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	<title>jean-noel-guerini &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "jean-noel-guerini"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 17:41:32 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Congrès du PS : la ligne est claire, du moins dans les Bouches-du-Rhône]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-238" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="175" /></a><strong>Moi, combien de divisions ?</strong> C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.</p>
<p>La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c'est l'enjeu.</p>
<p>Aujourd'hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « <a href="http://www.reconstruirelagauche.fr/" target="_blank">reconstruire la gauche</a> », Martine Aubry tente « <a href="http://www.martineaubry.fr/" target="_blank">une vision pour espérer, une volonté pour transformer </a>», Ségolène Royal veut « <a href="http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/consulter-et-signer-la-contribution-combattre-et-proposer/28-06-2008" target="_blank">combattre et proposer</a> », Bertrand Delanoë aspire à la « <a href="http://www.clarte-courage-creativite.com/" target="_blank">clarté, courage et créativité</a> », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « <a href="http://besoindegauche.over-blog.net/" target="_blank">besoin de gauche</a> », pas moins que les "<a href="http://www.reconquetes.eu" target="_blank">reconquêtes</a>" d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.</p>
<p><strong>La ligne claire</strong><br />
Devant ces combats fratricides, cette guerre des chefs, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (photo), révulsés par la chronique d’un échec politique annoncé, ont décidé de lancer leur propre contribution : « <a href="http://www.laligneclaire.fr" target="_blank">La ligne claire</a> ».</p>
<p>Au lancement de cette initiative, beaucoup de journalistes comme ceux de <em>Libération</em>, du <em>Monde</em> ou du <em>Parisien</em> titraient sur le refus d'un affrontement Royal-Delanoë, les qualifiant de "casques bleus" pour <em>Profession Politique</em>. Pourtant, assez rapidement, on pouvait lire que le trio d'élus locaux étaient "courtisés" et "dragués", synonyme d'un intérêt croissant pour les ténors du parti et pour les médias. Comme aucun d’entre eux n'est candidat au poste de 1er secrétaire du PS, certains confrères notaient leur liberté de ton tout en pointant la « révolte des baronnies » (<a href="http://www.laligneclaire.fr/?page_id=7" target="_blank">Revue de presse complète</a>).</p>
<p>Le 24 juin dernier, lors d'une conférence de presse commune, le médiatique Député-maire d'Evry, Manuel Valls, est venu renforcer leurs rangs." Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales » affirmait-il à l’occasion.</p>
<p>Avec ce texte, les élus locaux souhaitent mettre en avant la gestion moderne et pragmatique de leur territoire, sans avoir à recevoir de leçon d’ouverture de quiconque et notamment des éminences nationales. Ils se prévalent aussi d'une connaissance et d'une expérience précise pour gagner les élections et veulent clairement peser lors du prochain congrès pour enrayer la machine à perdre de Solférino. Faiseurs de roi, donc.</p>
<p><strong>L’union est presque sacrée à Marseille</strong><br />
Dans les Bouches-du-Rhône, avec près de 8000 cartes, la fédération socialiste est la quatrième plus importante de France et, à l’heure où chaque carte d’adhérent va peser lourd, ce poids n’a pas de prix. D’autant que l’homme fort de ladite fédération, Jean-Noël Guérini, emmène avec lui la quasi totalité de ses troupes dont le 1er fédéral, Eugène Caselli (lui même fraîchement élu à la tête de la Communauté urbaine de Marseille : MPM) et Michel Vauzelle, le président de la région Paca.</p>
<p>Certains élus néanmoins, défaits par les dernières élections ou en « froid » politique, ont préféré soutenir la contribution de Bertrand Delanoë, créant ainsi une minorité, difficilement audible dans le département. Il en va de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, de Christophe Masse et de Michel Pezet.  Si l’on peut imaginer que Jean-Noël Guérini ne voit pas d'un très bon œil cette mini-fronde socialiste, ce dernier demeure très attentif à ne briser aucun lien. Pour preuve, il déjeunait vendredi dernier avec le maire de Paris descendu à Marseille pour promouvoir son livre et sa contribution. Chacun joue plus ou moins cette partition d’ailleurs, en témoigne la visite éclair de la députée ex-fabusienne, Sylvie Andrieux, à la librairie du Virgin Megastore pour saluer Bertrand Delanoë.</p>
<p>Rares sont les militants qui vont lire et analyser les contributions durant l'été, l’appel des vacances sera sûrement plus délectable. Mais, en fin tacticien, Jean-Noël Guérini sait qu'il pourra compter sur une grande majorité des militants provençaux pour signer sa contribution et le suivre dans ses choix stratégiques. Pour le moment, la ligne est claire donc, elle le sera encore durant la torpeur estivale. L’université d’été de la Rochelle, fin août, relancera sûrement la machine en affûtant les stratégies…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin - Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=233</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=233</guid>
<description><![CDATA[Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/06/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-234" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="341" height="116" /></a><strong>Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein.</strong> Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s'opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.</p>
<p>Avec un scrutin au suffrage indirect, l'intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.</p>
<p>Pour le maire de Marseille, l'élection au perchoir, c'est à dire  à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L'enjeu n'est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.</p>
<p>Jamais en effet il n'aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l'avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.</p>
<p>Sitôt l'accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux "G" se sont donc mis au travail d'arrache-pied.</p>
<p>Le sénateur-Maire de Marseille, fragilisé par la défaite de la droite à la présidence de MPM, s'est rapidement mis en campagne, multipliant visites, rencontres ciblées, discrètes et appels téléphoniques aux différents élus et Maire du département.</p>
<p>Jean-Noël Guérini n'est pas en reste. Fort du succès de l'élection d'Eugène Caselli à la Communauté urbaine, qui avait aussi pour but de conforter sa position et son influence dans la métropole marseillaise, il ratisse discrètement et consciencieusement le département. Conforté, il est vrai, par le basculement de plusieurs communes à gauche et sa victoire écrasante aux cantonales.</p>
<p>Les calculettes s'activent donc dans les états-majors. Sur les 8 sièges à pourvoir, la gauche se verrait bien en gagner 5 à 6, ne laissant que le strict minimum à Jean-Claude Gaudin, soit 2 à 3 sièges. Pourtant, le maire de Marseille prétend dans les colonnes de <em>La Provence</em> : "je devrais arriver à décrocher trois sièges sans problème. Je peux même en espérer un quatrième".</p>
<p>Même si ce dernier reconnaît que depuis qu'il siège au Sénat (1989), "c'est la liste la plus facile à préparer que j'ai connue", il doit quand même transiger avec les désirs de Maryse Joissains, l'édile d'Aix-en-Provence, d'habitude peu affable à son encontre, mais très soucieuse d'obtenir l'investiture de sa fille Sophie en deuxième place de sa liste... Autre épine, Renaud Muselier. Mais, par bonheur, ce dernier préfère le Palais Bourbon laissant à son député suppléant, Bruno Gilles, le soin de prendre la 3° place.</p>
<p><strong>Une élection peut en cacher une autre</strong><br />
Le perchoir du Sénat fait donc figure, pour Jean-Claude Gaudin, d'ultime défi, de derniers lauriers, un triomphe de fin de carrière. Quelque-chose de très personnel, une reconnaissance finale. Ce désir, toujours inavoué et dont il ne parle qu'à ses plus proches amis tel que Claude Bertrand ou Dominique Vlasto pourrait enfin revêtir les habits de la réalité lors de ce dernier round électoral.</p>
<p>Pour réussir son pari, le vice-président de l'UMP cultive plus que jamais son réseau et conforte ses amitiés. Tous les mardis, généralement à l'Elysée, Jean-Claude Gaudin participe à la réunion hebdomadaire de la majorité aux côtés du Premier ministre Fillon, de Patrick Devedjian (patron exécutif de l'UMP), Jean-Pierre Raffarin (patron honorifique de l'UMP), Christian Poncelet (président du Sénat), Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) ou encore Henri de Raincourt (sénateur de l'Yonne, président du groupe UMP du Sénat). L'occasion pour lui de peaufiner sa stratégie et de jauger son principal adversaire à la présidence de la Haute-Assemblée, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p>Plus encore, il entretient comme jamais ses amitiés, notamment au sein des anciens Républicains &#38; indépendants, comme Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l'Eure ou Jean-Paul Emin, sénateur de l'Ain, envoyés en émissaires auprès de leurs collègues pour "tâter" le terrain.</p>
<p>Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale de 1981 à 1989, Jean-Claude Gaudin a surtout été pendant dix-huit ans président de la commission des investitures de son ancien parti et occupe, aujourd'hui encore, le même poste à l'UMP. Autant dire que de nombreux élus lui sont - ou se sentent - redevables de leur élection.</p>
<p>Le candidat Gaudin ne manquera pas de le leur rappeler lorsque les candidatures émergeront publiquement. Pour l'heure, hormis lui-même et Raffarin, on compte d'autres prétendants comme l'UMP Gérard Larcher ou le centriste Jean Arthuis.</p>
<p>Si Jean-Claude gaudin est assuré d'être élu sénateur par le truchement des 3062 grands électeurs du département, sa victoire doit être éclatante s'il veut devenir le troisième homme de l'Etat. Un succès à même de faire oublier ses déconvenues municipales et, surtout, son échec à la Communauté urbaine de Marseille. Là est l'enjeu. Ses adversaires ne manqueront pas d'utiliser cet argument en cas de victoire à la Pyrrhus, Renaud Muselier non plus.</p>
<p>Vengeur, son ex-dauphin, toujours à la chasse aux traîtres, ne lui a pas pardonné sa mort politique prématurée et pourrait se sentir prêt à activer contre lui ses réseaux UMP-canal gaulliste avec l'aide probable de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, dont la visite est prévue dans quelques jours à Marseille et qui a annoncé hier dans les colonnes du quotidien catholique <em>La Croix</em> la relance de son mouvement gaulliste "Le chêne."</p>
<p><strong>Comme en 1998, PS et PCF unis ?</strong><br />
De l'autre côté de l'échiquier politique, la gauche s'organise. Le sénateur communiste Robert Bret, en désaccord avec son parti, ne se représente pas. Un temps, Jean-Marc Coppola, secrétaire fédéral du PCF 13, a imaginé former une liste autonome. Idée vite oubliée après avoir fait le décompte de ses amis dans le département.</p>
<p>D'autant que la proposition d'union de Jean-Noël Guérini offrant la 3° place,  éligible, n'a pas laissé les communistes de marbre. Problème pour le PCF et pour son leader départemental, parité oblige, il faut chercher "la" femme en question, Annick Boët ayant quitté l'esquif rouge depuis belle lurette. Qu'importe, la solution devrait être rapidement trouvée...</p>
<p>A la troisième place, les fidèles du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne manquent pas. Au choix, Roland Povinelli, maire d'Allauch ou Serge Andréoni, maire de Berre l'Etang. Samia Ghali, vice-présidente de la Région Paca, fraîchement élue maire des 15° et 16° arrondissements de Marseille, pourrait occuper la 4° place.</p>
<p>Avant la trêve estivale, les listes se peaufinent, les rencontres s'intensifient, les déjeuners se multiplient et les stratégies s'aiguisent. Si la position de force est acquise à la gauche dans le département et devrait se concrétiser, pour Jean-Noël Guérini, par au moins un siège supplémentaire, il faudra sans nul doute compter sur la ténacité de Jean-Claude Gaudin qui joue là son baroud d'honneur.</p>
<p>Ce qui est écrit sur le papier prend quelque-fois, dans les Bouches-du-Rhône, des tournures étonnantes, bien loin des rapports de force politiques établis. L'élection d'Eugène Caselli à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille en est le meilleur exemple...</p>
<p>----------------------------------------------------------<br />
<strong></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Règles du jeu :</strong></span><br />
Le renouvellement triennal du 21 septembre 2008 concerne les 7 sièges de sénateurs des Bouches-du-Rhône. Un siège supplémentaire est à pourvoir en septembre en raison de l’évolution de la démographie. Les sénateurs seront élus pour un mandat de 6 ans, par un corps de grands électeurs au scrutin proportionnel plurinominal (par liste).</p>
<p>Les grands électeurs sont au nombre de 3062. Parmi eux : les 16 parlementaires, les 51 conseillers régionaux, les 57 conseillers généraux et 2 938 délégués des 119 communes du département.</p>
<p><strong>Ils sont renouvelables, à gauche :</strong><br />
GUÉRINI Jean-Noël (PS)<br />
BRET Robert (PCF)<br />
PICHERAL Jean-François (PS)<br />
SIFFRE Jacques (PS)</p>
<p><strong>à droite :</strong><br />
GAUDIN Jean-Claude (UMP)<br />
GIRAUD Francis (UMP)<br />
VALLET André (Union centriste-UDF)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bertrand Delanoë à la rencontre des marseillais et provençaux.]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 09:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous vous le disons dans une information publiée le 8 juin dernier, Bertrand DELANOE sera à Marsei]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous le disons dans une <a href="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/2008/06/08/bertrand-delanoe-a-marseille/">information publiée</a> le 8 juin dernier, Bertrand DELANOE sera à Marseille dans quelques jours. Le Maire de Paris fera une séance de dédicace de son livre, <strong>à 16h30</strong><strong> le vendredi 27 juin 2008, au Virgin Mégastore</strong> (rue Saint Ferreol - 13001 Marseille) pour la séance de dédicace de son livre De l'audace.</p>
<p>De l'audace, nous en avons aussi ! Avec Marie-Arlette Carlotti, Christophe Masse, Michel Pezet, nous organisons un apéritif avec Bertrand Delanoë :</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Vendredi 27 juin de 17h30 à 19h00</strong><br />
<strong>Café Virgin</strong> (3ème étage du magasin)<br />
75, rue Saint Ferréol - 13006 Marseille</p>
<p>Bertrand a voulu une rencontre conviviale avec les militants socialistes qui le souhaitent. Ce sera l'occasion de débattre fraternellement, de nous écouter, pour que chacun puisse faire son choix pour le prochain congrès.</p>
<p>On compte sur vous.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</guid>
<description><![CDATA[
La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x55nrm]</p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.</p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c'était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l'Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l'un de ces moments historiques qu'offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p>[dailymotion id=x56dz6]</p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d'honneur à l'homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui "ont menti à leurs électeurs" et "volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d'ambitions pour eux" et d’ajouter, "pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu'il m'avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches." Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n'existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d'ailleurs souligné par le récent rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d'engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L'organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l'heure, l'homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>------------------------------------------------------<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LCM : l'un des derniers bastions indépendants de la presse marseillaise tombe dans l'escarcelle des proches de Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=222</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=222</guid>
<description><![CDATA[Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais. On est à l&#8217;heure de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/lcm_logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-224" style="border:1px solid black;float:left;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/lcm_logo.jpg" alt="" width="184" height="184" /></a><strong>Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais</strong>. On est à l'heure des règlements de compte. Si, officiellement, Jean-Claude Gaudin joue la politique de la main tendue avec son opposition, forcé par une très courte majorité (51 élus pour 49 à Jean-Noël Guérini et 1 élu FN), force est de constater que sous le boisseau, la main est ferme, elle se resserre même. Durant la campagne, nous avions fortement insisté sur <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">les dérives et le contrôle de la presse locale</a> par des proches de l'Hôtel de ville. Il y a une quinzaine de jours encore, nous abordions déjà <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">des mouvements à <em>La Provence</em></a> avec le départ de nombreux journalistes profitant de la clause de conscience et de cession.</p>
<p>Cette fois-ci c'est la jeune chaîne de télé marseillaise, L.C.M., qui est reprise en main manu militari, estimée trop proche de Guérini pendant la campagne. Lors de la réunion de son Conseil d'administration qui s'est tenue aujourd'hui, c'est la direction de la chaine locale qui est dans la tourmente. Et, pour l'occasion, les proches du Maire UMP de Marseille ont décidé de faire le ménage. Il faut dire que ladite chaîne est détenue à 35% par la Caisse d'Epargne Provence-Alpes Corse, 10% par la Caisse nationale d'Epargne, dont l'ancien président n'est autre que Charles Milhaud, un proche de Jean-Claude Gaudin, élu sur ses listes dans le 5e secteur et fraîchement nommé Délégué aux relations économiques internationales... Reste aussi 15 % à <em>La Provence</em> du Groupe Hersant dans le capital de L.C.M., la messe est dite !</p>
<p>Ainsi donc, Pierre Boucaud est débarqué sans ménagement, malgré ses relations privilégiées avec le fils Lagardère.</p>
<p>Hervé Schlosser, directeur général de TéléToulouse et actuel directeur adjoint de LCM a été un temps envisagé pour le remplacer. Plus simple et plus efficace, dans la grande famille de mes soutiens : je demande un ami qui m'a soutenu durant la campagne électorale, je demande le plus populaire, je demande le plus fidèle, je demande un ancien élève de la rue des Bons-Garçons... C'est votre dernier mot ? Allez, le préféré des ménagères de moins de 50 ans sur TF1 ?  Jean-Pierre Foucault lui même, qui de président devient Président Directeur-Général !</p>
<p>L'actuel directeur de l'information et des programmes, Donat Vidal-Revel, deviendrait directeur général délégué.</p>
<p>Ce jeudi matin, le nouveau P D-G doit rencontrer la rédaction, mais l'annonce de ses changements a<br />
provoqué une certaine effervescence chez les jeunes journalistes de la rédaction en fin d'après-midi.</p>
<p>Par ailleurs, on peut noter que la vidéo de soutien que Jean-Pierre Foucault a enregistré durant la campagne électorale pour soutenir Jean-Claude Gaudin a été judicieusement et soigneusement supprimé de Dailymotion. La preuve :</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/dailymotion-foucault.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-223" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/dailymotion-foucault.jpg?w=400" alt="" width="400" height="310" /></a></p>
<p>Vous pouvez aussi <a href="http://www.lepost.fr/video/2008/02/25/1103751_jean-pierre-foucault-gaudin-n-a-qu-un-seul-moteur-c-est-marseille.html" target="_blank">cliquer sur ce lien</a>.</p>
<p>Faisons donc les comptes : Guy Philip, ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de La <em>Provence</em>, <em>Nice </em>et <em>Var-Matin</em>, entre autres. Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <em>La Provence</em>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">(lire l'article)</a>.</p>
<p><em>Marseille l’Hebdo</em> , qui est dans le collimateur de l’Hôtel de Ville sera assurément la prochaine cible. On parle de le transformer en supplément féminin de <em>La Provence</em>, manière de vérouiller ses journalistes trop politiquement indépendants.</p>
<p><em>L.C.M.</em> qui vient de tomber dans l'escarcelle des proches et fidèles de Jean-Claude Gaudin.</p>
<p><em>France 3 Mediterranée</em>, qui a reçu pendant la campagne une mise en demeure du CSA, après avoir diffusé un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini et organisé un débat, sur l'insistance du maire UMP sortant, dont le tirage au sort de l'ordre de passage des candidats était si secret que jean-Noël Guérini à quitté le plateau avant même la prise d'antenne...</p>
<p>Le compte est bon ! Hormis <em>La Marseillaise</em>, la quasi totalité de la presse locale est donc passée presque officiellement sous la férule de l'Hôtel de ville. Et dire que la Presse écrite est, dit-on, dans un piteux état, perdant chaque jour un peu plus de lecteurs, l'information sur Internet a de beaux jours devant elle...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La gauche à Marseille après les municipales de 2008. Oui, il y a une vie après la défaite.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=220</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 10:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=220</guid>
<description><![CDATA[Les faits sont têtus, disait l’autre. Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" title="bulletins-de-vote.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" alt="bulletins-de-vote.jpg" align="left" border="1" height="286" hspace="12" vspace="12" width="237" /></a><b>Les faits sont têtus, disait l’autre. </b>Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : le 16 mars, malgré un score inespéré il y a six mois, la gauche marseillaise a été défaite.</p>
<p>Qu’un secteur bascule, avec un score bien plus maigre que ne laissaient espérer les chiffres du premier tour, ne change rien à l’affaire. Quatre a quatre, cela ne fait pas un match nul, car au Conseil municipal, il y a bien 51 élus de droite et 49 de gauche.</p>
<p>Ceux qui souhaitaient –le mot est faible—tourner la page Gaudin en seront pour leurs espoirs déçus. Alors, au moment où l’on s’aperçoit que la vague est venue mourir à quelques encablures du succès, revenons un peu sur ce qui s’est passé. Déjà, les commentateurs zélés posent leurs caméras vers d’autres horizons, zappant la bataille de Marseille.</p>
<p>Bonjour tristesse journalistique ! On célèbre le joli mois de mai avec des semaines d’avance, on s’extasie devant Sainte Carla qui ressuscite le petit Nicolas, on joue le congrès P.S. avant même qu’il n’ait commencé, on découvre la crise bancaire et les déficits pour ne pas parler pouvoir d’achat… Le train–train, quoi…</p>
<p><b> Presse locale : vous avez dit routine ?</b><br />
Pendant ce temps là, 41 journalistes ont décidé de quitter <i>La Provence</i>, profitant de cette merveille qu’est la clause de cession. Et le chiffre pourrait encore augmenter…</p>
<p>Dans le même temps, un certain Guy Philip, ancien dir-com’ de Jean Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de ladite <i>Provence</i>, <i>Nice </i>et <i>Var-Matin</i>, entre autres. Vous avez dit influence ? Non, routine, répond l’écho…</p>
<p>Et un certain Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <i>La Provence</i>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver. Ce rescapé de la presse people mais aussi compagnon d’infortune de Michel Butel, qui lança, naguère, « <i>L’autre journal</i> » où Marguerite Duras faisait des gammes, se fait fort, grâce à ses relations parisiennes, d’avoir de vraies pointures pour endosser le costume de red’ chef occasionnel. Ainsi, il pensait inviter Jean–Claude Izzo. Silence de mort parmi les journalistes. Il est vrai qu’au moment où Izzo s’en est allé, Dahmani ne savait peut-être pas réellement où était Marseille.</p>
<p>Autre sujet d’affrontement à venir, dans la petite cour locale du journalisme, attendons de voir comment les fiers à bras qui entourent le maire de Marseille réagiront face à la petite chaîne Marseille, <i>L.C.M.</i>, accusée d’avoir roulé contre le pouvoir local.</p>
<p>La question se posera aussi pour « <i>Marseille l’Hebdo</i> », qui n’est pas réellement en odeur de sainteté à l’Hôtel de Ville. L’astuce sera de dire qu’il faut renforcer le journal en lui donnant un orientation plus féminine… C’est du moins ce que suggère le PDG pour forcer une nouvelle vision…</p>
<p>Et hop… ! <i>France 3 Mediterranée</i>, qui a eu l’insigne privilège de recevoir une mise en demeure du CSA, après la diffusion d’un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini n’aura pas ce genre de souci… Vous avez dit routine, commentera l’observateur pressé d’un univers médiatique fatigué… Non, influence, répond l’écho…</p>
<p><b> Questions en vrac</b><br />
Il est temps de tourner d’autres pages. Celle de cet autre regard, par exemple. Qui a quand même laissé glissé trop d’encre affective au cours des derniers mois. Marseille, cap 2014, c’est l’objectif. Il faut néanmoins revenir sur certains détails du scénario qui s’achève en ce mois de mars 2008.</p>
<p>Tout n’a quand même pas été parfait dans la « belle campagne » de la gauche. De coup en coup, la machine a avancé.</p>
<p>Ce n’était pas que du bluff. La preuve ? La gauche est majoritaire dans huit arrondissements (1er, 2e, 3e, 5e, 11e, 13e, 14e, 15e).  Avec des scores allant de 50,51 dans le 5e, fatal à la victoire du champion de la gauche, à 60% dans le 1er. On pourrait ajouter dans le paquet cadeau de la défaite le 15e, où l’élection de Samia Ghali le 9 mars, laisse une gauche rassemblée à 49,74% des voix. Comptez ! Avec ça, à Lyon ou Paris, sans secteurs mais  avec les seuls arrondissements, la gauche l’aurait emporté. Sacré Pasqua ! Il reste le maître du découpage électoral sur mesure…</p>
<p>Dessinez une carte, et vous verrez là une ville coupée en deux, avec ses poches de pauvreté, ses lambeaux de mémoire ouvrière, ses zones d’influence socialiste et ses beaux quartiers, fiefs des jupes plissées et des costards qui tombent à la perfection.</p>
<p>Car il faut aussi regarder autre chose dans cet ébahissement qui a saisi certains hommes et femmes de gauche au terme de six mois de campagne…</p>
<p>Le piteux 33% (Franceschi plus Bennahmias) dans le 8e, avec une extrême gauche à 5,54%. Le piètre 39,91% du 12e, tombé à droite pour une poignée de voix en 1995 et désormais bastion de l’U.M.P. Robert Assante.</p>
<p>Ou encore l’inexplicable 53,10% de la droite dans le 4e ? Enfin, inexplicable… Façon de parler. Sans doute trop facilement compréhensible, le truc… Des quartiers dont Bruno Gilles a fait son pré carré et où les élus de gauche n’ont visiblement pas assez fait montre de leur présence depuis des décennies.</p>
<p>La remarque vaut aussi pour le 10e, où la droite est à 54% ! Fermons les yeux d’effroi face aux 62% de Teissier dans le 9e, pour maudire ceux qui, au P.S., jouent depuis des années avec les candidats et désespèrent les électeurs. Hier, un neveu de Charles-Emile Loo, un jour une femme, le lendemain, une femme verte, le surlendemain, une candidate de la diversité, pour arriver, en bout de course, à l'ex-tête de liste de 2001… Quelle audace ! Quelle imagination ! Quel gâchis !</p>
<p>Ensuite, additionnez les talents de conseillers généraux brillamment élus en 2004. Ecochard, Olmeta, Zeitoun, Rouzaud, Carlotti… Et cela vous offre une mairie à la droite dans les 4/5...Vous avez dit bizarre ? Qu’ils nous rassurent, qu’ils usent leurs semelles, pas seulement lors des rituelles campagnes électorales. Qu’ils nous prouvent que la présence sur le terrain, l’écoute, le dialogue, c’est eux, rien qu’eux, nul autre qu’eux…</p>
<p>Il faudra aussi que la gauche, qui s’est démenée en agitant beaucoup d’idées et en agitant les symboles – un intello à Euromed, que c’est audacieux ! Une beurette 1ere adjointe, que c’est gonflé ! -, mais l’agitation est-elle une politique ? C’est en ayant prise sur le réel, au quotidien, que l’on fait bouger les choses. Pas en distribuant des images pieuses pour le bon peuple laïc. Il veut qu’on lui parle, qu’on lui dise, qu’on l’entende ! Car ces élus, qui sont de bons gestionnaires, cumulent sûrement trop les mandats et oublient un peu, souvent, qu’ils sont la grâce de la volonté du peuple, et qu’il est facile, même ingrat, que l’usage du bulletin les congédie à la moindre contrariété.</p>
<p>D’accord, tout cela a fait bouger les lignes. C’est bien. Qu’en restera-t-il une fois les promesses d’un introuvable printemps laminées par le temps qui passe ?</p>
<p>Il y a une vie après le défaite.<br />
Il y a même un espoir.<br />
Jean-Noël Guérini a eu l’immense mérite de le faire vivre.</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Gaudin est maire, Guérini en embuscade ou en premier ministre ? Le centre renaîtra-t-il à Marseille?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</guid>
<description><![CDATA[
Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l&#8217;électi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" title="guerini-gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" alt="guerini-gaudin.jpg" align="left" border="1" height="192" hspace="12" vspace="12" width="349" /></a><b></b></p>
<p><b>Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l'élection municipale de Marseille.</b> Il y avait comme une intensité, une émotion visible dans tous les regards, dans les postures, presque romanesque. Une volonté de vouloir bien faire, de tamiser les risques de mauvaises surprises, de vivre honnêtement l'humilité et surtout, de prendre, quel que soit le camp politique où l'on se situât, conscience de la réalité du scrutin, la vérité des urnes.</p>
<p>Rarement le comptage des bulletins devant élire le premier magistrat de la ville, à été suivi avec autant d'attention, comme si l'impossible pouvait encore se produire. De part et d'autre, l'égrenage des bulletins, a fait retenir son souffle à l'assemblée... 47, 48, 49, 50, 51, c'est fait, Jean-Claude Gaudin est élu ! On sentait comme un "ouf" de soulagement collectif, comme si, jusqu'au dernier moment, cette victoire à l'arraché devait pouvoir être remise en cause par le secret des votes de ses amis politiques... Le maire sortant, étrangement ratatiné, se grandi spontanément, il sut désormais, qu'une charge énorme lui incombait et qu'elle était plus difficile que jamais. "Ah !!!" entendait-on dans l'hémicycle Bargemon.<br />
<b><br />
Voir et comprendre, réaliser en somme...</b><br />
47,48,49, Jean-Noël Guérini, fraîchement réélu la veille à la présidence du très riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, réalisait qu'il n'y aurait pas, pour lui, de 50, et encore moins de 51. La lenteur du dépouillement fit subitement comprendre à celui qui a obtenu le meilleur score des progressistes marseillais depuis 25 ans, qu'il ne serait pas, au final de cette incroyable aventure, maire de Marseille. Il y eut, en ce moment, comme une réalité psychologique qui s'imposât. Une réalité dont, à la seconde, loin du tumulte d'une campagne qui fut l'une des plus longues de l'histoire de Marseille, le candidat de gauche discernait l'impitoyable couperet. Sans nul doute il sut qu'il s'était imposé comme le leader de l'opposition, il comprit qu'il était devenu incontournable et que rien ne pourrait se faire sans lui désormais. Après avoir bien épluché tous les résultats, les sondages, les études prospectives, les zooms qualitatifs... Il se convint du succès et du travail réalisé : réunir la gauche, ouvrir au centre, mobiliser les baronnies et séduire au-delà de ses frontières naturelles.</p>
<p>Tout le monde reconnaît l'excellence de sa campagne, aux premiers rangs desquels les plus fidèles UMP. Il a tenu sur la longueur, et son programme travaillé et chiffré sera, sans nul doute, repris en grande partie par Jean-Claude Gaudin, une aubaine pour le vieux cacique, dans le plus grand intérêt des Marseillais. Pour autant, on sent dans le regard de cet affectif, de ce catholique pratiquant, une prise de conscience, celui de la non victoire. Le début d'un vrai deuil. Lorsque le maire enfile l'écharpe républicaine, l'homme réalise soudainement qu'il est encore assis. Sûrement douloureux.</p>
<p><b>Les affres des derniers jours de campagne pour Guérini</b><br />
Les derniers jours de la campagne ont été affreux pour les candidats, en particulier pour Guérini qui avoue en avoir été blessé. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/19/guerini-elu-gaudin-inquiete-quelle-majorite-de-paille-ou-de-faiblesse/" target="_blank">Rien ne lui aura été épargné</a>, les tracts diffamatoires sur son nom (jouant de l'homonymie avec le chef de la pègre des années 40 et 50, nous avons même lu l'un d'entre eux qui prétendait que c'était son frère ! Sauf que lui-même est né en 1951...), les libelles en arabe distribués par grandes eaux dans les boîtes aux lettres sur la religion juive de sa femme et son opposition à la construction de la grande Mosquée de Marseille dans les quartiers musulmans ou supposés l'être (ce qui est faux, naturellement, il en est même l'un des principaux défenseurs), la manipulation de la presse notamment <i>France 3 Méditerranée</i> laissant filer, 3 jours avant le 2e tour, un reportage vidéo-trottoir l'accusant de toutes les bassesses avec mise en demeure tardive, c'est à dire après l'élection, du CSA (l'instance de régulation nationale de la presse audio-visuelle affirmant "qu'il ne fallait plus recommencer !"), l'incroyable parti pris en début de campagne du quotidien régional, fraîchement racheté par le groupe Hersant, <i>La Provence</i>. Les incroyables inscrits Varois dans le secteur éligible de  Guérini, qui laissent toujours songeur sur la propreté électorale qui ne sont pas sans rappeler, si elle sont avérées, les funestes méthodes du RPR pour emporter les "guerres" électorales avec des personnes aussi affables et peu amènes qu'un Charles Pasqua, expert peu regardant, dont les leçons font encore mouche semble-t-il. Les Giscardiens se souviennent encore des 13 millions de francs permettant d'éditer avec l'appui sans condition d'un Pierre Joxe socialiste, alors en charge de l'élection de François Mitterand, négocié dans une sombre cave du quartier latin parisien, du tract anti-giscardien, "Le petit télégraphiste de Moscou". Quand aux supposés diamants... Infamants et stupides ! Un bon deal RPR-PS ! Dieu merci l'histoire sait faire naître la vérité, une bonne leçon. Tout se sait un jour et la vérité triomphe toujours... Malheureusement toujours trop tard, les historiens sont impitoyables de vérité, 20 ans trop tard, on ne saurait les en blâmer... Mais à l'aune de l'actualité électorale de Marseille, tout fait viande à nouveau et, en l'occurrence, assaisonnée à la morale "allégée"...</p>
<p><b>Un consensus salutaire, réel ?</b><br />
Pour autant, le plus admirable de cette cérémonie fut l'envie de bien faire, réelle ou supposée, contrainte ou naturelle. Hormis les saillies inaudibles, violentes et hors de propos d'un Patrick Mennucci rongeant son frein, Jean-Claude Gaudin, en fin politique, sait qu'il ne pourra rien faire sans Guérini, le vrai patron de l'opposition. D'abord parce qu'il connait l'état financier de sa ville, exsangue, ensuite  parce que son opposant est le président du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, et qu'enfin, selon lui, les Marseillais se sont reconnus dans nombre de propositions de son adversaire. Il tend donc la main, après avoir accordé tous les bureaux et les moyens à son opposition, gage de bonne volonté (information à vérifier dans quelques semaines...). Il ne sera plus le patriarche, maître du micro pendant la comedia dell'arte que furent ses conseils municipaux de naguère.</p>
<p>Immédiatement, il estime que le slogan de son opposant "Faire gagner Marseille" n'est plus antinomique avec son ambition de faire "Partager la réussite de Marseille " (son slogan de campagne). Il avoue avoir "entendu pendant la campagne les attentes des Marseillais en matière de propreté, de logements, d'équipements sociaux, de qualité de vie". Son programme ne pourra se réaliser qu'en "recherchant avec l'opposition une convergence de vues". Le ton est donné, le fond de la mandature aussi.</p>
<p>Jean-Noël Guérini répond avec consensualité, à la hauteur de l'événement, en républicain démocrate. <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/21/jean-noel-guerini-il-n%e2%80%99est-pas-question-une-fois-les-elections-passees-que-les-idees-et-les-projets-que-nous-avons-defendus-rejoignent-le-cimetiere-des-reves-decus-conseil-municip/" target="_blank">Il félicite d'emblée  le nouveau maire, rappelle le nouvel état des forces, presqu'égal : 4 secteurs pour lui, contre 4 secteurs pour la majorité, et bombarde la criante conclusion : une fracture insupportable et dangereuse pour la Ville de Marseille. De fait, il souhaite une gestion de la ville plus "équilibrée", plus "juste."</a></p>
<p>Non sans répliquer aux affiches, aux propos et aux slogans lancés par le candidat Gaudin durant la campagne et qui laissaient supposer qu'aimer Marseille équivalait à voter pour lui, Guérini rétorque que l'amour de Marseille appartient à tous, y compris lui, sans qu'aucun ne puisse s'arroger l'exclusivité dudit amour, sans monopole électoraliste ou patriarcal. Il affine, manière d'inviter son collègue à suivre ses propres prescriptions, qu'il n'est pas question que les idées développées pendant sa campagne "rejoignent le cimetière des rêves déçus". Puisque Jean-Claude Gaudin a fait un pas vers lui, il en fait un aussi : "Le dialogue, l'écoute et le respect devront présider à la mise en forme et à la réalisation des projets sur lesquels nous serons amenés à travailler pour le bien des habitants."</p>
<p>Jean-Noël Guérini pense à un syndicat mixte des transports, expérimenté dans les villes qu'il affectionne et dont il sait les réussites, Lyon et Barcelone entre autres,  mais aussi pointe le "drame de la pauvreté, les retards dans certaines cités ou quartiers." Dans un discours cadre où l'on se demande qui est vraiment le maire de Marseille, il donne le cap de ce qu'il convient de faire : "l'urgence nous commande de dépasser la loi commune et de mettre en place les outils qui favoriseront une marche en avant profitable à chacun."</p>
<p><b>Une mandature impossible? Le centre renaîtrait-t-il à Marseille ?</b><br />
Au final, nous voilà dans une mandature impossible et pourtant, peut-être, salutaire. Celle d'une cohabitation in vivo, in concreto. Gaudin effectuant son dernier round électif, il en sortira à 74 ans, et Guérini préparant sa future élection, rêve d'enfance, à la mairie de Marseille. Les deux hommes se respectent. Ils vouent à Marseille le même culte, la même passion, ils sont de quartiers différents, Guérini pour le populaire quartier du Panier, celui qui a su intégrer toutes les migrations, Gaudin, pour sa mairie de Bagatelle et Mazargue, les quartiers riches et bien pourvus. Ils ne sortent pas de grandes écoles, ils se sont construits par passion, pour et par eux-mêmes. Les deux gouvernent au centre, ils sont rassembleurs. Démocrate chrétien ou social démocrate, les étiquettes peuvent être facilement collées à l'un ou l'autre. Une différence qui, en France, parait ténue, pour ne pas dire inexistante, il sera intéressant de voir ce que produira cette cohabitation...</p>
<p>Rêvons... Et si Marseille devenait le terrain expérimental de la rencontre des centres, ce qu'elle a toujours été, historiquement. Gaston Defferre, soutenu par De Gaulle pour asseoir l'anti-communisme en 1946, Vigouroux qui n'a rien fait d'autre avec le talent qu'on lui reconnaît un peu tardivement (Euromed, les lieux culturels mais surtout, "Marseille espérance", là où se retrouve tous les chefs religieux pour parler, réfléchir et proposer ensemble. Un sas de décompression génial en période de supposée guerre de religions). Gaudin, qui ne cesse d'affirmer qu'il provient de cette famille centriste (il est pourtant le vice-président du parti présidentiel et, semble-t-il, reconduit dans ses fonctions), par conséquent que sa culture est de tendre la main à un Guérini dont les gènes sont naturellement réalistes voire pragmatiques.</p>
<p>Est-ce que Marseille, une fois de plus, ne pourrait réaliser le rêve national, le pari fou et si sensé de Bayrou? Sûrement moins précis dans les concepts, sûrement plus juste dans le vivre ensemble. Creusons un peu la réflexion. Si à Marseille on gouverne sans drapeau, sans bannière, rouge, rose, orange ou bleue, le seul souci politique proviendra seulement du prochain congrès national du Parti socialiste. C'est là où le positionnement de Jean-Noël Guérini sera forcément majeur. Lui, le leader incontesté de la fédération du PS 13, dirigée par son fidèle Eugène Caselli . C'est de là que nous comprendrons la ligne à discerner au-delà de la phase, forcément centrale et rassembleuse, du moment.</p>
<p>Ségolène Royal et sa volonté de rapprochement avec le Modem, Bertrand Delanoë, lui aussi partisan d'un recentrage socialiste sans être allé au bout de ses intentions à Paris, ou la cohorte des rénovateurs ? François Hollande à raison de jouer la durée et le respect du calendrier, on verra à l'automne...</p>
<p>Guérini prétend qu'il n'est marié à personne, il a imposé un inter-groupe (PS-Verts-MoDem-Pcf-société civile) à la mairie, dont il sera le patron, mais son directeur de campagne, le très ségoliniste Patrick Mennucci, veille au grain...</p>
<p>Guérini devra trancher à l'automne, le Sénat ou le leadership municipal de l'opposition? Un seul bouillonne d'impatience, le nouveau maire du 1er et du 7e arrondissement, Patrick Mennucci en personne...</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Municipales et cantonales à Marseille : Guérini élu, Gaudin fébrile... Quelle majorité, de paille ou de faiblesse ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 21:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au lendemain des élections locales, qu&#8217;elles soient municipales ou cantonales, les états-maj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" title="550.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" alt="550.jpg" align="left" border="1" height="242" hspace="12" vspace="12" width="322" /></a><b>Au lendemain des élections locales, qu'elles soient municipales ou cantonales, les états-majors s'agitent pour respecter ou infirmer les promesses données aux uns et aux autres durant les campagnes.</b> Le nombre de postes ou de sièges n'étant pas extensible à l'infini, contrairement aux engagements de campagne... Il y aura forcément des heureux et des déçus qui dénonceront avec force trémolos dans la voix la trahison de dernière minute, souvent à juste titre, c'est la loi du genre. Le calendrier, quant à lui, s'accélère et les négociations vont bon train pour tirer ça au clair. L'expérience humaine est souvent douloureuse dans ces moments de vérité ou l'hypocrisie formatée des campagnes de rassemblement doit laisser place au pragmatisme solitaire de la nouvelle configuration du temps, des lieux et des personnes... Avec ses nouveaux rapports de force que l'on soit majoritaire ou non.</p>
<p><b> Guérini élu d'office au Département</b><br />
Tentons d'y voir plus clair. Demain, selon la législation (premier jeudi après l'élection cantonale), le Conseil général des Bouches-du-Rhône doit élire son nouveau président avec des règles protocolaires très strictes. Jean-Noël Guérini, le presque gagnant des élections municipales de Marseille, tant sa campagne est admirée désormais jusque dans les rangs mêmes de l'UMP, parti que l'on a connu moins humble durant la campagne, a peu de souci à se faire, sa majorité est renforcée et son positionnement de leader de gauche "ouvert" et "rassembleur" ne fait désormais plus l'ombre d'un doute. Sur les 57 élus que comptent le département, 31 sont socialistes, 2 sont divers gauche, 6 sont communistes et seulement 17 sont UMP et 1 sans étiquette. Pour autant, il sera intéressant de voir comment ledit patron va répartir les pouvoirs des vice-présidences et des délégations selon la nouvelle carte électorale du département, le tout en ligne et en direct sur le<a href="http://www.cg13.fr/tele_election.html" target="_blank"> www.cg13.fr</a> paraît-il. Jean-Noël Guérini a su surprendre pendant sa campagne contre Jean-Claude Gaudin, nul doute qu'il aura encore "400 mètres d'avance" sur ce coup-là.</p>
<p><b> Gaudin et sa majorité de paille</b><br />
Vendredi matin aura lieu le premier conseil municipal de Marseille. Et là, les choses risquent de ne pas être aussi limpides qu'au Département. Pourquoi ? D'abord les chiffres :  49 élus de l'opposition guériniste pour 51 de la majorité gaudiniste et un élu du front National qui risque d'être souvent bien utile à l'édile marseillais, en route pour son troisième mandat. Il en a l'habitude puisque, élu à la présidence du conseil régional Paca naguère , il gouvernât avec l'extrême droite sans trop se sentir géné. Plus encore, il soutint avant même d'être candidat lui-même, contre son camp, Daniel Simonpiéri à Marignane. Ledit Simonpiéri étant un élu Front national pendant plus de 30 ans puis MNR, un court instant, avant de devenir le pourfendeur des causes pieds noirs peu affables. C'est l'homme de la statuaire immonde au regard de la relecture partisane et peu acceptable de l'histoire de la guerre en Algérie et de la paix en Méditerranée. Dieu merci laminé aux dernières élections, Gaudin ne lui aura servi de rien, et le soutien de Muselier et de l'UMP à son concurrent a été bien plus bénéfique que cette amitié gaudiniste incompréhensible...</p>
<p>Ainsi, la majorité du très habile maire de Marseille, en termes d'expressions pagnolesques quand il s'agit de charmer, est très loin d'être soudée. S'il semble acquis que le premier adjoint d'alors, autant dire Renaud Muselier, ne fait plus parti du jeu, calmé par une présidence probable à la Communauté urbaine (MPM) et un refus très abusif en termes de communication, selon la presse locale qui ne se lasse pas de cirer les pompes sans vérifier ses informations, d'entrer au gouvernement.</p>
<p><b>Premier adjoint : Blum ou Teissier  ?</b><br />
Bref, la lutte est quasiment ouverte entre Roland Blum et Guy Teissier pour le poste de premier adjoint. Si Blum semble tenir la corde, il est en effet bien plus fidèle à Gaudin que ne l'est Teissier, plus frondeur en ancien militaire qu'il est. Néanmoins, ce dernier est celui qui a apporté le plus d'élus à Gaudin, reconnu comme étant l'un des meilleurs parlementaires et fraîchement réélu à la présidence de la commission "défense" de l'Assemblée nationale.</p>
<p>Les dernières informations semblent vouloir nous convaincre que le prochain remaniement ministériel, autrement dit, après la présidence française de l'Union européenne, verrait l'entrée d'un Marseillais de l'envergure d'un Teissier, d'un bon oeil. Pour l'heure on répond à l'Élysée, sans trop maîtriser la langue de bois, que le choix s'est fait sur les meilleurs et que les candidats du pauvre Gaudin, que l'on tient peu en estime, "ne sont pas à niveau...". Teissier, intelligent mais trop à droite, mal à propos dans une politique d'ouverture désormais claire au centre voire à gauche, Muselier ? "trop con", "on le nourrit d'espoir, il a l' Union méditerranéenne, il n'en fera rien, on le regrette déjà... Honnêtement quelle enclume !"</p>
<p>Gaudin est fort mari de la situation, il souhaitait de tout cœur voir son principal concurrent interne catapulté à Paris, pour organiser ses affaires entre ses vrais et ses moins vrais amis locaux. Il a l'habitude, il sait faire, sauf qu'aujourd'hui, il suffit à Guérini de convaincre un seul des siens pour voir capoter ses projets municipaux. Sauf que le projet municipal du maire sortant à été ficelé à l'arraché, sûr qu'il était de sa victoire jusqu'à la mi-janvier, et surpris par la qualité de la campagne de son concurrent et de sa montée inexorable dans les sondages le donnant même gagnant contre lui, il n'a pas pris le temps nécessaire pour boucler son affaire. Le voilà seul devant ses formules d'agences de communication, 21 idées pour le XXIème siècle ! La formule l'a emporté mais quoi derrière? Nous le verrons, pour le meilleur ou pour le pire...</p>
<p><b> UMP : une campagne fort peu morale !</b><br />
Poussé, il est vrai par les instances nationales de l'UMP et surtout par l'Élysée. Il devait l'emporter coûte que coûte, sans trop regarder la morale. Sûrement que ce catholique convaincu et convainquant aura quelques remords de vérité au moment du jugement dernier, comme nous tous il est vrai. Sauf qu'il portait jusqu'alors sa bonne foi en bandoulière provençale, force bonnes formules à la bouche, de quoi déchanter désormais au regard  du contrôle de la presse locale, qu'il lui a valu les admonestations du CSA (instance indépendante de régulation de la Presse), un peu tardives, élections faites, et des attaques tous azimuts, souvent en arabe, pour pointer l'épouse d'origine juive de son concurrent et l'incroyable opposition inventée 2 jours avant le 2ème tour de Guérini sur la grande Mosquée, alors qu'il en avait été le principal instigateur en demandant de respecter les règles de la République sur la formation du clergé musulman.</p>
<p>Nous n'aborderons pas les surprenants 1880 électeurs du 4ème et 5ème arrondissements,celui dans lequel, étonnamment, Guérini était candidat, qui habitent et vivent dans le Var et qui ont fait élire Renaud Muselier, sans qu'ils n'aient jamais voté avant cette élection à Marseille. La justice donnera, dans 5 ans, son avis... La machinerie et les méthodes de l'ex RPR aura donc encore frappé à Marseille... Muselier connaît la musique non ? Pas grave, il est élu, il a débouché le champagne et bu au goulot avant même les résultats, un peu trop sûr de lui non ?</p>
<p>Nous tairons les excuses publiques imposées par le CSA au patron de France 3 Méditerranée, Patrick Gabet. Excuses charcutées sur leur site Internet de France 3, peu publiques parce que jamais diffusées sur le net contrairement aux préconisations du CSA. Ledit Gabet, candidat émérite aux honneurs impossibles, est si estimé par ses collègues, qu'il fut un candidat, hier tout juste, malheureux à la direction de l'école de journalisme et de communication de Marseille, soutenu par seulement 3 voix.</p>
<p>Les journalistes sont, somme toute, peu reconnaissants envers un collègue peu srupuleux lui-même des fondements de leur métier, autant dire, un minimum d'indépendance. Cela dit ils sont rares dans le coin, Lagardère et maintenant Hersant ayant dit ce qu'ils étaient, l'adoubement ou le RMI, on comprend le choix de nos valeureux journalistes locaux...</p>
<p>On ne peut que compatir et souhaiter la défaillance permanente voire la vigilance sans faille tant ils se sont reposés en oubliant le rôle qu'ils avaient à mener. Les journalistes devront se secouer les plumes ou se voir engloutir. Facile à dire et, une fois de plus, nous compatissons. Mais ont-ils choisis ce métier pour la villa avec femme et enfants? Il se trouve que ces nouveaux patrons de presse peu regardant, laissant l'oreillette ouverte pour le Gaudin ex-maire mais candidat déjà élu, s'est fait prendre pour un abusif suceur de pompes. C'est heureux mais pas assez selon nous. Surtout, la veille du second tour, un reportage où Guérini était traité d'escroc et de voleur, un scandale journalistique, digne d'une république bannière, mérite d'être catapulté très loin des sphères journalistiques.</p>
<p>Nous sortons des élections municipales dans la pire configuration politique possible. Nous vous fichons notre billet que le seul élu Front national fera souvent la couture entre les deux majorités presque égales. L'antithèse d'une bonne gouvernance. Exactement l'inverse de ce que proposaient les deux candidats Gaudin et Guérini. Les Marseillais ont tranchés, déchirés entre quatre secteurs populaires acquis à la gauche au Nord et les quatre secteurs de droite au Sud.</p>
<p><b> L'avenir de Marseille, on reconduit sans rien dire ?</b><br />
Précisément ce que ne devrait pas être Marseille qui avait su garder jusqu'alors son vivre ensemble, sans trop d'anicroches et qui faisait jusqu'alors, figure d'exemple mondial. Précisément la Marseille qui n'avait jamais vu poindre le moindre barbecue de voitures dans les cités, contrairement à Strasbourg et aux cités environnants Lyon ou Paris, voire Toulouse. Précisément ce qui faisait sa chance parce qu'elle se fondait sur le richesse de sa nature, qui est quasi exclusivement humaine, parce qu'elle n'avait pas su perdre le sens de la palabre et du vivre ensemble. A Marseille, ou l'on se fond humblement dans la nacelle ou on décolle ailleurs !</p>
<p>Les observateurs que nous sommes exultons, bien des choses vont se produire et nos lecteurs, nous l'espérons, nous ferons confiances, pas sûrs que les Marseillais dans leur ensemble le fassent... Honnêtement, on craint le pire, Papy Gaudin, rassurez-nous !</p>
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Municipales : Plainte pour diffamation contre France 3 à Marseille...]]></title>
<link>http://offtherecords.wordpress.com/?p=53</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 18:58:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mathieu D.</dc:creator>
<guid>http://offtherecords.wordpress.com/?p=53</guid>
<description><![CDATA[Le journal La Provence dans son édition d&#8217;aujourd&#8217;hui nous apprend que le candidat PS ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Rockwell, serif"><font size="2">Le journal <u>La Provence</u> dans son édition d'aujourd'hui nous apprend que le candidat <i>PS</i> à la Mairie de Marseille, <b>Jean-Noël Guérini</b>, a décidé de porter plainte contre <b>France 3</b> pour diffamation. Cette plainte fait suite à un reportage diffusé dans le journal régional du midi, dans lequel des opposants le qualifient de « <i>voleur</i> » et de « <i>menteur</i> » (<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4p4mf_marseille-guerini-diffame_politics" target="_blank">découvrez ici le reportage incriminé</a>).</font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Rockwell, serif"><font size="2">Un reportage qui suscite la controverse, d'autant plus que les sondages sont très serrés pour le second tour entre le candidat socialiste, qui a obtenu le soutien du <i>Modem</i>, et le candidat <i>UMP</i>, <b>Jean-Claude Gaudin</b> qui n'est autre que le maire sortant de la ville. Le <u>CSA</u> devrait être saisi prochainement de l'affaire.</font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Rockwell, serif"><font size="2">Jean-Noël Guérini n'a pas attendu bien longtemps pour repenser ses rapports avec la chaîne des régions. Invité sur l'antenne locale de France 3 aux côtés de son adversaire, il a finalement quitté le plateau cinq minutes avant le début de l'émission, laissant le journaliste dans l'embarras devant les caméras, faute de reportages en nombre suffisant pour combler ce départ...</font></font></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Rockwell, serif"><font size="2"><b><u>EDIT du 18/03/2008 :</u> Le CSA a examiné aujourd'hui le recours du candidat malheureux à la Mairie de Marseille et lui a finalement donné raison en prononçant une mise en demeure à l'encontre de France Télévisions. Les sages ont également demandé au groupe de lui communiquer une série de mesures visant à éviter que ce genre de situation ne se reproduise dans l'avenir.</b></font></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Marseille : Lors du débat avec Guérini, Gaudin dégaine la lettre de soutien de Sarkozy]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 04:58:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</guid>
<description><![CDATA[
Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat
A quelques encablures du second tour d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4p0qw]<br />
<i>Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat</i></p>
<p><b>A quelques encablures du second tour de l'élection municipale de Marseille</b> (4 jours), voilà que le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, pourtant si sûr de lui, délivre ce soir, lors d'un débat décousu et sauvé, enfin, par un maître du jeu, M.Elkabbach, tout l'inverse ce ce qu'il souhaitait taire il y a quelques jours.  Bref, une lettre du président de la république qui propose quelque 50 millions d'euros pour Marseille.</p>
<p>Plusieurs choses doivent être notées. Il y a peine quelques heures, ledit Gaudin refusait absolument la présence de Sarkozy sur les rives du Lacydon pour cause de mauvais sondages, il disait même à qui voulait l'entendre que son dernier round serait pour et par lui-même. En réponse aux alertes élyséennes qui trouvaient l'ultime combat marseillais du vieux cacique un peu poussif. Vengeance ? réaction a rebours, les patrons de l'UMP, dont Devedjian, pensaient aussi la même chose, le vieux était cuit, occis !</p>
<p>Bref Sarkozy devait s'occuper des affaires de la nation et oublier les roches robustes qui supportent la Bonne-Mère. Loin des expressions pagnolesques qui font sa réputation, Gaudin se voyant noyé dans la lame de fond de son concurrent, a décidé de réagir, il devait donc mordre pour survivre. Il a, de fait, pris aux mollets le jeune candidat de gauche, Guérini, de loin son cadet, dont il dit tout et son inverse : prometteur invétéré et aussi expérimenté que lui puisque patron d'un budget dont il aurait rêvé, celui du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône. Autre paradoxe. Il a usé sans nul doute de tous les arguments de la mauvaise foi avec force transpiration sur le front. Cet homme est donc devenu conscient que son pouvoir est précaire et que son projet de modernité ne vaut pas une cacahuète sérieuse, c'est à dire 74 ans à son sortir. 74 ans? oui, l'âge qu'il aura post-modernement à la fin de son dernier hypothétique mandat...</p>
<p>Poursuivons, le banni Sarkozy des affres particulières de Marseille, que ledit Gaudin a apprécié sur le tard sans jamais s'y reconnaître, sauf à se voir pourvu d'un perchoir sénatorial, beaucoup plus vif pour lui qu'une mairie épuisante qui lui échappe, tant les luttes intestines entre son directeur et son chef de cabinet sont de notoriété publique, décide, en désespoir de cause, sur son marché, une non décision électorale : tous seront là autour de moi et feront montre d'une unité de façade pour gagner. Tel est le leitmotiv.</p>
<p><b>L'étrange lettre de Sarkozy </b><br />
Mais alors Sarkozy? Le nabot raillé si cruellement par Gaudin lui-même, qui ne croyait ni en son avenir ni en sa capacité à tenir les rênes du pouvoir, le sert opportunément. Le chiquet avide non de sens mais de photos dans "Paris -Match" selon Gaudin s'entend, devenu Président de la République, lui aurait écrit une lettre édifiante.</p>
<p>1er point, la date de ladite lettre laisse songeur, elle est datée du 6 mars, donc d'avant le 1er tour. Alors pourquoi Gaudin n'en a pas parlé avant ?</p>
<p>2ème point : si elle n'est pas anti-datée, pourquoi Gaudin, comme il l'a dit ce soir lors du debat avec Guérini sur LCM,  l'a gardée sous le coude pour porter l'estocade à son adversaire dans l'entre deux-tour, alors pourquoi s'en servir à quelques jours du deuxième tour ? C'est pourtant lui-même qui pourfendait les méthodes incohérentes et violentes du Président de la République. C'est lui-même qui a refusé la venue de Sarkozy à Marseille, c'est lui-même qui l'a mouché en lui disant que sa baronnie marseillaise lui appartenait quand l'Elysée et le siège national de l'UMP pensaient que la dernière campagne électorale du vieux tardait à émerger ! Que de paradoxes opportunistes, presque essoufflant pour les électeurs qui doivent se sentir manipulés plus que jamais !</p>
<p>Mais, au fait , que dit cette lettre ? Mensonge, mensonge, pure invention.. Comme disait Giscard naguère à propos des avions renifleurs face à un parti socialiste impitoyable et menteur, revanchard et amoral. Disons un engagement personnel entre-amis, tout  au plus, comme l'avait fait Fillon en pleine campagne pour soutenir son ami Gaudin, qui le conchiait pourtant, pensant qu'il n'avait pas besoin d'un tel navet pour fleurir ses lauriers locaux... Avant, évidemment, de s'apercevoir que ledit "navet" était devenu populaire...</p>
<p>Alors nous ne résistons pas au fait de vous présenter ladite lettre in extenso, sans rien enlever, juste pour l'information. "Monsieur le maire, cher Jean-Claude", Vous noterez évidemment les mensonges et la survente de Gaudin sur la LGV. Ce n'est pas parce qu'elle " a sa préférence", selon les vœux présidentiels, que ce dernier s'engage, bien au contraire, alors que, comme son premier ministre, il aurait pu survendre pour soutenir Gaudin.</p>
<p>Guérini a raison dans son intuition d'animal politique, cela en est presque navrant pour Marseille... C'est à dire sa chute acceptée... Ce qui pouvait faire émerger la Cité phocéenne économiquement n'aura pas lieu selon-nous pour cause de quelques minutes gagnées entre le Nord et le Sud de l'Europe, c'est à dire quelques millions économisés. Paris-Nice, Barcelone-Gènes, ne passera donc pas par Marseille. C'est ainsi...</p>
<p>On reconnait le bon sens du concurrent Guérini d'aller voir, au lendemain de son élection à la la mairie de Marseille, le Président pour réclamer les 52 millions promis à l'arrachée par le Président de la République à son pourtant ingrat candidat Gaudin, qui n'y croit pas plus que nous... Nous serons néanmoins très vigilants sur ces effets d'annonce dont l'ex-RPR fut friand et, devenu UMP, toujours dans la norme. Il nous avait semblé que les méthodes chiraquiennes avaient fait long feu. Il nous avait semblé que le candidat Sarkozy, l'avait compris au point de proposer une rupture. Rien de tel, sauf qu'il s'agit du président, de quoi être très, très attentif. Nous savons le résultat, nous saurons le réclamer, le cas échéant... bref sommes-nous heureux de ce mensonge perpétuel ? Non, assurément !</p>
<p>Notre seule entrée mondiale sera donc maritime, mais il se trouve que Gaudin la brade aux croisiéristes, sans structuration économique, là aussi, cause perdue... Pas de quoi attirer Microsoft ou le siège mondial de L'Oréal. On les comprends...</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/lettre-sarkozy-1.pdf" target="_blank">Lette du Président de la République</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guérini renoue avec le Palais des congrès du parc Chanot jeudi à 18h00 pour l'emporter aux municipales de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=205</link>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 12:00:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Jean-Noël Guérini, candidat de gauche aux municipales de Marseille, au coude à coude avec le mair]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini.jpg" title="guerini.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini.jpg" alt="guerini.jpg" align="left" border="1" height="225" hspace="12" vspace="12" width="264" /></a><b>Jean-Noël Guérini, candidat de gauche aux municipales de Marseille</b>, au coude à coude avec le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, au sortir du premier tour, a décidé de choisir le Palais des congrès du parc Chanot pour son dernier grand rendez-vous de campagne, jeudi prochain à 18h00.</p>
<p>Cet événement aura donc lieu le lendemain du <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/10/duel-televisuel-entre-gaudin-et-guerini-pour-le-deuxieme-tour-des-municipales-de-marseille/" target="_blank">débat à l'américaine </a>qui l'opposera à son adversaire UMP, mercredi 12 mars de 18h30 à 20h00 sur les ondes d'Europe 1 <span class="actualite-description">(104.8 FM) </span>et sur La Chaîne Marseille (LCM).</p>
<p>Le candidat de gauche, dont les listes viennent tout juste <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/10/fusion-avec-la-liste-du-modem-de-jean-luc-bennahmias-conference-de-presse-du-10-mars-2008/" target="_blank">de fusionner avec celles du MoDem de jean-Luc Bennahmias</a>, s'était vu interdire par la mairie de tenir meeting Cours Estienne d'Orves avant le 1er tour. Il avait donc opté pour <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/08/marseille-municipales-jean-noel-guerini-tient-huit-meetings-uniques-au-monde/" target="_blank">un meeting itinérant très novateur</a>.</p>
<p>Cette fois-çi, il choisit une formule plus traditionnelle qu'il avait déjà utilisée avec succès en milieu de campagne, pour réunir ses amis progressistes de gauche et du centre afin de faire une démonstration de force avant le second tour de dimanche prochain qui déterminera le futur maire de Marseille.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Duel télévisuel entre Gaudin et Guérini pour le deuxième tour des municipales de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=203</link>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 17:37:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après d&#8217;âpres négociations, les deux candidats à la mairie de Marseille, le maire UMP sort]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" title="guerini-gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" alt="guerini-gaudin.jpg" align="left" border="1" height="203" hspace="12" vspace="12" width="269" /></a><b>Après d'âpres négociations, les deux candidats à la mairie de Marseille,</b> le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin et son concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, ont finalement accepté  de confronter leur projet lors d'un débat ce mercredi 12 mars, de 18h30 à 20h, sur le plateau de La Chaîne Marseille (LCM) en partenariat avec Europe1 (104.8 FM).</p>
<p>Ce face à face sera organisé  "à l'américaine" c'est à dire debout derrière un pupitre. Les deux prétendants à la mairie de Marseille, arrivés au coude-à-coude lors du 1er tour des municipales, répondront aux questions, souvent redoutables, de l'animateur Jean-Pierre Elkabbach.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Egalité presque totale entre Gaudin et Guérini aux municipales de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=201</link>
<pubDate>Mon, 10 Mar 2008 04:03:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce matin à 5h00, au regard des résultats réels bureau par bureau, nous sommes dans une quasi éga]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin-guerini.jpg" title="gaudin-guerini.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin-guerini.jpg" alt="gaudin-guerini.jpg" align="left" border="1" height="352" hspace="12" vspace="12" width="343" /></a><b>Ce matin à 5h00, au regard des résultats réels bureau par bureau, nous sommes dans une quasi égalité</b>, les estimations de 22h00 donnant un 41 % pour Gaudin et un 40,1% pour Guérini sont très imprécises, et pour cause, il est quasi impossible de donner un chiffre sérieux, tout se passe à quelques centaines de voix près. Force est de constater néanmoins que deux têtes de liste sont élues au 1er tour à gauche, Lisette Narducci et Samia Ghali. Sylvie Andrieux quant à elle, frise la victoire à 49,19%. Du côté UMP, un seul élu, Gaudin lui-même dans son secteur et un bon score de Guy Teissier.</p>
<p>Le second tour sera donc décisif, d'abord dans les 4/5 avec un Jean-Noël Guérini qui doit absolument refaire son retard de presque 5 points. Patrick Mennucci, directeur de campagne de Guérini, semble hors de portée de Roatta sur le 1/7 avec le report des voix de presque 9% de l'extrême gauche qui a clairement appelé à voter pour les listes Guérini ce soir.</p>
<p>Tout dépendra donc de la mobilisation des abstentionnistes du 1er tour, fort nombreux à Marseille, et du bon report du Modem, qui semble presque acquis à Guérini ainsi que de l'absence de triangulaire avec le FN qui négocie pourtant âprement avec Gaudin contre la Mosquée, les finances exsangues de la ville et de la Communauté urbaine, le logement inaccessible aux pauvres et aux classes moyennes, terreau du Front National...</p>
<p>Tout se jouera donc sur la mobilisation des deux camps à Marseille. Tout se gagnera sur quelques centaines de voix. <a href="http://www.dailymotion.com/search/marseille%2Bmunicipales/video/x4nqlk_guerini-reagit-au-1er-tour-de-marse_politics" target="_blank">Guérini, élu aux cantonales dans son canton</a>, ses co-listières élues aussi de manière remarquable, semble tenir la corde, ce qui semblait impossible il y a encore quelques semaines. De l'avis de la presse locale, nationale et internationale, sa campagne a été exceptionnellement dynamique. Sera-t-elle pourtant plus suffisante ? Le temps est venu de l'efficience et de l'efficacité, bulletin par bulletin, conviction de chacun de ses proches.</p>
<p>Malgré les propos rassurants de <a href="http://www.dailymotion.com/search/marseille%2Bmunicipales/video/x4nqlr_jeanclaude-gaudin-itw-resultats_politics" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a>, qui stigmatise le mauvais climat politique national, "excessivement tendu pour la droite et le centre "en oubliant le fait qu'il est lui-même l'un des patrons de l'UMP, jamais l'issue des élections municipales de Marseille n'a été aussi incertaine. Les deux camps le savent.</p>
<p>Aujourd'hui, sur les rives du Lacydon, il y a deux point de vue d'égale justesse : le dernier round de Gaudin est beaucoup plus difficile que l'édile ne l'a jamais imaginé, lui qui souhaitait ne pas faire campagne tant il était sûr de sa notoriété, une vraie leçon d'humilité contre la suffisance. De l'autre côté, la lame de fond, perceptible ces derniers jours chez Guérini ne s'est pas encore traduite dans les urnes.</p>
<p>Comme si les Marseillais hésitaient encore à sauter le pas du changement. Comme si les Marseillais aimaient râler sans vouloir changer les choses vraiment, il en va de la propreté ou de l'hygiène, du prix exorbitant des loyers, du transport mal géré, de la qualité de vie pour les familles notamment en matière de places de crèche... Tout ce qui ressortait, avant le 1er tour, des enquêtes d'opinion avec des scores éminents.</p>
<p>Les prochains jours seront décisifs, l'égalité est, pour l'heure, presque totale.</p>
<p>La victoire finale appartiendra aux abstentionnistes du 1er tour !</p>
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Municipales 2008 - Marseille : Guérini conforte son avance dans le fief de Muselier selon un sondage de La Provence]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=192</link>
<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 12:41:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Et de trois ! Après les deux sondages publiés hier donnant le socialiste Guérini vainqueur pour l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/gaudin-guerini.jpg" title="gaudin-guerini.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/gaudin-guerini.jpg" alt="gaudin-guerini.jpg" align="left" border="1" height="186" hspace="12" vspace="12" width="350" /></a><b>Et de trois ! </b>Après les deux sondages publiés hier donnant le socialiste Guérini vainqueur pour la première fois au 1er et au 2e tour des élections municipales à Marseille contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin (sondage TNS-Sofres Logica pour le Figaro : 51 % pour Guérini au 2e tour, contre 49 % pour Gaudin et L'Ifop-fiducial 40 % pour Guérini, 36 % pour Gaudin au 1er tour). Voilà que La Provence confirme cette tendance dans un sondage TNS-Sofres publié aujourd'hui et annoncé hier soir sur le site Internet de la provence.com.</p>
<p>Selon les intentions de vote aux élections municipales dans les 4e et 5e arrondissements à Marseille,  le challenger socialiste Jean-Noël Guérini  devancerait son adversaire UMP, Renaud Muselier au premier tour à 40% contre 37,5%. Le premier adjoint du maire sortant se trouverait ainsi devancé par le candidat PS à la mairie de Marseille dans l'un des secteurs clé de la ville. Celui qui fera sûrement l'élection générale à la mairie centrale avec le 1er secteur (1et 7e arr.)</p>
<p>Le Front national, quant à lui, récolterait 9 % des intentions de vote, le MoDem 6,5%, la Ligue communiste révolutionnaire et les Collectifs anti-libéraux 5%. Le Mouvement pour la France et le Centre national des indépendants ainsi que la liste d'Union pour la droite nationale seraient crédités de 0,5% des intentions de vote.</p>
<p>Si le Front National est en mesure de se maintenir au deuxième tour en dépassant les 10%, le 1er adjoint UMP Muselier aura donc fort à faire pour conserver son poste dans une triangulaire généralement favorable à la gauche. Pour l'heure, toujours au second tour, les deux hommes , Muselier et Guérini, sont au coude-à-coude à 50% chacun.</p>
<p>Ces trois sondages, qui vont tous dans le même sens, indiquent donc une tendance nettement favorable au patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône et commence à faire trembler les caciques en pace depuis 13 ans à l'hôtel de ville. Jean-Claude Gaudin aurait réunit en urgence son staff aujourd'hui pour organiser la parade. Trop tard ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales : une heure après l'Ifop, un sondage de la Sofrès donne Guérini futur maire de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=189</link>
<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 23:01:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=189</guid>
<description><![CDATA[
Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4inte]<br />
<i>Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l'action de sa campagne.</i></p>
<p>[dailymotion id=x4ijr1]<br />
<i>Jean-Claude Gaudin fébrile hier soir en apprenant les 2 sondages négatifs du jour décide, selon l'UMP, de "hausser le ton"</i></p>
<p>___________________________________</p>
<p><b>Le rythme des sondages municipaux marseillais s'accélère considérablement ces dernières heures.</b> Tous mettent en exergue une lame de fond qui donne Jean-Noël Guérini, le leader de gauche, qui mène une campagne effrénée depuis le début septembre 2007, gagnant dans tous les cas de figure contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin. On apprenait ce soir vers 19h00 via Reuters que <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/26/sondage-une-dynamique-en-faveur-de-la-gauche-se-dessine-a-marseille-selon-lifop/" target="_blank">les listes de Guérini l'emporteraient par une solide avance de 4 points au 1er tour selon l'Ifop</a> ( 36% pour Gaudin, 40% pour Guérini).</p>
<p>Moins d'une heure plus tard, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône obtiendrait 51 % des voix contre 49 % à son adversaire UMP au second tour des municipales. Apprenant la nouvelle ce soir en direct sur le plateau de France 3 Méditerranée, la célèbre faconde provençale du maire sortant ne pouvait cacher l'embarras, "Marseille reçoit aussi la température parisienne" riposte-t-il en ajoutant, "Nous assistons à une montée, un peu, du Front national et une stabilité du Modem, ce qui grignote un peu mes positions pendant que M. Guérini reste stable", a-t-il affirmé pour (se?) rassurer.</p>
<p>Les jeux ne sont pas faits pour autant, d'une part parce qu'il reste encore deux semaines de campagne et le vieux briscard de Gaudin réservera encore des surprises, sans nul doute. Pas fait non plus parce que, d'autre part, le savant découpage électoral par secteurs à Marseille rend très difficile les projections possibles en sièges. Reste que la partie s'annonce difficile pour Jean-Claude Gaudin. Ce soir, Gaudin poursuit sa mue, celle d'un homme qui doute, lui qui ne voulais pas même faire campagne il y a encore quelques semaines, faisant trépigner d'impatience quelques-uns de ses lieutenants qui eux, sentaient le vent tourner. L'inquiétude n'était pas tue non plus à l'Élysée ou au siège national de l'UMP.</p>
<p>Pourtant, selon l'enquête TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le maire sortant de Marseille accuserait trois points de retard au premier tour sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, avec 37 % des suffrages contre 40 %. Au deuxième tour, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône serait en tête avec 51 % contre 49 % à son adversaire UMP.</p>
<p><b>" la tendance est préoccupante"</b><b> selon Claude Bertrand </b><br />
Claude Bertrand, directeur de cabinet et principal conseiller politique de Jean-Claude Gaudin, reconnaît néanmoins que «la tendance est préoccupante». Selon lui, la majorité municipale est pénalisée par "la progression du vote-sanction à l'égard du président de la République". La parade est donc consommée, c'est la faute à Paris.</p>
<p>«Sur le terrain, on n'utilise pas du tout l'argument anti-Sarko», martèle Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Jean-Noël Guérini. Lui-même candidat contre l'UMP Jean Roatta dans le 1er secteur (1er et 7ème arr.), qui l'avait battu de justesse aux législatives. L'ancien responsable de la campagne de Ségolène Royal veut plutôt voir dans la progression de son patron la conséquence «de sa crédibilité en matière de gestion, acquise au conseil général, de l'adhésion croissante de la population marseillaise à son projet et du besoin de renouvellement qu'elle exprime. »</p>
<p>Les scores du FN et du MoDem respectivement crédités de 9 % et de 7 % des voix, ce qui semble confirmer le retour d'une partie des électeurs sarkozystes de 2007 vers leur vote traditionnel. Marseille aura bien valeur de test national. L'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, chef de file des bayrouistes marseillais, se voit déjà en profiter, dans le sillage d'une victoire de Jean-Noël Guérini. «Il y aura une majorité nouvelle à Marseille, et nous en ferons partie», confie-il à nos confrères du Figaro. Officiellement, sa liste «démocrate et écologiste» est prête à négocier une fusion avec le «mieux-disant» des deux finalistes «en matière de transparence et de développement durable» . En fait, le MoDem et le PS sont déjà d'accord pour se battre ensemble contre le chantier de l'incinérateur de Fos-sur-Mer, que Jean-Claude Gaudin estime indispensable.</p>
<p>De quoi durcir encore le matelas de sécurité du candidat de la "gauche ouverte". Celui que n'a jamais trouvé crédible le maire sortant lorqu'il pronostiquait un essouflement de la campagne de son adversaire dès le mois de novembre fort d'un sondage qui <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/12/05/resultats-du-sondage-secret-de-jean-claude-gaudin-pour-les-prochaines-municipales-de-marseille/" target="_blank">donnait M. Gaudin en avance de 10 points sur M. Guérini au deuxième tour</a>. Mais l'écart a fondu comme neige au soleil marseillais au fil des mois, passant à 3 points dans une enquête mi-février avant que les candidats ne soient mis à égalité, toujours au 2e tour, <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/22/sondage-municipales-marseille-guerini-gaudin-a-egalite-a-50-le-21-fevrier-2007/" target="_blank">selon un sondage OpinionWay du 21 février</a>. Désormais, le challenger Guérini est devenu le possible futur maire de Marseille.</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/marseille-lefigaro.pdf" target="_blank">Téléchargez le sondage TNT Sofres-Le Figaro complet</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sondage : une dynamique en faveur de la gauche se dessine aux municipales de Marseille selon l'Ifop (26 février 2008)]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=187</link>
<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 19:16:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=187</guid>
<description><![CDATA[
 Les listes soutenues par le socialiste Jean-Noël Guérini arriveraient en tête au premier tour d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/mrs-lechangement.jpg" title="mrs-lechangement.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/mrs-lechangement.jpg" alt="mrs-lechangement.jpg" align="left" border="1" hspace="12" vspace="12" /></a><br />
<b> Les listes soutenues par le socialiste Jean-Noël Guérini arriveraient en tête au premier tour des municipales à Marseille</b>, devant celles du maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin, selon un sondage Ifop-Fiducial, publié il y a quelques minutes par l'agence de presse Reuters.</p>
<p>D'après cette enquête pour Paris Match, les listes de gauche obtiennent 40% des intentions de vote et celles soutenues par la droite 36%. Pour la 1ère fois depuis le début de la campagne, l'Institut de sondage confirme la lame de fond perceptible en faveur des listes "Faire gagner Marseille" de Jean-Noël Guérini qui, en quelques mois, est passé du statut de challenger à celui de possible vainqueur.</p>
<p>Compte tenu de la spécificité du scrutin marseillais, où le maire est élu au suffrage universel indirect, l'Ifop n'a sondé son échantillon qu'en vue du premier tour.</p>
<p>Le rapport de force électoral révèle cependant "une dynamique indéniable en faveur de la gauche, laquelle 25 ans après la dernière élection de Gaston Defferre, serait potentiellement en mesure de reconquérir cette ville symbole", souligne-t-il.</p>
<p>Pour l'institut de sondage, Jean-Claude Gaudin "pâtit sans doute de l'impopularité actuelle du chef de l'Etat et plus localement de la polarisation des Marseillais, quelle que soit leur sensibilité politique, sur la propreté de leur ville (thème prioritaire pour 52% d'entre eux devant l'insécurité)".</p>
<p>L'autre enseignement de cette enquête concerne le Front national, indique l'Ifop. Avec 11% des intentions de vote, les listes conduites par Stéphane Ravier s'approchent de l'étiage présidentiel de Jean-Marie Le Pen (13,5% le 22 avril 2007 à Marseille) et, surtout, seraient en mesure de se maintenir dans plusieurs secteurs au second tour le 16 mars.</p>
<p>Cette question constitue sans doute l'inconnue majeure de ce scrutin municipal.</p>
<p>Ce sondage a été effectué les 22 et 23 février auprès d'un échantillon de 803 personnes, représentatif de la population de Marseille âgée de 18 ans et plus. (Avec Reuters)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sondage Municipales-Marseille : Guérini-Gaudin à égalité à 50% le 21 février 2007]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=181</link>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 09:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=181</guid>
<description><![CDATA[
Un sondage dévoilé par LCM le 21/02/2008 donne Gaudin et Guérini à égalité parfaite à moins ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4gkyj]</p>
<p>Un sondage dévoilé par LCM le 21/02/2008 donne Gaudin et Guérini à égalité parfaite à moins de 3 semaines avant le 1er tour.</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/sondage-lcm.pdf" target="_blank">Téléchargez le sondage complet</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Thierry Noir, journaliste à La Provence, réagit vivement à notre article sur le musellement de la presse locale par Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=173</link>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 22:20:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=173</guid>
<description><![CDATA[Chers lecteurs, 
Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir, qui recomm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/sarkozyrsfkf5.jpg" title="sarkozyrsfkf5.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/sarkozyrsfkf5.jpg" alt="http://img295.imageshack.us/img295/8603/sarkozyrsfkf5.jpg" align="left" border="1" hspace="12" vspace="12" /></a><b>Chers lecteurs, </b></p>
<p><b>Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir</b>, qui recommence à traiter la politique dans <i>La Provence</i> depuis que le quotidien a été racheté par le groupe Hersant. Dans ce billet, le journaliste attaque avec rancœur ses anciens confrères, le Conseil général, Jean-Noël Guérini… Sa réaction fait suite à nos deux derniers articles, celui que <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">Stéphane Menu</a> (ancien rédacteur en chef du <i>Pavé de Marseille</i>) nous a autorisé à publier, il en prend aussi pour son grade au passage, et le <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/08/peur-ou-contraint-gaudin-musele-sa-presse-sans-limites-meme-celles-de-lacceptable-democratique/" target="_blank">nôtre naturellement</a>. Nous tenons à rappeler que le texte de Stéphane Menu est extrait de son <a href="http://levenementdujedis.wordpress.com/" target="_blank">blog personnel</a>.</p>
<p>Nous n’aurions pas publié ce commentaire tant il est violent, mais il nous met au défi de le faire et, puisque nous assumons tout à fait ce que nous avons écrit, il est normal que M. Noir puisse avoir son droit de réponse. Il va de soi néanmoins que les propos relevant de la diffamation ont été coupés ainsi que ses coordonnées personnelles.</p>
<p><b>Extraits :</b></p>
<p>« Une connaissance m’a indiqué ce texte, puisqu’il qui parle de moi. Je réponds, même si je sais que le “modérateur” ne publiera pas ma réaction. Et d’ailleurs, c’est plus à lui que je m’adresse qu’aux lecteurs, s’il y en a, de ce site. J’ai beaucoup ri, à lire ce fatras, présenté comme un article de journaliste, sans en respecter les règles déontologiques. Ce mot est fondamental pour moi et je ferai (au futur et non au conditionnel) rendre gorge à qui affirmerait le contraire […].</p>
<p>Encore faudrait-il que les auteurs de ce site aient le courage de signer de leur nom. Mais le courage n’est pas de nos jours, la chose la mieux partagée, à l’heure ou internet garanti l’anonymat. Je n’aurai pas aimé être le voisin juif de l’auteur de cet “article” pendant la guerre.</p>
<p>Je passe sur ce “déjeuner avec des journalistes” (première ligne) qui dure “plusieurs heures” (dernier paragraphe)… Doivent pas traiter de la campagne électorale à Marseille, ceux-là, moi qui ai à peine le temps de m’enfiler un sandwich entre midi et 2 ! […]</p>
<p>Que répondre d’autre à ce tissu de conneries?<br />
C’est un ami à moi qui a écrit le papier dans le <i>Canard</i>. Il m’avait appelé avant. Je l’avais prévenu, mais il a voulu croire que Gaudin, sachant que Duhamel était débarqué, lui aurait quand même confié des secrets qui pouvaient être contraires à ses intérêts. On croit rêver ! C’est trop drôle. Encore, encore ! (sur l’air des cotillons).</p>
<p>Je pourrai continuer des heures sur ce qui m’est reproché. J’ai écrit, à peu près, “une seule idée neuve dans le discours de Guérini”. Quelqu’un peut-il aller <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">sur le site du candidat de la gauche</a> et m’en trouver une seconde (je ne dis même pas une deuxième)? Je suis preneur.</p>
<p>Moi qui ai été recruté au <i>Provençal</i>, dans le “Quotidien des patriotes socialistes et républicains”, on va m’accuser, sans autre forme de procès, d’être “de droite”? Qu’est-ce que cela veut dire? Et si je l’étais devenu, l’essentiel n’est-il pas d’être dans la République? Et ça n’a rien à voir avec Hersant ou je ne sais qui… Le premier qui me fera signer un papier avec lequel je ne suis pas d’accord n’est pas encore né.</p>
<p>Toute la rédaction de <i>La Provence </i>a soupiré d’aise quand Duhamel a été débarqué, parce qu’il était nul (il a acheté pour 30 Millions d’euros des rotatives “Ferrari” quand on avait besoin de 4X4) , et elle était aussi soulagée quand Dauxerre a été jeté. Il m’a retenu par les cheveux quand je voulais démissionner pour aller au chômage et je lui en sais gré, je l’en remercie, encore aujourd’hui, mais il n’avait pas la carrure d’un directeur de la rédaction d’un journal ausi revêche que <i>La Provence</i>.</p>
<p>C’est toute la différence entre moi, qui signe mes articles de mon nom et donne mes coordonnées, et vous qui vous abritez derrière l’ anonymat, douillet, de celui qui sait tout (sacrée ambition) et qui finalement, n’exécute qu’une sale besogne de mercenaire.</p>
<p>C’est ma première -et dernière- contribution à ce site que je vais continuer à lire -c’est pas si souvent qu’on rigole. Vous avez de la chance, ce soir je suis aux chiottes et comme je suis constipé, j’ai du temps à vous consacrer, mais dans deux secondes, je tire la chasse. »</p>
<p align="right"><b>Thierry Noir</b></p>
<p>__________________</p>
<p>Dans la vie, sans doute, tout est question de style. Le vôtre, monsieur le journaliste, est à l'image de votre chute.</p>
<p>Vous êtes piqué au vif par une remarque somme toute logique. Vous écrivez avec un tel aplomb qu'il n'y a pas une idée neuve dans <a href="http://www.guerini2008.fr/?q=node/24" target="_blank">le programme du candidat de gauche</a>, que l'on peut sincèrement s'en étonner, ou au moins, le remarquer. Mais là n'est pas la question.</p>
<p>Au moins sommes-nous heureux de vous compter parmi les nouveaux lecteurs de notre blog. Il a été créé il y a bientôt un an et dépassera demain les 40 000 lecteurs uniques. C’est un chiffre qui se rapproche, dit-on, des ventes de <i>La Provence</i> à Marseille…</p>
<p>Qu'un journaliste du <i>Canard Enchaîné</i> soit votre ami, la belle affaire ! A l’évidence, il ne vous a pas cru et il a eu raison. Mais quelle présomption ! Encore heureux, sans cela, il aurait peut-être écrit qu’enfin, le quotidien dans lequel vous travaillez est un exemple pour la presse libre !</p>
<p>Parlez nous plutôt du fond, ce qu'il écrit sur les connivences entre un dirigeant politique et un patron de presse, plutôt que de tirer à vue, et avec rage, sur ceux qui  dénoncent l’évidence.</p>
<p>Car enfin, dire que le projet de Jean-Noël Guérini ne comporte qu’une seule idée neuve, n’est-ce pas déjà faire part d’un parti-pris inacceptable ? Nous attendons d’ailleurs avec impatience que vous nous dévoiliez les idées très neuves chez son concurrent...</p>
<p>Nous remarquons quand même que vos doctes commentaires laissent apparaître de manière évidente de quel côté vous penchez... Il suffit pour cela de parcourir votre article paru dans <i>La Provence</i>  du 9 mars, où vous n’hésitez pas à écrire que le financement du programme de Jean-Claude Gaudin sera essentiellement assuré par Bruxelles, tandis que celui de son adversaire est soumis à caution, car une collectivité ne peut donner d'ordre à une autre collectivité. D'ou sortez vous cela? Quand donc le candidat de gauche a-t-il déclaré qu'il donnerait des ordres, son idée n’était-t-elle pas plus justement de mettre toutes les collectivités autour d’une table afin que chacune participe au nécessaire financement des projets structurants? Vous ajoutiez même que le projet de Gaudin était global quant celui de son adversaire n’était que local. Autre manière de discréditer l’un des candidats non ?</p>
<p>En revanche, Jean-Claude Gaudin, et ses amis, ne les oublions pas, ces braves gens, savent ce qu'un ordre veut dire. Surtout quand il s’agit de mettre des journalistes au pas. Vous le savez plus que quiconque. Le <i>Canard Enchaîné</i> est clair sur ce sujet pour la gazette où vous signez ce que vous voulez. C'est clair aussi à <i>La Chaîne Marseille</i> (LCM), où un vote de défiance a permis de maintenir le directeur à son poste, contrairement aux voeux de ceux que vous servez avec un zèle étrange qui nous laisse songeur. Nous savons aussi, depuis les déclarations de <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2007/12/12/jean-claude-gaudin-naime-pas-les-pull-overs-serpillieres-les-cheveux-longs-et-les-ongles-sales/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin sur les journalistes de <i>Libération</i></a>, dans quelle estime ces gens là tiennent votre profession et ceux qui l'exercent réellement.</p>
<p>Enfin, autre corde à notre arc, laissons la parole à Laurent Neumann, rédacteur en chef de <i>Marianne</i> qui écrivait il y a quelques jours : « La semaine dernière, le journal "La Provence" a refusé de diffuser dans ses colonnes une annonce publicitaire de <i>Marianne</i> concernant les élections municipales à Marseille. Motif invoqué par la régie publicitaire du quotidien régional : le titre de notre enquête, « Pourquoi Marseille mérite mieux que Gaudin », était « politiquement gênant ». Amis lecteurs de la région marseillaise, faites-le savoir autour de vous : <i>La Provence </i>ne veut pas déplaire à la mairie, quitte à censurer une pub qui, soit dit en passant, ne cassait pas trois pattes à un canard ! Même <i>Le Figaro</i> se demande si Jean-Claude Gaudin n'est pas en train de faire le combat de trop. Mais <i>La Provence</i>, elle, a renoncé depuis longtemps à se poser ce genre de questions […] En août 2007, Hachette a vendu <i>La Provence</i> au groupe Hersant (ainsi que <i>Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin </i>et<i> Marseille Plus</i>]. Nous ne pouvions rêver meilleure démonstration des dangers que génère la mainmise totale d'un seul et même groupe sur la presse d'information de toute une région. »</p>
<p>Tous ces faits, ces propos, nous fondent à être légitimement inquiets pour la liberté de la presse régionale. Les semaines passent et tout devient de plus en plus limpide en vous lisant. Peut-être serait-il plus honnête de dire à vos lecteurs la nouvelle ligne éditoriale choisie par <i>La Provence</i>, celle d’une presse d’opinion. Il n’est pas indigne, comme vous le notez à propos, de choisir un camp, <i>Le Figaro</i> le fait très bien, <i>Libération</i> aussi. Quant à nous, nous avons ressenti l’impérieux besoin d’informer les nôtres et dire ce que les Marseillais ignorent.</p>
<p>Il va de soi que les critiques que nous pouvons formuler sur le contenu de certains articles ne remettent pas en cause le travail de la rédaction. Mais chacun sait qu’une ligne éditoriale d’un journal régional est très rarement déterminée par sa rédaction.</p>
<p>Dernier point, celui de l’anonymat. Nous le justifiions dès notre éditorial : « En ces temps de démocratie participative, le journalisme a mauvaise presse. On l’accuse, souvent injustement, de ne pas entrer dans le vif du sujet, de protéger ses effets. Cette critique vise surtout la presse quotidienne régionale, accusée d’être à l’intersection de toutes les subordinations, de ne pas bousculer les systèmes établis par peur de perdre sa puissance de compromis ». Nous y voilà donc avec plus de résonance encore un an plus tard. Sans cet anonymat, il y a belle lurette que les systèmes établis auraient eu raison de nous… C’est insupportable, mais c’est ainsi et ce n’est pas l’exemple donné par notre président de la République qui aidera à nous en affranchir.</p>
<p>Il n’est donc pas besoin de s'égarer, car tout ce qui est excessif est dérisoire et votre aigreur est, hélas, bien dérisoire. En vous souhaitant beaucoup de bonheur dans votre nouveau métier. Sans la chasse, mais en ouvrant les fenêtres, pour respirer le bleu du ciel.</p>
<p>Pour nous le débat est clos.</p>
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<title><![CDATA[Peur ou contraint, Gaudin musèle sa presse... sans limites, même celles de l'acceptable démocratique...]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=171</link>
<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 00:36:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai déjeuné avec un certain nombre de mes confrères journalistes. Le suj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/gaudin2.jpg" title="gaudin2.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/gaudin2.jpg" alt="gaudin2.jpg" align="left" border="1" hspace="12" vspace="12" /></a><b>Aujourd'hui j'ai déjeuné avec un certain nombre de mes confrères journalistes.</b> Le sujet du jour, après le meeting de Jean-Noël Guérini, hier soir au Parc Chanot, devant 2000 personnes enthousiastes, contre leurs idées préconçues, semble-t-il, étaient de me vendre le probable succès du candidat de gauche à la Mairie de Marseille. Comme si j'y étais pour quelque-chose. Comme si je roulais pour lui. Après avoir évacué les malentendus. J'ai admis ma sympathie, et je vous la livre : j'aime l'homme c'est vrai, je l'ai dit, je l'ai écrit, ici même. Je crois en effet qu'il  joue la conjonction du temps, des lieux et des personnes. Seul en phase pour régler les problèmes de Marseille : ancien leader FO, l'homme est unique à pouvoir négocier les réformes avec les agents de la municipalité (notamment la fin du fini-parti et, selon mes sources, ce serait déjà fait), le seul aussi à mettre 200 ou 300 millions d'euros d'investissement sur la table en jouant la synergie entre les collectivités territoriales (Région, Département, Cum et Ville, désormais de la même couleur politique).</p>
<p>Seul, enfin, à être, selon-moi, convaincu du sérieux de son projet qui, contrairement à ce que j'ai pu lire aujourd'hui dans <i>La Provence</i> par un Thierry Noir, revenu aux manettes après le rachat du quotidien par le groupe Hersant, n'est ni "baguette magique", ni source "d'une idée neuve cependant", après 45 minutes dont ses confrères, même de droite, admettaient le sérieux du propos. Bluffés en somme, si c'est possible dans une aussi inconsistante liberté de la Presse locale. Ils n'en diront rien dans leur papier cela va de soi...  Donnons le change.</p>
<p>Mais, après quelques heures, j'ai aimé la liberté de propos quant à l'avenir des meilleurs d'entre eux. Ceux de Marseille-L'hebdo. Ils sont contraints, inquiets, écoeurés. Gaudin a placé tous ses hommes aux postes clefs à<i> La Provence</i>, plus aucun doutes pour les plus récalcitrants, ils vont trop loin ! Ils n'ont plus de limites, rien ne leur fait peur désormais, sûrs de leur pouvoir et de leur succès. Tout est contrôlé, muselé, millimétré, validé, par l'Hôtel de ville. Vive Marseille ! paroles de journalistes aphones... Et, surtout, si l'on peut dire, Internet pour dire l'indicible, c'est délectable, ils nous conchiaient naguère...</p>
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<title><![CDATA[Municipales 2008 - Marseille : la presse marseillaise muselée ? A l’heure du non-débat acrobatique selon Stéphane Menu]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=169</link>
<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 17:26:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=169</guid>
<description><![CDATA[ Avec l&#8217;aimable autorisation de Stéphane Menu, ancien patron du Pavé de Marseille (publicati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/pressepaca.jpg" title="pressepaca.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/02/pressepaca.jpg" alt="pressepaca.jpg" align="left" border="0" hspace="13" vspace="13" /></a><b>Avec l'aimable autorisation de <a href="http://levenementdujedis.wordpress.com/" target="_blank">Stéphane Menu</a>, ancien patron du <i>Pavé de Marseille</i></b> (publication indépendante qui fut, en son temps, très lue dans les sphères politiques et, plus généralement, de pouvoir), nous publions ses propos qui rejoignent en tous points les nôtres sur l'improbable indépendance éditoriale de la presse marseillaise. Le rachat de <i>La Provence</i> par le groupe Hersant, en pleine campagne électorale municipale, et le placement des plus proches de Jean-Claude GAUDIN aux postes stratégiques dans le nouvel organigramme du quotidien "phare" local, nous scandalise aussi. Vive Internet pour dire ce que l'on tait, pour faire émerger l'indicible puisque personne n'ose en parler, et pour cause... Alors faites-vous votre opinion, le papier de Stéphane Menu vous y aidera tant il est mesuré. Nous n'avons sûrement pas ce talent et cette distance pour crier l'insupportable !</p>
<p><a href="http://levenementdujedis.wordpress.com/" target="_blank"><b></b></a><b>A l'heure du non-débat acrobatique </b></p>
<p>"L’ennui, avec le <i>Canard Enchaîné</i>, c’est que c’est tellement gros qu’on a parfois du mal à le croire. Ainsi, lorsque l’hebdo satirique décrit avec force et détail le contenu du repas d’adieu de Stéphane Duhamel, ex-pédégé de <i>La Provence</i>, viré avec Gilles Dauxerre, ancien directeur de la publication, par le nouveau propriétaire du journal, Philippe Hersant, repas organisé à la mairie par Jean-Claude Gaudin. Ce dernier lui a d’abord assuré qu’il n’était pour rien dans son départ. Le maire de Marseille, aidé en cela par Christian Estrosi, avait beaucoup milité pour le retrait de Lagardère de ses journaux du Sud (<i>Nice Matin</i>, La Provence, <i>Corse Matin</i>…) ne se traduise pas par l’arrivée du groupe britannique Mecom mais plutôt par celle de Philippe Hersant.</p>
<p>Et, en effet, le Hersant en question a tout de suite rassuré Gaudin sur sa docilité : il a ainsi embauché Bruno Genzana dans une de ses filiales, le gratuit <i>ParuVendu</i>. Genzana n’est autre que le chef de file de l’UMP au Conseil général présidé par Jean-Noël Guérini, opposant socialiste à la mairie de Marseille. Dans la foulée, le décidément très compréhensif Hersant a recruté Guy Philip, ancien directeur de la communication de Gaudin, pour diriger le Groupe Hersant Médias (GHM), structure qui chapeautera les journaux rachetés à Lagardère. Bien entendu, que les esprits mal placés soient châtiés, l’homme en question n’aura aucun regard sur le contenu éditorial puisqu’il sera en charge du développement. Mais là, tout de même, la coïncidence est troublante.</p>
<p>A Marseille, il existait avant une presse d’opinion, un peu balourde, dont je vous conseille la lecture, histoire de balayer cette catin de nostalgie qui veut nous faire croire qu’avant c’était mieux. Pas une Une du Provençal sans que le Lion Defferre n’y jette un œil (maire de Marseille et, occasionnellement, ministre de l’Intérieur). On évoque le souvenir parfois avec une pointe de larme au coin de l’œil, pour poser le personnage. Le Méridional a été un torchis raciste sous l’impulsion de sieur Domenech. Mais la droite gaudiniste donnait elle aussi ses petits coups de fil pour tancer des journalistes récalcitrants. Et les supérieurs descendaient des étages pour recadrer la « charte » rédactionnelle : lui, c’est un ami ; lui, non… Un petit mot sur La Marseillaise où, quand le PC est tonitruant sur Marseille, la moindre virgule était pesée à l’angström par le comité central local. La liberté de la presse locale, c’était déjà du pipeau. Et même Le Pavé, que j’eus l’immense honneur de mener vers sa fin annoncée, dut faire, soyons honnêtes, quelques petites acrobaties sémantiques pour que les pouvoirs industriels et politiques ne retirent pas leur pub.</p>
<p>Aujourd’hui, à l’heure des fusions, la mise sous tutelle est plus pernicieuse. Car la presse locale n’est plus lue. Elle tient essentiellement grâce aux pages de pub. Alors, en arrière-fond, l’information est sous-pesée, les dossiers de fond expédiés aux oubliettes, les évidences contournées, etc. On regarde ailleurs. On évoque autour du café entre journalistes la chimère d’une presse courageuse qui ne serait qu’une presse normale. C’est ainsi.</p>
<p>Les bons journalistes font autre chose, se convertissent à d’autres pratiques. Le champ est libre pour Hersant et compagnie. Le plus triste avec ce type d’infos publiés dans le Canard Enchaîné, c’est sa manière de couler, de passer, de ne rien accrocher au débat sur Marseille, comme si nous vivions dans une contrée profonde de la Sibérie et que le Canard Enchaîné avait du mal à y être acheminé. Comme si cet article intitulé « Gaudin joue déjà à la belote avec Hersant » dans l’édition du 30 janvier, posant un regard inquiétant sur l’état de la démocratie à Marseille, ne nous concernait pas.</p>
<p>Comme si nous avions admis qu’il ne servait plus à rien de se battre pour s’occuper de cette petite proximité d’en bas de chez soi. Comme si nous avions admis que, du Canard Enchaîné ou de Jean-Claude Gaudin, le menteur, l’excessif, c’était le premier. A ce rythme, face à notre passivité, à notre pusillanimité, nous basculons progressivement, sournoisement, dans le non-débat, dans une presse camomille qui sert à endormir tout le monde, qui sert à anesthésier les antagonismes, qui sert à se convaincre qu’il ne sert à rien de s’exciter pour quelques arpents de dignité humaine gagnés sur les puissances de l’argent et des réseaux qu’elles alimentent. Les journalistes de La Provence font ce qu’ils peuvent.</p>
<p>Le Syndicat national des journalistes s’est ému de l’article, a réclamé des garanties sur l’indépendance des journalistes. Ils font ce qu’ils peuvent, le minimum syndical (les journalistes de La Tribune s’étaient mis en grève)."</p>
<p><a href="http://levenementdujedis.wordpress.com/" target="_blank">Stéphane Menu </a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Marseille : dettes ou endettement ? Gaudin hésite... Tout est bon, pourvu le bon mot, pas les chiffres...]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=167</link>
<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 02:59:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.word