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	<title>chroniques &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/chroniques/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "chroniques"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 21:43:41 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Chronique n° 13 : Comment j'ai eu connaissance indirectement d'une information qui me concerne directement]]></title>
<link>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=88</link>
<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 04:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marco</dc:creator>
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<description><![CDATA[Le monde du travail est un monde impitoyable, la plupart du temps. Parfois, ce monde est quand même]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Le monde du travail est un monde impitoyable, la plupart du temps. Parfois, ce monde est quand même un peu pitoyable. (Vous avez saisi le jeu de mots ? Bien.) Je vous fais un petit rappel pour les téléspectateurs qui auraient raté les épisodes précédents. Moi, Marco, travaille en tant que prestataire dans une société d'assurance française très connue que je ne souhaite pas citer. Je suis prestataire parce que je travaille sur un projet qui est amené un jour à se terminer (peut-être) et que ce sera plus facile de me virer si je suis prestataire que si j'étais interne (i.e. salarié de la société sus-pas-nommée). Dans cette société, j'ai un bureau sur la porte duquel il y a mon nom, un téléphone qui me permet (entre autres) de ne pas payer quand j'appelle sur des portables français en Angleterre et, bien sûr, un ordinateur avec (entre autres) tout plein de fichiers perso dessus.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Dans cette société, bien sûr, on attend de moi que je fournisse un travail que je ne souhaite pas non plus détailler ici. En gros tout ce qu'il y a à savoir est qu'il y a tout un tas de documents fonctionnels à produire et que je suis chargé d'en produire une partie – entre autres activités du style boire des cafés, raconter des blagues et donner à diverses personnes les informations dont je dispose sur des sujets sur lesquels j'ai été nommé référent. Pour ce faire, je suis évidemment intégré à une équipe de jeunes consultants en devenir et soumis à une hiérarchie qui mêle internes et prestataires. C'est cette hiérarchie qui décide des tâches qu'il me faut accomplir ainsi que des délais dont je dispose pour les accomplir.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Ceci étant dit, passons à l'aspect intéressant de cette chronique. (Oui, depuis dix minutes que je vous bourre le mou avec des informations sans importance il est grand temps de passer à un peu de concret.) Il se trouve que le jeune et dynamique cadre non-encadrant que je suis – oui il y a dans le métier des incohérences flagrantes – était encore il y a peu bercé d'illusions traduisant ma naïveté et ma candeur légendaires. J'ai cru, par exemple, puisque c'était ce qui m'était arrivé jusqu'à la semaine dernière, qu'on devait me demander mon avis avant de me changer d'équipe. J'ai beau être prestataire, j'ai quand même un cœur. (Comme l'a dit notre cher Président : "Il est là, à gauche.")</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">La semaine dernière, donc, je reçois un coup de fil de la chef. (Ce sont des choses qui arrivent régulièrement, je ne me pose plus de questions depuis longtemps sur ce que j'aurais pu faire de bien ou de mal.) Au détour de la conversation, j'apprends que je suis potentiellement amené à changer d'équipe. Qu'elle ne fut pas ma surprise d'apprendre que la décision était prise "à 95 %" (dixit la chef elle-même) alors même que je n'avais pas été consulté sur le sujet.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors c'est vrai, j'ai été pris chez [société non divulguée] pour une mission A. Je suis passé en cours de route sur une mission B pour mon plus grand bonheur (parce que je commençais à sérieusement me faire chier sur la mission A). Puis la mission B étant arrivée à son terme j'ai enchaîné sur la mission C, celle qui m'occupe actuellement. Cela dit à chaque fois je n'ai pas eu l'impression qu'on me forçait la main. Pour passer de A à B j'ai commencé par donner un coup de main sur B tout en continuant sur A, avant de passer à 50-50 et enfin de demander à passer sur B à 100 %. (Petite digression : lorsque vous partagez votre temps plein entre deux missions vous vous rendez rapidement compte que chacun de vos deux chefs vous demande un trois quarts de temps. On arrive donc rapidement à saturation. En plus là pour le coup je n'avais vraiment plus envie de travailler sur A.) Après quand B s'est terminé j'étais prêt à partir. Simplement on m'a aimablement proposé, le temps que B se termine complètement, de passer un peu de temps sur C histoire d'avoir un temps complet, proposition que j'ai acceptée.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Là, apparemment on me veut sur D et je n'ai pas mon mot à dire. J'ai quand même l'impression qu'ils oublient que je ne suis pas lié à [société non divulguée] par contrat et que je suis libre de mettre fin à ma prestation quand je le souhaite sans même avoir de période de préavis à effectuer. Est-ce qu'ils se doutent seulement que je suis fermement disposé à mettre un terme immédiat à ma prestation si ce qu'on me demande de faire sur D ne m'intéresse pas ? Je ne pense pas.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">À l'heure où j'écris ces lignes, la décision ne m'a pas encore été communiquée. Je suis intimement persuadé qu'elle est déjà prise – je dois voir ma potentielle future chef ce matin, elle ne m'a pas dit de quoi nous devons parler mais j'ai ma petite idée sur la question – mais l'annonce n'est pas encore parue au journal officiel. Je me demande simplement si demain on fera semblant de me demander mon avis ou non.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Jeudi dernier, j'ai profité de quelques heures supplémentaires – façon de parler, bien sûr, les heures supplémentaires n'existent pas dans mon métier, on appelle ça des "soirées au bureau" – pour avoir un petit tête-à-tête avec ma chef pour lui dire le fond de ma pensée. Elle m'a rassuré en lui disant que, la décision venant d'en haut, on ne lui avait pas demandé son avis non plus. Je lui ai quand même glissé que j'aurais bien aimé qu'on m'en parle avant, vu que j'avais été apparemment nommément désigné dans des comités où je ne mettrai jamais les pieds, et que donc ça me concernait directement. J'ai bien sûr précisé que s'il avait fallu que je tienne ma langue j'en aurais bien sûr été capable.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Dans ces moments-là, on se sent comme un bout de viande. Certes c'est gratifiant de savoir qu'on a pensé à vous lorsqu'il s'est agi de recruter quelqu'un qui puisse être immédiatement opérationnel sur un sujet différent mais connexe – damned ça faisait longtemps que je ne l'avais pas utilisé ce mot-là – et qui puisse être force de proposition sur la méthodologie, mais il reste quand même un goût amer lorsqu'on se dit qu'on n'a qu'un petit pouvoir de décision sur l'évolution de sa propre carrière. C'est sûr, je ne suis pas encore tout à fait au point sur les rouages et les arcanes – ah bien tiens celui-là aussi ça faisait longtemps – du Grand Capital, mais quand même. Mon seul moyen d'influer sur ma carrière est-il la menace d'aller voir ailleurs ? Oui je ne suis qu'un troufion dans le métier mais est-il vraiment inconcevable qu'on me demande mon avis sur des sujets qui me concernent directement ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Je dois l'avouer, j'ai bien envie ce matin lorsqu'on me présentera ma nouvelle mission – qui certes en réalité est plus une C bis qu'une D – de répondre "non merci, ça ne m'intéresse pas et d'ailleurs pour être sûr de ne pas faire quelque chose qui ne m'intéresse pas je vais quitter [société non divulguée]". Mais bon, ça m'intéresse. Ce serait dommage de laisser filer l'opportunité. Pourtant j'aurais tellement aimé, ne serait-ce que pour la forme, qu'on me demande mon avis…</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XLV)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=543</link>
<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 11:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=543</guid>
<description><![CDATA[Nous nous trouvions à l’abri de la foule, sur les pelouses qui bordent la fontaine du Trocadéro,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous nous trouvions à l’abri de la foule, sur les pelouses qui bordent la fontaine du Trocadéro, en contrebas de la terrasse où se déroulaient des festivités en l’honneur de la récente libération d’Ingrid Bétancourt. Des collègues colombiens m’avaient suggéré de participer avec eux à cette célébration organisée le jour même de la fête nationale de leur pays. J’étais loin d’imaginer que pareilles circonstances mobiliseraient, en lieu aussi étroit, une foule aussi importante, joyeuse et pavoisée aux couleurs de nos deux pays certes, mais particulièrement dense et bruyante. Nous prîmes le goûter sur l’herbe, nous empiffrant de biscuit au chocolat, tandis qu’un animateur invisible déblatérait ses interludes. Un vent léger, mais capricieux, jouait avec le volume de la sonorisation tantôt supportable, tantôt non, hachant la musique comme une main farceuse sur les manettes d’une table de mixage. Puis vint le tour d’un groupe en provenance directe de Bogota… Les jazzmen nous firent l’honneur de morceaux terriblement déstructurés et truffés de breaks alors que tout un chacun aspirait aux déhanchements de la danse (la salsa colombienne est excellente est-il vrai). Je me tournai vers Paul et lui lançai avec un air de comploteur, de façon à n’être entendu que de lui : « <em>c’est dommage que les FARC n’aient pas enlevé ceux-là, tu ne crois pas ? </em>» J’ai adoré le rire aux accents de douce ironie de mon fils… J’ai remarqué aussi sa grande beauté qu’il ne tient ni de sa mère ni de moi : sa nuque et ses tempes bien dégagées faisaient ressortir ses oreilles de faune, aspect anguleux qu’accentuent encore un menton et un nez pointus ainsi que des yeux en amandes. Quant à ses lèvres, tous s’accordent à dire que, plus tard, les femmes les lui envieront... </p>
<p>Puis Julien, tourné ostensiblement vers la dame de fer, nous dit : « <em>si on allait visiter la tour Eiffel ?</em> » Nous décidâmes, au vu des impressionnantes files d’attente aux pieds des ascenseurs de faire la montée par nos propres moyens, empruntant les grands escaliers d’acier qui relient les deux premiers étages au pilier ouest. Je n’avais plus visité l’antique monument – le chandelier échancré comme le dénommait ironiquement Huysmans – depuis une bonne trentaine d’années, mes petits parisiens de fils n’y ayant jamais mis les pieds auparavant, de même qu’ils n’ont visité ni Notre Dame, ni le Sacré Cœur, ni la Tour Montparnasse. Lors de l’ascension j’eus droit aux lamentations de l’un qui trouvait trop éloignées les plate-formes ainsi qu’aux angoisses de l’autre atteint d’un soudain vertige. Etrangement, une fois celles-ci atteintes, les garçons se sentirent beaucoup mieux et m’assaillirent sans tarder de questions sur l’édifice et leur ville tentaculaire. En dessous, la fête colombienne battait son plein et, de l’autre côté, le Champ de Mars offrait au regard son étendue verte, lisse et paisible, à peine entachée de quelques points noirs, minuscules. J’indiquai à Paul et Julien les quelques gros cubes qui encadre l’esplanade sans leur dire qu’ici vivaient, sans nul doute, les membres les plus éminents de notre cité, à l’abri de tout sinon de la fin de monde, reclus volontaires au cœur de la fourmilière laborieuse, châtelains dont le privilège ultime consiste à être vus sans ne jamais rien voir… Nous redescendîmes lentement, jouissant du plaisir d’être ensemble en ce lieu inhabituel, nous lançant des regards chargés de complicité.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[« Va, Vis »  Norma Claire au Festival d’Avignon 08]]></title>
<link>http://nathalycoualy.wordpress.com/?p=44</link>
<pubDate>Thu, 17 Jul 2008 07:49:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nathaly Coualy</dc:creator>
<guid>http://nathalycoualy.wordpress.com/?p=44</guid>
<description><![CDATA[
Du 10 juillet au 2 août à la Chapelle du Verbe Incarné à 17h05
Norma Claire est danseuse, chor]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><span><a href="http://nathalycoualy.files.wordpress.com/2008/07/va-vis-8.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-55" src="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/va-vis-8.jpg" alt="" width="497" height="745" /></a>Du 10 juillet au 2 août à la Chapelle du Verbe Incarné à 17h05</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Norma Claire est danseuse, chorégraphe. Ces deux mots me semblent être réducteur tellement Norma Claire est plus que ça. C’est une grande dame de la danse afro-créole-contemporaine, une énergie vibrante, rayonnante, une jeune femme lumineuse, aussi bien sur scène que dans la vie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Tout a commencé le jour de la conférence de presse lorsque Norma nous présenta un extrait de son spectacle. Son arrivée sur scène, déjà, accompagnée de ses musiciens, rien que leur présence, était quelque chose de différent, de particulier que je ne pouvais décrire. Et puis, arrive son fils, Nelson Ewandé, danseur hip-hop et là, l’émotion devient plus vive, rythmée par leur mouvement, leurs regards, leur présence. Ça a duré quoi ? 5 minutes ? Pas plus. Chavirée par l’émotion, je me demandais pourquoi, cette rencontre mettant autant en avant une hypersensibilité de ma part ? La réponse me serait offerte après avoir vu le spectacle en entier. « Va, Vis » est l’histoire complexe mais tout aussi simple d’être femme et créole, la chorégraphie met en mouvement la sortie de la souffrance, les enracinements, la pacification et la lumière. Les mouvements de la Vie. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Norma Claire tire ses forces de vies dans l’africanité, la "guyanité", l’amour et la maternité. Et ça se voit sur scène, dans son corps, dans sa lumière. Assister à cette rencontre-transmission à travers la danse, d’une mère à son fils, est un des plus beaux moments que j’ai pu voir sur une scène, ici ou ailleurs.Ils nous transportent, ils nous apprennent, ils nous donnent, de leur savoir, de leur amour, de leur cadence, de leur être. Preuve de grande générosité de cette grande-jeune-dame qu’est Norma Claire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Elle convie également deux musiciens extraordinaire, danseur et chanteur, absolument magnifique qui nous attachent en créant un lien ferme et direct au rythme du corps, avec le Djembé et la Kora1999, tout ceci dans un décors et une lumière sublime et transportant de Patrick Rimoux et Erick Plaza-Cochet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Profondément touchée, merci, merci à vous tous pour cette émotion rare, ce partage et cette transmission également. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>A vous autres, je vous le dis : ne partez pas d’Avignon sans avoir vu « Va, Vis » de et par Norma Claire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mise en scène et chorégraphie : Norma Claire</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Assistant à la mise en scène: Kossua Ghyamphy</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Décor : Norma Claire, Erick Plaza-Cochet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Musique/Compositeur: Norma Claire, Pierre Millour, Isabelle Aberdam</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Lumières: Patrick Rimoux assisté d’Erick Plaza-Cochet</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Avec : Norma Claire, Nelson Ewandé, Ansoumana Kanté (musicien), Djelimoussa Condé (musicien)[gallery]</span></p>
<p class="MsoNormal">Nathaly Coualy pour <a href="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/cite-blackpage-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-49" src="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/cite-blackpage-1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="64" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XLIV)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=514</link>
<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 21:49:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=514</guid>
<description><![CDATA[On découvre parfois, au détour d’un texte fondateur de l’humaine sagesse, des énormités dont]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On découvre parfois, au détour d’un texte fondateur de l’humaine sagesse, des énormités dont on se demande si elles n’ont pas été commises sciemment, de façon à consacrer le renversement des valeurs ainsi que celui des faits. Ainsi Saint-Paul, que Nietzsche n’a pourtant guère épargné, se permet-il dans l’épître aux Corinthiens ce commentaire tellement grossier la Genèse qu’il semble volontairement écrit à contre-sens :</p>
<p>« <em>l’homme ne doit pas se voiler la tête parce qu’il est à l’image et à la gloire de Dieu, tandis que la femme est à l’image de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. C’est pourquoi la femme, à cause des anges doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.</em> »</p>
<p>Chacun sait, au fond de soi, que cette sentence est le produit d’une pure falsification, une de celles qui ont permis de maintenir, des siècles durant, l’emprise de l’homme sur sa « compagne ». L’identité masculine tient en effet à peu de choses et tout la relie, à la manière d’un satellite en gravitation, à la matrice originelle : le caractère sophistiqué de sa fonction reproductrice, le raffinement extrême de sa constitution, au delà même de ce que celle-ci exigerait, l’errance qui semble marquer ses évolutions et ses mœurs en dehors des périodes du coït. Tout, en effet, ferait de l’homme une simple <em>excroissance</em>, certes surdimensionnée et proactive, une sorte de factotum en livrée.</p>
<p>On sent chez l’homme, confrontée à la femme, une double tentation : celle de fondre en elle, au double sens du terme, mu par une irrésistible envie d’en finir avec l’exil en forme de dérivation que lui impose la nature, celle, toute aussi puissante, d’échapper à l’orbitale attraction pour se <em>perdre en liberté</em>, pour s’anéantir à grands coups de volonté. Ces tentations paraissent aussi vaines que fausses, mais elles expriment ce qui en lui fermente depuis toujours, cette énergie qui se dégage de cette permanente tension, une tentation qui ne doit rien au pêché, mais tout aux lois de l’univers. L’homme est un accessoire de la vie, non point son cœur palpitant. Le processus vital implique le gaspillage et la déperdition, seuls gages d’une réelle transmutation : l’homme, pour une large part, se doit par instinct au processus (l’esprit de sacrifice et l’honneur ne seraient-ils chez lui que la transposition de cette valeur primitive ?). Mais l’accessoire, ce « colifichet de la nature » pourrait-on dire, par son peu de poids et par sa faible valeur unitaire, s’avère jouir, en contrepartie, d’une extrême liberté, corollaire de sa vulnérabilité. Ainsi, les hommes peuvent-ils refaire le monde, s’adonnant à la recréation quand on attend d’eux qu’ils procréent. Il y a dans l’amour de l’homme pour la femme une sorte de contrariété : il voit en elle à la fois l’image qu’il a créé – toutes les civilisations en portent la marque – faite d’idéal et de sublimation, et le monde fini, périssable, qui lui offre, avec elle, une unique chance de réconciliation avec sa propre intimité. L’amour d’un homme pour une femme s’accommode aussi, mais comment pourrait-il en être autrement, du rapport de force qu’impose à l’être qui jouit de tous les privilèges, mais aussi à qui tous les devoirs sont imposés, celui qui n’est rien. Ce qui m’étonne le plus, c’est la sourde force des femmes que nos prétentions exorbitantes amusent, malgré l’oppression et la violence qu’elles subissent, comme si chacune d’elles savait, secret qu’elles se transmettent de génération en génération, que le temps des hommes prendra fin comme le vol d’un papillon. La ruse de la nature surpasserait-elle celle de la raison ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mâ Ravan au Festival d’Avignon 2008]]></title>
<link>http://nathalycoualy.wordpress.com/?p=31</link>
<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 18:31:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nathaly Coualy</dc:creator>
<guid>http://nathalycoualy.wordpress.com/?p=31</guid>
<description><![CDATA[
Mâ Ravan au Festival d’Avignon
Jusqu’au 2 Août à 15h35
À la Chapelle du Verbe Incarné
Le T]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/dsc0243.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-32" src="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/dsc0243.jpg" alt="" width="497" height="330" /></a></strong></p>
<p><strong><a href="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/dsc0243.jpg"></a>M</strong><strong>â Ravan au Festival d’Avignon</strong></p>
<p><strong>Jusqu’au 2 Août à 15h35<br />
À la Chapelle du Verbe Incarné</strong></p>
<p>Le Théâtre Taliipot, crée en 1986 par Philippe Pelen Baldini et Thierry Moucazambo est implanté à La Réunion.</p>
<p>Cette compagnie travaille sur la mémoire des corps et leurs écritures dans l’espace, elle interroge l’identité en se nourrissant du métissage et des différentes formes traditionnelles pour arriver à un art contemporain. Son théâtre est physique, dansé, musical, il s’inspire des traditions orales de l’Océan Indien.</p>
<p>Mâ Ravan, leur nouveau spectacle est écrit et mis en scène par Philippe Pelen Baldini. Il s’articule autour de « la ravanne », un tambour rond, commun à toutes les îles de l’océan de indien mais que l’on trouve aussi en Afrique de l’Est, en Inde et au Sri Lanka… Il est l’objet qui fait l’alliance et relie les mondes entre eux en se mettant en scène, au-delà des blessures de l’Histoire, le besoin urgent de retrouver les liens, les filiations d’une île à une autre, d’une rive à une autre, d’un monde à l’autre, tout simplement, le besoin de faire corps.</p>
<p>Ce spectacle, ou pour ainsi dire, ce voyage est entre un rituel et une représentation mettant en mouvement, les forces de vie inscrites dans le corps avec des artistes qui chantent jouent et font danser la ravanne pour réveiller les mémoires et l’alliance entre l’homme et la nature, l’homme et son territoire. L’homme et son histoire. L'homme martial.</p>
<p>C’est un rendez-vous avec l’émotion, une communion, une rencontre avec des prouesses énergétiques, une ballade, un rêve dans un univers hypnotique, vibrant, touchant et émouvant, sans barrière de langage, en s’interrogeant sur la source, les racines, l’origine.</p>
<p>Nous sommes alors transportés par quatre acteurs, musiciens, danseurs, éveilleurs du jour, venant de la Réunion, de Madagascar, et de l’île Maurice.</p>
<p>Une fois atterrie, je n’avais plus de mots, plus de voix, abasourdie par l’énergie, le corps encore en vibration, les larmes aux yeux d’émotions, je ne peux que recommander Mâ Ravan qui fait salle comble à chacune des représentations. Dépêchez-vous !</p>
<p> </p>
<p>http://www.verbeincarne.fr/programmation-2008/ma-ravan’/</p>
<p>Ecriture, mise en scène, chorégraphie :<br />
Philippe Pelen Baldini<br />
Assistant à la dramaturgie :<br />
Thierry Moucazambo<br />
Interpêtes :<br />
Thierry Moucazambo<br />
José Njiva Andrianantenaina<br />
Michaêl Marmitte<br />
Pascal Marie</p>
<p>Régie Lumière :<br />
Valérie Beck</p>
<p>Contact :<br />
Compagnie        : Véronique Levasseur – theatre.thaliipot@wanadoo.fr<br />
Communication : Valérie Koch – taliipot.communication@wanadoo.fr</p>
<p><a href="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/dscf0029.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-33" src="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/dscf0029.jpg" alt="" width="497" height="372" /></a></p>
<p> </p>
<p>Nathaly Coualy pour Cite Black </p>
<p><a href="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/cite-blackpage-1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-49" src="http://nathalycoualy.wordpress.com/files/2008/07/cite-blackpage-1.jpg?w=300" alt="" width="300" height="64" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Questionnaire de Proust]]></title>
<link>http://bennyeliram.wordpress.com/?p=125</link>
<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 23:21:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>eliram</dc:creator>
<guid>http://bennyeliram.wordpress.com/?p=125</guid>
<description><![CDATA[Réponses au fameux questionnaire de Proust qu&#8217;un ami s&#8217;est senti obligé de m&#8217;env]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Réponses au fameux questionnaire de Proust qu'un ami s'est senti obligé de m'envoyer :</em></p>
<p><strong>Votre trait principal de caractère :</strong></p>
<p>Réflechi jusqu'à l'incertitude.</p>
<p><strong>Votre qualité favorite chez un homme :</strong></p>
<p>L'honneur.</p>
<p><strong>Votre qualité favorite chez une femme :</strong></p>
<p>La sensibilité pour l'anodin.</p>
<p><strong>Ce que vous appréciez le plus chez vos amis :</strong></p>
<p>L'humilité, début de toute amitié désintéressée.</p>
<p><strong>Votre principal défaut :</strong></p>
<p>L'impatience.</p>
<p><strong>Votre occupation préférée :</strong></p>
<p>Ecrire.</p>
<p><strong>Votre rêve de bonheur :</strong></p>
<p>Je ne crois pas au bonheur.</p>
<p><strong>Votre plus grand malheur :</strong></p>
<p>Devenir sans être.</p>
<p><strong>Ce que désiriez être :</strong></p>
<p>Moi, libéré de toutes mes aliénations.</p>
<p><strong>Le pays dans lequel vous désiriez vivre :</strong></p>
<p>En utopia.</p>
<p><strong>Votre couleur préférée :</strong></p>
<p>Bleu nuit.</p>
<p><strong>Votre fleur favorite :</strong></p>
<p>Je ne porte aucun intérêt pour la flore.</p>
<p><strong>Votre oiseau préféré :</strong></p>
<p>L'épervier.</p>
<p><strong>Vos auteurs préférés en prose :</strong></p>
<p>Boulgakov, Dostoïevski, Hesse, Meyrink, ect...</p>
<p><strong>Vos poètes préférés :</strong></p>
<p>Baudelaire, Cohen, Eluard, Hugo, ect...</p>
<p><strong>Vos héros et vos héroïnes dans la fiction :</strong></p>
<p>La vie et la mort sous n'importe quelles formes et cela pourvu qu'elles démontrent les contradictions qui sont à l'essence de l'homme. </p>
<p><strong>Vos compositeurs favoris :</strong></p>
<p>Gershwin, Pink Floyd, Radiohead, Rachmaninov, ect...</p>
<p><strong>Vos peintres favoris :</strong></p>
<p>Chagal, Klee, Modigliani, Rembrandt, ect...</p>
<p><strong>Vos héros et héroïnes dans la vie réelle :</strong></p>
<p>Mes ancêtres connus ou inconnus.</p>
<p><strong>Vos héros et héroïnes dans l'histoire :</strong></p>
<p>Moïse, Salomon, Bonaparte et de Gaulle.</p>
<p><strong>Votre plat et votre boisson préférés :</strong></p>
<p>Olives pimentés et café (séparément).</p>
<p><strong>Vos noms favoris :</strong></p>
<p>Mon pseudonyme qui n'est qu'une partie de mon nom.</p>
<p><strong>Ce que vous détestez par-dessus tout :</strong></p>
<p>Mes faiblesses.</p>
<p><strong>Les personnages historiques que vous méprisez le plus :</strong></p>
<p>La somme des dictateurs et les aveugles bien passants.</p>
<p><strong>Le fait militaire que vous admirez le plus :</strong></p>
<p>Les révolutions.</p>
<p><strong>La réforme que vous estimez le plus :</strong></p>
<p>Elle n'a pas encore eut lieu.</p>
<p><strong>Quel don de la nature voudriez-vous avoir ? :</strong></p>
<p>La force physique.</p>
<p><strong>Comment voudriez-vous mourir ? :</strong></p>
<p>En orant.</p>
<p><strong>Votre état d'esprit actuel :</strong></p>
<p>L'embarras de devoir recommencer ce question chaque année du fait de mon caractère versatile.</p>
<p><strong>Quelles fautes vous inspirent le plus d'indulgence ? :</strong></p>
<p>Celles issues de la bêtise (c'est notre lot à tous).</p>
<p><strong>Votre devise favorite :</strong></p>
<p>Eden mikedem (l'Eden à l'Orient)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XLIII)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=493</link>
<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 19:12:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans un court essai datant d’il y a dix ans (La Religion dans la Démocratie), Marcel Gauchet déc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un court essai datant d’il y a dix ans (<em>La Religion dans la Démocratie</em>), Marcel Gauchet décrivait déjà les formes auxquelles le régime démocratique répond aujourd’hui. Sa présentation permet de saisir instantanément les ressorts du mécanisme représentatif, la place prépondérante de la société civile et du jeu des intérêts individuels, la « contamination » de la sphère du politique par celle du social. C’est désormais la notion d’identité qui structure la société française et commande au lien qu’elle prétend maintenir entre ses membres. L’individu, en tant que brique de base de l’édifice politique, est devenu l’horizon indépassable de la volonté et la fin dernière de toute décision. Auparavant, la religion puis la politique ont été les grandes pourvoyeuses de sens, désormais, l’individu se trouve à l’origine d’une « demande de sens » : « <em>la construction de l’individu passe par l’élévation d’un système de références dont le rôle exige qu’il soit aussi compréhensif que possible, qu’il embrasse au plus large et au plus profond </em>». Ainsi, la religion apparaît comme une quête, non une réception, une appropriation, non un acte de pure dévotion. L’inquiétude l’emporte sur la fermeté des convictions. L’objectif n’est plus le vrai, mais le sens, l’au delà, mais la vie terrestre bonne.</p>
<p>De la même manière, Gauchet indique qu’un glissement s’est opéré entre l’antique notion de citoyen et le concept moderne d’identité. Jadis, l’Homme devenait soi en accédant à l’universel, en renonçant aux particularisations, aux éléments contingents. Il se rattachait, en tant que citoyen, aux concepts englobant d’Etat et de nation, visait l’intérêt général comme expression collective d’une volonté politique. Intéressante perspective à laquelle la psychanalyse a travaillé, elle aussi, en tant qu’« <em>appropriation de soir à opérer contre soi, au moyen de la liberté vis-à-vis de soi </em>» (lutter contre les détermination du dedans). Les identités, quant à elles, ordonnent à chacun d’entre nous d’observer une symétrie stricte entre l’intérieur et l’extérieur, le domestique et le social : « <em>le vrai moi est celui qui résulte de l’appropriation subjective de l’objectivité sociale</em> ». Elle n’a donc que peu à voir avec une tradition reçue, pas plus qu’elle n’instaure un ordre quelconque. La règle devient plutôt l’instabilité, la contradiction, la concurrence des identités. Il n’en reste pas moins que ce « culte de la différence » opère dans un contexte d’extrême « unification morale » : ce sont des esprits incomparablement proches, affirme Gauchet, qui constatent l’absence de projet commun.</p>
<p>Le rôle de l’Etat se transforme en profondeur tout comme l’idée de représentation voit se renouveler son contenu. Abandonnant son rôle de décideur pour celui d’arbitre, il renonçe à son autorité organisatrice au profit d’une fonction représentative conçue non comme une « conduite » ou une prise d’initiative, mais comme la défense des identités préformées et leur compatibilité au sein du même espace. L’Etat s’est transformé en représentant de la société civile, garant de ses intérêts et gestionnaire de ses conflits. De ce point de vue, le fonctionnement de l’actuelle Présidence de la République peut sembler caricaturale de cette description. Représenter veut dire, pour l’Etat, aider les identités à émerger dans la sphère publique, leur accorder droit de cité, sacrifier le leadership que l’on trouve associé à l’idée de décision, au profit d’un accroissement significatif de son influence. Enfin, le droit change de nature : loin d’être la traduction d’une volonté ou l’outil au service d’un projet, il prend la forme d’un tissu de procédures constituant le protocole de « l’individualisme identitaire » comme le dénomme Gauchet, qui fait la part belle, au sein de la société civile, au respect des minorités.</p>
<p>Selon notre auteur, et ce constat fondé me navre, la délégation représentative, même si elle a changé de sens, sort renforcée du processus en cours. De facto, nous vivons au cœur du paradigme de la société de marché que tous acceptent à quelques modulations près. Dans ce cadre, la décision politique se dépouille de tout prestige et ne signifie rien d’autre qu’un point d’équilibre entre l’offre et la demande. Ce livre me fait saisir à quel point sont paradoxales certaines de mes convictions : comment, en effet, concilier la politique tirée des Anciens avec le respect absolu de la liberté individuelle ou le développement scrupuleux des facultés critiques de chacun ? La réponse réside peut-être dans ce qui constitue la principale faiblesse du raisonnement de Gauchet, la seule approche descriptive… En effet, n’aborde-t-il pas les mécanismes qui ont pu transformer l’ordre politique autonome issu du XIXème siècle en ce dispositif hétéronome qu’impose à l’Etat la société civile. Son tableau, très statique, ne propose aucun récit, ne présente aucune articulation, ne permet pas de comprendre les raisons de ce changement, au contraire de qu’il nous avait proposé précédemment quand il avait abordé le destin du christianisme en Occident (Cf. <em>Le Désenchantement du Monde</em>) : j’escompte bien, pour ma part, que d’une dialectique entre les formes anciennes et les enjeux nouveaux pourrait fort opportunément naître un ordre politique inédit qui réconcilierait, une fois encore, la démocratie et les libertés, le pouvoir et les individus. Une approche personnalisée, localisée et concrète du nœud gordien politique ne pourrait-elle pas contribuer à reconstruire l’édifice étatique, sa raison sociale ainsi que sa personnalité morale ?</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Histoire d'un âne, qui voulait aimé!]]></title>
<link>http://7mar.wordpress.com/?p=3</link>
<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 23:12:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>klinux</dc:creator>
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<description><![CDATA[On est tous des ânes, et je suis un âne, je le sais très bien. vous allez me dire, mais pourquoi?]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>On est tous des ânes, et je suis un âne, je le sais très bien. vous allez me dire, mais pourquoi? pourquoi tu dis ça sur toi? je vais vous répondre, en vous racontant une histoire.</p>
<p>c'est celle d'un âne qui vivait avec amour, oui ca existe, un âne qui aime l'amour :-). cet âne avez toujours l'habitude de voyager dans ses rêves, de temps en temps, en espérant trouver son âne soeur, il cherchât, cherchât et cherchât, et ne trouvât aucune qui pouvait le comprendre (c'est tout à fait normal, il est un âne). mais un jour, il tombât sur celle qui aller changer sa vie, une vie qu'il n'aimait pas, mais ne pouvait la changer, parcque comme vous le savez, ou dans la plupart des cas, vous ne le saviez pas, le changement est si dur, surtout si on est âne. bref, la rencontre se fût imédiate, il se sentât alors l'âne le plus heureux du monde des ânes. l'amour commença à jaillir de son coeur d'âne, et elle, commença aussi à l'aimer, un amour fou et malheureux, et oui mes petits lecteurs, un amour malheureux, puisqu'elle sentait qu'il représentait tout pour elle, et craignait de ne plus être avec lui. lui aussi l'aimé, un amour malheureux, parcque lui, l'âne, l'aimait avec tendresse, sensibilité et d'une manière fou! c'était pour lui la femme (âne) de sa vie!</p>
<p>Que du malheur dans cette histoire de malheur (ou d'amour). bon la suite de l'histoire est tragédique, je vais sautez beaucoup d'étapes :), pour ne pas vous ennnyer.</p>
<p>A la fin, l'âne comprennait ce que c'était l'amour, une sorte de déséquilibre mental entre les deux parties, qui engendre un besoin d'équilibre, c'est comme la théorie (je ne me rappelle plus de son nom) en physique, toute matière qui se déforme, tente à retrouver sa fomre naturelle. mais le bizzare, c'est que l'âne à comprennait une chose importante: on ne pourra jamais atteindre cet équilibre parfais.</p>
<p>Fin de l'histoire.</p>
<p>NB: ne me dites pas pourquoi je parlais d'un âne, dans cette histoire, parcque franchement, je ne sais pas, je sens que l'être humain est très proche de l'âne dans ses sentiements (théorie en cours de validation :-D)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XLII)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=478</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 20:40:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Musée Guimet. Parmi toutes les pièces, celles qui me laissent le plus circonspect sont celles qui ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Musée Guimet. Parmi toutes les pièces, celles qui me laissent le plus circonspect sont celles qui proviennent des fouilles en Afghanistan menées par la Délégation archéologique française dans les années 20. En effet, avant le Vème siècle s’y déploie un art qui combine une thématique exclusivement bouddhiste aux motifs hellénistiques. Les Grecs et les Macédoniens, certes peu nombreux, ont ici plus, qu’en Inde ou en Perse, profondément marqué de leur culture les populations ombrageuses et rebelles des anciennes satrapies de Sogdiane et de Bactriane dans lesquelles Alexandre avait mené une guerre longue et cruelle. Le Bouddhisme, quant à lui, fut prospère dans la région jusqu’à l’arrivée des Arabes qui s’y implantèrent difficilement après avoir conquis la Perse des rois sassanides. Carrefour des civilisations, l’Afghanistan propose un art original que les spécialistes ont affublé de l’épithète « gréco-bouddhique » : ainsi, dans la région de Bâmiyân, bien connue, car c’est dans ses montagnes que les sinistres Talibans ont fait sauté les statues géantes du Bouddha, ont été retrouvées des bustes étranges du prince Siddhārtha dotés d’impeccables nez grecs… Même si les iconoclastes musulmans ont mutilé de nombreux visages, comme en France l'ont fait certains protestants ainsi que les révolutionnaires, la beauté originale de ces statues aux grands drapés jetés sur des corps sveltes parés de lourds bijoux indiens, reste saisissante.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XLI)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=470</link>
<pubDate>Fri, 27 Jun 2008 21:25:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Cécile et moi rentrions à pied, jeudi dernier, devisant comme très souvent tout en longeant la pl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Cécile et moi rentrions à pied, jeudi dernier, devisant comme très souvent tout en longeant la place de Broglie et l’Opéra en direction de l’université où nous logeons depuis quatre mois maintenant. Nous parlions de nos vies intimes respectives et ce n’est pas sans surprise que j’ai appris que mon amie avait entretenu des relations rien moins que platoniques avec quelques uns des cadres les plus en vue de notre ancienne administration. J’aime tout particulièrement la tendresse avec laquelle elle parle des hommes, le fait qu’elle parvienne à capter chez eux, même parmi les plus doués, les plus charismatiques ou les plus dominateurs, la douceur et l’innocence qu’on croit perdu chez eux quand ils ont quitté l’enfance. Peut-être est-ce son côté maternel, qui renverse les murailles établies par l’ordre des convenances et qui contraste diablement avec son sex appeal à la mode des années 40 ? Peut-être sont-ce les éclats de rire qu’elle répand autour d’elle comme une semeuse de bonnes intentions, ce rire de gorge cristallin qui se déploie littéralement et qui n’a pas pris une seule fêlure, malgré le temps ? Cécile est une très belle femme qui possède, outre l’élégance totale que confère l’alliance du charme et de la bonne éducation, l’intelligence, l’ouverture d’esprit ainsi que la hauteur de vue qui plaisent tant aux hommes accomplis. Non seulement, elle attire ces êtres particulièrement rares, mais sait aussi les retenir, gagnant et conservant leur amitié, indépendamment des contingences qu’impose, à toutes ces âmes bien nées, notre mode de vie bourgeois. Plus prosaïquement, je me disais que ces confidences auraient fait probablement pâlir de jalousie une autre femme, car les hommes dont il était question et que je connais depuis des lustres, sont… parmi les plus beaux spécimens que je connaisse !</p>
<p>Plus tôt dans la semaine, ne m’avait-elle pas dit que j’avais un côté austère ? Mais j’ai senti aussitôt que cet épithète et la qualité sous-jacente trouvaient grâce à ses yeux… Certes, sait-elle que je ne goûte guère aux familiarités du copinage, notamment dans le milieu professionnel, pensant, sans jamais oser le dire, que "l’esprit de corps" est sans doute le plus bel oxymore de la langue française. Je sais, au fond de moi, que j’aurais pu l’aimer – et je comprends du même coup qu’elle plaise à tant de mes congénères – mais je sais aussi que jamais je n’aurais accepté son empire, un peu à la façon d’une bête rétive à l’entrave d’une jolie maîtresse et qui ne sent pas la caresse de sa main de cuir gantée : je mesure à quel point les hommes, vers 20 ou 30 ans, sont inaptes à l’immense aventure que représente la vie avec une femme, combien nos cycles de maturité diffèrent, opposant les genres plutôt que le contraire. Je mesure aussi l’ampleur du sentiment de crainte qu’elle suscite chez ses concurrentes, surpassées non pas tant en beauté qu’en pétulance, non pas tant par le charme que par l’intensité de la joie pure et désintéressée qu’elle dégage à chacune de ses apparitions. M. la redoutait comme la peste, me demandant, parfois avec du miel dans la bouche, parfois du poison, si par hasard nous n’envisagions pas de coucher ensemble. Je n’ai plus cette idée depuis longtemps déjà…</p>
<p>***********<br />
Nancy, place Stanislas… Le jour s’écoule doucement vers l’ouest, inondant de ses derniers feux la très belle statue du roi de Pologne, bienfaiteur de la ville et beau père du roi Louis XV. A ses pieds de bronze ainsi qu’aux alentours, une foule riante et jeune qui profite des premières soirées de l’été pour exhiber, qui une bonne mine, témoignage d’une assiduité aux U.V. redoutables, qui une mise particulièrement soignée, mais surtout au goût du jour : ainsi les femmes, toutes dotées de lunettes de soleil qui mangent totalement le visage et chaussées de ballerines informes qui aplatissent la silhouette. Les uns déambulent en dégustant une glace sur l’esplanade désormais interdite aux véhicules de tout acabit, les autres sont installés à la terrasse des restaurants où il est illusoire espérer dénicher… <em>one single seat</em>.</p>
<p>Je pourrais citer par dizaines ces instants de ma vie où j’ai senti à quel point j’étais seul, à quel point la promiscuité me renvoyait, comme un miroir, l’image de mon altérité. Ce que je vivais à la façon d’une horrible cicatrice, m’apparaît aujourd’hui comme un trait distinctif, non pas que je me sente différent de tous ces « beautiful people » (Marylin Manson) (*), mais parce que je devine, de façon intime, que mon bien-être dépendrait de n’importe laquelle de ces créatures si l’idée de la loterie sociale pouvait seulement se frayer un passage au sein d'esprits que je suppose plutôt tournés vers la monomanie ou l’élection. C’est peut-être le nombre des combinaisons possibles (que nos préjugés nous conduisent stupidement à minorer) qui me navre quand je constate l’imparable résultat : je vais seul ! Jadis, je vivais cet état comme une véritable calamité, constatant amèrement l’échec de mes tentatives, mesurant à quel point les gens avaient peur d’un regard trop appuyé ou d’une langue déliée et libre. J’ai été seul à peu près partout en France (je l’aurais été tout autant si j’avais voyagé) et à des étapes régulières de ma vie. Aujourd’hui, j’accueille la solitude avec calme voire une certaine hauteur, ce qui évidemment me rend encore plus… invisible ! Quand, bien sûr, je ne la recherche pas à la façon d’une cage qui me protégerait de mes démons trop humains. J’ai découvert, avec le temps, que malgré de tonitruants essais, un Homme pouvait fort bien ne jamais exister aux yeux de ses contemporains : ainsi, traque-je les vieux et les être difformes, les épaves ou les idiots, car en eux je reconnais d’autres frères, peut-être moins laids qu’il n’y paraît, car eux sont symétriques, au lieu que le <em>beau monde</em>, lui, ne nous sert, usuellement, que des contrefaçons de son idéal.</p>
<p>------------------</p>
<p>(*) <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=LdpuDuSWQPc">http://fr.youtube.com/watch?v=LdpuDuSWQPc</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique n° 10 : Comment j'ai découvert la cruellité de la recherche d'emploi]]></title>
<link>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=58</link>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 04:17:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marco</dc:creator>
<guid>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=58</guid>
<description><![CDATA[Avant toute chose, il y a quelques mises au point à faire, juste histoire que je ne me fasse pas vi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Avant toute chose, il y a quelques mises au point à faire, juste histoire que je ne me fasse pas vilipender par les bien-penseurs qui auraient la mauvaise idée de passer par ici. D'abord non, c'est vrai, le mot "cruellité" n'existe pas, et ce bien qu'une rapide recherche Google™ me montre qu'il est malgré tout largement utilisé. Du coup on peut considérer qu'il existe – en effet comment un mot n'existant pas pourrait-il être utilisé ? – même s'il est incorrect. Je tiens d'ailleurs à préciser que je l'utilise uniquement par pallier soit un manque dans la sémantique française soit dans ma culture (rayer la mention inutile), et non pour me faire mousser en affirmant inventer de nouveaux mots, ce qui de toute façon ne serait pas le cas puisque l'expérience prouve que je ne suis pas le premier à l'utiliser.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Le deuxième point que je souhaite aborder dans cette introduction est le suivant. Non, je ne vais pas ici me plaindre. Oui, je suis conscient qu'un certain nombre de mes compatriotes sont dans des situations bien plus inconfortables que la mienne et ce billet n'a pas pour vocation d'inciter à la haine envers les nantis et autres bien-portants, bref ceux qui ont un travail correctement rémunéré.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Le troisième point, enfin, est que l'idée de ce billet vient du sieur Seb que je remercie chaleureusement de partager régulièrement avec nous ses tribulations. (Le lien vers son site se trouve dans la barre de gauche.)</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Ceci étant dit, entrons dans le vif du sujet. Il y a quasiment deux ans, je finissais mes études. Mes cours et derniers examens étaient déjà loin derrière moi (ou presque) et j'allais fièrement vers la fin de mon stage très justement nommé "de fin d'études". Finie la rigolade, il était temps pour moi, après ce petit avant-goût, d'entrer de plain-pied dans la vie active, la vraie. On me demande souvent pourquoi je ne suis pas resté dans l'entreprise qui m'avait <span style="text-decoration:line-through;">exploité</span> employé pendant mon stage. La réponse est simple : j'étais d'accord, eux non. Je n'entrerai pas dans le détail du pourquoi du comment – mon avocat se chargera de préciser que je n'ai tué ni violé personne – j'établis simplement comme acquis qu'il m'était impossible de rester chez eux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">À l'époque j'avais vingt-quatre ans, je totalisais en tout et pour tout six mois d'expérience professionnelle valorisable – bien que les stages soient en France largement dévalorisés alors même que peu d'entre eux se limitent effectivement à une activité café-photocopies pour se rapprocher plutôt du poste pourvu avec un salarié corvéable à merci payé (au mieux) moitié prix – et je n'avais aucune idée précise de ce qu'il me faudrait traverser pour trouver un emploi, un vrai, avec le vrai salaire qui va avec et tout.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Étant toujours en stage au moment où j'ai appris qu'à son expiration ils se passeraient de mes services – les ingrats – j'ai commencé à passer un peu moins de temps à travailler et un peu plus à chercher un vrai travail. Je sors donc de la salle de réunion où le chef m'a annoncé qu'il m'abandonnerait quelques deux semaines plus tard à mon triste sort, je me mets à mon poste et, en bon téléaste que je suis, me connecte à Monster™. Je remplis toutes les petites cases avec ma petite expérience professionnelle et mon petit diplôme – que je n'ai d'ailleurs obtenu que six moins plus tard, mais c'est une autre histoire – et clique sur "Valider". Deux jours plus tard j'avais deux entretiens prévus et deux semaines plus tard, avant même la fin de mon stage, j'avais du travail.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Honnêtement je n'avais pas imaginé trouver du travail si facilement. Et si on met en avant le fait que je travaille toujours pour la même société, on peut dire que je n'ai pas de quoi me plaindre. Sauf qu'aujourd'hui ça fait presque deux ans que je suis dans cette boîte et vous le savez, il y a deux manières d'évoluer professionnellement : en interne et en externe. Jusqu'à présent j'ai pu avoir des responsabilités diverses, traiter des sujets assez différents les uns des autres et on m'a même gracieusement offert quelques jours de formation qui m'aideront sans aucun doute à progresser. Sauf que je sens que j'arrive à un tournant de ma carrière. Je sens qu'il est temps pour moi d'aller voir ailleurs si je ne veux pas scléroser où je suis. Étant prestataire, j'ai deux solutions pour aller voir ailleurs : demander à ma boîte de me changer de mission ou changer de boîte.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Il se trouve que pour des raisons qui me sont propres je souhaite m'exiler. J'ai donc naturellement commencé par privilégier la première solution. "Allô service mobilité de mon entreprise ? Oui, ici Marco. Je veux m'en aller. Ce que je ferai si ça ne marche pas ? Je trouverai par mes propres moyens et vous pourrez faire une croix sur mon potentiel extraordinaire." Apparemment mes menaces ont eu autant d'effet qu'une tentative d'intimidation sur un joueur de rugby. Six mois plus tard je suis toujours là et ils m'ont fièrement annoncé que je pouvais, en tout cas pour l'instant, continuer à ronger mon frein, rouler ma demande de mobilité et ma la mettre bien profond.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors forcément en parallèle j'ai tenté de mettre mes menaces à exécution. Et que je remets mon CV à jour sur Monster™, et que je réponds à des annonces, et que j'appelle un ami pour m'aider. Résultat : je suis toujours là. Les raisons de cet échec sont simples à trouver : il n'y a pas de travail pour ceux qui n'ont qu'une petite expérience. Il n'y a en gros que deux niveaux de recrutement : les jeunes diplômés et les plus de cinq ans d'expérience. Entre les deux, c'est le no man's land du recrutement. Les jeunes diplômés trouvent facilement du boulot parce qu'ils sont nuls en prétention salariale et parce qu'on peut leur faire faire ce qu'on veut sans qu'ils osent répliquer. Les plus de cinq ans d'expérience coûtent certes plus cher mais ils sont super calés dans leur domaine et ont une efficacité redoutable. Entre les deux, il y a moi. Moi, je refuse d'être payé comme un débutant, parce que je n'en suis plus un. Moi, j'ai quelques idées sur ce que je veux faire, parce que dans le genre tâches de merde j'ai déjà donné. Moi, je ne suis pas spécialiste du domaine d'activité dans lequel j'évolue parce que je n'y ai pas passé assez de temps. Du coup chaque fois que je postule quelque part soit on me répond que je ne suis pas assez qualifié, soit que je demande trop cher. Le truc, c'est qu'on ne sait pas quoi faire de moi. Trop cher pour les tâches ingrates, pas assez expérimenté pour les tâches structurantes, voilà mon drame.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">En ce moment, je travaille sur une mission qui risque fort de s'éterniser. Et quand je vois ma motivation à commencer à travailler le matin, je ne peux que me dire qu'il est grand temps pour moi de mettre les voiles. Sauf que voilà, personne ne semble vouloir m'offrir ce que je recherche. La logique voudrait que je m'écrase quelques années, que j'attende tranquillement d'avoir quatre ou cinq ans d'expérience. Sauf que non, je ne me vois pas rester où je suis pendant encore deux ans. J'ai envie de voir autre chose. Alors je continue à chercher, de loin en loin. Je développe petit à petit mon réseau, qui pour l'instant ne donne rien. Je remets régulièrement mon CV à jour et le mets dans des bases de données consultables à peu près par le monde entier. Je réponds à quelques annonces qui correspondent à peu près à ce que je veux. Et j'attends que le ciel s'éclaircisse.</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Festival d'Avignon 2008 "Projection Privée" ]]></title>
<link>http://nathalycoualy.wordpress.com/?p=9</link>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 03:10:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nathaly Coualy</dc:creator>
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<description><![CDATA[Festival d&#8217;Avignon du 10 au 27 Juillet 2008 à 12h15, au Théâtre du Verbe Incarné (TOMA -Th]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>[gallery]Festival d'Avignon du 10 au 27 Juillet 2008 à 12h15, au Théâtre du Verbe Incarné (TOMA -Théatre de l'Outre-Mer), je jouerai le rôle de « La fille » aux côtés de Firmine Richard et Philippe Calodat dans « Projection Privée », une pièce de Rémi de Vos, avec Greg Germain à la mise scène.<br />
Un texte fort et drôle.</p>
<p>Résumé :<br />
Un homme rentre chez lui. Une jeune fille l'acccompagne...Sa femme est là! Mais ce ménage à trois n'est pas une simple fable avec portes qui claquent. L'histoire frise l'absurde quand apparait le quatrième personnage: la téévision. Remi de Vos ironise avec cruauté sur les dérives du couple...Et si ce scènario convenu dissimulait l'antre d'un monstre?</p>
<p>le jeudi 10 juillet 2008 à 12:15<br />
Heure de fin :<br />
le dimanche 27 juillet 2008 à 13:05<br />
Lieu :<br />
Théatre du Verbe Incarné (Théatre d'Outre-Mer en Avignon)<br />
Adresse :<br />
21G rue des Lices<br />
Ville :<br />
Avignon, France<br />
Téléphone :<br />
0490140749</p>
<p><a href="http://www.verbeincarne.fr/"></a></p>
<p><a href="http://www.verbeincarne.fr/"> </a></p>
<p><a href="http://www.verbeincarne.fr/">Voir aussi:Le blog des informations du 5e DOM, en attendant le site Internet de France-Antilles... </a><a href="http://www.fxgpariscaraibe.com/article-20498965.html"></a></p>
<p><a href="http://www.fxgpariscaraibe.com/article-20498965.html"></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Interview - Svinkels]]></title>
<link>http://zoctet.wordpress.com/?p=308</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 22:42:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>zo.</dc:creator>
<guid>http://zoctet.wordpress.com/?p=308</guid>
<description><![CDATA[Svinkels
Interview
.
06.2008
Interview par zo.
Entretien réalisé à Paris
.. 
Extrait : &#8220;cha]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zoctet.wordpress.com/files/2008/06/arton1649.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-310" style="float:left;" src="http://zoctet.wordpress.com/files/2008/06/arton1649.jpg?w=212" alt="" width="120" height="120" /></a><span style="color:#999999;"><span style="font-weight:bold;">Svinkels</span><br />
<span style="font-weight:bold;">Interview</span><br />
<span style="color:#ffffff;">.</span><br />
<span style="font-weight:bold;">06.2008</span><br />
<strong>Interview par zo.</strong><br />
<span style="font-weight:bold;">Entretien réalisé à Paris</span></span></p>
<p><span style="color:#ffffff;">.. </span></p>
<p><span style="color:#ff0000;"><span style="text-decoration:underline;">Extrait</span> : <em><span style="color:#888888;">"</span></em></span><span style="color:#999999;"><em>chaque morceau a sa place, chaque arrangement a été pensé, bref, tout est fait  pour que l’ensemble soit cohérent. Pour nous c’est hyper important de faire un  truc comme ça. Après, ce qui est mortel, c’est que tu te prends la tête à  bosser, tu le fais bien, tu travailles dur, et au final tu te rends compte que  c’est l’album de l’immaturité parce que c’est le plus stupide que tu n’aies  jamais fait. C’est bien de se donner du mal pour faire des trucs bêtes !</em>"</span></p>
<p><a href="http://www.abcdrduson.com/interviews/177-svinkels.html" target="_blank"><strong>Interview complète</strong></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XL)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=458</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 17:21:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[Rapide passage par le quartier des Halles où, au coin d’un immeuble, se produisaient quelques gro]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Rapide passage par le quartier des Halles où, au coin d’un immeuble, se produisaient quelques groupes de la scène hardcore française. Gros son, grosses guitares et grosses voix pour un spectacle de rue assez détonnant : autour d’un noyau de « danseurs » qui tentait une démonstration à base de moulinets et de lancements de jambe (dans la plus pure tradition du <em>mosh pit</em>), s’écoulait la foule des curieux, certains goguenards, d’autres l’air navré, quelques-uns portant ostensiblement leurs mains aux oreilles. Autour de moi, des spécimens, certains plus très frais ni très jeunes, de ces amateurs du <em>straight edge </em>de la vieille école, pour certains passablement alcoolisés tentant de vaines et puériles provocations à l’encontre des rares policiers venus contrôler les ventes à l’étalage de t-shirt et de cd. Le seul personnage vraiment original que j'ai pu entrevoir au cœur du serpent bigarré fut ce grand jeune homme blond, l’allure dégingandé, vêtu d’un beau costume sombre et de chaussé à l’italienne, avec, en bouche, un énorme cigare et, au revers de la veste, le ruban des palmes académiques. Cette vision fugace emporta avec elle mon sourire enfantin.</p>
<p>Certes, la lecture du <em>Paysan de Paris </em>d’Aragon m’avait un peu arraché à mes contemporains, mais il ne faut guère plus que des images étranges et la combinaison savoureuse de quelques mots pour me faire oublier le monde tangible. Un livre <em>déroutant</em> qui s’inscrit dans la veine surréaliste des années 20 et qui permet aux innocents de ma trempe de visiter une maison de tolérance de seconde zone – peu ragoûtante est-il vrai - ainsi que les passages qui jouxtent encore le « boulevard du crime », aussi étroits que sombres et dont les boutiques, souvent miteuses, parfois baroques, accueillaient une faune interlope. Je retiens aussi du livre cette visite de nuit au parc des Buttes Chaumont par un infernal trio composé de Breton, Noll et Aragon : les trois compères furètent dans les allées à la recherche de couples enlacés, se dirigeant, mus par un invisible ressort vers le « pont des suicidés ». S’en suit la description méticuleuse du 19ème arrondissement, à la façon d’un topographe d’abord, puis en s’aidant de la colonne quadrangulaire du belvédère que, pour ma part, je n’ai jamais vue (a-t-elle été détruite ?) : on y lit, notamment, que l’arrondissement avait 117.885 habitants en 1883 alors qu’il frôle les 173.000 en ce début de 21ème siècle…</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique : Mokaiesh - Mokaiesh]]></title>
<link>http://zoctet.wordpress.com/?p=300</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 00:59:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>zo.</dc:creator>
<guid>http://zoctet.wordpress.com/?p=300</guid>
<description><![CDATA[Mokaiesh
Mokaiesh
.
CD
12 titres (45:42)
2008 - AZ / Universal
Rock
..E
Extrait : &#8220;Emprunt de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zoctet.files.wordpress.com/2008/06/0600753065877.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-301" style="float:left;" src="http://zoctet.wordpress.com/files/2008/06/0600753065877.jpg?w=200" alt="" width="120" height="120" /></a><span style="color:#999999;"><span style="font-weight:bold;">Mokaiesh</span></span><span style="color:#999999;"><br />
<span style="font-weight:bold;">Mokaiesh</span><br />
<span style="color:#ffffff;">.</span><br />
<span style="font-weight:bold;">CD</span><br />
<span style="font-weight:bold;">12 titres (45:42)</span><br />
<span style="font-weight:bold;">2008 - AZ / Universal</span><br />
<span style="font-weight:bold;">Rock</span></span><span style="color:#999999;"><br />
<span style="color:#ffffff;">..E</span></span></p>
<div><span style="color:#ff0000;"><span style="text-decoration:underline;">Extrait</span> :</span> <span style="color:#999999;"><em><span>"</span></em></span><span style="color:#999999;"><em>Emprunt de poésie et de révolte, ce disque est celui d’un type qui sait que "la route est longue", assez pour avoir l’impression que "l’horizon s’éternise". Ici, le langage se doit d’être clameur. Il faut hurler à la face du monde sans cracher sur ses habitants. Pourquoi ? Pour ne pas tomber dans la haine bête-et-méchante, pour garder la foi, pour protéger la beauté des relations humaines, pour pouvoir continuer à dire, parfois : regarde 'comme la vie est belle'. Et surtout pour ne pas finir en cynique blasé, pour éviter de vivre sous la coupe de quelques hommes "envenimés de chiffres".</em></span><span style="color:#999999;">"</span></div>
<p><a href="http://www.thefrenchtouch.org/tft/objet.php?objet=2373" target="_blank"><strong>chronique complète</strong></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chroniques du cirque (XXXIX)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=450</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 20:54:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
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<description><![CDATA[La cristallerie de Baccarat offre la vue saisissante d’un site entièrement préservé, organisé ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>La cristallerie de Baccarat offre la vue saisissante d’un site entièrement préservé, organisé autour de sa maison de maître où loge désormais le petit musée de la marque. Face à la sobre bâtisse du 18ème siècle, à l’extrémité d’un grand terre-plein où jouaient des enfants, la grande halle de l’usine et son clocheton qui sonnait jadis pour appeler les verriers aux fours quand s’opérait la fusion du cristal. Distribués sur les deux côtés, les bâtiments administratifs ainsi qu’une petite cité ouvrière qui abrite encore quelques familles et une minuscule chapelle où étaient exposés différents objets – verres et carafes, flacons de parfum, luminaires - datant des années 20. Dans une atmosphère surchauffée oeuvraient les équipes de souffleurs qui avaient pris leur service vers 4 heures du matin, au tout début du processus. Autour des fours à pots et à bassin, des artisans formaient un véritable ballet, les uns cueillant le verre, les autres soufflant dans de longues canes pour lui donner sa forme sous l’œil du maître de place à qui revenait la responsabilité de modeler le pied de chacun des verres. Plus loin, une équipe fabriquait de très lourds vases dont la manutention nécessitait les efforts conjugués de trois personnes, une autre des carafes sur le corps desquelles on déposait délicatement un gros serpent de matière rougie qui formerait, quelques instants plus tard, une anse élégante… En permanence le bruit de la combustion, celui des petits fours à gaz destinés à maintenir le cristal à température de travail, le vrombissement de gros ventilateurs, le manège incessant des « gamins mécaniques », sorte de chaîne de godets dans lesquels les ouvriers déposaient délicatement les pièces achevées qui partant à la vérification.</p>
<p>J’ai été frappé par l’ambiance sereine qui régnait autour des fours, chaque ouvrier maîtrisant parfaitement les gestes qu’appelle le travail à chaud du cristal. Concentration et précision semblaient commander à l’activité du groupe sans qu’aucune parole ne soit échangée entre ses membres : ici, le maître de place est responsable du travail collectif et les souffleurs s’inquiètent régulièrement de la qualité de leur production auprès de leurs collègues chargés de traquer la moindre imperfection du verre. Nous avons vu, également, le moulage des pièces, la re-cuisson des verres, traversé les ateliers de taille à froid et discuté longuement avec les femmes chargées de la dorure et du polissage. Partout, le même savoir-faire hérité des aïeux, car ici on est souffleur ou graveur ou polisseur de génération en génération. Les jeunes souffleurs sont répartis au sein de groupes chevronnés et apprennent peu à peu les arcanes d’un métier qui ne s’accommode pas de l’à-peu-près et qui exige autant de force physique que de dextérité. Baccarat est l’une des entreprises qui compte le plus de Meilleurs Ouvriers de France et grande fut notre chance de pouvoir en approcher certains. D’autant plus grande que rien ne garantit que la fabrique et sa mémoire survivront aux dernières restructurations du secteur du luxe : ici aussi, les investisseurs exigent un rapide retour sur investissement, utilisant sans vergogne l’image d’excellence associée à l’artisanat pour promouvoir des activités classiquement mercantiles. L’Homme, même au royaume de l’œuvre telle que la définit H. Arendt, à savoir la construction d’un monde non naturel - non soumis aux cycles répétitifs du travail destinés, eux, à maintenir la nature – habité par des objets fait pour durer et non par des produits de consommation, semble devoir être de trop...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique n° 9 : Comment je me tâte à changer mes horaires de travail]]></title>
<link>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 04:17:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marco</dc:creator>
<guid>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=51</guid>
<description><![CDATA[Je le reconnais, dans l&#8217;échelle des mecs qui s&#8217;investissent dans leur travail, je ne su]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Je le reconnais, dans l'échelle des mecs qui s'investissent dans leur travail, je ne suis pas bien haut. Ce n'est pas que mon travail ne me plaît pas, c'est plus que j'ai d'autres sources d'épanouissement à côté qui relèguent mon travail à un second plan, en tout cas émotionnellement parlant. Certes, dans une semaine complète c'est probablement à mon bureau que je passe le plus de temps (parce que même le canapé n'est pas en mesure de lui contester cette suprématie). Mais je dois quand même dire que j'y fais pas mal de présence.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que j'ai laissé entendre dans le paragraphe ci-dessus que je ne fous rien que c'est effectivement le cas. On me donne du travail à faire et je m'acquitte de ma tâche avec tout le sérieux que ça requiert. Simplement, j'ai remarqué il y a bien longtemps déjà que concentré je travaille très vite. Autrement dit je sais pertinemment que le délai qu'on me donne pour faire quelque chose est largement suffisant pour le faire. Sauf qu'au lieu de tout faire avant expiration du délai pour aller voir les chefs et leur dire "donnez-moi plus de travail, je suis en manque", je vais tranquillement calculer mes moments d'activité intense pour finir tout pile dans les délais, histoire de glandouiller joyeusement quand j'en ai envie. Je sais, c'est un peu malhonnête mais j'ai toujours fait comme ça depuis le primaire, ça n'a jamais posé problème à personne et il n'y a donc pas de raison que ça change.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Le plus pénible, dans cette histoire, ce sont les fins de journée. Je suis consultant. Or les consultants ont et doivent d'ailleurs avoir une image de gros bosseurs. Il n'y a pas moyen de faire autrement, c'est comme ça. Ça se comprend, cela dit, puisque des grosses boîtes payent très cher nos employeurs pour qu'on vienne bosser chez eux. Ils nous fournissent tout le matériel et quelques commodités (du type cantine) donc forcément ils s'attendent à ce qu'on fasse autre chose que se tourner les pouces, d'autant que la plupart du temps s'ils nous ont pris c'est pour combler un déficit d'expertise interne. (Personnellement je ne vois pas bien où se situe mon expertise mais c'est un autre débat.) Bref, tout ça pour dire que le jour où j'ai été recruté sur cette mission je me suis renseigné sur les horaires de travail et on m'a répondu ceci : "T'es consultant tu peux faire les horaires que tu veux tant que tu fais bien ton boulot. Par contre sache qu'arriver après 9h30 ça fait feignasse et partir avant 18h ça fait feignasse."</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Avec l'expérience, ce dont je me suis rendu compte est que ce qui fait super pro c'est l'arrivée à 9h et le départ sur les coups de 18h30, ce qui fait quand même une grosse journée, d'autant que la pause de midi excède rarement une heure. (C'est fou ce qu'on mange vite dans ces cantoches d'entreprise, ça me donne mal au bide rien que d'y penser.) 9-18h30 moins une heure de pause à midi, ça fait quand même du 8h30 par jour, soit du 42h30 par semaine. Alors OK je suis censé faire 40 heures et j'ai même des jours de RTT forfaitaires pour compenser ça, mais quand même ça fait des grosses journées.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">La question est la suivante : pourquoi de tels horaires ? C'est simple. Parce qu'en arrivant à 9h on est là parmi les premiers et en partant à 18h30 on reste parmi les derniers, d'où l'image de gros bosseur. Le problème est qu'à la longue ça use de se faire passer pour un gros bosseur. C'est sûr, on est bien vu par les chefs mais c'est un peu dur parfois de rentrer chez soi le soir tout juste à l'heure de <em>Plus belle la vie</em>. Eh oui, parfois on aimerait bien avoir le temps de bouquiner un peu, regarder le JT ou mieux, préparer à manger.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors pour remédier à ça, il y a deux solutions. La première, c'est tout simplement d'arrêter de se faire passer pour un gros bosseur. Le 9h devient progressivement un 9h30 voire un 9h45 – il reste quand même essentiel pour ne pas se faire mal voir d'arriver avant 10h – et le 18h30 devient progressivement 18h voire 17h45 même si la barre psychologique des 18h fait souvent passer du côté des glandus. En résumé, solution 1 : bien mais à utiliser à petites doses espacées dans le temps. Une semaine ça va, au bout de la deuxième ça commence à jaser et il faut bien vite se remettre sur des horaires "normaux". Reste alors la solution 2 : les horaires décalés. J'ai souvent vu des collègues partir sur les coups de 17h en disant qu'ils étaient arrivés tôt. De la même manière, j'ai pu constater en arrivant régulièrement plus tôt que les autres qu'avant 9h il n'y a généralement personne. Du coup, le 9h-18h30 peut tout simplement devenir un 8h-17h. Les plus observateurs d'entre vous auront remarqué qu'on a déjà perdu une demie heure dans la bataille mais la raison est simple : partir à 18h est synonyme de "j'ai rien foutu depuis une heure et j'attendais impatiemment qu'il soit 18h pour me barrer" alors que partir à 18h30 est synonyme de "je viens de terminer un truc, tiens il est déjà 18h30, bon ben je vais y aller". En horaires décalés c'est différent, partir à 17h signifie "je suis arrivé avant vous donc je pars quand je veux et je vous emmerde".</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Là vous allez me dire que c'est bien sympa tout ça mais que s'il faut arriver à 8h pour gagner une demi-heure, ça ne vaut pas vraiment le coup. Mais là que se niche toute la subtilité de la manœuvre. Parce qu'arriver à 8h, c'est ce qu'on dit. Vu que personne n'est là avant 9h, qui peut prouver que vous n'y étiez pas à 8h. La technique est donc simple : se pointer tous les jours à 8h45 histoire d'être sûr d'arriver avant tout le monde (et prétendre qu'on a eu des problèmes de transport au cas où l'un ou l'autre aurait eu la mauvaise idée de se pointer plus tôt) pour s'en aller comme une fleur à 17h. Là ce n'est plus une demi-heure mais bien 1h15 qu'on gagne dans la manœuvre. Je sais, je suis diabolique. (Je compte d'ailleurs bien sur cet aspect de ma personnalité pour tenter de conquérir le monde.)</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors évidemment dans les premiers temps il faut bien trouver une justification à ces changements subits d'horaires. C'est sûr que si jusqu'à présent ça ne nous dérangeais pas de partir à 18h30 il est surprenant que tout d'un coup on se mette à faire l'effort d'arriver plus tôt pour partir à 17h pétantes. Quelques suggestions de justifications, donc. 1. L'arrivée de l'été. Ben oui, il fait beau et on veut en profiter, du coup on se lève plus tôt (puisque de toute façon il fait jour tôt) pour pouvoir passer ses fins d'après-midi au parc. 2. Des rendez-vous réguliers chez le médecin, le kiné, le psy, peu importe. On risque de vous demander ce que vous avez mais avec un peu d'imagination on peut s'en sortir. ("Je me suis fait une luxation du tendon d'Achille, je vous raconte pas ça me fait un mal de chien quand je marche j'en ai pour une heure de kiné tous les jours pendant deux mois" ou "mon chien est mort, je sui tombé en dépression, le seul moyen que j'ai trouvé pour être toujours apte à travailler et de faire une séance de psy tous les jours".) 3. Une maîtresse / un amant. Ça apporte une certaine réputation dans l'entreprise mais on évitera généralement de vous poser des questions. 4. Un engagement associatif. Être président d'une association de défense des espaces verts d'un quartier, ça prend du temps. 5. Une réorientation professionnelle. Forcément ça se prépare et on a donc besoin de se dégager du temps. Le problème est qu'on peut petit à petit être poussé vers la sortie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">En ce qui me concerne, j'hésite encore. Ça vous étonnera certainement mais je me sentirais certainement coupable d'user de méthodes aussi viles et basses pour me dégager du temps. Mais qui sait, parfois il suffit d'oser…</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique n° 8 : Comment j'ai changé mon régime]]></title>
<link>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=49</link>
<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 04:17:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marco</dc:creator>
<guid>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=49</guid>
<description><![CDATA[Hier a marqué le deuxième hebdiversaire de mon régime. Voilà deux semaines que je n&#8217;ai man]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Hier a marqué le deuxième hebdiversaire de mon régime. Voilà deux semaines que je n'ai mangé ni au McDo, ni au kebab et que j'ai fait en sorte de manger moins le soir et moins gras le midi, le tout couplé avec plus de sport. Quand je me regarde dans la glace le matin, j'ai l'impression que j'ai perdu un peu de gras pour retrouver un peu plus de muscles, surtout au niveau du ventre. Il y a encore des efforts à faire pour que le pot de Nutella refasse place à la tablette de chocolat – le "pack de six" comme on dit fort ironiquement en anglais – mais je note quand même une amélioration. Par contre niveau poids la réussite est loin d'être totale : j'ai pris cinq cents grammes depuis que j'ai commencé à me peser régulièrement. Alors d'aucuns diraient que le muscle étant plus lourd que la graisse il est normal que dans le même temps je perde un peu de graisse et prenne un peu de poids, mais je pense que le problème n'est pas là.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Comme je vous le disais précédemment, la plupart des régimes conseillés sur Internet reviennent plus ou moins à arrêter de manger. Or d'après les diététiciens, c'est justement l'erreur classique à ne pas faire. Le corps sait ce dont il a besoin. Donc si on se contente d'un yaourt et d'un fruit le soir au lieu d'un repas complet – attention il y a quand même une différence à faire entre un repas complet et équilibré et un festin orgiaque – ce qu'on absorbera le lendemain sera plus stocké parce que le corps se souviendra qu'il lui manque des apports. Le problème de ce genre de régime, c'est qu'on a tendance à se déculpabiliser en se disant "tiens je vais me faire une entrecôte ce midi parce qu'hier j'ai quasiment rien mangé". Erreur, grave erreur, parce que comme le coefficient de protéines n'a pas été respecté la veille, le corps va doublement se servir sur l'entrecôte et là crac, c'est direct par-dessus les abdominaux que ça va se loger (ou dans les fesses pour les femmes).</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors c'est sûr, pour qu'un régime soit efficace, il faut y aller mollo sur le gras et ne pas se forcer à finir son assiette alors qu'on a plus faim. Cela dit, le meilleur remède est de manger équilibré. C'est quoi équilibré ? Simple : il suffit de composer chaque repas avec 1/3 de protéines (viande, poisson, œuf, fromage), 1/3 de végétaux (légumes) et 1/3 de féculents (pain, riz, pommes de terre, pâtes, lentilles, blé), le tout accompagné d'un laitage (yaourt ou fromage blanc) et d'un fruit. Sauf qu'attention, il est important de manger à sa faim mais pas plus. Si un yaourt et un fruit font trop sur un seul repas on peut alterner l'un et l'autre sur deux repas. Et évidemment, autant que possible, c'est de l'eau qu'il faut boire. Cela dit un petit verre de vin (ou une petite bière !) de temps en temps ne peut pas faire de mal.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Vous allez me dire "oui, c'est bien joli tout ça mais on ne mange pas toujours ce qu'on veut". C'est vrai, mais il est important de savoir que l'équilibre alimentaire ne se fait pas sur un seul repas mais sur plusieurs jours. Donc si on fait péter le score de barbaque sur un repas – genre repas raclette charcuterie – rien ne nous empêche de faire le plein de légumes au repas suivant.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Dans ces conditions, forcément, il ne faut pas espérer perdre cinq kilos en une semaine comme certains sites nous le promettent. (Pour y arriver il n'y a qu'une seule solution, arrêter de manger, et si c'est pour les reprendre dès qu'on recommence à manger ça n'en vaut pas la peine.) En gros les résultats commencent à se voir au bout du premier mois et ils ne deviennent satisfaisants qu'à partir du deuxième.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Ça risque donc de me prendre un peu plus de temps que prévu pour retrouver un état de forme satisfaisant, mais une chose est sûre : il ne sert à rien de se priver. Il suffit de manger équilibré et en quantité raisonnable, sans bien sûr négliger l'activité physique. Bref, on en reparle dans deux semaines. (Cela dit je tuerais pour un kebab mais pour le coup je vais essayer de m'abstenir encore un peu.)</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[chroniques du cirque (XXXVIII)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=440</link>
<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 09:25:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=440</guid>
<description><![CDATA[Souvent, le matin, j’emprunte les quais qui longent l’Ill et contournent la vieille ville par le]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Souvent, le matin, j’emprunte les quais qui longent l’Ill et contournent la vieille ville par le sud en direction de la Petite France : quais des Bateliers, Saint-Nicolas, Saint-Thomas, Charles Frey,… De belles maisons à pans de bois, aux poutres brunies, parfois délicatement sculptées de figures fantastiques. Le hourdage de certaines d’entre elles est teinté de couleurs vives - rouge brique et vert pâle – tâchant le front uniforme des façades, accentuant l’irrégularité de l’agencement. Les toits de tuiles ou d’ardoises sont pentus, percés en maints endroits de minuscules fenêtres en sous-pente destinées, à l’origine, à l’aération des greniers à grain. Vers la rue Sainte-Madeleine, quelques belles bâtisses à arcades du 17ème siècle. Peut-être moins remarquables d’un point de vue architectural, mais hautement symboliques, les grands immeubles au crépi pâle datant de l’époque wilhelmienne. En ces heures matinales, les rues pavées de la Petite France sont généralement désertes, la proie d’une noria de camions-poubelles qui, gyrophares allumés, obstruent leur étroit passage. Je longe la rivière et m’attarde sur ses berges, observant les rares habitants qui se hâtent de rejoindre leur travail ; ça et là, des couples d’amoureux enlacés sur les bancs publics, perdus pour le monde et qui rejouent probablement leur nuit d’étreintes. Plus loin, l’écluse et cette grande maison à colombages posée au ras de l’eau – un restaurant – où quelquefois j’aperçois un vieil homme tirant sur une ficelle pour atteindre l’arrosoir qui flotte au gré du courant : je suppose que celui-ci lui servira à arroser les beaux massifs de géranium qui ornent le pourtour de l’immense véranda sur pilotis prolongeant la belle bâtisse blanche aux volets rouges. En général, c’est à cette étape de mon itinéraire que je consulte l’heure pour me rendre compte, invariablement, que j’arriverai en retard.</p>
<p>Quand Cécile et moi faisons la route ensemble, nous empruntons un chemin plus direct qui suit le quartier allemand près de la place de la République où l’on trouve, le long de la rivière, de splendides villas aux toits néo-gothiques. Puis nous glissons vers la cathédrale par la rue du Parchemin et la rue des Juifs ou, plus au sud, par l’étroite rue des Frères qui permet d’apercevoir, complètement enclavée au milieu de vielles maisons et interdite aux voitures, la magnifique place du marché Gayot où nous projetons de passer nos soirées estivales, car les bars et les restaurants y pullulent. Mon amie ne laissera jamais de me surprendre : juchée sur ses talons hauts, pimpante et maquillée, élégante à souhait, elle se déplace avec efficacité sur les plus improbables trottoirs, au milieu du pavement le plus irrégulier, évitant avec grâce tous les pièges de la chaussée, infatigable et souriante. Nous rions toujours en chemin, nous moquant des autres et de nous-mêmes. Je crois que ces kilomètres avalés d’un pas souvent alerte nous aurons appris à mieux nous connaître, à apprécier la qualité de l’amitié qui nous unit depuis presque 15 années. Et ce que nous devinons l’un de l’autre – car tout n’est pas dit, loin s’en faut – augmente notre confiance réciproque, comme si l’implicite nous rapprochait davantage encore.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Amazing Vector Time. CHRONICLE CIRCUS / NBAEVOLUTION.com.]]></title>
<link>http://chroniclecircus.wordpress.com/?p=36</link>
<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 18:58:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>subjectiv</dc:creator>
<guid>http://chroniclecircus.wordpress.com/?p=36</guid>
<description><![CDATA[ Amazing Vector Time.

Rédaction : A2&#8217;s. Illustration : retouche d&#8217;image, A2&#8217;s. 
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span class="postbody"><img src="http://provenzale.celeonet.fr/images/smiles/icon_arrow_ancien.gif" border="0" alt="" /> <span style="color:#ff0000;"><span style="font-size:18px;line-height:normal;">Amazing Vector Time.</span></span></span></p>
<p><img src="http://img238.imageshack.us/img238/9462/vectortimeuh9.png" border="0" alt="" /><br />
<span style="font-size:9px;line-height:normal;"><span style="font-weight:bold;">Rédaction : </span>A2's. <span style="font-weight:bold;">Illustration :</span> retouche d'image, A2's. </span></p>
<p>Après avoir découvert des textes plus époustouflants les uns que les autres, nous allons cette fois-ci nous intéresser à la <span style="font-weight:bold;">vectorisation d'images </span>. Le principe est simple, il suffit de transformer une photographie en une sorte d'image Cartoon. La réalisation, croyez-moi, est très complexe, et l'impatience ne rime pas avec cet art. Chronicle Circus vous avez promis de rester dans le Biz', on est là, on est bien, C"C vous propose la sélection d'une dizaine de vectors assez impressionants. Rincez vous bien les yeux, il me semble que pour certains d'entre nous, les révisions nous font les yeux doux alors dépechez vous.</p>
<p>_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc05.deviantart.com/fs27/f/2008/155/5/f/CLINT_by_AtixVector.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Clint.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by Atix.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc07.deviantart.com/fs26/i/2008/129/3/5/Jared_Leto_by_monkeymintaka.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Jared Leto.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by monkeymintaka.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc05.deviantart.com/fs26/f/2008/160/0/e/Just_want_to_Sleep_by_yudhiecavalera.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Just want to sleep.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by yudhiecavalera.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc04.deviantart.com/fs15/f/2007/098/d/0/Nothing_Like_This__by_copperthistle.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">J.Dilla.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by copperthistle.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc03.deviantart.com/fs28/f/2008/058/6/d/NY__s_Finest__by_copperthistle.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">NY's finest.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by copperthistle.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc01.deviantart.com/fs23/f/2008/003/8/c/Del__by_copperthistle.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Del.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by copperthistle.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc06.deviantart.com/fs16/f/2007/161/8/a/J_Dilla_by_daeej.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Jay Dee.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by Da-eej.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc02.deviantart.com/fs5/i/2004/298/0/d/Cecilia_Vector_by_ddsoul.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Cecilia.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by ddsoul.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc03.deviantart.com/fs23/f/2007/319/8/3/Tiggalo_by_copperthistle.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Tiggalo.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by copperthistle.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://img75.imageshack.us/my.php?image=emanuelginobilivectorql6.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Manu Gino.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by King00.</span><br />
_<span style="font-size:14px;line-height:normal;"><a class="postlink" href="http://fc06.deviantart.com/fs21/f/2007/243/9/3/Simple_Lily_by_copperthistle.jpg" target="_blank"><span style="color:#ff0000;"> <span style="font-weight:bold;">Simple Lily.</span> </span></a></span><span style="font-size:9px;line-height:normal;">by copperthistle.</span></p>
<p><span style="font-weight:bold;">Deviantart copperthistle.</span> <a href="http://copperthistle.deviantart.com/" target="_blank">http://copperthistle.deviantart.com/</a></p>
<p>J'espère vivement que ce numéro vous a plus. Ce devait être tenu secret, mais je peux d'ors et déjà vous annoncer, qu'une grosse, très grosse ITW est en préparation d'où un travail moins conséquent pour cette Chronique. Rendez-vous la semaine prochaine donc. D'ici là faites chauffer Photoshop, et postez nous tous ça dans les galeries NBAEvolution.com. Chronicle Circus vous remercie de votre soutient.</p>
<p><span class="postbody"><a class="postlink" href="http://www.copyrightfrance.com/phtml/p_logo1.php" target="_blank"><img src="http://provenzale.celeonet.fr/design/img/nbaevolution-copyright.gif" border="0" alt="" /><br />
<span style="font-weight:bold;"><span style="color:#d8d7d3;">Copyright 2008 NBAEvolution.com</span></span></a><br />
<span style="font-size:9px;line-height:normal;">Images property of their respective owners.</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chronique n° 6 : Comment j'ai testé pour vous le sport en état d'ivresse]]></title>
<link>http://cheapentertainment.wordpress.com/?p=44</link>
<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 04:17:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Marco</dc:creator>
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<description><![CDATA[Oui, c&#8217;est vrai, je suis censé être au régime et limiter ma consommation d&#8217;alcool. D]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Oui, c'est vrai, je suis censé être au régime et limiter ma consommation d'alcool. D'ailleurs, je suis au régime et je limite ma consommation d'alcool – régime particulièrement efficace puisque je ne rêve maintenant plus que de viandes en sauce et autres kebabs, mais c'est un autre débat. Dans la chronique précédente, je vous avais (je crois) dit que la plupart des régimes qu'on trouve sur le net consistent en gros à arrêter de manger et de boire, de l'alcool, s'entend. Sauf que ces régimes ne tiennent pas compte du fait que la plupart d'entre nous avons une vie sociale et professionnelle.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Je vous fais le topo. Jeudi soir je suis invité – plus ou moins contre mon gré, mais encore une fois c'est un autre débat – à une soirée boulot. Vous savez, c'est le genre de soirée où on a un discours de deux minutes trente chrono avant de se mettre à picoler comme des trous en se goinfrant de petits-fours. Dans ces cas-là, il est difficile de se contenter d'une seule coupe, surtout quand on a une réputation comme la mienne. (Je vous laisse imaginer ce que vous voulez, mais sachez que ma réputation va bien au-delà de mes agissements réels, même ceux pré-régimes.) Alors oui, c'est vrai, ce soir-là j'ai un peu bu. Cela dit je tiens à préciser que je suis toujours resté maître de mes actes, que je me souviens de tout ce qu'il s'est passé et que je ne regrette rien de ce que j'ai fait.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">D'ailleurs raisonnable comme je suis j'ai décidé de partir à onze heures et demie, juste après ma première vodka pomme. (Je me méfie des alcools forts comme de la peste, particulièrement des alcools mélangés à du sucré.) Pour la petit histoire j'avais d'ailleurs demandé du vin blanc. Quoi qu'il en soit me voici dans le métro en route pour chez moi lorsque j'ai remarqué que je n'avais pas fait ma demie heure de sport quotidienne. Parce que oui, pour qu'un régime dont le but est de (re)trouver un corps d'athlète (ou presque) soit efficace, il faut le coupler à une activité physique régulière. Pour moi c'est simple : une demi-heure d'activité physique par jour au minimum. J'étais allé bosser en vélo (quinze minutes), mais cette soirée ne m'avait pas offert l'opportunité d'en revenir également en vélo. (Et il aurait été déraisonnable, dans mon état, de rentrer en vélo.) Du coup ça n'a pas fait un pli : de retour chez moi – alors qu'il était minuit passé – j'ai enfilé mon short et mes baskets et suis parti tourner autour du parc – fermé à cette heure – pendant une demi-heure. (Parce que oui, courir un quart d'heure ça n'a pas de sens, c'est à peine le temps qu'il faut pour s'échauffer.) Je vous rassure, j'étais suffisamment sobre pour savoir où j'allais. (Par contre heureusement que j'ai mis le compte à rebours de mon lecteur mp3 en marche sinon j'aurais pu courir deux heures sans m'en rendre compte vu que je ne sentais strictement rien.)</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Alors je vous le confirme. Faire du sport bourré, ça défoule (et ça dessaoule). Et devinez quoi ? Je n'étais même pas le seul à courir à cette heure-là. Je me disais que je serais sans doute le seul con à vouloir faire du sport de nuit, eh bien j'avais tort. Par contre, je ne vais peut-être pas remettre ça toutes les semaines. Le sport en journée ou en début de soirée a aussi son avantage : on peut faire autre chose après la douche.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Et puisque vous avez été sages je vous retranscris un petit dialogue que j'ai eu avec une passante pendant mon petit footing samedi matin.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-size:small;"><em><span style="font-family:GillSans;">Je souffle, grimace, tire la langue. Elle me voit dans cet état second et me sourit. Je lui rends (tant bien que mal) son sourire.</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-size:small;"><em></em></span><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Elle : Allez, courage.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Moi : Oui, plus que quatre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Elle : Encore quatre tours ?!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Moi : Non, quatre kilos !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-size:small;"><em><span style="font-family:GillSans;">Et me voilà parti.</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:normal;text-align:justify;margin:0 0 6pt;padding:0;"><span style="font-size:small;"><em></em></span><span style="font-family:GillSans;"><span style="font-size:small;">Allez, je peux vous le dire maintenant. Depuis que j'ai commencé à me peser le matin (mercredi dernier), j'ai perdu un kilo. Allez, plus que trois et demi…</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[The End?]]></title>
<link>http://fayavince.wordpress.com/?p=57</link>
<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 17:59:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>fayavince</dc:creator>
<guid>http://fayavince.wordpress.com/?p=57</guid>
<description><![CDATA[

Quelques mois d&#8217;absence et de flottement sur ce blog qui coincide avec l&#8217;essouflement ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img src="http://z.about.com/d/phoenix/1/0/B/m/1/cityskyharbornight.jpg" alt="" width="500" height="347" /></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Quelques mois d'absence et de flottement sur ce blog qui coincide avec l'essouflement d'un certain courant techno minimal qui n'en peux plus de tourner en rond. Comme la Trance à une époque ou la hardtechno à la sauce Mills et cie, la minimal sauce Minus et cie à atteint le point de non retour. Répétition sans imagination des mêmes schémas de productions, des mêmes ficelles techniques...on nous remballe de la marchandise avariée sous couvert d'influences mélodique et progressives et on se retrouve à bouffé des gimmicks putassiers honteux....Tout le monde les bras en l'air certes mais pas sur n'importe quoi!</p>
<p style="text-align:justify;">Il est évident qu'une page se tourne et que seul, les artistes à la personnalité la plus affirmé sauront tirer leurs épingles du jeu...les autres disparaitront.</p>
<p style="text-align:justify;">Le salut viendra t'il du Dubstep? Trop tot pour le dire mais une chose est sure: quelques passionants artistes ont émergé ces derniers 18 mois de cette scène qui reste encore très londonienne. Le support massif assuré par Hardwax à Berlin et des personnalités comme Ricardo Villalobos montre que nous pouvons avoir de légitimes espoirs quand à cette nouvelle école. Format très ouvert se pretant aussi bien à l'expérimentation technoide dark, deep ou encore mystico-tribal, le Dubstep est à suivre de très près!</p>
<p style="text-align:justify;">Amusant ce regain d'intéret pour la deep house...Il est de nouveau de bon ton de se dire amateurs depuis toujours du son deep et mélancolique de Chicago ou Detroit. Une série de petites structures au sorties très marqués par ce son à fait son apparition et se retrouve en lumière depuis quelques temps. Rien de révolutionnaire mais un véritable retour d'une House music de qualité, ce qui est une excellente nouvelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Neo Detroit, l'étiquette à la mode du côté des deux shops les plus en vues que sont Boomkat en angletterre et Hardwax en allemagne. Un revival Detroit très marqués premières parties des années 90, qui avec les rééditions des productions comme B12, nous ramène à un son Deeptechno des grandes heures..</p>
<p style="text-align:justify;">Personnellement en plus de tout cela je m'abrite depuis bientot 6 mois vers une écoute intensive de vieux classique funk, disco et autres merveilles proto-house d'une période bénite entre 1979 et 1984... des années magiques après l'apogé de l'ère disco qui s'effondrait et les envies d'explorations toujours plus poussé des magiciens producteurs de l'époque.</p>
<p>Quelques pistes incontournables:</p>
<p><a href="http://hardwax.com/" target="_blank">www.hardwax.com</a></p>
<p><a href="http://www.boomkat.com/" target="_blank">www.boomkat.com</a></p>
<p><a href="http://www.dubstepforum.com/" target="_blank">www.dubstepforum.org</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les chroniques du cirque (XXXVII)]]></title>
<link>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=422</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 19:09:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>laviedesbetes</dc:creator>
<guid>http://laviedesbetes.wordpress.com/?p=422</guid>
<description><![CDATA[Au cinéma pour voir Les Citronniers (Etz Limon) d’Eran Rikis. Ce très beau film conte les déboi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Au cinéma pour voir Les Citronniers (Etz Limon) d’Eran Rikis. Ce très beau film conte les déboires d’une veuve palestinienne en butte à l’hostilité de son nouveau voisin - le ministre israélien de la défense - qui veut faire arracher pour des raisons de sécurité la plantation de citronniers jouxtant sa maison et dont la pauvre femme tire de maigres revenus. Les protagonistes habitent sur « la ligne verte » qui sépare Israël de la Cisjordanie : malgré leur voisinage de fait, ils ne peuvent communiquer, non pas en raison de l’obstacle de la langue (beaucoup de Palestiniens parlent hébreux et l’arabe est pratiqué par de nombreux Israéliens), mais parce qu’il n’est tout simplement pas envisageable pour un Juif de parler aux terroristes, même si ceux-ci sont d’allure parfaitement inoffensive, pas plus qu’il n’est possible, pour un Arabe, d’accepter quoi que ce soit de l’occupant, fût-ce une juste indemnisation des préjudices subis, sous peine, tous les deux d’être accusés par leur frères de collaborer avec l’ennemi. Le cercle vicieux des communautés opère ici sans limite : le regard inquisiteur qu’elles portent sur chacun de leurs membres oblige ceux-ci à jouer le seul rôle qui leur soit permis de jouer, sans dévier d’un mot ou d’un geste de cette partition plus que réduite, une partition écrite il y a soixante ans dans le bruit et la fureur. Les hommes apparaissent particulièrement caricaturaux dans leur incapacité à sortir des schémas établis, dans leur dureté ou leur duplicité. S’accommodant du pire, ils acceptent - mais peut-être est-ce là l’expression d’une nature profonde ? - la part de destruction et de souffrance que cette opposition ancestrale comporte. Par avance, le sacrifice est consenti. Les femmes, seules, semblent capables, mais sans vraiment y parvenir, de transgresser les tabous de leurs communautés respectives, de porter les unes sur les autres un regard débarrassé des oripeaux de la politique et de l’histoire. Ainsi, une étrange complicité unira la femme du ministre à sa voisine palestinienne : sans se parler, par la seule intensité du regard, elles briseront les murs levés par les hommes. Rudoyant l’ordre établi, elle glisseront l’une vers l’autre par simple humanité quand, autour d’elles, la justice peinera à s’établir, quand auprès d’elles leur mari et leur amant multiplieront les trahisons.</p>
<p>Ce film ne nous laisse toutefois que peu d’espoir de voir les choses changer à court terme. Il illustre de façon parfaite l’impasse dans laquelle se trouvent les deux peuples aujourd’hui. Ne parvenant pas à établir les bases d’une paix durable, ils prolongent chaque jour un état de guerre qui ne dit plus son nom, moins par hypocrisie que par lassitude. Pour preuve, l’importance que revêt l’armée dans les institutions israéliennes : elle seule incarne le pays dans toutes ses composantes, elle seule offre une garantie fiable de sécurité. De leur côté, les Palestiniens ne croient plus en la possibilité d’un Etat souverain : certains, parmi les plus las, accepteraient que les Israéliens assument pleinement leur statut d’occupant et en paient le prix économique et social. Récemment, Alain Gresh, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique et grand connaisseur du Proche-Orient, nous a confié son pessimisme. Après une revue de détail des négociations israélo-palestiniennes depuis les accords d’Oslo, ce spécialiste a conclu par une phrase peu encourageante : « <em>je ne vois pas aujourd’hui ce qui pourrait conduire à la conclusion d’un accord entre les deux parties. La feuille de route du Quartet prévoyait un Etat palestinien pour l’année 2005. Or, aujourd’hui, les partenaires des négociations sont régulièrement appelés par la communauté internationale à respecter les engagement pris pour mettre en œuvre cette fameuse feuille de route… </em>» Le rôle des Etats-Unis paraît, pour beaucoup, un frein à la reconnaissance des droits des Palestiniens desquels ils exigent des concessions de plus en plus importantes. Pour d’autres, la division des Palestiniens, la tentation de l’intégrisme et du terrorisme, telle qu’elle résulte des élections législatives de 2006 qui ont amené le Hamas au pouvoir, sont la cause de ces retards répétés. J’estime pour ma part que les deux peuples n’ont guère d’autre choix que de vivre ensemble – la seule alternative étant la destruction ou l’exil pour l’un des deux – et d’unir enfin leur destin de façon positive, non seulement dans le domaine économique, mais également au plan politique. Ce disant, je ne crains pas de tomber dans ce travers des utopistes que d’ordinaire je ne ménage pas ! Mais je ne peux me résoudre à la vue affligeante de ces murs en béton et de ces milliers d’arbres déracinés.</p>
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