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	<title>guerini &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/guerini/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "guerini"</description>
	<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 08:54:17 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Retour sur la visite de Bertrand Delanoë à Marseille]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=56</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 08:00:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[A l’initiative de Marie-Arlette CARLOTTI, Christophe MASSE et Michel PEZET,  Bertrand DELANOE éta]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/07/bdmarseille1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-57" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/07/bdmarseille1.jpg?w=300" alt="" width="216" height="161" /></a>A l’initiative de Marie-Arlette CARLOTTI, Christophe MASSE et Michel PEZET,  Bertrand DELANOE était à Marseille le 27 juin dernier pour rencontrer les militants de la fédération du parti Socialiste des Bouches du Rhône avant de déposer sa contribution pour le Congrès du Parti Socialiste.</p>
<p>"<em>J’ai besoin de vous!</em>" a-t-il déclaré devant 200 militants présents au Virgin café ce soir là.</p>
<p>"<em>Nous ne ferons rien pour diviser les socialistes de ce département. Nous voulons faire souffler un air de </em><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/07/bdmarseille.jpg"><img class="size-full wp-image-58 alignright" style="float:right;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/07/bdmarseille.jpg" alt="" width="170" height="128" /></a><em>créativité. </em><em>Ce n'est pas le pouvoir local qui est en jeu. Les Bouches-du-Rhône doivent apporter leur contribution essentielle à la dynamique nationale.</em>"</p>
<p>Il a levé le voile sur une partie de sa contribution en plaidant pour un Parti courageux et moderne, une gauche offensive et créative.</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5yfpp_delanoe_news" target="_blank"><code>Une video de la soirée</code></a><code></code></p>
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<title><![CDATA[Congrès du PS : la ligne est claire, du moins dans les Bouches-du-Rhône]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=236</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 15:31:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-238" style="border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/07/lancement-la-ligne-claire.jpg?w=300" alt="" width="300" height="175" /></a><strong>Moi, combien de divisions ?</strong> C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.</p>
<p>La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c'est l'enjeu.</p>
<p>Aujourd'hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « <a href="http://www.reconstruirelagauche.fr/" target="_blank">reconstruire la gauche</a> », Martine Aubry tente « <a href="http://www.martineaubry.fr/" target="_blank">une vision pour espérer, une volonté pour transformer </a>», Ségolène Royal veut « <a href="http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/consulter-et-signer-la-contribution-combattre-et-proposer/28-06-2008" target="_blank">combattre et proposer</a> », Bertrand Delanoë aspire à la « <a href="http://www.clarte-courage-creativite.com/" target="_blank">clarté, courage et créativité</a> », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « <a href="http://besoindegauche.over-blog.net/" target="_blank">besoin de gauche</a> », pas moins que les "<a href="http://www.reconquetes.eu" target="_blank">reconquêtes</a>" d'Henri Emmanuelli et Benoît Hamon.</p>
<p><strong>La ligne claire</strong><br />
Devant ces combats fratricides, cette guerre des chefs, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux (photo), révulsés par la chronique d’un échec politique annoncé, ont décidé de lancer leur propre contribution : « <a href="http://www.laligneclaire.fr" target="_blank">La ligne claire</a> ».</p>
<p>Au lancement de cette initiative, beaucoup de journalistes comme ceux de <em>Libération</em>, du <em>Monde</em> ou du <em>Parisien</em> titraient sur le refus d'un affrontement Royal-Delanoë, les qualifiant de "casques bleus" pour <em>Profession Politique</em>. Pourtant, assez rapidement, on pouvait lire que le trio d'élus locaux étaient "courtisés" et "dragués", synonyme d'un intérêt croissant pour les ténors du parti et pour les médias. Comme aucun d’entre eux n'est candidat au poste de 1er secrétaire du PS, certains confrères notaient leur liberté de ton tout en pointant la « révolte des baronnies » (<a href="http://www.laligneclaire.fr/?page_id=7" target="_blank">Revue de presse complète</a>).</p>
<p>Le 24 juin dernier, lors d'une conférence de presse commune, le médiatique Député-maire d'Evry, Manuel Valls, est venu renforcer leurs rangs." Cette contribution apporte un regard neuf, une pensée moderne et contemporaine [...] parce que les socialistes doivent être courageux et sans tabou. Cela est possible grâce à l’ancrage local du PS confirmé aux dernières élections locales et cantonales » affirmait-il à l’occasion.</p>
<p>Avec ce texte, les élus locaux souhaitent mettre en avant la gestion moderne et pragmatique de leur territoire, sans avoir à recevoir de leçon d’ouverture de quiconque et notamment des éminences nationales. Ils se prévalent aussi d'une connaissance et d'une expérience précise pour gagner les élections et veulent clairement peser lors du prochain congrès pour enrayer la machine à perdre de Solférino. Faiseurs de roi, donc.</p>
<p><strong>L’union est presque sacrée à Marseille</strong><br />
Dans les Bouches-du-Rhône, avec près de 8000 cartes, la fédération socialiste est la quatrième plus importante de France et, à l’heure où chaque carte d’adhérent va peser lourd, ce poids n’a pas de prix. D’autant que l’homme fort de ladite fédération, Jean-Noël Guérini, emmène avec lui la quasi totalité de ses troupes dont le 1er fédéral, Eugène Caselli (lui même fraîchement élu à la tête de la Communauté urbaine de Marseille : MPM) et Michel Vauzelle, le président de la région Paca.</p>
<p>Certains élus néanmoins, défaits par les dernières élections ou en « froid » politique, ont préféré soutenir la contribution de Bertrand Delanoë, créant ainsi une minorité, difficilement audible dans le département. Il en va de la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, de Christophe Masse et de Michel Pezet.  Si l’on peut imaginer que Jean-Noël Guérini ne voit pas d'un très bon œil cette mini-fronde socialiste, ce dernier demeure très attentif à ne briser aucun lien. Pour preuve, il déjeunait vendredi dernier avec le maire de Paris descendu à Marseille pour promouvoir son livre et sa contribution. Chacun joue plus ou moins cette partition d’ailleurs, en témoigne la visite éclair de la députée ex-fabusienne, Sylvie Andrieux, à la librairie du Virgin Megastore pour saluer Bertrand Delanoë.</p>
<p>Rares sont les militants qui vont lire et analyser les contributions durant l'été, l’appel des vacances sera sûrement plus délectable. Mais, en fin tacticien, Jean-Noël Guérini sait qu'il pourra compter sur une grande majorité des militants provençaux pour signer sa contribution et le suivre dans ses choix stratégiques. Pour le moment, la ligne est claire donc, elle le sera encore durant la torpeur estivale. L’université d’été de la Rochelle, fin août, relancera sûrement la machine en affûtant les stratégies…</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[La contribution (Clarté, courage, créativité) est en ligne]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=48</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 13:07:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[L’esprit dans lequel nous abordons le congrès de Reims est à la fois humble, déterminé et rés]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L’esprit dans lequel nous abordons le congrès de Reims est à la fois humble, déterminé et résolument collectif comme l’illustre l’élaboration même de cette contribution : nous avons choisi de partager notre expérience et nos convictions avec loyauté, d’identifier les défis avec clarté et de chercher des solutions avec honnêteté. Nous n’avons pas d’adversaire dans le Parti. Mais nous avons un but : préparer le retour de la gauche au pouvoir, pour mieux servir les Français.</p>
<p>Téléchargez la contribution en cliquant sur l'image ci-dessous :</p>
<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/07/contrib-ccc.pdf" target="_self"><img class="alignleft size-full wp-image-49" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/07/telechargez-contrib.png" alt="" width="170" height="35" /></a></p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Bertrand Delanoë en campagne à Marseille]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=44</link>
<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 10:09:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une halte à Marseille s&#8217;imposait. Dans le cadre de sa tournée, avant de déposer mercredi sa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une halte à Marseille s'imposait. Dans le cadre de sa tournée, avant de déposer mercredi sa contribution et de se déclarer officiellement candidat au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë se devait de tâter le terrain dans les Bouches-du-Rhône. Là où la fédération est l'une des plus puissantes de France. Là où l'un de ses plus influents ténors, le président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, a signé une contribution anti-guerre des chefs avec deux autres barons régionaux, Gérard Collomb, le maire de Lyon, et Vincent Feltesse, le patron de la communauté urbaine de Bordeaux.</p>
<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/07/delanoemarseille.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-45" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/07/delanoemarseille.jpg?w=300" alt="" width="300" height="216" /></a>Aussi, avant de rencontrer presse et militants, Bertrand Delanoë a déjeuné avec Jean-Noël Guérini. "On a parlé de nos contributions, a souri le maire de Paris, chacun va lire attentivement celle de l'autre et la commentera". Évacuant l'idée d'une éventuelle convergence par un "on va voir" évasif. "Il y a une histoire sentimentale et politique avec les socialistes des Bouches-du-Rhône, mais ils savent que je ne suis pas un dégonflé, je suis déterminé", a-t-il assené tout en lançant, avec un "j'ai un besoin de vous", un appel aux troupes du département.</p>
<p>Mettant, par ailleurs, en garde sur ces rassemblements régionaux: "Je ne souhaite pas que l'on revienne à la SFIO d'avant Épinay, il faut que les dynamiques locales servent une dynamique nationale." Favori dans les sondages pour prendre la succession de François Hollande à la tête du parti, Bertrand Delanoë, 58 ans, est parti en campagne six mois avant le congrès de Reims prévu en novembre. À l'occasion de la publication de son livre intitulé De l'audace. Relançant, ainsi, le combat des éléphants bien qu'il affirme ne pas se sentir "concerné" par les "querelles de personnes".</p>
<p>Hier, il a levé un coin du voile sur sa contribution qu'il n'a pas fini de rédiger, proposant notamment que la France investisse "3% du PIB dans la recherche, soit 15 milliards d'euros par an" et suggérant pour financer cette proposition de "supprimer le paquet fiscal". Plaidant pour un PS "courageux et moderne", il a adressé une pique à l'actuel patron de son parti condamnant "l'unanimisme qui ne correspond pas à la pensée de chacun" et espérant que le "congrès de Reims ne ressemble pas au congrès du Mans".<br />
Source : La Provence du 28 juin 2008 (Marjory Chouraqui)</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Gaudin - Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=233</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 17:21:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=233</guid>
<description><![CDATA[Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/06/gaudin-guerini.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-234" style="float:left;border:1px solid black;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/06/gaudin-guerini.jpg" alt="" width="341" height="116" /></a><strong>Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein.</strong> Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s'opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.</p>
<p>Avec un scrutin au suffrage indirect, l'intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.</p>
<p>Pour le maire de Marseille, l'élection au perchoir, c'est à dire  à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L'enjeu n'est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.</p>
<p>Jamais en effet il n'aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l'avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.</p>
<p>Sitôt l'accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux "G" se sont donc mis au travail d'arrache-pied.</p>
<p>Le sénateur-Maire de Marseille, fragilisé par la défaite de la droite à la présidence de MPM, s'est rapidement mis en campagne, multipliant visites, rencontres ciblées, discrètes et appels téléphoniques aux différents élus et Maire du département.</p>
<p>Jean-Noël Guérini n'est pas en reste. Fort du succès de l'élection d'Eugène Caselli à la Communauté urbaine, qui avait aussi pour but de conforter sa position et son influence dans la métropole marseillaise, il ratisse discrètement et consciencieusement le département. Conforté, il est vrai, par le basculement de plusieurs communes à gauche et sa victoire écrasante aux cantonales.</p>
<p>Les calculettes s'activent donc dans les états-majors. Sur les 8 sièges à pourvoir, la gauche se verrait bien en gagner 5 à 6, ne laissant que le strict minimum à Jean-Claude Gaudin, soit 2 à 3 sièges. Pourtant, le maire de Marseille prétend dans les colonnes de <em>La Provence</em> : "je devrais arriver à décrocher trois sièges sans problème. Je peux même en espérer un quatrième".</p>
<p>Même si ce dernier reconnaît que depuis qu'il siège au Sénat (1989), "c'est la liste la plus facile à préparer que j'ai connue", il doit quand même transiger avec les désirs de Maryse Joissains, l'édile d'Aix-en-Provence, d'habitude peu affable à son encontre, mais très soucieuse d'obtenir l'investiture de sa fille Sophie en deuxième place de sa liste... Autre épine, Renaud Muselier. Mais, par bonheur, ce dernier préfère le Palais Bourbon laissant à son député suppléant, Bruno Gilles, le soin de prendre la 3° place.</p>
<p><strong>Une élection peut en cacher une autre</strong><br />
Le perchoir du Sénat fait donc figure, pour Jean-Claude Gaudin, d'ultime défi, de derniers lauriers, un triomphe de fin de carrière. Quelque-chose de très personnel, une reconnaissance finale. Ce désir, toujours inavoué et dont il ne parle qu'à ses plus proches amis tel que Claude Bertrand ou Dominique Vlasto pourrait enfin revêtir les habits de la réalité lors de ce dernier round électoral.</p>
<p>Pour réussir son pari, le vice-président de l'UMP cultive plus que jamais son réseau et conforte ses amitiés. Tous les mardis, généralement à l'Elysée, Jean-Claude Gaudin participe à la réunion hebdomadaire de la majorité aux côtés du Premier ministre Fillon, de Patrick Devedjian (patron exécutif de l'UMP), Jean-Pierre Raffarin (patron honorifique de l'UMP), Christian Poncelet (président du Sénat), Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) ou encore Henri de Raincourt (sénateur de l'Yonne, président du groupe UMP du Sénat). L'occasion pour lui de peaufiner sa stratégie et de jauger son principal adversaire à la présidence de la Haute-Assemblée, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.</p>
<p>Plus encore, il entretient comme jamais ses amitiés, notamment au sein des anciens Républicains &#38; indépendants, comme Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski, sénateurs de l'Eure ou Jean-Paul Emin, sénateur de l'Ain, envoyés en émissaires auprès de leurs collègues pour "tâter" le terrain.</p>
<p>Président du groupe UDF à l'Assemblée nationale de 1981 à 1989, Jean-Claude Gaudin a surtout été pendant dix-huit ans président de la commission des investitures de son ancien parti et occupe, aujourd'hui encore, le même poste à l'UMP. Autant dire que de nombreux élus lui sont - ou se sentent - redevables de leur élection.</p>
<p>Le candidat Gaudin ne manquera pas de le leur rappeler lorsque les candidatures émergeront publiquement. Pour l'heure, hormis lui-même et Raffarin, on compte d'autres prétendants comme l'UMP Gérard Larcher ou le centriste Jean Arthuis.</p>
<p>Si Jean-Claude gaudin est assuré d'être élu sénateur par le truchement des 3062 grands électeurs du département, sa victoire doit être éclatante s'il veut devenir le troisième homme de l'Etat. Un succès à même de faire oublier ses déconvenues municipales et, surtout, son échec à la Communauté urbaine de Marseille. Là est l'enjeu. Ses adversaires ne manqueront pas d'utiliser cet argument en cas de victoire à la Pyrrhus, Renaud Muselier non plus.</p>
<p>Vengeur, son ex-dauphin, toujours à la chasse aux traîtres, ne lui a pas pardonné sa mort politique prématurée et pourrait se sentir prêt à activer contre lui ses réseaux UMP-canal gaulliste avec l'aide probable de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, dont la visite est prévue dans quelques jours à Marseille et qui a annoncé hier dans les colonnes du quotidien catholique <em>La Croix</em> la relance de son mouvement gaulliste "Le chêne."</p>
<p><strong>Comme en 1998, PS et PCF unis ?</strong><br />
De l'autre côté de l'échiquier politique, la gauche s'organise. Le sénateur communiste Robert Bret, en désaccord avec son parti, ne se représente pas. Un temps, Jean-Marc Coppola, secrétaire fédéral du PCF 13, a imaginé former une liste autonome. Idée vite oubliée après avoir fait le décompte de ses amis dans le département.</p>
<p>D'autant que la proposition d'union de Jean-Noël Guérini offrant la 3° place,  éligible, n'a pas laissé les communistes de marbre. Problème pour le PCF et pour son leader départemental, parité oblige, il faut chercher "la" femme en question, Annick Boët ayant quitté l'esquif rouge depuis belle lurette. Qu'importe, la solution devrait être rapidement trouvée...</p>
<p>A la troisième place, les fidèles du président du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne manquent pas. Au choix, Roland Povinelli, maire d'Allauch ou Serge Andréoni, maire de Berre l'Etang. Samia Ghali, vice-présidente de la Région Paca, fraîchement élue maire des 15° et 16° arrondissements de Marseille, pourrait occuper la 4° place.</p>
<p>Avant la trêve estivale, les listes se peaufinent, les rencontres s'intensifient, les déjeuners se multiplient et les stratégies s'aiguisent. Si la position de force est acquise à la gauche dans le département et devrait se concrétiser, pour Jean-Noël Guérini, par au moins un siège supplémentaire, il faudra sans nul doute compter sur la ténacité de Jean-Claude Gaudin qui joue là son baroud d'honneur.</p>
<p>Ce qui est écrit sur le papier prend quelque-fois, dans les Bouches-du-Rhône, des tournures étonnantes, bien loin des rapports de force politiques établis. L'élection d'Eugène Caselli à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille en est le meilleur exemple...</p>
<p>----------------------------------------------------------<br />
<strong></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"><strong>Règles du jeu :</strong></span><br />
Le renouvellement triennal du 21 septembre 2008 concerne les 7 sièges de sénateurs des Bouches-du-Rhône. Un siège supplémentaire est à pourvoir en septembre en raison de l’évolution de la démographie. Les sénateurs seront élus pour un mandat de 6 ans, par un corps de grands électeurs au scrutin proportionnel plurinominal (par liste).</p>
<p>Les grands électeurs sont au nombre de 3062. Parmi eux : les 16 parlementaires, les 51 conseillers régionaux, les 57 conseillers généraux et 2 938 délégués des 119 communes du département.</p>
<p><strong>Ils sont renouvelables, à gauche :</strong><br />
GUÉRINI Jean-Noël (PS)<br />
BRET Robert (PCF)<br />
PICHERAL Jean-François (PS)<br />
SIFFRE Jacques (PS)</p>
<p><strong>à droite :</strong><br />
GAUDIN Jean-Claude (UMP)<br />
GIRAUD Francis (UMP)<br />
VALLET André (Union centriste-UDF)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bertrand Delanoë à la rencontre des marseillais et provençaux.]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=41</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 09:38:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous vous le disons dans une information publiée le 8 juin dernier, Bertrand DELANOE sera à Marsei]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous le disons dans une <a href="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/2008/06/08/bertrand-delanoe-a-marseille/">information publiée</a> le 8 juin dernier, Bertrand DELANOE sera à Marseille dans quelques jours. Le Maire de Paris fera une séance de dédicace de son livre, <strong>à 16h30</strong><strong> le vendredi 27 juin 2008, au Virgin Mégastore</strong> (rue Saint Ferreol - 13001 Marseille) pour la séance de dédicace de son livre De l'audace.</p>
<p>De l'audace, nous en avons aussi ! Avec Marie-Arlette Carlotti, Christophe Masse, Michel Pezet, nous organisons un apéritif avec Bertrand Delanoë :</p>
<p style="text-align:center;"><strong>Vendredi 27 juin de 17h30 à 19h00</strong><br />
<strong>Café Virgin</strong> (3ème étage du magasin)<br />
75, rue Saint Ferréol - 13006 Marseille</p>
<p>Bertrand a voulu une rencontre conviviale avec les militants socialistes qui le souhaitent. Ce sera l'occasion de débattre fraternellement, de nous écouter, pour que chacun puisse faire son choix pour le prochain congrès.</p>
<p>On compte sur vous.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 09:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=226</guid>
<description><![CDATA[
La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x55nrm]</p>
<p><strong>La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais.</strong> Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.</p>
<p>Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…</p>
<p>Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">Communauté urbaine de Marseille</a> (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de <a href="http://www.jeanclaudegaudin.net/v2_jcg/" target="_blank">Jean-Claude Gaudin</a> (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.</p>
<p>Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint <a href="http://cap-avenir-13.org/blog/" target="_blank">Renaud Muselier</a> était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Jean-Noël Guérini</a>, le président du puissant <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">Conseil général des Bouches-du-Rhône</a>.</p>
<p><strong>Un ultime round électoral</strong><br />
« Ce n’est pas un héritage mais l’illustration d’une réelle confiance à l’issue de treize ans de loyauté » expliquait « Muso », le candidat naturel de la droite. Le vote à la présidence si convoitée de la CUM devait donc se dérouler comme l’ultime round électoral marseillais, c'était écrit, plié, assuré. Pourtant, quelques heures avant l’issue du scrutin, le candidat de gauche annonçait la couleur  « lorsque l’on est candidat, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour gagner. »</p>
<p>Depuis plusieurs semaines déjà, les rumeurs d’une candidature d’Eugène Caselli étaient au menu des discussions du marigot politique marseillais. Au détour d’un café, <a href="http://madrolle.over-blog.com/" target="_blank">Christophe Madrolle</a> (Modem), livrait quinze jour avant l’élection, son pronostic :  la possible victoire du patron de la <a href="http://www.ps13.fr/" target="_blank">fédération du parti socialiste</a>, même s’il était loin de pouvoir obtenir une majorité, du moins sur le papier. Les discrets coups de fil s’enchaînaient alors pour séduire les maires divers droite de la Communauté urbaine, tenter de les débaucher, de les rallier à la cause d’un homme de consensus en jouant sur la piètre image de Renaud Muselier dans son camp.</p>
<p>Toujours aussi sûr de lui et de son affaire, l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, feignant de ne rien entendre à ces agitations n’a pas vraiment daigné faire campagne auprès des élus communautaires de la métropole marseillaise ; occupé qu’il était à choisir ses futurs collaborateurs et visiter les bureaux vides et sans ordinateurs du siège de MPM. Un conseiller communautaire, très proche de Jean-Claude Gaudin, confiait alors qu’il n’avait même pas été convié à une entrevue avec le Maire de sa commune. « Inadmissible » dira-t-il à la sortie de l’hémicycle en assommant son collègue UMP d’un cinglant « ça lui apprendra ».</p>
<p><strong>Le compte n’est pas bon</strong><br />
En ce Jeudi 17 avril 2008, la droite a le sourire et plaisante en entrant dans l’hémicycle de la Communauté urbaine. La séance est ouverte et le vote débute. C’est au tour de Jean-Claude Gaudin qui, d’un pas décidé et assuré, glisse son bulletin dans l’urne avec un grand sourire avant d’aller saluer d’une solide poignée de main celui qui est encore officiellement son dauphin pour quelques minutes, le candidat Renaud Muselier. Ce dernier, cherche régulièrement du regard sa famille, présente dans le public et observe la fin du vote avec impatience, tout comme les nombreux journalistes présents, entassés dans un coin.</p>
<p>Pourtant, certains de nos confrères avaient préféré la visite de la Ministre Valérie Pécresse à Marseille mais, alertés par la rumeur d’une improbable victoire de la gauche, elle-même alimentée par une dépêche de l'Afp, les voilà se pressant pour recoller à l’actualité. Heureuse inspiration.</p>
<p>Le dépouillement des 10 derniers bulletins de vote a donné lieu à l'un de ces moments historiques qu'offre quelque-fois le jeu politique. Le temps était suspendu, le silence de mort, chacun tentant de refaire ses comptes, qui dans sa tête qui, plus organisé, griffonnant des carrés sur une feuille de papier. Quelle que fût la méthode, lentement mais sûrement, Eugène Caselli gardait ses quelques voix d’avance. De droite à gauche de l’hémicycle, les maxillaires travaillaient, les regards se perdaient, s’intériorisaient et l’évidence inattendue s’imposait.</p>
<p>Le verdict démocratique tombait : 79 voix pour Caselli et 77 pour Muselier. Les trois secondes qui s’en suivirent furent d’une rare intensité. La droite cherchait encore d’impossible bulletins et la gauche n’arrivait pas à réaliser la victoire. Tous les élus se regardaient sans mot dire. Peu à peu, les applaudissements, d’abord timides, laissaient place à une standing ovation. On aura beau recompter, le vote fut sans appel. La droite n’a donc pas fait le plein de ses voix. Eugène Caselli est élu Président.</p>
<p>Abattu et livide, Renaud Muselier s’enfonce dans son fauteuil. Il prend conscience avec violence de l’arrêt brutal de sa carrière politique. Momentanément ? Digne, Eugène Caselli reçoit avec élégance les félicitations des uns et des autres, souriant mais sans ostentation, humble.</p>
<p>[dailymotion id=x56dz6]</p>
<p><strong>Discussions et accord de gouvernance</strong><br />
Le coup était si inattendu que l’organisation de la séance fut quelque peu chaotique. A la demande du socialiste François-Noël Bernardi, une suspension de séance fut accordée. A la reprise, la nouvelle opposition UMP semblait avoir fait ses comptes et organisait une bronca aux slogans de « votes à mains levées ! », « trahisons ! ». Caselli céda et, au deuxième dossier, sans majorité, se voyait contraint de suspendre, sine die, la séance. Certains de pouvoir bloquer l’institution les élus de droite hurlèrent alors à la « démission, démission ! ».</p>
<p>Rencontres, réunions, études des textes législatifs et du règlement intérieur de la CUM, analyses des constitutionnalistes, articles et contre-articles, on aura tout vu durant les jours qui ont suivi cette élection.</p>
<p>L’amorce d’une solution sera amenée par celui qui est désormais le candidat le plus sérieux à la succession de Jean-Claude Gaudin, le Maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, l’influent président de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale, <a href="http://www.guyteissier.com/" target="_blank">Guy Teissier</a>. Dans un texte de 4 pages, distribué lors d’une conférence de presse dans sa mairie de secteur, il propose les pistes concrètes d’une solution, sous la forme d’un contrat de mandature et d’une conférence de cohésion.</p>
<p>Le vendredi 24 mai, à l’issue d’une ultime réunion, l’UMP et le PS parviennent à un accord sur la gestion de la CUM. Cet accord porte sur la répartition des vice-présidences et des délégations ainsi que sur un texte commun pour la nouvelle mandature. 16 postes de vice-présidents sont attribués à la droite (Muselier aura la palme des vices-présidences, ultime laurier d'honneur à l'homme défait), quinze à la gauche et deux à des élus indépendants. Une sorte de cohabitation à la mode marseillaise.</p>
<p><strong>Un dauphin et des traîtres</strong><br />
Pour Renaud Muselier, il ne fait aucun doute qu’il a été trahi par les siens. Il se répand alors chez son ami Thierry Ardisson sur Canal +, se fend d’un entretien au vitriol dans Marseille l’Hebdo : « Ils m’ont fait payer cash d’avoir sauvé Marseille » interprète-t-il. « Il ne peut y avoir eu autant de votes pour notre adversaire socialiste sans une organisation concertée. Et on ne s’est pas gêné ensuite de tirer sur l’ambulance. Je n’oublierai rien… » lance-t-il écœuré.</p>
<p>A la chasse aux traîtres, Renaud Muselier désigne ensuite les responsables de sa défaite, celles et ceux qui "ont menti à leurs électeurs" et "volé treize ans de travail aux Marseillais et six ans d'ambitions pour eux" et d’ajouter, "pour en venir, par déduction, comme au jeu de Mastermind, à la conclusion qu'il m'avait manqué la voix de quatre à huit élus marseillais de notre majorité, et plutôt pas de mes proches." Sans citer Jean-Claude Gaudin, la cible est désormais claire pour lui. Plus question de fidélité à l’édile en place, il devra sa survie politique à une opposition interne à L’UMP, réactivant les forts clivages politiques entre les anciennes formations UDF et RPR. Cette déroute et ces trahisons sonnent néanmoins comme un échec personnel pour ce quadra de l’UMP locale.</p>
<p>De son côté, Jean-Claude Gaudin observe ce coup dur avec un certain recul, presque une satisfaction. En visite à Bruxelles pour soutenir la candidature de <a href="http://www.marseille-provence2013.fr/" target="_blank">Marseille comme capitale européenne de la culture</a> en 2013, le Maire de Marseille, loin des rives du Lacydon, accompagné de son secrétaire général, Jean-Claude Gondard, se serait laissé aller à critiquer l’attitude de Renaud Muselier pendant et après les élections municipales.</p>
<p>D’ailleurs, trois jours après l’élection municipale, un <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-politique/marseille-histoire-d-un-miracle/917/0/230985" target="_blank">article du Point</a> avait particulièrement remonté les fidèles de Jean-Claude Gaudin, irrités de se voir voler une victoire si difficilement acquise. En privé, son directeur de cabinet, ami et stratège de toujours, Claude Bertrand, se frottant les mains, ne cachait pas sa joie d’avoir écarté pour un temps, l’héritier autoproclamé…<br />
<strong><br />
MPM : une coquille vide à reconstruire</strong><br />
Après moultes négociations, la gouvernance de la CUM, fondée sur un accord droite/gauche, est désormais assurée. La tâche sera dure pour Eugène Caselli qui devra faire preuve d’un sens aigu de la négociation, de la diplomatie pour faire naître concrètement ce qui fut jusqu’alors une coquille vide pilotée de l’Hôtel-de-ville de Marseille : MPM.</p>
<p>En ouvrant chacun des dossiers, le nouveau président prendra conscience de la nature même de l’institution créée par Jean-Claude Gaudin. MPM n'existe que pour financer le déficit abyssal de Marseille par les municipalités environnantes, plus riches en taxes professionnelles. C’est bien grâce à cela aussi qu’il a été élu.</p>
<p>Le fait est d'ailleurs souligné par le récent rapport d'observations de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de MPM (2001-2006). Il sera à l’ordre du jour du prochain Conseil communautaire fin juin. Ce rapport évoque en effet des problèmes « d'engagements financiers » et de coût de collecte des déchets. Absentéisme, fini-parti sont notamment stigmatisés. « L'organisation du service de collecte sur le territoire de la ville de Marseille connaît un certain nombre de dysfonctionnements », résume la Chambre qui précise que certains agents « ont une moyenne de temps de travail de 3h30 par jour ».</p>
<p>Laissant Jean-Claude Gaudin se justifier de sa gestion à MPM, Renaud Muselier veut maintenant se consacrer à son mandat de député. Il pourrait aussi faire volte-face quant à son entrée dans un prochain gouvernement. il ne sera donc pas candidat aux prochaines sénatoriales laissant à son député suppléant, <a href="http://brunogilles.typepad.fr/" target="_blank">Bruno Gilles</a>, sa 3e place sur la liste UMP.</p>
<p>Ainsi, les cartes politiques ont été redistribuées à Marseille, avec son lot de surprises : l’incroyable campagne de Jean-Noël Guérini aux municipales et ses 49 élus au Conseil municipal (pour 51 à  J.-C. Gaudin), la victoire d’Eugène Caselli à la Communauté urbaine avec une majorité de droite et de centre-droit.</p>
<p>Il en ressort que la gauche possède désormais pratiquement tous les leviers du pouvoir dans les Bouches-du-Rhône et, singulièrement, à Marseille. Jean-Claude Gaudin n’a désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre financière, étouffé qu’il est entre <a href="http://www.regionpaca.fr/" target="_blank">la Région</a> (<a href="http://www.michel-vauzelle.fr/" target="_blank">M. Vauzelle</a>), <a href="http://www.cg13.fr" target="_blank">le Département</a> (<a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">J.-N. Guérini)</a> et <a href="http://www.marseille-provence.com/" target="_blank">MPM</a> (E. Caselli).</p>
<p>De cette cohabitation forcée, qu’en ressortira-t-il ? Du bon sens et de l’intérêt public ou des manœuvres politiques à même de faire émerger de futurs leaders ? Probablement tout ça. Pour l'heure, l'homme fort est plus que jamais Jean-Noël Guérini qui, a la tête du Conseil général, pilotera sans nul doute toutes les opérations à venir.</p>
<p>------------------------------------------------------<br />
<strong>Marseille Provence Metropole :</strong><br />
La Communauté Urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole) est née il y a huit ans. Regroupant 18 communes et disposant d’un budget de 1,5 milliard d’euros, l’assemblée communautaire est composée de 157 élus. Elle est présidée par Eugène Caselli.<br />
<strong><br />
Les 33 vice-présidents :</strong><br />
1 Renaud MUSELIER<br />
2 Pierre PENE<br />
3 Georges ROSSO<br />
4 Françis GIRAUD<br />
5 André ESSAYAN<br />
6 Jean-Claude GAUDIN<br />
7 Roland POVINELLI<br />
8 Claude PICCIRILLO<br />
9 Jean-Pierre GIORGI<br />
10 Danielle MILON<br />
11 André MOLINO<br />
12 Vincent BURRONI<br />
13 Jean-Pierre BERTRAND<br />
14 Roland GIBERTI<br />
15 Christian AMIRATY<br />
16 Eric LE DISSES<br />
17 Patrick BORÉ<br />
18 Michel ILLAC<br />
19 Eric DIARD<br />
20 François-Noël BERNARDI<br />
21 Marie-Louise LOTA<br />
22 Bernard MOREL<br />
23 Philippe SAN MARCO<br />
24 Gérard CHENOZ<br />
25 Jean VIARD<br />
26 Philippe MAGRO<br />
27 Jean-Louis TIXIER<br />
28 Patrick MENNUCCI<br />
29 Pierre SÉMÉRIVA<br />
30 Christophe MADROLLE<br />
31 Samia GHALI<br />
32 Antoine ROUZAUD<br />
33 Sabine BERNASCONI</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A Marseille, le débat d'idées est lancé au Parti Socialiste]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=30</link>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2008 14:57:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vendredi 30 mai 2008, à  six mois du Congrès du Parti Socialiste, le débat d’idées est lancé ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/06/hd-1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-31 alignleft" style="float:left;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/06/hd-1.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a>Vendredi 30 mai 2008, à  six mois du Congrès du Parti Socialiste, le débat d’idées est lancé à Marseille en présence d’Harlem DESIR, député européen.</p>
<p>Cette rencontre organisée par Marie-Arlette CARLOTTI, députée Européenne,  Michel PEZET, Conseiller Général et Christophe MASSE Conseiller Municipal qui soutiennent les positions de Bertrand DELANOE, a rassembler 200 militants de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône pour débattre et construire un projet de gauche moderne et ambitieux.<br />
Claude HAUT, Président de Conseil général du Vaucluse, et Jean Louis JOSEPH, Vice-président du Conseil régional PACA étaient aussi présents lors de cette rencontre.</p>
<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/06/hd-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-32 alignright" style="float:right;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/06/hd-2.jpg" alt="" width="250" height="166" /></a><em>La gauche a besoin d’oser, d’inventer. N’ayons pas peur d’avoir des idées, n’ayons pas peu r de sortir de la torpeur. Ne mettons pas un couvercle lorsque quelqu’un s’exprime</em> » a déclaré Harlem Désir qui présente le texte Clarté, Courage Créativité.</p>
<p>Ce projet clarifie l’orientation du PS, son identité. Il est audacieux, créatif et réaliste en refondant le pacte social et en assurant une répartition plus juste des richesses par les salaires et la valorisation des revenus du travail, en repensant la protection de nos valeurs comme la laïcité, en conquérir de nouveaux droits et de nouvelles libertés,…</p>
<p>Marie-Arlette CARLOTTI a rappelé que « <em>ce Congrès doit être fondateur d’un nouveau cycle politique pour le PS et pour toute la Gauche</em> ».</p>
<p>Un débat très constructif, qui n’est que la première étape d’un grand congrès socialiste, avec des militants très intéressés par les idées et les propositions de Bertrand Delanoë.</p>
<p>La dynamique est en marche…</p>
<p>Extrait vidéo de l'intervention de Marie-Arlette Carlotti</p>
<p>[dailymotion id=x5njao]</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/macarlotti">Cliquez ici pour visionner</a> toutes les vidéos de cette soirée.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'ASAAE incontra il Presidente della Repubblica]]></title>
<link>http://antennaeurope.wordpress.com/?p=277</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 09:52:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>altotas</dc:creator>
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<description><![CDATA[L&#8217;impegno civile siciliano incontra a Roma la più alta carica dello Stato.
Venerdì 30 maggio]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>L'impegno civile siciliano incontra a Roma la più alta carica dello Stato.<br />
Venerdì 30 maggio, alle ore 10:30, l'Associazione Antiracket Antiusura Etnea (ASAAE) insieme ad altri enti ed associazioni siciliane,  accolta dal Consigliere di Stato agli Affari Interni Alberto Ruffo incontra il Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano, nell'ambito della “Festa di Primavera” e dei festeggiamenti per i 60 anni della Costituzione.<br />
Al centro dell'iniziativa, la presentazione del progetto “Arance Pizzo Free” ed il dono di un vasetto della “Marmellata della Legalità”, ottenuta dalle arance raccolte dai volontari siciliani lo scorso 16 marzo a Palagonia (Catania) nel terreno di un imprenditore agricolo che si è ribellato al racket.<br />
Nell'occasione, saranno presentate le attività dell'ASAAE a Catania ed in provincia.<br />
All'incontro prendono parte 36 siciliani: oltre ai soci dell'ASAAE, i ragazzi di AddioPizzo Catania, i soci di Libera, l'associazione ADOC, l'ITIS “Marconi” di Messina (12 studenti, accompagnati dal preside e da due insegnanti, per presentare il loro progetto sulla Costituzione) e l'Istituto Alberghiero di Giarre, che ha realizzato le marmellate ottenute dalle “arance pizzo-free”.<br />
“Questo incontro - dichiara il presidente dell'ASAAE Gabriella Guerini - dimostra l'attenzione del presidente Napolitano per le tematiche della Legalità. Soprattutto, viene riconosciuto il lavoro che abbiamo fatto e il metodo che abbia adottato: coinvolgere i cittadini e le altre associazioni, creare un circolo virtuoso che si sta allargando sempre di più. Siamo sulla strada giusta: la mafia e l'illegalità si sconfiggono solo con la collaborazione e la presa di coscienza di tutti i cittadini”.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Intervention de Marie-Arlette Carlotti à la mutualité - Soutien à Delanoë]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=23</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 21:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Samedi 24 mai dernier à la Mutualité (Paris), c&#8217;est autour de la contribution &#8220;Clarté]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/05/hd-mac-bd.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-24" style="float:left;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/hd-mac-bd.jpg" alt="" width="280" height="164" /></a>Samedi 24 mai dernier à la Mutualité (Paris), c'est autour de la contribution "Clarté, courage, créativité" que nous nous sommes rassemblés et avons débattus. <strong>Voici l'intervention de Marie-Arlette Carlotti</strong> :</p>
<p>Notre texte est un peu laconique sur les questions de solidarité internationale et de régulation mondiale.</p>
<p>En effet, on ne peut pas tout développer en quelques pages.<br />
Et nous aurons l'occasion, soit de l'enrichir, soit de faire une contribution thématique sur ces questions.<br />
<!--more--><br />
Mais même brièvement développée, notre approche me semble doublement pertinente :</p>
<p><strong>1 -</strong> D'abord parce qu'elle s'inscrit résolument dans le cadre européen, et que l'Europe est le "bon niveau" pour mener ce combat de la mondialisation régulée.</p>
<p><strong>2 -</strong> Ensuite parce que nous plaçons ces enjeux sur le terrain du "sens", c'est à dire celui de nos valeurs fondatrices : solidarité et internationalisme.</p>
<p>Et ça, ça me convient !<br />
Car c'est bien sur ces bases que nous avons l'obligation d'apporter des réponses concrètes, précises, aux désordres et aux déséquilibres du monde.</p>
<p><strong>I) Aujourd'hui, la dérégulation atteint un point critique</strong>.</p>
<p>Nous sommes confrontés à une crise financière, énergétique, alimentaire et climatique.</p>
<p>Mais ce sont les émeutes de la faim qui ont mis en lumière ce que nous savions déjà: la folie d'un monde dérégulé qui va jusqu'à soumettre la survie même de ses habitants aux forces du marché.</p>
<p>Pascal Lamy relevait dans le Libération d'hier que d'un côté de Programme alimentaire mondial avait du mal a mobiliser les 750 millions de dollars nécessaires pour éviter les émeutes de la faim, et de l'autre que les banques centrales du Nord injectaient des dizaines de milliards de dollars pour stabiliser des banques qui ont joué avec le feu...</p>
<p>Jamais cette injustice n'est apparue si crument aux yeux de l'opinion publique.</p>
<p>Et j'espère que la crise alimentaire va servir d'électrochoc.<br />
Bien que je sois sceptique quand je vois que l'on met tant de temps à se mobiliser contre le changement climatique, alors que tout le monde sait qu'il y a un risque majeur pour l'ensemble de la planète...</p>
<p>En tous cas, cette crise nous impose d'intervenir pour :<br />
- mettre fin à la spéculation financière éhontée venant des "subprimes" vers les matières premières alimentaires,<br />
- soutenir les cultures vivrières des pays en développement,<br />
- mettre en place une politique internationale nouvelle face au réchauffement de la planète et une nouvelle approche sur les agro-carburants.</p>
<p><strong>II) En réponse à ces crises, les Socialistes doivent continuer à mener le combat pour une mondialisation régulée, maîtrisée.</strong></p>
<p>En agissant à la fois :<br />
- sur le droit : nouvelle hiérarchie des normes internationales<br />
- sur des institutions internationales plus légitimes, démocratiques et transparentes<br />
- sur l'accès de tous aux "biens publics mondiaux"<br />
- sur la dette<br />
- sur le financement de la solidarité internationale<br />
- sur la promotion des droits de l'homme et des processus démocratiques...</p>
<p><strong>III) Quelques mots sur l'Afrique.</strong></p>
<p>Bien sûr la France doit continuer à avoir des relations bilatérales privilégiées avec le continent africain.<br />
L'Europe fait beaucoup en direction de l'Afrique, mais elle ne peut pas mener une politique étrangère tant qu'elle n'en a pas la compétence.</p>
<p>D'ailleurs, les Africains veulent discuter avec le France. Mais d'égal à égal, de partenaire à partenaire.<br />
Et le futur président de la République - qui sera socialiste - aura beaucoup à faire pour réhabiliter l'image de la France, aujourd'hui catastrophique, en particulier auprès des sociétés civiles, des intellectuels, des démocrates : ceux qui feront l'Afrique de demain.</p>
<p>Non seulement à cause de nos politiques parfois condamnables.<br />
Mais aussi à cause d'attitudes, d'actes et "d'amitiés" (le dernier en date étant l'épisode du Tchad), confirmés par des discours solennels : à Dakar, Nicolas Sarkozy va donner des leçons de démocratie aux démocrates, avant d'aller à Libreville se jeter dans les bras des dictateurs.</p>
<p>Mais la première responsabilité que nous avons envers l'Afrique, c'est le respect de nos engagements. Le respect de la parole donnée !<br />
Nous devons respecter l'objectif de 0,7% de la richesse du Nord consacré à l'aide au développement d'ici 2015.</p>
<p>Et c'est le contraire que fait la France :<br />
- Son aide publique est passée de 0,47 à 0,39% en 2007.<br />
- Nicolas Sarkozy est revenu sur l'engagement de Chirac d'atteindre 0,7% en 2012.<br />
- Même le contenu de l'APD de notre pays pose problème : nous "truquons" les chiffres, en intégrant par exemple à notre aide les frais "d'hébergement" des immigrants illégaux sur notre territoire !</p>
<p>C'est l'Afrique qui est la première victime de ces renoncements.<br />
Je ne veux pas que les Socialistes soient sur le renoncement.</p>
<p>Avec les Socialistes, la France devra retrouver sa place à la pointe du combat pour le développement et la solidarité avec les pays les plus pauvres :<br />
- en tenant ses engagements sur l'aide,<br />
- en cessant d'être hypocrite sur les vrais enjeux  comme les subventions agricoles ou l'ouverture de nos marchés aux produits agricoles du Sud,<br />
- mais aussi en ouvrant la voie à de nouvelles initiatives come la création d'un impôt mondial au service de la solidarité internationale, fondé sur le commerce des armes ou la taxation des capitaux.</p>
<p>Ce sont ces thématiques dont je voudrais que notre groupe soit porteur, et offensif.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Harlem Désir à Marseille avec Carlotti, Pezet et Masse]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=18</link>
<pubDate>Fri, 23 May 2008 16:02:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous devons débattre, tous ensemble, sans complaisance vis-à-vis de nous même, sans complexe au r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous devons débattre, tous ensemble, sans complaisance vis-à-vis de nous même, sans complexe au regard de l'extrême gauche, sans se perdre au centre.<br />
Car nous avons le devoir de faire du Parti Socialiste un grand parti de gauche, à la fois moderne et fier de ses valeurs.<br />
Ensuite, mais ensuite seulement, il nous faudra mettre en place les conditions d'un grand rassemblement de toute la gauche et de toutes les forces qui veulent ouvrir une alternative durable à la droite.</p>
<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/05/hdesirmarseille.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-19" style="float:left;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/hdesirmarseille.jpg" alt="" width="220" height="80" /></a>C'est sur ces bases que nous avons décidé de nous engager sur le texte "<a href="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/2008/05/06/texte-congres-socialiste-delanoe/" target="_self">Clarté, courage, créativité</a> : pour un grand Congrès socialiste", afin de susciter le débat de notre prochain Congrès.<br />
Le débat n'est pas la division, quand il est libre, riche et sincère.<br />
Et is nous devons nous retrouver sur les positions différentes, peu importe du moment que les relations seront restées fraternelles, les règles du jeu transparentes.<br />
C'est ce que nous ferons ensemble dans cette fédération.</p>
<p><strong>Marie-Arlette CARLOTTI, Michel PEZET et Christophe MASSE</strong> invitent les militants socialistes et les marseillais à une rencontre avec Harlem DESIR, député européen et secrétaire national à la mondialisation :</p>
<p style="text-align:center;"><strong>VENDREDI 30 MAI 2008 à 18h30<br />
Maison de la Jeunesse et de la Culture<br />
12/14, rue Saint Bazile - 13001 Marseille</strong><br />
(rue derrière la Poste des Réformés)<br />
Métro Réformés - Tram Gambetta - Parking Gambetta</p>
<p style="text-align:left;">Cette rencontre sera précédée par une <strong>conférence de presse à 16h30, à la Brasserie des Danaïdes</strong> (6, square Stalingrad 13001 Marseille).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De l'audace, par Bertrand Delanoë]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=10</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 14:04:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le 22 mai 2008, Bertrand Delanoë va publier un livre d&#8217;entretiens avec Laurent Joffrin, le di]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le 22 mai 2008, Bertrand Delanoë va publier un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin, le directeur de <a href="http://www.liberation.fr" target="_blank">Libération</a>, sous le titre <em><strong>De l'audace</strong></em> <a href="http://livre.fnac.com/a2244263/Bertrand-Delanoe-De-l-audace?PID=1" target="_blank">(Editions Robert Laffont</a>).<br />
Nous reviendrons prochainement sur le contenu de cet ouvrage. <strong>Courant juin, il devrait venir à Marseille </strong>pour le présenter... l'occasion pour ses amis marseillais et des Bouches-du-Rhône de se retrouver.<br />
Dans les tous prochains jours, les amis de Bertrand Delanoë vont rendre public un texte de réflexion appelant tous les militants du Parti Socialiste souhaitant faire une contribution avec eux à se retrouver le 24 mai 2008, soit deux jours après la parution du livre, à Paris, lors d'une grande réunion, une journée dite d'étude.</p>
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<item>
<title><![CDATA[LCM : l'un des derniers bastions indépendants de la presse marseillaise tombe dans l'escarcelle des proches de Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=222</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais. On est à l&#8217;heure de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/lcm_logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-224" style="border:1px solid black;float:left;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/lcm_logo.jpg" alt="" width="184" height="184" /></a><strong>Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais</strong>. On est à l'heure des règlements de compte. Si, officiellement, Jean-Claude Gaudin joue la politique de la main tendue avec son opposition, forcé par une très courte majorité (51 élus pour 49 à Jean-Noël Guérini et 1 élu FN), force est de constater que sous le boisseau, la main est ferme, elle se resserre même. Durant la campagne, nous avions fortement insisté sur <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">les dérives et le contrôle de la presse locale</a> par des proches de l'Hôtel de ville. Il y a une quinzaine de jours encore, nous abordions déjà <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">des mouvements à <em>La Provence</em></a> avec le départ de nombreux journalistes profitant de la clause de conscience et de cession.</p>
<p>Cette fois-ci c'est la jeune chaîne de télé marseillaise, L.C.M., qui est reprise en main manu militari, estimée trop proche de Guérini pendant la campagne. Lors de la réunion de son Conseil d'administration qui s'est tenue aujourd'hui, c'est la direction de la chaine locale qui est dans la tourmente. Et, pour l'occasion, les proches du Maire UMP de Marseille ont décidé de faire le ménage. Il faut dire que ladite chaîne est détenue à 35% par la Caisse d'Epargne Provence-Alpes Corse, 10% par la Caisse nationale d'Epargne, dont l'ancien président n'est autre que Charles Milhaud, un proche de Jean-Claude Gaudin, élu sur ses listes dans le 5e secteur et fraîchement nommé Délégué aux relations économiques internationales... Reste aussi 15 % à <em>La Provence</em> du Groupe Hersant dans le capital de L.C.M., la messe est dite !</p>
<p>Ainsi donc, Pierre Boucaud est débarqué sans ménagement, malgré ses relations privilégiées avec le fils Lagardère.</p>
<p>Hervé Schlosser, directeur général de TéléToulouse et actuel directeur adjoint de LCM a été un temps envisagé pour le remplacer. Plus simple et plus efficace, dans la grande famille de mes soutiens : je demande un ami qui m'a soutenu durant la campagne électorale, je demande le plus populaire, je demande le plus fidèle, je demande un ancien élève de la rue des Bons-Garçons... C'est votre dernier mot ? Allez, le préféré des ménagères de moins de 50 ans sur TF1 ?  Jean-Pierre Foucault lui même, qui de président devient Président Directeur-Général !</p>
<p>L'actuel directeur de l'information et des programmes, Donat Vidal-Revel, deviendrait directeur général délégué.</p>
<p>Ce jeudi matin, le nouveau P D-G doit rencontrer la rédaction, mais l'annonce de ses changements a<br />
provoqué une certaine effervescence chez les jeunes journalistes de la rédaction en fin d'après-midi.</p>
<p>Par ailleurs, on peut noter que la vidéo de soutien que Jean-Pierre Foucault a enregistré durant la campagne électorale pour soutenir Jean-Claude Gaudin a été judicieusement et soigneusement supprimé de Dailymotion. La preuve :</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/dailymotion-foucault.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-223" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/dailymotion-foucault.jpg?w=400" alt="" width="400" height="310" /></a></p>
<p>Vous pouvez aussi <a href="http://www.lepost.fr/video/2008/02/25/1103751_jean-pierre-foucault-gaudin-n-a-qu-un-seul-moteur-c-est-marseille.html" target="_blank">cliquer sur ce lien</a>.</p>
<p>Faisons donc les comptes : Guy Philip, ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de La <em>Provence</em>, <em>Nice </em>et <em>Var-Matin</em>, entre autres. Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <em>La Provence</em>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">(lire l'article)</a>.</p>
<p><em>Marseille l’Hebdo</em> , qui est dans le collimateur de l’Hôtel de Ville sera assurément la prochaine cible. On parle de le transformer en supplément féminin de <em>La Provence</em>, manière de vérouiller ses journalistes trop politiquement indépendants.</p>
<p><em>L.C.M.</em> qui vient de tomber dans l'escarcelle des proches et fidèles de Jean-Claude Gaudin.</p>
<p><em>France 3 Mediterranée</em>, qui a reçu pendant la campagne une mise en demeure du CSA, après avoir diffusé un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini et organisé un débat, sur l'insistance du maire UMP sortant, dont le tirage au sort de l'ordre de passage des candidats était si secret que jean-Noël Guérini à quitté le plateau avant même la prise d'antenne...</p>
<p>Le compte est bon ! Hormis <em>La Marseillaise</em>, la quasi totalité de la presse locale est donc passée presque officiellement sous la férule de l'Hôtel de ville. Et dire que la Presse écrite est, dit-on, dans un piteux état, perdant chaque jour un peu plus de lecteurs, l'information sur Internet a de beaux jours devant elle...</p>
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<title><![CDATA[La gauche à Marseille après les municipales de 2008. Oui, il y a une vie après la défaite.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=220</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 10:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les faits sont têtus, disait l’autre. Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" title="bulletins-de-vote.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" alt="bulletins-de-vote.jpg" align="left" border="1" height="286" hspace="12" vspace="12" width="237" /></a><b>Les faits sont têtus, disait l’autre. </b>Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : le 16 mars, malgré un score inespéré il y a six mois, la gauche marseillaise a été défaite.</p>
<p>Qu’un secteur bascule, avec un score bien plus maigre que ne laissaient espérer les chiffres du premier tour, ne change rien à l’affaire. Quatre a quatre, cela ne fait pas un match nul, car au Conseil municipal, il y a bien 51 élus de droite et 49 de gauche.</p>
<p>Ceux qui souhaitaient –le mot est faible—tourner la page Gaudin en seront pour leurs espoirs déçus. Alors, au moment où l’on s’aperçoit que la vague est venue mourir à quelques encablures du succès, revenons un peu sur ce qui s’est passé. Déjà, les commentateurs zélés posent leurs caméras vers d’autres horizons, zappant la bataille de Marseille.</p>
<p>Bonjour tristesse journalistique ! On célèbre le joli mois de mai avec des semaines d’avance, on s’extasie devant Sainte Carla qui ressuscite le petit Nicolas, on joue le congrès P.S. avant même qu’il n’ait commencé, on découvre la crise bancaire et les déficits pour ne pas parler pouvoir d’achat… Le train–train, quoi…</p>
<p><b> Presse locale : vous avez dit routine ?</b><br />
Pendant ce temps là, 41 journalistes ont décidé de quitter <i>La Provence</i>, profitant de cette merveille qu’est la clause de cession. Et le chiffre pourrait encore augmenter…</p>
<p>Dans le même temps, un certain Guy Philip, ancien dir-com’ de Jean Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de ladite <i>Provence</i>, <i>Nice </i>et <i>Var-Matin</i>, entre autres. Vous avez dit influence ? Non, routine, répond l’écho…</p>
<p>Et un certain Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <i>La Provence</i>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver. Ce rescapé de la presse people mais aussi compagnon d’infortune de Michel Butel, qui lança, naguère, « <i>L’autre journal</i> » où Marguerite Duras faisait des gammes, se fait fort, grâce à ses relations parisiennes, d’avoir de vraies pointures pour endosser le costume de red’ chef occasionnel. Ainsi, il pensait inviter Jean–Claude Izzo. Silence de mort parmi les journalistes. Il est vrai qu’au moment où Izzo s’en est allé, Dahmani ne savait peut-être pas réellement où était Marseille.</p>
<p>Autre sujet d’affrontement à venir, dans la petite cour locale du journalisme, attendons de voir comment les fiers à bras qui entourent le maire de Marseille réagiront face à la petite chaîne Marseille, <i>L.C.M.</i>, accusée d’avoir roulé contre le pouvoir local.</p>
<p>La question se posera aussi pour « <i>Marseille l’Hebdo</i> », qui n’est pas réellement en odeur de sainteté à l’Hôtel de Ville. L’astuce sera de dire qu’il faut renforcer le journal en lui donnant un orientation plus féminine… C’est du moins ce que suggère le PDG pour forcer une nouvelle vision…</p>
<p>Et hop… ! <i>France 3 Mediterranée</i>, qui a eu l’insigne privilège de recevoir une mise en demeure du CSA, après la diffusion d’un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini n’aura pas ce genre de souci… Vous avez dit routine, commentera l’observateur pressé d’un univers médiatique fatigué… Non, influence, répond l’écho…</p>
<p><b> Questions en vrac</b><br />
Il est temps de tourner d’autres pages. Celle de cet autre regard, par exemple. Qui a quand même laissé glissé trop d’encre affective au cours des derniers mois. Marseille, cap 2014, c’est l’objectif. Il faut néanmoins revenir sur certains détails du scénario qui s’achève en ce mois de mars 2008.</p>
<p>Tout n’a quand même pas été parfait dans la « belle campagne » de la gauche. De coup en coup, la machine a avancé.</p>
<p>Ce n’était pas que du bluff. La preuve ? La gauche est majoritaire dans huit arrondissements (1er, 2e, 3e, 5e, 11e, 13e, 14e, 15e).  Avec des scores allant de 50,51 dans le 5e, fatal à la victoire du champion de la gauche, à 60% dans le 1er. On pourrait ajouter dans le paquet cadeau de la défaite le 15e, où l’élection de Samia Ghali le 9 mars, laisse une gauche rassemblée à 49,74% des voix. Comptez ! Avec ça, à Lyon ou Paris, sans secteurs mais  avec les seuls arrondissements, la gauche l’aurait emporté. Sacré Pasqua ! Il reste le maître du découpage électoral sur mesure…</p>
<p>Dessinez une carte, et vous verrez là une ville coupée en deux, avec ses poches de pauvreté, ses lambeaux de mémoire ouvrière, ses zones d’influence socialiste et ses beaux quartiers, fiefs des jupes plissées et des costards qui tombent à la perfection.</p>
<p>Car il faut aussi regarder autre chose dans cet ébahissement qui a saisi certains hommes et femmes de gauche au terme de six mois de campagne…</p>
<p>Le piteux 33% (Franceschi plus Bennahmias) dans le 8e, avec une extrême gauche à 5,54%. Le piètre 39,91% du 12e, tombé à droite pour une poignée de voix en 1995 et désormais bastion de l’U.M.P. Robert Assante.</p>
<p>Ou encore l’inexplicable 53,10% de la droite dans le 4e ? Enfin, inexplicable… Façon de parler. Sans doute trop facilement compréhensible, le truc… Des quartiers dont Bruno Gilles a fait son pré carré et où les élus de gauche n’ont visiblement pas assez fait montre de leur présence depuis des décennies.</p>
<p>La remarque vaut aussi pour le 10e, où la droite est à 54% ! Fermons les yeux d’effroi face aux 62% de Teissier dans le 9e, pour maudire ceux qui, au P.S., jouent depuis des années avec les candidats et désespèrent les électeurs. Hier, un neveu de Charles-Emile Loo, un jour une femme, le lendemain, une femme verte, le surlendemain, une candidate de la diversité, pour arriver, en bout de course, à l'ex-tête de liste de 2001… Quelle audace ! Quelle imagination ! Quel gâchis !</p>
<p>Ensuite, additionnez les talents de conseillers généraux brillamment élus en 2004. Ecochard, Olmeta, Zeitoun, Rouzaud, Carlotti… Et cela vous offre une mairie à la droite dans les 4/5...Vous avez dit bizarre ? Qu’ils nous rassurent, qu’ils usent leurs semelles, pas seulement lors des rituelles campagnes électorales. Qu’ils nous prouvent que la présence sur le terrain, l’écoute, le dialogue, c’est eux, rien qu’eux, nul autre qu’eux…</p>
<p>Il faudra aussi que la gauche, qui s’est démenée en agitant beaucoup d’idées et en agitant les symboles – un intello à Euromed, que c’est audacieux ! Une beurette 1ere adjointe, que c’est gonflé ! -, mais l’agitation est-elle une politique ? C’est en ayant prise sur le réel, au quotidien, que l’on fait bouger les choses. Pas en distribuant des images pieuses pour le bon peuple laïc. Il veut qu’on lui parle, qu’on lui dise, qu’on l’entende ! Car ces élus, qui sont de bons gestionnaires, cumulent sûrement trop les mandats et oublient un peu, souvent, qu’ils sont la grâce de la volonté du peuple, et qu’il est facile, même ingrat, que l’usage du bulletin les congédie à la moindre contrariété.</p>
<p>D’accord, tout cela a fait bouger les lignes. C’est bien. Qu’en restera-t-il une fois les promesses d’un introuvable printemps laminées par le temps qui passe ?</p>
<p>Il y a une vie après le défaite.<br />
Il y a même un espoir.<br />
Jean-Noël Guérini a eu l’immense mérite de le faire vivre.</p>
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<title><![CDATA[Gaudin est maire, Guérini en embuscade ou en premier ministre ? Le centre renaîtra-t-il à Marseille?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l&#8217;électi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" title="guerini-gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" alt="guerini-gaudin.jpg" align="left" border="1" height="192" hspace="12" vspace="12" width="349" /></a><b></b></p>
<p><b>Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l'élection municipale de Marseille.</b> Il y avait comme une intensité, une émotion visible dans tous les regards, dans les postures, presque romanesque. Une volonté de vouloir bien faire, de tamiser les risques de mauvaises surprises, de vivre honnêtement l'humilité et surtout, de prendre, quel que soit le camp politique où l'on se situât, conscience de la réalité du scrutin, la vérité des urnes.</p>
<p>Rarement le comptage des bulletins devant élire le premier magistrat de la ville, à été suivi avec autant d'attention, comme si l'impossible pouvait encore se produire. De part et d'autre, l'égrenage des bulletins, a fait retenir son souffle à l'assemblée... 47, 48, 49, 50, 51, c'est fait, Jean-Claude Gaudin est élu ! On sentait comme un "ouf" de soulagement collectif, comme si, jusqu'au dernier moment, cette victoire à l'arraché devait pouvoir être remise en cause par le secret des votes de ses amis politiques... Le maire sortant, étrangement ratatiné, se grandi spontanément, il sut désormais, qu'une charge énorme lui incombait et qu'elle était plus difficile que jamais. "Ah !!!" entendait-on dans l'hémicycle Bargemon.<br />
<b><br />
Voir et comprendre, réaliser en somme...</b><br />
47,48,49, Jean-Noël Guérini, fraîchement réélu la veille à la présidence du très riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, réalisait qu'il n'y aurait pas, pour lui, de 50, et encore moins de 51. La lenteur du dépouillement fit subitement comprendre à celui qui a obtenu le meilleur score des progressistes marseillais depuis 25 ans, qu'il ne serait pas, au final de cette incroyable aventure, maire de Marseille. Il y eut, en ce moment, comme une réalité psychologique qui s'imposât. Une réalité dont, à la seconde, loin du tumulte d'une campagne qui fut l'une des plus longues de l'histoire de Marseille, le candidat de gauche discernait l'impitoyable couperet. Sans nul doute il sut qu'il s'était imposé comme le leader de l'opposition, il comprit qu'il était devenu incontournable et que rien ne pourrait se faire sans lui désormais. Après avoir bien épluché tous les résultats, les sondages, les études prospectives, les zooms qualitatifs... Il se convint du succès et du travail réalisé : réunir la gauche, ouvrir au centre, mobiliser les baronnies et séduire au-delà de ses frontières naturelles.</p>
<p>Tout le monde reconnaît l'excellence de sa campagne, aux premiers rangs desquels les plus fidèles UMP. Il a tenu sur la longueur, et son programme travaillé et chiffré sera, sans nul doute, repris en grande partie par Jean-Claude Gaudin, une aubaine pour le vieux cacique, dans le plus grand intérêt des Marseillais. Pour autant, on sent dans le regard de cet affectif, de ce catholique pratiquant, une prise de conscience, celui de la non victoire. Le début d'un vrai deuil. Lorsque le maire enfile l'écharpe républicaine, l'homme réalise soudainement qu'il est encore assis. Sûrement douloureux.</p>
<p><b>Les affres des derniers jours de campagne pour Guérini</b><br />
Les derniers jours de la campagne ont été affreux pour les candidats, en particulier pour Guérini qui avoue en avoir été blessé. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/19/guerini-elu-gaudin-inquiete-quelle-majorite-de-paille-ou-de-faiblesse/" target="_blank">Rien ne lui aura été épargné</a>, les tracts diffamatoires sur son nom (jouant de l'homonymie avec le chef de la pègre des années 40 et 50, nous avons même lu l'un d'entre eux qui prétendait que c'était son frère ! Sauf que lui-même est né en 1951...), les libelles en arabe distribués par grandes eaux dans les boîtes aux lettres sur la religion juive de sa femme et son opposition à la construction de la grande Mosquée de Marseille dans les quartiers musulmans ou supposés l'être (ce qui est faux, naturellement, il en est même l'un des principaux défenseurs), la manipulation de la presse notamment <i>France 3 Méditerranée</i> laissant filer, 3 jours avant le 2e tour, un reportage vidéo-trottoir l'accusant de toutes les bassesses avec mise en demeure tardive, c'est à dire après l'élection, du CSA (l'instance de régulation nationale de la presse audio-visuelle affirmant "qu'il ne fallait plus recommencer !"), l'incroyable parti pris en début de campagne du quotidien régional, fraîchement racheté par le groupe Hersant, <i>La Provence</i>. Les incroyables inscrits Varois dans le secteur éligible de  Guérini, qui laissent toujours songeur sur la propreté électorale qui ne sont pas sans rappeler, si elle sont avérées, les funestes méthodes du RPR pour emporter les "guerres" électorales avec des personnes aussi affables et peu amènes qu'un Charles Pasqua, expert peu regardant, dont les leçons font encore mouche semble-t-il. Les Giscardiens se souviennent encore des 13 millions de francs permettant d'éditer avec l'appui sans condition d'un Pierre Joxe socialiste, alors en charge de l'élection de François Mitterand, négocié dans une sombre cave du quartier latin parisien, du tract anti-giscardien, "Le petit télégraphiste de Moscou". Quand aux supposés diamants... Infamants et stupides ! Un bon deal RPR-PS ! Dieu merci l'histoire sait faire naître la vérité, une bonne leçon. Tout se sait un jour et la vérité triomphe toujours... Malheureusement toujours trop tard, les historiens sont impitoyables de vérité, 20 ans trop tard, on ne saurait les en blâmer... Mais à l'aune de l'actualité électorale de Marseille, tout fait viande à nouveau et, en l'occurrence, assaisonnée à la morale "allégée"...</p>
<p><b>Un consensus salutaire, réel ?</b><br />
Pour autant, le plus admirable de cette cérémonie fut l'envie de bien faire, réelle ou supposée, contrainte ou naturelle. Hormis les saillies inaudibles, violentes et hors de propos d'un Patrick Mennucci rongeant son frein, Jean-Claude Gaudin, en fin politique, sait qu'il ne pourra rien faire sans Guérini, le vrai patron de l'opposition. D'abord parce qu'il connait l'état financier de sa ville, exsangue, ensuite  parce que son opposant est le président du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, et qu'enfin, selon lui, les Marseillais se sont reconnus dans nombre de propositions de son adversaire. Il tend donc la main, après avoir accordé tous les bureaux et les moyens à son opposition, gage de bonne volonté (information à vérifier dans quelques semaines...). Il ne sera plus le patriarche, maître du micro pendant la comedia dell'arte que furent ses conseils municipaux de naguère.</p>
<p>Immédiatement, il estime que le slogan de son opposant "Faire gagner Marseille" n'est plus antinomique avec son ambition de faire "Partager la réussite de Marseille " (son slogan de campagne). Il avoue avoir "entendu pendant la campagne les attentes des Marseillais en matière de propreté, de logements, d'équipements sociaux, de qualité de vie". Son programme ne pourra se réaliser qu'en "recherchant avec l'opposition une convergence de vues". Le ton est donné, le fond de la mandature aussi.</p>
<p>Jean-Noël Guérini répond avec consensualité, à la hauteur de l'événement, en républicain démocrate. <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/21/jean-noel-guerini-il-n%e2%80%99est-pas-question-une-fois-les-elections-passees-que-les-idees-et-les-projets-que-nous-avons-defendus-rejoignent-le-cimetiere-des-reves-decus-conseil-municip/" target="_blank">Il félicite d'emblée  le nouveau maire, rappelle le nouvel état des forces, presqu'égal : 4 secteurs pour lui, contre 4 secteurs pour la majorité, et bombarde la criante conclusion : une fracture insupportable et dangereuse pour la Ville de Marseille. De fait, il souhaite une gestion de la ville plus "équilibrée", plus "juste."</a></p>
<p>Non sans répliquer aux affiches, aux propos et aux slogans lancés par le candidat Gaudin durant la campagne et qui laissaient supposer qu'aimer Marseille équivalait à voter pour lui, Guérini rétorque que l'amour de Marseille appartient à tous, y compris lui, sans qu'aucun ne puisse s'arroger l'exclusivité dudit amour, sans monopole électoraliste ou patriarcal. Il affine, manière d'inviter son collègue à suivre ses propres prescriptions, qu'il n'est pas question que les idées développées pendant sa campagne "rejoignent le cimetière des rêves déçus". Puisque Jean-Claude Gaudin a fait un pas vers lui, il en fait un aussi : "Le dialogue, l'écoute et le respect devront présider à la mise en forme et à la réalisation des projets sur lesquels nous serons amenés à travailler pour le bien des habitants."</p>
<p>Jean-Noël Guérini pense à un syndicat mixte des transports, expérimenté dans les villes qu'il affectionne et dont il sait les réussites, Lyon et Barcelone entre autres,  mais aussi pointe le "drame de la pauvreté, les retards dans certaines cités ou quartiers." Dans un discours cadre où l'on se demande qui est vraiment le maire de Marseille, il donne le cap de ce qu'il convient de faire : "l'urgence nous commande de dépasser la loi commune et de mettre en place les outils qui favoriseront une marche en avant profitable à chacun."</p>
<p><b>Une mandature impossible? Le centre renaîtrait-t-il à Marseille ?</b><br />
Au final, nous voilà dans une mandature impossible et pourtant, peut-être, salutaire. Celle d'une cohabitation in vivo, in concreto. Gaudin effectuant son dernier round électif, il en sortira à 74 ans, et Guérini préparant sa future élection, rêve d'enfance, à la mairie de Marseille. Les deux hommes se respectent. Ils vouent à Marseille le même culte, la même passion, ils sont de quartiers différents, Guérini pour le populaire quartier du Panier, celui qui a su intégrer toutes les migrations, Gaudin, pour sa mairie de Bagatelle et Mazargue, les quartiers riches et bien pourvus. Ils ne sortent pas de grandes écoles, ils se sont construits par passion, pour et par eux-mêmes. Les deux gouvernent au centre, ils sont rassembleurs. Démocrate chrétien ou social démocrate, les étiquettes peuvent être facilement collées à l'un ou l'autre. Une différence qui, en France, parait ténue, pour ne pas dire inexistante, il sera intéressant de voir ce que produira cette cohabitation...</p>
<p>Rêvons... Et si Marseille devenait le terrain expérimental de la rencontre des centres, ce qu'elle a toujours été, historiquement. Gaston Defferre, soutenu par De Gaulle pour asseoir l'anti-communisme en 1946, Vigouroux qui n'a rien fait d'autre avec le talent qu'on lui reconnaît un peu tardivement (Euromed, les lieux culturels mais surtout, "Marseille espérance", là où se retrouve tous les chefs religieux pour parler, réfléchir et proposer ensemble. Un sas de décompression génial en période de supposée guerre de religions). Gaudin, qui ne cesse d'affirmer qu'il provient de cette famille centriste (il est pourtant le vice-président du parti présidentiel et, semble-t-il, reconduit dans ses fonctions), par conséquent que sa culture est de tendre la main à un Guérini dont les gènes sont naturellement réalistes voire pragmatiques.</p>
<p>Est-ce que Marseille, une fois de plus, ne pourrait réaliser le rêve national, le pari fou et si sensé de Bayrou? Sûrement moins précis dans les concepts, sûrement plus juste dans le vivre ensemble. Creusons un peu la réflexion. Si à Marseille on gouverne sans drapeau, sans bannière, rouge, rose, orange ou bleue, le seul souci politique proviendra seulement du prochain congrès national du Parti socialiste. C'est là où le positionnement de Jean-Noël Guérini sera forcément majeur. Lui, le leader incontesté de la fédération du PS 13, dirigée par son fidèle Eugène Caselli . C'est de là que nous comprendrons la ligne à discerner au-delà de la phase, forcément centrale et rassembleuse, du moment.</p>
<p>Ségolène Royal et sa volonté de rapprochement avec le Modem, Bertrand Delanoë, lui aussi partisan d'un recentrage socialiste sans être allé au bout de ses intentions à Paris, ou la cohorte des rénovateurs ? François Hollande à raison de jouer la durée et le respect du calendrier, on verra à l'automne...</p>
<p>Guérini prétend qu'il n'est marié à personne, il a imposé un inter-groupe (PS-Verts-MoDem-Pcf-société civile) à la mairie, dont il sera le patron, mais son directeur de campagne, le très ségoliniste Patrick Mennucci, veille au grain...</p>
<p>Guérini devra trancher à l'automne, le Sénat ou le leadership municipal de l'opposition? Un seul bouillonne d'impatience, le nouveau maire du 1er et du 7e arrondissement, Patrick Mennucci en personne...</p>
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<title><![CDATA[Municipales et cantonales à Marseille : Guérini élu, Gaudin fébrile... Quelle majorité, de paille ou de faiblesse ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=216</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 21:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au lendemain des élections locales, qu&#8217;elles soient municipales ou cantonales, les états-maj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" title="550.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" alt="550.jpg" align="left" border="1" height="242" hspace="12" vspace="12" width="322" /></a><b>Au lendemain des élections locales, qu'elles soient municipales ou cantonales, les états-majors s'agitent pour respecter ou infirmer les promesses données aux uns et aux autres durant les campagnes.</b> Le nombre de postes ou de sièges n'étant pas extensible à l'infini, contrairement aux engagements de campagne... Il y aura forcément des heureux et des déçus qui dénonceront avec force trémolos dans la voix la trahison de dernière minute, souvent à juste titre, c'est la loi du genre. Le calendrier, quant à lui, s'accélère et les négociations vont bon train pour tirer ça au clair. L'expérience humaine est souvent douloureuse dans ces moments de vérité ou l'hypocrisie formatée des campagnes de rassemblement doit laisser place au pragmatisme solitaire de la nouvelle configuration du temps, des lieux et des personnes... Avec ses nouveaux rapports de force que l'on soit majoritaire ou non.</p>
<p><b> Guérini élu d'office au Département</b><br />
Tentons d'y voir plus clair. Demain, selon la législation (premier jeudi après l'élection cantonale), le Conseil général des Bouches-du-Rhône doit élire son nouveau président avec des règles protocolaires très strictes. Jean-Noël Guérini, le presque gagnant des élections municipales de Marseille, tant sa campagne est admirée désormais jusque dans les rangs mêmes de l'UMP, parti que l'on a connu moins humble durant la campagne, a peu de souci à se faire, sa majorité est renforcée et son positionnement de leader de gauche "ouvert" et "rassembleur" ne fait désormais plus l'ombre d'un doute. Sur les 57 élus que comptent le département, 31 sont socialistes, 2 sont divers gauche, 6 sont communistes et seulement 17 sont UMP et 1 sans étiquette. Pour autant, il sera intéressant de voir comment ledit patron va répartir les pouvoirs des vice-présidences et des délégations selon la nouvelle carte électorale du département, le tout en ligne et en direct sur le<a href="http://www.cg13.fr/tele_election.html" target="_blank"> www.cg13.fr</a> paraît-il. Jean-Noël Guérini a su surprendre pendant sa campagne contre Jean-Claude Gaudin, nul doute qu'il aura encore "400 mètres d'avance" sur ce coup-là.</p>
<p><b> Gaudin et sa majorité de paille</b><br />
Vendredi matin aura lieu le premier conseil municipal de Marseille. Et là, les choses risquent de ne pas être aussi limpides qu'au Département. Pourquoi ? D'abord les chiffres :  49 élus de l'opposition guériniste pour 51 de la majorité gaudiniste et un élu du front National qui risque d'être souvent bien utile à l'édile marseillais, en route pour son troisième mandat. Il en a l'habitude puisque, élu à la présidence du conseil régional Paca naguère , il gouvernât avec l'extrême droite sans trop se sentir géné. Plus encore, il soutint avant même d'être candidat lui-même, contre son camp, Daniel Simonpiéri à Marignane. Ledit Simonpiéri étant un élu Front national pendant plus de 30 ans puis MNR, un court instant, avant de devenir le pourfendeur des causes pieds noirs peu affables. C'est l'homme de la statuaire immonde au regard de la relecture partisane et peu acceptable de l'histoire de la guerre en Algérie et de la paix en Méditerranée. Dieu merci laminé aux dernières élections, Gaudin ne lui aura servi de rien, et le soutien de Muselier et de l'UMP à son concurrent a été bien plus bénéfique que cette amitié gaudiniste incompréhensible...</p>
<p>Ainsi, la majorité du très habile maire de Marseille, en termes d'expressions pagnolesques quand il s'agit de charmer, est très loin d'être soudée. S'il semble acquis que le premier adjoint d'alors, autant dire Renaud Muselier, ne fait plus parti du jeu, calmé par une présidence probable à la Communauté urbaine (MPM) et un refus très abusif en termes de communication, selon la presse locale qui ne se lasse pas de cirer les pompes sans vérifier ses informations, d'entrer au gouvernement.</p>
<p><b>Premier adjoint : Blum ou Teissier  ?</b><br />
Bref, la lutte est quasiment ouverte entre Roland Blum et Guy Teissier pour le poste de premier adjoint. Si Blum semble tenir la corde, il est en effet bien plus fidèle à Gaudin que ne l'est Teissier, plus frondeur en ancien militaire qu'il est. Néanmoins, ce dernier est celui qui a apporté le plus d'élus à Gaudin, reconnu comme étant l'un des meilleurs parlementaires et fraîchement réélu à la présidence de la commission "défense" de l'Assemblée nationale.</p>
<p>Les dernières informations semblent vouloir nous convaincre que le prochain remaniement ministériel, autrement dit, après la présidence française de l'Union européenne, verrait l'entrée d'un Marseillais de l'envergure d'un Teissier, d'un bon oeil. Pour l'heure on répond à l'Élysée, sans trop maîtriser la langue de bois, que le choix s'est fait sur les meilleurs et que les candidats du pauvre Gaudin, que l'on tient peu en estime, "ne sont pas à niveau...". Teissier, intelligent mais trop à droite, mal à propos dans une politique d'ouverture désormais claire au centre voire à gauche, Muselier ? "trop con", "on le nourrit d'espoir, il a l' Union méditerranéenne, il n'en fera rien, on le regrette déjà... Honnêtement quelle enclume !"</p>
<p>Gaudin est fort mari de la situation, il souhaitait de tout cœur voir son principal concurrent interne catapulté à Paris, pour organiser ses affaires entre ses vrais et ses moins vrais amis locaux. Il a l'habitude, il sait faire, sauf qu'aujourd'hui, il suffit à Guérini de convaincre un seul des siens pour voir capoter ses projets municipaux. Sauf que le projet municipal du maire sortant à été ficelé à l'arraché, sûr qu'il était de sa victoire jusqu'à la mi-janvier, et surpris par la qualité de la campagne de son concurrent et de sa montée inexorable dans les sondages le donnant même gagnant contre lui, il n'a pas pris le temps nécessaire pour boucler son affaire. Le voilà seul devant ses formules d'agences de communication, 21 idées pour le XXIème siècle ! La formule l'a emporté mais quoi derrière? Nous le verrons, pour le meilleur ou pour le pire...</p>
<p><b> UMP : une campagne fort peu morale !</b><br />
Poussé, il est vrai par les instances nationales de l'UMP et surtout par l'Élysée. Il devait l'emporter coûte que coûte, sans trop regarder la morale. Sûrement que ce catholique convaincu et convainquant aura quelques remords de vérité au moment du jugement dernier, comme nous tous il est vrai. Sauf qu'il portait jusqu'alors sa bonne foi en bandoulière provençale, force bonnes formules à la bouche, de quoi déchanter désormais au regard  du contrôle de la presse locale, qu'il lui a valu les admonestations du CSA (instance indépendante de régulation de la Presse), un peu tardives, élections faites, et des attaques tous azimuts, souvent en arabe, pour pointer l'épouse d'origine juive de son concurrent et l'incroyable opposition inventée 2 jours avant le 2ème tour de Guérini sur la grande Mosquée, alors qu'il en avait été le principal instigateur en demandant de respecter les règles de la République sur la formation du clergé musulman.</p>
<p>Nous n'aborderons pas les surprenants 1880 électeurs du 4ème et 5ème arrondissements,celui dans lequel, étonnamment, Guérini était candidat, qui habitent et vivent dans le Var et qui ont fait élire Renaud Muselier, sans qu'ils n'aient jamais voté avant cette élection à Marseille. La justice donnera, dans 5 ans, son avis... La machinerie et les méthodes de l'ex RPR aura donc encore frappé à Marseille... Muselier connaît la musique non ? Pas grave, il est élu, il a débouché le champagne et bu au goulot avant même les résultats, un peu trop sûr de lui non ?</p>
<p>Nous tairons les excuses publiques imposées par le CSA au patron de France 3 Méditerranée, Patrick Gabet. Excuses charcutées sur leur site Internet de France 3, peu publiques parce que jamais diffusées sur le net contrairement aux préconisations du CSA. Ledit Gabet, candidat émérite aux honneurs impossibles, est si estimé par ses collègues, qu'il fut un candidat, hier tout juste, malheureux à la direction de l'école de journalisme et de communication de Marseille, soutenu par seulement 3 voix.</p>
<p>Les journalistes sont, somme toute, peu reconnaissants envers un collègue peu srupuleux lui-même des fondements de leur métier, autant dire, un minimum d'indépendance. Cela dit ils sont rares dans le coin, Lagardère et maintenant Hersant ayant dit ce qu'ils étaient, l'adoubement ou le RMI, on comprend le choix de nos valeureux journalistes locaux...</p>
<p>On ne peut que compatir et souhaiter la défaillance permanente voire la vigilance sans faille tant ils se sont reposés en oubliant le rôle qu'ils avaient à mener. Les journalistes devront se secouer les plumes ou se voir engloutir. Facile à dire et, une fois de plus, nous compatissons. Mais ont-ils choisis ce métier pour la villa avec femme et enfants? Il se trouve que ces nouveaux patrons de presse peu regardant, laissant l'oreillette ouverte pour le Gaudin ex-maire mais candidat déjà élu, s'est fait prendre pour un abusif suceur de pompes. C'est heureux mais pas assez selon nous. Surtout, la veille du second tour, un reportage où Guérini était traité d'escroc et de voleur, un scandale journalistique, digne d'une république bannière, mérite d'être catapulté très loin des sphères journalistiques.</p>
<p>Nous sortons des élections municipales dans la pire configuration politique possible. Nous vous fichons notre billet que le seul élu Front national fera souvent la couture entre les deux majorités presque égales. L'antithèse d'une bonne gouvernance. Exactement l'inverse de ce que proposaient les deux candidats Gaudin et Guérini. Les Marseillais ont tranchés, déchirés entre quatre secteurs populaires acquis à la gauche au Nord et les quatre secteurs de droite au Sud.</p>
<p><b> L'avenir de Marseille, on reconduit sans rien dire ?</b><br />
Précisément ce que ne devrait pas être Marseille qui avait su garder jusqu'alors son vivre ensemble, sans trop d'anicroches et qui faisait jusqu'alors, figure d'exemple mondial. Précisément la Marseille qui n'avait jamais vu poindre le moindre barbecue de voitures dans les cités, contrairement à Strasbourg et aux cités environnants Lyon ou Paris, voire Toulouse. Précisément ce qui faisait sa chance parce qu'elle se fondait sur le richesse de sa nature, qui est quasi exclusivement humaine, parce qu'elle n'avait pas su perdre le sens de la palabre et du vivre ensemble. A Marseille, ou l'on se fond humblement dans la nacelle ou on décolle ailleurs !</p>
<p>Les observateurs que nous sommes exultons, bien des choses vont se produire et nos lecteurs, nous l'espérons, nous ferons confiances, pas sûrs que les Marseillais dans leur ensemble le fassent... Honnêtement, on craint le pire, Papy Gaudin, rassurez-nous !</p>
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<title><![CDATA[Gaudin sauve la droite a marseille]]></title>
<link>http://jeje2mars.wordpress.com/2008/03/17/11/</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 06:58:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeje2mars</dc:creator>
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<description><![CDATA[ 
Ca y est, c’est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis 13 ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <a href="http://jeje2mars.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.jpg" title="gaudin1.jpg"><img src="http://jeje2mars.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.thumbnail.jpg" alt="gaudin1.jpg" /></a></p>
<p><b>Ca y est, c’est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis 13 ans, Jean-Claude Gaudin. </b></p>
<p>On peut dire qu’il a eu chaud, jusqu’à tard dans la nuit, les résultats étaient encore incertains (50,42% pour lui).</p>
<p>Malgré le fait que le MODEM se soit rallié a Jean Noël Guerini pour le second tour des municipales, et que la gauche a pu y croire jusqu'à la fin, c'est avec cette courte victoire que Jean Claude Gaudin a été réélu a la mairie de Marseille avec un peu plus de 50% des voix</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Municipales à Marseille, Gaudin élu à l'arraché avec une majorité squelettique, et demain ?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=214</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 02:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=214</guid>
<description><![CDATA[Ça y est, c&#8217;est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.jpg" title="gaudin1.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/gaudin1.jpg" alt="gaudin1.jpg" align="left" border="1" height="231" hspace="12" vspace="12" width="359" /></a><b>Ça y est, c'est fait ! Le prochain maire de Marseille sera le maire sortant, en poste depuis 13 ans, Jean-Claude Gaudin. </b>On peut dire qu'il a eu chaud, jusqu'à tard dans la nuit, les résultats étaient encore incertains (50,42% pour lui). Sans que l'on connaisse à cette heure les résultats définitifs, ce dont nous sommes sûrs, c'est du nombre des élus à la mairie centrale : 51 pour Jean-Claude Gaudin, 49 pour Jean-Noël Guérini et un élu Front National. "Même si ce fut une élection difficile, je continuerai à être le maire de tous les Marseillais" concédait le vice-président de l'UMP victorieux. Quelle campagne !</p>
<p>Celui dont on ne donnait pas trop cher, patron du puissant Conseil général des Bouches-du-Rhône, a réussi le pari presque impossible de s'imposer sur la scène politique marseillaise et nationale en faisant trembler les baronnies UMP locales. Jean-Noël Guérini a gagné en effet, à l'issue d'une campagne incroyablement longue (il s'est lancé en effet le 8 septembre dernier, presque 5 mois avant Gaudin) et menée tambours battants, une crédibilité et une notoriété que personne ne lui accordait alors. Ayant obtenu plus de 49% des voix, il vient d'obtenir le meilleur score de la gauche jamais obtenu à Marseille depuis 25 ans. Un leader est né, sans nul doute. Il faudra compter avec cette force de la nature, qui dort peu et travaille 20h sur 24h. <a href="http://www.jn-guerini.fr" target="_blank">Il le dit dès ce soir</a>, non sans avoir félicité le vainqueur par téléphone, "le rassemblement qui s’est constitué autour de moi et de mon projet est à l’évidence porteur d’espérance pour 2014. Je vais m’y employer dès demain, faites-moi confiance."</p>
<p>Voilà que Marseille est réellement coupée en deux, quatre secteurs populaires au Nord pro Guérini et quatre secteurs aisés au Sud pro Gaudin, la pire configuration possible pour une ville qui faisait exemple mondial du vivre ensemble sans que le lien de la palabre n'ait disparu, le seul vrai "melting pot" réel. Cela n'augure pas un avenir serein dans une ville dans laquelle la richesse est surconcentrée face à la pire des pauvreté à quelques mètres de là.</p>
<p>Les verres de la victoire bues, les ripailles digérées, le plus intéressant sera de constater comment cette majorité squelettique va pouvoir gouverner sereinement. Le résultat des urnes offre le pire pour Marseille selon nous. Chaque dossier devra être négocié à l'arrachée. Il suffira à la majorité ou à l'opposition de convaincre l'un ou l'autre des élus en place pour bloquer ledit dossier.  Assisterons-nous à un gouvernement municipal de paille ?</p>
<p>Ce soir Guy Teissier, ne disait pas autre chose à la télévision, "il va falloir changer de comportement face aux Marseillais, être plus à l'écoute, plus humble" en faisant un clin d'œil appuyé à ses amis de l'UMP, manière de signifier qu'une opposition interne au parti présidentiel pourrait émerger si on ne l'écoute pas, lui qui a apporté le plus d'élus de droite à Jean-Claude Gaudin. Ambiance...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Derniers sondages : une élection dans un mouchoir de poche pour les municipales de Marseille !]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=210</link>
<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 13:41:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[A quelques heures du second tour des municipales, qui verra émerger des urnes le nouveau maire de M]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpg" title="cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpg" alt="cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpg" align="left" border="1" height="211" hspace="12" vspace="12" width="244" /></a><b>A quelques heures du second tour des municipales, qui verra émerger des urnes le nouveau maire de Marseille, tout est toujours aussi incertain quant à l'élection de Jean-Noël Guérini, leader de la gauche et du centre ou de Jean-Claude Gaudin, le maire sortant UMP</b>. Les trois derniers sondages d'hier affirmaient tout et son inverse, preuve que les dés seront jetés au dernier moment, dans le secret des isoloirs, sûrement à la dernière minute.</p>
<p>Si au premier tour les deux candidats ont fait presque jeu égal, avec un avantage à Guérini pour le nombre des élus, ce sont sûrement les ralliements du MoDem et le soutien à peine voilé de l'extrême gauche à Guérini qui feront la différence, alors que Le Front National a demandé à ses électeurs de ne pas se rendre aux urnes en s'abstenant ou en votant nul, autant de votes en moins dans l'escarcelle de l'équipe Gaudin. D'où sa fébrilité et sa nervosité visible ces dernières heures et quelques cafouillages dans son état-major, voire des excès racistes et injurieux notamment envers Mme Guérini d'origine juive qui, s'ils s'avéraient vrais, ne seraient pas à l'honneur des équipes Gaudin. Pour autant, sera-ce suffisant ? Nul ne le sait, les abstentionnistes du 1er tour ont assurément la clef de l'issue du 2ème.</p>
<p>La diffusion de plusieurs sondages dans les deux secteurs décisifs pour gagner la bataille de Marseille secoue grandement les QG de campagne. Tout se jouera dans les 1er (1er et 7e arrondissements) et 3e secteurs (4e et 5e arr.)</p>
<p><b>Les derniers sondages donnent Guérini et Muselier au coude-à-coude dans le 3e secteur :</b><br />
Selon une enquête d'opinion réalisée par <b>l'Ifop/Fiducial pour le compte de Paris-Match</b>, le premier adjoint au maire UMP Renaud Muselier recueillerait, dans le 3e secteur, 50,5% des intentions de vote, et Jean-Noël Guérini, le leader socialiste venu le défier dans son fief, 49,5%. Un score plaçant les deux hommes dans un mouchoir de poche avec une légère avance pour l'ex-secrétaire d'Etat.</p>
<p>Un autre sondage <b>Sofres pour Le Figaro</b> publié hier matin donne des équilibres similaires : 51% pour le candidat de droite et 49% pour celui de gauche.</p>
<p><b>La surprise vient d'un troisième sondage réalisé par BVA/Orange diffusé hier soir par LCM</b> : Jean-Noël Guérini gagnerait le 3e secteur avec 51% des suffrages alors que Renaud Muselier n'en obtiendrait que 49%.</p>
<p>A l'issue d'un premier tour qui a favorisé Renaud Muselier (42,16%) face à Jean-Noël Guérini (37,51%), ces chiffres montrent que l'écart se réduirait au point d'en inverser même la tendance. Rien n'est donc joué.</p>
<p><b>Mennucci semble tenir la corde dans le 1er secteur contre Roatta :</b><br />
Les sondeurs de l'<b>Ifop et de BVA</b> ont passé également le 1 er secteur (1 er et 7 e arrondissements) à la loupe. Le candidat socialiste, Patrick Mennucci, sortirait dans les deux cas vainqueur (52,5% pour Ifop et 51% pour BVA) de son duel avec le maire de secteur sortant, Jean Roatta (47,5% Ifop, 49% BVA).</p>
<p>Les suffrages de la gauche radicale et du Mouvement Démocrate feraient pencher la balance. Lors de la première manche électorale, les deux hommes étaient au coude à coude (39,94% pour l'élu UMP et 39,21% pour l'ex-lieutenant de Ségolène Royal).</p>
<p>Mais dans cette élection, plus encore que dans les précédentes, les sondages ne font pas les suffrages, tant il est quasi impossible à cette heure de savoir qui de Guérini ou de Gaudin l'emportera au final. D'ores et déjà, la campagne de Jean-Noël Guérini a été admirable pour s'imposer avec crédibilité et sérieux quand celle de Jean-Claude Gaudin a été suractive ces derniers jours pour tenter d'emporter l'assentiment des abstentionnistes, seule chance pour l'UMP qui ne peut compter sur des réserves au second tour après le ralliement du MoDem aux listes Guérini et à l'appel à l'abstention du Front national.</p>
<p>Dimanche, nous tournerons une page importante de l'histoire politique de Marseille, la France entière retient son souffle, l'Élysée aussi...</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/marseillesecteurs1et3_bva.pdf" title="marseillesecteurs1et3_bva.pdf">Consultez le sondage BVA/Orange/LCM 1er et 3e secteur</a></p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/48mf95-le-figaro-marseille_3esecteur.pdf" title="48mf95-le-figaro-marseille_3esecteur.pdf">Consultez le sondage Sofres-Le Figaro pour le 3e secteur</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La politique a du chien]]></title>
<link>http://lagirellebleue.wordpress.com/?p=108</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 13:50:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>zazoufromars</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Le chien Saucisse ( Teckel de son état) ne se représente pas aux municipales cette année mais a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lagirellebleue.wordpress.com/files/2008/03/presse_pave_a_190301.jpg" title="presse_pave_a_190301.jpg"></a></p>
<p>Le chien Saucisse ( Teckel de son état) ne se représente pas aux municipales cette année mais apporte son soutient à Jean-Noêl Guérini. Rapellons qu'aux dernières élections de 2001, il avait récolté 4 % des voix.</p>
<p align="right"> <img src="http://lagirellebleue.wordpress.com/files/2008/03/presse_pave_a_190301.jpg" alt="presse_pave_a_190301.jpg" /></p>
<p align="right"> <a href="http://chien.saucisse.free.fr/">http://chien.saucisse.free.fr/</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[U P S III]]></title>
<link>http://lagirellebleue.wordpress.com/?p=104</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 08:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>zazoufromars</dc:creator>
<guid>http://lagirellebleue.wordpress.com/?p=104</guid>
<description><![CDATA[ Le dernier débat entre Jean-Claude Gaudin et Jean-Noêl Guérini visiblement plus courtois et plu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> Le dernier débat entre Jean-Claude Gaudin et Jean-Noêl Guérini visiblement plus courtois et plus constructif que d'ordinaire. Lu dans LE MONDE du 13 mars 2008.</p>
<p> @import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);</p>
<div class="bl-lien"><a target="_blank" href="http://www.lemonde.fr/municipales-cantonales/article/2008/03/13/la-bataille-de-marseille-reste-indecise-apres-le-duel-televise-gaudin-guerini_1022228_987706.html">La bataille de Marseille reste indécise après le duel télévisé Gaudin-Guérini</a><br />
LE MONDE &#124; 13.03.08</p>
<div align="right">© <a target="_blank" href="http://www.lemonde.fr"><img border="0" align="absMiddle" width="67" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/lemondefr_trpet.gif" alt="Le Monde.fr" height="13" /></a></div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Municipales à Marseille : Lors du débat avec Guérini, Gaudin dégaine la lettre de soutien de Sarkozy]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</link>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 04:58:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=207</guid>
<description><![CDATA[
Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat
A quelques encablures du second tour d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[dailymotion id=x4p0qw]<br />
<i>Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat</i></p>
<p><b>A quelques encablures du second tour de l'élection municipale de Marseille</b> (4 jours), voilà que le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, pourtant si sûr de lui, délivre ce soir, lors d'un débat décousu et sauvé, enfin, par un maître du jeu, M.Elkabbach, tout l'inverse ce ce qu'il souhaitait taire il y a quelques jours.  Bref, une lettre du président de la république qui propose quelque 50 millions d'euros pour Marseille.</p>
<p>Plusieurs choses doivent être notées. Il y a peine quelques heures, ledit Gaudin refusait absolument la présence de Sarkozy sur les rives du Lacydon pour cause de mauvais sondages, il disait même à qui voulait l'entendre que son dernier round serait pour et par lui-même. En réponse aux alertes élyséennes qui trouvaient l'ultime combat marseillais du vieux cacique un peu poussif. Vengeance ? réaction a rebours, les patrons de l'UMP, dont Devedjian, pensaient aussi la même chose, le vieux était cuit, occis !</p>
<p>Bref Sarkozy devait s'occuper des affaires de la nation et oublier les roches robustes qui supportent la Bonne-Mère. Loin des expressions pagnolesques qui font sa réputation, Gaudin se voyant noyé dans la lame de fond de son concurrent, a décidé de réagir, il devait donc mordre pour survivre. Il a, de fait, pris aux mollets le jeune candidat de gauche, Guérini, de loin son cadet, dont il dit tout et son inverse : prometteur invétéré et aussi expérimenté que lui puisque patron d'un budget dont il aurait rêvé, celui du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône. Autre paradoxe. Il a usé sans nul doute de tous les arguments de la mauvaise foi avec force transpiration sur le front. Cet homme est donc devenu conscient que son pouvoir est précaire et que son projet de modernité ne vaut pas une cacahuète sérieuse, c'est à dire 74 ans à son sortir. 74 ans? oui, l'âge qu'il aura post-modernement à la fin de son dernier hypothétique mandat...</p>
<p>Poursuivons, le banni Sarkozy des affres particulières de Marseille, que ledit Gaudin a apprécié sur le tard sans jamais s'y reconnaître, sauf à se voir pourvu d'un perchoir sénatorial, beaucoup plus vif pour lui qu'une mairie épuisante qui lui échappe, tant les luttes intestines entre son directeur et son chef de cabinet sont de notoriété publique, décide, en désespoir de cause, sur son marché, une non décision électorale : tous seront là autour de moi et feront montre d'une unité de façade pour gagner. Tel est le leitmotiv.</p>
<p><b>L'étrange lettre de Sarkozy </b><br />
Mais alors Sarkozy? Le nabot raillé si cruellement par Gaudin lui-même, qui ne croyait ni en son avenir ni en sa capacité à tenir les rênes du pouvoir, le sert opportunément. Le chiquet avide non de sens mais de photos dans "Paris -Match" selon Gaudin s'entend, devenu Président de la République, lui aurait écrit une lettre édifiante.</p>
<p>1er point, la date de ladite lettre laisse songeur, elle est datée du 6 mars, donc d'avant le 1er tour. Alors pourquoi Gaudin n'en a pas parlé avant ?</p>
<p>2ème point : si elle n'est pas anti-datée, pourquoi Gaudin, comme il l'a dit ce soir lors du debat avec Guérini sur LCM,  l'a gardée sous le coude pour porter l'estocade à son adversaire dans l'entre deux-tour, alors pourquoi s'en servir à quelques jours du deuxième tour ? C'est pourtant lui-même qui pourfendait les méthodes incohérentes et violentes du Président de la République. C'est lui-même qui a refusé la venue de Sarkozy à Marseille, c'est lui-même qui l'a mouché en lui disant que sa baronnie marseillaise lui appartenait quand l'Elysée et le siège national de l'UMP pensaient que la dernière campagne électorale du vieux tardait à émerger ! Que de paradoxes opportunistes, presque essoufflant pour les électeurs qui doivent se sentir manipulés plus que jamais !</p>
<p>Mais, au fait , que dit cette lettre ? Mensonge, mensonge, pure invention.. Comme disait Giscard naguère à propos des avions renifleurs face à un parti socialiste impitoyable et menteur, revanchard et amoral. Disons un engagement personnel entre-amis, tout  au plus, comme l'avait fait Fillon en pleine campagne pour soutenir son ami Gaudin, qui le conchiait pourtant, pensant qu'il n'avait pas besoin d'un tel navet pour fleurir ses lauriers locaux... Avant, évidemment, de s'apercevoir que ledit "navet" était devenu populaire...</p>
<p>Alors nous ne résistons pas au fait de vous présenter ladite lettre in extenso, sans rien enlever, juste pour l'information. "Monsieur le maire, cher Jean-Claude", Vous noterez évidemment les mensonges et la survente de Gaudin sur la LGV. Ce n'est pas parce qu'elle " a sa préférence", selon les vœux présidentiels, que ce dernier s'engage, bien au contraire, alors que, comme son premier ministre, il aurait pu survendre pour soutenir Gaudin.</p>
<p>Guérini a raison dans son intuition d'animal politique, cela en est presque navrant pour Marseille... C'est à dire sa chute acceptée... Ce qui pouvait faire émerger la Cité phocéenne économiquement n'aura pas lieu selon-nous pour cause de quelques minutes gagnées entre le Nord et le Sud de l'Europe, c'est à dire quelques millions économisés. Paris-Nice, Barcelone-Gènes, ne passera donc pas par Marseille. C'est ainsi...</p>
<p>On reconnait le bon sens du concurrent Guérini d'aller voir, au lendemain de son élection à la la mairie de Marseille, le Président pour réclamer les 52 millions promis à l'arrachée par le Président de la République à son pourtant ingrat candidat Gaudin, qui n'y croit pas plus que nous... Nous serons néanmoins très vigilants sur ces effets d'annonce dont l'ex-RPR fut friand et, devenu UMP, toujours dans la norme. Il nous avait semblé que les méthodes chiraquiennes avaient fait long feu. Il nous avait semblé que le candidat Sarkozy, l'avait compris au point de proposer une rupture. Rien de tel, sauf qu'il s'agit du président, de quoi être très, très attentif. Nous savons le résultat, nous saurons le réclamer, le cas échéant... bref sommes-nous heureux de ce mensonge perpétuel ? Non, assurément !</p>
<p>Notre seule entrée mondiale sera donc maritime, mais il se trouve que Gaudin la brade aux croisiéristes, sans structuration économique, là aussi, cause perdue... Pas de quoi attirer Microsoft ou le siège mondial de L'Oréal. On les comprends...</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/lettre-sarkozy-1.pdf" target="_blank">Lette du Président de la République</a></p>
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<title><![CDATA[Offensive de Bertrand Delanoë dans les médias]]></title>
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<pubDate>Fri, 23 May 2008 15:34:58 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[Bertrand Delanoë sera l’invité :
-TF1, journal de 20h : vendredi 23 mai 2008
-Europe 1 - TV5 Mon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Bertrand Delanoë sera l’invité :</p>
<p>-TF1, journal de 20h : vendredi 23 mai 2008<br />
-Europe 1 - TV5 Monde, le grand rendez-vous : dimanche 25 mai 2008 de 18h00 à 19h00<br />
-France 3, journal du soir à 23h : lundi 26 mai 2008<br />
-Canal + - le Grand Journal : mardi 27 mai de 19h10 à 19h<br />
-France 2 - Vivement Dimanche : dimanche 15 juin à 13h30.</p>
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<title><![CDATA[Delanoë : "de l'audace" pour une taille patron]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=20</link>
<pubDate>Fri, 23 May 2008 07:41:29 +0000</pubDate>
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<description><![CDATA[Il se défend de &#8220;toute considération tactique&#8220;, mais c&#8217;est aux représentants de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il se défend de "<em>toute considération tactique</em>", mais c'est aux représentants de la presse quotidienne régionale qu'il présente <em>De l'audace</em> (Robert Laffont) avant d'aller défendre ses réflexions sur les plateaux de télévision, puis d'entamer en juin un tour des librairies de province.</p>
<p>Il martèle ne "<em>pas avoir l'obsession du pouvoir</em>" mais ne dissimule pas non plus son appétit pour davantage d'engagement personnel. Or, Bertrand Delanoë l'avoue bien volontiers, s'engager "<em>c'est être prêt à prendre ses responsabilités</em>". Au prochain congrès, en novembre prochain, du Parti socialiste déjà. Dans la perspective, aussi, de la désignation en 2011 d'un candidat à l'élection présidentielle ?<!--more--></p>
<p><a href="http://le13avecdelanoe.files.wordpress.com/2008/05/bd-75.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-21" style="float:right;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/bd-75.jpg" alt="" width="200" height="178" /></a>Chaque chose en son temps répond, sourire en coin, le maire de Paris, devenu incontournable sur l'échiquier socialiste depuis sa brillante réélection en mars dernier. "<em>Comment connaître aujourd'hui les termes de l'équation de l'automne 201</em><em>1?</em> réplique-t-il. <em>Le PS a besoin aujourd'hui d'un Premier secrétaire qui fasse le job, d'un patron pour trois ans</em>". De "<em>clarifier son projet</em>", également, et là est le principal objet du long entretien avec Laurent Joffrin, le directeur de <em>Libération</em>, publié hier.</p>
<p>Trois cents pages au long desquelles Bertrand Delanoë, qui doit réunir demain à Paris ceux de ses camarades qui soutiennent sa démarche, revient avec lucidité sur les ambiguïtés qui hantent les socialistes depuis dix ans - <em>"la synthèse est morte, voici venu le temps des différences assumées"</em> - et définit avec force ses convictions.</p>
<p>Il s'avoue "<em>libéral</em>", ce qui suscite déjà sarcasmes à droite comme dans son propre camp. "<em>Je suis totalement libéral et totalement socialiste</em>", rétorque-t-il en rappelant que le libéralisme est d'abord une philosophie politique. Il revendique ses filiations, de Mendès-France à Jospin en passant par Delors et Mitterrand, "<em>des hommes d'honneur</em>", mais souligne que "<em>la gauche n'a gagné que trois élections nationales en 50ans</em>" - grâce encore à Mitterrand et Jospin - alors que les sociaux-démocrates voisins ont fait beaucoup mieux.</p>
<p>Estime enfin que la question des alliances doit être débattue sans détours: d'accord à "<em>un centre-gauche</em>" mais laisser penser, comme le fait le MoDem de François Bayrou, "<em>qu'une offre politique puisse à la fois se situer à droite et à gauche est une forme de mensonge</em>". Le Delanoë taille patron est désormais en action, cela le fait aucun doute. "<em>Si ce livre fait du bruit, j'en serais ravi ! Moi, j'apporte mes idées</em>" : une réponse à ceux qui disent préférer un débat de fond à une nouvelle "guerre des chefs" avec Ségolène Royal.</p>
<p>Il a d'ailleurs promis qu'il enverrait son livre à Gérard Collomb, le maire de Lyon, et à Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône...</p>
<p>Article paru dans La Provence - vendredi 23 mai 2008 par <span class="signature">Michel-Philippe Baret</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Extraits du livre de Bertrand Delanoë, De l'audace.]]></title>
<link>http://le13avecdelanoe.wordpress.com/?p=16</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 23:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>le13avecdelanoe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nous vous proposons des extraits du livre de Bertrand Delanoë, sous forme d&#8217;entretiens avec L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><a href="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/de-laudace.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-17" style="float:left;" src="http://le13avecdelanoe.wordpress.com/files/2008/05/de-laudace.jpg" alt="De l\'audace, par Bertrand Delanoë" width="200" height="319" /></a>Nous vous proposons des extraits du livre de Bertrand Delanoë, sous forme d'entretiens avec Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction du quotidien Libération. Bertrand Delanoë dessine les contours d'une gauche réconciliée avec son temps et plaide pour un PS qui soit enfin "un parti de manager". Il dit aussi ses craintes sur Sarkozy et ses doutes sur la grande rivale, Ségolène Royal, sa passion pour l'écologie et sa vision d'une France fidèle à son passé.</p>
<div><strong><span style="text-decoration:underline;">Extrait 1</span></strong></div>
<div><strong>Pourquoi je suis libéral….</strong></div>
<p><strong><span>Socialiste et social-démocrate, c’est donc pareil, maintenant ?</span></strong></p>
<p><span>Pour moi, ça l’a toujours été. Le mot n’était pas employé de la même manière parce qu’il y avait une réalité que les socialistes français n’ont jamais pu atteindre. Premièrement, le parti de masse qui caractérise le système social-démocrate et, deuxièmement, le rapport aux syndicats. Dans toutes les social-démocraties, il y a d’abord adhésion massive au parti ou au syndicat, puis il y a une relation contractuelle entre le parti progressiste et l’organisation des salariés. Cela manquera toujours en France. Si on regarde l’expérience espagnole, aussi bien celle de Felipe Gonzalez que celle de José Luis Zapatero, même quand il y a eu conflit avec les syndicats, il y a toujours eu partenariat.</span><!--more--></p>
<div><strong>Tenez vous un discours social-libéral ?</strong></div>
<p>Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique,  au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été "libérale". C’est d’autant plus absurde – et croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver.  Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même : j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que, collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée. Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme : "(...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits." Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste.</p>
<div><strong><span style="text-decoration:underline;">Extrait 1 (suite)…</span></strong></div>
<div><strong>Et pourquoi Sarko ne l’est pas ?</strong></div>
<p>Sarkozy entrave les libertés individuelles, et il ignore les libertés collectives. Qu’est-ce que l’amendement sur les tests ADN, sinon une restriction imposée à la plus élémentaire des libertés : celle d’exister autrement que par sa naissance, celle de ne pas se définir par son code génétique ? Qu’est-ce que cette pratique politique, faite d’arrogance et d’égotisme ? M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c’est le contraire. Le libéralisme, c’est la tolérance devant les démarches individuelles, c’est une certaine forme d’indifférence bienveillante de la collectivité devant la singularité des choix de chacun, c’est la mise à l’épreuve de la plus belle des vertus – la modération dans l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit. Mais je vais plus loin : Nicolas Sarkozy est antilibéral dans bien des domaines. Prenez par exemple la loi sur la rétention de sûreté. Elle piétine en vérité l’un des principes de notre système judiciaire, la responsabilité pénale. Comme l’a souligné Robert Badinter, on quitte la réalité des faits (le crime commis) pour la virtualité d’une hypothèse. Faut-il ignorer la dangerosité potentielle de ces personnes ? Non, évidemment. Mais il existe des systèmes de contrôle rendus de plus en plus exigeants au fil des années, qui permettent à la fois à la société de placer l’individu sous surveillance tout en lui reconnaissant le droit à la réinsertion, dès lors qu’il a accompli sa peine.</p>
<div><strong><span style="text-decoration:underline;">Extrait 2</span></strong></div>
<p>