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	<title>cas-reels &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/cas-reels/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "cas-reels"</description>
	<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 19:09:34 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Tribute to an unknown friend]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=135</link>
<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 21:08:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pour cette fois, j&#8217;écrirai l&#8217;essentiel de cet article en anglais. Il sera court, mais j]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour cette fois, j'écrirai l'essentiel de cet article en anglais. Il sera court, mais je veux aussi qu'il témoigne de mes sentiments réels vis à vis de la personne pour laquelle il est destiné.</em></p>
<p>I have been writing at lenght about Victoria Pynchon and her "Settle It Now!" negociation blog. In the last 10 days, she started a series that was inspired by what had become her daily reality: the end of life of her father. She has taken the opportunity to reflect on her own feelings when negociating with nurses, doctors and above all, her step-mother who had inherited the duties of taking care of the difficult decisions.</p>
<p>Since two days, Victoria was silent on her series of article, and I felt that this was probably because the intensity of her own experience was going beyond what one can express publicly. I don't know to what extend this perception was exact, but <a title="Negociating life end" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/06/articles/mediation/narrative/the-truth-of-departure/" target="_blank">today's article</a> informs us that Victoria's father has passed. She has chosen a wonderful poetry to announce it.</p>
<p>I don't know Victoria in person. I never met her. We did exchange a few words through our blogs. I want to present her with all my sympathy in the current circumstances, to thank her for her wonderful contributions to the world of peacemaking, and to tell her that I am waiting the moment she will return to posting, even if she does not get the series finished in a more orderly way.</p>
<p>Dominique</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Au coeur du conflit: les émotions avant l'argent]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=132</link>
<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 22:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[C&#8217;est de nouveau la série d&#8217;articles de Victoria Pynchon sur la fin de vie de son père]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>C'est de nouveau la série d'articles de Victoria Pynchon sur <a title="Negociating end of life" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/06/articles/conflict-resolution/negotiating-lifes-end-the-coming-crisis-and-likelihood-of-litigation/" target="_blank">la fin de vie </a>de son père qui attire aujourd'hui mon attention. Dans la livraison d'aujourd'hui, elle met remarquablement en valeur les causes principales du conflit et les raisons qui permettraient aux protagonistes de l'éviter.</em></p>
<p>Bien sur dans cette série, Victoria se penche sur la problématique des conflits liés aux soins de santé, mais mon expérience me pousse à croire que les mêmes tendances sont à l'œuvre aussi bien dans les conflits familiaux que dans les conflits commerciaux.</p>
<p>Je me contenterai de vous traduire la conclusion de l'article du jour:</p>
<ul>
<li>c'est la loi et pas les gens qui monétise l'injustice</li>
<li>il s'agit plus de parler de respect que de parler d'argent</li>
<li>reconnaître que l'individu avec lequel vous êtes en conflit défend ses positions pour des questions morales plutôt que vénales est la première étape vers un terrain d'entente</li>
<li>quand les gens se concentrent sur les problèmes financiers, ils ont une tendance générale à devenir moins généreux</li>
<li>notre esprit valorise nos comportements coopératifs, en d'autres termes nous sommes "cablés" pour la compréhension, la compassion, le pardon et la réconciliation (note personnelle de DFO: sur ce point, j'ai parfois mes doutes...)</li>
<li>même les primates contestent lorsqu'ils se sentent traités avec inéquité</li>
</ul>
<p>Voilà de quoi alimenter notre réflexion pour quelques heures supplémentaires.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Quand un médiateur s'impose l'épreuve la plus difficile...]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=131</link>
<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 07:31:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Victoria Pynchon est l&#8217;animatrice du blog &#8220;Settle it Now!&#8221; que j&#8217;ai déjà e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em><a title="Victoria Pynchon - CV" href="http://www.negotiationlawblog.com/promo/about/" target="_blank">Victoria Pynchon</a> est l'animatrice du blog "Settle it Now!" que j'ai déjà eu l'occasion de citer à plusieurs reprises. Elle a commencé il y a quelques jours une série d'articles dans laquelle elle a choisi de se questionner sur la place du médiateur dans le conflit, et cela à travers une épreuve vécue au quotidien: la fin de vie de son père.</em></p>
<p>Pour le cas ou Victoria lirait mon article, je voudrais y insérer un paragraphe en anglais:</p>
<p>Victoria's series on her dad's end of life is one of the most emotionnaly impacting documents I ever met on the web. I feel deeply impressed by the way she writes on such an emotional story. From her writing you can feel at the same time the personal impact such events have on her and the strive to keep a "cold eye" and trying to remain "third party" to the personal drame. But how can one remain third party to her/his own drama ? I want to express both my admiration and compassion to Victoria. Although I never had the opportunity to meet you other than in cyberspace, I feel this serie is making you closer for all your readers.</p>
<p>Il faut <a title="Negociating life end - part one" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/05/articles/conflict-resolution/negotiating-lifes-end/" target="_blank">lire les articles de Victoria</a> ou elle exprime comment elle va arriver à un certain nombre de décisions pour elle-même. Réussir à être "tiers" à son propre conflit est un travail qui doit pour elle être à la fois crucial et douloureux. Choisir d'en faire part à d'autres, non pas dans une logique exhibitionniste, mais bien dans un souci de partage de la connaissance, est en soi un acte d'un courage extraordinaire.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Expropriation arrêtée pour cause de maladie psychiatrique]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=130</link>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 21:22:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Voilà une petite nouvelle qui a attiré mon attention ce soir. A Lier (en Flandres) les travaux d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voilà une petite nouvelle qui a attiré mon attention ce soir. A Lier (en Flandres) les travaux d'agrandissement d'un zoning industriel ont été arrêtés par décision du Juge de Paix, pour protéger un malade psychiatrique.</em></p>
<p>L'homme vit avec son frère dans une ferme qui se trouve sur les terres qui doivent être affectées au zoning industriel. Mais les médecins sont formels, pour la santé de cet homme, il lui est interdit de déménager. Le Juge de Paix a donc prononcé une ordonnance qui empêche la continuation des travaux du vivant de l'homme en question. <a title="Werf stilgelegd voor psychiatrische patient" href="http://www.deredactie.be/cm/de.redactie/antwerpen/1.316387" target="_blank">L'article sur le site de la VRT</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La médiation en TV, Live !]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=122</link>
<pubDate>Thu, 29 May 2008 06:50:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/?p=122</guid>
<description><![CDATA[C&#8217;est encore à Victoria Pynchon et à son blog Settle It Now! que je dois cette nouvelle: une]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>C'est encore à Victoria Pynchon et à son blog <a title="Jerry Lazar brings mediation to Reality TV" href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/05/articles/conflict-resolution/los-angeles-mediator-jerry-lazar-brings-mediation-to-reality-tv/" target="_blank">Settle It Now! </a>que je dois cette nouvelle: une émission de TV en direct qui va proposer de vivre des médiations. C'est aux Etats-Unis, bien entendu. Mais cela aurait-il du sens chez nous ?</em></p>
<p>Lorsqu'il s'agit de promouvoir la médiation, la question de savoir si tous les moyens sont bons doit être posée. Pour Jerry Lazar, médiateur à Los Angeles, la réponse permet en tout cas d'aller jusqu'à amener des clients et leur problème sur un plateau de télévision et à les faire participer à une médiation en direct. Autant pour la confidentialité des débats...</p>
<p>Daprès l'article publié par Victoria, le numéro 0 de la série a été tourné avec des acteurs, mais la série proprement dite devrait faire appel aux personnes qui sont réellement dans le conflit. L'émission commence par une présentation formelle du processus de médiation, suivie de la médiation proprement dite.</p>
<p>Cela me rappelle furieusement le succès de "Ca va se savoir", la version francophone de "The Jerry Springer Show". Pour rappel, le principe de la version originale est de faire venir sur un plateau, "à l'insu les uns des autres", les protagonistes d'un drame (le plus souvent familial) le plus sordide possible. Au plus les protagonistes rejoignent le plateau, au plus le caractère sordide de la situation apparait, et au plus les acteurs se retrouvent en confrontation. Dans la version française, ce sont des acteurs qui prennent des rôles qui ne viennent pas de la réalité, mais ont été inventés par des scénaristes professionnels.</p>
<p>Dans quelle mesure une telle approche peut-elle aider à promouvoir notre métier de médiateur? Un apport important d'une telle approche est qu'elle donne une meilleure vue aux médiés potentiels de certains points qui sont aujourd'hui des freins à la médiation, comme par exemple que "la médiation est faite pour les gens qui veulent se réconcilier", ou comme la magie du passage d'un combat de position à un travail de co-créativité. Par contre, la mise à mal du caractère confidentiel des débats me parait totalement inacceptable. Existe-t-il une "voie du milieu", c'est sans doute à explorer.</p>
<p>Je vois par exemple deux possibilités de promouvoir dans les médias le processus de médiation: utiliser des cas proches de cas vécus, mais les faire jouer par des acteurs (ou mieux, par de bons improvisateurs), ou dans une approche plus "Pierre Bellemare", faire un travail de conteur de médiations.</p>
<p>Voilà de quoi faire vibrer nos petites cellules grises.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Du danger d'examiner les faits sans tenir compte des commentaires...]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=110</link>
<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 16:56:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Dans nos formations en médiation, nous sommes bercés par le principe selon lequel il nous faut d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Dans nos formations en médiation, nous sommes bercés par le principe selon lequel il nous faut d'abord permettre aux sentiments de s'exprimer, et ensuite amener nos clients à regarder les faits. Ce n'est d'ailleurs qu'un rappel du premier principe de négociation de Ury et Fisher. Mais l'inverse est également vrai.</i></p>
<p>C'est Diane Levin dans <a href="http://mediationchannel.com/2008/03/06/failure-to-listen-leads-to-racial-harassment-charge/">Mediation Channel</a> qui raconte cette semaine la douloureuse aventure vécue par un étudiant, aventure qui m'a rappelé une expérience vécue il y a bien longtemps, alors que j'étais en seconde année d'humanité dans un collège dirigés par les pères jésuites (pour lesquels j'ai d'ailleurs toujours gardé une grande admiration, ce qui n'empêche pas le regard critique).</p>
<p>J'avais décidé de présenter dans le cadre d'un cours de religion un travail comparatif et critique sur le prosélytisme des  Mormons en Belgique. Il se fait que ma mère était enseignante en religion et disposait entre autre d'une "Bible Mormone". Je lui ai donc emprunté l'ouvrage (avec son accord et sous sa guidance) et l'ai emporté à l'internat, afin de pouvoir en utiliser des extraits dans le cadre de mon travail. Ce que j'avais perdu de vue, c'est que cet ouvrage faisait partie de la liste des ouvrages interdits par l'école.</p>
<p>J'eus en plus la très mauvaise idée de préparer mon travail pendant l'étude, et le surveillant constata donc que je l'avais en ma possession: confiscation, appel devant le préfet de discipline... personne ne voulut écouter mon explication. Je me retrouvai donc avec la punition la plus forte avant l'exclusion de l'école, et un immense sentiment d'injustice (tellement immense qu'il m'a suffit de lire <a href="http://mediationchannel.com/2008/03/06/failure-to-listen-leads-to-racial-harassment-charge/trackback/">l'article de Diane</a> pour m'en souvenir, près de quarante ans plus tard...)</p>
<p>Dans cette situation, les faits avaient été examinés indépendamment de leur intention, ce qui est tout aussi dangereux et insuffisant que de se concentrer sur les sentiments sans référence aux faits.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La revue des blogs anglophones du 29/2/2008]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/?p=104</link>
<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 13:58:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/?p=104</guid>
<description><![CDATA[Cette semaine, j&#8217;ai relevé dans la blogosphère américaine plusieurs articles inspirés de l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Cette semaine, j'ai relevé dans la blogosphère américaine plusieurs articles inspirés de la campagne présidentielle, des réflexions sur l'éthique et la médiation commerciale, une réflexion sur l'ambiguïté du discours de l'avocat-plaideur et deux touches d'humour, l'une en vidéo et l'autre en photo. Bonne lecture.</i></p>
<p>Sur <a href="http://mediationchannel.com/">Mediation Channel</a>, l'ancien ambassadeur américain en Iran, à l'époque de la prise d'otages de l'ambassade, vient de publier <a href="http://mediationchannel.com/2008/02/25/former-hostage-writes-us-iranian-negotiation-guide/">un guide des négociations avec l'Iran</a>. Ce guide reprend quinze points essentiels selon l'auteur pour une négociation réussie avec l'Iran. Vous lirez également sur ce blog deux articles qui font le lien entre le style de  négociation des candidats (démocrates) à l'élection présidentielle. L'un montre <a href="http://mediationchannel.com/2008/02/25/obamas-message-may-reflect-mediations-growing-influence/">comment le message de Barack Obama annonce peut être une montée en puissance de la médiation</a>, alors que l'autre explique <a href="http://mediationchannel.com/2008/02/25/one-trick-ponies-political-leaders-should-be-adept-in-all-negotiation-styles-not-just-one/">pourquoi les candidats devraient mieux adapter leur propre style de négociation</a>.</p>
<p>Victoria Pynchon de Settle it Now! me fait cette semaine l'honneur de citer "réseau médiation" pour avoir re-découvert le 50ème anniversaire du signe de la paix. A côté de cela, elle publie aussi un superbe article intitulé "<a href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/02/articles/conflict-resolution/mediation-advocacy-how-to-help-your-client-help-you-help-him/">Comment aider votre client à vous aider à l'aider...</a>" doublé de ce délicieux clip que je dédie à tous les médiateurs...</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/p-oHuogx6_Y'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/p-oHuogx6_Y&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>On trouve sur ce blog également une intéressante présentation Powerpoint qui invite au débat sur <a href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/02/articles/conflict-resolution/check-out-this-terrific-power-point-presentation-on-commercial-mediation-ethics/">l'éthique du médiateur commercial</a>, en se référant à un code d'éthique en vigueur aux Etats Unis. Je vous invite à <a href="http://law.marquette.edu/s3/site/images/AALS-2008-EthicalCodesandCommercialMediators.pdf">parcourir cette présentation</a>. J'essaierai d'en discuter dans une prochaine livraison.</p>
<p>Et toujours sur le blog de Victoria Pynchon, un article vraiment intéressant sur la manière dont <a href="http://www.negotiationlawblog.com/2008/02/articles/conflict-resolution/mediation-advocacy-the-litigation-narrative/">le discours "plaidé" de l'avocat peut détourner fondamentalement les parties de la recherche d'une solution mutuellement bénéfique</a>, en les amenant à se concentrer sur les différentes "versions" d'une même histoire sans plus se rendre compte de la réalité des faits sous-jacents.</p>
<p>Tammy Lenski (dont je suis en train de dévorer le livre "Making Mediation Your Day Job" - je vous en parlerai sous peu) a déniché <a href="http://mediatortech.com/creative-business-card-from-a-divorce-mediator/">une carte de visite très originale d'un avocat spécialisé dans les divorces</a>...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une bonne dispute est bonne pour votre mariage et votre santé]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/24/une-bonne-dispute-est-bonne-pour-votre-mariage-et-votre-sante/</link>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 13:49:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Les résultats préliminaires d&#8217;une étude publiée par l&#8217;Université de Michigan metten]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Les résultats préliminaires d'<a href="http://www.ns.umich.edu/htdocs/releases/story.php?id=6286" title="University of Michigan">une étude publiée par l'Université de Michigan</a> mettent en évidence des chiffres surprenants: les couples qui ne discutent pas de leurs conflits sont très significativement plus en danger de mort (du couple mais surtout de chacun individuellement) que ceux qui acceptent la discussion, voir la dispute. Vous trouverez ci-dessous une traduction assez libre du communiqué de l'Université du Michigan.</i></p>
<p>Une recherche suggère qu'une bonne dispute avec votre conjoint peut être bonne pour votre santé.</p>
<p>D'après les résultats préliminaires d'une étude de l'Université du Michigan, les couples dans lesquels mari et femme contrôlent leur colère lorsque l'un des deux s'attaque à l'autre meurent plus tôt que les membres de couples dans lesquels l'un ou les deux partenaires expriment leur colère et résolvent le conflit.</p>
<p>Les chercheurs ont observés pendant 17 ans  192 couples et les ont classé dans quatre catégories : selon Ernest Harburg, professeur émérite de l'école de Santé Publique et de Psychologie de l'U.M. dans le premier groupe les deux partenaires communiquent sur leur colère,  dans le second et le troisième groupe un des partenaires communique sur sa colère alors que l'autre ne le fait pas, et dans le dernier groupe les deux partenaires tentent de supprimer leur colère et la laisse couver. L'étude est une analyse longitudinale de couples de Tecumseh, ville du Michigan.</p>
<p><i>"La comparaison entre le groupe des couples ou les deux partenaires couvent leur colère et les trois autres groupes est tout à fait surprenante" selon Harburg.</i></p>
<p>Quand les deux époux cachent leur colère à l'autre lorsqu'ils se sentent attaqués injustement,  le taux de décès précoce est deux fois plus élevé que dans les autres groupes.</p>
<p><i>"Quand un couple se forme, une de ses tâches principales est de se réconcilier après une dispute."</i> continue Harburg. <i>"En principe, personne n'est formé à cela. Si ils ont eu de bons parents, ils peuvent les imiter, c'est bien, mais en général le couple ne connait pas de méthode de résolution du conflit. Et quand le conflit apparaît, la question clé devient de savoir comment le résoudre?"</i></p>
<p><i>"Si vous n'y arrivez pas, si vous enterrez votre colère et la couvez en en voulez à l'autre ou à l'attaquant, et n'essayez pas de résoudre le problème alors vous êtes mal embarqué."</i></p>
<p>Sur les 192 couples étudiés, 26 se cachaient mutuellement leurs colères, et dans ce groupe il y a eu 13 décès. Sur les 166 autres couples, il y a eu au total 41 décès.</p>
<p>Dans 27 pourcents des couples qui se cachent mutuellement leur colère, un des membres du couple  est décédé pendant la période de l'étude, et dans 23 pourcents, les deux partenaires du couple sont décédés pendant l'étude.</p>
<p>Il faut comparer ce chiffre à seulement sic pourcent des couples ou les deux époux sont décédés dans les trois autres groupes . Sur ces trois groupes, seuls 19% des couples ont connus le décès d'un des partenaires.</p>
<p>L'étude a été normalisée pour les questions d'âge, de tabagisme, de poid, d'hypertension, de problèmes bronchiques et respiratoires et cardiovasculaires, toujours selon Harburg.</p>
<p>L'article ne s'intéresse qu'aux attaques considérées comme injuste ou non méritées par la personne qui  est attaquée. Si l'attaque est perçue comme justifiée alors la victime ne se sent pas aussi fachée.</p>
<p>Harburg insiste sur le fait que ces chiffres préliminaires portent sur un nombre encore restreint de cas, mais les chercheurs sont actuellement en train de collecter près de 30 années de données de suivi, qui feront quasiment doubler le taux de décès.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Elargir le champ de la négociation pour la rendre possible]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/20/81/</link>
<pubDate>Sun, 20 Jan 2008 14:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/2008/01/20/81/</guid>
<description><![CDATA[Cela fait bientôt six mois que vous Jean et Marianne sont en conflits avec leur charpentier, Guy. C]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Cela fait bientôt six mois que vous Jean et Marianne sont en conflits avec leur charpentier, Guy. Celui-ci refuse d'appliquer la ristourne de 5% qu'il avait annoncée sur son devis, sous prétexte que lorsqu'il a effectué la pose de leurs nouveaux chassis, les travaux préparatoires promis n'avaient pas été effectués. Pour Jean et Marianne, c'est bien parce que Guy a eu du retard dans la livraison que les travaux préparatoires n'étaient pas fait. Jean avait en effet pris une semaine de congé pour pouvoir ouvrir son toit pour permettre à Guy de travailler. Comme Guy était en retard, il n'a pas voulu laisser le grenier exposé aux intempéries, et la semaine avant la venue tardive de Guy, il ne pouvait plus prendre congé.</i></p>
<p>Et depuis six mois, Jean, Marianne et Guy se menacent réciproquement de toute une série d'actions. Les derniers chassis ne sont toujours pas posés. Les factures pour les travaux terminés ne sont pas non plus payées. Pour Guy, il n'est plus question de laisser un centime de ristourne à ses clients, et pour eux, il n'est pas question de payer le prix plein pour des travauxqui n'ont pas été effectués comme prévus.</p>
<p>Dans une négociation de position, ou une procédure judiciaire, il n'est pas évident de trouver une solution satisfaisante pour tous à un tel débat. En effet, si Jean et Marianne sont peut-être prêts à accepter une ristourne entre 3 et 5% (la "zone de négociation de l'acheteur"), Guy ne transigera que pour un achêvement des travaux plus ou moins rapide, mais à prix plein (sa "zone de négociation du vendeur"). Si l'on cherche une "zone de solution possible" ou les deux zones de négociation acheteur et vendeur se recouvrent, la recherche risque d'être longue. Or le juge sera confronté à cette seule question: "quelle ristourne octroyer?" et soit cette ristourne sera jugée injuste pour l'un ou pour l'autre (si elle est nulle ou située entre 3 et 5%), soit elle sera jugée injuste par les deux parties (si elle se situe entre 0 et 3%).</p>
<p>La médiation ouvre d'autres horizons. Une analyse détaillée de la position de Jean et Marianne montrera par exemple qu'ils trouvent que le travail effectué par Guy est de qualité remarquable, et qu'ils aimeraient pouvoir faire encore appel à lui pour de nouvelles extensions à leur maison. Leur seule crainte est que suite à la dispute, Guy ne leur envoie une équipe de "débutants" qui pourraient bacler le travail.</p>
<p>De son côté, Guy trouve le projet de construction de Jean et Marianne particulièrement intéressant, et il aurait aimé en faire un modèle à montrer à d'autres clients potentiels. Mais pour le moment, il a absolument besoin de l'ensemble des sommes dues pour pouvoir payer ses fournisseurs et ses ouvriers.</p>
<p>La médiation va permettre non plus de se limiter à chercher une zone commune entre les positions des deux parties, mais bien à élargir le champ de la discussion aux intérêts des uns et des autres. Au point qu'après une demi-journée de négociation, un nouveau contrat est conclu, remplaçant l'ancien, et reprenant à la fois un engagement de Jean et Marianne à faire appel à Guy dans les deux ans pour la suite de leurs travaux, moyennant alors une ristourne de 7% et la garantie que Guy lui-même sera actif sur le chantier, d'autant plus que Guy obtient de faire de la maison de Jean et Marianne un chantier modèle. Pour cela, Jean octroie immédiatement 2% de ristourne sur la facture encore en attente de paiement.</p>
<p>C'est donc bien parce que la négociation s'est d'abord écartée du conflit qui aveuglait toutes les parties, qu'il a pu y revenir, éclairé par les besoins de chacun.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Médiation au Sahara Occidental: un condensé de méthodologie]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/13/mediation-au-sahara-occidental-un-condense-de-methodologie/</link>
<pubDate>Sun, 13 Jan 2008 09:53:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/2008/01/13/mediation-au-sahara-occidental-un-condense-de-methodologie/</guid>
<description><![CDATA[Le communiqué émis lors du point de presse de l&#8217;ONU du 8 janvier 2008 comprend un long artic]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://interactes.wordpress.com/files/2008/01/sahara-occidental.jpg" title="guerre au sahara occidental"><img src="http://interactes.wordpress.com/files/2008/01/sahara-occidental.jpg" alt="guerre au sahara occidental" align="left" /></a><i>Le communiqué émis lors du <a href="http://appablog.wordpress.com/2008/01/09/onu-point-de-presse-quotidien-52/" title="Point Presse ONU 8 janvier 2008">point de presse de l'ONU du 8 janvier 2008</a> comprend un long article sur la situation au Sahara Occidental. Une mission de médiation entre Maroc, POLISSARIO, Algérie et Mauritanie y est en cours. L'article reprend quelques éléments fondamentaux des règles de fonctionnement en médiation, applicable tout aussi bien aux familles qu'aux entreprises ou aux pays en conflit.</i></p>
<p>Ainsi, le communiqué rappelle que le Conseil de Sécurité à demandé aux parties en conflits <i>qu'elles fassent preuve de volonté politique afin de garantir le succès des négociations.</i> C'est le mot <b>volonté</b> qui doit ici être souligné. Rien ne sert de venir en médiation si tous les partenaires n'ont pas la volonté d'arriver à un résultat (ce qui est différent d'avoir le même avis que les autres).</p>
<p>L'ONU continue en rappelant que les médiateurs <i>peuvent faciliter le dialogue par tous les moyens possibles, mais qu’il est de la responsabilité des parties de trouver une solution</i>. C'est <b>la solution des parties</b> qui émerge en médiation, pas celle du médiateur. Qui mieux que les parties connait les petits détails, les circonstances particulières, parfois totalement inexplicables, qui feront que telle ou telle solution est inapplicable. Combien de fois n'ai-je pas vu, en médiation familiale, des couples se regarder après avoir mis sur la table une solution qui me paraissait raisonnable, puis éclater de rire en disant "<i>ça, cela n'a aucune chance de marcher...</i>", puis de trouver une variante à la solution qui emporte leur adhésion mutuelle.</p>
<p>On apprend également dans cet article que "<i>L’Envoyé personnel du Secrétaire général a également eu des discussions bilatérales avec les parties et les pays voisins</i>". Une médiation peut <b>alterner les séances pleinières avec les discussions bilatérales</b>. Non pas nécessairement pour confier un secret au médiateur (certains médiateurs n'acceptent d'ailleurs pas cette approche), mais souvent pour lui exprimer un sentiment que l'on n'ose pas dire en public, souvent pour ne pas dégrader l'atmosphère. Le médiateur peut alors intégrer cet élément dans la discussion générale et créer l'occasion de parler de cet aspect difficile du problème à un moment propice.</p>
<p>Il nous reste à espérer pour les populations du Sahara Occidental que la mission du médiateur de l'ONU sera menée à bonne fin, confirmant ma conviction qu'il vaut toujours mieux un débat houleux qu'un combat sanglant.</p>
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<title><![CDATA[Kofi Annan en médiateur au Kénya]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/12/kofi-annan-en-mediateur-au-kenya/</link>
<pubDate>Sat, 12 Jan 2008 16:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Nouvel exercice de médiation périlleux en Afrique, avec le remplacement du Ghanéen John Kufuor pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Nouvel exercice de médiation périlleux en Afrique, avec le remplacement du Ghanéen John Kufuor par l'ancien secrétaire général de l'ONU dans la tentative de pacifier le Kenya après la contestation du résultat des élections présidentielles.</i></p>
<p>Ce qui a retenu mon attention dans l'<a href="http://www.afrik.com/article13351.html" title="Annan remplace Kufuor dans la médiation post-électorale">article paru sur le site afrik.com</a>, c'est le fait qu'elle indique que</p>
<p><i>"Kufuor, a quitté le Kenya, ce jeudi, après avoir tenté en vain de réunir autour d’une même table le président Mwai Kibaki et le patron du Mouvement démocratique orange (ODM), Raila Odinga"</i></p>
<p>cette citation présente le travail de Kufuor comme un échec de médiation. Elle perd de vue que toute médiation commence par une négociation sur la manière dont vont se dérouler les débats. Le même article cite ainsi plus loin</p>
<p><i>"les deux parties ont accepté de travailler ensemble avec un comité composé d’éminentes personnalités africaines avec à leur tête Kofi Annan, en vue de dissiper la crise entre les deux hommes et entreprendre des réformes électorales et constitutionnelles "</i></p>
<p>cela me paraît en soi un résultat assez remarquable. Il ne diminue en rien la difficulté de la tâche à laquelle va maintenant s'attaquer Kofi Annan, mais Kufuor a bien engrangé un accord important: les deux parties acceptent de se parler et se sont mise d'accord sur le nom d'un médiateur.</p>
<p>Il restera à voir comment celui-ci mènera à bien sa mission.</p>
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<title><![CDATA[Même en état de guerre, une médiation est possible]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/12/meme-en-etat-de-guerre-une-mediation-est-possible/</link>
<pubDate>Sat, 12 Jan 2008 16:05:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[La récente libération de deux otages des FARC en Colombie a bien entendu réjouit l&#8217;opinion ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>La récente libération de deux otages des FARC en Colombie a bien entendu réjouit l'opinion publique et redonné espoir aux familles des 1600 otages toujours détenus par la guerila colombienne. Elle est également le fruit d'un travail de médiation mené par le président Vénézuélien Hugo Chavez. Et elle nous apprend que même dans les pires conditions, une médiation est possible.</i></p>
<p>1600 otages détenus dans des conditions que l'on sait aujourd'hui abominables. Un président colombien qui semble décidé à ne faire aucune concession à ceux qu'il considère comme des terroristes. Je ne suis pas expert en géopolitique, je n'ai pas assez étudié l'histoire dramatique de la Colombie pour pouvoir même me faire une opinion sur la légitimité de telle ou telle position. Je suis cependant persuadé que le premier dénouement de cette histoire (au moins pour deux des otages) nous donne une indication sur les conditions de la naissance d'un accord en médiation.</p>
<p>Lorsque depuis des semaines, des mois, des années on se fait la guerre, la route finit par être jalonnée des corps des victimes, les bourses se vident à force de payer des soldats (ou des avocats), l'énergie disparait, et l'absolue nécessité de trouver une autre approche pour mettre fin au conflit se fait jour.</p>
<p>Pour se mettre en parallèle avec une situation de divorce ou de séparation par exemple, on ne peut pas dire que les FARC et le gourvernement colombien étaient dans une situation de "pré-accord", et un couple qui se dispute autant que ne le font FARC et armée colombienne se dira sans doute que la médiation n'est pas une solution à leur problème. Et pourtant...</p>
<p>Nul ne connaît aujourd'hui les concessions que le gouvernement colombien à fait aux FARC. C'est une caractéristique fondamentale d'une médiation: la confidentialité totale des négociations. Il était matériellement impossible de rendre la liberté aux otages sans que cela se sache, mais la contrepartie, elle, peut être absolument discrète. Je serais fort étonnée qu'elle n'existe pas. Mais seul ceux qui ont participé aux négociations pourront en parler.</p>
<p>Ce point illustre pour moi un des arguments fondamentaux de l'utilisation de la médiation en situation de conflit aigu: personne ne perd la face, car la seule chose que le monde extérieur saura de votre négociation, c'est qu'elle a abouti. Nul ne doit en connaître les termes, les causes, les moyens. Les voisins, les amis, la famille savent que la guerre est finie. Ils savent aussi qu'il n'y a pas de perdant. Que vous avez tous deux gagné la paix. Et cette gloire là, personne ne pourra vous l'enlever.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Des stars de l'arbitrage]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/11/des-stars-de-larbitrage/</link>
<pubDate>Fri, 11 Jan 2008 09:08:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Ce n&#8217;est pas tous les jours qu&#8217;une star du show-business tente de résoudre un conflit p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><i>Ce n'est pas tous les jours qu'une star du show-business tente de résoudre un conflit par une procédure alternative. C'est pourtant la solution choisie par Tom Hanks et son épouse...</i></p>
<p>Comme le mentionne un article récent du <a href="http://arbitration-forum.blogspot.com/2007/12/tom-hanks-files-for-arbitration-over.html" title="Tom Hanks demande un arbitrage">National Arbitration Forum Blog</a>, Tom Hanks et son épouse  Rita Wilson ont choisi une procédure d'arbitrage pour régler le conflit qui les oppose à une entreprise de construction, pour un montant de 2,5 millions de dollars.</p>
<p>Je trouve cette information intéressante. Les stars ont souvent tendance à médiatiser leurs conflits comme des guerres sanglantes et douloureuses. Le fait que certains cherchent des solutions négociées à leur conflit ne peut que mettre en avant le bénéfice de négocier, et de faire appel à un arbitre ou un médiateur pour solutionner le problème.</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Mon petit miracle de Noël]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2008/01/06/mon-petit-miracle-de-noel/</link>
<pubDate>Sat, 05 Jan 2008 23:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Il n&#8217;est pas toujours facile de comprendre pourquoi une situation qui semblait désespérée s]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Il n'est pas toujours facile de comprendre pourquoi une situation qui semblait désespérée se débloque. C'est ce que je voudrais faire aujourd'hui en vous racontant une histoire vécue avec un de mes "clients".</p>
<p>Nous l'appellerons Ahmed. Il a 12 ans. Lorsque je le rencontre pour la première fois, il n'a plus revu son papa depuis 4 ans. J'ai déjà rencontré sa maman et son papa qui sont séparés depuis... 12 ans !</p>
<p>Le papa d'Ahmed, immigré de la première génération a épousé sa maman dans le cadre d'un mariage que chez nous l'on qualifie d'arrangé. La maman n'y était pas opposée et elle a accepté et les fiançailles, et la grande cérémonie du mariage. Mais elle a découvert aussi que son mari était trop autoritaire pour elle et une fois revenue en Belgique, elle a tout fait pour qu'il n'obtienne pas ses documents d'immigration pour la rejoindre. Elle était cependant enceinte d'Ahmed.</p>
<p>Le papa a fait ce qu'il pouvait pour essayer d'obtenir le droit de venir s'installer chez nous. Il ne m'appartiens pas de juger si sa volonté était d'obtenir des "papiers" belges, ou pas. Mais sans cesse depuis 12 ans, il cherche à revenir et à voir son fils. Au début, il a pu le rencontrer de temps en temps chez l'un ou l'autre membre de la famille. Mais au fur et à mesure, Ahmed devenait de plus en plus opposé aux rencontres, expliquant, comme sa maman le lui a toujours dit, que son papa n'était intéressé que par l'acquisition de sa nationalité, et qu'il avait été un mauvais mari.</p>
<p>De procédure en procédure, le papa s'est vu octroyer un droit de visite "facilité" dans une institution ou je travaille, et j'ai donc hérité du dossier d'Ahmed. J'ai d'abord pu observer quelques rencontres où Ahmed se cachait en silence derrière des boîtes de jeux savamment installées pour le rendre invisible aux yeux de son père. Il refusait également de me parler. Jusqu'au jour où il s'est plaint à sa maman, à la fin d'une rencontre, d'une parole de son père pendant l'entretien "si tu savais tout ce que l'on ne te dis pas, tu me jugerais peut-être autrement". La maman, furieuse lui a demandé de me répéter ce qu'il avait entendu. Mon réflexe a été d'accepter d'entendre Ahmed, mais pas en présence de sa maman.</p>
<p>Après qu'il m'aie confié ce que son papa lui avait dit, j'ai demandé à Ahmed ce qui l'embêtait, lui, dans cette phrase. Il n'avait pas de réponse à cette question. Je lui ai alors proposé de discuter avec son papa de ce qui "était caché", afin de pouvoir faire toute la vérité. Pour moi, l'important était que si Ahmed acceptait, le père et le fils seraient obligés de parler d'eux-même. Etonnament, Ahmed accepta ma proposition.</p>
<p>Lors de la rencontre suivante, j'ai donc invité père et fils à se dire ce qu'ils pensaient être les vérités cachées. La séance, pendant une heure, semblait pour moi se résumer à un échange circulaire entre Ahmed et son papa:</p>
<p>Ahmed: "de toute façon, je ne l'aime pas"</p>
<p>son papa: "Mon fils, tu es mon fils, je veux que tu sois heureux, mais je veux pouvoir te voir grandir"</p>
<p>Je voyais Ahmed de plus en plus à court d'arguments, obligé de puiser dans ses propres ressources et non dans le discours appris par son histoire pour répondre aux interrogations de son papa; il ne me donnait cependant pas l'impression de céder un pouce de terrain. A la fin de cette heure de travail, j'avouai à l'un comme à l'autre que je craignais fort de ne pouvoir les réunir. Je dis au fils que je devrais reconnaître qu'il rejoignait tout à fait sa maman dans son appréciation du papa, et au père que je trouvais inutile de continuer à les faire souffrir l'un et l'autre plus longtemps. Je les prévins que je tiendrais encore une rencontre, aujourd'hui, et que si cette rencontre était infructueuse, je mettrais fin au travail commun.</p>
<p>Ce matin, Ahmed n'est pas venu à la rencontre. C'est son papa qui s'est présenté seul. Pour m'annoncer qu'Ahmed ne viendrait pas. Parce qu'il était malade. Mais qu'il irait le voir ce soir chez sa grand-mère maternelle (qui garde Ahmed la plupart du temps)! Sans rire, il m'annonça également que depuis notre dernière rencontre, père et fils se téléphonaient en moyenne deux fois par jour. Que la mère avait autorisé le père à sortir avec son fils dans un supermarché pour acheter un GSM qui leur permette de communiquer, et qu'elle passait directement toutes les communications venant du père à son fils...</p>
<p>Que s'est-il donc passé? En se trouvant obligé d'argumenter seul face à son père, en acceptant de répondre à des questions sans pouvoir toujours dire non, Ahmed s'est rendu compte que la perception de la réalité de sa mère était justifiée, mais n'était pas la seule possible, et que si il voulait se faire sa propre opinion des choses, il devait lui-même mettre son père à l'épreuve. Peut-être son papa veut-il surtout obtenir ses "papiers" (qu'il a obtenu entretemps), mais ce n'est qu'en acceptant de le rencontrer avec ouverture et prudence qu'il peut en acquérir la certitude.</p>
<p>En même temps, mon aveu d'impuissance à la fin de la rencontre leur rendait la responsabilité de ce qui allait se passer. Cet aveu n'était pourtant pas stratégique. Il était pour moi parfaitement réel.</p>
<p>Dans mon langage technique, je dirai que la rencontre modérée entre père et fils a opéré un recadrage de la situation aux yeux des deux protagonistes, qui leur permet désormais de dialoguer sur de nouvelles bases, suivi d'une injonction indirecte à reprendre eux-mêmes le processus en main.</p>
<p>Mais pour moi, au moment ou le papa d'Ahmed quittait le centre ce matin, c'était surtout un petit miracle de Noël qui se produisait...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'accident et la faute...]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2007/09/18/laccident-et-la-faute/</link>
<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 15:59:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Un article récent sur le blog The Situationist a attiré mon attention sur la faible différence qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Un article récent sur le blog <a href="http://thesituationist.wordpress.com/2007/09/04/attributing-blame-from-the-baseball-diamond-to-the-war-on-terror/">The Situationist</a> a attiré mon attention sur la faible différence qui pouvait exister entre notre perception d'un même événement. Tout l'article explique comment un même fait lorsqu'il se produit de manière répétitive, peut être émotionnellement perçu très différemment.</p>
<p>L'exemple le plus parlant cité dans l'article nous ramène à ce triste 11 septembre 2001. Si l'on regarde la vidéo ci-dessous en écoutant les commentaires, il est intéressant de voir comment le crash du premier avion reste perçu comme un possible accident. La voix du commentateur est dans le domaine du tragique, mais les hésitations sont nombreuses avant de dire qu'il s'agit d'un acte de terrorisme.</p>
<p>Lorsque le second avion s'enfonce dans la deuxième tour, il faut exactement 3 secondes au commentateur pour prononcer la phrase "maintenant <strong>nous avons une certitude</strong>, ceci est fait exprès"</p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/eIG8EFCzVWk'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/eIG8EFCzVWk&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p>Pourtant, dans les deux cas, l'événement en lu-même est absolument identique: un avion s'enfonce dans un building. La seule <strong>évidence</strong> est la répétition. L'histoire a démontré dans ce cas précis qu'il n'y avait pas d'erreur sur l'existence d'une intention. Mais nous pourrions sans doute tirer quelques réflexions sur les <strong>conséquences</strong> de la rapidité de réactions qu'entraîne une telle répétition quand un tiers n'est pas disponible pour "tirer au clair" les responsabilités exactes.</p>
<p>Toujours dans le même article, on trouve ainsi les deux commentaires successifs de G.W.Bush au moment où on lui annonce le premier, puis le second crash. Quand le premier avion s'écrase, le commentaire du Bush est "C'est une erreur du pilote. Il est impossible que quelqu'un puisse faire cela [volontairement]". Puis lorsqu'on lui annonce le second crash, son commentaire immédiat est "Ils nous ont déclaré la guerre". Les Etats-Unis n'utiliseront aucune forme de médiation pour répondre à ces attaques. On peut aujourd'hui se poser valablement la question de savoir dans quelle mesure la précipitation et la non-modération de la réponse ont joué un rôle dans l'installation du bourbier dans lequel doivent aujourd'hui se débattre les Etats-Unis.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Myriam et Noël: une histoire de divorce]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2007/08/30/myriam-et-noel-une-histoire-de-divorce/</link>
<pubDate>Thu, 30 Aug 2007 09:32:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
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<description><![CDATA[Comme tous les cas réels présentés dans ce blog, les noms et certaines circonstances de cette his]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Comme tous les cas réels présentés dans ce blog, les noms et certaines circonstances de cette histoire ont été modifiés afin de garantir l'anonymat des participants.</em></p>
<p>J'ai rencontré Myriam et Noël pour la première fois il y a maintenant près d'un an. Ils venaient alors de se séparer et Myriam m'avait demandé de les aider à faire le point sur leur couple et de les aider à décider de la suite à donner à leur relation.</p>
<p>Noël était arrivé en Belgique, en provenance d'un pays du tiers monde il y a quelques années. Au moment de sa rencontre avec Myriam, il approchait de la fin de sa procédure de naturalisation. Tout indiquait qu'il serait sous peu citoyen belge à part entière. Le mariage avec Myriam était demandé par Noël, sur base de ses convictions religieuses. Myriam qui ressortait d'un divorce, ne tenait pas particulièrement à ce mariage, mais l'a accepté car c'était pour elle la seule manière de pouvoir vivre avec Noël.</p>
<p>La séparation était intervenue deux ans plus tard, suite aux reproches mutuels que se faisaient Myriam et Noël sur leur répartition des tâches et responsabilités domestiques et financières. Le couple s'était entretemps fortement endetté, mais arrivait désormais à rembourser ses dettes.</p>
<p>Les premières rencontres permirent de mettre en évidence qu'au coeur du problème, il y avait un problème de confiance mutuelle. Cette blessure était particulièrement profonde dans le chef de Noël, mais c'est pourtant Myriam qui prit l'initiative de confirmer la volonté de mettre fin au mariage.</p>
<p>Dès le début de la médiation, il était clair que tous deux voulaient avant tout régler leur problème directement, même si ils savaient que de grosses contraintes financières allaient les obliger à trouver des solutions originales. Grâce à leur créativité, ils élaborèrent ensemble un plan financier leur permettant de régler leurs dettes en séparant les responsabilités. Il leur fallut ensuite rechercher une solution qui leur garantissait de ne pas se retrouver à payer les dettes de l'autre. La volonté était réelle d'y arriver, et ils ont fini par trouver l'ensemble de leurs solutions.</p>
<p>Alors que nous nous préparions à rédiger la version finale des accords, Noël revint cependant avec une question qu'il n'avait pas voulu poser depuis le début: il voulait savoir quelles traces de sa vie restaient en la possession de Myriam, et comment il pourrait avoir un peu de contrôle sur ces traces (par exemple, les photos de vacances). Myriam a alors proposé d'avoir une discussion spécifique sur ce sujet, et est revenue avec des propositions très concrètes.</p>
<p>C'est ainsi que leurs accords de divorce comportent une section spécifique sur la propriété et l'usage qui peut être fait des photos de Noël qui se trouvent chez Myriam, et vice-versa.</p>
<p>Il y a un mois, Noël et Myriam ont franchi pour la dernière fois la porte de mon bureau. Peu leur importe la nouvelle loi sur le divorce. Ils ont maintenant le sentiment d'avoir créé le cadre dans lequel ils pourront recommencer le prochain chapitre de leur vie...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L'hébergement de Fabrice]]></title>
<link>http://interactes.wordpress.com/2007/07/03/lhebergement-de-fabrice/</link>
<pubDate>Tue, 03 Jul 2007 21:30:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>dfoucart</dc:creator>
<guid>http://interactes.wordpress.com/2007/07/03/lhebergement-de-fabrice/</guid>
<description><![CDATA[Comme dans tous les cas réels relatés ici, j&#8217;ai volontairement changé un certain nombre de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>Comme dans tous les cas réels relatés ici, j'ai volontairement changé un certain nombre de données afin de rendre les personnes non identifiables. L'histoire, elle, est bien vraie.</em></p>
<p>Lorsque Bénédicte et Frank me rendent visite pour la première fois, les relations sont visiblement tendues. Ils s'interrompent sans cesse et n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la raison exacte de leur présence.</p>
<p>Il m'apparaît cependant assez rapidement qu'il va être question de l'hébergement d'un fils de 15 ans, Fabrice; que pour le moment il est en hébergement principal chez Bénédicte, et qu'il passe un week-end sur deux chez Frank. J'apprends assez vite également que Frank et Bénédicte n'ont jamais été marié, qu'une procédure est en cours au Tribunal de la Jeunesse, et que Frank ne veut parler que des modalités pratiques de la mise en place d'un hébergement partagé.</p>
<p>J'explique à Frank et Bénédicte les conditions de base d'une médiation: volonté des parties, confidentialité et suspension des procédures. Ce dernier point n'est pas simple pour eux, mais il finissent par l'accepter.</p>
<p>La seconde séance montre comment les luttes de positions sont improductives: Frank ne parle que d'hébergement partagé, alors que Bénédicte parle d'élargir plus ou moins l'hébergement secondaire. Le débat se focalise clairement sur ces deux termes: partagé ou secondaire ? Je leur pose alors la question d'en savoir un peu plus sur leur fils, ses compétences, ses relations avec chacun d'entre eux.</p>
<p>Cette discussion, qui prendra la plus grosse partie de la deuxième et de la troisième séance, met en évidence deux points: Fabrice a de grosses capacités intellectuelles, mais n'arrive pas à travailler assez à l'école. Frank et Bénédicte reconnaissent tous deux que c'est lorsqu'il est chez son père (un enseignant) qu'il se prépare le mieux pour ses examens. Par contre, Frank ne nie pas qu'il n'est guère doué pour les éléments logistiques comme préparer un lunch correct pour son fils le midi.</p>
<p>Un premier accord de principe se dégage: il serait bien que Fabrice puisse étudier plus avec son père, mais il est important qu'il garde un contact régulier avec sa mère en journée. Un autre point est assez rapidement acquis: Fabrice doit garder des moments de loisir aussi bien avec son père qu'avec sa mère.</p>
<p>Dans l'étape suivante (la fin de la troisième séance et le début de la quatrième), nous sommes au tableau Frank, Bénédicte et moi-même. J'y ai dessiné un grand calendrier s'étalant sur cinq semaines et nous y simulons différents cas de figure. Il en ressort qu'il serait heureux que Fabrice travaille avec son père du lundi soir au jeudi soir certaines semaines, et du vendredi soir au lundi matin les autres semaines. Cela lui donnerait à la fois l'occasion d'avoir des week-ends avec chaque parent, et de maintenir un rythme d'étude régulier.</p>
<p>C'est Frank qui suggère cependant que Fabrice puisse passer chez sa mère (qui habite à côté de l'école) certains midis, afin de l'embrasser et de manger avec elle (elle est femme au foyer). Bénédicte semble apprécier la suggestion. Tous deux semblent d'accord et nous pouvons formaliser la partie "scolaire" de l'accord. Plus personne ne parle ni d'hébergement partagé, ni d'extension de l'hébergement. Il est désormais question de la solution d'hébergement qui garanti à la fois les meilleures relations entre Fabrice et chacun de ses parents et qui contribue le mieux à son bien-être scolaire et personnel.</p>
<p>La répartition des vacances s'effectue alors sur base des préférences traditionnelles familiales, et dans  une répartition équitable lorsqu'aucune autre solution n'existe. A la cinquième séance, nous pouvons relire les accords et les signer. Juste avant l'audience qui était prévue au Tribunal de la Jeunesse qui peut alors homologuer l'accord acquis par les parents...</p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
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