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	<title>fleuve &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/fleuve/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "fleuve"</description>
	<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 08:25:27 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Tout le monde s'en va !]]></title>
<link>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=927</link>
<pubDate>Sat, 23 Aug 2008 16:05:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>M.B.</dc:creator>
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<description><![CDATA[Waaaaah&#8230; Encore un baîllement. Bon. Ça devrait être le dernier. Waaaaah&#8230; Non.
Ça y e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Waaaaah... Encore un baîllement. Bon. Ça devrait être le dernier. Waaaaah... Non.</p>
<p>Ça y est, je suis réveillé. Samedi ! J'aime le samedi, parce qu'il n'est pas suivi d'un lundi comme l'est le dimanche, ce congé boiteux où on ne peut même pas se coucher tard. Ce matin, après m'être réveillé à 11:00, j'ai constaté que je suis encore tout seul à la maison. Comme hier soir. Papa est parti à Joliette jeudi pour une sorte de congrès de je-ne-sais-quoi, alors que Maman et Annie sont parties hier à Québec pour le show de Céline Dion et prolongent leur escapade à Montmagny pour l'immense party annuel de mononc' Claude à son chalet au bord du fleuve.</p>
<p>Juste pour souligner encore plus le fait que tout le monde voyage alors que moi je me limite à un vas-et-viens entre l'hôpital et la maison, cette nuit alors que je jasais avec mes collègues Caro et Pavlov sur MSN, Louiiiiiiise Lemay elle-même, la globe-trotter, l'accoucheuse du Bénin, la grimpeuse de monts japonais, s'est connectée pour chatter en direct de... Moscou. Ben oui. Elle est allée sur le terrain pour constater l'austérité des Russes et l'inflation économique de leur capitale. Et Pavlov de lui réclamer une grosse cuiller en bois comme souvenir...</p>
<p>Bref, les gens se promènent partout. Surtout en médecine; c'est un domaine de voyageurs. Tiens par exemple, Geneviève, une des deux externes avec qui je fais mon stage de gériatrie, revient d'un voyage en Écosse. Et moi, quelles excursions ai-je faites cette année ? Montmagny pour voir mon grand-père maigrir dans un CHSLD, Saint-Vallier pour photographier un écureuil roux, faire ricocher des galets sur le Saint-Laurent et manger du fromage en grains chaud qui fait "skwic" ? Ah oui, Québec le soir du show de Paul McCartney, quand même...</p>
<p>Un jour il faudra bien que je me mette à voyager un peu plus. Sigh... Quand je serai patron.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[le pont dans les pieds]]></title>
<link>http://annierioux.wordpress.com/?p=843</link>
<pubDate>Wed, 20 Aug 2008 15:18:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Annie</dc:creator>
<guid>http://annierioux.wordpress.com/?p=843</guid>
<description><![CDATA[
(photo: le pont JacqueCartier.Mtl, par Annie)
Je suis née à Rimouski devant le fleuve, là où il]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://annierioux.files.wordpress.com/2008/08/img_0128.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-844" src="http://annierioux.wordpress.com/files/2008/08/img_0128.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">(photo: le pont JacqueCartier.Mtl, par Annie)</p>
<p style="text-align:justify;">Je suis née à Rimouski devant le fleuve, là où il s'élargit et devient une mer. Ça a eu un certain impact sur mon fonctionnement interne. Quelques fois j'exagère en disant que je suis née le cul dans le fleuve, mais c'est ainsi que je le ressens. Quand je voyage dans des pays <em>centraux</em>, régions dont chacune des frontières est terrestre, je me sens perdue. Un état au milieu des autres, par exemple, ou un pays dans un pays dans un pays sans fleuve — moi je cherche l'eau et les ''à perte de vue''. Sinon: une impression d'étouffement, le sentiment que je pourrais plus facilement perdre la tête. Quand j'habitais à Québec, il m'arrivais de prendre le traversier aller-retour pour Lévis, sur la Côte-Nord juste en face — un petit trajet de 15 minutes environ, c'est dire! — ; je ne sais pas si c'était par nostalgie ou par véritable manque, comme on souffrirait de ne pas avoir son denier fixe du jour. En y repensant, c'est pathétique, mais je crois que c'est un peu des deux: c'est comme ça, j'avais le vague à l'âme autant que j'avais le désir profond de m'injecter le fleuve dans les veines. Maintenant j'habite à Montréal, là où le fleuve est encore plus mince, et j'ai le pont dans les pieds.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Karel Logist rend hommage à son ami Jacques Izoard.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=465</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 14:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Jacques Izoard était un homme de communication, le contraire du poète dans sa tour d&#8217;]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>"Jacques Izoard était un homme de communication, le contraire du poète dans sa tour d'ivoire.</p>
<p>C'était un passeur, un animateur.</p>
<p>A Liège, il organisait avec Antaki depuis plus de trente ans la Nuit de la poésie, qui rassemblait public et poètes.</p>
<p>Dans les années 70, il avait lancé les revues Odradek et Mensuel 25.</p>
<p>Les activités de l'atelier de l'Agneau, un éditeur de poésie, recevaient aussi souvent son soutien.</p>
<p>C'était un homme facétieux, une figure populaire pétrie de bon sens et de générosité.</p>
<p>Nous allons regretter son humour pince-sans-rire, ses anecdotes et ses coups de gueule.</p>
<p>La poésie était sa compagne, sa maîtresse.</p>
<p>Enseignant il avait instauré le poème du jour comme d'autres la prière.</p>
<p>Jacques Izoard était quelqu'un qui vous téléphonait pour vous lire un poème, tard le soir, pour partager son enthousiasme.</p>
<p>Comme l'écrivait Joseph Orban, tous les poètes liégeois sont aujourd'hui orphelins.</p>
<p>Jacques Izoard était très attentif à la poésie des autres. Peut-être plus encore qu'à la sienne, dont il ne partlait pas volontiers. A ceux qui écrivaient mais aussi à tous les créateurs de son entourage, il insufflait l'envie, l'assurance pour créer davantage encore, pour oser se dépasser.</p>
<p>Il avait cette qualité de toujours encourager, de ne pointer que le meilleur chez un poète, ne fut-ce qu'un seul vers! Il avait "découvert" Eugène Savitzkaya, pour ne citer que le plus connu de tous.</p>
<p>Très attaché à sa ville, à ses lieux, à son fleuve, à ses escaliers, Jacques Izoard était un piéton de Liège. Il aimait les petites gens, les déclassés, les laissés pour compte. Il allait et venait, il écoutait tout, recueillait des histoires, des blagues entendues et vous les rapportait devant un verre de bière...</p>
<p>2006 aura été l'année de sa consécration, l'Université de Liège lui a consacré un colloque, les éditions de la Différence ont publié les deux premiers tomes de ses oeuvres. Presque 2.000 pages de poésie!</p>
<p>Christian Hubin disait à propos de Jacques Izoard :"Ce n'est pas un penseur, c'est un sourcier."</p>
<p>Il est difficile de caractériser cette poésie, sinon peut-être en en soulignant la liberté, la limpidité.</p>
<p>Personne n'écrivait comme lui. Il écrivait comme on respire.</p>
<p>Hors du temps, Jacques Izoard a inventé à son usage une syntaxe poétique. Ses poèmes sont le plus souvent concis, parfois ludiques.</p>
<p>Parmi ses thèmes de prédilection, on peut citer la langue et le corps. Il y est souvent question de la main, des doigts, du poing, de la bouche, de la peau, mais aussi de couleurs, de saisons...</p>
<p>C'est une poésie matérielle, qui se méfie des abstractions.</p>
<p>On a parlé des poèmes de Jacques comme de cailloux, mais aussi de bijoux de mots.</p>
<p>Magicien des sonorités, de la libre association, il écrivait tous les soirs un ou deux poèmes, sans exception.</p>
<p>Sa mort laisse un vide énorme.</p>
<p>C'était un homme pudique, drôle et généreux.</p>
<p>J'ai eu beaucoup de chance de le connaître et de le rencontrer souvent.</p>
<p>Beaucoup perdent un ami."</p>
<p>Le Soir 22-07-2008</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Repos sur la poutre]]></title>
<link>http://psen2.wordpress.com/?p=61</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 07:23:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Psen</dc:creator>
<guid>http://psen2.wordpress.com/?p=61</guid>
<description><![CDATA[La chaleur était lourde sur les bords de la Volga, dès le matin, j&#8217;avais ressenti le besoin ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La chaleur était lourde sur les bords de la Volga, dès le matin, j'avais ressenti le besoin de sentir la fraicheur du fleuve pour me ressourcer après l'orgie de la veille. Tous ces hommes regardant mes formes dans ma robe fourreau alors que je n'étais là que pour le plaisir d'accompagner une amie. Je me sentais presque salie de tous ces regards remplis de désir et de vodka ; je ne pouvais m'empêcher d'imaginer tous ces mâles en rut, contenant mal leurs érections dans leurs pantalons à pinces de bourgeois de province, je ne pouvais m'empêcher de les imaginer, ivres, au petit matin, se masturbant dans leurs salles de bain à l'abri du regard de leurs épouses, en pensant à mes fesses, à mes seins, à mes hanches, figurant dans leurs cerveaux embrumés des idylles et des scènes d'amour et de sexe sans espoir, me voyant nue dans leurs bras de moujiks arrivés... Comme une vague sensation d'écoeurement. Et le fleuve pour me laver de tout cela, l'eau protectrice, fraîche, douce, sur ma peau presque nue...</p>
<p><a href="http://psen2.files.wordpress.com/2008/07/volga.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-63" src="http://psen2.wordpress.com/files/2008/07/volga.jpg" alt="" width="497" height="334" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'écureuil roux de Saint-Vallier]]></title>
<link>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=734</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 00:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>M.B.</dc:creator>
<guid>http://mathieubernier.wordpress.com/?p=734</guid>
<description><![CDATA[Avant de me coucher, je ne pouvais m&#8217;empêcher de publier cette photo floue que j&#8217;ai pri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de me coucher, je ne pouvais m'empêcher de publier cette photo floue que j'ai prise avec mon cellulaire au bord du fleuve à Saint-Vallier (juste au Sud-Ouest de Montmagny), lorsque j'ai croisé un beau petit rongeur qui se promenait sur un gros tas de pierres en poussant des cris aigus.</p>
<p><a href="http://mathieubernier.files.wordpress.com/2008/07/ecureuil-roux.jpg" target="_self"><img class="aligncenter size-full wp-image-735" src="http://mathieubernier.wordpress.com/files/2008/07/ecureuil-roux.jpg" alt="" width="320" height="240" /></a></p>
<p>Comme vous pouvez le constater, c'est un écureuil roux. Il a parfaitement pris la pose pour se faire photographier, trop cool !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des réponses à vos questions!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=687</link>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 20:04:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=687</guid>
<description><![CDATA[Pour une première fois, je vais tenter de répondre de façon plus poussée à vos questions.  Bien]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pour une première fois, je vais tenter de répondre de façon plus poussée à vos questions.  Bien sûr, si vous avez des commentaires à formuler, ou des questions à poser, n'hésitez surtout pas.  Qui sait?  La réponse à votre question pourrait bien se retrouver dans un billet tout neuf!  Mais avant de commencer,...</p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/006i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-689" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/006i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><span style="color:#800080;"><em>Voici un premier entrefilet, dans la chronique "Vos impôts sont bien investis".  Le MTQ investit 2,5 millions$ sur l'A-55, et ce pour imperméabiliser les fossés d'une autoroute ouverte il y a moins de deux ans!  Je présume que le fait d'avoir des fossés imperméables ne figuraient pas sur les plans originaux de l'autoroute!  Et d'abord, c'est quoi, des fossés imperméables?  Ça n'est pas supposé recueillir de l'eau, des fossés?<br />
</em></span></p>
<p>Allons maintenant à vos questions.</p>
<p>C'est Sam, un des bons lecteurs de ce blogue, qui m'a écrit ce commentaire, il y a quelques temps.</p>
<p><span style="color:#000080;"><em>"Bonjour Richard,je veux savoir lorsque tu es allé prendre des photos sur la 55 pour nous prouver que c’est une autoroute de tout genre,as-tu remarqué qu’il y a encore des panneaux numérotés «155» à des endroits? En tout cas, je sais qu’avant l’ouverture complète de l’autoroute 55 entre St-Célestin et la 20,la 155 existait encore. Mais là, il n’est plus là. Donc, la route numérotée «155» devrait être supprimée sur tous les panneaux de supersignalisation et ainsi des panneaux de ce numéro devraient être enlevés après des échangeurs.Mais entre St-Grégoire et l’autoroute 20, après des intersections et échangeurs, le MTQ a enlevé les panneaux numérotés «155»."</em></span></p>
<p>Évidemment, n'écoutant que mon sens du devoir (et mon budget aussi; vous savez, avec l'essence à 1,50$ le litre, et aucune forme de commandite,...), j'ai voulu en avoir le coeur net.  J'en ai profité pour tenter de savoir aussi ce qu'il en était de la route 161, depuis l'ouverture de l'A-55 (en super-2, mais quand même), de Saint-Wenceslas jusqu'à l'A-20.  Je me suis rendu compte que, selon l'endroit où l'on se trouve, c'est un peu n'importe quoi!</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/001i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-688" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/001i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Voici ce que l'on voit quand on sort de l'A-20 ouest, à la hauteur de la route 161, tout juste au sud du village de Sainte-Eulalie.  On constate donc que la route 161 commence désormais au niveau de l'A-20, et monte vers le sud.  Quoique lorsque l'on roule sur la 161 nord, aucune indication ne nous signale la fin de la route 161.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/009i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-690" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/009i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Tout juste avant le pont Laviolette, sur l'A-55, à la hauteur de la bretelle vers la route 132, on voit que Sam avait raison, au sujet de la supersignalisation.  Si les petits panneaux de la route 155 ont été retirés, sur la rive sud du fleuve, on devra un jour revoir les grands panneaux, afin de savoir qui dit vrai.  Cela m'étonne que cela n'ait pas été effectué lors des rénovations du pont Laviolette, qui comprenaient les caméras de surveillance, les feux de voies,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/012i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-691" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/012i.jpg" alt="" width="461" height="615" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">...ainsi que ces magnifiques barrières, contrôlées à distance, qui se referment si l'on décide de fermer le pont à la circulation.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/013i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-692" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/013i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Sur la petite signalisation, comme le disait Sam, aucune trace de la route 155, comme on le voit ici, à l'intersection de la bretelle d'entrée de l'A-55 sud, à la hauteur de la route 132, à Bécancour (Saint-Grégoire).</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/037i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-693" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/037i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Sur la rive nord du fleuve, par contre, c'est une toute autre histoire, comme le démontre ce petit panneau (pas si petit, mais bon, il ne s'agit pas de supersignalisation) situé sur la rue Notre-Dame ouest, qui est aussi la route 138, à Trois-Rivières.  Comme il date quand même de plusieurs années, on serait porté  à croire qu'il n'est qu'un panneau oublié, comme cela arrive à l'occasion.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/039i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-694" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/039i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Sur la supersignalisation, toutefois, il n'y a aucune mention de la route 155.  À remarquer, la piste cyclable qui passe sous le panneau!  Ils sont fous, ces trifluviens!</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/043i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-695" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/043i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Celui-là, par contre, il n'a pas été oublié!  Nous sommes sur l'A-55 nord, entre l'entrée en provenance de la rue Notre-Dame ouest et la sortie vers l'A-40 est.  À partir de ce point, les petits panneaux de la route 155 sont toujours bien présents,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/046i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-696" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/046i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">...comme le démontrent ces panneaux, vus à l'intersection du boulevard Saint-Michel, toujours à Trois-Rivières.  Il est donc permis de croire, en attendant une confirmation officielle du MTQ, que la route 155, qui commence à Chambord, au Lac-Saint-Jean, se termine désormais au pont Laviolette.</span></em></p>
<p>Passons à un autre commentaire.  Mais avant d'aller plus loin,...</p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/028i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-697" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/028i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">...allons-y d'un deuxième entrefilet, dans la chronique "Vos impôts sont bien investis".  Je ne sais pas qui a commandé le lettrage, sur la façade de l'école Chavigny, à Trois-Rivières, mais force est de constater que le contraste est, comment dire, convaincant.  Vous parvenez à lire quelque chose, vous?  On ne voit rien de ce qui est écrit!  C'est tellement évident...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/031i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-698" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/031i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">...qu'on a dû ajouter une autre affiche, au-dessus de la porte d'entrée des élèves, avec le nom de l'école.  De quoi donner le goût d'appuyer l'abolition des commissions scolaires.  Dites-vous bien que ce sont ces décideurs qui gèrent votre argent si durement gagné!</span></em></p>
<p>De retour à notre programmation.</p>
<p>Un autre lecteur, Marc F. P., m'a fait parvenir un commentaire au sujet du tronçon oublié de l'A-30, à Bécancour.  Le voici:</p>
<p><span style="color:#000080;"><em>"La photo ou c’est que vous parliez des voies centrales qui devrai etre construite, et bien il était déja construite et ne les déblaye plus depui un certain temps…</em></span></p>
<p><span style="color:#000080;"><em>et voila le lien pour la photo en question (version estivale)<br />
<a rel="nofollow" href="http://cf.geocities.com/srquebec/photos/a30entete1.JPG">http://cf.geocities.com/srquebec/photos/a30entete1.JPG</a></em></span></p>
<p><span style="color:#000080;"><em>Marc F. P.</em></span></p>
<p><span style="color:#000080;"><em>P.S.: cette autoroute aurait du etre construite depuis un certait temps de valleyfield à Gentilly"</em></span></p>
<p>Mon cher Marc, vous avez tout à fait raison; ces voies centrales sont déjà dans le paysage, et ce depuis de nombreuses années.  D'ailleurs, on peut le constater sur les photos suivantes.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/018i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-699" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/018i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Voici la fin de l'A-30, en direction ouest.  La bretelle, complètement à droite, mène à la route 132, à Bécancour (Saint-Grégoire).  La chaussée en direction est porte plusieurs marquages,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/021i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-700" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/021i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">...et quand on y regarde de plus près, on constate que les peintres du MTQ se pratiquent même à peindre des flèches au gabarit!  Encore un exemple d'argent bien investi!</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/024i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-701" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/024i.jpg" alt="" width="615" height="461" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Quand on regarde la même chaussée, mais en direction est, cette fois, elle prend presque des allures de piste d'atterrissage, tellement on y a mis de peinture.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/06/027i.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-702" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/06/027i.jpg" alt="" width="461" height="615" /></a></p>
<p><em><span style="color:#800080;">Allez savoir pourquoi, on ne met pas de peinture sur la chaussée en direction ouest.  Par contre, on constate que les joints du béton sont tous en train d'éclater, ce qui prouve que la technique de construction utilisée à l'époque n'est pas la meilleure pour la construction de routes en béton, d'autant plus que les dommages ne sont pas causés par la circulation lourde.  D'ailleurs, il n'y a pas de circulation du tout, sur cette chaussée.</span></em></p>
<p>À surveiller bientôt: En Estrie, les travaux sur l'A-10, ainsi qu'une belle réalisation, complétée dans les années 1980.  Également, on jettera un coup d'oeil sur l'A-55 sud, entre Drummondville et Sherbrooke, et je vous emmènerai sur un barrage d'Hydro-Québec.  Alors c'est à suivre...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le fleuve Saint-Laurent menacé: Une autre crise de panique organisée?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=575</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 00:09:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/?p=575</guid>
<description><![CDATA[Un article, publié sur le site Canoë, et signé Sophie Montminy, fait mention que le nouveau proje]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/05/20080522-150643.html" target="_blank">Un article, publié sur le site Canoë, et signé Sophie Montminy</a>, fait mention que le nouveau projet de la Commission mixte internationale (CMI), qui aimerait modifier en profondeur, et automatiser son mode de gestion des débits du lac Ontario, et du fleuve Saint-Laurent, amènerait des changements importants à ces deux plans d'eau.  Même qu'un organisme à but non-lucratif, appelé Nature Québec, a demandé à la CMI, lors d'une conférence de presse, hier, de mettre de côté ce nouveau projet.  L'article mentionne que Marc Hudon, directeur du programme Saint-Laurent/Grands-Lacs, chez Nature Québec, souligne que même si les scientifiques consultés par la CMI ont accompli un travail de qualité, les impacts des changements climatiques n'ont pu être évalués, et pourraient complètement changer les résultats des études d'impact de ce projet.</p>
<p>Ce que j'aimerais savoir, c'est ce que propose ce Marc Hudon, pour que le projet de la CMI soit acceptable, à ses yeux.  J'aimerais lui faire remarquer que personne, jusqu'à maintenant, ne peut prédire quels seront les changements climatiques qui auront lieu la semaine prochaine, ainsi que dans les cinquante, cent ou mille prochaines années.  Devant ce fait, comment pourrait-on calculer les impacts d'un projet en fonction des changements climatiques que personne ne peut prédire?  Faudrait-il, devant ce constat, que l'on ne fasse plus aucun projet?</p>
<p>Il existerait une autre façon de régler ce problème de débit du fleuve, de façon à ce que la navigation puisse avoir lieu en tout temps, et ce sans nouveau draguage du Saint-Laurent, le tout en conservant le débit à un niveau optimal en fonction des différents besoins du milieu tout au long de l'année.  Il s'agirait d'un projet dispendieux, à prime abord, mais que l'on pourrait rentabiliser si l'on mettait Hydro-Québec dans le coup.  Il faudrait construire un barrage sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Lotbinière, ou de Deschambault, qui serait bien sûr équipé d'écluses.  Un barrage auquel Hydro-Québec pourrait ajouter une centrale du même type que celles de Beauharnois, ou de la rivière des Prairies, à Montréal.  L'électricité produite par la centrale pourrait, jusqu'à un certain point, rentabiliser les coûts de construction et d'entretien du barrage.  Le ministère des transports pourrait même y aménager une autoroute - à péage - qui traverserait le fleuve, puisque le barrage serait situé environ à mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec, ce qui en ferait un point de traversée idéal.</p>
<p>Mais à quoi bon.  Le simple fait d'évoquer une telle construction me mettra tous les activistes sur le dos.</p>
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<title><![CDATA[Inondations au Québec: Virginie Roy pèse encore sur le bouton "PANIQUE"!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=525</link>
<pubDate>Fri, 02 May 2008 03:06:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[En jetant un oeil aux actualités du jour, sur le site Canoë, je me suis rendu compte que Virginie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En jetant un oeil aux actualités du jour, sur le site Canoë, je me suis rendu compte que Virginie Roy avait encore fait fort.  Dans son article intitulé "<a href="http://www.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/05/20080501-201009.html" target="_blank">Le Québec n'a pas fini d'être inondé</a>", elle dit avoir fait une entrevue téléphonique avec Linda Wortsch, une chercheuse d'Environnement Canada et auteure du GIEC, entrevue au cours de laquelle celle-ci lui aurait expliqué que les inondations risquaient de se faire de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique (bizarre qu'elle mette le terme au singulier, cette fois).</p>
<p>Le hic, c'est que dans l'article de madame Roy, je n'ai vu aucun lien entre les inondations de cette année et le changement climatique.  En fait, à part la toute première phrase de l'article, qui impute la faute à l'importante quantité de neige reçue cet hiver, il n'est aucunement question des inondations actuelles, qui affligent de nombreuses régions du Québec, dont certaines qui vivent cette situation pour la première fois, de mémoire d'homme.</p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/29-04-2008-tour-de-char-043.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-527" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/29-04-2008-tour-de-char-043.jpg?w=128" alt="Richard3)" width="128" height="96" /></a>Une simple rencontre avec ma soeur, qui habite toujours en Mauricie, dans un secteur actuellement inondé, m'a permis de comprendre le phénomène de cette année.  Et n'ayez crainte, cela a très peu - ou même pas du tout - à voir avec le changement climatique.  La situation actuelle s'explique par une fonte rapide, à cause des températures élevées des dernières semaines, d'une quantité de neige beaucoup plus importante que d'accoutumée, ce qui fait que l'eau n'a pas le temps de s'écouler.  Par exemple, quand les eaux de fonte des neiges s'accumulaient sur les terres, à Saint-Barthélémy, ma soeur savait par expérience que trois ou quatre jours plus tard, le niveau du chenal du Nord du fleuve Saint-Laurent, la où elle habite, allait monter, et elle pouvait ainsi se préparer en conséquence.  Mais cette année, le niveau du fleuve était déjà élevé, chez elle, et l'eau des terres de Saint-Barthélémy ne s'était pas encore écoulée via les cours d'eau.  Bref, le niveau de l'eau est élevé partout à la fois.  Cela prendra donc plusieurs jours de plus avant que la situation ne revienne à la normale.</p>
<p>Un autre passage de l'article de Virginie Roy m'a amusé.  C'est cette explication de la chercheuse, au sujet du niveau des Grands Lacs, au cours de laquelle elle dit une chose et son contraire à la fois.</p>
<p>"<em>Il existe deux stratégies primordiales afin de non seulement lutter contre le changement climatique, mais aussi d’y faire face. Ainsi, il est important de développer un plan pour s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, telle que la montée des eaux dans les Grands Lacs. Il est aussi urgent de changer nos façons de faire et réduire notre consommation d’eau.</em>"</p>
<p>C'est pourtant bizarre; j'ai lu <a href="http://www.canoe.com/infos/chroniques/marcofortier/archives/2008/04/20080430-075800.html" target="_blank">la chronique de Marco Fortier</a>, pas plus tard qu'hier, également sur le site Canoë, et suite à cette lecture, j'ai l'impression que la montée des eaux des Grands Lacs est tout simplement ce qui pourrait arriver de mieux aux populations habitant aux environs de ceux-ci, tellement ces gens sont aux prises avec une baisse inquiétante du niveau des Grands Lacs, ces dernières années.</p>
<p>Il s'agit donc, encore une fois, de quelques passages de pure théorie qui, s'ils peuvent s'avérer intéressants sur papier, ne tiennent pas la route lorsque appliqués sur le terrain.  Mais bien sûr, on me reprochera encore de "massacrer" une pauvre journaliste qui ne fait que son travail.  Je l'ai dit; ça va être long...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mister Sandeman, I love your porto]]></title>
<link>http://philippelazare.wordpress.com/?p=42</link>
<pubDate>Thu, 24 Apr 2008 12:05:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>philippelazare</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Départ à l&#8217;aube de Baca de Alva. Le car grimpe dans les collines et puis il entame une long]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;"><a href="http://philippelazare.files.wordpress.com/2008/04/sandeman.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-43" src="http://philippelazare.wordpress.com/files/2008/04/sandeman.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">Départ à l'aube de Baca de Alva. Le car grimpe dans les collines et puis il entame une longue route vers Salamanque à travers des paysages de western. Des vaches, des grandes propriétés, des 4X4, une nationale sans un virage. Des cols, des descentes, des horizons sans fin et enfin, la dernière station dans les faubourgs de Salamanque. Il fait un froid de gueux. Sur le parking, comme des vestiges du temps où la vie était belle et le temps plus clément, des manèges démontés sur des semi-remorques. Sur l'une d'elles, Hulk est couchée, battu au bout de la dernière reprise. Le snack de la station est sinistre à souhait et les retraités font la queue pour les toilettes. Vite rouler vers Salamanque, voir se dessiner les murs blonds de la ville. Car si Porto et d'autres villes portugaises sont noires, grises, ardoise, Salamanque est blonde, ocre, méditerranéenne. Suivre un peu la visite de la double cathédrale, baroque et romane, se régaler du gigantesque rétable comme une bande dessinée qui raconte la vie de Marie et Jésus, aimer l'histoire de cette rue qui permet d'accéder à la vieille ville et qui s'appelle « Tentenecio », « Arrête-toi, idiot ». C'est ce qu'aurait dit le saint protecteur de la ville à un taureau échappé d'une « abrivado » et qui allait foncer sur des enfants. Le taureau, pas si idiot, s'était arrêté. Et puis laisser là la visite et le temps des cathédrales. Aller comme un enfant en récré dans les rues d'une ville inconnue et qui semble familière. Des boutiques, des bars accueillants, du wi-fi, des étudiantes rieuses et des étudiants hâbleurs, un cité vivante dans son beau corset desserré de pierres blondes. Arpenter la Cale Mayor pour se retrouver sur la Plaza Mayor, une place carrée au beau dallage et aux superbes proportions, entourée d'arcades. Une envie de tourner au milieu, de s'énivrer du spectacle. Rentrer dans de modestes églises romanes, dans la cour de la bibliothèque publique, visiter une drôle d'expo avec un rideau comme ceux de l'été fait de capsules de bouteilles au lieu de perles. Manger dans un bar des tas de petites omelettes et des beignets de courgettes. Regarder dans ce café une fille jolie juchée sur un tabouret avec les cheveux cachés dans une grande casquette, un imper qu'elle garde obstinément fermé et un jean avec une large découpe au genou. Le regard est toujours attiré par un détail presque innocent et pourtant. On se raconte une histoire sur ce qu'on ne voit pas. J'aime bien cette ville étudiante, avec sa faculté qui est la plus ancienne d'Europe avec la Sorbonne. Continuer la flânerie, comme un élève qui taille les cours, s'acheter un pull très utile et un chapeau inutile mais fort beau. Etre un déambulant, l'homme qui ne s'arrête jamais de marcher. Se perdre à peine et revenir vers les remparts de la ville vieille, vers le musée de l'Art Déco et de l'Art Nouveau. Dans les vitrines, les statues graciles et mutines de Chiparus en chryséléphantine : danseuses figées, dames du monde le porte-cigarette à la bouche, séductrices d'ivoire et de bronze. J'aurais adoré me faire interpeller par ces filles gouailleuses et sûres d'elle.</span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">Et puis voilà, laisser les belles figées, les jeunes étudiantes rieuses de Salamanque et repartir en autocar sous la pluie. Cette fois, la tempête est là. Trombes d'eau sur l'autoroute, regards inquiets dans les descentes vers les voies de détresse au marquage au sol rouge et blanc destinées aux cars dont les freins lâchent. Engourdissement malgré tout dans l'autocar comme si un sommeil d'enfant pouvait tout effacer. Des montées, des descentes, des paysages vertigineux, le chauffeur qui double, malgré les bourrasques, des camions. Pour passer le temps, parler avec mes deux gentils couples, de leurs parents et voisins, avec qui je suis maintenant familier même si je ne les connais pas, de leurs disputes politiques, de quelques vedettes de cinéma, des longs repas du dimanche... Et puis le chauffeur crie d'une voix joyeuse : « Portuguaaal ». Une frontière symbolique et encore de la route sous la douche géante. Et si l'Arche n'était pas prête ? Si Noé n'avait pas rassemblé tous les animaux avant notre retour. Mais revoilà le Douro et tous les torrents furieux qui dévalent vers lui à travers les vignes et les eucalyptus. Folgosa est en vue. Près de quatre heures d'autocar. Sur le quai, le commandant nous accueille, l'air aussi maussade que la météo. Il raconte le temps exécrable sur l'Espagne, le débit incroyable du Douro, l'appel des autorités espagnoles de régulation de la navigation – l'essentiel du fleuve, 450 km, coule en Espagne – pour le prévenir d'un lâcher d'eau massif. Comme le quai de Barca de Alva n'est qu'à trois kilomètres en aval du premier barrage espagnol, le « Fernao de Magalhaes » se serait transformé en planche de surf s'il avait pris la vague d'eau. Alors, le commandant a pris la mer -pardon le fleuve- avec son bateau dans la tourmente pour le mettre à l'abri bien en aval, à Folgosa, tout prêt du barrage de Regua. D'où le retour plus long pour les cars - « nouméro 1 pour les passagers francophones, nouméro 2 pour les germanophones » - pou rejoindre plus bas sur le Douro notre péniche de luxe fuyant devant la montée des eaux. Le commandant Jean-Marc Portebois raconte sa traversée dans la tempête assurant que l'essentiel est d'assurer la sécurité du bateau et des passagers mais il semble jubiler d'avoir vécu cette épreuve qui fait les vrais officiers, genre Clooney en patron pêcheur dans « En pleine tempête », escaladant la vague géante. Il raconte les rochers qu'il faut éviter, la navigation à l'arrache dans les gorges, les « cinq chaises qui se sont envolées sur le pont ». Petite promenade dans Folgosa, un drôle de panneau « Marmelale », une église qui se prend pour un orchestre symphonique, des maisons à l'abandon qui ont gardé la trace des combats politiques.</span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">A bord du navire qui fut balloté, excuses pour le désagrément, « Tout l'équipage est mobilisé pour vous faire oublier ces mauvaises conditions et l'essentiel est que nous soyons bien ensemble, à l'intérieur. Notre soleil, c'est vous. ». J'adore cette manière d'en faire trop des croisières, de cultiver une très douce politesse, de trouver des solutions à tout, même aux cataclysmes, de se présenter tous les soirs, de faire défiler le personnel en uniforme de prestige, de donner du sens au temps qui s'étire.</span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">Au matin, remontée du fleuve pas du tout impassible vers Pinhao. Son promontoire, ses vignes en terrasse, son pont Eiffel, son délicieux pain de viande, sa gare à azulejos et à réservoir western et son café internet avec des écrans à monnayeur et leur unité centrale qui ne lit pas mes cartes SD ni mon disque dur externe. La serveuse revêche ne peut rien pour moi. Repartir sur le quai aux énormes réservoirs de stockage en béton de porto. Boire justement du porto à la baraque-tonneau de vente pour les touristes avec mes amis du Sud-Ouest, particulièrement Ricou le déconneur qui se désole que son ami Gaston soit de droite. Redécouvrir la douceur de la légère ivresse. Voler quelques mignonnettes de porto dans un panier. </span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">De petits créneaux de soleil pour ne pas oublier qu'il existe. Et puis l'excursion de l'après-midi - « car nouméro oun... » pour les vignobles, la ville de San Joao da Pesqueira. Montée vertigineuse à travers toutes les sortes de vignobles en coteaux. Leçon d'agronomie traditionnelle et moderne grandeur nature. Des vignes en terrasses traditionnelles, deux trois rangs et un mur en schiste de soutènement avec un escalier pour aller de l'une à l'autre. D'autres en terrasses plus larges, avec ou sans mur de pierre. Ici, il pleut comme vache comme il pisse mais les orages qui emportent la terre sont très rares alors les coteaux restent en place. Et puis d'autres vignes sur les lignes de niveaux ou plantées en éventail depuis le haut vers le bas, épousant la descente. Des horizontales, des verticales, des ondulations, une véritable exposition universelle de cépages et de génie agricole. Un puzzle en brun et vert qui descend vers le Douro ou le Rio Torto. Le guide, Joao, qui a l'air d'un mousquetaire qui aurait abusé du Nutella, parle joliment des vignes « cimeterres », des petits vignoles abandonnés après le philoxera où les paysans ont préféré replanter des oliviers car l'huile d'olive « azeite » se vend aussi bien que le porto. Cela fait des taches grises dans le paysages, de petites taches de vieillesse sur le paysage flamboyant. Une histoire dans l'histoire en cours. Raconter tout cela à une table du bar du « Fernao de Magalhaes » avec Henri Salvador qui chante « La Méditerranée » avec ces mots « Et la croisière ne s'amuse plus du tout... » Les vers de « Jardin d'Hiver » qui résonne en moi. Un album parfait pour l'alanguissement du voyage fluvial. Une pensée pour Véronique qui aurait rigolé avec moi de cette croisière et de mes petits malheurs de voyageur solitaire. Les jours avec elle vers Bilbao. Revenir au présent, à la sortie vignobles. Une halte à San Joao da Pesqueira. Charmante petite ville, place centrale rectangulaire à colonnades, deux soeurs qui vendent des caramels durs au citron et à la cannelle. Des maisons à deux portes, l'une étroite, l'autre large. « C'était les maisons des juifs portugais, raconte le guide. D'abord pourchassés puis protégés. La porte étroite pour grimper à l'appartement à l'étage, la porte large au rez-de-chaussée, c'était le magasin. »</span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">Les autocars repartent vers les vignobles qui font les beaux sur les coteaux - et je me mets en travers, et je me mets en long et j'ondule et je me fais étroit – Grimpette d'enfer vers la « Pinta do Seixo », un domaine de la société Sandeman fondée par un Ecossais – vous savez l'homme à la cape et au chapeau noir genre Zorro – une société qui fait elle-même partie du holding financier portugais Sogrape. Ca ne rigole pas dans le porto. Du bel et bon capitalisme agricole loin de la propriété familiale. Route au beau dallage et pavage, schiste omniprésent, architecture moderne, vignes bien sages en-dessous de nous. L'homme en noir est là qui me fait sursauter à l'entrée. Comme si je tombais sur un grand noir avec un chapeau de zouave à l'entrée des usines Banania ou si Monsieur Propre me faisait l'accolade avant que je visite les usines Procter and Gamble. En fait, ce n'est pas le vrai Monsieur Sandeman mais un figurant pour faire s'animer le logo connu dans le monde entier. Le guide de la maison viticole, télécommande à la main pour déclencher les écrans plats des murs, explique que le logo a été créé par un graphiste qui voulait symboliser dans un même personnage les deux productions principales de la société pour la bonne société britannique, le porto - avec la cape noire des étudiants portugais – et le cherry - avec le sombrero espagnol. Bâtiment moderne tout récent, film de présentation pour raconter un « monde de volupté et d'harmonie, a touch of class ». On se croirait dans un SAS sponsorisé par les grandes marques. Le clip sur grand écran est visible depuis un grand balcon au-dessus de cuves en granit carrées. Soudain, l'écran s'élève et les vignobles se dessinent dans une grande baie. Les cuves sont des pressoirs où des écraseurs pneumatiques contrôlés par électronique reproduisent l'ancien pas des fouleurs de grappes. Trop fort ce marketing, cette mise en scène à grand spectacle d'un produit, d'une tradition. Tout comme la salle de dégustation et la boutique qui s'ouvrent par une immense baie sur les « restanques » de vignes et la vallée du Douro. Je suis bluffé. Mes amis du Sud-Ouest aussi. Des leçons à retenir pour les caves provençales qui donnent sur les vallées. Ricou demande à l'étudiant qui jouait Zorro-Sandeman de poser pour moi devant le point de vue. Finalement, l'homme en noir est très gentil. Il tient sa cape et « El sombrero » dans les bourrasques. </span></span></div>
<div><span style="color:#000000;"><span style="font-size:medium;font-family:Times New Roman, Times, serif;">Retour moins long à travers vignobles, villages, et usines de distillation d'eau-de-vie vers Folgosa où le bateau a dû revenir, car, en dehors de celle qui tombe du ciel, de l'eau arrive encore des 46 barrages espagnols. Soirée de gala, grand discours du commandant et du commissaire de bord. Ce dernier est parfait : « Si nous gardons le sourire dans ces circonstances, c'est parce que nous sommes votre reflet ». Applaudissements nourris. Etreinte du commandant avec sa grande fille Sandy, qui est à bord avec son jules. Son autre fille, Manon, qui a fêté ses deux ans à bord est née d'une deuxième union avec une capitaine, Christelle, qui travaille elle aussi sur le bateau de croisière. De l'émotion, des larmes retenues, c'est la grande famille du Douro. Envoyez le foie gras, l'omelette norvégienne – ah les terribles souvenirs de repas du dimanche en famille - et la chanteuse de fado après un terrible collègue qui se prend pour Julio Iglesias. Saudade, saudade...</span></span></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maskinongé: J'ai joué dans l'eau!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=491</link>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 07:42:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;avais une activité prévue en fin de journée, ce samedi (12 avril), mais celle-ci fut annu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'avais une activité prévue en fin de journée, ce samedi (12 avril), mais celle-ci fut annulée à cause de la pluie.  J'ai donc décidé de sortir à nouveau mon appareil photo et d'aller... jouer dans l'eau!  Et ces jours-ci, à Maskinongé, plus particulièrement dans le quartier de la Langue-de-Terre, de l'eau, il n'en manque pas!</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/002d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-492" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/002d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, sur le chemin de la Langue-de-Terre, les résidents de la place utilisent leurs véhicules même si l'eau recouvre complètement la route.  Évidemment, il y a des limites à ne pas dépasser, et l'on doit parfois abandonner le véhicule à un endroit sec, au profit de la bonne vieille chaloupe.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/004d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-493" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/004d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">On voit d'ailleurs un véhicule stationné au bord de la route, à la limite du "sec".  Quiconque n'a jamais tenté de passer sur une route inondée devrait faire l'expérience une première fois à titre de passager.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/007d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-494" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/007d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes cette fois sur la route du Nord, toujours à Maskinongé.  Au loin, un camion, en panne.  Si l'on regarde sur une carte routière, on constatera que la route du Nord se situe... au sud de la municipalité.  C'est qu'il s'agit du nord du lac Saint-Pierre, et non du nord de la municipalité de Maskinongé.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/008d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-495" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/008d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Je suis arrêté en bordure de la route du Nord, et une camionnette s'apprête à attaquer une section inondée de la route.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/010d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-496" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/010d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La camionnette est maintenant dans l'eau.  Je veux dire, vraiment dans l'eau.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/011d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-497" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/011d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Cette fois, je suis en marche, derrière une autre voiture.  Le camion en panne est toujours là.  Une fois à sa hauteur, je me suis informé auprès du conducteur, qui m'a dit que l'un de ses amis allait le tirer de ce mauvais pas.  Dans les faits, il est entré dans l'eau à une vitesse plutôt élevée, puis tout s'est arrêté net.  Même avec un véhicule à moteur diesel, il faut toujours rouler lentement sur une route inondée.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/013d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-498" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/013d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">La voiture qui me devançait a passé le premier de deux virages en coude.  Nous sommes toujours sur la route du Nord.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/015d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-499" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/015d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Vue latérale de ma voiture, arrêtée dans l'eau, tout juste avant le premier virage en coude.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/017d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-500" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/017d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">J'attaque le virage en coude à mon tour.  Compte tenu de l'inclinaison du virage, le côté conducteur de ma voiture devra affronter plus d'eau que l'autre, et à date, tout va encore bien.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/018d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-501" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/018d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Le niveau de l'eau se situe environ au centre des roues de ma bagnole.  Pour une coréenne, elle se débrouille quand même à merveille.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/04/023d.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-502" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/04/023d.jpg" alt="" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Toujours sur la route du Nord, cette fois entre les deux virages en coude.  Nous voyons bien le courant de l'eau, qui se déverse d'un côté à l'autre de la route.  Ce phénomène s'explique par le fait que l'eau de la fonte des neiges, provenant des terres hautes, ne peut pas s'écouler par les cours d'eau, qui sont encore couverts de glace.  Celle-ci s'écoule donc par delà la route, pour se diriger vers le lac Saint-Pierre.</span></em></p>
<p>Malgré les apparences, les gens du quartier de la Langue-de-Terre ne sont pas en état de panique devant une telle situation.  Ils vivent le phénomène presque à chaque année.  C'est que le quartier s'est construit, au fil des ans, tout juste au bord du chenal du Nord (d'où le nom de la route), dans la plaine de débordement du lac Saint-Pierre, qui est lui-même un renflement du fleuve Saint-Laurent, entre Sorel-Tracy et le quartier Pointe-du-Lac de la ville de Trois-Rivières.  N'étant d'abord qu'une poignée de chalets d'été, les constructions de ce quartier furent rénovées, et la très grande majorité de celles-ci sont habitées à longueur d'année.  La situation va continuer d'évoluer pendant quelques jours, puis l'eau se retirera, peu à peu, pour ensuite... revenir!</p>
<p>Cet autre phénomène, communément appelé "les mers de Mai", se produit lorsque le couvert de glace des lacs, situés plus au nord, s'enfoncent dans les lacs, ce qui provoque une nouvelle crue des eaux.  Celles-ci se déversent à nouveau vers le bassin de débordement du lac Saint-Pierre.  Les citoyens de la Langue-de-Terre se retrouvent à nouveau dans l'eau, pour une dizaine de jours, puis la situation redevient normale, pour de bon, cette fois.</p>
<p>Les résidents de ce secteur de Maskinongé se font souvent traiter de fous, pour oser habiter un quartier qui semble aussi inhospitalier.  La plupart de ces gens vous répondront que ces quelques semaines de difficultés sont un bien faible prix à payer, en retour de la nature luxuriante qui les entoure le reste de l'année.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Grand Tintamarre contre l'autoroute Notre-Dame]]></title>
<link>http://montrealavelo.wordpress.com/?p=32</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 19:36:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cédric</dc:creator>
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<description><![CDATA[-
Le collectif Montréal à vélo vous invite à vous joindre au Grand Tintamarre contre l&#8217;aut]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;">-<br />
<strong>Le collectif Montréal à vélo vous invite à vous joindre au Grand Tintamarre contre l'autoroute Notre-Dame le dimanche 13 avril.</strong> Cette action de contestation organisée par la <a href="http://rue-notre-dame.org/humanisons-la/" target="_blank"><span style="color:#800080;">Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame</span></a> permettra à tous les militants, qu'ils soient riverains/voisins du projet autoroutier ou non, de crier haut et fort leur réel mécontentement face à la cécité complice du ministère des Transports du Québec et de la Ville de Montréal qui continuent, en 2008, seuls contre l'avis de tous les experts, de promouvoir la société du tout-auto.</span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;">Participer à cette grande opération citoyenne revient :<br />
- à estimer qu’aucun compromis ne doit s’opposer à la protection de la santé publique,<br />
- à revendiquer un cadre de vie plus respectueux de l'environnement, plus responsable, plus durable et plus humain,<br />
- à refuser qu'un budget faramineux de 750 millions de dollars soit englouti dans une portion autoroutière,<br />
- à contester le fait de s'interdire de façon irréversible l'accès aux berges du fleuve St-Laurent et<br />
- </span></span><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;">à demander l'abandon du projet au profit d'un boulevard urbain plus en rapport avec la tendance actuelle observée dans les autres pays développés et plus conforme à la mobilisation générale contre le réchauffement climatique.</span></span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;">On ne compte plus les villes en Europe et même en Amérique du nord, grandes ou moyennes, qui ont choisi de réparer leurs erreurs du passé en démantelant leurs autoroutes urbaines. Le maire de <strong>Paris</strong> Bertrand Denaloë vient d'être réélu, améliorant au passage son score de 8% par rapport à 2001, après un premier mandat marqué par la mise en place d’importantes mesures contraignantes de réduction de la circulation automobile et de promotion des transports en commun et des modes de déplacement actifs (marche, vélo). On vient également d’apprendre que <strong>New York</strong> mettrait en place prochainement un péage urbain à l'image de celui qu'expérimente <strong>Londres</strong> depuis 2003. Pourquoi Montréal ne souhaite-t-elle pas changer de siècle ?</span></span></span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><strong>Vélorutionnaires, cyclistes utilitaires, cyclo-touristes, familles à vélo, joignez-vous à nous le dimanche 13 avril prochain pour participer au Grand Tintamarre contre l’autoroute Notre-Dame.</strong> Rendez-vous rue Ste-Catherine, au métro Papineau, à 13h30. Code vestimentaire proposé : vert durable et bleu fleuve.</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><span style="font-size:10pt;font-family:Georgia;"><a title="Affiche" href="http://montrealavelo.wordpress.com/files/2008/04/grand-tintamarre-du-13-avril.pdf">Affiche</a></span></span></span></span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les chroniques de Virginie Roy: C'est n'importe quoi!]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=409</link>
<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 02:13:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;ai sous les yeux le dernier texte de Virginie Roy, chroniqueuse du site Canoë, intitulée ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai sous les yeux le dernier texte de Virginie Roy, chroniqueuse du site Canoë, intitulée "<a target="_blank" href="http://www.canoe.com/infos/chroniques/virginieroy/archives/2008/03/20080319-211058.html">L'or bleu en otage</a>".  Je n'en suis qu'au troisième paragraphe, et j'hallucine déjà!  C'est qu'en trois paragraphes à peine, elle a dit une chose, son contraire, et des bêtises grosses comme le fleuve Saint-Laurent, dont elle vante pourtant la qualité.  Et en cette journée mondiale de l'eau, décrétée par l'ONU suite au sommet de Rio, en 1992, que madame Roy qualifie pourtant dans sa chronique de "journée nationale de l'eau" (merci à ses recherchistes), je trouve son texte plutôt, comment dire, pétillant!</p>
<p>Évidemment, en bonne partisane de la "justice" qu'elle doit se croire, elle affirme d'entrée de jeu que "<em>Cet événement n’est pas sans nous rappeler que l’eau est essentielle à la vie. Elle devrait donc être potable, accessible et gratuite pour tous. L’eau n’appartient à personne, sauf au peuple. C’est un bien commun.</em>"  Et dès le paragraphe suivant, elle dit "<em>Or, certaines compagnies semblent vouloir faire de l’eau leur propre bien. Coca-Cola, Dadone, Pepsi…ne semblent pas vouloir se gêner pour s’approprier ce bien commun pour le revendre à la population au gros prix. Soit nous sommes complètement dupes, soit nous sommes trop riches pour nous en rendre compte. Ne me considérant ni dupe, ni trop riche, je me demande encore pourquoi on encourage ce genre de supercherie.</em>"  Ce n'est pourtant pas si compliqué à comprendre.  Les compagnies installées au Québec (en passant, c'est Danone, madame Roy, pas Dadone!) prennent l'eau du fleuve, ou de diverses nappes phréatiques souterraines, justement parce qu'elle est accessible et gratuite pour tous, et par extension, pour eux aussi!</p>
<p>Elle commence son troisième paragraphe comme suit: "<em>Pourtant, le Saint-Laurent frappé, surnom donné par les serveurs de restaurant pour inciter leurs clients à acheter de l’eau embouteillée, est pourtant une des meilleures eaux du monde.</em>"  Je voudrais ici rappeler à madame Roy que l'expression "Saint-Laurent frappé" existait probablement avant même qu'elle soit de ce monde, puisque j'utilisais moi-même cette expression étant jeune enfant, et que j'ai atteint la mi-quarantaine.  De plus, je suis convaincu que ce n'est pas moi qui l'ai inventée.  Alors il s'agit probablement d'une autre de ses nombreuses affirmations gratuites, que ses lecteurs avalent comme une gorgée d'eau.  Euhhh, je veux dire, que ses lecteurs avalent comme si c'était la vérité vraie.</p>
<p>J'aime aussi les interprétations des statistiques que fait madame Roy.  Elle écrit que "<em>Il y a à peine dix ans, la très grande majorité des gens aux États-Unis et au Canada consommaient l’eau directement du robinet. Mais aujourd’hui, près d’une personne sur cinq consomme seulement de l’eau en bouteille pour satisfaire ses besoins quotidiens d’hydratation.</em>"  Quand je relis ce passage, je constate qu'elle dit encore une chose et son contraire dans le même passage.  Évidemment, on me dira que je suis de mauvaise foi, et que le fait que "près d'une personne sur cinq consomme seulement de l'eau embouteillée" ne veut pas nécessairement dire que les quatre autres ne boivent seulement de l'eau du robinet.  Je suis d'accord.  Ce qu'elle tente de démontrer, avec ces statistiques aux interprétations tordues, c'est que l'eau embouteillée représente une source de pollution, par rapport aux bouteilles laissées pour compte une fois vidées de leur contenu.</p>
<p>Elle y arrive justement dans son quatrième paragraphe, citant des statistiques de ventes aux USA, puis chez nous.  Elle suit en prétendant que l'eau en bouteille a fait de l'environnement la grande perdante de toute l'aventure, puis décrit plus loin que l'eau embouteillée représente l'arnaque du siècle, puisque l'elle coûte environ mille fois plus cher au consommateur que l'eau du robinet.  Si madame Roy s'était donné la peine de faire un tant-soit-peu de recherche, elle aurait probablement découvert, dans les archives du Journal de Montréal, une entrevue d'un des patrons de la source Amaro, située à Saint-Cuthbert, dans la région de Lanaudière.  Elle aurait pu lire, dans cet article, que le prix de l'eau embouteillée consiste principalement en deux points précis, soit son embouteillage, et son transport vers les points de vente.  Le type disait lui-même que l'eau ne coûte rien, et qu'il ne suffit de la prendre là où elle se trouve, dans leur cas à 90 mètres dans le roc.</p>
<p>Madame Roy accuse, en définitive, l'industrie privée de tirer profit d'une ressource naturelle, accessible et gratuite.  Premièrement, qu'y a-t-il de mal, là-dedans?  Toutes les entreprises, publiques ou privées, prennent des choses dans la nature, les transforment au besoin, et les vendent avec profit, non?  Ensuite, Virginie Roy accuse-t-elle l'industrie pour se donner un certain crédit?  A-t-elle quelque chose à vendre, hormis la pérennité de son job de chroniqueuse?</p>
<p>Je vais donc faire une révélation qui fera probablement tomber madame Roy de sa chaise, mais que la plupart des gens le moindrement sensés comprendront rapidement.</p>
<p>L'industrie puise l'eau, de source ou traitée (l'eau Dasani, vendue via le réseau de distribution de Coca-Cola, n'est rien de plus qu'une eau de distribution municipale), puis l'embouteille et la distribue.  Rien de plus normal, ici.  Il s'agit d'une autre des très nombreuses applications de la loi de l'offre et de la demande.  Les gens veulent de l'eau embouteillée, et les entreprises en fournissent.  Il y a transaction, et tout le monde est content.  Si les bouteilles se retrouvent dans l'environnement, ce n'est pas la faute des compagnies qui les vendent, mais plutôt celles des individus qui laissent traîner leurs bouteilles dans l'environnement.  Si l'on appliquait le raisonnement de madame Roy dans tout, il faudrait interdire les fèves au lard, parce que ceux qui pètent causent des gaz nocifs à l'environnement!  L'eau en bouteille est pratique, puisqu'elle évite de transporter un boyau relié à un robinet.  Les consommateurs paient donc pour le côté pratique d'avoir de l'eau en quantité désirée à portée de la main sans avoir à aller la chercher directement au robinet.  Elle permet aussi d'obtenir de l'eau à la température désirée, puisqu'il faut laisser couler l'eau du robinet pendant quelques secondes afin qu'elle soit froide, ce qui gaspille plusieurs litres de ce liquide essentiel à la vie.</p>
<p>Par contre, à défaut d'empêcher cette industrie de fonctionner, pourquoi, comme société, ne pas en tirer profit?  Madame Roy explique elle-même le principe, en prenant le pétrole à titre d'exemple.  Le Québec possède environ 3% de toute l'eau douce de la planète.  Pourquoi le gouvernement québécois ne pourrait-il pas exiger une certaine redevance, raisonnable, de toutes les entreprises qui exploitent les sources d'eau potable?  Une telle redevance pourrait être ajustée en fonction des ressources d'eau disponibles, et permettrait une exploitation de l'eau qui serait profitable à tous.  L'Alberta le fait bien avec le pétrole, après tout.  Et à voir les résultats atteints là-bas, il y a vraiment de quoi s'inspirer!</p>
<p>Bref, Virginie Roy est, à mes yeux, une grande Don Quichotte des temps modernes.  Ses combats avec les moulins à vent que sont les entreprises, qui ne font rien d'autre que fournir ce que les consommateurs demandent, sont remplis d'un certain charme et d'une naïveté évidente.  Une lecture légère, à ne surtout pas prendre au sérieux, puisqu'au fond, c'est un peu n'importe quoi.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[A-55: L'autoroute de - presque - tous les genres]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=325</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 22:18:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Au Québec, il y a toutes sortes d&#8217;autoroutes; des voies rapides urbaines, comme la Métropoli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Au Québec, il y a toutes sortes d'autoroutes; des voies rapides urbaines, comme la Métropolitaine, aux autoroutes de campagnes, comme l'A-20, en passant par les super-2, avec ou sans échangeurs étagés, et bien sûr, les inévitables ponts.  L'une des autoroutes qui montre presque tous les genres est l'autoroute transquébécoise, communément appelée l'A-55.  Aujourd'hui, je vous montre des images de cette oeuvre inachevée que j'ai prises samedi, le 23 février dernier, en allant du nord vers le sud.  Mon périple-photos commence au pont Laviolette, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans les limites de la ville de Trois-Rivières.</p>
<p><a title="021a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/021a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/021a.jpg" alt="021a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Je suis arrêté tout juste après la bretelle de la sortie 181, dernière chance de quitter l'A-55 avant d'attaquer le pont Laviolette, dont on aperçoit la structure, au loin.  Les photos suivantes furent prises "à la volée", c'est à dire à vitesse de roulement normale, en suivant les autres véhicules.</span></em></p>
<p><a title="025a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/025a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/025a.jpg" alt="025a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Si l'on ne sait pas que la limite de vitesse est de 80 km/h sur le pont, c'est qu'on ne veut pas le savoir.  Un autre panneau indique que les piétons et les cyclistes y sont aussi interdits.  Une navette est par contre disponible pour la traversée des vélos, ainsi que des motoneiges et des quads.</span></em></p>
<p><a title="026a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/026a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/026a.jpg" alt="026a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Le muret séparateur, à gauche, fait partie des ajouts sécuritaires réalisés sur le pont, le tout dans le cadre d'un programme de rénovation qui a duré trois ans, et coûté plus de 35 millions$.  Quiconque avait l'habitude de traverser le pont avant les travaux, alors que les voies n'étaient pas séparées, pourrait ressentir, comme différence, une impression que les deux voies sont étroites, mais on s'y fait très rapidement.</span></em></p>
<p><a title="027a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/027a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/027a.jpg" alt="027a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous allons bientôt entrer dans la structure métallique.  D'une longueur totale de 2707 mètres, il s'agit du pont présentant la plus longue charpente métallique au Québec.</span></em></p>
<p><a title="028a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/028a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/028a.jpg" alt="028a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous voilà dans la structure métallique, du côté nord du pont.</span></em></p>
<p><a title="029a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/029a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/029a.jpg" alt="029a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes maintenant au beau milieu de l'arche centrale, d'une longueur de 375 mètres, à près de 55 mètres du niveau du fleuve.  D'ici, la vue sur le fleuve est saisissante.</span></em></p>
<p><a title="031a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/031a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/031a.jpg" alt="031a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici maintenant la descente vers la rive sud du fleuve.  On remarque que les parapets latéraux sont également tout neufs.</span></em></p>
<p><a title="033a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/033a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/033a.jpg" alt="033a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Sortie de la structure métallique, vers la rive sud du fleuve Saint-Laurent.</span></em></p>
<p><a title="034a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/034a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/034a.jpg" alt="034a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous complétons la descente de l'approche sud du pont Laviolette.</span></em></p>
<p><a title="035a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/035a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/035a.jpg" alt="035a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous sommes presque arrivés à la fin de la descente.</span></em></p>
<p><a title="036a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/036a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/036a.jpg" alt="036a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Et voilà, nous sommes de retour sur la terre ferme, tout juste en face de la sortie vers le collecteur.  C'est aussi la dernière photo prise à la volée.  Les autres seront en station fixe.<br />
</span></em></p>
<p><a title="039a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/039a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/039a.jpg" alt="039a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Mais où mène cette bretelle, qui ne comporte aucune indication, aucun panneau de signalisation?  Vous le saurez en cliquant</span> <a href="http://richard3.wordpress.com/2008/02/24/a-30-le-troncon-oublie/" target="_blank">sur ce lien</a><span style="color:#008000;">.</span></em></p>
<p><a title="080a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/080a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/080a.jpg" alt="080a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Ici, c'est l'intersection de l'A-55 et du boulevard des Acadiens, dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour.  Si la construction était complétée selon les plans originaux, la rue tout au bas de l'image serait probablement la voie de service qui longerait l'autoroute, du côté ouest.  Cette intersection est située à moins d'un kilomètre de la fin des collecteurs de l'échangeur, au sud du pont Laviolette, et fût le théâtre, au fil des ans, de nombreux accidents, qui n'ont malheureusement pas fait que des dommages matériels.</span></em></p>
<p><a title="082a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/082a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/082a.jpg" alt="082a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Tout de suite au sud de l'intersection du boulevard des Acadiens, l'A-55 devient une super-2, sans échangeurs.  Lors de l'annonce du prolongement de l'A-55 vers l'A-20, au début des années 2000, j'avais écrit au ministre des transports afin de savoir si la construction de viaducs, entre autres au boulevard des Acadiens, était prévue.  On m'a répondu que cela ne figurait pas dans les budgets.</span></em></p>
<p><a title="085a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/085a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/085a.jpg" alt="085a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici l'autre intersection à feux de circulation de l'A-55, à la hauteur de la route 226, tout juste à côté du village de Saint-Célestin.  C'est à cette intersection que s'est terminée l'autoroute pendant des années, mais depuis l'automne de 2003, la suite vers le sud est ouverte à la circulation.  Il s'agit toujours d'une super-2, mais cette fois, elle est dotée d'échangeurs.</span></em></p>
<p><a title="089a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/089a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/089a.jpg" alt="089a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Le premier viaduc de la nouvelle section de l'A-55 en super-2, celui du sixième Rang, à Saint-Wenceslas.  Lors de mon passage, je n'y ai vu passer que des quads.</span></em></p>
<p><a title="092a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/092a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/092a.jpg" alt="092a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici maintenant l'entrée du poste de pesée routière de l'A-55 sud.</span></em></p>
<p><a title="095a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/095a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/095a.jpg" alt="095a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Imaginez le type de véhicules que vous pourriez rencontrer sur l'A-55.  Et maintenant, voici celui que j'ai rencontré; une chargeuse!  Faisait-il partie des véhicules que vous aviez imaginé?  C'était tout près du poste de pesée.</span></em></p>
<p><a title="098a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/098a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/098a.jpg" alt="098a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Et voilà le poste de pesée.  Pas de bâtiment, pas de truc sur lequel on doit s'arrêter.  Un simple boîtier électrique monté sur un poteau.  Comment peut-on peser des véhicules dans ces conditions?</span></em></p>
<p><a title="101a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/101a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/101a.jpg" alt="101a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Une simple jetée de béton, sur laquelle doivent s'arrêter les camions, je suppose.  Là, c'est ma bagnole qui se trouve dessus.</span></em></p>
<p><a title="102a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/102a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/102a.jpg" alt="102a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Bon, je comprends mieux, maintenant.  Sur ce côté du boîtier électrique de tantôt, on voit une petite porte d'accès, et par terre, des traces de pas.  Je présume que les types de la SAAQ, communément appelés "les petits bonhommes verts", de la couleur de leurs uniformes, viennent s'installer de temps en temps, et profitent des installations pour procéder à des pesées, prises à partir d'instruments portatifs.  L'accès, protégé par une serrure, permet probablement de mettre en marche les feux du panneau indicateur d'une pesée routière.  Évidemment, dans l'optique de compléter, un jour, l'A-55 en une véritable autoroute, le fait d'installer un vrai poste, et de le démanteler pour procéder à la construction de la deuxième chaussée, puis finalement le réinstaller, entraînerait des dépenses de plusieurs millions de dollars.  En faisant ainsi, on a économisé beaucoup d'argent.</span></em></p>
<p><a title="105a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/105a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/105a.jpg" alt="105a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici la sortie 153, qui mène au neuvième Rang de Saint-Wenceslas.  Cette route de campagne, au grand malheur de plusieurs de ses habitants, a servi d'A-55 temporaire entre le moment de l'ouverture de ce tronçon, en 2003, et du suivant, entre le neuvième Rang et l'A-20, trois ans plus tard, en 2006.</span></em></p>
<p><a title="108a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/108a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/108a.jpg" alt="108a" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Nous entrons ici dans l'échangeur A-55/A-20/A-955, à la hauteur de Sainte-Eulalie.  À remarquer que la vitesse est abaissée à 90 km/h, et que malgré que les voies soient séparées, il n'y a qu'une seule voie par direction, à part les bretelles.</span></em></p>
<p><a title="111a" href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/111a.jpg"><img src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/02/111a.jpg" alt="111a" /></a></p>
<p><span style="color:#008000;"><em>Vous avez vu ça?  Deux sorties 145!  Pas de distinction entre les deux bretelles, pas de 145-Est, de 145-Ouest, rien!  Encore des panneaux à corriger dans un avenir plus ou moins proche.  Et dans l'autre direction, la fin de l'A-955 est marquée par deux sorties 15.  Pas banal, comme fin d'autoroute.</em></span></p>
<p>Alors voilà.  Le premier lien autoroutier entre l'A-40 et l'A-20, entre Québec et Montréal, est maintenant complété, quoiqu'il faille le dire vite; il y a quand même plus de 30 kilomètres de super-2, sur les quelques 40 kilomètres qui séparent ces deux autoroutes.  Et maintenant, le doublement de l'A-55 se fera quand?  Bien malin celui qui pourra le dire; contrairement à la section de l'A-55 - l'ancienne A-51 - entre Drummondville et Sherbrooke, qui fut doublée sur un plus court terme à cause des dépassements difficiles en terrains montagneux, résultant en de nombreux accidents mortels, cette section de l'A-55 est en terrain pratiquement plane, et en grande partie dégagé, ce qui rend les dépassements visibles sur de plus longues distances.  Je crois sincèrement que l'A-50, qui est en super-2 sur 25 kilomètres, entre l'aéroport de Mirabel et Lachute, ainsi que sur 6 kilomètres, entre Gatineau (Masson-Angers) et L'Ange-Gardien, et même les nouveaux tronçons de l'A-50, qui s'étendront sur 90 kilomètres, seront doublés avant ce tronçon de l'A-55.  C'est triste à dire, et veuillez excuser le côté macabre de la fin de cette phrase, mais la priorité ira là où il y aura le plus de morts.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le fleuve de la vie]]></title>
<link>http://jean-nicolaslacoste.com/2008/02/20/le-fleuve-de-la-vie/</link>
<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 06:05:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>njl</dc:creator>
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<description><![CDATA[
« Je voulais dire que la vie, je la veux, je ferai n’importe quoi pour l’avoir, toute la vie p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana">
<p align="justify">« Je voulais dire que la vie, je la veux, je ferai n’importe quoi pour l’avoir, toute la vie possible, même si je deviens folle, peu importe, je deviendrai folle tant pis mais la vie je ne veux pas la rater, je la veux, vraiment, même si ça devait faire mal à en mourir c’est vivre que je veux. » […] </font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></font><font size="2" face="Verdana"></p>
<p align="justify">Aujourd’hui encore, sur les terres de Carewall, tous racontent ce voyage. Chacun à sa manière. Tous, sans l’avoir jamais vu. Peu importe. Ils ne cesseront jamais de le raconter. Pour que personne ne puisse oublier comment ce serait beau si, pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve, pour nous. Et quelqu’un – un père, un amour, quelqu’un – capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve – l’imaginer, l’inventer – et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu. Ce serait merveilleux, vraiment. Elle serait douce, la vie, n’importe quelle vie. Et les choses ne feraient pas mal mais s’approcheraient, portées par le courant, on pourrait d’abord les frôler puis les toucher et seulement à la fin se laisser toucher par elles. Se laisser <em>blesser</em>, même. En <em>mourir</em>. Peu importe. Mais tout serait, finalement, <em>humain</em>. Il suffirait de l’imagination de quelqu’un – un père, un amour, quelqu’un. Lui, il saurait en inventer une, de route, ici, au milieu de ce silence, sur cette terre qui ne veut pas parler. Route clémente, et belle. Une route d’ici jusqu’à la mer. [...]</p>
<p align="justify">Et puis la vie, elle ne se passe pas comme tu imagines. Elle va son chemin. Et toi le tien. Et ce n’est pas le même chemin. Alors… Ce n’est pas que je voulais être heureuse, non. Je voulais… me sauver de tout ça, voilà : me sauver. Mais j’ai compris tard de quel côté il fallait aller. On croit que c’est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l’honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie. Si tu marches avec eux, tu seras sauvée. Mais je l’ai compris trop tard. Si tu lui laisses du temps,  à la vie, elle tourne d’une drôle de manière, inexorable : et tu t’aperçois que là où tu en es maintenant, tu ne peux pas désirer quelque chose sans te faire du mal. C’est là que tout se complique, il n’y a aucun moyen de s’échapper, plus tu t’agites, plus le filet s’emmêle, plus tu te rebelles, et plus tu te blesses. On ne s’en sort plus. Quand il était trop tard, c’est là que j’ai commencé à désirer. De toute la force que j’avais.</p>
<p align="justify"><strong><em>Extrait d’Océan mer d’Alessandro Baricco</em></strong></p>
<p></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le marin qui jouait au cribb]]></title>
<link>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/?p=212</link>
<pubDate>Wed, 13 Feb 2008 03:51:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>lafelee</dc:creator>
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<description><![CDATA[Là tantôt j&#8217;ai falli vous raconter pourquoi j&#8217;ai pas lu Le Devoir pendant près de 5 a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Là tantôt j'ai falli vous raconter pourquoi j'ai pas lu Le Devoir pendant près de 5 ans. Puis en le faisant je m'étais mise à vous parler de Ti-Gilles. Mais bon, c'était moche parce que Ti-Gilles est mort depuis un bout déjà. Puis Le Devoir je suis parfaitement capable de le lire maintenant.  Je vais quand même vous parler de Ti-Gilles, pour le plaisir.</p>
<p>Ti-Gilles comme mon papa il était marin. Mais c'est tout ce qu'il avait en commun avec mon papa, mis à part quelques cheveux blancs et des rides que seuls les rayons de soleil pris sur l'eau peuvent vous causer. Ti-Gilles c'est sur les bateaux il avait appris à jouer au cribb. Bon vous appelez peut-être ça le cribbage, le cribble, chez nous c'est le cribb. Ti-Gilles quand il revenait à terre pour ses vacances, il jouait au cribb. C'est lui qui m'a appris. Jouer au cribb et m'apprendre à y jouer, ça le changeait d'humeur. De toujours en colère, il devenait parfois ricaneux.</p>
<p>De toutes les certitudes de Ti-Gilles, aucune n'a été si fortement ébranlée que celle qui voulait qu'il soit LE meilleur joueur du village. Vous devinerez, l'élève a battu le maître, plus d'une fois.  Je suis un cul-béni, chanceuse comme c'est pas permi au cribb.  Combien de fois il a foutu ses cartes par terre, renversé le jeu et quitté la table en maudissant tous les saints. Moi je riais. Puis il revenait le lendemain, et ça recommençait.  Vous dire quand il gagnait, le bonheur paraissait presque dans ses yeux.</p>
<p>Bien qu'il ait choisi de nous quitter depuis plusieurs années, avant de laisser l'Autre choisir pour lui, je pense souvent à lui. Je ne sais pas pourquoi. Des gens passent dans notre vie et sans pour autant en être très proche, on développe un lien. Nous c'était d'abord le cribb au casse-croûte du coin en sirotant un café,  puis le fleuve, qu'il m'a raconté pas mal plus que mon père ne l'a fait, parce que mon papa il n'est pas très verbilleur mais ti-Gilles lui, côté verbillage il s'y connaissait.</p>
<p>Il m'a raconté Amsterdam, ThunderBay et Port-Cartier avec le même engouement. Il m'a raconté la fameuse fois où il avait voulu jeter le cuisinier par dessus bord tellement souvent et avec tellement de versions différentes que je ne sais plus laquelle est la vraie. Il racontait Ti-Gilles, pour sortir un peu sa colère mais aussi souvent pour faire rire, peut-être parce qu'il ne riait pas souvent.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Histoires du fleuve de la forêt - Intermède]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/?p=201</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 00:38:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>dulconte</dc:creator>
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<description><![CDATA[Finalement un samedi vers 5 heures nous sommes montés sur le bateau.
A 6 heures le soleil s&#8217;e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement un samedi vers 5 heures nous sommes montés sur le bateau.</p>
<p>A 6 heures le soleil s'effondre dans la jungle.</p>
<p>Ce soir j'ai des envies d'Amazone,</p>
<p>même si sur cette photo le fleuve n'est pas encore le fleuve...<br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2248980901/" title="Manaus depuis le fleuve de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2233/2248980901_85a497203d.jpg" alt="Manaus depuis le fleuve" height="98" width="500" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Transports: Un tunnel réclamé entre Québec et Lévis]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=283</link>
<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 23:04:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Parmi le courrier des lecteurs du quotidien Le Soleil, de Québec, une courte demande est signée de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi le courrier des lecteurs du quotidien Le Soleil, de Québec, une courte demande est signée de la main de Serge Pouliot, et réclame que les gouvernements de tous les paliers se penchent sur la possibilité de construire <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080204/CPSOLEIL/80204152">un tunnel entre Québec et Lévis</a>.  Il appuie sa demande sur le fait que la traversée du fleuve, aux heures de pointe du matin et du soir, est déjà compliquée, et que le développement industriel et commercial de la région de Lévis ne fera qu'envenimer la situation.</p>
<p>Évidemment, monsieur Pouliot doit vivre à chaque jour la situation, et peut donc juger à quel point elle est devenue compliquée, avec le temps.  La question que je me pose, c'est si les gentils fonctionnaires du MTQ ont pris le temps de visualiser la situation actuelle et future de la traversée du fleuve aux heures de pointe.  Ils n'ont sûrement pas fait cet exercice, puisque le MTQ a autorisé la destruction des deux bretelles surélevées de l'autoroute Dufferin-Montmorency (A-440) qui conduisaient vers le cap, ce qui constituait l'entrée d'un éventuel tunnel vers Lévis.  Le jour où il faudra considérer la construction d'une nouvelle traversée du fleuve - et ce jour viendra assez rapidement, on regrettera amèrement cette décision prise pour faire plaisir à <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/article/20061130/CPSOLEIL/61130265/5785/CPSOLEIL02">Robert Lepage, qui compte transformer le tunnel du cap afin d'en faire un espace de création</a>, selon ce qu'on pouvait voir dans Le Soleil du 30 novembre 2006, et il faudra tout recommencer à partir de rien.</p>
<p>Ce tunnel a quand même 3000 mètres carrés de surface, et comprend deux étages.  Combien ce tunnel a-t-il coûté aux contribuables?  Sera-t-il possible de le récupérer si un éventuel projet de tunnel entre Québec et Lévis refait surface?  On souligne depuis longtemps qu'une nouvelle traversée du fleuve devrait être plus à l'est que les ponts actuels, question d'assurer un équilibre dans la circulation, et ainsi éviter que toute la circulation se retrouve au même endroit, ce qui cause l'actuelle situation d'embouteillage.</p>
<p>Des millions de dollars ont été dépensés pour détruire les bretelles d'accès à ce qui aurait pu devenir le futur tunnel Québec-Lévis, mais ce n'est pas grave; il ne s'agit que de l'argent des contribuables, après tout.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[PREMIER REGARD SUR GAO]]></title>
<link>http://awanekkinnan.wordpress.com/?p=29</link>
<pubDate>Wed, 30 Jan 2008 10:14:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>ysoj</dc:creator>
<guid>http://awanekkinnan.wordpress.com/?p=29</guid>
<description><![CDATA[La grille du jardin de l&#8217;hotel vient de s&#8217;ouvrir et un Touareg vient vers nous. Il porte]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La grille du jardin de l'hotel vient de s'ouvrir et un Touareg vient vers nous. Il porte un superbe  boubou de la couleur du cuivre rouge ,ses cheveux comme à leur habitude sont ceints d'un chèche foncé. Je le regarde s'approcher .C'est vrai qu'ils ont belle prestance , le corps drapé jusqu'aux pieds ,dans ce tissus soyeux qui se balance au rythme de leurs pas ...je ne vois que ses yeux qui semblent me regarder avec insistance et à ce moment là , je réalise : c'est  Moussa qui pour un temps , a quitté son habit indigo !</p>
<p>Cette apparition me laisse une étrange impression: Moussa en France ,  seul vêtu de son habit bleu, cela ne m'etonne plus , mais là , parmi d'autres vêtements traditionnels cela me permet de réaliser que cette fois ce n'est plus un rêve, nous sommes au pays des Touareg...</p>
<p> Il s'approche de nous pour nous souhaiter la bienvenue et son apparition ne perturbe en aucune façon les habitudes des oiseaux : dans un nimier , un tilabert couve ses oeufs dans un nid posé en equilibre entre deux branches tandis qu'au dessus de nous un toujoumba  (en songhai) superbe oiseau jaune, avec application transporte inlassablement quelques nouvelles brindilles pour perfectionner son nid , dans lequel par instant il disparait par une petite ouverture placée sur le dessous de cette forme ovoide qui pend de la branche..</p>
<p>Ibrahim , visage jovial et toujours souriant, entre à son tour dans le jardin ombragé de l'hotel suivi de près par la jeune femme de l' aéroport.<br />
une voix douce repond à mon bonjour :<br />
...enchantée ! et moi je m'appelle Blanche de Richemont "</p>
<p>j'ai lu son nom sur la page de garde du livre de Moussa mais le "de" m'avait laissé croire à une frêle et vieille demoiselle. En fait ,elle ressemblait dans mon imagination à la princesse russe très agée , qu'il m'avait été permis de connaître il y a quelques 20 ans . Vieille dame charmante , comme sortie d'un livre , qui disparaissait au fond d'un immense fauteuil , petite dame poussiéreuse , transparente à force d'être fragile . Son neveu , jeune homme d'une autre époque lui aussi , se tenait debout derrière , la main posée négligemment sur le dossier , et sur le mur  la gravure d'un tsar... Cette image que j'avais chassée de mes souvenirs me saute au visage lorsque je decouvre la véritable Blanche de Richemont et qui n'a rien à voir avec celle que j' imaginais !</p>
<p>Elle est écrivain , amoureuse et spécialiste des déserts .... nous apprendrons quelques jours plus tard qu'elle est là aussi pour apporter les dernières modifications à son prochain livre " l' éloge du désir"</p>
<p>Nous les laissons à leur discussion , Mossa vient d'arriver et nous propose de découvrir Gao. Notre guide , cet après midi s'appelle Sidi , c'est un cousin de Mossa .<br />
 En fait ici tout se passe en famille , l'agence de voyage est celle de Mossa et les guides et chauffeurs ses cousins ... Sidi ,savez vous ce que cela signifie en langue arabe ? : saint , je l'ai appris il y a quelques années en  flânant dans les ruelles de Sidi Boussaïd en Tunisie.</p>
<p>Gao ne se raconte pas , il faut s'y promener pour la saisir.<br />
Une seule route goudronnée traverse la ville , toutes les autres rues , aussi larges pourtant, sont d'un sable orangé , bordées de maisons de cette même teinte chaude ou parfois se mèle la couleur plus grise de l'argile . De longs murs de même matériau occultent les jardins , car toute maison possède son jardin pour y élever quelques chèvres , où pour s'y retrouver, à l'ombre d'un arbre parfois, pour boire les trois thés traditionnels.</p>
<p>Le centre ville ne se prétend pas différent , sinon que s'y regroupent les divers ministères et administrations. Le long des ruelles du marché un bric-à-brac d'objets se  côtoie : des vis , des chaussures , des tissus , des plaques de sel... Une petite fille à la peau d'ébène , avec application tresse les cheveux d'une autre enfant , un bébé s'est assoupi dans le dos de sa maman , un couturier devant sa machine "singer des années 40 " tire d'un morceau de tissus multicolore un pantalon non moins riche en couleur. Au coin d'une rue, quelques chèvres se dressent fièrement sur une montagne d' immondices ; cela me remet en mémoire quelque phrase de Daudet parlant le la chèvre de mr Seguin : "et de se voir si haut perchée elle se croit au moins aussi grande que le monde"</p>
<p>&#60;div style="text-align: left"&#62;&#60;a href="<a href="http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/02/02/0585f2d2edaa191fb45ba34ad7013ee4.jpg">http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/02/02/0585f2d2edaa191fb45ba34ad7013ee4.jpg</a>" target="_blank"&#62;&#60;img src="<a href="http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/02/02/0585f2d2edaa191fb45ba34ad7013ee4.jpg">http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/02/02/0585f2d2edaa191fb45ba34ad7013ee4.jpg</a>" id="media-57174" title="gao,afrique,mali,commerce,achats,scene de vie , carnet de voyage,photos" alt="0585f2d2edaa191fb45ba34ad7013ee4.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /&#62;&#60;/a&#62;&#60;/div&#62;</p>
<p>Sidi nous a entraîné à sa suite dans une sorte de halle marchande , ceinte de hauts murs qui assombrissent le lieu. Un veritable labyrinthe se déroule devant nous avec de chaque coté de minuscules réduits dans lesquel s'entassent parfois dans un équilibre très précaire , des chaussures, des tissus et mille autres choses encore. Il nous faut nous frayer un passage entre les sacs , caisses qui obstruent un passage si étroit que dejà sans ces monticules de paquets deux personnes ont du mal à s'y croiser, sans patauger dans la boue qui s'étale par endroits.</p>
<p>Le jeune Touareg , après quelques serrements de mains , quelques mots jetés dans une langue "rugueuse" , à l'un ou à l'autre , semblant ne pas trouver ce qu'il souhaite , franchit une étroite porte , Arnaud et moi toujours sur ses talons. La clarté du soleil nous saute au visage, alors que la chaleur aussitôt nous enveloppe...<br />
Nous traversons encore quelques dédales de rues, pour arriver sur une grand avenue de sable qui borde le fleuve.<br />
Sur les rives du Niger c'est un autre univers grouillant de monde . Assis sur le parapet nous jouons les indiscrets car quelques femmes qui font leur toilette dans une eau plus que douteuse , d'un geste impérieux de la main nous font signe de ne pas les photographier . Même sans cela , je n'aurais pas de toutes manières fait un cliché de ce moment d'intimité , un peu plus loin un autre groupe de femmes lave leur linge  .  Des enfants jouent au ballon tandis que près d'eux des petits groupes de chèvres et  des moutons déambulent , sous le regard indifférent d'un zébu.</p>
<p>&#60;div style="text-align: right"&#62;&#60;a href="<a href="http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/0e22db22cd5e8ad7ca7afb4d9c5ca1c0.jpg">http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/0e22db22cd5e8ad7ca7afb4d9c5ca1c0.jpg</a>" target="_blank"&#62;&#60;img src="<a href="http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/0e22db22cd5e8ad7ca7afb4d9c5ca1c0.jpg">http://tannemert.blogs-de-voyage.fr/media/00/02/0e22db22cd5e8ad7ca7afb4d9c5ca1c0.jpg</a>" id="media-57175" title="feluve niger,gao,afrique,enfants ,photos,peuple,société" alt="0e22db22cd5e8ad7ca7afb4d9c5ca1c0.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /&#62;&#60;/a&#62;&#60;/div&#62;</p>
<p>Au loin des pirogues s'éloignent ... Animaux , hommes, fourrage et mille autres choses se disputent une place sur les pirogues dont certaines voient le niveau de l'eau s'avancer inexorablement vers le plat bord et prennent des allures de radeau plutôt que de barque.<br />
 Sur les quais, c'est un mélange de couleurs bigarrées : le bleu des Touareg mais aussi les teintes violines , indigo, vertes de leurs boubous , les couleurs acidulées des robes des femmes Bambara ou Songhai. Un petit âne passe près de moi chargé de paille alors que quatre jeunes hommes rentrent des champs , leurs outils de travail d'un autre temps , sur l'épaule ...mais déjà mon regard est attiré par autre chose... et j'ai beau écarquiller mes yeux je ne parviens pas à tout voir. Un Peul vient d'être hapé par la foule et je ne vois plus que son chapeau qui émerge d'une marée humaine. D'un pas rapide un autre malien apparait tenant courte une corde à laquelle est attaché un gigantesque bélier,le temps d'ajuster mon appareil et ...trop tard , la foule se referme sur lui.</p>
<p>Pour retourner à l' hôtel nous longeons les jardins d'une belle demeure , les bougainvillées ploient sous les fleurs roses et blanches qui se gorgent de soleil , un peu plus loin ont été plantés quelques dizaines d'arbres , bien alignés . Dans quelques années ils offriront une ombre bienfaitrice au promeneurs , mais aujourd'hui on se prend à penser qu'ils sont bien trop chétifs pour survivre. ...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Histoires du fleuve de la forêt - 2]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/?p=196</link>
<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 01:52:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>dulconte</dc:creator>
<guid>http://histoirevoyage.wordpress.com/?p=196</guid>
<description><![CDATA[1er épisode
Les jours suivants se succèdent dans la tranquille torpeur de Manaus. Nous trainons da]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/01/21/histoires-du-fleuve-de-la-foret-1/" title="Dans les rues de Manaus de dul_conte, sur Flickr">1er épisode<img src="http://farm3.static.flickr.com/2177/2227588380_b02c180123_m.jpg" alt="Dans les rues de Manaus" align="left" height="240" width="160" /></a><br />
Les jours suivants se succèdent dans la tranquille torpeur de Manaus. Nous trainons dans les rues, nous nous baladons le long du fleuve, nous découvrons le bonheur des restaurants au poids, bref une vie tranquille bornée par le levée de soleil à 6 heures et son couché à 18h.<br />
Le premier jour est une journée studieuse, nous nous rendons à l'alliance française ou nous rencontrons madame la directrice qui est aussi collectionneuse de boite de camembert et bien sur normande.</p>
<p>nous interviendrons les jours suivants dans plusieurs classes. L'ambiance est sympathique les blagues (en français), font mourir de rire les élèves et votre serviteur.  On nous racontera cette histoire, celle du lettré à qui un pauvre batelier faisait traverser le fleuve.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2227588108/" target="_blank" title="Les conteurs de l'alliance française de Manaus de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2287/2227588108_e86c77724f_t.jpg" alt="Les conteurs de l'alliance française de Manaus" align="left" height="100" width="67" /></a><i>- Toi pauvre batelier sais-tu compter jusqu'à 10 000</i></p>
<p><i>- Oh non pour quoi faire, j'ai 5 poules, j'ai 2 singes, 6 enfants, 1 femme, 1 belle-mère et je pêche 12 poissons tous les jours pour tout ce monde. Pourquoi savoir compter au delà?</i></p>
<p><i>- Ah mon pauvre homme, ton ignorance te fait perdre la moitié de ta vie.</i></p>
<p><i>- Toi pauvre batelier sais-tu parler d'autres langues que le portugais et ton dialecte.</i></p>
<p><i>- Non pourquoi faire monsieur, Tous les miens parle ma langue et les gens de la ville le portugais.</i><a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2226796671/" target="_blank" title="Les conteurs de l'alliance française de Manaus de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2247/2226796671_2648857850_t.jpg" alt="Les conteurs de l'alliance française de Manaus" align="left" height="100" width="67" /></a></p>
<p><i>- Ah  mon pauvre homme, moi qui en parle plus de 10 je peux t'affirmer que tu perds la moitié de la vie qui te reste.</i></p>
<p><i>Au milieu du fleuve alors que le savant continuait sa litanie, le bateau a commencé à se remplir d'eau.</i></p>
<p><i>- Oh toi homme si savant, sais-tu nager ?</i></p>
<p><i>- Non bien sur que non et pour quoi faire ?</i></p>
<p><i>- Oh pour rien homme savant mais tu vas perdre toute ta vie.</i></p>
<p><i>Alors le batelier a plongé dans le fleuve, la barque a coulé et le savant s'est noyé... </i></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2227588990/" target="_blank" title="Opera de Manaus de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2170/2227588990_6a1721ed12_m.jpg" alt="Opera de Manaus" align="left" height="160" width="240" /></a>Entre nos interventions, nous continuons à errer dans la ville, nous achetons un jour deux hamacs en prévision de la remontée du fleuve. Nous visitons l'opéra, immense salle perdue au fond de la jungle ou toutes les étoiles du XIXéme et début du XXème siécle se sont produites. Nous découvrons l'étrange port flottant de la ville. il nous semble bien étonnant de voir un port flottant sur un fleuve. Cela nous paraitra bien plus normal quand on nous expliquera que la hauteur du fleuve varie de plus de 15 m entre la saisons sèches et la saison des pluie. Enfin tout dépend de ce que l'on nomme normal!</p>
<p>Étrangement dans cette ville aux rues perpendiculaires, je n'arriverai jamais à me repérer, me perdant toujours, ne trouvant jamais la logique pourtant simple de la ville. <a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2226797707/" target="_blank" title="Le port de Manaus de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2145/2226797707_722bc82103_m.jpg" alt="Le port de Manaus" align="left" height="160" width="240" /></a>C'est aussi dans cette ville que je verrai pour la première fois la croix du sud. Puis nous achetons les billets de bateau, départ samedi en début d'après-midi pour la triple frontière entre Pérou, Colombie et Brésil pour la ville tri national de Tabatinga, Leticia et santa Rosa.</p>
<p><a href="http://maps.google.com/maps/ms?hl=es&#38;ptab=2&#38;ie=UTF8&#38;msa=0&#38;msid=101350221123189961421.000436a796a83a23633be&#38;ll=-0.153808,-65.192871&#38;spn=12.455823,24.082031&#38;t=h&#38;z=6&#38;om=0" target="_blank">Carte de Manaus à Tarapoto</a></p>
<p>à suivre</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Histoires du fleuve de la forêt - 1]]></title>
<link>http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/01/21/histoires-du-fleuve-de-la-foret-1/</link>
<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 00:00:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>dulconte</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il est deux heures du mat, je descends du bus après plus de 48 heures de route et cinq bus différe]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il est deux heures du mat, je descends du bus après plus de 48 heures de route et cinq bus différents.<br />
Il est deux heures du mat et je viens de traverser tout le Vénézuela, je viens de prendre la mythique transAmazonienne de bout en bout.<br />
Il est deux heures du mat le désert de Boa Vista me saute encore à la figure, tout comme l'arc en ciel de Santa Elena, tout comme la fouille de la douane brésilienne (pour le principe) , comme les centaines de papillons géants se trouvant dans la pièce contigüe, comme la course pour obtenir le tampon de sortie du Vénézuela, comme les heures à descendre dans la jungle dense, comme les 4 heures à arroser le moteur brulant d'un bus, sous un monument marquant l'équateur.<br />
Il est deux heures du mat et je n'ai pas un real en poche, impossible de tirer de l'argent à Boa Vista où seules les cartes locales sont acceptées.<br />
Il est deux heures du mat, impossible de prendre un bus. Un taxi accepte de m'emmener à un distributeur, je peux y tirer de l'argent.<br />
Il est deux heures du mat, je ne sais pas où se trouve mon pote, tous les cybercafés sont fermés, je n'ai aucun guide de la ville sous la main.<br />
Il est deux heures du mat, le taxi me redépose à la gare, j'attends 6 heures sans dormir, hagard. Vers 8 heures le terminal est vivant, les bars ouvrent, je déjeune, toujours hagard.<br />
Il est 8h30, je prends le bus direction le centre, je trouve un cyber, je trouve un mail de mon pote avec l'adresse de son hôtel. Je marche un peu, je trouve le pote, je trouve une chambre, je me couche.<br />
Il est 17h30, nous nous dirigeons vers le Fleuve.  La rue descend doucement, nous apercevons le port, nous remontons une petite rue, nous tombons sur le fleuve. Vaguement à l'horizon une ligne verte, ligne verte de la jungle de l'autre côté du fleuve.</p>
<p>Il est 17h30, je viens de changer de monde, je n'en sortirai qu'un mois plus-tard quand s'ouvrira devant nous la porte des Andes après Tarapoto.</p>
<p>Cette première vision de cette immensité me fait encore frémir, beauté absolue, puissance totale de la nature.<br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/dulconte/2204993588/" target="_blank" title="Premier regard sur l'Amazone de dul_conte, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2251/2204993588_ec258840e5.jpg" alt="Premier regard sur l'Amazone" align="absmiddle" height="333" width="500" /></a></p>
<div align="right"><i>ma première vision du fleuve </i></div>
<div align="right"><a href="http://maps.google.com/maps/ms?hl=es&#38;ptab=2&#38;ie=UTF8&#38;msa=0&#38;msid=101350221123189961421.000436a796a83a23633be&#38;ll=-0.153808,-65.192871&#38;spn=12.455823,24.082031&#38;t=h&#38;z=6&#38;om=0" target="_blank">Carte de Manaus à Tarapoto</a></div>
<div align="right"><a href="http://histoirevoyage.wordpress.com/2008/01/29/histoires-du-fleuve-de-la-foret-2/">à suivre</a></div>
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<title><![CDATA[Environnement: Pourquoi ne pas interdire les feux rouges?]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/2008/01/20/environnement-pourquoi-ne-pas-interdire-les-feux-rouges/</link>
<pubDate>Sun, 20 Jan 2008 17:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il y a plusieurs semaines, le site de nouvelles LCN publiait une toute petite manchette au sujet de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs semaines, le site de nouvelles LCN publiait une toute petite manchette au sujet de <a href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2007/12/20071209-095816.html" target="_blank">la possible disparition du service à l'auto</a> dans des établissements comme les restaurants-minute.  Sans encore parler de les interdire complètement, certaines administrations municipales citées dans la manchette semblaient vouloir restreindre l'accès à ces installations, à cause des longues files d'attente constatées à certains moments de la journée, et que de telles réductions permettraient ainsi de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GeS) près de ces établissements, et par extension dans la ville.</p>
<p>Je déterre cette manchette aujourd'hui pour poser une question, à savoir: Si la diminution de l'accès, ou alors l'interdiction pure et simple, du service à l'auto, permettrait de réduire l'émission de GeS, dans nos villes, pourquoi alors ne pas interdire les feux rouges?  Ben quoi, c'est vrai!  À certains moments de la journée, les files d'attente aux feux de circulation sont si longues qu'il faut parfois jusqu'à trois cycles complet des feux pour parvenir à passer l'intersection.  D'autres feux de circulation sont si longs qu'on craint qu'il ne changent jamais!  Un exemple probant parmi tant d'autres; l'intersection de la rue Bombardier et du boulevard L.-H.-Lafontaine, à Anjou.  On dirait que le feu rouge dure des heures!</p>
<p>Vous l'aurez compris, mon but n'est pas de retirer les feux de circulation des intersections.  Ils ont leur raison d'être, et ils sont là pour rester.  Mon but est plutôt de ramener à l'ordre les administrations municipales qui seraient tentées de prendre des décisions aussi stupides que celles citées dans la manchette de LCN.  Je voudrais également leur rappeler un autre truc simple; si l'on veut lutter contre la concentration des GeS dans un secteur donné, il faudrait peut-être songer à abandonner la lutte stérile contre l'étalement urbain.  C'est un autre truc tout à fait vrai; comment peut-on lutter à réduire le CO2 si l'on cherche à entasser le plus de gens possible dans un endroit exigü?  Il faut rappeler à nos chers gouvernants une vérité simple, mais implacable; les êtres humains respirent l'air ambiant, et rejettent du CO2!  Plus on entasse des personnes à l'étroit, plus ils risquent de respirer de l'air vicié.  La lutte au CO2 devrait d'abord commencer à l'intérieur même des édifices publics, que ce soit les hôpitaux, ou les résidences pour personnes âgées, là où sont entassées de nombreuses personnes à la santé fragile.</p>
<p>Aussi, la prolifération de banlieues n'a rien de dramatique, dans la cadre de la lutte à la pollution, bien au contraire.  Les familles recherchent de l'espace, ce qui n'est pas disponible en ville.  On n'envoie pas les enfants jouer dehors quand on habite un condo au 6e étage!  De plus, les chemins de fer qui gravitent autour de Montréal ne demandent qu'à être exploités.  Je crois qu'un bon réseau de trains de banlieue serait beaucoup plus efficace que de simples voies réservées sur les autoroutes et boulevards principaux.  Et il ne faut pas oublier de compléter le réseau routier supérieur.</p>
<p>En effet, les bouchons actuels sont principalement le fruit de l'inaction des gouvernements à compléter des parties vitales du réseau routier supérieur.  Comme de rattacher l'A-640 à l'A-40, à la hauteur de Hudson, afin de permettre un lien routier Québec-Ottawa sans traverser l'île de Montréal.  Même chose pour l'A-30, sur la rive sud, dont le chantier n'avance pas très rapidement.  Une fois ces deux liens complétés, il ne manquerait plus qu'une traversée du fleuve à l'est de l'île de Montréal pour boucler une vraie route périphérique qui tiendrait hors de Montréal l'essentiel du trafic de transit.</p>
<p>D'autres éléments de la grille routière mériteraient davantage d'attention, comme le doublement du pont Champlain, ou du tunnel L.-H.-Lafontaine.  Évidemment, avant de permettre de meilleurs accès à l'île, il faudra d'abord canaliser le flot de circulation à l'intérieur de celle-ci.  L'autoroute Métropolitaine ne suffit plus à la tâche, et ce depuis plusieurs années.  Il faut définitivement compléter l'autre axe est-ouest de l'île, et j'ai nommé l'autoroute Ville-Marie, entre le centre-ville et le tunnel, afin d'en faire ce qu'elle devait être à l'origine, soit l'A-20.  Le premier véritable lien nord-sud sera ouvert en 2011, avec la nouvelle section de l'A-25.  Il faudrait établir un second lien direct, en construisant une section de voie rapide qui relierait les deux A-15, soit l'autoroute Décarie et l'autoroute des Laurentides.</p>
<p>On me dira que de construire de nouvelles autoroutes ne fera qu'augmenter les émissions de CO2.  C'est vrai, mais en partie seulement, et à court terme, alors que le tout s'éliminera à plus longue échéance.  Dans un premier temps, les gens qui roulent déjà seuls en voiture continueront de le faire, et comme les bouchons de circulation sur les ponts seront réduits, cela réduira les concentrations de CO2 au niveau des traversées, ce qui rendra la balance moins déficitaire que certains l'envisagent.  Dans un deuxième temps, les voitures à cellule d'hydrogène arriveront bientôt sur le marché, ce qui réduira d'autant les émissions de CO2.  Car il faut bien rappeler que si ces nouvelles voitures ne produiront plus d'émissions polluantes, elles auront quand même besoin de routes.  Alors autant être prêts.  D'autant plus que l'inflation, particulièrement dans le domaine de la construction, fait que le coût d'un projet double environ aux cinq ans.  Aussi, il vaut mieux cesser de remettre à plus tard.</p>
<p>Ceci dit, je crois que les dirigeants politiques ont beaucoup mieux à faire que de légiférer sur les services à l'auto.</p>
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<title><![CDATA[En changeant, il se repose.]]></title>
<link>http://dialectice.wordpress.com/2008/01/19/qcm/</link>
<pubDate>Sat, 19 Jan 2008 19:24:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>dialectice</dc:creator>
<guid>http://dialectice.wordpress.com/2008/01/19/qcm/</guid>
<description><![CDATA[Ces gens qui ne savent ni écouter ni parler.
Pour changer, je rétrograde le fragment 91.

]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Ces gens qui ne savent ni écouter ni parler.</em></p>
<p>Pour changer, je rétrograde le fragment 91.</p>
<p><em></em></p>
]]></content:encoded>
</item>

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