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	<title>crise-de-la-trentaine &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/crise-de-la-trentaine/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "crise-de-la-trentaine"</description>
	<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 13:45:29 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Marguerite écrivant seule pour des muses taciturnes]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/?p=194</link>
<pubDate>Mon, 25 Aug 2008 09:53:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[De temps en temps, en interrogeant mon agrégateur, je tombe, non seulement sur des billets de blogu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>De temps en temps, en interrogeant mon agrégateur, je tombe, non seulement sur des billets de blogueurs que j'aime, mais sur des commentaires <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/11/27/plotte-a-cash-revisitee-non-pas-litteralement-rassurez-vous/#comment-5019">comme celui-ci</a>.  Ils me font un p'tit v'lours, ces commentaires. Ils me font rêver comme le fantôme folâtre d'une petite vieille, ravie de voir qu'on vient poser des fleurs fraîches sur sa tombe.</p>
<p>Bon, ''tombe'' est peut-être un terme un peu fort. D'ailleurs, cette métaphore est croche. Moi, je suis bien vivante, c'est mon blogue qui flatline allègrement. Vie et mort des blogues, un sujet de thèse fascinant.<br />
<em><br />
J'aimerais m'excuser de négliger ceux et celles qui viennent encore ici de temps en temps, espérant quelque billet de ma part. La vérité est que j'ai trouvé une autre tribune et que je n'ai plus de temps pour celle-ci. Je ponds vid sur vid pour <a href="http://urler.tv/">urler.tv.</a> </em></p>
<p>En janvier 2007, au moment d'inaugurer ce blogue en uploadant la photo de Banane-et-la-bouteille-de-gin, je débordais d'idées et d'inspiration, de pensées qui revenaient me spinner dans la tête à intervalles réguliers: ''Moi! Moi! Choisis moi!''. L'idée avait déjà une forme, un début et une fin. Même chose pour les Auteurs du dimanche, une formidable occasion pitchée sur mon chemin par <a href="http://blogue.martinpetit.com/">ce charmant personnage</a>, le même qui m'a décerné un <a href="http://blogue.martinpetit.com/2008/08/12/alma-te-partager-des-blogues-le-fun/">prix en forme d'amical bottage de fesses</a>. De la fa-ci-li-té. Ouvrir cerveau, mettre thème, laisser macérer, verser texte dans document. Réciter, espérer que rire, espérer qu'applaudir. Se rasseoir. Boire gin pour calmer vertige. Avoir hâte à la prochaine fois.</p>
<p>Oh, c'est fini ce temps-là, Gerda. Introducing: le néant. </p>
<p>La <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/09/24/et-les-saints-de-marcel-marceau/">dernière fois</a>, je m'étais empressée de gratter de la terre sur le problème avec mes pattes arrière en invoquant Facebook, les exigences de la passion et le cynisme existentiel. Tous ces facteurs sont encore aujourd'hui dans mon cas, objectivement, des empêcheurs (dont certains très agréables) de bloguer en rond. Mais le plus gros empêcheur, c'est le fait de n'avoir rien à dire, la tête vide, la Reine de Coeur écrasant de sanglants embryons d'idées sous ses talons, au cri viking de ArkPoch. Comme si toute reconnaissance ne me donnait non pas confiance, mais la cafardeuse certitude de bientôt décevoir. Le deuxième plus gros empêcheur, c'est de n'éprouver qu'une lointaine et nauséeuse désapprobation des évènements désagréables, en lieu et place de l'indignation lyrique, et un abandon proche de la stupeur au ronron du quotidien, tenant lieu de dérive imaginaire. </p>
<p>Impulsion de s'asseoir et de coucher quoi que ce soit sur écran = nulle. Capacité d'automotivation = buisson épineux qui roule par là pendant que ça fait vvijjj dans le background.</p>
<p><em>J'aimerais m'excuser de négliger ceux et celles qui viennent encore ici de temps en temps, espérant quelque billet de ma part. La vérité est que j'ai trouvé une autre tribune et que je n'ai plus de temps pour celle-ci. J'en suis à mettre la touche finale à mon premier roman.</em></p>
<p>J'ai l'impression d'avoir échoué. Échoué comme échec et échoué comme épave éventrée sur un récit-F, avec du lichen visqueux sur la tête. Je n'ai pas fracassé le dolmen dont <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/11/cest-ma-fete-cest-ma-fete-cest-ma-tres-grande-fete/">je parlais ici</a> (à l'avant-dernier paragraphe, tapez-vous pas tout ça). Honte sur le gruyère qu'est ma tête.</p>
<p>Bon, là, je me relis, je trouve que j'ai l'air de me prendre au sérieux, je me juge. Je me relis, je trouve que j'ai l'air de me noyer dans mon nombril, je me juge. Je me relis, je trouve que c'est cave de prendre la peine de dire qu'on n'a rien à dire, je me juge. ArkPoch! AAARRKKPPPOOOCCCHHHH!!! </p>
<p>Je sens que je vais devoir émettre des constats désagréables, genre: tu n'as pas d'énergie, tu as la tête vide, tu as des trous de mémoire, ton self-esteem est bas et tu te sacres de toutte. ET on n'est même pas encore en novembre. </p>
<p><em>J'aimerais m'excuser de négliger ceux et celles qui viennent encore ici de temps en temps, espérant quelque billet de ma part. La vérité est que j'ai trouvé une autre tribune et que je n'ai plus de temps pour celle-ci. Je vais être calife à la place du <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080825/CPOPINIONS05/80824134/6730/CPACTUALITES">fucking calife</a>.</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La crise de la 30haine.]]></title>
<link>http://eroticosceptique.wordpress.com/?p=15</link>
<pubDate>Fri, 25 Apr 2008 12:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sea Ling</dc:creator>
<guid>http://eroticosceptique.wordpress.com/2008/04/25/la-crise-de-la-30haine/</guid>
<description><![CDATA[
&#8220;Il ne reste que 8 jours avant le jour de mon 30è anniversaire, se disait-il en cherchant le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="hommage à (a)muse me_1 by lobbiaz, on Flickr" href="http://www.eroticosceptique.wordpress.com"><img alt="" /></a><a title="hommage à (a)muse me_1 by lobbiaz, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/lobbiaz/2430440615/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3262/2430440615_72a058dfd8.jpg" alt="hommage à (a)muse me_1" width="316" height="500" /></a></p>
<p>"Il ne reste que 8 jours avant le jour de mon 30è anniversaire, se disait-il en cherchant le sommeil juste après ce merveilleux coït." Il l'avait prise allongée sur le ventre. Ça glissait bien, c'était chaud, il la sentait et savait avec certitude qu'elle le sentait. Bien qu'elle ait vraiment pris son pied, elle n'était pas venue. Pas d'orgasme. Il n'avait pas su l'attendre. Rien à se reprocher cependant. Il avait été bon, assez long même mais pas assez. Il avait quant à lui pris un pied d'enfer tout le long, malgré le nombre restreint des préliminaires qu'il aimait tant. Pas de pipe. Il avait sur se satisfaire de ce qu'il avait.</p>
<p>C'est surtout pendant l'éjaculation qu'il avait ressenti la puissance des sensations sexuelles dans leur état pur, ce qui fait qu'on y revient sans cesse, qu'on veut les connaître, les dominer, qu'elles arrivent à nous faire penser qu'elles sont éternelles découvertes, pures nouveautés. Jamais réchauffées. Oui, le moment du jet, qui est parfois si court et décevant, parfois douloureux même, avait été inoubliable. Il avait dû trouver un angle, un point d'appui spécial, son propre point G éjaculatoire. Ça n'en finissait pas de sortir, il pouvait sentir la capote se remplir et le sperme chaud couler à l'intérieur le long de son membre qui se raidissait à chaque giclée.</p>
<p>Il gémissait, râlait, soufflait, s'effondrait.</p>
<p>A qui la faute si rien pour elle ? Pas rien mais pas autant... Le manque de pratique qu'elle sollicitait.</p>
<p>Bref, il ne restait que 8 jours avant la date de son 30è. Et bien qu'il ait la sensation de l'avoir bien servie, allongée sur le ventre, un doigt sur son petit clitoris, parfois des tapes jouissives sur les fesses, des mots cochons, la chatte bien humide et la tête dans l'oreiller pour ne pas réveiller le petit, de bons coups de reins, alternant le grands et les petits coups rapides et répétitifs, bien qu'elle-même ait parue aux anges, il savait déja ce qui se produirait pendant toute la semaine.</p>
<p>Et ce qui devait se produire s'est produit.</p>
<p>Sans même qu'il l'approche, à chaque fois qu'ils allaient se coucher, comme à son habitude elle mentionnait soit une incompréhensible douleur au ventre, ou un stress incroyable de ces derniers temps (sans se rendre compte que ces derniers temps s'additionnaient depuis des mois qui formaient maintenant des années), soit un problème digestif, soit un mal de tête - la fameuse migraine dont on croit qu'elle n'existe que dans les mauvaises comédies, comédies que l'on trouvait mauvaises avant d'avoir subi la remarque en vrai, soit carrément comme hier encore un "mal de chatte", ou un problème physiologique de mâchoire qu'elle aurait depuis toute petite et qui l'empêcherait de sucer, qu'elle semblait pourtant ne pas avoir aux débuts de votre relation, quand elle suçait par envie et tout le temps, qu'elle vous regardait avec un air coquin dans les yeux quand le sperme coulait sur son menton, soit tout simplement pour finir une fatigue telle que "bouah, disait-elle dans un baillement, je vais me coucher, tu viens." Parce que oui maintenant il fallait aussi aller se coucher avec elle pour juste dormir et souffrir de ce manque royal de baise royale.</p>
<p>Ce qu'il imaginait ce soir-là en s'endormant s'est produit donc et pendant une semaine entière, pas un coup de baise, pas un quicky, pas même une pipe même un coup de langue déguisé en pipe, pas même un coup de main... pourquoi même le mentionner, il trouvait ça humiliant dans ces conditions de non-excitation et préférait se mastubrer un bon porno.</p>
<p>Et puis il savait que l'humiliation ne faisait que commencer après cette semaine d'abstinence de juste avant ses trente ans. Car le jour dit viendrait. Et elle ferait quoi ? Une pipe d'anniversaire, une baise du feu de Dieu. Quelque chose d'organisé. Il aimerait sans doute. Il adorerait. Il se sentirait bien pendant. Il en profiterait, lècherait ses doigts et les enfoncerait dans son petit cul tout lisse et souple. Peut-être même qu'elle lui ferait y mettre sa queue.</p>
<p>Et quand ce serait fini, se dirait-il seulement en lui-même ou lui dirait-il à elle, la réplique qui est écrite ici, 8 putains de jours avant la date de ses trente ans: "vivement l'année prochaine".</p>
<p>Il connaissait aussi à quel point madame savait tourner les choses en sa faveur et s'il la disait à voix haute, sans rire ou même sur le ton ironique de l'humour, ton auquel elle restait indéfectiblement imperméable, elle en ferait une agression contre elle. Comme si c'était lui qui ne voulait plus baiser autant et comme aux débuts, comme si c'était lui la personne aux mille ressources d'excuse allant jusqu'aux gynécologiques (non, ça c'est sûr, ce n'était pas lui).</p>
<p>Mépris et déprime serait donc encore fin et feints d'être ignorés. Jusqu'à quand ? 31, 32, on sait tous compter.</p>
<p><span style="color:#ff0000;">Sea Ling</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ma génération pisse plus loin que la tienne]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/22/ma-generation-pisse-plus-loin-que-la-tienne/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:24:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/22/ma-generation-pisse-plus-loin-que-la-tienne/</guid>
<description><![CDATA[Le Journal de Mourial, qui décidemment n’aime pas trop la paix et l’harmonie entre chacun et so]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Journal de Mourial, qui décidemment n’aime pas trop la paix et l’harmonie entre chacun et son voisin, attise cette fois-ci la guerre intergénérationnelle avec un de ses célèbres sondages-choc. Après la guerre des sexes, le clivage ville/régions et le choc des cultures, c'est <a href="http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/01/20080121-053500.html?a8460b5901d5466885aec27ab0db02f6">"ah, que les vieux trouvent donc les jeunes poches et vice-versa"</a>. </p>
<p>Peut-être avez-vous succombé, lecteurs Y, à cette énième manifestation de convergence (<em>Faut nourrir chaque tentacule de la bête! Gloups! Miam! Lignes ouvertes! Débats télévisés! Billets! Articles! Dossiers! Enquêtes! Éditoriaux! Ping-Pong! Échos! Recyclage! Burp!</em>). </p>
<p>Si oui, vous nourrissez sûrement en ce moment de mauvaises pensées pour les enfants du baby boom (1946-1966). Vous grommelez mentalement contre cette génération jouisseuse, gaspilleuse et égoïste (qui se rappelle des <a href="http://www.csn.qc.ca/memoires/MemOrphelinSept98FrSet.html">clauses orphelin?</a>). Vous pompez.</p>
<p>Quoi, ils ont le front de vous reprocher vos mauvaises manières quand ce sont eux qui vous ont élevé? Ils osent vous faire honte de la piètre qualité de votre français quand ce sont eux qui ont bidouillé une réforme de l'enseignement désastreuse au cri hippie de "fuck l'effort, fuck les règles"? Même si eux-mêmes doivent leur grammaire impeccable à 5 dictées par semaine et à un coup de règle en arrière de la tête, gracieuseté de Soeur Bernadette, quand ils confondaient "trouver" avec "trouvé"? Les sales!</p>
<p>Respirez et retrouvez votre sérénité<a href="http://www.boomerdeathcounter.com/canada.htm"> en visitant ce site</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Entomologiste]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/09/entomologiste/</link>
<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 03:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2008/01/09/entomologiste/</guid>
<description><![CDATA[Un vieux texte pour mieux me connaître
Moi je suis une fille pudique et cérébrale. Même à mes a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Un vieux texte pour mieux me connaître</em></p>
<p>Moi je suis une fille pudique et cérébrale. Même à mes amis, même dans la vraie vie, je ne parle pas de mes sentiments. Si oui, c’est avec les pincettes de la dérision, typiques ma génération. (<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/05/crise-identitaire/">Laquelle</a>, je l’ignore encore.) Ce blogue est pour moi un laboratoire d’écriture beaucoup plus qu’un journal intime. Beaucoup d’opinions, beaucoup d’absurdité, beaucoup d’humour grinçant, beaucoup de mots, des agencements parfois ambitieux de mots, une surabondance de liens et de parenthèses, quelque chose de foisonnant, mais peu de sentiments.  </p>
<p>Or, à l’occasion, la fille pudique et cérébrale aime aussi. Ou croit aimer. Ou s’entiche. Ou s’engoue. Ou obsède. Ou s’invente une muse. Ou meuble créativement son sentiment passager de vide affectif. Elle pourrait tergiverser comme ça sur une notion, sans fin, pour être sûre d’<em>éprouver lucidement</em>. Elle pourrait chipoter comme ça sur un mot, sans fin, pour éviter de poursuivre. Elle s’aperçoit que la troisième personne est également un subterfuge, chose qu’elle réprouve, même si elle a clairement dénoncé que c’est d’elle dont elle parlait et que le lecteur le comprend. Elle flushera donc «elle», switchera à la première personne, encaguera ce «je» qui regimbe.</p>
<p>Je manque de courage, de simplicité et de spontanéité. Quand un homme  - j’essaie de ne pas dire «garçon», parce c’est infantilisant, mais dans les faits c’est toujours un garçon, parce que moi je suis encore une fille – me donne des papillons dans l’estomac, je ne suis pas capable de les suivre en gambadant dans leurs extravagantes vrilles. Ils me font peur. Alors il faut que je coupe court à leur vol en leur apposant des étiquettes de béton, ou il faut que je scrute leur folle beauté de près, de plus près, de très près, jusqu’à les épingler dans des boîtes sans le faire exprès. Je jalouse hargneusement ceux et celles qui escortent, sans se poser trop de questions, les papillons jusqu’à leur source, peu importe les audaces dictées par ces sales bêtes. </p>
<p>Je voudrais pouvoir faire ça. Je suis sûre que je serais bonne, en plus. Créative et originale dans ma séduction. Ce serait beau, sain et simple. Je te veux, je te le dis, je te veux plus fort, je te le dis mieux, chassés-croisés, pas de deux, je t’ai. C’était intense, c’était stressant, mais te voilà, précédé et suivi de ta divertissante légende un peu clinquante, roi des insectes, la mouche sur ta joue, les papillons dans mon estomac, l’araignée dans ton plafond, sa toile tout autour de nous.</p>
<p>Mais tout ça n’est encore que blabla, métaphore, dissection et poudre aux yeux. Vous pensez qu’ils ont inventé les figures de style pour faire joli, les poètes? Mais non. Ils les ont inventées pour ne pas manier d’émotions explosives à mains nues. Je crève de désir, de colère, de peur et de honte, j’enrobe: c’est ça la poésie. </p>
<p>D’où EDIT : Je suis un fille pudique, cérébrale, et lâche. </p>
<p>Ou...<br />
Juste mature? Objective? Intuitive? Rationnelle? Narcissique? Comment savoir? Comment fuckin’ savoir? Parce que par-dessus la moindre pensée enamourée, une autre pensée peut dire « C’est un bum insignifiant et égocentrique qui ne te mérite pas, espèce de folle». Ma pensée est comme un oignon de 222 couches qui cherchent à se crosser l’une l’autre. Je m’amuse, vous avez pas idée.</p>
<p>Si je suis cette pensée énamourée là, la couche par-dessus dit qu’il n’est pas insignifiant et égocentrique, que c’est mon insécurité et mon pessimisme qui parlent, la couche par-dessus rit avec mépris et me demande quand j’ai déjà voulu un bon gars, la couche par-dessus préfère Hugh Grant, la couche par-dessus rongera mon pouce gauche jusqu’à ce qu’il soit difforme, la couche pas-dessus dit que je n’écris ceci que parce que je suis déprimée à cause des hormones, la couche par-dessus prétend que les hormones, comme l’alcool, n’inventent rien mais libèrent tout, la couche par-dessus me conseille de dormir, la couche par-dessus est parfois squattée par une horripilante et fort peu trendy conviction du divin, la couche par-dessus réfléchit encore à la meilleure façon de crosser les autres et j’aime mieux ne pas savoir ce qui se passe au-delà de cette couche-là, au coeur de la machine à enrayer les papillons.</p>
<p>Stupides papillons. Stupides et insouciants chasseurs de papillons. Je suis là figée à les observer. À me contenter sombrement d’une coccinelle sur ma main, charmante, irréprochable et utile petite chose, en espérant qu’elle ne me chiera pas dessus.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Et les saints de Marcel Marceau]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/09/24/et-les-saints-de-marcel-marceau/</link>
<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 01:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/09/24/et-les-saints-de-marcel-marceau/</guid>
<description><![CDATA[Je suis là. Bonsoir!
Il n’est pas question de m’excuser de vous négliger parce que ce serait l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis là. Bonsoir!</p>
<p>Il n’est pas question de m’excuser de vous négliger parce que ce serait là contrevenir au craint et respecté <a href="http://www.alexlauzon.com/vieux-stock/je-blogue/billets-que-je-necrirai-pas.php">Dogme de Lauzon</a>. Je vais plutôt, en m’ébrouant un peu sur cette plate-forme poussiéreuse, soumettre à votre vindicte (vous, les quatre lecteurs qu’il me reste) les principales causes de mon mutisme des dernières semaines. Ce sont eux, les écoeurants. Blâmez-les. Pour faciliter votre fureur vengeresse, je les ai placés en ordre croissant de blâme. (C’est mon côté cartésien. Celui qui va prendre le bord bientôt, automne oblige. Profitez-en, les quantités sont limitées.)</p>
<p><strong>Crackbook</strong></p>
<p>Si vous n’êtes pas encore sur Facebook, restez-en loin. C’est de la droye.</p>
<p>Illustration: le mois dernier, quand j’ai découvert une souris dans ma cuisine, après m’être sainement expérimenté comme femelle en poussant les traditionnels cris perçants, je me suis pitchée sur Facebook pour faire état de l'intrusion, avant même de songer à sortir le balai ou à appeler mon concierge. Deux heures sans et je fatigue. Quatre heures sans et je shake. </p>
<p>Oui, cette joyeuse communauté en ligne me mange du temps. Les heures autrefois consacrées à lire l’actualité, y réfléchir, prendre des notes, rêvasser, me perdre sur le web, me laisser entraîner dans des délires que j’avais ensuite le goût (et le temps) de partager, sont maintenant investies à jouer au <em>Boglicious</em> et au <em>Scrabulous</em> (on ne niaise pas avec les marques déposées de Parker Brothers/Hasbro Inc. sur Facebook, les enfants), à wallstalker les fascinants amis d’amis d’amis qui ont la courtoisie ou la naïveté de garder leur profil public, à commenter des photos, à installer des "applications" aussi utiles que le hamster vibratoire et à attendre (1) et parfois même (2) messages le cœur battant.</p>
<p>En plus, je dois dire que le fait de trouver chaque jour quelque petite phrase accrocheuse  pour décrire mon état (<em>status</em>, dans le jargon) afin de tenter de divertir mes amis canalise beaucoup de la créativité que je déversais autrefois ici. Le <em>status update</em>, mes amis, c’est le blogging du pauvre.</p>
<p>Le  tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p><strong>Cynisme</strong></p>
<p>Qu'est-ce que le spasme de bloguer? Quel avantage en retireujeu? Saturne, planète du Doute, caracole devant mon soleil et me remplit de pensées mortifiantes et anti-bloguesques. Futilité. Gaspillage. Fuite. Procrastination. Niaizzzage. Au départ, ma motivation pour tenir ce blogue était de me dérouiller la plume, laquelle était quasi-mortellement atteinte de vert-de-gris à force de ne rédiger que des galettes arides. Six mois plus tard, je considère que le Rust-Ban a fait son oeuvre. Des fois vous êtes d'accord. Commentaires positifs et présence dans des blogolistes huppées m’ont rosi les joues et m'ont fendu la face d'un sourire timide. </p>
<p>(<em>Petite main gantée qui décrit des quarts de cercles sur un axe vertical.</em>) </p>
<p>Toutefois, outre cette petite et flatteuse (péteuse et flat-titted?) reconnaissance, outre votre gentillesse qui me fait toujours plaisir mais à laquelle je me suis accoutumée en vilaine junkie que je suis, je ne peux pas dire que je tire réellement mon marron du jeu (<em>hommage à toi <a href="http://jacquesdemers.wordpress.com/">Jacques</a></em>). Je blogue pour vous, en quelque sorte. Puisque charité bien ordonnée commence par mon nombril, il est où, moi, mon nanane? </p>
<p>Le tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p><strong>Cupidon</strong></p>
<p>Allégresse! Magie! Extase! (Avec en bonus, une p’tite danse jubilatoire: checkez ben ça...(...) hein? hein? oh yeah) Un Cupidon tout ce qu’il y a de kosher, avec boucles chatoyantes et minois de chérubin, à cet étrange détail près qu’il portait des bottes de cowboy, m’a présenté un garçon qui m’a happée dans son monde – sluuuuurrpppp – en moins de temps qu’il n’en faut pour chanter «p’tites patates». (<em>Lien omis à la demande du garçon en question, dont la peu modeste phobie est de devenir le nouveau <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars_kid ">Ghyslain Raza</a></em>). Depuis, je consacre beaucoup de temps à: me faire flatter les cheveux, rire, m'émerveiller de ne plus me casser la tête pour rien, jouir par l’oreille, fixer le vide, chasser les guêpes, l’admirer, fumer moitié moins, faire le vide, me faire réveiller à 4h50, faire une Di Stasio de moi-même, guérir, apprivoiser l'orient lointain, de pas démontrer mon inaptitude aux sports en général et à la pétanque en particulier, remplir le vide, donner d’inoffensifs coups de pattes, ne pas appeler ma mère (pardon, Moune), avoir mal aux abdos, brainstormer sur tout ce qu’on va créer ensemble, sauter dans le vide et miauler.<br />
.<br />
Et j’avoue que pour l'instant j’ai plus le goût d’en profiter pleinement en personne que d’en témoigner ici. D’autant plus que ça faisait longtemps que je tentais d’<a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/10/piege-a-grecque/">appâter cette grue de déesse fugace</a>. Et d’autant plus-plus que, comme vous le savez, m’épancher au sujet de ma vie privée ne fait pas partie de mes habitudes. Shocker: le slogan qui orne l'entête de ce blogue est partiellement un mensonge. N’est vrai que son regard perçant. Le sien au garçon en question, je veux dire. Mon slogan de blogue n’a pas de regard. Suivez, bâtard.</p>
<p>Le  tout pourrait facilement faire l’objet d’un post et peut-être le fera-t-il.</p>
<p>***<br />
Sur ce, je m'en vais croquer la Grosse Pomme et après ça je vais rencontrer la belle-famille. Je me tais donc pour au moins une semaine. Que j'en wouèye un chialer.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En direct de mes fonds de tiroir]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/04/en-direct-de-mes-fonds-de-tiroir/</link>
<pubDate>Mon, 04 Jun 2007 15:27:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/06/04/en-direct-de-mes-fonds-de-tiroir/</guid>
<description><![CDATA[Je vous ai déjà parlé d’OctoJelly, un artiste et graffiteur dont on retrouve les designs sur de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous ai déjà parlé d’OctoJelly, un artiste et graffiteur dont on retrouve les designs sur des t-shirts et dans des jeux vidéos, notamment. Pas pire pour un gars de 14 ans. La preuve que je suis vieille : <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/04/14/octo-jelly-et-mojizu/">parler de lui</a> (et <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/27/ma-vie-par-terre/">faire le ménage</a> de ma paperasse) m’a renvoyé à ma propre adolescence. Qu’est-ce que je faisais de créatif, moi, à cet âge-là? </p>
<p>Je gribouillais furieusement. Surtout des choses mièvres que j'ai détruites depuis. J’écoutais en background la musique très inégale de l'époque. Sérieusement, avez-vous jamais vu <a href="http://sites.estvideo.net/hit.parade/1991.htm">un tel clash</a> de bon, de nul et de totalement disparu de la mémoire des hommes? Quoi d'autre? Ah oui, j'étais membre d'une équipe d’impro. C’était hot, en 1991, l’impro. Il y avait même une émission de télé qui passait, « Au jeu », ça s’appelait, me semble, avec des jeunes qui improvisaient des sketchs sous mes yeux remplis de la terreur qu’ils se plantent. Quelqu’un s’en rappelle?</p>
<p>Je collaborais aussi au journal étudiant. On publiait des dessins, des lettres d’opinion, des nouvelles plates d'intérêt public. Mais surtout des niaiseries. J’écrivais souvent à 10 mains avec quatre autres gribouilleux en herbe, deux gars et deux filles, lors d’anarchiques et hystériques séances de brainstorm que je serais bien incapable de reproduire dans le contexte actuel et qui, étonnamment, portaient fruit.</p>
<p>Le joli conte que je vous propose aujourd’hui, «Cendrillon moderne», avait été interdit de publication par la direction. Quelle incohérence de leur part, «Jack et le plant de pot magique» était passé comme dans du beurre quelques semaines plus tôt. On avait donc dû photocopier l’histoire (sur le bras du journal) et la vendre clandestinement à la cafétéria dans la plus pure tradition de l'adolescence rebelle et vertueuse combattant l'injustice des méchants adultes. On en avait vendu plein, surtout aux secondaire V et aux trois punks de l’école, créatures studées et <a href="http://www.adpunch.org/entry/dr-martens-terminates-association-with-saatchi-saatchi-after-controversy/">endockées</a> toujours sympathiques à la sape de l’autorité et à un occasionnel éclat de rire à la face du No Future. (Oui, seulement trois, je viens d'une région.)</p>
<p>Je vois pas ce qui les avait tant énervés, la direction. À part peut-être quelques références à la fellation, à la nudité, à la zoophilie et à la fornication. C’est sûr que d’un point de vue dialogues, ça crie beaucoup. Peut-être que ça les agressait? Vous en jugerez par vous-même. Je reproduis ici le conte dans toute sa gloire d’origine, références culturelles vintage à l'appui, avec la permission des autres intéressés.</p>
<p><a href='http://vousirezvoirmonblogue.files.wordpress.com/2007/06/cendrillon-moderne.pdf' title='cendrillon-moderne.pdf'>cendrillon-moderne.pdf</a></p>
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<title><![CDATA[Ma vie par terre]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/27/ma-vie-par-terre/</link>
<pubDate>Sun, 27 May 2007 18:25:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je fais le ménage de mes papiers. J’ai vidé mes tiroirs. Sur le sol gît un nombre impressionnan]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais le ménage de mes papiers. J’ai vidé mes tiroirs. Sur le sol gît un nombre impressionnant de machines à remonter dans le temps. Des lettres (<em>oui, les djeunes, un mode de communication peu écolo qui sévissait au millénaire dernier</em>) des années 80, des cartes de la Saint-Valentin d’amoureux presque oubliés, des talons de paie d’employeurs si anciens qu’ils ne sont même plus dans mon c.v., des photos de moi il y a onze ans, des flyers de partys de cégep, des factures de vêtements que j’ai donnés, des faire-parts de mariage de couples divorcés, des poèmes (!) écrits en secondaire II, des menus de restaurants qui n’existent plus, des T-4 de 1997, des journaux intimes d’avant ma puberté.</p>
<p>Je fais le ménage de mes papiers et donc, accessoirement, de ma vie. Tout à l’heure, je suis descendue crisser au recyclage  vingt-huit livres périmés d’une discipline austère, bourreau de mes pensées fleuries, cauchemar du Neurone Pas Fiable, choisie par défaut et par dépit, parce qu’à 18 ans j’étais trop chicken pour me mesurer à mon rêve mais que je ne savais foutrement pas quoi faire d'autre de ma vie.</p>
<p>Kin vous deux, l'indécision et la lâcheté! Boum, boum, enweye au fond du gros bac vert à roulettes, sous l'oeil intrigué du concierge. Ça m’a fait du bien, vous savez pas comment.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Taisez-vous, monsieur Ferland]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/10/taisez-vous-monsieur-ferland/</link>
<pubDate>Thu, 10 May 2007 12:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[Oui, oui, je sais. «C’est à trente ans que les femmes sont belles, avant elles sont jolies, apr]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, oui, je sais. «<em>C’est à trente ans que les femmes sont belles, avant elles sont jolies, après ça dépend d’elles </em>», gnagnagna. Justement, j’aimais mieux quand ça dépendait de la nature et que je struttais mon corps de pierre, mon cheveu pigmenté et mon visage frais dans l’insouciance et l’ingratitude.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Piège à grecque]]></title>
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<pubDate>Thu, 10 May 2007 12:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[Je ne dormirai plus avec Banane, le singe roux dont la bouille orne si magnifiquement ce blogue. Nor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne dormirai plus avec Banane, le singe roux dont la bouille orne si magnifiquement ce blogue. Normal et sain pour une fille de trente ans (demain), me direz-vous. </p>
<p>Ça n’a rien à voir, c’est juste parce qu’il grouillait d’acariens. Et aussi pour appâter sournoisement Aphrodite en créant, mine de rien, un effet de “vide dans mon lit”. J’ai plutôt hâte qu’elle allume. C’est pas vite vite hein, les vieilles déesses grecques? Oups, Θλιβερός .</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Chronique d’une décrépitude annoncée]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/08/chronique-d%e2%80%99une-decrepitude-annoncee/</link>
<pubDate>Tue, 08 May 2007 12:30:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[Une chose qui m’emmerde, avec la trentaine, c’est que mes seins rêveurs commencent à regarder ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Une chose qui m’emmerde, avec la trentaine, c’est que mes seins rêveurs commencent à regarder le monde en face.</p>
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<title><![CDATA[C'est ma fête, c'est ma fête, c'est ma très grande fête]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/11/cest-ma-fete-cest-ma-fete-cest-ma-tres-grande-fete/</link>
<pubDate>Fri, 11 May 2007 05:00:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
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<description><![CDATA[J&#8217;ai trente ans aujourd&#8217;hui. Trente ans, trente ans, trente ans. 
Le fait de vieillir, e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai trente ans aujourd'hui. <a href="http://www.fpjq.org/index.php?id=trenteaccueil ">Trente </a>ans, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_Trente ">trente</a> ans, <a href="http://www.trente.net/">trente</a> ans. </p>
<p>Le fait de vieillir, en lui-même, ne me dérange pas trop. C'est un beau chiffre rond, trente, c'est le bruissement stimulant de la page qui tourne. Vingt-neuf ans, cet âge sursis, cet âge <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Green_Mile_%28film%29 ">Green Mile</a>, était plus pesant qu'autre chose. J'avais hâte que l'épée de Damoclès s'abatte, que le calendrier encagoulé accomplisse ses basses œuvres, que le glas sage sonne sur mon gâteau et qu’on en finisse.</p>
<p>Non, ce qui me freake, c'est l'inévitable bilan. Pas le bilan <em>Vie de Banlieue / Consommation</em> tel que savamment distillé dans nos esprits par les experts en marketing. Personnellement, je n'en ai rien à foutre d'être locataire pour le restant de mes jours. Je n'en veux pas, d'auto. Je déteste me baigner dans l'eau chlorée. (<em>OK, à trente - degrés, pas années - je tolère</em>). J'aime mieux squatter les barbecues des autres. J'aimerai quand j'aimerai. Je viecommunierai quand je viecommunierai. Et mon horloge biologique, pour l'instant, me dit ceci. Tic. Ouf, toi, guider un petit d'homme sur le chemin de la vie? Tac. Commence par arrêter de t'enfarger dedans toi-même.</p>
<p>Vu. (Notez qu'elle fonctionne quand même, la salope.)</p>
<p>Non, je parle du vrai bilan. Le gros bilan. Le décennal qui fait mal. Celui qui dit que tu peux passer ta vingtaine à t'épivarder tant que tu veux, <em>sex, drugs and rock'n roll</em>, que tu peux jusqu'ici t'être laissée souffler n'importe où, fille plume, mais qu'il va bien falloir que tu fasses quelque chose de ta vie. Sinon, ce qui te guette, c'est te bercer un jour, chenue et égrotante, et avoir au coeur des regrets dont tardent à te délivrer la sénilité et l'Alzheimer. Et moi, non, je ne veux pas porter au coeur le cadavre d'un grand rêve, comme <a href="http://www.chroniquesblondes.com">elle</a> l'a si bien <a href="http://www.chroniquesblondes.com/2007/04/10/puisquon-est-dans-les-sujets-brulants/ ">dit</a>, m’effrayant d'ailleurs considérablement. </p>
<p>J'étais si bien tant qu'il me suffisait de survivre  et de "ne pas": ne pas lâcher l'école, ne pas perdre la tête, ne pas me fermer de portes, ne pas brûler de ponts. Mais quand trente bougies te chauffent les fesses, te rappelant qu'il est impératif de défoncer lesdites portes et de bâtir lesdits ponts, les choses se corsent, Tino. C'est là qu'il se pointe. Le sale. Le sale mot. Effort. </p>
<p>Ah, ouache. J'ai pas le goût.</p>
<p>Oui, enfant boudeuse, aux cinq ans révoltés, comme au premier jour de ma maternelle, je vous l'avoue sans façons, j'ai pas le goût. Et que je te botte le tricycle de mon p'tit frère, beding et que je te piétine la barrette rose que j'arrache de mes cheveux, croutch. </p>
<p>Je ne prétends nullement être en cela originale. Banalement mainstream, générationnelle, j'ai pas le goût de trimer dur. J'ai pas le goût de faire des efforts quand il n'y a peut-être qu'un cancer fulgurant ou une guerre nucléaire pour m'en récompenser. J'ai pas le goût de me faire chier avec des préoccupations de grande sur une planète moribonde. Bref, <a href="http://www.voir.ca/blogue/billet.aspx?iIDBillet=3210&#38;iIDBlogue=8">comme tant d'autres</a>, j'ai pas le goût de quitter Passe-Partout. </p>
<p>Non mais, regardez ce qui m'attend. Il va falloir être disciplinée. Il va falloir dresser des listes interminables, voire un <a href="http://www.nicolaslangelier.com/nicolas_langelier/2007/04/9_930_dix_mille.html ">plan de carrière</a>. Il va falloir se remettre la vie et la tête et le bureau et le placard en ordre. Il va falloir faire des démarches, il va falloir régler des choses et prendre des rendez-vous. Il va falloir s'équiper et ne rien laisser au hasard. Il va falloir rencontrer des gens avec des bas bruns. Il va falloir <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/04/04/bill-et-le-pouvoir-en-moi/ ">Powerwithiner</a> un brin. </p>
<p>Il va surtout falloir se botter le cul, cicatriser, se regénérer, se refaire. Cultiver de nouveau la simplicité, la candeur, le culot, le culhigh, plutôt qu’un spleen stérile de pessimiste sauvage. (Mon seyant nuage gris.) Peut-être même faire pousser un peu d'espoir, s'il en traîne encore des bulbes quelque part. L'espoir, ce self-esteem diffus appliqué à l'univers, magie de la sérotonine, luxe de bien-portant. J’en ai déjà eu dans mes plates-bandes. Il me semble que j’aimais ça. Ça sent pas grand’ chose, mais c’est agréable à l’oeil.</p>
<p>Pour rester dans le végétal: <em>Oui, mais pense aux lauriers qui couronneront tes efforts, vaillante petite chose, blabla.</em> Que lesdites odorantes feuilles d'arbuste ne soient pas garanties est déjà assez injurieux en soi sans que je ne m'étende sur une autre inquiétante contingence, qui ne donne pas plus le goût de se grouiller le cul, soit qu'elles ne me satisfassent pas:</p>
<p>- Check, man, la belle couronne de lauriers.<br />
- Ouais, ouais. Mets ça dans le coin là avec les talons de paye de l'année passée, les trois fans pis les jetons de poker.<br />
- Ben là, man. T'es ben ingrate.<br />
- Ouais, je sais. Y reste-tu du tonic? </p>
<p>Djeunes qui me lisez, arrêtez pile, c'est une perte de temps.  Allez mettre votre vie en ordre et dresser la liste des dents que vous voulez que la vie crache à vos pieds quand vous l'aurez bien tapochée. Moi, du haut de ma nouvelle sagesse, je vous le dis,  je soupire de découragement devant le Fucking Big Ménage qui m'attend. J’aime glander. Je n’ai pas le goût de me shooter à l’ambition. J’aurais aimé mener une vie futile, une vie de bulle, de tulle, de jeune pétasse, de vieille liftée. Malheureusement, ma lucidité, cette épuisante police, me surveille constamment. Elle me connaît bien et a décrété que <em>c'est maintenant ou jamais</em>, avec une force de conviction qui me tauraude l'occiput, me bleuit le front. </p>
<p>Le hic c'est qu'outre ce tyran, j'ai également la tête habitée par un énorme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Dolmendeserves.jpg ">dolmen</a> moussu, dans une clairière mi-ombre, mi-soleil. Une force d'inertie considérable, une formidable capacité d'immobilisme, qui se braque contre tout. Il va falloir que je fracasse ce sympathique minéral pour avancer. <em>Bummer</em>. Moi qui aime tant rester évachée dessus, au soleil, comme un <a href="http://www.queneau.net/index.htm">lézard qui attend les Muses</a> et qui ne réagit que quand il pleut à verse ou que des druides hilares le bombardent de gui. </p>
<p>C'est la deuxième allusion à Astérix en 2 jours, ce texte n'est pas sympathique et je vous prie au passage de croire que je suis capable de me botter le cul toute seule. Vous m'excuserez, je suis tout niaiseusement en crise. J'ai trente ans aujourd'hui.</p>
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<title><![CDATA[Bébé Cougar a un nouveau tag]]></title>
<link>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/07/bebe-cougar-a-un-nouveau-tag/</link>
<pubDate>Mon, 07 May 2007 10:05:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ironica</dc:creator>
<guid>http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/2007/05/07/bebe-cougar-a-un-nouveau-tag/</guid>
<description><![CDATA[Je vais avoir trente ans vendredi. Réjouissez-vous, vous allez pouvoir me subir là-dessus toute la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais avoir trente ans vendredi. Réjouissez-vous, vous allez pouvoir me subir là-dessus toute la semaine. Après ça, retour à la normale, avec juste un petit amendement tout en haut de <a href="http://vousirezvoirmonblogue.wordpress.com/about/">ma fiche</a>. Merci de votre compréhension.</p>
<p>Et pour partir le bal, je vous le demande, qu’est-ce que je vais faire de mon attrait naturel pour les gars de 26 ans? </p>
<p>C’est pas comme si c’était facile de m’en défaire : ça fait dix ans que ça dure. Merde. Dans pas si longtemps, ça va devenir risible. Et éventuellement, franchement ridicule. Quoique <a href="http://www.imdb.com/title/tt0061722/">classique</a>. Heureusement que je sais déjà <a href="http://www.gocougar.com/">où m’inscrire</a>, le temps venu.</p>
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