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	<title>guerre-civile &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "guerre-civile"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 09:02:41 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Somalie… Pas de paix sans Islam (vidéo)]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=1002</link>
<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 23:23:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 Par le Sheikh Abu Yahya Al Libi - qu&#8217;Allah le préserve -
 Louanges à Allah Seigneur de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;">[dailymotion id=x5y4lw]</p>
<p style="text-align:justify;"><strong> Par le Sheikh Abu Yahya Al Libi - qu'Allah le préserve -</p>
<p></strong> Louanges à Allah Seigneur de l'Univers et Prières et Salut sur le Messager, sa famille et ses compagnons et ceux qui se sont alliés à lui.</p>
<p><strong>Communauté de l'Islam...</strong></p>
<p><strong>Que la paix et la miséricorde d'Allah ainsi que Sa bénédiction soient sur vous.</strong></p>
<p>J'ai souhaité que mon discours porte sur un des grands fronts très importants dans lequel s'oppose [une partie de] l'avant-garde véridique de la Oumma islamique à la campagne mondiale croisée : la Somalie.</p>
<p>Ceci intervient après le récent accord conclut entre ce qui est communément connu sous le nom de « partis de l'opposition » et le gouvernement servile et apostat de Mogadiscio.</p>
<p>Les Moujahidines, bien qu'ils ne soient en rien concernés par ce genre d'accords ni même par leurs closes - mais plutôt ceux-ci n'ont même pas à leurs yeux la valeur des feuilles sur lesquelles ils ont été écrits - ; il nous est toutefois à tous nécessaire de rappeler nos positions à chaque occasion et d'éclaircir notre ligne directrice et ses fondements ainsi que les règles qui la régissent afin qu'elle ne s'apparente pas à celle des criminels, que le Vrai ne s'assimile pas au Faux et la guidée à l'égarement.</p>
<p><strong>Je dis donc en m'appuyant sur l'aide d'Allah et en étant concis :</strong></p>
<p>Ce genre d'accords, quand bien même sont-ils médiatisés sous une forme trompeuse et fourbe, et montrés comme étant l'issue du pays face à ce qu'ils nomment « les troubles et les guerres civiles », doivent être placés dans leur véritable contexte qu'il incombe à chaque Moujahid doué de raison de connaître.</p>
<p>Ces accords sont une partie indivisible des énormes complots et des plans furtifs dans lesquels excellent les ennemis de l'Islam dans le but de consolider leur force sur terre et circonscrire la colère des dominés et oppressés parmi les peuples Musulmans. C'est en fait un moyen pour eux d'éradiquer le Jihad et les Moujahidines dans chaque «zone sensible» parmi lesquelles figure notre bien-aimée Somalie, et ce en les décrivant à travers leurs énormes canaux médiatiques comme étant l'obstacle dans la voie de la paix, de l'accord et de la réconciliation ainsi que la cause de la subsistance du désordre dans tel ou tel pays.</p>
<p>C'est là une tromperie digne d'Iblis - ie : diabolique - à laquelle ont participé de nombreuses personnes, dupées, qui n'ont aucune connaissance des ruses des ennemis d'Allah.</p>
<p>On peut voir ainsi celui d'entre eux dont la conduite est la plus exemplaire s'affairer dans les questions cruciales d'avenir de manière superficielle et naïve et être traîné derrière de grands slogans et de belles phrases resplendissantes ainsi que des prétentions déguisées.</p>
<p>Quant au croyant clairvoyant il est pour sa part vif et lucide, il ne saurait être mordu deux fois.</p>
<p>Il demeure du droit de chacun de poser la question à ceux-là qui pleurent la Somalie et qui manifestent le souci du bien de son peuple affligé, se déplaçant à travers les capitales du monde en prétendant rechercher l'issue de la situation dans laquelle il se trouve.</p>
<p>Cette question est la suivante :</p>
<p><strong>Qui-donc a conduit la Somalie à la situation dans laquelle elle se trouve actuellement après que l'ordre et le calme y eussent été répandus auparavant ? </strong></p>
<p>En effet, les combats y ont duré pendant plus de quinze ans sous toutes ses formes : ethnique, politique voire même criminelle.</p>
<p>Ceux-là même qui pleurent sur l'avenir du peuple somalien n'y ont jamais prêté attention de manière véridique ne serait-ce qu'une fois. Leurs préoccupations étaient plutôt de réaliser leurs intérêts et d'acquérir leurs convoitises sur le compte des morceaux de chair et le sang qui était versé du corps des pauvres et des innocents.</p>
<p>Qu'a donc aujourd'hui la conscience mondiale mensongère à se réveiller pour nous dire :</p>
<p>« Nous sommes on ne peut plus soucieux [du retour] de l'ordre dans le pays et de la sécurité de ses habitants »?</p>
<p>Le peuple somalien Musulman et Moujahid ne les a-t-il pas accueilli lorsqu'ils se sont présentés à lui pour le sauver des afflictions des guerres et de l'enfer du déchirement [interne] tel le noyé accueil son sauveur, leur ouvrant leurs poitrines et leurs cœurs avant même leurs maisons ?</p>
<p>Qui donc a retourné la situation jusqu'à transformer la sécurité en peur, l'ordre en désordre, l'accord en déchirement et le peuple en morceaux ?</p>
<p>Ne sont-elles pas ces mêmes mains qui sont tendues aujourd'hui à ceux-là pour leur dire « nous sommes avec vous pour le bien de votre pays et le sortir du gâchis dans lequel il se trouve » ?</p>
<p>Comment pouvons-nous croire que le boucher ait pitié de sa bête alors que nous le voyons la déchiqueter avec son couteau morceau par morceau ?</p>
<p><strong>De là, je dis donc et met en garde mes frères Moujahidines de cette terre bien-aimée au sujet de plusieurs choses :</strong></p>
<p><strong>1-</strong> L'Islam ne fait aucune différence entre un ennemi extérieur et un ennemi intérieur, cette distinction mensongère notre religion ne l'accepte pas dans ses règles et il ne conviendrait pas que sa face lumineuse soit maculée par cette sottise. Au contraire, l'Islam nous pousse à combattre les proches avant même les [ennemis] lointains à chaque fois que cela est possible.</p>
<p>Allah dit: <strong>« Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous ; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu'Allah est avec les pieux. »</strong> [ 9 ;123] .</p>
<p>Avez-vous entendu ? <strong>«  Et qu'ils trouvent de la dureté en vous »</strong></p>
<p>Il n'a pas dit creusez ensemble une terre qui vous unisse ou une base unifiée qui vous ralliera ou encore un front de combat à l'ombre duquel vous serez en harmonie.</p>
<p>Il n'y a donc aucune différence dans votre combat, votre dureté et votre désaveu de vos ennemis, et ce qu'il soit éthiopien abyssin, américain croisé, africain animiste ou somalien apostat : ils représentent en fait un soutien les uns pour les autres <strong>« Et ceux qui ont mécru sont alliés les uns aux autres »</strong> [8 ; 73].</p>
<p>L'étude des événements nous apprend qu'il n'y a pas d'accès possible aux ennemis extérieurs dans nos pays si ce n'est par des ponts qu'ils mettent en place avec l'aide de leurs alliés locaux comme cela se répète à chaque fois dans la guerre croisée contemporaine, en Afghanistan, en Irak, en Tchétchénie et le gouvernement Abbas en Palestine.</p>
<p>Si ceci n'est pas clairement assimilé par les Moujahidines et qu'ils ne sont pas fermes à ce sujet, n'acceptant pas la moindre concession, à terme leur Jihad et leurs efforts ne seront que vent, gâchis, irrésolution voire même traîtrise manifeste.</p>
<p>Ô nos frères en Somalie, prenez-donc exemple sur votre Prophète -paix et bénédiction d'Allah sur lui- qui a combattu son peuple et les siens avant de combattre qui que ce soit d'autre. Sans que ne lui fasse obstacle la proximité, ni sang, ni lien de parenté ni même une terre.</p>
<p>N'acceptez donc pas ce principe consistant à entamer des pourparlers, ni zigzag, ni doute et dites clairement « nous allons poursuivre notre combat contre nos ennemis abyssins crapuleux et leurs alliés de parmi les apostats quand bien-même seraient-ils les plus proches de nos proches, jusqu'à ce qu'il ne reste dans notre pays plus aucune trace ni souvenir d'eux et que la religion soit vouée exclusivement à Allah. »</p>
<p><strong>2-</strong> Les voix des rouwaybidha (les rouwaybidha sont cités dans un hadith du Prophète -pbsl- et après que les compagnons -qu'Allah soit satisfait d'eux- aient demandé au Prophète -pbsl- qui sont-ils, il leur a répondu que se sont les vils et ignorants qui prendront la parole et s'ingèreront dans les affaires des masses) s'élèveront, peut-être même certains pseudo savants dans le cas où les forces éthiopiennes se retirent, pour vous dire ensuite « qu'avez-vous à guerroyer alors que l'occupant est sortit ? Votre combat contre le gouvernement somalien et ceux qui se tiennent dans son rang est une guerre partisane qui n'a aucune légitimité. Il n'est pas permis au somalien de tuer son frère somalien et nous avons besoin de congestionner le sang somalien ».</p>
<p>Dites leur « si tout combat d'un proche envers son proche était considéré comme une guerre partisane blâmable, il en aurait été ainsi pour le combat du Prophète -pbsl- envers les mécréants de Quraïsh -n'en convienne à Allah- alors qu'il est celui dont Allah a fait l'éloge et a purifié en disant : <strong>«  Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. »</strong> [49 ; 29].</p>
<p>Ensuite, que veulent-ils dire par « guerre partisane » ? Notre fraternité se fait par la foi et ne se base ni sur une terre, ni patrie, ni sang, ni argent, ni proximité dans les liens. Elle se base sur le Tawhid sincère qui rapproche l'éloigné et éloigne le proche.</p>
<p>Allah a dit : <strong>« Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salat, s'acquittent de la Zakat, et s'inclinent (devant Allah). »</strong> [5 ; 55]</p>
<p>Et dit <strong>: « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés... ceux-là sont les injustes. »</strong> [9 ; 23]</p>
<p>Ne basez votre alliance et votre lutte que sur ce fondement solide. Quiconque croit est le frère proche fut-il le plus éloigné des éloignés. Et quiconque mécroit est détestable fut-il le plus proche des proches.</p>
<p>Le Prophète -pbsl- a dit : <strong>« l'anse la plus solide de la foi est l'amour pour Allah et l'animosité pour  la cause d'Allah. »</strong></p>
<p>Ne soyez donc pas embarrassés dans la manifestation de ce fondement, et qu'elle soit ferme et claire. Sachez que toute confusion dans cette acquit résultera à terme par la perte ici-bas et dans l'au-delà.</p>
<p><strong>3-</strong> Prenez garde à ne pas placer l'avenir de votre Jihad entre les mains de personnes qui ne l'ont jamais entrepris ni n'ont vécu dans ses terrains ou même supporté ses afflictions.</p>
<p>Qui ne le considèrent pas non plus comme un acte d'adoration profond et légal permanent qui ne subi pas de revirement à cause des évènements ni ne change en fonction des situations ; où que portent leur renommée et leur célébrité.</p>
<p>Ou quand bien-même encore seraient-ils éloquents et disposeraient-ils d'une prétendue sagesse, d'une grande compréhension et une habilité à la politique.</p>
<p>Ceux-ci trépasseront à la première embûche, négocieront le Jihad à la première détonation et peut-être même l'abandonneront à la première épreuve rencontrée. Tout ceci car ils n'ont jamais goûté à la rudesse de son application et au panel des afflictions qu'il engendre.</p>
<p>Ils ne ressentent donc aucune responsabilité à son égard, il est plutôt pour eux comme ils l'affirment un « moyen de pression » que l'on emploi lorsque besoin est. Et qu'ils jettent à toute présomption d'acquisition de bénéfice. Rien d'autre n'est plus facile pour eux que d'abandonner le Jihad.</p>
<p>Sur ce, il incombe donc que la gestion du Jihad et ses décisions cruciales d'avenir soient entre les mains d'hommes véridiques dotés d'une grande expérience du Jihad, rodés par les champs de bataille ; connus par leurs frères pour leur fermeté et leur endurance dans les épreuves. Ainsi que la pénétration profonde dans leur cœur des acquits du Jihad. Ceux qui vivent les événements en temps réel, non pas à travers des assemblées, des colloques et des rencontres mais par leur sueur, leur sang, leurs efforts et leur présence auprès de leurs frères.</p>
<p>Nous ne voulons pas dire ici qu'il faille négliger les personnes dotées d'une spécialité, ou se garder de quérir conseil auprès des gens de science et d'opinion ou encore rabaisser les personnes dotées d'une grande expérience et d'ancienneté. Toutefois, seulement lorsque besoin est, que ce soit à l'intérieur de la Somalie où à l'extérieur.</p>
<p>Cependant, ce qu'il ne faut en aucun cas faire, c'est placer le destin du Jihad dans d'autres mains que celles qui le côtoient par la parole et les actes, ceux qui estiment à la juste valeur le sacrifice de ses adeptes car ils en font eux-mêmes partie intégrante. Ils n'acceptent pas non plus la moindre négociation ni concession sous quel couvert que ce soit et en n'importe quelle circonstance.</p>
<p><strong>4-</strong> Le retrait des troupes éthiopiennes coloniales et le remplacement de celles-ci par n'importe quelles troupes que ce soit : fussent-elles affiliées à l'Union Africaine, aux Nations Unies ou n'importe quelle autre organisation régionale ou internationale, quel qu'en soit le nom comme les forces d'interposition, ne change en rien la réalité de la chose ou son statut.</p>
<p>Une pareille situation ne sort pas de la règle établie par les juristes qui est <strong>« Si l'ennemi envahi une des terres appartenant aux musulmans le Jihad y devient une obligation individuelle »</strong>, ne considérez donc aucune troupe que sous ce point de vue Légal minutieux.</p>
<p>Toutes ces conspirations, ces noms et ces slogans ne sont en fait que la substitution d'une colonisation par une autre, sous l'égide de ces organisations bien connues pour la mettre en place et lui donner forme. C'est le transvasement de l'étape de la colonisation flagrante à la colonisation règlementée ; que n'y a-t-il de plus répandu dans les pays musulmans de nos jours.</p>
<p>Quant à nous en tant que Musulmans en premier lieu et Moujahidines en second, nous ne reconnaissons aucune légitimité à ces organisations, aussi vénérées soient-elles par leurs partisans, quel que soit le nom de couverture qu'on leur attribut, ou l'abondance d'argent dépensé pour les renforcer ainsi que leur célébrité.</p>
<p>Elles ne sont rien d'autre que des organisations impies luttant contre Allah, son Messager -pbsl- et les croyants. La religion de ces organisations est autre que notre religion, leurs statuts ne sont pas issus de notre Législation et les objectifs pour lesquels elles ont été créées torpillent les nôtres.</p>
<p>Leurs têtes sont des chefs de la mécréance et à leur tête elles ont les Nations Unies.</p>
<p>Comment donc pouvons-nous croire que ces gens là soient soucieux de notre bien, recherchent notre sécurité et oeuvrent dur pour notre paix et notre issue ?</p>
<p>Allons nous les croire eux ainsi que leurs médias et traiter de menteur le Livre de notre Seigneur, celui dont le Faux ne l'atteint ni de devant ni de derrière alors qu'il nous dit :</p>
<p><strong>«Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leurs bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Voilà que Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner ! »</strong> [3 ; 118]</p>
<p>Sur ce, je dis à nos frères Moujahidines en Somalie : préparez vous à combattre n'importe quelles troupes qui fouleront votre terre, quelles qu'elles soient, sous n'importe quelle couverture qu'elles aient employé, quels que soient les mensonges et les prétentions avancés pour leur facilité l'entrée. Exactement comme vous combattez les forces éthiopiennes croisées et ceux qui les soutiennent dans cette colonisation sans aucune différence.</p>
<p>Vous êtes - Ô Moujahidines - et ceux qui sont à vos côtés de parmi les tribus croyantes véridiques et jalouses de leur religion et leur dogme, les gens de pouvoir dans ce pays.</p>
<p>Tout ordre ou décision n'émanant pas de vous, ni n'ayant fait l'objet d'une observation de votre part, n'a aucune valeur ni poids et ne doit être respecté. Jetez-la contre le mur et ne lui prêtez aucune attention, quels qu'en soient les signataires.</p>
<p>Tel est le chemin auquel vous devez vous cramponner et sur lequel vous devez mourir et vous sacrifier pour le préserver. Comme l'ont fait vos commandants et à leur tête, le héros martyr - ainsi le considérons-nous - « Hassan Ayrou » qu'Allah lui fasse miséricorde. Qui a par ailleurs profité pour présenter ses vœux à l'armée de la difficulté à l'occasion de son martyre.</p>
<p>Nous disons : c'est ainsi que sont tués les héros et que se confrontent les Hommes.</p>
<p>Une tradition qui n'a cessé de se répéter jusqu'à nos jours-ci et qui redonne vie à la Oumma par sa lumière. Si certes le héros Hassan Ayrou a été tué, cela ne change en rien l'avancée du Jihad et la voie du sacrifice : avant lui le commandant Abu Muss'ab Az-Zarqawi a été tué en Irak, ainsi que le commandant Abu Ibrahim en Algérie, de même que le commandant Dadullah et Abu Leith en Afghanistan, Shamil et Khattab en Tchétchénie.</p>
<p>La flamme du Jihad ne s'est pas pour autant éteinte. Au contraire, elle n'a fait que croître en beauté et vigueur car c'est là la voie de la vraie vie :</p>
<p><strong> « Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie »</strong> [8 ; 24]</p>
<p>Accrochez-vous donc à cette voie et vous trouverez en l'empruntant une bénédiction évidente, une victoire éclatante et le soutien d'Allah pour vous.</p>
<p>N'acceptez rien en deçà d'un Etat Islamique indépendant qui ne reconnaît aucune loi internationale ni n'accepte les lois humaines, ne se tournant ni vers l'Est ni vers l'Ouest. Dont le fondement est plutôt <strong>: « Dis : «En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. »</strong> [6 ; 162] Et non pas aux Nations Unies, ni aux conventions internationales ni à toute autre organisation du paganisme.</p>
<p>Puis sachez que toute concession sur ces principes engendrera un gâchis immédiat et sans contrepartie de vos efforts et la perte du sang de vos frères ainsi que la trahison de leurs sacrifices.</p>
<p>La semblance de celui qui désire sauver son pays et libérer les gens par une autre voie que celle du Jihad - qui n'est d'autre que le combat - est celle de celui qui étend ses deux mains vers l'eau pour la porter à sa bouche mais qui ne parvient jamais à l'atteindre ou celui qui aboie - tel un chien- derrière un mirage afin d'étancher sa soif mais il n'en est rien.</p>
<p>Il n'y a pas plus court chemin pour atteindre vos objectifs ou acquérir ce que vous souhaitez si ce n'est le Jihad, ou pour sauver votre pays et encrer fermement votre religion. Et cela en dépit de ce que peuvent penser certains éprouvés à savoir qu'il peut en être autrement.</p>
<p>Ne vous tournez donc pas vers autre que lui ni n'envisagez d'autre alternative.</p>
<p>Ne le négligez pas même le temps d'un clignement d'œil.</p>
<p>C'est par lui que vient la force et rien d'autre : <strong>« Et combattez-les jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus d'association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s'ils cessent (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu'ils oeuvrent. »</strong> [8 ; 39]</p>
<p>Et notre dernière invocation est la louange à Allah.</p>
<p style="text-align:justify;">Source : RafidaynCenter/Ribaat.org</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Liban : au moins un mort dans une violente explosion à Tripoli]]></title>
<link>http://mecanopolisnews.wordpress.com/?p=270</link>
<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 23:08:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
<guid>http://mecanopolisnews.wordpress.com/?p=270</guid>
<description><![CDATA[Au moins une personne a été tuée et 20 autres blessées dans une puissante explosion d&#8217;orig]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Au moins une personne a été tuée et 20 autres blessées dans une puissante explosion d'origine encore indéterminée qui a partiellement détruit un immeuble de cinq étages samedi matin à Tripoli (nord du Liban), a indiqué un responsable de la sécurité à l'AFP.</p>
<p style="text-align:justify;">"Un homme a été tué et 20 personnes ont été blessées, pour la plupart des enfants et des femmes", a précisé le responsable alors que les sauveteurs évacuaient les victimes hors de la zone située dans le quartier sunnite de Bab al-Tebbaneh.</p>
<p style="text-align:justify;">La déflagration s'est produite à 05h30 locales (02h30 GMT). Un étage, comprenant quatre appartements, et plusieurs magasins situés au rez-de-chaussée, ainsi que des voitures garées dans la zone, ont été détruits par l'explosion.</p>
<p style="text-align:justify;">Des résidents, dont plusieurs encore en pyjama, ont été vus en train de fuir l'immeuble tandis que la police et l'armée se déployaient dans les environs immédiats. Une femme en pleurs était à la recherche de sa fille.</p>
<p style="text-align:justify;">Bab al-Tebbaneh est un des quartiers de Tripoli, avec al-Qobbé et Jabal Mohsen, qui ont été le théâtre d'affrontements à caractère politique ayant fait dimanche et lundi derniers neuf morts et quelque 45 blessés.</p>
<p style="text-align:justify;">Bab al-Tebanneh et al-Qobbé, à majorité sunnite, sont des fiefs de la majorité alors que les habitants de Jabal Mohsen font partie de la communauté alaouite (branche du chiisme), partisans du mouvement chiite Hezbollah.</p>
<p style="text-align:justify;">Le bilan de ces récents combats est le plus élevé depuis les violences entre factions survenues en mai dans plusieurs régions du Liban et qui avaient fait 65 morts, faisant craindre que le pays ne bascule de nouveau dans une guerre civile.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les suites des émeutes]]></title>
<link>http://intransigeants.wordpress.com/?p=305</link>
<pubDate>Mon, 26 May 2008 14:27:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>avouedusaintsepulcre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les journalistes belges ont bien été obligés de reconnaître le caractère ethnique des émeutes
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Les journalistes belges ont bien été obligés de reconnaître le caractère ethnique des émeutes</p>
<p> <span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/olJkez5AyiA'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/olJkez5AyiA&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Visite Officielle en Angola: Oubliez la guerre civile, la corruption, place aux affaires !]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/?p=535</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 15:18:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.wordpress.com/?p=535</guid>
<description><![CDATA[Notre petit Nicolas, globe trotter invétéré, a effectué une visite officielle hier matin en Ango]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Notre petit Nicolas, globe trotter invétéré</strong>, a effectué une visite officielle hier matin en Angola. Première visite depuis l'affaire surnommée "<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Angolagate">Angolagate</a>" de vente d'armes non autorisée par l'ONU et par l'état français "officiellement".<br />
Au menu, <strong>790 millions de dollars</strong> de transactions frauduleuses entre 1993 et 2000 et la mise en cause des personnalités de gauche comme de droite, l'argent n'ayant pas de frontière dans la classe politique. On retrouve ainsi  le fils de François, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Mitterrand">Jean-Christophe Mitterrand</a>, l'inimitable incorruptible <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua">Charles Pasqua</a>, l'écrivain poissard à succès <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Loup_Sulitzer">Paul-Loup Sulitzer</a>, le trafiquant d'armes <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Falcone">Pierre Falcone</a>, l'homme d'affaire russe d'origine juive<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadi_Gaydamak">Arcady Gaydamak</a>, mais aussi LE maître de l'univers, l'homme qui pensait mieux que tout le monde, l'expert en micro-crédit pour les plus pauvres, l'opportuniste réformateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali">Jacques Attali</a>!<br />
<strong>Business is Business. </strong>D'où parfois le retour du l'idée du "Tous pourris" de Gauche comme de Droite.</p>
<p><em>Cliquez sur l'image pour voir la version grandeur nature</em><br />
<a href="http://cpolitic.files.wordpress.com/2008/05/lordofwar2.jpg"><img src="http://cpolitic.wordpress.com/files/2008/05/lordofwar2.jpg?w=300" alt="Lord Of War" width="300" height="224" class="alignnone size-medium wp-image-536" /></a></p>
<p><strong>Faisant donc table rase du passé</strong>, le président de l'Angola, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Eduardo_dos_Santos">José Eduardo dos Santos</a> mêlé comme son entourage à cette affaire et bien d'autres, a rencontré notre plus ardent défenseur des droits de l'homme et des entreprises françaises, <strong>Nicolas Sarkozy</strong>.<br />
Une bien belle et fructueuse rencontre pour négocier des contrats juteux pour Air France, Total (expert en pétrole et argent sale), Société Générale (toujours dans les bons coups), les vins et spiritueux <a href="http://www.groupe-castel.com/">Castel</a>, les systèmes de communication et de défense Thalès et bien sûr, histoire de récompenser les amis, l'entreprise Bolloré (Direct 8, Direct Matin ex-Matin Plus, Direct Soir...)<br />
<strong>Un marché avec une croissance de 23% en 2007</strong>, le 2ème producteur de pétrole en Afrique sub-saharienne, cela méritait de passer l'éponge sur 27 ans de guerre civile et d'offrir une main tendue, non?</p>
<p><strong>Et quant à l'utilisation des pétrodollars</strong>, qui au lieu d'améliorer les conditions de vie la population angolaise va dans les poches pleines du pseudo-dictateur en place, notre petit Nicolas a répondu: "<strong>C'est sûr qu'il y a des progrès à faire, mais c'est plutôt une raison de les aider</strong>"<br />
Imparrable !<br />
C'est sûr que cela ne peut que s'améliorer:<br />
En 2006, l’organisation <a href="http://www.transparency.org/">Transparency International</a> a attribué à l'Angola la 142 ème place (sur 163 !) des pays les plus corrompus du monde. D'après l’organisation <a href="http://www.hrw.org/">Human Right Watch</a>, le pouvoir angolais a détourné la bagatelle de 4 milliards de dollars de rentes pétrolières entre 1997 et 2002.</p>
<p>Un pur pays 100% Françafrique. Mr Bockel n'avait qu'à bien se tenir. La Rupture attendra.</p>
<p><strong>Plus d'infos </strong>sur la corruption en Angola sur <a href="http://www.angoterra.com/rubrique-1019077.html">angloterra.com</a> et sur <a href="http://www.geopolitique.com/enquetes-analyses/la-france-et-l-angola-se-pardonnent-leurs-corruptions-459-2.html">Geopolitique.com</a><br />
La version diplomatiquement correct du <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/angola_387/presentation-angola_923/economie_4462.html">site gouvernemental français</a>.<br />
<a href="http://afp.google.com/article/ALeqM5gYTTEOBKwIFXgHO9WEETRWqdemrQ">La dépêche de l'AFP</a>  mentionnant la venue du président Nicolas Sarkozy reprise par <a href="http://www.france24.com/fr/20080523-Angola-France-visite-officielle-Sarkozy-contrat-affaire-trafic-arme">France 24</a><br />
La version financière avec le site <a href="http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file=373681748&#38;pageForum=1">Boursorama</a> à propos des contrats de Bolloré en Angola.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[&gt; La Résistance du Hezbollah contrôle une grande partie de Beyrouth]]></title>
<link>http://mecanopolisnews.wordpress.com/?p=249</link>
<pubDate>Fri, 09 May 2008 17:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Hezbollah a pris vendredi le contrôle d&#8217;une grande partie de Beyrouth, dont des organes de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le Hezbollah a pris vendredi le contrôle d'une grande partie de Beyrouth, dont des organes de presse pro-gouvernementaux, au troisième jour d'une campagne de désobéissance qui tourne à la confrontation majeure avec le gouvernement de Fouad Siniora.</p>
<p style="text-align:justify;">D'après des sources proches des services de sécurité, le bilan des trois jours d'affrontements entre combattants des deux camps est d'au moins dix morts et 20 blessés.</p>
<p style="text-align:justify;">Rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990, le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit tandis que des groupes de jeunes gens armés de fusils d'assaut sillonnaient les rues de la capitale encombrées des carcasses noircies de voitures incendiées.</p>
<p style="text-align:justify;">En fin de matinée, le Hezbollah et ses alliés contrôlaient la totalité de Beyrouth-Ouest à l'exception du quartier de Tarek al-Djadidi, où des combattants pro-gouvernementaux étaient cependant en discussion pour rendre les armes, a dit un responsable de la sécurité.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans la matinée, des hommes fidèles au Hezbollah avaient pris le contrôle de la chaîne de télévision pro-gouvernementaleÿ Future News, qui appartient au dirigeant de la coalition au pouvoir Saad al Hariri, et obtenu l'interruption de ses programmes, a déclaré à Reuters un responsable du bureau de la chaîne à Beyrouth. Des hommes en armes ont également fait irruption dans les locaux du journal Al Moustakbal, appartenant aussi à Hariri.</p>
<p style="text-align:justify;">D'après des responsables des services de sécurité, les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié Amal, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du Courant du Futur de Hariri dans la partie occidentale de Beyrouth. Ils les ont remis à l'armée libanaise, qui tente de jouer un rôle neutre dans la crise.</p>
<p style="text-align:justify;">Les combattants du Hezbollah ont également resserré leur emprise sur les axes routiers menant à l'aéroport international de Beyrouth, pratiquement paralysé depuis mercredi. La compagnie aérienne nationale Middle East Airlines a annoncé le report de tous ses vols prévus d'ici samedi.</p>
<p style="text-align:justify;">"Le Hezbollah domine la majeure partie de Beyrouth-Ouest", souligne Paul Salem, directeur du Carnegie Middle East Center à Beyrouth. "Cela affaiblit le gouvernement et le Courant du Futur", ajoute-t-il.</p>
<p style="text-align:justify;">Les violences ont débuté lorsque le gouvernement a déclaré que le réseau de communication* mis en place par le Hezbollah constituait une atteinte à la souveraineté nationale.</p>
<p style="text-align:justify;">Jeudi, cheikh Sayyed Hassan Nasrallah, avait accusé en réponse le gouvernement de lui avoir "déclaré la guerre". Pour le Hezbollah, unique milice à avoir été autorisée à conserver ses armes après la fin de la guerre civile pour lutter contre l'occupation israélienne dans le sud du pays, ce réseau parallèle de communications fait partie intégrante de ses structures de sécurité.</p>
<p style="text-align:justify;">Israël s'est retiré en 2000 et le sort de l'appareil militaire du Hezbollah est depuis au coeur de la crise politique libanaise.</p>
<p style="text-align:justify;">Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau de communications du Hezbollah.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Hezbollah, selon sa chaîne de télévision Al Manar, a immédiatement rejeté cette proposition, précisant qu'il s'en tenait aux conditions fixées par Nasrallah.</p>
<p style="text-align:justify;">A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante. A Ryad, l'Arabie saoudite a réclamé de son côté la tenue d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires étrangères pour discuter de la crise.</p>
<p style="text-align:justify;">Voir également <a title="Lien permanent vers " rel="bookmark" href="http://mecanopolis.wordpress.com/2008/05/10/evolution-de-la-situation-au-liban-heure-par-heure-%d8%aa%d8%b7%d9%88%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d9%88%d8%b6%d8%b9-%d9%81%d9%8a-%d9%84%d8%a8%d9%86%d8%a7%d9%86-%d9%85%d9%86-%d9%82%d8%a8%d9%84-%d8%b3%d8%a7/" target="_blank">Evolution de la situation au Liban heure par heure</a></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Somalie : 2e jour de manifestations contre la hausse des prix à Mogadiscio]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=818</link>
<pubDate>Wed, 07 May 2008 00:20:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[
La police somalienne a tiré en l&#8217;air mardi à Mogadiscio pour disperser une foule de manifes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img style="border:1px solid black;vertical-align:middle;" src="http://www.aloufok.net/IMG/arton4654.jpg" alt="" width="380" height="278" /></p>
<p style="text-align:justify;">La police somalienne a tiré en l'air mardi à Mogadiscio pour disperser une foule de manifestants qui protestaient, pour le deuxième jour consécutif, contre la hausse des denrées alimentaire, ont indiqu0é des témoins.</p>
<p style="text-align:justify;">Environ 10.000 personnes manifestaient dans les rues de la capitale somalienne au lendemain de la mort de cinq personnes tuées par la police dans une manifestation similaire, a constaté un correspondant de l'AFP.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans un quartier de la ville, la police a effectué des tirs de sommation pour disperser un groupe de manifestants qui tentaient de pénétrer dans des échoppes, ont rapporté à l'AFP ces témoins. Les protestataires défilaient dans le quartier de Medina (sud de la capitale) et se dirigeaient vers le quartier de Bakara, où se situe le pricncipal marché de Mogadiscio.</p>
<p style="text-align:justify;">"C'est le principal problème auquel la planète fait face (hausse des prix). Tout le monde se fiche des civils (...) et les commerçants nous font en ce moment encore plus de tort que les ennemis armés de la Somalie", a lancé à la foule un leader religieux, cheikh Mohamoud Abdulle. "Nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe", a-t-il ajouté.</p>
<p style="text-align:justify;">Lundi, les forces de sécurité somaliennes ont tué cinq personnes en ouvrant le feu à plusieurs reprises sur la foule de manifestants, répliquant notamment au lancement de grenades par des inconnus et à des scènes de pillage.</p>
<p style="text-align:justify;">Il s'agissait de la première manifestation en Somalie contre la hausse des denrées alimentaires qui ont pratiquement doublé dans le monde en trois ans selon la Banque mondiale, provoquant des émeutes meutrières en avril en Egypte et à Haïti et des manifestations dans de nombreux autres pays.</p>
<p style="text-align:justify;">Les manifestants protestent également contre l'hyper-inflation et les pratiques de nombreux commerçants qui imposent le dollar dans les échanges au lieu du shilling somalien, fortement dévalué.</p>
<p style="text-align:justify;">Actuellement, un dollar s'échange à 25.000 shillings contre environ 4.000 en 1991, au moment de la chute du président Mohamed Siad Barre, qui a plongé la Somalie dans la guerre civile. L'ONU a averti des conséquences dramatiques de la dévaluation du shilling somalien de 100% ces 15 derniers mois et d'une inflation galopante.</p>
<p style="text-align:justify;">Les prix des céréales ont augmenté entre 110% et 375% depuis un an en Somalie. La situation a été exacerbée par les aléas climatiques, et des affrontements incessants et acharnés entre les forces somaliennes, soutenues par les troupes éthiopiennes, et une insurrection menée par les islamistes.</p>
<p style="text-align:justify;">Source : Al-Oufok</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Gérer l'angoisse à Beyrouth]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=410</link>
<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 22:12:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(La Libre Belgique - Emilie Sueur)
La prolongation de la crise politique sème l&#8217;inquiétude p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(La Libre Belgique - Emilie Sueur)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.files.wordpress.com/2008/04/liban_angoisse.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-411 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/04/liban_angoisse.jpg?w=300" alt="" width="115" height="64" /></a><strong>La prolongation de la crise politique sème l'inquiétude parmi la population. Elle qui garde les séquelles psychologiques de 15 années de guerre civile...</strong><br />
Correspondante à Beyrouth</p>
<p>Au Liban, quand le réseau de téléphonie mobile est coupé, le premier réflexe des utilisateurs n'est pas de penser que la compagnie en charge fait face à un problème technique. Quand le réseau est coupé, un mot s'affiche immédiatement dans le cerveau des Libanais : attentat. A chaque attentat, le réseau téléphonique, saturé, est en effet systématiquement hors-service pendant une bonne demi-heure.<!--more--></p>
<p>Depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, les Libanais ont appris à vivre dans un climat de crise, rythmé par des attentats - plus d'une quinzaine en trois ans -, des déclarations virulentes de la part des politiciens, des clashs meurtriers entre différentes communautés et une guerre, en juillet 2006, entre le Hezbollah et Israël. Des événements qui viennent se greffer sur un autre vécu collectif, la guerre civile qui a ensanglanté le pays de 1975 à 1991.</p>
<p>Dans ce contexte, les repères des Libanais sont transformés. "Un quart de la population libanaise est touché d'une manière ou d'une autre par la guerre", explique Elie Karam, psychiatre et chef de l'unité de psychologie et de psychiatrie d'un hôpital beyrouthin. Au terme d'une enquête nationale menée en 2002 par le Dr Karam, et dont les résultats ont été publiés dans la prestigieuse revue scientifique "The Lancet", la guerre se traduit, au Liban, par un niveau accru de stress post-traumatique, de dépressions et de troubles du contrôle des impulsions. "Notre étude a été réalisée dix ans après la fin de la guerre civile. Et nous avons eu la confirmation que la guerre poursuit les gens, elle affecte toute la vie des personnes qui y sont exposées", souligne Elie Karam.</p>
<p>Aujourd'hui, alors que l'on ne parle que d'armes, de crise, de la possibilité d'une guerre et alors que certains pays, comme l'Arabie Saoudite, ont appelé leurs ressortissants à quitter le Liban, "toute la peur accumulée pendant des années remonte à la surface", souligne le Dr Karam. Tous les événements sont analysés au travers du prisme des expériences passées. "Au Liban, un incident n'en reste pas au stade du simple incident, il renvoie immédiatement à l'idée de guerre", explique-t-il.</p>
<p>Ainsi, l'annonce par les Américains de l'envoi de leur destroyer USS Cole est immédiatement mise en parallèle avec le déploiement américain durant la guerre civile. "Ce type de réaction crée beaucoup d'angoisse", ajoute le Dr Karam. "Depuis un mois, quand je laisse mes filles seules à la maison, je ferme la double porte de métal derrière moi, explique Lina, une mère de famille. On ne sait jamais." " Vous pensez qu'il y aura bientôt une guerre ?" est la question la plus fréquemment posée aux journalistes par les Libanais. "En ce moment, les enfants viennent me voir et me posent des questions sur la situation. En plus, ils sont plus dissipés, plus stressés que d'habitude", explique May, institutrice à Beyrouth.</p>
<p>Malgré tout, la vie continue. Avec quelques adaptations. Aller au restaurant un vendredi soir, alors qu'un dirigeant politique est interviewé à la télévision, nécessite de longer les murs, afin que les balcons stoppent la chute d'une éventuelle balle perdue. Depuis quelques mois, à chaque fois qu'un leader politique, de quelque camp qu'il soit, s'exprime publiquement, ses partisans tirent en l'air. Tirs de kalachnikovs, grenades sonores, voire tirs de lance-roquettes. Beyrouth crépite. Pas suffisant toutefois pour empêcher les Libanais de vivre. Dès que l'interview du leader politique s'achève, les restaurants, bars et boîtes de nuits se remplissent.</p>
<p>"Nous n'avons pas encore de résultat définitif pour comprendre ce comportement. Mais il semble que ceci soit lié au tempérament des Libanais", souligne Elie Karam. En psychologie, cinq tempéraments sont définis : l'irritable, l'angoissé, le cyclothymique, le disthymique et l'hyperthymique. "A priori, le tempérament hyperthymique, qui tend à être plus optimiste, plus jouisseur, est prévalant au Liban", selon le Dr Karam. "Ceci pourrait expliquer le caractère résilient des Libanais", conclut-il.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La guerre civile commémorée dans l’angoisse d’une récidive]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=367</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 17:54:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Article et historique par : RFI - Paul Khalifeh)
Les Libanais ont commémoré, dimanche, le 33e ann]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Article et historique par : RFI - Paul Khalifeh)</em></p>
<p><strong>Les Libanais ont commémoré, dimanche, le 33e anniversaire du déclenchement de la guerre civile, le 13 avril 1975. Ce triste rendez-vous intervient alors que la plus grave crise politique que traverse le pays depuis la fin des combats, en 1990, menace de dégénérer en conflit armé.</strong></p>
<p>« Les Libanais ne sont pas prêts à s’entretuer. Ils n’ont pas encore oublié les 150 000 morts, les centaines de milliers de blessés, les 17 000 disparus et le million de déplacés de la guerre civile ». Cette phrase, les Libanais l’ont entendu des centaines de fois, ces trois dernières années. Mais les réalités sur le terrain sont loin de confirmer ces propos rassurants. La crise politique se complique, l’exacerbation des tensions sectaires a atteint son apogée, les violences se multiplient et les partis politiques se réarment.</p>
<p>Consciente de la gravité de la situation, la société civile s’est mobilisée pour adresser un message fort à <!--more-->la classe politique dans l’espoir de la responsabiliser. La plus importante manifestation a été organisée, dimanche, sur l’ancienne ligne de démarcation qui coupait Beyrouth en deux, du temps de la guerre. La foule a parcouru les six kilomètres qui séparent l’église Saint-Michel, dans la banlieue sud de Beyrouth, de la Place des Martyrs, dans le centre-ville.</p>
<p>C’est près de cette église que sept partisans de l’opposition ont été tués, le 27 janvier dernier, lorsque l’armée a tiré dans la foule qui protestait contre les coupures sauvages du courant. C’est, par ailleurs, dans le centre-ville que l’opposition campe depuis le 1er décembre 2006 pour réclamer le départ du gouvernement de Fouad Siniora, appuyée par l’Arabie saoudite, l’Egypte et les pays occidentaux. Ce campement est installé à une cinquantaine de mètres de la tombe où repose la dépouille de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri.</p>
<p><strong>Déjà trop tard !</strong></p>
<p>La marche de dimanche ainsi que les autres activités organisées ces derniers temps ne réussiront probablement pas à initier une dynamique capable d’empêcher le Liban de glisser dans la violence. Les contradictions politiques sont très profondes entre la coalition du « 14 Mars » au pouvoir et l’opposition. Seul un compromis « historique » est susceptible de sortir le pays de la crise.</p>
<p>S’il fallait dater le début de la crise actuelle, le 14 février 2005, jour de l’assassinat de Rafic Hariri, serait un bon repère. Dès le lendemain de l’attentat, la famille de l’ancien Premier ministre, le chef druze Walid Joumblatt et des personnalités chrétiennes anti-syriennes accusent Damas de se tenir derrière l’assassinat. Appuyées par les Etats-Unis, la France et des pays arabes, ces forces politiques lancent un vaste mouvement populaire réclamant le départ de l’armée syrienne. Celle-ci quittera le Liban le 26 avril, après vingt-neuf ans de présence.<br />
<strong><br />
Recomposition du pouvoir</strong></p>
<p>Après le retrait des troupes de Bachar al-Assad, les «anti-syriens» – Rafic Hariri et Walid Joumblatt constituaient, pendant quinze ans, les principaux piliers du régime libanais allié de Damas- veulent recomposer le pouvoir. Washington et Paris les encouragent à tenir des législatives, organisées à la va-vite conformément à un découpage électoral imposé par l’ancien chef des SR syriens au Liban, le général Ghazi Kanaan. La décision du plus ancien opposant à la présence syrienne, le général Michel Aoun, de rentrer de son exil parisien pour participer au scrutin, mélange les cartes.</p>
<p>La famille Hariri, Walid Joumblatt, Amal et le Hezbollah, forment « l’alliance quadripartite », de laquelle est exclu Michel Aoun. Celui-ci fera cavalier seul et raflera la quasi-totalité des sièges (21) dans le Mont-Liban chrétien. Le tandem chiite remportera 35 sièges et la coalition du « 14 Mars » (Hariri, Joumblatt et des forces chrétiennes anti-syriennes de moindre importance) aura la part du lion. Avec 72 députés, elle s’assurera une majorité au Parlement, qui lui permettra de choisir le nouveau Premier ministre, Fouad Siniora, un proche lieutenant de Hariri. Dans le gouvernement, formé en juillet 2005, Amal et le Hezbollah se contentent de cinq portefeuilles seulement. Michel Aoun choisira de rester dans l’opposition.</p>
<p>Alors que les assassinats politiques se poursuivent, la confiance s’effrite au fil des mois entre le tandem chiite et ses partenaires au gouvernement. La création du tribunal international dans l’affaire Hariri fera éclater une première crise gouvernementale, le 12 décembre 2005. Le « 14 Mars » reproche au tandem chiite de vouloir empêcher la formation de ce tribunal pour protéger le régime syrien. Amal et le Hezbollah les soupçonnent de vouloir instrumentaliser, avec les Etats-Unis, ce tribunal pour régler des comptes avec leurs ennemis au Liban et en Syrie. Le cabinet est replâtré cinq semaines plus tard, mais la confiance n’y est plus.</p>
<p><strong>Nouvelles alliances</strong></p>
<p>A la surprise générale, Michel Aoun et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, signent, le 6 février 2006, un « document d’entente » dans la fameuse église Saint-Michel. Cet accord scelle une alliance entre les plus grandes formations chrétienne et chiite, et modifie le paysage politique d’une manière radicale.</p>
<p>De mars à juin 2006, les quatorze principaux leaders du pays se retrouvent dans le cadre d’un dialogue national. Ils s’entendent sur plusieurs points importants, mais la discussion sur la « stratégie de défense nationale », censée réguler l’armement du Hezbollah, traîne. Le dialogue est interrompu par la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah.</p>
<p>Après ce conflit, la crise entre dans une nouvelle phase. Le « 14 Mars » reproche au Hezbollah d’avoir entraîné le pays dans une guerre destructrice sans avoir consulté les autres Libanais. Le parti de Hassan Nasrallah accuse, de son côté, la coalition au pouvoir, d’avoir réclamé son désarmement en pleine guerre. Dans des cercles plus fermés, il accuse même certaines personnalités du « 14 Mars » d’avoir sollicité cette guerre israélienne pour se débarrasser de lui.</p>
<p>A peine la guerre terminée, le Hezbollah réclame la formation d’un gouvernement d’union nationale au sein duquel l’opposition, qu’il dirige avec Michel Aoun, détiendrait une minorité de blocage. Une dernière tentative de dialogue initiée par le président du Parlement et chef du Mouvement Amal, Nabih Berry, échoue en novembre 2006, et les ministres chiites démissionnent.</p>
<p>Une fois de plus, c’est l’affaire du tribunal Hariri qui provoque l’étincelle. Le tandem chiite reproche du cabinet Siniroa d’avoir voté les statuts du tribunal sans consultations préalables avec lui. Le 1er et le 11 décembre, l’opposition organise des manifestations qui rassemblent plus d’un million de personnes pour réclamer le départ du gouvernement. Fouad Siniroa refuse de s’en aller. Depuis, l’opposition a planté des centaines de tentes à cinquante mètre du Grand Sérail, où se trouvent les bureaux du Premier ministre.</p>
<p>L’année 2007 commencera par de graves incidents qui font des morts et des blessés entre des partisans des deux bords. L’ancien président Emile Lahoud s’abstient de signer les statuts du tribunal et Nabih Berry refuse de convoquer la Chambre pour qu’ils y soient examinés. Ni les démarches de bons offices de la Ligue arabe, ni les rencontres interlibanaises de la Celle Saint-Cloud, organisées par la France (juillet 2007), ne dégageront un accord entre les protagonistes. La situation se complique avec les combats du camp palestinien de Nahr al-Bared (Liban-Nord) entre des intégristes sunnites et l’Armée libanaise (du 20 mai au 2 septembre : 400 morts).</p>
<p>A l’approche de la présidentielle, une vive polémique éclate sur le quorum nécessaire pour l’élection d’un successeur à Emile Lahoud. Le mandat se termine le 24 novembre 2007 sans entente, et le Liban se trouve, depuis, sans président de la République. Entre-temps, les assassinats se poursuivent et fauchent, en plus des députés, des officiers de l’armée et de la police. 2008 commence par de violents incidents. Les quartiers mixtes de Beyrouth (sunnites et chiites) seront le théâtre de sanglants affrontements.</p>
<p>Depuis novembre 2007, le Parlement a échoué à 18 reprises à élire un président de la République, bien que le « 14 Mars » et l’opposition se soient entendus sur le chef de l’armée, le général Michel Sleimane, comme candidat consensuel. Les Arabes interviennent de nouveau, début janvier, et proposent une initiative en trois points : l’élection immédiate de Michel Sleimane ; la formation immédiate d’un gouvernement d’union nationale, et l'élaboration d’une loi électorale juste. Les protagonistes libanais et leurs alliés arabes l’interprètent chacun à leur manière. Pour le « 14 Mars », appuyé par l’Arabie Saoudite et l’Egypte, la priorité va à l’élection du président. Pour l’opposition, soutenue par la Syrie et l’Iran, il faut appliquer simultanément les trois clauses.</p>
<p>La crise libanaise ne peut être séparée du bras de fer que se livrent Damas d’un côté, Riyad et le Caire de l’autre. Il a atteint son pic avec la décision de ces deux pays de baisser le niveau de leur participation au sommet arabe de Damas, les 29 et 30 mars. Le Liban, lui, a carrément boycotté la réunion.</p>
<p>C’est dans ce contexte que Nabih Berry a proposé, début avril, de relancer le dialogue national. Mais le « 14 Mars » a rejeté son invitation, qualifiée de « perte de temps ».</p>
<p>Si la crise n’est pas réglée d’ici quelques mois, la solution sera encore plus compliquée, en raison des législatives qui se tiennent au printemps 2009. L’élection d’un président et la formation d’un gouvernement d’union nationale seront, alors, un jeu d’enfant devant l’élaboration d’une loi électorale acceptée de tous.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le Liban, en pleine crise politique, marque le 33e anniversaire de la guerre]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=363</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 20:41:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
<guid>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=363</guid>
<description><![CDATA[(AFP)
Des centaines de Libanais ont manifesté à Beyrouth dimanche pour dire leur refus d&#8217;un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>(AFP)</em></p>
<p><a href="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/04/monument_de_la_paix.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-364 alignleft" style="float:left;" src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/04/monument_de_la_paix.jpg" alt="Canons coulés dans du béton - Liban" width="84" height="123" /></a>Des centaines de Libanais ont manifesté à Beyrouth dimanche pour dire leur refus d'un nouveau conflit, à l'occasion du 33e anniversaire de la guerre civile dans leur pays plongé dans une grave crise politique.</p>
<p>Des partisans de l'opposition, qui campent en signe de protestation depuis 16 mois devant le siège du gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora, ont retiré les barricades pour permettre aux manifestants de circuler.</p>
<p>"Maintenant que nous avons pu passer à travers une barrière en place depuis plus d'un an et demi, j'espère que cela est un premier pas en vue de faire tomber les barrières entre tous les Libanais", a dit Hussein Hjeij, 54 ans.<!--more--></p>
<p>Le blocage politique entre le gouvernement issu de la majorité parlementaire antisyrienne et l'opposition, a provoqué un vide à la tête de la présidence de la République depuis novembre 2007 et suscité des craintes d'un retour au conflit armé.</p>
<p>"Nous voulons annoncer que nous sommes contre la guerre civile et contre le sectarisme", a dit l'un des manifestants, Mohammed Khatib, 56, confiné dans sa chaise roulante après des blessures reçues durant la guerre civile qui a éclaté le 13 avril 1975 et pris fin en 1990.</p>
<p>Les manifestants ont marché le long de la ligne de démarcation qui avait divisé la capitale libanaise en secteur chrétien et secteur à majorité musulmane pendant cette guerre dévastatrice qui a fait plus de 100.000 morts.</p>
<p>"Je voudrais juste savoir s'il sont morts"! lance Fayrouz Chahine, dont les quatre fils et époux avaient été enlevés et sont portés disparus depuis le 18 septembre 1982.</p>
<p>"Nous en avons assez. Nous ne voulons pas de guerre", a-t-elle ajouté, retenant ses larmes.</p>
<p>Les manifestants ont ensuite planté un olivier, symbole de la paix, dans le Jardin du pardon, situé dans le centre-ville.</p>
<p>"Nous traversons une phase où notre société ressent être en danger", a dit l'un des organisateurs de la marche, Melhem Khalaf. "Il s'agit d'un tournant pour la société civile libanaise".</p>
<p>Selon lui, tous les journaux libanais doivent paraître lundi avec un seul titre: refus de la guerre et appel à l'unité et la paix.</p>
<p>Des concerts et des forums de dialogue sont prévus pendant toute la semaine pour marquer cet anniversaire et appelé à l'unité des Libanais.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La crainte d’un désastre humanitaire à Gaza]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=707</link>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 01:10:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=707</guid>
<description><![CDATA[Le risque est bien réel car rien ni personne n&#8217;entre ou ne sort de la bande de Gaza, transfor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Le risque est bien réel car rien ni personne n'entre ou ne sort de la bande de Gaza, transformée en immense prison.</p>
<p></strong>De jour en jour, l'étau se resserre de plus en plus autour de la bande de Ghaza et de ses 1,5 million d'habitants. L'embargo impose à ce minuscule territoire de 360 km2 où la densité de population est la plus forte au monde fait des ravages. Le citoyen habitant cette enclave, sans issues depuis la fermeture de l'ensemble des terminaux qui la séparent du territoire israélien et de l'Egypte au sud, se sent carrément broyé par les événements qui s'y succèdent. L'embargo comme punition collective contre les territoires palestiniens, et surtout contre la bande de Ghaza, a toujours été le moyen préféré des différents gouvernements israéliens qui se sont succédé depuis 1994, année où l'Autorité palestinienne a vu le jour, suite aux accords d'Oslo conclus entre l'Organisation de libération de la palestine (OLP) et le gouvernement israélien de l'époque, mais il ne s'étalait jamais sur une période aussi longue. Israël bloque totalement la bande de Ghaza depuis la mi-juin 2007, date à laquelle a été opéré un grand chamboulement avec son contrôle par la force par le mouvement islamiste Hamas. Ce mouvement, qui ne reconnaît pas l'état hébreu et refuse tous les plans visant à trouver une solution au conflit du Proche-Orient, se voit aujourd'hui tellement isolé qu'il a commencé depuis quelques jours, à travers ses médias, à préparer l'opinion publique à une nouvelle tentative de démolition d'une partie du mur séparant la bande de Ghaza de l'Egypte. Le 23 janvier, le Hamas avait fait sauter à l'explosif quelques portions de ce mur, ce qui a permis à des centaines de milliers de Palestiniens de se ruer vers le territoire égyptien.</p>
<p style="text-align:justify;">Le gouvernement égyptien, qui semblait dépassé par les événements, promet, cette fois, une grande fermeté contre toute personne qui essaye de franchir illégalement la frontière. De ce fait, la tension est très forte. Le Hamas, qui se sent acculé au pied du mur, semble décidé à détruire une nouvelle fois le mur qui sert de ligne de frontière et le gouvernement égyptien qui fait face à des mouvements de protestation de ses propres citoyens à cause de difficultés économiques, semble, quant à lui, décidé à user de gros moyens pour empêcher le scénario du mois de Janvier. Environ 1200 membres des forces de sécurité se sont déployés dans la ville d'El Aârich, proche du territoire palestinien, ont indiqué des sources proches de la sécurité. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a, toutefois, prévenu dans un communiqué que toute tentative « d'enfreindre l'inviolabilité de la frontière égyptienne serait accueillie avec le sérieux et la fermeté appropriés ». Les forces égyptiennes se sont déployées le long des routes menant à la frontière et ils ont renforcé les murs et les grandes palissades de tôles qui séparent les deux territoires.</p>
<p style="text-align:justify;">Les propos de Sami Abou Zohri, porte-parole du Hamas tentant de nuancer les déclarations de certains responsables du Hamas quant au franchissement par la force de la frontière, n'ont pas baisse d'un iota cette grande tension. Israël, de son côté, a menacé, jeudi, de mener de grandes actions armées contre le mouvement islamiste Hamas, au lendemain d'une opération commando palestinienne contre le terminal de Nahal Oz, où deux Israéliens ont été tués. Suite à cette attaque, plusieurs raids aériens, en différents endroits et une incursion limitée au centre de la bande de Ghaza, ont fait 10 morts et plusieurs blessés, dont des civils et des enfants. Israël a arrêté l'approvisionnement de la bande de Ghaza en carburant. Ce produit, qui manque énormément à Ghaza, pourrait disparaître complètement du marché, ce qui mettra en péril des secteurs entiers comme celui des transports, des institutions sanitaires, de l'hydraulique, de la station d'électricité.</p>
<p style="text-align:justify;">Aujourd'hui, à Ghaza, alors que les islamistes du Hamas font la sourde oreille aux appels du président Abbas à un retour à la normale dans les relations interpalestiniennes, au prix d'un retour de ces derniers à la situation d'avant le putsch armé du mois de juin, la détérioration des conditions de vie n'a jamais été égalée. Toute une population est prise au piège sans aucun espoir à l'horizon de pouvoir s'en libérer.</p>
<p style="text-align:justify;">Source : <a href="http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&#38;id_article=91590" target="_blank">El-Watan</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La Grande Peur s’est installée à Wall Street]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=589</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 02:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[La Grande Peur s&#8217;est installée à Wall Street, avec le &#8220;‘D&#8217; word&#8221; selon l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img src="http://www.syti.net/Kiosque/Images/PolicierRambo_WallStreet.jpg" align="left" border="2" height="227" width="148" />La Grande Peur s'est installée à Wall Street, avec le "<i>‘D' word</i>" selon le langage médiatique, - ou le "<i>‘GD' word</i>" tant l'expression <i>Great Depression</i> semble, dans la pychologie américaniste, ne faire qu'un seul mot pour définir cette Grande Peur. La Grande Dépression est l'événement catastrophique <a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4405" target="_blank">par excellence</a> de l'histoire de l'Amérique, même s'il est concurrencé, voire battu en importance historique pour la plupart des historiens conformistes par la Guerre Civile (Guerre de Sécession pour nous). Psychologiquement, <b>c'est</b> l'événement catastrophique par excellence parce qu'il est destructeur fondamentalement du système alors que la Guerre Civile est perçue dans le conformisme du système comme son événement historique reconstructeur.</div>
<p align="justify"> A Wall Street, le "mot" <i>Great Depression</i> est partout dans les esprits. Un article de <i>The Independent</i> du <a href="http://www.independent.co.uk/news/business/news/wall-street-fears-for-next-great-depression-796428.html" target="_blank">16 mars</a> en rend bien compte. L'article concerne bien entendu l'effondrement de Bear Stearns et les mesures qui suivent, prises de toute urgence, à commencer par l'intervention précipitée de la Federal Reserve (puis du rachat de Bear Stearns par <a href="http://www.ft.com/cms/s/e2206ed2-f380-11dc-b6bc-0000779fd2ac.html" target="_blank">JP Morgan</a>). Mais il s'attarde essentiellement sur le sentiment de cette Grande Peur qui a envahi les milieux de Wall Street. (Plus généralement, ce sentiment touche les milieux financiers anglo-saxons. L'article montre bien que les spécialistes de la <i>City</i> ne sont pas épargnés. La crise est bien celle du système anglo-saxon qui domine le monde.)</p>
<p align="justify"> Conformément à notre approche, nous voyons que le problème central est bien entendu celui de la confiance, ou, plus gravement, celui de "la perte de la foi". Le mot ("foi") implique bien la dimension irrationnelle, parce que psychologique, de la chose. Ces remarques de Mark O'Sullivan, directeur des échanges à Currencies Direct, à Londres, renvoient au constat que faisait Paul Krugman le <a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4913" target="_blank">15 février</a>, sur l'effondrement de la foi dans le système: «<i>This crisis is one of faith. We are going to see even more problems in the hedge funds as they face margin calls. What we are waiting for now is for the Fed to cut interest rates again this week. But that's already been discounted by the market and is unlikely to help restore confidence.</i>» <b></b></p>
<p align="justify"><b>La "psychologie de la situation" de 1932/33</b></p>
<p align="justify">Encore une fois, nous nous concentrons sur cet aspect psychologique qui domine plus que jamais la crise financière. Il l'a toujours fait dans les crises financières et, comme toujours, il s'exacerbe lorsque la crise devient pressante. Il prévient et neutralise par avance toutes les mesures qu'on peut envisager («<i>What we are waiting for now is for the Fed to cut interest rates again this week. But that's already been discounted by the market...</i>»). Il attend le pire qui va succéder au pire, - ou, comme l'écrit le <i>Financial Times</i> <a href="http://www.ft.com/cms/s/619b6d18-f392-11dc-b6bc-0000779fd2ac,dwp_uuid=8cd8eda0-f1d7-11dc-9b45-0000779fd2ac.html" target="_blank">ce 17 mars</a>, «<i>Wall Street waits for the next domino to fall</i>». Comme nous l'avons <a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4842" target="_blank">déjà</a> observé, la "psychologie de la situation" n'est pas aujourd'hui celle du crash d'octobre 1929. La psychologie aujourd'hui est bien celle du pire de la Grande Dépression aux USA (1932-33), même si les conditions sont différentes du point de vue technique, - le point de vue financier et économique.</p>
<p align="justify"> La psychologie de l'administration en place est exactement celle de l'administration Hoover durant la Grande Dépression. Les <a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4985" target="_blank">déclarations</a> de Bush renvoient à celle de Hoover, avec l'extrême platitude du président actuel en plus. Elles sont celles de la foi (dans les marchés) péniblement réaffirmée parce que les événements mesurent chaque jour sa totale impuissance. Comme l'était l'administration Hoover, l'administration actuelle est prisonnière de sa foi obligée, et réaffirmée malgré l'évidence des événements, bien plus que d'une politique. Quant aux candidats à l'élection présidentielle, ils sont très loin d'avoir mesuré l'ampleur du désarroi catastrophique qui affecte le système. McCain est totalement aveugle devant cette question, se contentant de raffirmer la primauté du libre-échange selon un état d'esprit copie conforme de celui de Bush; les deux démocrates, eux, sont occupés à s'entre-déchirer.</p>
<p align="justify">Le contexte général est essentiel, comme il le fut durant la Grande Dépression. C'est grâce à ce contexte que Roosevelt réussit à interrompre la crise de la psychologie américaniste au printemps 1933. (En 1933, les USA n'avaient pas d'engagement extérieur majeur. Ils étaient appuyés sur une puissance encore largement autarcique.) Aujourd'hui, le contexte est catastrophique et nourrit cette crise. Au contraire de 1933, les USA n'ont pas les mains libres. Aujourd'hui, nous nous trouvons devant une situation qui contracte les périodes et mélange les domaines par rapport à l'analogie des années 1930. Nous avons à la fois la crise, la psychologie de la crise (1932-33) et le "remède" (1939-40) qui s'avère être le contraire de ce qu'il fut.</p>
<p align="justify"> Le principal événement à cet égard est le rapport direct établi par <a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4965" target="_blank">Stiglitz</a> entre le conflit irakien et la situation catastrophique des USA. (Nous parlons bien du rapport <b>direct</b> de cause à effet, c'est cela qui importe. Les débats sur l'exactitude ou la nature du volume astronomique du coût de la guerre sont complètement secondaires et vains.) Sur le terme, c'est la guerre (1941) et le <i>boom</i> industriel de la guerre (à partir de 1939-40) qui sortirent définitivement les USA de cette Grande Dépression-là. Aujourd'hui, l'Irak démontre en temps historique réel que la guerre n'agit plus désormais dans ce sens, qu'elle agit dans le sens contraire, qu'elle contribue directement à provoquer et à aggraver la crise. Même si ce "remède" de 1939-40 pouvait être considéré comme temporaire ou vicieux, - vicieux, il le fut puisqu'il conduisit à la militarisation de la politique et de l'industrie US (complexe militaro-industriel) jusqu'à nos jours, - il n'empêche qu'il a agi dans le moment historique comme "remède". Aujourd'hui, le "remède" est non seulement pire que le mal, il est créateur du mal lui-même. Il n'y a plus de porte de sortie.</p>
<p align="justify"><a href="http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4984" target="_blank">Dedefensa </a></p>
<p align="justify">&#160;</p>
<div align="justify"></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vers une troisième Intifada ?]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=549</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:40:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une analyse israélienne sur les stratégies en action et les choix qui se présentent aux autorité]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img src="http://www.libertyvox.com/img/photos/123c726b700c7485d9fc3d57a30206ef_2005_11_06_17_00_31/intifada.gif" align="left" border="2" height="182" width="166" /><b>Une analyse israélienne sur les stratégies en action et les choix qui se présentent aux autorités israéliennes après l'attentat à Jérusalem : <i>L'attentat perpétré le 6 mars contre une école talmudique de Jérusalem s'inscrit dans une stratégie du groupe islamiste radical pour se placer dans une position de force</i>, estime le quotidien israélien Yediot Aharonot</b></div>
<p align="justify">Pendant que des manifestations de joie éclataient dans la bande de Gaza juste après le retrait des troupes israéliennes [le 4 mars], le chef de l'aile radicale du Hamas [exilé à Damas], Mahmoud Al-Zahar, avait explicitement menacé l'Etat hébreu de représailles sur son territoire en réponse aux opérations des forces israéliennes. L'attentat d'hier [6 mars] contre une école talmudique de Jérusalem serait donc lié aux récentes incursions menées dans la bande de Gaza. Le Hamas n'a pas encore revendiqué la responsabilité de ce massacre [l'attentat a fait 8 morts] mais nous savons que l'organisation dispose de réseaux bien établis dans les quartiers arabes de Jérusalem et de ses environs [l'organisation a finalement revendiqué l'attentat dans l'après-midi du 7 mars].</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Le terroriste responsable de l'attentat serait un habitant du quartier Jabel Mukaber, situé dans le sud-est de Jérusalem. On ignore encore s'il était membre du Hamas ou d'un autre groupe - il aurait même pu agir seul -, mais tous les soupçons se portent sur l'organisation extrémiste. Les membres du Hamas - ou de tout autre groupe terroriste palestinien - résidant à Jérusalem possèdent des cartes d'identité israéliennes et des plaques d'immatriculation israéliennes, de couleur jaune, qui leur permettent d'entrer librement en territoire israélien et dans les quartiers juifs qu'ils connaissent parfaitement.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Le fait qu'il s'agisse d'une fusillade semble également indiquer que cette attaque était dirigée depuis les quartiers arabes de Jérusalem, où les activités du Shin Bet [les services de renseignements israéliens] empêchent la création d'ateliers de fabrication de bombes, tels qu'il en existe en Cisjordanie. Outre son désir de vengeance, le Hamas est guidé par le besoin de pousser Israël à diminuer ses attaques et éviter une opération israélienne de grande envergure dans la bande de Gaza afin d'y conserver son influence. En ce moment, les chefs du Hamas s'efforcent de négocier un cessez-le-feu temporaire soutenu par une médiation égyptienne.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Mais le Hamas ne se contentera pas d'une simple trêve. Ses chefs veulent qu'Israël s'engage à mettre un terme aux pressions militaires et au siège de Gaza. Le Hamas pourrait ainsi crier victoire et renforcer son influence. Afin de pouvoir faire pression sur l'Egypte et Israël, le Hamas tente de créer une situation où il serait en position de force pour négocier un arrêt des combats. C'est pour cela que les tirs de roquettes se poursuivent sans relâche depuis la bande de Gaza et que l'organisation radicale monopolise toutes ses ressources et attise la colère de la population pour ouvrir un nouveau front en territoire israélien.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Le massacre de l'école talmudique, le récent attentat suicide de Dimona et les émeutes à Jérusalem-Est ces dernières semaines relèvent tous de cette stratégie. Mais ce n'est pas tout. Il faut s'attendre à ce que le Hamas tente dans les jours qui viennent de rallier les groupes armés de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et d'autres mouvements islamistes présents en Israël afin d'organiser des violences massives, susceptibles de déboucher sur une troisième Intifada.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Il est également possible que le Hamas s'entende avec d'autres organisations palestiniennes, comme nous avons souvent pu le constater récemment, pour lancer des attaques coordonnées et "particulièrement efficaces". Le Djihad islamique pourrait, par exemple, lancer des tirs de roquettes contre Israël avec la bénédiction du Hamas.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Le plus urgent pour les forces de sécurité israéliennes est d'éviter l'éclatement de troubles massifs résultant des tensions exacerbées en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et parmi les citoyens arabes israéliens. L'attentat de Jérusalem est considéré comme une grande victoire par les Palestiniens et pourrait inciter de nombreux jeunes dans les territoires et en Israël à s'en prendre aux forces de sécurité. Il faut également s'attendre à d'éventuelles émeutes ou actes de vengeance commis par des Juifs, poussés par la droite israélienne</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Le gouvernement a le choix entre deux solutions. La première consisterait à accepter la proposition égyptienne négociée avec le Hamas pour s'entendre sur un cessez-le-feu. Cette trêve permettrait aux localités [israéliennes] proches de Gaza de souffler un peu et de rabaisser le niveau d'alerte antiterroriste en Israël. Mais dans le même temps, le Hamas pourrait se targuer d'une belle victoire et n'en sortirait que grandi, ce qui signifie que la prochaine vague d'attaques ne toucherait pas seulement Ashkelon mais aussi les habitants d'Ashdod et d'autres localités. Le Hamas victorieux pourrait également gagner des partisans en Cisjordanie et finir de discréditer ce qui reste du gouvernement de Mahmoud Abbas.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Une autre solution consisterait à rejeter les conditions du Hamas pour augmenter la pression militaire sur la bande de Gaza. Le Hamas pourrait ainsi être amené à revoir sa stratégie et à accepter les conditions d'Israël pour un cessez-le-feu. Mais avant cela, il faudra s'attendre à une multiplication des tirs de roquettes et une aggravation du risque d'attentat en Israël et dans les Territoires occupés.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Si le gouvernement opte pour cette seconde option, nous devrons nous préparer à une longue période de combats sur tous les fronts ainsi qu'à un possible ralliement du Hezbollah libanais au Hamas. C'est toute la ligne de front qui doit être prête, notamment dans le Sud, y compris à une possible évacuation des femmes et des enfants. Il nous faut également œuvrer au plan diplomatique pour faire comprendre les motivations d'Israël.</p>
<p align="justify">Ron Ben-Yishai pour <a href="http://www.ynet.co.il/home/0,7340,L-8,00.html" target="_blank">Yediot Aharonot </a></p>
<p align="justify">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une guerre pour éliminer le Hamas]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=514</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 09:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
<guid>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=514</guid>
<description><![CDATA[« C&#8217;est un affrontement qui, en alimentant le fanatisme, va accentuer la tension entre Occide]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><i><b>« C'est un affrontement qui, en alimentant le fanatisme, va accentuer la tension entre Occident et monde musulman, et pourra porter à son dernier terme la situation d'apartheid que le leadership israélien veut réaliser avec les Palestiniens ».</b></i></p>
<p align="justify"><img src="http://www.tzetel.com/blog/wp-content/tsahal-torah.jpg" align="left" border="2" height="364" width="480" /><b>Jeff Halper (1) observe avec une préoccupation extrême le bras de fer qui est en acte entre Israël et le Hamas, et se demande comment l'Union Européenne ne tente pas une médiation. Analyste politique et pacifiste israélien, Halper répond aux questions posées par téléphone à Jérusalem par Il manifesto.</b></p>
<p align="justify"><b>Il Manifesto :</b> Comment les Israéliens perçoivent-ils les bombardements sur Gaza et les massacres de civils palestiniens ?</p>
<p align="justify"><b>Jeff Halper :</b> <i>De leur point de vue tout ça est justifié, comme entrant dans le cadre de la « guerre au terrorisme ». Ils n'ont aucun contact avec le contexte politique, ils ne voient pas que l'objectif d'Israël est la destruction de la direction politique du Hamas. Ils ne voient même pas l'occupation. Ce mot, ces derniers temps, n'est même plus utilisé bien qu'Israël - après le retrait des troupes et des colons du territoire en août 2005- occupe encore Gaza puisqu'il contrôle complètement le territoire et les frontières. Dans ce contexte, les missiles « qassam » contre Sderot leur semblent tirés sans aucun motif par des terroristes contre une population civile. Les gens ne voient pas que le Hamas est un acteur politique qui, depuis pas mal de temps, offre une trêve en échange de la fin du siège de la Bande.</i></p>
<p align="justify">Et les qassams contre Sderot ? Qu'est-ce que le gouvernement est en train de faire pour protéger les habitants de la petite ville ?</p>
<p align="justify"><i>Les gens de Sderot sont en otage de politiciens irresponsables qui s'en tiennent à une approche militaire. Le tir de qassam pourrait s'arrêter demain, s'il y avait un accord avec le Hamas. Mais l'exécutif présidé par Olmert travaille dans la direction opposée, pour détruire le régime du Hamas. La direction politico-militaire israélienne est en somme en train d'utiliser la panique de Sderot pour attaquer Gaza.</i></p>
<p align="justify">Quelles conséquences humanitaires pouvons-nous prévoir, si une invasion massive de Gaza était mise à exécution par l'armée israélienne ?</p>
<p align="justify"><i>Avec la « gaffe » faite avant-hier par le vice-ministre de la défense Vilnay sur la shoah contre Gaza, le gouvernement a été très clair : il pourra y avoir des centaines des milliers de civils innocents tués. Israël ne fait plus de distinction entre civils et combattants. Ces derniers mois, le gouvernement israélien a inventé l'appellation d'« entité ennemie », une catégorie qui n'existe pas dans le droit international, exactement pour justifier le massacre de centaines de civils. Olmert répète depuis des jours qu'au sud il y a « une guerre », mais il ne dit pas qu'il s'agit d'un conflit contre la population civile aussi.</i></p>
<p align="justify">Qu'est-ce qu'Israël craint d'un point de vue militaire, après la défaite dans la guerre (dans l'agression israélienne, NdT) des 34 jours de l'été 2006 contre le Hezbollah (contre la population libanaise, NdT) ?</p>
<p align="justify"><i>Israël ne fait pas de distinction entre le Hamas, al Qaeda et le Hezbollah. Du point de vue de la propagande, cela fonctionne très bien : ils diront qu'ils attaquent Gaza parce qu'al Qaeda y est. Mais Israël veut rétablir le pouvoir de dissuasion qu'il a perdu après la dernière guerre (agression, NdT) au Liban. C'est pour cette raison qu'il doit vaincre militairement. Et c'est pour cela que je pense que l'invasion sera inévitable. S'ils ne le font pas, leur image va s'écrouler aux yeux des Etats-Unis et du monde musulman. L'attaque devra se conclure par l'élimination totale du leadership du Hamas, et la remise du pouvoir dans les mains de l'Autorité palestinienne d'Abou Mazen ou - hypothèse moins probable- une réoccupation de la Bande de Gaza.</i></p>
<p align="justify">Quelles seraient les conséquences sur les deux camps ?</p>
<p align="justify"><i>La chose la plus incroyable est que ni l'Europe ni les Etats-Unis ne bougent le moins du monde face à ce drame. Israël peut donc faire tout ce qu'il veut. Les conséquences pour Israël ne pourront qu'être positives : le premier ministre Olmert deviendra populaire, parce qu'il arrivera à arrêter les tirs de qassam contre Sderot. Et les Palestiniens resteront prisonniers d'un état d'apartheid. Quand Hamas aura été détruit, la communauté internationale, avec l'aide d'Abou Maze qui, de fait, collabore avec Israël, sera en mesure d'imposer aux Palestiniens un Etat « bantoustan » composé de Gaza et de trois ou quatre cantons en Cisjordanie, sans continuité territoriale.Mais le Hamas offre officiellement une trêve, alors qu'Israël a peur de perdre pas mal de soldats à Gaza. </i></p>
<p align="justify">Pourquoi le gouvernement israélien ne s'arrête-t-il pas ?</p>
<p align="justify"><i>L'espace de la négociation politique existe. Le problème c'est que la communauté internationale laisse les mains libres à Israël. L'Europe ne fait aucune objection aux Etats-Unis, elle est passive. Le conflit pourrait encore être résolu, parce que jusqu'à présent il est encore pris comme un affrontement politique ; mais si Israël envahit Gaza et tue la direction du Hamas, et des centaines d'habitants, la guerre se déplacera sur un plan théologique, entre occident et islam, ce qui déstabiliserait tout le Moyen-Orient.</i> <i>Face à cette perspective horrible, que font l'Europe et la communauté internationale ?</i></p>
<p class="spip">Edition de dimanche 2 mars 2008 de <a href="http://www.ilmanifesto.it/" target="_blank"><i>il manifesto</i></a></p>
<p class="spip">Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio</p>
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<p align="justify"><span class="texte">(1) </span><i>Jeff Halper est fondateur et coordinateur du « Comité israélien contre la démolition des maisons palestiniennes »</i></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Selon le premier ministre israélien Ehud Olmert : "personne n'a le droit de critiquer Israel"]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=499</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 01:22:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Après la déclaration fracassante du vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, qui a m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm1.static.flickr.com/154/334470993_e0f84d2516_o.jpg" align="left" border="2" height="282" width="210" />Après la déclaration fracassante du vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, qui a menacé vendredi les Palestiniens d'un Holocauste,  le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclarait ce dimanche matin que "Personne n'a le droit de critiquer Israël".</p>
<p>Suite à la journée sanglante de samedi où 61 Palestiniens ont perdu la vie, les attaques de Tsahal ont repris dimanche dans la bande de Gaza. Cinq Palestiniens ont été tués. Trois hommes, dont au moins un civil, sont morts dans le nord où l'armée israélienne mène une opération surnommée "Hiver chaud". Deux autres ont été tués par balle dans le camp de Jabaliya.<br />
Samedi soir, le président palestinien a accusé Israël « de terrorisme international », disant que son assaut sur Gaza est « plus qu'un holocauste ».</p>
<p>Les déclarations de Mahmoud Abbas ont été faites alors que les raids aériens israéliens ont tué 88 personnes en quatre jours, dont au moins un tiers d'enfants, selon des sources hospitalières.</p>
<p>Cinquante-quatre personnes ont été assassinées rien que durant la journée de samedi.</p>
<p>« Ce qui se produit est très regrettable et c'est plus qu'un holocauste, » a dit Abbas devant des journalistes à Ramallah.</p>
<p>Des « enfants d'à peine 5 mois sont tués par l'armée israélienne. » « Nous disons au monde de regarder avec ses propres yeux et de juger par lui-même de ce que produit et de ce que fait le terrorisme international. »</p>
<p>Khaled Meshaal, le responsable en exil du Hamas en Syrie, a également dénoncé les attaques israéliennes contre les civils de Gaza les qualifiant de « véritable holocauste ».</p>
<p>Abbas a ensuite appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour discuter de l'incursion israélienne dans la bande de Gaza, a annoncé un porte-parole du chef palestinien.</p>
<p>Selon Marwan Bishara, analyste politique à al Jazeera, « au mieux » Abbas pouvait espérer obtenir une résolution du Conseil de Sécurité condamnant l'action israélienne.</p>
<p>« Pour ce que nous en savons, Israël a ignoré des dizaines de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies ces 40 dernières années ainsi que des centaines de résolutions de l'Assemblée Générale des Nations Unies - aussi cela va donner de nouvelles discussions et très probablement peu de chose en sortiront, » ajoute-t-il.</p>
<p><b>Enfants assassinés</b></p>
<p>Rana el-Hindi de Save the children, s'exprimant depuis l'intérieur de la bande de Gaza, a indiqué à al Jazeera que les enfants étaient parmi les premières victimes du bombardement israélien.</p>
<p>« Ces trois derniers jours au moins 19 enfants ont été tués... est c'est une grave inquiétude pour toutes les organisations ici, » a-t-elle dit.</p>
<p>« Le plus souvent, quand nous parlons aux enfants au sujet de leurs craintes et de leurs soucis, ils disent toujours avoir peur d'une nouvelle invasion [israélienne] dans la bande de Gaza - et évidemment la situation actuelle est justement ce qu'ils craignent. »</p>
<p>Elle dit également que le nombre d'enfants hospitalisés augmentait « jour après jour ».</p>
<p>Eissam Younis, directeur du centre d'al Mizan pour les droits de l'homme à Gaza, a indiqué à al Jazeera que l'armée israélienne « visait intentionnellement et systématiquement les civils » et a critiqué les puissances mondiales pour leur absence de réponse.</p>
<p>« Israël se met au-dessus de la loi parce que la communauté internationale est systématiquement silencieuse, » dit-il.</p>
<p><b>Incursion israélienne</b></p>
<p>La principale opération militaire israélienne a commencé avant l'aube de samedi.</p>
<p>Des tanks israéliens, soutenus par des hélicoptères, sont entrés dans le camp de réfugiés de la ville de Jabaliya au nord de la bande de Gaza et ont donné l'assaut tout au long de la journée.</p>
<p>Plus de 150 personnes ont été blessées dans l'opération, selon le docteur Muawiya Hassanein, chef des services de secours de Gaza.</p>
<p>Au moins 16 des Palestiniens tués étaient des combattants, dont 13 de Hamas, deux du Jihad islamique et un des Comités Populaires de Résistance.</p>
<p>Les témoins ont dit que plusieurs des morts dans Jabaliya avaient été tués lors des échanges de tirs entre les combattants de la résistance palestinienne et les soldats israéliens.</p>
<p>Tariq Dardouna, un habitant palestinien bloqué dans sa maison à l'est de Jabaliya, a dit à al Jazeera que les forces israéliennes visaient les civils.</p>
<p>« L'armée israélienne ouvre le feu dans tout notre secteur, y compris sur les enfants et les maisons. Il y a les enfants blessés perdant leur sang à l'intérieur de leurs maisons, » a indiqué Dardouna.</p>
<p>Les témoins ont également fait part d'affrontements dans la ville voisine de Tufah au nord de Gaza.</p>
<p>L'armée israélienne a confirmé ses opérations au nord de Gaza, en reconnaissant que deux de ses soldats avaient été tués et cinq autres blessés dans les combats.</p>
<p><b>Menace d'invasion</b></p>
<p>Des responsables palestiniens ont déclaré à al Jazeera que les négociations de paix commencées à Annapolis l'année dernière, pourraient être mises en danger si l'assaut militaire israélien sur Gaza se poursuivait.</p>
<p>Tzipi Livni, ministre israélien des affaires étrangères qui dirige l'équipe israélienne de négociation [ ?], a réagi en disant que l'action militaire israélienne resterait inchangée en cas de suspension des entretiens de paix [ ?].</p>
<p>« Même si les Palestiniens suspendent les entretiens, cela n'influencera d'aucune façon les décisions ou les opérations Israël effectue pour défendre ses citoyens, » a-t-elle dit.</p>
<p>Tentatives de représailles palestiniennes</p>
<p>En Israël, six personnes ont été blessées, dont l'une sérieusement, par les fusées à longue portée tirées depuis la bande de Gaza ce samedi, a indiqué l'armée israélienne.</p>
<p>Des combattants de la résistance palestinienne ont tiré depuis Gaza plus de 40 fusées et obus mortiers vers le territoire israélien.</p>
<p>Huit des missiles étaient les fusées à longue portée qui ont atteint la ville israélienne d'Ashkelon au bord de la mer, soit à 11km de la bande de Gaza.</p>
<p>Les combattants de la résistance palestinienne ont fréquemment tiré des fusées et des obus de mortiers vers les colonies israéliennes situées près de la frontière de Gaza, mais ces attaques causent rarement des dommages.</p>
<p>Source : Al-Jazeera</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/EqFk9ABIfMg'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/EqFk9ABIfMg&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Appel des communistes libanais : « Aux hommes libres du Liban et de la Terre »]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=500</link>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 10:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vendredi 29 février 2008
Le président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">Vendredi 29 février 2008</div>
<p align="justify">Le président des Etats-Unis, George W. Bush, se prépare à poursuivre son agression barbare, commencée en Irak, contre les peuples arabes et dont le résultat fut, jusqu'à ce jour, plus d'un demi million de morts, des millions de blessés et de mutilés et la destruction systématique et organisée des institutions et des villes irakiennes.</p>
<p align="justify">En effet, au moment où son allié stratégique israélien noie la bande de Gaza dans un bain de sang, après avoir tenté, à l'aide de l'Egypte, de l'étrangler par le blocus, au moment où ses bombardiers, made in USA, assassinent les enfants en bas âge et détruisent les maisons sur la tête de ses occupants, et tandis que les chefs de l'armée israélienne concentrent leurs troupes près des frontières libanaises et que leurs avions violent l'espace aérien libanais, au vu et au su des représentants des Nations unies, George W. Bush axe son agression contre le Liban : ses destroyers se dirigent, l'un à la suite de l'autre, vers nos côtes, sous prétexte qu'il veut soutenir le gouvernement du Liban « élu légalement » contre ce qu'il appelle « la menace syrienne contre le Liban ».</p>
<p align="justify">Cet acte agressif ne nous a pas surpris, surtout que, durant les dernières semaines, les discours guerriers s'étaient multipliés et des responsables étasuniens, ainsi que certains de leurs alliés libanais, avaient annoncé des changements imminents. Sans oublier la déclaration de David Saturnienne concernant le refus étasunien de l'initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la crise présidentielle libanaise. Cependant, et vu la scission intérieure aiguë et, aussi, les divisions inter arabes, qui annoncent la fin même de la Ligue arabe, cet acte guerrier risque de provoquer une explosion qui aboutirait à pousser le Liban dans les flammes d'une guerre civile recherchée par Israël et les Etats-Unis qui ne pardonnent pas la défaite subie pendant l'été 2006.</p>
<p align="justify">Le Parti Communiste libanais voit dans la nouvelle menace étasunienne une tentative visant à porter la terreur dans notre pays et à liquider notre Résistance nationale, de manière à permettre à Washington de donner un nouvel élan à son projet radical contre la région arabe, le projet du « Moyen Orient nouveau », dont le but est de diviser le monde arabe en mini Etats antagonistes, afin de servir Israël déclaré par George W. Bush « Etat des juifs de la Planète », tout en faisant des peuples arabes des tribus se faisant inlassablement la guerre, tandis que les richesses que recèle leur terre sont pillés ; surtout qu'on parle de la présence au Liban d'une nappe de pétrole.</p>
<p align="justify">Le Parti Communiste libanais appelle le peuple libanais à faire face à cette nouvelle agression étasunienne et à empêcher la réalisation de ses objectifs.</p>
<p align="justify">Il revendique de la part du gouvernement présidé par Fouad Sanioura la déclaration des Etats-Unis « Ennemis du Liban » et le renvoi des diplomates étasuniens présents au Liban, tout en demandant à toutes les forces politiques libanaises, y compris celles qui avaient, à un certain moment, pensé que les Etats-Unis allaient nous aider à recouvrer notre indépendance et notre souveraineté, de s'unir pour sauver leur pays.</p>
<p align="justify">Il réitère son initiative concernant l'élection d'un nouveau président de la République et la formation d'un gouvernement transitoire permettant les réformes politiques nécessaires.</p>
<p align="justify">Il appelle tous les peuples arabes et les peuples de la Planète, ainsi que leurs forces vives, à de larges manifestations afin d'empêcher cette nouvelle agression.</p>
<p align="justify">Il demande aux gouvernements des pays européens de la Méditerranée une position claire concernant cette agression et, surtout, l'utilisation par Washington des bases militaires érigées dans ces pays dans ses buts agressifs contre un petit peuple qui a levé l'étendard de la Résistance afin de libérer son pays et de défendre sa souveraineté et son indépendance.</p>
<p align="justify">Beyrouth, le 29 février 2008<br />
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais</p>
<p align="justify"> Source : <a href="http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4488" target="_blank">Al-Oufok<br />
</a></p>
<div align="justify"></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Qui a dit que "le terrorisme fait partie de la guerre politique"?]]></title>
<link>http://alinetestuz.wordpress.com/?p=22</link>
<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 18:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>alinetestuz</dc:creator>
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<description><![CDATA[Qui a dit ça ?
«Nous devons réfuter toutes les pleurnicheries contre le recours à la terreur par]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Qui a dit ça ?</p>
<blockquote><p><b>«Nous devons réfuter toutes les pleurnicheries contre le recours à la terreur par des arguments simples et évidents. La terreur est une arme de guerre. Nous menons un combat national et nous pouvons nous passer des états d’âme comme d’une rage de dents. Une bonne fois pour toutes : le terrorisme fait partie de la guerre politique.»</b></p></blockquote>
<p>Qui a dit cette horreur? Oussama Ben Laden? Le mollah Omar? Baitullah Meshud, le chef de guerre pachtoune opérant au Waziristan (entre le Pakistan et l’Afghanistan), qui passe pour avoir organisé l’assassinat de Benazir Bhutto?</p>
<p>Quand ces propos inexcusables ont-ils été prononcés? Avant ou après le 11 septembre 2001? Avant ou après la guerre en Irak? Avant ou après la "montée de l'islamisme"? Rien de tout ça.</p>
<p><b>C’est <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yitzhak_Shamir">M. Itzhak Shamir</a>, ancien premier ministre d’Israël, qui l’a dit. </b>Il l’a dit, et même écrit, en 1943. D’accord, c'était longtemps avant d’être premier ministre.<!--more--></p>
<p>Selon Eric Hazan, écrivain, juif lui-même et directeur des éditions La Fabrique, l’auteur de cette profession de foi guerrière faisait alors partie du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lehi">groupe Stern</a> - «cette petite bande de gangsters», n'hésite pas à écrire Hazan - qui assassinera cinq ans plus tard le comte Bernadotte, médiateur de l’ONU. On trouve cette information - ainsi que beaucoup d'autres parfois très roboratives - dans sa <i>Chronique de la guerre civile</i> (1).</p>
<p>Je diffuse cette citation parce que j’ai entendu aujourd’hui, presque ensevelie sous le tombereau habituel d'informations tellement simplifiées qu’elles en deviennent mensongères, de futilités, d'ignominies, de nouvelles obligées sur le sport, qu’un bébé avait été tué à Gaza. C’était sans doute un terroriste. Si ce n’était lui, c’était sans doute son frère. On peut être sûr que les forces d’occupation israéliennes déplorent cet incident, dû à une erreur, un canon de mitraillette enrayé, une mauvaise compréhension des ordres, etc. Mais que voulez-vous, la lutte contre le terrorisme a ses nécessités… L'armée ne manquera pas de faire une enquête et de sanctionner les coupables s'il s'avère, blablabla...</p>
<p>A part le bébé, les Forces d’occupation israéliennes ont pratiqué, mercredi 27 février, <b>cinq exécutions extra-judiciaires </b>sur des membres des «Brigades Izziddin al-Qassam» (l’aile militaire du Hamas). Les jeunes combattants étaient tous âgés de 19 à 26 ans.</p>
<p>En outre, selon le <a href="http://www.pchrgaza.org/">Palestinian Centre for Human Rights</a>, entre le 21 et le 27 février, les forces israéliennes d’occupation ont<br />
•	<b>tué 20 Palestiniens</b> dans la bande de Gaza, dont <b>trois enfants et un vieillard</b><br />
•	<b>blessé à l’arme à feu 28 Palestiniens</b>, la plupart des civils, dont un militant international des droits humiains<br />
•	<b>détruit 3 ateliers et 2 immeubles</b><br />
•	mené <b>36 incursions </b>dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et 2 dans la bande de Gaza<br />
•<b>	arrêté 67 civils </b>en Cisjordanie et 3 à Gaza<br />
•	transformé <b>4 maisons en sites militaires</b><br />
•	<b>confisqué 900 donums </b>(1 donum = 1388 m2) de terre agricole près de villages au sud-ouest d’Hébron</p>
<p>Je me demande pourquoi je m'énerve: l'armée israélienne ne fait là que poursuivre le programme politique énoncé en 1943 par le futur premier ministre...</p>
<p>(1) Eric Hazan, <i>Chronique de la guerre civile</i>, La Fabrique éditions, Paris, 2003, p. 54.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’indépendance du Kosovo, le désordre et l’attitude de la Russie]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/?p=474</link>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 23:35:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;indépendance du Kosovo proclamée dimanche commence à avoir le résultat escompté: le dé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.radio-canada.ca/images/2008/02/22/180x135/AFP_080222belgrade-serbie-manif_n.jpg" align="left" border="2" height="136" width="179" />L'indépendance du Kosovo proclamée dimanche commence à avoir le résultat escompté: le désordre. Ce sont d'abord les manifestations de protestation à Belgrade, qui ne se sont pas trompées d'objectif: l'ambassade US à Belgrade attaquée, avec quelques mises à sac et incendies. Le <i>Guardian</i> d'<a href="http://www.guardian.co.uk/world/2008/feb/22/serbia.kosovo" target="_blank">aujourd'hui</a> fait un rapport sur ces désordres, qui pourraient s'étendre: «<i>Furious Serbs protesting at western support for Kosovo's unilateral declaration of independence set fire to the American embassy in Belgrade last night, as hundreds of thousands of demonstrators converged on the Serbian capital. The attack on the embassy came after hundreds of protesters, watched passively by police, peeled away from the main rally to invade the building in the centre of the capital, using sticks and metal bars.</i>»</p>
<p align="justify"> S'il y a un sujet qui fait l'unanimité dans les institutions européennes, principales machinatrices avec les USA de l'indépendance, c'est bien le Kosovo. «<i>Il est impressionnant de constater combien tous les dirigeants européens, Solana, les Commissaires à la Commission, etc., combien tous sont persuadés que l'indépendance du Kosovo est une catastrophe absolue</i>, nous dit une source à la Commission européenne. <i>En plus des événements en cours, de l'attitude de la Russie, il y a la réalisation complète que le Kosovo n'a aucune structure étatique, que sa direction est un rassemblement de groupes mafieux et autres, que ce "pays" va devenir un trou sans fond pour les subsides européens qui serviront à alimenter toutes les activités illégales possibles. Pourtant, pas un seul de ces dirigeants européens n'a élevé la moindre objection publique devant la marche vers l'indépendance, appuyée par les pressions US. L'indépendance du Kosovo, c'est une cause sacrée de l'idéologie libérale et de l'opinion médiatique des élites moralistes européennes.</i>»</p>
<p align="justify"> En plus des perspectives à moyen terme, il y a les événements du court terme, et particulièrement l'attitude russe. George Friedman a publié le 20 février une analyse sur cette question, sur le site Stratfor (<a href="http://www.stratfor.com/theme/kosovo_russia_and_west" target="_blank">accès payant</a>). Pour une fois, la directeur de Stratfor n'est pas optimiste quant à l'issue de la crise (par "optimisme", nous entendons son habitude à estimer que, finalement, la puissance US imposera sa volonté). Dans son analyse, Friedman signale la réunion des pays de la CEI regroupés autour de la Russie aujourd'hui à Moscou et juge que cette réunion va peut-être déboucher sur des événements importants.</p>
<p align="justify">Friedman estime que la Russie a été poussée dans ses retranchements dans cette affaire du Kosovo, qu'elle ne peut pas ne pas réagir. Son analyse est fondée autant sur la psychologie de Poutine que sur la position et les intérêts géopolitiques de la Russie. Il envisage une issue éventuellement dramatique à la crise, avec la possibilité de l'intervention russe. Il faut noter, dans cet extrait qui conclut son analyse, l'appréciation assez juste que Friedman donne des motifs occidentaux, notamment européens dans cette affaire: pour le moins "<i>unclear</i>", et en réalité un mélange d'inertie bureaucratique et de vision conformiste de la situation et de la Russie elle-même. Un exemple convaincant de l'impuissance occidentale dans la réalisation d'une politique dont personne ne contrôle vraiment l'orientation. Quelles que soit l'évolution de la situation, elle sera mauvaise pour la région et catastrophique pour la stabilité de l'Europe.</p>
<div align="justify">Source : Philippe Grasset pour <a href="http://www.dedefensa.org/index.php" target="_blank">Dedefensa.org</a></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Joumblatt menace les Libanais d’une guerre civile ; le monde « civilisé » se tait]]></title>
<link>http://mplbelgique.wordpress.com/?p=165</link>
<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 19:49:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeunempl</dc:creator>
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<description><![CDATA[(Réseau Voltaire)
Les Libanais ont retenu leur souffle, dimanche soir, et son allés dormir dans l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>(Réseau Voltaire)</i></p>
<p><img src="http://mplbelgique.wordpress.com/files/2008/02/joumblatt.thumbnail.jpg" alt="Walid Joumblatt - PSP" align="left" />Les Libanais ont retenu leur souffle, dimanche soir, et son allés dormir dans l’angoisse, en pensant qu’au levé du jour, la guerre civile aura déjà commencé. Une série de provocations armées menées par des partisans du 14-mars au pouvoir a en effet suivi des discours appelant à la reprise de la guerre ou à la « confrontation », lancés par deux des principaux chefs de cette coalition, Walid Joumblatt et Saad Hariri. Des hommes armés qui circulaient à bord d’un convoi ont tiré sur la résidence du président du Parlement, Nabih Berry, en plein cœur de Beyrouth. Dans la montagne d’Aley, c’est un autre convoi du Parti socialiste progressiste (PSP, de Walid Joumblatt) qui a attaqué une permanence du Parti démocratique libanais de l’émir druze Talal Arlsan, un des dirigeants de l’opposition nationale.</p>
<p>En dépit des appels directs à la guerre civile émanant de personnalités politiques couvées par l’Occident, aucune réaction n’a été enregistrée dans le monde « civilisé » à ces discours irresponsables et belliqueux.<!--more--></p>
<p>Les dernières 24 heures ont enregistré les développements suivants :</p>
<p>1. Le discours va-t-en-guerre des loyalistes a atteint son apogée avec la menace de Walid Joumblatt de brûler le Liban. En soirée, il a atténué ses propos pour expliquer que cette escalade sans précédent du 14-mars ne vise pas à rallumer la guerre civile mais à mobiliser la rue à l’occasion du meeting du 14 février prochain. Il a plaidé pour un « compromis équilibré ». Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a de son côté été contraint d’interdire les convois motorisés de ses partisans armés qui ont effrayé les habitants de nombreux quartiers de Beyrouth et d’autres grandes villes.</p>
<p>2. En dépit de cette ambiance de terreur entretenue par les extrémistes du 14-mars, les dirigeants de l’opposition ont fait preuve de calme et de retenue. Face aux discours belliqueux de Joumblatt et de Hariri, les chefs de l’opposition ont appelé au dialogue et à l’entente. Ils ont réaffirmé qu’ils sont déterminés à faire face par des moyens pacifiques aux tentatives visant à replonger le Liban dans les affres de la guerre civile.</p>
<p>3. Les tentatives des chefs du 14-mars de mettre un terme, en soirée, aux provocations et aux exactions de leurs partisans, ont fait suite à la crainte d’une réaction des partisans de l’opposition, ce qui provoquerait une grande explosion aux conséquences incalculables. Certains milieux du 14-mars ont également ressenti une forte inquiétude de ces appels à la guerre. Ces « sages », qui ont vécu toutes les guerres du Liban, savent que ce genre d’expériences n’est pas une simple promenade. Les souvenirs des atrocités de la guerre, de ses souffrances et de ses destructions sont encore vivaces dans les esprits.</p>
<p>4. La plupart des observateurs estiment que la virulente campagne politique et médiatique a des buts beaucoup plus importants que la mobilisation pour le meeting du 14 février. Les chefs de la coalition au pouvoir affirment que cette campagne vise à modifier les rapports de force locaux à l’ombre desquels les négociations avec l’opposition se déroulent depuis plusieurs mois. Mais l’opposition, elle, assure que c’est son sens du sacrifice qui a évité au Liban de plonger à nouveau dans la guerre civile. Elle s’est abstenue de la moindre réaction violente malgré le meurtre d’un grand nombre de ses partisans depuis le 10 décembre 2006 (l’assassinat d’Ahmad Mahmoud à son retour d’une manifestation), jusqu’aux 9 morts et les 50 blessés de l’église de Mar Mikhaël, le 27 janvier, sans oublier les sept morts des incidents de l’Université arabe, le 23 janvier 2007.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jacques-Alain Miller : « la civilisation occidentale tend à devenir franchement invivable »]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2008/01/19/jacques-alain-miller-%c2%ab-la-civilisation-occidentale-tend-a-devenir-franchement-invivable-%c2%bb/</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 16:15:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[« &#8230;chez des débiles mentaux, quand ils ont le pouvoir, le progrès scientifique engendre de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4 align="center"><font color="#ff6600"><b><i>« ...chez des débiles mentaux, quand ils ont le pouvoir, le progrès scientifique engendre des utopies autoritaires qui sont de vrais délires mégalomaniaques. »</i></b></font></h4>
<div align="center"></div>
<h4 align="right"><font color="#ff6600"><b><i>Jacques-Alain Miller</i></b></font></h4>
<p align="justify"><b>Gendre de Jacques Lacan. Personnalité très controversée, directeur du département de psychanalyse de l'université Paris-VIII, Jacques-Alain Miller, 63 ans, a créé en 1981 l'Ecole de la cause freudienne. En 1992, il a fondé l'Association mondiale de psychanalyse. C'est sous son autorité que les textes des séminaires de Jacques Lacan sont publiés, au compte- gouttes, regrettent certains. C'est aussi un polémiste. En pointe dans la lutte contre l'amendement Accoyer, qui entendait légiférer sur la psychothérapie, il repart au combat contre les cognitivistes, obsédés de l'évaluation. Il organise à la Mutualité, les 9 et 10 février, un «grand meeting pour que vive la psychanalyse», sur le thème : quelle politique de civilisation ?</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><b>On reparle de l'amendement Accoyer, qui cherche à encadrer l'usage du titre de psychothérapeute. Il avait provoqué la colère de tout le milieu analytique. Il revient, mais sous une forme atténuée. Et vous, vous repartez en guerre...</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">L'affaire de l'amendement est close. Il n'y a plus aucun contentieux depuis que Bernard Accoyer a renoncé à son premier texte, qui se risquait à définir les diverses psychothérapies. Son souci de réguler l'usage du titre de psychothérapeute a été entendu par le milieu psy, qui, depuis bientôt trois ans, est partie prenante de la concertation sur le décret d'application. En revanche, oui, pour moi le combat est devenu permanent.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><b>Mais quel combat ?</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Freud avait diagnostiqué jadis un <i>«malaise dans la civilisation».</i> Nous sommes bien au-delà : tout le monde ressent que la civilisation occidentale tend à devenir franchement invivable. Ça suscite des révoltes, une guerre civile, mais qui respecte les formes du débat démocratique.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><b>Certes, mais quelle guerre ?</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Il y a une guerre idéologique qui oppose, d'une part, les quantificateurs, les cognitivistes (1), avec leur prétention croissante à régenter l'existence humaine dans tous ses aspects et, d'autre part, tous ceux qui ne plient pas devant la quantification partout. Le fanatisme du chiffre, ce n'est pas la science, c'en est la grimace. Il n'y a pas si longtemps, l'administration, c'était encore des gratte-papier à la Courteline. Désormais, l'électronique met entre les mains des bureaucraties occidentales une puissance immense de stockage et de traitement de l'information. Elles en sont enivrées, elles en ont perdu le sens commun. Les plus atteintes sont celles de l'Union européenne, héritières des monarchies. Elles vont vers la surveillance généralisée, du berceau au tombeau. Elles aspirent au contrôle social total. Elles se promettent de remanier l'homme dans ce qu'il a de plus profond. Il ne s'agit plus seulement de «gouverner les esprits», comme le voulait Guizot, ni même de les suggestionner par des vagues de propagande massive.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Nos maîtres sont tellement tourneboulés par le progrès inouï des bio et nanotechnologies qu'ils rêvent de manipuler en direct le cerveau par implants et électrodes. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas mettre au point une humanité hygiénique, débarrassée une bonne fois de ce que Freud appelait la pulsion de mort, une espèce humaine améliorée, transhumaine ? On en est réduit à se dire : heureusement, il y a le pape ! Car chez des débiles mentaux, quand ils ont le pouvoir, le progrès scientifique engendre des utopies autoritaires qui sont de vrais délires mégalomaniaques. Ça échouera immanquablement, mais en attendant ça fait des ravages. Il ne faut pas laisser faire, même si les clivages nouveaux que suscite cette démesure n'obéissent plus à la logique gauche droite.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><b>Mais en quoi ces clivages concernent-ils la psychanalyse, qui est de l'ordre du domaine privé ?</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Depuis le début du XXI<sup>e</sup> siècle, la bureaucratie a décidé que la santé mentale des populations relevait de ses attributions. Elle a envahi le domaine de l'écoute, des thérapies par la parole, elle s'emploie à le remanier de fond en comble. Dans la pratique, cela veut dire : s'attaquer à la psychanalyse. Chercher à l'éliminer au profit des techniques de persuasion, les thérapies cognitivo-comportementales, qui prétendent que leurs effets sont chiffrables, donc scientifiques. C'est l'imposture du cognitivisme. Le cognitivisme, c'est-à-dire la croyance que l'homme est analogue à une machine qui traite de l'information.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Dans cette optique, il s'agit de faire cracher du chiffre à l'âme. On mesure à qui mieux mieux, on compte tout et n'importe quoi : les comportements, les cases cochées des questionnaires, les mouvements du corps, les sécrétions, les neurones, leurs couleurs à la résonance magnétique, etc. Sur les données ainsi recueillies, on élucubre, on les homologue à des soi-disant processus mentaux qui sont parfaitement fantomatiques, on s'imagine avoir mis la main sur la pensée. Bref, on divague, mais comme c'est chiffré, ça a l'air scientifique. Tout un fatras de métaphores a ainsi infiltré le discours courant à force de produire et de manier des machines, l'homme contemporain aime à s'imaginer en être une.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><b>Un exemple ?</b></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">On vous explique qu'être amoureux, c'est quand votre sérotonine baisse de plus de 40 %. Cela a été mesuré chez des cobayes assurant penser à l'être aimé au moins quatre heures par jour. L'amour fou ? Ça fait monter la dopamine. Donc, si vous avez une propension à l'amour fou, c'est sans doute que vous avez un petit manque de ce côté-là. En revanche, si vous restez avec la même personne, c'est en raison de votre taux d'ocytocine, dit l'hormone de l'amour... Bref, on retranscrit vos émotions en termes quantitatifs, et le tour est joué. Ce quantitativisme échevelé, qui est un pur simulacre du discours scientifique, s'étend partout. Ça fait le bonheur de l'administration, ça la justifie, ça la nourrit, ça l'incite à recouvrir tous les aspects de la vie.</p>
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<p align="justify"><b>Tout est à jeter dans le cognitivisme ?</b></p>
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<p align="justify">Oh que oui ! C'est une idéologie qui singe les sciences dures, qui les parasite, qui offre une synthèse illusoire. Mais si elle s'est répandue si largement, c'est qu'elle exprime quelque chose de très profond, une mutation ontologique, une transformation de notre rapport à l'être. Aujourd'hui, on n'est sûr que quelque chose existe que si ce quelque chose est chiffrable. Le chiffre est devenu la garantie de l'être. La psychanalyse aussi repose sur le chiffre, mais au sens de message chiffré. Elle exploite les ambiguïtés de la parole. A ce titre, elle est à l'opposé du cognitivisme, elle lui est insupportable.</p>
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<p align="justify"><b>Vous notez également que cette idéologie du chiffre est en train de s'imposer dans l'université...</b></p>
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<p align="justify">L'évaluation a fait son entrée dans l'université il y a vingt ans, mais il y a un saut qualitatif avec l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (l'Aeres). C'est tout récent : elle a été créée par la loi du 18 avril 2006 et installée le 21 mars. Depuis 1985, les organismes chargés de l'évaluation s'étaient multipliés, mais les universitaires et chercheurs étaient représentés dans leurs directions, et ils avaient appris à vivre avec. C'est fini. Tout a disparu au profit d'une agence unique, «autorité administrative indépendante», qui couvre le territoire national. Elle agit sous l'autorité d'un conseil assez bizarre, dont le ministère nomme les membres par décret. Aucun membre élu. De même, le «délégué» national, responsable de chaque discipline, n'est nullement l'émanation de la communauté des chercheurs, il est désigné par le président de l'agence. Le système a été conçu par le P<sup>r</sup> Jean-Marc Monteil, éminent psychologue social cognitiviste. Il est chargé de mission au cabinet du Premier ministre, tandis que l'Agence est présidée par le P<sup>r</sup> Jean-François Dhainaut, spécialiste de biotechnologie. Délégué national pour la psychologie : le P<sup>r</sup> Michel Fayol, successeur du P<sup>r</sup> Monteil à l'université de Clermont-Ferrand, la seule de cette taille d'où la psychologie clinique est rigoureusement bannie depuis des années. Le P<sup>r</sup> Monteil m'a expliqué sans rire que c'était en raison de son incompétence notoire en la matière. L'Aeres est un monstre bureaucratique hypercentralisé et particulièrement opaque : rien à voir avec l'Amérique. Ça rappellerait plutôt la défunte Union soviétique.</p>
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<p align="justify"><b>Quel est le but ? Chasser la psychanalyse de l'université ?</b></p>
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<p align="justify">Le but est de rentabiliser la recherche. Le résultat sera très différent. Au nom de la planification totale et de l'objectivité parfaite, on sadise les universitaires et les chercheurs. On répand les passions tristes - inquiétude, perte de l'estime de soi, dépression -, tout en disant d'une voix doucereuse : «Surtout, n'ayez pas peur !» Et en même temps, Sarkozy promet de faire des universités des lieux d'effervescence intellectuelle. Cette usine à gaz se cassera la figure, bien sûr, mais le plus tôt sera le mieux. A part ça, ce n'est pas seulement la psychanalyse qui est insupportable aux cognitivistes, c'est la méthode clinique, parce qu'elle vise le singulier, alors qu'eux ne jurent que par la statistique. Ils ont horreur du sujet, ils ne connaissent que «l'homme sans qualités», comme disait Musil.</p>
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<p align="justify"><b>Mais il y a toujours eu un combat entre les cliniciens et les cognitivistes...</b></p>
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<p align="justify">Depuis toujours, les cliniciens avaient les étudiants, les cognitivistes avaient les titres universitaires. Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui les cognitivistes, forts de leurs positions administratives, tentent d'éradiquer leurs compétiteurs. Et ils y arriveront, sauf si la tutelle politique reconnaît que l'unité de la psychologie est désormais un mythe. Alors, on mettra d'un côté la psychanalyse, la psychologie clinique, et la psychopathologie. Et de l'autre, la psychologie expérimentale et cognitiviste. Chaque domaine avec ses compétences propres. Faute de quoi, la psychanalyse disparaîtra très vite de l'université. C'est ce que j'ai expliqué à Valérie Pécresse à son invitation, et elle est assez intelligente pour ne pas vouloir rester dans les mémoires comme l'Attila de la psychanalyse.</p>
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<p align="justify"><b>La psychanalyse est-elle en état de se défendre ?</b></p>
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<p align="justify">«Vivons heureux, vivons cachés», c'était la devise des psychanalystes. Ce n'est plus tenable. Se replier sur son pré carré serait en effet mortel pour la psychanalyse, car il n'y a plus de pré carré, tout simplement. Bref, les psychanalystes ne sauraient se dispenser de prendre part au débat public.</p>
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<p align="justify">Il y a, de plus, les pratiques. Il faut innover. Déjà, de plus en plus de praticiens analysés reçoivent leurs patients dans des institutions. Le psychanalyste est en train de se réinventer. On constate que des effets analytiques peuvent se produire ailleurs que dans un cabinet privé. Voici quatre ans, l'Ecole de la cause freudienne a ouvert un centre psychanalytique de consultation et de traitements, dans le X<sup>e</sup> arrondissement de Paris, qui accueille gratuitement le tout-venant. Cela s'est répandu comme une traînée de poudre : sur des initiatives locales, dix autres centres se sont ouverts en France. Quatre en Espagne, et aussi en Italie. Au vu des résultats, les pouvoirs publics soutiennent de plus en plus. Cela témoigne d'une étonnante évolution des mentalités. Ça rejoint ce que Freud avait voulu faire, des dispensaires gratuits.</p>
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<p align="justify"><b>Vous ne parlez pas de la menace de la psychiatrie biologique et du poids prépondérant des médicaments...</b></p>
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<p align="justify">La psychanalyse, ce n'est pas la scientologie. Le recours aux psychotropes n'est pas proscrit par principe.</p>
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<p align="justify"><b>Qu'avez-vous pensé de la campagne nationale sur la dépression ?</b></p>
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<p align="justify">C'est du Knock à la puissance mille. Un discours massifiant qui cherche à pénétrer au plus profond de chacun, pour remodeler le sens de vos émotions les plus intimes. La ministre de la Santé a dû s'apercevoir que quelque chose ne tournait pas rond puisqu'elle a donné son patronage à un colloque que j'organise sur le sujet.</p>
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<p align="justify"><b>Laissons les cognitivistes. Peut-il y avoir des regards d'évaluation sur les pratiques analytiques ?</b></p>
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<p align="justify">La culture de l'évaluation est un leurre. On fait appel à elle pour accomplir ses basses besognes sous le couvert de l'objectivité. On fait comme si le savoir absolu posait son doigt sur vous et vous indiquait ce que vous valez : vous n'avez plus qu'à dire amen. Dans la pratique, l'évaluation est toujours aux mains d'une clique réglant ses comptes. C'est un procédé de type soviétique. C'est la dernière résistance à la loi du marché.</p>
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<p align="justify"><b>Vous préférez les règles du marché ?</b></p>
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<p align="justify">S'il fallait choisir entre l'évaluation et le marché, je préférerais encore le marché. Pour évaluer le département de psychanalyse de Paris-VIII, qui est leader mondial pour la psychanalyse d'orientation lacanienne, on nous envoie quelques malheureux cognitivistes qui, eux, sont à la remorque de la psychologie américaine : ils nous tiennent pour des foldingues. Nous les tenons pour des nuls.</p>
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<p align="justify"><b>Le contrôle ou la passe, n'est-ce pas pourtant une forme d'évaluation ?</b></p>
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<p align="justify">Une élucidation, ce n'est pas une évaluation. Il ne s'agit pas d'étalonner des valeurs sur une échelle préétablie, mais de se rendre disponible à la surprise de l'événement singulier. La psychanalyse, c'est du sur-mesure, pas de la confection de masse. Cela dit, en psychanalyse, on est jugé tous les jours sur ses résultats, mais pas par des experts : par les utilisateurs, par le consommateur.</p>
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<p align="justify"><b>Comment avez-vous réagi à la grille d'évaluation des ministres, suggérée par le président de la République ?</b></p>
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<p align="justify">Folklorique. Personne ne prend ça au sérieux. C'est pour se débarrasser des ministres cossards, ou qui ont cessé de plaire. Cela étant, le sarkozysme est un bien curieux volontarisme, qui oscille entre étatisme et libéralisme. Napoléon ou Raymond Aron, Sarkozy n'a pas choisi, et ça vire à la confusion. Les socialistes, eux, ont choisi. Le PS a beau être morcelé en coteries, tous ses experts sont hyper-évaluationnistes. Il est devenu le parti de «l'homme sans qualités», le porte-parole des hauts fonctionnaires : «L'intérêt général ? Ça nous connaît, on va vous calculer ça.» Il n'est pas sûr que la gauche puisse faire l'économie de sa dissolution si elle veut renaître un jour.</p>
<p align="justify">Source : Libération</p>
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<p align="justify">(1) <i>Le cognitivisme désigne un courant de recherche scientifique endossant l'hypothèse que la pensée est un processus de traitement de l'information.</i></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Benazir Bhutto, le Pakistan et la déstabilisation du Moyen Orient]]></title>
<link>http://mecanopolis.wordpress.com/2007/12/30/benazir-bhutto-le-pakistan-et-la-destabilisation-du-moyen-orient/</link>
<pubDate>Sun, 30 Dec 2007 18:04:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mecanopolis</dc:creator>
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<description><![CDATA[« La mort cruelle de Benazir Bhutto est un des épisodes qui constellent une stratégie bien préc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>« La mort cruelle de Benazir Bhutto est un des épisodes qui constellent une stratégie bien précise : celle de la déstabilisation du Proche et Moyen Orient, en cohérence avec la reformulation récente du  projet étasunien du Grand Moyen Orient ». (Tiberio Graziani)</i></b></p>
<p><img src="http://www.globalresearch.ca/images/harita_b.jpeg" align="left" border="2" height="157" width="231" /><b>Giovanna Canzano</b> interviewe <b>Tiberio Graziani</b>, directeur de la revue <b><i>Eurasia</i></b><i>, Rivista di studi geopolitici</i>, (Revue d'études géopolitiques) (<a href="http://www.eurasia-rivista.org/">www.eurasia-rivista.org</a>).</p>
<p><b>Canzano : Benazir Bhutto, une mort annoncée ?</b></p>
<p>Graziani : Certainement, oui. On pouvait s'y attendre. Souvenons-nous que l'arrivée de B. Bhutto au Pakistan, le 18 octobre dernier, après plusieurs années d'exil volontaire et doré entre Londres et Dubaï, fut salué par un attentat qui  coûta la vie à 130 personnes environ...</p>
<p><b>Canzano : L'homicide vient-il d'un projet de déstabilisation ?</b></p>
<p>Graziani : La mort cruelle de Benazir Bhutto est un des épisodes qui constellent une stratégie bien précise : celle de la déstabilisation du Proche et Moyen Orient, en cohérence avec la reformulation récente du projet étasunien du Grand Moyen Orient des débuts de l'administration Bush. Le projet du <i>Greater Middle East</i> ou aussi <i>Broader Middle East</i> (Moyen Orient élargi) a été introduit, comme proposition, pour donner un tournant radical à la politique vers le Proche et le Moyen Orient, pendant le sommet du G8, en 2004. L'idée cependant remonte aux accords d'Helsinki de 1975. Il vaut la peine de re-parcourir la genèse de cette nouvelle reformulation qui se traduit, en termes simplifiés, par la création d'un nouvel arc d'instabilité conformément aux  directives de Zbigniew Brzezinsk