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	<title>communication-dinfluence &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/communication-dinfluence/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "communication-dinfluence"</description>
	<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 13:57:33 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Influence de luxe: ce que Molière aurait appris de LVMH si...]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=509</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 18:59:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[- Un douanier libyen: where are you going?
- Un Français de couleur : Paris
- Le douanier libyen: ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Un douanier libyen: where are you going?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Un Français de couleur : Paris</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Le douanier libyen: ah Paris ! Vous parlez français ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Le Français de couleur: bien sûr ! Vous parlez très bien, vous aussi…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Le douanier libyen: j’adore le chic français (…) Bon voyage monsieur !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">- Le Français de couleur: merci, cher monsieur ! Et bonne journée à vous !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Saviez-vous que le passeport est l’arme d’influence la plus persuasive dans un aéroport international, juste avant votre sourire, vos bagages et vos vêtements ? Difficile d’en douter. D’autant que durant ces vacances, vous êtes des millions à vous rendre dans des aéroports aux quatre coins du monde avec cette certitude banale au premier abord: nos passeports ne sont pas tous égaux devant la police de l’air. Et pour cause… Avant d’ouvrir la bouche, ce titre de voyage parle pour vous. C’est lui qui vous introduit. Il transporte avec lui l’image, la culture, les perceptions et donc l’influence de l’Etat qui l’a délivré. Ainsi de Prague à Accra en passant par Tripoli, le voyageur français peut aisément prendre le pouls de l’influence française dans les pays non francophones.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Il n’est un secret pour personne que les stratèges de la politique étrangère de la France ont toujours considéré les classes dirigeantes de « pays amis » comme cœur de cible de leurs opérations d’influence. « L'immigration choisie » est loin d’être une surprise pour les analystes. Car malgré son discours « droitdelhommiste » et « solidariste », Paris n’a jamais parié que pour l’élite, qu’elle soit intellectuelle, politique, financière, culturelle ou sportive. Un peu comme le leader mondial de l’industrie du luxe, LVMH, table sur les vins &#38; spiritueux, la mode &#38; la maroquinerie, <span> </span>les parfums &#38; la cosmétique… mais la comparaison s’arrête là. Car dans l’hexagone, la nouvelle génération de <em>spin doctors</em>, plus portés à lutter contre les chinoiseries et la dictature  de l’anglais, minorent ce détail si précieux que: parlez français dans un pays non francophone, c’est sortir de lot. Se hisser au dessus de la masse. Appartenir à l’élite. Une élite qui dépense <em>frenchy</em>.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:&#34;">Bien que battu à plate couture par la langue de Shakespeare pour tout ce qui est <em>véritablement</em> international, usuel, technique ou scientifique, le français commence à redevenir un bijou linguistique, une marque de prestige chez tous ces privilégiés qui parlent anglais par nécessité et s’expriment en français par distinction. Il y a  du génie à miser sur un segment aussi rentable, comme le fait LVMH, tout en ne niant pas ses valeurs d’humanisme et de solidarité envers les moins nantis. Et la réputation de Paris pour ce qui est du luxe, du raffinement, bref de l’art de vie à la française plaide pour un tel positionnement stratégique. Les amateurs du cinéma américain se souviendront longtemps de cet échange éloquent entre Carrie Bradshaw et Louise, son assistante, dans <em>Sex and the city</em>: -Tu m’as redonné le goût de vivre, Louise… -Toi, tu m’as donné Louis Vuitton !!! Par</span><strong> Guy Gweth</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Soft Power: l'effet Obama devrait doper le business américain en Afrique centrale]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=474</link>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 14:43:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=474</guid>
<description><![CDATA[
Peut-être sera-t-il élu au soir du 4 novembre 2008. Peut-être pas. Le peuple américain est souv]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="size-full wp-image-475 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/obama1.jpg" alt="" width="204" height="140" /></h3>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#008080;"><strong><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">Peut-être sera-t-il élu au soir du 4 novembre 2008. Peut-être pas. Le peuple américain est souverain. Mais quel que soit le verdict sorti des urnes, l’ascension spectaculaire du sénateur <a href="http://my.barackobama.com/page/content/hqblog" target="_self">Barack Obama</a> aura permis aux Etats-Unis d’écrire leur plus belle histoire de marketing politique sur la scène internationale depuis le plan Marshall. Une opération d’influence collective, sans préméditation, qui devrait profiter à l’image de marque et aux intérêts de la première puissance, aux quatre coins du monde, et plus encore en Afrique Noire.</span></strong></span></p>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#800000;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">La présidence Bush jr. ou la diplomatie du pompier pyromane<br />
</span></span></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">La présidence Bush, avouons-le, fut parmi les plus complexes de la Maison-Blanche. Les républicains souvent taxés de « va-t-en guerre » se retrouvèrent en effet à gérer les terribles attentats du 11 septembre 2001 et à devoir restaurer le leadership des Etats-Unis aux yeux des Américains et à la face du monde. Entre désillusions, émotions, real politik et intérêts économiques, les libertés publiques payèrent le prix le plus élevé avec entre autres, de nombreux cas de violation du secret de la correspondance. Ramenée à la guerre d’Irak, aux scandales d’Abu Ghraib et Guantanamo..., l’image des Etats-Unis devint catastrophique partout dans le monde sauf en Afrique, comme le révéla l’étude «Malaise global», réalisée en juin 2007 dans 47 pays par l’institut Pew. Les concurrents de l’Oncle Sam continuent d’ailleurs d’exploiter cette faille auprès de leurs «alliés» africains pour savonner la planche à l’Africom et freiner<span> </span>autant que possible l’expansion économique et militaire des Etats-Unis sur le continent d’origine du sénateur de l’Illinois.</span></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#800000;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">Le « Yes, we can! » du soft power états-unien</span></span></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"></h3>
<h3 style="margin-top:0;text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">«<em>Les Etats-Unis sont prêts pour un président Noir parce que nous en avons déjà eu plusieurs… à l’écran. Ils ont même été les plus mordants que nous ayons connus : Morgan Freeman dans le film Deep Impact et Dennis Haysbert dans la série 24 Heures chrono», </em>reconnaissait récemment Joel Stein dans le Los Angeles Times avant d’ajouter plus loin<em> : «au fond, tous les présidents sont des personnages de fiction. Si le président produit des effets très concrets sur certaines personnes(…) pour la plupart d’entre nous, son influence est la façon dont <span style="color:#993300;">nous percevons</span> notre pays ». </em>Ajoutons en l’occurrence, <em>la manière dont les décideurs <span style="color:#993300;">africains perçoivent</span> les Etats-Unis</em>. A ce jour, Hollywood, CNN, NBA, le prestige des universités et le storytelling à l’américaine ont une influence inégalée en Afrique Noire. En propulsant un Africain-Américain dans la course à la Maison-Banche, le peuple d’Amérique envoie un message : «si une autre Amérique est possible, alors, un autre monde est possible !» La preuve par <a href="http://my.barackobama.com/page/content/hqblog" target="_self">Obama</a>. C’est une variante du rêve américain qui renaît des cendres d’une puissance meurtrie, essoufflée, décriée, mais fascinante par sa volonté de changement, son réalisme exceptionnel, son <em>désir d’avenir</em>. Si l’Afrique se voit quand elle regarde dans un miroir états-unien, elle ne peut que lui sourire en retour.</span></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:12pt 0;"><span style="color:#800000;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">Tout bien considéré…</span></span></h3>
<h3 style="text-align:justify;margin:12pt 0;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;">Les Américains mesurent peu l’extraordinaire influence dont ils jouissent en Afrique Noire. Parmi eux, les diplomates nés autour de 1945 sont ceux qui demeurent les plus rivés aux vieux manuels de procédure qui <em>imposaient</em> d’en référer au Quai d’Orsay avant de s’aventurer dans ce qui jadis était considéré comme le pré-carré français. Un revenez-y du congrès de Berlin 1884-1885 qui consacra «le partage du gâteau africain.» La percée des Chinois et des Indiens, leur pragmatisme sans-gêne et leur appétit pour les matières premières… commencent sérieusement à réveiller des Américains pourtant<span> </span>décidés<span> </span>à augmenter leurs importations pétrolières du golfe de Guinée de 15 à 25% d’ici 2015. Tout en luttant contre le terrorisme islamiste dont le Nigeria recèle de menues cellules dormantes. D’autres marchés stratégiques tels que l’eau, l'énergie, le bois, les transports, les NTIC… s’ouvrent de plus en plus aux investisseurs américains prompts à surfer sur le capital-perception engrangé en Afrique par l’effet <a href="http://my.barackobama.com/page/content/hqblog" target="_self">Obama</a> (!) </span><span style="color:#008080;"><span style="font-size:11pt;font-weight:normal;"><span style="color:#800000;">Guy J. Gweth</span> </span></span></h3>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le César de la propriété intellectuelle : vous connaissez ?]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=460</link>
<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 14:49:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=460</guid>
<description><![CDATA[
Il n’y a point de génie à énoncer qu’internet a révolutionné le savoir, la communication e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;"><img class="alignnone size-full wp-image-461 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/care1.jpg" alt="" width="186" height="126" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span><strong>Il n’y a point de génie à énoncer qu’internet a révolutionné le savoir, la communication et l’information, tissant une gigantesque toile d’Ali Baba où tous les internautes peuvent se servir à leur guise. Mais comme aimait à dire François Jeanne-Beylot, mon maître en recherche d’informations électroniques à l’Ecole de Guerre Economique, « sur internet, on ne trouve pas tout. On trouve de tout!" </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span>Nombre de lecteurs tombent par trop facilement dans le piège de ce qui est édité, sans pouvoir aller en amont de l’information diffusée, surtout lorsque les auteurs omettent -dans certains cas- de mentionner le « AO » de l’article original, se refusant ainsi à rendre à César ce qui est à  César. Les étudiants et certains « experts en IE » ont donc beau jeu de copier-coller, oubliant que ceux qui mettent leurs œuvres en ligne y veillent également, <span> </span>surveillant leurs productions, l’usage qu’on en fait, leur rayonnement et les souffrances qu’elles endurent tout au long de la vie<strong>. </strong>Plus sérieusement, et à titre pédagogique, rappelons à toutes fins utiles que la propriété intellectuelle est encadrée <em>urbi et orbi</em> par une kyrielle d'instruments juridiques nationaux, voire internationaux... Et par ailleurs que "<strong><em> nemo censetur ignore legem</em></strong> "!<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span>Le tout dernier exemple qui m’est parvenu est cette étude des étudiants du « </span><em><span>Mastère Marketing 2007-2008 part-time de l’ESSEC. Cours d’intelligence économique…</span></em><span>» qui, sans doute pressés de </span><span>publier le jeudi 19 juin 2008</span><span> un travail sur « <strong><a href="http://www.knowckers.org/node/434" target="_self">Les TIC en Afrique</a></strong> » (en restant en Paris), ont cru devoir reprendre presque <em>ad litteram</em> nos thèses, décryptages et exemples à leur profit, en omettant tout juste de mentionner la source qu’est le site <strong><a href="http://gwethguy.wordpress.com" target="_self">Intelligence compétitive et stratégique en zone Cemac</a></strong> ! Plus qu’un <em>oubli</em>, cela s’apparente à ce que certains observateurs analysent comme une forme mutante de négationnisme intellectuel… Une attitude qui rend compte d’un certain état d’esprit dans l’hexagone sur les œuvres intellectuelles proprement produites par les auteurs africains. Une vieille bataille cognitive. <strong>Guy J. Gweth </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><strong><em><span style="color:#000000;">Retrouvez nos articles originaux sur la guerre économique Europe/Chine et l'affrontement franco-chinois en Afrique centrale en cliquant sur les liens ci-infra:</span></em></strong><strong><br />
</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">1- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/20/laffrontement-sinofrancais-en-afrique-centrale-introduction/" target="_self">Stratégie d'influence: l'affrontement sino-français en Afrique centrale (AP)<br />
</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">2- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/23/strategie-de-communication-d%E2%80%99influence-comment-la-pekin-defie-paris-en-afrique-centrale-par-guy-gweth/" target="_self">Communication d'influence: comment Pékin défie Paris en Afrique centrale</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">3- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/22/guerre-economique-franco-chinoise-en-afrique-centrale-declinaisons-tactiques/" target="_self">Guerre économique franco-chinoise en Afrique: déclinaisons tactiques</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">4- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/22/guerre-economique-chine-france-en-afrique-declinaisons-tactiques-suite/" target="_self">Guerre économique Chine-France en Afrique: déclinaisons tactiques (suite)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">5- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/17/guerre-economique-sino-europeenne-si-l%E2%80%99afrique-centrale-devait-choisir%E2%80%A6-guy-gweth/" target="_self">Guerre économique sino européenne: si l'Afrique centrale devait choisir</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">6- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/04/08/jo-2008-la-confrontation-entre-chinois-et-occidentaux-s%E2%80%99enflamme-a-paris-guy-gweth/" target="_self">JO 2008: la confrontation entre Chinois et Occidentaux s'enflamme à Paris</a>!</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">7- <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/23/guerre-economique-dans-le-golfe-de-guinee-lartillerie-americaine-guy-gweth/" target="_self">Guerre économique dans le golfe de Guinée: l'artillerie américaine</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><span style="color:#000000;"><strong><span>NB: dès le 1<sup>er</sup> septembre 2008, retrouvez-nous plus souvent en anglais sur <a href="http://comintelca.wordpress.com" target="_self">comintelca</a> &#38; en espagnol sur <a href="http://intelcac.wordpress.com" target="_self">Intelcac</a>… Un recentrage éminemment stratégique !</span></strong></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Comment de pauvres Africains ont enrichi Western Union]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=419</link>
<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 18:47:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=419</guid>
<description><![CDATA[
&#8220;C’est un fait dont on parle trop rarement: au moins un Africain émigré sur deux adresse ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://gwethguy.files.wordpress.com/2008/06/wu2.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-480 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/06/wu2.jpg?w=97" alt="" width="124" height="119" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span>"C’est un fait dont on parle trop rarement: au moins un Africain émigré sur deux adresse les trois quarts de son salaire à sa famille restée sur le continent afin d’assurer sa subsistance." <span style="text-decoration:underline;">Nous, enfants de la tradition</span><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Marketing ethnique, Perception Management, Communication stratégique, Conquête des espaces, Relation client... Enquête exclusive au cœur d'une stratégie commerciale qui séduit la diaspora africaine. Comment de pauvres Africains ont enrichi <strong>Western Union</strong>, <em>Transfert d'argent</em>?<strong> C'est à découvrir ici.<br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Sud-Sud: la Guinée équatoriale offre un milliard de Fcfa pour reconstruire N’Djamena]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=398</link>
<pubDate>Wed, 21 May 2008 19:13:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Le vice-ministre équato-guinéen des affaires étrangères, José Essono Macha, a annoncé le 19.0]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-399 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/cemac-logo2.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Le vice-ministre équato-guinéen des affaires étrangères, José Essono Macha, a annoncé le 19.05.08 l’octroi par son pays d’un don d’un milliard de Fcfa pour la reconstruction de la capitale du Tchad dont plusieurs installations ont été détruites lors du raid rebelle des 2 et 3 février 2008.</span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">Le ministre équato-guinéen qui a fait cette déclaration au sortir d’une audience avec le Président Idriss Déby Itno, a aussi affirmé que son pays se tient aux côtés du Tchad dans le conflit qui l’oppose au Soudan. La Guinée équatoriale emboîte ainsi le pas au Nigeria qui, par l’entremise de Cherif Mbodou, gouverneur de l’Etat du Bornou, avait remis aux autorités tchadiennes d’importantes quantités de carburant et une somme d’un milliard de Fcfa pour « panser les plaies » de la capitale tchadienne après les évènements de février 2008.</span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;"><span style="font-size:11pt;">L’émissaire équato-guinéen était porteur d’un message du Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, relatif à la réforme des institutions de la CEMAC. Le chef de l'Etat équato-guinéen préside en effet la commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale chargée de réformer les institutions de l’Organisation sous-régionale. Réf : MD/aft/APA</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cameroun: craintes et espoirs d’une unité en matériaux provisoires, Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=396</link>
<pubDate>Tue, 20 May 2008 20:30:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=396</guid>
<description><![CDATA[
Ce 20 mai 2008, le Cameroun célèbre le 36è anniversaire de son unité nationale, en référence ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;"><img class="alignnone size-full wp-image-397 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/20-mai-cmr.gif" alt="" width="195" height="141" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><em><span>Ce 20 mai 2008, le Cameroun célèbre le 36è anniversaire de son unité nationale, en référence au réferendum de 1972 par lequel les citoyens du Cameroun occidental (anglophone) et ceux du Cameroun oriental (francophone) mirent un terme au fédéralisme érigé le 1<sup>er</sup> Octobre 1961, pour fondre dans l’Etat unitaire. A l’heure où ce pays, moteur de la zone Cemac, célèbre l’armée et la Nation, faisons un court voyage au cœur de ce chœur si divers, si ondoyant de part en part, qu’on dit de lui qu’il est l’Afrique en miniature.</span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>Une gouvernance adossée aux bambous de « l’équilibre régional »</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Le Cameroun compte 250 ethnies inégalement réparties sur une superficie de 475000 km2. Pour la plupart des analystes, cette mosaïque constitue un facteur critique de stabilité sociale du fait de la neutralisation mutuelle  qui s’en dégage. Depuis un quart de siècle, la gouvernance politique s’est donc adossée à « l’équilibre régional ». Une stratégie qui, d’après le constitutionnaliste Roger Gabriel Nlep, veut que le chef de l’Etat étant originaire du centre-sud depuis novembre 1982, si le président de l’Assemblée nationale est issu du grand nord, alors le premier ministre vient de la partie anglophone du pays (sud-ouest ou nord-ouest). Et inversement. Et <em>mutatis mutandis</em>, dans la chaîne de commandement, à quelque exception près… Une politique qui, loin de privilégier le mérite et la compétence, convie à un délicat « partage du gâteau national », installant ainsi le management ethnique au cœur du pouvoir… Un exercice périlleux sur lequel la pédagogie civique a de beaux jours à passer, pour autant qu’on veuille en explorer les richesses inédites.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>Une richesse linguistique et culturelle sous scellé</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Si les diplomates canadiens et camerounais se croisent fréquemment dans les instances internationales, c’est avant tout le fait de l’ordre alphabétique : CAN et CAM étant faits pour siéger côte à côte. Mais en poussant plus loin le bouchon de la recherche, on découvre que ces deux pays sont bilingues et que le français et l’anglais y sont langues officielles, bien qu’on ne parle pas plus du Molière à Bamenda que du Shakespeare à Montréal. Pourtant, l’autonomie du Québec n’a jamais nui ni à la grandeur, ni à la prospérité du Canada. Au contraire, elle en nuance les extrêmes, le rythme et la vitalité pour, <em>in fine</em>, créer un ensemble réussi de différences qui fait référence dans le monde. La tactique qui vise à mettre sous scellé les revendications autonomistes anglophones et à faire de leurs leaders des ennemis du peuple camerounais est une erreur de management stratégique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>Des tactiques en paille… aux ennemis en papier</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>L’histoire de grandes puissances telles que les Etats-Unis nous a appris combien l’ennemi extérieur peut être structurant pour une nation en quête de sens et de ciment. L’histoire du Cameroun est peuplée d’« ennemis » internes souvent fabriqués à des fins politiciennes, et dont les effets à long terme ont le don d’anesthésier les énergies, de l’intérieur. Ainsi va-t-il de certaines tribus ou des autonomistes anglophones évoqués supra, sortes de bouc-émissaires en papier qui n’aident le peuple camerounais qu’à s’automutiler. Puis il y a les Camerounais de l’étranger -citoyens de la diaspora- qui n’ont pas droit au vote alors que le transfert de leurs devises au pays natal dépasse de loin l’aide publique au développement octroyée par les pays riches. Une tactique regrettable qui feint d’ignorer que l’adversité rencontrée par les émigrés africains dans leurs pays d’accueil est une puissante machine à fabriquer des patriotes forts d’esprit, de rêve et d’espoir.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>L’espoir d’une stratégie en béton armé</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Tous les peuples du monde –le Cameroun n’en est exempt- ont besoin qu’on leur raconte une histoire, leur histoire en plus beau, une histoire encrée dans le passé et le futur tout à la fois. Les constantes références de Paul Biya aux performances des Lions indomptables du Cameroun ont souvent été analysées comme une excellente accroche publicitaire pour la Nation camerounaise, mais elles demeurent insuffisantes. L’équipe nationale de football sait perdre des matchs mais la Nation peut-elle se permettre une défaite? <span> </span>Lorsque le chef de l’Etat a esquissé pour la 1ère fois le dessin d’un probable « bout du tunnel » de la crise économique, les observateurs ont applaudi sur le fond; les analystes ont relégué la forme au rayon des erreurs de perception management à éviter comme la peste. 90% des Camerounais n’ont jamais emprunté un tunnel! C’est dans la matrice culturelle du pays qu’il faut trouver les ingrédients d’une légende héroïque, indémodable et sans ambigüité d’exégèse à raconter aux compatriotes de Mongo Béti. Toutefois, si capitalisant les erreurs du passé, Jacques Séguéla habilla habilement Paul Biya du slogan « l’homme-lion » lors de la présidentielle 1992, il reste à lui trouver du gibier frais, celui qui fait rugir le plus social des félins, un ennemi externe qui permet de tirer l’émotion collective par le haut et fédérer 250 ethnies par l’objectif. Le terrain économique est un champ tout indiqué, mais « la lutte contre la pauvreté » importée des Nations Unies est une bataille mal exprimée, si asymétrique dans la forme qu’elle annihile dans l’inconscient collectif l’idée même de victoire. Elle renvoie l’image d’une fourmi essayant de soulever une dalle!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span> <em>A contrario</em>, la lutte pour le développement et le tracé consensuel d’une feuille de route intelligente font l’effet d’une proie qui aiguise l’appétit du lion; une ligne d’arrivée qui inspire, attire, saisit et fait se dépasser cet athlète perpétuel qu’est le citoyen./.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span> </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Agences d’intelligence économique : Paris s’apprête à faire le menage]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=380</link>
<pubDate>Tue, 13 May 2008 12:54:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 


Au ministère de l&#8217;Intérieur, le message est clair : «T out ce qui ressemble de près o]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span> </span></p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-384 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/bondgame.jpg" alt="" width="468" height="306" /></p>
<p style="text-align:center;">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Au ministère de l'Intérieur, le message est clair : «T out ce qui ressemble de près ou de loin à une officine ou à de la “ barbouzerie ” va être combattu avec la plus grande fermeté», prévient-on dans l'entourage de Michèle Alliot-Marie. Dans la plus grande discrétion, la Place Beauvau planche sur une opération «mains propres». Une très officielle procédure d'agrément délivré par l'État serait imposée aux sociétés, mais aussi à la nuée de «consultants» gravitant autour d'elles. Cette licence individuelle pourrait être délivrée au terme d'une enquête associant la future direction centrale du renseignement intérieur, englobant l'actuelle DST, et les Renseignements généraux... <a href="http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/05/07/01001-20080507ARTFIG00710-operation-mains-propres-dans-la-securite-privee.php" target="_self">Lire l’article de <span class="sign">Christophe Cornevin et Mathieu Delahousse in le Figaro.fr</span></a></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Industrie de la peur et sous-développement économique, Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=357</link>
<pubDate>Sat, 03 May 2008 12:31:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le Petit Robert définit la peur comme un « phénomène psychologique à caractère affectif marqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#333333;"><span style="font-size:11pt;">Le Petit Robert définit la <strong><span style="color:#ff0000;">peur</span></strong> comme un « phénomène psychologique à caractère affectif marqué, qui accompagne la prise de conscience d’un danger réel ou imaginé, d’une menace. » La peur, force est de le constater, est l’un des ressors psychologiques communs à tous les animaux <em>normaux</em>. Pis, chez les humains de notre ère, on n’a plus seulement peur pour sa vie, mais aussi pour sa famille, ses biens, son travail, ses idéaux, sa réputation, ses convictions, son honneur, son avenir… Préoccupation séculaire, la sécurité est devenue l’obsession des temps modernes et plus encore dans les pays riches. La peur, cette faille primordiale dans le système immunitaire humain, est la porte d’entrée préférée des hackers psychiques dans le vol de nos identifiants comportementaux. Elle peut être un puissant frein au développement.</span></span></p>
<p style="text-align:center;margin:0 0 0.0001pt;"><img class="alignnone size-full wp-image-358 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/menottes.jpg" alt="" width="455" height="189" /></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#3366ff;"><strong><span style="font-size:11pt;">Les usines à peur</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">Si le monde actuel croule sous le poids des religions et autres systèmes de croyances, c’est au moins pour partie à cause de l’inquiétude viscérale des ouailles pour leur avenir <em>post mortem</em>. A ce titre, <em>l’enfer</em> prévu par la littérature chrétienne par exemple reste un aiguillon extrêmement puissant pour les croyants. Dans le monde militaire, les opérations psychologiques puisent une part de leur essence dans le potentiel de peur accumulé par l’ennemi ou les populations cibles. Pour les commerces, le segment sécuritaire connaît une croissance exponentielle jamais démentie. Il n’est que de voir l’envolée des offres de logiciels en protection informatique ou l’omniprésence de <em>Big Brother</em> via ses dizaines de millions de cameras de surveillance sur la place publique européenne. Les analystes estiment <span> </span>par exemple qu’un individu habitant Londres est filmé 300 fois par jour! Mais au final, c’est incontestablement le champ politique qui emporte la palme d’or dans la fabrication des produits de communication à base de peur. Depuis des décennies en Occident, le thème de l’insécurité a porté au pouvoir des capteurs d’émotions, des metteurs en scène, des storytellers, des acteurs d’un <em>public affairs’show</em> dont les équipes de <em>spin doctors</em> se disputent le script avec les grands médias. Au menu: la peur de l’ennemi, des islamistes, des immigrés, des délocalisations, des fonds souverains, du chômage, de la pollution, etc.<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="text-decoration:underline;"><span style="font-size:11pt;"><span style="text-decoration:none;"> </span></span></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#3366ff;"><strong><span style="font-size:11pt;">Jeunes Africains, « n’ayez pas peur » !</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">L’Afrique Noire n’est pas en reste dans cette course. Sauf que l’usage abusif de la peur ici, contrairement à certains pays d’Asie, en est venu à plomber le développement humain, économique et social. Et il faut bien le dire, l’autoritarisme politique, la crainte de feu générée par des sectes, l’humidité de la corruption dans les affaires ou la mousson du tribalisme… ne sont que la partie visible de l’iceberg. Au delà de ces phénomènes (certes non négligeables mais) de surface, c’est dans le sous-sol des us, des coutumes et des traditions que résident insidieusement les mécanismes les plus ingénieux d’exploitation par la peur. Une machine à fabriquer des <em>exdividus</em> au mieux, au pire des êtres entravés par les sangles invisibles du passé, et forcément recalés aux concours actuels du décollage économique. Sans donner raison à l’autre…, le cinéaste guinéen Cheick Fantamady Camara in <strong><em>Il va pleuvoir sur Conakry</em></strong> (1) et l’écrivain camerounais Gaston-Paul Effa in <strong><em>Nous, enfants de la tradition</em></strong> (2) donnent sérieusement à réfléchir à la jeunesse africaine depuis quelques jours. Ils nous apprennent enfin à dire <strong>Non</strong>! à travers deux œuvres remarquables. Intenses. Puissantes.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-359 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/conakryivp.jpg" alt="" width="200" height="251" /></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#3366ff;"><strong><span style="font-size:11pt;">1. Il va pleuvoir sur Conakry, de Cheick Fantamady Camara</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">Drame Psychologique – Fiction - 1h53 – depuis le 30.04.08 à Paris .</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;"> </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;">Bangali alias BB est un journaliste caricaturiste moderne et progressiste de 20 ans. Son père Karamo ainsi que son frère aîné Amine sont plutôt rompus à la pratique religieuse et au respect des traditions ancestrales. Désigné comme le digne successeur de son père, BB ne peut se résoudre à suivre un destin tout tracé. Il préfère se battre pour exercer librement son métier et vivre pleinement son amour pour la belle informaticienne Kesso. Quand celle –ci apprend qu’elle est enceinte, le père de BB refuse de voir naître un enfant conçu hors mariage… Sur fond de conflit de générations et de déséquilibre familial, le drame est inévitable.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#3366ff;"><strong><span style="font-size:11pt;">2. Nous, enfants de la tradition, de Gaston-Paul Effa</span></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="font-size:11pt;">Roman de 164 pages paru en mars 2008 aux éditions Anne carrière.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><img class="alignnone size-full wp-image-360 alignright" style="float:right;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/nous-edlt.gif" alt="" width="202" height="255" /><strong><span>« </span></strong><span>C'est un fait dont on parle trop rarement : au moins un Africain émigré sur deux adresse les trois quarts de son salaire à sa famille restée sur le continent afin d'assurer sa subsistance. Osele, l'aîné de trente-trois enfants, est envoyé en France, où il fait de brillantes études d'ingénieur. Marié à une Française, père de deux enfants, il expédie tout son salaire en Afrique, ce qui le mène à la rupture conjugale. Le narrateur n'a de cesse de se justifier en remontant le cours de sa mémoire, dégageant peu à peu le modeste gisement d'une existence vouée au respect de la tradition. Cet homme dénué d'agressivité, qui n'élève jamais la voix, avec quel acharnement il dénonce la perpétuation d'un héritage ! Souvent, il invoque la peur, sa peur. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>« Extrait</span></strong><span> : -</span><span>Ta famille africaine ne te fait miroiter que ton droit d'aînesse et la tradition lorsqu'elle a besoin d'argent pour payer un mariage, un enterrement de plus. Mais qu'est-ce qu'ils croient là-bas, qu'il suffit de ramasser l'argent dans les caniveaux et de l'envoyer par Western Union? Ils savent que tu te tapes des journées de douze heures de travail pour eux? »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;line-height:normal;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Etre lobbyiste en Afrique centrale aujourd’hui, Guy J. Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=349</link>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 21:56:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[ 

En Afrique subsaharienne, peut-être plus qu’ailleurs dans le monde, les intérêts publics et ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;"><em><span> </span></em></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-356 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/04/afrobusinessman.jpg" alt="" width="185" height="159" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;text-align:justify;"><span style="color:#808080;"><span><strong>En</strong></span><em><span><strong> </strong></span></em><strong><span>Afrique subsaharienne, peut-être plus qu’ailleurs dans le monde, les intérêts publics et privés pèsent à peu près pareillement sur la balance décisionnelle. Il arrive d’ailleurs fréquemment que les seconds l’emportent sur les premiers. C’est un fait. L’expertise et la profession qui consistent à infléchir la décision publique revêtent ici un caractère et des ressorts bien particuliers qu’il ne serait guère inconvenant d’appeler « lobbying à l’africaine ».</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Mi-février 2001, François Bien (nom de code) alors âgé de 34 ans est nommé secrétaire d’ambassade dans l’un des six pays d’Afrique centrale qui composent la zone Cemac. Diplômé de science politique et relations internationales, monsieur Bien arrive en Afrique après quatre ans et six jours au poste d’attaché parlementaire, suivis d’un bref passage dans les services de renseignements. Lorsque fin novembre 2004, contre toute attente, notre homme est appelé à d’autres fonctions dans son pays d’origine, il n’hésite pas une seconde. Il démissionne. Sa décision est irrévocable. Il sera « lobbyiste ». M. Bien a appris à aimer son pays d’accueil, le soleil, les femmes, les paysages et… les combines. En trois ans de carrière africaine, M. B. comme l’appellent ses amis africains s’est fait une kyrielle de relations, les unes plus importantes que les autres. Le renseignement étant une seconde nature, Bien a pris le temps de décortiquer la matrice culturelle, les institutions et les personnalités publiques du pays… au point d’accrocher en face de son lit une cartographie (des acteurs qui comptent) qu’il modifie de temps en temps au crayon, à la manière d’un peintre surréaliste. Grâce à ses sources au secrétariat général du parlement, il pratique une veille juridique à faire pâlir d’envie les archivistes du Journal Officiel local. Chaque midi, il déjeune dans un restaurant différent mais toujours attenant à un ministère. Il consomme local et ne lit publiquement que les journaux locaux. Nombre de journalistes sont parmi ses amis. Tous les dimanches, il est présent à la cathédrale où il s’est fait des sympathies auprès de Mgr, les prêtres, les religieuses et d’autres frères et sœurs en Christ importants. Tous reconnaissent « sa grande générosité et sa remarquable simplicité». Lorsqu’il y a 10 mois M. B. obtient pour mission d’agir pour « contribuer à la prise d’une décision ministérielle favorable aux intérêts de la société XXX », là non plus, il n’hésite pas. Il a ses sources auprès de la cible. Dans un hôtel de la capitale, au titre d’avance, il reçoit du liquide en substance (dont 2/3 pour « mouiller la barbe à qui de droit »), « le reste de l’enveloppe ? Une fois que l’objectif sera atteint ». Monsieur B., c’est bien connu, n’a que l’obligation de moyens, mais ceux qui l’ont pratiqué savent qu’il parvient toujours à l'effet final recherché (EFR). Sauf que quelques jours plus tard, le cœur de cible de M. B. dans l'opération XXX est brusquement démis de ses fonctions et mis aux arrêts, sans procès. Motifs : "corruption et détournement de fonds publics"!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:center;line-height:normal;"><img class="alignnone size-full wp-image-353 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/04/uaflags1.jpg" alt="" width="450" height="212" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Parce qu’il continue d’avoir mauvaise presse en Afrique centrale, le lobbying –de par son côté pour le moins « sibyllin »- s’y exerce en 2008 sous couvert de nombreux statuts et d’une ribambelle de jeux de cartes dont on peut tirer trois as: la carte blanche (I), la carte noire (II) et la carte grise (III)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><span>I-La carte blanche</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>I-1-Les hommes d’affaires étrangers </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Américains, Européens et Asiatiques se livrent une concurrence sans merci sur ce terrain. L’une des opérations les plus inattendues ces 15 derniers mois est à mettre à l’actif du géant industriel Bolloré. Après une élection présidentielle marquée du sceau de la « rupture » entre la France et l’Afrique, le Président Sarkozy accepte l’invitation de Vincent Bolloré qui met <em>gratuitement</em> à sa disposition son avion privé (le Falcon 900 EX) et un yatch de luxe (le Paloma) pour un coût total de près 100 000 euros (65 500 000 fcfa). Un investissement tactique. Car il se trouve que pour le groupe Bolloré, l’Afrique reste une « terre promise et rentable ». Son patron ne voit pas d’un bon œil le rapprochement en cours entre dirigeants africains, hommes d’affaires et gouvernants chinois ou indiens au détriment des intérêts français. Pas besoin, en l’occurrence, d’entrer à l’académie de lobbying pour comprendre que c’est l’eau qui fait glisser le navire. Les chefs d’entreprise n’hésitent plus à mouiller le maillot.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>I-2-Les « sorciers blancs »</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Ceux qui fréquentent la fine fleur de la diaspora africaine à Paris et Bruxelles ont tous eu l’occasion d’entendre parler de PB, pdg d’une agence de communication parisienne très cotée en Afrique centrale. Véritable gourou des RP pour Hommes d’Etat, PB a ses entrées à l’UMP et donc à l’Elysée, même si pour l’entourage du président, « </span><em><span> elle ne compte pas. Elle n’a pas accès au président. Elle n’est pas dans le circuit.</span> »</em><span> A son actif : avoir œuvré – concomitamment avec d’autres « sorciers blancs »- à faire recevoir les icônes de la « Françafrique » par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection, contre toute attente. PB symbolise parfaitement cette caste.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>I-3-Les ONG et associations</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Le lobbying associatif en nette expansion en Occident peine encore à trouver ses marques en Afrique centrale bien que l’on observe de temps à autres des opérations dites de « plaidoyer » aux résultats incertains. C’est ici que les réseaux nord-sud entrent en lice.  <em>In concreto</em>, l’Ong X basée en zone Cemac, n’arrivant pas à se faire entendre localement, alerte ses partenaires Y et Z de Londres ou Bruxelles qui font <em>théoriquement</em> pression sur leurs gouvernements respectifs en jouant sur l’éthique des relations entre « un régime démocratique » et des « régimes non démocratiques… » Une approche de communication plus que de pression (aux résultats symboliques au mieux), qui contraste avec celles dites de la carte noire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><span>II-La carte noire</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>II-1-Les hommes d’influence </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>En Afrique centrale, ils constituent un cercle au contenu plus large que l’assiette dessinée en 1989 pour les États-Unis par Carter Douglass in  <em>Qui gouverne à Washington ? </em>La 1<sup>ère</sup> partie d’entre-eux appartient à l’armée, au monde politique, au monde des affaires ou aux deux derniers à la fois. Dans tous les cas, ce sont les « hommes du président » ou du parti majoritaire, <em>c’est à dire</em> celui du chef de l’Etat.<span> </span>La seconde partie est constituée des hommes de la périphérie dirigeante, « des officiers de réserve » comme diraient les Camerounais pour qualifier les anciens hauts fonctionnaires ex- (ministres, administrateurs civils, militaires de hauts rang, commissaires de police… à la retraite) susceptibles à tout moment de revenir aux affaires sur décision du président de la République.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>II-2-Les fusibles des seigneurs</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Dans un titre resté populaire, le musicien camerounais Claude Moudi lance que « le chien du président est le président des chiens. » Une phrase qui en dit long sur l’influence que revêt l’entourage des décideurs dans une Afrique aux idées de groupe et aux valeurs familiales et solidaires fortes. Les dirigeants en sont conscients qui, pour certains subissent, et pour d'autres, se servent de parents, collègues de travail, d’associations, de tontines, et autres coreligionnaires comme intermédiaires et/ou fusibles dans la conclusion des affaires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><strong><span>II-3-Les autorités morales</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Malgré l’évolution des mœurs, l’Afrique centrale reste un extraordinaire foyer de croyances magico-religieuses, de rites traditionnels et de codes non écrits. Les leaders de ce marché tropical détiennent une capacité immatérielle sans égal à « faire bouger » l’ensemble des décideurs d’autant que, symboles de la sagesse, ils <em>transcendent</em> généralement les barrières partisanes de l’ici-bas pour <em>élever </em>le débat jusqu’aux cimes de la métaphysique. L’influence est ici le royaume terrestre des religieux et des chefs traditionnels, des grands guérisseurs et des marabouts du chef auxquels peuvent exceptionnellement s’ajouter des artistes ou sportifs de réputation internationale de type Yannick Noah. Cependant, la globalisation des pratiques a récemment donné naissance à une sorte de <em>new age</em> du lobbying africain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="text-decoration:underline;"><strong><span>III -la carte grise ou le <em>new age</em> du lobbying africain</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span>Le nouvel âge d’un lobbying africain véritablement vécu comme tel provient notamment des initiatives africaines-américaines à l’instar du ‘‘ Centre for Culture, the African Poetry Theatre, Inc.’’ Basé à Jamaica, Queens aux États-Unis. Cette structure déjà vieille de plus de 20 ans est intéressante en termes d’approche stratégique du fait qu’elle englobe des activités multiformes et multisectorielles. Ainsi que confiait son directeur exécutif, John Watusi Branch en avril 2005 au Courrier d’Abidjan, </span><em><span>« </span></em><span>Nous sommes organisés pour promouvoir l’Afrique et défendre ses intérêts</span><strong><span>.</span></strong><span> Nous sommes les ‘‘watchdogs’’ de l’Afrique (…) Nous mettons à la disposition des Américains et surtout des Africains-Américains </span><span>la vraie information sur l’Afrique</span><span> et les conflits qui freinent son développement. Nous agissons ainsi dans plusieurs domaines. Nous travaillons avec des personnalités politiques, des leaders d’opinion et des hommes de médias (…)». Plus loin, la belle croissance de plusieurs économies africaines depuis une dizaine d’années (6,2% prévue cette année) ainsi que l’hypercompétition des puissances sur le continent poussent à une plus grande professionnalisation du métier de lobbyiste. C’est ce qui justifie l’arrivée en Afrique du Nord de <a href="http://www.lesafriques.com/maroc/les-lobbyistes-debarquent-au-maghreb.html?Itemid=89?article=" target="_self"><strong>Hill and Knowlton</strong></a> en début d’année 2008 ou encore de <a href="http://www.gwethmarshall.com" target="_self"><strong>GwethMarshall consulting</strong></a> en Afrique centrale sur la même période. Détail remarquable s’il en fût, les lobbyistes du <em>new age</em> n’agissent au profit de leurs clients que dans le respect de l'éthique et l'intérêt bien compris de l'Afrique.<br />
</span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;"><span style="font-size:10pt;">François Bien est reparti vers son pays d’origine il y a une semaine, ayant eu vent de poursuites judiciaires imminentes à son encontre, aux motifs de corruption et escroquerie. « Les beaux jours sont à venir » aurait-il lancé à son amie dans l’enceinte de l’aéroport avant de faire tamponner son passeport curieusement resté diplomatique. Avec du recul, on sait à présent que cet homme aux multiples talents ne s’est jamais présenté comme lobbyste. Sur sa carte de visite, on peut encore lire: «  François Bien, Conseil pour les affaires». Une page se tourne.</span></p>
<p class="spip" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">
<p class="spip" style="text-align:justify;">
<p class="spip" style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[De Nollywood à Kannywood : ébauche des nouveaux défis du cinema africain]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=347</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 20:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=347</guid>
<description><![CDATA[
Dans un monde où les arts tendent -autant que la technologie- à se globaliser, le cinéma dispose]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-348 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/04/actrice-nnaji.jpg" alt="" width="444" height="289" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><strong><span>Dans un monde où les arts tendent -autant que la technologie- à se globaliser, le cinéma dispose aujourd’hui d’une confortable influence, aux côtés de la littérature et la musique.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span>Le nombre de soirs où la famille K. s’est passée de diner parce que Mirabelle, sa fille ainée, avait oublié la marmite au feu, au profit d’une série télévisée à succès ; </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span>De voir cette bande de 3 jeunes africains-américains de Oak Brook, dans la banlieue de Chicago, qui décidèrent de se prendre en main après avoir regardé Will Smith incarnant Chris Gardner en compagnie de son fils de 5 ans in <em>A la recherche du bonheur</em> ;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span>Et le nombre incalculable de filles et fils d’Afrique Noire que leurs parents ont appelés Brenda, Brandon ou Kelly après la diffusion des séries américaines Melrose Place, Santa Barara ou Beverly Hills, à la télévision nationale de 1995 à 2005;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span>Rien que l’adjonction du suffixe « Wood » comme expression d’un certain succès… sont quelques exemples mineurs qui montrent de manière symptomatique la porosité culturelle des groupes cibles aux stratégies de l’industrie du cinéma. Or, nous vous le rappelions le 7 février 2008 -in <a title="Gabon" href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/07/intelligence-strategique-le-gabon-a-la-pointe-du-combat-culturel-en-afrique-centrale-guy-gweth/" target="_self">Intelligence stratégique : le Gabon à la pointe du combat culturel en Afrique centrale</a>-, le XXIè siècle sera bel et bien culturel. Et l’Afrique est tout à fait prête à projeter sa propre « dream society ». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span>Entre Nollywood et Kannywood au Nigéria, vous devinez que la production d’un <em>cinéma discount</em> constitue plus qu’un défi économique. La souveraineté culturelle est vitale pour tout peuple qui entend se projeter dans cet univers rendu implacable par l’exacerbation de la concurrence. Les religieux, politiques et<span> </span>opérateurs économiques auxquels Sana Harb fait allusion dans son article ont grand intérêt à sonder la profondeur stratégique d’une production cinématographique locale à bas coûts. L’Afrique qui n’a pas inventé la poudre à canon pour dompter le monde doit pouvoir exprimer son génie artistique et fructifier un patrimoine culturel empreint d’humanisme et de fraternité... pour ETRE et apprivoiser le monde, à sa manière.  <strong>Guy J. Gweth</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span><a title="Cinema" href="http://www.lesafriques.com/actualite/kannywood-et-nollywood-face-a-deux-perils.html?Itemid=89?article=5411" target="_self">Lire Kannywood et Nollywood ..., l'article de Sana Harb in LesAfriques</a><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le storytelling ou la magie du soft power narratif: ouvrage]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=344</link>
<pubDate>Sun, 20 Apr 2008 23:10:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=344</guid>
<description><![CDATA[D’abord merci !
L’article « intelligence économique et bataille pour le contrôle mental » é]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span>D’abord merci !</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>L’article «<a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/03/05/intelligence-economique-et-bataille-pour-le-controle-mental-par-guy-gweth/" target="_self"> intelligence économique et bataille pour le contrôle mental</a><a title="Contrôle mental" href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/03/05/intelligence-economique-et-bataille-pour-le-controle-mental-par-guy-gweth/" target="_self"> </a>» édité sur ce site le 05 mars 08 a été lu plus d’un demi millier de fois à ce jour. A la suite de sa publication, vous êtes quelques uns à avoir écrit pour nous transmettre vos impressions. Ainsi en va-t-il par exemple du gendarme retraité Pierre B., pour qui « <em>le grand public n’a pas nécessairement besoin de savoir tout cela…</em> » ou encore de Léa-Marie, cette pharmacienne grenobloise de 27 ans qui trouva « <em>effrayant que les individus ayant de telles connaissances pour manipuler le public soient laissés en circulation, sans surveillance</em>. » Dans votre grande majorité, vous demandiez <em>grosso modo </em>si l’Afrique Noire allait rester la cage d’escalier d’un monde obligé à la guerre congnitive. Tout en vous remerciant, c’est à toutes et à tous qu’en guise de réponse, nous dédions « <strong>Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits </strong>» paru en 2007 aux éditions La Découverte sous la plume bien intelligente de Christian Salmon du CNRS.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span>Pensées particulières </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>Evidemment qu’au moment de recommander cet ouvrage, des pensées particulières vont à l’élite africaine, consommatrice <span> </span>boulimique des boîtes de conserves mentales produites par les stratèges du <em>soft power</em> (souvent inspirés par la magie de nos griots), et si savamment distillées à travers l’éducation, la religion, la radio-tv, le cinéma, internet, le roman, la bande dessinée ou le discours politique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span>Et pour tout vous dire,</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>Lorsqu’on tente une analyse prospective -à moyen terme- de l’intelligence économique et stratégique, on ne peut nier que dans les 10-15 ans à venir, des logiciels toujours plus intelligents (réf: sigint) s’empareront des activités de veille quasi<em> in extenso</em>, que la sécurité informatique prendra du galon de manière exponentielle, que le renseignement humain (humint) fera la différence entre les meilleurs, qu’à l’image du Chessmaster pour les jeux d’échecs, la prise de décision dans les grands groupes sera assistée par ordinateur et que l’essor des technologies comportementales tirera inexorablement la discipline vers le haut. Nul doute qu’en 2015 déjà, au moment d’évaluer les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), tandis que l’élite financière juchée au sommet de l’échelle de Maslow déboursera des sommes faramineuses pour un voyage dans l’espace, les <em>spin doctors</em> quant à eux, seront encore prêts à consentir des hypothèques inattendues pour des placements sûrs dans le Wall Street du contrôle mental. Et pour cause, sous peu, <span> </span>la grande guerre économique (dont les cibles stratégiques sont localisées dans la tête et le cœur du consommateur) aura pour principaux champs de bataille l’ego, la fibre et le neurone. Bonne lecture à tous ! <strong>Guy Gweth</strong><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span>Extrait de la quatrième…</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><img class="aligncenter size-full wp-image-345 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/04/storytelling.jpg" alt="" width="277" height="325" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span>« Depuis qu’elle existe, l’humanité a su cultiver l’art de raconter des histoires, un art partout au cœur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux Etats-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l’appelation anodine de « storytelling » : celui-ci est devenu une arme aux mains des « gourous » du marketing, du management et de la communicatioin politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. Derrière les campagnes publicitaires, mais aussi à l’ombre des campagnes électorales victorieuses (…) se cachent les techniciens sophistiqués du <em>storytelling management</em> ou du <em>digital storytelling…</em> ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span> </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie de coopération internationale:  Paris retrouve sa sagesse africaine, Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=331</link>
<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 21:01:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=331</guid>
<description><![CDATA[
«J&#8217;aime l&#8217;Afrique et je veux qu&#8217;on parle de l&#8217;Afrique en bien. [...] L]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-332 alignleft" style="float:left;" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/04/alain-joyandet.jpg" alt="" width="261" height="194" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em><span style="font-size:12pt;">«</span></em></strong><em><span style="font-size:12pt;"><span>J'aime l'Afrique et je veux qu'on parle de l'Afrique en bien. [...] L'Afrique n'est pas une, il faut s'en occuper État par État et c'est ce que j'ai l'intention de faire en allant sur le terrain […] </span></span></em><em><span style="font-size:12pt;">J’ai envie de renouer les fils là où ils ont été distendus […] Il faut se garder de donner des leçons aux pays africains […] La rupture c’est intellectuel... Ce n’est pas la brusquerie.</span></em><strong><em><span style="font-size:12pt;">»</span></em></strong><span style="font-size:12pt;"> </span><strong><span style="font-size:10pt;line-height:115%;">Morceaux choisis de l’inteview exclusive d’Alain Joyandet ce jeudi 10 04 08 à 6 :10 TU, au micro de Christophe Boisbouvier, RFI.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après la très médiatique campagne de 2007 sur "la rupture" entre France et Afrique (période électorale oblige !); </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après le regrettable <a title="discours du 26 07 07" href="http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.79184.html" target="_self">discours du 26 07 07</a> à l’université Cheik Anta Diop de Dakar;</span></p>
<p><span style="font-size:12pt;"> Après l'affaire de l'arche de zoé, le "<em>j'irai les chercher quoi qu'ils aient fait</em>" du président français début novembre 2007, la suite des évènements à Ndjaména et la menace française de revoir ses accords de coopération militaire;<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après la réplique des <a title="intellectuels africains" href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/25/infoguerre-lafrique-repond-a-sarkozy-contre-le-discours-de-dakar/" target="_self">intellectuels africains</a> "contre le discours de Dakar", fin février 2008 ; </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après l'extraordinaire <a href="http://www.ambafrance-bf.org/article.php3?id_article=735" target="_self">rattrapage du Cap</a><a href="http://http//www.ambafrance-bf.org/article.php3?id_article=735" target="_self"> </a>au jeudi 28 02 08 devant le Président Thabo Mbeki et le parlement sud-africain;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après la publication de listings sur les biens immobiliers des chefs d’Etats africains en France le 01 02 08, alors que certains politiques français sont d'importants propriétaires en Afrique centrale à l'insu de l'opinion publique;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/03/10/principe-de-reciprocite-francegabon-les-francais-sans-papiers-rasent-les-murs-a-libreville/" target="_self">la décision de Libreville</a> d’expulser tous les Français "sans papier" du Gabon début mars 2008;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;">
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Après l’acharnement de Jean-Marie Bockel<span> </span>à rompre avec la «françafrique »;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;"> Et faisant suite à l'éviction de celui-ci sous la pression du président gabonais Omar Bongo Ondimba et de son homologue congolais Sassou Nguesso, notamment;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Considérant la fulgurante percée chinoise en Afrique centrale;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Ayant pris le pouls de <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/17/guerre-economique-sino-europeenne-si-l%e2%80%99afrique-centrale-devait-choisir%e2%80%a6-guy-gweth/" target="_self">la diaspora africaine </a>ainsi que <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/03/02/intelligence-economique-rivalites-des-puissances-en-afrique/" target="_self">des experts</a> et hommes d'affaires français évoluant en Afrique francophone;<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Se rendant à l’évidence du caractère stratégique incontournable de l’Afrique noire à plusieurs égards;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Nicolas Sarkozy a radicalement revu sa copie en nommant le 18 mars 2008 un nouveau <span style="letter-spacing:-0.15pt;">secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes,</span> en la personne d’Alain Joyandet. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Homme de <a title="Le blog notes de Joyandet" href="http://www.joyandet.fr" target="_self">communication</a> , le maire UMP de Vesoul apporte avec lui un style -  revenez-y de chiraquie-, plus discret et plus posé, le type de tempérament empreint de sagesse, de sympathie et de grande diplomatie qui a si souvent fait la réussite de la France sur la scène internationale. Député et ancien sénateur, marié et père de trois enfants, Alain Joyandet s’est envolé ce jeudi 10 mars 2008 pour Libreville où il va tenter, dit-il, de « <em>rectifier la ligne politique adoptée par le secrétariat d'État à la Coopération depuis l'arrivée de Jean-Marie Bockel à sa tête</em>".</span><span style="font-size:12pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;">Alors évidemment tout le monde ne voit pas ce revirement de l’Elysée d’un très bon œil. Ainsi pour Olivier Thimonier de l’association Survie par exemple, la visite d’Alain Joyandet au Gabon </span><span style="font-size:12pt;">"<em>ne donne pas un signe positif sur l'évolution de la politique de la France en Afrique</em>". Pour ma part, c’est le signe que Paris a compris la nécessité de modifier et même de <a href="http://gwethguy.wordpress.com/2008/02/23/strategie-de-communication-d%e2%80%99influence-comment-la-pekin-defie-paris-en-afrique-centrale-par-guy-gweth/" target="_self">professionnaliser sa communication</a> vis-à-vis des Africains comme nous l'avions préconisé. Reste le plus difficile: allier l’acte à la parole... La jeune Afrique échaudée craint désormais l’eau froide!</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Infoguerre : « l'Incroyable Histoire du compte japonais de Jacques Chirac »]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=282</link>
<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 18:53:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=282</guid>
<description><![CDATA[L&#8217;affaire Clearstream a déjà fait couler beaucoup d&#8217;encre. Le livre de Nicolas Beau et]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">L'affaire Clearstream a déjà fait couler beaucoup d'encre. Le livre de Nicolas Beau et Olivier Toscer, <em>«l'Incroyable Histoire du compte japonais de Jacques Chirac»</em> qui sort ce 20.03.08 en librairie, pourrait cependant apporter une lumière décisive sur certains de ses aspects les plus obscurs. </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/03/ccjaponais.thumbnail.jpg" alt="ccjaponais.jpg" width="115" height="128" align="right" /><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">On se souvient que «l'affaire japonaise» a surgi dans le débat public il y a moins de deux ans, en marge de l'instruction concernant les listings falsifiés de Clearstream. Elle dérive plus précisément des «blancs» de l'audition du général Philippe Rondot par les juges Jean-Marie d'Huy et Henry Pons le 28 mars 2006, dont le procès-verbal fut publié verbatim par les soins du <strong><em>Monde</em></strong> (daté du 4 mai). </span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Japan connection<em> </em></strong><br />
Si l'on connaissait le flirt poussé de la fondation France Libertés de Danielle Mitterrand avec la secte japonaise Soka Gakkai (via les articles du <em>Monde</em> et de <em>l'Événement du jeudi</em>), on ne savait en revanche pas grand-chose de l'entrisme de la Fondation Sasakawa auprès du personnel politique français. La fondation de cet ancien criminel de guerre japonais cherchait alors à obtenir le statut prestigieux d'association d'utilité publique en reconnaissance de ses actions philanthropiques en faveur des vitraux de la cathédrale de Blois ou du château de Chantilly — avec le soutien d’un Jack Lang ou d'un Maurice Schumann (alors administrateur de Chantilly). Les auteurs démontent alors minutieusement la mécanique des réseaux d'influence qui ont permis à Sasakawa de faire élire un Japonais à la présidence de l'OMS mais également de l'Unesco, bénéficiant en cela de la bienveillance de Chirac… et du retrait de Jack Lang de la course (chapitre 2: <em>«Un criminel de guerre blanchi à Paris»</em>, p. 55 à 77).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">©D.R.<br />
</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';"> </span></p>
<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/03/chirac_osada_0.jpg" alt="chirac_osada_0.jpg" width="467" height="238" align="left" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">Jacques Chirac avec Shoichi Ôsada en 1993</span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">Ce sont néanmoins les rapports de Chirac avec le banquier qui sont privilégiés. Et pour cause! C'est dans la banque de ce dernier, la Tokyo Sowa (TSB), que les services secrets ont, à trois reprises et sous des plumes différentes, mentionné la trace d'un compte au nom de Jacques Chirac: message du 11/11/1996 du chef de poste au Japon de la DGSE à son siège parisien, fiche d'enquête du général Champtiaux sur Gilbert Flam du 28/9/2001 et note du général Rondot du 08/11/2001. Et c'est très probablement pour avoir enquêté au sujet de ce compte que Gilbert Flam, alors magistrat détaché auprès des services secrets, s'est retrouvé placardisé au tribunal de Paris — et toute la hiérarchie de la DGSE reprise en main au lendemain de la réélection de Jacques Chirac à la présidentielle de 2002</span>.<span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';"> AO: <strong>Guillaume Paugam</strong> - Sources : bibliobs.com</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;"><span style="font-size:12pt;font-family:'Times New Roman','serif';"> </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Infoguerre: " L'Afrique répond à Sarkozy contre le discours de Dakar "]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=218</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 19:12:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=218</guid>
<description><![CDATA[
&#8220;Cet ouvrage collectif, d&#8217;une rare puissance académique, était attendu par tous ceux ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:14pt;font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"<em>Cet ouvrage collectif, d'une rare puissance académique, était attendu par tous ceux qui croient en une Afrique nouvelle, forte et offensive au XXIè siècle. Il serait judicieux, à court terme, de l'inscrire dans les programmes d'enseignements secondaires et universitaires africains</em>". Guy Gweth</span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">Sous la direction de Makhily Gassama </span></strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';"><br />
par Zohra Bouchentouf-Siagh, Demba Moussa Dembélé, mamoussa Diagne, Boubacar Boris Diop, Koulsy Lamko, Gourmo Abdoul Lô, Louise-Marie Maes Diop, Kettly Mars, Mwatha Musanji Ngalasso, Patrice Nganang, Djibril Tamsir Niane, Théophile Obenga, Raharimanana, Bamba Sakho, E.H. Ibrahim Sall, Mouhamadou Siribié, Adama Sow Diéye, Odile Tobner, Lye M. Yoka. <strong><br />
Au total 23 intellectuels de renom (historiens, économistes, philosophes, romanciers... de Haïti et des quatre coins d'Afrique (Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Guinée, Mauritanie, RDC, Sénégal, Tchad...)<br />
<em>L'Afrique répond à Sarkozy contre le discours de Dakar, </em>479 pages,<br />
éditions Philippe Rey, Février 2008, 19,80 euros. <em>A lire absolument!</em></strong><br />
</span></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/africa_response.jpg" alt="africa_response.jpg" width="463" height="493" /></div>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"L'intérêt de ce livre majeur dépasse le cadre d'une simple réponse à Nicolas Sarkozy: il décrit sans concession les véritables défis qui interpellent l'Afrique d'aujourd'hui et de demain, et l'appelle avec confiance à trouver, par elle même, les moyens de se relever."</span><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';"> </span></strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">4è de couverture</span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">Extraits: </span></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">" La traite négrière est un crime contre l'humanité.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"... Il est difficile de laisser passer des accusations, des propos d'une violence inattendue, adressées non aux tyrans d'Afrique, à ceux qui ont réduit l'Afrique à la mendicité, mais à <em>'l'homme africain'</em>, à <em>'l'homme noir'</em>, à la race. Nous acceptons et exigeons des critiques justes et lucides pour éclairer notre voie, pour nous construire, mais nous combattrons sans appel ceux qui se trompent volontairement de cible pour créer la confusion. Car c'est bien cette confusion que nous dénonçons et condamnons.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"Le poète du Joal a été cité à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy en des termes élogieux. Le plus ironique, c'est que, quoi que l'on puisse penser de Senghor, il n'est pas certain qu'il aurait laissé un invité du Sénégal dire de telles énormités ce jeudi 26 juillet sans lui porter la réplique d'une façon ou d'une autre.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"L'incapacité de l'élite africaine à faire face aux réalités du continent et l'absence de courage qui l'anime ont longtemps retardé le développement de l'Afrique et favorisé le développement de cette forme de discours. De nombreux économistes africains, pourtant bardés de diplômes, occultent volontairement la question fondamentale de l'asservissement monétaire des pays de la zone CFA pour se livrer à des dissertations oiseuses sur un développement économique impossible.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><span style="font-family:'Trebuchet MS','sans-serif';">"Et quand 'l'Afrique s'éveillera, le monde occidental qui a bâti sa richesse, sa puissance et son arrogance sur le sang, la sueur et les larmes de ces peuples harassés, comprendra qu'il est temps, enfin, de se départir de sa suffisance...'"</span></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie de communication d’influence: comment Pékin défie Paris en Afrique centrale, par Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=217</link>
<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 20:28:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=217</guid>
<description><![CDATA[Le texte qui suit vient répondre aux questions et remarques de plusieurs de nos lecteurs de France:]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><strong><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Le texte qui suit vient répondre aux questions et remarques de plusieurs de nos lecteurs de France:<br />
-« Etes-vous conscient de ne nous avoir donné que des morceaux de textes sur la guerre économique entre la Chine et la France en Afrique centrale ? » <span> </span><span> </span>-Oui, à dessein.<br />
-« Pouvez-vous publier quelques unes de vos conclusions sur cette étude ? »   -Absolument. Voici un bref résumé :</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-374 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/ue-chine2.jpg" alt="" width="468" height="203" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Tout au long de nos recherches, nous avons observé qu’il n’existe plus de frontières étanches entre politiques des Etats, stratégies des entreprises, protection de l’environnement et... attitudes de la société civile. Nous avons trouvé comme Thierry Libaert (<a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>) que <span style="color:black;">« si les stratégies européennes et Clausewitz en particulier, éprouvèrent quelques difficultés à élargir l’impact de leur théorie, c’est au travers des performances économiques du Sud-est asiatique que la stratégie militaire trouva son renouveau.» C’est ainsi que</span> l’empire Chinois dans une « tactique du faible au fort » a su prendre à son compte la devise du concurrent et communiquer en toute « Liberté »<span> </span>-« Egalité » -« Fraternité » avec ses partenaires d’Afrique, défiant ainsi les groupes français sur un terrain qui, hier encore, constituait « le pré carré » de l’Elysée. Par une communication d’influence offensive, voire agressive, Pékin a tablé<span> </span>sur l’information dominance (pour reprendre la formule américaine consacrée), phase finale du Perception Management  qui traduit «  l’aboutissement du façonnage des perceptions individuelles et collectives » (<a title="_ftnref2" name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>) de sa cible.<br />
</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">« Certes, le commerce entre l’hexagone et l’Afrique comme le révèle une étude précédente, dégage un solde positif de plus de 5 milliards d’euros en faveur de la France alors qu’avec la Chine, il est déficitaire de 10 milliards. De nombreux grands groupes français demeurent présents en Afrique, comme TOTAL, Bouygues, Bolloré, Castel , Areva, Air France (qui s’est maintenu à flot à un moment où ses concurrents étaient en difficulté grâce à sa présence en Afrique)… etc. Bien plus, la France dont la Banque Centrale n’est plus qu’une succursale de la Banque centrale européenne depuis l’euro, continue de contrôler à travers un service de son Trésor la politique monétaire de presque toutes ses anciennes colonies à travers le Franc CFA… » En somme,<span> </span>l’hexagone et ses entreprises continuent de disposer de quelques attaches en Afrique centrale. Mais pour combien de temps encore?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Aujourd’hui, le savoir s’impose comme la source et la forme ultime du pouvoir, son expression la plus raffinée (<a title="_ftnref3" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>). Si les entreprises françaises veulent rester compétitives en Afrique, elles doivent réclamer et obtenir de Paris l’élaboration d’une stratégie étatique de communication globale qui prenne en compte les savoirs accumulés sur la cible, la mondialisation de la concurrence… et surtout le plus grand respect des populations et des spécificités locales.  L'Américain Harry Overstreet</span><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">, dans son remarquable ouvrage <strong>L'art d'influencer la conduite humaine</strong>, déclarait: "l'action humaine naît de nos désirs fondamentaux... Et le meilleur conseil qu'on puisse offrir à ceux qui désirent influencer leurs semblables, aussi bien dans les affaires que dans la politique,c'est avant tout d'éveiller chez eux un ardent désir." Le discours actuel de Paris est aux antipodes de cette  vérité si simple.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Et pourquoi programmer une stratégie de communication globale? « La raison la plus évidente réside dans une nécessaire coordination, pour s’assurer que chacun dans l’organisation tire dans la même direction, ce qui est parfois facilité, spécifiant cette direction de façon aussi précise que possible. Les plans comme ils émergent de la programmation stratégique sous forme de programmes, de plannings, de budgets, etc., peuvent être des moyens primordiaux pour <strong>communiquer</strong>, non seulement des intentions stratégiques mais aussi ce que chaque individu dans l’organisation doit faire pour les réaliser. » (<a title="_ftnref4" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>) En sus de contribuer concrètement ainsi à la compétitivité des entreprises, la communication d'influence s’en trouvera plus valorisée en tant que ressort stratégique, vecteur d’intelligence collective. C’est plus que ce qu’entrevoyait déjà Fraser Seitle lorsqu’il affirmait en 1998 que « l’établissement d’objectifs, la formulation de stratégies et la planification sont essentiels en communication afin d’être considérés comme équivalents en statut aux autres composantes organisationnelles » (<a title="_ftnref5" name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>), une thèse valable pour les entreprises comme pour les Etats modernes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"> </span></strong></p>
<div><!--[if !supportFootnotes]--></p>
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
<div>
<p class="MsoNormal"><a title="_ftn1" name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"> Thierry Libaert, Le plan de communication, Dunod, 2006</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"><a title="_ftn2" name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"> Eric Delbecque, Individualisme et puissance : psychologie d’un malentendu, chapitre V de l’ouvrage collectif </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span> </span>« Les chemins de la puissance », Tatamis, 2007, sous la direction de Christian Harbulot et Didier Lucas</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"><a title="_ftn3" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"> Alvin Toffler, Les Nouveaux Pouvoirs : savoir, richesse et violence à la veille du XXIè siècle, Fayard, 1991</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"><a title="_ftn4" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"> Henry Mintzberg, Grandeur et décadence de la planification stratégique, Dunod, 1999</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"><a title="_ftn5" name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;line-height:115%;font-family:'Garamond','serif';"> Fraser Seitle, The practice of public relations, Practices Hall, 1998</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
</div>
</div>
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<div>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Stratégie : le français suffit-il à l’influence française et francophone dans le monde actuel? ]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=177</link>
<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 11:38:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[L’article de Keit Spicer ci-infra pose une question fondamentale dans la compréhension des choix ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;"><i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">L’article de <b>Keit Spicer</b> ci-infra pose une question fondamentale dans la compréhension des choix stratégiques auxquels les leaders politiques actuels doivent faire face pour garantir l’influence de leur pays dans le monde. Largement francophone, l’Afrique centrale est concernée par cette problématique dont nous avons amorcé le traitement in « Afrique, intelligence économique et francophonie » du 25.01.08. La réponse, pour aussi imagée qu’elle puisse paraître se trouve certainement dans cette sentence biblique  pleine de réalisme: « on ne met pas du vin neuf dans de vieilles outres ».Car </span></i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">dura lex sed lex,</span><i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"> il</span></i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"></span><i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"> va être objectivement compliqué d'aller à la modernité sans passer par la case de  Shakespeare pour signer l'indispensable contrat d'intégration à la mondialisation</span></i><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;">&#160;</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/francophonief.png" alt="francophonief.png" height="222" width="432" /></div>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom:0.0001pt;line-height:normal;"><b><span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">"France 24, télévision mondiale en VF</span></b><br />
<span style="font-size:12pt;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Par Keith Spicer, ancien commissaire aux Langues officielles du Canada, ancien président du Conseil canadien de l’audiovisuel et des télécommunications. </span></p>
<p class="firstpara"><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer les services anglais et arabe de France 24 contredit plusieurs objectifs stratégiques proclamés par le président de la République. Elle prive la France d’influence dans le monde ; elle va à l’encontre d’un courant en faveur de canaux de nouvelles multilingues ; elle envoie un signal d’indifférence à deux univers linguistiques où les intérêts de la France sont en jeu ; elle ignore le fait que l’anglais - hélas ! - est la lingua franca du monde ; et au lieu de renforcer l’image voulue d’une France ouverte sur le monde, elle présente ce pays comme aussi borné que son Président est unilingue.</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Perte d’influence dans le monde ? Cantonner France 24 au seul français, c’est limiter sa voix, et celle de la France, à l’Hexagone, à la souvent dénigrée Françafrique et à la Belgique, la Suisse, et une partie du Canada. Adieu les Etats-Unis et le Canada anglophone, la Grande-Bretagne, l’Inde, le Pakistan, l’Australie, l’Afrique anglophone - ainsi que des centaines de millions de «non-anglophones» qui comprennent l’anglais.</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Tendance aux canaux multilingues ? L’exemple le plus frappant est l’excellent service anglophone d’Al-Jezira, sans oublier la CCN en espagnol. Plusieurs autres chaînes internationales offrent des bulletins télévisés en différentes langues - Euronews et Deutsche Welle, par exemple. Presque tous offrent des sites web en anglais et parfois d’autres langues.  </span></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/drapeau-francais.jpg" alt="drapeau-francais.jpg" height="191" width="437" /></div>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Indifférence aux mondes arabe et anglophone ? Faut-il dire combien ces deux publics peuvent influer sur la prospérité, la sécurité, la diplomatie et la culture de la France ? Dans le monde, on compte entre 500 et 800 millions de personnes qui parlent ou comprennent l’anglais. En Europe, 38 % des citoyens affirment pouvoir comprendre une simple conversation en anglais. Ailleurs, des centaines de millions d’Indiens et de Chinois dont les économies décollent comprennent l’anglais.</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">L’arabe est parlé comme langue maternelle par 325 millions de personnes dans 23 pays. Certains de ces pays exportent assez de pétrole pour déstabiliser, s’ils le veulent, l’Occident. D’autres exportent le terrorisme. Ensemble, ils forment un bloc hétéroclite, mais vital pour les exportations françaises : armements, centrales nucléaires, alimentation, avions, voitures, culture. Bientôt une base militaire à Abou Dhabi créera une position stratégique pour la France dans le Golfe. Négliger ce vaste public arabe et ces opportunités paraît insensé.</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">La langue française est belle, est culturellement irremplaçable. Elle est toujours un bien précieux du patrimoine mondial qu’il faut mieux protéger - et surtout mieux enseigner. Mais malheureusement, l’histoire, les réalités géopolitiques et maintenant le triomphe de la mondialisation ont fait de l’anglais la seconde langue du monde de notre siècle. Plusieurs autres grandes langues, dont l’arabe, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois, le japonais et l’hindi auront aussi d’importants rôles, surtout régionaux, à l’avenir. Mais pour la France - et France 24 -, l’anglais et l’arabe, comme langues supplémentaires pour parler au monde, étaient les bons choix. Les éliminer aujourd’hui fait passer la France pour un pays myope, voire rétrograde. Comme un pays qui - malgré l’«ouverture» tous azimuts trompetée par M. Nicolas Sarkozy - pleure un passé glorieux mais révolu.</span></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Jacques Chirac, passablement bilingue, avait le grand mérite de créer la «French CNN». Il a vu celle-ci avec de multiples voix pour porter les idées françaises bien au-delà du petit monde de la Francophonie. Car le grand mérite de France 24 est de «vendre» des idées françaises là où on ne les connaît pas. Trouver <i>«inadmissible»</i> que la France s’explique au monde dans d’autres langues que le français, c’est confondre contenu et contenant, valeur des messages et chauvinisme linguistique. Napoléon et de Gaulle, tous deux un peu à cheval sur la langue, auraient-ils fait le choix de Sarkozy avec France 24 : parler à leur chasse gardée… plutôt qu’au monde ?  </span><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/france-24.gif" alt="france-24.gif" align="right" height="110" width="92" /></p>
<p><span style="font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';">Dernier détail: fusionner France 24, TV5 et Radio France internationale, comme le souhaite le Président, n’est pas une mauvaise idée. Mais dans l’usine à gaz dont on rêve, il faut préserver le rôle particulier de France 24 comme messager d’idées à des publics autrement inatteignables. Or les idées n’ont pas de langue. Le Président ne voudra sans doute pas dire que, réflexion faite, il écoutera le jugement de son prédécesseur dont on a oublié le nom. Mais -quelle preuve de la sagesse de sa politique d’ouverture!- il pourrait élégamment céder à l’opinion protrilinguisme de son ministre Bernard Kouchner…" <b>Avis à l'Afrique francophone!</b><br />
</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:12pt;line-height:115%;font-family:'Arial Unicode MS','sans-serif';"> </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[RFI-Afrique, la réussite du "soft power" à la française, par Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=33</link>
<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 23:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/?p=33</guid>
<description><![CDATA[
&#8220;- Debout!  - Je me lève! - Assis! - Je m&#8217;assieds!&#8221; Quel écolier d&#8217;Afriqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a title="rfi_can2008_432x100_b.jpg" href="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/rfi_can2008_432x100_b.jpg"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/rfi_can2008_432x100_b.jpg" alt="rfi_can2008_432x100_b.jpg" width="451" height="148" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">"- Debout!  - Je me lève! - Assis! - Je m'assieds!" Quel écolier d'Afrique centrale n'a souvenir de cet échange quasi militaire entre le maître et ses élèves, un lundi matin à l'école du village. <em>Mutatis mutandis</em>, ce scénario est quasiment identique à celui dans lequel se jouent actuellement les rapports de Radio France International (<strong>RFI)</strong> avec la plupart des élites d'Afrique francophone (son cœur de cible) . Sauf qu'il est plus doux, peu perceptible a priori (à moins d'analyser froidement le phénomène) mais de loin plus incisif.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Du "Poste colonial" à la "Radio mondiale"<br />
</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Créee le 06 mai 1931 à destination des ex-colonies françaises, RFI est officiellement née sous le modèle du "poste colonial". Filiale de Radio France dès le 06 janvier 1975,  elle gagne son autonomie  le 03 décembre 1986 et spécialise davantage ses programmes sur l'Afrique, tout en s'internationalisant. A ce jour RFI, c'est 19 langues, près d'un millier de collaborateurs, 400 journalistes, 350 reporters disséminés aux quatre coins de la planète, 150 relais, 450 radios partenaires, 45 millions d'auditeurs dans le monde et un budget 2006-2007 estimé à 130 millions d'euros dont plus de 50% versés par le quai d'Orsey .</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>"RFI, le monde est chez vous!" </strong></p>
<p style="text-align:justify;">De Bangui à Brazzaville, de Malabo à Libreville ou de Ndjaména à Yaoundé, il est couramment admis en Afrique francophone que ce qui vient de RFI a force de chose jugée, de parole sacrée, par essence inviolable. L'Hexagone sait jouer de cette posture stratégique en cas de crise comme au lendemain de scrutins présidentiels dont les résultats font rarement l'unanimité dans les classes politiques locales. Les intérêts français doivent rester saufs.<br />
Même la jeune génération d'Africains ayant pourtant connu Africa N°1, BBC, CNN, la Voice of America ou AL JAZIRA...  sait que la vérité vient de RFI. C'est l'une des seules radios internationales à employer plusieurs journalistes Africains, à diffuser de la musique africaine et surtout à donner la parole aux auditeurs et aux décideurs Africains. La coupe d'Afrique des nations, la plus prestigieuse des compétitions sportives sur le continent y est retransmise en direct et en intégralité. Personnels politiques comme du monde des affaires, intellectuels ou étudiants Africains "normaux" écoutent donc RFI tous les matins au réveil, soit près de 25 millions d'auditeurs sur le continent Noir. Une réussite inégalée pour cette radio dont le professionnalisme a assez peu souffert de critique et qui émet en ondes FM dans la quasi totalité des pays de la zone CEMAC.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>L'arbre cachera-t-il toujours la forêt? </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Mais RFI, c'est aussi de grands journalistes tombés en mission sur le sol africain à l'instar de Jean Hélène lâchement arraché à la vie le 21 Octobre 2003 à Abidjan au plus fort de crise ivoirienne.  C'est encore des correspondants locaux emprisonnés à l'instar de Moussa KAKA incarcéré depuis le 20 septembre 2007 au Niger pour "atteinte à la sûreté de l'Etat"... Se serait-on mis à confondre l'arbre et la forêt que cache ce mastodonte de l'information internationale? Il est sans doute prématuré de l'affirmer. Ce qui est certain en revanche, c'est que l'essor de cette radio dépendra grandement de l'attitude des politiques Français vis-à-vis des pays africains. Car sur ce continent comme ailleurs, la jeunesse, cible principale de Radio France Internationale,  est désormais prête à tout pour sortir du sous-développement et à goûter aux bienfaits de la mondialisation économique. Prendre conscience de l'influence véhiculée par cette radio est en soi un premier pas important, sinon crucial, bien qu'il ne faille point jeter le bébé avec l'eau du bain.</p>
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<title><![CDATA[Afrique, intelligence économique et Francophonie, G. Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/?p=18</link>
<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 13:02:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[
 
S&#8217;il est une chose sur laquelle l&#8217;ensemble des acteurs de l&#8217;intelligence écono]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/francophonie.jpg" alt="francophonie.jpg" width="431" height="234" /></p>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">S'il est une chose sur laquelle l'ensemble des acteurs de l'intelligence économique dans le monde s'accordent, c'est bien que le vent de mondialisation qui souffle sur la planète entraine avec lui un changement de paradigmes sans précédent. Comme j'aurai à le préciser dans un prochain article concernant l'affrontement économique Chine/France en Afrique centrale, ce changement de paradigmes oblige les Etats à professionnaliser leur communication globale à la manière d'une entreprise. Faute de quoi, contradictions et autres divergences constitueront des failles informationnelles graves dans leur dispositif d'intelligence économique, avec des pertes de parts de marché absolument inattendues. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à se rappeler l'impact -sur les exportations françaises aux Etats Unis- du mémorable discours de Dominique de Villepin du 14.02.03 devant le conseil de sécurité de l'ONU; ou encore l'affaire des caricatures de Mahomet. En clair, les Etats et leurs entreprises ne doivent certes pas se dédire mais bel et bien définir et assumer l'image d'ensemble qu'ils renvoient au reste du monde à travers leurs lois, actes, paroles, pensées et même omissions... Cette exigence me semble inéluctable à brève échéance.</p>
<p style="text-align:justify;">Jeudi 24.01.08, un colloque s'est tenu au pôle universitaire Léonard de Vinci à Paris sur le thème "<strong>Intelligence économique et Francophonie Vecteur de développement et de coopération internationale</strong>" faisant intervenir Africains, Asiatiques, Européens et Canadiens. Sphère d'influence privilégiée de la France dans le monde et particulièrement dans ses ex-colonies, la Francophonie est évidemment un excellent terrain d'expérimentation de sa stratégie d'intelligence économique en cours. L'Hexagone pourrait considérablement y tabler si au moins deux facteurs lourds ne venaient lui faire barrage:</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Primo, une langue française évoluant decrescendo en tant que code d'intelligence collective ou simple attribut de modernité</strong></p>
<p style="text-align:justify;">J'ai travaillé plusieurs années dans un pays bilingue, le Cameroun: membre de la Francophonie et du Commonwealth. A Paris, le nombre de cadres s'exprimant en anglais est- à égales proportions- largement supérieur à celui de Yaoundé au Cameroun. Slide, mapping, process, e-learning, executive summary... Et j'en passe des meilleurs, sont le lot quotidien des professionnels français. "Don't you speak english ? What a pity!", vous dira-t-on. Ce n'est plus que dans les pays les moins avancés qu'on  ignore encore provisoirement que l'avenir du monde se joue dans la langue de Shakespeare. Dès lors, supposons (simple hypothèse) que la langue française cesse d'être demain le moteur de la Francophonie. Sur quels autres fondements pourrait reposer le maintien de cette grande famille?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Deuxio,  le discours français à l'égard de pays francophones en voie de développement: le cas de l'Afrique</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ma grand-mère dit toujours qu' "il ne faut pas t'adresser à ma tête en pensant que mes pieds ne sont pas au courant". Pour que la France arrive à faire de l'espace francophone un terrain d'intelligence économique "gagnant-gagnant" (la Chine fait école) il faudra qu'elle se dote d'une plan marketing global homogène et parfaitement décliné par toutes ses composantes (politiques, sociales, culturelles...) dans et en dehors de ses frontières nationales. In concreto, on ne pourra appeler le soir "ami", un Africain francophone qu'on accusait le matin de n' " être jamais entré dans l'histoire"! Il n'est pas question de mêler du romantisme ou de la poésie à cette virile affaire qu'est l'intelligence économique, sous prétexte, comme disait Senghor, que "l'émotion es nègre..." Senghor, du nom de ce parfum <strong>afro</strong>disiaque que les Français diffusent à l'hôtel Franco<strong>phony</strong> lorsqu'ils cherchent à faire du charme à l'Afrique.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>En somme</strong>, le changement de paradigmes que j'ai évoqué d'entrée de jeu pourrait coûter cher aux intérêts de la France dans la zone francophone d'Afrique si le pays de Nicolas Sarkosy s'obstine à jouer sur des tableaux contradictoires. A terme, elle pourrait y perdre sa parenté et voir ses amitiés s'effriter. La Francophonie pourrait même offrir le spectacle désolant d'une famille divorcée sans consentement mutuel. Car jamais auparavant, les offres de collaboration intelligente aux niveaux régional et international n'ont été aussi variées pour la nouvelle Afrique subsaharienne. Don't forget!</p>
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<title><![CDATA[Guerre économique dans le Golfe de Guinée: l'artillerie américaine, Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/23/guerre-economique-dans-le-golfe-de-guinee-lartillerie-americaine-guy-gweth/</link>
<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 14:16:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cet article se situe dans le sillage de l&#8217;affrontement économique entre Français et Chinois ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Cet article se situe dans le sillage de l'affrontement économique entre Français et Chinois en Afrique centrale. Il tend à montrer la nécessité de prendre en compte des facteurs exogènes dans ce combat et d'y intégrer les manœuvres d'autres grandes puissances à l'instar des États-Unis d'Amérique. Sans prétendre à l'exhaustivité, il contribue à donner quelques clés pour une appréciation réaliste et optimale de l'une des forces en présence.</strong></p>
<p style="text-align:center;"><img class="alignnone size-full wp-image-368 aligncenter" src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/05/us-flag.jpg" alt="" width="457" height="219" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Une étude intitulée «Malaise global», réalisée en juin 2007 dans 47 pays par l’institut Pew, souligne que «depuis cinq ans, l’image des Etats-Unis s’est ternie auprès de la majeure partie des pays du monde et s’est dégradée considérablement chez les alliés traditionnels des Etats-Unis, dans les Amériques, au Moyen-Orient et ailleurs». Toujours d’après cette étude, seule l’Afrique Noire a globalement une vision positive des Etats-Unis.<br />
Il faut dire que l’Amérique, de par la composition de sa population, a de nombreux liens culturels avec le continent Noir. Elle entend les valoriser et approcher l’Afrique autrement que pendant la Guerre froide, quand l’anticommunisme lui faisait soutenir des régimes comme celui de Mobutu au Zaïre. Une nouvelle attitude américaine envers l’Afrique a déjà pu être observée<a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>. La population américaine tend à se « tiers-mondiser » de plus en plus : un Américain sur trois, bientôt, sera d’origine africaine, latino-américaine ou asiatique<a title="_ftnref2" name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>. Cela prédispose les Etats-Unis à mieux comprendre, voire à mieux partager, certaines aspirations du Tiers Monde. Cette situation pourrait même s’accentuer avec l’accession possible du jeune prodige Noir Barack Obama à la Maison Blanche. Pour le chercheur français Bruno Colson<a title="_ftnref3" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>, « l’intérêt des Américains pour l’Afrique pourrait aussi augmenter à mesure que les Européens abandonnent leurs ‘chasses gardées’ ».<br />
Sur le plan géoéconomique en effet, Washington exerce une diplomatie clairement offensive en Afrique car les Américains sont très concernés par l’accès aux ports et le passage des détroits. C’est d’ailleurs ce qui a fait dire au Lieutenant-colonel Butts<a title="_ftnref4" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a> que le département américain de la Défense, devait concentrer son attention sur les quelques pays dont le poids se fait ressentir en matière de production de minerais et de pétrole, de bases, de lignes de communications maritimes et de prolifération des armements : l’Afrique du Sud, le Kenya, le Zaïre, le Zimbabwe, le Nigéria et l’Ethiopie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Sur le terrain des approvisionnements pétroliers en revanche, le département d’Etat entend accroître de 15 à 25% ses importations pétrolières en provenance du golfe de Guinée horizons 2015 au détriment du golfe Persique, étant donné la vulnérabilité de ce dernier. L’Afrique demeure par ailleurs essentielle pour l’approvisionnement des Etats-Unis en minerais (cobalt, chrome, platine, manganèse). Et aux dires de certains spécialistes de la stratégie géoéconomique américaine tels que Bruno Colson susmentionné, ceci doit être placé dans la perspective d’une compétition économique avec l’Europe, le Japon et la Chine, ces deux derniers ayant déjà compris l’importance du continent Noir à cet égard.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">L’apport des nouvelles technologies de l’information et de la communication<br />
</span></strong><strong><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">&#38; l’ « American way of life »</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Tout bien considéré, la communication globale des Etats-Unis est aussi puissante que diversifiée. Outre l’arrosage par des chaînes internationales CNN (télévision) et la Voice of America, c’est le cinéma hollywoodien qui se charge de véhiculer le modèle américain. L’ « american way of life » parvient aussi aux Africains par le biais de retransmissions via satellites de matchs de la célèbre ligue de basket-ball américaine, NBA, ainsi que des séries cultes télévisées telles que « Deux flics à Miami », « Dallas », « Santa Barbara » ou « Dynastie », « Les experts Miami », « FBI Portés disparus »… etc. Devant la poussée vertigineuse d’internet et les succès retentissants de certains Africains<a title="_ftnref5" name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a> sortis des universités américaines ou titulaires des prestigieux  « American MBA », nul doute que pendant de nombreuses années encore, le « Made in USA » sera la marque préférée des Africains au sud du Sahara.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Au final donc, l’Afrique est plus que jamais perméable à la domination douce américaine théorisée et résumée par cette formule flamboyante : « Shaping the mind »<a title="_ftnref6" name="_ftnref6" href="#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">[6]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a>. Cette dernière a pour socle une stratégie globale de colonisation de la sphère des idées dont le stratège américain Alvin Toffler trouve la capacité dans la violence, la richesse et le savoir. Et il est bien aisé de constater qu’un seul pays dispose à ce jour de moyens nécessaires à la conduite d’un tel dessein planétaire: les Etats-Unis.</span></p>
<div style="text-align:justify;">
<hr size="1" /><!--[endif]--></p>
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<p class="MsoNormal"><a title="_ftn1" name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">Philippe Leymarie, “Les Etats-Unis, nouveaux parrains du continent africain”, Le Monde diplomatique, avril 1992, pp. 12-13 et “Anciennes et nouvelles convoitises américaines”, Le Monde diplomatique, juillet 1993, p.17</span></p>
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<p class="MsoNormal"><a title="_ftn2" name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">Ceci préoccupe en particulier l’historien Arthur M. Schlesinger, ancien conseiller de John F. Kennedy. Selon lui, le melting pot cède la place à l’éruption des ethnicités. Celles-ci pourraient bien substituer la fragmentation à l’assimilation, le séparatisme à l’intégration. Schlesinger critique notamment l’orientation de plus en plus “afrocentriste” de l’enseignement de l’histoire aux Etats-Unis (The Disuniting of America, New York, Norton, 1992).</span></p>
</div>
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<p class="MsoNormal"><a title="_ftn3" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[3]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">Bruno Colson est docteur en sciences politiques de l’Université catholique de Louvain, a publié une thèse sur « La culture stratégique américaine. L’influence de Jomini » (éditions Economica-FEDN)</span></p>
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<p class="MsoNormal"><a title="_ftn4" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">Le lieutenant-colonel Kent H. Butts est spécialiste des questions africaines à l’<em>US Army War College.</em></span></p>
</div>
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<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><a title="_ftn5" name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">En référence notamment à l’ingénieur informaticien camerounais, Jacques Bonjawo, ancien Senior Manager chez Microsoft, auteur de « Mes années Microsoft, un Africain chez Bill Gates » , Cosmos, 2006 et « Internet, une chance pour l’Afrique», Karthala, 2005.<br />
</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><a title="_ftn6" name="_ftn6" href="#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;">[6]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="font-size:10pt;"> </span><span style="font-size:10pt;font-family:'Garamond','serif';">Jean Michel Valantin, « ‘Shaping the mind’ Stratégie globale et colonisation de la sphère des idées », contribution à l’ouvrage collectif « La guerre cognitive », Lavauzelle, 2002, sous la direction de Christian Harbulot et Didier Lucas.</span></p>
</div>
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]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Guerre économique Chine-France en Afrique: déclinaisons tactiques (suite), Guy Gweth]]></title>
<link>http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/22/guerre-economique-chine-france-en-afrique-declinaisons-tactiques-suite/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 17:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>gweth</dc:creator>
<guid>http://gwethguy.wordpress.com/2008/01/22/guerre-economique-chine-france-en-afrique-declinaisons-tactiques-suite/</guid>
<description><![CDATA[

Les tactiques chinoises d’influence en Afrique centrale
Sans une bonne maitrise des ressorts de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><a title="strategie.jpg" href="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/strategie.jpg"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a title="strategie.jpg" href="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/strategie.jpg"><img src="http://gwethguy.wordpress.com/files/2008/02/strategie.jpg" alt="strategie.jpg" width="438" height="217" /></a></div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Les tactiques chinoises d’influence en Afrique centrale</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">Sans une bonne maitrise des ressorts de la stratégie chinoise, il est quasiment impossible de saisir la quintessence des opérations d’influence qui en découlent, ni même d’en décrypter le modus operandi. Jusqu’à présent, nombre d’artifices employés par les politiques et les hommes d’affaires chinois ont été rangés par les analystes occidentaux dans les domaines de la corruption ou du non respect des règles saines de concurrence. Sans confirmer <em>in extenso</em> la véracité des ces accusations, il convient malgré tout de les replacer dans le cadre d’une culture stratégique aguerrie dans sa rencontre avec une matrice culturelle africaine qui lui est assez proche. (Nous y reviendrons dans un autre article). Il n’en demeure pas moins qu’entre la guerre des prix et la contrefaçon concurrentielle, les Chinois déploient une approche de lobbying toute particulière en Afrique centrale qui caresse les frontières de l’illégalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">-Lobbying à la chinoise</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';color:black;">Technique de pression ou d’influence sur des décideurs (politiques ou économiques), le lobbying peut s'opérer de manière directe, par des interventions physiques, ou de façon indirecte par la création de sites internet, de mailing, de communautés de pratique, de revues, d’articles orientés dans les journaux ou par une communication publicitaire ; en somme, par tout moyen destiné à influencer la prise de décision.  Pour Michel Clamen<a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family:'Garamond','serif';"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';color:black;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a> par exemple, </span><span style="font-size:14pt;font-family:'Garamond','serif';">« Le lobbyiste s’emploie à modeler le projet des pouvoirs publics comme un sculpteur le fait de la glaise dont il veut faire une statut. Il lui est indispensable d’en connaître les cara