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	<title>gaudiniste &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/gaudiniste/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "gaudiniste"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 06:05:11 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[LCM : l'un des derniers bastions indépendants de la presse marseillaise tombe dans l'escarcelle des proches de Jean-Claude Gaudin]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=222</link>
<pubDate>Wed, 16 Apr 2008 21:43:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais. On est à l&#8217;heure de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/lcm_logo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-224" style="border:1px solid black;float:left;margin:12px;" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/lcm_logo.jpg" alt="" width="184" height="184" /></a><strong>Ça continue de tanguer ferme dans le marigot journalistique marseillais</strong>. On est à l'heure des règlements de compte. Si, officiellement, Jean-Claude Gaudin joue la politique de la main tendue avec son opposition, forcé par une très courte majorité (51 élus pour 49 à Jean-Noël Guérini et 1 élu FN), force est de constater que sous le boisseau, la main est ferme, elle se resserre même. Durant la campagne, nous avions fortement insisté sur <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/02/05/municipales-2008-marseille-la-presse-marseillaise-muselee-a-l%e2%80%99heure-du-non-debat-acrobatique-selon-stephane-menu/" target="_blank">les dérives et le contrôle de la presse locale</a> par des proches de l'Hôtel de ville. Il y a une quinzaine de jours encore, nous abordions déjà <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">des mouvements à <em>La Provence</em></a> avec le départ de nombreux journalistes profitant de la clause de conscience et de cession.</p>
<p>Cette fois-ci c'est la jeune chaîne de télé marseillaise, L.C.M., qui est reprise en main manu militari, estimée trop proche de Guérini pendant la campagne. Lors de la réunion de son Conseil d'administration qui s'est tenue aujourd'hui, c'est la direction de la chaine locale qui est dans la tourmente. Et, pour l'occasion, les proches du Maire UMP de Marseille ont décidé de faire le ménage. Il faut dire que ladite chaîne est détenue à 35% par la Caisse d'Epargne Provence-Alpes Corse, 10% par la Caisse nationale d'Epargne, dont l'ancien président n'est autre que Charles Milhaud, un proche de Jean-Claude Gaudin, élu sur ses listes dans le 5e secteur et fraîchement nommé Délégué aux relations économiques internationales... Reste aussi 15 % à <em>La Provence</em> du Groupe Hersant dans le capital de L.C.M., la messe est dite !</p>
<p>Ainsi donc, Pierre Boucaud est débarqué sans ménagement, malgré ses relations privilégiées avec le fils Lagardère.</p>
<p>Hervé Schlosser, directeur général de TéléToulouse et actuel directeur adjoint de LCM a été un temps envisagé pour le remplacer. Plus simple et plus efficace, dans la grande famille de mes soutiens : je demande un ami qui m'a soutenu durant la campagne électorale, je demande le plus populaire, je demande le plus fidèle, je demande un ancien élève de la rue des Bons-Garçons... C'est votre dernier mot ? Allez, le préféré des ménagères de moins de 50 ans sur TF1 ?  Jean-Pierre Foucault lui même, qui de président devient Président Directeur-Général !</p>
<p>L'actuel directeur de l'information et des programmes, Donat Vidal-Revel, deviendrait directeur général délégué.</p>
<p>Ce jeudi matin, le nouveau P D-G doit rencontrer la rédaction, mais l'annonce de ses changements a<br />
provoqué une certaine effervescence chez les jeunes journalistes de la rédaction en fin d'après-midi.</p>
<p>Par ailleurs, on peut noter que la vidéo de soutien que Jean-Pierre Foucault a enregistré durant la campagne électorale pour soutenir Jean-Claude Gaudin a été judicieusement et soigneusement supprimé de Dailymotion. La preuve :</p>
<p><a href="http://marseilleunautreregard.files.wordpress.com/2008/04/dailymotion-foucault.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-223" src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/dailymotion-foucault.jpg?w=400" alt="" width="400" height="310" /></a></p>
<p>Vous pouvez aussi <a href="http://www.lepost.fr/video/2008/02/25/1103751_jean-pierre-foucault-gaudin-n-a-qu-un-seul-moteur-c-est-marseille.html" target="_blank">cliquer sur ce lien</a>.</p>
<p>Faisons donc les comptes : Guy Philip, ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de La <em>Provence</em>, <em>Nice </em>et <em>Var-Matin</em>, entre autres. Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <em>La Provence</em>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/04/03/la-gauche-a-marseille-apres-les-municipales-de-2008-oui-il-y-a-une-vie-apres-la-defaite/" target="_blank">(lire l'article)</a>.</p>
<p><em>Marseille l’Hebdo</em> , qui est dans le collimateur de l’Hôtel de Ville sera assurément la prochaine cible. On parle de le transformer en supplément féminin de <em>La Provence</em>, manière de vérouiller ses journalistes trop politiquement indépendants.</p>
<p><em>L.C.M.</em> qui vient de tomber dans l'escarcelle des proches et fidèles de Jean-Claude Gaudin.</p>
<p><em>France 3 Mediterranée</em>, qui a reçu pendant la campagne une mise en demeure du CSA, après avoir diffusé un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini et organisé un débat, sur l'insistance du maire UMP sortant, dont le tirage au sort de l'ordre de passage des candidats était si secret que jean-Noël Guérini à quitté le plateau avant même la prise d'antenne...</p>
<p>Le compte est bon ! Hormis <em>La Marseillaise</em>, la quasi totalité de la presse locale est donc passée presque officiellement sous la férule de l'Hôtel de ville. Et dire que la Presse écrite est, dit-on, dans un piteux état, perdant chaque jour un peu plus de lecteurs, l'information sur Internet a de beaux jours devant elle...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La gauche à Marseille après les municipales de 2008. Oui, il y a une vie après la défaite.]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=220</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 10:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
<guid>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=220</guid>
<description><![CDATA[Les faits sont têtus, disait l’autre. Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" title="bulletins-de-vote.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/04/bulletins-de-vote.jpg" alt="bulletins-de-vote.jpg" align="left" border="1" height="286" hspace="12" vspace="12" width="237" /></a><b>Les faits sont têtus, disait l’autre. </b>Concédons lui alors le mot et appelons un chat un chat : le 16 mars, malgré un score inespéré il y a six mois, la gauche marseillaise a été défaite.</p>
<p>Qu’un secteur bascule, avec un score bien plus maigre que ne laissaient espérer les chiffres du premier tour, ne change rien à l’affaire. Quatre a quatre, cela ne fait pas un match nul, car au Conseil municipal, il y a bien 51 élus de droite et 49 de gauche.</p>
<p>Ceux qui souhaitaient –le mot est faible—tourner la page Gaudin en seront pour leurs espoirs déçus. Alors, au moment où l’on s’aperçoit que la vague est venue mourir à quelques encablures du succès, revenons un peu sur ce qui s’est passé. Déjà, les commentateurs zélés posent leurs caméras vers d’autres horizons, zappant la bataille de Marseille.</p>
<p>Bonjour tristesse journalistique ! On célèbre le joli mois de mai avec des semaines d’avance, on s’extasie devant Sainte Carla qui ressuscite le petit Nicolas, on joue le congrès P.S. avant même qu’il n’ait commencé, on découvre la crise bancaire et les déficits pour ne pas parler pouvoir d’achat… Le train–train, quoi…</p>
<p><b> Presse locale : vous avez dit routine ?</b><br />
Pendant ce temps là, 41 journalistes ont décidé de quitter <i>La Provence</i>, profitant de cette merveille qu’est la clause de cession. Et le chiffre pourrait encore augmenter…</p>
<p>Dans le même temps, un certain Guy Philip, ancien dir-com’ de Jean Claude Gaudin à la Région et à la Ville, est confirmé comme directeur général du Groupe Hersant Media dans le sud, nouveau propriétaire de ladite <i>Provence</i>, <i>Nice </i>et <i>Var-Matin</i>, entre autres. Vous avez dit influence ? Non, routine, répond l’écho…</p>
<p>Et un certain Hedi Dahmani, directeur des rédactions marseillaises de <i>La Provence</i>, fier d’avoir permis au directeur de la Société des Eaux, fervent supporter du maire U.M.P. de jouer les rédacteurs en chef d’un jour se prend à rêver. Ce rescapé de la presse people mais aussi compagnon d’infortune de Michel Butel, qui lança, naguère, « <i>L’autre journal</i> » où Marguerite Duras faisait des gammes, se fait fort, grâce à ses relations parisiennes, d’avoir de vraies pointures pour endosser le costume de red’ chef occasionnel. Ainsi, il pensait inviter Jean–Claude Izzo. Silence de mort parmi les journalistes. Il est vrai qu’au moment où Izzo s’en est allé, Dahmani ne savait peut-être pas réellement où était Marseille.</p>
<p>Autre sujet d’affrontement à venir, dans la petite cour locale du journalisme, attendons de voir comment les fiers à bras qui entourent le maire de Marseille réagiront face à la petite chaîne Marseille, <i>L.C.M.</i>, accusée d’avoir roulé contre le pouvoir local.</p>
<p>La question se posera aussi pour « <i>Marseille l’Hebdo</i> », qui n’est pas réellement en odeur de sainteté à l’Hôtel de Ville. L’astuce sera de dire qu’il faut renforcer le journal en lui donnant un orientation plus féminine… C’est du moins ce que suggère le PDG pour forcer une nouvelle vision…</p>
<p>Et hop… ! <i>France 3 Mediterranée</i>, qui a eu l’insigne privilège de recevoir une mise en demeure du CSA, après la diffusion d’un reportage injurieux sur Jean-Noël Guérini n’aura pas ce genre de souci… Vous avez dit routine, commentera l’observateur pressé d’un univers médiatique fatigué… Non, influence, répond l’écho…</p>
<p><b> Questions en vrac</b><br />
Il est temps de tourner d’autres pages. Celle de cet autre regard, par exemple. Qui a quand même laissé glissé trop d’encre affective au cours des derniers mois. Marseille, cap 2014, c’est l’objectif. Il faut néanmoins revenir sur certains détails du scénario qui s’achève en ce mois de mars 2008.</p>
<p>Tout n’a quand même pas été parfait dans la « belle campagne » de la gauche. De coup en coup, la machine a avancé.</p>
<p>Ce n’était pas que du bluff. La preuve ? La gauche est majoritaire dans huit arrondissements (1er, 2e, 3e, 5e, 11e, 13e, 14e, 15e).  Avec des scores allant de 50,51 dans le 5e, fatal à la victoire du champion de la gauche, à 60% dans le 1er. On pourrait ajouter dans le paquet cadeau de la défaite le 15e, où l’élection de Samia Ghali le 9 mars, laisse une gauche rassemblée à 49,74% des voix. Comptez ! Avec ça, à Lyon ou Paris, sans secteurs mais  avec les seuls arrondissements, la gauche l’aurait emporté. Sacré Pasqua ! Il reste le maître du découpage électoral sur mesure…</p>
<p>Dessinez une carte, et vous verrez là une ville coupée en deux, avec ses poches de pauvreté, ses lambeaux de mémoire ouvrière, ses zones d’influence socialiste et ses beaux quartiers, fiefs des jupes plissées et des costards qui tombent à la perfection.</p>
<p>Car il faut aussi regarder autre chose dans cet ébahissement qui a saisi certains hommes et femmes de gauche au terme de six mois de campagne…</p>
<p>Le piteux 33% (Franceschi plus Bennahmias) dans le 8e, avec une extrême gauche à 5,54%. Le piètre 39,91% du 12e, tombé à droite pour une poignée de voix en 1995 et désormais bastion de l’U.M.P. Robert Assante.</p>
<p>Ou encore l’inexplicable 53,10% de la droite dans le 4e ? Enfin, inexplicable… Façon de parler. Sans doute trop facilement compréhensible, le truc… Des quartiers dont Bruno Gilles a fait son pré carré et où les élus de gauche n’ont visiblement pas assez fait montre de leur présence depuis des décennies.</p>
<p>La remarque vaut aussi pour le 10e, où la droite est à 54% ! Fermons les yeux d’effroi face aux 62% de Teissier dans le 9e, pour maudire ceux qui, au P.S., jouent depuis des années avec les candidats et désespèrent les électeurs. Hier, un neveu de Charles-Emile Loo, un jour une femme, le lendemain, une femme verte, le surlendemain, une candidate de la diversité, pour arriver, en bout de course, à l'ex-tête de liste de 2001… Quelle audace ! Quelle imagination ! Quel gâchis !</p>
<p>Ensuite, additionnez les talents de conseillers généraux brillamment élus en 2004. Ecochard, Olmeta, Zeitoun, Rouzaud, Carlotti… Et cela vous offre une mairie à la droite dans les 4/5...Vous avez dit bizarre ? Qu’ils nous rassurent, qu’ils usent leurs semelles, pas seulement lors des rituelles campagnes électorales. Qu’ils nous prouvent que la présence sur le terrain, l’écoute, le dialogue, c’est eux, rien qu’eux, nul autre qu’eux…</p>
<p>Il faudra aussi que la gauche, qui s’est démenée en agitant beaucoup d’idées et en agitant les symboles – un intello à Euromed, que c’est audacieux ! Une beurette 1ere adjointe, que c’est gonflé ! -, mais l’agitation est-elle une politique ? C’est en ayant prise sur le réel, au quotidien, que l’on fait bouger les choses. Pas en distribuant des images pieuses pour le bon peuple laïc. Il veut qu’on lui parle, qu’on lui dise, qu’on l’entende ! Car ces élus, qui sont de bons gestionnaires, cumulent sûrement trop les mandats et oublient un peu, souvent, qu’ils sont la grâce de la volonté du peuple, et qu’il est facile, même ingrat, que l’usage du bulletin les congédie à la moindre contrariété.</p>
<p>D’accord, tout cela a fait bouger les lignes. C’est bien. Qu’en restera-t-il une fois les promesses d’un introuvable printemps laminées par le temps qui passe ?</p>
<p>Il y a une vie après le défaite.<br />
Il y a même un espoir.<br />
Jean-Noël Guérini a eu l’immense mérite de le faire vivre.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Gaudin est maire, Guérini en embuscade ou en premier ministre ? Le centre renaîtra-t-il à Marseille?]]></title>
<link>http://marseilleunautreregard.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 01:58:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l&#8217;électi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" title="guerini-gaudin.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/guerini-gaudin.jpg" alt="guerini-gaudin.jpg" align="left" border="1" height="192" hspace="12" vspace="12" width="349" /></a><b></b></p>
<p><b>Elle était touchante cette cérémonie démocratique et protocolaire du 3e tour de l'élection municipale de Marseille.</b> Il y avait comme une intensité, une émotion visible dans tous les regards, dans les postures, presque romanesque. Une volonté de vouloir bien faire, de tamiser les risques de mauvaises surprises, de vivre honnêtement l'humilité et surtout, de prendre, quel que soit le camp politique où l'on se situât, conscience de la réalité du scrutin, la vérité des urnes.</p>
<p>Rarement le comptage des bulletins devant élire le premier magistrat de la ville, à été suivi avec autant d'attention, comme si l'impossible pouvait encore se produire. De part et d'autre, l'égrenage des bulletins, a fait retenir son souffle à l'assemblée... 47, 48, 49, 50, 51, c'est fait, Jean-Claude Gaudin est élu ! On sentait comme un "ouf" de soulagement collectif, comme si, jusqu'au dernier moment, cette victoire à l'arraché devait pouvoir être remise en cause par le secret des votes de ses amis politiques... Le maire sortant, étrangement ratatiné, se grandi spontanément, il sut désormais, qu'une charge énorme lui incombait et qu'elle était plus difficile que jamais. "Ah !!!" entendait-on dans l'hémicycle Bargemon.<br />
<b><br />
Voir et comprendre, réaliser en somme...</b><br />
47,48,49, Jean-Noël Guérini, fraîchement réélu la veille à la présidence du très riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, réalisait qu'il n'y aurait pas, pour lui, de 50, et encore moins de 51. La lenteur du dépouillement fit subitement comprendre à celui qui a obtenu le meilleur score des progressistes marseillais depuis 25 ans, qu'il ne serait pas, au final de cette incroyable aventure, maire de Marseille. Il y eut, en ce moment, comme une réalité psychologique qui s'imposât. Une réalité dont, à la seconde, loin du tumulte d'une campagne qui fut l'une des plus longues de l'histoire de Marseille, le candidat de gauche discernait l'impitoyable couperet. Sans nul doute il sut qu'il s'était imposé comme le leader de l'opposition, il comprit qu'il était devenu incontournable et que rien ne pourrait se faire sans lui désormais. Après avoir bien épluché tous les résultats, les sondages, les études prospectives, les zooms qualitatifs... Il se convint du succès et du travail réalisé : réunir la gauche, ouvrir au centre, mobiliser les baronnies et séduire au-delà de ses frontières naturelles.</p>
<p>Tout le monde reconnaît l'excellence de sa campagne, aux premiers rangs desquels les plus fidèles UMP. Il a tenu sur la longueur, et son programme travaillé et chiffré sera, sans nul doute, repris en grande partie par Jean-Claude Gaudin, une aubaine pour le vieux cacique, dans le plus grand intérêt des Marseillais. Pour autant, on sent dans le regard de cet affectif, de ce catholique pratiquant, une prise de conscience, celui de la non victoire. Le début d'un vrai deuil. Lorsque le maire enfile l'écharpe républicaine, l'homme réalise soudainement qu'il est encore assis. Sûrement douloureux.</p>
<p><b>Les affres des derniers jours de campagne pour Guérini</b><br />
Les derniers jours de la campagne ont été affreux pour les candidats, en particulier pour Guérini qui avoue en avoir été blessé. <a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/2008/03/19/guerini-elu-gaudin-inquiete-quelle-majorite-de-paille-ou-de-faiblesse/" target="_blank">Rien ne lui aura été épargné</a>, les tracts diffamatoires sur son nom (jouant de l'homonymie avec le chef de la pègre des années 40 et 50, nous avons même lu l'un d'entre eux qui prétendait que c'était son frère ! Sauf que lui-même est né en 1951...), les libelles en arabe distribués par grandes eaux dans les boîtes aux lettres sur la religion juive de sa femme et son opposition à la construction de la grande Mosquée de Marseille dans les quartiers musulmans ou supposés l'être (ce qui est faux, naturellement, il en est même l'un des principaux défenseurs), la manipulation de la presse notamment <i>France 3 Méditerranée</i> laissant filer, 3 jours avant le 2e tour, un reportage vidéo-trottoir l'accusant de toutes les bassesses avec mise en demeure tardive, c'est à dire après l'élection, du CSA (l'instance de régulation nationale de la presse audio-visuelle affirmant "qu'il ne fallait plus recommencer !"), l'incroyable parti pris en début de campagne du quotidien régional, fraîchement racheté par le groupe Hersant, <i>La Provence</i>. Les incroyables inscrits Varois dans le secteur éligible de  Guérini, qui laissent toujours songeur sur la propreté électorale qui ne sont pas sans rappeler, si elle sont avérées, les funestes méthodes du RPR pour emporter les "guerres" électorales avec des personnes aussi affables et peu amènes qu'un Charles Pasqua, expert peu regardant, dont les leçons font encore mouche semble-t-il. Les Giscardiens se souviennent encore des 13 millions de francs permettant d'éditer avec l'appui sans condition d'un Pierre Joxe socialiste, alors en charge de l'élection de François Mitterand, négocié dans une sombre cave du quartier latin parisien, du tract anti-giscardien, "Le petit télégraphiste de Moscou". Quand aux supposés diamants... Infamants et stupides ! Un bon deal RPR-PS ! Dieu merci l'histoire sait faire naître la vérité, une bonne leçon. Tout se sait un jour et la vérité triomphe toujours... Malheureusement toujours trop tard, les historiens sont impitoyables de vérité, 20 ans trop tard, on ne saurait les en blâmer... Mais à l'aune de l'actualité électorale de Marseille, tout fait viande à nouveau et, en l'occurrence, assaisonnée à la morale "allégée"...</p>
<p><b>Un consensus salutaire, réel ?</b><br />
Pour autant, le plus admirable de cette cérémonie fut l'envie de bien faire, réelle ou supposée, contrainte ou naturelle. Hormis les saillies inaudibles, violentes et hors de propos d'un Patrick Mennucci rongeant son frein, Jean-Claude Gaudin, en fin politique, sait qu'il ne pourra rien faire sans Guérini, le vrai patron de l'opposition. D'abord parce qu'il connait l'état financier de sa ville, exsangue, ensuite  parce que son opposant est le président du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône, et qu'enfin, selon lui, les Marseillais se sont reconnus dans nombre de propositions de son adversaire. Il tend donc la main, après avoir accordé tous les bureaux et les moyens à son opposition, gage de bonne volonté (information à vérifier dans quelques semaines...). Il ne sera plus le patriarche, maître du micro pendant la comedia dell'arte que furent ses conseils municipaux de naguère.</p>
<p>Immédiatement, il estime que le slogan de son opposant "Faire gagner Marseille" n'est plus antinomique avec son ambition de faire "Partager la réussite de Marseille " (son slogan de campagne). Il avoue avoir "entendu pendant la campagne les attentes des Marseillais en matière de propreté, de logements, d'équipements sociaux, de qualité de vie". Son programme ne pourra se réaliser qu'en "recherchant avec l'opposition une convergence de vues". Le ton est donné, le fond de la mandature aussi.</p>
<p>Jean-Noël Guérini répond avec consensualité, à la hauteur de l'événement, en républicain démocrate. <a href="http://www.jn-guerini.fr/2008/03/21/jean-noel-guerini-il-n%e2%80%99est-pas-question-une-fois-les-elections-passees-que-les-idees-et-les-projets-que-nous-avons-defendus-rejoignent-le-cimetiere-des-reves-decus-conseil-municip/" target="_blank">Il félicite d'emblée  le nouveau maire, rappelle le nouvel état des forces, presqu'égal : 4 secteurs pour lui, contre 4 secteurs pour la majorité, et bombarde la criante conclusion : une fracture insupportable et dangereuse pour la Ville de Marseille. De fait, il souhaite une gestion de la ville plus "équilibrée", plus "juste."</a></p>
<p>Non sans répliquer aux affiches, aux propos et aux slogans lancés par le candidat Gaudin durant la campagne et qui laissaient supposer qu'aimer Marseille équivalait à voter pour lui, Guérini rétorque que l'amour de Marseille appartient à tous, y compris lui, sans qu'aucun ne puisse s'arroger l'exclusivité dudit amour, sans monopole électoraliste ou patriarcal. Il affine, manière d'inviter son collègue à suivre ses propres prescriptions, qu'il n'est pas question que les idées développées pendant sa campagne "rejoignent le cimetière des rêves déçus". Puisque Jean-Claude Gaudin a fait un pas vers lui, il en fait un aussi : "Le dialogue, l'écoute et le respect devront présider à la mise en forme et à la réalisation des projets sur lesquels nous serons amenés à travailler pour le bien des habitants."</p>
<p>Jean-Noël Guérini pense à un syndicat mixte des transports, expérimenté dans les villes qu'il affectionne et dont il sait les réussites, Lyon et Barcelone entre autres,  mais aussi pointe le "drame de la pauvreté, les retards dans certaines cités ou quartiers." Dans un discours cadre où l'on se demande qui est vraiment le maire de Marseille, il donne le cap de ce qu'il convient de faire : "l'urgence nous commande de dépasser la loi commune et de mettre en place les outils qui favoriseront une marche en avant profitable à chacun."</p>
<p><b>Une mandature impossible? Le centre renaîtrait-t-il à Marseille ?</b><br />
Au final, nous voilà dans une mandature impossible et pourtant, peut-être, salutaire. Celle d'une cohabitation in vivo, in concreto. Gaudin effectuant son dernier round électif, il en sortira à 74 ans, et Guérini préparant sa future élection, rêve d'enfance, à la mairie de Marseille. Les deux hommes se respectent. Ils vouent à Marseille le même culte, la même passion, ils sont de quartiers différents, Guérini pour le populaire quartier du Panier, celui qui a su intégrer toutes les migrations, Gaudin, pour sa mairie de Bagatelle et Mazargue, les quartiers riches et bien pourvus. Ils ne sortent pas de grandes écoles, ils se sont construits par passion, pour et par eux-mêmes. Les deux gouvernent au centre, ils sont rassembleurs. Démocrate chrétien ou social démocrate, les étiquettes peuvent être facilement collées à l'un ou l'autre. Une différence qui, en France, parait ténue, pour ne pas dire inexistante, il sera intéressant de voir ce que produira cette cohabitation...</p>
<p>Rêvons... Et si Marseille devenait le terrain expérimental de la rencontre des centres, ce qu'elle a toujours été, historiquement. Gaston Defferre, soutenu par De Gaulle pour asseoir l'anti-communisme en 1946, Vigouroux qui n'a rien fait d'autre avec le talent qu'on lui reconnaît un peu tardivement (Euromed, les lieux culturels mais surtout, "Marseille espérance", là où se retrouve tous les chefs religieux pour parler, réfléchir et proposer ensemble. Un sas de décompression génial en période de supposée guerre de religions). Gaudin, qui ne cesse d'affirmer qu'il provient de cette famille centriste (il est pourtant le vice-président du parti présidentiel et, semble-t-il, reconduit dans ses fonctions), par conséquent que sa culture est de tendre la main à un Guérini dont les gènes sont naturellement réalistes voire pragmatiques.</p>
<p>Est-ce que Marseille, une fois de plus, ne pourrait réaliser le rêve national, le pari fou et si sensé de Bayrou? Sûrement moins précis dans les concepts, sûrement plus juste dans le vivre ensemble. Creusons un peu la réflexion. Si à Marseille on gouverne sans drapeau, sans bannière, rouge, rose, orange ou bleue, le seul souci politique proviendra seulement du prochain congrès national du Parti socialiste. C'est là où le positionnement de Jean-Noël Guérini sera forcément majeur. Lui, le leader incontesté de la fédération du PS 13, dirigée par son fidèle Eugène Caselli . C'est de là que nous comprendrons la ligne à discerner au-delà de la phase, forcément centrale et rassembleuse, du moment.</p>
<p>Ségolène Royal et sa volonté de rapprochement avec le Modem, Bertrand Delanoë, lui aussi partisan d'un recentrage socialiste sans être allé au bout de ses intentions à Paris, ou la cohorte des rénovateurs ? François Hollande à raison de jouer la durée et le respect du calendrier, on verra à l'automne...</p>
<p>Guérini prétend qu'il n'est marié à personne, il a imposé un inter-groupe (PS-Verts-MoDem-Pcf-société civile) à la mairie, dont il sera le patron, mais son directeur de campagne, le très ségoliniste Patrick Mennucci, veille au grain...</p>
<p>Guérini devra trancher à l'automne, le Sénat ou le leadership municipal de l'opposition? Un seul bouillonne d'impatience, le nouveau maire du 1er et du 7e arrondissement, Patrick Mennucci en personne...</p>
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<title><![CDATA[Municipales et cantonales à Marseille : Guérini élu, Gaudin fébrile... Quelle majorité, de paille ou de faiblesse ?]]></title>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 21:57:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>gregdixit</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au lendemain des élections locales, qu&#8217;elles soient municipales ou cantonales, les états-maj]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" title="550.jpg"><img src="http://marseilleunautreregard.wordpress.com/files/2008/03/550.jpg" alt="550.jpg" align="left" border="1" height="242" hspace="12" vspace="12" width="322" /></a><b>Au lendemain des élections locales, qu'elles soient municipales ou cantonales, les états-majors s'agitent pour respecter ou infirmer les promesses données aux uns et aux autres durant les campagnes.</b> Le nombre de postes ou de sièges n'étant pas extensible à l'infini, contrairement aux engagements de campagne... Il y aura forcément des heureux et des déçus qui dénonceront avec force trémolos dans la voix la trahison de dernière minute, souvent à juste titre, c'est la loi du genre. Le calendrier, quant à lui, s'accélère et les négociations vont bon train pour tirer ça au clair. L'expérience humaine est souvent douloureuse dans ces moments de vérité ou l'hypocrisie formatée des campagnes de rassemblement doit laisser place au pragmatisme solitaire de la nouvelle configuration du temps, des lieux et des personnes... Avec ses nouveaux rapports de force que l'on soit majoritaire ou non.</p>
<p><b> Guérini élu d'office au Département</b><br />
Tentons d'y voir plus clair. Demain, selon la législation (premier jeudi après l'élection cantonale), le Conseil général des Bouches-du-Rhône doit élire son nouveau président avec des règles protocolaires très strictes. Jean-Noël Guérini, le presque gagnant des élections municipales de Marseille, tant sa campagne est admirée désormais jusque dans les rangs mêmes de l'UMP, parti que l'on a connu moins humble durant la campagne, a peu de souci à se faire, sa majorité est renforcée et son positionnement de leader de gauche "ouvert" et "rassembleur" ne fait désormais plus l'ombre d'un doute. Sur les 57 élus que comptent le département, 31 sont socialistes, 2 sont divers gauche, 6 sont communistes et seulement 17 sont UMP et 1 sans étiquette. Pour autant, il sera intéressant de voir comment ledit patron va répartir les pouvoirs des vice-présidences et des délégations selon la nouvelle carte électorale du département, le tout en ligne et en direct sur le<a href="http://www.cg13.fr/tele_election.html" target="_blank"> www.cg13.fr</a> paraît-il. Jean-Noël Guérini a su surprendre pendant sa campagne contre Jean-Claude Gaudin, nul doute qu'il aura encore "400 mètres d'avance" sur ce coup-là.</p>
<p><b> Gaudin et sa majorité de paille</b><br />
Vendredi matin aura lieu le premier conseil municipal de Marseille. Et là, les choses risquent de ne pas être aussi limpides qu'au Département. Pourquoi ? D'abord les chiffres :  49 élus de l'opposition guériniste pour 51 de la majorité gaudiniste et un élu du front National qui risque d'être souvent bien utile à l'édile marseillais, en route pour son troisième mandat. Il en a l'habitude puisque, élu à la présidence du conseil régional Paca naguère , il gouvernât avec l'extrême droite sans trop se sentir géné. Plus encore, il soutint avant même d'être candidat lui-même, contre son camp, Daniel Simonpiéri à Marignane. Ledit Simonpiéri étant un élu Front national pendant plus de 30 ans puis MNR, un court instant, avant de devenir le pourfendeur des causes pieds noirs peu affables. C'est l'homme de la statuaire immonde au regard de la relecture partisane et peu acceptable de l'histoire de la guerre en Algérie et de la paix en Méditerranée. Dieu merci laminé aux dernières élections, Gaudin ne lui aura servi de rien, et le soutien de Muselier et de l'UMP à son concurrent a été bien plus bénéfique que cette amitié gaudiniste incompréhensible...</p>
<p>Ainsi, la majorité du très habile maire de Marseille, en termes d'expressions pagnolesques quand il s'agit de charmer, est très loin d'être soudée. S'il semble acquis que le premier adjoint d'alors, autant dire Renaud Muselier, ne fait plus parti du jeu, calmé par une présidence probable à la Communauté urbaine (MPM) et un refus très abusif en termes de communication, selon la presse locale qui ne se lasse pas de cirer les pompes sans vérifier ses informations, d'entrer au gouvernement.</p>
<p><b>Premier adjoint : Blum ou Teissier  ?</b><br />
Bref, la lutte est quasiment ouverte entre Roland Blum et Guy Teissier pour le poste de premier adjoint. Si Blum semble tenir la corde, il est en effet bien plus fidèle à Gaudin que ne l'est Teissier, plus frondeur en ancien militaire qu'il est. Néanmoins, ce dernier est celui qui a apporté le plus d'élus à Gaudin, reconnu comme étant l'un des meilleurs parlementaires et fraîchement réélu à la présidence de la commission "défense" de l'Assemblée nationale.</p>
<p>Les dernières informations semblent vouloir nous convaincre que le prochain remaniement ministériel, autrement dit, après la présidence française de l'Union européenne, verrait l'entrée d'un Marseillais de l'envergure d'un Teissier, d'un bon oeil. Pour l'heure on répond à l'Élysée, sans trop maîtriser la langue de bois, que le choix s'est fait sur les meilleurs et que les candidats du pauvre Gaudin, que l'on tient peu en estime, "ne sont pas à niveau...". Teissier, intelligent mais trop à droite, mal à propos dans une politique d'ouverture désormais claire au centre voire à gauche, Muselier ? "trop con", "on le nourrit d'espoir, il a l' Union méditerranéenne, il n'en fera rien, on le regrette déjà... Honnêtement quelle enclume !"</p>
<p>Gaudin est fort mari de la situation, il souhaitait de tout cœur voir son principal concurrent interne catapulté à Paris, pour organiser ses affaires entre ses vrais et ses moins vrais amis locaux. Il a l'habitude, il sait faire, sauf qu'aujourd'hui, il suffit à Guérini de convaincre un seul des siens pour voir capoter ses projets municipaux. Sauf que le projet municipal du maire sortant à été ficelé à l'arraché, sûr qu'il était de sa victoire jusqu'à la mi-janvier, et surpris par la qualité de la campagne de son concurrent et de sa montée inexorable dans les sondages le donnant même gagnant contre lui, il n'a pas pris le temps nécessaire pour boucler son affaire. Le voilà seul devant ses formules d'agences de communication, 21 idées pour le XXIème siècle ! La formule l'a emporté mais quoi derrière? Nous le verrons, pour le meilleur ou pour le pire...</p>
<p><b> UMP : une campagne fort peu morale !</b><br />
Poussé, il est vrai par les instances nationales de l'UMP et surtout par l'Élysée. Il devait l'emporter coûte que coûte, sans trop regarder la morale. Sûrement que ce catholique convaincu et convainquant aura quelques remords de vérité au moment du jugement dernier, comme nous tous il est vrai. Sauf qu'il portait jusqu'alors sa bonne foi en bandoulière provençale, force bonnes formules à la bouche, de quoi déchanter désormais au regard  du contrôle de la presse locale, qu'il lui a valu les admonestations du CSA (instance indépendante de régulation de la Presse), un peu tardives, élections faites, et des attaques tous azimuts, souvent en arabe, pour pointer l'épouse d'origine juive de son concurrent et l'incroyable opposition inventée 2 jours avant le 2ème tour de Guérini sur la grande Mosquée, alors qu'il en avait été le principal instigateur en demandant de respecter les règles de la République sur la formation du clergé musulman.</p>
<p>Nous n'aborderons pas les surprenants 1880 électeurs du 4ème et 5ème arrondissements,celui dans lequel, étonnamment, Guérini était candidat, qui habitent et vivent dans le Var et qui ont fait élire Renaud Muselier, sans qu'ils n'aient jamais voté avant cette élection à Marseille. La justice donnera, dans 5 ans, son avis... La machinerie et les méthodes de l'ex RPR aura donc encore frappé à Marseille... Muselier connaît la musique non ? Pas grave, il est élu, il a débouché le champagne et bu au goulot avant même les résultats, un peu trop sûr de lui non ?</p>
<p>Nous tairons les excuses publiques imposées par le CSA au patron de France 3 Méditerranée, Patrick Gabet. Excuses charcutées sur leur site Internet de France 3, peu publiques parce que jamais diffusées sur le net contrairement aux préconisations du CSA. Ledit Gabet, candidat émérite aux honneurs impossibles, est si estimé par ses collègues, qu'il fut un candidat, hier tout juste, malheureux à la direction de l'école de journalisme et de communication de Marseille, soutenu par seulement 3 voix.</p>
<p>Les journalistes sont, somme toute, peu reconnaissants envers un collègue peu srupuleux lui-même des fondements de leur métier, autant dire, un minimum d'indépendance. Cela dit ils sont rares dans le coin, Lagardère et maintenant Hersant ayant dit ce qu'ils étaient, l'adoubement ou le RMI, on comprend le choix de nos valeureux journalistes locaux...</p>
<p>On ne peut que compatir et souhaiter la défaillance permanente voire la vigilance sans faille tant ils se sont reposés en oubliant le rôle qu'ils avaient à mener. Les journalistes devront se secouer les plumes ou se voir engloutir. Facile à dire et, une fois de plus, nous compatissons. Mais ont-ils choisis ce métier pour la villa avec femme et enfants? Il se trouve que ces nouveaux patrons de presse peu regardant, laissant l'oreillette ouverte pour le Gaudin ex-maire mais candidat déjà élu, s'est fait prendre pour un abusif suceur de pompes. C'est heureux mais pas assez selon nous. Surtout, la veille du second tour, un reportage où Guérini était traité d'escroc et de voleur, un scandale journalistique, digne d'une république bannière, mérite d'être catapulté très loin des sphères journalistiques.</p>
<p>Nous sortons des élections municipales dans la pire configuration politique possible. Nous vous fichons notre billet que le seul élu Front national fera souvent la couture entre les deux majorités presque égales. L'antithèse d'une bonne gouvernance. Exactement l'inverse de ce que proposaient les deux candidats Gaudin et Guérini. Les Marseillais ont tranchés, déchirés entre quatre secteurs populaires acquis à la gauche au Nord et les quatre secteurs de droite au Sud.</p>
<p><b> L'avenir de Marseille, on reconduit sans rien dire ?</b><br />
Précisément ce que ne devrait pas être Marseille qui avait su garder jusqu'alors son vivre ensemble, sans trop d'anicroches et qui faisait jusqu'alors, figure d'exemple mondial. Précisément la Marseille qui n'avait jamais vu poindre le moindre barbecue de voitures dans les cités, contrairement à Strasbourg et aux cités environnants Lyon ou Paris, voire Toulouse. Précisément ce qui faisait sa chance parce qu'elle se fondait sur le richesse de sa nature, qui est quasi exclusivement humaine, parce qu'elle n'avait pas su perdre le sens de la palabre et du vivre ensemble. A Marseille, ou l'on se fond humblement dans la nacelle ou on décolle ailleurs !</p>
<p>Les observateurs que nous sommes exultons, bien des choses vont se produire et nos lecteurs, nous l'espérons, nous ferons confiances, pas sûrs que les Marseillais dans leur ensemble le fassent... Honnêtement, on craint le pire, Papy Gaudin, rassurez-nous !</p>
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