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	<title>enseignants &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/enseignants/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "enseignants"</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 22:53:49 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[L'appel du 19 juin]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/?p=94</link>
<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 09:12:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
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<description><![CDATA[Sans commentaires :

Au passage, je pense que ceci fera une bonne entrée pour le jeu permanent ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sans commentaires :</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1966"><img src="http://www.sauvonslarecherche.fr/IMG/jpg/Affiche_SLR-18juin-A4.jpg" alt="Appel du 19 juin" width="540" height="720" /></a></p>
<p style="text-align:left;">Au passage, je pense que ceci fera une bonne entrée pour le jeu permanent "En entendrons-nous parler ?" Ça y est, j'ai fini mon tour. Aux médias.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le gouvernement encourage les écoles privées catholiques à s'implanter en banlieue - Presse]]></title>
<link>http://buzzin.wordpress.com/?p=20</link>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 13:20:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>buzzin</dc:creator>
<guid>http://buzzin.wordpress.com/?p=20</guid>
<description><![CDATA[Le gouvernement encourage les écoles privées catholiques à s&#8217;implanter en banlieue
Article ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le gouvernement encourage les écoles privées catholiques à s'implanter en banlieue</strong><strong></strong></p>
<p><em>Article paru dans Charlie Hebdo, 16 avril 2008</em></p>
<div class="post-content">
<p><a href="http://buzzin.files.wordpress.com/2008/04/laicite1_1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-21" src="http://buzzin.wordpress.com/files/2008/04/laicite1_1.jpg" alt="" width="400" height="314" /></a>C’est une nouvelle qui pourrait bien rallumer la guerre scolaire. <em>Le gouvernement déshabille l’école publique pour mieux aider l’école privée catholique à "évangéliser" les banlieues. </em>Sitôt révélé par le site Mediapart, le projet d’un fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires a mis les laïques et les enseignants sur le pied de guerre.</p>
<p>Le projet fait tache alors que lycéens et professeurs se mobilisent contre la suppression à venir de plus de 11 000 postes d’enseignant dans le public, notamment dans les ZEP. D’autant qu’en principe l’aide publique attribuée aux écoles privées ne peut augmenter si celle accordée à l’école publique augmente, selon la règle coutumière des 80/20 (80 % au public et 20 % au privé).</p>
<p>Il est pourtant dans les cartons depuis le plan « Espoir banlieues », qui prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, suivez mon regard… Le gouvernement voudrait voir « cinquante nouvelles classes » de ce type en banlieue. C’est officiel, l’« espoir en banlieue » s’appelle donc « espérance » et sera porté par le religieux. C’est confirmé, Nicolas Sarkozy préfère le curé à l’instituteur. Et puis, il en est persuadé : l’enseignement privé catholique civilisera « les racailles ». Emmanuelle Mignon, son cerveau catholique, l’un des auteurs du discours de Latran et des propos malheureux sur le « non-problème » des sectes, n’y est pas étrangère. Dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, elle plaidait pour que les « familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique ».</p>
<p>Le gouvernement semble persuadé que la guerre scolaire est bien enterrée. « Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, au nouveau patron de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, venu réclamer qu’on lui « facilite la tâche ».</p>
<p><strong>Le Vatican décomplexé</strong></p>
<p>Les écoles privées catholiques cartonnent et rêvent de grandeur. L’an dernier, elles ont dû refuser 35 000 dossiers. La faute à l’« accommodement raisonnable » de Debré, qui a mis le ver dans le fruit en autorisant le financement des écoles privées sur fonds publics. En 1960, 11 millions de Français signaient une pétition contre. Ils avaient vu juste. Les écoles privées ont largement tiré profit de ce système leur permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre : des frais de scolarité élevés, un droit à la sélection et, en prime, le soutien de l’État. Ces aides permettraient un droit de regard, mais on pourrait très bien imposer ce droit de regard sans verser des fonds qui manquent cruellement au public. Surtout depuis l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac. Contrairement au privé, le public ne peut pas se permettre d’être trop sélectif. Si en prime on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau.</p>
<p>On condamne donc l’école publique à perdre toute attractivité au regard du privé. D’autant que les écoles privées catholiques sous contrat se gardent bien d’afficher trop ostensiblement leurs convictions religieuses. Du moins, jusqu’ici. Avec Benoît XVI, le Vatican aussi se décomplexe. Certains archevêques, comme celui d’Avignon, appellent depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Les banlieusards vont déguster… Mais pas seulement eux. À terme, les écoles confessionnelles sélectives — principalement catholiques, mais aussi musulmanes — auront supplanté le public. Le lien social, la citoyenneté et, bien sûr, la laïcité en sortiront en lambeaux. Le gouvernement se trompe : la bataille pour l’enseignement public, qui est aussi celle pour le respect de la loi de 1905, peut reprendre à tout moment.</p>
<p><strong>Caroline Fourest et Fiammetta Venner</strong></p>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[TOUS DERRIERE...]]></title>
<link>http://rogervicot.wordpress.com/?p=224</link>
<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 18:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>rvicot</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le mouvement de protestation des lycéens s&#8217;amplifie. Des dizaines de milliers de jeunes ont ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le mouvement de protestation des lycéens s'amplifie. Des dizaines de milliers de jeunes ont envahi, aujourd'hui encore, les rues de Paris. Déterminés et surtout responsables. Ils ont été reçus par Xavier Darcos, Ministre de l'Education nationale. Ils savent pourquoi ils défilent, ils savent que le gouvernement joue tout simplement avec leur avenir. L'UNL et la FIDL, les deux principales organisations, s'opposent logiquement, normalement, humainement, aux plus de 11 000 suppressions de postes d'enseignants prévues cettte année (à la suite des milliers des années précédentes). Les académies de Paris et Bordeaux sont en ébulition. Après les vacances scolaires, les autres départements rejoindront le mouvement. Les syndicats d'enseignants du second degré s'apprêtent à les rejoindre en masse. C'est bien... Les blogs fleurisent, c'est bien... Les sites internet et les forums débattent, c'est bien. Le site du Parti socialiste publie quant à lui un communiqué de 15 lignes... qu'il faut bien chercher. Peut mieux faire. Doit mieux faire.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[les jeunes suremestimes leurs futurs salaires?]]></title>
<link>http://jeje2mars.wordpress.com/?p=46</link>
<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 05:44:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>jeje2mars</dc:creator>
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<description><![CDATA[
C’est une enquête1 de la société Start People et l’école qui nous l’apprend : les attent]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://jeje2mars.files.wordpress.com/2008/04/billets.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-47" src="http://jeje2mars.wordpress.com/files/2008/04/billets.jpg" alt="" width="176" height="172" /></a></p>
<p>C’est une enquête<sup><a id="identifier_0_511" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Source M24/Belga - 29/01/08" href="http://www.enseignons.be/actualites/2008/04/03/les-jeunes-surestiment-leur-premier-salaire/#footnote_0_511">1</a></sup> de la société <strong>Start People</strong> et l’école <strong></strong>qui nous l’apprend : les <strong>attentes salariales</strong> des <strong>élèves du secondaire</strong> seraient trop élevées. Réalisée auprès de 800 jeunes de 6e et 7e année <strong>technique</strong> et <strong>professionnelle</strong>, elle révèle que les premiers attendent un premier salaire de 1.500 euros net par mois et 2.000 euros net après 5 ans d’ancienneté. Les seconds ont davantage les pieds sur terre - si on peut dire - en estimant leur première paie à 1.400 euros net/mois et 1.800 après 5 ans. Des montants plus élevés de quelques centaines d’euros de la réalité.</p>
<p>Selon Start People, cette perception du premier salaire est faussée à cause des jobs d’étudiants. Johan Sack, porte-parole de la société explique :</p>
<blockquote><p>Presque tous les élèves de dernière année ont déjà effectué un job d’étudiant. Ils pensent donc que ce qu’ils gagnaient en tant qu’étudiant doit se rapprocher de leur premier salaire. Mais ce n’est pas le cas. Durant les mois d’été, un étudiant peut en effet quasiment toucher un salaire brut.</p></blockquote>
<p>Sans doute les <strong>enseignants</strong> devraient-ils davantage informer les jeunes de la réalité des salaires après les études, et cela afin de leur éviter de cruelles désillusions.</p>
<ol class="footnotes">
<li class="footnote">Source M24/Belga - 29/01/08 [<a class="footnote-link footnote-back-link" href="http://www.enseignons.be/actualites/2008/04/03/les-jeunes-surestiment-leur-premier-salaire/#identifier_0_511">↩</a>]</li>
</ol>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le sexe et les jeunes]]></title>
<link>http://raymondviger.wordpress.com/?p=638</link>
<pubDate>Mon, 07 Apr 2008 23:00:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>raymondviger</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le sexe et les jeunes
La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l&#8217;Éducation lais]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sexe et les jeunes</strong></p>
<p>La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l'Éducation laisse tomber les cours d'éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l'ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l'Éducation y croit... moi je n'y crois vraiment pas.</p>
<p>La majorité des enseignants ne voudront pas s'aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D'une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n'ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.</p>
<p>D'autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C'est pas parce que je trippe sur les formules d'algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler sexe avec mes jeunes.</p>
<p>Il y a aussi un inconfort important qu'il ne faut pas négliger. Avec la peur d'être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/</a></p>
<p>le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.</p>
<p>Les jeunes n'arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp...?</p>
<p>Voter pour ce texte sur <a href="http://www.centpapiers.com/L-education-a-la-sexualite-et-les,3526">Cent Papiers</a>.</p>
<p> Autres textes sur la <a href="http://www.refletdesociete.com/Sexualite.html">sexualité</a> et commentaires du rédacteur sur la <a href="http://raymondviger.wordpress.com/category/sexualite/">sexualité</a>.</p>
<p>Autres textes sur l'<a href="http://www.refletdesociete.com/Education.html">éducation</a> et commentaires du rédacteur sur l'<a href="http://raymondviger.wordpress.com/category/education/">éducation</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le sexe et les jeunes]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2008/04/06/le-sexe-et-les-jeunes/</link>
<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 03:00:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le sexe et les jeunes
La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="snap_preview"><strong>Le sexe et les jeunes</strong></p>
<p>La Presse Canadienne nous informe que le ministère de l’Éducation laisse tomber les cours d’éducation sexuelle dans les écoles secondaires. Ce sera maintenant la responsabilité de l’ensemble des enseignants de parler de sexe à leurs étudiants. Si le ministre de l’Éducation y croit… moi je n’y crois vraiment pas.</p>
<p>La majorité des enseignants ne voudront pas s’aventurer sur le terrain de la sexualité avec les jeunes. D’une part, ils ont des objectifs à atteindre dans leur matière (Français, mathématiques et autres). Déjà on considère que nos jeunes n’ont pas assez de connaissance dans certaines matières, je vois mal comment un professeur de français va faire pour arrêter son cours et parler sexe avec ses jeunes.</p>
<p>D’autre part, ces enseignants ont-ils la formation et la compétence pour parler de sexe avec des étudiants? C’est pas parce que je trippe sur les formules d’algèbre et que je trippe à enseigner la géométrie que je trippe nécessairement à parler sexe avec mes jeunes.</p>
<p>Il y a aussi un inconfort important qu’il ne faut pas négliger. Avec la peur d’être accusé de pédophilie, la majorité des hommes qui enseignent aux jeunes ne veulent tout simplement pas aborder un sujet comme la sexualité avec les jeunes. Il y a plus de 3 ans, nous avions déjà fait un reportage sur cette problématique.</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/"><font color="#006a80">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/hypersexualisation-le-quebec-abandonne-t-il-ses-enfants/</font></a></p>
<p>le Ministère a déjà abandonné le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), cours dans lequel on pouvait inculquer des connaissances générales et humaines aux jeunes, une philosophie de vie.</p>
<p>Les jeunes n’arrêteront pas de se questionner sur la sexualité et de vouloir en parler. En tant que société si nous ne prenons pas nos responsabilité, qui va le faire? Internet, un chef de gang, un pimp…?</p></div>
<p>Voter pour ce texte sur <a href="http://www.centpapiers.com/L-education-a-la-sexualite-et-les,3526">Cent Papiers</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’EVALUATION EN LIGNE DES ENSEIGNANTS]]></title>
<link>http://coffrefortelectronique.wordpress.com/2008/03/17/l%e2%80%99evaluation-en-ligne-des-enseignants/</link>
<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 14:12:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Cecurity.com</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le site Note2be permettant l’évaluation en ligne des enseignants    a été au centre de l’actu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le site Note2be permettant l’évaluation en ligne des enseignants    a été au centre de l’actualité suscitant polémiques,    action en justice et prise de position de la part de la Cnil. Entre le spectre    du pilori numérique et l’interdiction pure et simple, est-il envisageable    d’encadrer ce type de services pour les rendre acceptables par les différents    publics concernés ?</p>
<p align="justify"> <a href="http://www.cecurity.com/site/PubArt200802.php">En savoir plus</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Fermer Note2be.com : un scandale français.]]></title>
<link>http://brunowalther.com/2008/03/03/fermer-note2b-un-scandale-francais/</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 18:55:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>bruno walther</dc:creator>
<guid>http://brunowalther.com/2008/03/03/fermer-note2b-un-scandale-francais/</guid>
<description><![CDATA[Ce pays est vraiment bizarre. Le tribunal des référés a ordonné lundi la suppression de toutes l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce pays est vraiment bizarre. Le tribunal des référés a ordonné lundi la suppression de toutes les données nominatives sur le site Note2Be. Ce site proposait aux élèves de noter leurs enseignants.</p>
<p>Le tribunal a estimé que, même si les élèves bénéficiaient de la liberté d'expression, il n'était pas possible d'autoriser l'usage d'identité de professeurs dans "un dispositif présentant, faute de précautions suffisantes, un risque de déséquilibre au détriment de la nécessaire prise en compte du point de vue des enseignants".</p>
<p>Franchement, est-il choquant que les élèves, qui passent huit heures par jour, 150 jours par an dans des classes, puissent noter leurs profs ?</p>
<p>J'ai une question pour les magistrats, après note2be, doit-on aussi interdire la notation des auteurs par les lecteurs sur le site Amazon ou Fnac ?</p>
<p>Partout sur terre, les sites de notation des enseignants existent. Partout sur terre, la justice tranche en faveur des sites. Sauf en France où note2be est condamné...</p>
<p>Le plus hallucinant est la déclaration du secrétaire général de la FSU : <i>"il n'appartient pas aux élèves de noter leurs professeurs, au surplus par le truchement d'une officine commerciale </i>[ndlr : pour un professeur syndicalisé une "officine commerciale" c'est une entreprise]<i>"</i>.</p>
<p>Maintenant, je sais pourquoi mes enfants sont dans une école privée... Une école privée de syndicalistes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Notez vous les uns les autres]]></title>
<link>http://astringues.wordpress.com/?p=19</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 19:21:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>astringues</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le site note2be qui depuis quelques mois proposait aux élèves de noter leurs enseignants vient d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le site note2be qui depuis quelques mois proposait aux élèves de noter leurs enseignants vient <img src="http://astringues.wordpress.com/files/2008/02/prof.jpg" alt="La leçon de géométrie" align="right" height="242" width="197" />d'être assigné en référé par deux syndicats et une demi-douzaine de profs afin d'en obtenir la fermeture prochainement. La décision du TGI de Paris sera prise le 3 mars prochain.</p>
<p>Le monde enseignant, dans sa très large majorité, s'est dit opposé, voire choqué par de tels procédés, visant à octroyer à leurs élèves le pouvoir de les juger d'une part, de le faire nommément et publiquement d'autre part. S'il est vrai que ce même microcosme est connu pour sa méfiance sur l'évaluation de son travail, y compris de la part de sa propre hiérarchie, le dispositif mis en place par ce site pose un certain nombre de problèmes réels d'éthique, de conception des rôles dans la société et surtout, de compétences.</p>
<p><!--more-->On peut aisément comprendre qu'un élève réprimandé en classe ou mal noté qui se venge en mettant publiquement son prof au pilori mette mal à l'aise la communauté enseignante. Les profs ont déjà le sentiment que la considération dont ils bénéficient dans l'opinion publique se réduit chaque jour plus. Ce sentiment est d'ailleurs sujet à interprétation, car les parents d'élèves ont souvent une meilleure opinion d'eux que l'administration qui les emploie. Il n'en reste pas moins que ce jugement - majoritairement négatif - sur la place publique est parfois vécu comme une épreuve difficile, voire une humiliation. C'est compréhensible, même si cette attaque de l'humain derrière la profession ne semble pas être le but premier de l'auteur du site, bien que ce dernier, en tant qu'ex-directeur de campagne UMP pour les municipales, appartienne à une famille politique qui ne cache pas son inimitié pour les enseignants.</p>
<p>Mais le véritable problème est ailleurs. Avec la note et les commentaires, ce procédé est en réalité une <b>évaluation</b> du travail des enseignants par leurs propres élèves. Or, pour évaluer une personne, il faut par définition avoir une connaissance, voire une pratique ou une expérience du domaine en question supérieure à celui que l'on évalue. Et c'est là que nous avons un véritable problème de compétence.</p>
<p>Cela ne signifie pas que le ressenti des étudiants soit dénué de tout intérêt, et que toute critique des profs et instituteurs soient à proscrire, loin de là. Nous tomberions dans une dictature pédagogique pas plus souhaitable. Mais en quoi un élève (du CP à la terminale) a-t-il la compétence pour juger si son prof est "motivé" ? Au ton de sa voix ? à la longueur des remarques sur les copies ? Comment juge-t-il s'il est "clair" ? Par sa propre compréhension du cours ? Et s'il n'a pas compris, est-ce forcément parce que l'enseignant n'a pas été clair ? Il me semble qu'il y aurait au moins une bonne douzaines d'autres explications à cette incompréhension : l'élève est-il capable de toutes les appréhender avant de prononcer un jugement ?</p>
<p>Au risque de choquer certains, je voudrais rappeler un fait souvent oublié : <b>enseigner est un métier</b>. Cela ne s'invente pas, il faut plusieurs années d'étude et la réussite à un concours pour y avoir accès. Il ne suffit pas de connaître les enfants (ou de le croire) pour acquérir les capacités qui permettent de transmettre le savoir, d'éveiller l'intérêt ou la conscience, d'amener l'élève à un comportement responsable, entre autres tâches dévolues à cette profession.</p>
<p>Donc pour évaluer ce travail de professionnel il faudrait, comme je le soulignais plus haut, avoir soi-même des compétences du même type (professionnelles) et d'un niveau supérieur. Ce n'est véritablement pas le cas des élèves, quels qu'ils soient. J'ai beau avoir lu quelques livres historiques, cela ne me donne pas les qualité requises pour juger la stratégie d'un général, pas plus que mes cours de quatrième ne m'octroient celles pour évaluer l'électricien qui intervient à mon domicile.</p>
<p>Élèves, parents, allez dialoguer avec les enseignants à qui vous avez affaire, exposez-leur ce qui vous pose problème, écoutez leurs réponses (elles vous surprendront peut-être parfois) mais de grâce, laissez ce type de procédés démagogiques à ceux qui essaient de vous bercer d'illusions en vous faisant croire détenteur d'un pouvoir et de compétences que vous n'avez pas.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Médiathèque du CESTI]]></title>
<link>http://yougueye.wordpress.com/2008/01/16/mediatheque-du-cesti/</link>
<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 12:48:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>yougueye</dc:creator>
<guid>http://yougueye.wordpress.com/2008/01/16/mediatheque-du-cesti/</guid>
<description><![CDATA[La Médiathèque du CESTI est un centre de documentation qui permet aux enseignants de faire des rec]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La Médiathèque du CESTI est un centre de documentation qui permet aux enseignants de faire des recherches pour approfondir leurs cours .</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Loi LRU, Acte II, Scène I : Les vainqueurs et les vaincus]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-scene-i-les-vainqueurs-et-les-vaincus/</link>
<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 16:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-scene-i-les-vainqueurs-et-les-vaincus/</guid>
<description><![CDATA[Note: Ce billet est le premier d&#8217;une série. Ce qui suit est tiré aussi bien de mes observati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><b>Note:</b> Ce billet est le premier d'<a href="http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/16/loi-lru-acte-ii-le-jour-suivant/">une série</a>. Ce qui suit est tiré aussi bien de mes observations directes que de bruits de couloir. J'ai parlé à des enseignants, des administratifs et des étudiants de plusieurs universités et j'ai vu passer de nombreux mails, blogs et forums. Voyez-y donc quelque chose d'informatif mais aussi de subjectif et de tout sauf scientifique.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">La première conséquence, au lendemain de la bataille du LRU, sera psychologique. Le conflit de la LRU a révélé de profonds clivages dans le monde universitaire et entre le monde universitaire et le reste de la société.</p>
<p><!--more--></p>
<h3 align="justify">Les acteurs universitaires</h3>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Ainsi, les Présidents d'Universités seront clairement dans le camp des vainqueurs. Ils ont été pour la loi LRU depuis le premier jour et ils ont incarné la volonté gouvernementale dans leurs établissements. Cela n'est guère une surprise pour ceux qui ont lu le texte de la loi : les Présidents d'université et leurs Conseils d'Administration gagnent des pouvoirs presque absolus, qui leur permettent avec un peu d'imagination de nommer leurs propres successeurs et de fixer leur propre salaire, de gérer tous les biens immobiliers de l'université, d'embaucher qui bon leur semble, de rompre les contrats des nouveaux employés, ou de conclure n'importe quel accord avec des entreprises. Depuis le vote de la loi, les Présidents d'Universités ont soutenu la loi avec enthousiasme et au nom de leurs établissements et collègues enseignants-chercheurs, souvent sans avoir demandé l'avis de ces derniers. Plusieurs Présidents d'Université se sont aussi faits remarquer par des menaces administratives envers les étudiants, <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=wwO47jBrrJA">voire des violences physiques</a>, par <a href="http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2007/11/les-crs-prts-va.html">leur utilisation de CRS</a> dès les premiers jours pour <a href="http://www.dailymotion.com/comments/relevance/search/nanterre/video/x3gyvc_etudiants-confusion-a-nanterre_news/2">vider par la force</a> leurs établissements ou en contrôler les accès et par le recours à des vigiles privés chargés de ficher les bloqueurs et d'intimider les étudiants.</p>
<p align="justify">En-dessous des Présidents d'Université, beaucoup d'enseignants-chercheurs sont <a href="http://www.sauvonsluniversite.fr/">contre la LRU</a>. L'entrée des entreprises dans les Universités <a href="http://toujoursplus.hautetfort.com/archive/2007/07/20/l-ors-vous-offre-18-fiches-pour-mieux-comprendre-la-loi.html">sans contre-pouvoir</a> signifie pour eux une ingérence dans leur enseignement et leurs Recherches de la part d'acteurs souvent beaucoup moins qualifiés qu'eux dans leur domaine de spécialité, ainsi que la perte d'une liberté et d'une indépendance qu'ils payent déjà en travaillant souvent beaucoup plus que dans le privé pour un salaire largement inférieur. En particulier, cette mainmise du privé sur le public signifie un abandon probable de la Recherche Fondamentale et la fermeture inacceptable de filières importantes pour la société mais peu rentables.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Au sommet de la hiérarchie des enseignants-chercheurs, les Professeurs, me semble-t-il, seront restés essentiellement passifs vis-à-vis de la loi. Les Professeurs sont des enseignants-chercheurs au dernier stade de leur carrière, qui gèrent souvent des équipes plus qu'ils ne participent directement aux recherches, qui ne peuvent plus espérer de réel  avancement ni craindre de rétrogradation, qui n'ont plus besoin de mutations mais qui peuvent être intéressés  soit financièrement soit par l'avenir de protégés. Enfin, les Professeurs ont souvent un rôle administratif et politique important. En tant que tels, il est concevable que certains Professeurs bénéficient de la loi, qui peut leur permettre de négocier des crédits directement avec le Président ou un peu moins directement avec des entreprises, sans avoir à passer par le budget des Unités de Formation à la Recherche (c'est-à-dire les Facultés), ou leur salaire ou encore celui de leurs protégés. À la surprise de beaucoup, un grand nombre de Professeurs rejette la rébellion anti-LRU pour des raisons politiques ou sociales, car cette contestation menace leur position -- on a pu constater dans de grandes universités des insultes de Professeurs contre des enseignants-chercheurs de grade inférieur ou des étudiants. Enfin, de nombreux Professeurs semblent refuser de s'engager tout simplement car ils considèrent soit que ce combat est perdu d'avance soit que ce type d'activités n'est plus de leur âge.</p>
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<p align="justify">Plus bas, les Maîtres de Conférences voient la chose d'un œil différent. Les Maîtres de Conférences sont des chercheurs plus jeunes, qui ont affronté les concours de recrutement et en affronteront d'autres (si ceux-ci ne sont pas supprimés) et qui peuvent encore avoir besoin de mutations, par exemple pour se rapprocher de leur famille, ou d'avancement. Souvent, les Maîtres de Conférences sont plus actifs  individuellement en termes de Recherche que les Professeurs, et plus proches des post-doctorants, des doctorants -- qui sont leurs collègues et non leurs subalternes -- et des étudiants. Les Maîtres de Conférences sont généralement relativement peu impliqués en termes de politique et donc notamment moins concernés par la gouvernabilité des Universités. Ils sont aussi plus mobiles entre établissements et ont régulièrement à prouver leur mérite scientifique. Presque tous considèrent la généralisation du recrutement et de la promotion au réseau et au copinage comme directement nuisible à leur carrière. Pour la plupart, les Maîtres de Conférences sont engagés contre la loi LRU.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">En-dessous des Maîtres de Conférences se trouve un large flou sans existence officielle, celui des post-doctorants. Le post-doctorant est un enseignant-chercheur qui a obtenu son doctorat et qui reste en "stage" pour une durée indéterminée, tant qu'il arrive à faire renouveler son CDD, et surtout tant qu'il n'a pas trouvé de réel poste. Le post-doctorant est payé environ moitié moins qu'un Maître de Conférences, pour une charge d'enseignement et de recherche équivalente. Le  post-doctorant est un chercheur généralement peu productif, puisqu'il change fréquemment de ville, d'affectation, de mission -- pour beaucoup d'entre eux, ce catapultage se renouvèle tous les ans. Ajoutons à cela que, tous les ans, il doit passer du temps à chercher à faire renouveler son CDD ou à en  trouver un nouveau et participer aux longs concours de recrutement s'il veut espérer un jour un poste fixe, ce qui l'occupe parfois plusieurs mois dans l'année et le force à traverser la France entière à ses frais. Le post-doctorant est parfois contraint à passer tout ou partie de son "stage" à l'étranger, qui ne compteront pas pour sa retraite ou son avancement, et qui lui rendent encore plus difficile de trouver un poste. Sans surprises, le post-doctorant a moins de contacts avec les universités que ses collègues installés, et de grandes chances d'abandonner la Recherche à ce stade. Pour le post-doctorant, la  LRU s'énonce comme un système totalement opaque de recrutement au copinage qui le met en plus en concurrence avec les amis du CA sans qualifications. Cela, ajouté aux suppressions de postes dans les matière non rentables pour les entreprises et l'institutionalisation du CDD à la fac, se présente comme une calamité directe pour le post-doctorant. Malheureusement, le post-doctorant n'a pas d'existence officielle et n'a donc pas voix au chapitre ni de protection contre les éventuelles représailles en cas de grève.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Les Doctorants ont eux aussi un statut flou, qui les considère tantôt comme étudiants, tantôt comme chercheurs  mais aussi fréquemment comme enseignants. Ainsi, comme l'étudiant, le Doctorant doit payer des frais d'inscription et n'a pas droit aux débats, alors même qu'il donne souvent des cours et est salarié de l'université. Le rôle officiel du Doctorant est de travailler pendant au moins trois an sur un sujet de Recherche pointu, parfois seul, parfois en équipe, et de devenir l'un des meilleurs spécialistes au monde sur ce sujet. Au bout de sa période de Doctorat, il est jugé sur la qualité de sa production par un jury d'enseignants-chercheurs. Dans presque tous les cas, le Doctorant est en CDD de trois ans, après lequel il doit chercher un financement exactement de la même manière que le post-doctorant, avec une charge de travail équivalente et la même accumulation de CDDs qui se superpose à son obligation de résultats. Le Doctorant est généralement le chercheur le plus productif mais il est aussi le plus enclin à abandonner à ce stade. Pour lui aussi, et au même titre que le post-doctorant, le LRU est une calamité. Malheureusement, le Doctorant, qui n'est ni tout à fait étudiant ni tout à fait enseignant, n'a pas non plus voix au chapitre, ni de protection contre les éventuelles représailles en cas de grève.</p>
<p align="justify">Écartons-nous un moment du rôle d'enseignement et de recherche de l'Université pour nous intéresser aux personnels administratifs. Avec la LRU, ces personnels seront progressivement défonctionnarisés et probablement remplacés par des étudiants en CDD, dans le cadre de la réforme annoncée au système des bourses. Pour eux, la loi annonce donc une dégradation du service ainsi qu'une menace directe sur leurs avancements, mutations et leur carrière.</p>
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<p align="justify">Basculons maintenant dans le monde des étudiants avec trois grandes catégories : étudiants bloqueurs, anti-bloqueurs et silencieux. Tous trois ont les mêmes obligations de résultats -- les examens -- et les mêmes objectifs personnels -- trouver du travail à l'issue de leurs études. Schématiquement, l'étudiant bloqueur connaît ou croit connaître le contenu de la LRU et y voit une dégradation des conditions des études, une atteinte à des libertés qu'il considère comme fondamentales ou une mercantilisation de la fac. Certains aussi ont rejoint le camp des bloqueurs en assistant à des scènes de violence physique ou de menaces administratives de la part des Présidents, des vigiles privés embauchés pour l'occasion, des CRS ou d'enseignants et de la censure qui les entoure. Passons en quelques mots sur les quelques paresseux qui sont là juste pour faire du bruit -- ils existent, ils sont rares et ils sont les seuls relayés par les médias -- ou les "noyaux durs de gauchistes", un peu plus nombreux mais eux aussi guère représentatifs. Tout aussi schématiquement, l'étudiant anti-bloqueur refuse toute légitimité aux Assemblées Générales qui ont conduit au blocage, ne participe donc pas à ces Assemblées Générales et réduit les bloqueurs à ces groupes de paresseux mal informés et de gauchistes dépeints par les journaux. Pour lui, le blocage est inutile et peut lui coûter ses études et donc son travail. Il milite donc contre le blocage et ainsi, implicitement, pour la LRU -- même s'il peut être opposé à cette loi à titre personnel. Si l'essentiel des anti-bloqueurs est aussi pacifique et juste d'un peu plus mauvaise humeur que les bloqueurs, les plus extrémistes des anti-bloqueurs ont eux aussi recours à l'intimidation physique, voire à la violence. Plusieurs fois, les échauffourées entre bloqueurs et anti-bloqueurs ont servi de prétexte pour appeler les CRS. Je ne m'étendrai pas sur le rôle de la masse silencieuse, que son silence rend forcément plus difficile à comprendre.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Citons brièvement les syndicats. Les syndicats d'enseignants-chercheurs ont, paraît-il, donné leur accord de principe à la loi LRU durant la période estivale et n'ont guère fait parler d'eux depuis. De même, les principaux syndicats étudiants ne soutiennent pas le mouvement de leur base, voire le passent sous silence.</p>
<p align="justify">Citons enfin d'importants désaccords entre Universités de Sciences et Universités de Lettres. En effet, une Université  de Sciences peut espérer des investissements de la part d'entreprises privées  -- aux dépens de sa liberté. L'avenir nous dira si ces investissements se matérialiseront effectivement, ce qui n'est pas certain dans un pays qui achète toutes ses technologies à l'étranger. Les Universités de Lettres, à l'inverse, n'ont rien à vendre. Certaines sont sommées, d'ici quelques semaines, de refondre totalement leur maquette pour remplacer les Lettres par la Communication -- ou de disparaître tout simplement, faute de budget.</p>
<h3 align="justify">Les autres acteurs</h3>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Depuis le début de la crise, les médias, dans leur presque-totalité, ont fait preuve d'un silence impressionnant. D'un côté, à part le <i>Canard Enchaîné</i>, aucune trace des étudiants laissés dans un état critique par les CRS, et à part quelques minutes vite évaporées sur France 3, aucune trace des étudiants passés à tabac par un enseignant ou un Président d'Université, aucune trace non plus des gros bras embauchés pour patrouiller dans les facultés, des meneurs syndicaux arrêtés... D'autre part, ni le message des étudiants ni celui des enseignants-chercheurs n'y a trouvé le moindre écho, pas plus que leurs diverses actions. Ainsi, les seules interventions de ces groupes se sont retrouvées réduites à des étudiants mécontents pour des raisons obscures / des étudiants pris en otage par les précédents / des enseignants-chercheurs en manque d'argent. De même, des journalistes qui avaient pris des rendez-vous pour interviewer des responsables de mouvements ou chroniquer des actions étudiantes ne sont jamais arrivés. La situation a atteint un point tel que les enseignants-chercheurs ont manifesté contre la censure <a href="http://www.dailymotion.com/video/x3ra6n_sauvons-la-recherche-remet-les-cise_politics">le 14 décembre, en face de la Sorbonne</a>.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Le gouvernement, tout au long de cette crise, a fait preuve d'une fermeté proche de la schizophrénie : recevoir les étudiants mais pas pour négocier, recevoir les enseignants-chercheurs mais pas pour négocier, répéter inlassablement qu'il était ouvert à la négociation, répéter inlassablement que des réformes sont nécessaires, sans plus se justifier, nier l'existence d'une opposition et surtout mettre des CRS à la disposition des Présidents d'Universités. Enfin, beaucoup supposent que le comportement des Présidents d'Universités et des médias est directement dicté par le gouvernement en place.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">L'opposition au gouvernement, qui aurait pu utiliser la mobilisation contre la loi LRU comme cheval de bataille, a été tout aussi silencieuse que les médias. À moins d'y voir une forme de censure encore plus poussée, qui reste improbable, on ne peut que supposer que tous, du MoDEM à la LCR, se désintéressent du problème des universités.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Et le reste de la société ? Le reste de la société, manifestement, n'est pas au courant des enjeux et réduit le combat à celui de quelques paresseux contre la société "productive".</p>
<p align="justify">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quelques scénarios pour une université libre, responsable et au poil soyeux.]]></title>
<link>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/06/quelques-scenarios-pour-une-universite-libre-responsable-et-au-poil-soyeux/</link>
<pubDate>Thu, 06 Dec 2007 23:46:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>yoric</dc:creator>
<guid>http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/06/quelques-scenarios-pour-une-universite-libre-responsable-et-au-poil-soyeux/</guid>
<description><![CDATA[La France a besoin de réformes, et ce n&#8217;est pas une minorité de tire-aux-flancs &#8212; qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">La France a besoin de réformes, et ce n'est pas une minorité de tire-aux-flancs -- qu'il s'agisse de quelques étudiants visiblement excités ou de <a href="http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1730">fonctionnaires attachés à des privilèges odieux</a> et <a href="http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1772">incapables de concevoir le changement</a> et qui relèvent incontestablement d'un autre âge -- qui empêchera le progrès. Ne vous fiez pas aux bruits dans la rue, notre président a la poigne suffisamment ferme pour faire appliquer la très attendue <a href="http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/texte-de-la-loi-j-o-no-185-du-11-aout-2007-page-13468-texte.html">loi sur la Liberté et la Responsabilité des Universités</a>.</p>
<p align="justify">Cette loi se résume en deux points :</p>
<ul>
<li>Donner tous les pouvoirs au Conseil d'Administration et à son représentant, le président de l'université, qui pourra agir les coudées franches, aussi bien sur le plan de l'embauche que sur celui des financements ou des frais d'inscription.</li>
<li>Imposer la présence d'industriels au susdit Conseil d'Administration.</li>
</ul>
<p>Voyons ceci plus en détail :<br />
<!--more--></p>
<ul>
<li>
<p align="justify">Comme dans le gouvernement en place, le président de l'université n'aura plus à s'embarrasser des commissions parasitaires. Ainsi, la nouvelle procédure de recrutement lui permet d'embaucher n'importe qui dans n'importe quel rôle, à n'importe quel moment, sans plus passer par <del>la commission de spécialistes</del> le comité de sélection, ou les concours. Balayé, le statut d'enseignant-chercheur, dont le rôle principal est -- la question ne se pose même pas -- de propager le mandarinat et le monopoles des chercheurs sur la Recherche. Le chercheur français du XXIème siècle sera pris en CDD et sera payé à coups de primes, s'il s'avère productif et docile.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">De la même manière, plus aucune embauche ne peut avoir lieu sans l'aval du président de l'université. Cela servira, n'en doutons pas, à bloquer l'intrusion de tout élément nuisible au bon fonctionnement de l'université.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">S'il faut de l'argent -- et il en faudra, puisqu'il n'est plus question que l'État subventionne toutes les facultés [<a href="http://dutherenverseauborddelatable.wordpress.com/2007/12/06/quelques-scenarios-pour-une-universite-libre-responsable-et-au-poil-soyeux/#note_1">1</a>] -- c'est maintenant au président de l'université d'en trouver. Qu'à cela ne tienne, il est maintenant gestionnaire du patrimoine foncier et financier de l'université, qu'il est invité à investir dans des fondations ou start-ups. Bien entendu, il lui est fortement suggéré de collaborer avec des investisseurs privés, qui fourniront les fonds et l'aideront gracieusement à déterminer la politique future de l'établissement et à trier entre formations et recherches utiles ou futiles.</p>
</li>
</ul>
<p align="justify">Sous peu, le tout nouveau système donnera naissance à une <a href="http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/">Université Nouvelle</a>, débarrassée de ses complexes et de ses charges parasitaires, et qui pourra se concentrer à sa mission principale : la recherche et la valorisation de fonds monétaires.</p>
<p align="justify">J'entrevois quelques idées magistrales qui pourront être appliquées sous peu :</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<ul>
<li><a href="http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2007/11/microsoft-sinsc.html">Microsoft investissant dans une université</a>, de manière à s'assurer que tous les étudiants seront formés (uniquement) aux technologies Microsoft et que les découvertes des chercheurs ne s'échapperont pas vers le monde du logiciel libre, comme c'est fréquemment le cas. Microsoft pourrait d'ailleurs en profiter pour négocier, mettons, l'accès et les droits sur le contenu de la plate-forme de e-learning de l'université, c'est-à-dire la possibilité de commercialiser des cours universitaires rédigés à la Fnac ou de fonder sa propre université en ligne.</li>
<li>À l'heure actuelle la loi LRU ne dit rien de précis sur les frais d'inscription, et c'est bien malheureux. On y lit juste que le président de l'université a toute latitude pour gérer son budget, ce que je suis incapable d'interpréter. Certes, on peut espérer que la <a href="http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/11/loi-lru-loi-pcr.html">loi soit, un jour, amendée</a> pour atteindre la glorieuse situation américaine mais, en attendant, je conçois sans peine une méthode qui reviendra au même. Il suffira en effet d'une nouvelle fondation dépendant de l'université (crée par le CA), à laquelle seraient louées quelques salles de cours,  (à l'initiative du président), et d'un règlement d'examens légèrement modifié (oui, c'est encore une attribution du CA) qui impose des cours privés supplémentaires, et le tour est joué ! En fait, avec cette technique, en y réfléchissant un peu, on peut même privatiser totalement la mission d'enseignement de l'université. Peut-être que je devrais breveter ? Vous pensez que Microsoft serait intéressé pour donner les cours ?</li>
<li>Vous aussi, vous pensez que les études de Lettres ne servent à rien ? Qu'à cela ne tienne, il suffira de les reconvertir en quelque chose de plus rentable. Avec l'aide de, mettons, Nickelodeon, nous aurons ainsi des bataillons d'auteurs et d'éditeurs pour les prochaines aventures de Dora l'Exploratrice.</li>
<li>À l'heure actuelle, les salaires des enseignants, des chercheurs et des autres personnels universitaires est fixé sur une grille unique, nationale, théoriquement indexée sur l'inflation, et sur laquelle les salariés montent par échelons. Grave lacune, que corrige enfin la loi. En effet, c'est maintenant le CA qui négocie le salaire des nouveaux venus et qui décide des primes de tous. Conséquence directe ? Faute de pouvoir augmenter directement les frais d'inscription des étudiants, les présidents d'université pourront, comme tout président qui se respecte, augmenter à volonté leur propre salaire.</li>
<li>Enfin et surtout, nous ne pouvons que rêver du jour où l'Église de Scientologie décidera d'investir massivement dans une université, directement ou indirectement. Ce jour-là, les salles de cours seront remplies d'étudiants captivés, apprenant à contrôler leur esprit par la force de la Dianétique. Les chercheurs en Histoire seront priés de trouver les traces des incarnations précédentes de Ron Hubbard et John Travolta viendra faire un show une fois par an. Je suis certain que nous pourrons faire monter les enchères avec l'Opus Dei et Al-Qaida et j'ai une idée des cours qu'ils donneront mais je ne sais pas exactement quels acteurs ils pourront nous envoyer.</li>
</ul>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">Alors, si vous êtes d'accord avec moi, manifestez-vous. Je vous propose d'ajouter une signature automatique à votre correspondance par mail, avec le texte suivant : « Présidents d'université enthousiasmés par la loi LRU. Parce que c'est à nous, les politiciens et les industriels, de négocier l'avenir de la recherche, de la culture et de nos étudiants. »</p>
<p align="justify">Ça vous dit ?</p>
<hr />
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify"> <a title="note_1" name="note_1"></a>[1] “Vous avez le droit de faire de la littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne." Nicolas Sarkozy, 20 minutes, 19 avril 2007.</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="justify">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[LETTRE AUX COLLEGUES ENSEIGNANTS 3 décembre 2007]]></title>
<link>http://iactfrance.wordpress.com/2007/12/03/a-letter-to-fellow-teachers/</link>
<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 15:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>uwlundin</dc:creator>
<guid>http://iactfrance.wordpress.com/2007/12/03/a-letter-to-fellow-teachers/</guid>
<description><![CDATA[
BG DE ES FI FR PL SE TK
Nous sommes un groupe d’enseignants de différents pays européens. Aujou]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-founders.jpg" title="Photo founders"><img src="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-founders.jpg" alt="Photo founders" /></a></p>
<p><a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-2-bg.pdf" title="BG">BG</a> <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-de.pdf" title="DE">DE</a> <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-2-es.pdf" title="ES">ES</a> <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-2-sf.pdf" title="FI">FI</a> <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-3-fr.pdf" title="FR">FR</a> <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-2-pl.pdf" title="PL">PL</a> SE <a href="http://iact.files.wordpress.com/2007/12/i-act-letter-final-tr.pdf" title="Letter TK">TK</a></p>
<p>Nous sommes un groupe d’enseignants de différents pays européens. Aujourd’hui nous lançons l’action <b>I ACT  </b>et un appel à participation à tous les enseignants d’Europe et au-delà qui partagent notre conviction qu’en tant que membres du monde de l’éducation, nous sommes responsables de l’avenir des jeunes.</p>
<p><a href="http://iact.wordpress.com/files/2008/01/i-act-letter-final-3-fr.pdf" target="_blank">Lire la lettre</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[[la lettre de guy môquet : hommage ou récupération politique?]]]></title>
<link>http://ronnybalcaen.wordpress.com/2007/10/22/la-lettre-de-guy-moquet-hommage-ou-recuperation-politique/</link>
<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 21:39:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>ronny balcaen</dc:creator>
<guid>http://ronnybalcaen.wordpress.com/2007/10/22/la-lettre-de-guy-moquet-hommage-ou-recuperation-politique/</guid>
<description><![CDATA[Un débat agite la France. Un débat où s&#8217;expriment et s&#8217;affrontent les enseignants, le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un débat agite la France. Un débat où s'expriment et s'affrontent les enseignants, les historiens, les résistants et les politiques. En cause, la lecture obligatoire dans toutes les écoles de France, imposée par le président Sarkozy, de la dernière lettre de Guy Môquet.</p>
<p>[vodpod id=ExternalVideo.436137&#38;w=425&#38;h=350&#38;fv=]</p>
<p>Guy Môquet, jeune militant communiste de 17 ans, a été fusillé près de Chateaubriant le 22 octobre 1941 avec 26 autres compagnons pour avoir distribué des tracts contre la guerre.</p>
<p>Guy Môquet était-il vraiment un résistant? Sarkozy cache-t-il l'engagement communiste de Môquet? Le politique a-t-il le droit de donner un sens à l'histoire en délivrant une parole définitive sur un fait historique? Et de dire aux enseignants ce qu'ils doivent faire dans leurs classes? Voilà les questions qui agitent les Français ces derniers jours.<!--more--><!--more--><!--more--></p>
<p>Sans doute le débat n'aurait-il pas eu lieu si l'initiative n'avait pas donné lieu à certains "débordements". L'entraîneur de l'équipe de France de rugby, Bernard Laporte, pourtant pas encore secrétaire d'Etat aux Sports à l'époque, fait lire la lettre à ses joueurs avant le match France-Argentine; certains annoncent des mises en scènes avec sonnerie aux morts, salut au drapeau, chant des partisans et lecture de la lettre de... Sarkozy dans la cour de récréation. Plus grand'chose à voir avec un cours d'histoire... Nicolas veut-il embrigader la jeunesse française?</p>
<p>Illustration ci-dessous de l'emballement : une version filmée de <em>La Lettre</em> avec Jean-Baptiste Daumier, le héros des Choristes, dans le rôle principal.</p>
<p>Pareil débat a déjà  eu lieu chez nous. Non pas quand on s'est demandé s'il était correct de faire lire à tous les élèves, pour mesurer les capacités en compréhension à la lecture, un texte qui parlait d'un pot de fleurs qui atterrit sur la tête d'une institutrice. Mais bien plutôt quand la Chambre et le Sénat ont voulu consacrer le génocide    arménien par les Turcs en l'assimilant à d'autres génocides dont la négation est condamnée par notre droit.<a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-968843,0.html?xtor=RSS-3208">Le Monde</a> revient sur la polémique. Et sur le blog  <em><a href="http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/2007/10/merci-henri.html#more">S'il n'y avait que les élèves</a></em>, un enseignant de ZEP explique pourquoi il ne lira pas la lettre.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CONTACTS ENSEIGNANTS]]></title>
<link>http://geomaster.wordpress.com/2007/10/08/contacts-enseignants-chercheurs/</link>
<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 22:35:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>misstic</dc:creator>
<guid>http://geomaster.wordpress.com/2007/10/08/contacts-enseignants-chercheurs/</guid>
<description><![CDATA[Contacts enseignants - chercheurs
Principaux enseignants, maîtres de conférence et chercheurs en g]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://geomaster.wordpress.com/files/2007/10/liste-et-courriels-enseignants.doc" title="Contacts enseignants - chercheurs">Contacts enseignants - chercheurs</a></p>
<p>Principaux enseignants, maîtres de conférence et chercheurs en géographie de Paris IV :  noms, contacts, spécialités.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mon enfant, un élève difficile]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/mon-enfant-un-eleve-difficile/</link>
<pubDate>Mon, 13 Aug 2007 06:31:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/13/mon-enfant-un-eleve-difficile/</guid>
<description><![CDATA[Mon enfant, un élève difficile
Égide Royer, Volume 15 no 6, août 2007.
Les acteurs des milieux s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mon enfant, un élève difficile</strong></p>
<p><strong>Égide Royer, Volume 15 no 6, août 2007.</strong></p>
<p>Les acteurs des milieux scolaires blâment souvent les parents lorsqu’il s’agit de trouver la cause des difficultés de comportement d’un jeune. À l’opposé, plusieurs parents accusent les enseignants et l’école d’être responsables des problèmes scolaires ou disciplinaires de leur progéniture.</p>
<p>L’influence des parents joue assurément un grand rôle dans la réussite scolaire de leur enfant. Le style d’éducation prodigué et la participation au suivi scolaire sont directement reliés à la réussite d’un enfant. Plus il est soutenu dans son apprentissage, meilleures sont ses chances de réussite scolaire.</p>
<p><strong>Discipline inégale ou inexistante</strong></p>
<p>Une difficulté majeure est de délimiter ce que peut faire ou ne pas faire un enfant. Par exemple, lorsque des parents "ouverts" acceptent que des "partys de drogues" aient lieu à la maison, que leur jeune puisse inviter deux adolescentes à partager son lit ou qu’un père fume un joint de pot avec son fils, question de s’en rapprocher, il faut se poser des questions sur les conséquences de l’absence d’interdits à l’adolescence.</p>
<p>À l’autre extrême, les parents d’enfants agressifs ont souvent recours à des pratiques disciplinaires dures et inconsistantes. D’autres ne s’impliquent pas de manière positive dans la vie de leur enfant et ne supervisent que faiblement ses activités quotidiennes. Quant à l’utilisation des félicitations et des punitions, elle n’a souvent aucune relation logique avec le comportement de l’enfant.</p>
<p>La plupart des jeunes qui développent des problèmes sérieux de comportement grandissent dans ces environnements imprévisibles et peu encadrés. Ils apprennent d’ailleurs à contrôler leur environnement familial avec des comportements agressifs et irrespectueux. Agissement qu’ils rapportent ensuite dans leur sac à dos jusqu’à l’école. Les enseignants doivent ainsi faire face à des jeunes qui, dès la maternelle, refusent de suivre les consignes.</p>
<p><strong>Relation enseignant-parents</strong></p>
<p>De manière générale, les facultés d’éducation sont très peu loquaces sur la façon de collaborer efficacement avec les parents. Une collaboration qui continue d’être un vœu pieux, une pensée magique qui est présente dans tous les textes officiels et discours des gestionnaires et des politiciens qui s’occupent d’éducation.</p>
<p>On se retrouve très souvent avec des enseignants à court de moyens qui discutent avec des parents qui, de leur côté, ne savent pas quoi faire avec leur jeune. Ces parents se demandent surtout comment travailler avec une école qui leur laisse entendre qu’ils sont responsables du comportement de leur enfant en classe, dans la cour de récréation ou dans l’autobus scolaire. Il s’agit pourtant de trois endroits sur lesquels ils n’ont aucun contrôle direct.</p>
<p>Demander aux parents de changer quelque chose à la maison, voire dans leur vie conjugale, pour améliorer le comportement de leur enfant à l’école est une entreprise habituellement vouée à l’échec. Afin d’éviter ce cul-de-sac et favoriser une relation étroite entre parents et enseignants, certaines composantes sont essentielles:</p>
<p>a) Développer un climat positif avec les parents.</p>
<p>b) Maintenir des communications régulières avec eux.</p>
<p>c) Intervenir en utilisant une approche de résolution de problèmes.</p>
<p>d) Favoriser les interventions sur mesure et concertées entre l’école et les parents.</p>
<p>e) Permettre aux parents d’échanger et de développer leurs habiletés sur la manière de mieux gérer le comportement de leur enfant à la maison.</p>
<p>Par ailleurs, l’école doit être en mesure d’intervenir le plus tôt possible auprès des jeunes et des familles à risque. Il est primordial que la participation active des parents soit encouragée dans toute intervention visant la prévention des conduites agressives des jeunes, tout particulièrement à la maternelle et au début du primaire.</p>
<p>Cinq pratiques parentales sont essentielles au développement de comportements positifs et coopératifs chez les enfants et adolescents:</p>
<p>a) Une discipline juste et non punitive.</p>
<p>b) La supervision et le suivi des activités du jeune.</p>
<p>c) L’implication des parents dans la vie de leur enfant.</p>
<p>d) L’encouragement, le soutien et la mise en valeur de ses réussites.</p>
<p>e) L’habileté à résoudre les conflits entre les membres de la famille.</p>
<p>Les parents sont parmi les seuls adultes à avoir un lien affectif suffisamment privilégié et durable pour investir de façon significative dans le développement à long terme des jeunes. Les enseignants, les directions d’école, les psychologues et les psycho éducateurs passent… mais les parents demeurent.</p>
<p>Autres textes sur l'<a title="environnement" href="http://www.journaldelarue.com/environnement.html" target="_blank">environnement</a>.</p>
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</item>
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<title><![CDATA[Violence à l’école : Stress et formation des enseignants]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/08/02/violence-a-l%e2%80%99ecole-stress-et-formation-des-enseignants/</link>
<pubDate>Thu, 02 Aug 2007 19:29:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Violence à l’école : Stress et formation des enseignantsÉgide Royer
 
À ne pas savoir où l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Violence à l’école : Stress et formation des enseignants</strong>Égide Royer</p>
<p> </p>
<p>À ne pas savoir où l’on va, on risque d’arriver ailleurs</p>
<p>À la fin d’un séminaire de formation que je donnais sur l’intervention auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives à l’école, une enseignante au seuil de la retraite a formulé le commentaire suivant: "Mon Dieu, si j’avais su!" Les manifestations de violence à l’école n’ont cessé d’augmenter depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, je constate que les enseignants ont reçu peu de formation pour faire efficacement œuvre d’éducation auprès des jeunes qui manifestent des conduites agressives.</p>
<p>Les connaissances actuelles sur le sujet indiquent pourtant clairement que certaines interventions sont plus efficaces que d’autres pour prévenir la violence scolaire et composer avec celle-ci. Toutefois, les milieux scolaires ont peu intégré ces savoirs. Lorsque la tolérance zéro, les détecteurs de métaux, la suspension, l’expulsion définitive de l’école et autres approches basées sur la sécurité et la répression sont les seules interventions proposées, il y a de quoi se poser des questions. Dans quelle mesure la formation initiale et la formation en cours d’emploi des enseignants et des autres agents d’éducation leur permettent-elles de faire œuvre d’éducation auprès des jeunes agressifs ou en difficulté de comportement?</p>
<p><strong>Croyances et éducation</strong>Plusieurs réformes et autres politiques mises en œuvre par les gouvernements et les organismes scolaires sont basées davantage sur des croyances et des idéologies que sur des évidences empiriques. Il en est souvent ainsi des pratiques des enseignants, des directeurs d’école et des professionnels lorsqu’ils interviennent pour prévenir la violence à l’école et composer avec celle-ci.</p>
<p> </p>
<p>L’explication des problèmes de comportement d’un élève, de ses échecs scolaires ou de ses conduites agressives est fréquemment attribuée à certaines de ses caractéristiques (pauvreté, fonctionnement familial). On remet rarement en question la qualité des services offerts par l’école et encore moins la pertinence de l’utilisation de certaines approches disciplinaires, et ce, même lorsque des données empiriques indiquent leur futilité et quelquefois leurs effets négatifs.</p>
<p>Les enseignants quittent l’université sans même posséder les balises essentielles pour les guider lorsqu’ils doivent faire face aux premières manifestations agressives d’élèves de leur classe ou de leur école. Dépourvus de modèles, ils se retrouvent souvent ailleurs: bien loin de l’objectif visé par leurs interventions. Cet ailleurs peut mener l’élève à l’escalade verbale, à la menace, à l’agression physique, aux crises de colère, à l’intimidation, à la suspension et, éventuellement, à l’expulsion de l’école. Il a donc un impact très négatif sur le jeune, ses apprentissages et son insertion sociale (le taux d’échec scolaire des jeunes en difficulté de comportement dépasse 80%). Cette situation explique en grande partie le stress grandissant associé au métier d’éducateur.</p>
<p><strong>Stress et enseignement</strong>Le stress est devenu une réalité incontournable du métier d’enseignant, tout particulièrement chez ceux qui travaillent avec des jeunes qui manifestent des conduites agressives. Les carences de la formation reçue à l’université sur cette question ne font qu’amplifier la pression ressentie.</p>
<p> </p>
<p>J’ai eu l’occasion d’intervenir, en formation continue, auprès de plusieurs milliers d’enseignants ces 20 dernières années. L’évaluation qu’ils font de leur formation initiale ou en cours d’emploi est assez troublante. Les enseignants se plaignent constamment de la non-pertinence des cours qu’ils ont suivis à l’université pour ce qui est de les aider à prévenir les conduites agressives des jeunes ou à composer avec celles-ci. Ils considèrent leur formation universitaire comme inadéquate.</p>
<p>Ils se disent très mal préparés pour gérer les comportements difficiles en classe, ce qui les conduit souvent à adopter une approche autoritaire qui ne fait qu’amplifier ces comportements perturbateurs et créer des situations d’escalade. La formation reçue pour travailler en collaboration avec les parents est également anémique. Le personnel scolaire les considère très souvent comme la cause des problèmes de comportement du jeune et tend à vouloir punir tant la famille que ce dernier.</p>
<p><strong>La qualité de la formation</strong>Il est maintenant urgent que les enseignants puissent enfin développer, dans les facultés d’éducation, leurs connaissances et leurs habiletés pour être en mesure de prévenir les conduites agressives et les manifestations de violence à l’école et de composer avec celles-ci. Les familles ont changé, les jeunes ont changé et les écoles ont changé. Il est grand temps que la formation que nous offrons à nos enseignants leur permette de s’adapter, en tant qu’éducateurs, à cette nouvelle réalité.</p>
<p> </p>
<p>L’école a un rôle très important à jouer en matière de socialisation des jeunes et de prévention de la violence. La réalisation de cette mission passe par l’amélioration de la formation initiale et de la formation continue des enseignants quant aux interventions efficaces pour prévenir les conduites agressives des jeunes et composer avec celles-ci. Cette formation est d’abord nécessaire pour améliorer la réussite scolaire et l’insertion sociale de ces élèves. Elle est également indispensable pour améliorer la qualité de vie des enseignants, des parents, mais aussi des autres élèves de la classe.</p>
<p>Lien: <a href="http://www.preventionviolence.ca/">www.preventionviolence.ca</a></p>
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<title><![CDATA[Educateurs en péril]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/educateurs-en-peril/</link>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2006 03:44:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
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<description><![CDATA[Educateurs en péril
Alain Martel, travailleur de rue, Montérégie 
Ça brasse dans les écoles. C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Educateurs en péril</strong></p>
<p><strong>Alain Martel, travailleur de rue, Montérégie</strong> </p>
<p><strong>Ça brasse dans les écoles. Ce n’est pas une trop grosse nouvelle, me direz-vous, mais je suis surpris de la tournure des événements.</strong></p>
<p>Depuis que je travaille, j’ai rencontré plein de gens avec qui j’ai développé de bons liens professionnels. Parfois, ces liens se sont développés encore plus. Une amitié un peu bizarre, parce qu’on ne s’appelle pas pour sortir, pour prendre un café ou pour se présenter nos conjoints ou conjointes. Ça demeure au niveau professionnel, mais avec un intérêt supplémentaire envers les humains que nous sommes.</p>
<p>À chaque rencontre, à chaque appel, à chaque occasion que le métier amène, il y aura toujours un temps où l’on s’inquiète de l’autre, où l’on s’intéresse à ses émotions et ses sentiments. On partage tout ça avec passion et simplicité. Il y a déjà eu quelques larmes et quelques étreintes parce que nous avions réussi à aider quelqu’un, ou encore parce que nous avions échoué.</p>
<p>Il en est ainsi de ma relation avec Charles. C’est un nom fictif pour ne pas mettre mon ami dans le trouble. Charles travaille dans une école. Il s’occupe de jeunes qui ont ou pensent avoir des problèmes de consommation de drogues. Ce qui m’unit à Charles, ce sont toutes les histoires d’horreur qu’il a entendues depuis maintenant 16 ans. Il continue d’en entendre presque à chaque jour. Des jeunes qui ont été violés et qui consomment afin de passer une autre journée sans mourir, des jeunes abandonnés par le monde adulte, des jeunes plein d’histoires plus tristes les unes que les autres. Il vit quotidiennement les élans de jeunes qui veulent être entendus et prennent la voie de la toxicomanie, mais aussi de la violence, des fugues, des tentatives de suicide.</p>
<p>Ça faisait longtemps, presque quatre ans, que je n’avais pas parlé à Charles. Puisque je suis sorti du travail de rue, puisqu’il a pris un congé sabbatique; pour des raisons aussi bonnes les unes que les autres. Et voilà qu’un matin, j’ai un message sur mon répondeur. Et là, je pars dans le monde des souvenirs. La voix de Charles me rappelle certaines aventures que nous avions vécues. Par exemple, il suivait une jeune fille de 16 ans qui consommait par injection. Il me l’avait référée. C’était la première fois que nous travaillions ensemble. En utilisant plusieurs stratégies, mais aussi parce qu’il avait accepté de contourner certaines règles de son école, nous avons réussi à aider cette jeune fille qui ne consomme plus depuis ce temps.</p>
<p>Charles et moi sommes très heureux de nous revoir. On se donne des nouvelles, on se met à jour. Il me raconte: «depuis quelques années, la situation a bien changé. Depuis que les négociations sont plus médiatisées, c’est encore plus difficile. On dirait que la direction le prend personnel. Elle coupe dans un paquet de services aux étudiants. Elle ne nous supporte plus. Un ami professeur s’est fait attaquer par des élèves, il s’est fait battre et on lui conteste son droit à la CSST, en refusant d’admettre l’événement. Je me sens tellement isolé. On me commande de suivre des élèves qui ne sont plus à l’école. On augmente ma charge de travail. Je subis l’intimidation des étudiants et de la direction. Personne ne veut ou ne peut s’allier à nous sous peine de représailles. On se croirait dans un mauvais film de série B. Je suis désespéré. La semaine dernière, j’ai vomi dans le stationnement de l’école. Je suis tanné, écrasé. Je serais mieux de travailler dans une usine à mettre des couvercles en métal sur les boîtes de petits pois. Ça serait plate mais, au moins, je pourrais entrer chez moi sans avoir besoin de cachets pour dormir.»</p>
<p>Pour dire la vérité, Charles est la combinaison de trois personnes du milieu scolaire avec qui j’ai parlé la semaine dernière. Ce que je décris, comme relation, est exact. Ce qui me dérange dans leurs histoires, c’est que le conflit sacrifie des êtres humains qui avaient une passion, une volonté de faire les choses en sachant qu’ils pouvaient faire une différence dans la vie de quelques-uns.</p>
<p>L’état actuel du système d’éducation tue les passions à petit feu. Certains sont épuisés. La fragilité de leur santé mentale est visible. Il y aura peut-être des gens qui mourront de ça. Autant physiquement que psychologiquement. Le milieu scolaire développera des employés amers qui rendront les étudiants amers et on aura une vie amère. Vous pensez que j’exagère? Mais si vous avez une chance de vous faire raconter la vie dans les écoles depuis septembre, prenez le temps de bien entendre et comprendre ce que l’on vous raconte. On a le réflexe de penser qu’ils se plaignent le ventre plein. Prêtons-leur une oreille. Merci de me lire. Merci de me publier.</p>
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