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	<title>compte-rendu &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "compte-rendu"</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 06:29:25 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Efficace et démocratique]]></title>
<link>http://thle.wordpress.com/?p=42</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 12:22:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Thomas</dc:creator>
<guid>http://thle.wordpress.com/?p=42</guid>
<description><![CDATA[Compte-rendu sélectif de l’AG Fédé du 30 juin.
Trois mois après le verdict des urnes, la premi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><b>Compte-rendu sélectif de l’AG Fédé du 30 juin.</b></p>
<p align="justify">Trois mois après le verdict des urnes, la première assemblée de l'année 2008-2009 s'est enfin réunie, pour la traditionnelle farandole des mandats (<a href="http://thle.wordpress.com/lexique/#ca_fede">conseil d'administration de la Fédé</a>, présidence de l'assemblée, <a href="http://thle.wordpress.com/lexique/#ea">étudiants administrateurs</a>...). Celle-ci était précédée par la clôture sans panache de l'exercice précédent, mais surtout par un weekend de formation des plus... enrichissants. Mais qu'importe tout ça : cette première AG fut historique.</p>
<p><!--more--></p>
<p align="justify">Tout d'abord parce que nous y étions très nombreux : une quarantaine de membres présents sur soixante, et il y avait même du public. Cela faisait un moment qu'on n'avait plus vu ça, les deux dernières mandatures s'étaient pour ainsi dire faites en comité restreint. Cette année, tous les mandats ont été pourvus, et la proportion d'<a href="http://thle.wordpress.com/2007/12/20/ag-fede-1207/">élus fantoches</a> semble avoir diminué. En soi, c'est déjà une grosse nouveauté. Mais si cette assemblée a été historique, c'est surtout grâce au débat contradictoire entre deux équipes candidates. Cela ne s'était plus produit depuis cinq ans.</p>
<p align="justify">D'une part, nous avions l'équipe sortante, représentée par deux de ses membres féminins. Le programme était difficilement audible depuis le fond de la salle, et ne faisait l'objet d'aucun document écrit. Je n'en ai donc pas gardé un souvenir marquant, si ce n'est une vague impression de déjà vu. C'était dans la droite ligne de ce qu'on a connu précédemment : pas de projet précis, si ce n'est continuer à accompagner certaines initiatives sympathiques mais désespérément externes et socio-culturelles. Pas un mot des dossiers de représentation (sauf erreur de ma part). Enfin ne soyons pas vaches, c'était surtout une candidature de témoignage, manifestement improvisée. Néanmoins, cette démarche est positive : elle montre que les divergences de vues sont enfin assumées, que l'œcuménisme hypocrite n'a plus cours, bref que l'assemblée devient démocratique.</p>
<p align="justify">D'autre part, nous avions une équipe de <a href="http://www.fede-ulg.org/index.php?pageid=4">dix membres</a>, constituée autour de membres de la liste Oxygène. Le programme reprend les orientations de celui défendu par notre liste aux dernières élections, mais s'est également enrichi de nouvelles choses, notamment des projets plus détaillés. Il est <a href="http://home.scarlet.be/thlesuisse/agfede/prog_ca0809.pdf">disponible ici</a>.</p>
<p align="justify">Après la présentation de ces deux équipes, nous avons donc eu droit à un débat, qui a davantage porté sur la forme que sur le fond mais qui a suscité la participation de beaucoup de personnes. L'intervention la plus marquante fut celle d'un élu de médecine, organisateur de festival, résumant le choix à "l'efficacité contre la démocratie". Cela a permis de clarifier certaines choses qui restent peu évidentes pour beaucoup de monde, comme le fait qu'il n'y a rien d'antidémocratique à se présenter en bloc, que c'est beaucoup plus efficace, et cetera... Le résultat du vote a été clair : 31 voix pour notre équipe, 18 voix pour le duo conservateur, deux abstentions. Un score qui n'a rien de stalinien, contrairement à ce que craignait certain sortant il y a quelques semaines, et qui promet déjà d'autres débats...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[D. Demazière, Cl. Dubar, Analyser les entretiens biographiques]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=98</link>
<pubDate>Wed, 28 May 2008 21:42:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=98</guid>
<description><![CDATA[Il s&#8217;agit d&#8217;un ouvrage de méthodologie à la visée bien définie :
« [...] comment ut]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Il s'agit d'un ouvrage de méthodologie à la visée bien définie :</p>
<p align="justify">« [...] <em>comment utiliser des entretiens de recherche en sociologie dès lors qu'ils ne constituent pas des questionnaires déguisés mais de «vrais » dialogues centrés sur la personne rencontrée ? Comment produire, analyser et présenter ces entretiens ? Quels sont les problèmes à résoudre par le sociologue pour que les résultats de son travail soient convaincants et respectent la parole de ses interlocuteurs ? En quoi peut-on parler d'une analyse sociologique à propos d'entretiens de recherche souvent qualifiés de « non-directifs » ? </em>» (p. 5)</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/05/images-dubar.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-99" style="vertical-align:middle;" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/05/images-dubar.jpg?w=65" alt="" width="65" height="96" /></a></p>
<p align="justify">Si le vif du sujet de l'ouvrage est ainsi directement présenté, il nous semble néanmoins plus approprié et éclairant d'introduire la présentation de ce livre par la relation qu'il entretien avec son objet d'étude à proprement parler, à savoir « les récits d'insertion ». Et nous interrogerons pour ce faire les motivations premières à l'origine de cette méthodologie.</p>
<p align="justify">
<p align="justify"><a href="http://www.printemps.uvsq.fr/Adresses.htm" target="_self">Claude Dubar</a> et <a href="http://www.printemps.uvsq.fr/Adresses.htm" target="_self">Didier Demazière</a> ont respectivement comme objet de prédilection  le monde du travail et le monde du non-travail. Deux univers, largement transformés durant ces vingt dernières années, face auxquels l'individu est de plus en plus conscient de la « nécessité » d'acquérir un diplôme scolaire correspondant à l'emploi visé (Terrail, 1995), tout en sachant que celui-ci ne garantit en rien l'accès systématique à ce dernier, ni d'ailleurs à un emploi tout court. L'insertion des jeunes est donc ce processus où l'articulation entre « ressources subjectives », stratégies et structure(s) du marché de l'emploi est plus que déterminante (Dubar, 1995). Considérant la question du « sens de l'action » et des lectures individuelles du monde comme primordiale, les auteurs vont donc développer un angle d'étude sociologique du processus d'insertion à la fois « compréhensif » et « phénoménologique ». Il s'agit d'accéder par induction à la structure des représentations de l'individu relatives au monde « socio-professionnel » afin de mieux en appréhender le comportement face aux difficultés de l'insertion.</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/05/demaziere.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-100" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/05/demaziere.jpg" alt="" width="70" height="85" /></a></p>
<p align="justify">Nous traiterons donc dans un premier temps de cette option épistémologique, de ses fondements et de ses conséquences. Dans un deuxième temps, nous développerons à grands traits la méthodologie proposée.  Enfin nous consacrerons une troisième partie à une triple discussion : 1/ nous réfléchirons à cette problématique sous-jacente à l'ouvrage croisant théorie de l'identité et approches méthodologiques ; 2/ nous interrogerons l‘articulation entre discours singulier et idéologie ;            3/ nous aborderons, d'un point de vue méthodologique, la question d'un possible prolongement des résultats obtenus.</p>
<p align="justify">Sociologie et théories du langage</p>
<p align="justify">La socialisation peut être considérée, à un certain degré d'analyse, comme un processus actif d'acquisition, par l'individu, d'un médium entre lui et son environnement. C'est en ce sens que les auteurs nous invitent à prendre en compte le rôle capital du langage, et plus particulièrement de la langue, comme précisément cet outil de médiation entre le sujet et le monde - entre  le sujet et son monde. Intérêt pour la nature du langage déjà souligné dans l'article Usages sociaux et sociologiques de la notion d'identité (Dubar, 1996, p. 40) où l'utilisation sociologique, explicite ou non, de telle ou telle théorie du langage nous est présentée comme un choix « marqué » (Achard, 1998 ) et une option fondamentale dans ses conséquences.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Le statut de « la parole des gens »</p>
<p>Le lien établi entre biographie et lecture du monde donne toute son importance à l'interprétation que fait l'individu de ses situations de vie. Réaliser une série d'entretiens auprès d'une population aux caractéristiques spécifiques - ici trente-cinq jeunes des deux sexes peu diplômés - c'est par conséquent « recueillir leur parole, de manière à comprendre ce qu'ils pensaient de leurs parcours, écouter leurs discours sur leur entrée dans la vie active, afin de saisir leurs propres interprétations de leurs expériences » (Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 57). Cependant effectuer des entretiens dans de tels buts pose la question critique de la véridicité des propos tenus par les entretenus. Bref, peut-on faire confiance à la parole des interviewés ?</p>
<p align="justify">Les auteurs prennent le parti pris épistémologique d'accorder un principe de vérité à la parole des gens. Néanmoins, il nous faut remarquer que ce principe ne s'applique pas à la réalité des pratiques décrites lors de l'entretien mais à l'interprétation de celles-ci. Ainsi, on comprendra que nos auteurs fassent référence aux «  récits de pratiques » de Daniel Bertaux (Dubar, 1996 ; Demazière &#38; Dubar, 1998 ; Demazière &#38; Dubar, 1997) tout en s'en distinguant par leur méthode d'analyse... Soit une position que nous pourrions résumer ainsi : nous avons à faire à des récits et rien d'autre que des récits ; il n'est pas question de réifier les dits en pratiques-en-soi .</p>
<p align="justify">Il y a un niveau paradoxalement rigoureux, c'est celui qui considère la parole pour ce qu'elle est. Dans une telle approche, la parole des gens, en situation d'entretien, n'est considérée ni comme « transparente » où nous aurions qu'à restituer cette parole pour appréhender le fonctionnement sociologique de l'objet étudié, ni comme « opaque » où l'univers sémantique des récits-entretiens n'accéderait à l'intelligibilité savante que passée au crible d'une « grille » théorique sélective a priori.</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/05/dubar.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-101" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/05/dubar.jpg" alt="" width="200" height="216" /></a></p>
<p align="justify">Par conséquent, c'est en s'opposant respectivement à une théorie du langage « réaliste », qu'ils renvoient à l'usage dit « restitutif » des entretiens, et à une théorie « représentationniste » qu'ils rapportent à un usage dit « illustratif » des entretiens que Demazière et Dubar, sur les traces de Wittgenstein, propose l'utilisation d'une théorie pragmatiste et relativiste du langage permettant de considérer au mieux la nature du discours et le caractère situé de l'acte d'énonciation. C'est l'utilisation en sociologie de la « double articulation » linguistique devenant alors la « double transaction » :</p>
<p align="justify">« Mettre en récit, c'est articuler du temporel et du spatial, du biographique et du relationnel, de la succession et de simultanéité. Comme la langue articule du syntagmatique et du paradigmatique, de la contrainte grammaticale et de l'inventivité sémantique, de l'horizontal et du vertical. » (Demazière &#38; Dubar, 1997, p. 330).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">La pratique de l'entretien : la « non-directivité »</p>
<p align="justify">Si le matériau recherché est la parole des gens, et en elle la dimension biographique des représentations, il faut logiquement mettre en œuvre une technique d'entretien permettant à l'entretenu de « se raconter » dans les meilleurs conditions envisageables. Ainsi, la pratique de l'entretien doit se démarquer le plus possible des questions « fermées » du type questionnaire - explicite ou non. Compte-tenu de l'enjeu, il s'agit donc de ne pas interférer dans la « mise en mot » et son déroulement par des commentaires et autres interventions intempestives. L'entretien doit se dérouler sur la base d'un « contrat de communication » clair où est spécifié les rôles complémentaires des deux protagonistes ; l'un initie l'entretien et écoute attentivement, l'autre « se raconte ». Donnons-en deux exemples pratiques :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">La question 	initiatrice des entretiens était la suivante : raconter « ce 	qui s'est passé, pour vous, depuis la sortie de l'école ». 	Par une telle question introductive, volonté est de laisser 	ouvertes au maximum les directions possibles que peuvent prendre le 	récit à venir. Les latitudes ainsi libres, c'est le 	choix de l'interviewé qui fera sens en tant que tel et non 	l'éventuelle réponse sous-entendue de 	l'intervieweur.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">La technique de 	relance : l'insertion d'une retranscription intégrale 	d'un entretien nous permet de repérer que la technique de 	relance observée par l'intervieweur s'inscrit 	effectivement dans cette intention d'ouverture au premier abord du 	champ des possibles. Le chercheur pose une question qui est en fait 	une demande d'explicitation d'un mot prononcé 	précédemment qui lui semble central et/ou qui a fait 	l'objet d'une interruption ou d'un contournement.</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">Deux pratiques qui ont comme point commun de réduire le plus possible l'introduction de catégories savantes ou officielles qui à terme perturberaient fortement le travail d'analyse puisque troublant, on le comprend bien, l'attribution sémantique des mots employés.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Nous noterons tout de même en deux points  que la notion de « non-directivité » est à relativiser :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">La situation 	d'entretien n'est pas un soliloque mais une relation 	dialogique ; il s'agit donc de ne pas oublier le rôle 	fondamental de l'intervieweur derrière une notion qui tend 	à l'effacer.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Certaines personnes 	peuvent éprouver quelques difficultés face à 	cet exercice finalement assez peu commun. Et à ce titre, une 	pratique plus "interventioniste" de relance peut parfois 	s'avérer nécessaire et fructueuse (Demazière 	&#38; Dubar, 1998, p. 57).</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">
<p align="justify">Biographie et analyse structurale</p>
<p>Il nous semble que le point fort de cette démarche consiste en l'articulation de la dimension phénoménologique et de la dimension structurale au sens de la théorie du langage développée entre autres auteurs par R. Barthes,  A.J. Greimas et P. Ricœur. Et c'est en ce sens qu'il nous faut comprendre la notion de « biographie » :</p>
<p align="justify">« Il faut tenter de tenir à la fois les deux bouts partiellement contradictoires de la chaîne de la connaissance des sujets : le respect intégral de l'expression de la personne dans sa singularité d'être parlant et l'ancrage de cette parole unique dans un monde social partagé avec d'autres et structuré par des symboles communs » (Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 59).</p>
<p>L'articulation entre angle sociologique biographique et théorie pragmatiste (et structurale) permet de prendre en compte une  « double contingence » de l'acte langagier à savoir sa détermination par « l'espace culturel » de sa mise en œuvre, et sa détermination par le « moment biographique » dans lequel se trouve et se définie l'individu. Soit un puissant outil offrant l'utilisation corrélative de la grounded theory, de la sociologie des identités et d'un savoir linguistique avancé et solide ; une des façons d'entretenir un lien sûrement heuristique entre « situationnel et structurel » :</p>
<p align="justify">
<p align="justify">« Il nous semble que, à la posture analytique centrée sur l'expression du sujet, sa mise en mot spécifique et l'émergence de catégories structurant sa pratique et celle de ses "semblables subjectifs", correspond la croyance dans la relativité socio-historique des catégories et la confiance dans la validité intersubjective des paroles d'un sujet en situation de dialogue - prenant ici la forme spécifique d'entretien de recherche » 	(Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 58).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">3 niveaux de descriptions du récit</p>
<p align="justify">R. Barthes distingue trois niveaux d'analyse du discours :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">le niveau des 	séquences où il s'agit de discerner et de numéroter 	« les termes utilisés pour "dire" les 	étapes de son parcours ».</p>
</li>
<li>
<p align="justify">le niveau des 	actants où il s'agit de repérer les « autrui » 	intervenant au sein de ces étapes.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Le niveau de 	l'argumentation où il s'agit  de déterminer « les 	raisons données pour justifier chacun des événements 	marquants ».</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">Sans entrer trop en détail dans la complexité de la théorie, nous signalerons que l'analyse structurale choisie par les auteurs revient à mettre à jour des « homologies structurales »  communes aux trois niveaux développés ci-dessus ; ces homologies prenant la forme d'ensemble de conjonctions et disjonctions, comme par exemple : « Facile/Pas facile = Intérim ou chantier/Place ou Affaire... ». Et c'est à partir de ces homologies internes au récit qu'il est nécessaire de construire une typologie formalisant « l'architecture des catégories structurantes, "l'ordre catégoriel" du récit (Sacks, 1992), et [...] les propositions les plus essentielles du discours argumenté, son "univers de croyances" (Martin, 1987) » (Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 58).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Typologie et construction de « schèmes »</p>
<p align="justify">Que ce soit au niveau des séquences, des actants ou de l'argumentation, il faut à chaque pas de la typologie contrôler et justifier le sens des termes que l'ont choisis. Ainsi, Demazière et Dubar énoncent que leur procédé n'est pas en ce sens aussi « exotérique » que l'idéal inductif le souhaiterait mais essayent de manœuvrer au mieux en construisant progressivement des catégories à partir de lexème choisis au sein du récit lui-même. Les étapes consistant à repérer séquences, actants et arguments consistent en des attributions de lexèmes du récit à des repères numériques. Par exemple : « S0 = " l'école et tout, ça allait, je faisais rien " ; A4 = " mon père, lui, c'est pas pareil, il n'a pas été à l'école... pour lui, c'est de trouver une bonne place dans une bonne usine " ».</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Après avoir construit pour chaque entretien un « schème spécifique », une seconde étape consiste en la mise en regard de chacun de ces schèmes. De cette comparaison, on en déduira des « tas » édifier par « itération et ajustements successifs » à partir de schèmes « unités-noyaux » sur la base d'homologies communes ; et ce en mettant sous contrôle le « rôle d'attracteur logique » des schèmes dégagés les plus "caractéristiques". Enfin, la troisième étape consiste en la construction de « schèmes typiques » qui consisteront en autant de manières significatives, distinctes mais non-exclusives et complémentaires, de percevoir telle ou telle partie du monde ; étape énoncée par cette très belle formule :</p>
<p align="justify">« [...] nous pouvons partir des couples disjonctifs principaux, qui structurent les schèmes typiques et rendent compte de la tension narrative entre l'espace des possibles et l'ordre du souhaitable » (Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 64).</p>
<p align="justify">C'est ainsi que nos auteurs ont dégagé quatre « mondes » de représentation du « monde socio-professionnel » : 1/ le monde des métiers où se joue la relation disjonctive entre « être à une place » et « avoir son affaire » ; 2/ le monde des emplois où il est question de la quête de stabilité et de son contraire, le chômage ; 3/ le monde des fonctions où l'enjeu est la valeur allouée à tel ou tel travail, entre évolution possible et tâche ingrate d'exécution ; 4/ le monde du travail protégé où s'oppose la « galère » (RMI et « stages bidons ») et le « vrai emploi », objet d'attente et représenté comme la porte de sortie ».</p>
<p align="justify">Cette méthodologie d'analyse sociologique d'entretiens-récits se présente donc comme un moyen de mise à jour, à partir des individus eux-mêmes, de « logiques sociales » à l'œuvre dans leurs représentations du monde et donc, on le suppose, à l'œuvre dans leurs comportements. Et comme le spécifient à plusieurs reprise nos auteurs, il faut bien comprendre que ce genre d'analyse n'est pas une définition de population, ni un classement de personnes, mais la construction inductive d'une typologie de schèmes de représentations relatives à une partie du monde qui, pour cette raison même, vient invalider tout un ensemble de catégories officielles sur l'insertion des jeunes et leurs difficultés (Demazière &#38; Dubar, 1998, p. 56 et p. 62).</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Discussions</p>
<p align="justify">De la question de l'identité</p>
<p align="justify">De la même façon que l'acte d'énonciation est « situé », Demazière et Dubar nous présentent « l'identité sociale » d'un individu comme dépendante de la situation de sa manifestation. Ainsi, ils préféreront parler de « formes identitaires » plutôt que d'identité ; notion qui finalement draine assez souvent derrière elle un essentialisme latent ou revendiqué (Cf. schéma ci-joint où nous avons essayé d'articuler construction de l'identité sociale, théorie du langage, type d'usage des entretiens et données sur l'essentialisme). En affirmant classer non pas des individus mais des « formes symboliques », les auteurs rappellent donc leurs conception de l'identité sociale et finissent par la formaliser de la façon suivante : les « formes identitaires » sont des « systèmes de signification particulièrement typique et qui structurent les récits biographiques et permettent de schématiser les configurations personnelles » (Dubar, 1996, p. 42). Ainsi :</p>
<p align="justify">« L'expression des formes identitaires dans le récit dépend aussi du contexte. Chacun peut, à la limite, se référer à des formes identitaires différentes selon son interlocuteur et le contexte de l'entretien, qui est toujours une forme de conversation. Mais les contraintes de la « mise en récit » imposent le recours à une forme identitaire dominante assurant une certaine cohérence à la succession des séquences et à la formulation des actants. C'est cette mise en forme que l'analyse structurale permet de décrire dans un contexte donné » (Demazière &#38; Dubar, 1997, p. 331)</p>
<p align="justify">On ajoutera que ces « formes identitaires » étant en partie constituer par la « stigmatisation sociale », telle que la définit E. Goffman, cette approche méthodologique des difficultés de l'insertion professionnelle permet à la fois de relativiser les catégories officielles en cours - comme mentionné ci-dessus - mais aussi de mieux appréhender comment les discours particulièrement nombreux sur le monde du travail se trouvent être réappropriés par les jeunes eux-mêmes en fonction de leur vécu.</p>
<p align="justify">De l'articulation entre récit singulier et idéologie</p>
<p align="justify">Selon Mikhail Bakthine « parler c'est toujours opposer une contre-parole, se situer par rapport aux discours antérieurs pour y adhérer ou s'y opposer » (1929, p. 316). Ainsi, par la considération du caractère « dialogique »  de chaque discours, on s'aperçoit que, non seulement, l'acte langagier n'est en aucun cas un fait isolé et sui generis, mais également, que son étude passe par la prise en compte du discours « référent » implicitement convoqué. Pratiquement, les récits des jeunes sur leur insertion professionnelle se construisent donc en fonction de « discours officiels » produits par des « acteurs institutionnels » discriminant le marché du travail et son fonctionnement de telle ou de telle façon. Réfléchissant sur ces éléments d'influence "extérieure" à l'entretien, les auteurs énoncent un possible programme de recherche constitant dans un premier temps à inventorier ces « discours offficiels », et, dans un  deuxième temps, à classer les récits biographiques selon leur proximité « socio-verbale » avec l'un ou l'autre de ces discours de référence. Cependant, à considérer le contenu des récits recueillis aussi bien que les déclarations médiatiques, il ne semble pas qu'il existe d'idéologie dominante « en arrière-fond commun à l'ensemble des partenaires sociaux et des acteurs institutionnels dans la société française des années quatre-vingt-quatre-vingt-dix » (Demazière &#38; Dubar, 1997,             p. 317). L'hypothèse serait qu'il existe une pluralité de discours de référence dont la discrimination serait d'autant plus difficile a/ qu'ils peuvent être mobilisés au sein du même récit biographique, à des moments différents, b/ qu'ils sont par nature implicites et donc d'origine effacée , c/ qu'ils peuvent avoir été l'objet d'une transformation, d/ qu'ils sont à considérer diachroniquement dans une sorte de dialogue en retour :</p>
<p align="justify">« On peut difficilement privilégier l'influence des discours officiels sur les récits des jeunes concernés sans prendre aussi en compte le choc en retour de la réalité vécue sur les discours officiels eux-mêmes. » (Demazière &#38; Dubar, 1997, p. 318)</p>
<p align="justify">Par conséquent,  une difficulté majeure s'élève face à nous lorsqu'il s'agit de compléter l'étude de récits par une prise en compte de leur environnement idéologique ; comment combler cet abîme entre récit singulier - biographique - et idéologie ?</p>
<p align="justify">Une solution consisterait peut-être à réduire cette apparente aporie par une réflexion sociologique d'orientation « matérialiste ». « Un groupe ne pense pas », une idéologie n'a donc pas de réalité en soi. Il faudrait donc définir l'idéologie comme un discours de référence actualisé lors de la production d'un récit. Et nous établirions la distinction suivante :</p>
<ol>
<li>
<p align="justify">Une idéologie 	serait un discours de référence par rapport auquel on 	construit son récit, auquel on adhère ou non. C'est 	donc un discours qui n'apparaît qu'au sein d'un autre 	discours. Une idéologie serait un discours à part 	entière que sous sa forme militante.</p>
</li>
<li>
<p align="justify">Un discours 	idéologique serait un discours, en tant que tel, relativement 	stéréotypé car reproducteur d'une façon 	de voir le monde, énoncé antérieurement par un 	ou des autruis significatifs (parents, journalistes, politiciens, 	professeurs...)..</p>
</li>
</ol>
<p align="justify">Un autre axe d'approche de cette question passe par la nature syntaxique ou paradigmatique de cette influence. Le discours de référence est-il déterminant dans la façon dont il présente l'enchaînement des mots et donc des idées  ? Est-il déterminant dans sa façon dont il convoque les idées et donc les mots ? Est-ce les deux? Notons enfin qu'en sémiotique narrative la « structure profonde » du récit est à la fois syntaxique (relations) et sémantique (valeurs). Nombre de considérations parmi d'autres qui demanderont un développement ultérieur.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Du prolongement possible</p>
<p align="justify">Le choix des trente-cinq jeunes fût établi à partir d'un échantillon plus large de 1600 individus, ayant tous été soumis à un questionnaire préliminaire par téléphone. Le nombre de trente-cinq entretiens semble de nature à remplir les critères de représentativité exigible dans le cadre d'une démarche qualitative telle que celle-ci. Cependant, la population répondant aux critères définis étant assez large, on pourrait envisager la mise en œuvre d'un questionnaire élaboré à partir des connaissances dégagées (les quatre mondes, la question des temporalités « ouvertes » ou « fermées », etc.). Il s'agirait donc d'étendre l'étude, de façon synchronique, à un échantillon plus large afin de valider ou non la généralisation avancée précédemment.</p>
<p align="justify">On pourrait également opter pour l'extension de cette étude par la voie « longitudinale » et donc s'intéresser aux futures relations entre événements, d'une « transition professionnelle » chaotique, et cheminement à travers les différentes « formes identitaires ».</p>
<p align="justify">
<p style="text-align:right;"><span style="text-decoration:underline;">Compte rendu de :</span> D. Demazière &#38; Cl. Dubar, <em>Analyser les entretiens biographiques - L'exemple des récits d'insertion</em>, Nathan, Essais et Recherche, Paris, 1997, 350 p.</p>
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</item>
<item>
<title><![CDATA[G. Mauger, Cl. Poliak, B. Pudal, Histoires de lecteurs]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=96</link>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 12:43:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
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<description><![CDATA[Prendre comme objet les pratiques de la lecture permet aux auteurs d&#8217;interroger les relations ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Prendre comme objet les pratiques de la lecture permet aux auteurs d'interroger <em>les relations entre catégories de lecteurs et catégories de lecture</em>.</p>
<p align="justify">D'intéressants résultats sont ainsi produits sur les correspondances entre « séquences biographiques » et                            « périodisation » de l'itinéraire de lecteur - avec comme point articulatoire le type d'usage des lectures (« lecture de divertissement », « lecture didactique », «  lecture de salut »). Confrontés à la limite de toute démarche qualitative, Mauger Poliak et Pudal ont opté pour une présentation de « cas » inscrite dans le cadre d'une démarche inductive et idéal-typique offrant, par ailleurs, une possible extension des recherches par aggrégation-généralisation ou différenciation-classification.</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/05/histoires-de-lecteurs.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-97" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/05/histoires-de-lecteurs.gif" alt="histoires-de-lecteurs" width="138" height="187" /></a></p>
<p align="justify">On regrettera que de tant à autres à la finesse des descriptions et des analyses s'efface devant des explications par trop « structuralistes » des articulations entre trajectoires biographiques et itinéraires de lecteur par des correspondances strictes entre « points de vue » et positions sociales en terme de champs et de classes.</p>
<address><em><span style="text-decoration:underline;">Compte rendu de :</span></em><em> Mauger &#38; Co., </em><em>Histoires de lecteurs, Nathan, Essais et Recherches</em></address>
<address><em> 1999, 446 p.</em><br />
</address>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[En zone transitoire]]></title>
<link>http://thle.wordpress.com/?p=30</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 17:41:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Thomas</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ces deux derniers mois, la représentation étudiante à l&#8217;ULg a connu deux changements import]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ces deux derniers mois, la représentation étudiante à l'ULg a connu deux changements importants : la victoire de la liste Oxygène aux élections et la démission du président de la Fédé. Ces deux faits n'ont rien à voir entre eux, mais ils soulagent, voire rassurent un peu quant aux perspectives pour notre organisation représentative.</p>
<p><!--more--></p>
<p align="justify">Le 21 mars, les résultats des élections ont été publiés et <a href="http://oxygene2008.be/spip.php?article36">tous les candidats de la liste Oxygène sont élus</a>. Notre liste représentera 45 % du prochain conseil, et en outre 14 de ses membres se voient accorder un des 30 mandats de deux ans (en vertu du <a href="http://thle.wordpress.com/2007/10/21/agfede-1007/">nouveau règlement électoral</a>). C'est donc une grosse victoire.</p>
<p align="justify">Mais tout reste à faire... Le 10 avril, l'assemblée générale de la Fédé se réunissait pour la première fois depuis décembre [<a href="#nc1" id="nj1">1</a>]. Rien de consistant à l'ordre du jour, quelques membres proposent de faire un débriefing des dernières élections. Plusieurs interventions reprochent à la liste Oxygène de s'être formée. On s'interroge sur le « risque de politisation » dû au phénomène de liste. Un ancien élu rappelle que l'AG avait voté « <i>contre les listes</i> » il y a deux ans, et que nous avions donc transgressé cette position [<a href="#nc2" id="nj2">2</a>]. Une autre membre nous explique très sérieusement que cette histoire de listes tracasse les étudiants. Comme chacun sait, ceux-ci se désintéressent de leur représentation et n'ont pas besoin qu'on vienne les ennuyer avec des listes et des programmes. Programmes qui, d'ailleurs, n'ont eux-même aucune utilité puisque tout le monde est d'accord sur le fond. Nous fûmes donc accusés d'avoir provoqué un affrontement inutile et délétère, d'avoir divisé la prochaine assemblée, et cetera.</p>
<p align="justify">Bon, ces opinions restaient relativement isolées, mais elles montrent bien ce qu'il en est de la Fédé. L'idée d'une élection qui détermine le message à porter par les représentants - donc une élection avec listes, programmes et campagne dignes de ce nom - est toujours inconcevable pour certains élus. Les élections doivent désigner des gens, point barre. Le reste est trop politique, pas assez sympa et surtout trop compliqué. Aérer cette atmosphère demandera du temps et de l'énergie...</p>
<p><b>Watergate</b></p>
<p align="justify">En dépit de ce qui précède, la Fédé a beaucoup progressé niveau démocratie interne depuis quelques jours. En effet, le 5 mai dernier, nous avons démissionné LePrésident. Pour expliquer le progrès que ça constitue, voici une brève description du personnage.</p>
<p align="justify">Celui qui allait devenir LePrésident est apparu lors des élections étudiantes de 2005. Candidat sur la liste "Réaliste" (<a href="http://thle.wordpress.com/flashback/hist0405/">plus d'info ici</a>), il participe activement à ce grand mouvement contre les « <i>extrémistes</i> » du SAEL. Malheureusement, il n'est pas élu. On le retrouvera quelques mois plus tard au sein de l'éphémère « comité de sauvegarde des bibliothèques ». Il y lutte contre une éventuelle restriction des horaires d'ouverture de la bibliothèque générale (en snobant consciencieusement les représentants étudiants de l'époque, majoritairement issus du SAEL). Revigoré, il se présente de nouveau aux élections étudiantes de 2006. Le scrutin étant annulé pour cause d'un nombre de candidatures insuffisant, notre ami et 27 autres camarades de jeu sont « proclamés élus ». Le voici représentant étudiant. Plus tard, il sera intronisé à la mystérieuse <a href="http://mason.fede-ulg.org/">Mâson</a> et dans la foulée, il est élu président des jeunes MR de la ville de Liège.</p>
<p align="justify">En juin 2007, l'assemblée de la Fédé lui concède la présidence de l'association. Seul candidat en lice, il devient enfin LePrésident. Un vrai président moderne, avec costard et montre clinquante, fonçant tête baissée sans s'encombrer des formalités démocratiques. Il dîne avec Didier, passe souvent au bureau de Bernard et rêve à voix haute de compas et d'équerre. En interne, LePrésident se distingue par une remarquable incohérence dans ses positions, conséquence négligeable des ambitions telles que la sienne. Ces errements le mènent à trahir l'esprit des <a href="http://thle.wordpress.com/2007/11/18/ag-fede-1107/#nb0">gardiens du temple</a>, qui l'avaient chargé de perpétuer leur doctrine. Pendant qu'il est occupé à tout cela, les autres administrateurs de l'ASBL s'ennuient. Certains désertent, d'autres réparent les robinets ou s'investissent dans d'autres projets.</p>
<p align="justify">Ayant perdu tous ses soutiens (sauf peut-être un) sans même s'en rendre compte, LePrésident s'est trouvé en fâcheuse posture. Comme un autre président du même genre, son style et ses méthodes peu subtiles ont fini par énerver sérieusement tout le monde. Il a donc été prié de quitter ses fonctions, ce qu'il fit dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=B9PjBgWOkng">un mouvement très giscardien</a>. Une sortie qui a l'air définitive, vu que LePrésident n'a pas réapparu depuis.</p>
<p align="justify">Pas d'hypocrisie : cette démission est un vrai soulagement. Pas tellement parce que LePrésident disparait, mais surtout parce que cela prouve que la Fédé est capable de sanctionner ses mandataires quand ils se conduisent n'importe comment. Pour une fois, les principes démocratiques ont prévalu sur le consensualisme de bons copains. L'air de rien, c'est déjà un grand pas en avant. La suite sera entre les mains de la prochaine équipe.</p>
<hr />
<p align="justify"><font size="1"><b>[<a href="#nj1" title="nc1" name="nc1">1</a>]</b> Étant président de l'AG, je dois donner un mot d'explication à ça. J'ai proposé une date début mars, pour permettre d'inviter les candidats à assister à l'assemblée. Le conseil d'administration a préféré organiser une simple réunion informelle pour les candidats, sans convoquer d'assemblée (je ne sais pas pourquoi). J'ai alors proposé le 20 mars, mais le cocktail qui suivait la cérémonie de remise des insignes de docteur honoris causa avait lieu en même temps (y a des priorités, quand même). Ce qui a reporté l'assemblée après Pâques, soit le 10 avril.</font></p>
<p align="justify"><font size="1"><b>[<a href="#nj2" title="nc2" name="nc2">2</a>]</b> Ce qui est bien sûr inexact :  l'assemblée avait alors refusé un système électoral à la proportionnelle par liste, mais n'avait pas banni la possibilité pour les candidats de se rassembler. L'interdiction des listes a effectivement été proposée par plusieurs membres auparavant, qui se sont vus rappeler que la liberté d'association était un principe constitutionnel...</font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[maudite game]]></title>
<link>http://presquegentleman.wordpress.com/?p=8</link>
<pubDate>Sun, 04 May 2008 23:46:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>delinkan</dc:creator>
<guid>http://presquegentleman.wordpress.com/?p=8</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;aime vraiment pas le hockey. Aucun maudit intérêt à suivre ça. Mais comme c&#8217;était]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'aime vraiment pas le hockey. Aucun maudit intérêt à suivre ça. Mais comme c'était les séries et que le hockey et la bière semble aller de pair ensemble, bien voilà, je me suis mis à aller voir les games. Le terme cool depuis 4 semaines: "On va tu voir la game?", "Je m'en vais voir la game", "J'ai regardé la game hier"...</p>
<p>Alors depuis le début des séries que je dis ça, que je me saôule à toutes les maudites game et honnêtement, je me sentais cool en crisse de vivre ça. Comme si tout d'un coup, j'avais l'impression d'appartenir à quelque chose, comme si tous ensemble, on avait un projet commun. Alors moi qui est aussi masculin qu'un soutien-gorge, je plaçais donc dans toutes mes phrases mes intentions d'aller voir la prochaine game. C'est  ça qui est cool durant les séries: tout le monde est tellement partisan que même si tu ne connais rien au hockey, on s'en colice. Tu regardes la game, tu cries quand c'est le temps, t'es un fan. That's it.</p>
<p>Mais là, ça c'est terminé hier. Tellement amateur de hockey que j'ai invité mes chums chez nous pour écouter la crisse de game sur mon écran plat. Coup de théâtre, un ami de mon chum se pointe avec sa blonde. Ça en soit, c'est ordinaire, mais la blonde avait:</p>
<p>1- des seins énormes;<br />
2- un décolté magistral;<br />
3- mais un gros ventre.</p>
<p>Heureusement qu'elle avait un gros ventre parce que sérieux, je pense que je me serais essayé. Particulièrement après les caisses de 24, les multiples joints et les pichets de 4 litres du Peel Pub.</p>
<p>Dieux merci pour mon foie, les Canadiens ont été éliminés.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Keith Dixon, Les évangélistes du marché]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=84</link>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 21:23:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les «think tanks» sont des organisations politiques se donnant comme but de propager les vues néo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Les «think tanks» sont des organisations politiques se donnant comme but de propager les vues néo-libérales auprès des «opinions» gouvernementales et «populaires». A savoir :</p>
<p style="text-align:justify;">1/ Lutter contre les idées keynésiennes de gestion tripartite de l'économie (Etat, entreprises, syndicats) ; lutter contre toute prétention de l'Etat à intervenir dans l'organisation du marché économique. L'«interventionnisme» y est dénoncé comme la source des tous les maux que ce soit du chômage ou de  l'inflation. L'Etat est, selon eux, par essence, «totalitaire».</p>
<p style="text-align:justify;">2/ Défendre l'idée d'un marché économique libérale s'auto-régulant. C'est la réactualisation de la «main invisible» d'Adam Smith.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces «Instituts» et autres «Offices» ont pour origine commune la volonté de sortir du «consensus keynésien» de l'après-guerre (von Hayek est l'un des «pères» de ce "mouvement"). Ces organisations assez maigrichonnes durant les années 60 se sont fortement développées par la suite en nombre et en moyens dans le monde anglo-saxon (la défense des intérêts des chefs d'entreprises leur permettant de façon avantageuse de récolter des fonds d'aide à leur croisade). De nos jours, les «think tanks» sont plus d'une centaine et se développent avec appétit dans les pays dits «en voie de développement» -  nouveaux Etats de l'Est et Amérique du Sud - auprès dès desquels ils font désormais office de conseillé économique officiel.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/dixon-les-evangelistes-du-marche.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-85" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/dixon-les-evangelistes-du-marche.jpg?w=240" alt="dixon-les-evangelistes-du-marche" width="240" height="240" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Au-delà, de la description rigoureuse, chronologique et nominative, qu'apporte <a href="http://triangle.ens-lsh.fr/spip.php?article360" target="_self">Dixon</a> de ce monde aux volontés «révolutionnaires», et à laquelle nous renvoyons ici pour plus de détails, ce sujet permet à l'auteur d'aborder une autre question débordant la définition de ce "mouvement" idéologique. Il pose la question de l'influence des idées sur le gouvernement des choses. Est-ce les idées qui changent le monde ? Est-ce le monde qui détermine les    idées ? Voilà les questions polarisant les réflexions sur ce thème.</p>
<p style="text-align:justify;">Par cette étude historique, on s'aperçoit finalement que c'est la combinaison de plusieurs facteurs qui ont fait de ces organisations politiques, à leur début a-gouvernementales, des centres puissants de lobbying et de diffusion de la désormais orthodoxie néo-libérale («la pensée unique»). Parmi ces facteurs, au degré d'importance divers, citons :</p>
<ol style="text-align:justify;">
<li>La création officielle d' 	«Instituts» permettant discussions, coordination et 	élaboration de projets.</li>
<li>Les aides financières de 	chefs d'entreprises, membres ou non.</li>
<li>La publication de pamphlets et 	autres manifestes facilitant la propagation des thèses 	économicistes pour le moins initialement "spécialisées".</li>
<li>Les rapports de «connivences» 	entre ces néo-libéraux et certains patrons de presses.</li>
<li>Grèves massives, syndicats 	échappant aux contrôles du Parti Travailliste, 	inflation mal maîtrisée, créent la «crise 	du paradigme» keynésien donné par ces 	néo-libéraux comme la preuve de l'inefficacité 	- annoncée - de l'«interventionnisme».</li>
<li>L'adhésion du FMI aux 	thèses «monétaristes». Le FMI ayant, sous 	prétexte d'une aide au gouvernement britannique, exigé 	l'orientation néo-libérale de la politique de ce 	dernier. Ce qui eut comme conséquence de réduire les 	fonds alloués aux politiques de protection sociale et, par 	voir de conséquence, d'engager un processus de précarisation 	des mouvements syndicaux revendicatifs.</li>
<li>L'accession au pouvoir d'un de 	leur membre (M. Tatcher) permit l'installation au Pouvoir d'un 	certain nombre d'entre eux, ainsi qu'une plus grande facilité 	de diffusion idéologique.</li>
<li>L'adhésion par une partie 	des leaders syndicaux et travaillistes aux thèses 	néo-libérales.</li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">Cette liste non exhaustive<a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a> nous engage néanmoins à appuyer deux éléments majeurs. 1/ Remarquons que Keith Dixon parle de «crise de paradigme» ce qui nous renvoie - implicitement - à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Kuhn" target="_self">Thomas Kuhn</a> et à ses thèses quant aux processus de révolutions scientifiques. 2/ Soulignons que l'orientation néo-libérale n'est pas le produit d'une discussion sur fond d'élection nationale mais la mise en œuvre de vues idéologiques d'individus ayant eu accès par voie électorale aux fonctions gouvernementales.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/k-dixon.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-86" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/k-dixon.gif?w=90" alt="k-dixon" width="90" height="104" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Voici donc partiellement résolue la contraction que contient la question suivante : comment des idées proclamées par quelques-uns peuvent-elles en venir à influencer l'intervention humaine sur l'état des choses ? Le premier point permet à notre auteur de décrire, de façon sous-entendue, l'élection de Margaret Tatcher comme la sanction des Partis Travailliste et Conservateur, s'étant succédés au Pouvoir sans succès et sans grandes divergences de méthode, par un électorat à la recherche de «nouvelles recettes». Ainsi, l'arrivée des «think tanks» n'est en aucune façon le fruit d'une (re)connaissance lucide du contenu idéologique des propositions néo-libérales, mais un effet de rejet. On ne voterait pas, dans ce cas là, pour un programme mais contre le programme de l'autre. Le deuxième point nous permet de distinguer de manière opératoire «orientation idéologique» (politique et économique) des dirigeants et «expression électorale». La pensée néo-libérale n'a donc pas conquis l'ensemble de la population mais, profitant d'une crise du modèle qu'elle combattait, s'est hissée aux postes institutionnelles autorisant alors la mise en œuvre de leur politique économique. Cette conquête du pouvoir et la diffusion idéologique croissante qui en découle est donc à comprendre par la prise en compte du caractère stratifié, hiérarchique, de la société d'une manière générale, et du pouvoir gouvernemental en particulier<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Concluons sur un apparent paradoxe de la cartographie idéologique anglaise. Certains conservateurs, anciennement fervents de la doctrine keynésienne, ont pu finalement trouver un double point  d'accroche d'avec les néo-libéraux, et vise et versa. Afin d'affaiblir les syndicats, point de résistance de leur programme, ces derniers ressentaient la nécessité d'un Etat fort susceptible de tenir tête aux revendications «sociales». Par l'illustration de certains «dérapages» médiatiques, nous nous rendons compte que les néo-libéraux n'étaient guère éloignés des vues «réactionnaires» (racisme, sexisme, darwinisme sociale...) de «néo-conservateurs» radicaux britanniques.</p>
<p style="text-align:justify;">Comme annoncé, ce livre nous semble effectivement riche pour ce qui est de la compréhension par sa genèse de l'extension au travers du monde de l'orthodoxie néo-libérale.</p>
<p><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a> <span style="color:#999999;">Reconstruite <em>a posteriori</em>.</span></p>
<p align="justify"><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a> <span style="color:#999999;">Stratification du pouvoir et de son mode de fonctionnement le plus 	souvent occulté dans les débats adhérant 	d'avance aux croyances démocratique, ne souffrant d'aucune 	prise en considération d'autant de niveau distordant la soit 	disante volonté populaire.</span></p>
<p style="text-align:right;">Compte rendu : <a href="http://triangle.ens-lsh.fr/spip.php?article360" target="_self">Keith Dixon</a>, <em>Les évangélistes du marché</em>, Liber, Raison d'Agir</p>
<p style="text-align:right;">1995, 107 p.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Eric-Emmanuel Schmitt, Odette Toulemonde et autres histoires]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=80</link>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 08:25:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=80</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;écriture d&#8217;Eric-Emmanuel Schmitt m&#8217;attire tant par l&#8217;intelligence et la c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">L'écriture d'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eric-Emmanuel_Schmitt" target="_self">Eric-Emmanuel Schmitt</a> m'attire tant par l'intelligence et la culture servant ses récits (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Visiteur_%28th%C3%A9%C3%A2tre%29" target="_self">Le visiteur</a>), que par la finesse psychologique des personnages (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Petits_crimes_conjugaux" target="_self">Petits crimes conjugaux</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_Ibrahim_et_les_fleurs_du_Coran" target="_self">Monsieur Ibrahim</a>...).</p>
<p style="text-align:justify;">Ici, et contrairement à ce que proclame la quatrième de couverture, je retiendrai <span style="text-decoration:underline;">la justesse des dialogues intérieurs</span> plutôt que la mise en variation de "quête du bonheur".</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/img_1654-b.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-81" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/img_1654-b.jpg" alt="Schmitt, Odette Toutlemonde" width="450" height="337" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Huit nouvelles, huit femmes (mais finalement cela n'est que secondaire), huit histoires où la vie intérieure de chacun des personnages principales rentre en conflit avec leur vie sociale. Huit "<em>turning point</em>" donc, dont les dénouements se veulent étonnants (de temps en temps) et émouvants (la plus souvent).</p>
<p style="text-align:justify;">On recommandera plus particulièrement la lecture de la dernière nouvelle "<em>Le plus beau livre du monde</em>", apparemment basée sur une histoire vraie, où des femmes prisonnières politique de Staline,  entreprennent en secret de leur goêliers d'écrire un livre posthume à leurs filles. Trois feuilles chacune, confectionnées avec peine en rassemblant le papier des cigarettes non fumées... Que leur dire ? Quoi leur laisser comme dernier souvenir, d'essentiel et de... définitif ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Arbre à livres de printemps]]></title>
<link>http://mbcstrasbourg.wordpress.com/?p=140</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 19:18:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Chulie</dc:creator>
<guid>http://mbcstrasbourg.wordpress.com/?p=140</guid>
<description><![CDATA[Comme chaque année, avec le retour des beaux jours, nous avons organisé notre arbre à livres de p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, avec le retour des beaux jours, nous avons organisé notre arbre à livres de printemps.</p>
<p>Nous étions une petite dizaine à nous réunir jeudi 17 avril quai de la Bruche, au cœur de la petite France, où nous attendaient, outre un grand et bel arbre, une accueillante rampe d'escalier, des réverbères, un pont, des vélos, et un journaliste des DNA qui a eut la gentillesse de nous écrire un bel article que vous pouvez télécharger et lire en <a title="Article DNA" href="http://mapage.noos.fr/mirajeu/bookcrossing/DNA_arbre_a_livre_2008_mod.pdf">clicquant ici</a>.</p>
<p>Petit compte rendu rapide :</p>
<p>- Piwibelle est gourmande et elle parle, elle dit gateau, et maman :D<br />
- Piwi est toujours aussi dingue de bouquins, il en a accroché partout.<br />
- On souhaite la bienvenue à Jade qui a bien aimé son premier arbre à livres.<br />
- Le journaliste des DNA pose des questions très indiscrètes du genre "quel genre de plaisir éprouvez vous à faire du bookcrossing".<br />
- Son photographe est spécialisé dans les gros plans de couvertures.<br />
- Ptipapillon a commencé par râler, il fait froid, il est trop haut ton arbre, on va se casser la figure mais finalement elle a trouvé ça très joli et elle a même sauvé un de mes livres.<br />
- Timotte fait de très jolis paquets cadeaux qu'il accroche aux lampadaires.<br />
- Mirajeu a fait sa VRP, elle alpaguait les anonymous finder.<br />
- D'ailleurs ceux ci sont venus en nombre, on accrochait un livre, ils passaient derrière. Notre manège a attiré beaucoup de curieux, et au bar après on a croisé un couple avec carrément 5/6 bouquins en main!<br />
- Cameliaeden est mauvaise langue, elle pense qu'ils vont les revendre sur e-bay.<br />
- DrSeb a travaillé son lancer de livre avec cintre toute la semaine, pour réussir du premier coup à accrocher un livre très haut dans l'arbre devant une foule ébahie.<br />
- nanisette est arrivée en retard exprès pour éviter les photographes.</p>
<p>Pour les photos, <a href="http://www.flickr.com/photos/chulinetti/sets/72157604332970533/">c'est par là</a>.</p>
<p>Et peut être bienvenue au prochain meet up à de nouveaux inscrits et aux lecteurs des DNA :)</p>
<p style="text-align:center;"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2128/2422034585_20e1a9f410.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[conseil municipal du 11 avril]]></title>
<link>http://montmerle.wordpress.com/?p=34</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 06:34:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>escarmouche</dc:creator>
<guid>http://montmerle.wordpress.com/?p=34</guid>
<description><![CDATA[J&#8217;avais oublié! Tout bonnement, tout connement, j&#8217;avais oublié que je m&#8217;étais p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>J'avais oublié! Tout bonnement, tout connement, j'avais oublié que je m'étais proposé pour le rédiger. Je me défend de circonstances atténuantes mais elles expliquent et n'excusent pas ce retard.</p>
<p>Un compte-rendu de conseil municipal n'est pas facile à faire : ce n'est pas du petit billet d'amour gravé au compas sur un bureau d'écolier,c'est plutôt de l'acte administratif notarié en 23 exemplaires à parapher en bas de chaque page. C'est ce qu'ils ont fait d'ailleurs les discidents minoritaires du conseil du 26 mars: ils ont paraphé le compte-rendu du 26 mars, ce 11 avril, à hauteur où ils ont quitté la salle (je ne parle pas de la hauteur physique de départ, qui selon d'où on observe la scène, peut se situer: soit à hauteur des paquerettes, soit à hauteur d'une tête portée haute avec le buste fier et droit). A ce point il me faut vous éclairer sur le fonctionnement du conseil municipal : les compte-rendus sont signés au conseil suivant car il faut le temps de les rédiger et ils ne sont publiés qu'après signature sur le site municipal.</p>
<p>Ce 11 avril, voilà donc notre Maire, flanqué de ses adjoints et de sa clochette (qui n'est pas une fée mais une simple cloche outil de direction d'une assemblée municipale), qui ouvre ce conseil devant  les membres élus moins 2 excusés et un public d'une vingtaine de personnes, étalées dans le fond au milieu des plantes d'ornement. Et quelle ouverture : une petite touche pour féliciter la nomination du maire honoraire (voir article) et une mise au point visant l'opposition et leur sortie théatrale du mois de mars.</p>
<p> Mr le Maire a précisé qu'au lendemain des élections, il avait questionné la liste minoritaire sur leur volonté de participation en tant qu'adjoints ou dans les comissions et que le refus avait été net; d'où cette petite phrase du Maire comme mise en bouche : la sortie exprimait probablement un besoin de reconnaissance alors qu'ils n'auraient cette reconnaissance qu'en travaillant <strong>avec </strong>la majorité... la cloche n'a pas bronché !</p>
<p>Puis nous rentrons dans le corps de la vie de la cité : un petit peu d'urbanisme (voir le futur compte-rendu sur le site municipal) puis le premier sujet, portant sur une demande de subvention de l'association des archers Montmerlois. Pour faire court, le club demande des sous pour adapter ses locaux aux personnes à mobilité réduite pour un devis à 15536 euros. Mr le Maire propose une subvention de 4000 euros... et tout s'accélère (mais la cloche reste stoïque). L'opposition précise que les batiments appartiennent à la communauté de commune donc qu'il faut s'adresser à la communauté. On pose la question de la juste estimation du projet, en prenant pour exemple un ancien projet des archers qui avait eu du mal à aboutir... et les esprits s'échauffent, les "taisez-vous" fusent (driling guiling). L'opposition s'étonne qu'une demande de subvention soit étudiée<em> </em>alors que la commission sport n'est pas créée; et on répond que l'adjoint aux sports est allé voir. Du coup, l'opposition s'indigne que les conseillers aillent voir les associations alors que les commissions ne sont pas créées... et le ton monte ( adaggio forte: guiling driling gling gling) notamment au travers de voix puissantes et énervées de la majorité, avec l'accompagnement charmeur de la cloche du Maire tentant de ramener tout le monde au calme! C'est elle qui se fait secouer alors qu'elle n'avait pas bronché!</p>
<p>a suivre...</p>
<p>Escarmouche</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Guimier et Charbonneau, Génération 69]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=74</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 10:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voici un autre livre critique, et plutôt « coup de gueule » de deux journalistes trentenaires con]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Voici un autre livre critique, et plutôt « coup de gueule » de deux journalistes trentenaires contre le génération du baby-boom.</p>
<p align="justify">L'ouvrage se veut et se déploie comme un argumentaire systématique prenant en compte successivement plusieurs dimensions (politique, culture, sexualité, rapports entre les générations). <span style="text-decoration:underline;">Toutefois, on retiendra l'intention plutôt que la qualité de l'exercice.</span> En effet, malgré quelques données statistiques et quelques références faites à quelques études sur les inégalités générationnelles, les deux auteurs n'échappent pas à l'écueil du genre. De quelles générations parle-t-on ? De quelles classes d'âges ? Et quelles populations et groupes sociaux se cachent derrière les catégorisations en « générations » ?</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/generation-69.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-78" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/generation-69.jpg" alt="generation-69" width="240" height="240" /></a></p>
<p align="justify">
<p align="justify">Sur ces questions, les références et les catégories employées sont trop floues pour emporter l'adhésion du lecteur. Les baby-boomers sont visées mais en aucun cas on ne sait de quelles cohortes ils traitent exactement.           A de nombreuses reprises, les personnes et surtout les « célébrités » citées (e.g. Pierre Tchernia) sortent du cadre de ce qu'il est usuel d'entendre par les baby-boomers (cf. Sirinelli). On n'en sait guère plus sur l'étendu de l'espace social considéré et par défaut de précisions la confusion règne dans l'articulation entre catégories sociales et destins générationnels.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">On comprend que distinguer plus finement les destins sociaux d'individus d'une même « génération » reviendrait à relativiser l'homogénéité de la dite « génération » et, par voie de conséquence, reviendrait à saper l'intention des auteurs : mettre à jour des reproches envers une génération qui selon les auteurs se présente précisément comme « irréprochable ».</p>
<p align="justify">
<p align="justify">La question est donc la suivante : le peu de scientificité de l'ouvrage invalide-t-elle les propos avancés ? Oui et non. Oui, car l'ampleur des dimensions considérées par les auteurs les perdent, jouant ainsi le jeu de ceux qu'ils entendent critiquer, en mélangeant un peu tout ils perdent en crédibilité. Non, car finalement il nous semble que ce qu'il faut retenir de ce livre réside dans son caractère performatif et prophétique : celle de voir émerger une conscience de génération parmi les trentenaires depuis trop longtemps décriés et rester sous la coupe des baby-boomers. Un livre tel une pierre à l'édifice d'une prophétie rêvée autoréalisatrice que nous pourrions résumer de la sorte : n'attendons plus l'adoubement de nos glorieux anciens, émancipons-nous enfin de la génération 68 en réalité si critiquable, non valons mieux que ça !</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Et en ce sens, nous soulignerons qu'avec cette critique contre une génération de référence dont « l'horizon » est souvent donné comme « indépassable » (<em>cf</em>. Ricard), nous ne sommes pas très éloignés de la thèse de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Gauchet" target="_self">Marcel Gauchet</a>, sans pour autant opérer des rapprochements entre les auteurs et entre les ouvrages qui n'ont pas lieu d'être, pour qui la génération politique et intellectuelle issue du baby-boom se caractériserait pas un manque criant d'inclinaisons à l'héritage et aux transmissions intergénérationnelles (cf. Rencontre « Régénaration » à l'Assemblée Nationale, 2005).</p>
<p style="text-align:right;">Compte rendu : Guimier et Charbonneau, Génération 69, Michalon, 2005, 174 p.</p>
<p style="text-align:right;">Egalément publié sur le site de <a href="http://observatoire-des-generations.blogspot.com/2008/04/guimier-et-charbonneau-gnration-69.html" target="_self">l'Observatoire des Générations</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[François Ricard, La génération lyrique]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=76</link>
<pubDate>Thu, 17 Apr 2008 10:20:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
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<description><![CDATA[En ces temps un peu lourds de commémoration de mai 68, un compte rendu d&#8217;un ouvrage très cri]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">En ces temps un peu lourds de commémoration de mai 68, un compte rendu d'un ouvrage très critique d'une génération... une génération qui a fait l'histoire, qui a été fait par l'histoire, qui a monopolisé l'histoire !</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://observatoire-des-generations.blogspot.com/2008/04/franois-ricard-la-gnration-lyrique.html" target="_self">Ce compte rendu</a>, écrit par votre serviteur, est disponible sur le site de <a href="http://observatoire-des-generations.blogspot.com/" target="_self">L'Observatoire des Générations</a>.</p>
<p><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/img_1519.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-77" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/img_1519.jpg" alt="Ricard, La génération lyrique" width="275" height="367" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Claude Lévi-Strauss, Race et Histoire]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=71</link>
<pubDate>Mon, 14 Apr 2008 22:20:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
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<description><![CDATA[« Race et Histoire » (1952) fait incontestablement partie de la bibliothèque du citoyen du monde.]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">« Race et Histoire » (1952) fait incontestablement partie de la bibliothèque du citoyen du monde.</p>
<p style="text-align:justify;">C. Lévi-Strauss nous livre ici un précieux opus démontant un mécanisme humain aussi efficace qu'omniprésent : la façon dont chacun lit l'histoire des civilisations à travers et à l'aune de sa propre culture. Par ce livre commandé par <a href="http://www.unesco.org/courier/2001_12/fr/droits2.htm" target="_self">l'Unesco</a>, Lévi-Strauss s'est donc attaché à déplacer les perspectives, c'est-à-dire à rendre moins opaque notre "kulturbrille" (F. Boas), nous aidant alors à nous déprendre de nos sens communs, nous encourageant également à résister à la séduction de ces répresentations qui nous soufflent sans cesse à l'oreille que le différent est un inférieur, un barbare, un non-civilisé, etc.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/race-et-histoire.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-73" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/race-et-histoire.jpg" alt="race-et-histoire" width="240" height="240" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Plus précisément, Lévi-Strauss met donc à bas l'idée d'inégalité des races en explicitant les déformations du jugement entraînées par chaque culture et leur système symbolique et axiologique respectif. Il démontre ainsi l'irréductibilité des originalités culturelles de chaque société, faisant ainsi fi de l'idée du "faux évolutionnisme" et de son corollaire l'idée de progrès, en introduisant la notion d'"évènementialité" des sociétés et démontrant donc l'inexactitude des visions d'un développement de l'humanité linéaire et normé.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jean-François Lyotard, Tombeau de l'intellectuel]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=65</link>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 13:01:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>herminkyz</dc:creator>
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<description><![CDATA[De l&#8217; «intellectuel» comme d&#8217;un disparu.
Selon Jean-François Lyotard, le début des a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><em>De l' «intellectuel» comme d'un disparu</em>.</p>
<p align="justify">Selon Jean-François Lyotard, le début des années 80 se caractérise par le déclin des motifs universaux, c'est-à-dire la disgrâce des discours, affiliés à la philosophie des Lumières, ayant comme principe de production la défense d'un être absolu, qu'il soit nommé Nation, Peuple, Prolétariat ou Humanité.</p>
<p align="justify">« <em>Les «intellectuels» s'adressent à chacun pour autant qu'il est le dépositaire, l'embryon, de cette entité, leurs déclarations se réfèrent à lui dans la même mesure, et elles procèdent pareillement.</em> » (p.12)</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/427px-auguste_rodin_-_penseur1.png"><img class="alignnone size-full wp-image-69" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/427px-auguste_rodin_-_penseur1.png" alt="" width="129" height="180" /></a></p>
<p align="justify">Il serait ainsi devenu impossible d'énoncer ce type de discours. Il serait désormais impossible d'endosser et de légitimer une vision du monde et son devenir en fonction d'une éthique partageant le Bien du Mal.</p>
<p align="justify">«<em>Pour le dire tout cru, on ne peut être un «intellectuel» sans déshonneur que si les torts ne sont pas partagés, si les victimes sont des victimes et les bourreaux sans excuses, que si dans le monde des noms qui forme notre histoire, certains au moins brillent comme de pures idées, sans défaut.</em>» (p.19)</p>
<p align="justify">L'idée de l'universel n'a pas lieu d'être, le discours universaliste se tarit, la parole de l'intellectuel perd son socle : fin de l'«intellectuel».</p>
<p align="justify"><img class="alignnone" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/5118A79AV1L._SL500_AA240_.jpg" alt="Lyotard, Tombeau de l\'intellectuel" /></p>
<p align="justify">Notons avec l'auteur que le déclin de l'idée universelle «peut affranchir la pensée et la vie des obsessions totalisantes», ce qui ne manquera pas de susciter de nombreuses réflexions en ce qui concerne la nature des représentations idéologiques contemporaines... Un discours politique est-il, dans ces conditions, toujours envisageable ? Les aspirations utopiques, déclamées au début des années 70, ne perdent-elles pas ainsi leur principe premier ? Enfin, une utopie saurait-elle être individuelle ?</p>
<p align="justify">Par ces questions, nous nous apercevons que la fin de l' « intellectuel » pose en définitive une autre interrogation, celle que Lyotard nomme «l'être-ensemble», à savoir l'organisation socio-politique de la société et sa mise en question. L'intellectuel mort, la discussion des enjeux socio-politiques perdent certes leur locuteur mais, néanmoins, demeurent. La question devient donc : qui s'attribuera la place laissée vacante ? En fait, les remplaçants sont d'ores et déjà présent ; il s'agit, pour Lyotard, des scientifiques des «sciences exactes», des «sciences humaines», des «techno-sciences du langage».</p>
<p align="justify">« <em>Ces nouveaux cadres ne sont pas en tant que tels des intellectuels. L'exercice professionnel de leur intelligence a pour enjeu non pas d'incarner autant que possible dans le domaine l'idée d'un sujet universel, mais d'y réaliser les meilleures performances possibles. </em>» (p.13)</p>
<p align="justify">L'intellectuel en sépulture, reste «l'intelligence» dans un monde de valorisation de la performance intellectuelle professionnelle...</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.files.wordpress.com/2008/04/lyotard.gif"><img class="alignnone size-full wp-image-68" src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/04/lyotard.gif" alt="" width="263" height="373" /></a></p>
<p align="justify">Remarquons en conclusion, que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Foucault" target="_self">Foucault</a> avait déjà parlé de la fin des philosophes, des grands philosophes, «Sartre inclus» ; idée illustrée par cet intime sentiment de Jean-Jacques Brochier :</p>
<p align="justify">« Les grands héritiers, à des titres divers, de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sartre" target="_self">Sartre</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Barthes" target="_self">Barthes</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Foucault" target="_self">Foucault</a> ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Deleuze" target="_self">Deleuze</a> ont disparu, sans nous laisser une si définitive impression de vide. Nous n'avons plus de contemporain capital, de philosophe vers qui nous tourner, d'écrivain qui prenait parti, sans ambages. Nous souffrons d'un manque de réponses, mais plus encore, peut-être, d'un manque de questions. Le piédestal sur lequel se dressait la statue du petit homme est bien vide. » (J.J. Brochier, «Le contemporain capital», article in <a href="http://teratoblog.wordpress.com/wp-admin/www.magazine-litteraire.com" target="_self">Le magazine littéraire</a>, n° hors série)</p>
<p align="justify"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baudrillard" target="_self">Jean Baudrillard</a> dans <em>A l'ombre des majorités silencieuses</em> ou <em>La fin du social</em> [1978] écrit que « la masse », ou « les masses », sont des entités sans réelle existence, et donc efficacement irreprésentables, insondables... Elles font masse ! Et, à ce titre, nous nous permettrons d'avancer qu'elles sont en fin de compte ce «signifiant flottant», cette «valeur symbolique zéro» dont parlait <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9vi-Strauss" target="_self">Lévi-Strauss</a> à propos du « mana », dans son introduction à l'œuvre de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Mauss" target="_self">Marcel Mauss</a>. Masse-mana : sujet inexistant des discours des politiciens et autres technocrates administratifs ou commerciaux. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Baudrillard" target="_self">Jean Baudrillard</a>, fidèle à ses idées sur la dissolution du pouvoir (<em>Oublier Foucaul</em>t, 1977), déclare les politiciens espèce en voie d'extinction. Alors : Fin des intellectuels. Fin des politiciens. A suivre.</p>
<p align="justify">
<p style="text-align:right;">Compte rendu de : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyotard">Jean-François Lyotard</a>, <em>Tombeau de l'intellectuel et autres papiers</em></p>
<p style="text-align:right;">Galilée, Paris, 1984</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Compte rendu: modernités réprimées de la littérature de la fin des Qing]]></title>
<link>http://doctorantscecmc.wordpress.com/2008/04/03/compte-rendu-modernites-reprimees-de-la-litterature-de-la-fin-des-qing/</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 13:15:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>audreydeat</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voici un compte rendu de la première partie du livre de David Der-wei Wang, Fin-de-Siècle Splendor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Voici un compte rendu de la première partie du livre de David Der-wei Wang, <i>Fin-de-Siècle Splendor, Repressed Modernities of Late Qing Fiction, 1849-1911,</i> dans laquelle il expose sa thèse : des éléments modernes étaient à l'œuvre dans la littérature de la fin des Qing et auraient pu amener à d'autres modernités sans le mouvement du 4 mai et l'imposition d'une modernité unique. Les autres parties du livre dont nous ne rendrons pas compte ici illustrent cette thèse par des exemples.</p>
<p align="justify">David Wang commence par rappeler que les premières études sur la littérature de la fin des Qing datent de la période du 4 mai et ont été effectuées par des critiques dont l'intention était de dépasser cette littérature qu'ils jugeaient encore trop attachée à la tradition afin d'installer la culture dans la modernité. La littérature de la fin des Qing est dépréciée comme un moment de déclin entre la vague de la fin des Ming et du milieu des Qing et la période du 4 mai. On pense alors que la littérature de la fin des Qing n'est pas encore moderne et ne pouvait l'être sans l'adoption massive des thématiques et des formes narratives occidentales qu'accomplira le 4 mai. Mais David Wang propose de se pencher sur cette littérature dite « pré-moderne » afin de rechercher les genres, styles et thèmes dont le caractère moderne fut réprimé par l'instauration d'une modernité unique soutenue par une vision téléologique de l'histoire et du progrès. David Wang soutient que la littérature de la fin des Qing n'est pas un simple prélude pré-moderne au 4 mai mais contenait des éléments qui auraient pu donner d'autres modernités s'ils n'avaient été réprimés par l'instauration d'une norme moderne calquée sur l'Occident et le rejet de la tradition : « <i>In hastening to disinherit themselves from their literary heritage, May Frouth writers preferred to install, with great Confucian seriousness, a single modern(ist) doctrine received from established Western authority and to preclude from official art many kinds of modernity that had already sprung forth in the disorderly literature of late Qing China </i>» (Wang, p. 16)<!--more--></p>
<p align="justify">La littérature de la fin des Qing était avant tout une réponse aux sollicitations étrangères et David Wang propose de défaire l'idée selon laquelle la modernité chinoise est née de son calque sur la littérature occidentale pour mettre en évidence « <i>its own own literary modernity in response, </i>and<i> oppoition, to foreign influences </i>(...) <i>I have undertaken the task of showing the late Qing writers were as new and as innovative as any other writers in other countries</i>. » (Wang, p. 19) Parallèlement à  la recherche de ces modernités réprimées, Wang précise que la littérature du 4 mai comporte également des éléments conventionnels et la recherche littéraire ne peut que gagner à revoir cet agencement linéaire du temps établi par les écrivains du 4 mai qui, dit Wang, ont déprécié la littérature qui les précédait afin de s'ériger eux-mêmes comme « <i>the first generation to promote modern literature</i> » (Wang, p. 20).</p>
<p align="justify">David Wang propose alors quatre aspects pour décrire les modernités réprimées de la fin des Qing. Le premier de ces aspects, <i><b>Enlightment and Decadence</b></i> confronte les discours sur la nouvelle fiction et la fiction telle qu'elle s'écrivait effectivement. A la fin des Qing, et principalement sous l'égide Liang Qichao, la nouvelle fiction et le roman politique sont appelés pour transformer la nation et défaire les effets néfastes dispensés au sein du peuple par l'ancienne fiction. Mais la nouvelle fiction connut un bref engouement et disparut avant même d'avoir pu être intégrée par les lecteurs. Car David Wang précise que la littérature était rétive à cette nouvelle fiction et présentait au contraire tous les aspects d'une décadence qui a accompagné la campagne pour les lumières lancée par Liang Qichao et d'autres. Cette décadence s'exprime dans le maniement des conventions et des formes traditionnelles ainsi que dans la parodie des grandes histoires classiques. Avec le deuxième aspect, <i><b>Revolution and Involution</b></i>, David Wang introduit le concept d'involution pour faire face au terme de révolution qui, depuis son utilisation par Liang Qichao, a été repris à foison dans les discours sur la littérature de la fin des Qing et du 4 mai. Mais l'on peut se demander si les transformations majeures opérées à ces deux périodes constituent proprement une révolution, c'est à dire, l'éradication de la tradition. David Wang propose alors le terme d'involution pour décrire une tendance qui, contrairement à la révolution, ne se jette pas vers l'avant de façon optimiste et linéaire, mais qui ne s'apparente pas pour autant à une attitude réactionnaire, laquelle suppose un retour au point d'origine. L'involution est la capacité de produire des formes nouvelles et complexes en restant ancré dans son temps et dans son lieu. La littérature moderne, loin d'apparaître avec le 4 mai, se manifestait dès la fin du 19ème siècle notamment à travers la façon dont les écrivains chinois regardaient leur propre tradition et comment ils intégraient les théories occidentales dans leur lecture la littérature classique. Leur appropriation (parfois maladroite) de nouveaux genres a donné lieu à une multitude de modernités potentielles. <i><b>Rationality and Emotive Excess</b></i>, le troisième aspect, met en évidence l'excès d'émotions (<i>qing</i>) que l'on trouve dans la littérature de la fin des Qing. David Wang précise, en reprenant l'idée de Yuan Jin, que contrairement aux autres époques, l'émotion déversée massivement dans la littérature est alors liée aux crises politiques et non plus aux sentiments personnels. Ainsi, les sentiments les plus prisés tournent autour de la dévotion pour la nation. De manière générale, la fin des Qing est caractérisée par l'excès, qu'il s'agisse des sentiments ou de la structure même des romans : pressés par l'urgence de poursuivre l'histoire, les auteurs ne prennent pas le temps de construire les scènes et les chapitres se succèdent et s'accumulent bien souvent. « <i>Praising or condemning, exaggerating or trivializing their subjects, late Qing writers cannot resist the impulse to transgress limits, to ornament a convention till it becomes a heavy-handed parody of itself</i>. » (Wang, p. 42). Enfin, le quatrième aspect, <i><b>Mimesis and Mimicry</b></i> traite des rapports que la littérature de la fin des Qing entretient avec la réalité. Les plus fervents critiques de cette littérature lui reconnaissent comme point positif le reflet qu'elle donne de la réalité et de la situation de cette époque. D'un point de vue littéraire cela dit, la littérature de la fin des Qing ne répond pas aux critères du Réalisme occidental. David Wang note qu'une caractéristique de la fin des Qing est le rétrécissement de la distance entre la narration et son sujet : les écrivains écrivent sur les événements politiques et sociaux qui leur sont contemporains. Ce reflet de la réalité se fait selon Wang sur le mode d'un mimétisme qui intègre des exagérations, des distorsions et des simplifications. Mais ce mimétisme possédant une dimension créatrice à ne pas négliger, opère aussi vis-à-vis de la littérature classique chinoise ainsi que de la littérature occidentale.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Référence : David Wang, <i>Fin-de-Siècle Splendor, Repressed Modernities of Late Qing Fiction, 1849-1911, </i>Stanford : Stanford University Press, 1997.</p>
<p align="justify">
<p align="justify">Audrey Déat</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Raoul Vaneigem, Adresse aux vivants]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=40</link>
<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 16:01:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=40</guid>
<description><![CDATA[Vaneigem nous communique à travers ce livre sa force et son désir de lever un à un les bunkers co]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem">Vaneigem </a>nous communique à travers ce livre sa force et son désir de lever un à un les bunkers construits et entretenus par les "esprits mercantiles". Certes, l'auteur ne fait pas dans la finesse car emporté dans son élan de vouloir tout changer il en vient à confondre "société" et "capitalisme", le second expliquant par sa nature l'intégralité des dimensions du premier. Néanmoins, Vaneigem est à lire à mon sens comme une salvatrice bouffée d'oxygène, comme un croyant infatigable en l'humanité. </font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Empruntant une perspective historique, il part des temps où le capitalisme ne voulait encore rien dire pour en arriver à la description rageuse d'un monde d'où il voudrait le voir disparu ; traquant pour ce faire activités et aliénations des « échanges mercantiles » avec une fougue égale à celle d'y voir succéder la liberté créatrice. « <i>Ayant inventé une civilisation où il ne faisait pas bon vivre, ils n'ont eu aucun scrupule à postuler qu'il n'existait avant elle aucune autre forme de vie humaine, si ce n'est dans l'incertaine mémoire des légendes</i> » (p.52). </font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/27/raoul-vaneigem-adresse-aux-vivants/vaneigem-adresse-aux-vivants/" rel="attachment wp-att-42" title="Vaneigem, Adresse aux vivants"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/vaneigem-adresse-aux-vivants.jpg" alt="Vaneigem, Adresse aux vivants" /></a></p>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Genèse du monde qui voit l'arrivée du capitalisme et de la religion monothéiste, enfant se développant plutôt mal que bien dans un environnement ne lui demandant que sacrifices, voici les axes principaux que choisit <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem">Vaneigem </a>en vue de révéler l'ampleur et l'emprise du phénomène morbide et mercantile. « <i>C'est une terrible malédiction que d'entrer avec la vocation du bonheur dans un monde où le bonheur est relégué à la sortie</i> » (p. 44). Ou encore « ... <i>chien apeuré aboie le premier : l'arrogance et la responsabilité des notables puent la terreur enfantine où les plongeait jadis et pour toujours la crainte quotidienne d'être soupçonnés, jugés, condamnés, infériorisés</i> » (p. 49). </font></p>
<div align="justify"></div>
<p style="margin-bottom:0;" align="justify"><font face="Arial, sans-serif">Liberté créatrice et création de sa liberté, voilà pour <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem">Vaneigem </a>deux facettes d'un même élan de soi pour soi. Choix d'un mode de vie qui dans sa générosité pour soi déborde et ricoche heureusement sur l'Autre. « <i>Celui qui désire est lui-même le dieu qui l'exauce</i> » (p.243) </font></p>
<div align="justify"><font face="Arial, sans-serif">On retrouve ici une mutation intéressante de l'individualisme « absolu » de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Stirner">Max Stirner</a>, à savoir qu'aux causes aliénantes et imposées de l'extérieures, serait préférable la revendication pleine et entière de son Moi. Qui par effet d'existence positive d'avec soi-même, ou tout du moins d'apaisement, entraîne un rapport non conflictuel et dialectique avec l'Autre. La revendication de l'exercice de soi, dans un mouvement de création du Moi aboutit, selon lui, à la reconnaissance des volontés de l'Autre. Tel le mazout paralysant le goéland épuisé, les mailles des échanges mercantiles tiennent fermement la création qui finira par se scléroser et mourir. Tel est donc le programme subversif de R. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Vaneigem">Vaneigem</a> : se défaire de ce mazout économique – mazout déversé par le salaire de la peur et les répercussions d'une gestion économique du monde. «<i>On travaille contre soi et contre les autres. On crée pour soi et le plaisir de tous.</i> » (p. 242)</font></div>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/27/raoul-vaneigem-adresse-aux-vivants/vaneigem/" rel="attachment wp-att-41" title="Vaneigem"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/vaneigem.jpeg" alt="Vaneigem" /></a></p>
<p align="justify"><font face="Arial, sans-serif">D'un côté les imbrications de n'importe lequel de nos gestes sont vus comme nous renvoyant à la perduration d'un ordre que l'on rejette, - jusqu'au chômage qui n'est finalement qu'un temps de « travail en creux » - , de l'autre le refus de cette dévitalisation de l'exercice de son corps et de sa pensée : la création jouissive de sa vie - dernier terme, certes ambigu s'il en est, mais bien difficile de le remplacer avantageusement. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jean-François Lyotard, Instructions païennes]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=37</link>
<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 12:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>herminkyz</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=37</guid>
<description><![CDATA[A une époque critique du marxisme totalitaire appliqué en URSS initiés, entre autres, par l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">A une époque critique du marxisme totalitaire appliqué en URSS initiés, entre autres, par l'ouvrage de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soljenitsyne">Soljenitsyne (</a><i>L'archipel du goulag</i>), <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyotard">Lyotard</a> nous propose ici une reconsidération du monde social dans ce qu'il a de déterminé par la politique.</p>
<p align="justify">Nourrir par la pragmatique narrative une vision politique de la production intellectuelle en particulier, et du <i>socius</i> en général, telle est l'originalité de cet ouvrage ; un ouvrage construit au travers d'un dialogue entre un provincial soucieux du devenir du politique du monde et un métèque, que l'on pense plus étranger par sa conception du monde que par son origine géographique.</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/26/jean-francois-lyotard-instructions-paiennes/lyotard-instructions-paiennes/" rel="attachment wp-att-38" title="Lyotard, Instructions païennes"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/41q0t7q0vpl_aa240_.jpg" alt="Lyotard, Instructions païennes" /></a></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   Restant irréductiblement distant du capitalisme, mais aussi définitivement écartée de l'arbitraire d'une justice totalitaire, il en vient à la formulation d'une nouvelle voie. Il prône l'utilisation de la pragmatique narrative dans ce qu'elle apporte de neuf et de pertinent dans la compréhension des enjeux de pouvoir à l'intérieur des interactions interindividuelles. Et c'est ainsi qu'il en vient à redéfinir les dimensions sociales de l'exercice du pouvoir des deux systèmes politiques.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><u>   Le totalitarisme marxiste :</u></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   «<i>L'Etat-parti contraint sans répit les citoyens libres de ne conter, de n'entendre et de ne jouer rien d'autre que son propre scénario. Celui-ci peut changer. L'important est qu'il contraigne, peu importe à quoi il contraint. C'est l'affaire non de signification et d'interprétation, mais de pragmatique narrative.- c'est-à-dire ?</i></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><i>   - Comme citoyen de ces régimes, vous passez à la fois pour être le co-auteur responsable du récit qui est le leur, pour en être l'auditeur privilégié et pour en exécuter parfaitement les épisodes qui vous reviennent. Vous êtes donc assigné d'office aux trois instances du maître-récit à la fois, et dans tous les détails de votre vie. Votre imagination de narrateur, d'auditeur ou d'acteur est entravée complètement. Si vous manquez à l'un de ces devoirs, vous perdez toutes vos qualités. Or cela n'est pas évitable, puisque la signification du récit elle-même, ce qu'il y a à dire, à entendre ou à faire, n'est pas en votre pouvoir, ni même portée à votre connaissance.</i> » (p.31)</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">&#160;</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><u>    Le capitalisme :</u></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   «<i>Seulement le capitaliste et les travailleurs, s'ils ne sont pas assignés à des récits particuliers, le sont à des instances de narration. [Suite] c'est un point pragmatique, et non sémantique. Telle est donc l'impiété du capitalisme qu'il n'éprouve de respect pour aucun récit particulier, et tel son pouvoir, qu'un seul fait exception à cette indifférence, le récit de la manière de raconter, entendre et jouer les récits. [...] Je parle de ce récit canonique qui accorde le privilège de la valeur à l'activité autonome du narrateur et qui subordonne au seul nom de ce dernier celles du narrataire et du narré</i>.» (p.56)</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   Les instructions païennes se constituent donc en la présentation d'une méthode de lecture des jeux de pouvoir au sein de la communication, d'une critique de tout assujettissement à un métarécit se déclarant universel, de tout récit circonspect à la paralysie de s'éloigner du Vrai.</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/26/jean-francois-lyotard-instructions-paiennes/lyotard/" rel="attachment wp-att-39" title="Lyotard"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/lyotard.jpg" alt="Lyotard" /></a></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   Eloge d'une reprise en main par chaque individu du pouvoir de création et d'utilisation des récits, sans fausse pudeur face à la manipulation, il exalte la création-production de milles petites histoires qui par leur prolifération viendraient sans coup férir subvertir le grand Instituant.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">   «<i>Nous sommes toujours sous le coup de quelque récit, on nous a toujours dit quelque chose, et nous avons toujours été déjà dits</i>». Ainsi une fois ce savoir par la pragmatique narrative découvert nul retour en arrière n'est possible. Et les individus créateurs de récit, ni dupes ni fourvoyeurs, sont pour <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyotard">Lyotard</a> ces «<i>païens </i>[qui]<i> ne s'interrogent pas sur la conformité du récit à son objet</i>, [car]<i> ils savent que les références sont organisées par les mots</i>».</p>
<p align="justify">&#160;</p>
<p align="right">Compte rendu de : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyotard">Jean-François Lyotard</a>, <i>Instructions païennes</i>, Galilée, Paris, 1977, 87 p.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l'analogie]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=34</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 12:13:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>teratoblog</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=34</guid>
<description><![CDATA[&#8220;De l&#8217;abus des belles-lettres dans la pensée&#8230;&#8220;
On remerciera ainsi vivement]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">"<span style="font-style:italic;" class="Apple-style-span">De l'abus des belles-lettres dans la pensée...</span>"</p>
<p style="text-align:justify;">On remerciera ainsi vivement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bouveresse">Jacques Bouveresse</a> pour cette contribution, sinon définitive, du moins décisive à la dite « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sokal">affaire Sokal</a> ». Jusqu'alors, les réponses faites au livre de Sokal et Bricmont (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Impostures_intellectuelles">Impostures intellectuelles</a>, 1999), recencés par l'auteur, avançaient « un  droit à la métaphore » et, plus largement, « une liberté de pensée » : autant d'arguments contrecarrant ainsi dans l'œuf toutes tentatives de rectification épistémique.</p>
<p style="text-align:justify;"> L'usage de savoirs mathématiques ou de physique théorique en philosophie semblait ne devoir être soumis à aucune critique, le décalage entre la nature même du savoir importé et son emploi n'étant alors nullement perçu comme un motif valable et suffisant de mise en doute de la pensée ainsi exprimée.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/25/jacques-bouveresse-prodiges-et-vertiges-de-lanalogie/bouveresse-prodiges-et-vertiges-de-lanalogie/" rel="attachment wp-att-35" title="Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/bouveresse.jpg" alt="Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Il ne s'agit guère ici pour l'auteur d'invalider telle ou telle conception au non d'une théorie de l'analogie dont il spécifie qu'elle n'existe pas (p.34) et moins encore de défendre telle ou telle vue normative sur la philosophie des sciences (p.12) mais d'une part, de discuter l'usage de l'analogie comme d'un procédé démonstratif sujet à abus. Il faut, suggère-t-il habilement, distinguer « l'analogie suggestive » de « l'analogie démonstrative » (p. 27). Et d'autre part, de répondre à ces abus des belles-lettres qui jouent de l'incompréhension et des raisonnements à l'emporte-pièce comme d'une marque de style et un label de valeur intellectuelle.</p>
<address><span class="Apple-style-span" style="font-style:normal;">«</span> Là où d'autres avancent probablement sans difficulté et à la même vitesse que l'auteur, je trébuche presque à chaque pas sur des assertions qui me sembleraient exiger, pour pouvoir être tout à fait comprises et ensuite acceptées, des élucidations, des distinctions, des explications et des justifications qui sont généralement absentes » (p.16).<span style="font-style:normal;" class="Apple-style-span"> </span></address>
<p style="text-align:justify;">Et de rajouter qu'il faut comprendre que l'on puisse « se sentir offensé par l'accumulation des assertions sans preuve, les confusions grossières, les fautes contre la logique, les raisonnements absurdes, [...] et de l'être doublement, lorsque ceux qui se le permettent réussissent en même temps à rendre à peu près impossible ou incompréhensible la protestation que l'on pourrait avoir envie de faire entendre » (p.19).</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/25/jacques-bouveresse-prodiges-et-vertiges-de-lanalogie/jacques-bouveresse/" title="Jacques Bouveresse" rel="attachment wp-att-36"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/bouveresse1.jpg" alt="Jacques Bouveresse" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Si la lecture de cet ouvrage stimule la réflexion quant à la rigueur des procédés démonstratifs utilisés par le tout avenant scientifique, il n'en reste pas moins qu'à la fois son court format et sa dimension polémique tendent, il nous semble, à oblitérer deux questions fondamentales :</p>
<p style="text-align:justify;"> a/ Quels sont en dernier recours la fin de toutes ces métaphores, de ces analogies erronées ou non, de ces critiques épistémiques et de ses réponses aux contre-attaques ? Bouveresse n'aborde assez étrangement à aucun moment cette question ; et même si par ailleurs il renvoie épisodiquement à la relation entre philosophie et réel, cela ne reste qu'une référence sommaire et indirecte. Sans un accord sur la téléologie du discours savant ou intellectuel, on ne peut à l'évidence se mettre d'accord sur les critères de validité et de légitimité  de ces derniers ; sans référents communs point de discussions constructives...</p>
<p style="text-align:justify;"> b/ La deuxième question s'infère en partie de la première. Ne mettant pas en doute l'erreur dénoncée par Bouveresse à l'endroit de Debray et de ses homologues, nous pouvons tout de même questionner, en toute relativité quasi-feyerabendienne, ce nécessaire primat du raisonnement "scientifiquement conforme" sur l'efficacité émotionnelle : au nom de quelle valeur méta-argumentative la raison devrait-elle se trouver du côté de la justesse épistémologique ? Après tout, la vérité sur le monde n'est pas dictée par la science. Même si par ailleurs celle-ci y contribue indubitablement, elle ne peut contrôler l'usage qui est fait de ses concepts et, par voie de conséquence, nous croyons à l'ADN ou à l'organisation subatomique de la matière sans vraiment savoir comment cela fonctionne précisément. Et si nous ne remettons pas en question la nécessité d'une rigueur épistémique comme d'un instrument du « capital de conscience et de réflexion critico-méthodologique » (Schwartz, 1993, p. 265) de chaque science, il serait sûrement très intéressant de sonder cette tendance logocentrique dans sa nature, sa genèse, et dans les résistances qu'elle rencontre.</p>
<p style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p style="text-align:justify;" align="right">Compte rendu de : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bouveresse">Jacques Bouveresse</a>, <span style="font-style:italic;" class="Apple-style-span">Prodiges et vertiges de l'analogie - De l'abus des belles-lettres dans la pensée</span>, Liber-Raisons d'agir, 2000, 155 p.</p>
<p style="text-align:justify;">[Vous retrouverez l'intégralite de ce <a href="http://docs.google.com/Doc?id=dfvvwr63_299qvjw8">compte rendu à cette adresse</a>]</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Compte rendu: le poétique sous les Qing]]></title>
<link>http://doctorantscecmc.wordpress.com/2008/03/25/compte-rendu-le-poetique-sous-les-qing/</link>
<pubDate>Tue, 25 Mar 2008 09:31:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>audreydeat</dc:creator>
<guid>http://doctorantscecmc.wordpress.com/2008/03/25/compte-rendu-le-poetique-sous-les-qing/</guid>
<description><![CDATA[Stephen Owen: &#8220;Savaging Poetry: The &#8221;poetic&#8221; in the Qing&#8221;.
Stephen Owen ét]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Stephen Owen: "Savaging Poetry: The "poetic" in the Qing".</p>
<p>Stephen Owen étudie les causes de l'échec de la poésie sous les Qing et propose une définition du poétique (<i>the poetic</i>) en contextualisant l'écriture et la lecture de poèmes et montre pourquoi l'expérience poétique sous les Qing n'a pas eu l'importance qu'elle avait sous les Tang.</p>
<p>Il est évident que la dynastie des Qing n'est pas réputée pour sa production poétique mais Owen précise que, non seulement l'activité poétique n'a pas cessé pendant les Qing mais également que la production de poèmes était plus riche et touchait des champs plus larges que la poésie Tang. Or, le discours dominant des critiques littéraires portait sur l'échec de la poésie contemporaine et Owen souligne ce paradoxe : "Poetry was important; contemporary poems were not." (Owen, p.108) Les poètes contemporains sont peu lus et l'idée selon laquelle la souffrance inspire le génie poétique est abandonnée. Owen cite les explications données par les écrivains et critiques de l'époque pour expliquer le peu de succès de la poésie contemporaine comme, par exemple, le fait que la poésie n'est plus un moyen de promotion, le poids des poètes du passé, les changements du système éducatif... Mais Owen précise que ces explications sont superficielles et propose de s'interroger sur ce que représente ou est censée représenter la poésie et la conception du poétique sous les Qing.<!--more--></p>
<p>La « Grande Préface » du <i>Shijing</i> pose le rôle régulateur de la poésie. Elle permet d'exprimer le génie de manière naturelle et civilisée, les émotions peuvent être extériorisées de façon régulée au lieu d'être réprimées totalement ou laissées à une libre expression. La poésie dépend donc du génie et est étroitement liée à la culture de l'élite. Owen montre alors qu'à une époque où l'élitisme était regardé avec ironie, il était difficile pour la poésie, en tant qu'elle était associée à l'élitisme, d'être reconnue comme une manifestation du génie. Cette ironie est portée par une nouvelle forme de représentations : la littérature vernaculaire. Concernant les Ming et le début des Qing, cette littérature s'incarne surtout dans le théâtre qui introduit des personnages représentants les classes sociales basses et leur donne un caractère nécessaire au bon déroulement de la pièce. Ces derniers n'hésitent pas à traiter avec ironie les représentants de la haute culture.</p>
<p>De nouveaux modes de représentations viennent donc supplanter la poésie et Owen montre que la culture poétique a du mal à trouver sa place sous les Qing. Le poétique dépasse la simple écriture de poème pour englober une expérience poétique que l'on tente en vain de retrouver sous les Qing. Owen cite l'exemple du gouverneur Jin Zhen qui fit reconstruire à Yangzhou un mur érigé par Ouyang Xiu afin de sensibiliser une population principalement intéressée par l'argent et le libertinage, aux beautés du paysage et aux activités poétiques. Owen précise que ce désir de changer les mœurs s'est heurté à un échec car les habitants de Yangzhou recherchent avant tout les plaisirs, quitte à inclure la poésie parmi eux. De plus, tandis que, sous les Tang, la poésie représentait un espace hors du social, un espace normé ou nombres d'éléments de la vie sociale réelle n'avait pas droit de cité, à la fin de l'empire cet espace est contextualisé, est ré-ancré dans le social et le réel : "What had previously been seen as a moment of stepping out of the complexities of the world into a protected space of genuine feeling and natural behavior (like the illusion one may have at a party) increasingly became a matter of leaving the "real" world and entering one of artificiality disguised behind the rhetoric of feeling." (Owen, p.112) La contextualisation, selon Owen, amène le ridicule. Le poète qui tente de créer un espace hors du social, un espace séparé, se retrouve ridiculisé en une figure excentrique une fois contextualisé ou vu de l'extérieur.</p>
<p>Pour comprendre si le poétique peut survivre à sa contextualisation, Owen étudie ce qui se passe lorsque le poétique est vu de l'extérieur comme c'est le cas dans <i>Peach Blossom Fan</i>. Owen montre comment les amants, après leur retrouvailles, sont ridiculisés par le personnage Zhang Wei qui offre une nouvelle perspective et met en lumière non pas les personnages, mais les acteurs jouant une scène romantique ridicule. La remise en contexte casse l'expression des sentiments (<i>qing</i>) comme elle casse le poétique. Ce dernier peut toutefois être sauvé comme le montre Owen à travers son étude de <i>The Palace of Lasting Life</i> de Hong Sheng sur l'histoire de Yang Guifei et Xuanzong. Hong Sheng défend le poétique en dépassant sa contextualisation et en déployant "its divine machinery to create a literally seperate space in which the poetic can exist without contextualizing ironies" (Owen, p.116). Owen montre qu'en créant un espace divin, Hong Sheng crée un lieu où le poétique et les sentiments peuvent s'exprimer sans être ridiculisés par une mise en contexte. En effet, étant divins, ils transcendent tout contexte.</p>
<p><b>Référence</b> : Stephen Owen: "Salvaging Poetry: The "Poetic" in the Qing" <i>in</i> Theodore Huters, R. Bin Wong, Pauline Yu, <i>Culture and State in Chinese History, Conventions, Accommodations, and Critiques, </i>Stanford: Stanford University Press, 1997, pp. 105-125.</p>
<p>Audrey Déat</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Halimi, Les nouveaux chiens de garde]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=32</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 22:05:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>herminkyz</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=32</guid>
<description><![CDATA[Ce journaliste s&#8217;attache à décrire le monde journalistique dans ce qu&#8217;il a de complice]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ce journaliste s'attache à décrire le monde journalistique dans ce qu'il a de complice avec « l'idéologie libérale » au pouvoir. Et s'incrit en cela dans la démarche de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Nizan">Paul Nizan</a> (<i>Les chiens de garde</i>, Maspéro, 1976) mais également de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sartre">J.P. Sartre</a> et, plus proche de nous et de notre condition « postmoderne », de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chomsky">Noam Chomsky</a>.</p>
<p align="justify">Cette "complicité" idéologique est expliquée et développée en quatre points:</p>
<p align="justify">1/ Le journalisme de révérence ; 2/ La prudence devant l'argent ; 3/ Le journalisme de marché ; 4/ L'univers de connivence.</p>
<p align="justify">Loin d'être ce "contre-pouvoir" proclamé, l'univers journalistique est d'autant plus idéologiquement révérencieux devant le pouvoir que ses propriétaires et leurs réseaux - ici décortiqués - sont proches du pouvoir et soucieux d'y rester.  [<i>Les élites n'ont pas à sournoisement s'arranger pour contrôler les médias, ils leurs appartiennent</i> : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chomsky">Noam Chomsky</a>]</p>
<p align="justify"><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/19/halimi-les-nouveaux-chiens-de-garde/halimi-les-nouveaux-chiens-de-garde/" rel="attachment wp-att-33" title="Halimi, Les nouveaux chiens de garde"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/chiens2g.jpg" alt="Halimi, Les nouveaux chiens de garde" /></a></p>
<p align="justify">S. Halimi démontre cette connivence par le décryptage minitieux d'un matériau habituellement voué au flux amnésique de la consécution événementielle. Et cette façon de faire prend toute sa pertinence lorque notre auteur s'arrête sur des événements névralgiques tels que le temps du Traité de Maastricht, le plan Juppé et ses grèves associées, ou encore des mises en examen de PDG de multinationale ou d'hommes de Parti.</p>
<p align="justify">Cette description critique nous donne finalement la vision d'un univers dont l'écume est composé d'un groupe restreint d'individus monopolisant le médium, s'autoproclamant autant indépendants que critiques, mais aussi conformistes qu'uniformes.</p>
<p align="justify">Cet univers est centripète. C'est un « cercle de la raison » (<i>dixit </i><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Minc">A. Minc</a>) articulant exercice du pouvoir et légitimation de celui-ci, sous couvert de la rationalité lucide, arme brandit contre l'irresponsabilité et l'instabilité des "masses".</p>
<p align="justify">Halimi note à ce propos que cette prolixité médiatique est également constituée de personnalités scientifiques, ou se donnant comme telle, la majorité des membres de la Fondation St-Simon - société réunissant sous la bannière du progressisme libéral et  «raisonné » aussi bien des individus reniant "vertueusement" leur engagement de jeunesse pour l'Extrême-gauche que des hommes de Droite modérée au projet économique néo-libéral.<i></i></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><!--StartFragment--></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><i>In terminis</i>, nous remarquerons que, dans la droite ligne de sa collection d'orientation « spinoziste », cet ouvrage procure effectivement des ressources à qui veut pouvoir argumenter sa critique d'une « pensée unique ».<span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Narrow';"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Halimi"></a></span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Narrow';"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Halimi">Serge Halimi</a>, <i>Les nouveaux chiens de garde</i></span><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Narrow';">, Liber – Raison d’agir, 1997, 110 p.</span></p>
<p style="text-align:justify;" class="MsoNormal">&#160;</p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Donald Westlake, Le couperet]]></title>
<link>http://teratoblog.wordpress.com/?p=30</link>
<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 09:23:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>herminkyz</dc:creator>
<guid>http://teratoblog.wordpress.com/?p=30</guid>
<description><![CDATA[Burke Devore, la cinquantaine, cadre moyen d&#8217;une entreprise moyenne, installé avec sa famille]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3"><span>Burke Devore, la cinquantaine, cadre moyen d'une entreprise moyenne, installé avec sa famille orthonormée (une femme, deux enfants) dans une banlieue pavillonnaire «blanche» planifiée et quelconque, se fait licencier. Là prend place « le couperet », </span></font></font></font><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3"><span><i>l'histoire d'un états-unien moyen refusant sa métamorphose en proie à la marginalité</i></span></font></font></font><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3"><span>.</span></font></font></font></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3">Il suit les réunions dispensées et offertes par son entreprise sur comment «saisir cette chance» mais bientôt il trébuche sur les refus d'embauche à répétition ; ça cloche…puis ça coince. Le futur devient en soi un problème, le flux du devenir se rétrécie, se fait erratique, et menace de s'arrêter au moment des échéances contractuelles et financières (les assurances et les traites de la maison). Enfant du baby-boom et de l'essor économique le voilà plonger dans un monde plus inconnu que redouté. Il a peur.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3"></font></font></font><a href="http://teratoblog.wordpress.com/2008/03/18/donald-westlake-le-couperet/donald-westlake-le-couperet/" rel="attachment wp-att-31" title="Donald Westlake, Le Couperet"><img src="http://teratoblog.wordpress.com/files/2008/03/51kr6c1qh3l_aa240_.jpg" alt="Donald Westlake, Le Couperet" /></a></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3">Il monte un plan aussi ingénieux que vécu dans la simplicité de son devoir. La situation est critique et la réaction à la hauteur de celle-ci. Il décide de tuer quelqu'un qui a «son» boulot, celui pour lequel il est compétent, celui qui correspond à sa vie, et comme la concurrence risque de lui dérober «sa» place, il décide également d'éliminer ses plus sérieux ennemis-concurrents. Burke s'accroche à la seule vie qu'il reconnaît comme possible, seul mode de vie que le système valorisent et c'est avec distance et sang-froid qu'il commettra ces meurtres. Dans sa tête, il doit rester l'homme qu'il était, il ne peut donc pas se permettre les dérives psychotiques d'un «serial killer». L'immoralité est vécue comme telle et n'est que temporaire : « J'essaie de parler d'une voie très douce, comme quelqu'un qui ne tue pas les gens» (p.102)</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3"><font size="2">«<i>Je ne peux modifier les données du monde où je vis. Ce sont les cartes que j'ai reçues, et je ne peux rien y faire. Tout ce que je peux espérer, c'est de jouer cette main mieux que tous les autres. Quel qu'en soit le prix</i>.»</font> (p.74)</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR"><font color="#000000"><font face="Arial Narrow, sans-serif"><font size="3">L'histoire de Devore Burke c'est une variante postindustrielle de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gregor_Samsa">Gregor Samsa</a>,  cette victime de la métamorphose kafkaïenne. Tous deux vivait pour et par leur boulot mais dans un angle différent de celui de Gregor qui se laissera enfermé dans son travail d'insecte, Burke, devant faire face à son licenciement, initiera lui-même la métamorphose qui lui permettra de retrouver son emploi.</font></font></font></p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR">&#160;</p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="right" lang="fr-FR">&#160;</p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="right" lang="fr-FR">Compte rendu de : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_E._Westlake">Donald Westlake</a>, <a href="http://www.donaldwestlake.com/wks_biblio.html">Le couperet</a>, Seuil, Paris, 1998, [1997], Coll. Rivages Thriller, 246 p.</p>
<p style="margin-right:0.03cm;margin-bottom:0;" align="justify" lang="fr-FR">[Retrouver le compte rendu complet du livre à <a href="http://docs.google.com/Doc?id=dfvvwr63_63fnb68mcc">cette adresse</a>]</p>
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<title><![CDATA[Les meilleurs outils de visualisation sur le web]]></title>
<link>http://votwfrench.wordpress.com/2008/03/14/les-meilleurs-outils-de-visualisation-sur-le-web/</link>
<pubDate>Fri, 14 Mar 2008 09:57:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>votw</dc:creator>
<guid>http://votwfrench.wordpress.com/2008/03/14/les-meilleurs-outils-de-visualisation-sur-le-web/</guid>
<description><![CDATA[En parcourant le web, je suis tombé sur cet article du site Read/Write web sur les outils de visual]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>En parcourant le web, je suis tombé <a href="http://www.readwriteweb.com/archives/the_best_tools_for_visualization.php">sur cet article</a> du site Read/Write web sur les outils de visualisation.<br />
Article très intéressant où l'on découvre (ou redécouvre) des outils très intéressants tels que le Touchgraph d'Amazon<br />
<a href="http://bp0.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pHcTi308I/AAAAAAAAAfQ/HYzRmL9tQUo/s1600-h/touchgraph.gif"><img style="display:block;text-align:center;cursor:hand;margin:0 auto 10px;" src="http://bp0.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pHcTi308I/AAAAAAAAAfQ/HYzRmL9tQUo/s320/touchgraph.gif" border="0" /></a><br />
ou le <a href="http://build.last.fm/item/42">Last Forward</a> de Last.FM<br />
<a href="http://bp1.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pHyji309I/AAAAAAAAAfY/8HmRl1hiv3I/s1600-h/lastforward.jpg"><img style="display:block;text-align:center;cursor:hand;margin:0 auto 10px;" src="http://bp1.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pHyji309I/AAAAAAAAAfY/8HmRl1hiv3I/s320/lastforward.jpg" border="0" /></a><br />
J'avais déjà évoqué le cas de <a href="http://votw-francais.blogspot.com/2007/12/une-petite-astuce-sur-youtube.html">YouTube</a> ou cet autre outil <a href="http://votw-francais.blogspot.com/2007/11/le-site-du-jour.html">PenWeb</a>, mais pas encore le cas <a href="http://www.inxight.com/">Inxight</a><br />
Inxight est une compagnie américaine fondée par des anciens de Xerox et qui a depuis, été rachetée par Business Objects.<br />
L'application Inxight Star Tree Studio modélise l'information sous la forme d'arbres hyperboliques. Cet outil aide à créer une interface de navigation visuelle dans les sites internet entre autres.<br />
<a href="http://bp0.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pJ2Ti30_I/AAAAAAAAAfk/YRX8j2dZko0/s1600-h/inxight.JPG"><img style="display:block;text-align:center;cursor:hand;margin:0 auto 10px;" src="http://bp0.blogger.com/_x33LVktdyeY/R9pJ2Ti30_I/AAAAAAAAAfk/YRX8j2dZko0/s320/inxight.JPG" border="0" /></a><br />
Inxight a verrouillé son logiciel par des brevets américains. Il y a très peu de concurrents dans ce domaine.<br />
D'autres logiciels exploitent des approches différentes pour visualiser de gros volumes d'informations, comme <a href="http://thinkmap.com/">Thinkmap</a> ou <a href="http://www.fractaledge.com/">Fractal:Edge</a>.</p>
]]></content:encoded>
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