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	<title>etats-unis &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/etats-unis/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "etats-unis"</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 23:07:53 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Immobilier aux Etats-Unis: c'est le moment d'acheter!]]></title>
<link>http://anthonymarechal.wordpress.com/?p=237</link>
<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 19:10:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>anthonymarechal</dc:creator>
<guid>http://anthonymarechal.wordpress.com/?p=237</guid>
<description><![CDATA[La crise immobilière aux Etats-Unis ne cesse de s&#8217;amplifier. En moins d&#8217;un an, le nombr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La crise immobilière aux Etats-Unis ne cesse de s'amplifier. En moins d'un an, le nombre de saisies immobilières a doublé outre-atlantique. Ainsi, selon une étude juste publiée aux Etats-Unis, 1 américain sur 171 a vu sa maison saisie depuis le début de l'année 2008!</strong></p>
<p>Un chiffre impressionnant qui ne cesse d'augmenter. Ces maisons saisies sont par la suite vendues aux enchères, ce qui du coup entraîne une baisse importante du prix de l'immobilier. La vente d'immobilier neuf a baissé de 0,6% au mois de Mai. Une chute qui devrait se poursuivre dans les mois à venir, surtout dans les états du Nevada et de Californie, les plus touchés par la crise des subprimes. Un exemple: par rapport à l'an dernier, le nombre de saisies immobilières a triplé en Californie! La région la plus touchée est celle de Stockton, à deux heures de voiture de San Francisco: 1 propriétaire sur 25 a vu sa maison saisie depuis le début de l'année!</p>
<p>Autant dire qu'avec un taux de change plus que favorable à l'euro, il y a effectivement de bonnes affaires à envisager. Si vous avez envie d'approfondir la question, voici un lien informant sur <a href="http://www.ushomeauction.com/auction_details.php?chkVenue%5B%5D=203&#38;show_hide=&#38;dynamicCounter=&#38;jsVenue=&#38;totalVenue=10&#38;stateIDLeft=SAN+DIEGO&#38;countyID=&#38;beds=&#38;baths=&#38;propertyAddress=&#38;propertyZip=&#38;venueCode=&#38;lateAddition=&#38;auctionID=H-038&#38;check=&#38;search=1&#38;view=1&#38;listPaging=25&#38;x=27&#38;y=11">les saisies en cours</a>. On peut trouver de jolies maisons au bord de la mer à des prix attractifs!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Avec la récession, les Etats-Unis sont contraints de revoir leur niveau de vie]]></title>
<link>http://crise2007.wordpress.com/?p=523</link>
<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 10:55:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>crise2007</dc:creator>
<guid>http://crise2007.wordpress.com/?p=523</guid>
<description><![CDATA[Avec la récession, les Etats-Unis sont contraints de revoir leur niveau de vie


par Bill Bonner
Ve]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align:center;"><span class="textebmedium"><span style="color:#ff0000;">Avec la récession, les Etats-Unis sont contraints de revoir leur niveau de vie</span></span></h1>
<p><span class="textebmedium"></span></p>
<p><span class="textebmedium"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span class="textebmedium"><span style="color:#ff0000;"><span style="color:#000000;">par </span><span style="color:#0066cc;">Bill Bonner</span><br />
<span style="color:#000000;">Vendredi 25 Juillet 2008 </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">** Qu'est-ce que tout cela signifie ? Pourquoi le pétrole recule-t-il ? Pourquoi les valeurs bancaires remontent-elles ? Comment les Etats-Unis sortiront-ils du piège de l'endettement ?</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Et la "guerre civile" entre l'inflation et la déflation ? Comment finira-t-elle ? Avec une explosion d'hyperinflation... ou avec le chuchotement de la baisse des prix, des faillites et de la récession ?</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Le mieux que nous puissions dire, pour l'instant, c'est que -- comme dans toute guerre civile -- les civils se font tuer. Un jour ils tombent dans l'embuscade de la hausse des prix à la consommation... le lendemain ils se font assommer par la chute des cours des actifs. Le niveau de vie US revient à des niveaux qu'on n'avait plus vus en 40 ans.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Nous avons souvent fait remarquer que les salaires américains n'ont pas grimpé depuis longtemps. Les derniers chiffres sur le sujet montrent qu'il n'y a pas eu d'augmentation réelle depuis 1968. Depuis, chaque sou de hausse des salaires horaires a été compensé par l'augmentation des prix à la consommation.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Seuls les riches s'en sont bien tirés, nous a-t-on dit. Ils possédaient des actifs. Et les prix des actions ont grimpé en flèche. Mais si l'on calcule les prix des actions... ou de l'immobilier... en termes de <em>gallons</em> de carburant qu'ils permettent d'acheter, on s'aperçoit que même "les riches" ne sont pas aussi riches qu'ils le pensent. Le Dow permettait d'acquérir environ 2 200 <em>gallons</em> d'essence en 1968. Aujourd'hui, à 4,40 $ le <em>gallon</em>, le Dow en vaut environ... 2 200. </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Evidemment, en termes réels, le Dow a baissé après 1968. Il fera probablement de même aujourd'hui. </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">** "Eh bien, ça n'a pas l'air de beaucoup vous déprimer", a déclaré un journaliste durant une interview. "En fait, vous avez l'air de bonne humeur".</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* "Pourquoi devrais-je être de mauvaise humeur ?" avons-nous répondu. "La plupart des gens ne sont pas plus avancés maintenant que quand j'avais 19 ans. De toute évidence, quelque chose ne marche pas. Si les gens veulent s'enrichir, ils vont devoir faire les choses autrement -- comme par exemple arrêter d'essayer de dépenser jusqu'à devenir riche. Une économie de consommation ne fonctionne pas. Ca n'a jamais fonctionné. </span><a title="Kurt Richebächer" href="http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/KurtRichebacher.html" target="_blank"><span style="color:#000000;">Kurt Richebächer</span></a><span style="color:#000000;"> -- paix à son âme -- avait raison sur toute la ligne. Le seul moyen fiable de s'enrichir, c'est la méthode à l'ancienne -- il faut dépenser moins qu'on ne gagne. Cela va peut-être choquer votre auditoire, mais c'est vrai. Je leur conseille d'essayer : dépensez moins que vous ne gagnez. Vous aurez plus d'argent. C'est comme de la magie... ou quelque chose comme ça"...</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* "Je suis aussi de bonne humeur parce que les choses se passent comme elles le devraient. Lorsque les gens dépensent trop d'argent... lorsque les spéculateurs jouent trop imprudemment... lorsque le gouvernement distribue trop de <em>cash</em> et de crédit -- il doit y avoir des conséquences. Un marché libre n'est pas un système conçu pour offrir des dîners gratuits aux gens. Il est conçu pour les rendre meilleurs -- en les récompensant quand ils font le bon choix, et en les punissant lorsqu'ils font le mauvais choix. Ces 20 dernières années -- au moins -- les gens ont fait des choses que les anciens économistes auraient considérées comme "sans morale". C'est-à-dire qu'ils ont dépensé plus qu'ils ne gagnaient... par exemple. A présent, c'est l'heure du châtiment. Ils sont rééduqués. Et ils finiront plus pauvres... mais plus sages". </span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* "Franchement, nous préférerions être plus bête et plus riche, mais les marchés ne donnent pas un tel choix. Ils séparent les imbéciles de leur argent. C'est ce qu'ils font en ce moment. Alors pourquoi désespérer ?"</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Dommage pour le malheureux qui a un palais en banlieue... un énorme prêt hypothécaire... et un gigantesque véhicule dévoreur d'essence pour se déplacer. Il doit apprendre sa leçon. Il doit réduire son train de vie... et dépenser moins d'argent.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#000000;">* Mais cela lui permettra de s'améliorer. Il pourra épargner de l'argent... construire un patrimoine... arriver à l'indépendance -- plutôt que d'être esclave de son 4x4, sa maison, ses créanciers et son périphérique.</span></p>
<p> </p>
<p><span style="color:#000000;">source : <a href="http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080725-1076.html">http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080725-1076.html</a></span></p>
<p></span></span>
</p>
<p style="text-align:left;"> </p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[McCain et l'Amérique Latine]]></title>
<link>http://ozoobliette.wordpress.com/?p=28</link>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 22:37:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>antoineleneuf</dc:creator>
<guid>http://ozoobliette.wordpress.com/?p=28</guid>
<description><![CDATA[ 
Alors que le président des Etats-Unis, George W. Bush ne se préoccupe que très peu de l’Amé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://ozoobliette.files.wordpress.com/2008/07/p1060564.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-31" src="http://ozoobliette.wordpress.com/files/2008/07/p1060564.jpg" alt="" width="460" height="345" /></a> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent:27pt;text-align:center;margin:0;"><span><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Alors que le président des Etats-Unis, George W. Bush ne se préoccupe que très peu de l’Amérique Latine, en particulier à cause de son investissement au Moyen Orient, la course à la présidence remet le sujet d’actualité. Effectivement le candidat républicain John McCain n’hésite pas à lamenter le peu d’attention que l’actuel président porte à la région mais aussi à qualifier Hugo Chavez de dictateur. Il insiste aussi sur l’importance de promouvoir le libre commerce. Face au rejet de la ZLEA (Zone de Libre Echange des Amérique) et aux efforts de régionalisation de l’Amérique du Sud, à l’amélioration des relations diplomatique du sous-continent américain (notamment part l’intermédiaire du groupe de RIO), à la croissance du nombre de gouvernement de gauche mais aussi à la forte démocratisation des régimes politique et leur croissante présence sur la scène international, la question de la légitimité et de la validité du discours du candidat républicain peu se poser ou sembler dépassé. Il y a longtemps que l’Amérique Latine n’est plus le pré carré des Etats-Unis et la région n’apparaît pas prête à un retour en arrière.</span></span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Etats-Unis : GSN promeut son nouveau quizz TV en le d&eacute;clinant pour PRN]]></title>
<link>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/24/etats-unis-gsn-promeut-son-nouveau-quizz-tv-en-le-dclinant-pour-prn/</link>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 20:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Redaction</dc:creator>
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<description><![CDATA[ Afin d´aider au démarrage de Catch 21, son nouveau programme de quizz, la chaîne TV Game Show Ne]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin:5px 0 5px 10px;" height="24" alt="PRN US logo" src="http://oohtv.files.wordpress.com/2008/07/prn-us-logo2.jpg" width="63" align="right"> Afin d´aider au démarrage de Catch 21, son nouveau programme de quizz, la chaîne TV <a href="http://www.gsn.com/" target="_blank">Game Show Network</a> (GSN) en a décliné une version hors foyer diffusée sur le réseau <a href="http://www.prn.com/checkouttv.html?prev=nav2" target="_blank">Checkout TV</a> de <a href="http://www.prn.com" target="_blank">Premier Retail Networks</a>. </p>
<p>Ce module, Catch 21 In Line, sera diffusé au sein des 1004 magasins équipés du réseau. Il prendra fin le 3 août prochain.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Etats-Unis : Les solutions HOPS de sax3D install&eacute;es au Hollywood Casino]]></title>
<link>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/23/etats-unis-les-solutions-hops-de-sax3d-installes-au-hollywood-casino/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 20:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Redaction</dc:creator>
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<description><![CDATA[ L´allemand&nbsp; sax3D a équipé le bar sportif du Hollywood Casino at Penn National de 10 écran]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin:5px 0 5px 10px;" height="22" alt="image" src="http://oohtv.files.wordpress.com/2008/07/image34.png" width="63" align="right"> L´allemand&#160; <a href="http://www.sax3d.com" target="_blank">sax3D</a> a équipé le bar sportif du <a href="http://www.pennnational.com/index.shtml" target="_blank">Hollywood Casino at Penn National</a> de 10 écrans de projections HOPS 60".</p>
<p>Ces derniers possèdent la particularité d´être transparents tout en assurant leur rôle de surface de projection. Le coeur de la technologie repose sur un film holographique haute définition.</p>
<p><a href="http://www.sax3d.com/fileadmin/user_upload/news/Hollywood_Casino_HOPS_Screen2.jpg"><img height="535" alt="" src="http://www.sax3d.com/typo3temp/pics/12a39369eb.jpg" width="820" border="0"></a> </p>
<p><a href="http://www.sax3d.com/fileadmin/user_upload/news/Hollywood_casino_Sportsbar.jpg"><img height="442" alt="" src="http://www.sax3d.com/typo3temp/pics/3f5a025982.jpg" width="820" border="0"></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[John Edwards, futur vice-président d'Obama?]]></title>
<link>http://anthonymarechal.wordpress.com/?p=234</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 19:42:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>anthonymarechal</dc:creator>
<guid>http://anthonymarechal.wordpress.com/?p=234</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;ancien candidat aux primaires démocrates serait de nouveau bien placé pour devenir le coli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L'ancien candidat aux primaires démocrates serait de nouveau bien placé pour devenir le colistier de Barack Obama. Voilà une surprise puisque John Edwards ne semblait pas intéressé par le poste de vice-président.</strong></p>
<p>Déjà colistier de John Kerry en 2004, John Edwards a déclaré à de nombreuses reprises qu'il n'était pas intéressé par le poste de vice-président des Etats-Unis. Depuis son retrait de la course aux primaires démocrates le 30 Janvier dernier, le sénateur s'était d'ailleurs fait fort discret, apportant son soutien à Barack Obama face à Hillary Clinton en toute fin de campagne.</p>
<p>Mais selon des proches d'Obama, il semblerait que le nom de John Edwards soit tout en haut de la liste de Caroline Kennedy et d'Eric Holder, les deux personnes chargées de trouver un colistier au sénateur de l'Illinois au sein du parti démocrate. Alors Edwards va t-il se laisser convaincre? Il est vrai que l'idée d'un ticket Obama-Edwards est plus que séduisante et pourrait former un duo imbattable en Novembre prochain. John Edwards peut apporter à Obama sa grande popularité dans le sud des Etats-Unis ainsi qu'au sein de la classe ouvrière. On a vu lors des dernières primaires combien le vote ouvrier semblait délaisser le jeune sénateur noir. L'énergie positive d'Edwards pourrait l'aider à combler son déficit de popularité au sein des classes populaires et à réaliser son rêve de conquérir la maison blanche face au républicain John Mc Cain.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pourquoi la General Motors sera sauvée?]]></title>
<link>http://investglobe.wordpress.com/?p=258</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 15:15:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>investglobe</dc:creator>
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<description><![CDATA[Vous savez les Américains sont orgueilleux.  Voir un institution de leurs pays tomber en ruine, il]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Vous savez les Américains sont orgueilleux.  Voir un institution de leurs pays tomber en ruine, ils n'aiment pas cela.</p>
<p>Fannie Mae et Freddie Mac sont deux institutions américaines qui viennent d'être sauvées par une armée d'avocats.</p>
<p>Ainsi le Trésor américain injectera 25 milliards pour sauver les deux compagnies de la banqueroute.</p>
<p>Ça été voté au Congrès américain.</p>
<p>Soyez assurés que le #2 mondial de l'automobile aura droit bientôt à la même grâce des contribuables américains.</p>
<p>GM sera sauvé j'en suis convaincu.</p>
<p>Parcontre sauvé GM ne leur fera pas produire de meilleure voiture à court-terme dans une économie américaine sur le bord du gouffre.</p>
<p>Moi j'entrevois une solution à long-terme. Fusionné Ford et GM pour mieux compétitionner les fabricants automobiles japonais, coréens, allemands, chinois et indiens.</p>
<p>En terminant si l'ouragan Dolly frappe aussi fort le sud de l'Amérique en proportion que la grandeur du corset de Dolly Parton, attendez-vous à un méga désastre. :)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A propos d'idées toutes faites.]]></title>
<link>http://rannemarie.wordpress.com/?p=467</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 14:28:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>raannemari</dc:creator>
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<description><![CDATA[Drogues: selon les chiffres de l&#8217;OMS, réprimer n&#8217;est pas jouer















Par Arnau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h1 class="title">Drogues: selon les chiffres de l'OMS, réprimer n'est pas jouer</h1>
<div class="node sticky">
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<div class="item-list">
<ul class="toolbar">
<li><a class="textsize_up" title="Augmenter la taille du texte" href="https://rannemarie.wordpress.com/wp-admin/#"><img src="https://rannemarie.wordpress.com/sites/all/modules/custom/toolbar/icons/textsize_up.gif" alt="" width="21" height="14" /></a></li>
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</ul>
</div>
<div class="submitted">Par <a title="Voir le profil utilisateur." href="https://rannemarie.wordpress.com/riverain/arnaud-aubron">Arnaud Aubron</a> &#124; Rue89 &#124; 23/07/2008 &#124; 13H33</div>
</div>
<div class="content"><!-- google_ad_section_start -->Voilà bien longtemps que je n’avais pas sévi dans ce blog (d’autres tâches accaparant tout mon temps à Rue89). Pourtant, je n’ai pas pu résister à la lecture de cette étude internationale basée sur des données de l’Organisation mondiale de la santé (<span class="caps">OMS</span>) et dont la principale conclusion est :</p>
<blockquote><p>« Les pays dotés d’une législation sévère à l’encontre des consommateurs n’enregistrent pas des taux de consommation inférieures à ceux des pays bénéficiant d’une législation plus libérale […] Il semble donc évident qu’une politique répressive quant à la possession et la consommation de drogues n’intervient que partiellement sur les taux de consommation de substances illégales à l’échelle des pays. »</p></blockquote>
<p><a href="https://rannemarie.wordpress.com/files/10.1371_journal.pmed_.0050141-L.pdf"><img style="margin-left:7px;" src="https://rannemarie.wordpress.com/files/20080723Droguesetude.jpg" alt="" align="right" /></a> Evidemment, tout cela est bien connu de tous ceux qui s’intéressent de près au sujet des drogues. Mais tout de même, étant donné le nombre de sceptiques, ça va mieux en le disant. Et surtout lorsque c’est une étude scientifique, coordonnée en Australie et établie grâce à des données de l’<span class="caps">OMS</span>, qui le dit.</p>
<p>Il apparait ainsi dans <a href="http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&#38;doi=10.1371/journal.pmed.0050141&#38;ct=1" target="_blank">ces travaux, rendus publique au début du mois</a> dans le journal en ligne PLoS Medecine et portant sur dix-sept pays, que les Etats-Unis sont, et de loin, les principaux consommateurs de cocaïne et de cannabis au monde, alors qu’ils mènent également l’une des politiques les plus répressives.</p>
<p>Ainsi, 16% des Américains auraient testé la cocaïne dans leur vie, contre 4% des Néo-Zélandais, deuxième de ce classement ! Les résultats sont moins spectaculaires pour le cannabis (42,4% aux Etats-Unis, 41,9% en Nouvelle-Zélande), mais là encore, la très répressive Amérique arrive en tête de cohorte.</p>
<p>A l’inverse, aux Pays-Bas, régulièrement montrés du doigt parce qu’ils mènent depuis plus de trente ans une politique très libérale en la matière, les niveaux d’expérimentation du cannabis et de la cocaïne sont inférieurs aux autres pays de l’étude (19,8% et 1,9%)…</p>
<p>Autant de données qui viennent une fois de plus confirmer ce que les spécialistes appellent le « paradoxe de Marks », du nom d’un audacieux médecin britannique, initiateur d’un programme de délivrance d’héroïne aux toxicomanes de Liverpool, dans les années 80. Selon ce scientifique, rien ne sert de punir, il faut guérir à point:</p>
<blockquote><p>« La dépendance se structure sur un cycle d’une durée moyenne de dix ans. Puisque les toxicomanes se défont de leur toxicomanie en dépit des docteurs et des policiers et non grâce à eux, la meilleure intervention possible consiste à les maintenir en bonne santé, non délinquants et vivants, jusqu’à ce qu’ils s’en défassent au terme de ce cycle. Ce qui ne veut pas dire que pendant les dix années de maintenance il faille renoncer à persuader les patients de laisser tomber leur usage de drogues. »</p></blockquote>
<p>Rappelons enfin que la France, non contente d’être l’un des pays les plus répressifs de l’Union européenne en matière de stupéfiants, est également l’un de ceux où l’on fume le plus de pétards. Les chiffres sont sans appel : 22% des jeunes Français auraient consommé du cannabis au cours du dernier mois.</p>
<p>► <strong>A télécharger:</strong> <a href="https://rannemarie.wordpress.com/files/cohen.3cities.pdf">« La non-pertinence des politiques des drogues »</a>, étude (en anglais) menée en 2001 par Peter Cohen (Cedro), sur les consommateurs de cannabis à Amsterdam, San Francisco et Brême.</p>
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<div class="taxonomy">
<ul class="links inline">
<li class="first taxonomy_term_217"><a class="taxonomy_term_217" rel="tag" href="https://rannemarie.wordpress.com/tag/drogues">drogues</a></li>
<li class="taxonomy_term_170"><a class="taxonomy_term_170" rel="tag" href="https://rannemarie.wordpress.com/tag/justice">Justice</a></li>
<li class="last taxonomy_term_219"><a class="taxonomy_term_219" rel="tag" href="https://rannemarie.wordpress.com/tag/sante">santé</a></li>
</ul>
</div>
<p class="last taxonomy_term_219"><a href="http://www.rue89.com">http://www.rue89.com</a></p>
</div>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale]]></title>
<link>http://socio13.wordpress.com/?p=2292</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 04:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>socio13</dc:creator>
<guid>http://socio13.wordpress.com/?p=2292</guid>
<description><![CDATA[par Jules Dufour
 
Mondialisation.ca, Le 22 juillet 2008
 Les guerres d’occupation de l’Afghan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>par Jules Dufour<br />
 <br />
Mondialisation.ca, Le 22 juillet 2008<br />
 Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak se poursuivent avec leurs contèges de morts et leurs lots de destruction et de désolation. Elles continuent et sont livrées de plus en plus dans l’indifférence générale. Jour après jour, les dépêches en provenance de Kaboul, de Kandahar ou de Bagdad font état des attentats suicides, des attentats à la voiture piégée, d’affrontements sanglants et de bombardements de villes et de villages. Sept ans de guerre en Afghanistan. Cinq ans de guerre en Irak. Les bilans présentés font peu état des dommages aux infrastructures et dressent une comptabilité imprécise des victimes. Quel gâchis! Quel massacre! Combien d’appréhensions, de peurs et de souffrances endurées par des millions d’habitants? Aucune volonté réelle ne se manifeste pour y mettre fin. Et pourtant ce sont des guerres qui affectent le monde entier.</p>
<p><!--more--></p>
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<p>En ce 13 juillet 2008, encore une dépêche en provenance de Kaboul qui nous informe de la mort de plusieurs personnes que l’on prend soin de trier en cinq catégories: les soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS ou ISAF) de l’OTAN, les soldats de l’armée afghane, les soldats de la coalition internationale sous commandement américain, les insurgés et la population civile. Les victimes des trois premières catégories semblent comptabilisées et pour les autres la formule habituelle est de mise: «Bien qu'aucun bilan final n'ait pu être établi, les insurgés ont probablement subi de lourdes pertes» (cyberpresse).</p>
<p> </p>
<p>Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le bilan des morts, des blessés, des victimes et des déplacés causés par ces guerres d’invasion depuis leur déclenchement ne soit pas connu et peu rapporté. Et il l’est de moins en moins pour en occulter, aux yeux du public, les conséquences tragiques pour les peuples qui en sont les victimes. Lors de la Guerre du Golfe on avait vite compris que le taux d’acceptation des guerres est proportionnel à celui de l’ignorance que l’on en a. Et c’est l’approche qui est privilégiée depuis.</p>
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<p>Le palmarès de victimes anonymes<br />
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<p>Jusqu’à maintenant, la nationalité des soldats tués ou blessés était rapportée dans la nouvelle. Maintenant, ils font partie d’une statistique plus globale qui les prive, après leur décès de leur identité. Ce ne seront désormais que des chiffres selon une décision rendue par l’Isaf et ce sera au pays d’origine du soldat de transmettre cette information: « L’Isaf, qui comprend des soldats de 40 nations, n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d'origine»  (cyberpresse); ainsi, l’on pourra en retarder la divulgation, ce qui permettra de minimiser l’importance de chaque épisode et le tout viendra se perdre dans les colonnes statistiques, ce qui aura pour effet de contribuer à la banalisation de la guerre et ainsi à sa plus grande acceptation par le public.</p>
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<p>En bref, le bilan global des victimes de ces guerres ne fait pas l’objet d’une grande diffusion. Il semble, avec le temps, devenir en soi l’objet d’un rapport comme un autre. L’indignation n’est plus au rendez-vous ni même la consternation ou la tristesse. Il se présente plutôt un sentiment d’indifférence qui laisse la place aux questions de stratégies sur le terrain et à celles relatives aux conditions qui permettront de «gagner» la guerre avant d’effectuer un retrait dit progressif.</p>
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<p>Quel bilan peut-on dresser en juillet 2008?<br />
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<p>Un très grand nombre d’organismes veillent sur cet aspect des conflits armés et, notamment, les organisations internationales des droits humains telles que Human Rights Watch, Amnistie Internationale, Human Rights for Change, Afghanistan Justice Project, War Victims Monitor et International Center for Transitional Justice.. Quel est le décompte? Quel est le nombre de déplacés dans les pays théâtres de ces guerres et vers l’étranger? Quelle est l’ampleur des dégâts et des coûts financiers entraînés par ces deux «opérations»?</p>
<p> </p>
<p>Nous présentons, ici, un bilan de ces guerres afin de pouvoir en prendre toute la mesure et de mieux comprendre le sens des décisions politiques et militaires qui sont prises par les forces d’occupation. Les données présentées doivent être considérées comme étant des approximations peu importe la source d’où elles proviennent. Nous ferons état des bilans officiels, mais nous considérerons avec beaucoup d’attention les rapports provenant d’organismes reconnus comme indépendants. Nous présentons un bilan succinct des victimes et les coûts globaux de ces guerres.</p>
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<p>Des bilans indépendants<br />
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<p>Selon  Unknown News, en date du 16 juillet 2007, la situation globale se présentait ainsi: Au moins 832 962 personnes ont été tuées et 1 590 895 ont été blessés en Afghanistan et en Irak (Unknown news)..</p>
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<p>En Afghanistan<br />
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<p>Selon le dossier concernant les victimes civiles de Marc W. Herold de l’Université du New Hampshire les bombardements américains ont tué, entre 3 485 et 4 034 civils entre octobre 2001 et juin 2004 (<a href="http://pubpages.unh.edu/~mwherold/">http://pubpages.unh.edu/~mwherold/</a> ).</p>
<p> </p>
<p>Selon des données rapportées par Matrix Masters, un total estimé de 1 500 personnes ont été tuées en 2005 dans ce pays (matrixmasters.com ). Quelques 600 policiers auraient été tués entre l’élection de Hamid Karzai en décembre 2004 et la mi-mai 2005 (Wikipedia).</p>
<p> </p>
<p>Selon un rapport d’Human Rights Watch, en 2006, 4 400 Afghans ont été tués dont 1000 civils. De plus, un total de 2 077 insurgés ont péri dans les opérations conduites par les forces de la coalition entre le 1er septembre et le 13 décembre 2006. Pour la même période, les données rapportées par Associated Press basées sur les rapports du gouvernement afghan, de l’OTAN et des représentants de la coalition font état d’un total inférieur à 4 000 morts, la plupart d’entre eux étant des insurgés. Plus de 1 900 personnes avaient été tuées au cours des huit premiers mois de l’année (Wikipedia).</p>
<p> </p>
<p>En 2007, on estime que 7 100 personnes ont été tuées y compris 926 policiers afghans, 4 478 insurgés, 1 500 civils et 232 soldats étrangers (Wikipedia).</p>
<p> </p>
<p>En mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Aghanistan Conflict Monitor se référant à un article de M. Weaver du Guardian, le total de ceux qui ont péri dans cette guerre dépasse les 8 000 personnes en 2007 (M. Weaver, The Guardian, 11 mars 2008) lequel se base sur les données d’un rapport produit par les Nations Unies: «Les Nations Unies ont brossé une évaluation sombre du conflit en Afghanistan, en faisant état du fait que la violence s’est intensifiée considérablement au cours de la dernière année, ce qui a entraîné la mort de plus de 8 000 personnes y compris au moins 1 500 civils» (M. Weaver, 2008) (Afghan conflict monitor).</p>
<p> </p>
<p>Au cours des six premiers mois de 2008, plus de 2 100 personnes ont été tuées y compris 698 civils, 502 insurgés (jusqu’au 14 mars). En juin seulement, 613 personnes sont mortes dans des actes de violence causés par les insurgés y compris 473 insurgés, 34 civils et 44 membres des forces de sécurité afghans. 72 policiers afghans ont été tués au cours du mois d’avril (Wikipedia).</p>
<p> </p>
<p>Les Nations Unies ont rapporté en juin 2008 que près de 700 civils afghans avaient été tués depuis le début de l’année dont les deux tiers étaient dus à des attaques perpétrées par les insurgés et 255 dans des opérations militaires (Wikipedia).</p>
<p> </p>
<p>Selon ces données approximatives il est permis d’avoir un aperçu de l’ampleur du nombre de personnes tuées dans cette guerre, mais elles ne peuvent traduire l’importance des effectifs de population affectés, car il ne s’agit pas d’une simple occupation militaire, mais d’une guerre totale. Nous aurions donc un total estimé entre 20 000 et 25 000 personnes qui ont perdu la vie en Afghanistan entre octobre 2001 et juin 2008.</p>
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<p>En Irak<br />
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<p>Selon Adlène Meddi du Quotidien indépendant El Watan, en date du 25 mars 2008,  «si le bilan opérationnel officiel de l’armée américaine en Irak a atteint le seuil symbolique de 4000 morts avec les récentes attaques, l’on est incapable de préciser le nombre des civils irakiens tués dans cette guerre qui dure depuis cinq sanglantes années» (El Watan).</p>
<p> </p>
<p>Selon cet auteur, «des chercheurs américains de l’Université John Hopkins (Baltimore) et iraquiens, de l’Université Al Mustansiriya (Bagdad), ont estimé la surmortalité depuis l’invasion de l’Irak, de mars 2003 jusqu’à juillet 2006».</p>
<p> </p>
<p>«Ils estiment à 655.000 le nombre de morts supplémentaires d’Iraquiens (soit 2,5% de la population) par rapport à la période antérieure à l'invasion américaine. Le taux de mortalité était de 5,5 pour mille avant mars 2003 contre 13,3 pour mille désormais...».</p>
<p> </p>
<p>«Ces travaux, publiés dans la revue médicale The Lancet, n’ont pas compté les corps à la morgue pour calculer la surmortalité. Ils ont enquêté auprès de 47 ensembles, répartis sur tout le territoire, contenant chacun 40 foyers. Ils ont recensé le nombre de naissances et de décès par foyer entre 2001 et 2006 et ont ensuite extrapolé les résultats à l’ensemble de la population iraquienne...».</p>
<p> </p>
<p>«Ces chiffres sont très loin des chiffres officiels publiés sur iraqbodycount.org, site qui est censé recenser les civils tués au cours des interventions militaires en Irak (qui avaient été répertoriés jusqu’à ce moment-là)  "que" 45 à 50.000 victimes...» En juillet 2008, selon les données fournies par ce projet le total des morts se situe entre 86 017 et 93 936 (<a href="http://www.iraqbodycount.org/">http://www.iraqbodycount.org/</a> ).</p>
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<p>Des coûts astronomiques<br />
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<p>Combien ces guerres ont-elles coûté jusqu’à maintenant? Quelle est l’ampleur des dommages causés aux infrastructures? Quels seraient les coûts globaux de leur reconsctruction?</p>
<p> </p>
<p>Selon un rapport du Service de recherche du Congrès des États-Unis mis à jour le 23 juin 2008, jusqu’au 26 décembre 2007 le Congrès a approuvé la somme totale de 700 milliards de dollars pour les opérations militaires, la sécurité, la reconstruction, l’aide internationale, les dépenses des ambassades et les frais d’assurances et les soins de santé pour les anciens combattants pour les trois opérations initiées depuis les attaques du 11 septembre.</p>
<p> </p>
<p>Selon la même source de renseignements, en date du 19 juin 2008, la Chambre a approuvé une nouvelle version du Rapport à la Chambre 2642, un supplément pour l’année fiscale 2008, qui devait être examiné par le Sénat la semaine suivante. Ce projet de loi comprend une somme de 163 milliards de dollars pour les deux années fiscales 2008 et 2009... Si le tout est approuvé, le Service de recherche du Congrès estime que le financement des guerres contre la terreur atteindra le total de 857 milliards de dollars, soit un total de 656 milliards de dollars pour la guerre en Irak, 173 milliards de dollars pour celle de l’Afghanistan et de 29 milliards de dollars pour le renforcement de la sécurité (Belasco, A., 2008).</p>
<p> </p>
<p>Selon W. T. Wheeler, le Département de la Défense a témoigné devant le Congrès le 31 juillet 2007 que la guerre en Afghanistan avait coûté la somme de 78.1 milliards de dollars (<a href="http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html">http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html</a> ).</p>
<p> </p>
<p>Dans la première année de guerre en Afghanistan, selon les propos de EuropUSA.com, «sans parler des vies humaines perdues du fait de la guerre qu’on ne peut bien entendu pas chiffrer, le coût financier de la guerre en Afghanistan s’éleverait à $1 milliard par mois. Avec l’avancée spectaculaire de l’Alliance du Nord et la prise de Kaboul, on imagine que ce coût astronomique va bientôt se réduire… Les États-Unis ont déjà envoyé 6000 missiles et bombes sur le sol afghan. Le coût de certains missiles s’élève à $1 million pièce. Attention à ne pas se tromper de cible !. Les 50.000 militaires américains basés en Asie touchent en guise de motivation $150 par mois…et la gloire en plus bien sûr. Autre chiffre « étonnant » : le coût par heure des avions de combat. Par exemple, les F14 coûte $5000 par heure. Personne ne gagne à faire la guerre sauf peut-être l’industrie militaire…»(<a href="http://www.europusa.com/?ID=FRa25b394e83f0494e9&#38;nosniff=1">http://www.europusa.com/?ID=FRa25b394e83f0494e9&#38;nosniff=1</a> ).</p>
<p> </p>
<p>Selon les données du National Priorities Project, si toutes les demandes additionnelles sont approuvées par le Congrès le coût de la guerre en Iraq atteindrait, pour le budget étatsunien, à la fin de l’année fiscale 2008, la somme totale de 611 milliards de dollars (<a href="http://www.nationalpriorities.org/publications/more_war_funding_requested">http://www.nationalpriorities.org/publications/more_war_funding_requested</a> ).</p>
<p> </p>
<p>Pour voir le budget autorisé pour la guerre en Irak (en milliards de dollars), cliquez ici.</p>
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<p> </p>
<p>Selon d’autres sources d’information, les coûts réels pourraient atteindre les 3 000 milliards de dollars pour le budget national des États-Unis. Selon Joseph Stiglitz and Linda Bilmes du Journal The Times, en tenant compte des opérations elles-mêmes et des impacts directs de ces guerres sur l’ensemble de l’économie, les coûts des conflits en Irak et en Afghanistan ont pris des proportions fulgurantes et ils les estiment à la somme totale de 3 000 milliards de dollars. Ils concluent ainsi: «Par un brassage malsain de fonds d’urgence, par une série de livres comptables et par des calculs sous-estimés constants des ressources nécessaires à la poursuite de la guerre, nous avons essayé d’identifier combien nous avons dépensé – et combien nous devrons probablement dépenser jusqu’à la fin. Le chiffre auquel nous arrivons correspond à la somme de 3 000 milliards de dollars. Nos calculs sont basés sur des hypothèses conservatrices. Ces calculs sont simples en eux-mêmes, même s’ils se veulent compliqués sur le plan technique. Le chiffre de 3 000 milliards de dollars comme coût total nous apparaît juste et probablement plus bas que la réalité. Inutile de dire que ce total ne représente que le coût assumé par les États-Unis. Il ne reflète pas le coût énorme assumé par le reste du monde et l’Iraq» (Times online ). </p>
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<p> </p>
<p>Les coûts estimés de la reconstruction<br />
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<p>En préparation de la réunion de pays donateurs de Madrid sur le projet de reconstruction de l’Irak en 2003 le total de 35.82 milliards de dollars a été estimé pour la période 2004-2007, le tout ayant été préparé par un comité conjoint formé par des représentants des Nations Unies et de la Banque mondiale.</p>
<p> </p>
<p>Ce total de 36 milliards dollars en provenance des États-Unis seraient consacrés aux 14 secteurs d’intervention suivants: Institutions gouvernementales, éducation, santé, création d’emplois, transport et télécommunications, approvisionnement et assainissement des eaux et disposition des matières résiduelles, électricité, planification urbaine, logement et mise en valeur du territoire, agriculture et ressources en eau, entreprises de l’État, secteur financier, investissement dans la lutte contre les changements climatiques et action contre les mines. Les Autorités provisoires de la Coalition ont estimé qu’il fallait 20 milliards additionnels en incluant cinq milliards de dollars pour la sécurité et la police et 18 milliards pour les infrastructures de l’industrie pétrolière (Wikipedia).</p>
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<p>Les déplacés et les réfugiés</p>
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<p>Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNCHR) la guerre en Irak à elle seule est responsable de 4.4 millions de réfugiés et de populations déplacées à l’intérieur des frontières (<a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/">http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/</a> ).</p>
<p> </p>
<p>«La situation en Irak continue à empirer, avec plus de deux millions d’Irakiens dont on estime qu’ils ont été déplacés à l’intérieur des frontières et 2.2 millions qui ont cherché refuge dans les pays voisins » affirme le rapport de L’UNCHR».</p>
<p> </p>
<p>«Selon des chiffres gouvernementaux, quelques 1.4 million d’Irakiens se trouvent maintenant en Syrie, jusqu’à 750 000 en Jordanie, 80 000 en Égypte et quelques 200 000 dans la région du Golfe. La Syrie, à elle seule, accueille un minimum de 30 000 Irakiens par mois» (<a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/">http://fr.globalvoicesonline.org/2007/06/21/175/</a> ).</p>
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<p>Conclusion</p>
<p> </p>
<p>Ces guerres, comme on peut le constater, exercent, depuis le début du siècle, un impact majeur sur l’économie mondiale, car elles mobilisent des ressources matérielles et humaines considérables pour tuer et détruire, des ressources en provenance de l’ensemble de la planète. Elles créent un climat d’insécurité globale et provoquent, par le fait même, un puissant effet d’entraînement sur le réarmement d’un très grand nombre de pays avec des sommes colossales qui sont désormais engagées dans le processus de militarisation de continents tout entiers comme c’est le cas en Europe orientale et au Moyen Orient.</p>
<p> </p>
<p>On peut le constater en analysant le taux de croissance des dépenses militaires mondiales. Depuis 1998 il a été constant et s’est avéré le net reflet de l’impact de ces guerres et celui du processus de réarmement global de la planète. Le total de ces dépenses, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), est passé de 735 milliards à 1339 milliards de dollars entre 1998 et 2007, soit une augmentation de 45% par rapport à 1998 (pour voir le tableau des dépenses militaires mondiales, cliquez ici)). Ce total correspond à 2.5% du produit mondial brut (PMB) et à la somme de $202.00 par personne (SIPRI, 2008).</p>
<p> </p>
<p>Est-ce qu’une nouvelle administration à la Maison Blanche sera susceptible de stopper ce processus? Il est permis d’en douter, car les dividendes de ces guerres profitent grandement aux grandes industries d’armements et nous savons que celles-ci exercent une forte influence sur les orientations politiques et stratégiques des grandes puissances.</p>
<p> </p>
<p>Un message clair a été prononcé par George Miller, membre du Congrès du District de Californie et président du comité de l’éducation et du travail. Ce message traduit bien les préoccupations d’un grand nombre d’Étatsuniens concernant la guerre en Irak: “Notre économie et notre pays ne peuvent continuer de supporter le coût de cette guerre, ni pour les soldats et leurs familles qui ont consenti d’énormes sacrifices pour notre pays». Miller ajouta: «Nous devrions reconstruire l’Amérique et non l’Irak, et nous devrions rétablir la force énorme pour le bien que l’Amérique peut accomplir pour la communauté internationale plutôt que de continuer de fragiliser la stabilité régionale et ternir notre réputation à l’étranger en poursuivant cette guerre tragique et inutile. Je presse le Président d’apporter son appui au programme de retrait de nos troupes de l’Irak» (<a href="http://georgemiller.house.gov/news/2008/05/rep_miller_and_house_reject_fu.html">http://georgemiller.house.gov/news/2008/05/rep_miller_and_house_reject_fu.html</a> ).</p>
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<p>Ces guerres sont loin d’être terminées selon Albert Legault, chercheur du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité (CEPES) de Montréal: « Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont un désastre militaire, politique, économique, humanitaire et financier. En Irak, la situation militaire n’est pas plus stable qu’autrefois même si le nombre d’incidents violents a diminué –ce qui n’inclut pas les violents combats de Bassorah en mars 2008 et de Sadr Cité en avril – et de l’avis même des militaires américains, l’Afghanistan ne sera pas en mesure de s’occuper seule de sa sécurité avant 2013» (<a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232">http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232</a> ).</p>
<p> </p>
<p>--------------------------------------------------------------------------------<br />
Références</p>
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<p>AP. Afghanistan: 9 soldats de l'Otan et 24 personnes tués. Le 13 juillet 2008. Adresse Internet: <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE">http://www.cyberpresse.ca/article/20080713/CPMONDE/80713063/1032/CPMONDE</a></p>
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<p>AYAD, C. et M. Semo. 2008. Irak: bilan accablant pour une guerre de cinq ans. Le Quotidien Libération. Le 20 mars 2008. Adresse Internet: <a href="http://www.liberation.fr/actualite/monde/316691.FR.php">http://www.liberation.fr/actualite/monde/316691.FR.php</a></p>
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<p>BELASCO, A. 2008. The Cost of Iraq, Afghanistan, and Other Global War on Terror Operations since 9/11. CRS Report for Congress. Order Code RL33110. Updated June 23, 2008. Prepared for Members and Committes of Congress. 64 pages.</p>
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<p>BORTOLASO, M.B. 2007. Usa, la facture de la guerre a doublé. Montréal, Centre de recherché sur la mondialisation. Le 16 novembre 2007. Adresse Internet: <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=7342">http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&#38;aid=7342</a></p>
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<p>CHOSSUDOSKY, M. 2002. Guerre et mondialisation. La vérité derrière le 11 septembre. Montréal, écosociété. 256 pages.</p>
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<p>CHOSSUDOVSKY, M. 2005. America’s “War on Terrorism”. Montréal, Global Research. 365 pages.</p>
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<p>DOYLE, L. 2007. Trillion-dollar war: Afghanistan and Iraq set to cost more than Vietnam and Korea. Le 24 octobre 2007. Adresse Inernet:</p>
<p><a href="http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637">http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637</a></p>
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<p>LEGAULT, A. 2008. La gestion post-Bush du chaos irakien et afghan. Le 8 avril 2008. Adresse Internet: <a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232">http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/article-cepes.php3?id_article=4232</a></p>
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<p>LEITENBERG, M. 2006. Deaths in Wars and Conflicts in the 20th Century. Cornell University, Peace Studies Program. Occasional Paper #29. 3nd ed. August 2006. 83 pages.</p>
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<p>MEDDI, A. 2008. Combien de victimes civiles irakiennes tuées depuis 2003 ? Journal El Watan. Le 25 mars 2008. Adresse Internet:</p>
<p><a href="http://www.elwatan.com/Combien-de-victimes-civiles">http://www.elwatan.com/Combien-de-victimes-civiles</a></p>
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<p>OXFORD RESEARCH GROUP. 2006. War on Terror' Failing, and Distracting Politicians from the Genuine Threats to Global Security : <a href="http://www.commondreams.org/news2006/0613-07.htm">http://www.commondreams.org/news2006/0613-07.htm</a></p>
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<p>STIGLITZ, J. et L. Bilmes. 2008. The three trillion dollar war</p>
<p>The cost of the Iraq and Afghanistan conflicts have grown to staggering proportions. Le 23 février 2008.</p>
<p>Adresse Internet: <a href="http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece">http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/guest_contributors/article3419840.ece</a></p>
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<p>WHEELER, W.T. 2007. Which Side is the Pentagon On? The Costs of the Afghanistan War. Counterpunch. Le 29 août 2007.</p>
<p>Adresse Internet: <a href="http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html">http://www.counterpunch.org/wheeler08292007.html</a></p>
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<p>Sites Internet</p>
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<p>America’s War on Afghanistan / Matrix Masters:</p>
<p><a href="http://www.matrixmasters.com/world/america/afghanistan/warafghanistan%20home.html">http://www.matrixmasters.com/world/america/afghanistan/warafghanistan%20home.html</a></p>
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<p>Actualité Mondiale : L'impossible bilan de la guerre en Irak:</p>
<p><a href="http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637">http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=7637</a></p>
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<p>Civilian casualties of the War in Afghanistan (2001–present): <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29">http://en.wikipedia.org/wiki/Civilian_casualties_of_the_War_in_Afghanistan_%282001%E2%80%93present%29</a></p>
<p> </p>
<p>"A Dossier on Civilian Victims of United States' Aerial Bombing of Afghanistan: A Comprehensive Accounting"  and "A Day-to-Day Chronicle of Afghanistan's Guerrilla and Civil War, June 2003 - Present":</p>
<p><a href="http://pubpages.unh.edu/~mwherold/">http://pubpages.unh.edu/~mwherold/</a></p>
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<p>Guerre et Occupation en Irak / Résumé exécutif:</p>
<p><a href="http://www.google.ca/search?hl=fr&#38;q=Amnistie+internatinale+%2B+guerre+%2B+Irak&#38;start=20&#38;sa=N">http://www.google.ca/search?hl=fr&#38;q=Amnistie+internatinale+%2B+guerre+%2B+Irak&#38;start=20&#38;sa=N</a></p>
<p> </p>
<p>International Peace Bureau: <a href="http://ipb.org/i/index.html">http://ipb.org/i/index.html</a></p>
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<p>Iraq Body Count: <a href="http://www.iraqbodycount.org/">http://www.iraqbodycount.org/</a></p>
<p> </p>
<p>L’intervention américaine en Irak</p>
<p>Chronologie de la guerre en Irak (2002-2008). L’Express.fr :</p>
<p><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-2002-2007_498027.html">http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/chronologie-2002-2007_498027.html</a></p>
<p> </p>
<p>Reconstruction in Iraq: <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Reconstruction_of_Iraq">http://en.wikipedia.org/wiki/Reconstruction_of_Iraq</a></p>
<p> </p>
<p>Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI): <a href="http://www.sipri.org/">http://www.sipri.org/</a></p>
<p> </p>
<p>The CNN Wire. New high for Afghanistan deaths. Le 26 juin 2008: <a href="http://cnnwire.blogs.cnn.com/2008/06/26/new-high-for-afghanistan-deaths/">http://cnnwire.blogs.cnn.com/2008/06/26/new-high-for-afghanistan-deaths/</a></p>
<p> </p>
<p>Wars and armed conflicts:</p>
<p> </p>
<p>List of wars and disasters by death toll:</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_and_disasters_by_death_toll#Wars_and_armed_conflicts">http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_wars_and_disasters_by_death_toll#Wars_and_armed_conflicts</a></p>
<p> </p>
<p>War in Afghanistan (2001–present):</p>
<p><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/War_in_Afghanistan_(2001%E2%80%93present)#Civilians">http://en.wikipedia.org/wiki/War_in_Afghanistan_(2001%E2%80%93present)#Civilians</a></p>
<p> </p>
<p>War Victims Monitor: <a href="http://warvictims.wordpress.com/category/country/afghanistan/">http://warvictims.wordpress.com/category/country/afghanistan/</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Inde : InfoSignz utilis&eacute;e en majorit&eacute; au domicile, implantation en Asie du Sud Est et dans les pays anglophones]]></title>
<link>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/22/inde-infosignz-utilise-en-majorit-au-domicile-implantation-en-asie-du-sud-est-et-dans-les-pays-anglophones/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 20:32:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Redaction</dc:creator>
<guid>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/22/inde-infosignz-utilise-en-majorit-au-domicile-implantation-en-asie-du-sud-est-et-dans-les-pays-anglophones/</guid>
<description><![CDATA[L´éditeur du logiciel de digital signage InfoSignz a publié quelques données relatives à l´uti]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://infosignz.files.wordpress.com/2008/07/infosignz-usage-patterns.jpg" target="_blank"><img style="margin:5px 0 5px 10px;" src="http://oohtv.files.wordpress.com/2008/07/image7.png" alt="image" width="94" height="76" align="right" /></a>L´éditeur du logiciel de digital signage <a href="http://www.infosignz.com/" target="_blank">InfoSignz</a> a publié quelques données relatives à l´utilisation de sa solution (rappelons que son modèle intègre <a href="http://oohtv.wordpress.com/?s=infosignz" target="_blank">deux versions, l´une gratuite pour des fonctions basiques et l´autre payante</a>).</p>
<p>D´après les informations renseignées par les utilisateurs du produit, celui-ci serait aujourd´hui opéré dans 16% des cas pour une utilisation au domicile privé. Viennent ensuite les segments : <em>(cliquer sur le graphique pour l´agrandir)</em></p>
<p>- Education pour 15%</p>
<p>- Bureaux pour 11%</p>
<p>- Retail pour 10%</p>
<p>- Entertainement pour 7%</p>
<p>Le groupe a, de plus, communiqué une liste de 10 pays où la solution serait, actuellement, la plus utilisée :</p>
<p>- Pays d´Asie du Sud Est : Inde, Philipines, Thailand, Indonésie et Malaisie</p>
<p>- Pays anglophones : Etats-Unis, Afrique du Sud,  Canada, Royaume-Uni</p>
<p>- et le Brésil.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Etats-Unis : Le vainqueur de la comp&eacute;tition de Gas Station TV]]></title>
<link>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/22/etats-unis-le-vainqueur-de-la-comptition-de-gas-station-tv/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 20:27:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Redaction</dc:creator>
<guid>http://oohtv.wordpress.com/2008/07/22/etats-unis-le-vainqueur-de-la-comptition-de-gas-station-tv/</guid>
<description><![CDATA[
Gas Station TV&nbsp; a annoncé le nom du vainqueur de sa compétition “Gas Station TV’s Wanna ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h4></h4>
<p><img style="margin:5px 0 5px 10px;" height="165" alt="Jason Basso" src="http://oohtv.files.wordpress.com/2008/07/jason-basso.jpg" width="206" align="right"><a href="http://www.gstv.com" target="_blank">Gas Station TV</a>&#160; a annoncé le nom du vainqueur de sa compétition “Gas Station TV’s Wanna Be a BroadcaSTAR”, <a href="http://oohtv.wordpress.com/2008/03/12/etats-unis-gas-station-tv-organise-sa-nouvelle-star-pour-promouvoir-son-rseau/" target="_blank">dont nous avions mentionné le lancement en début d´année</a>.</p>
<p>En sus d´une récompense financière, Jason Basso, l´heureux élu, présentera, à l´automne, des programmes courts sur la chaîne. GSTV diffuse sur plus de 5500 écrans positionnés au niveau des pompes de stations services de 400 villes américaines.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entretien avec noam Chomsky: la ressemblance entre la classe entrepreneuriale et le fascisme est surprenante ]]></title>
<link>http://socio13.wordpress.com/?p=2251</link>
<pubDate>Tue, 22 Jul 2008 07:44:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>socio13</dc:creator>
<guid>http://socio13.wordpress.com/?p=2251</guid>
<description><![CDATA[Traduction patchwork de Danielle Bleitrach, de Cecilia Tolède et de Julien pour Socio13
 Présenta]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2008/07/noam_chomsky_author.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2303" src="http://socio13.wordpress.com/files/2008/07/noam_chomsky_author.jpg?w=300" alt="" width="300" height="201" /></a>Traduction patchwork de Danielle Bleitrach, de Cecilia Tolède et de Julien pour Socio13</p>
<p> Présentation de Vicenç Navarro de l’entretien avec Noam Chomsky</p>
<p>C’est un plaisir pour moi de faire l’introduction d’un entretien que nous avons eu avec Noam Chomsky le 13 mai 2008.</p>
<p>La UPEC  qui, comme vous le savez bien,, est l’Université progressiste d’été de catalogne, a pour une part dans sa vocation de créer un échange entre les personnes de gauche progressistes de Catalogne, de l’Espagne, de l’Europe et du monde ? Il nous paraissait important de savoir ce que pensait noam Chomsky sur ce qui c’était passé ces jours-ci aux Etats-Unis, en Europe et dans le Monde.</p>
<p>Noam Chomsky est une personne d’une émorme importance et quand s’écrira l’histoire intellectuelle des XXe et XXIe siècle, Noam Chomsky y aura un chapitre très important. Il aura été la voix la plus critique des Etats-Unis, non seulement au sujet de la politique extérieure de ce pays, mais aussi en ce qui concerne les structures du pouvoir des Etats-Unis.</p>
<p><!--more--></p>
<p>En ce moment les Etats-Unis font à la une de toutes les nouvelles et, comme toujours, les médias de communication contrôlent, canalisent, manipulent et il est difficile de savoir ce qui se passe dans un pays aussi complexe que les Etats-Unis. Cette difficulté à savoir ce qui se passe aux Etats-Unis est encore accentuée en raison de l’énorme différence de culture qui existe entre ce pays et les cultures politiques de l’Europe, de l’Espagne et de la Catalogne.</p>
<p>Il avait été décidé par l'équipe de direction de l'UPEC de  l'inviter à donner la conférence inaugurale, la classe inaugurale des journées de cette année. Il n'a pas pu venir parce que son épouse était très malade. Il s'est excusé. Il connaît la Catalogne, de plus,  il a une grande sympathie et des liens sentimentaux émotifs avec la Catalogne parce que comme intellectueldes EU. il a suivi très de près la guerre civile espagnole. Il nous a expliqué que, en étant alors un jeune homme, il s’était alors senti très identifié à la cause républicaine contre le fascisme.</p>
<p>Aujourd’hui, l’entretien ne portait pas sur le passé. Il est sur le présent et sur le futur. L’entretien est centré sur les Etats-Unis. Qu’est qui est en train de se passer aux Etats-Unis ? Qu’est-ce que le phénomène Obama ? S’agit-il d’une promesse de changement ? Ou s’agit-il d’un montage médiatique ? Nous voulions aussi savoir son opinion sur ce qui se passe en Europe et vous verrez qu'il parle, parfois, très de façon critique de l'Europe et aussi nous voulions savoir son opinion sur le Monde. Il a été très intégré, c'est même l'un des points de référence du mouvement antiglobalisation et il a beaucoup à raconter sur l'avenir de ce mouvement.</p>
<p>J'ai eu le plaisir de faire cette interview qui a duré 45  '. Je connais Noam Chomsky depuis bien des années, en réalité nous sommes amis, très amis. C’est pourquoi il avait accepté notre invitation parce qu'il était disposé à prendre contact à travers moi avec ce monde de la Catalogne et de l'Espagne. Noam Chomsky est une personne superintéressante non seulement comme intellectuel mais aussi comme être humain; c’est de ces personnes uniques que, malgré son grand renom, c'est un homme sensible, très accessible et très agréable. Nous avons passé quelques heures très agréables avec lui en faisant l'interview et après d’une manièreplus détendue. Il s'est engagé à venir à Barcelone, parce que nous ne renonçons pas à l’avoir avec une  autre année pour qu’il donne la la conférence inaugurale de l'UPEC.</p>
<p> Les sujets qu'il traite sont  des sujets éminents pour nous et d'une énorme importance. Il est possible que parfois ce soit difficile de comprendre  le thème et la narration sont différents des Européens. À la fin je ferai quelques observations pour montrer l'importance des déclarations de Noam Chomsky à notre pays parce que ce qui arrive aux EU. c'est, dans certaine manière, notre avenir à nous si nous ne changeons pas. Et cet avenir nous l'avons vu ne fonctionne pas.</p>
<p> C’est depuis ce point de vue que nous parlons de beaucoup de sujets d'une manière détendue, Il me connaît, il connaît mes travaux, les cite, même dans cette interview, mais aussi dans lessiens, en faisant référence à la situation sanitaire qui est très préoccupante. Il n’y a pas un système aux Etats-Unis qui garantit l’accès aux services de santé. De fait, 100.000 personnes meurent chaque année faute de services et de prévention sanitaire. C’est une problème très grave. Il fait référence à ce thème, et aussi à d’autres je suis en train d’écrire et de travailler. Il y a une amitié, il y a une estime, il y a une admiration mutuelle qui se reflètent dans cet entretien.</p>
<p>Donc, je fais cette introduction à l'interview à Noam Chomsk parce que je crois que nous coïncidons en tout et que c'est l'un des intellectuels les plus importants des temps dans lequel nous vivons.</p>
<p> </p>
<p>Entretien avec Noam Chomsky par VICENÇ NAVARRO, au MIT, Cambridge ((MASSACHUSETTS)</p>
<p>13 mai 2008.</p>
<p> Vicenç Navarro : Merci beaucoup de nous recevoir</p>
<p>Noam Chomsky : Je suis enchanté d’avoir la possibilité de parler avec vous.</p>
<p> Vn : nous sommes ici au nom de l’Université Progressiste d’été de Cataluña (UPEC).Comme je te l’ai dit avant l’entretien, l’intention de l’Université est récupérer l’histoire de la Catalogne, en revivant ce temps, pendant les années de la République, où des travailleurs et des universitaires se réunissaient durant l'été pour débattre des sujets d'intérêt commun. Évidemment, cela a été interdit durant la dictature. Quand, en 2003, les partis gauches ont récupéré le gouvernement de la Catalogne, ils ont décidé de renouveler cet objectif et de recréer  l'Université Progressiste d’été de Catalogne. Nos habría encantado que hubieras podido hacer la conferencia inaugural de esta nueva etapa y nos sabe muy mal que no pudiera ser así. Esperamos, sin embargo, que puedas visitarnos algún día. </p>
<p> Nous aurions été enchanté que tu eusses pu faire la conférence inaugurale de cette nouvelle étape etnous avons été très déçus que cela ne se puisse réaliser. Nous espérons, cependant, que tupuisse nous visiter un jour. </p>
<p>NC: J’espère qu’il en sera ainsi.</p>
<p> </p>
<p>VN: Je voudrais parler avec toi précisemment de toi et aussi sur les Etats-Unis. En dehors des Etats-Unis., tu es sans doute l'intellectuel américain le plus connu. Mais la majorité des gens en dehors des Etats-Unis. N’est pas assez consciente que celui qui représente l'intellectuel plus connu des Etats-Unis. à l'étranger apparait si peu souvent dans les médias de son propre pays. Quand nous regardons les chaînes principales de télévision, comme la CBS, la NBC ou la CNN, tu n'apparais jamais.  En réalité tout se passe comme si tu étais frappé d’interdit dans ces médias. Beaucoup de gens hors des EU ou ne le savent pas ou ne le comprennent  pas, parceque les Etats-Unis sont souvent idéalisés, ils se présentent comme une démocratie extrêmement dynamique et active. En dehors des des Etats-Unis, on ne perçoit pas  l'énorme discrimination qui existe aux Etats-Unis contre les voix de gauche commela tienne, la discrimination qui sévit même dans des cercles qui se prétendent de gauche dans l’establishment liberal des EE.UU. Comment tu expliques cette situation ? Comment tu expliques cette discrimination contre toi dans les plus importants forums de débat des Etats-Unis ? </p>
<p> NC : D' entrée il me faut dire que,le fait est,  c’est dans les cercles d’intellectuels libéraux de gauche où je suis le plus discréminé probablement, là où je suis le plus craint, le plus méprisé.  Si tu veux voir un exemple graphique de cela, regarde la photographie que j'ai suspendue et encadrée à la porte de mon bureau. C'est la couverture de la revue plus ou moins officielle des intellectuels libéraux de gauche, The American Prospect. Cette couverture veut représenter la lutte idéologique à laquelle ils sont confrontés.  Ils se voient eux-mêmes  comme en étant entre deux menaces représentées par deux figures avec un visage hostile. D’un côté, nous voyons Dick Cheney, dans le Pentagone; et je suis de l'autre coté. Les intellectuels de gauche de l'establishment libéral se trouvent coincés entre ces deux forces qu'ils considèrent gigantesques. Cette couverture est indicative de la paranoïa et de la préoccupation que peut provoquer la plus petite faille dans l'orthodoxie libérale. Les intellectuels de gauche de l'establishment libéral sont (et pas seulement aux Etats-Unis.) les gardiens typiques des limites du système : jusque là on peut aller mais pas un millimètre plus loin. De fait, ils considèrent comme terrifiant de penser que quelqu'un peut franchir ce millimètre. Cela s’étend aussi sur les médias principaux où le contrôle idéologique est énorme. Résultat nous avons une situation où d’un côté il y a une grande liberté d’expressions. C’est un pays très libre, c’est le pays le plus libre du monde. Je ne crois pas que la liberté d’expression, par exemple, soit protégée dans une aucune autre partie du monde comme elle l’est ici. Mais d’un autre côté, la possibilité de produire et de diffuser des idées est très contrôlée. C’est une société très dirigée, une société qui se gère comme une affaire , dirigé avec beaucoup de soin, avec de strictes règles doctrinales, desquelles il n’est tolérée aucune déviance parce que ce serait trop dangereux.</p>
<p>L'un des motifs pour lesquels c'est trop dangereux consiste en ce que le système politique,  les partis et la classe politique, a une position qui sur la majorité de sujets importants est beaucoup plus à la droite que le reste de la population. Si nous prenons la santé, par exemple, un sujet sur lequel  tu as écrit pendant de nombreuses années la population est à gauche de l'establishment, et il en toujours été ainsi. La même chose se passe pour beaucoup d'autres sujets. Par conséquent, permettre que des sujets importants se débattent est un risque et une menace. Permettre n'importe quelle déviation est dangereux et il faut contrôler avec beaucoup de soin. </p>
<p> C’est pour cela . oui, ce pays est très libre, mais très contôlé. C’est pourquoi nous avons une idéologie très rigide et très contrôlée.</p>
<p>VN : Ce qui est surprenant parce que, vu de l’extérieur des Etats-Unis., souvent on a l'impression d’un pays avec un système politique très stable et sûr. Nous pourrions penser même qu'avec un tel système politique et des médias si puissants, le pays pourrait se permettre des voix plus de critiques dans les medias que ce qu’ils se permettent.<br />
 </p>
<p>NC: Oui !<br />
 VN: C’est comme s’ils craignaient les voix plus critiques comme par exemple la tienne.<br />
  NC : Oui, je crois qu'ils ont peur. Une peur terrible de n'importe quelle petite déviation qui peut conduire au désastre. C'est une mentalité typiquement totalitaire. Dans cette mentalité tu dois tout contrôler. Si quelque chose reste hors un tel contrôle, cela leur semble désastreux poureux. De fait, la stabilité de la société des Etats-Unis  n'est pas si évidente. Elle requiert beaucoup de répression. Ce qui est arrivé avec les papiers du Pentagone durant la Guerre du Vietnam est très représentatif de ce que je suis en train de dire. Ces papiers n’étaient pas des documents déclassifiés et publics Avoir accés à ceux-ci était comme voler les archives : c’était comme conquérir un pays et mettre la main sur le butin de ses archives. L’information n’était pas conçue pour le public. . Eh bien, il y avait des choses intéressantes dans les papiers du Pentagone qui avaient été cachés. Le plus intéressant de tels papiers est la partie finale. La période que ces papiers couvrent finit au milieu de 1968, juste après l'offensive du Tet de janvier 1968 qui a convaincu la classe politique que la guerre semblait trop coûteuse et que cela ne valait pas la peine la continuer.Malgré tout, dans les mois immédiatementsuivant, il y a eu une tentative du gouvernement pour envoyer environ 200.000 hommes de plus au Vietnam, en portant ainsi le nombre de troupes à presque trois quarts de million. Il y a eu un débat à l'intérieur du gouvernement sur cet envoi, et comme le démontrent les papiers du Pentagone, et ils  ont décidé de ne pas les envoyer.  Le motif est qu’ils craignaient, s’ils le faisaient, qu’il ne leur resterait pas les troupes suffisantes pour contrôler le désordre civil qui pourrait se développer aux Etats-Unis. Il y avait une rébellion sans précédent entre les jeunes, les femmes, les travailleurs, les minorités, les pauvres, etc.  Ils contrôlaient à grand peine les choses à l’intérieur de leur propre pays, , et n'importe quel mouvement incontrôlé pourrait déboucher sur une révolte. Et cela continue. Ils ne peuvent pas laisser la population incontrôlée. Celle-ci doit être étroitement disciplinée.<br />
 En réalité, un des motifs de la pression consumériste qui existe aux Etats-Unis, pression qui remonte aux  années 1920, est précisemment le constat de la part du monde entrepreunarial que, s’ils n’atomisaient pas les gens, s’ils ne les dirigeaient pas vers ce que nous appellons « les choses superficielles de la vie, comme par exemple la consommation à la mode », la population pourrait se retourner contre eux.</p>
<p> <br />
Aujourd’hui même par exemple, 80% de la population des Etats-Unis croit que le pays (en transcrivant litteralement les mots exacts) « <em>est dirigé et se meut, conformément à certains grands intérêts qui se préoccupent seulement d'eux mêmes</em>", sans tenir en compte du bien-être de la population. 95 % de la population pense que le gouvernement devrait plus prêter attention à l'opinion publique et qu’il ne le fait pas. Le degré d'aliénation de la population face aux institutions démocratiques est énorme. De là l'importance à ce que les gens soient atomisés, absorbés dans le monde de la consommation, préoccupée par comment payer les dettes inscrites dans ses cartes de crédit, séparés les uns des autres, sans pouvoir écouter de débats critiques. Chaque fois qu'ilen est ainsi, la classe patronale croit qu'elle peut contrôler à la population.</p>
<p>VN : Une autre réalité que nous voyons est qu’à l’extérieur des Etats-Unis on idéalise le système nord-américain à cause des moyens d’information et de persuasion européens. Par exemple, les primaires présidentielles sont en train d’être montrée comme une signe de vitalité de la démocratie. Et le phénomène Obama se présente comme la cause de la mobilisation des masses. Cette vision de la réalité des Etats-Unis est très biaisée. Comment expliquerais-tu cette idéalisation de la scène politique nordaméricaine si fréquente en Europe ?<br />
 NC : Les gens ont ces illusions, et nous devons nous interroger sur l’origine de celles-ci. Il n’est pas difficile de comprendre ce qui s’est passé, et el establishment le comprend parfaitement.  Voyons par exemple, ce qui s’est passé durant les primaires, le jour du « supermardi », le 5 février, où ont été célébrées des paires de douzaine de primaires.Par conséquent, l'émotion était très grande. Dans le Wall Street Journal : l'histoire principale en couverture de ce"supermardi", était écrite avec de grandscaractères   elle disait ceci:" Les thèmes politiques reculent  tout au  long de 2008, puisque les votants se concentrent sur le caractère des candidats ". Peu de temps après , est sortie une enquête, de laquelleils ont à peine fait état, elle révélait que les trois quart de la population voulaient que les médias couvrent les opinions des candidats sur les sujets les plus importants auquels le pays faisait face. Exactement le contraire de la doctrine standard qui s’exprimait dans le titre de ce journal. Les médias soulignaient les caractéristiques personnelles des candidats, alors que la population désirait savoir l’opinion des candidats sur les thèmes qui préoccupaient la population. <br />
Cela n’est pas nouveau nauf. Il s’est passé la même chose aux élections précédentes. Les dirigeants des partis évitent de toucher aux thèmes qui préoccupent la population, il les maintienent hors de vue des lecteurs. Ce n’est pas vrai que lles votants préférent la personnalité des candidats par-dessus les autre thèmes. Les votants seraient enchantés de pouvoir voter en faveur d’un système de santé publique, qu’ils désirent depuis des décades.  Aujourd’hui eh bien, l'option ne leur est pas offerte. Les dirigeants du parti - ou, basiquement, le milieu des relations publiques qui vendent des biens de consommation à travers  la télévision – font de le réclame pour les candidats de la même manière qu’ils  font de la réclame pour des biens de consommation. Quand tu vois une publicité à la télévision, tu n'espèrespas rien en apprendre. En réalité, si nous avions un marché libre du type que les économistes décrivent, dans qui(lequel) les consommateurs informés prennent des décisions rationnelles, la Genral Motots aurait des annonces qui expliqueraient les caractéristiques des voitures qu’elle vend. Ce n’est pas le cas. Ce qui se passe est la volonté de créer des illusions, par la voie d’images compliquées, d’une actrice fameuse en les conduisant jusqu’au ciel, ou de quelque autre chose du même style. La clé est d’engranger et de manipuler l’audience. Quand tu « vends » les candidats, il arrive la même chose – nous n’entrerons pas dans les thèmes importants, c'est trop dangereux parce que le public peut ne pas être d'accord avec toi sur ces sujets. Par conséquent, ce que tu vends est un caractère, des  trivialités, des sujets personnels - le pasteur de quelqu'un a dit que je ne sais pas quoi, Hillary Clinton a commis une erreur quand elle parlait de la Bosnie, etc.. <br />
 <br />
 La Fondation Pew a publié une étude sur la couverture faite par la presse des primaires. L’histoire principale en a été le sermon du révérend jeremy Wright. La seconde, la politique des « superdélégués », et la troisième,  la discussion sur le fait que Obama avait été plus ou moins destabilisé par son commentaire sur la "frustration" à l'égard de l'économie de l'électorat des populations rurales, et une longue liste ainsi.  Toutes les histoires principales de cette liste sont sur des sujets insignifiants, marginaux. Il n'y a aucune qui mette en relief  l'opinion des candidats sur un des sujets importants - sur ce qu'en général le public veut écouter. Il est question de tout sauf des thèmes importants. C’est pourquoi la population ignore quelles sont les positions de leurs candidats sur les thèmes importants. C’est tout à fait évident.<br />
L’opinion populaire aux Etats-Unis a été depuis toujours très bien étudiée, principalement parce que les classes entrepreunariales, qui dirigent le pays, cherchent à tater le poul de leur public – pour contrôler la propagande ?  . Tu peux aspirer à contrôler les attitudes et les opinions des gens si tu connais bien leur vie. C’ est par cela par que nous en savons tant aux Etats-Unis. sur l'opinion publique. Ainsi nous savons que dans les dernières élections, 2004, la majorité des votants de Bush avaient des visions erronées sur l'opinion de Bush à l'égard des sujets principaux - non parce qu'ils étaient idiots ou n'étaient pas intéressés, mais parce que les élections suivent un système de marketing. C’est une société dirigée par les nécessités de l’entreprise : de la même manière que l’on vend des biens de consommation, on vend les candidats. Le public est la victime et elle consciente du fait, c’est pourquoi, plus ou moins 80% de la population croit que le pays bouge en fonction de certains grands  intérêts minoritaires qui ne regardent qu’eux-mêmes. Aussi les gens ne sont pas engag és simplement il n’y a aucune autre option offerte.<br />
Le phénomène Obama est une réaction intéressante à tout ceci. Les assesseurs de Obama, les dirigeants de sa campagne, ont créé une image qui est fondamentalement comme une page blanche. Dans le campagne de Obama rêvent des mots comme esperance, changement, unité,- des slogans totalement vides prononcés par une personne agrable, avec une bonne apparence et qui parle bien- les  testeurs d’opinion lle définissent comme "une rhétorique en envol", ("soaring rhetoric"), et chacun peut écrire ce qui lui plait sur cette blanche. Beaucoup de gens écrivent leurs désirs d'un changement de progrès. Dans la campagne, comme le pointe pertinement le Wall Street Journal,il n’est pas prêté trop d’attention aux sujets importants. Les caractéristiques personnelles sont  des éléments clefs. C'est le caractère qui se traite sur une couverture( comme sujet capital.</p>
<p> Mais, oui, l'appui qu'a reçu Obama est un phénomène populaire, et je pense qu'il reflète l'aliénation de la population par rapport aux institutions représentatives. Les gens s'accrochent au fer rouge vif : ici il y a une petite possibilité de ce que peut-être celui-là puisse défendre ce que je voudrais. Même s'il ne le dit pas, c'est le type de personne qui peut-être le ferait. Il est très intéressant d'observer de faire des comparaisons .  Obama est comparé  à John F. Kennedy et à Ronald Reagan-Kennedy et Reagan c'étaient des créations, des produits des médias, spécialement Reagan. Probablement lui-même ne savait pas quelle était la politique de son programme , il était strictement une création médiatique.  Au départ, il n'était pas spécialement populaire, mais les médias ont créé une image d'un  cowboy merveilleurs qui les sauveraient tous, et ainsi il le devint.</p>
<p>L'administration Kennedy avait plus le contrôle; c'était le premier groupe dirigeant qui a compris le pouvoir de la télévision et a créé un type de charisme sur la base d’un bon fonctionnement des relations publiques : l'image de Camelot, de ce lieu merveilleux, où ilse passe des choses merveilleuses, et d'un grand président. Maintenant bien, quand tu observes sur les actions réelles qui ont  eu lieu , ic’est grotesque. En réalité Kennedy est le président qui a envahi le sud Vietnam et qui a lancé une grande attaque terroriste contre cuba, et nous pourrions mettre beaucoup de choses sur la même ligne. Son administration fut responsable de l’installation d’une dictature néonazie au brésil. Le coup d’Etat a eu lieu juste après l’assassinat de Kennedy, mais les bases pour ce coup d’Etat avaient été établies par les kennedy et conduisirent à une terrible vague de repression en quelque lieu de l’Amérique latine. Mais l’image de camelot est ainsi, et les images sont très importantes quant on tente de contrôler une population dissidente.<br />
De fait, les Etats-Unis ne sont pas un pays fasciste, ce serait une mauvaise analogie. Mais la ressemblance entre les techniques de propagande qui sont utilisées par la classe entrepreunarial et les fascistes est très surprenante, et ce n’est pas accidentel,. Les nazis ont adopté, d'une manière explicite, consciement  et ouvertement, les techniques publicitaires américaines et l’ont proclamé. Ils ont pris quelques idées simples, les ont renforcéesd’une manière ou d’une autre, de telle sorte qu'elles semblaient attractives - c'était la technique publicitaire américaine des années 20 et elle a été le modèle qui les nazis ont adopté d'une manière explicite, et c'est le modèle de propagande patronale qui existe de nos jours.<br />
 Par conséquent, oui : le phénomène Obama, je pense, reflète l’aliénation de la population que nous trouvons dans les enquêtes : le 80% qui dit que le pays bouge pour un petit nombre de grands intérêts. Même si Obama dit que nous le changerons, nous n'avons rien de clair sur en quoi consiste ce que nous changerons exactement. De fait, les institutions financières, qui sont ses plus grands contributeurs, pensent qu'il est déjà bien; par conséquent, il ne semble pas tout à fait clair qu'il peut  y avoir un changement. Mais si tu parles d’un « changement »", les gens se prennent à cela; si tu dis "un changement" et "une espérance", les gens se prendront à cela et diront, d' accord, ce peut être le sauveur qui obtiendra ce que nous voulons, , même s'il n'y a aucune raison évidente de croire que cela peut se  passer ainsi.<br />
 </p>
<p>VN: C’est clair.<br />
NC: Par conséquent je pense que le phénomène Obama et l’aliénation des gens vont ensemble (</p>
<p>VN: Quelle serait la différence entre une administration de McCain et une de Obama?<br />
NC: McCain est un autre exemple d’une image-propagande très effective. Imagine-toi un pilote russe qui aurait bombardé des cibles militaires en Afganistan, capturé et torturé par les terroristes islamiques fanatiques dirigés par les Etats-Unis. Dirait-on que ce fut un héros ? Dirait-on que c’était un expert en stratégie et sécurité, parce qu’il bombardait des objectifs civils ? Non, on ne le dirait pas. Mais cela, c’est l’image qui s’est créé de McCain. Son héroïsme, sa connaissance et sa stratégie se basent sur le fait qu’il a bombardé beaucoup de gens de 10 000 mètres d’altitude et qu’ils l’ont abattu. Ce n’était pas bien qu’ils l’aient torturé, cela n’aurait pas dû se passer, c’était une action criminelle, ect… Mais cela ne le convertit pas en héros de guerre ou en spécialiste de politique extérieure. Cette dernière image est le fruit d’une création des experts en relations publiques.<br />
L’industrie des relations publiques est une industrie énorme, très sophistiquée aux Etats-Unis. Probablement un sixième du PIB est destiné au marketing, à la publicité, ect…, et représente un élément clef de la société.<br />
VN: Quelle serait la différence entre les administrations McCain et Obama pour la politique extérieure?<br />
NC: McCain peut-être pire que Bush. On ne parle pas trop de cela, parce qu’il est supposé qu’on ne doit pas trop parler de ces thèmes-là, mais le peu de choses qu’ils a dites font assez peur. Il pourrait ouvrir une situation imprévisible .<br />
VN: Comment expliques-tu la sympathie que Obama a éveillée en Europe?<br />
NC: Je suppose que les européens aussi écrivent ce qu’ils veulent sur la page blanche dont je parlais. Et ce n’est nullement un secret que les européens non seulement n’aiment pas Bush, mais le craignent. Le même establishment americain avait peur de Bush. Bush est arrivé au milieu d’un océan de critiques sans précédent, dont certaines venant des voix officielles de l’administration Reagan et de l’opinion publique en général. Par exemple, quand il a annoncé sa stratégie de sécurité nationale en septembre 2002, en parlant de guerre préventive, et en annonçant virtuellement une guerre contre l’Irak, immédiatement, au bout de quelques semaines, est paru un article dans le Foreign Affairs (la revue principale de l’establishment) condamnant ce que l’article définissait comme la Grande Stratégie du Nouvel Empire. Ils ne s’opposèrent pas à Bush sur les principes, mais parce que cela serait nuisible pour les Etats-Unis. Il y a eu beaucoup de critiques faites à l’administration de Bush pour son extrémisme, incluant le nationalisme extrémisme et radical qu’il montrait. McCain agit clairement sur le même terrain. Obama, en revanche, reviendrait probablement à situer le pays plus au centre, exactement où il se situait sous l’administration Clinton.<br />
McCain suivrait la même doctrine que Bush, la doctrine de guerre préventive, avec le mépris effronté pour nos alliés. Il faut se rendre compte, cependant, que cette doctrine ne serait pas nouvelle. La doctrine de Clinton, si on interprète littéralement ce qu’il disait, était encore pire. La doctrine de Clinton consistait officiellement dans le fait que les Etats-Unis avait le droit d’utiliser la force pour protéger leur  accès aux marchés et aux ressources. En réalité, cette doctrine est même plus extrémiste que la doctrine de Bush. Mais l’administration Clinton la présentait poliment, discrètement, et non d’une façon par laquelle nos alliés s’éloignent de nous. Les européens ne pouvaient pas simuler de ne pas le voir –clairement qu’ils le savaient et, de fait, les leaders européens l’approuver sûrement. Mais l’arrogance, le peu de gêne, l’extrémisme et l’ultranationalisme de l’administration Bush offensèrent réellement les courants plus du centre aux Etats-Unis et en Europe. Cela montre qu’il y a toujours une manière plus ou moins ouverte (educada) de mener les mêmes politiques.<br />
VN: Crois-tu qu’il y ait des possibilités pour que surgissent des forces de gauches aux Etats-Unis dans un futur proche ?<br />
NC : Je crois que ce pays offre une énorme opportunité pour les organisateurs de gauche. Cela se voit quand on analyse l’opinion publique. Tes propres recherches sur l’opinion de la population etatsunienne sur la santé montrent comment la population des Etats-Unis désire un programme national de santé financé par de l’argent public. Si on avait une démocratie qui fonctionnait, il y aurait des dizaines d’années que les Etats-Unis bénéficieraient d’un système de santé publique national. Cela pourrait s’appliquer à la politique extérieure. Prenons l’Iran par exemple, le prochain grand thème dont nous parlerons. Chaque candidat à la présidence, dont Obama, dit que nos devons maintenir la menace de la force contre l’Iran, maintenir ainsi toutes les options ouvertes. Il résulte cependant qu’avec cette pression, on viole la charte des Nation Unis ; maintenant d’accord, l’opinion des élites laisse entendre que les Etats-Unis devrait être un pays en dehors de la loi et personne ne fait un commentaire. Mais cela n’est pas ce que veut la population. La grande majorité des gens dit que nous ne devrions pas toujours utiliser les menaces mais que nous devrions utiliser la diplomatie. La grande majorité de la population aux Etats-Unis, quasi 75%, soutient que l’Iran a les mêmes droits que n’importe quel autre pays ayant signé le traité de non-prolifération : le droit d’enrichir l’uranium pour l’énergie nucléaire, mais pas pour les armes nucléaires. Et, étonnamment, une majorité importante de la population croit que nous devrions aider l’établissement d’une zone sans arme nucléaire dans la région incluant l’Iran, Israël et les forces américaines déployées dans la zone. Il résulte que cela est également la politique officielle de l’Iran, et, de fait, celle des Etats-Unis et de l’Angleterre, bien que ce fait ne puisse pas être mentionné. Mais la réalité est que quand les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont tenté de présenter une première justification légale pour l’invasion de l’Irak, ils appelèrent à la Résolution 687 de 1991 du Conseil de Sécurité des Nations Unis, qui demandait à l’Irak qu’il élimine ses armes de destructions massives, en affirmant que l’Irak ne l’avait pas fait. De cela, on parle beaucoup, mais pas du fait que la même Résolution impliquait les signataires de ce document à se mobiliser pour établir une zone sans arme nucléaires au Moyen-Orient (article 14). Il n’y a aucun candidat, cependant, qui pourrait mentionner cette possibilité. Si les Etats-Unis avaient une démocratie qui fonctionnait, dans laquelle l’opinion publique influencerait la politique, la plus dangereuse des confrontations avec l’Iran se résoudrait sûrement de manière pacifique.<br />
On peut le voir aussi avec Cuba. Durant 45 ans le gouvernement des Etats-Unis s’est consacré à punir les cubains. On a des documents internes des Kennedy, entre autres choses, qui le démontrent. Nous devons punir le peuple cubain pour son « défi réussit » aux politiques des Etats-Unis, nous ramenant à la Doctrine Monroe de 1823. La Doctrine Monroe établit le droit des Etats-Unis à diriger le continent. Les cubains défièrent cette doctrine avec assez de succès. Par conséquent il fallait punir la population cubaine avec une importante guerre, une guerre terroriste. Cet objectif ne fut même pas dissimulé. Arthur Schlesinger, le biographe semi-officiel de Robert Kennedy et un assesseur du président Kennedy, dit que Robert Kennedy avait pour tâche d’apporter « les terreurs de la terre » à Cuba. Cela était sa responsabilité primordiale. Les dirigeants des Etats-Unis étaient obsédés –en plus de tenter d’étrangler économiquement la population cubaine, de la punir pour son espièglerie. Mais nous voyons ce que pense la population des Etats-Unis. Dans différents sondages faits depuis les années 1970, environ les deux tiers de la population disent qu’il nous faudrait initier des relations diplomatiques normales avec Cuba, exactement comme le fait le reste du monde. Mais le fanatisme de l’establishment est énorme. Il existe un ample spectre, duquel faisaient partie les Kennedy, qui sont ceux qui commencèrent, et tous les autres. Aujourd’hui il n’y a aucun candidat qui puisse arriver à parler d’établir des relations diplomatiques avec Cuba.<br />
La même chose se passe avec beaucoup d’autres grands thèmes. La distance entre les positions proposées par l’establishment et ce que désire la population est énormes. Par conséquent, comme je l’ai dit auparavant, les Etats-Unis devraient être le paradis pour un organisateur de gauche. Je pense que les possibilités qu’ont la gauche ici sont extraordinaires, et c’est précisément la raison pour laquelle l’etablishment a tant peur de perdre le control de l’opinion. De fait, le pays a une population assez activiste. Sûrement il y a maintenant plus de gens impliqués dans l’activisme, pour un thème important ou une autre, que durant les années 1960. L’activisme est encore à ses débuts et est atomisé. Mais il existe beaucoup de mouvements populaires qui n’avaient jamais existé jusqu’à maintenant. Par exemple, concentrons-nous sur les mouvements solidaires du Tiers-Monde : cela est quelque chose qui ne s’était jamais fait, par exemple de l’impérialisme européen, et qui a son origine dans les mouvements de protestations de gens normaux et courants des Etats-Unis. Depuis les églises rurales, évangéliques, jusqu’à des gens conventionnels, des milliers de personnes décidèrent d’aller en Amérique Centrale pour vivre avec les victimes des guerres terroristes de Reagan, pour les aider, pour tenter de les protéger, ect… ; ils étaient des limmiers ou des dizaines de milliers de personnes. Une de mes filles y est encore, au Nicaragua. Cela ne s’était jamais passé jusqu’à maintenant dans l’histoire de l’impérialisme. Personne en France n’a jamais été vivre dans un petit village d’Algérie pour aider les gens, pour les protéger des atrocités des français. C’était une option qui n’avait même pas été posée ; durant les guerres d’Indochine, excepté quelques uns, peu, qui sont restés très dispersés sur le territoire. Mais durant les années 1980, cela s’est développé de manière spontanée –pas dans les centres des élites, cela ne se serait pas vu à Boston, mais dans les états ruraux du Kansas et de l’Arizona, et maintenant cela se répand dans n’importe quelle partie du monde. En conséquence, tu as des gardiens de la paix chrétiennes, et Dieu sait qui encore. Un autre développement nouveau très important est le mouvement de justice globale, qu’on appelle, ridiculement, « anti-globalisation ». La propagande dit que le mouvement dénommé anti-globalisation a commencé à Seattle. Cela n’est pas vrai. Il a commencé dans le Tiers-Monde. Quand des centaines de milliers de paysans en Inde assaillirent le parlement, cela n’a pas était considéré comme un fait important –seulement si les gens font quelque chose dans une ville du nord, le fait est important. Ainsi de suite, les mouvements populaires de masses au Brésil et en Inde, par exemple, n’existèrent que lorsqu’une ville du Nord fut impliquée. Mais les villes du Nord s’impliquèrent, et le mouvement s’est maintenant répandu dans les villes du Nord comme dans celles du Sud.<br />
VN: Le mouvement dénommé “anti-globalisation” a certainement été un mouvement splendide. Mais parfois il donne la sensation d’être comme paralysé et immobile. Que penses-tu de l’idée d’établir une Cinquième Internationale, ou quelqu’autre forme d’organisation qui puisse représenter une alternative au système mondial actuel ?<br />
NC: J’ai parlé de cela aux réunions du Forum Social Mondial, qui se célèbre toujours dans un lieu du sud, et j’ai commenté que ce mouvement pourrait apporter les graines d’une nouvelle Internationale et, selon moi, la première réelle Internationale. Ce qui a été dénommée la Première Internationale fut importante mais localisée. Elle a existé dans une partie de l’Europe, et fut spécialement détruite par Marx lorsqu’il ne pouvait plus la contrôler. La Seconde Internationale disparut juste avant la Seconde Guerre Mondiale. La Troisième Internationale a faite comme une institution de propagande de la part de l’Union Soviétique et la Quatrième Internationale, trotskiste, fut marginale.<br />
Mais celle-ci est la première Internationale authentique, ou au moins, elle a l’air. Je ne me réfère pas seulement au Forum Social Mondial, mais aussi à d’autres phénomènes comme par exemple la Via Campesina. La dernière fois que j’ai été à Porto Alegre, au Brésil, pour assister au Forum Social Mondial, le premier endroit que j’ai visité fut la réunion international de Via Campesina, l’organisation international de paysans. Ce fut quelque chose de très motivant, très émouvant. Cela représente la majeure part de la population mondiale, et c’était très émouvant d’être là-bas. Le Forum Social Mondial le fut également. Cela est l’authentique globalisation. Ce sont des gens de n’importe quelle partie du globe, de toutes les sphères de la société, interagissant, débattant, et retournant à la maison pour tenter de mettre en application les idées pour le changement social.<br />
Je ne sais pas si la nouvelle Internationale fonctionnera. Cela pourrait. Mais, si cela ne fonctionne pas, cela  réussira au moins à accroître le niveau d’action pour l’atteindre au prochain essai. Par conséquent, je pense que ce que tu dis a du sens. Cela se pourrait que nous voyons les graines de la première authentique Internationale, constituées par les classes populaires de toute part, tentant de dépasser l’extraordinaire aliénation que ressentent les gens partout dans le monde, aux Etats-Unis et dans le reste du monde,–la sensation que les institutions ne travaillent pas pour nous, mais qu’ils agissent pour d’autres. Ces groupes peuvent se mobiliser et s’organiser, utilisant les libertés que nous avons et que nous avons obtenues. Ils ouvrent des perspectives très importantes.</p>
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<p> VN : Une chose assez préoccupante est l'américanisation de la politique européenne, elle se produit partout. Y compris pour la gauche européenne qui paraît avoir perdu son langage. Par exemple, les leaders des gauches ne parlent pas de la classe des travailleurs, mais des classes moyennes. La lutte des classes a totalement disparu du discours des gauches. C'est un développement assez préoccupant : le langage politique américain est maintenant présent en Europe, tout en coïncidant avec l’énorme faiblesse de la gauche de ce continent.</p>
<p>Cette américanisation de la vie politique européenne paraît paradoxale, parce qu’elle a lieu au même moment où l'influence des Etats-Unis se réduit dans le monde. L'Europe est chaque fois plus semblable aux Etats-Unis. Les partis politiques, par exemple, ont perdu leur force et leur valeur. Plus que des partis politiques, ce que nous voyons sont les réseaux de communication des leaders politiques. Et la politique se transforme en un show, un show théâtral. Comme nous l’avons commenté auparavant lors de notre conversation, on présente des slogans sans aucune signification. Comment expliquerais-tu, donc, qu'au moment où l'influence des Etats-Unis se réduit, les valeurs politiques et culturelles de l'establishment des Etats-Unis soient chaque fois plus dominantes en Europe ?</p>
<p>NC : C’est un sujet très vaste, mais prenons seulement quelques éléments. Si nous regardons en arrière dans l'histoire, nous voyons que l'Europe a été la région la plus sauvage et brutale du monde pendant des siècles. Établir le système nation-état en Europe a été un programme de meurtres et de destruction de masse. Au XVIIème siècle, probablement 40% de la population de l'Allemagne a été éliminée à cause de la guerre. Pendant ce processus sauvage et brutal, l'Europe a créé une culture de sauvagerie et une technologie de sauvagerie qui lui a permis de conquérir le monde. Le reste de l'Europe n’a pas eu recours à des politiques plus lisses. Même un pays aussi petit que la Belgique a été capable de tuer probablement quelque 10 millions de personnes au Congo.</p>
<p>Tout ceci était évidemment associé à l'arrogance raciste la plus extrême, et a finalement culminé en deux guerres mondiales. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, l'Europe est en paix, non pas parce que les Européens soient devenus pacifistes, mais parce qu'ils se sont rendus compte que la prochaine fois qu’ils joueront au jeu de se tuer les uns et les autres, ils finiraient sûrement en éliminant toute la population mondiale. Ils ont créé une culture de sauvagerie et une technologie de destruction tellement grande que le jeu a dû s’achever.</p>
<p>La Seconde Guerre Mondiale a aussi représenté un très fort changement du pouvoir mondial. Les Etats-Unis ont été l'économie la plus puissante du monde pendant beaucoup de temps, beaucoup plus puissante que celle de l'Europe, mais elle n'avait pas un rôle si significatif dans les affaires globales. Ils dominaient l'hémisphère occidental et faisaient des incursions vers le Pacifique, mais dans la sphère politique ils restaient en second plan par rapport à l'Angleterre et même à la France.</p>
<p>La Seconde Guerre Mondiale a toutefois tout changé. Les Etats-Unis ont énormément profité de la guerre, alors que le reste du monde est resté gravement touché et détruit. La guerre a mis un terme à la Dépression, la production industrielle a pratiquement quadruplé. Les Etats-Unis ont fini la guerre en possédant littéralement la moitié de la richesse mondiale et avec une force incomparable au niveau militaire et de sécurité. Les planificateurs du gouvernement fédéral savaient déjà ce qui se passerait. Ils ont planifié une situation de domination globale où on ne tolérerait pas que les autres pays exercent leur souveraineté. En Europe, à la fin de la guerre, il y a eu une vague de démocratie radicale, d'antifascisme, de résistance, de mobilisation ouvrière - assez significative dans certains cas -  et la première tâche des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, les vainqueurs, a été d’étouffer cette tentative. Donc, dans un pays après un autre, y compris le Japon, la première tâche des nommés libérateurs a été d’étouffer la résistance au fascisme et de réinstaurer l'ordre traditionnel.</p>
<p>Peut-être pas avec le même nom, mais bien avec les mêmes leaders. Ce n’est pas une bataille qui a eu lieu d’un jour à l’autre. Par exemple, l'Italie était probablement l'objectif principal de la subversion de la CIA, au moins jusqu'aux années 1970, afin d’essayer de limiter la démocratie italienne en affaiblissant le mouvement ouvrier dont la croissance ne pouvait pas être tolérée. Dans le cas contraire, l'ordre économique qu'ils dominaient pourrait progressivement s’effondrer. Il s'ensuit que les élites européennes ont dû accepter que les Etats-Unis occupent le rôle traditionnel de dirigeant mondial, en faisant usage de sauvagerie et de barbarie. Les élites européennes ont accepté ce changement, en partageant une partie des profits que les Etats-Unis obtenaient, conséquence de leur domination globale.</p>
<p>Ce n'est pas que les démocrates radicaux ont complètement perdu en Europe - de fait, ils ont gagné un niveau important de démocratie sociale. En réalité, les Européens vivent mieux que les Américains sous plusieurs aspects: ils sont plus sains, ils sont plus grands, ils ont davantage de temps de loisir. Les Etats-Unis, spécialement à partir des années 1970, ont approximativement le nombre le plus élevé d'heures de travail du monde industriel, avec les salaires les plus faibles, les pires bénéfices sociaux, et les pires résultats dans le domaine de la santé. Regardons seulement la grandeur des personnes : quand un Américain voyage en Europe, la première chose qui le surprend c’est la grande taille de tout le monde, c’est littéralement la vérité. Par conséquent, l'Europe a obtenu beaucoup de profits de sa position subordonnée – laissez que les Etats-Unis aillent de l'avant dans la course à la destruction, au massacre, etc. - et ainsi on acquiert un certain degré de complaisance. Nous pourrions dire que les Européens respirent presque plus légèrement : après des siècles de sauvagerie et barbarie, nous nous détendrons et irons derrière quelqu’un d’autre, nous laisserons qu'un autre le fasse pour nous et nous nous consacrerons simplement à profiter des bénéfices.</p>
<p>Les classes politiques, les classes entrepreneuriales, etc., n'émettent aucune objection à cette attitude. Ce que tu appelles de l'« américanisation » est réellement l'extension du contrôle des classes entrepreneuriales européennes. Les classes entrepreneuriales européennes sont très satisfaites. Elles sont étroitement intégrées aux classes entrepreneuriales des Etats-Unis. Il existe peut-être un certain conflit, mais elles sont réellement intégrées de manière bien étroite avec les Etats-Unis.</p>
<p>Si nous nous penchons dans le supposé conflit entre les classes entrepreneuriales des deux continents, nous remarquons quelque chose de très intéressant. Nous avons hypothétiquement un marché libre, ou il devrait l’être ainsi, considérant l'idéologie dominante. De fait, toutefois, nous avons un système économique basé sur l'Etat. Le dynamisme de l'économie de la haute technologie provient dans une grande mesure du secteur public, de lieux comme dans lequel nous nous trouvons en ce moment [Massachusetts Institute of Technology], qui font de la recherche de base afin de l’offrir ensuite à des capitaux privés pour l'exploiter. C’est souvent exprimé de manières presque comiques. Par exemple l'industrie aéronautique qui est une des principales industries exportatrices. L'industrie de l'aviation civile est dominée actuellement par deux entreprises, Airbus et Boeing. Elles s’affrontent constamment à l’Organisation Mondiale du Commerce pour obtenir davantage de subventions de l'Etat. De fait, les deux entreprises sont filiales des pouvoirs publics. Aux Etats-Unis, les compagnies aériennes commerciales sont dans une grande mesure des filiales d'Air Force et Aerospace du gouvernement fédéral, elles n’existeraient pas sans cet organisme.</p>
<p>En Europe, l'industrie de l'aviation civile reçoit des subventions impressionnantes de l'Etat. Récemment, une grande manifestation a eu lieu aux USA parce que Airbus aurait gagné un contrat pour approvisionner en combustible les avions de l'Air Force Américain. Or, quand nous lisons le contrat nous remarquons que, en réalité, il est signé avec une entreprise américaine travaillant conjointement avec Airbus. En réalité, ces entreprises sont hautement intégrées. C’est ce que nous appelons un marché libre : industries avec base publique intégrées l’une avec l'autre. Mais, pour les classes entrepreneuriales européennes et américaines, c’est une situation acceptable, et puisqu'ils dominent dans une grande mesure leurs sociétés, il n'y a aucun problème.</p>
<p>Quant à l'autre composante de la question que tu me poses : Oui, sous la surface continue à exister une lutte des classes, qui surgit constamment et il existe le risque pour l'establishment qu'elle puisse exploser. Il s'ensuit que personne ne parle de classes. L'establishment nie constamment son existence. Une de mes filles est professeur dans un collège de l'État qui a des étudiants de familles relativement pauvres, leurs aspirations sont d'arriver à être, majoritairement, des infirmiers, des policiers ou un travail semblable. Le premier jour de classe, elle leur demande toujours de se présenter, d’identifier leur classe sociale, qu’ils choisissent un mot les classifiant. La majorité n'en a jamais entendu parler parce qu’aux USA, on suppose qu'on ne doit pas utiliser ce mot. Les réponses qu'elle obtient sont « basse classe » ou « classe moyenne ». Si ton père travaille comme portier dans un certain lieu, tu appartiens à la classe moyenne. Si ton père est en prison ou au chômage, tu appartiens « à la basse » classe. Ce sont les deux classes possibles. C’est un piège idéologique. L'idée que la classe dépend de qui donne les ordres et de qui les reçoit échappe à la conscience. Or, il existe une conscience de classe dans cette perception. Dès que tu parles avec des gens de la classe des travailleurs, ils te répondent immédiatement parce qu’ils le ressentent ainsi.</p>
<p>VN : Je t’avais promis de ne pas te prendre trop de temps. Laisse-moi te poser une dernière question, une question personnelle. Des gens du monde entier te sont énormément reconnaissants pour le travail que tu fais, mais permets moi cette question, d’où te vient tant de force? Comment parviens-tu à aller de l’avant? Nous te voyons ici, dans le centre de l'empire, interpellant très clairement les forces du pouvoir et tu es passé sous silence, condamné à l'ostracisme, mis à la marge. Pendant ce temps, dans le reste du monde, les gens t'admirent, ils lisent ton œuvre et la trouvent extrêmement utile.</p>
<p>NC : Je ne me sens pas marginalisé aux Etats-Unis. Quand j’arriverai à la maison ce soir, je passerai cinq heures à répondre à des courriers électroniques et, probablement, des douzaines de lettres seront des invitations.</p>
<p>VN : Je me réfère au fait que tu es marginalisé par les structures du pouvoir.</p>
<p>NC : Les structures du pouvoir ne m'importent pas, ce n’est pas l’endroit où je vis. S’ils ne me voyaient pas comme leur ennemi, je penserais que je ne fais pas bien quelque chose. Pour ça, j'ai une photographie de la couverture de la revue [The American Prospect], dont j’ai fait des commentaires précédemment, à un endroit bien visible.</p>
<p>VN : C'est la meilleure manière d'indiquer que tu fais ce que tu dois faire.</p>
<p>NC : Oui, je fais ce que je dois faire. Ceci est une partie. Mais si je continue à travailler, c’est à cause de choses comme celles qui illustrent des photographies comme celles là [il la montre]. Un échantillon de ce qui a été le pire massacre de l'histoire du travail. Au Chili, il y a un siècle, à Iquique, les mineurs travaillaient dans les mines dans des conditions réellement indescriptibles. Les mineurs et leurs familles manifestèrent en direction de la ville pour demander une légère augmentation de salaires. Les propriétaires britanniques des mines les ont reçus, ils les ont faits entrer dans la cour d'une école. Ils les ont autorisé à commencer leur réunion, et ensuite ils ont fait entrer les soldats qui ont tiré sur tout le monde: hommes, femmes et enfants. Personne ne sait combien de gens ils ont tué - nous ne comptons pas le nombre de gens que nous tuons - peut-être des milliers. Un siècle est passé avant qu'on fasse une commémoration. Ceci [il montre la photographie] est un petit monument que j’ai vu l'année passée; il avait été placé par des jeunes gens qui à peine commençaient à casser les chaînes de fer de la dictature. Ce n'est pas seulement Pinochet. Le Chili a une histoire amère de violence et de répression d'Etat. Maintenant ils sont en train de la surmonter. Par conséquent il y a eu, oui, une atrocité et on commence maintenant à y prêter attention.</p>
<p>Cette autre là [il la montre], c’est - tu pourras la reconnaître - une peinture que m’a donnée un prêtre jésuite. D’un côté, il y a l'archevêque Romero, qui a été assassiné en 1980. Juste devant lui, six importants intellectuels, des prêtres jésuites tués en 1989 par des forces terroristes dirigées par les USA qui avaient déjà atteint un horrible record de massacres de victimes ordinaires. Et l'Ange de la Mort, juste au-dessus d'eux. Reagan a causé cet événement- pas l'oncle heureux. C’est la réalité des années 80. Je l'ai placée ici pour qu'elle me rappelle le monde réel. Mais ça a été un intéressant test Rorschach. Presque personne aux USA ne sait ce que c’est ; puisque nous avons été responsables du massacre, nous l’ignorons. Les gens en Europe, peut-être 10%, savent ce qu'il en est. En Amérique du Sud, je dirais, tout le monde sait ce que c’est. Jusqu'il n’y a pas longtemps. Maintenant, les jeunes gens l’ignorent parce qu'on leur fait oublier l'histoire. L'histoire et la réalité sont trop dangereuses. D'un autre côté, ils y reviennent maintenant. La commémoration d'Iquique a été majoritairement initiée par des jeunes dans une tentative de révolte, en voulant récupérer le passé, récupérer l'idéalisme, et faire quelque chose. Par conséquent, ceci est suffisant, plus que suffisant, je dirais, pour me faire aller de l’avant.</p>
<p>VN : Merci. Ça a été un entretien extraordinaire. Laisses-moi te rappeler que tu es invité à venir à Barcelone et en Catalogne quand tu le voudras. Je te remercie au nom de millions de personnes.</p>
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<p>CONCLUSIÓN DE VICENÇ NAVARRO A LA ENTREVISTA A CHOMSKY </p>
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<p>Coincidiréis en que ha sido una entrevista muy interesante, 45’ de una voz crítica.</p>
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<p>Sería importante que viéramos la relevancia que lo que Noam ha dicho tiene para nuestro país. Como decía al principio, Noam habla del futuro y este futuro no funciona si el modelo es EE.UU. Creo que es importante subrayar lo que Noam ha dicho. Una cosa es la libertad de expresión (que todo el mundo pueda decir lo que quiera), y otra es la democracia en el sentido de que lo que se diga debe tener acceso a los otros. Desde este punto de vista el mayor problema que tiene la democracia en los EEUU, entre otros, es el gran control de los medios de información, dirigidos, manipulados por grandes grupos económicos que canalizan que es lo que llega a la gente, y lo que no.</p>
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<p>Desde este punto de vista hay un enorme control de los mensajes, de la información en los EEUU. La persona más conocida fuera de los EEUU. –Noam Chomsky- no aparece nunca en los grandes medios de comunicación de aquel país. Esto es un tema de una enorme relevancia y, en cierto modo, ya empieza a pasar en nuestro país, donde las voces de izquierda no suelen salir con frecuencia en los medios de comunicación catalanes y españoles y ciertos mensajes están claramente discriminados. Por ejemplo, ¿cómo es que no hay más artículos críticos con la Monarquía en nuestro país? Yo le hice la pregunta a Noam Chomsky de cómo explicaba que en los medios de información del “establishment”, un “establishment” que se le percibe como muy sesgado y muy fuerte, no permitía mayor diversidad. La misma pregunta podría hacerse en España. ¿Cómo es que no se permiten voces críticas con la Monarquía en los medios de información y persuasión del “establishment” español? Si la Monarquía está tan sólidamente asentada en España, como el “establishment” sostiene, ¿cómo es que no permiten mayor diversidad en sus medios y permiten voces críticas con la Monarquía en sus medios? Noam Chomsky responde muy acertadamente. Lo que Noam dice es muy cierto. Porque el “establishment” está mucho menos seguro de lo que creemos que está y esto es muy importante. Es muy importante saber que este enorme control de los medios se debe a que la gente que tiene el poder no está segura, e igual que pasa en los EEUU, la gente normal y corriente de a pie es mucho más progresista de lo que el “establishment” desea que sea y de aquí este enorme control de la información.</p>
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<p>El otro punto del que habla es sobre el fenómeno Obama. Lo que estamos viendo en los EEUU. es prácticamente la desaparición de la política y su sustitución por unos mensajes mediáticos que se centran mucho en personalidades y sus características. Si uno tiene más experiencia, si el otro desea más cambio, pero en el caso del cambio, ¿qué cambios se están pidiendo?, ¿a través de qué instrumentos?. Paradójicamente el candidato del cambio está apoyado por algunos de los grupos financieros más importantes de los EEUU que son responsables de los enormes problemas que existen en aquel país, como por ejemplo, la falta de cobertura de los servicios sanitarios a la población.</p>
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<p>Así pues, esta imagen de símbolo de los mensajes mediáticos, explica que hoy el pueblo de los EEUU. no sabe muy bien qué quiere decir este cambio, excepto de que ya están hartos de lo que tienen. Desde este punto de vista es importante entender este mensaje de que la política está desapareciendo sustituida por los mensajes mediáticos de tipo personal, en redes mediáticas que no tienen ningún valor en cuanto a explicar la realidad y todavía menos en cuanto a presentar alternativas.</p>
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<p>Esto no quiere decir que todos estos personajes sean iguales, pues representan intereses diferentes y desde este punto de vista, Noam, naturalmente, valora más la posibilidad de que salga Obama antes que Mc Cain. Mc Cain seria ya la ultraderecha. Pero lo que es importante ver ahora en los EE.UU. no es lo que Obama diga o deje de decir sino lo que está pasando hoy en los EEUU., una sensación de alienación, de descontento, de movimiento “anti”establishment”” que también aparece en Europa. Recordemos lo que pasó con la Constitución Europea , en que los referéndums francés, holandés e irlandés muestran un gran rechazo a esta Europa del”establishment”. Y las encuestas en la mayoría de países también muestran este rechazo de las clases trabajadoras a esta Europa que se está construyendo a sus espaldas y a costa suya. La distancia entre los representados y los representantes se está haciendo cada vez mayor y esto es de lo que él nos habla.</p>
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<p>Si este movimiento “anti”establishment”” se canaliza puede incluso desbordar a la persona que de una manera mediática aparece como mensaje de cambio. Tenemos que recordar que el candidato Roosevelt no era un político muy progresista. Ahora bien, había un enorme deseo de cambio y la población presionó para que hubiera cambio forzando a establecer el New Deal, las bases del estado del bienestar de EE.UU. En realidad, fue la presión de las clases populares la que impuso que se realizara el cambio. No fue Roosevelt el que lideró el cambio, sino la presión popular la que le desbordó y exigió aquel cambio.</p>
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<p>Hoy hay una enorme crisis del sistema político estadounidense. El grado de alienación de la población con las instituciones representativas es muy alto, uno de los más altos en los últimos cincuenta años. La población está profundamente insatisfecha con la clase política y con el mundo empresarial (Corporate Class) que la instrumentaliza. La gente desea, por ejemplo, un sistema nacional de salud pública, unas políticas de pleno empleo con salarios más altos, y un largo etcétera. Pero esta presión popular por el cambio requiere organización, que es el último punto que subraya Noam, un punto que también es relevante para nosotros. La organización es clave.</p>
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<p>Desde este punto de vista él es optimista en cuanto a los EEUU. porque cree que la gente, la clase trabajadora, las clases populares que, casi nunca aparecen en los medios del “establishment”, excepto en las últimas elecciones, cuando se descubrió a la clase trabajadora, y pudimos ver como un negro por un lado y una mujer por otro eran plenamente conscientes de que ganarían o no dependiendo de que pudieran o no movilizar esta clase trabajadora que había incluso desaparecido del discurso político. Esta observación es también muy relevante aquí, en nuestro país, en el que prácticamente ningún dirigente de izquierdas habla de clase trabajadora, o de la lucha de clases. Pues, esto es lo que está pasando en los EEUU y Chomsky lo cuenta con toda claridad.</p>
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<p>Desde este punto de vista también habla de Europa, de que Europa no puede ser un apéndice de los EEUU. La función del gobierno federal de los EEUU en Europa ha sido la de debilitar a las izquierdas. Habla del caso de Italia, podría hablar también del caso de España.</p>
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<p>Europa, sobre todo la Europa de las izquierdas se debe distanciar, independizar de esta tutela por parte del “establishment” de los EEUU y de su gobierno federal.</p>
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<p>Por último, hablando del Mundo él cree que el Mundo tiene grandes posibilidades, que hay un movimiento mal llamado antiglobalización que hay que organizar. Desde este punto de vista acaba pidiendo una nueva Internacional. Muy crítico con las Internacionales anteriores cree que se tiene que montar una organización que coordine y relacione este movimiento que cree que tiene un enorme potencial.</p>
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<p>Muchas gracias, y en nombre de la UPEC, deseamos que esta entrevista os ayude con nuestra vocación transformadora de nuestro país, de nuestro continente y de nuestro mundo.</p>
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<p>Vicenç Navarro (<a href="http://www.vnavarro.org">www.vnavarro.org</a>)</p>
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<title><![CDATA[Le grand jeu va mal terminer...  par danielle Bleitrach]]></title>
<link>http://socio13.wordpress.com/?p=2241</link>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 19:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>socio13</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans le genre : “Et si on remettait ça ?” le quotidien moscovite Izvestia a fait savoir ce lund]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2008/07/hupoutine.jpg"></a><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2008/07/poutinehuinside.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2306" src="http://socio13.wordpress.com/files/2008/07/poutinehuinside.jpg?w=300" alt="" width="300" height="201" /></a>Dans le genre : “<em>Et si on remettait ça ?”</em> le quotidien moscovite Izvestia a fait savoir ce lundi 21 juillet que si l’OTAN continuait à menacer la Russie en tentant d'intégrer Ukraine et Géorgie ou si encore les Etats-Unis continuaient à vouloir implanter leur bouclier censément dirigé contre l'iran, l'aviation militaire  russe pourrait bien retourner à Cuba.</p>
<p><!--more--><br />
 <strong>1- Le contexte: la pression des Etats-Unis et de l'OTAN contre la Russie:</strong></p>
<p>Les Etats-Unis envisagent d’implanter dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque sous prétexte de contrer la menace balistique émanant d’Iran. Moscou craint que le déploiement de ces systèmes près des frontières russes ne constitue une menace à sa sécurité nationale. En acceptant d’accueillir des missiles intercepteurs américains, Varsovie espère que les Etats-Unis l’aideront à moderniser ses forces armées. La Pologne souhaite acquérir des missiles à courte et à moyenne portée Patriot PAC-3, THAAD ou AMRAAM. Même enthousiasme des dirigeants en Tchéquie et des Lituaniens ((Mac Cain le candidat républicain, qui lui non plus ne voit pas le temps passer, à parlé de “<em>la tchecoslovaquie</em>”) . Par ailleurs actuellement   ont lieu les  manoeuvres internationales de l’OTAN Sea Breeze 2008  en Crimée. Ces manoeuvres sont mal vécues par les Russes mais aussi par une partie importante de la population ukrainienne, qui y voit l’entrée dans l’OTAN, le desserrement des liens économiques russo-ukrainiens et estime que cela  provoquerait, entre Moscou et Kiev, un conflit dirigé depuis Washington. Non sans raison.</p>
<p><strong>2-Les aviations militaires russes pourraient retourner à Cuba</strong></p>
<p>« <em>MOSCOU, 21 juillet - RIA Novosti. Le déploiement de bombardiers stratégiques russes à Cuba constituerait une réponse adéquate à la possible implantation de bases militaires de l’OTAN le long des frontières russes, estime l’ancien commandant en chef des Forces aériennes russes, le général Piotr Deinekine.<br />
Lundi, le quotidien moscovite Izvestia a fait savoir, citant une source haut placée, que les avions militaires russes pourraient revenir à Cuba et que les bombardiers de “l’aviation stratégique russe utilisaient déjà les aérodromes cubains”.<br />
La source a cependant tenu à souligner que Moscou n’avait pas sérieusement envisagé jusqu’à présent l’idée de déployer ses formations aériennes dans l’île.<br />
“Si ce projet est soumis à l’étude, ce serait une excellente réponse à l’intention d’implanter des bases de l’OTAN à proximité des frontières russes. Que les bombardiers stratégiques russes soient en mesure de se poser à Cuba, cela ne fait aucun doute”, a confié lundi M. Deinekine dans une interview à RIA Novosti. “D’ailleurs, je n’y vois rien de blâmable, car l’Alliance atlantique ne tient aucun compte de nos intérêts en déployant des bases aériennes et des stations radars dans des régions limitrophes de la Russie”, a-t-il ajouté.<br />
Le général a néanmoins précisé que “le stationnement permanent de bombardiers stratégiques russes à Cuba était inutile, car le ravitaillement aérien leur permettait de patrouiller pendant près d’une heure et demi près des côtes des Etats-Unis et de regagner leurs bases sans le moindre problème”.<br />
M. Deinekine a rappelé que l’aviation stratégique russe avait déjà rempli des missions de ce genre dans les années 1980, en réponse au déploiement de missiles de croisière américains dans le sud du Royaume-Uni, en Italie du nord et en Allemagne de l’ouest. Les vols étaient alors effectués par des Tu-95MS ravitaillés en l’air par des Iliouchine-78.</em> »<br />
La vraie question est donc de savoir si les Cubains sont prévenus de ces projets ou si les Russes agissent comme jadis Khrouchtechev, qui avait négocié derrière leur dos le retrait des fusées de Cuba, à la grande colère de Fidel et du peuple cubain. Une négociation qui était somme toute assez bien menée puisque John Kennedy avait accepté d’enlever les missiles de Turquie et s’était engagé à ne pas envahir Cuba. Il est vrai que la déculottée prise à la baie des cochons l’avait calmé pour quelques temps.<a href="http://socio13.files.wordpress.com/2008/07/4871714fb2a4900fd5d58bb155ecc45b.jpg"><img class="size-medium wp-image-2307 alignright" src="http://socio13.wordpress.com/files/2008/07/4871714fb2a4900fd5d58bb155ecc45b.jpg?w=262" alt="" width="262" height="161" /></a><br />
Mais là encore il faut bien voir le contexte, les Etats-Unis et l’Otan tentent d’encercler les Russes, mais ils activent également la IV e flotte autour du Venezuela et des Caraïbes. Comme par hasard d’ailleurs le président Hugo Chavez est attendu à Moscou le 22 juillet, il a déclaré que c’était une rencontre « <em>stratégique </em>» avec des dimensions politiques, économiques et militaires.</p>
<p>Il est clair que les Etats-Unis sont en train d’essayer de rompre le front progressiste en Amérique latine et centrale. Les ambassades étasuniennes y sont devenues le siège de la concertation avec les oligarchies locales et des mouvements financés par les mêmes. Il s’agit partout de créer des lieux d’explosion potentiel comme en Colombie.</p>
<p>A cela, les dirigeants latino-américains ont répondu par une grande manifestation d’unité à l’occasion de la célébration du 29 e anniversaire de la  révolution sandiniste à Managua . Le vice-président cubain Esteban Lazo a estimé que l’unité, la paix et l’intégration sont nécessaires en Amérique latine « <em>Seules l’unité, la paix et l’intégration entre nos peuples nous mèneront à la victoire face à la situation complexe et difficile qui affecte le monde entier</em> », a déclaré Esteban Lazo, vice-président du Conseil d’Etat de Cuba, à Managua, la capitale du Nicaragua. Il est évident que les Cubains tablent sur l'unité du sous continent et sur la paix plus que sur l'aviation russe, ils n'ont jamais tablé sur les soviétiques pour les défendre, il est peu probable qu'ils tablent sur les Russes. Cette opinion est partagée par les autres dirigeants y compris Chavez qui  lui aussi  a abondé dans le même sens et déclaré qu’unis les peuples ne craignaient pas la IV e flotte.  Et il a appuyé la candidature du Brésil comme grande puissance, après s’être réunis avec Lula et Evo Morales pour créer une grande route intercontinentale amazonienne.</p>
<p><strong><a href="http://socio13.files.wordpress.com/2008/07/hupoutine1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2308" src="http://socio13.wordpress.com/files/2008/07/hupoutine1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="231" /></a>3 -Chine, priorité de la politique étrangère russe (Lavrov)</strong><br />
14:21 &#124; 21/ 07/ 2008<br />
 <br />
<em> PEKIN, 21 juillet - RIA Novosti. La Chine constitue une priorité de la politique étrangère russe, a déclaré lundi à Pékin le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une rencontre avec le président chinois Hu Jintao.<br />
“Le président Medvedev estime que le développement et l’approfondissement du partenariat stratégique avec la Chine reste notre priorité en matière de politique extérieure. Ceci est souligné dans la conception de la politique étrangère récemment approuvée par le président Medvedev”, a fait savoir M.Lavrov, actuellement en visite officielle en Chine.<br />
Le chef de la diplomatie a par la suite transmis les meilleurs voeux de succès du président russe et du premier ministre Vladimir Poutine en vue de la tenue des Jeux olympiques de Pékin.<br />
La visite du chef de la diplomatie russe a été marquée par la signature d’un protocole déterminant la partie est de la frontière russo-chinoise sur le fleuve Amour, mettant fin au problème frontalier entre les deux pays</em>.”<br />
Au même moment les liens se resserrent avec la Chine, l’union entre les deux pays est une priorité et on mesure bien de qui il s’agit de se protéger. On ne peut s’empêcher de penser que ça aurait été tout de même mieux de s’entendre dans les années 1980, ça aurait évité bien des déboires. Il n’y a en tout cas plus de problèmes frontaliers et jamais le fleuve Amour n’a aussi bien porté son nom…<br />
Mais il faut aussi apprécier le contexte, non seulement la Chine doit faire face à des tentatives de déstabilisation qui sont allées jusqu’à l’attentat terroriste dans le Yunnan, mais la crise, l’inflation, développent partout les tensions sur lesquelles les Etats-Unis jouent l’aiguisement.  :Les communistes indiens viennent de retirer leur so