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	<title>holocauste &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/holocauste/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "holocauste"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 11:35:50 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Les Nazis découvrent la bombe atomique en 1944]]></title>
<link>http://realitesalternatives.wordpress.com/?p=9</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 01:36:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jimmy St-Gelais</dc:creator>
<guid>http://realitesalternatives.wordpress.com/?p=9</guid>
<description><![CDATA[
Les forces militaires alliées rentrent solidement en Europe continentale lorsqu’une explosion at]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bp3.blogger.com/_Doqoj03fzk8/R0KIp-44G9I/AAAAAAAAABE/RfuZPaSSNxg/s1600-h/bombe.jpg"><img style="float:left;cursor:hand;margin:0 10px 10px 0;" src="http://bp3.blogger.com/_Doqoj03fzk8/R0KIp-44G9I/AAAAAAAAABE/RfuZPaSSNxg/s320/bombe.jpg" border="0" alt="" /></a></p>
<div>Les forces militaires alliées rentrent solidement en Europe continentale lorsqu’une explosion atomique rase Moscou le 29 juin 1944. Le 2 août de la même année, Londres disparaît de la carte sous un champignon gazeux.</div>
<p>Les États-unis demandent un cessez-le-feu. Hitler réclame le retrait des troupes alliées de toute l’Europe. Le gouvernement américain refuse et réclame vouloir conserver les territoires qu’il contrôle déjà en Europe.</p>
<p>Le 1 janvier 1945, un petit sous marin allemand se faufile jusqu’à la côte maritime New Yorkaise et fait exploser une bombe atomique de gros calibre près des berges. La métropole américaine est rasée ainsi que les villes environnantes.</p>
<p>Le congrès américain accélère la recherche dans le développement de l’arme atomique et la surveillance aérienne et maritime est décuplée afin de prévenir de nouvelles attaques.</p>
<p>Les allemands reprennent activement les combats en Europe en janvier 1945 et repoussent les alliés sur leurs anciennes positions.</p>
<p>Premier missile atomique V2 allemand lancé contre la ville de Washington en février 1945. Les tirs du nouvel armement antimissile de l’armée américaine touche le missile qui rate sa cible et termine sa course dans un champ sans exploser.</p>
<p>Mars 1945 : les nazis occupent la majeure partie de l’ancienne URSS mais ses régions orientales sont sous occupation japonaise.</p>
<p>En avril 1945, les États-unis font sauter une arme atomique sur Tokyo. Le Japon se rend.</p>
<p>Mai 1945 : nouveau cessez-le-feu</p>
<p>Berlin offre un compromis aux États-unis sur le partage du monde : à la signature de l’entente de Montréal du 13 mars 1946, les américains conservent le contrôle sur les anciennes possessions japonaises (c’est-à-dire la plus grande partie de la Chine, l’Indochine), le Japon bien sûr, le Royaume-Uni (incluant les colonies comme l’Inde, l’Australie,) et le sud de la France. De leur coté, l’Allemagne acquièrent toute l’Afrique et maintient son influence en Russie.</p>
<p>En 1947, les États-unis redonnent la souveraineté à tous ses territoires occupés. Par contre, les troupes américaines demeurent afin d’empêcher une invasion allemande.</p>
<p>1948: Un climat de guerre froide s’installe. On capte sur la côte est américaine des ondes radiophoniques dans lesquelles le Führer appelle à la destruction de l’Amérique et à la domination de la race aryenne sur tous les peuples.</p>
<p>En 1949 est fondé l’Alliance Asie-Europe-Amérique (AEA) qui regroupe les États-unis et tous ses alliés.</p>
<p>Février 1951 : On apprend que des millions de personnes auraient été exécutées ou gazées par les Nazis en Afrique du Nord. La vérité sur l’Holocauste juif et les chambres à gaz en Europe commence aussi à éclore.</p>
<p>La Wehrmacht attaque la Turquie sans avertissement ou provocation en juin 1951. En 5 jours, toute la Turquie est sous domination allemande.</p>
<p>L’alliance de l’AEA n’ose bouger. La capacité d’action est limitée et Hitler mise sur la peur de ses adversaires pour avancer encore plus au Moyen-Orient, commençant par la Turquie. Le même scénario de l’avant-guerre se répète et le Führer jubile devant la passivité de ses ennemis.</p>
<p>L’AEA entreprend alors un vaste programme de système antimissile et Hitler renforcie ses positions en Turquie afin d’attaquer l’Irak et possiblement l’Iran…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Renata POLJAK (née en 1974)]]></title>
<link>http://micronarratives.wordpress.com/?p=283</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 07:53:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole</dc:creator>
<guid>http://micronarratives.wordpress.com/?p=283</guid>
<description><![CDATA[

Ruta and the monument, 2007
2 installations vidéo
dimensions variables
courtesy de la collection ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><a href="http://micronarratives.files.wordpress.com/2008/06/en-bas-a-droite3.gif"><img class="size-thumbnail wp-image-284 aligncenter" src="http://micronarratives.wordpress.com/files/2008/06/en-bas-a-droite3.gif?w=128" alt="" width="128" height="95" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><a href="http://micronarratives.files.wordpress.com/2008/06/poljakrenata.jpg"><img class="size-medium wp-image-285 aligncenter" src="http://micronarratives.wordpress.com/files/2008/06/poljakrenata.jpg?w=300" alt="" width="300" height="230" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ruta and the monument, 2007</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">2 installations vidéo</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">dimensions variables</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">courtesy de la collection Ernst Hilger, Vienne</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Crédits photo de l'artiste</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cette jeune croate vit et travaille entre Paris en France, Vienne en Autriche<span>  </span>et Split en Croatie. Ses travaux, utilisant essentiellement la photographie ou la vidéo, sont autant de moyens de s’interroger sur la position de la femme et sur les problèmes sociopolitiques locaux. Son œuvre « Ruta et le Monument » (<em>Ruta and the Monument</em>) se compose de deux vidéos séparées dans l’espace avec au centre une nouvelle de fiction de Miljenko Jergovic. La première vidéo s’inspire de l’histoire d’une « princesse » juive (1943) dont le plus grand vœu est de devenir invisible. La seconde vidéo montre un guide au Mémorial de l’Holocauste de Berlin en train de raconter des anecdotes et scandales liés à ce monument, ce qui ne manque pas de provoquer des rires dans le public. Le Monument perd ainsi sa fonction de déclencheur du souvenir et du recueillement dans une situation qui pourrait paraître paradoxale.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="color:#3366ff;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">This young Croatian artist lives and works in Paris, Vienna and Split. Her work, mainly using photography or video, are ways to question the position of women and local social problems. Her work Ruta and the Monument consists of two videos in different spaces with in the centre a fictional short-story of Miljenko Jergovic. The first video is inspired by the story of a Jewish "princess" (1943) whose greatest wish is to become invisible. The second video shows a guide of the Holocaust Memorial in Berlin telling anecdotes and scandals linked to this Monument, which provoks laughter in the audience. The Monument loses its function of “trigger of memory” and recollection in a situation that might seem paradoxical.</span></span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/uM17Z9zyFQ8'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/uM17Z9zyFQ8&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;margin:0;">Pour lire l'entretien de la video cliquez ici <span style="color:#0000ff;"><em>Click here to read the interview of the video </em></span><a href="http://micronarratives.files.wordpress.com/2008/07/video-26.pdf">video-26</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hana RAJKOVIC (née en 1977)]]></title>
<link>http://micronarratives.wordpress.com/?p=313</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 07:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole</dc:creator>
<guid>http://micronarratives.wordpress.com/?p=313</guid>
<description><![CDATA[

Tirés de la série &#8220;Camps&#8221;, 2003-2004
crayon sur papier, 50 x 70 cm
Courtesy de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><a href="http://micronarratives.files.wordpress.com/2008/06/au-milieu-a-droite7.gif"><img class="size-thumbnail wp-image-314 aligncenter" src="http://micronarratives.wordpress.com/files/2008/06/au-milieu-a-droite7.gif?w=128" alt="" width="128" height="95" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><a href="http://micronarratives.files.wordpress.com/2008/06/rajkovichana.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-315" src="http://micronarratives.wordpress.com/files/2008/06/rajkovichana.jpg?w=300" alt="" width="300" height="218" /></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Tirés de la série "Camps", 2003-2004</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">crayon sur papier, 50 x 70 cm</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Courtesy de l'artiste</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin:0 0 12pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A l’occasion de l’exposition « <span>Micro-narratives»</span><em>, </em>cette artiste serbe présente des œuvres au crayon sur papier réalisées entre 2003 et 2004 mais jamais exposées. A travers cette série, Hana Rajkovic a voulu montrer des espaces créés par et pour les humains mais qu’ils ont abandonnés. Cependant, la cruauté et la peur qui règnent d’habitude dans ces espaces ont disparu en même temps que les êtres humains.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0 0 12pt;"><em><span style="color:#3366ff;" lang="EN-GB"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">For the « Micro-narratives » exhibition, this Serbian artist presents works with pen on paper realized between 2003 and 2004 but never displayed. Through this cycle, Hana Rajkovic wanted to show spaces created by and for human beings but that they abandoned. But the usual cruelty and fear in these places disappeared in the same time than human beings.</span></span></span></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Témoignage sur un acte d'héroïsme : préserver le présent pour le futur...]]></title>
<link>http://archivesaffiche.wordpress.com/?p=162</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 15:50:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>karinmichel</dc:creator>
<guid>http://archivesaffiche.wordpress.com/?p=162</guid>
<description><![CDATA[&#8230; ou faire acte de résistance intellectuelle face au totalitarisme en conservant des traces d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>... ou faire acte de résistance intellectuelle face au totalitarisme en conservant des traces d'aujourd'hui. C'est un projet qu'un homme a mené à bien dans le Ghetto de Varsovie dans les années 1940.</p>
<p>Ceci fait d'ailleurs écho au billet de Denys Chouinard : <a title="Billet du 28 mai 2008 par Denys Chouinard." href="http://archivesaffiche.wordpress.com/2008/05/28/en-situation-de-survie/" target="_self">du sens et de l'importance des archives</a>. Même dans une situation de détresse et de survie, l'être humain ressent le besoin de conserver quelque chose de ce qui a été pour ne pas oublier, ne pas être oublié, parce que finalement, on a quand même confiance dans la vie, même dans l'adversité. Nous ne serons peut-être pas demain en personne, mais nous espérons que d'autres le seront, apprendront de nos réussites et de nos erreurs et pourront construire un monde tout aussi plein de créativité et d'espoir.</p>
<p>Ainsi, un homme, Emanuel Ringelblum, un historien, un des 450 000 juifs entassés dans le ghetto de Varsovie, a lancé un projet de résistance à la terreur et l'infamie qui a survécu à la guerre et la destruction. Avec une soixante de collaborateurs, dont seulement trois ont survécu, il a étudié et documenté tous les aspects de la vie dans le ghetto.  Dans le sous-sol du ghetto, 35000 documents : essais, lettres, poèmes, tickets de bus, photographies, papiers officiels, etc. ont été préservés dans des boîtes de conserve et des pots de lait. Le groupe, étroitement surveillé par les Nazis, a réussi à dissimuler le témoignage sur la vie de tous les jours dans le ghetto d'une destruction certaine. Ringelblum a été exécuté avec sa famille en 1944 mais il a réussi à garder une trace d'un moment de l'histoire...</p>
<p>Ces archives ont été utilisées pour l'écriture du livre de <span style="color:#800000;"><strong>Samuel Kassow, <em>Who Will Write Our History?.</em> 2007</strong></span></p>
<p><img style="vertical-align:middle;" src="http://www.iupress.indiana.edu/catalog/images/books/9780253349088_med.jpg" alt="Who will Write Our History" width="230" height="357" /></p>
<p><strong>À lire</strong>, l'article de Ben Macintyre, «<a title="Buried, razed - but not forgotten... The Times." href="http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/ben_macintyre/article3986184.ece?openComment=true" target="_blank">Buried, razed - but not forgotten : A history lesson from the Warsaw Ghetto: we need to keep evidence of our everyday lives</a>», <em>The Times</em>, 23 mai 2008.</p>
<p>L'article met également en perspective cette histoire avec le dilemme du numérique : que conservons-nous, que pourrons-nous conserver?</p>
<p>La question n'est pas de remettre en cause le numérique, mais notre propre comportement. Le numérique et la course à la technologie demandent un suivi bien plus régulier et complexe, donc demandent plus d'attention et de moyens à court terme.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Nouvelle prière chez les Intransigeants]]></title>
<link>http://intransigeants.wordpress.com/?p=306</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 12:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>avouedusaintsepulcre</dc:creator>
<guid>http://intransigeants.wordpress.com/?p=306</guid>
<description><![CDATA[Les Intransigeants viennent de décider à l’unanimité de remplacer la prière dédiée à Marie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Les <em>Intransigeants</em> viennent de décider à l’unanimité de remplacer la prière dédiée à Marie au début de leurs réunions par la récitation des nouvelles lamentations que Samuel Pisar, "le plus jeune survivant de la Shoah", a pondues pour la « Symphonie Kaddish » jouée cette saison par l’Orchestre de Paris. L’accent de Samuel Pisar est un peu compliqué à imiter mais c’est tellement gratifiant et tellement plus beau que le « Je vous Salue Marie ». Pour plus d’infos sur ce concert « divin » dans tous les sens du terme :</p>
<p style="text-align:justify;">http://www.orchestredeparis.com/index.php?option=com_concert&#38;task=fiche&#38;ficheid=2022&#38;PHPSESSID=44bd1174fde3f9e58770ca0b1e87803a)</p>
<p style="text-align:justify;">D'après les commentaires du journaliste de RTL qui recommandait ce matin ce concert "historique" dans la rubrique "Laissez vous tenter", l'expérience de Samuel Pisar dans les camps de la mort a largement contribué à donner à ce Kaddish (lamentation juive vers Dieu) son caractère exceptionnel. Et nous recommandons d'ailleurs à nos habitués la lecture des souvenirs édifiants de Samuel Pisar, surtout le passage où il explique comment il a pu sortir indemne d'une chambre à gaz (Samuel Pisar, <em>Le Sang de l'espoir</em>, Robert Laffont, 1979, p.80-82).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Naqba et les 60 ans d'Israël.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=161</link>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 12:07:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
<guid>http://rannemarie.wordpress.com/?p=161</guid>
<description><![CDATA[Le quotidien britannique The Guardian publie dans son édition, du 30 avril un article dont on cherc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le quotidien britannique The Guardian publie dans son édition, du 30 avril un article dont on chercherait en vain l'équivalent dans un grand journal français (ou belge).</p>
<p>Il s'agit de la déclaration de plus de 100 personnalités juives.</p>
<p>"Non, nous ne célébrerons pas l'anniversaire de la création d'Israël!</p>
<p>Au mois de mai certaines organisations célébrerons le soixantième anniversaire de la fondation de l'Etat d'Israël.</p>
<p>Cela peut se comprendre, dans le contexte de siècles de persécutions ayant culminé dans l'Holocauste.</p>
<p>Néanmoins, nous sommes des juifs qui ne célébrerons pas cet anniversaire.</p>
<p>Il est maintenant grand temps de reconnaître le récit de l'Autre, le prix payé par un autre peuple en raison de l'antisémitisme et de la politique génocidaire de Hitler.</p>
<p>Comme l'a souligné Edward Said la Naqba est, aux yeux des Palestiniens, ce que l'Holocauste est à ceux des Juifs.</p>
<p>En avril 1948, 70.000 Palestiniens furent chassés de leurs maison à Lod et à Ramleh, au plus fort de la canicule de l'été, sans eau et sans nourriture.</p>
<p>Des centaines d'entre eux perdirent la vie.</p>
<p>C'est évènement est connu sous le nom de "Marche de la Mort".</p>
<p>Non, nous n'avons aucun motif de nous réjouir!</p>
<p>Au total ce sont au minimum 750.000 Palestiniens qui devinrent des réfugiés.</p>
<p>Plus de 400 villages furent rayés de la carte.</p>
<p>Mais cela ne mit pas fin à l'épuration ethnique. Des milliers de Palestiniens (citoyens israéliens) furent expulsés dela Galilée en 1956.</p>
<p>Plusieurs milliers de Palestiniens supplémentaires furent expulsés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.</p>
<p>Selon le droit international, et comme le stipule la résolution 194 de l'ONU, les réfugiés de guerre ont le droit de retourner chez eux ou d'obtenir une compensation.</p>
<p>Israël n'a jamais accepté ce droit.</p>
<p>Non, nous ne ferons pas la fête!</p>
<p>Nous ne saurions célébrer l'anniversaire d'un Etat, qui, encore aujourd'hui, pratique l'épuration ethnique, viole le droit international, inflige une punition collective monstrueuse à la population civile de Gaza et continue à dénier aux Palestiniens leurs droits humains et leurs aspirations nationales.</p>
<p>Nous ferons la fête quand les Arabes et les Juifs vivront, en tant qu'égaux, dans un Moyen-Orient en paix.</p>
<p>Liste des signataires sur <a href="http://www.europalestine.com">www.europalestine.com</a>.</p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Édition Spéciale: Jour de commémoration de l'Holocauste ]]></title>
<link>http://darklordcenter.wordpress.com/?p=541</link>
<pubDate>Thu, 01 May 2008 11:49:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>darklordcenter</dc:creator>
<guid>http://darklordcenter.wordpress.com/?p=541</guid>
<description><![CDATA[Une trace de l&#8217;Histoire non effacée&#8230; qui a créé l&#8217;Europe et l&#8217;ONU.
Par un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une trace de l'Histoire non effacée... qui a créé l'Europe et l'ONU.<br />
Par une menace communiste, en Janvier 1933, Hitler est élu. Alors qu'il a fait un attentat pour prendre le pays, il représente l'image la plus concrète de l'effet nationaliste après le « Black Thursday ». Mais, cette image concrète a été validé comme la meilleure selon le Président de l'Allemagne qui a peur du communisme qui gouvernait en France.</p>
<p>Aujourd'hui, nous commémorons l' « Holocauste », le grand génocide commis par Hitler. Un crime jugé Crime contre l'Humanitée, mais malgré l'absence de prescription, le visage d'Hitler apparait le plus concrètement possible dans les milieux politiques. Elle a conduit à dire dans les bouches des nationalistes: <strong>« J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale: ça me paraît tellement évident. »</strong> ou encore <strong>« Je constate qu'à Auschwitz, il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés. ».</strong><br />
Jean-Marie Le Pen, optimiste sur la question, s'est vu voir <a href="http://dlcperso.wordpress.com/2008/03/02/quand-le-fn-reconnait-la-shoah/" target="_blank">retirer Goldnish de son idéologie</a>.</p>
<p>En cette Édition Spéciale, j'aimerais tout d'abord faire hommage aux familles touchées par ce génocide.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Saupoudrage d'uranides, les cuisiniers du diable. Ou la plus grande tragédie de l’histoire du monde.]]></title>
<link>http://alkali.wordpress.com/?p=262</link>
<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 16:29:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>alkali</dc:creator>
<guid>http://alkali.wordpress.com/?p=262</guid>
<description><![CDATA[

Un holocauste nucléaire mondial nous menace
Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="font-size:large;">Un holocauste nucléaire mondial nous menace</span></strong></p>
<p>Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre</p>
<p>par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au «Lone Star        Iconoclast», Texas</p>
<p>Source:       <a href="http://lonestaricon.com/2005/PDFs/19iconoclast.pdf"> http://lonestaricon.com/2005/PDFs/19iconoclast.pdf</a> . Interview publié        le 11 mai 2005. (Traduction Horizons et débats)</p>
<p><strong>Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui        passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des        parlements et du Congrès ainsi que d’autres responsables sur les problèmes        posés par la radioactivité. Elle a commencé à tirer la sonnette d’alarme        en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d’une        fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project. Elle        travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste        de la radioactivité dans différents groupements de par le monde. Elle a        participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur        l’uranium appauvri (UA). Elle a été témoin au Tribunal pénal pour        l’Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence        mondiale sur les armes à l’uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est        intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur        les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu’au Forum social mondial.</strong></p>
<p>Iconoclast: <strong>Quels sont les derniers développements en matière de        réduction de l’exposition des troupes américaines à l’UA</strong>?</p>
<p>Leuren Moret: <em>Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé        dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens        médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et        d’Afghanistan jusqu’en 2001. </em><em><br />
<em>Elle a dit l’avoir fait parce qu’elle était malade et que ses amis        étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis        intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois        aux Nations Unies. J’ai dit: «Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la        législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et        incite les médias à en parler?»</em></em></p>
<p><em><em>Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou        national. Ils ont totalement étouffé l’affaire, comme pour l’agent Orange,        les «vétérans atomiques»1 et le projet Mkultra.2 C’est le même phénomène,        mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu’il concerne l’avenir        génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes        régions du globe sont contaminées par l’UA. On en a utilisé une telle        quantité! En nombre d’atomes libérés dans l’atmosphère – un professeur        japonais a fait le calcul – cela représente plus de <strong>400 000 bombes de        Nagasaki</strong>. <strong>Et ce nombre est sous-estimé.<br />
</strong></em></em></p>
<p><strong>La plus grande tragédie de l’histoire du monde</strong></p>
<p><em>Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant        trois jours à l’université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans        présents m’a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de        la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par        deux d’entre eux, et il leur a dit: «Il vous suffit de remplacer        Connecticut par Louisiane.» Eh bien, vous n’allez pas me croire, la loi a        été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.</em><em></em></p>
<p><em><em>Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au        Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim        McDermott va l’introduire dans la législation de l’Etat de Washington.        Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c’est le        premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois        que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit: «J’en ai besoin dans        mon Etat.»</em></em></p>
<p><em><em>Le problème de l’UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu’il y        ait une plus grande tragédie dans l’histoire du monde.</em></em></p>
<p><strong>Y a-t-il un risque que les armes à l’UA utilisées ailleurs        contaminent l’atmosphère ici?</strong></p>
<p><em>L’atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d’une        année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste        des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre,        une géologue, et c’est pourquoi j’ai étudié la question. C’est vraiment un        sujet fascinant. </em><em><br />
<em>Nous avons de gigantesques tempêtes d’un million de miles carrés qui        transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année        dans le monde.</em></em></p>
<p><em><em>Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où        les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé        par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent        le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des        isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques,        des champignons, des bactéries, des virus, etc.</em></em></p>
<p><em><em>Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui        montent en Europe, traversent l’Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là        sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec        les ouragans.</em></em></p>
<p><em><em>La troisième région est l’Ouest des Etats-Unis, où est située la zone        d’essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d’armes        nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a        provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces        radiations représente l’équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki.        Aujourd’hui, il doit être dix fois plus élevé. </em></em></p>
<p><em><em>En avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré        qu’elle s’attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50%        d’ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution        radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et        la Russie eurent signé le Traité d’interdiction partielle des essais        nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui        est normal. </em><br />
</em><br />
<strong>Cancers, malformations, atteintes du cerveau</strong></p>
<p><em>Un de nos correspondants m’a envoyé une série de photos de la tempête        de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.</em><em></em></p>
<p><em><em>C’est justement de ces poussières que je parle.</em></em></p>
<p><em><em>On y voit une gigantesque muraille de sable. </em></em></p>
<p><em><em>Je possède 16 photos de cette tempête qu’on m’a envoyées avec celles        d’enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins        irakiens. Qu’est-ce que vous avez pensé de cette tempête?</em></em></p>
<p>J’ai pensé que c’était spectaculaire.</p>
<p><em>Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses        particules. L’UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de        gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu’ils sont        enflammés par le frottement à l’intérieur du canon. 70% de l’UA se        transforme en vapeur métallique. </em><em><br />
<em>Il s’agit là en réalité d’armes à gaz radioactif qui contamine le        terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note        de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet        Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n’ont pas utilisé        les armes à l’UA parce qu’ils les trouvaient trop effroyables. J’ai voyagé        dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces        malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir        d’un cancer. Et il ne s’agit là que des effets de la première guerre du        Golfe, mais les Forces armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans        tout le pays. </em></em></p>
<p><strong>A quoi les soldats peuvent-ils s’attendre quand ils rentrent chez        eux?</strong></p>
<p><em>S’ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux        avec des cancers du rectum parce qu’ils étaient assis sur des caisses de        munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses3 et elles        n’arrêtent pas de saigner. Certaines d’entre elles ont un cancer de        l’utérus, des filles de 18, 19, 20 ans.</em><em></em></p>
<p><em><em>L’Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie        sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à        Bagdad en 2003: ils souffrent tous de tumeurs malignes.</em><br />
</em><br />
<strong>Est-ce que le fait d’avoir été exposés à l’UA affecte leur        psychisme quand ils rentrent chez eux? </strong></p>
<p><em>L’UA forme, à des températures très élevées, des particules d’oxyde        d’uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus        petites qu’un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elle        traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où        elles s’attaquent aux processus cognitifs. </em><em></em></p>
<p><em><em>Cela affecte les mécanismes de contrôle de l’humeur. Quatre soldats de        Fort Bragg rentrés d’Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux        mois. </em></em></p>
<p><em><em>Selon une étude de l’Association des Vétérans, sur un groupe de 251        vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67        avaient à leur retour de l’UA dans leur équipement, leur organisme, leur        sperme. En outre, alors qu’ils avaient eu des bébés sains avant de partir,        ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales        – absence de cerveau, d’yeux, de bras, de jambes, d’organes internes – et        souffraient de terribles maladies de sang. C’est horrible. Le magazine        Life a publié un article illustré de photos intitulé «Les toute petites        victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d’après        la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. </em></em></p>
<p><em><em>Au fond, c’est comme fumer du crack, sauf qu’ici la substance est        radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et        atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus.        C’est un poison systémique et radiologique.</em><br />
</em></p>
<p><strong>L’UA tue tous les êtres vivants</strong></p>
<p><strong>Qu’en est-il des gens ici, aux Etats-Unis? Vous dites que l’UA se        mélange et se répand dans le monde entier. </strong></p>
<p><em>Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée        secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des        fumeurs.</em><em><br />
</em><br />
Est-ce que cette fumée secondaire s’épaissit tandis que nous parlons?</p>
<p><em>Oui, la concentration de particules d’UA dans l’atmosphère dans le        monde entier est en train d’augmenter. On a des raisons de penser que les        Etats-Unis ont l’intention de bombarder l’Iran. Nous surveillons les        usines d’armement américaines. Elles ont reçu d’importantes commandes de        ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres4 d’UA. </em></p>
<p>Donc le pronostic pour l’Amérique n’est pas vraiment bon.</p>
<p><em>Non, il est vraiment mauvais.</em></p>
<p><strong>Et si ça continue?</strong></p>
<p><em><strong>Cela tuera la population du monde entier</strong>. Cela a déjà commencé,        et cela n’affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les        animaux, les bactéries, tout. </em></p>
<p>Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l’UA, celui-ci        va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et        affecter toute la vie sous-marine?</p>
<p><em>Oui, l’UA est dans l’air, l’eau et le sol. La demi-vie de l’UA,        l’uranium 238, est de 4,5 milliards d’année, l’âge de la Terre.</em></p>
<p><strong>Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages        déjà causés? Peut-on procéder à une décontamination? </strong></p>
<p><em>Non. C’est impossible. Ce qui se passe, c’est que ces toutes petites        particules flottent dans l’atmosphère tout autour du globe. </em><em><br />
<em>Il y a déjà des particules de plutonium et d’uranium qui flottent        depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les        molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans        l’air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution        en débarrassent l’atmosphère en les déposant dans l’environnement. La        surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières        et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces        particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d’eau sur        une autre goutte d’eau se trouvant sur la lame porte-objet d’un        microscope? Vous ne pouvez plus les séparer.</em></em></p>
<p>Non.</p>
<p><em>C’est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois        qu’elles ne circulent plus dans l’atmosphère, elles collent à toutes les        surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S’il        pleut continuellement ou qu’elles se trouvent dans une rivière, sur un        rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que        c’était aussi grave.</em></p>
<p>Non, pas à ce point. Je croyais que c’était un phénomène assez isolé.</p>
<p><em>Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au        bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la        catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois        le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique.        Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette        photo. </em><em><br />
</em><br />
<strong>Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de        l’atmosphère?</strong></p>
<p><em>Dans la partie inférieure de l’espace orbital. Ils ont ramené à terre        la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l’utiliser. Il y avait        une sorte de filet qui recouvrait l’électronique à l’extérieur de la        station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l’électronique y        est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé        de l’uranium et des produits de désintégration de l’uranium. Ils ont dit        qu’ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations        orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à        bord et qui avaient brûlé. L’uranium peut également provenir de supernovae        mais on a pensé que l’origine la plus probable étaient les essais dans        l’atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons. </em></p>
<p><strong>Des armes utilisées depuis 1973</strong></p>
<p><strong>Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une        guerre nucléaire.</strong></p>
<p><em>Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L’UA        est une arme nucléaire.</em></p>
<p>A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à        cela?</p>
<p><em>Il faut cesser de l’utiliser. Nous avons créé un mouvement        international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce        et l’utilisation des armes à l’UA.</em><em><br />
</em><br />
<strong>Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles        de l’UA?</strong></p>
<p><em>Oui. Le premier système d’armes à l’UA pour lequel nous ayons trouvé        un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il        était destiné à la marine. C’était une sorte de canon Gatling à monter sur        des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute. Il        en tire plus de 3000 maintenant, car on l’a amélioré. Puis, en 1973, les        Etats-Unis ont donné des armes à l’UA aux Israéliens et ils en ont        surveillé l’emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre        israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c’était        parti. C’était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme        sur un champ de bataille.</em><em></em></p>
<p><em><em>Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le        canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974.        En l’espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à        l’UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu        en outre à environ </em><br />
<em>une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles        auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c’est        que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux,        des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées        ont peur de les utiliser. </em><br />
<em>Les seuls pays dont nous savons qu’ils les ont utilisées sont les        Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.</em></em></p>
<p><em><em>En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de        laquelle les armes à l’UA sont des armes de destruction massive, des armes        illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.</em></em></p>
<p><em><em>En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’UA. C’est        que les force de l’OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie        39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres        radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l’Allemagne qui ont réalisé le plus        de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu’on envoie dans        les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout        de l’UA, comme l’Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs </em><br />
<em>propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux        soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de        quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux,        s’adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge        d’articles au sujet de l’UA. </em></em></p>
<p><em><em>Le pot aux roses fut découvert à la suite de l’invasion de la        Yougoslavie par l’OTAN, mais les troupes japonaises d’autodéfense furent        envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c’est là qu’avaient        eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats        sont très malades.</em></em></p>
<p><strong>Des pays inhabitables</strong></p>
<p><strong>Qu’en est-il de l’Irak même. Qu’est-ce qui a été fait jusqu’ici?</strong></p>
<p><em>Il est inhabitable. La Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan sont        totalement inhabitables.</em><em><br />
</em><br />
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront?</p>
<p><em>Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales        des bébés, on se rend compte que c’est grave. Chaque année, le nombre des        malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination        total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu’ils respirent        un air contaminé, boivent de l’eau contaminée et mangent de la nourriture        provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente,        comme en Yougoslavie et en Afghanistan.</em><em></em></p>
<p><em><strong>L’UA est une arme biologique extrêmement efficace. C’est        d’ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un        physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires        pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du        Projet Manhattan avec qui j’ai travaillé, m’a presque tout appris sur la        radioactivité, les particules et l’UA. Il m’a dit que l’objectif des armes        utilisées par l’armée n’est pas seulement de blesser et de tuer les        soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la        population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu’il        ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour        soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne        santé. </strong></em></p>
<p><em><em>Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l’ADN, les        dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien        les animaux et les plantes que les êtres humains. L’ADN ne se répare pas        lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.</em></em></p>
<p><strong>Un génome endommagé à jamais</strong></p>
<p>Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que        constructives.</p>
<p><em>Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales. </em></p>
<p>Alors si la radioactivité m’a prédisposé aux maladies cardiaques, mes        descendants auront le même problème?</p>
<p><em>Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous        portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n’endommage pas        forcément l’ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent        les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux        descendants; les autres concernent l’ADN dans l’ovule ou le sperme et        ceux-là se transmettent. </em><em><br />
</em><br />
Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement        …</p>
<p><em>Détérioré. Ils ont de l’UA dans leur sperme et lors des rapports        sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également        malades. Elles ont de l’UA dans leur organisme. On appelle ça «syndrome du        sperme brûlant». C’est horrible. David Rose a écrit un article à ce sujet        dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l’on peut lire sur        Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est        la veuve d’un ancien combattant de la première guerre du Golfe. </em><em><br />
<em>Dans une interview accordée à David Rose, elle s’est plainte du sperme        brûlant: «J’avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans        mon congélateur et après les rapports sexuels, j’en introduisais un dans        mon vagin. C’était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par        le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les        préservatifs.</em><br />
</em><br />
Ça alors!</p>
<p><em>Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools        lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne.        Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui        s’imaginent ne jamais tomber malades </em><br />
[rires].</p>
<p><strong>Conséquences des essais nucléaires</strong></p>
<p><strong>Quelle quantité d’UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette        planète? </strong></p>
<p><em>La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global        extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le        monde. Le foetus est ce qu’il y a de plus vulnérable à la radioactivité        parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se        développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances        toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du        développement foetal.</em><em></em></p>
<p><em><em>C’est à cause de l’augmentation de la mortalité infantile que l’on a        pu convaincre le Sénat de signer le Traité d’interdiction partielle des        essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant        une longue période en raison de l’amélioration des soins prénataux et de        l’éducation des mères. Elle </em><br />
<em>avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et        particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais        atomiques. </em></em></p>
<p><em><em>En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde        entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie        signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l’atmosphère. Le taux de        mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de        nouveau. C’est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait        combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain        que l’UA est une arme biologique extrêmement efficace.</em></em></p>
<p><em><em>Je le répète, l’utilisation des armes vise deux objectifs: le premier        est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de        détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues        maladies, on s’attaque à la productivité et à l’économie d’un pays. C’est        Tchernobyl et d’autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué        l’effondrement de l’Union soviétique parce que ses habitants étaient très        malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup        plus négligents que nous.</em></em></p>
<p><em><em>J’ai une enquête sur la santé dans le monde que l’OMS a publiée dans        le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des        essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on        considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans        les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au        Nigeria, ce qui est très bas. Il n’y a presque pas de radioactivité au        Nigeria. En Ukraine, où s’est produit l’accident de Tchernobyl, le taux        est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux        derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n’ont pas de        centrales nucléaires. La Francedépend à 75% de l’énergie nucléaire et son        taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et        les Etats-Unis à 26%. C’est le taux le plus élevé au monde.</em></em></p>
<p><em><em>George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero        aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une        petite soeur qui est morte d’une leucémie vers l’âge de trois ans. </em></em></p>
<p><em><em>J’ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health        Projet (cf.       <a href="http://www.radiation.org/"> www.radiation.org</a>). Nous sommes tous des scientifiques indépendants,        des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à        proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et        l’un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush,        y compris le Président, parce qu’ils avaient tous de graves problèmes        d’apprentissage.</em><br />
</em><br />
<strong>Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés?</strong></p>
<p><em>D’après l’année où leur mère les ont portés. Vous n’avez qu’à voir        combien de matières radioactives ont été dégagées dans l’atmosphère et        vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests        d’intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l’année où leur        mère les a portés. Ce sont des effets différés de l’exposition in utero        aux radiations.</em></p>
<p>Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du        Nevada?</p>
<p><em>Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui        avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de        manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes        était donc exposé. </em><em><br />
</em><br />
<strong>Pas un génocide, un «omnicide»</strong></p>
<p><strong>De quels niveaux de radiations parlons-nous?</strong></p>
<p><em>Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l’eau potable        et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans        l’Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les        bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de        strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de        pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90        augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait. </em><em></em></p>
<p><em><em>En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont        effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé),        le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de        60% parce que c’est là que les Russes, les Chinois, les Français et les        Américains ont procédé à leurs essais. </em></em></p>
<p><em><em>Alors nous mangeons encore aujourd’hui des poissons contaminés. Leur        code génétique a-t-il changé?</em></em></p>
<p><em><em>Les océans reçoivent tout ce que les pluies, la neige, le brouillard        leur amènent depuis l’atmosphère. L’hécatombe mondiale de grenouilles est        certainement en rapport avec la radioactivité dans l’eau de pluie. C’est        un holocauste nucléaire planétaire qui affecte tous les êtres vivants. On        appelle cela un «omnicide», car ça tue tout ce qui vit: hommes, animaux,        plantes, bactéries.</em></em></p>
<p>Pensez-vous que nous devrions être informés par la météo des tempêtes de        sable en Irak afin de nous préparer aux radiations 4 jours à l’avance?</p>
<p><strong>De l’UA au Pentagone?</strong></p>
<p><em>Je vais vous dire ce que j’ai fait le 11-Septembre. J’ai appelé        tous les médecins du Radiation and Public Health Project et je leur ai        dit: «Quittez la ville et ne revenez pas avant qu’il ait plu trois fois».        L’une d’entre eux habitait à 12 miles sous le vent du Pentagone. Elle est        sortie sur son balcon avec un compteur Geiger. Je lui ai dit: «Sortez-le        de votre sac à main. (Nous venions de donner une conférence de presse à        San Francisco et je savais qu’elle l’avait dans son sac à main). Eh bien,        les niveaux de radioactivité étaient 8 à 10 fois plus élevés que la        normale. </em><em><br />
<em> </em><br />
<em> Nous avons appelé le FBI, l’Office of Hazardous Material Safety, l’Environmental        Protection Agency et nous leur avons dit: «Faites en sorte que les        sauveteurs mettent une combinaison de protection.» Deux jours après,        l’expert en radioactivité de l’EPA pour la région m’a rappelé pour me        dire: «Les décombres du Pentagone étaient radioactifs et nous pensons        qu’il s’agit d’UA, mais nous n’avons aucune crainte. Il n’est dangereux        que si on l’inhale.»</em><br />
<em> </em><br />
<em> Vous savez que les ogives des missiles Tomahawk sont en UA. La        contamination à l’UA des décombres du Pentagone est la preuve qu’il y a eu        un tel missile.</em></em><strong></strong></p>
<p><strong><strong>Ce n’est pas à cela que je pensais. Revenons à ma question</strong></strong>:</p>
<p>La météo devrait-elle nous informer des tempêtes de sable en Irak?</p>
<p><em>Mais comment les gens pourraient-ils y échapper? Ces tempêtes de sable        mesurent un million de miles carrés. Elles sont énormes, traversent        l’Atlantique, atteignent les Caraïbes puis la côte texane et enfin la côte        Est. Il y a des gens qui quittent leur Etat chaque fois qu’il y a un        ouragan. C’est dans la nourriture, dans l’eau potable, dans les produits        laitiers et le problème, avec l’uranium 238, qui est constitué à 99,39% d’UA,        est qu’il se désintègre en plus de 20 étapes pour donner d’autres isotopes        radioactifs. C’est pourquoi j’appelle ça un «cheval de Troie». Cette arme        n’arrête pas de tuer. C’est un poison systémique. Il va partout. Ses        particules, qui se forment à des températures très élevées, 5000 à 10 000        degrés centigrades, sont des nanoparticules: 1/10 de micron ou moins. 1/10        de micron c’est 100 fois plus petit qu’un globule blanc. Elles pénètrent        dans les lipides et probablement dans le cholestérol et traversent la        membrane cellulaire. Elles perturbent les processus cellulaires, les        signaux que s’échangent les cellules. Elles perturbent aussi les fonctions        cérébrales. </em><em><br />
</em><br />
Savez-vous à quoi ressemblait l’Irak avant la première guerre du Golfe?</p>
<p><em>Avant 1991, c’était le pays le plus avancé du Moyen-Orient. Il avait        la population la plus saine de cette région et possédait des données très        précises sur les problèmes sanitaires et les taux de maladies. C’est        pourquoi les Américains ont bombardé tous les bureaux du Ministère de la        Santé. Ils ont détruit toutes ces données afin qu’on ne puisse plus faire        de comparaisons et montrer combien les maladies avaient augmenté car les        Etats-Unis craignaient de devoir payer des réparations pour crimes de        guerre.</em><em></em></p>
<p><em><em>A la suite des terribles sanctions de l’ONU, les Irakiens ne pouvaient        plus obtenir tout le matériel médical nécessaire au traitement des        leucémies. L’ONU disait: «Il y a là des composants pouvant servir à la        fabrication d’armes, vous ne les aurez donc pas.» Le fait que les enfants        mouraient de faim a occulté les effets de l’UA.</em></em></p>
<p><strong>Parlons des enfants d’Irak.</strong></p>
<p><em>Après la première guerre du Golfe, dans les hôpitaux de Bassora, il        naissait environ un bébé par semaine qui présentait des malformations        congénitales. Aujourd’hui, il y en a 10 à 12 par jour. Les taux d’UA dans        la population augmentent chaque année. Chaque jour, les gens boivent et        mangent des choses contaminées. Comme on pouvait s’y attendre, il y a de        plus en plus de bébés qui naissent avec des malformations et ces dernières        sont de plus en plus graves. </em><em></em></p>
<p><em><em>Un médecin irakien m’a dit qu’il naissait maintenant des bébés réduits        à une masse de chair informe: ils n’ont ni tête, ni bras ni jambes. Le        même phénomène avait déjà été observé dans les populations du Pacifique        qui n’avaient pas été évacuées lors des essais atomiques. En fait, les        gouvernements les ont utilisées comme cobayes. </em><br />
</em><br />
<strong>Ainsi, tous les pays qui se sont dotés d’armes nucléaires sont        responsables de ces atrocités.</strong></p>
<p><em>Ils ont tous procédé à ces essais, la France, la Russie, la Chine et        les Etats-Unis. Je ne sais pas si la Grande-Bretagne en a fait. Ils ont        été très discrets à ce sujet.</em><em><br />
</em><br />
Les effets aux Etats-Unis</p>
<p>Quels sont les endroits les plus radioactifs aux Etats-Unis?</p>
<p><em>Ils se trouvent dans un rayon de 100 miles autour des centrales        nucléaires. Nous en avons 110 aux Etats-Unis, plus qu’aucun autre pays du        monde mais seules 103 sont en activité. Il y en a sur presque toute la        côte Est. Nous avons étudié les données officielles provenant des Centers        of Disease Control5 sur les cancers du sein entre 1985 et 1989. Dans les        zones situées dans un rayon de 100 miles autour d’une centrale nucléaire,        on enregistre les deux tiers des décès par cancer du sein des Etats-Unis. </em><em></em></p>
<p><em><em>Cette pollution radioactive se rencontre également autour des        laboratoires d’armes nucléaires – Los Alamos (Nouveau-Mexique) Idaho        Nuclear Engineering Laboratory (Idaho) et Handford (Washington), là où        l’on fabrique le plutonium pour toutes les bombes. Ils ont contaminé toute        la rivière Columbia et presque tout l’Etat de Washington.</em></em></p>
<p><em><em>Cette pollution contamine l’eau et la végétation. Si vous mangez des        palourdes, des moules, des crabes ou des choses comme ça, même certaines        espèces de poissons qui se nourrissent de la vase du fond des rivières,        vous aurez des taux de radioactivité plus élevés dans vos tissus. Les        effets dépendent des individus, de leur état de santé. Un habitant de        Washington est mort subitement. Il avait un peu moins de 50 ans. Son        autopsie a révélé d’importantes quantités de zinc radioactif. Les médecins        pensèrent que cela ne pouvait provenir que de bombes ou de réacteurs        nucléaires et en étudiant ses habitudes alimentaires, ils découvrirent        qu’il était amateur d’huîtres. Ils trouvèrent l’endroit où il achetait ses        huîtres puis les huîtrières, qui étaient situées à 200 miles des côtes de        l’Etat de Washington. Les particules radioactives étaient entraînées dans        l’océan et passaient à travers les huîtrières. Les huîtres les avalaient,        tout simplement.</em></em></p>
<p>Pathologies provoquées par l’UA</p>
<p><strong>Quels sont les symptômes de l’empoisonnement à l’UA?</strong></p>
<p><em>Les soldats parlent d’un goût métallique dans la bouche. C’est le goût        d’uranium. Ensuite, dans un délai de 24 à 48 heures, ils souffrent de        divers maux: douleurs musculaires, perte d’énergie, parfois incontinence. </em><em></em></p>
<p><em><em>Une femme a raconté que la nuit de son retour, elle n’a absolument        rien ressenti au cours des rapports sexuels avec son mari. Elle n’avait        plus aucune sensation à partir de la taille. L’UA s’attaque au système        neuro-musculaire, aux nerfs. Il va partout. Ses particules ne sont        absolument pas solubles, elles ne peuvent donc pas se dissoudre dans les        liquides organiques si bien qu’elles peuvent être éliminées par le corps.        Ensuite, elles continuent d’émettre des radiations. Même quand l’uranium        se désintègre, il donne naissance à d’autres isotopes. Les particules        continuent à tirer leurs petits projectiles jusqu’à votre mort. </em></em></p>
<p><em><em>En outre, les soldats perdent leurs dents. L’uranium remplace le        calcium dans la structure calcium-phosphate de la dent. Certains se        plaignent de crises d’épilepsie, de paralysie par encéphalopathie. Très        nombreux sont les cas de maladie de Parkinson, de sclérose latérale        amyotrophique et de lymphome (maladie de Hodkin). Ces maladies s’attaquent        aux mitochondries des cellules et des nerfs. Ce sont les mitochondries qui        donnent au corps son énergie et si elles sont endommagées, l’organisme n’a        plus assez d’énergie pour fonctionner normalement: le malade éprouve une        fatigue chronique.</em></em></p>
<p><em><em>J’ai découvert une étude dans le bulletin de septembre 2003 des        employés du Laboratoire d’armes nucléaires de Sandia. On y fait des        recherches sur le dysfonctionnement des mitochondries en relation avec les        3 maladies citées ci-dessus. On y est tout à fait conscient des effets de        l’uranium sur la santé.</em></em></p>
<p><strong>Parlez-moi des tests permettant de détecter la présence d’UA dans        l’organisme.</strong></p>
<p><em>Le test chromosomique est le meilleur indicateur. Il coûte 5000        dollars. Le test d’urine coûte 1000 dollars. Si le test d’urine est        positif, vous savez que vous êtes contaminé. S’il est négatif, cela ne        signifie pas forcément que vous ne l’êtes pas. Cela signifie simplement        que vous pouvez être contaminé mais que si vous l’êtes, la quantité        dissoute dans la circulation sanguine qui passe dans vos reins et est        éliminée dans l’urine est insuffisante. Tous ceux, je dis bien tous ceux        qui vont en </em><em><br />
<em>Afghanistan seront contaminés.</em><br />
</em><br />
<strong>La question de l’UA concerne tous les êtres vivants sur cette        planète. Quels autres effets l’UA a-t-il?</strong><strong></strong></p>
<p><strong><em>Les armes à l’UA ont modifié le génome de toute la planète. Les gens        du Pentagone disent: «Vous exagérez, vous utilisez le terme d’uranium pour        effrayer les gens.» Peu m’importe que les gens me croient ou non. Tout ce        que je peux dire, c’est qu’avec le temps, ce que je dis se révélera une        sous-estimation des effets à long terme. •</em></strong><em><br />
</em><br />
Source:       <a href="http://lonestaricon.com/2005/PDFs/19iconoclast.pdf"> http://lonestaricon.com/2005/PDFs/19iconoclast.pdf</a> . Interview<br />
publié le 11 mai 2005. (Traduction Horizons et débats)</p>
<p>1) Membres des Forces armées américaines exposés aux radiations<br />
ionisantes des essais et des armes atomiques de 1945 à 1963.<br />
(note du trad.)</p>
<p>2) Projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement<br />
certaines personnes par l’injection de substances psychotropes.<br />
(note du trad.)</p>
<p>3) Affection gynécologique caractérisée par la présence de<br />
fragments de muqueuse utérine en dehors de leur localisation<br />
normale (note du trad.)</p>
<p>4) 2268 kg</p>
<p>5) Centre de contrôle et de prévention des maladies (Atlanta)</p></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Syrie s’apprête à confirmer l’implication d’Israël dans l’assassinat d’Imad Moughnieh]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=652</link>
<pubDate>Sat, 05 Apr 2008 00:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Matthias</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=652</guid>
<description><![CDATA[Depuis quelques jours, l&#8217;état-major israélien s&#8217;alarme des mouvements de troupes syrie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Depuis quelques jours, l'état-major israélien s'alarme des mouvements de troupes syriennes à la frontière nord du pays. Selon les services de renseignements israéliens, le régime de Bachar al-Assad aurait mobilisé plusieurs régiments de réservistes, pour les déployer le long de sa frontière avec Israël. Le gouvernement d'Ehoud Olmert redoute qu'il s'agisse d'un préambule à une opération du Hezbollah, visant à venger l'assassinat du chef de sa branche armée, Imad Moughnieh.</p>
<p class="MsoNormal">«Les Syriens sont tendus : soit ils sont informés d'une vengeance terroriste programmée contre Israël, soit ils en font partie. Et ils se préparent à une riposte israélienne qui pourrait les inclure», rapporte le Yedioth Ahronoth, citant les inquiétudes de l'état-major. Deux ans après la guerre avec le Hezbollah, cela pourrait entraîner une nouvelle conflagration. Signe que la tension est à son comble, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a annulé une visite à Berlin la semaine prochaine.</p>
<p class="MsoNormal">Le chef d'état-major adjoint, le général Dan Harel, affirme ne pas comprendre la brusque montée de tension. Israël, qui a prévu de conduire des exercices militaires et de défense civile de grande envergure, la semaine prochaine, afin de se préparer à une éventuelle attaque chimique et biologique, a transmis des messages d'apaisement à la Syrie. «Aucune des deux parties n'a intérêt à un affrontement militaire. Quiconque voudrait essayer d'attaquer Israël doit se souvenir que nous sommes le pays le plus puissant de la région. Notre réponse sera brutale et douloureuse», a cependant prévenu le général Harel.</p>
<p class="MsoNormal">Selon les services de renseignements israéliens, la Syrie s'apprêterait à publier un rapport sur les circonstances de l'assassinat de Moughnieh, qui mettrait en cause le Mossad.</p>
<p class="MsoNormal">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ D'Hiroshima à Bagdad ]]></title>
<link>http://reopen911.wordpress.com/?p=182</link>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 18:21:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>reopen911</dc:creator>
<guid>http://reopen911.wordpress.com/?p=182</guid>
<description><![CDATA[

« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="chapeau">
<h3 class="access">« La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes de l'homme. »<br />
Albert Camus, au lendemain d'Hiroshima, Combat , 8 août 1945</h3>
</div>
<p><br class="texte clear" /><br class="sep_para access" /></p>
<div class="para_1100657 resize">
<div class="photo right"><img src="http://www.alterinfo.net/photo/893181-1100657.jpg" alt="D'Hiroshima à Bagdad" /></p>
<div class="legende legende_1100657"></div>
</div>
<div class="texte">
<div class="access">Le soixantième anniversaire des bombardements d'Hiroshima et Nagasaki a été commémoré aux Etats-Unis dans la plus grande discrétion ; en France, rares sont les medias qui ont osé remettre en question la version officielle de cet événement qui a fait basculer le monde dans une ère de barbarie sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. En 1991, juste après la fin de la guerre froide qui maintenait « l'équilibre de la terreur », a commencé une nouvelle guerre nucléaire, silencieuse, qui se poursuit avec la complicité de l'ensemble de la « communauté internationale ». Cette guerre nucléaire, menée contre des pays désarmés pour servir les ambitions géopolitiques des Etats-Unis, utilise en effet des quantités de plus en plus grandes d'uranium dit « appauvri », un déchet nucléaire hautement toxique. Ce produit empoisonne l'environnement pour plusieurs milliards d'années et provoque chez les populations touchées une multiplication des cancers, des leucémies, de malformations congénitales monstrueuses et, conséquence la plus grave et irréversible, la modification du patrimoine génétique. Comme les pollutions consécutives aux essais nucléaires aériens et à la catastrophe de Tchernobyl, la pollution à l'uranium « appauvri » ne connaît pas de frontière et aujourd'hui les populations de l'hémisphère nord respirent les particules d'oxyde d'uranium dispersées depuis 1991, en Irak, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan.</p>
<p>Hiroshima : une « révolution scientifique »<br />
"A Hiroshima, trente jours après la première bombe atomique qui détruisit la ville et fit trembler le monde, des gens, qui n'avaient pas été atteints pendant le cataclysme, sont encore aujourd'hui en train de mourir, mystérieusement, horriblement, d'un mal inconnu pour lequel je n'ai pas d'autre nom que celui de peste atomique [ ... ]. Sans raison apparente, leur santé vacille. Ils perdent l'appétit. Leur cheveux tombent. Des taches bleuâtres apparaissent sur leur corps. Et puis ils se mettent à saigner, des oreilles, du nez, de la bouche." ( Wilfred Burchett, premier journaliste à être entré à Hiroshima, Dally Express du 5 septembre 1945)</p>
<p>Le quotidien « Le Monde » du 8 août 1945 annonça la destruction totale et instantanée d'Hiroshima comme une « révolution scientifique ». L'anéantissement des deux villes japonaises et la « vaporisation » de leurs habitants (100.000 personnes à Hiroshima, et 50.000 à Nagasaki) a longtemps été présenté comme un « mal nécessaire » pour arrêter la 2 e guerre mondiale. Aujourd'hui, même certains médias de la presse « industrielle » comme « Le Nouvel Observateur » reconnaissent que ces crimes contre l'Humanité, ont été perpétrés inutilement, sinon pour le grand profit des Etats-Unis dont le véritable objectif était de neutraliser l'Union Soviétique (qui avait promis aux USA d'entrer en guerre contre le Japon le 15 août) et de déclencher la « Guerre Froide ». En effet, le président Truman avait été informé par ses services de renseignements que la reddition du Japon n'était qu'une question de jours. En outre, les deux bombardements ont permis de tester en grandeur nature les différentes bombes nucléaires - à l'uranium et au plutonium - et de démontrer au monde entier la toute puissance des Etats-Unis.</p>
<p>Les souffrances indicibles des victimes différées (des dizaines de milliers de Japonais moururent à petit feu, alors que près de 300.000 personnes continuent aujourd'hui de subir les séquelles de leur irradiation), à la fois physiques et psychologiques, furent négligées. La mémoire de cet horrible tragédie est peu entretenue par les autorités japonaises, et les « Ibakusha » », les victimes irradiées, sont toujours considérés comme des parias au sein de leur société. En 1950, le nombre de morts à Hiroshima avait doublé (200.000), et celui de Nagasaki avait presque triplé (140.000). Les bombardements de Dresde les 13 et 14 février 1945 (135.000 morts) ou de Tokyo, réduite en cendres en trois heures sous les bombes incendiaires américaines le 10 mars (entre 80.000 et 100.000 morts), n'avaient pas non plus de justification militaire, mais elles n'eurent pas de répercussions post-conflit. Cela fait toute la différence avec armes nucléaires inaugurées le 6 août 1945, dont les effets continuent de tuer bien après la fin des conflits.</p>
<p>Uranium appauvri : la nouvelle guerre nucléaire<br />
«… les Etats-Unis et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerre nucléaires utilisant des bombes et des armes sales dans les pays qu'ils ont besoin de contrôler. Sous forme d'aérosols, l'uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où ils trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établi et maintenir leur primauté. » (Leuren Moret, experte des radiations, juillet 2004)</p>
<p>Depuis les essais en grandeur nature d'armes à uranium appauvri dans le Golfe (1991), l'utilisation d'un nouveau type d'armes nucléaires s'est banalisée dans l'indifférence générale. Chaque nouvelle guerre « humanitaire » (Bosnie, Kosovo, Afghanistan...) a été l'occasion de tester de nouvelles armes à l'uranium appauvri (UA) à des puissances de plus en plus grandes. La nouvelle guerre d'agression lancée contre Irak par la coalition anglo-américaine en 2003 avec la complicité de la « communauté internationale », y compris la France, au cours de laquelle des quantités sans précédent de munitions à l'uranium appauvri sont utilisées, est une véritable guerre nucléaire qui ne dit pas son nom. On est là devant un crime contre l'humanité qui se déroule silencieusement, et à une échelle jamais connue à ce jour.</p>
<p>Un déchet nucléaire hautement toxique recyclé comme munition classique<br />
« Le terme d'uranium « appauvri » est inapproprié, car il ne correspond pas à la réalité : il laisse penser que la radioactivité est enlevée, ce qui est faux. Je préfère parler d'armes « enrichies à l'uranium » (Reza Fiyuzat, linguiste résidant au Japon, entretien par mél du 30 août 2005)</p>
<p>L'uranium appauvri (UA) est un déchet radioactif issu de l'enrichissement de l'uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires (Dans les bombes, on utilise de l'uranium enrichi à 95 % en U 235 ). Il contient principalement environ 99,75% d'U 238 et 0,2% d'U 235 . On l'appelle « appauvri » parce que son activité est inférieure à celle de l'uranium naturel, ce qui ne signifie nullement qu'il est moins dangereux. En effet, l'uranium dit « naturel » est présent dans l'environnement à raison de 1 à 3 ppm, alors que le minerai est mille fois plus concentré. (L'uranium est dit « naturel » quand il ne contient que des isotopes qui existent dans la nature, 14 au total, tous radioactifs, dont l'U 238 , l'U 235 et l'U 234) . Seul l'uranium 235, qui ne représente que 0,72% de l'uranium naturel (ce chiffre variant selon les régions du monde), est fissile. L'UA est doublement toxique : chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds (plomb, arsenic…). Mais il est surtout fortement radiotoxique.</p>
<p>En outre, au lieu de diminuer, l'activité de l'UA s'accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits lors de sa désintégration. S'il n'émet surtout des rayons alpha (peu pénétrants, mais très irradiants) quand il est pur, ses deux descendants, qui apparaissent au bout de quelques mois, le thorium (TH 234 ) et le protactinium (PA 234 ) sont des émetteurs à vie courte (leurs périodes respectives sont de 24 jours et 1,4 mn), bêta et gamma, donc, très pénétrants. L'UA utilisé dans l'armement est d'autant plus dangereux qu'il est mélangé à de l'uranium issu des usines de retraitement pollué par des produits de fission hautement radioactifs, comme le plutonium (PU 238 et PU 239 ), l'uranium 236 (U 236 ), le neptunium, l'américium, le technétium 99 ou le ruthénium 106 , qui potentialisent sa nocivité. Ainsi, l'activité de l'UA reste quatre mille fois supérieure au seuil réglementaire qui impose l'application des règles de radioprotection.</p>
<p>En raison de ses propriétés pyrophoriques (il s'enflamme spontanément au contact de l'air) et de sa très grande densité (1,7 fois supérieure à celle du plomb), c'est le métal idéal pour fabriquer des obus miniaturisés de grande portée, d'une grande vélocité (jusqu'à mach 5) capables de transpercer en quelques secondes des véhicules blindés ou de traverser des dizaines de mètres de béton pour détruire des bunkers souterrains sur plusieurs mètres.</p>
<p>« Ainsi, un projectile en uranium appauvri comporte deux " avantages " militaires importants, c'est-à-dire d'être à la fois perforant et incendiaire. C'est l'arme antichar idéale puisqu'elle perfore les blindages de chars les plus résistants, provoque un violent incendie entraînant l'explosion des munitions contenues dans le char et ainsi, sa destruction complète. » (Bruno Barrillot, 2000).</p>
<p>Quasiment gratuit en raison de son abondance, il permet, allié à une très faible quantité de titane, de remplacer le tungstène, coûteux et peu fusible. La résistance des chars est elle-même renforcée par l'incorporation d'UA dans les blindages. L'UA est alors recouvert d'un produit qui limite les rayonnements alpha. Les armes à l'UA sont tirées par l'armée de terre (chars Abrams, char Leclerc), de l'air (par les avions A10, peu coûteux, conçus en 1976, surnommés les « tueurs de chars »), les missiles Tomahawk, Phalanx, les hélicoptères Apaches et la marine.</p>
<p>Albert Speer, le ministre de la guerre sous Hitler, avait envisagé d'utiliser de l'uranium dans les obus dès 1943 pour remplacer le tungstène qu'il ne pouvait plus importer du Portugal. Parallèlement, des responsables du projet Manhattan avaient eu également l'idée d'utiliser l'uranium, mais leur but était moins de fabriquer des obus plus efficaces que de faire le plus de mal possible aux populations ennemies : dès 1943 ils avaient recommandé l'usage de gaz radioactifs :</p>
<p>« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau sera pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité « nécessaire pour causer la mort de la personne est extrêmement petite… Il n'y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures… cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables . » (cités par Leuren Moret, juillet 2004).</p>
<p>Leur rêve a été réalisé cinquante ans plus tard : l'oxyde d'uranium, utilisé à la manière d'un gaz, est devenu une arme de destruction massive qui « joue un rôle vital dans la réalisation du plan de domination du monde par les Etats-Unis » (Bob Nichols, 2005).</p>
<p>Le mythe de la « guerre propre »<br />
« Les dangers de l'uranium pour la santé ont été étudiés de manière extensive. L'exposition des soldats à des aérosols d'uranium appauvri pourrait être significative et avoir des effets radiologiques et toxiques. Ces impacts pourraient être impossible à quantifier de manière fiable. » (Rapport de l'OTAN, 1991)</p>
<p>Les nouvelles armes à l'UA permettent aussi d'entretenir le mythe de la « guerre propre » fabriqué dans les officines de propagande (« think-tank ») américaines : le recours à une ogive à UA ne déclenche pas le spectaculaire champignon qui symbolise la bombe atomique « classique », tout en provoquant au moins autant de dégâts. Après les essais des années soixante-dix à Los Alamos (Etats-Unis), les armes à l'UA ont été testées en grandeur nature en Irak en 1991, en Bosnie en 1994-95, en 1999 au Kosovo et en Serbie, en Afghanistan en 2001 et de nouveau en Iraq depuis 2003. Alors que les obus antichars utilisés dans la « Guerre du Golfe » ne dépassaient pas 5 kilogrammes, les charges contenues dans les bombes téléguidées déversées sur l'Afghanistan contenaient jusqu'à une tonne et demi d'UA. Chaque guerre permet ainsi une amplification et une prolongation des tests effectués au cours des guerres précédentes. Enfin, en l'absence de toute réaction de la « communauté internationale », l'UA est utilisé de façon beaucoup plus massive encore en Irak depuis son invasion par l'alliance anglo-américaine en 2003.</p>
<p>Après la fin officielle de la « guerre du Golfe » (1991), l'armée américaine a tiré près d'un million d'obus à l'UA en trois jours sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite (en violation de l'article 3 de la convention de Genève) sur la route de Bassora. Parmi les nombreux témoins, Carole Picou, qui faisait partie du service américain de santé des armées et reconnue aujourd'hui invalide à 100%, a rapporté avoir vu avec horreur tout au long de cette « autoroute de la mort » des corps totalement calcinés « qui avaient littéralement fondu, presque comme des scories. » (citée par Benjamin, p.121). Depuis l'invasion de l'Irak en 2003, ces scènes sont devenues banales, à Fallujah comme dans tout l'Irak.</p>
<p>Il y a près d'un siècle, les Irakiens avaient déjà été victimes des armes de destruction massive des Britanniques, qui les avaient gazés à plusieurs reprises, en 1912 et 1925. Winston Churchill avait déclaré être « fortement favorable à l'utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L'effet moral devrait être bon… et il répandrait une vive terreur . » (cité par Moret, août 2004).</p>
<p>Une pollution radiologique planétaire</p>
<p>Alors que la toxicité chimique de l'UA est peu contestée par les instances officielles, sa toxicité radiologique est systématiquement niée. Pourtant, dès 1974, un groupe d'études du ministère américain à la défense mettait en garde contre cette double toxicité. Lors de l'impact sur sa cible, l'UA s'enflamme au contact de l'oxygène, provoquant une chaleur extrême (jusqu'à 5.000° C) qui provoque la « vaporisation » de 10 à 100% de l'uranium selon le type de projectile. Ainsi, un obus tiré par un char Abram produit entre 1.000 et 3.000 grammes de cette poussière. Selon les travaux de Leonard Dietz, une seule particule de 5 microns engendre une dose de 1.360 rem, soit plus de trois cents fois la dose autorisée en un an pour les travailleurs de l'industrie nucléaire.</p>
<p>Des micro et nanoparticules insolubles formées d'oxyde d'uranium et d'un cocktail d'autres radionucléides se répandent alors dans l'atmosphère. Déposées sur le sol, elles sont facilement remises en suspension. Propagées par les vents et la pluie sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres, elles contaminent les sols, les eaux de surface et les nappes phréatiques, la végétation, les animaux (atteints des mêmes maladies que les humains), et finalement toute la chaîne alimentaire. Dans le Golfe, la contamination est d'autant plus importante que les bombardements n'ont jamais cessé en Irak : opération « Renard du Désert de William Clinton en décembre 1998, attaques permanentes dans les zones exclusion aérienne (imposées illégalement par les Etats-Unis, La Grande-Bretagne et la France). En outre, l'embargo criminel décrété par les Nations Unies en 1990 a empêché toute mesure de décontamination ou de prévention, et que d'énormes quantités de microparticules radioactives migrent au gré des vents sur d'immenses étendues depuis près de quinze ans. Les débris de munitions enterrées dans le sol contribuent aussi à contaminer la nappe phréatique ainsi que les deux grands fleuves du pays, le Tigre et l'Euphrate, et ainsi décupler, voire centupler le taux d'UA dans l'eau potable.</p>
<p>Les pays voisins des régions bombardées ne sont naturellement pas épargnés par les retombées radioactives qui ont déjà contaminé l'air, l'eau et les ressources alimentaires des pays agressés. La contamination consécutive aux guerres nucléaires contre l'Irak, l'ex-Yougoslavie et l'Afghanistan a déjà atteint la Grèce, Israël, l'Arabie Saoudite, le Pakistan, la Syrie, le Liban, l'Albanie, la Macédoine, la Palestine, la Turquie, l'Iran, le Pakistan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, la Russie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine et l'Inde.</p>
<p>Aujourd'hui, on estime que la pollution radioactive due à l'uranium appauvri est en train de s'étendre à tout l'hémisphère Nord et qu'elle pourrait atteindre bientôt l'ensemble de la planète, comme le nuage de Tchernobyl (Moret, 2005).</p>
<p>Les trois voies de contamination<br />
« L'uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu'aucune toxine connue de la science des hommes. » (PR A. Durakovic, Directeur du département de Médecine nucléaire à l'Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone).</p>
<p>La contamination interne peut survenir de trois manières : l'inhalation, l'ingestion de boissons et d'aliments contaminés, et par lésions cutanées (l'UA passe dans la circulation sanguine). L'inhalation est la plus dangereuse (d'un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxicité touche surtout les poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l'appareil respiratoire supérieur et se fixent dans les alvéoles pulmonaires d'où elles irradient pendant des années. La moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée au sang est éliminée par les urines, et l'autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très lent. L'UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique. Sa dangerosité dépend de sa nature physique et chimique, de l'intensité et de la durée d'exposition, et des sujets contaminés. Ainsi, les enfants représentent la population la plus vulnérable aux effets de la radioactivité, parce qu'ils la concentrent trois ou quatre fois plus que les adultes en raison de leur moindre poids et de l'activité de leur processus métabolique. Rappelons ici que les instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d'admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n'existe pas de seuil d'innocuité.</p>
<p>Dès avant la nouvelle invasion de l'Irak de 2003, une étude sur les effets de l'UA à long terme entreprise dans six zones du sud de l'Irak à l'aide d'un spectromètre gamma avait montré que le tiers des échantillons de végétaux collectés présentaient un taux de radioactivité trois fois supérieur au taux habituel. Dans ces zones, près de 900.000 tonnes des plantes sauvages comestibles et près du tiers des animaux étaient contaminés. La dose de radioactivité délivrée aux enfants de moins de 15 ans à travers l'inhalation, l'ingestion de viande et de lait, et l'exposition, mesurée sur cinq ans (1991-1996) représentait 70% de la dose totale reçue par l'ensemble de la population étudiée.</p>
<p>Le PR Siegwart-Horst Günther, épidémiologiste autrichien, a mis en évidence un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, une forte proportion d'infections, d'herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l'irradiation des cellules-souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.</p>
<p>Des malformations congénitales monstrueuses et une atteinte au génome<br />
« S'ils nous avaient tués une fois, cela serait moins grave… mais… ils vont continuer de nous tuer pendant des générations » (un Afghan cité par le Dr Mohamed Miraki, Perpetual Death from America)</p>
<p>La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l'embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d'horribles malformations congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50), avec des organes manquants (sans yeux, sans nez, sans oreilles, sans cerveau, sans anus...), aveugles, avec de graves anomalies du cœur (absence d'oreillettes ou de valvules) ou des poumons, ou avec des organes à l'extérieur du corps (cerveau, intestins, estomac…). Chez les bébés irakiens nés en 2002, l'incidence d'anophtalmie (absence d'yeux) a été 250.000 fois plus grande que l'occurrence moyenne. On retrouve les mêmes malformations chez les enfants des vétérans des guerres du Golfe et des Balkans de toutes nationalités. Lorsqu'une femme irakienne vient d'accoucher, ses premières paroles ne sont pas : « c'est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s'aggravant généralement d'une génération à l'autre, il faudra plusieurs décennies avant de pouvoir mesurer l'atteinte du génome. La prise de conscience de la condamnation des prochaines générations engendre le désespoir des populations touchées :</p>
<p>« Après que les Américains eurent détruit notre village et tué nombre d'entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n'avons rien à manger. Mais nous aurions supporté ces misères, nous les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j'ai vu mon petit-fils malformé, j'ai réalisé que mes espoirs en l'avenir avaient disparu pour de bon , pire que le désespoir né de la barbarie russe, même si, à cette époque, j'ai perdu mon fils aîné, Shafiqullah. Mais, cette fois, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que nous ont infligé les Américains, une mort silencieuse à laquelle – je le sais – nous n'échapperons pas . » ( Jooma Khan, Afghanistan, mars 2003, cité par Mohamed Miraki, Le génocide silencieux venu d'Amérique. C'est nous qui soulignons).</p>
<p>Des malformations similaires continuent d'apparaître depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, celles de Bhopal en Inde (1984) et l'utilisation de l'Agent Orange au VietNam de 1966 à 1975. Le site de Bhopal n'a jamais été décontaminé de sa dioxine par le fabriquant de pesticides Union Carbide (aujourd'hui Dow Chemical). L'Agent Orange (fabriqué par Montsanto, aujourd'hui l'un des principaux fabriquant d'OGM) répandu au VietNam, une arme de destruction massive qui avait fait des milliers de victimes parmi les soldats US, continue de faire des ravages au VietNam trente ans après la fin du conflit. Mais les effets de l'uranium appauvri sont encore beaucoup plus graves et plus durables que ceux de l'Agent Orange.</p>
<p>Il faut également prendre en compte l'ensemble des facteurs qui se combinent aux effets de l'UA pour provoquer des maladies graves : fumées toxiques libérées lors des bombardements de réacteurs, de centres d'études nucléaires (à Belgrade et en Irak), de complexes chimiques ou pétrochimiques (comme celui de Pancevo en ex-Yougoslavie), des puits de pétrole incendiés… S'y ajoutent la malnutrition et les désastreuses conditions sanitaires des pays agressés, les stations d'épuration des eaux et les centrales électriques étant systématiquement détruites par les agresseurs, tout comme les hôpitaux. Les vétérans de la « Guerre du Golfe » subissent également les conséquences des différents vaccins et médicaments que les autorités militaires ont testés sur eux.</p>
<p>Les populations victimes des bombardements sont de fait condamnées à vivre durant toute leur vie dans une véritable décharge radioactive</p>
<p>La différence entre les vétérans des armées des pays agresseurs et les victimes civiles des pays agressés réside dans le fait que les troupes étrangères ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à vivre durant toute leur vie dans un environnement qui deviendra inexorablement de plus en plus radioactif. En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d'obtenir « réparation » dans leur pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, parfois encore ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. Les hôpitaux irakiens, quand ils n'ont pas été la cible des bombardements de l'alliance anglo-américaine, n'ont ni la capacité ni les moyens médicaux d'accueillir et de soigner toutes les victimes. Avant 1990, l'Irak avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau (dont beaucoup ont été mystérieusement assassinés depuis 2003, comme de nombreux scientifiques et journalistes).</p>
<p>Le pire est à venir pour tout le monde<br />
« Depleted uranium is a warcrime in progress » (PR Doug Rokke)</p>
<p>A la suite de la guerre de 1991, L'AIEA avait prévu un excès d'un demi million de morts en Iraq. La contamination de l'environnement et des populations locales va continuer de s'amplifier. Avant 2003, certaines régions du sud de l'Irak (dont certaines zones horticoles et de cultures irriguées, rares dans ce pays aride) connaissaient déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales, et de 350% par an de cas de leucémies, de déficiences immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux.</p>
<p>Les cas d'avortements spontanés et de mongolisme se multiplient, même chez des enfants nés de mère de moins de 25 ans. Pour chaque cas de cancer des tissus comme la leucémie, cinq cas de cancer solide devraient apparaître dans les 10 à 30 prochaines années. Dans un rapport inédit, l'Agence Internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait prévu un excès de 500.000 en morts en Irak, où plus d'un million de projectiles à l'uranium appauvri ont été tirés en 1991, soit entre 350 (chiffre du Pentagone) et 800 tonnes d'UA (selon la fondation Laka d'Amsterdam). Plus de dix tonnes d'UA ont été utilisées dans les Balkans, dont la plus grande partie au Kosovo, où un biologiste anglais a prévu dix mille morts supplémentaires au cours des prochaines années. Une étude a fait apparaître des taux de radioactivité « des centaines de fois plus élevés que la norme » dans le sud-est de la Serbie. Selon une estimation du journaliste d'investigation Robert J. Parsons (2002), c'est trois mille tonnes d'uranium qui auraient été utilisées en Afghanistan.</p>
<p>Depuis mars 2003, ce sont des milliers, voire des dizaines de milliers de tonnes de ce produit mortifère qui sont répandues sur l'Irak par les forces occupantes. La quantité de radioactivité lâchée sur l'ex-Yougoslavie, l'Afghanistan et l'Irak correspondrait à quatre cent mille fois celle d'Hiroshima – dont plus de deux cent cinquante mille fois sur la seule Irak à ce jour (Nichols, 2004). La totalité de cette pollution radioactive est dix fois plus importante que celle qui a été provoquée aux essais nucléaires aériens depuis les années quarante.</p>
<p>Au vu des conséquences de la première invasion de l'Irak en 1991, et compte-tenu du fait que cette fois l'ensemble du pays a été touché par des bombardements à l'UA, en particulier les villes les plus peuplées, et que la quantité d'UA a été massive, peut-on prévoir combien d'Irakiens seront victimes de la guerre d'agression lancée en 2003 par l'alliance anglo-américaine, et qui n'est pas près de s'arrêter ? Le génocide du peuple Irakien, la destruction irréversible de son environnement, de sa culture et du berceau de la civilisation, commencé avec l'embargo en 1990, s'accélère dans l'indifférence générale, en raison du black-out quasi total des medias « incorporés » sur le sujet.</p>
<p>Une aubaine pour l'industrie nucléaire : transformer les pays agressés en poubelles radioactives gratuites</p>
<p>L'usage militaire de l'UA est un débouché idéal pour l'industrie nucléaire qui en produit chaque année 50.000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus d'un million et demi de tonnes, dont 700.000 aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables « déchetteries radioactives » (Sara Flounders). D'autant que la demi-vie (dite « période ») de l'uranium appauvri est de 4,5 milliards d'années (l'âge de la terre !)</p>
<p>Le Koweït aurait dépensé quatorze milliards de dollars pour le « nettoyage » de son petit territoire. Pour décontaminer vingt-trois de leurs chars, les Américains ont mis trois ans et dépensé quatre millions de dollars, alors que les cinq mille chars irakiens hautement radioactifs détruits pendant la « guerre du Golfe » sont restés sur le terrain, pour la plupart sur « l'autoroute de la mort », au sud de l'Irak.</p>
<p>En février 2003, les USA ont refusé par avance tout nettoyage des sites qu'ils pourraient contaminer en Irak. Mais les dommages causés à l'environnement deviennent de toute manière rapidement irréversibles. En Afghanistan, des tempêtes de sable traversant le pays et la pollution consécutive des rivières et des fleuves, notamment la rivière de Kaboul, et l'Indus, fleuve qui traverse le Pakistan et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable, a alarmé le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient très tôt été présentes en Afghanistan pour mesurer le niveau de contamination après les bombardements. Juste après un « tir ami » des équipes de reporters qui travaillaient aux côtés des militaires de la coalition, ont été rapidement enlevés et enfermés dans un hangar. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès rapides de victimes présentant les symptômes typiques d'une forte contamination à l'UA.</p>
<p>Dans les centres d'expérimentation des pays occidentaux, les expériences doivent avoir lieu en milieu confiné, la radioactivité est en principe soigneusement contrôlée et le personnel soumis à une surveillance particulière. Pourtant, des incidents conduisent parfois au relâchement d'oxyde d'uranium dans l'atmosphère (à Gramat, en Ecosse, à Puerto Rico…). Et l'on trouve autour de nombreux sites (usines de production, centres d'essais, régions agressées, sans compter les mines d'uranium…) des taux de cancers et de leucémies anormalement élevés. Dans l'Indiana, un ex-champ de tirs d'essai d'obus à l'UA des années 80 va être reclassé en « zone de sacrifice national », condamnée pour l'éternité. Pourquoi l'uranium « appauvri » devient-il un produit banal lorsqu'il est déversé par centaines de tonnes sur les pays agressés ?</p>
<p>Il y a bien des armes de destruction massive en Irak !</p>
<p>Des milliers de ces projectiles sont disséminés à des profondeurs variables sur les zones bombardées. De nombreux enfants qui jouent avec les projectiles argentés ou leurs débris radioactifs restés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n'est que de quelques années. En Europe, toute dispersion d'UA dans l'environnement est illicite. Le PR Siegwart-Horst Günther, qui avait rapporté d'Irak un projectile à l'UA en Allemagne, fut menacé d'internement psychiatrique et condamné en 1994 à une amende de trois mille marks pour “ mise en circulation de matériaux radioactifs faisant courir un risque pour la santé ”. Pour le PR Major Doug Rokke, ancien chef du Projet pour l'uranium appauvri au Pentagone, vétéran de la Guerre du Golfe et chargé par Colin Powell du « nettoyage » de l'Arabie Saoudite et du Koweït en 1991, et aujourd'hui victime du « syndrome du Golfe », « L'Iraq est une déchetterie toxique. »</p>
<p>D'autres nouvelles armes de destruction massives de la panoplie américaine auraient été testées depuis 2003. « Moab », la bombe la plus puissante du monde (8 tonnes), l'une des plus meurtrières, produit un mini-champignon semblable à celui des bombes nucléaires. Les « mini-nukes » (dont la puissance peut équivaloir plusieurs fois la bombe lâchée sur Hiroshima) auraient été utilisées en Afghanistan. La bombe « E » (électromagnétique), non seulement détruit toutes les communications, mais peut être utilisée comme un gigantesque four à micro-ondes sur une grande surface, cuisant dans son périmètre d'action tous les êtres vivants comme des poulets (le four à micro-ondes n'étant qu'une application domestique de la version militaire mise au point par Raython).</p>
<p>En outre, de nouvelles versions, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, de bombes au napalm, au plasma (à effet de souffle), au phosphore, à fragmentation (qui peuvent contenir de l'UA), et d'autres armes toutes plus terrifiantes les unes que les autres auraient également été testées secrètement, comme le laisse supposer le nettoyage total (comprenant l'enlèvement du sol sur plusieurs mètres de profondeur), de certains quartiers de Fallujah (après que la « ville aux cent mosquées » eût été rasée en novembre 2004) et de l'aéroport de Bagdad (en mars 2003), déclarés zones interdites. L'utilisation de bombes incendiaires de type napalm a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah 1. L'utilisation d'un napalm 'amélioré' (MK77) lors de l'invasion de 2003 a d'ailleurs été reconnu tout a fait officiellement par les officiels US 2.</p>
<p>Une arme de destruction massive en voie de banalisation</p>
<p>Les armes de destruction massive à l'UA, classées « conventionnelles » sont aujourd'hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, douze connus à ce jour, dont Israël, la Turquie, la Russie, le Pakistan et la France. Deux mille cent essais ont été effectués sur le territoire français depuis 1987, dont un millier au centre de Gramat (dans les Causses sauvages du Lot, près du gouffre de Padirac et de Rocamadour) et à Bourges (Cher) en plein air. Les armées de près de cinquante pays, et tous les types de munitions de la panoplie des armes américaines en seraient équipés aujourd'hui. La plupart des armes en contiennent, des simples balles aux bombes « intelligentes » guidées par satellites, en passant par les obus, les missiles, et les ogives des bombes dites « bunker busters » (destinées à détruire les bunkers souterrains).</p>
<p>Au début des années 90, la France, qui possède pourtant des stocks considérables d'U238 en raison de son grand nombre de réacteurs nucléaires (58), a acheté aux Etats-Unis mille tonnes d'UA « sale » (contaminé par de l'U 236 et du PU 131 ) via la COGEMA et Framatome, destinées à équiper notamment ses chars Leclerc et AMXB2. Des obus-flèches à l'UA sont fabriqués à Romans et à Annecy depuis 1995. Dans le Limousin, près de 200.000 tonnes d'oxyde d'uranium appauvri (sous forme de U 3 O 8 ) contaminé, destinées à être « valorisées » en obus, doivent être entreposées à Bessines (près de Limoges) malgré l'avis négatif de la commission d'enquête (Cf. Bella Belbeoch, 2004). La fabrication des engins elle-même est une industrie à risque : aux Etats-Unis, plusieurs usines productrices d'UA ont été contraintes de fermer parce qu'elles avaient contaminé leurs salariés et les populations alentour.</p>
<p>L'OMS complice une fois de plus de « crimes contre l'humanité »</p>
<p>L'utilisation des armes à uranium appauvri, véritable « crime contre l'humanité » (reconnu comme tel par la plupart des spécialistes internationaux, dont Ramsey Clark, le PR Doug Rokke, Rosalie Bertell, Leuren Moret, Helen Caldicott, le général Pierre-Marie Gallois…), se poursuit dans l'indifférence générale et avec la bénédiction des organisations des Nations Unies. Le black-out sur ces nouvelles armes est facilité par le fameux Accord que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été contrainte de signer en 1959 avec l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), dont l'article 3 stipule que les deux organismes « peuvent être appelés à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel des renseignements qui leur auraient été fournis . » Il est donc interdit à l'OMS de traiter des questions de radiation et de santé publique sans l'aval de l'AIEA, agence des Nations-Unies au service du lobby nucléaire. Ce lien de dépendance empêche l'OMS de respecter sa constitution, qui précise « qu'une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d'une importance capitale pour améliorer et protéger la santé de tous les peuples ». En cinquante ans, « la perfidie de cette alliance entre deux organismes des Nations-Unies aux buts diamétralement opposés, qui devraient s'affronter et non coopérer... n'a jamais été dénoncée publiquement » (Bonny, 1999).</p>
<p>Les mêmes « experts » de l'ONU, qui avaient préconisé de ne pas évacuer les zones hautement contaminées par l'explosion du réacteur de la centrale de Tchernobyl, commettent ainsi un nouveau « refus d'assistance à populations en danger » en acceptant l'usage militaire et civil de l'UA, avec la complicité active des gouvernements et des media occidentaux. En outre, ils bénéficient d'une immunité totale pendant et après leur mandat. Résultats : études non réalisées ou biaisées, rapports interdits de publication (comme l'« aide-mémoire n° 257 » de l'OMS) ou censurés. Ainsi, le Pentagone a tenté de démontrer le caractère inoffensif de l'UA en s'appuyant sur un rapport de quatre pages de l'OMS de janvier 2001, particulièrement inconsistant et peu scientifique !</p>
<p>L'Organisation Mondiale de la Santé, sous la pression de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (IAEA) bloque depuis 2001 la publication d'un rapport réalisée par trois experts des radiations de très haut niveau sur les effets et les risques de l'uranium appauvri sur les populations. Le Dr. Keith Baverstock. Principal auteur du rapport, déclare que ce rapport a été censuré volontairement, ce que nie l'OMS</p>
<p>Des études inexistantes, trafiquées ou censurées</p>
<p>Le rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) sur la pollution radioactive au Kosovo fut d'abord réduit de 74 à 2 pages ! En novembre 2000, la mission du PNUE a visité seulement onze sites, sur les cent douze cibles touchées par les bombardements de l'OTAN au Kosovo en 1999. Cette « visite guidée » avait été soigneusement préparée par les responsables de l'OTAN, dans des zones choisies, réduites, et au préalable « nettoyées » autant que cela était possible (pendant seize mois, plus de dix équipes de contrôle avaient préparé le terrain). Après avoir étudié 355 échantillons prélevés dans le sol, l'eau, les végétaux et le lait, la mission a conclu à de «faibles niveaux de radiation à proximité des cibles» et de «légères contaminations provenant des poussières d'uranium». Malgré le constat de la présence de plutonium dans les obus-flèches, elle a estimé que les résultats n'étaient « pas alarmants ». Cependant, la mission avait attiré l'attention sur le risque de contamination de la nappe phréatique par des munitions enterrées dans le sol susceptibles de décupler, voire centupler le taux d'uranium dans l'eau potable.</p>
<p>De son côté, le Dr Chris Busby, expert indépendant de renommée mondiale, auteur d'un ouvrage sur les faibles radiations (Les Ailes de la mort), et dont les résultats des études au Kosovo ont été reconnus par la Royal Society de Londres, a relevé sur le site de Jacova des niveaux de radioactivité cent fois supérieures à la normale, et dix fois plus de thorium – l'un des sous-produits de l'UA - que d'uranium appauvri.</p>
<p>Le PNUE, dont l'Unité d'évaluation après conflit avait demandé à intervenir rapidement en Afghanistan, et réclamé un financement pour le Fonds pour la recherche sur l'UA, n'a jamais reçu de réponse de la part de la directrice de l'OMS de l'époque, Gro Harlem Brundtland. D'après Robert J. Parsons, ces manœuvres dilatoires auraient été motivées par l'opportunité d'attribuer les symptômes des victimes de fortes expositions à l'UA à la rigueur de l'hiver afghan et à l'état sanitaire de populations fragilisées par plus de deux décennies de guerre.</p>
<p>Les gouvernements coupables de ces atrocités maintiennent une chape de plomb sur l'utilisation de l'utilisation de leurs armes de destruction massive et leurs conséquences<br />
« Des campagnes de relations publiques sont conseillées, étant donnée la perception (négative) de la radioactivité par le public. Les activités de combat et de manœuvre présentent un risque de réaction d'opposition internationale . (Rapport de l'OTAN de 1990).</p>
<p>On se trouve devant un black-out quasi total des médias (dont la plupart appartiennent à des industriels de l'armement, comme en France Serge Dassault ou Matra Lagardère, ou de construction, comme Bouygues), qui présentent l'UA comme un produit anodin. Ce silence permet aux pays responsables (à la fois juges et partie) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés, mais surtout de banaliser dans l'indifférence générale l'usage militaire d'un déchet nucléaire hautement toxique dont l‘utilisation était restée tabou pendant plusieurs décennies jusqu'à la « Guerre du Golfe ». Les pays bombardés ne sont pas été plus avertis que les combattants des risques de contamination radioactive. L'usage d'UA dans le Golfe en 1991 n'a été révélé que huit mois après la fin officielle de la guerre par un quotidien britannique. Aucun media français ne parle de l'utilisation de l'uranium appauvri en Irak actuellement.</p>
<p>Sur 580.000 vétérans américains de la « Guerre du Golfe », on dénombre à ce jour plus de 325.000 victimes de pathologies permanentes et 11.000 morts (au rythme de 140 vétérans par mois). Dix ans après l'intervention dans le Golfe, plus de la moitié des vétérans étaient atteints de maladies chroniques, alors que le taux était de 5% en moyenne chez les vétérans des conflits du siècle dernier (10% au VietNam). Une étude réalisée en 1996 par le Département des Anciens Combattants a montré que 67% des bébés nés après la « guerre du Golfe » présentaient des malformations. La presse indépendante a révélé que 40% des soldats ayant servi dans une unité de l'offensive de 2003 présentaient déjà des pathologies graves et multiples susceptibles de déboucher sur des cancers, seize mois seulement après leur retour (Moret, août 2004). Des associations de vétérans américains comme Veterans For Peace (VFP) ou des vétérans de la guerre du VietNam militent activement contre les nouvelles guerres radiologiques et participent à toutes les grandes manifestations pacifistes.</p>
<p>Intensifier la campagne d'information internationale et vue de l'interdiction totale de ces armes, afin de « sauvegarder l'avenir de l'humanité » (Ramsey Clark )<br />
« Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d'être menée, ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison ». Albert Camus (ibid.)</p>
<p>Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, à la fois chimiques et nucléaires, sont pourtant illégales (conventions de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite « Convention des armes inhumaines »), parce qu'elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu'elles sont non discriminantes, causent des atteintes graves et durables à l'environnement et, comme les mines antipersonnel, demeurent meurtrières bien après la fin des conflits. Leur utilisation a été condamnée par la résolution n°96/16 de la sous-commission aux Droits de l'Homme des Nations Unies en août 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en janvier 2001, « en appel du principe de précaution », un moratoire sur leur utilisation (mais pas sur leur fabrication !).</p>
<p>De nombreuses personnalités de renommée internationale, comme Rosalie Bertell, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey Clark, ancien secrétaire d'état américain à la Justice et avocat international, et de très nombreuses associations aux Etats-Unis comme en France, tentent de mobiliser l'opinion internationale pour obtenir « l'interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, la production, les essais, les transports, la détention et l'utilisation de l'uranium appauvri à des fins militaires. » Elles demandent également « que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l'uranium appauvri soit classée « substance radioactive dangereuse », que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés ». Si ces appels ne sont pas entendus, de plus en plus de régions de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l'éternité, leurs populations condamnées à une mort lente et, finalement, la planète entière sera contaminée.</p>
<p>Joëlle Penochet, anthropologue et journaliste indépendante<br />
31 août 2005</p>
<p>(Mise à jour de l'article paru dans MEDECINES NOUVELLES, 3e trimestre 2002, pp.79-90, et diffusé sur plusieurs sites Internet sous le titre « Escalade des armes à l'uranium appauvri »).</p>
<p>1. Cf par ex Dahr Jamail, http://esterrepublic.com/Archives/djamail9.html<br />
2. http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBG&#38;langue=&#38;id=23836</p>
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<p>Sources</p>
<p>NB : La littérature sur l'uranium appauvri est extrêmement abondante sur Internet. Nous ne pouvons mentionner ici que nos principales sources.</p>
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