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	<title>esclavage &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/esclavage/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "esclavage"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 10:00:33 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Juillet 2008 : réintroduction de l’esclavage en France]]></title>
<link>http://royesocialiste.wordpress.com/?p=58</link>
<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 16:34:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>olivier</dc:creator>
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<description><![CDATA[Si, malgré la hausse de tous les prix, vous avez la chance de partir cet été ou tout simplement d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong>Si, malgré la hausse</strong> de tous les<span> </span>prix, vous avez la chance de partir cet été ou tout simplement d’être en repos, profitez en bien…Car ce sont peut-être vos dernières vacances. Obnubilés par l’idée de faire travailler plus non concitoyens, Sarkozy et Fillon sont en train, <span> </span>à l’heure où pensent-il tous ces fainéants de français sont en vacances,<span> </span>de rétablir une forme moderne d’esclavage dans notre pays. Le tout avec la bénédiction et le soutien total des députés UMP dont, chez nous, et en première ligne Alain Gest.</p>
<p class="MsoNormal"><strong>Même Pétain n’avait pas </strong>touché aux 40 heures ! <span> </span>Or, en encourageant la<span> </span>négociation des heures travaillées entreprises par entreprise, rien ne pourra plus désormais empêcher un patron d’imposer aux salariés de travailler jusqu’à…65 heures par semaine ! Cela signifie, nous avons fait le calcul, qu’un travailleur devra bosser de 8h du matin à 21 heures six jours par semaine. Inapplicable direz-vous ? Alors pourquoi Xavier Bertrand, le zélé ministre du travail, a-t-il tenu à signer lui-même, et avec le sourire, la directive européenne qui autorisera demain cette nouvelle forme d’esclavage moderne ?<span> </span>Rappelons que dans le dispositif de la nouvelle loi, tout est laissé à l’appréciation du patron et à la négociation. On voit bien, dans ces conditions, le sort qui sera réservé aux salariés des entreprises petites et moyennes, dans lesquelles la représentation du personnel ou syndicale n’est pas obligatoire ou très faible ! Quant aux autres, que vaudront leurs revendications face au chantage à l’emploi ? La durée légale du temps de travail étant de fait abolie (même si Sarkozy fait semblant de ne pas le comprendre ou ne s’en est pas <em>« aperçu »</em>) c’est donc toujours le patron qui, dans les faits, décidera de tout…dans la limite des 65 heures tout de même.<span> </span></p>
<h2>Plus de 1er mai pour les cadres</h2>
<p>Sans même qu’il soit besoin de mettre en place ce nouveau dispositif, un amendement  prévoit dès maintenant la fin quasi automatique, pour les cadres, du repos les jours chômés. A partir de la rentrée, ils devront donc désormais travailler, par exemple, le 1er mai, le jour de Noël et le 15 août. Raffarin en avait rêvé pour la pentecôte, Fillon l’a fait pour tout le reste !</p>
<h2>Et contrairement à ce qui est annoncé, cette régression n’entraînera pas de hausse des rémunérations.Au contraire, les salaires vont baisser !<strong> </strong></h2>
<p class="MsoNormal">Puisqu’il sera laissé à la <em>« négociation</em> » (comprendre au <em>« chantage </em>») le soin de définir la durée forfaitisée du travail, la question du seuil à partir duquel se déclencheraient <span> </span>les heures sup devient également virtuel. Avec la nouvelle loi, nous savons que la majoration de ces heures sup va être baissée de 25% à 10% voire…0% dans certains cas. Les salariés vont donc travailler -beaucoup- plus pour gagner au mieux la même chose et parfois moins qu’avant !</p>
<p class="MsoNormal">Enfin, si aujourd’hui les patrons demandent aux salariés « des efforts » sur le temps de travail pour soi-disant s’adapter à la concurrence internationale, soyons certains que demain ils mettront aussi sur la table la question des salaires, et<span> </span>notamment du Smic, comme le Médef le réclame.</p>
<p class="MsoNormal"><em><strong>Olivier Spinelli</strong></em></p>
<p><strong>(cliquer la flèche Play ci-dessous pour voir le film ) </strong></p>
<p><em><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/qDnDaDYZ2AQ'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/qDnDaDYZ2AQ&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></em></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[#382 Hommage à Aimé Césaire]]></title>
<link>http://leblog2roubaix.wordpress.com/?p=815</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 01:07:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bruno</dc:creator>
<guid>http://leblog2roubaix.wordpress.com/?p=815</guid>
<description><![CDATA[
Le 10 mai dernier était organisé un hommage à Aimée Césaire. Quelques poêmes lus par la compa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;">[dailymotion id=x5iswv]</p>
<p>Le 10 mai dernier était organisé un hommage à <a title="Aimé Césaire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire" target="_self">Aimée Césaire</a>. Quelques poêmes lus par la compagnie "On a slammé sur la Lune" au musée la Piscine. Et petite interview de <strong>Serge Takenne</strong>, élu dans les quartiers Est.</p>
<p>Au moment de cette interview, Serge n'est pas au courant de l'affaire <a title="Rama Yade" href="http://leblog2roubaix.wordpress.com/2008/05/07/355-jete-par-rama-yade-ministre-des-droits-de-lhomme/" target="_blank">Rama Yade</a>. survenue 2-3 jours avant, mais ne peut-on pas la en faire une réponse ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Esclavage: La traite musulmane enfin à la télé!]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=67</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 19:49:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=67</guid>
<description><![CDATA[La traite négrière ne fut pas l&#8217;apanage des Européens en Amérique ; les navigateurs arabes]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" src="http://www.madinin-art.net/images/esclaves_des_arabes.jpg" alt="African slaves on Arab ship" width="293" height="222" /><em>La traite négrière ne fut pas l'apanage des Européens en Amérique ; les navigateurs arabes ont aussi contribué à l'effrayant commerce, laissant dans leur sillage de somptueux métissages musicaux, tarab de Zanzibar, chants nubiens d'Egypte ou fakirs errants indiens. Aussi beau que le blues, le jazz, la samba ou la salsa, nés également de l'esclavage, de l'autre côté de l'Atlantique.</em> <a href="http://www.telerama.fr/musique/16864-la_route_orientale_de_esclavage.php">Télérama</a></p></blockquote>
<p>Suite à notre récent billet sur la récente réédition en français du journal du négrier anglais <a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2008/06/18/esclavage-c%e2%80%99est-une-coutume-etablie-parmi-les-negres-william-snelgrave/">William Snelgrave</a> …</p>
<p>Et à l‘occasion, pour la première  fois à la télévision française semble-t-il, de la sortie d'un <a href="http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1113">documentaire</a> sur les traites non-Atlantiques  (<a href="http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_film&#38;no=6581">"Les esclaves oubliés"</a> d’Antoine Vitkine sur Arte).</p>
<p>A savoir la traite orientale et arabo-musulmane (17 millions durant quatorze siècles) comme la traite interne à l'Afrique noire, menée pendant des siècles par les royaumes africains (12 millions) avec les quelques spécialistes qui osent braver le tabou (Salah Trabelsi, Ibrahima Thioub, Henri Medard et Mohamed Ennaji) …</p>
<p>Retour, avec notre confrère Alain-Jean Marie, sur…</p>
<p><a href="http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1113"><strong>La traite musulmane — au-delà de l’horreur</strong></a><br />
ajm<br />
June 7, 2008</p>
<p>Le génocide voilé : Enquête historique<br />
de Tidiane N'Diaye</p>
<p>Ce livre de Tidiane N’Diaye est l’une des choses les plus fortes et les plus douloureuses qui soient à lire:</p>
<p>Sous l’avancée arabe, (…) des millions d’Africains furent razziés, massacrés ou capturés, castrés et déportés vers le monde arabo-musulman. Cela dans des conditions inhumaines, par caravanes à travers le Sahara ou par mer, à partir des comptoirs à chair humaine de l’Afrique orientale.</p>
<p>Telle était en réalité la première entreprise de la majorité des Arabes qui islamisaient les peuples africains, en se faisant passer pour des piliers de la foi et les modèles des croyants. Ils allaient souvent de contrées en contrées, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre, menant hypocritement une «vie de prière», ne prononçant pas une parole sans invoquer Allah et les hadiths de son Prophète.</p>
<p>Et l’auteur nous livre (presque) tous les détails. Les tactiques employées inspirées du djihad (attaques surprises en pleine nuit, suivies du massacre des vieux) puis enseignées aux partisans, le cynisme, la zizanie, les justifications racistes bestiales, les motivations mercantiles, la légalisation et la sanctification de la traite, l’effondrement des civilisations africaines, le dépeuplement systématique de régions entières, grandes comme des pays européens, et les cortèges d’esclaves, le long de routes marquées de part et d’autre par les squelettes blanchis et les dépouilles plus récentes, mutilées, de leurs prédécesseurs tombés en chemin, les castrations systématiques, souvent totales (75% de mortalité, mais une valeur multipliée sur le marché), les avortements et assassinats réguliers des enfants des esclaves sexuelles, l’épouvantable «normalisation» de ces processus, des siècles durant:</p>
<p>Stanley constata que dans certaines régions d’Afrique, après leur passage [des négriers arabo-musulmans], il ne subsistait guère plus de 1% de la population. Dans le Tanganyika, les images des horreurs de la traite étaient visibles partout. Nachtigal, qui ne connaissait pas encore la région, voulut s’avancer jusqu’au bord du lac. Mais, à la vue des nombreux cadavres semés le long du sentier, à moitié dévorés par les hyènes ou les oiseaux de proie, il recula d’épouvante.</p>
<p>Il demanda à un Arabe pourquoi les cadavres étaient si nombreux aux environs d’Oujiji et pourquoi on les laissait aussi près de la ville, au risque d’une infection générale. L’Arabe lui répondit sur un ton tout naturel, comme s’il se fût agi de la chose la plus simple du monde: «Autrefois, nous étions habitués à jeter en cet endroit les cadavres de nos esclaves morts et chaque nuit les hyènes venaient les emporter: mais, cette année, le nombre des morts a été si considérable que ces animaux ne suffisent plus à les dévorer. Ils se sont dégoûtés de la chair humaine.»</p>
<p>Et les chiffres, les comparaisons, les estimations. Les dates, les décisions. Quelques dessins et photographies. La reconnaissance de la lutte contre l’esclavage par divers mouvements civiques, religieux et politiques de l’Occident, mais aussi les tergiversations des acteurs des grandes puissances après que tout cela ait été révélé et officiellement condamné. Les veuleries, les complicités. Mais surtout: la totale absence de repentir, de quelconque regret, des Musulmans ou des Arabes actuels:</p>
<p>Il serait grand temps que la génocidaire traite négrière arabo-musulmane soit examinée et versée au débat, au même titre que la ponction transatlantique. Car, bien qu’il n’existe pas de degrés dans l’horreur ni de monopole de la cruauté, on peut soutenir, sans risque de se tromper, que le commerce négrier arabo-musulman et les jihâd (…) provoqués par ses impitoyables prédateurs pour se procurer des captifs furent pour l’Afrique noire bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. Et ce, encore sous nos yeux aujourd’hui (janvier 2008), avec son lot de massacres, avec son génocide à ciel ouvert.</p>
<p>L’auteur décrit les différents types d’esclavage. Celui des Africains entre eux (qu’il assimile à un servage), celui des Arabes, puis celui des Occidentaux. Il passe en revue les grands événements, les capitulations et les actes de résistance (contre Saladin, par exemple, qui finit par écraser les révoltés noirs), fait le portrait des acteurs marquants, de criminels abjects, et de héros, et héroïnes, de la tragédie. Il dessine les routes de l’esclavage, en explique les motivations, les impératifs, les sources et les utilisations; il cite les témoins.</p>
<p>Son approche de l’Islam est très équilibrée. Il veut croire que le Coran permet des interprétations humanistes, digne d’une religion normale; il cite des hadiths utilisables dans ce sens, conteste la validité d’interprétations racistes des textes, mentionne des Musulmans qui ont combattu l’esclavage, et prend la peine, à plusieurs reprises, d’affirmer que les motivations religieuses des négriers servaient de paravent à des intentions purement criminelles. Mais il relève tout de même que</p>
<p>L’esclavage étant validé et institutionnalisé par l’Islam, il eût été impie chez les Arabes de le remettre en cause. «L’esclavage en terre d’Islam reste un sujet à la fois obscur et hypersensible, dont la seule mention est souvent ressentie comme le signe d’intentions hostiles», notait ainsi l’historien Bernard Lewis.<br />
(…)<br />
Ces Arabes commettaient les pires crimes en Afrique, mais pensaient qu’ils n’en restaient pas moins fidèles aux principes de l’Islam, qui autorisent l’esclavage. Leurs actions étaient favorisées par les moeurs et encouragées par des traditions religieuses qui, à leurs yeux, étaient plus fortes que toutes les lois de la terre. Ils n’avaient donc à cacher leurs crimes qu’aux croiseurs européens, puisque leurs gouvernements les approuvaient entièrement.</p>
<p>Et on ne peut pas manquer d’être troublé, même si l’ouvrage ne le signale pas, par le parallélisme entre le phénomène religieux islamique et ce que l’auteur nomme l’«extinction ethnique programmée» menée par des Musulmans en Afrique.</p>
<p>À lire absolument. Je recommande d’en acheter plusieurs exemplaires pour les bibliothèques de vos écoles.</p>
<p>Update: Une autre citation sur les relations du phénomène avec l’histoire européenne:</p>
<p>L’Afrique du Nord que les Occidentaux ont longtemps qualifiée de Barbarie, du grec barabaros qui désigne tout étranger à la civilisation gréco-romaine, est une vaste étendue de terres en grande partie désertiques. Ses habitants, appelés Barbaresques, étaient des brigands qui, jusqu’au XIXe siècle, pillaient les navires européens en Méditerranée. Ils menaient également de nombreux raids sur la terre ferme en Corse, en Sardaigne, sur les côtes d’Espagne, de France, d’Italie et de Grèce.</p>
<p>Ils capturaient des Européens et ne les rendaient à leurs familles que contre rançon ou les réduisaient en servitude. Ces Barbaresques asservirent ainsi pendant des siècles de nombreux captifs chrétiens. On disait d’eux: «Plus que des marchandises pillées, les Barbaresques tiraient profit des captifs. Le chrétien cessait d’être un infidèle qu’on arrachait à son pays pour devenir un objet de négoce, dont on essayait de se débarrasser le plus vite et le plus cher possible.» Pendant des siècles, l’Église catholique n’eut de cesse de les racheter. C’est cette piraterie qui sera l’un des motifs essentiels de la colonisation de l’Algérie par la France.</p>
<p>Le rachat des esclaves de Musulmans par des organisations chrétiennes se poursuit. Voir par exemple:</p>
<p>Enfants esclaves: A nouveau, 200 d’entre eux ont été libérés. La plupart font état de mauvais traitements et d’islamisation forcée.</p>
<p>ou</p>
<p>2006 was a year of great achievement, especially in Sudan. (…) CSI also contributed to the liberation of 2,942 slaves.</p>
<p>Update: voir aussi cette interview de l’auteur:</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[ARTE brise le Tabou....]]></title>
<link>http://berdepas.wordpress.com/?p=219</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 09:19:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>berdepas</dc:creator>
<guid>http://berdepas.wordpress.com/?p=219</guid>
<description><![CDATA[Excellente émission, avant-hier soir, à 21 heures ( heure de grande écoute ),animée par le journ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#008080;">Excellente émission, avant-hier soir, à 21 heures ( heure de grande écoute ),animée par le journaliste Daniel Leconte, que j'encense d'autant mieux qu'il m'arrive rarement de partager ses opinions dont il ne fait pas mystère, et qui sont le plus souvent dans la ligne du "politiquement correct" européen.</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Il s'agissait de l'esclavage. L'émission, en deux parties, la première étant consacrée à un documentaire de Sophie Janneau et Anna Kwak, tourné en Mars 2008 en Mauritanie, avec l'aide de militants abolitionnistes, et montrant que l'esclavagisme est un problème contemporain dans la zone située au Sud du Sahara.</p>
<p style="text-align:justify;"><span><span style="color:#008000;"><strong>Le sujet du documentaire:</strong> </span></span>un esclave évadé, appuyé par une organisation abolitionniste, brave l'ordre établi, affronte le consensus muet qui entoure les cas d'esclavages, s'oppose à la complicité discrète de l'Administration dont on nous montre en caméra cachée, un échantillon, en la personne d'un Préfet de carricature, autoritaire et arrogant. Il part à la recherche de sa soeur toujours captive, et convaincue qu'elle ne peut accéder à aucune autre condition que celle d'esclave,et qui préfère rester auprès de son "maître".</p>
<p style="text-align:justify;">La deuxième partie, la plus passionnante, raconte, à travers le témoignage de deux scientifiques africains spécialistes des questions soulevées par l'esclavage, l' histoire méconnue ( ? ) des traites négrières en Afrique.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous apprenons de la bouche même d'autochtones, que l'esclavage n'a jamais été une spécialité européenne. Que sa pratique fait partie de la "culture" du monde arabe, à un point tel que les Arabes interrogés n'ont absolument pas conscience d'être coupables de "crimes contre l'humanité". La "légitimité de l'esclavage", à leurs yeux est renforcée par le fait que le Coran ne condamne nullement l'esclavage : il se contente de légiférer à son sujet, définissant les règles que sa pratique doivent respecter.</p>
<div style="text-align:justify;">Les deux scientifiques sont d'accord pour reconnaître que l'Occident et en particulier les anciennes nations esclavagistes sont régulièrement mis en accusation avec grand renfort de publicité, et que même dans les instances telles que l'UNESCO, la "loi du silence" est de règle dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de la "traite" transaharienne, et de dresser un tableau des conséquences de l'esclavage tel qu'il fut pratiqué par les Arabes et tel qu'il est encore pratiqué dans certains pays musulmans.</div>
<p style="text-align:justify;">L'un des deux scientifiques africain chiffre à 12 millions le nombre d'eslaves "déplacés" vers les Amériques par les nations européennes en deux siècles . Ce chiffre est hallucinant, mais il doit être rapproché de celui , non moins hallucinant, du nombre d'eslaves transférés vers les pays arabes, évalué à 7 millions constitué en majorité de femmes et d'enfants dont un grand nombre n'arrivait jamais à destination tant la traversée des zones désertiques, à pied et en longues colonnes sous le fouet des escortes, était insupportables pour les plus faibles.</p>
<p style="text-align:justify;">A l'arrivée, beaucoup de jeunes garçons, parmi les plus forts, étaient castrés en vue d'être employés dans la garde des harems. Les conditions d'hygiène dans les quelles était pratiqué cette castration aggravaient encore la mortalité des victimes.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, donc, si la culpabilisation systématique de l'Occident acculé à une repentance permanente, trouve sa justification dans <strong><span style="color:#ff9900;"><span style="color:#993300;">l'horreur de pratiques devenue insupportables dans le cadre de nos valeurs </span><span style="color:#993300;">actuelles</span></span></strong><span style="color:#993300;">,</span> rien ne justifie le silence dont bénéficient, à ce sujet, des nations qui ont bâti, dans le monde arabe, leur prospérité sur la force de travail de ces malheureux captifs.</p>
<p style="text-align:justify;">Comme le remarque avec humour le scientifique mauritanien, le monde arabe compte un nombre considérable de poètes. Mais pour que tant de poètes puissent chanter la douceur de vivre, encore fallait-il qu'il y ait des gens qui travaillent pour eux.....</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="color:#000080;">Ce sujet de l'esclavage en pays arabe, souvent évoqué par l'Historien Ibn Khaldoun, je l'ai abordé à plusieurs reprises sur mon blog désormais "condamné" par les pseudo-modérateurs du site "lemonde.fr". Je reprendrai dans les pages à venir, quelques extraits de mes pages antérieures, afin qu'elles ne sombent pas dans l'oubli......</span></strong></p>
<h3 style="text-align:justify;"><span><span style="color:#000080;">A lire, entre autres<span style="text-decoration:underline;">:"La Bible, le Coran, et l'esclavage" ( emprunté à <a href="http://jlhuss.blog.lemonde.fr/">http://jlhuss.blog.lemonde.fr/</a>)</span></span></span></h3>
<p>"Avec ses notes et sa riche bibliographie en fin de chaque chapitre, le bouquin doit prendre une<a href="http://jlhuss.blog.lemonde.fr/files/2008/03/esclavage-2.1206115683.jpg"><img src="http://jlhuss.blog.lemonde.fr/files/2008/03/esclavage-2.1206115683.jpg" alt="esclavage-2.1206115683.jpg" hspace="7" vspace="7" width="250" height="373" align="right" /></a> place de choix dans les bibliothèques de ceux qui désirent aller au-delà de l’événementiel.</p>
<p align="justify">Il n’y aura pas de concessions aux uns et aux autres, l’esclavage “transatlantique” ne fait pas disparaître ici la traite “transsaharienne”, les Noirs eux-mêmes esclavagistes parfois, tout y passe. Les bons ne sont pas que d’un côté, les méchants de l’autre, les confusions entretenues avec les procès de la colonisation déjouées. Et … Par dessus tout la réticence à laisser les politiques s’occuper d’histoire et de théologie éclate :<span style="color:#003300;"> <span><em>“Le contenu des manuels scolaires devient ainsi un enjeu politique. Il n’est pas seulement un lieu d’histoire, il devient un lieu d’affrontement idéologique… Cette vision manichéenne de l’histoire flirte avec le mensonge. Elle se refuse à, penser la complexité du monde, à reconnaître la pluralité de la barbarie. C’est d’autant plus dommageable que nous avons naturellement du mal à envisager l’universlité de la souffrance.”</em></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color:#800000;">Je n'ai rien à ajouter!!!</span></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[grève des femmes maliennes sans-papiers de l'entreprise Ma Net]]></title>
<link>http://pushs.wordpress.com/?p=80</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 10:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>wildo</dc:creator>
<guid>http://pushs.wordpress.com/?p=80</guid>
<description><![CDATA[¬ Les salariées sans-papiers de l’entreprise Ma Net dans le 11ème arrondissement de Paris en gr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>¬ Les salariées sans-papiers de l’entreprise Ma Net dans le 11ème arrondissement de Paris en grève depuis le 23 mai.</p>
<p>Le 23 mai, des salariées de la société de nettoyage Ma Net sont entrées en grève et occupent le siège de la société, au 138 rue du Chemin Vert, dans le 11ème [arrondissement de Paris].</p>
<p>Comme l’immense majorité des sans-papiers entrés en lutte depuis le mois de février, elles sont victimes d’une exploitation forcenée dont témoignent des salaires de 500 Euros et moins pour six jours de travail sur sept !</p>
<p>Elles travaillent, payent des cotisations sociales, des impôts, ... mais avec les lois Sarkozy-Hortefeux, sont à la merci d’une expulsion et doivent vivre cachées. Il faut arrêter l’hypocrisie et mettre un terme à cet esclavage moderne qu’imposent les patrons à ces travailleuses.</p>
<p>Depuis le 23 mai, le courage de ces femmes, rejointes depuis par des hommes, qui ont pris le risque de sortir de l’ombre, force le respect de tous et leur vaut un large soutien.</p>
<p>Mais leur employeur tente de biaiser, joue la montre, espérant que les grévistes s’épuisent. Il ne doit pas parvenir à ses fins. Les grévistes ont besoin de votre soutien, la solidarité doit s’amplifier.</p>
<p>Venez les rencontrer sur place !<br />
Si vous êtes riverains, vous pouvez les aider au quotidien !<br />
Soutenez les fiancièrement !<br />
Signez la pétition !</p>
<p>Le collectif de soutien des associations et organisations du XIème :<br />
UL CGT XIème, organisation de femmes Egalité, Comité Métallos, LDH, Snuipp XIème ; les Alternatifs, comité d’initiative NPA, LCR, LO, Mars-Gauche républicaine, PCF, PCOF, PS, les Verts</p>
<p><a href="http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=14428">http://www.hns-info.ne/article.php3?id_article=14428</a></p>
<p>------------------------------------------</p>
<blockquote><p>
Chères et chers camarades</p>
<p>Le mouvement de grève avec occupation des locaux des femmes maliennes sans-papiers de l'entreprise Ma Net, 138 rue du Chemin Vert, se poursuit. Celles et ceux d'entre vous qui ont assisté à la dernière réunion de section ont pu entendre l'une de leurs porte-paroles et l'un des animateurs du collectif expliquer la situation scandaleuse dans laquelle elles se trouvent au regard du droit du travail et des droit humains tout simplement. Actuellement deux des huit grévistes ont obtenu une autorisation provisoire de séjour d'un mois, mais aucune autre convocation à la Préfecture n'est en vue, et le patron - contrairement à d'autres cas - ne donne aucun signe de coopération. Ainsi Patrick Bloche a-t-il tenté de le contacter à 2 reprises, mais en vain.<br />
Le risque, aujourd'hui, c'est le pourrissement du conflit jusqu'aux vacances. Le mouvement de solidarité qui s'est dessiné autour des grévistes de la part des habitants du quartier, des associations, des formations politiques de gauche doit donc s'intensifier pour débloquer la situation avant l'été.<br />
Le collectif de soutien, auquel Béatrice Léglise, Luc Lebon et Sophie Pradinas nous représentaient, s'est réuni lundi dernier et a prévu pour cette semaine les actions suivantes :</p>
<p>1. Les permanences<br />
La présence permanente de militant-e-s auprès des grévistes est indispensable, tant pour des raisons évidentes de sécurité, que pour leur apporter un réconfort moral. N'oublions pas que ces femmes vivent dans une sorte de huis clos depuis plus de 3 semaines.<br />
Pour notre part, nous devons assurer cette semaine la permanence du vendredi soir 20 juin. Deux de nos camarades, Béatrice Léglise et Baptiste Bondu assurent la nuit de vendredi à samedi. Il faudrait que d'autres camarades soient présents :<br />
- Jeudi 19 juin, entre 20 et 23 heures.<br />
- Vendredi 20 juin, entre 20 et 23 heures.<br />
En outre, si vous avez du temps dans la journée, n'hésitez pas à passer au 138 rue du Chemin Vert. Cela permet de relayer les militant-e-s les plus assidus qui parfois passent des journées entières.</p>
<p>2. Samedi 21 juin, à partir de 12 h 30 : repas solidaire et festif, rue René Villermé (angle rue du Chemin Vert, métro Père-Lachaise). Celui du 7 juin avait réuni une centaine de militant-e-s. L'objectif, cette fois-ci, est de sortir du cercle étroit des militants investis et de rassembler plus largement, dans une ambiance conviviale (c'est la Fête de la Musique). À cet égard, compte tenu du nombre de militant-e-s socialistes dans le 11e, notre responsabilité est importante. De notre mobilisation dépend largement la réussite de cette initiative.<br />
Venez donc nombreux. Le principe c'est que chacun apporte (si possible à l'avance) de la nourriture (salades, quiches, pizzas, gâteaux, etc.) et des boissons qui seront vendus au profit de la caisse de solidarité.</p>
<p>3. Pour annoncer cet évènement des diffusions sont prévues :<br />
Vendredi 20 juin, 10 h 30 au marché Oberkampf (à la hauteur de la rue de Crussol).<br />
Vendredi 20 juin, 17 h 30 au métro Parmentier.<br />
Samedi 21 juin, 10 h 30 au marché Alexandre Dumas et place Léon Blum.<br />
Vous pouvez en outre prendre toute initiative pour organiser une diffusion à un métro, une sortie de magasin, dans les boîtes à lettres du quartier, etc. Il suffit que vous passiez récupérer des tracts au 138 rue du Chemin Vert.</p>
<p>4. La solidarité financière<br />
Elle est nécessaire pour faire face aux frais occasionnés par ce mouvement (ainsi pour chaque dossier de régularisation, il est demandé 200 euros), pour compenser ne serait-ce qu'en partie le manque à gagner des jours de grève et permettre notamment aux grévistes de payer leur loyer, etc.<br />
La section prend en charge un certain nombre de dépenses du collectif (le tirage des tracts notamment). Une collecte lors de la dernière réunion de section a réuni 145 euros. Vous pouvez envoyer une contribution par chèque à l'ordre de CGT/Solidarité sans-papiers. Adressez-moi vos chèques (Michel Puzelat, 29 boulevard Richard Lenoir, 75011) que je remettrai au collectif.</p>
<p>Notre section s'est déjà beaucoup investie dans ce combat. Nous y gagnons une crédibilité auprès des grévistes et auprès des autres forces de gauche qui se rendent compte que les socialistes ne sont pas seulement capables de discourir mais aussi d'agir et d'être présents sur le terrain. Il nous est possible de faire encore plus. Le combat de ces femmes pour faire respecter leurs droits est le même que celui de de tou-te-s les salariè-e-s, et à ce titre il nous engage.</p>
<p>Amitiés socialistes<br />
Michel PUZELAT, secrétaire de section.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Esclavage: C’est une coutume établie parmi les Nègres (William Snelgrave)]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=61</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 18:41:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=61</guid>
<description><![CDATA[
C’est une coutume établie parmi les Nègres de rendre esclaves tous les captifs qu’ils font à]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<h5><img src="http://cache.viewimages.com/xc/53202924.jpg?v=1&#38;c=ViewImages&#38;k=2&#38;d=B084F7F33DF004D232D5D0D602EB4DA5284831B75F48EF45" alt="African slave traders" width="300" height="212" align="left" /><em>C’est une coutume établie parmi les Nègres de rendre esclaves tous les captifs qu’ils font à la guerre. On sait de manière à n’en pouvoir douter qu’un grand nombre de captifs pris à la guerre seraient exposés à être massacrés cruellement si les vainqueurs ne trouvaient pas s’en défaire en les vendant aux Européens.</em> <a href="http://www.yale.edu/glc/aces/snelgrave2.htm">William Snelgrave</a></h5>
<h5><em>Le 8 août 2007, le Parlement mauritanien a adopté une loi condamnant jusqu'à dix ans de prison tout détenteur d'esclave. En République islamique de Mauritanie, la première ordonnance abolissant l'esclavage date de 1981. Ces législations anachroniques soulignent l'ampleur d'une question restée longtemps taboue : pourquoi, quatorze siècles après la Révélation coranique, plusieurs millions de personnes sont-elles aujourd'hui encore réduites en servitude dans certaines sociétés et pays musulmans ? (…) Car aujourd'hui, comme le souligne Malek Chebel, les "serviteurs" noirs de Mauritanie, les "domestiques" des palais marocains ou des monarchies du Golfe, les enfants exploités en Afrique de l'Ouest ou en Indonésie sont-ils autre chose que des "esclaves modernes ?</em> <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/l-esclavage-histoire-d-un-tabou_510610.html">L’Express</a></h5>
</blockquote>
<p>Enfin réédité en français, par l’un des éditeurs de la correspondance de Tocqueville qui l’a retrouvé dans sa bibliothèque, cet étonnant journal de bord d’un négrier anglais le capitaine William Snelgrave publié en 1734 et traduit en français l'année suivante ("<a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/fiche.php?diffusion_id=61995">Journal d’un négrier au XVIIIe siècle</a>. Nouvelle relation de quelques endroits de Guinée et du commerce d'esclaves qu'on y fait, 1704-1734"").</p>
<p>Et ce pour son témoignage de première main sur la traite des Noirs entre la côte de Guinée et les Antilles et surtout sa partie intra-africaine, systématiquement occultée (comme d'ailleurs les <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/09/16/islam-lesclavage-existe-toujours-en-terre-dislam-slavery-is-still-part-of-islam/">traites musulmanes</a>) par nos belles âmes et amateurs de <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/11/30/histoire-en-finir-avec-la-repentance-apologies-all-around-where-do-we-stop/">culpabilité rétrospective</a>.</p>
<p>Notamment, contre <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2006/06/22/2006_06_la_croyance_au_/">les guimauveries des chantres du bon sauvage</a> et entre sacrifices humains et cannibalisme, les cruelles et brutales réalités de l’Afrique de l’époque.</p>
<p>Mais aussi, comme en témoigne son ton apologétique, l’<a href="http://jcdurbant.wordpress.com/2007/02/23/bicentenaire-de-l%e2%80%99abolition-de-l%e2%80%99esclavage-retour-sur-l%e2%80%99omerta-africaine-we-dont-discuss-slavery/">opposition</a> à laquelle, du sein même de l’Angleterre, tout le système était de plus en plus confronté …</p>
<p><a href="http://www.tv5.org/TV5Site/litterature/critique-892-william_snelgravejournal_dun_negrier_au_xviiie_s.htm"><!--more--><strong>Journal d'un négrier au XVIIIe siècle</strong></a><br />
William Snelgrave<br />
Edition Gallimard</p>
<p>Le journal du capitaine Snelgrave: un document passionnant sur la traite des Noirs au XVIIIe siècle.<br />
François Dufay<br />
TV5</p>
<p>En d'autres temps, il aurait fait un excellent journaliste ou un ethnologue épatant. William Snelgrave avait un vrai talent de conteur, et une curiosité insatiable pour les moeurs des sauvages. Mais voilà: ce sujet de Sa Majesté britannique était aussi doué pour le commerce. Et il avait choisi d'exercer, entre Londres, l'Afrique et la Jamaïque, le métier, fort honorable à son époque, de négrier.</p>
<p>Retrouvée dans la bibliothèque de Tocqueville, la relation qu'il a laissée de sa sinistre activité, traduite en français en 1735, est un régal dans le genre glaçant. Dans la langue élégante du siècle des Lumières, le capitaine Snelgrave raconte comment il remplissait ses cales de captifs de guerre vendus par des potentats africains. Le morceau de bravoure du livre est sa négociation avec le redoutable roi du Dahomey: en se rendant à sa cour, Snelgrave comprend pourquoi il est sans cesse incommodé par des mouches... en apercevant des pyramides de têtes coupées.</p>
<p>Si le capitaine anglais s'appesantit ainsi sur les sacrifices humains et autres scènes de cannibalisme, c'est afin de démontrer que les «nègres» seront bien plus heureux esclaves dans les plantations que libres chez eux! Hélas, «sournois» ou «opiniâtres», certains, pendant la traversée, se laissent mourir ou se mutinent: ils finissent alors pendus en haut d'une vergue et «arquebusés».</p>
<p>Pour tout dire, on n'est pas fâché, à la fin du livre, de voir le bon capitaine passer un sale quart d'heure aux mains de pirates. Il saura cependant tirer son épingle du jeu et reprendra son juteux business. Tant pis pour la morale. Mais tant mieux pour les lecteurs de ce document aussi palpitant qu'exceptionnel.</p>
<p><strong>Voir aussi:</strong></p>
<p><a href="http://www.clionautes.org/spip.php?article792"><strong>Journal de bord d’un négrier</strong></a><br />
Jean Pierre Plasse<br />
Le Mot et le reste, Marseille 2005, 147 p.<br />
9 mai 2005</p>
<p align="justify">Christiane Peyronnard<br />
Clionautes</p>
<p align="justify">Dans sa préface, Olivier Pétré Grenouilleau qui vient de publier une synthèse fort utile sur les traites négrières, rappelle les précautions indispensables pour tout historien face à une source. Il nous restitue ce journal dans son époque : l’auteur Jean Pierre Plasse est un français travaillant pour un armateur français, à bord d’un navire hollandais faisant le commerce de traite à l’occasion. L’auteur qui est un habitué du trafic défend donc les intérêts de l’armateur, il présente son action et dit vouloir servir à ceux qui se lanceraient dans ce commerce. Son récit permet au lecteur de se faire une représentation de ce que pouvait être pour un Français, à l’époque, cette activité. Ce journal quotidien, ou presque, a été remis en français moderne par un descendant de l’auteur.</p>
<p>Depuis son départ d’Amsterdam début mai 1762, l’auteur nous donne des informations sur la navigation, les rencontres avec les marines « ennemies » qui peuvent être plus inquiétantes même que la météo, les cartes incertaines et les hauts-fonds de la côte africaine. L’intérêt principal réside dans sa description très précise des lieux de traite, les conditions d’approche de la côte, les marchandises à acheter pour le voyage ou le troc en d’autres points de commerce (huile de palme par exemple) et des marchandises échangées (cotonnades, barre de fer, armes à feu), variables au long de la côte tant de par leur nature que de par leur valeur d’échange et bien différentes de la « pacotille » longtemps évoquée comme l’objet du commerce des esclaves. Ce journal dresse un tableau précis des intermédiaires africains : interprètes, courtiers..., des autorités côtières et des us et coutumes, des croyances des habitants. Le plus surprenant est la durée même de l’expédition. S’il faut moins d’un mois pour atteindre les côtes de l’Afrique de l’Ouest (le navire est face à la Gambie le 31 mai), le cabotage avec les premiers achats de captifs dure quatre mois suivi d’une longue escale sur la côte de l’actuel Bénin, très longuement décrite, pour compléter la cargaison. C’est l’occasion de percevoir les représentations d’un négrier tant sur ses futurs captifs que sur les populations à qui il les achète. Si le navire repart le 14 mars 1763 c’est pour une nouvelle escale d’un mois à l’île du prince (actuelle São Tomé-et-Príncipe) pour « préparer les esclaves » avant la traversée de l’Atlantique ce qui permet l’évocation des conditions « humaines » nécessaires à un voyage sans trop de pertes. Il quitte enfin l’Afrique le 23 avril soit pratiquement un an après le départ d’Europe pour arriver en vue des côtes américaines le 14 mai et toucher au but le 19 juin sur les côtes du cap français (Haïti ) où notre homme souhaite vendre sa cargaison humaine. C’est là que s’arrête son journal qui hélas ne nous renseigne pas sur le sort des esclaves qu’il a ainsi acheminé vers l’Amérique.</p>
<p>Ce périple raconté dans un style sobre présente pour un lecteur d’aujourd’hui l’intérêt certain d’une plongée dans l’univers mental d’un négrier du XVIIème siècle. Les considérations sur ses "partenaires commerciaux" montre toute la complexité de ce que fut la traite négrière.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[en Français: Festival international du conte et de la parole ]]></title>
<link>http://strangersouvenez.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 15:27:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>strangersouvenez</dc:creator>
<guid>http://strangersouvenez.wordpress.com/?p=91</guid>
<description><![CDATA[English
Subject: Le Festival international de CONTE et de la PAROLE
Concept: Une manifestation convi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://strangersouvenez.wordpress.com/2008/05/30/in-english-international-festival-of-story-and-word/" target="_self">English</a></p>
<p>Subject: Le Festival international de CONTE et de la PAROLE<br />
Concept: <span style="color:#999999;">Une manifestation conviviale et pluridisciplinaire autour de la transmission orale, qui abordera pendant trois jours le thème des « Esclavages et libertés » à travers des spectacles de contes, des conférences, mais aussi des concerts, des ballets et des projections cinématographiques. Conçu comme un grand tout unique, un grand spectacle plein de magie, le festival se déroulera salle Pablo Neruda ainsi qu’au Magic Cinéma.<br />
</span>les jours: 22 -25 mai, 2008<br />
Date of attendence: 24 mai 2008<br />
avec:<br />
location:<br />
<a href="http://www.festivalinternationalducontetdelaparole.com/">http://www.festivalinternationalducontetdelaparole.com/</a></p>
<ol>
<li>MATERIAL:<br />
Tangible: music, spoken word, dance, capoira<br />
Intangible: guitars (research), drums (research), robe (research), Unknown Musical instrument (neck piece), flute</li>
<li>SUBJECT:<br />
Literal: Slaves and liberty (ESCLAVAGES ET LIBERTES)<br />
Constructs: Slavery, racism, race, muliculturalism, histoire, identity, interational procreation, interrational friendship</li>
<li>CONTENT:<br />
Sensory: sound sight<br />
Understanding:</li>
</ol>
<p>Personal Experience:</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1848-2008 : il y a 160 ans, nous abolissions l'esclavage. Vendredi 23 mai, à Drancy, nous commémorions cet évènement. ]]></title>
<link>http://drancydavenir.wordpress.com/?p=184</link>
<pubDate>Sun, 25 May 2008 00:54:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>drancyps</dc:creator>
<guid>http://drancydavenir.wordpress.com/?p=184</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;était vendredi 23 mai à 19 heures, autour de la statue de Christian Moisa, boulevard Paul ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">C'était vendredi 23 mai à 19 heures, autour de la statue de Christian Moisa, boulevard Paul Vaillant-Couturier. L'atmosphère était au recueillement, à la célébration de cette date du 23 mai 1948, symbole de l'abolition de l'esclavage, en France, puis, dans les colonies, Martinique, Gaudeloupe, Réunion, Guyane. <a title="Victor Schoelcher" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Victor_Schoelcher" target="_blank">Victor Schoelcher</a>, homme politique et <a title="« Victor Schoelcher, républicain et franc-maçon »" href="http://www.girollet.com/anne/vsfm_web.pdf" target="_blank">franc-maçon</a> affirmé, artisan prépondérant de cette immense tournant dans la lutte pour la Liberté et l'émancipation de l'humanité, fut dans nos mémoires, ainsi qu'<a title="Aimé Césaire" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9_C%C3%A9saire" target="_blank">Aimé Césaire</a>, dont nous gardons dans nos cœurs la blessure encore vive de sa mort trop récente.</p>
<p style="text-align:justify;">Un bon nombre de conseillers municipaux, d'adjoints (notre maire s'était fait excuser, occupé à défendre les intérêts de son nouveau parti de droite (le Nouveau Centre) dans les débats sur la réfome des institutions), le préfet de Seine Saint Denis, la population de Drancy étaient présents avec nos amis de la Martinique, Guadeloupe, Réunion et tous les autres pays, d'Afrique et d'ailleurs, ayant eu à souffrir dans leur chair et dans leur âme de cette abomination que fut et qu'est encore l'esclavage un peu partout dans le monde, parfois même encore aujourd'hui dans le silence assourdissant des appartements de certaines familles françaises sans morale, sans humanité.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://drancydavenir.files.wordpress.com/2008/05/abolition-esclavage-23-05-2008.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-187 aligncenter" style="margin-top:5px;margin-bottom:5px;" src="http://drancydavenir.wordpress.com/files/2008/05/abolition-esclavage-23-05-2008.jpg" alt="Zoom sur la gerbe socialiste au pied de la statue dédiée aux victimes de l'esclavage" width="450" height="863" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Les socialistes, étaient activement présents pour cet anniversaire fondateur pour tout défenseur de la liberté et de l'émancipation de l'humanité et ont souhaité déposer une  gerbe mêlant à des fleurs tropicales colorées trois roses rouges couleur du socialisme de cœur, de combat et d'ouverture qui nous anime. La gentillesse de M. <a title="Romain Dachiville, 4ème adjoint à la maire de Drancy" href="http://www.drancy.net/index.php?id_rub=voselus&#38;id_elu=5" target="_blank">Romain Dachiville</a>, 4ème adjoint, nous permit, à Manuel Moenza, qui avait dirigé avec soin la confection de la gerbe de fleurs et Gilles Saulière, Conseiller municipal, alors que ce n'était pas prévu dans le protocole de départ, de pouvoir déposer nos fleurs, les premiers. Instant intense où le temps sembla s'immobiliser pour nous rapprocher des milliers d'êtres humains qui purent enfin goûter la douceur de la Liberté, 160 ans tout juste plus tôt.</p>
<p style="text-align:justify;">Le même jour, à la nuit tombée, une soirée antillaise vînt couronner cette journée dédiée au souvenir de la liberté retrouvée, au gymnase Delaune, musique, percussions, danses convivialité et chaleur furent au rendez-vous jusque tard dans la nuit. Les socialistes étaient encore là et y croisèrent quelques membres éminents du <a href="http://drancycitoyens.hautetfort.com/" target="_blank">Collectif Drancy Citoyen</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Apprendre à commémorer autrement.]]></title>
<link>http://monochromes.wordpress.com/?p=18</link>
<pubDate>Sat, 24 May 2008 13:57:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Iris</dc:creator>
<guid>http://monochromes.wordpress.com/?p=18</guid>
<description><![CDATA[

Le mois de mai est traditionnellement un mois de recueillement pour les populations noires.
Depuis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><a href="http://monochromes.files.wordpress.com/2008/05/esclavage.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-17" src="http://monochromes.wordpress.com/files/2008/05/esclavage.jpg?w=292" alt="" width="292" height="227" /></a></p>
<p style="text-align:left;">
<p class="MsoNormal">Le mois de mai est traditionnellement un mois de recueillement pour les populations noires.</p>
<p class="MsoNormal">Depuis <strong>1983</strong>, la commémoration de l’abolition de l’esclavage fait l’objet d’une journée fériée à Mayotte      (le 27 avril), en Martinique (le 22 mai), en Guadeloupe (le 27 mai), en Guyane(le 10 juin) et à la Réunion (le 20 décembre).</p>
<p class="MsoNormal">En <strong>2001</strong>, la loi dite <strong><em>« Taubira »</em></strong> reconnaît que <strong><em>« la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité »</em></strong> et choisit le <strong>10 mai </strong>comme date de commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">La loi <strong><em>« Taubira » </em></strong>constitue une avancée dans la mesure où avant elle, personne ne parlait de l’esclavage et de ses conséquences. Personne ne reconnaissait l’atrocité de cet événement historique et nul ne songeait à le commémorer.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">Cependant, aussitôt adoptée, aussitôt critiquée.</p>
<p class="MsoNormal">D’abord par ceux qui arguèrent que ce n’était pas aux politiques de faire l’histoire mais aux historiens.       A ceux là, je répondrais que tant que les autres lois mémorielles ne sont pas abrogées, (comme celle du 29 janvier 2001 qui reconnaît le génocide arménien ou celle du 13 juillet 1990 qui réprime la négation du génocide des juifs), il n’y a aucune raison de remettre en cause la <strong><em>loi Taubira.</em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">Au sein de la communauté, une des principales critiques visait le choix de la date du <em><strong>10 mai</strong></em> comme date de commémoration annuelle.</p>
<p class="MsoNormal">En effet, cette date correspond en réalité à l’anniversaire de la date d’adoption de la <strong><em>loi Taubira</em></strong>. Traditionnellement, les communautés noires et particulièrement les martiniquais et les guadeloupéens     (les plus nombreux sur le territoire hexagonal) commémorent l’esclavage à la fin du mois.                           Le choix du <em><strong>10 mai</strong></em> crée un trop grand décalage par rapport aux date de commémoration instituées au Antilles et nie le travail d’associations antérieures à la loi Taubira qui militent depuis l<em><strong>a marche silencieuse du 23 mai 1998</strong></em>. (<a href="http://www.cm98.org">cm98</a>)</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">Très vite la communauté s’est donc divisée quant au bien fondé du choix de la date du 10 mai. D’autres polémiques concernent le sens profond de cette commémoration.</p>
<p class="MsoNormal">Faut-il commémorer l’abolition de l’esclavage et se placer du côté des bourreaux ? Faut-il se placer du côté des victimes et célébrer la mémoire de ceux qui se sont battus pour leur liberté ?                               Commémore t-on l’abolition ou honore t-on les victimes ?</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">C’est dans ce contexte qu’à eu lieu la commémoration de cette année.</p>
<p><!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal">Le président de la république, conformément à ce qui est prévu par la <strong><em>loi Taubira </em></strong>a présidé la cérémonie très officielle organisée au jardin du Luxembourg. Comme l'année dernière, cette cérémonie sans grand intérêt a pris grand soin d’exclure les descendants des esclaves qui sont pourtant les principaux concernés. C’est l’occasion pour l’état français de se donner bonne conscience mais c’est tout.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://monochromes.files.wordpress.com/2008/05/la-marche-des-libertes.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-19" src="http://monochromes.wordpress.com/files/2008/05/la-marche-des-libertes.jpg?w=230" alt="" width="230" height="300" /></a></p>
<p class="MsoNormal">A côté de cela le <strong>CRAN, Tropiques FM (avec Claudy Siar à sa tête), Génération Consciente</strong> et quelques autres organisaient une <strong><em>« marche des libertés »</em></strong> en <em>«hommage aux millions d’africains déportés et à leurs descendants ».</em></p>
<p class="MsoNormal">Encore une fois, saluons l’initiative –si, si, j’y tiens- car ma politique, c’est de ne pas cracher sur ceux de la communauté qui proposent des choses mais cette marche a néanmoins laissé une impression de cafouillage général.</p>
<p class="MsoNormal">En premier lieu, qui organisait cette marche ? <em><strong>Le CRAN </strong></em>a été largement mis en avant par rapport aux autres organisateurs alors qui le but était justement de donner une image d’unité entre les différentes associations.</p>
<p class="MsoNormal">Deuxièmement, que commémorait-on ?                                                                                                        Les médias ont relayé un ensemble hétéroclite de revendications et l’esclavage semblait passé au second plan. Cette marche commémorative était-elle le bon moment pour parler des revendications des sans papiers ? Le mélange des genres ici n’a pas été très heureux.</p>
<p class="MsoNormal">Enfin, comment commémorait-on ?                                                                                                            Etait-ce une marche solennelle ou une manifestation ? Est-ce qu’on se recueillait ou est ce qu’on manifestait ?</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">D’autres initiatives n’ont pas été reprises par les médias.</p>
<p class="MsoNormal">Ainsi le <strong><em>COFFAD (collectif des fils et filles d’africains déportés)</em></strong> organisait sa propre marche et fit le choix d’un défilé plus solennel. <a href="http://www.dailymotion.com/mychannel/kannelle972/video/x5gb25_mdi-a-la-marche-de-lhonneur-contre_news">(voir vidéo)</a></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--></p>
<p class="MsoNormal">Le <strong><em>vendredi 23 mai</em></strong> a clôturé ce mois de commémoration avec une journée consacrée à un hommage aux victimes de l’esclavage avec une exposition intitulée <em><strong>« les noms de l’abolition »</strong></em> réalisée par le <strong><em>CM98 </em></strong>et qui dévoile <em>« les prénoms, les numéros de matricule et les noms patronymiques attribués après l’abolition à près de 30 000 guadeloupéens et martiniquais qui vécurent en esclavage.»</em></p>
<p class="MsoNormal">Parallèlement à cette journée, le <strong><em>président Sarkozy </em></strong>a annoncé que le 23 mai intégrait officiellement le calendrier des commémorations de l’esclavage et devenait la date consacrée à la mémoire des victimes.</p>
<p class="MsoNormal">Ainsi, le travail et la persévérance des associations comme CM98 sont récompensés.</p>
<p class="MsoNormal">Toutefois, il reste encore beaucoup à faire pour donner à cette mémoire la dimension qu’elle mérite.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p style="text-align:left;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Kânda : la communauté selon la nation Kongo ]]></title>
<link>http://lequilibriste.wordpress.com/?p=35</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 19:06:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>ebondo</dc:creator>
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<description><![CDATA[Hah, je ne savais même pas que le rapport de la Commission Taylor-Bouchard était sorti aujourd]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Hah, je ne savais même pas que le rapport de la Commission Taylor-Bouchard était sorti aujourd'hui. Vous comprendrez en lisant. Ceci n'est pas un billet, c'est une pile de billets. Je suis pas arrivé à faire plus court, que voulez-vous...</p>
<p>Plusieurs d'entre-vous l'ignorent, mais mon teint basané me vient d'un étrange mélange entre un Bleuet et un Kongo (à ne pas confondre avec le nom du pays, tiré du nom de cette Nation avant la colonisation Européenne). Ça donne à peu près ce genre de mélange.<a href="http://bp1.blogger.com/_WFWxqcNNjHY/RuVcFY9J4uI/AAAAAAAAAA0/WjUgKYtvoGY/s1600-h/spbondo.jpg"><img style="display:block;text-align:center;cursor:pointer;margin:0 auto 10px;" src="http://bp1.blogger.com/_WFWxqcNNjHY/RuVcFY9J4uI/AAAAAAAAAA0/WjUgKYtvoGY/s320/spbondo.jpg" border="0" alt="" /></a><br />
Mais, vu ma naissance en terre Québécoise et une impossibilité chronique de me rendre au Zaïre/République Démocratique du Congo (faute de cash ou parce que ça n'y est pas toujours rose), et parce que mon père a tenu à nous laisser désirer nous-même la découverte de sa culture, je me suis développé en tant que Québécois dans le plus pur sens du terme.</p>
<p>Priorisant mon côté "de souche", n'apprenant même pas la langue maternelle de mon père, il m'aura fallu près d'une trentaine d'années à vraiment m'intéresser à cette autre culture. C'est ainsi que, à force de tirer les vers du nez de mon père, j'ai appris l'histoire de ma "nouvelle" ethnie, et, de livre en livre, de discussion en discussion, je découvre une Afrique loin de l'image que je m'en étais faite, image bien sûr véhiculée par une culture dominante dont je tairai le nom.</p>
<p>En découvrant, à travers les écrits d'un détenteur de la tradition orale (je sais, c'est un peu paradoxal mais pour communiquer en occident c'est indispensable), j'ai fini par en apprendre plus que je n'osais l'espérer. Il n'existe à toute fin pratique que très peu de livres d'histoire concernant l'Afrique précoloniale. Comme partout où les Européens sont passés, d'ailleurs. J'avoue que ce serait choquant d'apprendre que des sociétés plus civilisées que la nôtre aient pu être réduites en bouillie non pas parce qu'elle étaient sauvages, mais parce que l'Europe possédait un avantage que le plus débile des humains pouvait manier : l'arme à feu.</p>
<p>Suite à une question de <a href="http://henrard.branchez-vous.com/2008/05/riviereouin.html">Renart</a> et une discussion sur <a href="www.branchez-vous.com">Branchez-vous</a>, concernant la perception du crime chez les Kongo, j'ai repris ce vieux draft et je le poursuis simplement en partageant quelques proverbes Kongo avec vous, question que vous compreniez mieux sur quelles valeurs pouvaient s'orienter ceux qu'on a décrit comme des sauvages et que l'on a souvent tendance à dénigrer pour leur incapacité à s'adapter au monde moderne.</p>
<p>Pourtant, ce sont eux qui dorment sur un trésor de ressources naturelles précieuses (et en quantité phénoménale). L'Afrique est le continent le plus riches en matières précieuses; logiquement, ils devraient être les plus riches d'entre nous. Pourtant, ce n'est pas le cas. On les accuse même d'avoir de la difficulté à s'adapter au monde moderne. Risible et pathétique, car le monde moderne a toutes les qualités de la pire des maladies. Celui-ci soumet, endort, exploite, empoisonne et tue sans cesse, au point où la survie de l'espèce humaine en est menacée.</p>
<p>Les Kongo sont reconnus dans l'histoire Africaine pour avoir été parmi les rares à se soumettre automatiquement et à se convertir à la religion catholique, car ils auraient eu longtemps auparavant la visite d'un homme correspondant en tout point au Christ. En présence d'Européens, les Kongo devinrent les plus pieux des Chrétiens. Ils savaient qu'ils ne pourraient résister au bâton qui crache le feu. Mais ils savaient aussi que les sauvages du Nord ne découvriraient jamais qu'ils continuaient de pratiquer les anciens rituels, adaptés au monde occidental. La tradition mystique de ce peuple put se poursuivre jusqu'à ce jour.</p>
<p>Le vaudou est un bel exemple de la résistance Kongo. Il combine foi et magie africaines et foi et rites catholiques en une seule spiritualité dont les effets sont parfois spectaculaires. Il s'est adapté chez les esclaves Africains dont on retrouve sans l'ombre d'un doute les descendants en Amérique Latine (Palo Mayombe), mais surtout parmi les Haïtiens. D'où ma profonde affection envers ces derniers.</p>
<p>À titre d'exemple, voici ce qu'on appelle une poupée vaudou.</p>
<p><a href="http://farm2.static.flickr.com/1051/1407783850_b4b94ca242.jpg?v=0"><img src="http://farm2.static.flickr.com/1051/1407783850_b4b94ca242.jpg?v=0" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p>Voici maintenant l'ancêtre de la dite poupée. Le Nkisi Nkondi, ou fétiche à clous. Contrairement à ce qu'on peut croire, les clous ne servent pas à punir une personne symbolisée par le fétiche, mais bien à sceller des contrats en tout genre, ou a faire des demandes aux esprits des ancêtres et de la nature en présence du Nganga, sorcier, qui "sacralise" le fétiche, lui donnant son pouvoir. Chaque clou correspond à une demande ou une "signature contractuelle". La langue sortie signifie qu'en plantant un clou, on prend acte des conséquences possible de nos demandes, ou d'un bris de contrat. Le fétiche devient alors un exécuteur pouvant parfois "punir" ceux qui en mésusent.</p>
<p><a href="http://lequilibriste.wordpress.com/files/2008/05/art-africain-v2-2008-073.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-120" src="http://lequilibriste.wordpress.com/files/2008/05/art-africain-v2-2008-073.jpg" alt="Nkisi Nkondi (ou Nkonde)" width="455" height="683" /></a></p>
<p>Ce fétiche mesure environ 5 pieds (il en existe très peu de cette taille, la plupart mesurant moins de 2 pieds). C'est un fétiche qui a servi à tout un village. Je crois que vous voyez tout de suite ce que j'entends par ancêtre du Vaudou.</p>
<p>Pour en revenir à la sagesse Kongo, celle-ci est exprimée par un ensemble de proverbes, que l'on pourrait comparer à notre code civil plus notre code criminel. Certes, la sagesse de la Nation Kongo représente plus que de simples proverbes, mais je crois que ceux-ci méritent notre attention en ces temps troublés.</p>
<p>Alors en voici quelques uns :</p>
<p><strong>La communauté masse ses membres.</strong>(La communauté résout ses problèmes elle-même)</p>
<p><em><strong>La communauté existait avant toi.</strong> (On accepte sa communauté telle qu'elle est, non pas comme un voudrait qu'elle soit)<br />
</em></p>
<p><em><strong>Celui qui connait sa communauté connait Dieu.</strong> (Dieu n'est visible qu'à travers notre relation avec l'autre.)</em></p>
<p><em><strong>Dans la communauté, tous ont le droit d'enseigner et d'apprendre.</strong> (L'éducation est matière de réciprocité. La véritable connaissance est acquise par le partage.)</em></p>
<p><em><strong>Les dirigeants se meuvent et agissent au travers des masses.</strong> (Un véritable dirigeant se fond dans la foule. Le dirigeant qui se place au-dessus de son peuple est une marionnette).</em></p>
<p><em><strong>Si tu me donnes une bèche, ne me dis pas où ni comment l'utiliser.</strong> (Ne freine pas mon champs d'activités ou mon développement personnel en prétendant m'assister.)</em></p>
<p><strong><em>Quand le leadership de la communauté perd la raison, la communauté est opprimée.</em></strong></p>
<p><strong><em>Si tu maudis ta communauté, tu te maudis toi-même.</em><br />
</strong></p>
<p><strong><em>Le poison dans la communauté est le symptôme de sa perte.</em></strong> (ex : la présence massive d'armes mortelles au sein d'une communauté est non seulement le symbole de la désorganisation de la société qui les possède, mais aussi un symptome de sa destruction imminente.)</p>
<p>Et pour vous mesdames :</p>
<p><em><strong>Aussi longtemps qu'il y aura la femme, la communauté ne peut être annihilée. </strong>(La présence de femmes dans une communauté est le symbole de la perpétuation de la vie dans cette communautée, et au contraire, son absence annonce la fin. Le féminin est la Vie, en et autour de nous.)<br />
</em></p>
<p>Je reviendrai éventuellement sur ce concept de communauté qui, comme vous le voyez, est indissociable de la Nation Kongo. La communauté se dit : Kânda, en Kikongo.  Canada signifie « <em>amas de cabanes</em> » dans la langue Iroquoienne de l'époque de Jacques Cartier.</p>
<p>Le monde est probablement beaucoup plus petit qu'on ne le pense. Et ça me rassure.</p>
<p>Crevé je suis, nouveau job, beaucoup de choses à apprendre et plein de nouveaux noms à retenir et de gens à découvrir.  Le paradis! Je vous dis, après 6 semaines sans travailler, je suis aux anges.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CRIME CONTRE L’HUMANITE]]></title>
<link>http://sylviocombey.wordpress.com/?p=56</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 12:33:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>sylviocombey</dc:creator>
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<description><![CDATA[


Il aura fallu des années pour que le 10 mai 2001, l’esclavage soit reconnu comme « Crime cont]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong><span style="font-size:14pt;"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><strong></strong></p>
<h2 style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"></h2>
<h2 style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:large;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il aura fallu des années pour que le 10 mai 2001, l’esclavage soit reconnu comme<span> </span>« Crime contre l’humanité ». <span>L'abolition de l'esclavage constitue l'acte juridique d'interdire la pratique esclavagiste. Si on trouve historiquement des exemples ponctuels et localisés d'affranchissement des esclaves, l'interdiction légale de l'esclavage, étendue à toutes les catégories de population, reste rare jusqu'à l'époque contemporaine. À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, un mouvement historique d'ampleur internationale, consécutif à l'émergence de l'abolitionnisme, a conduit à l'abolition de l'esclavage au sein des États américains et des sociétés colonisées par l'expansion européenne. Au XXe siècle, l'interdiction de l'esclavage s'est progressivement étendue à l'ensemble des États de la planète.  <!--more--></span></span></span></h2>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin:0;"><span><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;"> </span></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;">En France, l'article « traite des nègres » de L’Encyclopédie rédigé en 1776 par Louis de Jaucourt condamne l'esclavage et la traite : « Cet achat de nègres, pour les réduire en esclavage, est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles, et tous les droits de la nature humaine. »</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;">Bien que la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations unies du 10 décembre 1948 a symboliquement interdit l'esclavage sur toute la Terre, la Mauritanie sera le dernier pays à avoir officiellement aboli l'esclavage et ce en 1980. L'abolition de l'esclavage ne fut pas synonyme de libération et d'égalité pour tous : la condition prolétarienne<strong> </strong>induite par l'économie libérale s'avère, particulièrement au XIXe siècle, porteuse de misère, de paupérisme, de chômage et d'exploitation. Tout porte à croire que le système esclavagiste avait entraîné un grand retard dans le développement de l’Afrique.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;">Où sommes-nous ? Où allons-nous ? Des vestiges comme Elmina Castle au Ghana , la porte du non-retour au Benin, Gorée( îlot côtier) au Sénégal, le puits des enchaînés, la maison Woold à Agbodrafo … au Togo en disent long sur ce crime. Mais apparemment certains chefs d’Etats essayent de contourner cette réalité surtout avec le Président Ghanéen John Agyekum Kufuor, président en exercice de l’Union Africaine d’alors qui martelait que la responsabilité est partagée, que les Africains doivent d’une part se culpabiliser arguant qu’ils ont eux aussi participé à ce crime odieux.</span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;">Toujours est-il que cette pratique est abolie mais elle continue d’être<span> </span>pratiquée sous diverses manières par nos ‘métropoles’ qui ne veulent aucunement lâcher le ‘gâteau’ qu’ils ses ont partagé sans nous. Le grand dictionnaire Encyclopédique définit l’esclavage comme ‘état de dépendance, de soumission à un pouvoir autoritaire’. Vous conviendrez avec moi que le phénomène perdure du moment oû on attend de l’aide de l’extérieur avant de faire avancer son pays. N’est-ce pas là une dépendance ? une soumission ? de ‘l’esclavage ‘? Et nos dirigeants y participent pour que nos conditions se dégradent afin qu’on soit pris au piège. Le phénomène de la cherté de la vie dans presque tous les pays en voie de développement, phénomène face auquel mesure adéquate n’est<span> </span>prise en est un preuve. Ne dit- on souvent pas que ‘Gouverner c’est prévoir’ ? Visiblement, nos leaders politiques en font leur hymne en période de campagne de campagne mais dès que le pouvoir est en leur possession ils le mettent aux oubliettes surtout quand leur intérêt personnel est en jeu. Cette situation ne pourra que pousser les compatriotes à se mettre<span> </span>eux-mêmes à des conditions embarrassants croyant être à la recherche du mieux être. Dans ces circonstances, je paris que si un navire occidental accostait sur le large togolais ou africain et l’on demande à des gens s’ils veulent aller travailler dans des plantations de canne à sucre aux Etats-Unis vous serez surpris de voir le navire rempli à craquer. </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Times New Roman;font-size:large;"> </span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:large;"><span style="font-family:Times New Roman;">L’esclavage est aboli, on nous le dit, reste à nos dirigeants de créer des conditions favorables.<span> </span></span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Esclavage: Mais où sont passés les Noirs du monde arabo-musulman?]]></title>
<link>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=281</link>
<pubDate>Sun, 18 May 2008 04:56:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>jcdurbant</dc:creator>
<guid>http://jcdurbant.wordpress.com/?p=281</guid>
<description><![CDATA[
L’Islam a également réduit en esclavage une bonne partie, sinon la presque-totalité, des escla]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<h5><img class="alignleft" src="http://www.allaboutturkey.com/pic/harem2.jpg" alt="Black eunuch (Turkey)" width="213" height="253" align="left" /><em>L’Islam a également réduit en esclavage une bonne partie, sinon la presque-totalité, des esclaves africains transportés sur les continents américains. Et si ces derniers s’y comptent aujourd’hui par dizaines de millions, on cherche en vain les descendants des esclaves africains, pourtant plus nombreux, qui ont été exploités dans les pays musulmans, car ils y étaient massivement castrés et y mourraient comme des mouches de maladies et de privations.</em> <a href="http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1070">Alain-Jean Mairet</a></h5>
</blockquote>
<p align="justify"><strong>Plus inconnus que l'esclave inconnu dans le Monde musulman,... ses descendants!</strong></p>
<p align="justify">Alors que le président de la rupture et du refus de la <a href="http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1070">repentance</a> nous ressort de son chapeau une injonction d’enseignement de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage (entendez à responsabilité exclusivement française et occidentale) dans les écoles primaires qui apparemment existe déjà …</p>
<p align="justify">Pendant que, forts de leur futur <a href="http://www.nantes.maville.com/Le-Memorial-echauffe-toujours-les-esprits-/re/actudet/actu_loc-560684------_actu.html">mémorial de Nantes</a>, les <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/wp-admin/">"indigènes" (autoproclamés) de la république"</a> convient les "immigrés, habitants des quartiers, noirs, musulmans, arabes", à fêter, contre "la République raciste et coloniale",... Dien Bien Phu!</p>
<p align="justify">Et que <a href="http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/10/reconstruire-la-nation-americaine-par-eric-le-boucher_1043391_3232.html">Le Monde</a> nous pond son petit joyau habituel de désinformation sur l'Etat repoussoir-de-dernier-ressort avec une totalement fictive "restriction des droits civiques sous l’ère Bush" …</p>
<p align="justify">Il faut encore toute la naïveté et l'indécrottable grossierté d'un Laurent Murawiec pour oser poser la question, si évidente que personne en dehors des spécialistes ne songe jamais à le faire, sur les descendants des "quantités effroyablement gigantesques d’Africains importés comme esclaves" <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/09/16/islam-lesclavage-existe-toujours-en-terre-dislam-slavery-is-still-part-of-islam/">dans le monde arabo-musulman</a> pendant des siècles (quelque <a href="http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2006/05/08/2006_05_quelques_vrits_/">17 millions sur 13 siècles</a>, et le plus souvent émasculés!) ...</p>
<p align="justify"><a href="http://www.menapress.com/"><!--more--><strong>Le ministère de la Vérité</strong></a><br />
Par Laurent Murawiec à Washington<br />
Metula News Agency<br />
18/05/8</p>
<p align="justify">Pas les yeux derrière la tête</p>
<p align="justify">Depuis qu’elle est la secrétaire d’Etat de George Bush, Condoleezza Rice se transporte avec fréquence au Moyen-Orient, où elle déploie des efforts herculéens pour renforcer, relancer, revigorer, remplumer ou requinquer le fictif « processus de paix » entre Israël et l’entité dite "Autorité Palestinienne". Depuis longtemps, on le sait, il y a du processus mais pas de paix, le processus n’étant que la somme des misérables illusions servant à masquer la guerre arabo-islamique contre Israël et l’Occident en la peinturlurant de belles phrases.</p>
<p align="justify">Et que je te donne du Quartet, et de la Carte routière, et des Annapolis, et que je te négocie à bras raccourcis et rallongés, et que je te cause des conditions humanitaires à Gaza, et de ce qu’Israël devrait faire avec la chèvre et avec le chou. Les tueurs du Hamas, foi de Jimmy Carter, que Condi était allée consulter, sont prêts à reconnaître Israël (« Ah ! je vous reconnais ! Pan ! voilà un Qassam). Allez ! Encore un voyage ! Il n’y a qu’à négocier encore un peu et nous y serons presque. Le rêve majestueux de la Paix est au coin de la rue – caché derrière un sniper du Hamas, à moins que ce soit une bombe vivante du Fatah. Mais enfin, ne barguignons pas : la paix, où qu’elle soit, n’est pas loin.</p>
<p align="justify">Condi Rice fait semblant de porter un processus de paix qui est mort depuis longtemps, tout comme George Bush fait semblant d’être encore président alors qu’il n’est plus qu’un canard boiteux que nul n’écoute, tout comme Olmert fait semblant d’être premier ministre, alors qu’il n’est qu’un inculpé en sursis, qu’Abbas fait semblant d’être le président de l’AP alors qu’il n’est qu’un notable sans influence. Dans le monde du faux-semblant, tous rivalisent dans le faux, faux jetons, faux derches, faux-monnayeurs de la réalité.</p>
<p align="justify">Et pendant que Miss Rice, qui n’a pu s’empêcher de faire, de temps à autres, d’ignobles déclarations comparant Israël au Sud profond de son enfance, comparant les Palestiniens au mouvement des droits civiques, et j’en oublie charitablement, pendant qu’elle va mettre son nez du Caire à Jérusalem à ces fins si louables.</p>
<p align="justify">Pendant ce temps-là, donc, comme elle n’a pas d’yeux derrière la tête, elle ne s’est pas aperçue de ce qui se passait à quelque centimètre de là, sur la carte, en haut : l’Iran vient de mettre la patte sur le Liban. Nasrallah est le maître de Beyrouth, la révolution des Cèdres vient d’être assassinée, Siniora ne sert plus à rien, si ce n’est à mettre une feuille de vigne d’un millimètre carré sur le règne triomphant des tueurs hirsutes. Condi n’a rien vu, rien entendu, rien dit, rien fait. Se gargarisant de la « question palestinienne », elle en avait la bouche si pleine ! Le larron chiite a mis la main sur le butin pendant que les idiots regardaient ailleurs. On est en pleine fable de La Fontaine, le sang et la tragédie en plus.</p>
<p align="justify">Pendant tout le week-end dernier, d’ailleurs, l’édition en ligne du Figaro titrait : "Liban : l’Armée reprend la main". Quelle main ? L’Armée libanaise a trahi le gouvernement légitime du Liban, elle a refusé d’appliquer les ordres qu’elle avait reçu d’icelui, elle s’est couchée devant le Hezbollah, elle n’a rien fait contre le putsch, elle l’a même conforté – et le Figaro titre qu’elle « reprend la main » ?</p>
<p align="justify">Munich : Daladier et Chamberlain reprennent la main ? Ou : Téhéran : Jimmy Carter reprend la main ? Un extra-terrestre compilant le « Dictionnaire figaresque du monde contemporain » en conclurait que l’expression « reprendre la main » veut dire : « trahir ». Merci, on n’avait pas encore compris, mais nous y sommes. Qui dit que la presse ne sert à rien ?</p>
<p align="justify">L’Amérique m’excite</p>
<p align="justify">S’il y a un pays qui excite le journaliste français, c’est bien l’Amérique. Le lecteur charitable se souviendra peut-être que j’avais, il y a quelque temps, épinglé, pour cause de fabulation exagérée, la correspondante du Monde, Madame Lesnes. Eh ! bien j’ai un autre excité du même quotidien à me mettre sous la dent aujourd’hui. L’article d’Eric Le Boucher, de l’édition du 10 mai, « Reconstruire la nation américaine», se couvre de la feuille d’oranger de Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times, pour fabuler sur les Etats-Unis. Ai-je écrit fabulation ?</p>
<p align="justify">D’un côté, explique-t-il :</p>
<p align="justify">« Les Américains rêvent qu’un terme soit mis à la longue dérive vers l’égoïsme, l’injustice sociale, la mauvaise qualité des infrastructures et la restriction des droits civiques, dont l’ère Bush aura été le paroxysme ». Les Américains ? Quels Américains ? Ceux qui ont élu Bush par deux fois ? Ceux qui ont élu des majorités républicaines en 2004, 2002, 2000, 1998, 1996, 1994 ? Pas « Les Américains » mais « des » Américains, qui semblent être plutôt à gauche ? Honnête, il faudrait dire, « la Gauche américaine ». Mais cela, on ne le dit point. On dit « les Américains ». C’est comme si je disais « les Français » quand il faudrait dire « les rédacteurs du Monde ».</p>
<p align="justify">Et le contenu ? Si la dérive vient de loin et dure depuis longtemps, ne faut-il y inclure l’ère Clinton ? Parce que si Clinton n’est pas inclus, la dérive ne date que d’il y a sept ans -. Autant dire alors : courte dérive ?</p>
<p align="justify">Et la « restriction des droits civiques » - quelle restriction ? Des faits ! Par pitié, dites-nous quels droits civiques ont été restreints ? Les droits inscrits dans le Bill of Rights, la liberté de parole, de la presse, le droit d’assemblée, de pétitionner, de religion, de porter des armes, ont-ils été violés ? Les cours de justice chargées de les protéger ont-elles été abolies, les lois qui les encadrent abrogées ? La presse est-elle muselée, muette, écrasée ? Quels droits ont-ils disparu, Le Boucher ?</p>
<p align="justify">Ceux des tueurs incarcérés à Guantanamo ? Mais, par définition, les droits civiques sont ceux des citoyens et, par extension, des résidents légaux des Etats-Unis, et, à l’extrême rigueur, les droits (pas « civiques ») des résidents illégaux à être traités humainement, mais cela se discute devant les tribunaux. Les autres n’ont pas de « droits civiques » à faire valoir. Ils n’ont aucun droit, si ce n’est d’être satisfaits de n’avoir pas été exécutés sur le champ comme combattants illégaux sans uniforme, hors conventions internationales. C’est ce qu’ailleurs qu’au Monde on appelle des « terroristes ».</p>
<p align="justify">Aucun « droit » n’a été restreint et Le Boucher est au mieux un fabulateur, ou un commentateur qui passe ses opinions en contrebande, en les cachant sous des ballots intitulés « analyse ».</p>
<p align="justify">Ce n’est pas tout. La « longue dérive », qui devrait donc être estampillée Clinton-Bush – ce qui vous a une autre allure que le « paroxysme Bush » - semble, dans l’esprit le bouchérien, être curieusement contemporaine d’un autre paragraphe de son œuvre de fiction :</p>
<p align="justify">« Il y a trente ans, [l’Amérique] engageait la révolution libérale reaganienne, et elle a bénéficié, depuis, d'une économie brillante, tirant les meilleurs profits de la technologie, de l'immigration et de la mondialisation. ». Allons, camarade, il faudrait choisir : longue dérive ou économie brillante ? « Egoïsme, injustice sociale » ou immigration de haut calibre, avec formidable intégration, avec intégration plutôt rapide, comme je le lis dans le Washington Post d’aujourd’hui, établi par une intéressante étude de l’Université Duke ?</p>
<p align="justify">Quand on raconte n’importe quoi, il n’est pas trop malaisé de faire coexister tout et son contraire. Si la révolution reaganienne a lancé trente glorieuses, avec, à la suite, on le subodore, les années Clinton, puis les années Bush (II), qui n’en diffèrent pas de grand-chose, il n’y a pas eu de « longue dérive », si ce n’est dans la logique non aristotélicienne (tout ; son contraire ; le reste) d’un rédacteur du Monde.</p>
<p align="justify">Lequel, notons-le, nous balance, en bonus, le chiffre inventé de toutes pièces, quoique pas par lui, de « 47 millions d’Américains sans assurance maladie », qui a été lancé par un équivalent U.S. du grand statisticien-démographe que fut l’Abbé Pierre, histoire de faire choc. Il n’y a pas la moindre confirmation ni la moindre étude sérieuse établissant ni ce chiffre, ni quoi que ce soit qui s’en rapproche. Quant à la « classe moyenne, poussée hors de l’ascenseur social », c’est une fiction de plus : les pertes statistiques enregistrées depuis 10 à 15 ans par cette catégorie d’Américains viennent du passage vers le haut de toute une partie de ladite classe moyenne. Mais ça impressionne, quand on n’est pas au courant : le lecteur hoche tristement la tête : « pauvre classe moyenne américaine… ». L’Amérique, au Monde, comme dans la classe discoureuse en général, c’est l’occasion de raconter n’importe quoi à peu de frais.</p>
<p align="justify">Vive la France</p>
<p align="justify">Que l’on se rassure, je n’ai pas encore dispensé toute ma bile du jour : le président de la République annonce que l’on va enseigner l’histoire de l’esclavage dans les écoles de France. Louable initiative, puisque l’Histoire est la chose du monde la moins enseignée, avec l’orthographe. Mais il y a un hic : ce que l’on va enseigner, c’est la coupable histoire des négriers européens, français surtout, dans le commerce atlantique du bois d’ébène. Or l’histoire de l’esclavage, si nous parlons d’Afrique, c’est bien plus encore l’histoire du commerce arabe et musulman des esclaves africains.</p>
<p align="justify">Lisez donc le livre de l’éminent historien qu’est Jacques Heers, Les négriers en terre d’Islam. Vous tomberez, le nez écrasé, sur quelques différences entre les deux trafics, quoique l’abomination du trafic d’esclave soit commune : l’esclavage a été pourchassé et aboli par l’Occident ; les idées de l’abolition et l’abolitionnisme elles-mêmes furent strictement et uniquement occidentales. Ce qui englobe les Américains, dont 600 000 perdirent la vie au cours d’une guerre civile, où on se trucida pour savoir si le pays tolèrerait, ou pas, la continuation de l’esclavage sur le territoire national. Le monde arabe et musulman suivit, uniquement contraint et forcé. L’esclavage a toujours joué un rôle économique moteur en Islam.</p>
<p align="justify">Il y a pire : aux Etats-Unis, mais on pourrait également parler du Brésil où de Colombie, la population noire s’élève à 12 pour cent de la population totale, c’est le signe que les descendants d’esclaves ont fait souche : familles, enfants, descendance. Les négriers ont eu beau faire périr les esclaves capturés en Afrique, en nombres immenses, une fois arrivés, même avec la séparation des familles par la vente aux enchères, les esclaves africains ont eu des enfants, qui, à leur tour, etc.</p>
<p align="justify">Or cette situation est limitée à l’"hémisphère" occidental. Des millions, j’insiste, des millions d’Africains importés comme esclaves dans le monde arabo-musulman, est-il résulté une vaste population noire ? Que non ! On la verrait, mais on ne la voit pas. Est-ce l’effet de la tolérance musulmane ? Les esclaves noirs se sont-ils, par millions, mariés avec d’enchanteresses houris au cours des siècles ?</p>
<p align="justify">Non – parce qu’on les a castrés par millions ! L’esclave noir en terre d’Islam était systématiquement émasculé. C’est pourquoi il y a relativement peu de « Noirs » dans le Golfe persique, en Egypte, etc., surtout en regard des quantités effroyablement gigantesques d’esclaves capturés en Afrique noire et traînés vers le Nord. De tout cela, puisqu’on enseignera l’histoire de l’esclavage, en parlera-t-on ?</p>
<p align="justify">Eh ! non, pardi ! Si l’on essayait, une levée de boucliers, un tollé, comme on dit, soulèverait instantanément les « chercheurs » de l’université française, qui vous traiteraient d’islamophobes, puisque l’histoire se doit de respecter les tabous auto érigés par des « historiens » chargés d’entériner les mythes, de confirmer les positions politiques bien en cours, et de protéger le politiquement correct des atteintes de la réalité.</p>
<p align="justify">Ce que l’on va enseigner, quelles que soient les bonnes intentions de M. Sarkozy, c’est l’histoire politiquement correcte de l’esclavage, c’est-à-dire une fiction, un mensonge d’auto-flagellation marxo-socialiste sur la culpabilité éternelle de l’Occident. Mais touche pas à mon Islam ! Il castre, il lapide, il démembre et il excise qui il lui plaît.</p>
<p align="justify">Et pour bien montrer que l’ « intelligentsia » parisienne ne tolère pas qu’on touche à son pote l’Islam, arrive tout à propos l’ « Affaire Gougenheim», manifestation stalino-crapuleuse des mœurs de l’université française, laquelle se « mobilise » (lire : prend son téléphone et prend le risque terrible de s’ébrécher un ongle en le manipulant), se « mobilise », donc, le mot est à pleurer, tant il reflète la prétention et la vanité des « mobilisés », contre un livre, émet des oukases vengeurs et se livre à un autodafé, en un mot, brûle un livre et un auteur.</p>
<p align="justify">La fine fleur, donc, des médiévistes vient de tomber sur le râble du chercheur Sylvain Gougenheim pour son ouvrage intitulé Aristote au Mont Saint-Michel. "Les racines grecques de l’Europe chrétienne" (Seuil). Dans une opinion parue dans le journal spécialisé dans la philosophie arabo-musulmane, Libération, un « collectif international de 56 chercheurs en histoire et philosophie du Moyen Age » accumule les arguments les plus infects - du genre « relayé par la grande presse mais aussi par certains sites Internet extrémistes » - pour parvenir à la conclusion qu’ « il serait fastidieux de relever les erreurs de contenu ou de méthode que l’apparence érudite du livre (de Gougenheim ) pourrait masquer » ; « un exposé de seconde main qui ignore toute recherche nouvelle ». Dans les faits, l’usage de ces arguments pseudo académiques est disqualifiant – pour quiconque les utilise et non pour qui en est l’objet.</p>
<p align="justify">Il y a, bien entendu, un enjeu, qui n’est pas le fromage dans lequel se prélassent ces chanoines modernes : il s’agit de faire œuvre d’islamophilie dans la ligne du grand chercheur Jacques Chirac, expliquant que les origines de l’Europe sont « au moins autant musulmanes que chrétiennes », puisque nous allons vers l’Eurabia.</p>
<p align="justify">Mais il s’agit là de l’extrême-droite, les chanoines ne se font pas faute de le dire. Pierre-André Taguieff a réglé leur compte intellectuel aux crieurs publics qui ne tolèrent rien d’autre que leur propre intolérance, et vous badigeonnent du doux nom de fasciste et d’extrême-droite tout ce qui ne colle pas avec leur crapulo-stalinisme. Les voilà au travail.</p>
<p align="justify">Tous à la manif</p>
<p align="justify">Dans les minutes qui précédèrent la collision, une manif avait lieu sur le pont du Titanic ; sur les pancartes, on pouvait lire : « protégez les icebergs ! », « halte à la répression des glaçons ! », « stopper la discrimination contre la banquise ! ». Le Ministère de la Vérité, le CNRS et Miss Rice, ainsi qu’un collectif de rédacteurs du Monde avaient apporté leur soutien à la mobilisation.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Devoirs de Mémoires]]></title>
<link>http://moniaty.wordpress.com/?p=32</link>
<pubDate>Wed, 14 May 2008 02:59:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>moniaty</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Samedi 10 mai, à l’occasion de la journée commémorative de l’esclavage et de la traite des n]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://moniaty.files.wordpress.com/2008/05/arton1387.jpg"><img class="size-medium wp-image-33 aligncenter" src="http://moniaty.wordpress.com/files/2008/05/arton1387.jpg?w=300" alt="" width="300" height="232" /></a></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;font-family:Tahoma;">Samedi 10 mai, à l’occasion de la journée commémorative de l’esclavage et de la traite des noirs, le président Nicolas Sarkozy a fait la déclaration suivante :<em> «  cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, qu’ils puissent mesurer les souffrances engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique ».</em> Une annonce qui n’a fait autant d’échos négatifs que l’annonce du parrainage d’un enfant victime de la shoah par un élève de CM2 mais qui mérite, cependant quelques critiques. </span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;font-family:Tahoma;">A commencer par la forme, qui consiste pour le président à annoncer à chaque moment d’émotion des mesures pour s’acquérir de la sympathie d’un groupe de population. C’est au sein d’un rassemblement<span> </span>du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), le 13 février dernier que Nicolas Sarkozy avait exprimé sa <span class="chapeau">volonté de confier, à partir de la rentrée prochaine, à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah. Et voilà que concernant l’esclavage et la traite des noirs, l’annonce est faite jour de la commémoration de 4 siècles de crimes contre l’humanité. Ainsi comme le JDD le rapporte dans ces paroles de François Bayrou : « </span></span><em>Ce n'est pas au président de la République, chaque fois qu'il y a un moment d'émotion, de changer les programmes de l'école primaire. » </em><span>Il semble qu’il n’appartient pas au chef de l’exécutif français de décider des programmes scolaires. C’est une commission spécialisée qui a en charge cette tâche. Le président peut<span> </span>suggérer, orienter, conseiller mais il ne peut décider. Cette façon de faire, qu’on appelle communément la forme érigent deux problématiques : celle de la fonction présidentielle, qui doit inclure clairvoyance, lucidité et perspicacité. Et qui doit se défaire de toute spontanéité, surtout lorsqu’il s’agit de blessures de l’histoire aussi graves que l’esclavage et la Shoah. Par ailleurs, on peut se demander si cette spontanéité maladroite n’est pas révélatrice d’une présidence en mal être qui peine à s’affirmer et à s’imposer. La figure du président de la république est ébranlée, la figure représentative de la France à l’extérieur est penaude dans son for intérieur.<span> </span></span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;">La deuxième critique intervient dans le fait que l’esclavage est déjà au programme dans le cycle 3 du primaire, c'est-à-dire dans les classes de CE2, CM1, et CM2. Il semblerait que cela date d’au moins 2002. Dans le <a href="ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2007/hs5/hs5_approfondissement.pdf">Bulletin officiel</a> de l’Education nationale, on peut lire ceci concernant l’enseignement de l’histoire dans le primaire : <em>«Cette période de trois siècles [1492-1815], riche de multiples événements, ouvre véritablement le monde moderne, ainsi qualifié par opposition à une époque contemporaine plus proche de nous. L’ensemble de la planète est désormais accessible, l’imprimerie facilite une large diffusion des connaissances et des idées, une vision scientifique du monde émerge, aux XVIe et XVIIe siècles. Avec l’Encyclopédie, le XVIIIe siècle voit se développer l’intérêt pour les techniques. De grands textes fondateurs, marquant encore la vie politique et sociale de notre pays, sont élaborés : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le Code civil. <strong>Mais la même période a vu le massacre des Indiens d’Amérique, la traite des Noirs,</strong> la Terreur révolutionnaire et l’apparition de la «guerre de masse», caractéristique de la Révolution et de l’Empire.» <span> </span></em>Et plus loin, au chapitre Education civique <em>:  «L'élève découvre diverses formes de participation à la vie démocratique : le vote, l'acceptation de charges électives, l'engagement dans la vie publique. Il apprend que, même si la réalité n'est jamais entièrement conforme à l'idéal, celui-ci doit continuer à être affirmé pour guider les comportements et structurer l'action, <strong>à partir d'exemples historiques comme l'esclavage ou l'inégalité entre les hommes et les femmes</strong>.» </em>C’est à se demander si le président ne prend pas ses citoyens ultramarins et d’origine d’Afrique Noire pour des cons. Ou bien cette décision a été prise sans la consultation du ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos. Si tel est le cas, il faut réviser les institutions françaises, car il semble que la monarchie est révolue depuis 1792. <em><span> </span></em></p>
<p class="MsoNormal"><em><span> </span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>Enfin la dernière remarque qui n’est guère une critique serait plutôt une proposition. Au lieu d’accentuer les divisions et de faire diverger les catégories sociales, il serait temps que le gouvernement s’engage dans une mesure juste et équitable. Cette mesure qui pourrait s’appeler: « Devoirs de Mémoires » aurait comme ambition de grouper tous les événements douloureux de l’histoire. Ces événements se regroupant en un panel étendu dans lequel il faudra trier et consacrer davantage de temps à l’étude des faits les plus importants : la Shoah, l’esclavage et la traite des noirs, le massacre des Indiens en Amérique, les crimes de la colonialisation ou encore les différents génocides du XXème. De telle sorte qu’à la sortie du secondaire l’élève ait étudié 2 fois (au collège et au lycée) les principaux crimes de l’histoire comme il a étudié par 2 fois la révolution française, la démocratie athénienne ou encore les deux guerres mondiales. Par ce procédé, en incluant dans l’histoire officielle ces faits graves, on y inclue par la même occasion le rôle négatif des nations occidentales. Il est certain que certains mythes comme celui de la France, pays des droits de l’homme seraient rompue. Mais c’est un mal pour un bien au service du réalisme. Le réalisme du schéma social de la France qui traduit des inégalités dont les explications se trouvent dans l’histoire et dont les solutions peuvent se trouver dans le traitement que l’on fait de l’histoire. Ainsi ne plus marginaliser la traite des noirs ou l’esclavage permettrait aux enfants ultramarins et africains de la république de se sentir plus reconnus en France et par ailleurs de se sentir un peu plus français. La France ne peut plus continuer à agir en défavorisant une couche de sa population. C’est pour se rapprocher des emblèmes de la Nation« Liberté, Egalité, Fraternité» que doivent être développées de telles mesures, car la coupe du monde de football n’a lieu que tous les 4 ans !! Enfin, en raison du fait qu’au lycée les élèves sont chargés de réaliser un dossier : le TPE ( Travail Personnel Encandré), les élèves de 3<sup>ème</sup> pourraient dans le cadre de leur brevet de collège présenter un exposé écrit ou oral ayant pour thème le devoir de mémoire. Et le choix de l’élève ne sera pas cantonné aux seuls problématiques étudiées en cours puisque la thématique du devoir de mémoire est universelle. Elle concerne toutes les nations et intègre des faits de l’histoire moins officialisés, moins visibles comme les crimes de l’URSS pendant la Guerre Froide, les disparus d’Argentine, les crimes de guerres japonais… <span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span class="txtc40b14"><span>En officialisant ces pages noires de l’histoire de France dont les victimes sont des citoyens français, on peut faire un mouvement en avant car <span> </span>la </span><span><span style="text-decoration:none;color:#000000;">critique</span></span></span><span class="txtc40b14"><span> </span><span><span style="text-decoration:none;color:#000000;">constructive</span></span></span><span class="txtc40b14"><span> est un </span><span><span style="text-decoration:none;color:#000000;">levier</span></span></span><span class="txtc40b14"><span> du </span><span><span style="text-decoration:none;color:#000000;">progrès</span></span></span><span class="txtc40b14"><span>.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span class="txtc40b14"><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right"><span class="txtc40b14"><em><span>Moniaty A. Chakour</span></em></span><em></em></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Réformes Sarkoziennes sur l'Esclavage: Retour vers le Futur !]]></title>
<link>http://cpolitic.wordpress.com/?p=504</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 06:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>emachede</dc:creator>
<guid>http://cpolitic.wordpress.com/?p=504</guid>
<description><![CDATA[Un jour, Une idée. Et le 10 mai, ce fut deux idées brillantissimes et humaines qui se sont foment]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un jour, Une idée.</strong> Et le 10 mai, ce fut deux idées brillantissimes et humaines qui se sont fomentées dans le cortex alambiqué et imprévisible de notre petit Nicolas.</p>
<p><strong>Idée n°1:</strong> A partir de l'an prochain, le 23 mai sera le journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France. <em>On applaudit tous bien fort</em>.<br />
<strong>Idée n°2:</strong> Dans le cadre du devoir de mémoire, encore lui, le petit Nicolas exige que les atrocités de l'esclavage soient enseignées aux élèves de CM1 &#38; CM2. <em>On applaudit tous bien fort.</em></p>
<p><a href="http://cpolitic.files.wordpress.com/2008/05/back_to_the_future.jpg"><img src="http://cpolitic.wordpress.com/files/2008/05/back_to_the_future.jpg" alt="Back to the Future Retour vers le futur" width="434" height="520" class="alignnone size-full wp-image-505" /></a></p>
<p>Alors là pour une fois, il faut reconnaître que notre Président, ce coup-là, a vraiment enfilé sa cape de Président. Mille Bravos!<br />
<strong>Sauf que...</strong></p>
<p><strong>Mauvaise Nouvelle N°1:</strong> La journée du 10 mai est déjà la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en métropole, date choisie par Chirac. Cette date correspond en fait à l’adoption définitive de la loi Taubira de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.<br />
Elle a été choisie sur recommandation du <a href="http://www.comite-memoire-esclavage.fr/">Comité pour la mémoire de l’esclavage</a> car elle avait ainsi le mérite d'avoir une portée nationale au-delà de la métropole.<br />
En effet d'autres dates existent pour les DOM-TOM: 27 mai Guadeloupe, 10 juin Guyane, 22 mai Martinique, 20 décembre Réunion, 27 avril Mayotte.<br />
Voir ici le détail du débat houleux pour cette date début 2006: <a href="http://www.afrik.com/article9394.html">afrik.com</a></p>
<p><strong>Mauvaise Nouvelle N°2:</strong> Dès les programmes scolaires de 2002, suite à cette même loi Taubira de 2001 et aux recommandations demandées pour dédier une part de l'enseignement à cette sombre page de l'histoire (traite négrière avec le commerce triangulaire), les CM 1 &#38; CM 2 ont connaissance officiellement de ces événements.<br />
Comme le rappelle justement, le site <a href="http://www.rue89.com">rue89</a> dans son article intitulé <a href="http://www.rue89.com/2008/05/12/esclavage-sarkozy-et-les-medias-ont-la-memoire-courte">Esclavage: Sarkozy et les médias ont la mémoire courte</a><br />
Sarkozy ne peut véritablement pas se retrancher derrière la réorganisation du programme qui avait été réalisée dans la foulée en avril 2002, et qui avait limitée cette enseignement comme celui de la Shoah. Voir <a href="http://www.rue89.com/2007/10/01/lesclavage-nest-plus-un-point-fort-du-programme-en-primaire?page=1">ici</a> un autre article de rue89.com</p>
<p>Au final, on se retrouve, qu'il le veuille ou non, en présence d'<strong>un nouveau couac</strong>. Le Président ne sachant que faire pour remonter ses sondages de popularité, est condamner à réinventer le passé en reprenant les bonnes idées de ses prédécesseurs. Au lieu de les critiquer ouvertement, notre petit Nicolas ferait mieux de connaître les dossiers dont il a la charge.<br />
<strong>Mais on ne peut pas être au four et au moulin:</strong> faire des photos dans Paris-Match avec sa Carlita et faire son travail.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[some things cost more than you realize]]></title>
<link>http://allantverslendroit.wordpress.com/?p=484</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 00:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>allantverslendroit</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Radiohead persiste et signe dans sa voie d&#8217;éclaireur de consciences. Conscience artistique, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://allantverslendroit.files.wordpress.com/2008/05/mtvexit.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-485" src="http://allantverslendroit.wordpress.com/files/2008/05/mtvexit.jpg" alt="" width="510" height="150" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.radiohead.com">Radiohead</a> persiste et signe dans sa voie d'éclaireur de consciences. Conscience artistique, certes, mais aussi conscience politique. Énième avatar des "oxfordiens" jusqu-au-boutistes, un clip dénonciateur pour <a href="http://217.69.40.171/french/">MTV Exit</a> (End eXploitatIon and Trafficking) qui souligne le coût des choses engendré par nos habitudes consuméristes occidentales égoïstes. C'est tiré de leur déjà historique dernier album <a href="http://www.inrainbows.com/">In Rainbows</a>. Et ça s'appelle <em>All I need</em>.</p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/DV1hQSt2hSE'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/DV1hQSt2hSE&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maryse Condé, le Salon du livre de Québec et l'identité des Caraïbes]]></title>
<link>http://lettresdemontreal.wordpress.com/?p=77</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 04:45:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>lettresdemontreal</dc:creator>
<guid>http://lettresdemontreal.wordpress.com/?p=77</guid>
<description><![CDATA[

Le destin voulut qu’un ami haïtien me parla ces jours d&#8217;avril, du Salon internationale du]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;line-height:150%;"><a href="http://lettresdemontreal.files.wordpress.com/2008/04/maryseconde.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-78" src="http://lettresdemontreal.wordpress.com/files/2008/04/maryseconde.jpg?w=400" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Le destin voulut qu’un ami haïtien me parla ces jours d'avril, du Salon internationale du livre de la ville de Québec, juste un jour avant que Maryse </span><span style="font-family:Tahoma;">Condé</span><span style="font-family:Tahoma;"> cette écrivaine guadeloupéenne, antillaise et universelle participe de manière active au Salon du livre</span><span style="font-family:Tahoma;">. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Cette année la foire était consacrée au quatrième centenaire de la Francophonie en Amérique du Nord, au même moment que la ville de Québec fête aussi ses quatre siècles de fondation et, pour cette occasion, les organisateurs ont invité de nombreux auteurs et poètes antillais et francophones africains reconnus. Mais c’est de Mme Condé que je veux vous parler, parce que son œuvre m'a profondément marqué il y a de cela déjà quelques années, quand à la Bibliothèque de l'Alliance française de La Havane, j'ai découvert « Ségou » (vol. 1 les murailles de terre, vol. 2 la terre en miettes), deux volumes d'une épopée africaine et des Caraïbes qui a manifestement enrichi ma compréhension de la condition humaine dans les Caraïbes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Ce roman par son riche et vaste contenu devrait être lecture recommandée pour tous ceux qui sont nés dans cette région des Amériques. Il devrait l'être aussi pour ceux qui s'intéressent à l'étude de l'identité et l'Histoire des Caraïbes. Parce que les Antillais, nous sommes des peuples très divers, mais avec des destins assez semblables et une identité agglutinante commune : la composante africaine. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Les cubains nous connaissons peu et fragmentairement nos frères et cousins de la Caraïbe. Le Cuba qui est le plus près d'eux est la partie orientale et Santiago de Cuba est la plus antillaise de nos villes. Aux débuts de la colonisation<span> </span><em>Santiago</em>, comme nous les cubains l’appelons, a été la capitale de l'île. Rapidement elle fût détrônée par La Havane et sa situation stratégique</span><span style="font-family:Tahoma;">, </span><span style="font-family:Tahoma;">face d'abord à l'Europe et à l'Espagne en particulier, puis aux États-Unis et en particulier à la Floride, avec laquelle elle conserve une relation passionnée d’amour-haine.<span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><em><span style="font-family:Tahoma;">Santiago</span></em><span style="font-family:Tahoma;">, garde cependant sa fidélité de toujours pour les Caraïbes, et de ces îles provient une partie considérable de ses habitants, sa culture et ses traditions. Les Communautés haïtiennes et jamaïquaines y étant établies sont importantes, ainsi qu'à Guantánamo et d'autres villages de l’Orient cubain. Les petites Antilles, en particulier les françaises, pour des raisons que je crois fondamentalement géopolitiques, et depuis l’obtention de leurs indépendances, ont été plus éloignées dans la conscience populaire cubaine. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">C’est pour cela que « découvrir » Maryse Condé a été très révélateur pour moi. Un monde inconnu s’est alors ouvert à moi. <span> </span>Un monde qui venait remplir des lacunes dans ma compréhension de l'idiosyncrasie nationale et régionale</span><span style="font-family:Tahoma;">, </span><span style="font-family:Tahoma;">je vous donne un seul exemple : la connotation de la condition de marron à Cuba et en Jamaïque est totalement opposée. </span><span style="font-family:Tahoma;">À</span><span style="font-family:Tahoma;"> Cuba il est symbole de résistance au colonialisme, il y a même un monument dans cet endroit mythique, constitutif de notre identité religieuse qu’est <em>El Cobre</em>, près de Santiago de Cuba. Là s’élève une énorme statue du sculpteur <em>santiaguero</em> Alberto Lezcay, consacrée à représenter ceux qui ont préféré la vie sauvage et le danger constant, à l'humiliation permanente de leur condition humaine. En Jamaïque les marrons qui ont initialement voulu la même chose, puis, et pour pouvoir survivre, ont du faire un « pacte » avec le pouvoir colonial anglais et se transformer en bourreaux de leurs propres frères esclaves.</span><span style="font-family:Tahoma;"> </span><span style="font-family:Tahoma;">L'Histoire est complexe, et les idéalisations font généralement autant de dommage que le dédain ou l'omission. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Il est généralement accepté que les liens entre les îles de la Caraïbe étaient beaucoup plus intenses à l'époque coloniale que pendant le XXème siècle et ce qui s’est écoulé du XXIème, ce dont témoigne Maryse Condé dans son épopée. Aussi ces liens étaient importants avec l'Afrique, et non seulement à cause de la traite de l’esclavage, mais parce que des bateaux allaient et venaient avec des marchandises et des personnes. Des destins qui se sont croisés dans les allées et les retours, des histoires qui ont été tissées et qui jusqu'à aujourd'hui ont des connotations dans les deux continents. </span><span style="font-family:Tahoma;"><span> </span></span><span style="font-family:Tahoma;">Le divorce et la distance que produisent les indépendances latino-américaines et des Caraïbes d'abord, et le processus néocolonial ensuite, avec comme centre névralgique les États-Unis, vont être consolidés <span> </span>sans cesse. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Pour Cuba en particulier, l'isolement que produit la révolution de 1959 dans son impact hémisphérique, provoque la fin du flux antillais vers l'île et que ce soient les cubains qui davantage interagissent avec leurs voisins insulaires. Ce sont eux qui émigrent justement vers ces îles</span><span style="font-family:Tahoma;">, </span><span style="font-family:Tahoma;">produit de l'inversion de rôles qui s’est opérée dans le flux migratoire. Il est évident que ces cubains peuvent difficilement restituer à Cuba à nouveau cette influence antillaise, à cause de la relation conflictuelle du gouvernement et par conséquent de l'état cubain avec l'émigration cubaine depuis 1959. </span><span style="font-family:Tahoma;"><span> </span></span><span style="font-family:Tahoma;">C'est depuis lors l'empreinte cubaine qui voyage de par le monde en enrichissant les autres et Cuba s'appauvrit progressivement de l'absence d'arrivée de ses <em>sources nourricières</em> du point de vue démographique et culturel traditionnels. Les conséquences que cela a causé à notre développement comme nation, c’est un sujet différent qui vaudrait bien la peine d’être exploré dans des études indépendantes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">L'échange alors, de Cuba et des cubains de l'île avec ses congénères antillais, continue à être faible, sporadique, dirigé par l’Etat, presque toujours avec connotation politique pour ses organisateurs et économique pour ses exécuteurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Toutes ces nations partagent cependant, une Histoire et une culture communes. L'Histoire presque toujours orageuse, au centre des ambitions des puissances européennes, et par la suite de celle de l’Amérique du Nord. Une culture commune, parce que la composante africaine nous agglutine, nous rend semblables. Eux, les africains n'ont pas eu le droit de choisir et pour cela ils nous ont transmis un compendium assez homogène de mythes, traditions et psychologie populaire. </span><span style="font-family:Tahoma;"><span> </span></span><span style="font-family:Tahoma;">Espagnols, portugais, français, néerlandais et d'autres, eux, en effet, ont pu choisir entre l'un ou l'autre destin dans les Caraïbes.<span> </span>Ils ont dominé les noirs, les indiens et les asiatiques « importés », en essayant de leur transmettre ou de leur imposer leurs valeurs. Mais comme la nature humaine est têtue</span><span style="font-family:Tahoma;">, </span><span style="font-family:Tahoma;">c'est le métissage qui ressort toujours vainqueur, et de nos jours, bien que le cerveau soit encore plutôt occidental, le cœur, le cadre sentimental de cet « homo caribensis », est nettement mulâtre, avec une affection toute spéciale pour sa mère africaine. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">L'éducation dans les Amériques a été cependant depuis des siècles euro centriste. Les libérateurs des indépendances nous appelaient à approfondir dans ce qui était à nous, ils nous appelaient aussi à chercher et à étudier l'Histoire de nos peuples d'abord et celle du reste du monde aussi, mais ensuite. José Martí pour les cubains, est le paradigme en ce sens. </span><span style="font-family:Tahoma;"><span> </span></span><span style="font-family:Tahoma;">Cet effort de renforcement identitaire a été permanent dans ce qui est le mieux dans la littérature du continent.<span> </span>Ses auteurs ont été reconnus de par le monde, mais la littérature latino-américaine et des Caraïbes reste encore, et peut-être aujourd'hui plus que jamais, une littérature, une identité en fin de compte, de résistance, d’un permanent faire face aux omniprésentes cultures européenne et américaine. </span><span style="font-family:Tahoma;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Celles-ci, dans leurs modèles plus vendus, se sont fortement établies et sur ses marchés la nôtre continue à devoir obtenir sa « majorité d'âge » : des prix, des maisons d’édition, les salons du livre et autres infrastructures des échanges culturels mondiaux, sont principalement détenus par les pays du premier monde. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">C’est dans ce contexte que nous affirmons que l'œuvre de Maryse Condé et en particulier « Ségou », est une œuvre indispensable dans le processus de nous comprendre et de nous faire comprendre dans les Caraïbes. Maryse disait dans ce Salon, au milieu d'un débat sur le conte et la nouvelle :</span><span style="font-family:Tahoma;"> « on veut nous enfermer dans « l’oralité »… nous avons un imaginaire propre ». </span><span style="font-family:Tahoma;">Ou en se référant au lieu de la culture française dans l'Antillais francophones elle disait aussi</span><span style="font-family:Tahoma;">: « Paris pèse trop lourd dans les Antilles, on aimerait se débarrasser un peu de cette présence pour affirmer l’identité antillaise ». </span><span style="font-family:Tahoma;">Cette défense frontale d’une façon persistante, entourée d'un discours généralement philo-français et peu critique, donne la mesure de sa pensée, de son combat identitaire. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">L'Afrique est alors importante pour les gens de la Caraïbe, parce qu'elle nous permet de comprendre, grâce aussi à la narration de Maryse Condé, comment à travers l'histoire du royaume des Bambarás de Ségou, elle a été deux fois conquise l'Afrique. L'Afrique noire, mère affectueuse, qui allaite, superstitieuse, musicale, essentielle dans son humanisme primitif, la même Afrique qu’on a obligé à s’islamiser d'abord et à se christianiser ensuite. </span><span style="font-family:Tahoma;"><span> </span></span><span style="font-family:Tahoma;">On lui a cassé l'âme, on lui a détruit le cœur, mais sans le vouloir et « naturellement » d'une manière brutale.<span> </span>Ils ont permis qu'elle renaisse comme l’oiseau phénix, dans le même continent et multipliée dans les Amériques, aujourd'hui aussi en Europe et ailleurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;">Avec la compréhension de ces deux défaites civilisationnelles, nous pouvons dans la Caraïbe mieux comprendre et réagir à notre défi contemporain, parce que nous sommes encore les « fruits mûrs » des échecs politiques à la Monroe, parce qu'aujourd'hui, comme au XIXème siècle, les défis nationaux continuent d’être en résumé, les mêmes que celui du Hamlet de Shakespeare </span><span style="font-family:Tahoma;">: « Être, ou ne pas être ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-size:10pt;line-height:150%;font-family:Tahoma;">Lisez Maryse Condé, je l'ai fait, et la réponse commence à être mieux ébauchée. </span></p>
<p><span style="font-size:12pt;font-family:Tahoma;">____________________________________________________________________________<br />
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<p><strong>Maryse Condé, la feria del libro de Québec y la identidad caribeña</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Quizo el destino que un amigo haitiano me avisara por estos días de abril, de la Feria internacional del libro de la ciudad de Québec, un día antes justamente de que en ella participara y de manera activa la escritora guadalupana, antillana y universal que es Maryse Condé. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Este año la feria está dedicada al cuarto centenario de la Francofonía, justo cuando la ciudad de Québec también cumple cuatro siglos de fundada y para esta ocasión los organizadores y sus patrocinadores han invitado a numerosos y reconocidos escritores y poetas antillanos y africanos francófonos. Pero es de esta escritora que quiero hablarles, su obra me marcó profundamente hace algunos años ya, cuando en la Biblioteca de la Alianza francesa de La Habana descubrí “Ségou, las murallas de tierra y Ségou, la tierra en ruinas”, dos volúmenes de una epopeya africana y caribeña que renovó y enriqueció notoriamente mi comprensión de la condición caribeña. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Esta novela por su rico y vasto contenido debiera ser lectura recomendada para todos los que hemos nacido en esa región de las Américas. Debería serlo también para quienes se interesan en el estudio de la identidad y la historia caribeñas, pues los antillanos, somos pueblos muy diversos, pero con destinos bastante similares y un ente agluntinante común: el componente africano. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Los cubanos conocemos poco y fragmentariamente a nuestros primos y hermanos caribeños. La Cuba que está más cerca de ellos es la oriental y Santiago de Cuba es la más antillana de nuestras ciudades. En los inicios de la colonización </span><em><span style="font-family:Tahoma;">Santiago</span></em><span style="font-family:Tahoma;">, como le llaman los cubanos, fue capital de la isla, pero pronto sería desplazada por la estratégica ubicación de La Habana, de cara primero a Europa y a España en particular, luego a los Estados Unidos y en particular a la Florida, con quien conserva una apasionada relación de amor-odio. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><em><span style="font-family:Tahoma;"> Santiago</span></em><span style="font-family:Tahoma;">, guarda no obstante su vieja fidelidad por el Caribe, y de esas islas proviene una parte considerable de sus habitantes, de su cultura y tradiciones. Son grandes las comunidades hatianas y jamaicanas establecidas allí, así como también en Guantánamo y otros pueblos orientales cubanos. Las pequeñas antillas y en particular las francesas, por razones que yo creo han sido fundamentalmente geopolíticas, y desde las independencias, han estado más alejadas en la conciencia popular cubana. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Es por ello que “descubrir” a Maryse Condé fue muy revelador para mí, se me abrió entonces un mundo practicamente desconocido, uno que venía a llenar lagunas en la comprensión de la idiosincrasia nacional y regional, les pongo un sólo ejemplo: la connotación de la condición de cimarrón en Cuba y en Jamaica es totalmente opuesta. En Cuba es símbolo de resistencia al colonialista, hasta un monumento existe en ese sitio fundacional de nuestra identidad religiosa que es El Cobre, cerca de Santiago de Cuba. Allí se alza una enorme estatua del célebre escultor santiaguero Alberto Lezcay, consagrada a representar a aquellos que prefirieron la vida salvaje y de constante peligro, a la humillación permanente de su condición humana. En Jamaica los cimarrones que inicialmente quisieron lo mismo, luego para poder sobrevivir tuvieron que “pactar” con el poder colonial inglés y convertirse en esbirros de sus propios hermanos esclavos. La historia es compleja, y las idealizaciones suelen hacer tanto daño como el desdeño o la omisión. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Es generalmente aceptado que los vínculos entre las islas del Caribe eran mucho más intensos en la época colonial que durante el siglo XX y lo que va del XXI, de lo primero da fe Maryse Condé en su epopeya, también esos vínculos eran notorios, y no tan sólo debido a la trata negrera, ¡con Africa!, barcos iban y venían con mercancías y personas. Destinos que se cruzaban de ida y de regreso, historias que se tejieron y que hasta hoy tienen connotaciones en ambos continentes. El divorcio y la distancia que generan las independencias latinoamericanas y caribeñas primero, y el proceso neocolonial después, con centro neurálgico en los Estados Unidos, van a consolidarse</span><span style="font-family:Tahoma;"> </span><span style="font-family:Tahoma;">sin cese. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Para Cuba en particular, el aislamiento que le genera la revolución de 1959 en su impacto hemisférico, provoca que el flujo antillano hacia la isla cese y que los cubanos que más interactuan con sus vecinos isleños, son los que emigran justamente a esas islas, producto de la inversión de roles que se opera en el flujo migratorio. Es obvio que estos cubanos dificilmente pueden devolver a Cuba de nuevo aquella influencia, pues es conocido cuan conflictiva ha sido la relación del gobierno y por ende el estado cubano con la emigración cubana después de 1959. Es desde entonces la impronta cubana la que viaja por el mundo enriqueciendo a los demás y Cuba se empobrece paulatinamente de la ausencia de arribo de sus tradicionales nutrientes poblacionales y culturales. De las consecuencias que ello ha traído para nuestro desarrollo como nación, es tema aparte que bien valdría la pena explorar en estudios independientes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> El intercambio entonces, de Cuba y los cubanos de la isla con sus congéneres antillanos, continua siendo débil, esporádico, dirigido estatalmente, casi siempre con connotación política para sus organizadores y económica para sus ejecutores. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Todas estas naciones comparten no obstante, una historia y cultura comunes, la historia casi siempre tormentosa, en el centro de las ambiciones de las potencias europeas, luego de la norteamericana. La cultura común, porque el componente africano nos aglutina, nos hace similares. Ellos, los africanos no tuvieron derecho a elegir y por ello nos trasmitieron un compendio bastante homogéneo de mitos, tradiciones y psicología popular. Españoles, portugueses, franceses, holandeses y otros, ellos sí pudieron optar por uno u otro destino caribeño, dominaron a negros, indios y asiáticos, intentando trasmitir o imponer sus valores, más como la naturaleza humana es terca, es el mestizaje el que sale siempre ganando y hoy en día si bien el cerebro sigue siendo más bien occidental, el corazón, el ámbito sentimental de ese “homo caribeñus”, es netamente mulato, con un afecto especial por su madre africana. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> La educación en las Américas fue durante siglos eurocentrista, no obstante ya los próceres de las independencias nos llamaban a profundizar en lo nuestro, a buscar y estudiar la historia de nuestros pueblos primero y la del resto del mundo también, pero después. José Martí para los cubanos, es el paradigma en ese sentido. Ese esfuerzo de reforzamiento identitario ha sido permanente en la mejor literatura del continente, sus autores han sido reconocidos por el mundo entero, más la latinoamericana y caribeña sigue siendo, quizás hoy más que nunca, una literatura, una identidad al fin y al cabo, de resistencia, de permanente reafirmación frente a la omnipresente cultura europea y norteamericana. Estas, en sus modelos más vendidos, están fuertemente establecidas y en sus mercados la nuestra sigue teniendo que obtener su “mayoría de edad”: premios, editoriales, ferias y demás infraestructura de los intercambios culturales mundiales, los detentan predominantemente los países del primer<span> </span>mundo. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:150%;"><span style="font-family:Tahoma;"> Es entonces en este contexto que afirmamos que la obra de Maryse Condé y en particular su “Ségou”, es una obra indispensable a la hora de comprendernos y hacernos comprender en el Caribe. Ayer ella decía, en medio de un debate sobre el cuento y la novela corta, “nos quieren encerrar en la oralidad…nosotros tenemos un imaginario propio”. Ó refiriéndose al lugar de la cultura francesa en la antillana francófona también decía: “Paris pesa demasiado en las Antillas, nos gustaría deshacernos un poco de esa presencia, para poder afirmar la identidad antillana”. Esa defensa persitentemente frontal, rodeada de un discurso por lo general filofrancés y poc