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	<title>cauchemar &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/cauchemar/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cauchemar"</description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 22:02:49 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Dimanche 21 Septembre 2008 : Bon anniversaire Maman.]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/09/21/dimanche-21-septembre-2008-bon-anniversaire-maman/</link>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 20:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/09/21/dimanche-21-septembre-2008-bon-anniversaire-maman/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Le Louvre et retour vers Luxembourg.

 A part un petit cauchemar à 4h30 du mat,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Le Louvre et retour vers Luxembourg.</strong></font></p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/09/2008-09-21-week-end-paris-437.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="354" alt="2008-09-21 week end paris 437" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/09/2008-09-21-week-end-paris-437-thumb.jpg" width="521"/></a> A part un petit cauchemar à 4h30 du mat, ma nuit a été parfaite. Je me réveille un peu avant 8h. Un bon biberon, quelques <a title="macarons Ladur&#233;e" href="http://www.laduree.fr/public_fr/historique/histoire_macaron.htm" target="_blank">macarons Ladurée</a>, et hop je vais réveiller <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> en lui souhaitant "Happy birthday". Elle fête ses... 20 ans aujourd'hui... comme tous les ans ! Quand on aime, on a toujours 20 ans !</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Elle prend son temps pour se préparer ce matin. Je dis bonjour à Mamie Nadine qui téléphone,&#160; et nous prenons le bus pour le <a title="Louvre" href="http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp" target="_blank">Louvre</a>.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Arrivée dans la <a href="http://www.louvre.fr/llv/musee/visite_virtuelle_detail.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673232592&#38;CURRENT_LLV_VISITE_VIRTUELLE%3C%3Ecnt_id=10134198673232592&#38;CURRENT_LLV_DEP%3C%3Efolder_id=1408474395181262&#38;baseIndex=0&#38;FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500914" target="_blank">Cour Carrée</a>, je cours comme une folle. Je regarde les statues et demande s'il s'agit de Charlotte (Nous avons une statue de la <a title="Grande Duchesse Charlotte" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande-duchesse_Charlotte_de_Luxembourg" target="_blank">Grande Duchesse Charlotte</a> sur une place à <a title="Luxembourg" href="http://www.ont.lu/" target="_blank">Luxembourg</a>, et du coup j'appelle toutes les statues "Charlotte").</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous passons devant la grande pyramide en verre et les jets d'eau, et nous entrons dans le Musée du <a title="Louvre" href="http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp" target="_blank">Louvre</a>. Nous commençons par déjeuner dans un des restaurants du site. Je mange comme 4 et suis bien plus sympa qu'hier.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous commençons la visite par les sculptures. Je donne mon avis "Moi j'aime bien ça !", puis quelques peintres de la Renaissance, la Joconde, des plafonds peints, puis la section "Egypte".</font></p>
<p align="justify">!!!<!--Slide.com error: provide id, w, h--></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous avons rendez-vous en fin d'après-midi avec des amis de <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>, Sophie, Michaël, et Bruno. Nous nous arrêtons par hasard au <a title="Caf&#233; Ruc" href="http://www.restoaparis.com/fiche-restaurant-paris/cafe-ruc.html" target="_blank">Café Ruc</a> (des frères Costes) Rue Saint-Honoré. N'y allez pas, en plus d'être cher, le service est lamentable... ah mais c'est vrai, nous sommes à Paris. Moi je joue sur les banquettes rouges.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">A 18h, je salue nos amis, et embrasse très fort <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>. Elle part voir <a title="Madonna en concert au Stade de France" href="http://video.google.com/videosearch?hl=fr&#38;q=Madonna%20en%20concert%20au%20Stade%20de%20France&#38;lr=&#38;um=1&#38;ie=UTF-8&#38;sa=N&#38;tab=wv#" target="_blank">Madonna en concert au Stade de France</a>, moi je rentre à <a title="Luxembourg" href="http://www.ont.lu/" target="_blank">Luxembourg</a> cette nuit.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Je reprends donc le bus avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> jusqu'à l'<a href="http://www.slide.com/r/HDhXep056z_NcS06bFIBvIqOb-G-l1f1?previous_view=lt_embedded_url" target="_blank">hôtel</a>. Je suis adorable. Nous prenons nos affaires, récupérons notre <a title="voiture" href="http://www.jaguar.lu/lu/fr/XJ/Gallery/photography.htm" target="_blank">voiture</a>, et prenons la route vers 19h30. Je m'endors presque immédiatement.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous arrivons à la <a title="maison" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/04/notre-nouvelle-maison-luxembourg/" target="_blank">maison</a> à 23h. <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me porte jusqu'à mon lit où je terminerai ma nuit. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon </em><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank"><em>Papa</em></a><em>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La dame n°13, de José Carlos Somoza]]></title>
<link>http://journalduntraducteur.wordpress.com/?p=88</link>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 20:40:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>journalduntraducteur</dc:creator>
<guid>http://journalduntraducteur.wordpress.com/2008/09/21/la-dame-n%c2%b013-de-jose-carlos-somoza/</guid>
<description><![CDATA[
Mais laissez-moi vous dire une chose : le corps humain ne perd pas de temps non plus. Tout symptôm]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://journalduntraducteur.files.wordpress.com/2008/09/dame-n13.jpg"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-89" title="dame-n13" src="http://journalduntraducteur.wordpress.com/files/2008/09/dame-n13.jpg?w=96" alt="" width="96" height="96" /></a></p>
<p><em>Mais laissez-moi vous dire une chose : le corps humain ne perd pas de temps non plus. Tout symptôme a ses raisons, ses motivations. Même les cauchemars sont nécessaires pour que la machine fonctionne... Disons que ce sont les pets de l'esprit, pour parler vulgairement.</em></p>
<p>José Carlos Somoza, psychiatre d'origine cubaine vivant en Espagne, n'a sans doute aucun rapport avec la sinistre dynastie qui régna un temps sur le Nicaragua. Sa Treizième dame, en revanche, entretient des relations étroites avec la profession de son auteur. Le lecteur entre dans un cauchemar éveillé, sans recours aucun aux clichés du roman noir.</p>
<p>Disons-le aussitôt : <em>La dame n°13</em> est un livre d'horreur. Si les cauchemars sont les pets de l'esprit, l'insouciant amateur de littérature noire plonge dans une atmosphère empestée. Le livre s'ouvre sur un cauchemar classique, presque orthodoxe pourrait-on dire, et enchaîne sur des meurtres atroces. Rulfo, la victime de ces rêves, est un ancien professeur féru de poésie, tombé dans l'alcool. Avec Ballesteros, médecin généraliste de l'âme et surtout Raquel, jeune femme au passé disparu, il va affronter le péril ultime : les 13 dames de la poésie.</p>
<p>Car l'horreur va bien au-delà des meurtres et tortures qui jalonnent le parcours de nos héros. L'horreur est diligentée par les 13 dames (mais sont-elles bien treize ?) qui sont, depuis l'éternité, les muses des poètes...mais il s'agit malheureusement de sorcières, d'êtres aussi maléfiques que sadiques, qui utilisent la poésie comme une arme - une arme concrète, une incantation destructice. Tel vers de Shakespeare, correctement prononcé, peut détruire une ville. Tel quatrain de Dante peut réduire un être humain en bouillie sanguinolente. Les trois personnages, porteurs d'une vie qu'ils ignorent, iront de manipulation en manipulation jusqu'à l'affrontement final.</p>
<p>Au-delà de l'intrigue palpitante aux rebondissements aussi nombreux que subtils, au-delà de l'horreur physique pure que l'auteur n'hésite pas à invoquer, c'est bien sûr le postulat de ce livre qui fait frissonner : et si la poésie n'était qu'un instrument de pouvoir, et les Muses d'infâmes et indestructibles sorcières  ?</p>
<p>Question perverse à laquelle il est vivement conseillé de réfléchir.</p>
<p>Chez Babel/Actes Sud. Traduit par Marianne Millon.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le chant des hommes - 2 - La chronique]]></title>
<link>http://hipparchia.wordpress.com/?p=163</link>
<pubDate>Sun, 21 Sep 2008 13:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>hipparchia</dc:creator>
<guid>http://hipparchia.wordpress.com/2008/09/21/le-chant-des-hommes-2-la-chronique/</guid>
<description><![CDATA[




CHRONIQUE
LE CHANT DES HOMMES








Il y a, avant la mort, toujours une dernière chance,
que]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;" align="center"><em><span style="font-family:Garamond;"></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;" align="center"><span style="font-family:Garamond;">CHRONIQUE</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;margin:0;" align="center"><span style="font-family:Garamond;"><span style="font-size:normal;">LE CHANT DES HOMMES</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;margin:0 0 0 90pt;" align="right"><em><span style="font-family:Garamond;"></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;margin:0 0 0 90pt;" align="right"><em><span style="font-family:Garamond;"></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;margin:0 0 0 90pt;" align="right"><em><span style="font-family:Garamond;"></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;margin:0 0 0 90pt;" align="right"><em><span style="font-family:Garamond;"></span></em></p>
<p style="text-align:center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right"><span style="font-size:12pt;"><em><span style="font-family:Garamond;">Il y a, avant la mort, toujours une dernière chance,<br />
que le héros saisit, et non pas la mort.<br />
</span></em></span>
</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;" align="right"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Emmanuel Levinas, <em>Le temps et l’autre </em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Ainsi le retard de Jean-Baptiste Poitevin à son bureau de la rue du Louvre ce matin – et j’en viens enfin à ma chronique – ne trouve-t-il pas ailleurs que dans cette force vitale, identique à celle du pinson, son origine, et je veux ici décrypter par le filtre inverse de ces raffinements proprement humains la séquence d’actions qui a conduit Jean-Baptiste à franchir à 10h37 seulement la porte vitrée de son bureau, lisant avec au ventre l’aigreur d’un sentiment mélangé de déshonneur et de désespoir cette inscription aujourd’hui amèrement familière : « Jean Baptiste Poitevin, détective privé ».</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">La veille au soir après le souper, qu’il prit normalement avec Olympe sa mère et la télévision dans la cuisine, Jean-Baptiste est monté s’enfermer dans sa chambre du vieux pavillon de Colombes. Olympe ne se souvient pas d’avoir entendu au moment de ce départ autre chose qu’un grognement terne, rien qui pût éveiller son attention déjà mobilisée par la fin des actualités. A 20h37, Jean-Baptiste entreprit de s’attaquer à l’énigme posée par l’enquête n° 357 de « Ludo détective ». Loin d’être improvisée, l’idée de cet exercice lui était venue plus tôt dans la journée, comme il avait coup sur coup pris conscience de piétiner dans l’affaire des lettres anonymes de madame Bulloc et subi pour cette raison-même la manifestation des agacements de son employeur monsieur D., rendue d’autant plus douloureuse qu’elle était survenue en réunion plénière, c'est-à-dire, en particulier, en présence de Louison.<br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Quoique les atermoiements enregistrés dans le cours de cette enquête devenaient indiscutablement inacceptables, quoique, aussi, ils commençaient de menacer la Société D. de la perte d’une grosse cliente (dont les impatiences se faisaient plus manifestes à chaque nouveau compte-rendu d’avancement), quoique, enfin, il avait lui-même le sentiment de n’avoir pas eu dans cette affaire le minimum de clairvoyance exigée par la réputation de la Maison, cette humiliation avait paru injuste à Jean-Baptiste. Il n’avait pas su se dire pour quelle raison, mais elle lui avait paru injuste à proportion de la durée du silence qu’avait déclenché la saillie ironique de monsieur D. S’il avait pris du recul pour tenter de dissiper la confusion de ce sentiment que les apparences semblaient ne pas légitimer, il aurait découvert que, malgré l’autonomie qui lui était accordée pour qu’il progresse selon ses façons, malgré la liberté qui lui était faite d’user pleinement de son intuition, un carcan invisible le retenait de penser clairement, un étouffoir épais empêchait son esprit, une indicible pression le menait, plus forte que ses efforts et son expérience, loin de la vérité et des attentes de madame Bulloc. S’il avait pris le temps d’aller plus loin dans cette analyse, de s’enfoncer dans les couloirs sombres d’où semblaient provenir la résonance des faibles protestations d’injustice, il aurait vu, en ombres projetées, les silhouettes entrelacées de monsieur D., de Louison et d’Olympe, d’autres encore qu’il aurait presque reconnues, faisant une ronde triste et sévère. Un effort plus grand eût été vain : il n’aurait rien vu d’autre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Il arrive aux moments troubles son existence, quand les souvenirs sont à la pensée un poids trop grand et qui semble la paralyser, qu’on désire s’adonner à la mécanique et à l’habitude réconfortante d’un rituel familier, dans lequel on espère décharger un peu de ces lourdeurs, rendre l’esprit plus leste, plus mobile en somme, de sorte qu’on nourrit par ce rituel, comme par la communion du dimanche, l’espoir d’une accélération radicale ou d’un prompt changement de trajectoire, d’un salut.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Il faudrait choisir comme objet de ces rituels des totems ancestraux et solides, que le temps a figé, capables sans frémir d’éponger les masses épaisses et traumatiques de la mémoire humaine. Mais le plus souvent l’ignorance se jette sur des fétiches trop jeunes et trop frêles, incapables eux-mêmes, dans leur solitude renfermée, de supporter le fardeau de leur existence de fétiche. Alors le flux des inerties écrasantes s’inverse, et au lieu que le totem allège l’esprit, c’est l’esprit qui s’alourdit des souvenirs du fétiche.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">C’est à cette sorte de mauvais réflexe que les événements de l’après-midi avait amené Jean-Baptiste quand il piocha dans la pile des énigmes de Ludo, religieusement collectionnées dans ses années adolescentes parce qu’elles faisaient alors le gros de ses amusements.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">On imagine qu’après avoir mis un peu d’ordre dans sa chambre – comme s’il eût attendu qu’un étranger survint dans cette pièce où seule sa mère chaque matin pour y taper le lit, et le docteur Giraud une fois de forte fièvre inexpliquée dont madame Poitevin est convaincu qu’il ne s’est jamais complètement remis –, qu’après avoir également coiffé la casquette à carreaux retrouvée pendant le rangement et à laquelle il attribuait la vertu de lui permettre une meilleure communion avec l’esprit du fameux détective, il n’a pas cherché très longtemps parmi les piles jaunies mais rangées le numéro 357.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Il savait de mémoire confuse que ce numéro présentait une double propriété : d’abord, par sa difficulté, de constituer un défi susceptible de racheter l’honneur et la confiance cédés cet après midi, ensuite, de compter parmi ses suspects mademoiselle Jeanne qui, si peu de traits qu’elle partage avec Louison (dont la taille est plutôt fine et le cheveu coupé court), l’évoquerait cependant par sa féminité puissante le temps de la résolution, diffuserait même, comme par la fusion sublime du souvenir et de la suggestion, un peu de sa présence dans la chambre. L’évocation mentale de Louison dans l’obscurité de cette pièce n’était pas une première. Elle était même devenue depuis quelques mois une sorte d’habitude à laquelle il faisait bon céder, accompagnant dans la douceur de questionnements confus et chauds Jean-Baptiste au sommeil. C’est donc bien dans la conjugaison de cette imagerie avec la difficulté de l’épreuve qu’il faut chercher l’origine du douloureux trouble dont il fut victime une bonne partie de la nuit.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Dès la première lecture des huit vignettes du logogriphe et malgré qu’il s’y soit théoriquement préparé pendant le silence du souper, le trouble résultant de la superposition mentale des traits de Louison et de ceux de mademoiselle Jeanne fût assez fort pour que ses capacités d’analyse se trouvent très amollies, et qu’il ne fût plus capable d’envisager ce personnage amalgamé en coupable du meurtre de monsieur Albert, gérant de café, pourtant retrouvé étendu à plat ventre dans son bureau sis au dessus du café et à côté de l’appartement de Mademoiselle Jeanne, poignardé par derrière avec un épluche-légume. S’il n’avait pas été distrait par la confusion des figures, il n’aurait probablement pas manqué de voir, comme nous tous, dans la singularité de cet instrument du crime l’indice désignant en mademoiselle Jeanne le principal suspect. Il aurait ensuite accumulé consciencieusement les éléments de conviction – le port du tablier imperméable maculé de sang alors que le clocher pointe 15h40, l’invocation d’un rendez-vous chez le coiffeur alors qu’une course de vélo locale en arrière-plan de la première vignette figurant Ludo en train de prendre une bière en terrasse avant d’être interpelé pour le crime de monsieur Albert suggère qu’on est dimanche, … – pour confondre la coupable.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Au lieu de quoi, il avait commencé par s’échiner une heure à décrypter ce qui pouvait ressembler à une inscription laissée sur une page déchirée posée sur le bureau de M. Albert, et dans laquelle il avait cru pouvoir trouver, sinon le nom de l’assassin directement, du moins un indice pouvant le mettre sur sa piste. Il avait surtout, disons-le, trouvé dans cette tentative le prétexte à utiliser la vieille loupe écaillée que son père lui avait donnée pour son cinquième anniversaire et dans le but de susciter chez son fils la vocation de détective que lui-même avait eue sans trouver l’opportunité de pouvoir la nourrir. C’est la raison pour laquelle il faut peut-être aussi comprendre ce premier fourvoiement comme la satisfaction inconsciemment donnée par Jean-Baptiste à sa loupe, inutilisée depuis si longtemps sur ce bureau, et revendiquant, en quelque sorte, de sa simple présence immobile, une minute de mobilisation, un clin d’œil respectueux à travers sa lentille, comme un hommage discret à Poitevin. Cet hommage eut-été plus accompli s’il s’était effectivement trouvé sur cette page, que Jean-Baptiste avec retournée plusieurs fois en même temps que son magazine, autre chose que les gribouillis illisibles malicieusement posés là par le créateur de l’énigme numéro 357.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Ce n’est qu’après qu’il se fût rangé à cette évidence – et il était déjà tard – que l’épluche-légumes avait commencé de l’intriguer. Mais au lieu de l’associer directement et simplement, comme eût fait n’importe qui lucide, à la possibilité que le coupable fût une femme, il avait pris un cheminement logique complexe, associant d’abord l’épluche-légume à la soupe, la soupe au potager, puis le potager au jardinier, de sorte que sa suspicion s’était jetée sur Jean, jardinier de la résidence, quoique le périmètre des attributions de ce dernier se limitait à quelques parterres fleuris de crucifères ou de liliacées. Egaré dans un méli-mélo de conjectures, il ne fût intrigué que très tard par le fait que les bottes résolument crottées du jardinier n’aient pas laissé la moindre trace sur la moquette du bureau cossu de monsieur Albert.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Se fût-il observé lui-même depuis un point reculé de sa chambre, qu’il aurait, comme font les spectateurs délestés de la pression des caméras devant les jeux télévisés, d’abord sourit à l’évidence de cette deuxième erreur, puis été gagné par les fourmillements, les trépignements, les sursauts convulsifs peut-être même, mais rieurs, de ceux que les évidences indicibles chatouillent. Mais il était là, immobile sur sa chaise de paille et les sensations qui l’avaient envahi depuis longtemps, c’était autre chose que des fourmis, croyez-moi ! La chaleur d’abord avait monté (l’impossibilité qu’il avait depuis toujours d’ouvrir la fenêtre de cette chambre sans être envahi par les odeurs de sardines grillées montées du 3e étage et de la cuisine de madame Robert lui en avait désappris le réflexe), se transformant en un étouffement proche de celui qui oppresse au printemps les asthmatiques saisonniers. Puis l’angoisse avait continué de grandir, lancinante et aigre.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Il avait passé une heure et demie à harceler, en somme, Jean le jardinier, lorsque survint par le résultat de la concentration vaine et du sentiment d’échec mélangés, le début d’un nouveau phénomène mental étrange : en même temps qu’il cuisine le jardinier, il continue d’observer Louison (mademoiselle Jeanne) du coin de l’œil (et pour aucune raison que l’enquête motive), ici donnant la réplique à Ludo, là traversant la cour en arrière-plan du relevé d’empreintes. Mais en même temps qu’il la voit sur la page, il la ressent aussi là, au-dessus de la porte derrière lui, posant sur ses épaules un regard impossible. Là il ne la voit pas mais il la sait, d’abord confusément, puis plus fort à mesure que le silence de la nuit gagne en profondeur : c’est comme une boule qui grossit entre ses omoplates. A quatre reprises même, dépassant cette sorte de honte qui accompagne les mouvements qu’on fait vers les chimères à certains moments de solitude, il se retourne brusquement, comme pour surprendre, vers le léger contre-haut d’où il sent peser le regard, et sa certitude de la trouver est alors si forte que c’est au petit craquement que la chaise à sa pirouette émet qu’il attribut l’absence de Louison : comme un petit génie effarouché par le déchirement de la nuit, quatre fois de peur elle s’est évanouie, ne laissant voir au-dessus du chambranle qu’un Christ en plomb sur une croix de buis.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">A mesure que ces sortes de distractions inquiétantes se prolongeaient, à mesure que le poids des regards fantomatiques l’oppressaient, naturellement, la capacité de Jean-Baptiste à résoudre l’énigme numéro 357 diminuait. Il faut imaginer la capacité pulmonaire de Jean-Baptiste calée sur cette capacité de réflexion pour se figurer l’angoisse de cette fin de nuit. Vers 3 heures du matin, il continuait de chercher par réflexe, sans illusion, presque sans souffle, envisageant même confusément la culpabilité d’une fillette jouant en arrière-plan de la troisième vignette. La boule de regard était toujours grosse entre ses omoplates. Il était au bord de l’épuisement.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">C’est cependant plus à une rémission de lucidité qu’à cet épuisement qu’il faut attribuer la lenteur avec laquelle il se tourna une cinquième fois sur sa chaise : le geste n’était pas seulement lent, il était calme, les yeux n’étaient plus envahis par les fantômes, presque réfléchis, et semblaient seulement vouloir s’assurer que raison était toujours mère de vérité.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">C’est là qu’il la vit : sur le crucifix, elle avait pris la place Christ. Et la pâleur aussi. Elle le regardait, la tête légèrement penchée et les cheveux en broussaille. Le regard qui avait saisi Jean-Baptiste n’était pas immobile : il semblait tantôt rassurant et vouloir dire, ce n’est pas grave ; mais sans qu’il donnât l’impression de bouger il changeait cependant, et Jean-Baptiste baissait les yeux par l’effet de la culpabilité qu’il faisait alors grossir. Le goût de l’hostie qu’il avait usurpé la semaine d’avant sa première communion lui revint dans la bouche, pas vraiment un goût, plutôt une sensation sèche sur les muqueuses et le sentiment que le petit disque blanc allait aspirer par punition toute l’eau de son corps, sentiment effrayant mais que la fugacité avait aussi rendu joyeux, de sorte qu’il avait été presque déçu de ne plus le ressentir les dimanches suivants, et que chaque dimanche encore le moment de l’eucharistie était comme une pointe d’attente frustrée. L’échange de regards entre Louison et Jean-Baptiste dura encore longtemps. Combien de temps ? On ne sait pas. Mais longtemps.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Louison avait aussi la posture et la tenue dans lesquelles ont représente usuellement le Christ, de sorte que ses seins projetés en avant par les bras en croix semblaient une invitation à la tendresse. Dès qu’il put se libérer de l’attraction de son regard, c’est par cette tendresse que Jean-Baptiste fût immédiatement happé. Il se leva, poussa sa chaise jusqu’à la porte de sa chambre et y grimpa lentement avec le projet précis, quoique non formulé, d’embrasser le corps à demi nu offert à lui par Louison.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">Après l’avoir aidé à se coucher, madame Poitevin, qui avait été inquiétée par les bruits de chaise, avait fini par se lever pour se rassurer et était entrée dans la chambre de Jean-Baptiste à l’orée de cette opération, puisa dans l’idée que son fils était bienheureux, la consolation d’une carrière moins brillante que Poitevin ne l’avait espérée.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"><span style="font-family:Garamond;">C’est aussi la raison pour laquelle, et parce qu’elle était peu soucieuse, dans ces circonstances, de l’effet que pourrait produire sur son employeur et sur ses collègues un retard aussi appuyé, elle ne l’éveilla qu’à 9h30 ce matin. Il ne prit ni le temps de déjeuner ni celui d’une courte toilette, partit comme il est arrivé et comme nous l’avons trouvé au début de cette chronique, en retard, contrit, désespéré. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:12pt;"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Garamond;"><br />
</span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vendredi 29 Ao&ucirc;t 2008 : Schueberfouer.]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/08/29/vendredi-29-aot-2008/</link>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 20:14:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/08/29/vendredi-29-aot-2008/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Crèche et foire.
&nbsp;

 
6h45, je pleure à chaudes larmes : sûrement un cau]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Crèche et foire.</strong></font></p>
<p align="justify"><strong><font face="Verdana" color="#800080" size="2"></font></strong>&#160;</p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/09/2008-08-29-foire-de-luxembourg-031.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="355" alt="2008-08-29 foire de luxembourg_031" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/09/2008-08-29-foire-de-luxembourg-031-thumb.jpg" width="523"/></a> </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">6h45, je pleure à chaudes larmes : sûrement un cauchemar. <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> me console, et du coup, je me lève et descends prendre mon petit déjeuner avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> pendant qu'elle se prépare. Il est presque 9h quand <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me dépose à la <a title="cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a>.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Comme tous les vendredis, <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> vient me chercher, et c'est l'occasion d'aller faire un peu de balançoire avec mes copains de <a title="cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a> : Ashley (dont c'est le dernier jour) et Maxey.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous partons ensuite à la </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a href="http://www.fouer.lu/www_fouer_lu.html">Schueberfouer</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"> de <a title="Luxembourg" href="http://www.ont.lu/">Luxembourg</a>. C'est une immense fête foraine avec plein de manèges et de petites brasseries. Je fais quelques attractions et gagne un ballon à la pèche aux canards.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/">Papa</a> nous rejoint en <a title="quad" href="http://images.google.com/imgres?imgurl=http://www.expressmoto.com/galerie_kymco/urban1_480.jpg&#38;imgrefurl=http://www.expressmoto.com/fr/quad_kymco.htm&#38;h=480&#38;w=480&#38;sz=41&#38;hl=fr&#38;start=7&#38;um=1&#38;tbnid=Up2c8jQOaNGTsM:&#38;tbnh=129&#38;tbnw=129&#38;prev=/images%3Fq%3Dkymco%2B250%2Bprost%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN">Quad</a> vers 19h. Le temps de manger un sandwich saucisse oignon, de faire un peu l'imbécile sur la machine de <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/">Papa</a>, et c'est l'heure de rentrer.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Arrivée à la <a title="maison" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/06/04/notre-nouvelle-maison-luxembourg/">maison</a>, je prends mon dîner et vais directement me coucher vers 20h30. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/">Papa</a>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cauchemar (2)]]></title>
<link>http://eclectiques.wordpress.com/?p=186</link>
<pubDate>Thu, 14 Aug 2008 07:27:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Michel</dc:creator>
<guid>http://eclectiques.wordpress.com/2008/08/14/cauchemar-2/</guid>
<description><![CDATA[
Un quai de gare dans l’Amérique profonde, années 1930. Seul. Soleil, été, une brise légere, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><a href="http://eclectiques.files.wordpress.com/2008/08/rail1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-187" src="http://eclectiques.wordpress.com/files/2008/08/rail1.jpg?w=300" alt="" width="194" height="144" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un quai de gare dans l’Amérique profonde, années 1930. Seul. Soleil, été, une brise légere, je longe la voie de chemin de fer, entourée de champs, de luzerne, d’arbres… Et je suis bien. Juste bien. Serein. Simplement serein. Je ne pense à aucun mot, j’oublis ma respiration et les battements de mon cœur. Je suis plein, sans débordement, je suis là, sans vide.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un train arrive, je l’entends, de plus en plus prés, sans apparaître. Je suis sur les rails, il arrive, il est invisible, il approche, il sera là, mais ça va, je n’ai pas peur, il est là, son fantôme me percute : je suis écrasé, disloqué plutôt, sans qu’il ne soit jamais apparu.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Le calme revient, le fracas s’estompe, disparaît dans le <span> </span>bruit de la nature. Vide.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cauchemar (1)]]></title>
<link>http://eclectiques.wordpress.com/?p=173</link>
<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 11:05:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Michel</dc:creator>
<guid>http://eclectiques.wordpress.com/2008/08/13/cauchemar-1/</guid>
<description><![CDATA[
Nous sommes dans un penthouse, aux larges baies vitrées, au 30 ou au 40e étage - nous dominons un]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://eclectiques.files.wordpress.com/2008/08/tah1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-175" src="http://eclectiques.wordpress.com/files/2008/08/tah1.jpg?w=300" alt="" width="222" height="143" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Nous sommes dans un penthouse, aux larges baies vitrées, au 30 ou au 40<sup>e</sup> étage - nous dominons un grand lac et des montagnes, la lumière est blanche, pure, claire. Le décor est sophistiqué : canapés larges, un piano à queue...</p>
<p style="text-align:justify;">Deux hommes se disputent, violement - visages déformés, bouches grandes ouvertes... j'entends leurs paroles, n'en saisi pas le sens - il y a du bruit, énormément de bruit : une sorte de musique industrielle. Un des hommes se jette sur l'autre, il le domine, il réussi à prendre son cou sous son aisselle, sous son bras, il lui arrache la tête, elle roule sur le sol, le corps s'écroule sur la moquette crème. Il y a du sang, un peu. L'homme se redresse, <em>« Eh bien, voilà ! »</em> dit-il dans geste de la main. Il toise.</p>
<p style="text-align:justify;">Je me précipite, prend la tête, les yeux me regardent, les paupières clignent, j'essaie de la remettre en place, comme la tête d'un Playmobil ou d'un Big Jim. La coupure est nette, dans le cou il y a un tube plein en métal gris, recouvert de sang et de chair : je n'y arrive pas, ça ne s'enclenche pas, ça ne s'emboite pas.</p>
<p style="text-align:justify;">Et je me désespère à essayer.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cauchemar]]></title>
<link>http://miniletudiante.wordpress.com/?p=463</link>
<pubDate>Wed, 06 Aug 2008 22:16:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>mini18</dc:creator>
<guid>http://miniletudiante.wordpress.com/2008/08/06/cauchemar/</guid>
<description><![CDATA[Ce matin je me suis réveillé en émoi, en effet j&#8217;ai rêver que j&#8217;avais tué le cheval]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin je me suis réveillé en émoi, en effet j'ai rêver que j'avais tué le cheval de Charlotte (celui grâce auquel j'ai marché en Cow boy une semaine) avec tous les détails, j'étais dans un genre de parc bondé et je suis tombée dans une sorte de ravin, enfin je me suis rattrapée à une branche, tandis que le cheval à fait une chute de plusieurs mètres, descendu sur le chemin en aval du ravin j'ai vu tout les détails horrible de la mort du cheval, c'est molets avant c'étaient détaché, et on voyait tous son cerveau, que j'ai par je ne sais qu'elle magie vomit sur les pieds d'un passant après, bref plus gore tu meurs !</p>
<p>Et pourtant je ne regarde pas de films d'horreur !</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mon premier cheveu blanc]]></title>
<link>http://tartiflettelacigogne.wordpress.com/?p=103</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 18:36:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>tartiflettelacigogne</dc:creator>
<guid>http://tartiflettelacigogne.wordpress.com/2008/06/30/mon-premier-cheveu-blanc/</guid>
<description><![CDATA[
Quel affreux cauchemar! (et oui, j&#8217;ai fait une faute d&#8217;orthographe dans mon dessin! per]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-109" src="http://tartiflettelacigogne.wordpress.com/files/2008/06/cheveu-blanc0991.jpg" alt="" width="450" height="664" /></p>
<p>Quel affreux cauchemar! (et oui, j'ai fait une faute d'orthographe dans mon dessin! personne n'est parfait!)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Infrared travel]]></title>
<link>http://nournours.wordpress.com/?p=764</link>
<pubDate>Mon, 30 Jun 2008 05:54:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>nournours</dc:creator>
<guid>http://nournours.wordpress.com/2008/06/30/infrared-travel/</guid>
<description><![CDATA[
We were riding by bike through Paris. It was a summer evening. Leaves were green, sky blue. Many ca]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/xvUxkpyE32I'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/xvUxkpyE32I&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>We were riding by bike through Paris. It was a summer evening. Leaves were green, sky blue. Many cars on the street. The motorbike slide between them.</p>
<p>At the entrance of a tunnel… a strange music sounds, light begins to blind, colors saturate.<br />
Little girls laughing behind me. Tunnel roof under the wheels. Vertigo.<br />
Who’s in the cars. Infrared.</p>
<p>…Out of the tunnel , black hole, dark clouds in threatening sky. Blood on bridges.</p>
<p>Who’s blowing in my head ?</p>
<p>Blind lights running in the avenues. I knew those avenues in another life.<br />
Slow gaudy colors. Motor sound .</p>
<p>Yellow buildings knocked over.</p>
<p>Who’s blowing in my head ?</p>
<p>Never ending avenue. Future or past. Perhaps nightmare. L.S.D flash back ? No, I never took it !</p>
<p>Or last travel after death … ? Last travel to Champs Elysées.</p>
<p><span style="color:#ff0000;"><span style="text-decoration:underline;"><strong>______________________________________________________________________________________________________________</strong></span></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[1.Savoir comment et où regarder (1.1)]]></title>
<link>http://leromanderenard.wordpress.com/?p=6</link>
<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 18:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
<guid>http://leromanderenard.wordpress.com/2008/06/22/1savoir-comment-et-ou-regarder-11/</guid>
<description><![CDATA[Sirotant un café, Bernard consulte divers dossiers que sa secrétaire vient de lui laisser lorsqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Sirotant un café, Bernard consulte divers dossiers que sa secrétaire vient de lui laisser lorsqu’un téléphone cellulaire, sur son bureau, se met à vibrer et à émettre une mélodie de Beethoven, massacrée par cet instrument inapproprié. Il s’en empare rapidement et appuie sur la touche pour le contraindre au silence, ouvrant ainsi une porte sonore vers un lieu autre.</p>
<p>— Bernard Langlais à l’appareil.<br />
— Bonjour, c’est Renard.<br />
— …<br />
— Ça va?<br />
— Plaît-il? réponds finalement le patron d’un ton acerbe après deux secondes d’attente. De plus en plus, ses yeux noirs et ternes s'enluminaient sous ses lunettes de lecture. La bête se réveillait.</p>
<p>À force de pratique, l'autre bête s'était parfaitement mis en bouche son mensonge :</p>
<p>— Je ne me sens pas très bien ce matin, je vais prendre congé aujourd’hui… question de voir si ça n’pourrait pas aller mieux demain…<br />
— Très drôle, répond dare-dare le dirigeant, antidote à la joie de vivre. Rapportez-moi un billet médical en bonne et due forme demain matin, sans faute.<br />
— J’me rends à la clinique tout de suite, rétorque Renard, cela dit en regardant sa montre tandis qu’il ouvre son logiciel de courriel sur son ordinateur portable.</p>
<p>Après avoir inondé son supérieur de quelques salutations de convenances, il raccroche, se demandant si Kevin, son ami médecin, métissé entre l’Afrique et le Québec, est disponible pour l'heure du lunch. Quelques secondes lui suffisent pour écrire un petit mot, une invitation à manger au repaire habituel, sachant très bien que celui-ci consulte ses courriels à la moindre occasion.</p>
<p>Le duo se retrouvait souvent dans ce resto et, peu importe que ce soit ou le jour ou le soir, l'éclairage était toujours tamisé. Ils se sentaient attirés par ce capharnaüm haut en couleur de terre, aménagé essentiellement de banquettes séparées par des panneaux. Il y avait bien au fond une section — éternellement vide — pour les réceptions avec de grandes tables, mais on aurait cru que la vocation première du restaurant encourageait les rencontres à deux, quatre au maximum. N’importe qui pouvait se cacher ici : l’amoncellement des plantes de toutes sortes, des fougères et fleurs en pot garantissaient l’anonymat.</p>
<p>— Oui, un café pour moi, répond Renard à Ginette, la serveuse d’un âge vénérable pour cette profession, s’écrasant comme un pacha dans la banquette en cuir véritable.<br />
— T’es pas mieux que mort, crapule, lance Kevin, en mimant de le tuer avec une arme invisible. Si je ne le fais pas tout de suite, c’est Big Brother qui va t’écrabouiller, te réduire en une matière si fine qu’il va la mélanger à sa coke lors des soirées mondaines pour faire durer le plaisir.  Si j’étais toi, j’partirais à l'autre bout du monde pour pouvoir profiter des années qu’il me reste…<br />
— Lâche ça! réplique le roux, en le prenant par le poignet et en le retournant, comme pour l’immobiliser.</p>
<p>Après s'être dégagé, d'un air taquin Kevin lui jette :</p>
<p>— J’comprends quand même ton patron d’être toujours sur ton dos, t’es tellement indiscipliné, paresseux et inconstant. J’me demande même pourquoi il t’a engagé.<br />
—Parce que j’suis le meilleur…</p>
<p>Cette réplique, que seul Kevin peut entendre, car Renard s'interdisait de penser tout haut de cette manière devant toute autre personne, résultait d’une thérapie hautement personnelle pour acquérir une certaine confiance en lui. Dire franchement qu’il se croyait le meilleur l’affranchissait pendant quelques secondes de son sentiment d’impuissance et lui permettait d’espérer un jour vraiment y croire.</p>
<p>Comme souvent, la conversation bifurque du côté du patron de Renard. Dans la quarantaine tardive, Bernard dégageait une assurance disproportionnée, une complaisance envers sa personne qui transformait son charme naturel en une sorte d'agression. Petit de taille, il n'en laissait rien transparaître, trop occupé à repousser l'œuvre machiavélique du temps qui l'enrobait de plus en plus d'une couche adipeuse malgré son abonnement dans un centre de conditionnement physique. Il conservait presque indemnes les vestiges de la chevelure compacte de ses vingt ans, il n'y avait que quelques cheveux blancs et quelques ridules pour dévoiler la vérité.</p>
<p>Pour le rouquin, avis qu'il partageait unanimement avec les autres employés du bureau, il incarnait le parfait spécimen du demi-dictateur, assoiffé de pouvoir et frustré de ne pas en avoir plus; donc, très zélé quant aux plus infimes détails concernant son entreprise qu'il menait à bon port, quoique maladroitement. Empreint du souvenir douloureux de ses débuts dans le métier où la peur de tomber était omniprésente, ce qui le rendait impitoyable face à ses compétiteurs, il devint rapidement un pigiste ultra demandé jusqu'à ce qu'il embauche son premier employé tellement il avait de contrats; et puis un deuxième, un troisième, etc., les confondant par un réflexe malsain avec la concurrence. Et, transformé en patron par la force des choses, tandis qu’il montait son affaire, engageant de plus en plus d’employés, la grâce du sentiment de pouvoir le transporta, car il pouvait l'utiliser à son profit pour rabaisser les autres : sans aucun doute par ressentiment de la violence corporelle et verbale qu'il subissait de ses parents durant son enfance, surtout de la part de son père. En conséquence de quoi, les fluctuations de son humeur conduisaient à des règlements souvent absurdes, ce qui rendait l’atmosphère maussade au bureau pendant plusieurs mois. Par exemple, il chargeait les graphistes de ramener un contrat par mois pour prouver leur foi en l’entreprise. Tous savaient très bien que d’autres, spécialistes des relations publiques, s’occupaient de tout cela dans la boite avec brio et que certains graphistes, pères de famille, se gardaient des contrats externes pour faire des revenus supplémentaires afin de boucler les fins de mois difficiles. Et tous étaient d’accord pour dire que la décision de prendre un boulot de neuf à cinq dans un bureau était pour fuir la précarité de la pige et cesser d’angoisser à propos de la recherche de contrats. Alors, ce monsieur Moins-que-rien venait chambouler tout le système et leur semblant de bonheur si durement gagné s’écroulait comme un château de cartes. Moralement, ces coups bas leur faisaient extrêmement mal et les plus sensibles en faisaient même des cauchemars. Renard est un de ceux-là :</p>
<p>— J’ai rêvé que j’étais un Ninja et que je marchais dans un château. À un moment donné, j’me suis retrouvé devant une immense porte en pierre et quand j’ai voulu toucher la poignée, une voix d’outre-tombe m’a demandé de dire mon nom. Je l’ai dit et la porte s’est ouverte. Deux gardes m’ont saisi et, devant moi, il y avait un géant avec la tête de Bernard Langlais. Ses vêtements étaient faits avec plein de femmes nues, attachées ensemble par les poignets et les chevilles. Il m’a demandé si je comprenais pourquoi il était vêtu comme ça. Je lui ai répondu que non. Il m’a expliqué qu’avec sa taille, aucun tissu ne pouvait le tenir au chaud : la chaleur humaine le pouvait, et il trouvait ça très beau. Le seul problème, c’était très fragile : à chaque fois qu’il s’accrochait quelque part, une ou plusieurs femmes étaient blessées ou mouraient et il devait les remplacer. Il n’y avait presque plus de femmes disponibles et il m’a ordonné de partir le lendemain lui en chercher d’autres dans un village voisin. Les gardes m’ont fait enfiler un bracelet qui servirait à me suivre à la trace et m’ont enfermé dans une chambre pour la nuit.</p>
<p>Après avoir avalé une gorgée d'eau, il continue :</p>
<p>— Ce rêve était trop réel! J’en ai la chair de poule rien qu'en y repensant. Regarde! dit-il en remontant sa manche et en montrant ses poils rebroussés sur son avant-bras.</p>
<p>Suspicieux, Kevin passe rapidement sa main sur la pointe des poils tandis que Renard poursuit son histoire :</p>
<p>— Je voulais m’en sortir, avec mon épée, j'ai cassé le bracelet. J’me suis faufilé en dehors de ma chambre, je ne me souviens plus trop comment! J’me suis retrouvé comme par magie devant l’immense porte et je suis entré dans la pièce sans résistance. Le géant était là : il dormait tout nu près d'un immense feu de foyer. J'ai planté mon épée directement dans sa veine jugulaire, j’ai fait un grand trou, et il ne s’est même pas réveillé! J’suis entré, m’agrippant aux parois de la veine à tâtons pour me rendre au cœur, et j’entendais le battement de plus en plus fort à mesure que j’avançais. Alors, j’ai senti par la force de la pression que j’étais tout près et j’ai déchiqueté le cœur avec ma lame, il s’est arrêté. Quand j’suis sorti, j’ai entendu des cris de femmes. J'ai suivi les cris en nageant dans le sang du géant vers une partie de la chambre en retrait et j’ai découvert l’immense cage où elles étaient prisonnières pendant la nuit : le niveau du sang montait et risquait de les noyer. J'ai réussi à ouvrir la serrure de la porte avec mon épée. Je les avais libérées, mais, malheureusement, toutes les portes et les fenêtres de la chambre résistaient; en plus, le sang continuait de monter même s’il recouvrait totalement le géant. Quand j’ai eu la tête appuyée au plafond, j’me suis retourné de tous les côtés et j’ai vu autour de moi une quantité incroyable de visages de femmes qui pleuraient, dans un éclairage rouge. C’était trop intense, j’me suis réveillé à ce moment-là en sursaut.</p>
<p>Le regard en billes, Renard porte son verre d’eau à ses lèvres et essuie son front qui perlait.</p>
<p>— Oh la la! dit Kevin. Ça devait être très réel, tu t’es quand même souvenu de beaucoup de détails.</p>
<p>En effet, s’il avait su que ce rêve constitue en quelque sorte une ébauche de son destin, il aurait analysé ces détails à un autre niveau. Mais la lecture qu'il peut en faire à ce moment ne concerne que ses sentiments haineux envers son patron qui avaient pris corps dans ce scénario cauchemardesque. Cette interprétation tient bien la route pour lui; il peut s'en satisfaire. Et de le raconter à son ami a aussi contribué à évacuer la tourmente. Heureusement pour son confort psychologique, il ne se doutait pas que plusieurs éléments symboliques de ce rêve prendraient forme plus tard dans la réalité, et d'une manière tellement différente qu'il ne pourra faire les liens qui s'imposent.</p>
<p>Les deux amis continuent de déguster leurs repas tout en parlant de choses sans importance, comme pour contrer la charge émotive de la discussion sur Bernard Langlais. Ils savent tous deux qu’un trop-plein de bavardages calomnieux au sujet de cet individu risque de rendre Renard complètement enragé et qu’il pourrait par la suite mettre en péril sa sécurité financière par un coup de tête. Malgré tout le négatif qu’il peut en penser, il se plaît bien dans cette boîte et désire y rester le plus longtemps possible. Rien n'est parfait dans ce monde et il peut tout à fait passer outre cette zone grise. Question de perspectives.</p>
<p>Après avoir épuisé les généralités, les deux amis scrutent les environs en mâchouillant. Renard brise le silence :</p>
<p>— Et puis, y’a quelques profils intéressants à l’horizon?</p>
<p>En guise de réponse, son ami lui adresse un regard furtif tandis que son sourire perd de sa vigueur.</p>
<p>Comme tant d’autres, Kevin Lumumba est dépendant des réseaux de rencontre sur le cyberespace. Il est homosexuel et, tout comme la majorité des gens célibataires, les histoires sans lendemain sont son lot, son calvaire, sa plaie d'Égypte personnelle. Ayant entamé la trentaine depuis peu (tout comme le renard), bel homme n'ayant plus de temps à perdre, il fonde tous ses espoirs sur ce moyen impersonnel, car il n’apprécie plus depuis longtemps la promiscuité et la chaleur étouffante des boîtes de nuit; et surtout, parce qu'il déteste aborder les hommes gratuitement de vive voix. Le pire, quand il se sent la proie d’un autre, il se transforme en congélateur et se ferme tout simplement pour partir seul chez lui se réchauffer.</p>
<p>Après s’être adonnés à la traditionnelle conversation avec le patron-cuisinier du resto, ils payent l’addition et sortent dans la rue pour se diriger vers leurs automobiles respectives. Renard fit une chaude accolade à son ami, ajoutant qu'il apprécie tout le bien qu'il lui fait en écoutant son récit interminable. Kevin acquiesce de la tête.</p>
<p>Lorsque Renard ouvre la portière de sa voiture, il se souvient avoir oublié quelque chose de très important. Par chance, la voiture de Kevin n'est pas loin de là et Renard croit avoir le temps de le rattraper en courant. Il aperçoit de loin la voiture bleue qui démarre tranquillement, et il sprinte pour frapper d’un coup sec le coffre arrière. Kev entend le choc, freine brusquement, et le rouquin entre en collision avec le bolide, bang! Un peu sonné, il s’installe sur le siège du passager.</p>
<p>— J’pense que je sais ce que t’as oublié, lance le basané.<br />
— La raison pour laquelle, entre autres, j’voulais te voir aujourd’hui, poursuit Renard.</p>
<p>Et il continue en empruntant un accent mitoyen entre l’amérindien et le créole :</p>
<p>— C’est le Grand Manitou qui exige ce parchemin demain à l’aube pour ne pas déterrer la hache de guerre.</p>
<p>Pendant qu’il déblatère, Kevin ouvre déjà sa mallette, sort calmement un calepin et un crayon.</p>
<p>— Pour quelle raison aujourd’hui?  Toux carabinée, sinusite rapace ou fièvre affreuse! déclame le médecin. Le choix est pour Monsieur!</p>
<p>Renard lui répond que cela est sans importance, qu'il lui faut seulement une raison acceptable pour une petite maladie d’un jour, qu’il ne peut pas prendre plusieurs jours de congé, car les finances, c’est comme le bon pain chaud, ça disparaît rapidement!</p>
<p>Son faux billet à la main, il remercie Kevin chaleureusement. Alors qu’il s’apprête à sortir de la voiture, son principal et seul confident digne de cet honneur lui pose la question interdite :<br />
— Pourquoi est-ce que tu n’veux pas aller travailler aujourd’hui?</p>
<p>Fidèle à son secret, Renard le regarde avec un grand sourire mécanique, qui lui donne l'air d'une poupée vaudou, d'une copie miniature de lui-même, et murmure :</p>
<p>— Comme d'habitude, c’est <em>top secret</em>!</p>
<p>Kevin a perdu espoir depuis longtemps devant l’éternel mutisme de son ami. Il a épuisé toutes ses cartes, utilisé tous les stratagèmes possibles, fait du chantage sans succès. Planté profondément sur une question sans réponse, comme un balancier de métronome, il oscille dangereusement entre la peur et l’envie.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Laissez vivre le centenaire...]]></title>
<link>http://shemustfly.wordpress.com/?p=244</link>
<pubDate>Sat, 07 Jun 2008 22:47:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aahd</dc:creator>
<guid>http://shemustfly.wordpress.com/2008/06/07/laissez-vivre-le-centenaire/</guid>
<description><![CDATA[


Je te parle à toi et à personne d’autre, n’en doute pas une seconde, c’est à toi que je ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-353" src="http://shemustfly.wordpress.com/files/2008/08/centenaire.jpg" alt="" width="350" height="355" /></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Je te parle à toi et à personne d’autre, n’en doute pas une seconde, c’est à toi que je m’adresse. Sans sens fondus dans la masse et visibles à la grande loupe, sans expressions enflées vicieusement arrachées à l’inspiration, sans mots pompeux recherchés dans le fin fond de je ne sais quel caprice, et ce n’est malheureusement pas tout. Nos bonnes vieilles sales habitudes qui nous ont si savamment tenus compagnie sont à mettre au placard le temps d’un pincement de cœur douloureux à me glacer le sang dans les veines et tout ce qui coule dedans, y compris toi, doux arsenic de mon cœur, mon amour exécré, je te crache. Et je me souviens…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un souvenir moisis, boiteux, édenté, au faciès chiffonné, à l’âme prête à céder au moindre éternuement et qui ne tient à la vie que pour compter les cheveux qui lui restent à perdre me regarde du coin de l’œil et attend que je vienne lui faire gouter de mes lèvres, fantaisie de ces autres vieillots refusant d’admettre que l’abstinence est d’usage à un âge où il est bon de se contenter des souvenirs<span> </span>glorieux d’antan. Je continue de te toiser de loin sans plaisir, si on omet celui du soulagement qu’il me procure de te voir raidir. Rares sont les centenaires sans charme aucun, et tu es d’une rareté de perle, sans offense… Et dire qu’on n’arrête pas de répéter à qui veut l’entendre que les souvenirs, avec le temps et l’âge, s’adoucissent, fleurissent, lalala... Le tien lui, pour sortir de la masse à te faire rougir de fierté, commence à sentir. Toujours dans la sincérité et aussi incroyable que cela puisse paraitre, je t’avoue qu’il m’arrive de me désoler devant le pouvoir destructif du temps, des fois même de pleurer la belle personne que tu me présentais, aux jours heureux, derrière le prénom. Le prénom, ce châtiment de la langue mère où sons et étouffements n’arrêtent pas de se disputer le peu de sérénité à pervertir. Oui, je l’ai aimé, le prénom travesti, ma seule richesse et mon grand contentement, le seul don que ta main courte fut capable de me tendre, ou plutôt que je parvins à atteindre. Je ne t’en voulais pas et ne compte pas commencer maintenant, le respect élémentaire que je dois encore aux personnes âgées m’en empêche. Je ne t’en voulais pas car c’était trop demander à une personne qui était habituée à ne donner que pour reprendre, à ne prendre que pour reprendre et à ne reprendre que pour reprendre encore et toujours. Et même vieux de cent ans, tu n’arrêtes pas d’en réclamer, juste pour le plaisir de te savoir recevoir, avaler, t’empiffrer, et les dimensions exorbitantes que prend ton ventre ne semblent pas te déranger le moindre du monde.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Tout ça... et encore... et surtout... L’amour n’est pas aveugle, mais mille fois pire ; c’est leur roi même, un borgne, vile et boiteux avec une bosse à la place du cœur, des bras arrachés par ses propres soins et une bouche béante pendante jusqu’aux genoux, de surcroit.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Et ça me rogne.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">
<p><strong>~Aahd</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rassuré.]]></title>
<link>http://pipobanjo.wordpress.com/?p=26</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 22:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>pipobanjo</dc:creator>
<guid>http://pipobanjo.wordpress.com/2008/06/03/rassure/</guid>
<description><![CDATA[Ha !
J&#8217;ai fait un horrible cauchemar. J&#8217;avais perdu mon sexe !
Je me suis réveillé e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:10pt;font-family:trebuchet ms;">Ha !<br />
J'ai fait un horrible cauchemar. J'avais perdu mon sexe !<br />
Je me suis réveillé en sueur et fébrile mais ouf! finalement ce n'était qu'un mauvais rêve.<br />
J'ai tout de suite tâté de mes mains mon entre-jambes et oui! mon sexe était bien là, il était revenu. Mieux que ça, il y avait une petite clochette au bout. Digueling digueling.<br />
Avec ça c'est sûr que je ne risquais plus de le perdre.</span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les merdes du MTQ: D'autres chantiers, en rafale]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=588</link>
<pubDate>Wed, 28 May 2008 10:09:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/2008/05/28/les-merdes-du-mtq-dauutres-chantiers-en-rafale/</guid>
<description><![CDATA[Voici le deuxième billet sur les chantiers du grand Montréal, que j&#8217;ai commencé avec celui ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Voici le deuxième billet sur les chantiers du grand Montréal, que j'ai commencé avec celui de l'A-640.  Bien sûr, il y a d'autres chantiers, que je n'ai pas encore couverts, et ce pour diverses raisons, mais principalement parce qu'il est parfois impossible de trouver des endroits permettant de prendre des photos en toute sécurité.  C'est bien beau, de vouloir montrer les chantiers, mais faut-il d'abord être capable de prendre des photos sans encombrer la circulation, et bien sûr sans se casser la gueule.</p>
<p>Alors voyons cela...</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/027g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-589" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/027g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Voici le chantier qui a tant fait jaser, ces dernières semaines.  Il s'agit de celui de l'A-13, dans l'arrondissement de ville Saint-Laurent, à Montréal.  Ici, on voit l'A-13 vers le sud,...</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/031g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-590" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/031g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">...et ici vers le nord.  Ces deux photos furent prises du seul point de vue possible, ou à peu près, soit le viaduc du boulevard Henri-Bourassa.  Compte tenu de l'état des lieux, il y a peu de miracles possibles quant à la configuration idéale des voies pour éviter les bouchons de circulation.  Et lors de certaines heures de pointe, l'attente est plutôt longue.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/034g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-591" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/034g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Étant à ville Saint-Laurent, je suis passé par le chemin Saint-François, et quelle ne fut pas ma surprise de voir le viaduc de la bretelle menant de l'A-13 nord vers l'A-40 soutenu par des étais temporaires.  Et il y en a plus que moins, on dirait!  Un autre qui va tomber bientôt, afin d'être remplacé.</span></em></p>
<p>Allons cette fois du côté municipal.</p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/038g.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-594" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/038g.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/037g.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-592" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/037g.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/039g.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-593" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/039g.jpg?w=300" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Bonne introduction pour le chantier du pont - en décrépitude - menant à l'Île-Bizard.  Il n'y a pas si longtemps, des panneaux indiquaient une limite de 35 km/h sur le pont, tellement il a perdu de sa solidité.  Ce chantier vise, entre autres, à y ajouter une voie cyclable, et probablement à le solidifier.  Il est à noter que ce pont demeure le seul accès permanent à l'île, et que l'autre accès est un bac à câble, qui relie l'île à Laval-sur-le-Lac.  Le parachèvement de l'A-440 vers l'ouest, qui passerait par l'Île-Bizard, aurait été la solution à tous ces problèmes, mais personne ne veut de cette autoroute.  Un peu comme Décarie; personne n'en voulait, à l'époque, mais de nos jours, personne ne peut s'en passer.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/042g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-595" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/042g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Comme plusieurs chantiers, c'est clôturé.  Une voie est fermée, pendant les travaux.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/045g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-596" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/045g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Je suis tout contre la grille qui ferme le chantier, maintenant.  Nous voyons que l'approche du pont sera modifiée, et que le tablier sera élargi, probablement pour la piste cyclable.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/048g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-597" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/048g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Je ne pouvais pas passer à côté du petit parc, aménagé près du pont de l'Île-Bizard, sans croquer cette affiche, installée par l'arrondissement "L'Île-Bizard--Sainte-Geneviève", qui mentionne qu'en gros, afin d'économiser quelques centaines de litres d'eau potable, on préférera installer une pompe à essence, qui émettra autant de gaz à effet de serre que deux voitures de taille moyenne, pour effectuer l'arrosage du parc.  En effet, je serais plutôt surpris qu'une pompe à moteur électrique soit installée en permanence pour arroser ce seul parc.  À moins que ce panneau ne serve qu'à museler les grandes gueules du quartier, qui pestent contre l'utilisation de l'eau potable pour entretenir un parc.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/054g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-598" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/054g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Après cette incursion dans les affaires de la ville de Montréal, effectuons un retour aux merdes du MTQ, maintenant.  Vous voyez ce pont?  Alors regardez-le bien, car il va disparaître!</span></em></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Non, ce n'est pas un tour de magie.  Je n'ai rien des talents de David Copperfield, ou d'Alain Choquette.  Ce pont, c'est le pont Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache.  De conception identique au pont Marius-Dufresne, qui relie Laval et Rosemère, par la route 117, et qui fut complètement reconstruit, il y a une dizaine d'années, celui-ci devra aussi être complètement refait.  Les appels d'offres furent publiés cet hiver, et l'on devrait procéder bientôt, ce qui ajoutera aux cauchemars des gens de cette région, qui doivent déjà composer avec les travaux de l'A-13.</span></em></p>
<p><a href="http://richard3.files.wordpress.com/2008/05/057g.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-599" src="http://richard3.wordpress.com/files/2008/05/057g.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a></p>
<p><em><span style="color:#008000;">Vu d'un autre angle, on peut constater que les parapets sont tout neufs.  Ils datent d'à peine deux ou trois ans, tout au plus.  Le pont avait fait l'objet de coûteuses rénovations, qui avaient également causé des maux de tête aux usagers de la route.  Or, comme le MTQ a découvert que ce pont avait les mêmes défauts de conception que celui de la route 117, il faudra donc tout recommencer.  Bref, un sentiment de déjà vu.</span></em></p>
<p>C'est bien beau, des photos des chantiers, mais le prix de l'essence ne m'aide pas beaucoup, ces temps-ci, à me déplacer en région, dans le but de vous rapporter de beaux clichés.  Je devrai réfléchir à une certaine forme de commandite, ou à l'ajout de publicité sur ce site, le tout dans le but de financer, un tant-soit-peu, mes déplacements.  Si je trouve une solution à ce problème, il ne restera plus qu'à conjuguer le beau temps et les disponibilités.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cauchemar]]></title>
<link>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/?p=472</link>
<pubDate>Fri, 16 May 2008 07:27:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>lafelee</dc:creator>
<guid>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/2008/05/16/cauchemar/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est un vilain cauchemar qui vient de me réveiller. C&#8217;est l&#8217;émotion qu&#8217;il]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>C'est un vilain cauchemar qui vient de me réveiller. C'est l'émotion qu'il touche qui m'empêche de me rendormir. C'est comme si tout ce que j'avais voulu fuir et ne pas être me rattrapait. Bah ok pas tout, mais ça.</p>
<p>J'ai rêvé que mes parents se chicanait, sérieusement, avec tout le fiel dont il sont capable tous les deux. Que j'en étais le témoin, même un peu la source mais surtout le témoin, qui les nourrit dans leur hargne en les écoutant me la raconter l'un après l'autre sans rien dire malgré l'envie de gueuler et sans rien pouvoir faire malgré l'urgent besoin.</p>
<p>J'ai quitté ce rôle depuis plus de 15 ans, justement parce que ça me rendait la vie impossible et bien que surtout ma mère tente de m'y remettre bien souvent, je persiste à ne pas y retourner. Je ne peux même pas penser accepter d'y rêver, laisser ça me rendre mes nuits impossible.   J'appellerais ma mère là, à 3h30, pour lui dire qu'elle m'empoisonne ma nuit, que c'est vraiment moche tant de travail de sa part pour détruire l'image de mon père, que finalement c'est la sienne qu'elle a détruit à mes yeux. Ouais Freud aurait un fun noir dans ma tête.</p>
<p>De toutes ces années, c'est ce que j'ai retenu, que ça ne se retournerait que contre moi si j'avais envie de faire pareil avec Puce pour son papa. Ce sera au moins ça de positif.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jeudi 15 Mai 2008 : Encore une bonne journ&eacute;e.]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/15/jeudi-15-mai-2008-encore-une-bonne-journe/</link>
<pubDate>Thu, 15 May 2008 20:11:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/15/jeudi-15-mai-2008-encore-une-bonne-journe/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Crèche et soirée avec Maman. 
&nbsp;

Je me réveille à 7h, et c&#8217;est Ma]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Crèche et soirée avec Maman.</strong></font> </p>
<p align="justify"><strong><font face="Verdana" color="#800080" size="2"></font></strong>&#160;</p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Je me réveille à 7h, et c'est <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>, qui est rentrée hier soir de <a title="Paris" href="http://fr.parisinfo.com/musees-monuments-paris/monuments-/" target="_blank">Paris</a>, qui vient me voir. Elle me prépare et je fais un énorme câlin à <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>. Il part jusqu'à la fin de la semaine en Angleterre, surveiller le déménagement de notre <a title="maison" href="http://maylysandre.wordpress.com/2007/07/12/jeudi-12-juillet-2007-notre-nouvelle-maison/" target="_blank">maison</a>.</font> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> me dépose à la <a title="Cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a> à 8h30. Ma journée est très agréable même si je n'ai pas voulu faire de sieste. En accompagnement de mon repas de midi, j'ai le droit à du chou rouge vinaigré "façon luxo", pas fameux, mais je me rattrape sur les </font><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Sp&#228;tzles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A4tzle" target="_blank">Spätzles</a></font><font face="Verdana" color="#800080" size="2">.</font> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> vient me chercher à 18h30. Je vais au parc juste à la sortie de la <a title="Cr&#232;che" href="http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/13/ma-crche-montessori-luxembourg/" target="_blank">crèche</a>, et joue (principalement avec la balançoire) pendant presqu'une heure.</font> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous passons ensuite au <a title="Delhaize" href="http://www.delhaize.lu/homepage/_fr/home_main.asp" target="_blank">Delhaize</a> juste pour aller chercher des fraises, mais nous revenons avec des fraises... du jus de fruits carotte, potiron et banane (et pas du jus d'orange comme <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> le pensait), des petits BN pour le goûter et de la Vache qui rit, quelques plats qui sont au congélateur et des Danettes).</font> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Après un dîner frugal (jambon, presque une barquette de fraises, un jus de fruit et un yaourt), je me lave et à 20h45, je suis au lit.</font> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Ma nuit sera assez difficile. Je fais 2 gros cauchemar que je n'ai pas su expliquer à <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>. Mais elle m'a fait un câlin, ce qui m'a bien rassurer. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon </em><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank"><em>Papa</em></a><em>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Samedi 10 Mai 2008 : Excellente journ&eacute;e.]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/10/samedi-10-mai-2008-excellente-journe/</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 18:16:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/05/10/samedi-10-mai-2008-excellente-journe/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Jeux, Jardin, Ikea.
&nbsp;

 
7h20 &#8220;Papaaaaa&#8221; ! Il vient me dire bon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Jeux, Jardin, Ikea.</strong></font></p>
<p align="justify"><strong><font face="Verdana" color="#800080" size="2"></font></strong>&#160;</p>
</blockquote>
<p align="justify"><a href="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-10-027.jpg"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="355" alt="2008-05-10 027" src="http://maylysandre.files.wordpress.com/2008/05/2008-05-10-027-thumb.jpg" width="523"/></a> </p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">7h20 "<a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>aaaa" ! Il vient me dire bonjour, on passe faire un bisou à <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> et nous la laissons se reposer encore un peu. Pendant ce temps, je déjeune, prends mon bain avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>, et je m'habille.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Il est 9h, nous retournons réveiller <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>, et je passe un long moment avec elle à jouer.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> m'emmène ensuite dans le jardin voir Devil-mon-Chat. Vu la hauteur de l'herbe, il décide de tondre un peu la pelouse. Je lui indique les chemins qu'il doit "débrousailler". 1/2h plus tard, il n'a tondu que la moitié du jardin, mais ça me suffira pour jouer.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous rentrons, et je mets la table pour mes parents et moi. Je mange comme 4 (carottes, saucisse, Babybel, 2 yaourts, et un "faux" café). Je vais ensuite faire une sieste d'1h 1/2.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Il est presque 16h quand je me réveille en pleurs et en sueurs, en appelant "My Baby, my Baby !" en sanglots. J'ai fait un cauchemar, mon "Baby" était parti. Je le retrouve et le serre très fort dans mes bras.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous faisons un petit tour dans le jardin, mais il fait très chaud (28°C). <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me demande de mettre mon chapeau, mais je refuse d'obtempérer. Résultat, on rentre !</font></p>
<p align="justify">!!!<!--Slide.com error: provide id, w, h--></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous partons ensuite chez <a title="Ikea" href="http://www.ikea.com/webapp/wcs/stores/servlet/IkeaNearYouView?storeId=13&#38;langId=-24&#38;StoreNumber=483" target="_blank">Ikea</a> (celui d'<a title="Arlon" href="http://www.ot-arlon.be/" target="_blank">Arlon</a> en <a title="Belgique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Belgique" target="_blank">Belgique</a>, juste à coté de la frontière luxembourgeoise). Je vous rappelle que nous déménageons une nouvelle fois dans un mois, et qu'<a title="Ikea" href="http://www.ikea.com/webapp/wcs/stores/servlet/IkeaNearYouView?storeId=13&#38;langId=-24&#38;StoreNumber=483" target="_blank">Ikea</a> est le passage de toute bonne famille dans cette situation. Je suis adorable, joue avec tous les jeux mis à la disposition des enfants, essaye tous les lits. En début de soirée, nous dînons dans le <a href="http://www.ikea.com/ms/fr_BE/about_ikea/store_experience/restaurant.html" target="_blank">restaurant attenant</a>. Oui, je me laisse tenter par la fameuse spécialité suédoise "locale", les <a title="K&#246;ttbullar" href="http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____13455.aspx" target="_blank">Köttbullar</a> (les boulettes de viande et confiture) ! Je préfère tout de même le dessert : un cornet de glace vanille.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous sommes de retour à la maison vers 20h30. Le temps que <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> me prépare, me chante une chanson, et je m'endors à 21h. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon </em><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank"><em>Papa</em></a><em>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[A-t-elle tremblé ?]]></title>
<link>http://pipobanjo.wordpress.com/?p=19</link>
<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 13:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>pipobanjo</dc:creator>
<guid>http://pipobanjo.wordpress.com/2008/04/23/a-t-elle-tremble/</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;était un vendredi en fin d&#8217;après-midi. Il lisait, installé dans son bain à clapote]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>C'était un vendredi en fin d'après-midi. Il lisait, installé dans son bain à clapoter doucement, absorbé par une nouvelle de Cheever.  Il y avait juste ce qu'il faut de soleil pour tiédir et colorer la lumière de la pièce. En partant ce matin Emma lui avait annoncé qu'elle avait à faire, elle rentrerait tard. De fait il était seul dans une maison calme, il savourait ces instants suspendus et légers, les appréciant à leur juste valeur. Si juste d'ailleurs que ça ne dura pas. Un grondement sourd se mit à vibrer sous le plancher, comme si un monstrueux téléphone se mettait à sonner sous terre. La perceuse du voisin pensa-t-il et il se remit à lire en essayant de rester sourd au bruit qui insistait. Il cligna des yeux tout en tournant la page de son bouquin et c'est à ce moment que ça a commencé. D'abord il perçut une faible vibration dans le sol. Une simple impression, quelques ondes à la surface de l'eau du bain ; puis rapidement il n'eut plus de doute, c'est toute la maison qui tremblait. Le grondement sourd enfla brutalement jusqu'à devenir  une vrille insupportable qui lui déchirait les tympans. Sous l'effet de surprise il s'agrippa aux rebords de la baignoire, serra les dents et lâcha son livre qu'il regarda s'abîmer dans l'eau. Les vibrations s'accentuèrent encore et le plancher se mit à gondoler à ce point qu'il eut l'idée d'une chose énorme et vivante qui creusait sa route sous la maison. Il se prit un savon et une bouteille de shampoing sur le crâne ; puis le gros bocal en verre des sels de bains l'évita de peu qui vint se briser sur le sol en dispersant des morceaux de verres partout alentour. A présent il entendait toute la maison partir en morceau, le vaisselier du premier explosa au sol, brisant dans sa chute les verres et carafes de cristal. Les huisseries grinçaient, les planchers gémissaient, les escaliers se tordaient ; toutes sortes d'objets dévalaient des étagères et des placards, se cassaient, se brisaient, quand d'autres plus solides rebondissaient ou cognaient au sol ; de la bibliothèque à l'étage au dessus de lui il reconnut le bruit des livres s'affalant en rafales. Rien ne semblait pouvoir résister, les fenêtres explosaient, des lézardes couraient aux murs, l'air lui-même commençait à devenir irrespirable tant il y avait de poussière de plâtre et de torchis. La peur lui arrachait des larmes maintenant et il gémissait des sons aigus qui disaient non comme un enfant. Toutes les fioles de la salle de bains étaient à terre, et le parfum de sa femme lui monta au nez qui le ramena à l'état de conscience. Il entendit du sous-sol son chien hurler à la mort. Pendant tout ce temps qui lui parut une vie il était resté tétanisé, agrippé à sa baignoire.<br />
Puis tout s'arrêta, comme une déflagration. Sous l'effet d'un courant d'air, une fenêtre claquait encore sur son châssis, il n'entendit bientôt plus qu'elle. Le fracas avait enfin cessé et le silence qu'il croyait ne plus jamais connaître était revenu.<br />
D'abord il est resté comme impassible, immobile, n'osant pas relever la tête de peur que tout ne recommence. Puis rien d'autre ne se passant que du temps, il entreprit de se lever et de sortir du bain. Il dû se tenir aux murs pour parcourir les quelques  mètres qui le séparait de ses habits. Il était hagard et le moindre de ses mouvements lui réclamait une concentration d'alpiniste. Ses vêtements étaient trempés d'avoir baigné dans toutes sortes de liquides, gel douche, eau, parfum -l'idée le traversa brièvement qu'il avait peut-être choisi le parfum d'Emma trop capiteux tant son cœur se  soulevait à en respirer les effluves concentrées. Ses pieds se mirent à saigner d'avoir piétiné les tessons de verre jonchant le sol. Il  enfila son pantalon en équilibre instable ; en appui sur ses pieds meurtris il chuta et s'entailla profondément les paumes des mains en se rattrapant à la vasque couverte des éclats du miroir. Son esprit choqué ressentit la douleur mais ne su qu'en faire, il ne cria pas. Pêle-mêle il lui vint à l'esprit qu'il allait falloir changer le sac de l'aspirateur avant de tout nettoyer, qu'il fallait vite sortir d'ici et qu'il n'avait pas mis de crème hydratante sur ses jambes ce qui allait le faire souffrir tant sa peau était sèche. Enjambant les restes de ce qui avait été sa vie, évitant avec précautions les marches devenues pourries de l'escalier, il finit tout de même par arriver jusqu'à la porte d'entrée de ce qui avait été sa maison. Alors que tout n'était plus que trous, déchirures, murs à demi affalés et fenêtres cassées, il se fit la remarque que celle-ci était toujours debout et bien fermée. Mieux que cela, quelqu'un sonnait à la porte. Dans le capharnaüm de ses esprits, Il parvint à distinguer une silhouette au travers du verre dépoli de la porte. Il se mit à espérer que quelqu'un avait prévenu le secours et que les pompiers sonnaient aux portes des maisons encore debout afin de porter assistance aux rescapés. Dans un dernier effort avant de s'effondrer sur un brancard, il atteint la porte qui s'ouvrit sur un type des postes qui ne souriait pas.</p>
<p>-« Monsieur Delair ? »<br />
Il ne répondit pas, le regard fixé sur le type qui fouillait dans une sacoche en bandoulière.<br />
L'autre insista.<br />
-« Vous êtes bien Monsieur Daniel Delair ? »<br />
Finalement il réagit à l'énoncé de son nom. Il marmonna quelque chose qui avait dû signifier oui mais qui s'était fait mâchouillé plusieurs fois avant de sortir de sa bouche ouverte.<br />
-« Excusez-moi, vous vous sentez bien Monsieur ? »<br />
Oui bafouilla-t-il encore, ce faisant qu'il tournait la tête lentement à gauche puis à droite, découvrant une rue qu'il pensait ravagée et qui somme toute ressemblait à ce qu'elle devait être. Lentement il reprenait ses esprits et sortait de sa commotion. Petit à petit son regard se faisait moins fixe et ses pensées moins figées.<br />
-« Vous avez senti le tremblement de terre ? » demanda-t-il au type des postes.<br />
L'autre lui posa la main sur l'épaule et lui demanda s'il avait besoin d'aide.<br />
-«  C'est rien il dit pour répondre au type. Je me suis endormi et vous m'avez réveillé en sursaut. Je faisais un mauvais rêve. Je vais bien merci de vous inquiéter.» L'autre eut l'air soulagé et lui sourit.<br />
-«  Je préfère ça dîtes donc. Vous m'aviez l'air complètement à l'ouest. Vous pouvez signer ici, j'ai un télégramme pour vous. »<br />
Il signa, prit le télégramme, salua le type des postes et referma la porte. D'un coup d'œil au rez-de-chaussée, il vit que la maison n'avait rien. Il n'en revenait pas mais il avait rêvé, il avait tout imaginé. Il entendit son chien hurler au sous-sol. Bon sang il en avait oublié le clébard. Il descendit presque rapidement maintenant qu'il avait recouvré toutes ses facultés. A peine eut-il ouvert la porte que son chien se précipita à l'étage.<br />
Il remonta lui aussi, et dû crier pour calmer le setter qui furetait partout, montait et descendait les étages, passait d'une pièce à l'autre, bloquait net et tendait l'oreille, puis repartait de plus belle en gémissant. Au bout de dix minutes, le clebs finit malgré tout par se calmer.<br />
Tout était calme de nouveau. Il fit néanmoins un tour à la salle bains histoire de chasser définitivement les quelques images de son apocalypse encore présentes à son esprit. Il se rassura bientôt à  trouver chaque chose à sa place, la serviette sur le porte-serviette, le savon.<br />
Il était maintenant plus de vingt et une heure, la télé bourdonnait et installé dans son fauteuil, il pensa à Emma qui n'allait certainement plus tarder à rentrer. Il était impatient de lui faire partager son cauchemar, sûr qu'elle allait se foutre de lui et de ses frayeurs imaginaires. Du coup il se souvint du type de la poste et de son télégramme.<br />
-« Mince le télégramme ! » lâcha-t-il. Il le tira de la poche arrière de son jean et l'ouvrit.<br />
C'était Emma. Elle était dans un avion pour New Delhi. Elle le quittait. Elle voulait autre chose. Elle s'excusait.<br />
Il reposa lentement le télégramme sur la table basse. Effondré dans le fauteuil, il garda l'œil fixé sur une petite tâche brunâtre qui semblait y dessiner un continent. Le chien à ses pieds se leva d'un coup et quitta la pièce tête et queue basse. Alors de nouveau il perçut le grondement sourd monter des fondations de la maison. Il sut que cette fois qu'elle n'y résisterait pas.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Hôtel Matignon, chambres à la journée...]]></title>
<link>http://switchie2.wordpress.com/?p=1504</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 09:29:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>switchie</dc:creator>
<guid>http://switchie2.wordpress.com/2008/04/19/hotel-matignon-chambres-a-la-journee/</guid>
<description><![CDATA[
La nuit dernière, j&#8217;ai fait un rêve totalement idiot qui montre que je commence à fatiguer]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://switchie2.wordpress.com/files/2008/04/matignon.jpg" alt="" width="470" height="329" class="alignnone size-full wp-image-1505" /><br />
La nuit dernière, j'ai fait un rêve totalement idiot qui montre que je commence à fatiguer grave. J'arrivais devant le 69 rue de Varenne avec ma valise, je sonnais à la loge des Gardes républicains, et je demandais une chambre pour deux. Eux d'un air condescendant me faisaient comprendre que je devais très certainement faire erreur, que je gênais et que, peut-être, si je voulais bien dégager, ce serait aussi bien...<br />
Et moi - et c'est là que je vois que je suis d'une bétise crasse - j'insistais comme un âne :<br />
- C'est bien l'Hôtel Matignon ?<br />
- Oui<br />
- Parfait, je souhaiterais une chambre pour deux<br />
Et je m'entends même encore préciser,<br />
- ..."con la vista"...<br />
Ça s'est carrément mal terminé. Ils ont appelé les gardes et on jeté ma valise dans la rue. Il y a eu une énorme détonation et je me suis réveillé en sursaut. Du coup je suis crevé.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le monde vu par Damien, 11ans]]></title>
<link>http://lapravda.wordpress.com/?p=213</link>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 19:29:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>LA PRAVDA</dc:creator>
<guid>http://lapravda.com/2008/04/12/addiction-dependance-jeunes-internet-firefox/</guid>
<description><![CDATA[Le monde, dessiné à la palette graphique par Damien, 11 ans:
 

Damien a aussi dessiné un cauche]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;">Le monde, dessiné à la palette graphique par Damien, 11 ans:</p>
<p style="text-align:left;"> </p>
<p style="text-align:left;"><a href="http://lapravda.files.wordpress.com/2008/08/firefoxlogo-main_full.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-226" src="http://lapravda.wordpress.com/files/2008/08/firefoxlogo-main_full.jpg" alt="" width="400" height="385" /></a></p>
<p>Damien a aussi dessiné un cauchemar qu'il a fait une nuit:</p>
<p><a href="http://lapravda.files.wordpress.com/2008/08/reve.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-227" src="http://lapravda.wordpress.com/files/2008/08/reve.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p>Le blog de Damien sur son addiction à Internet <a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/fabulation" target="_blank">ici</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CBII ]]></title>
<link>http://unbalconenforet.wordpress.com/?p=51</link>
<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 17:29:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>V.</dc:creator>
<guid>http://unbalconenforet.wordpress.com/2008/03/27/cbii/</guid>
<description><![CDATA[Ah, les joies du printemps, les oiseaux, les oeufs de Pâques, les fleurs&#8230;. le deuxième conco]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, les joies du printemps, les oiseaux, les oeufs de Pâques, les fleurs.... le deuxième concours blanc, les brouillons verts et les copies blanches... Que du bonheur.<br />
Lundi, à 7h45, une bande de jeunes personnes stressées se trouvent devant l'amphithéâtre, elles parlent à voix basse, un peu tendues. En fait non, il est 7h25 et l'épreuve commencera dans 20 minutes. Mais il faut savoir que: votre (charmante) rédactrice a eu une mésaventure fort effrayante ce matin-là...<br />
*flash back*<br />
Sachant que 20 minutes sont nécessaires pour parcourir la distance domicile/prépa (15 par temps de pluie) et que l'épreuve commence à 45, V. a décidé de quitter l'appartement à 7h05. A 7h04, elle consulte sa montre et décide qu'il est temps: enfilage de chaussures, de manteau, fermeture de porte, attente devant ascenceur... consultation montre... 7h28!!! Panique à bord, alarmes, rien ne va plus. Bon, tout n'est pas perdu, mais il faut avouer que l'atmosphère devient alors celle d'un cauchemar: ce genre de choses ne peut arriver que dans un cauchemar! Course vers le lycée (et bien sûr les lacets se défont trois fois). Arrivée à 7h42... Personne devant la salle. Arg, aurait-on changé la salle? Panique à bord-bis... Puis finalement, prenant son courage à 2 mains, et voyant l'une de ses camarades, votre rédactrice lui demande finalement la cause de ce vide... Réponse: il est très tôt, 7h21... Ah. Montre déréglée.<br />
*Fin du flash-back*<br />
Quel bon souvenir. En plus, le concours blanc ayant lieu dans l'amphithéâtre j'avais un sac rempli de coussins sur moi. Ben oui, le concepteur de cet amphi étant probablement dépourvu du sens commun, les sièges (attachés au sol) sont à une grande distance des bureaux... Donc il faut se tenir pendant toute l'épreuve sur la pointe des fesses, se casser le dos pour se pencher vers la copie ou s'appuyer au dossier. Et tous les sièges sont reliés, donc, si une personne a le tic consistant à secouer une jambe nerveusement, toute la rangée est nerveusement secouée. Et si l'élève du milieu veut sortir pour aller aux toilettes, tout le monde doit se lever. (Mais pour tout vous avouer, je n'ai pas eu la chance de connaître cela, les deux derniers rangs ont des chaises véritables, oui vous savez, individuelles, déplaçables, avec un vrai dossier... et en jeune égocentrique sans scrupules j'ai squatté l'une d'elles toute la semaine. Na.)<br />
Peu à peu des liens de voisinage se créent, des échanges, favorisés par le différentiel entre les deux états séparés par une frontière ....  Un traffic de carreaux de chocolat, de mouchoirs, de cartouches, de biscuits... On soutient son allié dans l'effort de guerre. Parfois de brèfs conseils se tiennent lorsque le prof disparaît et des informations cruciales sont échangées: "je ne comprends rien nom d'un chien! Et toi? Non, c'est quoi ce texte... " ou "arg, encore un sujet horrible j'ai rien à dire..."  Et les heures passent, lentement (de 8h à 10h30), puis de plus en plus vite (le moment de rendre la copie approche). On sort et c'est une bouffée d'air frais, on dit que l'on va aux toilettes mais le but est surtout de respirer un peu, car quand on revient dans l'amphi on est presque étouffé par la chaleur et ... il faut le dire... l'odeur, un mélange des odeurs humaines, de l'odeur de clémentine du troisième rang, du chocolat du cinquième, du sandwich au thon apporté par un audacieux, du café d'un thermos voisin, de blanco fébrilement passé sur une rature...<br />
<strong>Bilan de la semaine (et un jour): </strong><br />
<em>Lettres</em>: Vous expliquerez, à travers des exemples précis de pièces que vous connaissez, comment on peut comprendre des expressions comme "jouer la comédie", "jeu théâtral"....<br />
<i>Géo:</i> Frontières et espaces frontaliers en France<br />
<i>Philo:</i> Le travail est-il une servitude?<br />
<i>Anglais:</i> "White man's burden".<br />
<em>Latin: </em>"Ovide, <em>Tristes,</em> 9ème élégie, des fourmis qui ne vont pas vers les greniers vides, des colombes qui vont sur des toits blancs, des foules qui font comme l'ombre...<br />
<em>Histoire:</em> Athènes et la mer<br />
<em>Allemand: Amerika</em>, Kafka.<br />
<a TITLE="Souvenirs" TARGET="_blank" HREF="http://unbalconenforet.wordpress.com/files/2008/03/vforvendetta.jpg"><img SRC="http://unbalconenforet.wordpress.com/files/2008/03/vforvendetta.jpg" ALT="memories" BORDER="0" WIDTH="422" HEIGHT="285" ALIGN="middle" /></a><br />
Fin, et maintenant, en bons élèves, on attend... (non pas les résultats) les vacances!!!</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Samedi 22 Mars 2008 : La bonne humeur r&egrave;gne !]]></title>
<link>http://maylysandre.wordpress.com/2008/03/22/samedi-22-mars-2008-la-bonne-humeur-rgne/</link>
<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 22:02:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>May-Lysandre</dc:creator>
<guid>http://maylysandre.wordpress.com/2008/03/22/samedi-22-mars-2008-la-bonne-humeur-rgne/</guid>
<description><![CDATA[Programme du jour : Avec Papa&#8230; et Maman et Viridiana &#8230;

&nbsp;
Je me réveille à 6h45. ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"><strong>Programme du jour : Avec Papa... et Maman et Viridiana ...</strong></font></p>
</blockquote>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2"></font>&#160;</p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Je me réveille à 6h45. Célya est en congé jusqu'à lundi, c'est <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> qui est de "permanence" ce matin. Elle vient me dire bonjour, joue avec moi, jusqu'à ce que tout le monde nous rejoignent. Nous prenons le petit déjeuner ensemble, puis je montre tous mes jouets à Viridina, la soeur de <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> qui est notre invitée pour ce week-end de Pâques.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Pendant que <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> et sa soeur partent au <a title="Waitrose" href="http://www.waitrose.com/index.aspx" target="_blank">Waitrose</a>, je prends mon bain avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>, dans la grande baignoire de mes parents. C'est assez rare, alors j'en suis ravie.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Dès que <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> est de retour, je l'aide à préparer mon repas, Mushy Peas (purée de petits pois).</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Elle me met à la sieste à 13h45, mais c'est <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> qui vient me voir 2h plus tard. Je suis en larmes derrière la porte de ma <a href="http://maylysandre.wordpress.com/2007/08/21/mardi-21-aot-2007-ma-nouvelle-chambre/" target="_blank">chambre</a>. Il me console, et je me recouche encore une heure... et là je suis en pleine forme et d'excellente humeur.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Il est 16h30 quand nous décidons de rejoindre <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> et Viridiana au centre commercial <a title="Oracle" href="http://www.theoracle.com/website/" target="_blank">Oracle</a> de <a title="Reading" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Reading_(Berkshire)" target="_blank">Reading</a>. Comme nous n'arrivons pas à les joindre sur leurs portables, nous les cherchons dans toutes les boutiques... et nous ne les trouvons pas. Ce n'est pas bien grave, je ferai un peu de shopping avec <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a>. Sur une enseigne, je suis toute heureuse de reconnaître le H et le M, de... <a title="H&#38;M" href="http://www.hm.com/lu/proposdehm__abouthm.nhtml" target="_blank">H&#38;M</a>. Comme il me trouve particulièrement sympathique, <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> m'invite même à goûter au restaurant. J'ai le droit à une banane, une 1/2 pomme et une orange pressée. </font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Vers 19h15, nous prenons le chemin du retour, et nous nous apercevons que la voiture qui nous précède à la sortie du parking est celle de <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a>.</font></p>
<p align="justify"><font face="Verdana" color="#800080" size="2">Nous lui faisons des coucous, et nous retrouvons à la <a title="maison" href="http://maylysandre.wordpress.com/2007/07/12/jeudi-12-juillet-2007-notre-nouvelle-maison/" target="_blank">maison</a>. <a title="Maman" href="http://maylysandre.wordpress.com/ma-maman/" target="_blank">Maman</a> me prépare des saucisses que je badigeonne consciencieusement de ketchup, et à 20h30, <a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank">Papa</a> me couche. Conclusion: excellente journée. <em>Rédacteur : Patrick-Robin, mon </em><a title="Papa" href="http://maylysandre.wordpress.com/mon-papa/" target="_blank"><em>Papa</em></a><em>.</em></font></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[MTQ: Les appels d'offres commencent à pleuvoir]]></title>
<link>http://richard3.wordpress.com/?p=298</link>
<pubDate>Sun, 17 Feb 2008 18:31:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Richard3</dc:creator>
<guid>http://richard3.wordpress.com/2008/02/17/mtq-les-appels-doffres-commencent-a-pleuvoir/</guid>
<description><![CDATA[Que faire de mieux, quand on se sent paresseux, un dimanche matin, que d&#8217;aller faire un tour s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Que faire de mieux, quand on se sent paresseux, un dimanche matin, que d'aller faire un tour sur le site du Système électronique d'appel d'offres (SÉAO), point de référence où se retrouvent la très grande majorité des appels d'offres gouvernementaux, dont tous ceux du ministère des transports du Québec (MTQ).  Parmi les projets pour lesquels des appels d'offres sont publiés, en voici trois qui ont retenu mon attention.</p>
<p>Premièrement, l'ouverture des soumissions pour la reconstruction du pont Arthur-Sauvé (route 148), soit le plus à l'ouest des ponts qui relient l'île Jésus à la rive-nord, à la hauteur de Saint-Eustache, et <a target="_blank" href="http://richard3.wordpress.com/2007/11/08/pont-arthur-sauve-le-mtq-en-connait-il-dautres-comme-celle-la/">dont j'avais parlé dans un autre billet</a>, se fera le 27 février prochain, à 15h00.  Il s'agit d'un projet évalué entre 30 et 35 millions de dollars, qui consiste en la reconstruction totale du pont, cette fois sur 4 voies, non-divisées, auxquelles s'ajoutera une piste multifonctionnelle, qui sera principalement utilisés par les piétons et les cyclistes.  On sait d'ores et déjà que les travaux nécessiteront la fermeture complète du pont, et provoqueront des cauchemars pour tous les utilisateurs de ce lien.  Les automobilistes pourront toujours aller passer par l'A-13, mais que fera le MTQ pour les cyclistes et les piétons?  Tout reste à voir.</p>
<p>Le projet suivant est une autre réfection, cette fois celle de l'A-13 sud, entre Laval et l'A-40, en passant par le pont Bisson, projet aussi évalué entre 30 et 35 millions$, et pour lequel les soumissions seront également ouvertes le 27 février prochain.  On procédera à la reconstruction complète de la dalle de béton, comme ce fut le cas pour l'A-13 nord quelques années plus tôt.  Autrement dit, le type de Saint-Eustache qui avait l'habitude de prendre le pont Arthur-Sauvé pour aller rejoindre l'A-13 via l'A-440, afin de se rendre à Dorval, devra souffrir deux chantiers majeurs.  Brillant, le MTQ!  Plus ça change, plus c'est pareil!</p>
<p>Le troisième projet ne devrait pas nuire à la circulation, sauf peut-être en raison de la curiosité des automobilistes.  Il s'agit de l'autre échangeur de l'A-30 "dans le champ", soit celui aux limites de Saint-Constant et de la réserve Mohawk de Kahnawake, à environ 800 mètres à l'ouest de l'actuel viaduc de la montée Saint-Régis, à la sortie 90.  Évalués entre 15 et 20 millions$, tous les travaux devraient s'effectuer hors des chaussées actuelles, le raccordement étant prévu plus tard.  En souhaitant évidemment que les travaux seront plus rapides que pour le premier échangeur, celui situé sur l'A-15, au sud du viaduc du CP, qui est en construction depuis trois ans, et qui n'est pas encore complété.  L'ouverture des soumissions aura lieu cette fois le 26 mars prochain.</p>
<p>J'ai remarqué un truc bizarre, sur le site du SÉAO.  Les appels d'offres du MTQ paraîssent deux, voire même trois fois pour le même projet!  Serait-ce parce que plusieurs fonctionnaires sont chargés de procéder à la publication des appels d'offres sur le site, mais ne se consultent pas entre eux?  Si des frais sont chargés au MTQ pour chaque appel d'offres publié, serait-ce que l'on paie deux ou trois fois pour le même travail?  Le cas échéant, il semble que la gestion des tâches fasse encore défaut, dans le ministère de Julie Boulet.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Bulletin de nouvelles]]></title>
<link>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/?p=222</link>
<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 23:00:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>lafelee</dc:creator>
<guid>http://justeunpeufrustree.wordpress.com/2008/02/16/bulletin-de-nouvelles-4/</guid>
<description><![CDATA[Encore une fois, vos nouvelles du dimanche un samedi. Ça va quasiment devenir une habitude.  Cette]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Encore une fois, vos nouvelles du dimanche un samedi. Ça va quasiment devenir une habitude.  Cette fois-ci le Dell à bien failli y passer. <a TARGET="_blank" HREF="http://alcolo.wordpress.com/">L'Ivrogne</a>, dans sa tête, a imaginé son Dell planner à travers le salon, passer par la fenêtre de la chambre pour se retrouver dans le tas de marde blanche qui ne nous laisse presque plus de place pour mettre l'auto. Mais bon, ça c'est une autre histoire. Vos nouvelles:<br />
<span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/6ZbB-FPT9bM'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/6ZbB-FPT9bM&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA["Psychose et Guérison" : un Bel extrait du Dr Edward M. Podvoll, édition La Tempérance]]></title>
<link>http://psychotherapeute.wordpress.com/?p=402</link>
<pubDate>Fri, 08 Feb 2008 10:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Frédéric Duval-Levesque, psychothérapeute</dc:creator>
<guid>http://psychotherapeute.wordpress.com/2008/02/08/psychose-et-guerison-un-bel-extrait-du-dr-edward-m-podvoll-edition-la-temperance/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;
&#8220;Si quelqu&#8217;un a véritablement le privilège de connaître une personne alors que]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="left">&#160;</p>
<p><a href="http://psychotherapeute.wordpress.com/files/2008/02/psychose.jpg" title="psychose, psychotherapeute duval-Levesque"><img src="http://psychotherapeute.wordpress.com/files/2008/02/psychose.jpg" alt="psychose, psychotherapeute duval-Levesque" align="left" border="0" hspace="20" vspace="20" /></a><i>"<b>S</b>i quelqu'un a véritablement le privilège de connaître une personne alors que celle-ci est en train de s'extraire de sa psychose et effectue un mouvement d'allégeance à la santé, on peut comparer son expérience au fait de regarder l'éclosion d'une fleur. </i></p>
<p><i>Cela vous touche au coeur. </i></p>
<p><i>A l'image de tout parent réconfortant un enfant qui se réveille d'un cauchemar atroce, vous éprouvez un sentiment de tendresse et même de mystère. Vous voyez de vos yeux, et vous vous en souviendrez dans votre propre vie, la puissance dont dispose l'esprit pour enfermer la personne dans une conception pernicieuse de la réalité.</i></p>
<p><i>Vous ressentez alors votre propre fragilité.</i></p>
<p><i>Mais la nuit, quand vous êtes seul au chevet d'un enfant qui vient de se réveiller, il ya également de la paix et de la joie : il est revenu.</i></p>
<p><i>Il peut vos agripper brusquement, mais il a plus de sagesse; il se demande simplement s'il n'est pas entré dans un nouveau rêve. </i></p>
<p><i>Son hésitation est palpable. </i></p>
<p><i>Seule votre présence rend la siuation supportable. Elle vous oblige à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour protéger son réveil. Quand cela est fait, quand la cauchemar a été réduit à néant, vous pouvez alors considérer la condition humaine et sentir monter en vous une nouvelle appréciation du pouvoir de guérison, qui nous est intrinsèque à tous."</i></p>
<p align="left">&#160;</p>
<p>"Psychose et Guérison"</p>
<p>Dr Edward M. Podvoll, Edition La Tempérance</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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