<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>eau-potable &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/eau-potable/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "eau-potable"</description>
	<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 07:59:11 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[WATER FOR LIFE 2005- 2015 ]]></title>
<link>http://werievents.wordpress.com/?p=156</link>
<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 23:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>werievents</dc:creator>
<guid>http://werievents.wordpress.com/?p=156</guid>
<description><![CDATA[


INTERNATIONAL DECADE FOR ACTION

Launch of International Year of Sanitation (IYS 2008).
The Unite]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="watch-video-desc" style="text-align:center;"><span><a href="http://werievents.files.wordpress.com/2008/06/eau2.jpg"></a><a href="http://werievents.files.wordpress.com/2008/06/eau.jpg"></a></span></div>
<div class="watch-video-desc" style="text-align:center;"><span><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/yLesm6eBXFk'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/yLesm6eBXFk&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></span></div>
<blockquote>
<h5 class="watch-video-desc" style="text-align:left;"><span><strong><span style="color:#333399;">INTERNATIONAL DECADE FOR ACTION</span></strong></span></h5>
<div class="watch-video-desc" style="text-align:left;"><span><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-158" src="http://werievents.wordpress.com/files/2008/06/eau.jpg" alt="Water emergency" width="250" height="100" /><br />
<span style="color:#800000;">Launch of International Year of Sanitation (IYS 2008).</span></strong></span></div>
<p>The United Nations officially launched the International Year of Sanitation to accelerate progress for 2.6 billion people world wide who are without proper sanitation facilities. Every year inadequate water, sanitation and hygiene contribute to the deaths of 1.5 million children. "Access to sanitation is deeply connected to virtually all the Millennium Development Goals, in particular those involving the environment, education, gender equality and the reduction of child mortality and poverty," Secretary-General Ban Ki-moon said. "An estimated 42,000 people die every week from diseases related to low water quality and an absence of adequate sanitation. This situation is unacceptable." The International Year of Sanitation, 2008, is a theme year set by the UN General Assembly in December 2006 to help put this global crisis at the forefront of the international agenda.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-157" src="http://werievents.wordpress.com/files/2008/06/eau2.jpg" alt="Internation Year of Sanitation" width="424" height="276" /></p></blockquote>
<h3>Emergency Disinfection of Drinking Water</h3>
<p><!-- #EndEditable --><!-- END PAGE NAME --><!-- BEGIN CONTENT AREA --><!-- #BeginEditable "content" --></p>
<blockquote><p>USE ONLY WATER THAT HAS BEEN PROPERLY DISINFECTED FOR DRINKING, COOKING, MAKING ANY PREPARED DRINK, OR FOR BRUSHING TEETH.</p></blockquote>
<p><a href="http://werievents.files.wordpress.com/2008/06/parmionova6.jpg"></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Riches et pauvres, le grand écart!]]></title>
<link>http://ethiksolutions.wordpress.com/?p=105</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 12:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>ethiksolutions</dc:creator>
<guid>http://ethiksolutions.wordpress.com/?p=105</guid>
<description><![CDATA[Il peut être complexe de tenter d&#8217;expliquer les écarts entre les pauvres et les riches. Ce c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il peut être complexe de tenter d'expliquer les écarts entre les pauvres et les riches. Ce court reportage s'y attarde de façon assez brillante et fait énormément réfléchir quant à la pertinence de continuer à s'enfoncer dans la surconsommation... [dailymotion id=x4b42z]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[EXODUS/L'EXODE]]></title>
<link>http://werichanel.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 20:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>werievents</dc:creator>
<guid>http://werichanel.wordpress.com/?p=15</guid>
<description><![CDATA[


]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://werichanel.wordpress.com/files/2008/02/97_2005_manif_kalma_camp315.jpg" title="HELP US"></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://werichanel.wordpress.com/files/2008/02/97_2005_manif_kalma_camp315.jpg" alt="HELP US" /></div>
<p></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Que faire après le primaire ?]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1741</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 04:00:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/?p=1741</guid>
<description><![CDATA[Que faire après le primaire?
Chronique Les Débrouillards
Agence Science-Presse en collaboration av]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que faire après le primaire?</strong><br />
Chronique Les Débrouillards<br />
Agence Science-Presse en collaboration avec le magazine Les Débrouillards<br />
Texte : Day Robertho Isaac (Syfia International), adapté par Raphaëlle Derome</p>
<p>En Haïti, la majorité des jeunes qui habitent à la campagne ne peuvent pas faire leur secondaire, faute d’écoles.</p>
<p>Après son primaire, Jeannot a rejoint son père dans la plantation de canne à sucre. «On ne pouvait pas payer le collège», soupire-t-il, triste d'avoir dû abandonner son rêve de devenir agronome.</p>
<p>Jeannot a 14 ans. Il habite à Plaisance, dans le nord d’Haïti. Dans cette région, des milliers d’élèves terminent chaque année leur primaire, mais il n’existe qu’une seule école secondaire publique pour les accueillir. Ceux qui en ont les moyens fréquenteront un collège privé, où les conditions d’apprentissage laissent beaucoup à désirer. Et tant pis pour les autres…</p>
<p><strong>Décrocheurs nombreux</strong><br />
À Plaisance, beaucoup de jeunes abandonnent l’école avant la fin du primaire. Sans métier, ils travaillent dans les plantations, deviennent «restavek»* (littéralement « reste avec », un domestique non payé que leurs parents trop pauvres placent dans des familles plus riches), ou vont grossir le nombre des enfants des rues...</p>
<p>À Desdunes, dans la région de l'Artibonite, la seule école secondaire reçoit plus de 300 élèves… dans le même bâtiment que l’école primaire. Pas étonnant que les jeunes Desduniens aboutissent très tôt dans des rizières.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong><br />
L’État haïtien est absent en milieu rural. L’accès aux services sociaux est difficile, ou inexistant. La moitié des Haïtiens n’ont pas accès à l’eau potable et plus du quart des jeunes vivent à plus de 15 km de marche d’une école ou d'une clinique médicale.</p>
<p>Heureusement, il y a des solutions. La Fondation Paul-Gérin Lajoie, un organisme non gouvernemental financé en partie par l'Agence canadienne de développement international, a développé un programme original.</p>
<p>Des directeurs d'école et des enseignants québécois à la retraite passent plusieurs mois avec leurs collègues haïtiens des régions de Saint-Marc, de Jacmel et de Port-au-Prince. Ils leur donnent des conseils pour améliorer l'efficacité et la qualité des écoles existantes.</p>
<p>L’appui du Canada a également servi à nettoyer et rénover les écoles endommagées par les graves inondations survenues en 2004 après le passage de l’ouragan Jeanne.</p>
<p><strong>L’éducation, un luxe</strong><br />
À Haïti, plus d'un million d'enfants de 6 à 11 ans n'ont aucun accès à l'école. Ces jeunes qui vivent à la campagne ou dans les quartiers pauvres de la capitale, Port-au-Prince. Ce sont surtout les filles qui ne vont pas à l’école. Le tiers des jeunes filles âgées de 10 à 14 ans sont au travail, touchant un revenu de misère.</p>
<p><strong>Pour aider : la Dictée P.G.L.</strong><br />
Chaque année, plus de 100 000 jeunes Québécois font une dictée en classe, puis demandent à leurs proches de les parrainer. Les écoles conservent une partie des fonds pour des projets spéciaux, et envoient le reste à la Fondation Paul Gérin-Lajoie.</p>
<p>Depuis 15 ans, la Dictée a recueilli plus de sept millions de dollars pour des projets d’éducation en Haïti et en Afrique.</p>
<p><strong>Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le saviez-vous ?]]></title>
<link>http://quoipourlaterre.wordpress.com/2008/01/14/le-saviez-vous/</link>
<pubDate>Mon, 14 Jan 2008 18:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>cecilem</dc:creator>
<guid>http://quoipourlaterre.wordpress.com/2008/01/14/le-saviez-vous/</guid>
<description><![CDATA[Ø      La Chine consomme 3 milliards de sacs plastiques par jour.
Ø      Le phénomène par lequel]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>a Chine consomme 3 milliards de sacs plastiques par jour.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>e phénomène par lequel les plantes se tournent vers le soleil s'appelle le phototropisme.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>U</b>n français consomme en moyenne 160 litres d'eau par jour, un malien en consomme 20 litres. Sur les 160 litres d'eau, le français ne boit qu'1 % de l'eau potable consommée.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>a production d'un kilo de coton nécessite de 7 000 à 29 000 litres d'eau. La culture du coton consomme un quart des insecticides utilisés dans le monde, elle ne représente cependant que 3 % des terres cultivées.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>I</b>l y a une dizaine de milliers d'années, lors de la dernière période glaciaire, le niveau de la mer était plus bas de 120 mètres.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>U</b>n sac plastique met 400 ans pour se dégrader dans la nature.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>A</b> Paris, le cimetière du Père Lachaise compte pas moins de 400 espèces végétales.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>U</b>n européen consomme en moyenne 13 kilos de papier hygiénique par an. Il existe du papier recyclé de qualité équivalente.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>5</b>0 % des zones humides françaises ont disparu ces 30 dernières années.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>es lingettes jetables utilisent plus de composants polluants que les produits traditionnels et provoquent 23 fois plus de déchets.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>'eau insalubre tue 5 millions de personnes par an.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>L</b>e Kilimandjaro a perdu 82 % de son glacier durant le 20<sup>e</sup> siècle.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>U</b>ne espèce sur 1 000 disparaît chaque année. Dans le monde 1 espèce sur 4 est menacée chez les mammifères, 1 sur 8 chez les oiseaux, 1 sur 3 chez les poissons et 2 sur 5 chez les amphibiens.</font></p>
<p><font color="#800080">Ø      <b>1</b> kilo de fraises d'hiver peut nécessiter jusqu'à 5 litres de gasoil.</font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Des cadeaux écologiques...]]></title>
<link>http://ethiksolutions.wordpress.com/2007/12/24/des-cadeaux-ecologiques/</link>
<pubDate>Mon, 24 Dec 2007 14:20:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>ethiksolutions</dc:creator>
<guid>http://ethiksolutions.wordpress.com/2007/12/24/des-cadeaux-ecologiques/</guid>
<description><![CDATA[Que ce soit pour le temps des fêtes ou pour toutes occasions, Il vaut vraiment mieux réfléchir av]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.italiq-expos.com/news/images/Shopping/pere-noel-vert.jpg" alt="père noel vert" align="left" border="1" height="120" hspace="2" width="94" />Que ce soit pour le temps des fêtes ou pour toutes occasions, Il vaut vraiment mieux réfléchir avant d'offrir. Question de respecter ses propres valeurs voici  un top 10 des idées-écolo. Vous trouverez mon inspiration et d'autres bonnes idées chez <a href="http://www.econo-ecolo.org" title="econo-ecolo" target="_blank">econo-ecolo</a>.</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"> 1-Achetez des cadeaux de qualité. Même si souvent ils sont plus chers, ils peuvent durer 2 à 3 fois plus longtemps. Par exemple, il est évident que le fameux IPOD n'est pas donné, mais la simplicité d'utilisation et sa durabilité laissent toutes autres marques très loin derrière...<!--more--></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">2-Achetez des cadeaux UTILES. Cessons de donner pour donner. A la limite, un certificat-cadeau électronique (achat par le WEB) fera bien l'affaire.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">3-Achetez localement. Oui, dans les magasins près de chez vous mais aussi, conçu et fabriqué dans nos villes. Plus d'objet vient de loin, plus il a nécessité des frais de transports et de carburants élevés.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">4-Réduisez les emballages au stricte minimum, ou encore utilisez des rubans et sacs réutilisables.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">5-Si vous offrez des cadeaux électroniques, assurez-vous que les appareils à piles soient rechargeables.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">6-Démarquez-vous, offrez des certificats pour des services, spectacles ou soins. Ils ont de nombreux avantages écologiques. On peut faire les achat par le web... et envoyer la confirmation d'achat et/ou l'invitation de la même façon. Ils ne nécessitent pas d'emballage et sont toujours appréciés. Les massages, soins corporels, billets de spectacles, forfaits hôteliers... peuvent même se magasiner dans des boutiques spécialisées comme la <a href="http://www.laforfaiterie.com/client/fr/accueil/accueil.asp" title="Forfaiterie" target="_blank">Forfaiterie</a>.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">7-Du côté alimentaire, les produits de saison sont à encourager car, là-aussi, on réduit le transport de marchandise.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">8-Avec les fêtes bien arrosées, on boit plus d'eau. N'achetez pas d'eau embouteillée. De nombreuses <a href="http://www.extremefondue.ch/futile/index.php?page=eau" title="eau potable" target="_blank">études et réflexions</a> tendent à démontrer que nos installations de filtration font du bon travail et l'eau de robinet est parfaitement potable. En pot au frigo ou encore dans une carafe muni d'un filtre, elle ne choquera personne.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">9-Pour vos réceptions, banissez les assiettes et accessoires jetables comme les nappes et serviettes de tables.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">10-Envoyer un maximum de voeux des fêtes par courriel et quelques uns (aux amis et parents très proches) sur un support papier recyclé. Vous pouvez très bien faire vous-même un montage par Photoshop ou autre.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Lueurs d’espoir en Haïti]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/10/17/lueurs-d%e2%80%99espoir-en-haiti/</link>
<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 19:00:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/10/17/lueurs-d%e2%80%99espoir-en-haiti/</guid>
<description><![CDATA[Lueurs d’espoir en Haïti
Dominic Desmarais, Volume 16 no 1. Octobre 2007
La communauté internati]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lueurs d’espoir en Haïti</strong><br />
Dominic Desmarais, Volume 16 no 1. Octobre 2007</p>
<p>La communauté internationale participe à sa 5e intervention en Haïti depuis 1993. Déployée en 2004, la plus récente mission des Nations Unies doit assurer la sécurité d’Haïti et rétablir l’État de droit pour permettre au pays de se développer. Un défi qui prendra des années à se réaliser alors que tout est à faire. Santé, éducation, économie, criminalité, incompétence et mentalités sont indissociables pour comprendre l’ampleur de la reconstruction de ce pays de 8 millions d’habitants.</p>
<p>Reflet de Société vous présente le premier volet de son grand reportage sur l’impact de l’insécurité dans la vie des gens.</p>
<p>Jean a le cœur brisé en se promenant sur les montagnes de Marmelade, dans la région de l’Artibonite, au nord d’Haïti. Au loin, il a aperçu deux hommes qui s’échinent à scier de larges troncs d’arbre. Jean s’arrête, les montre du doigt. «Il n’y a plus d’arbres dans mon pays, rage-t-il. Quand j’étais jeune, on plantait un arbre à chaque naissance. Un arbre, c’est la vie.»</p>
<p>La vue, du haut des cimes de Marmelade, donne raison à Jean. La végétation cède la place aux roches et à l’herbe rase. Les pluies torrentielles n’épargnent pas ce pays montagneux, comme le rappellent les inondations de mai et septembre 2004 qui ont fait près de 4000 morts, 2000 disparus et des centaines de milliers de sinistrés. La pluie érode la roche et la traîne vers le bas. À regarder les champs, sur le bord des routes, on s’imagine qu’il y pousse de la rocaille.</p>
<p>À l’image de la commune de Marmelade, Haïti vit un problème environnemental important. De 35% qu’il était dans les années 1960, le couvert végétal du pays recouvre à peine 2 à 3% du pays aujourd’hui. Sans végétation, en terrain montagneux, l’érosion risque de mettre sur la paille nombre d’Haïtiens. 90% des activités du pays sont agricoles. Jean peut bien se plaindre. Chaque arbre coupé menace le garde-manger de la population. Et pousse les gens à s’exiler vers les villes.</p>
<p>La marche calme Jean. Les deux hommes, avec leur scie, l’ont secoué. La nature, c’est sa vie. Il aide les agriculteurs à contrer l’érosion en construisant des murets de pierres ou en plantant des ananas, de la canne à sucre ou des herbes. Il leur apprend à mieux cultiver leurs champs. Jean est technicien agricole pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).</p>
<p>L’agriculture n’est qu’une porte d’entrée pour la FAO. Car son projet, ce sont les préoccupations et les solutions de la population de Marmelade. C’est elle qui décide de tout: ses priorités et ses représentants au sein du Comité de Développement (CD). La population s’est limitée à 5 priorités: santé, eau potable, érosion, commerce pour les femmes et éducation: ces choix sont indissociables pour rehausser la qualité de vie dans la région.</p>
<p>«Au début, c’était difficile parce qu’ils sont habitués à des projets dirigistes, interventionnistes. Là, c’est un projet de la commune», raconte Eduardo Seminario, responsable technique à la FAO. Il est à la tête d’une équipe de 16 Haïtiens, dont la plupart sont originaires de Marmelade.</p>
<p><strong>L’éducation: une préoccupation majeure</strong><br />
Le matin, les rues de Marmelade sont envahies par des écoliers en uniforme. Certains élèves mettent 4 heures pour se rendre à l’école. Un aller-retour équivalent à une journée complète de travail.</p>
<p>L’une des priorités, entre les mains du CD, est de favoriser l’accès à l’éducation. La construction d’une école pour 1000 élèves est un pas dans cette direction. «Mais c’est difficile d’apprendre quand les enfants sont mal nourris», explique un membre du CD. Selon la FAO, près de la moitié des 8,4 millions d’Haïtiens souffrent de faim. Près du quart des enfants de moins de 5 ans souffriraient de malnutrition chronique.</p>
<p>La faim n’est qu’un des nombreux obstacles qui expliquent qu’un Haïtien sur deux n’a pas complété ses études primaires. Madeleine, une enseignante québécoise à la retraite, est venue donner un coup de pouce à ses collègues haïtiens par l’entremise de la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL). Accompagnée de Jean-Luc, son époux, également retraité de l’enseignement, elle appuie des professeurs pour améliorer le système scolaire. «Je veux les faire bouger davantage, favoriser leur créativité, dit-elle d’un ton énergique. L’enseignement est répétitif. Ce n’est pas motivant. Ici, on a l’impression que les enfants sont une quantité négligeable. Ils ne sont pas habitués qu’on s’intéresse à eux.»</p>
<p>Madeleine est arrivée il y a un mois. Elle qui rêvait de s’impliquer n’a travaillé que 10 jours. Tous les matins, Madeleine se présente à l’école sans savoir s’il y aura classe. En zone rurale, la pluie est une bonne excuse pour élèves et professeurs de ne pas se présenter à l’école. Ce vendredi, malgré le beau temps, elle se butte à des classes vides; 4 des 9 enseignants ne se sont pas présentés. Il n’y a pas eu de cours depuis 3 jours. La direction n’intervient pas. Deux groupes se sont joints à d’autres classes. Les locaux vides sont envahis par des filles qui dorment, affalées sur les bancs d’école. Le regard fuyant, elles ne veulent pas expliquer pourquoi elles ne retournent pas à la maison. «Certaines sont des restavecs, explique Madeleine, compatissante. De jeunes filles offertes comme domestiques à des familles plus fortunées, dans l’espoir que ces familles paient pour les éduquer. Elles préfèrent rester à l’école. C’est leur seul moment de détente, ici», poursuit l’enseignante québécoise.</p>
<p>Dans la classe des 3e année, on ouvre les cahiers de mathématique. Elles ne sont que 13, cette journée-là. L’air circule mieux qu’en temps normal, alors qu’elles sont 43. Le rythme de la classe est lent. Chacune, à tour de rôle, se présente au bureau du professeur pour corriger ses exercices. Elles sont peu actives, peu participatives. À l’image du professeur qui récite sans âme des leçons sur les fractions.</p>
<p>L’enseignante québécoise n’est pas prête à lancer la pierre aux enseignants haïtiens. «Moi ce soir, j’ai de l’eau, un bon repas. Pas eux. Leur salaire ne vient jamais. Ils sont fatigués. Je les vois se coucher sur leur bureau 10 minutes. Trois enseignantes suivent une formation de soir. Ils ont leur classe à s’occuper, leur famille et leurs travaux. Pour la plupart, ils sont en mode survie et ça paraît. Ils auraient besoin de beaucoup d’encouragements. On ne souligne pas leurs bons coups. Alors ils agissent de même avec leurs élèves. Quand tu prends le temps de regarder ce qu’ils vivent, tu ne peux pas les juger. Mais ça ne donne pas de résultats auprès des élèves.»</p>
<p>Le défi de l’accès à l’éducation est de taille. Malnutrition qui rend difficile la concentration, longues heures de marche pour atteindre l’école, professeurs peu motivés et absents, écoles souvent fermées, surpeuplement dans les classes. Autre obstacle majeur: un examen national décide si l’élève de 6e année peut passer au secondaire. Le test est en français. En zone rurale, on parle créole. Tant à la maison qu’à l’école. Malgré la bonne volonté des jeunes, très peu terminent le niveau primaire.</p>
<p><strong>Médecine de guerre</strong><br />
Autre souci pour la population de Marmelade, l’accès aux soins de santé. Les 40 000 habitants de la commune possèdent un minuscule centre de santé. Avec ses 4 médecins, dont deux Cubains, le Centre fonctionne au ralenti. Pas d’équipements pour traiter des fractures, encore moins pour opérer. La majorité des malades qui se présentent ont des problèmes de malnutrition ou de typhoïde en raison d’une consommation d’eau non potable. «L’eau est un véritable problème, affirme un membre du Comité de développement de la commune. Certains marchent la nuit pour en puiser dans la montagne. La population consomme la même eau que le bétail.» Pour Marmelade, l’amélioration de la santé passe par la captation d’une source d’eau potable.</p>
<p>Les statistiques parlent d’elles-mêmes. En Haïti, un enfant sur 12 meurt avant d’avoir atteint 5 ans. On compte 523 décès de femmes enceintes pour 100 000 naissances. L’un des taux les plus élevés au monde. La cause est simple, selon Médecins Sans Frontières (MSF): peu de femmes ont accès aux soins obstétriques d’urgence. Pour répondre à ce problème, MSF opère un hôpital pour aider les femmes enceintes de milieux défavorisés.</p>
<p>«Notre objectif est de pratiquer 280 accouchements vaginaux et 120 césariennes par mois, explique Colete Gadenne, chef de mission de MSF. Nous voulions nous en tenir aux cas compliqués.» Un mois après l’ouverture de l’hôpital Jude Anne, en mars 2006, MSF atteignait son objectif. Certains mois, l’organisme pratique plus de 1000 accouchements.</p>
<p>Colette fait tout en même temps. Signer des chèques, régler des problèmes au téléphone, prévoir la journée du lendemain, recevoir des journalistes. Sa voix dénote un état d’urgence permanent. «Nous travaillons en surcharge totale. Nous avons dû engager plus de médecins, acheter plus de matériel que prévu. Nous recevons des gens de partout. Ça montre qu’il y a un énorme problème.»</p>
<p>L’hôpital Jude Anne, situé à La Saline, dans un bidonville de Port-au-Prince, ressemble à une école. À l’intérieur, le personnel est à la course. La salle d’opération est protégée par une bâche de plastique. À l’étage, les lits sont empilés les uns sur les autres pour accueillir le plus de patients possibles. Les patientes sont dans un état catatonique.</p>
<p>Par manque d’espace, des femmes sur le point d’accoucher attendent à la grosse chaleur dans la cour intérieure. Assises sur des bancs de bois, elles ne font rien, si ce n’est s’éponger le front. Elles observent, de l’autre côté de la grille, la longue file de gens qui espèrent recevoir des soins prodigués par MSF. L’heureux papa d’une petite fille, appelé au porte-voix depuis la cour intérieure, peine à rentrer pour rejoindre sa progéniture et son épouse. Contre la porte d’entrée, personne ne bouge. Personne ne veut céder sa place. Sortir de l’hôpital est tout aussi périlleux. Les gens sont à cran, las d’attendre.</p>
<p>MSF ne veut pas se substituer aux hôpitaux haïtiens. Mais la gratuité des soins offerts par l’organisme est un luxe que la grande majorité des habitants de Port-au-Prince ne peuvent laisser passer. Le coût des soins, dans le système haïtien, n’est pourtant pas élevé. Mais les gens n’ont pas d’argent. Ce qui fait rager Colette. «Le ministère de la Santé se ferme les yeux, s’emporte-t-elle. Il dit qu’il est débordé. Mais si tu fais le tour des hôpitaux, les maternités sont vides.»</p>
<p>Estimé et Yves, médecins haïtiens, ont une perception différente de Colette. Estimé a obtenu sa maîtrise à l’Université de Montréal. Yves, lui, a étudié aux États-Unis. Ils illustrent l’effet pervers de l’action de MSF. «À l’hôpital d’État de l’Université, le plus grand au pays, le système d’obstétrique et de gynécologie n’est pas fonctionnel. MSF est arrivé et a dit qu’il s’occupait des accouchements compliqués. Nous n’avons donc plus de cas pour former nos médecins», raconte Yves.</p>
<p>Ces deux médecins constatent le manque de services offerts à l’extérieur de la capitale. «La quasi-totalité des médecins restent à Port-au-Prince. Ils ne veulent pas s’installer dans les provinces à cause du manque d’infrastructures. Si tu ne peux pas opérer sans anesthésiste, tu ne veux pas y travailler», affirme Estimé.</p>
<p>Si les régions sont peu attirantes pour les professionnels de la santé, les bidonvilles sont également ignorés en raison de l’insécurité qui y règne.</p>
<p><strong>Bidonvilles, source d’insécurité</strong><br />
MSF a pris le relais dans les quartiers dangereux, négociant des couloirs humanitaires avec les chefs de gangs. Femmes enceintes, blessés par balles, victimes de violence sexuelle, MSF pratique une médecine de guerre. Les gangs des bidonvilles, autrefois animés par des motivations politiques, sont passés à l’ère criminelle: massacres à la machette, fusillades dans les lieux publics, kidnappings et viols, maisons brûlées.</p>
<p>Apparus timidement en 2005, les kidnappings contre rançons ont atteint des sommets à l’été 2006 avec 10 cas par jour. «Les gangs contrôlaient le pays. Ils étaient partout», rapporte Edmund Mulet, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti. Les Casques bleus se sont installés dans les bidonvilles, faisant passer les morts violentes de 2 par jour à 2 par mois.</p>
<p>Depuis février 2007, le calme est revenu dans le pays, hormis quelques zones encore problématiques comme les Gonaïves. Les chefs de gangs ont été arrêtés, tués, ou ont déguerpi. Les autres membres se sont dispersés. Les gangs n’effraient plus autant la population. Les voyous d’hier deviennent les victimes d’aujourd’hui. «Maintenant, on voit de plus en plus d’actes de justice populaire, affirme M. Faggart, représentant spécial pour la Commission internationale des Droits de l’Homme en Haïti. Une foule a lynché un jeune soupçonné d’avoir assassiné un flic. Ils en ont profité pour mettre le feu au marché ou se réunissaient les jeunes criminels. Quand on pense que le marché est le seul lieu de ravitaillement de ces gens, c’est fou!» s’indigne M. Faggart.</p>
<p>La population, particulièrement dans les bidonvilles, endure des conditions de vie inhumaines et explose de façon spontanée. La Saline est un dépotoir à ciel ouvert. Les gens vivent au milieu de déchets et d’eau boueuse. Les gens n’ont pas d’emploi. Quelques-uns opèrent de petits commerces, mais les acheteurs sont peu nombreux.</p>
<p>Il est difficile de sortir de La Saline, ne serait-ce que pour trouver un emploi. Car pour sortir, il faut un moyen de transport. Le transport coûte des sous, quand il passe. Les routes de sable, pleines de trous à faire taire les dénigreurs des rues du Québec, repoussent les conducteurs de tap-tap, des camionnettes dans lesquelles on s’entasse. L’insécurité aussi les fait prendre une autre direction.</p>
<p>Jean-Claude, un chauffeur de taxi, évite les bidonvilles. La suspension de sa Corolla 1984 n’est plus jeune pour rouler dans ces rues laissées à l’abandon. Les nombreux trous, leur profondeur, ne valent pas qu’il mette en péril le gagne-pain de sa famille.</p>
<p>La violence a réduit ses heures de travail et l’épaisseur de son portefeuille. Jean-Claude ne se lève plus à 3 heures le matin pour conduire des femmes au marché. Il ne prend plus ce risque. Ses clientes non plus, d’ailleurs. Car les femmes, piliers de la famille, étaient visées par les gangs. «Les marchés sont composés à 95% de femmes, estime Éric Calpas, de la section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de l’ONU. Elles ont la charge de la famille. En réduisant l’activité des marchés, les femmes rapportent moins d’argent pour combler les besoins de la famille. Les enfants ont peur d’aller à l’école.»<br />
Malgré ces conditions, de nouveaux arrivants cognent à la porte des bidonvilles tous les jours. Ils viennent des provinces, le ventre creux. «Quand ils sont incapables de subsister, les paysans quittent pour la ville, explique M. Seminario, de la FAO. Mais les villes ne sont pas capables de les recevoir.»</p>
<p><strong>Économie chancelante</strong><br />
Par son projet d’agriculture, la FAO espère limiter l’exode qui crée les bidonvilles, terrain fertile pour la criminalité. «En augmentant la production, on augmente le couvert végétal, donc on limite l’érosion. On ne perd pas la fertilité des sols. L’eau des rivières est plus pure, les agriculteurs font plus d’argent», analyse M. Seminario.</p>
<p>Marmelade vivait auparavant de la culture du café. La chute des prix combiné à l’état des routes ont forcé les gens à abandonner la production. Ils ont besoin de semences et de l’expertise d’agronomes pour augmenter et diversifier leur production.</p>
<p>Le Comité de développement délivre les semences fournies par la FAO. Le bénéficiaire doit remettre, à la récolte, les semences qu’il a reçues plus 1/6. Ce léger surplus permettra, l’année suivante, à plus d’agriculteurs de recevoir des semences.</p>
<p>En partenariat avec la Caisse populaire de Marmelade, membre du réseau Développement International Desjardins, la FAO soutient des prêts aux agriculteurs pour acheter du bétail ou stocker du grain.</p>
<p>Les femmes sont aussi visées. Le CD choisit d’octroyer de petits prêts de 2000 à 6000 gourdes (de 60 à 180 dollars) aux plus défavorisées. Par manque de moyens, les femmes se rassemblent en groupes de 5 à 10 pour obtenir un prêt. Elles achètent, avec l’argent reçu, des produits alimentaires pour vendre. L’équipe de M. Seminario et des employés de la Caisse les forment à la gestion et la comptabilité.</p>
<p>54 prêts ont été octroyés à 324 femmes qui les ont remboursés dans 95% des cas. Le CD aimerait toucher davantage de femmes, avec cette activité. «Beaucoup de femmes ne reçoivent pas de crédit», se plaint Melinda, membre du CD, tout en critiquant le taux d’intérêt de 26%.</p>
<p>De façon générale, la situation s’est améliorée à Marmelade. «Avec l’aide de la FAO, nos récoltes sont maintenant 4 à 5 fois plus volumineuses», raconte Lucien, un agriculteur de la région.</p>
<p>Cette amélioration risque de plafonner. Le délabrement des routes oblige les agriculteurs à écouler leurs surplus dans la communauté. Une production plus élevée et le manque d’acheteurs entraînent du gaspillage. Les récoltes, faute de débouchés, deviennent périmées.</p>
<p>Les routes d’Haïti, qui freinent le relèvement du pays, pourraient être la planche de salut du pays. Un vaste projet de construction de routes et de bâtiments mijote. «Ce qu’il faut, on le verra cette année, ce sont des travaux publics. Beaucoup de gens vont travailler. Ils vont construire des routes. Ça va déclencher une augmentation de l’activité économique», évalue l’ambassadeur Mulet, à la tête de la MINUSTAH.</p>
<p>La population n’attend que ça. Elle s’impatiente. Avec les trois quarts de ses habitants qui vivent avec 2$ ou moins par jour, le quart de ses jeunes de 18 ans et moins qui sont considérés comme orphelins ou enfants vulnérables, le pays risque de replonger dans ses vieilles habitudes. «On a besoin de plus de projets visibles et avec un impact direct, estime Thierry Faggart, des Droits de l’Homme. La population a besoin de voir une différence dans ses conditions de vie suite à l’amélioration de la sécurité et, pour une fois, la présence d’un gouvernement légitime. Faute de quoi, on peut basculer dans l’insécurité à nouveau.»</p>
<p><strong>Un gouvernement faible</strong><br />
Jean L’Hérisson est à la tête d’Haïti Solidarité internationale, une ONG qui sensibilise la population sur les enjeux de la justice et de la décentralisation des pouvoirs. Selon lui, le gouvernement de René Préval hérite d’un État en décrépitude totale. «Le pays est dépourvu de tout. On sent que ce gouvernement, en place depuis un an, a des velléités de mises en chantier. Mais de la volonté, nous n’en sommes pas certains.»</p>
<p>L’ambassadeur Mulet y voit un problème de compétences et non un manque de volonté. «80% des gens éduqués sont partis. Il n’y a pas de cadres. C’est un problème pour l’État, la société civile et le privé», déplore-t-il. Haïti, sous dictature 35 ans depuis les 50 dernières années, n’a pas formé ses gens à prendre des initiatives.</p>
<p>Ce manque se fait sentir à Marmelade, comme partout au pays. Après 8 ans de formation, les agriculteurs de Marmelade ne sont toujours pas aptes à gérer des budgets significatifs malgré leurs besoins pressants. «On augmente les fonds petit à petit, explique M. Seminario. Ils ne peuvent pas en absorber plus. On décaisse l’argent progressivement, au fur et à mesure qu’ils apprennent à gérer les fonds.» M. Seminario préfère former les habitants de Marmelade de façon durable et former de nouveaux leaders locaux qui deviendront, qui sait, les politiciens de demain.</p>
<p>En impliquant les gens dans le développement de leur région, M. Seminario obtient des résultats inattendus. Lors des violences entourant le départ de l’ancien président Aristide, en 2004, les membres du Comité de développement ont protégé les institutions et infrastructures qu’ils avaient mises en place. «Ça démontre leur engagement, constate M. Seminario. En raison des troubles, l’équipe du FAO a quitté la région. Ils ont pris le relais. Tout est resté intact.»</p>
<p>Sur le chemin du retour, à bord du 4x4 de la FAO, le choc des cultures se fait sentir. Gary, comptable du projet, explose à la vue des déchets qui ornent les rues. «Je veux être dictateur, dit-il sérieux. Je vais obliger les Haïtiens à agir pour leur bien. Il y a une loi qui interdit de jeter ses déchets sur la rue. C’est pour éviter les problèmes de santé. Sous la dictature, la loi était respectée.»</p>
<p>Gary a 43 ans. Il est diplômé universitaire. Il a vécu sous la dictature et subi des gouvernements inefficaces. Il n’a plus de patience. Et il n’est pas le seul. C’est là tout le problème de la reconstruction d’Haïti. Elle demande du temps. 10 à 20 ans. Pour Gary, c’est trop long.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[« Vandanam, école Mont-Bleu ! »]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/09/24/1359/</link>
<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 16:00:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/09/24/1359/</guid>
<description><![CDATA[« Vandanam, école Mont-Bleu ! »
Agence Science-Presse - Nicole Castéran
Vandanam signifie « mer]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>« Vandanam</em></strong><em><strong>, école Mont-Bleu ! »</strong><br />
Agence Science-Presse - Nicole Castéran</em></p>
<p>Vandanam signifie « merci », en tégoulou, une langue indienne. Mais pourquoi remercier les élèves de l’école Mont-Bleu ? Parce qu’en six ans, ils ont fait construire 29 puits en Inde !</p>
<p>En 2005, comme plusieurs autres écoles du pays, l'école primaire Mont-Bleu de Gatineau, en Outaouais, a participé au projet <em>Les enfants changent le monde</em> de l'organisme SOPAR. Pendant quelques semaines, les élèves ont accumulé de l’argent qui a servi à la construction de quatre puits dans quatre villages de l'Inde.</p>
<p>Dans ce populeux pays, l’eau fait cruellement défaut. Généralement, ce sont les femmes et les enfants qui sont responsables de la collecte du précieux liquide. Ils doivent y consacrer de longues heures et beaucoup d'énergie ! Cela les amène à négliger d'autres tâches essentielles, comme cultiver ou étudier.</p>
<h3>Des élèves prêts à tout</h3>
<p>Pour réunir les 750 $ nécessaires à la construction de chaque puits, les jeunes de Gatineau ont rivalisé d'imagination. Certains ont accompli des tâches ménagères, pour lesquelles leurs parents les ont rétribués. D'autres ont fabriqué et vendu des bracelets de l'amitié, des signets, des grenouilles en origami, des crayons décorés, etc. Blaise, un élève d’origine africaine, a même confectionné avec des sacs de plastique et des bouts de tissu des ballons de soccer à la mode de chez lui. Les « ballons Blaise » ont remporté un franc succès ! Pour leur part, les villageois ont fourni la main-d'œuvre nécessaire à l'édification du puits et se sont engagés à l'entretenir.</p>
<h3>Ça va mieux depuis les puits</h3>
<p>Ces quatre puits ont changé la vie de plus de mille personnes ! Tous profitent aujourd’hui d'une eau saine pour boire et pour se laver; les enfants ont plus de temps pour étudier; les femmes trouvent plus facile de nettoyer leur maison et ont du temps (et de l’eau) pour cultiver des légumes. Tous disent <em>vandanam</em> aux élèves de l'école Mont-Bleu !</p>
<p><strong>Capsules</strong></p>
<ul>
<li>Un être humain sur cinq n'a pas accès à de l'eau potable.</li>
<li>La moitié de l'humanité ne dispose pas de toilette ou de système d'égout.</li>
<li>10 fois plus de gens meurent à cause de l’eau contaminée que des guerres.</li>
<li>3 baignoires - Un Canadien utilise 300 litres d'eau à la maison par jour.</li>
<li>1 évier - Un villageois indien consomme 25 litres par jour.</li>
</ul>
<h3>Le droit à l'eau…</h3>
<p>…fait officiellement partie des droits fondamentaux de la personne depuis 2002. Comme SOPAR, de nombreuses organisations canadiennes s'efforcent de procurer aux populations pauvres du monde un accès à de l'eau potable.</p>
<p><strong>Textes sur le <a title="bénévolat" href="http://journaldelarue.wordpress.com/category/benevolat/" target="_blank">bénévolat</a>.</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Eau potable: objectif traitement ]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/01/25/eau-potable-objectif-traitement/</link>
<pubDate>Thu, 25 Jan 2007 01:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2007/01/25/eau-potable-objectif-traitement/</guid>
<description><![CDATA[Eau potable: objectif traitementIsabelle Burgun, Agence Science-Presse
L&#8217;eau quotidienne, si p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><font face="Times"><strong>Eau potable: objectif traitement</strong></font><font face="Times">Isabelle Burgun, Agence Science-Presse</p>
<p>L'eau quotidienne, si précieuse lorsqu'elle manque... " Il est actuellement impossible de se baigner dans le lac Archambeault, où j'ai passé mon enfance ", s'écrie le Pr Benoît Barbeau, titulaire adjoint de la Chaire industrielle CRSNG en traitement et distribution des eaux potables.</p>
<p>Coïncidence, le même jour où l'École Polytechnique de Montréal célébrait le renouvellement, pour la troisième fois, du financement de cette Chaire, la Direction de la santé publique lançait des avis d'interdiction de baignade et de consommation touchant trois lacs des Laurentides réputés comme petits paradis de villégiature.</p>
<p>Les lacs Archambeault, Ouareau et Blanc se sont révélé infectés d'algues bleues (cyanobactéries) qui émettent une toxine source entre autres d’allergies et de gastro-entérites. Impossible donc de s'y baigner, de consommer son eau, de l'utiliser pour des usages domestiques ou encore de s'y brosser les dents!</p>
<p>Il s'avère important de préserver la qualité de la ressource mais aussi de perfectionner les traitements. Un deuxième volet pour lequel l'École Polytechnique se dote de plusieurs unités mobiles, dont la première était dévoilée récemment. " Ce sont quatre usines en une " affirme John Cigana, directeur des laboratoires CREDEAU. La première unité mobile prenait la forme d'une impressionnante remorque de 16 mètres pesant 20 tonnes, dotée de 6 km de fils électriques et plus de 300 robinets... Tout cela pour offrir 37 traitements pour 20 000 litres d'eau : filtration, floculation, ozonation, etc. " C'est notre unité de traitement conventionnelle ", décrit Annie Carrière. La prochaine unité mobile, livrable au printemps 2007, comprendra des traitements de pointe.</p>
<p>Bien qu'il paraisse difficile de les imaginer sur les bords de lacs éloignés des infrastructures routières, ces unités mobile pourront offrir une flexibilité de traitement que bien des usines de traitement ne possèdent pas. " Changer leurs bassins de sable pour tester une nouvelle filtration coûterait des millions ", rappelle l'associée de recherche de la Chaire d'eau potable. Dotée d'un budget de 7,3 millions de dollars sur cinq ans, la Chaire se penchera sur les traitements mais aussi les réseaux de distribution, l'analyse de risque et la caractérisation des sources. L'impact des changements climatiques ou encore l'enjeu de dépister les micro-polluants figurent au programme de recherche.</p>
<p>La Chaire en traitement et distribution des eaux potables : http://www.polymtl.ca/sc_journal/Chaire_eaupotable/</p>
<p>CREDEAU : http://www.polymtl.ca/credeau/</p>
<p>Centre de l'eau - Aqua centrum : http://www.aquacentrum.qc.ca/</p>
<p></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trois femmes dans la bataille de l'environnement]]></title>
<link>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/06/trois-femmes-dans-la-bataille-de-lenvironnement/</link>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2006 13:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>journaldelarue</dc:creator>
<guid>http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/06/trois-femmes-dans-la-bataille-de-lenvironnement/</guid>
<description><![CDATA[Trois femmes dans la bataille de l&#8217;environnement
Par Sylvie Daneau, vol.13.6 31 Août 2005
D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Trois femmes dans la bataille de l'environnement</strong></p>
<p><strong>Par Sylvie Daneau, vol.13.6 31 Août 2005</strong></p>
<p>De jeunes femmes ont choisi l’environnement comme cheval de bataille de leur vie. J’ai rencontré trois d’entre elles. Chacune m’a confié la cause qui lui tient le plus à cœur, sa principale inquiétude, ses souhaits et conseils.</p>
<p><strong>Ioana Cotutiu (Greenpeace Canada)</strong></p>
<p>Âgée de 31 ans, Ioana Cotutiu est respon-sable de l’administration et de la gestion chez Greenpeace Canada. Roumaine, elle immigre au Canada en 1999 et devient membre active de Greenpeace en 2001. Elle étudie en santé environnementale.</p>
<p>L’agriculture industrielle est la cause qui la tracasse le plus: «Les gouvernements canadien et québécois permettent la culture et la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) sans connaître leurs impacts à long terme sur notre santé et l’environnement... au mépris de la volonté de la majorité de la population et les recommandations de la Société royale du Canada. Ils refusent même d’imposer l’étiquetage obligatoire. Résultat: nous ne pouvons même pas choisir d’en manger ou pas», dénonce-t-elle.</p>
<p>La jeune femme se préoccupe également des changements aux climats, causés par la pollution: «Les gouvernements doivent développer les énergies alternatives comme l’éolien (énergie du vent) et le solaire, au lieu des centrales au gaz, comme celle de Bécancour.»</p>
<p>«Pour préserver la beauté naturelle du Québec, explique la Québécoise d’adoption, il suffirait de ne pas chercher à la transformer: prospections gazières et pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent, coupes à blanc dans la forêt boréale...» Les gens peuvent agir ici même, croit Ioana: «Il ne faut pas nécessairement embarquer sur un bateau de Greenpeace et aller au bout du monde pour sauver la planète...»</p>
<p><strong>Doris Hamelin (Équiterre)</strong></p>
<p>Dans la quarantaine, Doris Hamelin est adjointe à la coordination générale pour Équiterre. La bachelière en comptabilité a connu cet organisme québécois par son programme d’agriculture soutenue par la communauté, liant les fermes biologiques aux citadins. Elle voulait y participer pour obtenir des paniers de fruits et légumes biologiques, apportés en ville par les fermiers.</p>
<p>Native de Normétal, un village de l’Abitibi-Témiscamingue, elle a vu les ravages causés à l’habitat naturel par l’exploitation minière (Noranda) et forestière. «D’une forêt que j’ai vue lentement se vider de ses arbres, je trouve aberrant qu’une poignée de personnes profitent de ces richesses-là», opine-t-elle.</p>
<p>Les gestes quotidiens préservant la nature lui tiennent à cœur. Doris vient en aide aux Mexicains en achetant du café équitable, et aux agriculteurs du Québec en se procurant ses paniers biologiques. Des gens laissent le soin aux organismes, comme Greenpeace et Équiterre, de monter aux barricades», se désole-t-elle. On peut agir comme consommateur, croit-elle. D’ailleurs, Équiterre prône le slogan «Acheter, c’est voter», popularisé par sa co-fondatrice Laure Waridel. Mais Doris nuance le pouvoir de la consommation: il faut l’agencer avec la pression du public sur les gouvernements. «Voter, c’est le premier devoir du citoyen», rappelle-t-elle.</p>
<p><strong>Caroline Voyer (RQFE)</strong></p>
<p>Caroline Voyer coordonne le Réseau Québécois des femmes en environnement (RQFE). À 30 ans, elle est aussi vice-présidente de l’organisme Environnement Jeunesse. En 2000, la situation planétaire la préoccupait tellement qu’elle a quitté son emploi pour se joindre au mouvement écologiste.</p>
<p>Elle trouve insupportable qu’on contamine l’air, provoquant des maladies respiratoires chez les enfants, comme l’asthme et les allergies. «Ces situations, dit-elle, sont prises à la légère par les gouvernements.» L’accès à l’eau potable la mobilise également, les fuites d’eau, le gaspillage. «Je trouve dommage de traiter l’eau pour la perdre par la suite.»</p>
<p>«Au Québec, on est champion mondial des déchets! Ces montagnes de détritus ont un impact sur notre sol, notre eau, notre air et notre santé. Faudra-t-il une catastrophe pour provoquer des changements?», interroge-t-elle.</p>
<p><strong>Leurs messages</strong></p>
<p>Les trois femmes engagées souhaitent voir les gens s’informer, appuyer (au moins) une cause, un organisme. Elles suggèrent:</p>
<p><strong>Ioana Cotutiu</strong>: Moins d’espaces verts transformés en stationnements ou en chantiers de construction.</p>
<p><strong>Doris</strong> <strong>Hamelin</strong>: Pour réduire l’usage de l’automobile, plus d’autobus et de services pour nous emmener à la montagne ou à la forêt.</p>
<p><strong>Caroline Voyer</strong>: Suivre l’exemple de Londres, qui diminue l’accès des voitures à son centre-ville, pour améliorer la qualité de l’air.</p>
<p><strong>Ioana Cotutiu</strong>: Économiser l’eau et l’énergie, acheter du papier recyclé, éviter les produits toxiques. Si l’utilisation d’une auto est indispensable, en acheter une consommant moins d’essence, idéalement hybride (dotée d’un moteur électrique alternant avec le moteur à essence, par exemple).</p>
<p><strong>Doris</strong> <strong>Hamelin</strong>: Suivre le programme d’efficacité énergétique d’Équiterre pour l’isolation des intérieurs.</p>
<p><strong>Caroline Voyer</strong>: Acheter des fruits et légumes en vrac, pour éviter le gaspillage des emballages.</p>
<p>Autres textes sur l'<strong><a target="_blank" href="http://www.cafegraffiti.net/environnement.html" title="environnement">environnement</a></strong>.</p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/un-engament-qui-fait-des-vagues/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/28/un-engament-qui-fait-des-vagues/</a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/amour-sans-frontieres/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/07/amour-sans-frontieres/</a></p>
<p><a href="http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/a-velo-pour-kyoto/">http://journaldelarue.wordpress.com/2006/10/25/a-velo-pour-kyoto/</a></p>
<p>Textes sur l’<a target="_blank" href="http://www.refletdesociete.com/Environnement.html" title="environnement"><font color="#006a80">environnement</font></a> et commentaires du rédacteur sur l’<a href="http://raymondviger.wordpress.com/category/environnement/" title="environnement"><font color="#006a80">environnement</font></a></p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
