possible de vivre dans une ville dont tous les paramètres nous fondent à penser que le retard est insupportable, l'équipe épuisée et sans ambition, il faut changer de braquet. Ce que j'ai fait au Département en 10 ans et contre tous avec le succès que l'on sait, j'ai le courage politique de le donner aux Marseillais (Guérini)."</p>
<p>Le mot est lancé :  "moi" contre " sérieux" : Alea jacta est !</p>
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<title><![CDATA[Guérini prend son inspiration à Barcelone pour les prochaines municipales de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/26/guerini-prend-son-inspiration-a-barcelone-pour-les-prochaines-municipales-de-marseille/</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2007 23:17:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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Fructueuse et enrichissante. Telle a été, selon lui, la visite à Barcelone, le week-end dernier]]></description>
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<p><strong>Fructueuse et enrichissante</strong>. Telle a été, selon lui, la visite à Barcelone, le week-end dernier, de Jean-Noël Guérini, candidat socialiste à la Mairie de Marseille. Reçu avec tous les honneurs par Jordi Hereu, maire de la capitale catalane, qui a salué en lui un homme « <em>politique qui pense une nouvelle vision pour Marseille</em> ». Non sans écorcher son patronyme, le jeune édile a martelé « <em>Monsieur Guérin (sic), c’est la garantie d’une Marseille forte</em> », et de confier, ce qui a stupéfié l'auditoire, que cela faisait plus de 10 ans qu’un responsable politique marseillais ne s’était rendu dans la capitale catalane ! Invraissembable quand on songe à la sempiternelle sentence du maire de Marseille de positionner sa ville comme capitale euroméditerranéenne...</p>
<p>Jean-Noël Guérini souhaitait s’inspirer de l’essor économique de Barcelone pour, à son tour, « <em>Faire gagner Marseille</em> ». Admiratif du développement urbanistique maîtrisé qu’a connu la ville, qui tient aux choix politiques et visionnaires faits il y a 20 ans par le maire de l’époque, Pasqual Maragall, lui aussi socialiste ; c'est surtout la croissance exponentielle de son port qui a concentré l'attention du patron du Département des Bouches-du-Rhône.</p>
<p>Le leader de la gauche marseillaise a pu obtenir plusieurs engagements de son (futur?) homologue catalan comme le renforcement du pôle sud de l’Europe et de l’Arc méditerranéen. « Nous avons échangé des perspectives dans divers domaines, notamment économique, portuaire, culturel et sportif » a-t-il souligné.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, Jordi Hereu a prévu de venir à Marseille pour soutenir Jean-Noël Guérini dans sa campagne électorale municipale. Le candidat socialiste est rentré à Marseille heu-reux !</p>
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<title><![CDATA[Municipales 2008 - Marseille: La Provence roule-t-elle pour Jean-Claude Gaudin ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/17/la-provence-roule-pour-le-plus-offrant-lump/</link>
<pubDate>Sat, 17 Nov 2007 01:20:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[A chaque jour suffit sa peine&#8230; La Provence est-elle devenu le journal de campagne de Jean-Clau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2007/11/laprovence.jpg" title="laprovence.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2007/11/laprovence.jpg" alt="laprovence.jpg" align="left" height="62" hspace="12" vspace="12" width="210" /></a><strong>A chaque jour suffit sa peine... </strong><em>La Provence</em> est-elle devenu le journal de campagne de Jean-Claude Gaudin? La question mérite d'être posée... Le maire de Marseille, tout le prouve, n'est pas encore entré en campagne, que <em>La Provence</em> diffuse depuis ces derniers jours des infographies mirifiques, des plans merveilleux sur la comète d'une ville sans argent, perdue à l'aune d'un leader encore en mode pianissimo...</p>
<p>On sait le jeu des achats d'espaces publicitaires qui contrôle un média devenu propriété d'un grand groupe financier français, Lagardère pour ne pas le nommer. Ledit groupe, souhaite certes se désengager du titre, pas assez productif selon lui, mais toute la presse régionale lui appartient encore (<em>La Provence</em>, <em>Nice Matin</em>, <em>Var Matin</em> et <em>Corse Matin</em>), et l'on connait sa proximité avec le Président de la République et le baron local, vice-président en charge des investitures nationales du parti présidentiel, l'Ump, maire de Marseille -  quelques heures par semaine -  et en campagne pour la Présidence du Sénat : Jean-Claude Gaudin.</p>
<p>Plus localement, l'engagement favorable de <em>La Provence</em> pour l'édile Marseillais est aussi le résultat de l'improbable fusion de deux titres incompatibles de l'après Defferre, <em>Le Provençal</em> et <em>Le Mériodional</em>, avec tous les soupçons de gauche et de droite que ce clivage continue de perpétrer entre les journalistes, la rédaction et les propriétaires du titre. Peu à peu, les anciens du <em>Provençal </em>disparaissent et la ligne éditoriale s'en ressent.</p>
<p>Comme lecteur, il est insupportable de laisser croire et de laisser faire croire, à 4 mois des élections que le Port de Marseille deviendra la plate-forme des croisières mondiales et, qu'aujourd'hui même dans les colonnes de <em>La Provence</em>, 100 000 m² de surfaces commerciales vont être ouvertes,  alors que 27 % des Marseillais vivent en dessous du seuil de pauvreté, que 49% des marseillais ne payent pas l'impôt sur le revenu et que Marseille compte toujours 5 % de chômage supplémentaire par rapport à la moyenne nationale. Mensonges par omission, par faiblesse, par oubli du métier?</p>
<p>Là, me vient en mémoire ce célèbre vers de Corneille : "il faut bonne mémoire après qu'on a menti..." Quelle est la responsabilité journalistique, la vérité ou la soupe?</p>
<p>Que <em>La Provence</em> relaye l'info des projets du maire, c'est naturel et bien normal. Mais où est l'analyse?  La mise en garde, celle qui aide à penser? celle qui permet à chacun de se forger sa propre opinion ? Celle qui met en perspective, relativise, argumente ? Dieu que la Presse quotidienne est pauvre de sens avec autant de talents...</p>
<p>Ainsi, <em>La Provence</em> continue à diffuser, quotidiennement désormais, les projets "titanesques" de J.-C. Gaudin, alors qu'il ne s'agit que de fonds de dossiers, souvent usés et sans financements, comme le ferait un sanglier avant la terrine... L'oie avant d'être gavée...</p>
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<title><![CDATA[Marseille - municipales 2008 : Mennucci répond à l’opération de communication de Gaudin sur le port ]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/14/marseille-municipales-2008-mennucci-repond-a-l%e2%80%99operation-de-communication-de-gaudin-sur-le-port/</link>
<pubDate>Wed, 14 Nov 2007 10:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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Les Marseillais devront s’y habituer. Face à une presse locale qui semble avoir choisi son camp ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=20QpAL00Nqk5bovpC]</p>
<p><strong>Les Marseillais devront s’y habituer.</strong> Face à une presse locale qui semble avoir choisi son camp politique, le parti socialiste est obligé de hausser le ton pour se faire entendre. Aussi <a href="http://patrickmennucci.parti-socialiste.fr" title="blog Patrick Mennucci" target="_blank">Patrick Mennucci</a>, président du groupe socialiste à la mairie de Marseille, a-t-il dû pousser la voix, ce qu'il fait assez naturellement, pour se faire entendre sur les projets titanesques de Gaudin dont nous vous avons parlé hier. « Les annonces de Gaudin ne sont pas crédibles », déclare-t-il dans <em>La Provence</em>, qui a finalement concédé à lui ouvrir ses colonnes.</p>
<p>Pour le directeur de campagne de <a href="http://www.jn-guerini.fr" title="blog JNG" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, candidat à la Mairie de Marseille, le projet d’avant-port de croisières à la Joliette est « une affaire de cornecul. Ça coûterait 300 millions d’euros, qui va payer ? L’Etat qui n’a donné au port que 80 millions en 10 ans ? La Ville ? Un privé, mais qui ? ». Patrick Mennucci ne croit pas à la vocation touristique unilatérale de Marseille.</p>
<p>La mairie actuelle mise sur le « tout tourisme », mais attention, « car derrière la Bonne Mère, nous n’avons pas les pyramides d’Egypte pour attirer des millions de touristes ». Mennucci rappelle que, contrairement aux apparences, Gaudin n’est pas « le patron du port ». Jean-Noël Guérini devrait faire des propositions à la mi-décembre sur une relance des activités industrielles sur le port.</p>
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<title><![CDATA[Le Port autonome, premier enjeu de Gaudin dans les municipales de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/14/municipales-a-marseille-le-port-autonome-1er-enjeu-de-gaudin-dans-les-municipales-de-marseille/</link>
<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 23:32:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ca y est, Jean-Claude Gaudin entre en campagne ! Certes, du haut de son pupitre municipal, mine de r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ca y est, Jean-Claude Gaudin entre en campagne !</strong> Certes, du haut de son pupitre municipal, mine de rien, mais certain d'être relayé par une Presse locale, dont le papier du jour dans <em>La Provence</em> était confondant : "les 5 projets titanesques de Gaudin pour le littoral". Foin de la restitution des faits, nous lisions un programme infographique, en effet titanesque, et si peu crédible, au-delà des bonnes intentions. Pourquoi? Question de crédits, financiers s'entend. Dieu merci, l'édito d'humeur de l'excellent Philippe Schmidt le résumait à lui seul : "Le tableau des promesses électorales scintille un peu plus chaque jour."</p>
<p>Soyons honnêtes, nous l'avons promis à nos bientôt 20 000 lecteurs, le tableau proposé est séduisant. Nouvelle digue permettant l'accès aux bateaux de croisière de plus de 300 mètres de long de pouvoir mouiller à deux encablures du Vieux Port, ce qui génèrerait, selon la mairie, plus d'un million de croisiéristes à l'aune 2011 : excellente idée !</p>
<p>Le grand centre des Congrès, appelé de ses voeux par <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/06/marseille-municipales-2008-une-cagnotte-pour-guerini-ou-la-faillite-de-gaudin/" target="_blank">Jean-Noël Guérini, le challenger socialiste et Patron du "fortuné" Département des Bouches-du-Rhône</a>, trouverait réponse au môle d'Arenc, simplement rebaptisé "Grand Palais des événements" : récupération des idées fraîches de l'opposition..., de bonne guerre.</p>
<p>Déplacement du "hub" inter-échanges de trafic Maghreb-Europe/Corse au môle Léon Gourret, et surtout, l'extension du port de plaisance de l'Estaque (2000 anneaux de plus), nécessaire, de l'avis commun.</p>
<p>Ce n'est pas fini.. bien sûr...  à 4 mois des élections, on peut aisément en rajouter : la Cité des sciences et son aquarium, sur les anciennes Friches du haut de l'Estaque, dans une ville qui est si ruinée qu'elle n'a plus l'oxygène d'un projet, si ce n'est celle d'un Palais de la glisse dont on ne finit pas de questionner l'opportunité.</p>
<p>Que de projets, que d'intentions, d'ailleurs pas si mauvaises, à la veille des élections municipales... Ce que nous retenons, c'est cette obsession du calendrier, cette absolue maîtrise du temps, la meilleure arme du subterfuge, sous-prétexte de bonhommie.</p>
<p>Demain, nous reviendrons, de manière plus approfondie, avec des sources et des arguments, à l'aune d'experts connaissant le sujet, sur ces questions. Pour vous informer, vous dire quelle est notre vision des choses.</p>
<p>A demain, donc...</p>
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<item>
<title><![CDATA[Tramway de Marseille : couvrez ce tunnel que je ne saurais voir!]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/11/11/tramway-de-marseille-cachez-ce-tunnel-que-je-ne-saurais-voir/</link>
<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 16:10:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Deux poids, deux mesures. Il fallait une loupe, jeudi dernier, pour apprendre, au détour de quelque]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2007/11/inuaguration-tram-sarko.jpg" title="inuaguration-tram-sarko.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2007/11/inuaguration-tram-sarko.jpg" alt="www.leravi.org" align="left" height="278" hspace="12" vspace="12" width="362" /></a><strong>Deux poids, deux mesures. </strong>Il fallait une loupe, jeudi dernier, pour apprendre, au détour de quelques entre-filets d'une presse locale bien timide, que la municipalité venait d'inaugurer la ligne de tramway entre La Blancarde et la station Eugène-Pierre, le long du Bd Chave. Au dernier moment, la municipalité de Jean-Claude Gaudin, a décidé de mettre la pédale douce en termes de communication et de réduire à néant son plan media. Loin, bien loin, de la très médiatique inauguration présidentielle sarkozyste de la première ligne, le 3 juillet dernier.</p>
<p>La cause de ce silence inhabituel pour la Mairie? Un tunnel impossible à cacher ! Il faut bien avouer que Marseille aura l'honneur d'être la seule ville au monde à inaugurer une ligne de tramway qui s'arrête à moitié chemin, devant un tunnel impraticable parce qu'on s'est aperçu, sur le tard, qu'il n'était pas aux normes et que sa réhabilitation a vu son appel d'offres retoqué pour des raisons administratives.