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	<title>la-visite-de-la-fanfare &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/la-visite-de-la-fanfare/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "la-visite-de-la-fanfare"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 15:57:33 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Cinéma israélien et co-production]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2008/01/27/cinema-israelien-et-co-production/</link>
<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 10:48:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2008/01/27/cinema-israelien-et-co-production/</guid>
<description><![CDATA[ECONOMIE. Dimanche 20 janvier à 11h, le Salon du Cinéma consacrait une table ronde sur l&#8217;imp]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>ECONOMIE. Dimanche 20 janvier à 11h, le <a href="http://www.salonducinema.com/">Salon du Cinéma </a>consacrait une table ronde sur l'importance de la co-production pour le cinéma israélien. Plus spécifiquement, la rencontre s'intéressait à la co-production France-Israël. Compte-rendu.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Intervenants :<br />
<strong>-Xavier Merlin</strong>, directeur des Affaires européennes et internationales du <a href="http://www.cnc.fr/Site/Template/Accueil.aspx?SELECTID=614&#38;&#38;t=2"><strong>CNC</strong></a> <br />
<strong>-</strong><a href="mailto:david@filmfund.org.il"><strong>David Libkind</strong></a>, directeur d'<a href="http://www.filmfund.org.il/page.aspx?section=141"><strong>Israel Film Fund</strong></a> (équivalent en Israël du CNC français, producteur de '<em>Kadosh</em>', '<em>The Bubble</em>', '<em>Tu marcheras sur l'eau</em>',... pour ne citer qu'eux)<br />
<strong>-</strong><a href="http://www.sddistribution.fr/"><strong>Sophie Dulac</strong></a>, productrice et distributrice (dont la boîte a distribué, entre autres, '<em>Prendre femme</em>', '<em>Avanim</em>' et co-produit '<em>La Visite de la Fanfare</em>')<br />
<strong>-Yaël Fogiel</strong>, directrice des <a href="http://www.filmsdupoisson.com/">Films du Poisson </a>(co-producteur des<em> </em>'<em>Méduses</em>')</p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">La Politique de la France, à travers le CNC, en matière de co-production</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin</strong> : Le CNC a toujours eu envie d'échanger et de dialoguer avec d'autres cultures. Concrètement, pour accompagner cette envie, le CNC négocie des <strong>accords entre la France et un certain nombre d'autres pays </strong>qui<strong> </strong>servent à aider les films étrangers à trouver des financements en France de la part du CNC, des chaînes de télévision (premier producteur de films en France) ou de la part d'entreprises privées. A ce jour, il y a une cinquantaine d'accords. Les pays européens, plus proches voisins de la France ont été les premiers à signer dans les années 1960. Puis, les pays francophones d'Afrique et du Maghreb ont suivi. Et progressivement, ce champ de coopération s'est élargi à des pays d'Amérique latine, d'Asie, et du bassin Méditerranéen dont <strong>Israël</strong>. C'est donc une politique très large, mais qui correspond à la réalité du travail cinématographique : beaucoup des films étrangers qui sont diffusés en France sont en fait des co-productions. Aujourd'hui, la France produit environ 220 films par an et un tiers sont des co-productions internationales.</p>
<ul>
<li><font color="#000080"><strong>L'accord France-Israël</strong></font></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin</strong> : Un <strong>premier accord</strong> avec Israël avait été signé <strong>dans les années 1980</strong>. Mais ça n'a pas très bien fonctionné. Le vrai départ date de 2001 suite à des renégociations de l'accord de co-production. <strong>Depuis 2002, on dénombre 28 films co-produits par la France et Israël</strong>. C'est un nombre spectaculaire. Israël arrive en effet en <strong>sixième position</strong> derrière la Belgique (pays frontalier et francophone), l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni (tous proches voisins européens). Il y a donc une dynamique extrêment positive et un bilan dont nous avons nous-mêmes été surpris. De plus, parmi ces films co-produits, on trouve des films qui ont eu à la fois un <strong>succès public</strong> et des prix dans les <strong>grands festivals</strong> comme celui de Cannes.<br />
Le CNC, au-delà de l'accord de coopération, essaye d'accompagner les films plus largement : on a mis en place des bourses d'aide à l'écriture des scénarios, on accueille depuis plusieurs années des professionnels israéliens dans le cadre du Producers Network à Cannes pour créer des contacts entre Français et Israéliens. </p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">Le rôle d'Israël Film Fund et du gouvernement israélien</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>David Libkind :</strong> Ce fonds a été <strong>créé en 1980</strong>. Chaque année, nous produisons <strong>une dizaine de films</strong> avec environ <strong>400 000 euros </strong>de subventions par film. Si la co-production avec la France est si importante, c'est selon moi pour deux raisons : tout d'abord, il y a une proximité certaine entre ces deux pays, et deuxièmement, notre région est au centre des conflits qui secouent le monde et le public mondial a envie de comprendre ce qui s'y passe à travers le cinéma aussi et non seulement à travers les médias. Par ailleurs, notre façon de faire des films en Israël ressemble beaucoup à celle de la France : on pourrait presque dire que nous avons copié ce qu'on appelle le "cinéma d'auteur". Depuis 2001, il y a presque eu une <strong>révolution de l'émergence des films israéliens en France</strong>. On doit beaucoup à Charles Zrihen qui a créé en 2001 le <a href="http://www.isratim.co.il/">Festival du film israélien </a>et qui a permis à de nombreux réalisateurs israéliens et français d'échanger.<br />
Par ailleurs, le ministère des Finances israélien a mis sur pieds <strong>une commission pour réfléchir aux façons d'encourager les co-productions</strong>. Elle vient de faire la suivante proposition : actuellement, si un producteur étranger vient avec un million d'euros pour une coproduction, 30% doivent être versés au fisc israélien ; mais la commission propose maintenant de rembourser au producteur étranger la moitié de ces 30% soit, pour reprendre l'exemple du million d'euros, 150 000 euros qui pourraient être directement réinjectés dans la production du film.</p>
<ul>
<li><strong><font color="#000080">Le rôle de la co-production dans l'émergence du cinéma israélien en France</font></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Sophie Dulac : </strong>La co-production a indéniablement joué un rôle dans ce sursaut puisqu'il a permis au cinéma israélien d'être plus facilement financé et distribué en France. D'ailleurs, la France est le pays étranger dans lequel les films israéliens ont le plus de succès. Mais ça n'a pas joué à 100% : il y a aussi des <strong>talents en Israël</strong>, des coups de coeurs sur des films qu'on a envie de montrer en France, indépendamment des accords de co-production. C'est le cas de la '<em>Visite de la Fanfare</em>' qui n'a pas tout de suite trouvé de soutien auprès des professionnels, et qui a eu du mal à trouver des financements.  Ils doivent s'en mordre les doigts aujourd'hui puisqu'il a atteint les 300 000 entrées, ce qui est exceptionnel sur ce genre de films.<br />
Bien sûr, Sophie Dulac Distributions ne produit que cinq/six films par an, doit faire <strong>des choix</strong> et ne peut pas produire tous les films israéliens... En tout cas, ce qui me plaît dans ce cinéma-là, c'est qu'il y a une émergence de <strong>jeunes réalisateurs</strong> qui sont très critiques à l'égard de leur propre pays (et il n'y a que eux qui peuvent le faire) tout en sachant aussi parler de sujets très divers, sociétaux, économiques et pleins d'humour parfois.
</p>
<p align="justify"> <strong>Yaël Fogiel</strong> : Je suis d'origine israélienne, ça fait 20 ans que je vis en France et je me sens donc très proche de cette question de co-production franco-israélienne. Les Films du poisson ont produit jusqu'ici essentiellement des films français. Avec '<em>Les Méduses</em>', on s'est posé pour la première fois la question de savoir si l'on voulait co-produire, car ça nous place dans une situation particulière ! On a accepté car le projet nous plaisait réellement, indépendamment du fait que le film était israélien. Mais il y a une vraie<strong> créativité cinématographique en Israël</strong> ces dernières années qui nous donne envie de continuer.</p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><strong><font color="#000080">Politique, cinéma israélien et co-production</font></strong></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><strong>Dans le public :</strong> Existe t-il une corrélation entre l'intérêt des Français pour le <strong>cinéma israélien et la politique</strong> ?</p>
<p align="justify"><strong>Sophie Dulac :</strong> Dans le cinéma israélien, on n'a plus envie de trouver des connotations politiques. Ce n'est pas le but. J'aimerais qu'on sorte de cette image-là car quoi qu'il arrive il y aura toujours de gens pour politiser un film israélien. Le cinéma c'est de la <strong>culture</strong>, et il est vrai qu'il véhicule un certain <strong>message</strong>, mais je ne pense qu'il faille estimer que l'intérêt du public pour le cinéma israélien est uniquement lié aux problématiques politiques.</p>
<p align="justify"><strong>Xavier Merlin  :</strong> Le CNC est un établissement public qui <strong>dépend du Ministère de la Culture français</strong> donc on pourrait effectivement se demander si l'action du CNC est guidée par des considérations politiques. La réponse est non. Que ce soit pour Israël ou pour d'autres pays, quand on décide de développer un partenariat, on ne le fait que si on estime que c'est dans l'intérêt de la profession, dans <strong>l'intérêt du cinéma</strong>. On n'obéit pas du tout à un agenda politique, mais à des impératifs culturels et aussi, il faut bien l'avouer, économiques. Et je suis sûr que c'est le cas de nos partenaires israéliens.</p>
<p align="justify"><font color="#999999"><em>Un grand merci à Eva Guerda pour sa contribution fondamentale à la rédaction de ce compte-rendu.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ce que la presse pense de la Fanfare de Kolirin]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/20/ce-que-pense-la-presse-de-la-fanfare-de-kolirin/</link>
<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 23:18:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/20/ce-que-pense-la-presse-de-la-fanfare-de-kolirin/</guid>
<description><![CDATA[PRESSE. On s&#8217;y attendait, mais on est quand même content de l&#8217;apprendre : la presse est]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>PRESSE. On s'y attendait, mais on est quand même content de l'apprendre : la presse est unanimement dithyrambique. On regrette cependant (vous verrez par vous-mêmes si vous cliquez sur les liens vers les articles complets) que les critiques aient trop mis l'accent sur l'aspect politique du film et pas assez sur son côté universel et poétique.<br />
<!--more--></p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/culture/cinema/298933.FR.php">Libé : La partition politique de Kolirin</a></p>
<blockquote><p>"Tout le monde a spontanément envie d’aimer <i>la Visite de la fanfare </i>parce qu’on adhère à son humanité et que l’on souhaite ardemment que l’histoire donne un jour raison à la vision du cinéaste, au parti qu’il prend et qui est le nôtre. Mais il faut aussi aimer ce film pour la beauté des corps qui s’y meuvent, pour l’aridité de ses paysages et pour la douceur différée, retenue et finalement épanouie in extremis de la musique que son titre promet".</p></blockquote>
<p><a href="http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=305181&#38;onglet=critique">Télérama : La Visite de la Fanfare</a></p>
<blockquote><p>"Lointains cousins des personnages de Jacques Tati, les membres de la fanfare provoquent le rire parfois sans le vouloir, mais jamais à leurs dépens. Et si le ­cinéaste fait son miel des quiproquos linguistiques et des situations de gêne, il est aussi habile à rendre palpable le fluide magique de certains tête-à-tête. L'émotion tout en ­retenue des scènes intimes semble alors répondre aux séquences comiques, discrètement burlesques. Le film doit beaucoup à ses excellents acteurs. Star en Israël, Ronit Elkabetz est une présence magni­fique, douloureuse et sensuelle ; quant à Sasson Gabai, le chef de la fanfare, il offre ici un époustouflant numéro d'équilibre, entre sévérité et tendresse. Invite à un ­humanisme du quotidien, <i>La Visite</i> de la fanfare combine exigence artistique et ambition populaire. Une formule qui pourrait bien se révéler tonitruante".</p></blockquote>
<p><a href="http://madame.lefigaro.fr/culture/critiques/2-films/384-la-visite-de-la-fanfare">Le Figaro Madame : Faisons un rêve</a></p>
<blockquote><p>"Le metteur en scène joue des contrastes, organise des rencontres improbables, avec un sens du burlesque d’autant plus efficace qu’il est extrêmement discret. Le beau duo plein de charme et de mélancolie entre l’exubérante Dina et le sombre Tewfik résume ce que ce premier film très original apporte de provocant et d’émouvant : un instant de communion réelle entre des êtres que tout sépare, qui ne se rencontreront plus, mais qui ont partagé le pain et le sel, la musique, l’âme".</p></blockquote>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html?dans=dansarticle&#38;num_page=1&#38;booleen=et&#38;ordre=pertinence&#38;query=%22la+visite+de+la+fanfare%22&#38;periode=30&#38;sur=LEMONDE">Le Monde : Fanfare perdue dans un Israël perdu</a></p>
<blockquote><p>"Un film dont la douceur, exceptionnelle sous ces climats, fait d'autant plus de bien qu'elle n'occulte pas pour autant l'intelligence du regard critique".</p></blockquote>
<p>Cependant, je l'avoue, certains ont moins aimé (ils exagèrent : même Télérama a mis un petit bonhomme souriant ! ).</p>
<p><a href="http://www.chronicart.com/cinema/chronique.php?id=10768">Chronicart : La Visite de la Fanfare</a></p>
<blockquote><p>"L'ironie gentille et douce amère avec laquelle Eran Kolirin (dont c'est le premier film) montre cette fanfare de la police égyptienne échouée au milieu d'une petite ville israélienne sortie de nulle part, trouve en effet rapidement ses limites. Les saynètes, filmées frontalement comme des vignettes de vacances bizarres et décalées, n'ouvrent précisément au film aucune autre perspective que la pure tautologie de la problématique initiale. Ce surplace des personnages, qui apprennent si peu (mais un peu quand même) des autres, n'est jamais vraiment mis en scène dans la durée, l'enlisement sous toutes ses formes ou dans la névrotique répétition du même (le gag récurrent du téléphone qui ne débouche sur rien). Pour une raison simple qui tient au désir de ne violenter ni son sujet ni le spectateur".</p></blockquote>
<p align="left"><font color="#993300">Et si mon avis vous intéresse : '</font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/12/la-visite-de-la-fanfare-en-toute-simplicite/"><font color="#993300"><i>La Visite de la fanfare'</i>, en toute simplicité</font></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[&#8216;La Visite de la fanfare&#8217;, en toute simplicité]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/13/la-visite-de-la-fanfare-en-toute-simplicite/</link>
<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 22:58:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/12/13/la-visite-de-la-fanfare-en-toute-simplicite/</guid>
<description><![CDATA[

CRITIQUE. La visite de la Fanfare, Eran Kolirin (c&#8217;est son premier film!).
Avec Sasson Gaba]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.thebandsvisit.com/introfr.html"></a></p>
<p align="left"><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/ronit-elkabetz-as-dina-and-sasson-gabai-as-tewfiq-3.jpg" title="Ronit Elkabetz et Sasson Gabaï"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/saleh-bakri-as-haled-shlomi-avraham-as-papi-and-rinat-matatov-as-yula.jpg" title="Saleh Bakri as Haled Shlomi Avraham as Papi and Rinat Matatov as Yula"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/visite-fanfare-desert.jpg" title="Visite de la Fanfare"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/saleh-bakri-as-haled-shlomi-avraham-as-papi-and-rinat-matatov-as-yula.jpg" title="Saleh Bakri as Haled Shlomi Avraham as Papi and Rinat Matatov as Yula"></a><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/visite-fanfare-deserts.jpg" title="La Visite de la Fanfare"></a><img vspace="2" align="left" width="230" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/poster-visite-fanfare.jpg" hspace="6" alt="La visite de la fanfare, Eran Kolirin, poster" height="297" /><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/sasson-gabai.jpg" title="Sasson Gabai, Tawfik, Visite de la Fanfare"></a></p>
<p align="left">CRITIQUE.<em><strong> </strong></em><a href="http://www.thebandsvisit.com/introfr.html"><em><strong>La visite de la Fanfare</strong></em></a><em>, <b>Eran Kolirin</b> (c'est son premier film!).<br />
Avec <b>Sasson Gabaï</b> et <b>Ronit Elkabetz</b>.<br />
Israël, 2006, 91 mn.</em><br />
VO: arabe, hébreu, anglais.<br />
<i>Sortie officielle en France le <b>19 déce</b></i><i><b>mbre 2007 (J-7!)</b>.</i>
</p>
<p align="left"><i>Avant-première à Paris lors des </i><i><a href="http://rencontres.forumdesimages.fr/"><b>Rencontres Internationales du Cinéma</b></a></i><i><a href="http://rencontres.forumdesimages.fr/"> </a>du Forum des Images, le 2 décembre 2007 au Reflet Médicis, en présence du réalisateur.</i></p>
<p align="left"><i>Film et rencontre.</i></p>
<p><b>Ca commence comme un conte de fées...</b></p>
<p><!--more--></p>
<blockquote><p>"Un jour, il n'y a pas très longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël... Peu de gens s'en souviennent. Cette histoire semblait sans importance..."</p></blockquote>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/gKo8jxpxDeQ'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/gKo8jxpxDeQ&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span><br />
Les petites fées, ici, sont de simples musiciens perdus...</p>
<blockquote><p>"L'idée m'est venue d'une image : un homme dans un uniforme de police, avec un air très strict qui, soudain, ouvre sa bouche et commence à chanter une chanson arabe. J'ai commencé à écrire à partir de cette image. Une apparence très sérieuse et pédante, mais avec un coeur qui bat à l'intérieur". (Eran Kolirin, le 02 décembre au Reflet Médicis)</p></blockquote>
<ul>
<li><b>La langue arabe, musique d'amour oublié(e)</b></li>
</ul>
<p>A l'arrivée en Israël de la petite troupe, le bus que l'ambassade égyptienne devait avoir préparé pour l'accueillir n'est pas au rendez-vous. Elle va devoir se débrouiller seule pour prouver aux autorités égyptiennes, qui menacent de couper ses subventions, que cette petite fanfare a fait un triomphe en Israël. Le centre culturel arabe que nos huit musiciens doivent inaugurer se trouve à <b>Petah Tikva</b>, grand pôle industriel situé dans le centre du pays. Mais hélas... des <b>problèmes de prononciation</b> (le son "p" n'existe pas en arabe) les mèneront à <b>Beit HaTikva</b>, un petit village perdu, où il ne se passe jamais rien. Les questions de langue portent, dès lors, toute l'intrigue.</p>
<p>La langue arabe est, par ailleurs, directement présente plusieurs fois dans les dialogues. "<i>Dites-moi quelque chose en arabe</i>", demande Dina, la propriétaire d'un petit snack-bar, à Tawfik, le chef de la fanfare. "<i>Quelque chose, je ne sais pas... juste pour entendre la musique</i>".</p>
<p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/saleh-bakri-as-haled-shlomi-avraham-as-papi-and-rinat-matatov-as-yula.jpg" title="Saleh Bakri as Haled Shlomi Avraham as Papi and Rinat Matatov as Yula"><img vspace="2" align="left" width="220" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/saleh-bakri-as-haled-shlomi-avraham-as-papi-and-rinat-matatov-as-yula.jpg" hspace="6" alt="Saleh Bakri as Haled Shlomi Avraham as Papi and Rinat Matatov as Yula" height="131" /></a>Plus tard, Papi, un jeune israélien qui ne sait pas comment s'y prendre avec les filles, demande à Khaled, le tombeur de la fanfare : "<i>Comment c'est </i>[de faire l'amour]<i>?</i>". Khaled répond: "<i>Je peux te le dire, mais seulement en arabe</i>".</p>
<p>Enfin, Dina raconte à Tawfik les soirées avec sa mère et sa fille passées à pleurer devant les films égyptiens . "<i>Nous étions toutes amoureuses d'Omar Sharif</i>", explique-t-elle. L'arabe est pour elle la langue de l'amour.</p>
<blockquote><p>“Quand j’étais enfant, je regardais souvent des films égyptiens en famille. C’était très courant chez les familles israéliennes, au début des années 80. (...) C’était assez étrange, d’ailleurs, pour un pays qui passait la moitié de son temps en guerre contre l’Egypte et l’autre moitié, dans une sorte de paix froide et tout juste cordiale avec son voisin du sud". (<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/">Note d'intention d'Eran Kolirin</a>).</p></blockquote>
<p>La langue, dans ce film, apparaît comme la principale raison (et illustration) de l'incompréhension entre deux peuples pourtant si proches. Ironie de la vie, <a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/27/la-visite-de-la-fanfare-exclue-des-oscars-pour-une-question-de-langue/">des problèmes de langue se sont posés pour le film</a> aussi : il n'a pas été autorisé à participer aux Oscars en raison de la trop grande quantité de dialogues en anglais... Langue neutre, c'est bien l'anglais qui, dans la fable d'Eran Kolirin, permet aux Israéliens et aux Egyptiens de communiquer, de partager, et de se rappeler leur proximité passée. Malheureusement, c'est vrai pour le film, mais pas toujours dans la réalité, car '<i>La Visite de la Fanfare</i>' a été boycottée en Egypte, au festival du Caire.</p>
<ul>
<li><b>Fable contre l'oubli d'une culture commune</b></li>
</ul>
<p>"Beit HaTikva" signifie "la maison de l'espoir". C'est un petit coin perdu en Israël, à l'échelle duquel l'Egypte est un paradis. Aucun point commun avec la ville de "Petah Tikva" (i. e. "une ouverture vers l'espoir"), si ce n'est l'idée "d'espoir", fil conducteur du film.</p>
<p>Car en situant son conte dans un village appelé "La maison de l'espoir", Eran Kolirin pose la question des possibilités de se retrouver pour deux peuples qui s'affrontent parce qu'ils ont oublié ce qui les unissait : la culture. Il est donc normal que cette culture soit au coeur du processus de retrouvailles :</p>
<p>-Possibilités de se retrouver à travers le <b>cinéma:</b></p>
<blockquote><p>"De nombreux films ont abordé la question de la paix que nous n’arrivons pas à obtenir, mais il semble que très peu de films posent la question de savoir pourquoi nous avons besoin de cette paix". (<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/">Note d'intention d'Eran Kolirin</a>).</p></blockquote>
<p>-Possibilités de se retrouver à travers la <b>langue:</b></p>
<blockquote><p>"Israël a construit un nouvel aéroport, oubliant de traduire les noms des routes en arabe. Parmi les milliers de boutiques construites là-bas, ils n’ont pas trouvé de place pour cette étrange écriture incurvée qui représente la langue maternelle de la moitié de notre population". (<a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/">Note d'intention d'Eran Kolirin</a>).</p></blockquote>
<p>-Possibilités de se retrouver à travers la <b>musique :</b> Une scène magnifique montre les musiciens de la fanfare et quelques hommes du village israélien chantant en choeur du Gershwin, autour d'un repas. Surtout, le concerto non-fini de Simon-le-clarinettiste trouvera une fin grâce aux conseils d'Itzik, un habitant de Beit HaTikva : "<i>C'est peut-être ça, la fin </i>[de ton concerto]<i> , juste comme ça, soudainement. Ni triste, ni joyeuse. Juste la solitude</i>", propose-t-il, humblement.</p>
<ul>
<li><b>Entre espoir et solitude</b></li>
</ul>
<p>Le film d'Eran Kolirin est plein d'humour parce qu'il montre l'absurdité des situations que nous créons futilement. D'ailleurs, le spectateur ressent un certaine gêne à rire des situations parfois tragiques que présente le film.</p>
<blockquote><p>"J'ai été très surpris de découvrir que mon film faisait tellement rire ! J'ai essayé d'être juste, précis, pour mettre en scène et transmettre au spectateur la tension qui existe entre les personnages. Et je pense que le rire des spectateurs leur sert surtout à évacuer la pression. Ils ne savent pas toujours comment réagir, alors ils rient". (Eran Kolirin, le 02 décembre au Reflet Médicis)</p></blockquote>
<p>La fable de Kolirin n'est, finalement, à l'image du concerto de Simon, ni triste, ni joyeuse. Une "<b>ouverture vers l'espoir</b>" sans aucun doute puisqu'après tout, les dernières images montrent les deux drapeaux, égyptien et israélien, côte-à-côte, en musique.</p>
<p>Une ouverture vers l'espoir, mais un <b>constat de solitude</b>, aussi.<br />
Un constat de solitude, surtout.<br />
Une solitude parfaitement illustrée par ce plan (un des premiers du film) :</p>
<p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/visite-fanfare-deserts.jpg" title="La Visite de la Fanfare"><img align="middle" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/visite-fanfare-deserts.jpg" alt="La Visite de la Fanfare" /></a></p>
<p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/ronit-elkabetz-as-dina-and-sasson-gabai-as-tewfiq-3.jpg" title="Ronit Elkabetz et Sasson Gabaï"></a>Une solitude par ailleurs littéralement incarnée par les deux acteurs principaux, <b>Ronit Elkabetz</b> et <b>Sasson Gabaï</b> (ci-dessous) qui <a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/ronit-elkabetz-as-dina-and-sasson-gabai-as-tewfiq-3.jpg" title="Ronit Elkabetz et Sasson Gabaï"></a>sont à eux seuls deux déserts.</p>
<p><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/ronit-elkabetz-as-dina-and-sasson-gabai-as-tewfiq-3.jpg" title="Ronit Elkabetz et Sasson Gabaï"><img vspace="2" align="right" width="221" src="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/ronit-elkabetz-as-dina-and-sasson-gabai-as-tewfiq-3.jpg" hspace="6" alt="Ronit Elkabetz et Sasson Gabaï" height="149" /></a>L'un, veuf, vit dans la culpabilité de la mort de son épouse et de son fils. L'autre, vit seule, et rêve d'une nuit d'amour et de tendresse. Deux âmes seules. Mais une chose les sépare : l'espoir et le dynamisme de Dina contrastent avec l'absence d'espoir (mais non le "désespoir") de Tawfik qui estime que la chose "<i>la plus importante au monde est la pêche</i>"...</p>
<blockquote></blockquote>
<p>Avec '<i>La Visite de la Fanfare</i>', Eran Kolirin a écrit une rencontre improbable qui se déroule comme un poème et qui rappelle en toute simplicité que oui, c'est bien l'espoir qui fait vivre...</p>
<p><i><b>Petite note de fin :</b> On ne présente plus Ronit Elkabetz. Mais Sasson Gabaï, l'acteur principal, un juif israélien né en Irak qui joue le personnage de Tawfik, a été récompensé du prix de meilleur acteur aux "Oscars" </i><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/sasson-gabai.jpg" title="Sasson Gabai, Tawfik, Visite de la Fanfare"></a><i>israéliens et </i><a href="http://www.europeanfilmacademy.org/"><i>européens</i></a><i> (et ailleurs...). Il s'agit d'un acteur que nous avions découvert en France au printemps dernier dans '</i>Tehilim<i>', de Raphaël Nadjari. J'espère, un jour -il n'est pas interdit de rêver- pouvoir dresser le portrait de cet acteur inoubliable en petit chef de fanfare Alexandrine... (prochainement sur </i><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/"><i>Israël montre sa bobine...</i></a><i>?)</i></p>
<p><i><b>Deuxième petite note de fin : </b>A l'issue des </i><i>Rencontres Internationales du Cinéma du Forum des Images</i><i>,</i> 'La Visite de la Fanfare' <i>a remporté le Grand prix du Public et le Prix nouveaux regards.</i></p>
<p><font color="#993300">&#62;&#62; Lire </font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/20/ce-que-pense-la-presse/"><font color="#993300">"Ce que la presse pense de la fanfare de Kolirin"</font></a><br />
<font color="#993300">&#62;&#62; Lire</font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/27/la-visite-de-la-fanfare-exclue-des-oscars-pour-une-question-de-langue/"><font color="#993300"> "La Fanfare de Kolirin ne visitera pas les Oscars : problèmes de langue"</font></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La fanfare d'Eran Kolirin ne visitera pas les Oscars : problèmes de langue]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/11/27/la-visite-de-la-fanfare-exclue-des-oscars-pour-une-question-de-langue/</link>
<pubDate>Tue, 27 Nov 2007 16:32:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
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<description><![CDATA[NEWS. C&#8217;est une histoire de fous. &#8216;La visite de la Fanfare&#8216;, film israélien d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/files/2007/12/poster-visite-fanfare.jpg" title="La visite de la fanfare, Eran Kolirin, poster"></a>NEWS. C'est une histoire de fous. <b>'<a href="http://http://www.thebandsvisit.com/introfr.html">La visite de la Fanfare</a>'</b>, film israélien d'Eran Kolirin, a été exclu de la course à l'Oscar du meilleur film étranger. Pourquoi? Malgré des fonds israéliens, des acteurs israéliens, un réalisateur israélien, des paysages israéliens, le film a été considéré comme anglophone... Bah oui, la moitié du film est en anglais, car c'est ainsi que les Egyptiens de la fanfare communiquent avec les personnages israéliens.</p>
<p align="justify"><!--more--></p>
<p align="justify">Et bien sûr, le film ne peut pas participer aux Oscars comme film britannique ou Américain car il n'est ni l'un ni l'autre. Donc, il est purement et simplement exclu de la plus grande compétition cinématographique mondiale.</p>
<p align="justify">Trop israélien pour participer, ou pas assez? Faudrait savoir ! Une histoire de fous, je vous le disais...</p>
<p align="justify">En tout cas, c'est le deuxième revers essuyé par l'équipe de "La Visite de la Fanfare": il aurait dû être diffusé en octobre dernier au Festival du film d'Abu Dhabi, mais le syndicat des Acteurs égyptiens avait menacé de boycotter l'événement s'il était maintenu au programme. Trente ans après la signature d'un traité de paix entre Israël et l'Egypte, et la "normalisation" des relations entre les deux pays frontaliers.</p>
<p align="justify"><i>SOURCE : </i><a href="http://www.variety.com/awardcentral_article/VR1117973998.html?nav=news"><i>Variety</i></a></p>
<p align="justify"><font color="#993300">&#62;&#62; Lire </font><font color="#993300">ma critique de ce film : "'</font><a href="http://http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/12/12/la-visite-de-la-fanfare-en-toute-simplicite/"><font color="#993300"><i>La visite de la fanfare</i>', en toute simplicité</font></a><font color="#993300">"<br />
&#62;&#62; Lire ma présentation du film : "'</font><a href="http://labobinedisrael.wordpress.com/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/"><font color="#993300"><i>La visite de la Fanfare'</i> en salles le 19 décembre 2007</font></a><font color="#993300">"<br />
</font><font color="#808080">&#62;&#62; Lire une excellente analyse d'Yves Gonzalez-Quijano sur le boycott culturel entre Israël et les Etats arabes : "<i><a href="http://culturepolitiquearabe.blogspot.com/2007/12/my-life-arab-movie-boycott-et.html">My Life, Arab movie</a></i>".</font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA['La visite de la Fanfare', en salles le 19 décembre 2007]]></title>
<link>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/</link>
<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 11:53:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Yasmina</dc:creator>
<guid>http://blog.cfpj.com/cfj/CinemaIsraelien/2007/11/03/la-visite-de-la-fanfare-en-salles-le-19-decembre-2007/</guid>
<description><![CDATA[SORTIE. Ce film d&#8217;Eran Kolirin, intitulé &#8216;Bikur hatizmoret&#8216; en hébreu, avec Roni]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">SORTIE. <a href="http://www.sddistribution.fr/">Ce film</a> d'Eran Kolirin, intitulé '<b><em>Bikur hatizmoret</em></b>' en hébreu, avec <b>Ronit Elkabetz</b> ('<em>Prendre femme</em>', '<em>Mon trésor</em>', 'Alila'), a accumulé les récompenses...<br />
- Louve d'or 2007 au <a href="http://www.nouveaucinema.ca/2007/">Festival du Nouveau Cinéma</a> de Montréal<br />
- Coup de coeur du jury Un certain regard au <a href="http://www.festival-cannes.fr/index.php/fr/archives/film/4427630">Festival de Cannes</a><br />
- Meilleur film 2007 au festival de Tel Aviv<br />
- et même le Prix de la Presse au <a href="http://www.cinemarabe.org/">Festival du film Arabe</a> de Fameck (Lorraine)... !
</p>
<p align="justify">Le pitch? Une fanfare égyptienne tente d'entrer en Israël pour l'inauguration d'un centre culturel arabe... mais les lois et les règles et les interdictions vont rendre <b>la visite de la fanfare</b> plus difficiles que prévues...</p>
<p align="justify"><!--more--></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/odmDIvpuQBI'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/odmDIvpuQBI&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="justify"><b>Note d’intention du Réalisateur Eran Kolirin :</b></p>
<blockquote><p>"Quand j’étais enfant, je regardais souvent des films égyptiens en famille. C’était très courant chez les familles israéliennes, au début des années 80. Les vendredis en fin d’après-midi, nous regardions, haletants, les intrigues compliquées, les amours impossibles et les chagrins à vous arracher des larmes de Omar Sharif, Pathen Hamama, I’del Imam et de tous les autres membres de la seule chaîne de télévision du pays à cette époque. C’était assez étrange, d’ailleurs, pour un pays qui passait la moitié de son temps en guerre contre l’Egypte et l’autre moitié, dans une sorte de paix froide et tout juste cordiale avec son voisin du sud.</p></blockquote>
<blockquote><p>Parfois, après le film arabe, ils diffusaient un concert de l’orchestre de l’Israel Broadcasting Authority. C’était un orchestre arabe classique, constitué surtout d’Arabes juifs originaires d’Irak et d’Egypte. Quand on songe à l’orchestre de l’IBA, cette habitude de regarder des films égyptiens semble peut-être moins étrange.</p></blockquote>
<blockquote><p>Les films arabes ont disparu de nos écrans depuis longtemps. La chaîne a été privatisé et elle s’est noyée parmi les 557 ou je ne sais combien d’autres chaînes dont on nous a inondés. Et puis, l’orchestre de l’IBA a été dissout. Nous recevons MTV, la BBC, RTL et "Israeli Idol", avec de la musique pop et des publicités de 30 secondes. Alors, qui se soucie aujourd’hui des chansons en quart de ton qui durent une demi-heure ? Par la suite, Israël a construit un nouvel aéroport, oubliant de traduire les noms des routes en arabe. Parmi les milliers de boutiques construites là-bas, ils n’ont pas trouvé de place pour cette étrange écriture incurvée qui représente la langue maternelle de la moitié de notre population. Il est très facile d’oublier tout ce que H&#38;M, Pull and Bear et Levi’s nous font oublier. Avec le temps, nous nous sommes oubliés nous-mêmes.</p></blockquote>
<blockquote><p>De nombreux films ont abordé la question de la paix que nous n’arrivons pas à obtenir, mais il semble que très peu de films posent la question de savoir pourquoi nous avons besoin de cette paix. Nous avons noyé l’évidence dans nos conversations sur les avantages économiques et les intérêts. Un jour, mon fils et le fils de mon voisin se rencontreront, j’en suis certain, dans un centre commercial éclairé au néon, sous une enseigne McDonald’s géante. C’est peut-être un bien, je ne sais pas. Ce qui est certain par contre, c’est que nous avons perdu quelque chose en route. Nous avons échangé l’amour vrai contre des rencontres d’une nuit, l’art contre le commerce et les rapports humains, la magie d’une conversation contre l’obsession de mettre la main sur la plus grosse part de gâteau possible".</p></blockquote>
<p align="justify"><b>AVANT PREMIÈRES PRÉVUES :</b><br />
- le 14 novembre à 20h30, au Ciné Saint Leu d'Amiens, à l'occasion du 27ème <a href="http://www.filmfestamiens.org/">festival international du film d'Amiens</a><br />
- le 15 novembre, à 19h au cinéma Axel de <a href="http://www.chalon.fr/site/page_245.php?id_kagenda=69425f883ee3cdc793aac2d6fafc4384&#38;date_debut=20071101&#38;date_fin=20071131&#38;id_rub=0&#38;id_lieu=0&#38;id_kartier=0&#38;filtre_visu=30&#38;param_rec=">Châlon-sur-Saône</a><br />
- le 17 novembre au Devosge à Dijon, à 21h, à l'occasion de l'événement "<a href="http://www.france-israel-dijon.org/israel-autrement.html">Israël autrement</a>".<br />
- le 26 novembre à 20h, au <a href="http://www.cinespace-beauvais.com/?page=avantpremiere">Cinespace de Beauvais</a> et à 20h30, au <a href="http://www.cinema-comoedia.com/index.pl?page=detaileve.shtml&#38;id_evenement=197">Comoedia </a>de Lyon<br />
- le 29 novembre au cinéma Le Royal de Biarritz<br />
- le 02 (18h30) et le 03 (19h00) décembre, au Reflet Médicis, à Paris<br />
- le 13 décembre au <a href="http://ademonice.free.fr/cineindex.htm">Rialto de Nice</a>
</p>
<p align="justify">... Nous en reparlerons aux alentours du 19 décembre...</p>
]]></content:encoded>
</item>

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