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	<title>langage &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "langage"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 03:37:07 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Nasio (Juan-David) : le parler-clair d’un psychanalyste]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/07/05/nasio-juan-david-le-parler-clair-d%e2%80%99un-psychanalyste/</link>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 18:44:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je voudrais ici essayer de vous persuader de découvrir le docteur Juan-David Nasio, qui est pour mo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Je voudrais ici essayer de vous persuader de découvrir le docteur Juan-David Nasio, qui est pour moi un des plus grands psychanalystes de langue française, un des plus dévoués ambassadeurs de la psychanalyse, un des plus généreux passeurs des mots, des concepts de la psychanalyse, un des plus efficaces libérateurs du mal-être inconscient.<br />
</em></strong>Sachez seulement – et pour moi cela vaut toutes les preuves - qu'il est co-auteur en 1987 avec Françoise Dolto de « L'enfant au miroir » (Petite Bibliothèque Payot 1993 N° 110) ; qu'il était tout jeune un si fervent admirateur de Jacques Lacan qu'il est venu en France de son Argentine natale, en 1969, « <em>dans le but d'approfondir ma connaissance de la culture française et d'étudier la psychanalyse lacanienne </em>», et qu'il a su magnifiquement expliciter dans un français limpide les concepts lacaniens pourtant réputés opaques (lisez plutôt « Cinq leçons sur la théorie de jacques Lacan », PBP N° 203). Même effort altruiste de transmission, d'élucidation pédagogique des découvertes de Freud qu'il vénère, qu'i faut, dit-il, lire et relire : « Le plaisir de lire Freud », PBP 356 ; « Enseignement de 7 concepts cruciaux de la psychanalyse », PBP 111 ; et bien d'autres encore dans la Petite Bibliothèque Payot – dont il est directeur.<br />
Vous trouverez ici, <a href="http://www.nasio.fr/">sur le site de J.D. Nasio</a>, <a href="http://www.nasio.fr/biblio.html">l'ensemble de sa bibliographie, ses 18 ouvrages</a>, dont <a href="http://www.nasio.fr/livrespoche.html">10 en éditions de poche</a></p>
<p><strong>Voici, pour vous mettre en appétit de lectures plus approfondies, un bouquet d'extraits (de mon humble choix) de cet ouvrage majeur de <a href="http://www.nasio.fr/divan.html">J.D. Nasio <em>« Un psychanalyste sur le divan »</em>, Payot 2002</a><br />
</strong></p>
<p><em>« Or, pour être exact, il ne s'agit pas de ressentir la souffrance actuelle qui amène le patient à consulter, mais l'ancienne douleur de son traumatisme infantile : <strong>ressentir en soi ce que l'autre a oublié</strong>. Toute notre difficulté de psychanalyste est de réussir une telle opération mentale : ressentir en soi les toutes premières émotions douloureuses vécues jadis par l'autre et qu'il a aujourd'hui oubliées. »<br />
« Sachez que toute personne qui souffre, recèle un enfant désemparé, blessé, qui cherche en vain à dire sa douleur. Eh bien, c'est justement cet enfant en souffrance, impuissant, au bord des mots, que je tente de me représenter mentalement. Je ressens alors non pas ce que ressent l'adulte qui me parle, mais ce que ressentirait le petit garçon ou la petite fille du drame infantile que je ranime. »<br />
« Un psychanalyste travaille non seulement avec son savoir-faire et son savoir faire théorique, mais surtout avec sa capacité d'éprouver des émotions, de fantasmer et, pour tout dire, de faire vibrer son inconscient. »<br />
« … Un psychanalyse n'écoute pas seulement avec ses oreilles, il est réceptif à tous les signes par lesquels un être communique sa vie »<br />
« Le principe qui me guide tient en ces termes : le patient, délivré de ses conflits nocifs, doit se réconcilier avec lui-même, se retrouver en lui-même à partir de ce qu'il a et de ce qu'il est. Mon but n'est pas de changer sa personnalité mais de l'enrichir de ce qu'il porte déjà en lui… »<br />
« À mes yeux, la santé mentale est l'état d'une personne <strong>capable de connaître ses limites et de les aimer</strong>. Être psychiquement sain signifie vivre relativement heureux avec soi-même malgré les inévitables épreuves, surprises et restrictions que a vie nous impose. En somme, l'équilibre mental est reconnaissable à ceci que nous gardons le goût d'agir tout en ayant la faculté d'accueillir l'inattendu et de nous y adapter. »<br />
« N'oublions pas qu'au moment où je vous parle </em>[2002]<em> il n'existe aucun psychotrope qui guérisse véritablement. Tous nos médicaments ont une action palliative, mais jamais une action curative. Ils peuvent supprimer le symptôme mais ils ne supprimeront pas la cause du symptôme. »<br />
« Le propre de la psychanalyse est de s'occuper de l'inconscient lorsque l'inconscient nous fait souffrir, c'est-à-dire lorsque le décalage entre ce que nous sommes et ce qui nous échappe nous rend malheureux. »<br />
« La vie à deux est comme un organisme vivant qu'il faut nourrir en permanence, une plante qui nécessite lumière, égards et patience. »<br />
« [La haine], cet ennemi  est en nous, et tant que l'homme vivra, la haine perdurera, même chez les meilleurs d'entre nous. Supprimez votre haine et vous vous mutilerez, car elle est une moitié de vous. Si, par exemple, nous privions un enfant de toute son agressivité, nous le verrions, tel un autiste, s'étioler dans l'indifférence et l'apathie. »<br />
« Or, voici mon idée. À l'instar d'un grand fauve qui cesse d'être dangereux lorsqu'il est soumis à un dressage régulier, la haine nécessite une gymnastique quotidienne. Oui, je vous l'affirme, la haine doit être un exercice de tous les jours ! Mais détrompez-vous, ma formule n'est nullement une apologie de la violence. Au contraire c'est un appel à la tempérance. Pourquoi ? Parce que si nous laissions la violence s'accumuler dans notre psychisme, elle deviendrait explosive, alors que, régulièrement évacuée, elle se civilise et se transforme en énergie féconde. La psychanalyse nous apprend que les passions fermentent et bouillonnent sous la pression d'un refoulement brutal, tandis qu'elles se subliment lorsqu'on les libère avec mesure. J'insiste, la haine doit être constamment distillée pour éviter que, trop longtemps confinée dans l'inconscient, elle n'éclate furieusement.»<br />
« Un ami est celui avec qui je me sens heureux d'être moi-même.<br />
« Le conseil le plus utile que je peux donner aux parents désireux de mieux dialoguer avec leur enfant, est de s'adresser à lui comme je m'adresse à vous en ce moment [Xavier Diaz, jeune étudiant en psychologie, qui pose toutes les questions de cet ouvrage], c'est-à-dire en le tenant pour un véritable interlocuteur.  <strong>Il faut savoir que l'enfant, si petit soit-il, percevra pleinement notre intention si nous lui parlons avec la ferme conviction qu'il comprend ce qu'on lui dit.</strong>»<br />
« Si un père, par exemple, est certain d'être compris par son fils, l'inflexion de sa voix et la mélodie de ses phrases seront si vibrantes qu'elles atteindront, plus vibrantes encore, l'âme de l'enfant. Quand une mère, le matin, confie son bébé à la crèche et lui dit : <strong>« Je dois aller travailler maintenant, Madame Annette va bien s'occuper de toi et je reviendrai te chercher cet après-midi à 5 heures »,</strong> elle lui adresse un message clair, vrai et rassurant ; rassurant parce que la mère quitte son enfant l'esprit tranquille. »<br />
</em></p>
<p><strong>Et pour terminer cet acte de foi profondément humaniste : </strong><br />
<em>« L'espoir, c'est la confiance absolue que je place en l'avenir… Oui, seul prévaut l'espoir. Pourquoi ? Parce qu'il est une force supérieure qui donne sens au présent. Je veux dire que si vous avez confiance en l'avenir, vous aurez le bonheur de savourer l'ici et maintenant de la vie. »<strong></strong></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Traducteur sms !]]></title>
<link>http://infographworld.wordpress.com/?p=250</link>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 17:46:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Niobé</dc:creator>
<guid>http://infographworld.wordpress.com/?p=250</guid>
<description><![CDATA[Après avoir surfé sur Internet, il y a quelques temps de ça, j&#8217;ai trouvé par hasard un sit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir surfé sur Internet, il y a quelques temps de ça, j'ai trouvé par hasard un site qui permet de traduire le langage sms... <!--more--></p>
<p>Eh oui, vous avez bien lu... Vous n'aimez pas cette écriture, ou plutôt si vous avez des lacunes en la lisant, alors vous pouvez aller faire un tour sur ce site... <strong><a href="http://www.traducteur-sms.com/" target="_blank">Traducteur sms</a></strong> fonctionne pas trop mal, bon des fois, il y a un petit raté mais en général cela aide bien à décrypter ce langage affreux pour la langue Française qui est si belle... Il suffit de copier - coller le texte et de cliquer sur Traduire... Alors au lieu d'utiliser cet outil (qui peut rendre service je dois dire) ; luttons pour respecter les lecteurs et écrire les mots en entiers, cela ne coûte pas plus cher... A bon entendeur !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grammaire-pensée des tout petits]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/07/03/grammaire-pensee-des-tout-petits/</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 11:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/07/03/grammaire-pensee-des-tout-petits/</guid>
<description><![CDATA[Une grammaire des tout petits, est-ce possible ?
Oui, puisque c&#8217;est tout simplement leur pens]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une grammaire des tout petits, est-ce possible ?<br />
</strong>Oui, puisque c'est tout simplement leur pensée, l'organisation de leur pensée, comment, dans quel contexte jaillissent les flux de pensée.<br />
<strong><em>C'est une pensée « portes ouvertes »</em></strong> qui se laisse envahir, où tout se bouscule, sans ordre ni structure grammaticale « classique » bien sûr.<br />
<em>Oui, chez un tout petit les portes sensorielles sont grandes ouvertes</em>. Nous l'avons vu, ses récepteurs sensoriels, ses capteurs, ses palpeurs, tout cela fonctionne fort bien dès la naissance – et il y a entraînement préparatoire, échauffement et maturation « en salle » des semaines, des mois avant la grande « sortie ».<br />
<em>Cette « batterie » multimédia</em> à faire rêver la Silicon Valley (images animées en 2 et 3 D, son hi-fi, odeurs et sensations kinesthésiques…) envoie au cerveau tout neuf, cependant tout puissant, déjà bien plus puissant, habile que le plus puissant des ordinateurs, des flots, des inondations, parfois des tsunami de sensations.<br />
Et ce déferlement de sons, de lumières, de contacts ferait pleurer ce petit sinistré si maman ne savait pas ménager dans sa chambre, dans son coin, un micro-climat idéal, en faire une « salle d'enregistrement » où les sons et lumières excessifs sont interdits, atténués, tamisés : « Silence, on tourne ! »<br />
<strong><em>Bien sûr il y a des sensations prioritaires</em></strong> en quelque sorte, qui s'imposent, qui envahissent la scène, qui sont d'emblée perçues, transmises au cerveau pour le travail le plus utile qui soit, celui de tri, d'organisation, d'association à d'autres éléments déjà intégrés, et donc de mémorisation (ça en vaut le coût, c'est valable, c'est de mieux en mieux, ça pourra resservir, ou, au contraire c'est mauvais, ça fait peur, c'est à éviter, à signaler par des protestations, des cris, des mimiques, tout un « langage » corporel à oublier au plus vite…)<br />
Ces sensations prioritaires positives chez le tout petit sont des registres du goût, des sensations tactiles, tout particulièrement des odeurs.<br />
<strong><em>Dans la gamme infinie des senteurs, il y a l'odeur sublime, unique, irremplaçable pour longtemps, la carte d'identité animale du clan humain, l'odeur précieuse de maman</em></strong>, celle de son corps, de sa transpiration. Une odeur qu'il ne faut pas masquer par trop de ces odeurs policières du savon, des parfums, qui ne font pas que prouver la disparition de ce qu'on appelle la saleté, la crasse et en masquer  les émanations. L'odeur par exemple du tour de cou de maman, d'un foulard, d'un linge de corps, ce bouquet précieux de fragrances, capable, on l'a vu, de ramener au vouloir vivre un tout petit qui serait sur la voie de l'indifférence, du repli, du non-désir.<br />
<strong>Il y a souvent des sensations violentes, trop intenses, qui peuvent traumatiser :</strong><br />
- des bruits excessifs, nouveaux, des paroles adultes trop fortes, parfois criées, hurlées…<br />
- des lumières, des éclairages soudains, mal tamisés…<br />
- des contacts stressants, des brusqueries…<br />
- des odeurs, des saveurs désagréables parce que trop intenses ou simplement nouvelles, inconnues…</p>
<p><strong>Doudou, biberon</strong>, voilà des mots multi sensoriels porteurs immédiats de sens.<br />
Des mots qui ne sont d'abord que des bruits, vite associés cependant à des images, des images présentes, mais aussi des images évoquées dans les moments d'absence, de perte, de manque affectif, d'insécurité. Alors cette seule pensée (l'image souvenir du doudou oublié, du biberon qui tarde) agit comme un baume apaisant.<br />
Le doudou, pour un tout petit, n'est beau que parce qu'il sent bon, et son passage à la machine à laver – au nom de l'hygiène – lui fait perdre l'essentiel de ses vertus. Les doudous les meilleurs, les plus puissants, sont souvent d'affreuses guenilles qui font trembler les adeptes de l'hygiène la plus rigoureuse.<br />
<strong>Quant au « biberon », nous lui ferons l'honneur du prochain billet.<br />
</strong></p>
<p><strong><em>Un tout petit qui n'a plus de désirs ne pense plus, n'a plus de « projets » en images.<br />
Les mots qu'il entend ont été galvaudés, ils ont perdu leur sens, leur charge affective positive, leur pouvoir de déclencheur de désirs.<br />
Ces mots « détériorés » font désormais peur par leur perte de sens, leur non-sens.<br />
</em></strong>Imaginons un malheureux tout petit qui entendrait le mot <strong>biberon</strong>, associé parfois à un cortège de sensations agréables, comme se doit d'être escorté tout bon biberon qui se respecte, et qui, dans d'autres circonstances aberrantes (maladie mentale, crise éthylique…,  serait lié à des cris mêlés à des rires, à des coups alternant sans raison avec des câlins…). Il est évident qu'alors, ce bruit « biberon », cette image-biberon, cette pensée-biberon n'aurait plus aucun sens, aucun sens rendu prévisible par un contexte habituel positif ou négatif. Ce bruit habituellement si précieux sera craint, fui, banni, parce qu'ambivalent, douteux, à double sens. Il ne parle plus vrai, il n'est plus qu'ambiguïtés et mensonges et il entrainera dans sa perte tout le cortège des bruits du langage de Maman, ou de Papa, toute cette musique langagière, tout ce « doux ramage humain » si naturellement bénéfique, apaisant, sécurisant, et cependant pas autrement compris par Bébé que nous adultes ne comprenons, sentons, le ramage des oiseaux, les tendres gémissements d'une chienne allaitant et toilettant ses bébés.<em><strong><br />
</strong>Pourquoi alors continuer à réagir à leur écoute ? Pourquoi les intégrer, les mémoriser avec chacun tout son cortège, son halo, de sensations, d'impressions, d'états affectifs?<br />
<strong>Le tout petit trompé serait alors pour longtemps un infirme de la communication.<br />
</strong></em></p>
<p><strong> Nous allons essayer dans le prochain billet de symboliser ce qu'est pour un tout petit, dans sa pensée, dans ce qu'il perçoit, sent, ressent, éprouve…, le mot biberon.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vendredi 27 Juin 2008 :]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/27/vendredi-27-juin-2008/</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 20:09:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/27/vendredi-27-juin-2008/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Crèche et activités manuelles avec Papa.

 
Début de matinée parfaite : Rév]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Crèche et activités manuelles avec Papa.</strong></font></p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/06/2008-06-27-pate-modeler-et-repas-003.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="354" alt="2008-06-27 pate &#224; modeler et repas 003" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/06/2008-06-27-pate-modeler-et-repas-003-thumb.jpg" width="521"/></a> </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Début de matinée parfaite : Réveil 7h, p't déj, préparation, et <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me dépose à la <a title="Cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a> à 8h.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Comme d'habitude, je passe une bonne journée.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">17h30, il vient me chercher. Nous tentons d'aller jusqu'aux balançoires... mais grosse déception. Une visse a cédé, on ne peut plus l'utiliser. Je mets un peu de temps à m'en remettre, mais de "grande balançoire" sur les genoux de <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me redonne du baume au coeur. En partant et du haut de mes 2 ans et 8 mois, je préviens en anglais la maman de Nicolas (un "petit" de la <a title="Cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a>) "My Dady said no. The swing is dangerous, it's broken. Don't go on the swing ok ? Bye bye !". Je crois qu'elle a bien compris là !</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> est impressionné par mon anglais, lui qui ne m'entend que rarement parler dans cette langue. Je parle français avec lui, et anglais avec <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> et mes camarades de <a title="Cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a>.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Après que <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> m'ait lancée en l'air plusieurs fois pour mon plus grand plaisir, nous rentrons à la <a title="maison" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/04/notre-nouvelle-maison-luxembourg/" target="_blank">maison</a>.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous appelons <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> (elle rentre demain soir de <a title="Seattle" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seattle" target="_blank">Seattle</a>), et comme promis, nous descendons dans ma salle d'activités pour faire de pâte à modeler. Nous y passons une bonne heure.</font></p>
<p align="justify">!!!<!--Slide.com error: provide id, w, h--></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Le repas démarre mal, je pleure pour rien. <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> arrive a garder son calme et me sert tout de même ma soupe. Pendant ce temps, il me prépare une mousse au chocolat. C'est marrant comme la vue d'un dessert me motive à devenir une petite fille sympa, et à terminer ma soupe sans broncher. Un verre de mousse avalé, et un peu avant 20h, nous montons à l'étage pour le rituel du soir :</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">- Je me déshabille toute seule dans <a title="ma chambre" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/11/ma-chambre/" target="_blank">ma chambre</a>, je dépose mes vêtements dans le bac à linge et enfile le haut de mon pyjama.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">- Je m'allonge sur le lit pour qu'on me mette ma couche, je termine de mettre mon pyjama et cours jusqu'à la salle de bains.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">- Je choisi ma brosse à dents (ce soir, ce sera la rose), y dépose moi même une noisette de dentifrice, et commence le brossage. <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> termine le travail.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">- Je retourne dans <a title="ma chambre" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/11/ma-chambre/" target="_blank">ma chambre</a>, on ferme les volets, s'il n'est pas trop tard, on lit un livre, puis je viens dans les bras de <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>, il me chante une version courte et remixée par ses soins de "une <a title="chanson douce" href="http://jazz.chansons.free.fr/paroles/divers/Une_Chanson_Douce.htm" target="_blank">chanson douce</a>", je m'allonge dans mon lit, ferme les yeux, et il me chante "<a href="http://www.slide.com/arrange?pxcid=5MqCHud_g9o-T5azRXC_BdLbVcisCbCeDgzHrWNGAmEfeFoy7C9uOkKY6TjUwR8C&#38;notifyfans=1&#38;nc=1&#38;bnc=bnc" target="_blank">Frère Jacques</a>". (Je connais aussi la version anglaise).</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">- Il me dit "je t'aime très fort, bonne nuit, à demain", je lui réponds "je t'aime très fort"... et je m'endors paisiblement.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Voilà comment ça se passe le soir avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>. Avec <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>, c'est un peu la même chose... mais elle chante bien mieux que <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> ! <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Être et avoir (écrire et lire… dès la naissance)]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/26/etre-et-avoir-ecrire-et-lire%e2%80%a6-des-la-naissance/</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 05:31:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/26/etre-et-avoir-ecrire-et-lire%e2%80%a6-des-la-naissance/</guid>
<description><![CDATA[Oui, tous les bébés sont des bébés lecteurs !
Tous les bébés écrivent !

La lecture et l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oui, tous les bébés sont des bébés lecteurs !<br />
Tous les bébés écrivent !<br />
</strong></p>
<p><strong>La lecture et l'écriture scolaires.<br />
</strong>La lecture et l'écriture enseignées à l'école ne sont qu'un des innombrables modes de lectures, qu'une des  multiples sortes d'écritures, que nous avons pratiqués tout au long de notre existence, que nous utiliserons jusqu'à notre dernier souffle.<br />
L'école apprend aux petits d'homme les codes symboliques que sont les lettres et les sons qu'il leur faut déchiffrer, comprendre (lire) et écrire pour que le sens des écrits soit gardé intact et transmissible et retrouvé inchangé par le destinataire qui lit à son tour le message.<br />
Le message écrit se moque des distances et du temps qui passe.<br />
Une bibliothèque, un livre, une « lettre », un carnet intime, c'est de la vie figée. Un écrit, c'est un peu la Belle au bois dormant. C'est le lecteur qui – parfois après un très long sommeil (je pense à ces écrits retrouvés de civilisations disparues) – les tire de leur léthargie et leur redonne vie. Il arrive que le sommeil, l'hibernation des écrits ont été si longs qu'il faut un lecteur de génie, un Champollion pour en révéler, intact, le sens voulu des siècles auparavant.<br />
Vous qui lisez, relisez un « poète disparu », vous êtes son Prince (ou sa Princesse) charmant[e] qui le faites revivre. Et sans doute nombreux sont les écrivains qui songent en écrivant à leurs chers lecteurs de leur au-delà.</p>
<p><strong>Les lire vrai, les écrire vrai de la vraie vie</strong><br />
Ce sont ceux qui ont le plus de sens.<br />
Et ils ne sont pas réservés qu'aux seuls humains.<br />
Cette écriture, cette lecture, je devrais dire ces écritures, ces lectures infiniment variées se pratiquent au plus loin à portée de regard, d'oreille, souvent à fleur de peau.<br />
C'est l'animalité, si précieuse, si nécessaire, qui est en nous qui est alors concernée, sollicitée.<br />
Et ce sont ces lectures, ces écritures que nos compagnons animaux savent fort bien pratiquer entre eux : les chats parlent aux chats, les chiens aux chiens (à portée sensorielle).<br />
Mais les chats savent se faire comprendre (avant tout respecter) des chiens. Et tous essaient de communiquer avec nous, de nous « écrire » l'essentiel de leurs demandes, de leur affection pour nous, et ils savent nous déchiffrer souvent au-delà de ce que nous soupçonons.<br />
Parlez-vous un peu chat ? Un peu mieux chien sans doute ? C'est plus facile, Médor est bon public et « répond » mieux que Minet toujours un peu hautain et distant, volontiers méditatif. Nous ne possédons des langues animales que quelques rudiments comme de toutes les langues étrangères. Et côté lecture, ce n'est pas fameux sans doute, et c'est grand dommage. Tout le monde n'est pas Boris Cyrulnik, ni Konrad Lorenz, mais l'éthologie nous enseigne à être au moins respectueux des animaux et parfois à "flairer" en nous l'animal génétiquement tout proche, et tout ce dont nous lui sommes redevables.</p>
<p><strong>Tout dans la vie est communication:<br />
<em>- Communication souvent involontaire</em> (nous nous donnons alors  passivement en spectacle aux autres qui  peuvent « lire » à notre insu nos façons d'être, d'exister).<br />
<em>- Mais communication le plus souvent voulue, ostensible, parfois spontanée, parfois préméditée</em>.<br />
</strong></p>
<p><strong>Notre monde est un vaste réseau d'échanges incessants.<br />
</strong>Des échanges de particulier à particulier mais dans le périmètre des portées sensorielles.<br />
Et tous, tous sans exception, du bébé à quelques mois de naître au vieillard qui exhale ses derniers mots, des humains aux animaux, jusqu'aux plantes, aux fleurs, à la nature, qui nous « parlent » et qui sont les figurants et le décor de cet immense spectacle de la vie, qui jamais ne fait relâche et qui toujours se renouvelle, tous communiquent à tous, du moment qu'ils soient à portée de voix, d'oreille, de regard, de nez, de bouche, de main, de peau…<br />
Tous existent, donc tous « écrivent », chacun de tout son corps, de toute sa présence, de toutes ses activités.<br />
Chacun se donne en spectacle (écrit un scénario vivant) et chacun est spectateur (lecteur) de ce qui se joue dans son coin, à portée de regard, d'oreille, de main…<br />
Et tous cherchent à reproduire, mimer… le spectacle des autres.</p>
<p><strong>Une bibliothèque vivante</strong><br />
Les éducateurs, les parents, les adultes en général – mais aussi les aînés des fratries, les leaders de groupes d'enfants, veulent transmettre à d'autres plus jeunes, ou moins expérimentés, leurs savoir-être.<br />
Et ces plus jeunes s'efforcent dans le cadre de ces apprentissages, de ces initiations, de reproduire ces savoir être, de les réécrire, d'en faire alors des savoir faire vraiment intégrés, mémorisés corporellement.<br />
<strong>C'est cela la vraie acculturation, cette transmission de proche en proche des savoir être.<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
Nous sommes à un moment clé de notre blog : Nous arrivons à une prise de conscience qui justifie notre projet :<br />
</strong><em>- Le tout petit, par chance, naît inachevé et immensément vulnérable, mais aussi prodigieusement perfectible.<br />
- Sa faiblesse et le désir qu'on a eu de lui donner vie suscitent la protection, les soins, la tendresse, l'amour de la maman et de l'entourage proche.<br />
- Dès sa naissance (et même avant) le tout petit est un être de communication, de <strong>langage<span style="text-decoration:underline;">s</span></strong>, de <strong>parole<span style="text-decoration:underline;">s</span></strong></em>. <em>Et cela durera toute sa vie.<br />
- Le tout petit n'est pas qu'un récepteur : tout son être, tous ses comportements sont des messages qui nous sont destinés.<br />
- Le savoir-lire et le savoir écrire enseignés à l'école ne sont qu'un épisode, un style, dans une vie d'échanges de proximité et à distance.<br />
- L'école peut et fait beaucoup plus que le strict cadre utilitaire de l'apprentissage de la lecture : l'école est un lieu d'échanges incessants, magnifiquement [re]structurant.<br />
- Être, c'est écrire : c'est vivre, se comporter, agir, se manifester, c'est laisser des traces.<br />
- Avoir, c'est lire : C'est donner du sens à ce qui est perçu, quel(s) que soi[en]t le(s) registre(s) sensoriel(s). - - Lire c'est comprendre (con-prendre : prendre avec soi, incorporer, faire sien).<br />
- Nous devons autant que possible répondre, et de façon cohérente, aux « écrits » corporels de nos tout petits.<br />
- C'est de la naissance à l'école que le tout petit a le plus besoin de ces échanges structurants.<br />
- Il suffit d'être avec eux, pour eux, disponibles matériellement et affectivement, cohérents et généreux. Dans ce climat, le tout petit, (plus chien que chat…), répond toujours et ne cesse de s'épanouir.<br />
</em></p>
<p><strong>Être et avoir, écrire et lire, s'exprimer et être compris, comprendre et répondre, échanger, dialoguer : c'est vivre.<br />
La parole n'est pas que bruit, le langage n'est pas que mots.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Biterie et melanophobie]]></title>
<link>http://amiralwoland.wordpress.com/?p=45</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 05:18:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Woland</dc:creator>
<guid>http://amiralwoland.wordpress.com/?p=45</guid>
<description><![CDATA[Parlons un peu du langage.
Je sais bien que c&#8217;est un theme deja aborde par quasiment tout le m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Parlons un peu du langage.</p>
<p>Je sais bien que c'est un theme deja aborde par quasiment tout le monde mais je tiens a y apporter ma touche personnelle. On ne sait jamais, c'est comme au golf, on peut vous repeter le meme truc 1000 fois sans effet, et tout d'un coup quelqu'un vous dit la meme chose de maniere un peu differente et tac, le declic. Oui, en plus du rugby j'aime le golf, ca permet de se promener dans de jolis endroit en fumant de gros cigares et en buvant n'importe quoi qui rentre dans une flasque. Mais une fois encore je m'egare... Mais pas tant que ca. Je vais filer l'image du golf.</p>
<p>Aujourd'hui, il suffit d'allumer sa tele ou sa radio pour se rendre compte de l'etendue des degats. Les gens ont de moins en moins de vocabulaire et ils maitrisent fort mal le peu de mots qu'il leur reste. Ceci est du certes a leur manque d'effort mais aussi au rabachage constant de journaleux qui emploient sans vergogne un mot pour un autre. Ainsi un jeune, n'est plus un jeune mais une chance pour la france. Un pillage devient un affrontement entre les jeunes et les force de l'ordre.</p>
<p>Quand on ajoute a cela les neologismes ideologiques (j'aime trop ca) comme biterie utilise par les feministes a la place de connerie ou melanophobie (mon favori), fer de lance des petits gars de la tribu K, et ben les gens ne savent plus a quel mot se vouer.</p>
<p>Alors vous allez me dire que ce n'est pas bien grave. On sait tous que le mot est l'outil par lequel la pensee peut se developper et que de toutes facons, la plupart des gens n'ont pas les capacites necessaires a la pensee abstraite. Alors je vous reponds certes, je suis d'accord mais le probleme va bien plus loin. Notre monde tout mou et pacifiste repose sur la croyance en la communication. Si on parle, y'aura pas besoin de se battre. Or, ca presuppose qu'on puisse parler... Si on ne manie que les rudiments de la langue, les negociations se passent toujours moins bien.</p>
<p>Mais c'est encore plus grave que ca. En effet, les mots servent la pensee mais aussi les emotions. Moins on a de mots et moins on a d'emotions complexes. On finit en etant soit dans le kif, soit dans le venere quoi. Pour en revenir au golf, c'est comme si on jouait avec un seul club. Alors c'est vrai qu'on peut faire toute une palette de coup avec un club, mais sur 18 trous, c'est limite et ennuyeux.</p>
<p>En gros, moi ca me fait marrer. Depuis des annees on acculture les enfants, leur refusant le seul vrai moyen de sublimer leurs pulsions en les exprimant et en mettant des mots dessus, et apres on s'etonne que ca pete de plus en plus fort... Je peux vous faire une confidence? C'est pas pres de s'arranger.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Shéhérazade avait lu des livres et des écrits de toutes sortes...]]></title>
<link>http://naturewriting.wordpress.com/?p=103</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 21:44:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>memoire2silence</dc:creator>
<guid>http://naturewriting.wordpress.com/?p=103</guid>
<description><![CDATA[Shéhérazade, fille du vizir du terrible roi Shâhriar, est le  personnage le plus emblématique d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family:Verdana;">Shéhérazade, fille du vizir du terrible roi Shâhriar, est le  personnage le plus emblématique du célèbre conte Les Mille et Une Nuits.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img src="http://naturewriting.files.wordpress.com/2008/06/sheherazade_virginia_france-sterrett_1928.jpg" alt="" width="225" height="329" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">On connaît le rôle décisif que joue la jeune femme dans le conte.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Ni plus ni moins, grâce aux récits dont elle gratifie chaque nuit le roi, elle réussit à transformer le tyran en homme bon et aimant.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Le moyen qu'elle utilise est simple : ces récits sont palpitants.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">En racontant au roi, elle le rend captif du verbe, captif de l'art du verbe.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Shéhérazade est douée pour la parole, c'est un fait. Mais elle est aussi très habile.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">En effet, l'émotion, la beauté, la majesté opérante de ses récits, ne seront dévoilés que partiellement chaque nuit, Shéhérazade gardant toujours pour le lendemain le meilleur de l'histoire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">C'est sa stratégie, c'est un pari, et, ne l'oublions pas, il en va de sa peau.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Si, au petit matin, la curiosité du tyran n'est pas au plus vif, Shéhérazade mourra, comme mourra après elle chaque jour une jeune reine d'une seule nuit.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">On connaît l'histoire. Trois ans après s'être donnée corps et bien à cette haute lutte, Shéhérazade présente au roi sa demande d'avoir la vie sauve.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">On connaît l'histoire. On le sait, que Shéhérazade a relevé haut la main le défi, et ce qu'elle a sauvé, au risque de sa vie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">On connaît l'histoire. Mais sait-on qui est Shéhérazade? Sait-on pourquoi soudain, à un moment, cette jeune femme qui n'était pas en danger, a t-elle décidé de franchir le pas? Sait-on pourquoi il s'est imposé à elle, et ce de manière radicale, de ne plus que se consacrer à cette noble et ardue tâche de transformer un tyran en homme bon?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Qui est-elle, celle qui, tenant tête à son père, finit par réussir à le convaincre de la livrer au roi?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Il y a un portrait de Shéhérazade. On le trouve dans le premier tome des Mille et Une Nuits de René R. Khawam (Editions Phébus, 1986), dans le premier conte : La Tisserande des Nuits.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">A travers ce portrait, tout s'éclaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">"...Le vizir, chargé de veiller à l'exécution des épouses du roi avait, on le sait, deux filles : l'aînée avait nom Shéhérazade, et la plus jeune Dounyazade. Shéhérazade avait lu des livres et des écrits de toutes sortes, allant jusqu'à étudier les ouvrages des Sages et les traités de médecine. Elle avait retenu en sa mémoire quantité de poèmes et de récits, elle avait appris les proverbes populaires, les sentences des philosophes, les maximes des rois. Elle ne se contentait pas en effet d'être intelligente et sage; il lui fallait encore être instruite et formée aux belles lettres. Quant aux livres qu'elle avait lus, il ne lui avait pas suffi de les parcourir : elle les avait tous étudiés avec soin.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">Un jour, elle dit à son père :</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">-Ô père, je voudrais te faire part de mes pensées secrètes.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">-Quelles sont-elles? demanda le vizir.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em><span style="font-family:Verdana;">-Je veux que tu arranges mon mariage avec le roi Shâhriar : ou bien je grandirai dans l'estime de mes semblables en les délivrant du péril qui les menace, ou bien je mourrai et périrai sans espoir de salut, partageant le sort de celles qui sont mortes et ont péri avant moi.</span></em><span style="font-family:Verdana;">" </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">"La Tisserande des Nuits", <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits">Les Mille et Une Nuits</a>, tome un, édition intégrale établie par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_R._Khawam">René R. Khawam</a>, Phébus Libretto, 1986.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-family:Verdana;">Réjane</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Petite grammaire des tout petits]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/18/petite-grammaire-des-tout-petits/</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 17:52:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/18/petite-grammaire-des-tout-petits/</guid>
<description><![CDATA[Le langage adulte évolué a (plus ou moins) une structure, une organisation grammaticale : les mots]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le langage adulte évolué</strong> a (plus ou moins) une structure, une organisation grammaticale : les mots se distribuent dans l'espace graphique (langage écrit sur la page) ou dans le temps (langage parlé) selon des règles d'usage convenues, les règles de la grammaire.<br />
<strong>Mais le tout petit ne possède pas ces outils grammaticaux pour s'exprimer</strong>, et d'ailleurs il n'est pas encore en âge de s'exprimer selon ces codes-là. Il n'a ni la parole, ni la maîtrise des symboles complexes, des signes de l'écriture.<br />
<strong>Et pourtant le tout petit communique, s'exprime, baigne dans un bain, dans plusieurs bains de langage. Pour lui, nous le savons, tout est langage, tout peut être porteur de significations</strong>. Et il n'est pas que récepteur, il ne se prive pas d'émettre, de diffuser à ses « interlocuteurs » ses éloquentes mimiques, ses expressions de joie, d'impatience, de douleur…, bref des messages sans nombre et que bien sûr, nous adultes, qui sommes souvent dyslexiques en « babytalk », ne comprenons pas toujours, loin s'en faut.</p>
<p><strong>Bébé a très vite des repères dans la profusion de mots, de phrases, de discours qui l'entourent</strong>.<br />
Dans son bain de langage familial, notre tout petit voit flotter, repère très vite des « objets » sonores tout à fait séduisants : <strong>maman // papa // biberon…</strong><br />
Et ces petits bruits repérés dans la bouillie verbale, dans la partition de la voix reconnue de maman : « et qui c'est qui va avoir son <strong>biberon</strong> ? c'est mon gros bébé à moi ! Ho la la ! le bon gros <strong>biberon</strong> !! »</p>
<p>Ce bruit <strong>biberon</strong>, ce n'est pas un bruit quelconque, ce n'est pas un bruit banal. Ce n'est pas un claquement de porte, ou de la musique. Ce n'est pas le souffle du vent, le glou glou de l'eau. C'est quelque chose de bien particulier :<br />
<em><strong> D'abord, c'est maman, c'est quelque chose de maman, quelques notes de la musique vocale dont elle joue si bien dès qu'elle est tout près de Bébé.</strong></em><br />
C'est une sensation (sonore) que Bébé sait très bien, affectivement, interpréter:<br />
<strong>C'est un signal plein de sens, de « bon » sens », positif, porteur de promesses d'autres bonheurs à venir très bientôt</strong> : confort du câlin dans les bras, délices gustatifs, digestifs, sensation de plénitude, de sécurité absolue…<br />
Ce signal vocal est associé à d'autres: le tintement du verre, le bruit du lait qui le remplit peu à peu… et tout cela dans un ordre peu à peu reconnu donc prévu…  et à un rythme qui justifie les impatiences croissantes.</p>
<p><strong>Mon chien, qui est plein d'intelligence</strong>, quand il m'entend lui dire : « Je t'ai apporté de la <strong>viande !,</strong> de la bonne <strong>viande !</strong> », ses manifestations de joie prouvent qu'il a fort bien compris que ce bruit, ce mot <strong>viande</strong> est la promesse,  le début d'une chaine de grands plaisirs. Mais il ne faut surtout pas que je trahisse alors cette confiance, que je lui montre que le coffre de la voiture est vide, car alors notre code de langage humain ne serait plus fiable et moi, le messager, encore moins...<br />
<strong>Il en va de même avec nos tout petits humains : ne changeons pas les codes</strong>, que le bruit <strong>biberon</strong> soit toujours entouré, précédé et suivi du même cortège d'associations, du même contexte qui confirme et consolide le lien entre le signe et ses signifiants. Il est très probable que le même mot prononcé le soir prendra un sens légèrement différent en raison des sensations de fatigue, de la voix de papa rentré du travail, de la lumière qui a changé…</p>
<p><strong>Le tout petit pense les voix entendues</strong>, et dans certaines séquences des paroles adultes, <strong><em>il reconnaît et pense certains mots phares</em></strong>.</p>
<p><strong>Un mot qui compte pour un tout petit, c'est d'abord un bruit qui donne à sentir, qui donne à penser, qui évoque des images, qui rappelle des sensations déjà vécues.<br />
</strong>Chaque signal sonore reconnu, chaque mot entendu et connu fonctionne comme un aimant : il a une telle importance pour le tout petit qu'il attire à lui tout un faisceau, tout un réseau de sensations et de pensées, d'interprétations. <em>C'est cette concaténation progressive qui enrichit et précise peu à peu le signifié, le sens du mot-signal</em>.</p>
<p>Le cerveau du tout petit, son « expérience », son « intelligence » du réel qui l'entoure, ses connaissances, cela se structure un peu à la manière d'un hypertexte où certains signaux sonores (les mots entendus) sont comme des nœuds qui mènent à des signifiés variés : le mot entendu, c'est comme un « clic » de la souris sur le lien bleu, c'est le début d'une ballade cohérente, logique, sans tromperie, de pensée en pensée, d'image en sensation…<br />
<strong><em>Le langage adulte, s'il est bien et généreusement structuré (c'est-à-dire sans incohérences d'éthylisme, par exemple, ni pièges de pervers), tout en restant spontané et non bêtifiant, ce langage adulte structure le potentiel de communication du tout petit, mais aussi son intelligence.</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L A P T É L H O O Q]]></title>
<link>http://chezmistertweedy.wordpress.com/?p=156</link>
<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 07:45:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mister Tweedy</dc:creator>
<guid>http://chezmistertweedy.wordpress.com/?p=156</guid>
<description><![CDATA[
[Mode combat] J&#8217;en ai ras le cul du langage SMS. Voilà, c&#8217;est dit. Moi qui passe un te]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-155" src="http://chezmistertweedy.wordpress.com/files/2008/06/langagesms.jpg" alt="" width="450" height="100" /></p>
<p>[Mode combat] J'en ai <strong>ras le cul du langage SMS</strong>. Voilà, c'est dit. Moi qui passe un temps dingue à écrire correctement tous les mots de mes [rares] messages, ça me vrille la tête quand je reçois un SMS que je dois <span style="text-decoration:line-through;">m'amuser à</span> décrypter.</p>
<p>Mais le pire, ce sont ces pseudo-intellectuels qui trouvent cela intéressant, qui aimeraient en faire un cours, qui banalisent cette déviance, qui organisent des ateliers dédiés exclusivement à ce [argh] langage.</p>
<p>En plus, avec le T9, c'est vraiment pas chinois [ah, ah, ah] d'écrire en français !</p>
<p>Dingue ça !</p>
<p>P.S. : aucun commentaire en langage SMS ne sera toléré ! Faites pas chier ! [/Mode combat]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Castelet pour les marionnettes de Toutpetit (TpJx)]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/12/castelet-pour-les-marionnettes-de-toutpetit-tpjx/</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 12:39:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/12/castelet-pour-les-marionnettes-de-toutpetit-tpjx/</guid>
<description><![CDATA[ 
 
Pour vous remercier de votre fidélité à ce blog, je vous offre, à vous et à vos tout petits]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2008/06/061208-1239-casteletpou1.jpg" alt="" /> <img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2008/06/061208-1239-casteletpou2.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2008/06/061208-1239-casteletpou3.jpg" alt="" /> <img src="http://toutpetits.files.wordpress.com/2008/06/061208-1239-casteletpou4.jpg" alt="" /></p>
<p>Pour vous remercier de votre fidélité à ce blog, je vous offre, à vous et à vos tout petits - et à vos plus grands qui se régaleront à organiser des « spectacles » – cette « idée » de castelet pour marionnettes.<br />
Les premières photos sont accessibles sur Flickr, en cliquant dans la marge de gauche sur n'importe quel nom de photo ou sur « <em>more photos » </em>- Il y en aura d'autres ! (le « chef-d'œuvre » est en voie de finition…)</p>
<p>Bien sûr vous pouvez modifier les dimensions (140 cm x 75 environ, avec une « fenêtre » de 70 x 50))<br />
L'avantage essentiel, c'est que l'ensemble est repliable, très vite démontable et transportable en voiture.</p>
<p><strong>Revoyez les billets du blog liés au tag « marionnettes » cliquables marge de droite aux dates du calendrier du <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/08/">8 mai 2008</a> et du <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/05/">5 mai 2008</a><br />
</strong></p>
<p><strong>Voici à titre indicatif les fournitures nécessaires (pour moi chez M. Br et Br-Marché, mais aussi ailleurs…) :</strong></p>
<p>6 baguettes (bois exotique)    240cm x 30mm x14mm<br />
Vous en tirerez les    6 montants verticaux de    140cmx30mmx14mm<br />
2     ''    horiz        75,4cmx30x14<br />
4    ''    ''        37x30x14<br />
2     ''    ''        35x30x14</p>
<p>16 équerres de chaise de    40mmx15<br />
64 vis à bois laiton de         20mm<br />
4 charnières de         60x20 (à 30 cm du haut et du bas) et 24 boulons de 20mm de long sur 3<br />
1 plaque de contreplaqué 10mm  de 75,5 cm sur 40 (2 « goupilles » les maintiennent dans les 2 équerres de l'arrière) : Cette plateforme pourra nous servir à organiser des mises en scène d'objets, de personnages, à les photographier…<br />
1 barre horiz de 150 cm x 30 mm x 14 pour accrocher (gaine et anneaux bois) le rideau noir de l'arrière.<br />
2 barres de meccano (5 et 11 trous) pour supporter la barre du rideau du fond</p>
<p>Des coupons de tissu noir, rouge, grenat…</p>
<p><strong>Montage : inspirez-vous des photos sur <a href="http://www.flickr.com/photos/toutpetits/sets/72157605555822242/detail/">flickr</a> (<a href="http://www.flickr.com/photos/toutpetits/sets/72157605555822242/detail/">album TpJx Castelet Marionnettes</a>)<br />
</strong></p>
<p><strong><em>(À suivre)</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un festival de mots : la pensée (à la Charité-sur-Loire comme partout et toujours)]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/09/un-festival-de-mots-la-pensee-a-la-charite-sur-loire-comme-partout-et-toujours/</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 10:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/09/un-festival-de-mots-la-pensee-a-la-charite-sur-loire-comme-partout-et-toujours/</guid>
<description><![CDATA[Le mot, ce petit bruit de voix, ce petit gribouillage, c&#8217;est la traduction sonore ou visuelle ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le mot, ce petit bruit de voix, ce petit gribouillage, c'est la traduction sonore ou visuelle d'une pensée. C'est :</p>
<ul>
<li> D'abord une pensée qui se cherche, qui cherche une traduction symbolique, un signe qui la représente ;</li>
<li> Puis c'est un signe sonore, d'usage immédiat, communicable à portée de voix, mémorisable, souvent inséré dans une séquence sonore plus ou moins longue où les phonèmes (les unités sonores) sont plus faciles à repérer que les mots, souvent constitués d'une chaine de phonèmes) ;</li>
<li> Enfin un signe écrit pour un emploi différé, communicable pratiquement sans limite dans le temps et dans l'espace.</li>
</ul>
<p><strong>Le mot est un agrégateur, un synthétiseur, un condensé de pensées.<br />
<em>Le mot est presque toujours un mot-valise, et cette valise-là n'est jamais bien bouclée, malgré les soins des élagueurs toujours limités par l'espace graphique de leurs dictionnaires où sont hébergés les mots reconnus: il y a toujours pour le lecteur, et c'est heureux, quelques racines, quelques ramures, quelques feuilles qui dépassent, quelques stolons qui s'évadent et qui courent en ricochets vers des horizons de pensées nouvelles. Et des lexicographes comme Alain Rey ont su apprécier, reconnaître et héberger des mots nouveaux qui sans eux seraient restés des SDF (Sans Dico Fixe) allant, pourtant pleins de vie, de conversation en baratin, alors qu'honnêtes travailleurs au service de la pensée, ils méritaient depuis longtemps leurs « papiers »…<br />
</em></strong></p>
<p><strong>Un mot nouveau c'est une pensée qui s'est affinée, précisée, nuancée.</strong><br />
Une idée, c'est une pensée renouvelée qui va avoir besoin de mots nouveaux, ou de mots anciens nuancés, agencés différemment.<br />
Le mot, la chaîne de mots, sont une traduction toujours approximative, qui essaie de cerner au plus près une pensée foisonnante.</p>
<p><strong><em>Le mot codifié est une pensée fossilisée, limitée aux frontières de significations que lui assigne le dictionnaire ou l'usage oral. Mais la pratique orale, plus souple, qui n'a pas les inerties de l'édition, respecte le foisonnement, la créativité de la pensée, tous les glissements, tous les remaniements. Le dictionnaire est toujours en retard d'une bataille dans la vie vraie des mots vrais, des mots vécus, des mots sentis.<br />
Il y a loin du Larousse au parler de la rousse péripatéticienne  harcelée par la rousse…<br />
</em></strong></p>
<p><strong>Le mot est davantage objet intime que propriété collective</strong>. Certains mots ont pour moi des résonances uniques, et j'ai quelques « liens » privilégiés qui me mènent, moi et moi seul, si je les active, si je les « clique », en des lieux de pensée difficilement communicables. La pensée se livre souvent – juste avant le sommeil – à des vagabondages, des errances étranges. Les psychanalystes savent nous aider à retrouver le sens caché, déguisé, de ces labyrinthes.<br />
<strong><em>Les mots sont souvent impuissants à faire partager le vécu du beau, du bien, des sentiments…, ou bien ils ne font que cerner de leur mieux ces notions impalpables, insaisissables.<br />
</em></strong>Le jeu des mots, leur usage, leur emploi sont plus importants que la collection des mots. Racine, Baudelaire ont su nous faire partager leurs richesses ensérées dans des chaînes musicales de douze pieds faites de mots de tous les jours. Boileau nous culpabilise par son « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement / Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Je penserais plutôt « Ce qui s'éprouve bien… » au sens de « Ce qui s'éprouve clairement, « droit », sans distorsions affectives, et qui, alors, se traduit comme dit si bien Françoise Dolto, en « mots vrais », en « parler vrai », en mots justes et généreux dont devrait être tissée toute communication.</p>
<p>L'enrichissement du vocabulaire ne suffit pas. Le jeu de la pensée génère des nouveaux mots, de nouvelles phrases, des trouvailles de style, d'agencements spatiotemporels - sonores ou graphiques – de la pensée qui se cherche et finit souvent, peu à peu, par se couler dans les habits, les moules des codes d'écriture ou de parole en usage, convenables ou à la mode.<br />
La pensée est tentée par le conformisme commode qui emprunte les mots convenus.<br />
<strong><em>Nous jouons personnellement  avec nos mots-pensées, aves nos images-pensées, avec nos mots-images, avec nos sensations-pensées. Et entre tous ces registres nous ne cessons de jeter des passerelles – que les poètes appellent « correspondances », images,  associations d'idées…</em></strong></p>
<p>Un mot c'est un « bumper » sur laquelle la pensée rebondit après y avoir été attirée, un bumper intelligent, sensible, orienté.<br />
Car les bumpers des billards électriques sont fous - ou plutôt innocents - comme tous les automates : ils renvoient n'ímporte où, et la boule-pensée se heurte comme une possédée aux parois du flipper, ou va ricocher sur un autre bumper aussi peu accueillant, ou se perdre dans le non sens d'une fin de vie prématurée : (« Play again, it's more fun to compete… », nous enjoignait le cher David Gottlieb...)<br />
<strong><em>Les bumpers de notre pensée sont pleins de sens, le sens de notre logique personnelle, intime : ce sont les liens de notre pensée hypertexte.<br />
Et le génie de l'humanité est dans cette aptitude à créer des réseaux, des chaînes de pensée, à  sauter d'une idée à l'autre. Peu importe si ma passerelle paraît fragile à mon interlocuteur, à mon lecteur, du moment que moi je me comprenne</em></strong>...<br />
Mais il ne faut point trop de singularité dans ces rebonds, sinon vous passez vite au mieux pour un poète, si pas pire…<br />
<strong><em>I</em>l y a comme une « politesse » du langage échangé qui doit s'adapter à l'interlocuteur, au lecteur destinataire ou potentiel. Il faut que notre « ou<em>co</em>po  » (« <em>ou</em>vroir de <em>co</em>mmunication <em>po</em>tentielle » - cf. le très célèbre <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulipo">« Oulipo »)</a> ne soit pas trop fantaisiste ni à notre seul usage.<em><br />
</em></strong></p>
<p><strong>Le tout petit qui ne parle pas encore, mais qui pointe du doigt un objet vu et convoité, sait déjà bien des choses :</strong><br />
- Sa pensée à lui est toute occupée par l'image de l'objet vu, par des séquences d'activités possibles déjà vécues avec cet objet : il sait très bien ce qu'il veut... mais<br />
- L'adulte (ou l'enfant à qui il montre ou demande ce qu'il veut) n'a pas, en ce moment précis, ces images-là en tête, ces projets d'exploitation de l'objet. La pensée, ses images, c'est quelque chose d'intime, de personnel, qui ne se lit pas sur le front ni dans les yeux, quelque chose qu'il faut savoir communiquer, faire connaître (et le montrer du doigt c'est très commode, c'est déjà nommer, c'est déjà dire, parler. Ce geste du doigt pointé c'est l'équivalent virtuel du bâton que prend le jeune enfant pour aller chercher loin sous la voiture son ballon hors de portée de ses petits bras).<br />
L'enfant n'a peut-être pas encore le mot en tête – encore moins sur la langue, - mais il l'a peut-être déjà dans les oreilles comme beaucoup d'enfants qu'on croit en retard pour parler mais qui sont souvent très en avance pour penser – il suffit de les regarder jouer pour être rassuré -, mais il a en pensée la matrice du mot en développement.<br />
<strong><em>Un tout petit intelligent a parfois longtemps recours, tant que ses "interlocuteurs" sont à portée de regard ou de cris, à bien d'autres moyens de communication de sa pensée (mimiques, gestes, vocalisations diverses..) plutôt que d'utiliser le mot convenu et si attendu des adultes, le mot qu'il entend bien, qu'il a bien reconnu… Mais l'employer, le prononcer, c'est en quelque sorte se conformer, obéir, faire à papa, maman, à l'entourage un cadeau royal aussi important que la propreté, la maîtrise sphinctérienne. </em></strong></p>
<p><strong><em>Un mot en gestation est toujours plus riche que le mot « accouché », trouvé (« je ne trouve plus mes mots, je ne trouve pas le mot, il n'y a pas de mot pour exprimer mon indignation… » Souvent la pensée tâtonnante donne naissance, à une phrase parfois très longue, à une périphrase, à une image : c'est ainsi que le « jeu » ne cesse de s'introduire  - comme dans toute activité – dans les failles, dans les défaillances de la pensée, qui jamais ne parvient à rendre la richesse du réel, encore moins celle de réel vécu, ressenti.<br />
</em></strong>Le mot est toujours réducteur par rapport au foisonnement de sensations et d'idées liées qu'il essaie de représenter.</p>
<p>Du tout petit, qui « découvre » en les entendant lui-même, ravi, ses premiers mots, à l'écrivain de génie, au poète raffiné, au technicien qui rêve d'un mot pour chaque chose et d'une chose seule et unique associée à chaque mot de ses fiches et notices, tous, tous sans exception, sont des acteurs, bricoleurs tâtonnants – souvent avec leur mémoire – aux prise avec un réel symbolique : l'univers changeant, vivant, des mots-outils de la pensée.</p>
<p><strong><em>Ne rions jamais d'un enfant qui se trompe dans ses mots, sinon gentiment, avec lui, si lui en rit et a déjà le sens de l'insolite, de l'humour. C'est comme si on se moquait de son bâton-fusil, de son caillou-voiture, de sa guenille-doudou. Pour le singe, le caillou restera hélas toujours un caillou bon à jeter, utile pour casser.<br />
</em></strong>Laissons au tout petit, s'il y tient, l'exclusivité de ce mot erroné. Les ajustements se feront petit à petit. Soyons modestes, nous les adultes, relisons nos lettres, nos écrits : que d'approximations, que d'imprécisions! Peu importe, l'essentiel est d'avoir eu le désir et le plaisir de communiquer, d'échanger.<br />
Sachons lui placer des mots nouveaux accessibles, bien "encadrés" dans un contexte sans ambiguïté, qu'ils n'aient pas l'air d'un poisson rouge dans un tiroir ou d'une chaussette dans un bocal…</p>
<p><strong><em>Les mots sont les pièces jaunes de sa future fortune culturelle.</em></strong><br />
<strong><em>Le premier mot d'un tout petit (comme plus tard son premier caca…) c'est un lingot d'or qu'il offre à son entourage : « j'ai compris et j'accepte les codes parlés de vos échanges. Désormais, je suis des vôtres. »</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La cause des tout petits]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/05/la-cause-des-tout-petits/</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 06:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/05/la-cause-des-tout-petits/</guid>
<description><![CDATA[Belle, noble et exaltante cause que cette cause des tout petits.
C&#8217;est la cause du plus faible]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Belle, noble et exaltante cause que cette cause des tout petits.<br />
C'est la cause du plus faible, du plus démuni, du plus dépendant.<br />
Nous devrions tous nous sentir commis d'office à la défense, à la promotion, à la valorisation des tout petits.<br />
Mais alors pourquoi les néglige-t-on à ce point, en pensant qu'il leur suffit d'une bonne croissance physique pour qu'à l'entrée à l'école la bonne fée Pédagogie éveille les belles Intelligences au bois dormant ?<br />
Sans doute parce que nous sommes tous pris, accaparés, piégés par des urgences : il nous faut soigner, panser, tenter de guérir, de maintenir tant bien que mal des santés affectives précaires. Nous ne cessons de colmater des brèches, de restaurer des chefs d'œuvres qui se délitent et toute notre énergie s'y use.<br />
Tous les décideurs, tous les élus l'ont été parce qu'ils ont su promettre des aides, des secours à des électeurs angoissés par des problèmes urgents demandant des solutions immédiates.<br />
Mais le curatif épuise les meilleurs bonnes volontés et déçoit bien souvent<strong><br />
</strong>faute d'avoir pu faire en temps utile le préventif que la sagesse, le simple bon sens imposaient.</p>
<blockquote><p><strong>Dolto, encore Dolto :<br />
</strong><em>« Si l'on essaie de s'intéresser sérieusement aux enfants, il faut porter une attention toute particulière aux petits. Je pense que tout le travail est à faire avant quatre ans ; avant l'entrée à l'école. »<br />
« Il ne s'agit pas de juger si, passé cet âge, on va de mal en pis, mais de savoir que la structure est acquise. »<br />
« Quand je dis « tout se joue », je n'entends pas la future carrière, la future réussite sociale. Ce n'est pas du tout dans ce sens-là.<br />
« Si on veut parler de l'essentiel, de tout ce qui se peut sur le plan de la prévention pour éviter des lésions, des blocages, des dérapages, je crois que c'est avant quatre ans. [Même si] le mal peut se faire avant, bien avant : Séparer l'enfant de sa mère à sa naissance puis à la crèche sans les avoir préparés, c'est lourd de conséquences, car les enfants les plus humais, c'est-à-dire les plus sensibles, sont ceux qui vont être marqués d'avoir été séparés de leur mère sans la médiation du langage. »<br />
<strong>"Je n'ai qu'une chose à dire aux hommes politiques : C'est de 0 à 6 ans que le législateur devrait le plus s'occuper des citoyens. »<br />
</strong></em></p></blockquote>
<p>Je n'ai cessé, au fil de ce blog de tenter de vous persuader que le petit d'homme à la chance exceptionnelle, unique, d'être promis pratiquement sans exceptions au plus bel épanouissement. Et justement parce que né inachevé et totalement dépendant des premières relations affectives, du climat familial et social dont il sera entouré dans ses premiers mois.<br />
Ce n'est pas une utopie, mais un espoir fondé dont témoignent les réussites mais aussi les échecs et les difficultés (qui révèlent à la réflexion les erreurs, les manques passés de la toute petite enfance).</p>
<p>Je suis certain que chacune, chacun de nous peut être porteur et messager de cet espoir.<br />
Chacune, chacun peut – et du coup doit – être acteur de ce projet d'une petite enfance heureuse pour tous et prometteuse d'un avenir psycho-social épanoui.</p>
<p><strong>Comment procéder ?<br />
</strong></p>
<p><strong><em>En tant qu'individu :<br />
</em></strong></p>
<ul style="margin-left:54pt;">
<li><strong><em>Se persuader de la justesse, de la noblesse de cette cause des tout petits.<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>En faire la promotion, en parler, conseiller des lectures, faire partager des réussites, militer auprès des décideurs, mettre en pratique des comportements altruistes, associatifs.<br />
</em></strong></li>
</ul>
<p><strong><em>En tant que citoyen inséré localement :<br />
</em></strong></p>
<ul style="margin-left:54pt;">
<li><strong><em>Susciter la création de groupes de travail, de réflexion autour du thème de la toute petite enfance, de la famille, de la société locale.<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>Susciter la création de groupes de parents solidaires se réunissant avec – ou parfois sans leurs tout petits – (gardes, réflexion, soutien mutuel…)<br />
</em></strong></li>
<li>
<div><strong><em>Contacter :<br />
</em></strong></div>
<ul>
<li><strong><em>votre médecin, pédiatre…<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>les enseignants de votre quartier, de votre commune<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>les élus locaux (commune, communauté de communes, conseils général, régional).<br />
</em></strong></li>
</ul>
</li>
<li>
<div><strong><em>Créer localement<br />
</em></strong></div>
<ul>
<li><strong><em>Une commission « Petite enfance »<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>Une bibliothèque, un centre de documentation spécialisé « petite enfance » : cela peut se faire dans les locaux de la bibli locale ou d'une antenne du CDDP – j'en reparlerai très bientôt)</em><br />
</strong></li>
<li><strong><em>Un groupe de recherche <span style="text-decoration:underline;">- et de réalisations</span> – sur les jeux de la toute petite enfance, mais les jeux vrais, constructifs, structurants, les jeux naturels, gratuits (relisez <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/04/18/toutpetits-jeux-tpjx-jeux-de-rien-jeux-de-tout/">« </a></em><a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/04/18/toutpetits-jeux-tpjx-jeux-de-rien-jeux-de-tout/" target="_blank">ToutPetits-Jeux (TpJx) : Jeux de rien, jeux de tout »</a> <em>mais aussi les pages qui traitent de <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/04/28/dolto-et-le-parler-vrai-une-%c2%abvoie-royale-%c2%bb-vers-l%e2%80%99inconscient-des-nourrissons/">la parole vraie, authentique</a> ,   du <a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/13/le-baume-de-mots-vrais-de-francoise-dolto/">« baume de mots vrais de Françoise Dolto »</a> et  des <a href="http://toutpetits.wordpress.com/tag/tatonnement/">potentialités des tout petits</a></em><br />
</strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong><em>Faire connaître, diffuser ce blog (enfin, les idées qu'il essaie de promouvoir) :<br />
</em></strong></p>
<ul style="margin-left:54pt;">
<li><strong><em>À tous vos contacts personnels de messageries (votre « carnet d'adresses »)<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>Aux travailleurs sociaux et personnels de santé<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>Aux élus locaux<br />
</em></strong></li>
<li><strong><em>…<br />
</em></strong></li>
</ul>
<p><strong>Envoyer un lien vers une des pages qui vous plaît particulièrement, voire plusieurs… (par exemple</strong><br />
<a href="http://toutpetits.wordpress.com/2008/04/20/jeux-de-tout-petit-les-couleurs-du-printemps-au-jardin/"><strong><em>« Jeux de Tout Petit : les couleurs du printemps au jardin »</em></strong></a><strong><em>)</em></strong></p>
<p><strong><br />
Diffuser l'adresse du blog : <a></a></strong><a>http://toutpetits.wordpress.com </a></p>
<p><a><strong>Mes projets :<br />
</strong></a></p>
<ul style="margin-left:54pt;">
<li><a><strong>Je vais vous inviter à fabriquer un castelet pour les marionnettes de vos tout petits, mais aussi pour vos plus grands de la maternelle et même du primaire, et sans doute aussi pour vous…<br />
</strong></a></li>
<li>
<div><a><strong>Je vais préciser mes projets de<br />
</strong></a></div>
<ul>
<li><a><strong>Centre de documentation, d'information sur la toute petite enfance<br />
</strong></a></li>
<li><a><strong>Recherche, invention, réalisation, expérimentation de jeux et jouets, d'activités pour et avec les tout petits<br />
</strong></a></li>
</ul>
</li>
</ul>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Enfance malmenée]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/02/enfance-malmenee/</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 10:47:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/06/02/enfance-malmenee/</guid>
<description><![CDATA[Voici la dédicace de Jules Vallès au 1er roman (« l&#8217;enfant ») de sa trilogie, largement au]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voici la dédicace de Jules Vallès au 1<sup>er</sup> roman (« l'enfant ») de sa trilogie, largement autobiographique, « Jacques Vingtras » :</p>
<p style="text-align:center;"><em>À TOUS CEUX<br />
qui crèvent d'ennui au collège<br />
ou<br />
qu'on fit pleurer dans la famille,<br />
qui, pendant leur enfance,<br />
furent tyrannisés par leurs maîtres<br />
ou<br />
rossés par leurs parents<br />
</em></p>
<p style="text-align:center;margin-left:36pt;"><em>Je dédie ce livre<br />
JULES VALLÈS.<br />
</em></p>
<p><em><strong>Ma mère<br />
</strong> Ai-je été nourri par ma mère ? Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait ? Je n'en sais rien. Quel que soit le sein que j'ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit : je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisoté : j'ai été beaucoup fouetté.<br />
Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette  tous les matins ; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.<br />
Melle Balandreau m'y met du suif.<br />
C'est une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle demeure au-dessous de nous. D'abord elle était contente : comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure. « Vlin ! Vlan ! Zon ! Zon ! – voilà le petit Chose qu'on fouette ; il est temps de faire mon café au lait. »<br />
Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop, et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu ; mon derrière lui a fait pitié.<br />
Elle voulait d'abord le montrer à tout le monde, ameuter les voisins autour ; mais elle a pensé que ce n'était pas le moyen de le sauver, et elle a inventé autre chose.<br />
Lorsqu'elle entend ma mère me dire : « Jacques, je vais te fouetter !<br />
- Madame Vingtras, ne vous donnez pas la peine, je vais faire ça pour vous.<br />
- Oh ! chère demoiselle, vous êtes trop bonne ! »<br />
Melle Balandreau m'emmène, mais, au lieu de me fouetter, elle frappe dans ses mains ; moi, je crie. Ma mère remercie, le soir, sa remplaçante.<br />
« À votre service », </em>répond<em> la brave fille en me glissant un bonbon en cachette.<strong><br />
</strong></em></p>
<p>Toute la psychologie du monde est là, par le génie d'un écrivain qui a survécu à tant de souffrances physiques et surtout morales : le sadisme froid et méthodique qui sait se donner bonne conscience, les futures résiliences qu'une brave voisine met en place sans s'en douter, et surtout peut-être, l'humour de l'adulte qui a pu, qui a su dépasser tout cela, un humour décapant qui fait contrepoint à la naïveté du petit persécuté qui est resté si longtemps persuadé que c'est cela la norme, être battu, maltraité, régulièrement, consciencieusement, méthodiquement, à froid, pour le principe… C'est ainsi qu'on « fabrique » des psychoses graves quand les comportements n'ont plus de sens.</p>
<p><strong>Dès qu'un pouvoir est excessif, abusif, tyrannique, il génère la crainte puis la haine de tous les pouvoirs, les futures révoltes et très tôt, dès cette enfance ratée, la sympathie pour les victimes et les réprouvés :</strong><br />
<em> Le geôlier, en sa qualité de voisin, est un ami de la maison ; il vient de temps en temps manger la soupe chez les gens d'en bas, et nous sommes camarades, son fils et moi. Il m'emmène quelquefois à la prison, parce que c'est plus gai. C'est plein d'arbres ; on joue, on rit, et il y en a un, tout vieux, qui vient du bagne et qui fait des cathédrales avec des bouchons ou des coquilles de noix.<br />
À la maison on ne rit jamais ; ma mère bougonne toujours. – Oh ! comme je m'amuse davantage avec ce vieux-là et le grand qu'on appelle le braconnier, qui a tué le gendarme à la foire du Vivarais !<br />
Puis ils reçoivent des bouquets qu'ils embrassent et cachent sur leur poitrine. J'ai vu, en passant au parloir, que c'étaient des femmes qui les leur donnaient.<br />
D'autres ont des oranges et des gâteaux que leurs mères leur portent, comme s'ils étaient encore tout petits. Moi je suis tout petit, et je n'ai jamais ni gâteaux ni oranges.<br />
Je ne me rappelle pas avoir vu une fleur à la maison. Maman dit que ça gêne et qu'au bout de deux jours ça sent mauvais. Je m'étais piqué à une rose l'autre soir, elle m'a crié : « Ça t'apprendra ! »<br />
</em></p>
<p><strong>Un autre pilier de résilience pour le petit Jacques (le parler vrai, sait se passer de la parole)</strong><br />
<em>« Ma tante Mélie est muette, - et avec cela bavarde, bavarde !<br />
Ses yeux, son front, ses lèvres, ses mains, ses pieds, ses nerfs, ses muscles, sa chair, sa peau, tout chez elle remue, jase, répond, interroge ; elle vous harcèle de questions, elle demande des répliques ; ses prunelles se dilatent, s'éteignent ; ses joues se gonflent, se rentrent ; son nez saute ! elle vous touche ici, là, lentement, brusquement, pensivement, follement ; il n'y a pas moyen de finir la conversation. Il faut y être, avoir un signe pour chaque signe, un geste pour chaque geste, des réparties, du trait, regarder tantôt dans le ciel, tantôt à la cave, attraper sa pensée comme on peut, par la tête ou par la queue, en un mot, se donner tout entier, tandis qu'avec les commères qui ont une langue, on ne fait que prêter l'oreille : rien n'est bavard comme un sourd-muet.</em></p>
<p style="margin-left:36pt;"><em> </em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[langues régionales :  re-Constitution de Babel ?]]></title>
<link>http://annotalim.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 17:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Anne A. Mitteau</dc:creator>
<guid>http://annotalim.wordpress.com/?p=41</guid>
<description><![CDATA[Il faut croire que l&#8217;Esprit de la Pentecôte n&#8217;a pas soufflé sur nos Députés : voilà]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut croire que l'Esprit de la Pentecôte n'a pas soufflé sur nos Députés : voilà en effet qu'ils prétendent  inscrire nos langues régionales dans notre Constitution.</p>
<p>Je trouve pour ma part cela plutôt cocasse :  la Constitution de 1789  avait instauré le français langue nationale, ce qui présentait au moins l'avantage d'unifier quelque peu nos provinces autour d'un langage commun, qui n'était pas alors, et loin de là,  celui de tous les français.</p>
<p>Sans doute ont-ils la mémoire courte, nos députés, car Il y a près de quarante déjà que notre vieil occitan et autres patois celtiques ont été remis au goût du jour, qu'ils <a href="http://www.cndp.fr/secondaire/langregio/">sont enseignés</a> comme jamais ils ne le furent et que certains s'évertuent même à les parler encore (au grand dam des gens de passages qui, eux, ne comprennent plus rien !)</p>
<p>Que les langues vernaculaires fassent partie de notre patrimoine, voilà qui est incontestable. Qu'elles figurent dans la Constitution les place sur un autre registre, qui peut tout simplement prêter à confusion.</p>
<p>Car ce ne sont là, à de rares exceptions, que langues mortes pour la plupart des gens. Leur oralité ne survit généralement qu'au travers de quelques formules utilisées localement et qui s'inscrivent tout naturellement dans une identité régionale que nul n'a jamais contestée, au même titre que les paysages, l'habitat, les cultures, les coutumes. En témoigne le succès des <em>Cht'is</em>.</p>
<p>N'y a-t-il pas, déjà, une Charte européenne, qui vise à protéger (de l'uniformité ?) nos patrimoines respectifs ?</p>
<p>Mais qu'on se rassure, cette <a href="http://http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp">Constitution</a> qu'après tout si peu d'entre nous connaissent, précise bien (Titre premier, article 2) que : La langue de la République est le <strong>français.</strong></p>
<p>Chacun est libre, chez nous, de parler chtimi, gaélique ou limousi : l'essentiel n'est-il pas après tout de s'exprimer et de se faire entendre ?</p>
<p>Ah, l'Esprit de la Pentecôte ! Si loin de Babel.......</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Un long fleuve tranquille (de 6 à 9 mois)]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/22/un-long-fleuve-tranquille-de-6-a-9-mois/</link>
<pubDate>Thu, 22 May 2008 14:07:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
<guid>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/22/un-long-fleuve-tranquille-de-6-a-9-mois/</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;essentiel qu&#8217;il faut retenir : 
Le logiciel humain (son génome) est une pure merveill]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'essentiel qu'il faut retenir : </strong><br />
Le logiciel humain (son génome) est une pure merveille qui va assurer très vite la supériorité du petit d'homme sur tous les autres petits.<br />
Vers 9 mois on sera à la veille du bond décisif que constitue le langage articulé - que permet le larynx humain (nos tout proches cousins, les grands primates n'ont pas cette chance et pourtant ils parviennent à des niveaux spectaculaires – et parfois discutés - d'apprentissage de « langages » sans paroles – on verra cela bientôt).</p>
<p><strong>Depuis ma naissance, vous l'avez vu, je ne cesse de jouer – quand je n'ai pas mal ou que je ne dors pas.</strong><br />
Pour moi, jouer, c'est conquérir le vaste monde, comprendre ce que j'y vois, ce que j'entends, avec les outils dont je dispose : mes organes des sens (je sens, j'entends, je vois, je goûte, je touche) qui inondent mon cerveau d'un flux incessant de sensations qu'il sait de mieux en mieux analyser, différencier, comparer et qui sait donner des ordres en conséquence : l'ordre le plus fréquent étant « on recommence, pour le plaisir, le bonheur, d'essayer, d'innover, de réessayer, d'expérimenter<br />
<em>Revoyez un peu où j'en étais à 6 mois à peine, admirez tout ce que j'ai pu réussir, déjà !</em></p>
<p><strong>Depuis mes 6 mois, mes progrès sont incessants, dans tous les registres : le petit bolide met le turbo !</strong><br />
<strong><em>Aussi, je ne vais pas me livrer à une énumération de mes nouvelles prouesses de chaque semaine, car vous seriez vite anxieux, vous, les papa et maman : « le mien ne cherche pas à se redresser ; la mienne a souvent peur des inconnus ; il n'a pas encore de dents ; le mien, il en a lui, et il mord sa petite sœur ! Est-ce normal ? »<br />
</em></strong>Tenez, pour ce qui est du langage (« il parle le vôtre ? »), je vois bien quand je vais à la crèche qu'il y en a des bien plus âgés que moi qui en sont toujours aux « areu, areu » - « juste le <em>minimum oral »</em>, pourrait-on dire ; mais j'ai aussi une copine de 8 mois qui nous bassine avec ses papapapapa et ses mamamama.<br />
En tout cas, nous - la grande majorité des 6-9 mois -, nous nous comprenons parfaitement, nous savons nous « dire » nos sentiments, nous faire respecter s'il y a lieu.<br />
Et quand nous avons envie de quelque chose, nous savons bien piailler jusqu'à ce qu'on ait compris ce qu'on voulait, il y a même des super athlètes qui savent se mettre sur le ventre et qui rampent. J'en ai même vu un grand de 8-9 mois qui ne se fatigue pas à se tortiller dans tous les sens, à râler : assis comme un petit Bouddha, <strong><em>il se contente de pointer, de montrer du doigt le jouet qu'il veut</em></strong> ; et ça marche ! On le lui donne, on le lui apporte, on lui fait même des compliments pour être si dégourdi.<br />
Quand j'y pense, c'est bien vrai que ce doigt pointé, c'est un signe bien pratique qui dispense de connaître le nom du joujou convoité. C'est d'une simplicité biblique, digne du cinéma muet : « je veux <strong>ça</strong> »<br />
Et ce <strong>« ça » </strong>en geste qui montre est suffisamment précis : son doigt et son œil associés visent bien, et il n'y a pas d'erreur possible. D'autres se contentent de regarder la dame et de tourner les yeux vers ce qu'ils souhaitent. Là encore ça marche. Les moins courageux – ou les moins malins – se contentent de s'agiter, de pleurer, jusqu'à ce qu'on leur tende ce à quoi ils pensent ; ça peut demander du temps, et des cris…<strong><em><br />
</em></strong></p>
<p><strong>Comprenez bien que nous avons tous les outils sensori-moteurs et intellectuels qu'il faut : ils sont déjà en rodage avancé. Je sais déjà attraper de toutes petites choses (attention !), j'adore mettre mon doigt tout puissant sur les minuscules fourmis…<br />
L'intelligence, chez l'homme, il faut que ça fonctionne, que ça s'exerce.<br />
Et la fatigue, la lassitude au moins,  me direz-vous ?<br />
</strong>Nous les tout petits, quand nous ne sommes pas malades, ni physiquement, ni affectivement, nous ignorons la fatigue, nous ne savons pas ce que sont l'ennui, le désintérêt.<br />
<strong>Tout nous intéresse alors, tout nous passionne, tout jusqu'à ce que l'activité en cours ne puisse vraiment plus recéler une once de plaisir.<br />
</strong>Alors, nous laissons tomber l'objet, nous regardons ailleurs, nous en « demandons » ou en saisissons un autre – assez souvent au hasard, mais pas toujours (nous avons déjà des passions) – et c'est reparti : offrandes, échanges, manipulations et tâtonnements en tous genres, jusqu'à ce que la bonne grosse fatigue nous ferme les yeux, et nous terrasse, là, sur le « chantier ». Et ce sommeil, c'est encore une activité, un « travail » poursuivi, « révisé », affiné en rêves. Et quand nous émergeons de ce vide qui n'est pas un néant, nous reprenons, comme si de rien n'était, un des « jeux » d'avant.</p>
<p><strong>Je joue aussi avec mes sentiments: plaisir, déplaisir, envie, hostilité, crainte...<br />
De 6 à 9 moins, j'aurai de plus en plus « peur » des visages inconnus.<br />
Je connais maman de tout temps, papa presque aussi bien, ainsi que toutes les bonnes figures tutélaires de la famille.<br />
</strong></p>
<ul>
<li><strong>Et toi, me direz-vous ?<em><br />
</em></strong></li>
<li><strong>Moi, je vais mettre pas mal de temps à me connaître en temps que Sujet, acteur et décideur de mes actions sur le réel. Jusqu'à mes 7-8 mois, et ça aurait pu attendre jusqu'à 2 ans, je ne serai pas un « Je », mais plutôt un « On » parmi les autres et tout le reste.<em><br />
</em></strong></li>
</ul>
<p>La preuve : Quand c'est moi qui surgis dans ces merveilleuses boîtes à images que sont les miroirs, je souris gentiment à ce nouveau venu, que j'ai déjà vu ailleurs, j'en suis sûr. Mais je n'ai pas encore conscience que c'est simplement <strong>une image de Moi, une image sans pensée, sans volonté. Je serais même tenté de lui chiper le cube qu'il tient… Je ne sais pas encore que ces bras, ces mains, cette tête que je vois, c'est l'image de mon corps. Il faudra que j'attende que Maman qui me tenait sur ses genoux, me dise : « Tu vois, Jean, c'est Toi, toi, Jean. Ça, c'est ta main que je remue, tu vois, tu sens?» Ce corps, je le connaissais pourtant, tactilement et visuellement, pour l'avoir moi-même exploré et tâté, et regardé, tout au moins tout ce qui était à portée de mes mains et de mes regards.<em><br />
</em></strong></p>
<p style="margin-left:18pt;"><strong>Mais je le connaissais, ce corps, par petits bouts, du bout des doigts et des regards. Et il y avait de grandes zones de « terra incognita », comme sur les cartes que dressaient les premiers explorateurs. Il y avait même de vastes contrées – tout ce qui était ma face cachée – que je ne connaissais que par des sensations tactiles, fortes certes, celles du bain, des massages, des câlins, des jeux, mais imprécises au niveau de leurs localisations.<br />
Il a fallu que je sache, grâce à maman et au miroir, que cet Autre était Moi, Moi en entier et en morceaux, pour me sentir, (et me voir en même temps), être une personne différente des autres, semblable et pourtant unique, et qu'il fallait rebâtir, en réunifiant, en assemblant visuellement grâce au miroir, tous les morceaux plutôt dispersés de mon puzzle sensoriel.<br />
Cette conscience de mon Moi corporel et pensant, unique, s'est affinée et précisée par une foule de jeux avec maman (parfois moi seul) devant le grand miroir, des jeux où, aux sensations que j'éprouvais dans mon corps véritable, par les gestes, les touchers de Maman, par nos mimiques, qu'elle et moi faisions et ressentions, correspondaient des gestes qui dans notre image comme dans ce que je pouvais voir sur moi-même étaient identiques. Et très vite j'ai eu la certitude que l'Autre, là-bas, de l'autre côté du miroir, n'était qu'un double insensible, mais bien commode pour voir comme j'étais beau et mignon dans mes sourires voulus, et affreux dans mes gesticulations et grimaces de clown…, pour apprendre les correspondances entre intention gestuelle délibérée, et réalisation contrôlée par les sensations kinesthésiques ressenties et ce que le miroir m'en montre.<br />
</strong></p>
<p><strong>Alors, ne vous faites pas trop de souci, pour un peu de retard de ci, de là. Et ne vous vantez pas non plus de savoir faire précoces: Nous avons tant à faire et à découvrir, que bien sûr nous privilégions ce qui nous plaît le plus dans notre boîte à outils. Tout viendra en son temps.<br />
Je vous l'ai déjà dit, le logiciel est excellent dans un micro climat familial et social sans tensions. Il suffit de l'alimenter en activités, </strong><strong>en situations d'expériences, de jeux, </strong><strong>en sollicitations, en encouragements, en compliments. </strong><strong>Nos progrès sont liés aux « jeux » dont nous disposons, qu'on nous propose, qu'on nous fait partager.<br />
</strong></p>
<p><strong>Alors, s'il vous plaît, soyez toute l'année des Père-Noël généreux et sensés, qui savent que c'est avec vous les parents et les proches, et avec les jeux, les jouets, les objets les plus simples, les plus naturels - et du coup les moins chers - que, nous les tout petits, bâtirons, avec vous, notre intelligence et notre personnalité.<br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L. Chopiton - Fiche de lecture //&laquo;Langage et Pouvoir symbolique, P. Bourdieu, L&rsquo;&eacute;conomie des &eacute;changes linguistiques&raquo;]]></title>
<link>http://blogdanblog.wordpress.com/2008/05/22/l-chopiton-fiche-de-lecture-langage-et-pouvoir-symbolique-p-bourdieu-lconomie-des-changes-linguistiques/</link>
<pubDate>Thu, 22 May 2008 09:10:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>blogdan</dc:creator>
<guid>http://blogdanblog.wordpress.com/2008/05/22/l-chopiton-fiche-de-lecture-langage-et-pouvoir-symbolique-p-bourdieu-lconomie-des-changes-linguistiques/</guid>
<description><![CDATA[Double Master MGIMO – Sciences Po // 2007-2008 // © L. Chopiton
I. Présentation de l’ouvrage 
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Double Master MGIMO – Sciences Po // 2007-2008 // </em><em>© L. Chopiton</em></p>
<p align="justify"><strong>I. Présentation de l’ouvrage </strong></p>
<p align="justify">L’ouvrage <em>Langage et pouvoir symbolique</em>, réédition de textes publiés initialement sous le titre <em>Ce que parler veut dire</em> (1982), s’inscrit dans l’élaboration d’une <em>théorie </em>générale <em>de la pratique</em> à travers une analyse du langage et de la linguistique, renouvelée à la lumière des concepts majeurs de la sociologie de Pierre Bourdieu. Ouvrage majeur de la sociologie de Bourdieu, il rompt avec la tradition linguistique en insistant sur les modes de fabrication du langage et en démontrant les liens entre le langage et le pouvoir par l’utilisation de concepts clés tels que la « domination symbolique », l’ « habitus » ou le « marché des échanges linguistiques ». Rejetant les postulats de F. de Saussure et de Noam Chomsky, aux termes desquels le langage devient une donnée universelle ou un « code législatif et communicatif » existant en dehors de ses utilisateurs et de ses utilisations et représentant un tout donné et présupposé, Bourdieu considère le langage comme une production sociologique et propose de se livrer à une analyse sociologique du langage, c'est-à-dire une analyse qui ne prendrait pas le langage comme un présupposé universel, mais qui au contraire aurait pour objet son mode de fabrication.</p>
<p align="justify">Bourdieu part du postulat selon lequel, les échanges linguistiques reflètent des rapports de pouvoir et de domination et structurent de manière hiérarchique la société dans la mesure où, au sein de celle-ci, une langue standard, normalisée ou officielle domine le marché des échanges linguistiques et sert de valeur de référence pour les autres discours. Bourdieu s’interroge sur son mode de fabrication et sa légitimité afin de mettre en évidence la notion de pouvoir symbolique du langage. La langue officielle est liée tout d’abord au processus de formation de l’Etat-Nation qui conduit à une unification linguistique, en supprimant les dialectes régionaux, en la codifiant, en confiant à l’école le soin de la transmettre de façon à permettre l’unité du corps social. Mais Bourdieu considère que la reconnaissance de légitimité de la langue officielle est également l’expression d’une « domination symbolique », dont le propre réside dans le fait « qu’elle suppose de la part de celui qui la subit une attitude qui défie l’alternative ordinaire de la liberté et de la contrainte ». Ainsi, le marché linguistique est caractérisé par l’unité et l’existence d’une valeur de référence qui le domine. La domination symbolique du langage et le rapport de pouvoir qui s’inscrivent dans les échanges linguistiques conduisent à l’élimination des dialectes régionaux, à la stigmatisation du langage populaire-pratique linguistique s’écartant de la pratique légitime, à l’élévation d’un langage standard au rang de norme, à une hiérarchisation des classes sociales en fonction de leur langage. La domination symbolique de certains types de langage permet également aux classes qui les maîtrisent, donc dominantes, de l’imposer comme norme aux classes dominées.</p>
<p align="justify">Bourdieu considère le discours comme la rencontre d’un habitus linguistique et d’un marché linguistique, « système de formation des prix qui vont contribuer à orienter par avance la production linguistique » et qui se forme par l’attribution d’une valeur à un discours par rapport au discours légitime. La valeur ou sens du discours dépend de sa place sur le marché linguistique, qui exprime les rapports de force de la société dans son ensemble. Les individus tirent comme profit du marché linguistique la distinction obtenue à l’occasion de chaque échange. Mais les rapports de force sur le marché linguistique ne se réduisent pas au seul capital linguistique : en effet, les agents doivent également détenir un capital symbolique, une reconnaissance. La forme du discours ne permet que de garantir l’efficacité du pouvoir, elle n’est qu’un attribut symbolique du pouvoir et n’en garantit pas l’existence qui elle émane de la structure sociale.</p>
<p align="justify">Enfin, Bourdieu note le rapport entre l’habitus linguistique, fruit de l’expérience répétée du rapport au marché linguistique, et l’hexis corporelle. Le rapport au langage et au corps sont produits par un habitus commun, qui traduit des valeurs différentes et la position dans la hiérarchie sociale. Ainsi, les manières de parler et de se tenir des petit-bourgeois ne sont pas celles de l’ouvrier.</p>
<p align="justify"><strong>II. Apports de l’ouvrage</strong></p>
<p align="justify">L’apport de L’économie des échanges linguistiques à la sociologie réside tant dans une vision originale et nouvelle de la linguistique et du langage que dans l’introduction de nouveaux concepts.</p>
<p align="justify">En effet, la linguistique était jusqu’alors limitée à l’étude du langage et des discours, « en eux-mêmes et pour eux-mêmes ». L’originalité du travail de Bourdieu est d’éclairer sous un angle nouveau, à la lumière de concepts déjà utilisés tels que l’habitus ou de notions économiques comme le marché ou le profit, la linguistique en s’intéressant au processus de fabrication du langage, résultat d’un contexte sociologique donné.</p>
<p align="justify">L’ouvrage consacre une définition originale du langage, expression des rapports de force sur un marché linguistique et attribut du pouvoir symbolique, défini comme « un pouvoir qui est en mesure de se faire reconnaître, d’obtenir la reconnaissance. L’efficacité de ce pouvoir s’exerce non dans l’ordre de la force physique mais dans l’ordre du sens de la connaissance ». Le langage est dès lors un produit social, produit pour un marché par un auteur dont la position sociale est déterminée hiérarchiquement afin de tirer un profit symbolique.</p>
<p align="justify">L’apport principal de l’ouvrage est donc l’enrichissement de la réflexion sur la domination et sur le pouvoir par le biais d’une analyse du langage et la mise en valeur du lien existant entre domination et types de discours.</p>
<p align="justify"><strong>III. Autres ouvrages sur le thème du langage et du pouvoir</strong></p>
<p align="justify">Parmi les ouvrages portant sur le langage, on peut citer les œuvres mentionnées par Bourdieu, entre autres le <em>Cours de linguistique générale</em> de F. de Saussure ou les œuvres de Noam Chomsky. Toutefois, il ne s’agit que d’ouvrages de linguistique qui n’analysent pas les rapports entre le pouvoir et le discours et n’intègrent pas de considérations sociologiques.</p>
<p align="justify"><em>How to do things with words</em>, de P. Austin, correspond mieux aux vues de Bourdieu et s’inscrit dans sa réflexion sur le langage et le pouvoir symbolique.</p>
<p align="justify"><em>Language and woman’place</em> de R. Lakoff, ouvrage sociologique consacré au lien entre la place des femmes dans la société et le langage, et qui constate entre autres que les femmes de milieu populaire emploient paradoxalement un langage plus châtié que les hommes de la même classe.</p>
<p align="justify"><em>Sociolinguistic Patterns, </em>de W. Labov</p>
<p align="justify">Pierre Bourdieu a également poursuivi sa réflexion sur les relations entre le langage et le pouvoir dans un ouvrage consacré aux medias, <em>Sur la Télévision </em>suivi de <em>L’Emprise du Journalisme.</em></p>
<p align="justify"><strong>IV. Avis personnel sur l’ouvrage</strong></p>
<p align="justify">L’économie des échanges linguistiques présente une vision originale du langage et de son lien avec le pouvoir et la domination par l’application de concepts clés, facilitant la lecture aux familiers de l’œuvre de Bourdieu. En effet, la complexité et la richesse de l’œuvre sociologique de Pierre Bourdieu suppose du lecteur une connaissance et une maîtrise des concepts comme le champ ou l’habitus.</p>
<p align="justify">Par ailleurs, si l’approche méthodologique de l’analyse du discours est originale, les déductions que tirent Bourdieu sont en revanche empreintes d’une vision marxiste dépassée. En effet, l’analyse du discours-producteur de pouvoir symbolique laisse place à une simplification abusive sur le langage-expression d’un rapport de force, et outil de domination de la classe dominante sur la classe dominée.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Barthes y Foucault, sujetos y enunciados.]]></title>
<link>http://practicadiscursiva.wordpress.com/?p=52</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 01:14:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>esdrujula</dc:creator>
<guid>http://practicadiscursiva.wordpress.com/?p=52</guid>
<description><![CDATA[Lectura de “Las modalidades enunciativas” de Michel Foucault  y &#8220;Critica y verdad&#8221; ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Lectura de “Las modalidades enunciativas” de Michel Foucault  y "Critica y verdad" de     Barthes, Roland, medios cruzados.</p>
<p style="text-align:justify;">“El lenguaje no es el predicado de un sujeto, inexpresable, o que aquel serviría para expresar: es el sujeto” Roland Barthes, Crítica y Verdad.</p>
<p style="text-align:justify;">La concepción de sujeto en Barthes niega el sujeto dueño de si mismo, autoconciente, y como conciencia productora. En la línea de Nietzsche, el hombre, los sujetos, no pueden ser productores de si mismos, voluntades en las que reside el poder de definición de si mismos y de las cosas. La perspectiva foucaultiana lo que nos permite pensar es los modos en los que dichos sujetos son dichos, no por si mismos, sino en y por el Discurso.<br />
Este desplazamiento es el que habilita las preguntas de M. Foucault en Las modalidades enunciativas: siguiéndolo, no nos preguntamos por el sujeto que habla sino por su lugar en las relaciones establecidas mediante la enunciación en determinada situación enunciativa y dicho proceso producido en determinado régimen discursivo que supone reglas de funcionamiento, de relaciones y señala lógicas productivas. En este marco: “¿Cuál es el estatuto de los individuos que tienen – y sólo ellos – el derecho reglamentario o tradicional, jurídicamente definido o espontáneamente aceptado de pronunciar semejante discurso?”<br />
El sujeto no es causa y origen del enunciado, mucho menos del discurso, sino que está inscripto en un sistema de reglas, de relaciones y diferenciaciones donde determinados enunciados son posibles de ser dichos, bajo determinados modos, y otros no. En El orden del Discurso, Foucault señala estos enunciados que son leídos como verdaderos en determinado orden o formación discursiva como estando “en la verdad”.<br />
La formación discursiva define un estatuto dentro del cual un sujeto (en el caso del texto de Foucault, el médico) tiene una articulación con otros enunciados y sus modos de relación con el otro: “La palabra médica no puede proceder de cualquiera; su valor, su eficacia, sus mismos poderes terapéuticos, y de una manera general su existencia como palabra médica, no son disociables del personaje estatutariamente definido que tiene el derecho de articularla, reivindicando para ella el poder de conjurar el dolor y la muerte.”  Pero tal posición del sujeto no está en relación a su voluntad, ni a un referente previo de carácter sustantivo, sino en relación a determinado régimen que instituye esa posición, su estatuto, y los ámbitos institucionales en los que se desarrolla.</p>
<p style="text-align:justify;">Los sujetos, entonces, se relacionan con estas tres matrices. Por un lado, el Estatuto: el sujeto está en determinado orden discursivo, y tiene un lugar en ese orden que define su estatuto, su lugar en la clasificación -que no es más que una “violencia sobre las cosas” -  la puesta en espacio del sujeto, la designación de su lugar a ocupar. En ese movimiento se define un dispositivo de poder, no como pura negatividad que reprime sino que en esa clasificación se produce el sujeto como tal, se define su identidad y por tanto su posibilidad de ser. La clasificación debe ser considerada como dispositivo de poder y como posicionamiento positivo del sujeto en el mundo. En segundo lugar los Ámbitos institucionales: de donde el sujeto saca su discurso, y donde éste encuentra su origen legítimo y su punto de aplicación, ámbito en el que determinadas enunciaciones son posibles de ser afirmadas como verdades. Finalmente, Posiciones del sujeto: los sujetos se definen igualmente por la situación que le es posible ocupar en cuanto a los diversos dominios o grupos de objetos: es sujeto interrogante de acuerdo con cierto patrón de interrogaciones explícitas o no, y oyente según cierto programa de información.</p>
<p style="text-align:justify;">Para que el sujeto sea él en determinado discurso: “el médico es interrogador soberano y directo, ojo que mira, dedo que toca, órgano de desciframiento de los signos (…) es porque todo un haz de relaciones se encuentran en juego.”  (negrita nuestra).</p>
<p style="text-align:justify;">El lugar del sujeto en el discurso en el que es realizado está dado por un haz de relaciones puestas en juego en tal formación discursiva. Las modalidades de enunciación se renuevan en ese juego de relaciones. Este hacer actuar de manera constante ese haz de relaciones supone la repetición, los modos en que los elementos se relacionan unos con otros y las posiciones de sujeto supuestas en tales relaciones deben ser constantemente repetidas, constantemente revisadas y re-hechas, tal repetición es lo que en Butler inaugura la posibilidad de modificación de los regimenes implementados en determinada formación discursiva. Es porque el orden no se produce de una vez y para siempre, sino que se produce en actos, prácticas enunciativas en las que se hace actuar las posiciones de sujeto y sus relaciones entre si y con los objetos, que se corre el riesgo de que tales posiciones y modos de relación sean modificadas. El orden discursivo no sólo delimita las relaciones posibles sino que las sostiene en la repetición: “yo”, “yo”, “yo”, “yo soy hombre”, “yo soy mujer”, pero no sólo de modo individual, sino como proceso social, donde la presencia del otro es necesaria para la realización del orden del Otro: “Hola Roberto”, “que lindo el nene”. Instauran un sujeto posible, afirman mi identidad, me sujetan y me posibilitan tener una identidad y la constancia de ese haz de relaciones que se supone en el enunciado es condición fundamental de la unidad del yo, de una identidad.<br />
De esta manera podemos pensar la materialidad del discurso, o el discurso como práctica. Es práctica en tanto “hace actuar” un haz de relaciones que bajo determinado orden discursivo son posibles y no bajo otro, son habilitadas, tienen “valor de verdad” en esa trama compleja de relaciones enunciativas.</p>
<p style="text-align:justify;">Una cita larga para esclarecedora sobre qué entiende por sujeto Foucault nos puede ayudar a pensar las relaciones con la cita de Barthes:<br />
“En el análisis propuesto, las diversas modalidades de enunciación, en lugar de remitir a la síntesis o a la función unificadora de un sujeto, manifiestan su dispersión. A los diversos estatutos, a los diversos ámbitos, a las diversas posiciones que puede ocupar o recibir cuando pronuncia un discurso. A la discontinuidad de los planos desde los que habla. Y si esos planos están unidos por un sistema de relaciones, éste no se halla establecido por la actividad sintética de una conciencia idéntica a sí misma, muda y previa a toda palabra, sino por la especificidad de una práctica discursiva. Se renunciara, pues, a ver en el discurso un fenómeno de expresión, la traducción verbal de una síntesis efectuada por otra parte; se buscará en él más bien un campo de regularidades para diversas posiciones de subjetividad. El discurso, concebido así, no es la manifestación, majestuosamente desarrollada, de un sujeto que piensa, que conoce y que lo dice: es, por el contrario, un conjunto donde pueden determinarse la dispersión del sujeto y su discontinuidad consigo mismo.” (negrita nuestra)  Y más adelante: “No es ni por el recurso a un sujeto trascendental, ni por el recurso a una subjetividad psicológica como hay que definir el régimen de sus enunciaciones.”<br />
Es precisamente esto lo que venimos tratando de destacar. El sujeto es en dispersión y por eso mismo debe ser sujetado, existe sobre él un constante intento de sutura. A partir de estas consideraciones volvamos a Barthes. El autor se pregunta por la definición de la “subjetividad del crítico”, en términos de Foucault tal pregunta sería la búsqueda por las posiciones de sujeto que tal actor tiene en el discurso crítico, por el estatuto ocupa en él, sobre aquello que implica dicho estatuto, en qué ámbitos institucionales despliega tal subjetividad y qué relaciones existen entre todos estos elementos. Como Foucault, Barthes niega que la relación del sujeto con el lenguaje sea la de un plano del contenido con un plano de la expresión. De allí “que toda escritura que no miente designa, no los atributos interiores del sujeto, sino su ausencia.”  Este vacío, esta falta (con Lacan) es una falta estructurante. Del orden de lo Real, la falta insimbolizable, violenta, produce el intento de simbolización del cual se deriva aquello que el sujeto es para él, en determinado ámbito discursivo en el que se inscribe. Con Lacan como eje a partir del cual articular las conceptualizaciones (Foucault y Barthes) sobre el sujeto podemos afirmar que aquello a lo que Barthes se refiere como inexpresable es del orden de lo Real, insimbolizable, y es por tanto en el intento de llenar esa falta que el lenguaje aparece como lugar de constitución del sujeto. En el lenguaje el sujeto no será entonces un objeto exterior expresado sino parte constituida en y por el lenguaje. En este punto Foucault puede ser introducido, tales conformaciones de subjetividades están dadas por el Discurso como instancia en la que se articulan relaciones enunciativas que definen un estatus, un ámbito institucional y unas posiciones de sujeto.</p>
<p style="text-align:justify;">Es aquello que intenta sanear tal falta lo que efectivamente produce la subjetividad. “Lo que arrastra consigo el símbolo es la necesidad de designar incansablemente la nada del yo que soy.”  El sujeto cartesiano, el sujeto como origen, como voluntad y causa eficiente del sentido es reemplazado por el vacío, la falta. O mejor, es reemplazado por el intento de llenar esa falta.</p>
<p style="text-align:justify;">En esta trama de los enunciados es donde los procedimientos de control y delimitación del discurso operan en juego con la multiplicidad del enunciado, su constante movimiento, su diversidad es puesta en orden, clasificada, en un intento de cierre jamás logrado totalmente. El sujeto, la subjetividad – mejor –, es efecto de sentido de este proceso. En tal proceso, el sujeto no puede ser sino predicado y nunca productor de predicado. Su identidad es producida en el lenguaje, la unidad del yo es producida y sometida a un régimen que lo atraviesa, lo sujeta, y el mismo tiempo le permite ser bajo esa sujeción - identidad.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ma cr&egrave;che Montessori &agrave; Luxembourg.]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 19:39:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/</guid>
<description><![CDATA[Pour tous ceux qui se demandent comment ça se passe dans ma crèche ?

&nbsp; 
Elle s&#8217;appelle]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Pour tous ceux qui se demandent comment ça se passe dans ma crèche ?</strong></font></p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/lenvironnement-prpar.jpg"></a><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-crche-ml-004.jpg"><img style="border-width:0;" height="350" alt="2008-05-Cr&#232;che ML 004" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-crche-ml-004-thumb.jpg" width="515"/></a>&#160; </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Elle s'appelle "Sunflower Montessori <a title="Cr&#232;che" href="http://www.sunflower.lu">crèche</a>", elle fonctionne sur les principes de la pédagogue <a title="Maria Montessori" href="http://www.teteamodeler.com/scolarite/pedagogie/dictiofiches5.asp">Maria Montessori</a>. Nos "Teachers" nous encouragent à découvrir et explorer notre environnement pour que nous devenions indépendants, que nous ayons confiance en nous, et que nous développions nos capacités linguistiques.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Organisation :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous sommes répartis en 9 groupes, en fonction de nos âges. Je suis dans le groupe des 3 ans à 3 ans 1/2. Mon groupe s'appelle les "Tulips". Chaque groupe a un programme et un environnement spécifique, afin de développer nos capacités sociales et émotives.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>La pédagogie </strong></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Maria Montessori</strong></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong> :</strong> </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">”Aide moi à faire tout seul", c'est la base de cette pédagogie. Les objectifs sont les suivants : encouragement à la découverte, à la vie en société, autonomie, indépendance, et développement du langage. Si vous voulez en savoir plus sur la pédagogie Maria Montessori, </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.montessori.fr/article.php3?id_article=28">cliquez ici.</a></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Le langage :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Il y a des enfants d'une vingtaine de nationalité dans ma crèche. La langue de communication est l'anglais, On écoute des histoires, des poésies, on chante, discute...</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Les repas :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous avons un "snack" vers 10h (jus de fruit, lait et des fruits frais de saison), un "Lunch" à midi, et un autre "snack" vers 16h (fromage, biscuits, sandwichs, pancakes, yaourts et compote). Il y a un cuisinier sur place. Les repas sont un moment important dans le mode éducatif de cette <a title="Cr&#232;che" href="http://www.sunflower.lu">crèche</a>. Nous développons notre rôle social et le respect des autres. Nous dressons notre table, débarrassons, servons le repas et l'eau à nos camarades, et nous asseyons tous ensemble pour manger. On en profite pour apprendre les "bonnes manières". Nous n'avons jamais de bonbons ni de soda.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Les locaux et le matériel :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Ma <a title="Cr&#232;che" href="http://www.sunflower.lu">crèche</a> est toute neuve. Le </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.sunflower.lu/pdfs/plan_detail.pdf" target="_blank">bâtiment</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"> de 1000 M2 a été terminé en février 2008. Nous avons 8 classes, une salle de gym, des salles d'activités, et un jardin de 2000 M2, le tout situé dans la "campagne" luxembourgeoise (à </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.contern.lu/">Contern-Moutfort</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2">). C'est à 20 minutes de chez nous actuellement, mais quand nous aurons emménagé dans notre nouvelle maison en juin, nous ne serons plus qu'à 10 minutes en voiture.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Les salles de classe "Montessori" doivent posséder du matériel pédagogique spécifique créé pour ces écoles. Tous ces jeux sont en "libre service" et nous sommes libre de les utiliser à loisir... du moment que nous les rangeons ensuite ! Pour plus d'infos sur le matériel, </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.oppa-montessori.net/nos_rubriques/materiel_montessori/materiel_montessori.php" target="_blank">cliquez ici</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2">.</font></p>
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<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Les activités et les horaires :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">La journée type est la suivante : la crèche ouvre à 7h45. <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> me dépose entre 8h et 8h30. Je dépose mon sac et mets mes chaussons. Jusqu'à 9h, ma classe, les Tulips (pour les 3 ans à 3 ans 1/2) est regroupée avec les Orchids (2 ans 1/2 à 3 ans).</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous jouons ensuite avec le <a title="mat&#233;riel Montessori" href="http://www.oppa-montessori.net/nos_rubriques/materiel_montessori/materiel_montessori.php" target="_blank">matériel Montessori</a>. Nous en profitons pour améliorer notre connaissance des règles de vie en société, ici on appelle ça "la grâce et la courtoisie" (saluer, céder le passage, remercier, s'excuser...). </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Un peu plus tard dans la matinée après le "snack", nous nous occupons de notre "projet de saison". Actuellement, nous faisons pousser des tournesols (sunflower en anglais, comme le nom de la <a title="Cr&#232;che" href="http://www.sunflower.lu">crèche</a> !), et nous prenons soin de nos lapins (nous en avons une dizaine, dont plein de bébés). </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">De 11h à midi, nous participons à des activités artistiques (peinture, chant, dessin, danse...) ou nous nous défoulons dehors quand il fait un temps comme ces jours ci.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Après le repas, nous avons un temps calme jusqu'à 15h. J'en profite souvent pour faire une sieste, ou pour "lire".</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous jouons encore une heure avec le <a title="mat&#233;riel Montessori" href="http://www.oppa-montessori.net/nos_rubriques/materiel_montessori/materiel_montessori.php" target="_blank">matériel Montessori</a>, comme le matin, jusqu'à 16h, l'heure du goûter.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">La fin d'après-midi est consacrée à diverses activités (gymnastique, cuisine, danse, chat, dessin) en alternance.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">En plus de cet emploi du temps théorique, nous avons, réparties dans la semaine, 4 sessions de gymnastique, 2 sessions de cuisine, et une de "musique, mouvements, danse et chant" le vendredi après-midi.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">La <a title="Cr&#232;che" href="http://www.sunflower.lu" target="_blank">crèche</a> fermant ses portes à 18h45, <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> vient souvent me chercher vers 18h.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Si vous voulez avoir un aperçu du programme Montessori en classe de maternel, </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.montessori-perp.com/maternelle.htm" target="_blank">cliquez ici</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2">. </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Conclusion :</strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Ça me convient très bien, et je suis heureuse d'y aller tous les matins. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon </em><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/"><em>Papa</em></a><em>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Le baume de mots vrais de Françoise Dolto]]></title>
<link>http://toutpetits.wordpress.com/2008/05/13/le-baume-de-mots-vrais-de-francoise-dolto/</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 04:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>toutpetits</dc:creator>
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<description><![CDATA[On le sait, il y a parfois, hélas, de mauvaises fées, des sorcières qui se penchent sur les berce]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, il y a parfois, hélas, de mauvaises fées, des sorcières qui se penchent sur les berceaux, et qui, envieuses ou anxieuses, distillent des propos fielleux quant à l'avenir du tout petit nouveau venu : « Ah ! Avec celui-ci [ou celle-là], ça ne sera pas facile !... » Il est vrai que parfois les gênes ou la seule malchance néo natale jouent de sales tours aux nouveaux nés qui n'ont pas que de bonnes cartes dans la première donne de leur jeu et qui leur confèrent d'emblée l'allure de vilains petits canards à l'avenir douteux.<br />
Eh bien ! Malgré cela, Françoise Dolto la super bonne sorcière sait conjurer ces noires prédictions. Habituellement, les magiciennes, même les meilleures des bonnes fées, tiennent à leur pouvoir – et à leur emploi - et gardent précieusement leurs secrets, mais Dolto est si généreuse, si désireuse du mieux-être de tous les tout petits qu'elle nous livre ses formules et même ses secrets d'alambic.</p>
<p><strong>Quelques prescriptions de ce baume de parler vrai de Françoise Dolto </strong> (j'en ajouterai d'autres de temps en temps)<strong> :<br />
Enfant adopté </strong><em>« Ce sont tes parents adoptifs, comme tu es leur enfant adoptif. Ils sont comme toi : tu es adoptif, ils sont adoptifs… Deux autres, que tu ne connais pas, ont été tes parents géniteurs. Tu as été engendré par ta mère de naissance, elle n'a pas pu t'élever, et t'a confié en vue d'adoption ; elle t'avait mis au monde sain et solide puisque tu as survécu à votre séparation. »<br />
« Comme je suis reconnaissante à ta mère de t'avoir mis au monde et de m'avoir donné la joie de pouvoir t'élever, bien qu'elle n'ait pas pu te garder, quelles qu'en soient les raisons, je n'en sais rien, ton père non plus ; en tout cas, quelle joie ils nous ont donnée d'avoir un bel enfant, et comme ils devaient être bien pour que tu sois si bien. »<br />
</em> (« Tout est langage » Folio p217)<br />
<strong>À la mère désespérée d'un enfant mongolien de 3 jours :</strong><br />
<em>« Il faut le leur dire tout de suite, dès leur naissance » p 158</em><strong><br />
</strong><em>« Dites à votre fille pourquoi vous pleurez, qu'elle est trisomique 21, qu'elle n'est pas comme d'autres enfants dont on sait comment les élever. Employez le mot « anomalie génétique » et dites-lui que vous pleurez parce que cette anomalie fait que vous ne savez pas comment vous pourrez l'élever et que vous avez peur qu'elle soit malheureuse. » </em>Tout est langage » Folio p159) <strong><br />
Maladie grave </strong>:<br />
« …Il faut le lui dire tout de suite, lui dire : « Tout ce que tu ressens, tu peux m'en parler ; c'est toi qui sais comment cela va ; il faut que tu renseignes le médecin, et s'il n'a pas le temps de t'écouter, moi je le ferai. »<br />
<strong>Le Parler vrai d'un enfant qui se savait condamné :</strong><br />
<em>« Tu diras à maman que je l'aime même quand je suis mort. »</em><br />
Et Françoise Dolto ajoute <em>« Cela fait partie du vivre que de mourir pour chacun de nous, et c'est beaucoup moins angoissant chez les enfants que chez les adultes, parce qu'ils n'ont pas de responsabilité. Ils en ont un peu comme celui-là avait la responsabilité de sa mère. »<br />
</em>L'infirmière lui avait demandé conseil :<em><br />
- «Cet enfant est en train de mourir, la mère est dans un état épouvantable. Qu'est-ce qu'il faut lui dire ? Faut-il la prévenir ? Elle va arriver dans huit jours, l'enfant sera mort, elle n'a pas l'air de s'en douter…<br />
- Écoutez, moi je ne sais pas, mais l'enfant sait. Il connaît sa mère. Demandez-lui. »<br />
</em>L'infirmière, à l'enfant :<br />
<em>- «Qu'est-ce que tu crois qu'il faut dire à ta mère sur l'évolution de ta maladie ?<br />
- Elle ne peut pas supporter que je vais mourir ; alors tu feras ce que tu pourras. » « </em>Tout est langage » Folio p155…</p>
<p><strong>La recette du baume du parler vrai façon Françoise Dolto :<br />
</strong>Une part de chacun des ingrédients suivants (on les porte presque toujours en soi sans bien s'en douter et ils se révèlent quand joue notre capacité d'indignation et notre besoin d'engagement, d'action, notre refus de rester indifférent et passif)<br />
- altruisme<br />
- générosité<br />
- humanisme<br />
Tout cela bien mêlé à  des mots de tous les jours, des mots clairs, sans ambiguïté, <em>« Il faut dire aux enfants les mots justes… Nous disons les mots aux enfants bien avant qu'ils sachent ce qu'il y a sous les mots. » </em>Mais aussi des mots à vous, de votre langue, de votre dialecte, de votre patois même – il est souvent si riche en sentiments simples mais forts et vrais (c'est encore heureusement souvent la merveilleuse langue grand maternelle).<br />
Françoise Dolto répond à la question :<br />
<em>- « Comment peut-on comprendre que l'enfant comprenne le langage ?<br />
- Je ne sais pas, mais c'est vrai. Et il comprend toutes les langues. Si une Chinoise lui parle en chinois, une Arabe en arabe, et une Française en français, il comprend. Il comprend toutes les langues. Peut-être intuitionne-t-il ce qu'on veut lui dire. Peut-être est-ce communication d'un esprit à un autre esprit. Il en a l'entendement.<br />
En couveuse, l'enfant n'entend pas avec ses oreilles physiques que sa mère est là, il a l'entendement de sa présence autre, mais qui est la suite de cette même présence quand il était in utero. Sa mère in utero, c'est sa mère ; sa mère qui vient pour lui et pour elle, l'aimer quand il est dans la couveuse, c'est aussi sa mère. Un cœur à cœur se renoue à défaut d'un corps à corps. »</em> (« Tout est langage » Folio p215)</p>
<p><strong>Administration </strong>: Essentiellement par voie auriculaire, sous forme de phrases et de mots simples. Mais aussi accessoirement et simultanément :<br />
- par voie cutanée (par le contact chaleureux)<br />
- par voie olfactive (par l'odeur reconnue)<br />
- et bien sûr par la vue (par les yeux de l'enfant qui vous voit lui dire ces mots avec une expression – perceptible aussi dans le ton – de sincérité, d'authenticité)<br />
<strong>En fait le parler vrai est un bain langagier, un bain auquel on a ajouté les précieux sels de la tendresse, de l'amour, du désir de vie pour l'enfant, de la confiance que l'on a dans le potentiel de progrès d'un tout petit, dans la certitude que l'on a que, quel qu'il soit en ce moment, il est digne que nous soyons ses passeurs.<br />
</strong></p>
<p><strong>Posologie : </strong><br />
Il n'y a pas de dose limite, pas d'âge limite, pas de thème interdit, du moment qu'il s'agisse de la vérité de l'enfant, de ses origines, de son passé, si douloureux soient-ils : Personne, surtout pas les tout petits, ne se lasse d'une parole vraie enrobée de tendresse et d'amour.<strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Contre indications :<br />
</strong>Aucune contre indication pour les enfants, si jeunes soient-ils. Aucun risque, ni allergie, ni accoutumance, ni dépendance.<br />
Quant aux adultes, tous seront bénéficiaires de ce parler vrai aux tout petits. Ils apprendront même pour leur plus grand bien à se parler vrai entre eux…<br />
Les seuls à tenir éloignés sont les pervers sadiques notoires (mais Marie-France Hirrigoyen vous dirait que leurs victimes, même adultes, tombent des nues quand elles découvrent celui ou celle qui les harcèle, souvent très proche et faisant parfaitement illusion.)</p>
<p><strong>Les pré-requis du parler vrai.<br />
Quelques conditions préalables tout de même<em> : Ce n'est pas une recette magique, il faut donner de soi-même, avoir développé en soi quelques qualités.</em></strong> Il suffit d'être capable <em>d'un parler suffisamment vrai</em>, authentiquement généreux et désireux du bien de l'enfant (un peu comme Winnicott parle d'<em>« une mère suffisamment bonne »</em>). Mais rassurez-vous, la pratique du parler vrai vous transformera, vous rendra presque toujours meilleur<em>: <strong>Le parler vrai fait du bien aux tout petits mais aussi à celles et ceux de leurs proches qui le pratiquent.</strong></em><br />
<strong><em><br />
Tout simplement parce que parler vrai à un tout petit a très souvent valeur de serment : c'est un engagement qui le portera, lui le tout petit si vulnérable, si menacé peut-être,  mais qui vous portera, vous aussi. Vous serez tenu à garder cette attitude positive et vous serez soutenu dans cet effort par le seul fait d'avoir su employer ces mots dans le climat affectif qu'il leur faut.<br />
Vous deviendrez tout bonnement l'un de ses plus précieux tuteurs de résilience.</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Dimanche 11 Mai 2008 : &quot;Bon anniversaire Papa !&quot;]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/11/dimanche-11-mai-2008-bon-anniversaire-papa/</link>
<pubDate>Sun, 11 May 2008 20:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/11/dimanche-11-mai-2008-bon-anniversaire-papa/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Repos, Parc et Papa.
&nbsp;

 
Aujourd&#8217;hui c&#8217;est l&#8217;anniversair]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Repos, Parc et Papa.</strong></font></p>
<p align="justify"><strong><font face="Verdana" color="#800080" size="2"></font></strong>&#160;</p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-11-au-parc-de-merl-020.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="355" alt="2008-05-11 Au parc de Merl 020" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-11-au-parc-de-merl-020-thumb.jpg" width="523"/></a> </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Aujourd'hui c'est l'anniversaire de <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>. Comme tous les ans depuis bientôt 10 ans, il a... 35 ans ! </font></p>
<p align="justify"><fo