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	<title>beggas &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "beggas"</description>
	<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 12:37:34 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[BEGGAS,Apres le terrorisme, la misère ]]></title>
<link>http://lakhdaria10.wordpress.com/2008/02/18/beggasapres-le-terrorisme-la-misere/</link>
<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 15:34:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>lakhdaria10</dc:creator>
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<description><![CDATA[PAR YAZID YAHIAOUI
SOIR ALGERIE
4/04/2007
Connue pendant toute une décennie comme étant la région]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>PAR YAZID YAHIAOUI<br />
SOIR ALGERIE<br />
4/04/2007</p>
<p>Connue pendant toute une décennie comme étant la région la plus dangereuse ; livrée à elle-même et aux terroristes du GIA puis du GSPC pendant longtemps,</p>
<p>&#60;B&#62;la région de Beggas&#60;/b&#62;, située au nord de la commune de &#60;B&#62;Kadiria,&#60;/B&#62; à 32 km au nord-ouest de Bouira, n’est pourtant pas ce que l’opinion publique en</p>
<p>général faisait d’elle ; c’est-à-dire un vaste territoire de terroristes. Non, &#60;B&#62;les Ath-Khalfoun ou les Béni- Khalfoun &#60;/B&#62; ne veulent plus de cette image</p>
<p>que leur renvoie malgré eux l’homme de la rue.</p>
<p>Certes, et comme tous les Algériens dont le seul tort est de se retrouver un jour vivant dans un lieu reculé et propice par l’action terroriste, les</p>
<p>habitants ont vécu les affres du terrorisme, subi pendant longtemps le diktat des sanguinaires du GIA et du GSPC, mais comme des milliers d’Algériens, aux</p>
<p>côtés de ceux qui avaient préféré la fuite et l’exode vers des lieux plus cléments, ils y avait ceux qui avaient tenu tête, qui sont restés sur les lieux au</p>
<p>péril de leur vie. Ils ont, comme leurs ancêtres, préféré mourir que quitter leur pays.<br />
Les Ath-Khalfoun : combattants jusqu’à la moelle<br />
Pour connaître le territoire des Ath-Khalfoun plus connu sous le nom de Beggas, il faudra d’abord, à cause de cette image que nous renvoie le terrorisme,</p>
<p>être accompagné d’un des enfants de cette région pour découvrir la majesté des lieux. Composé de plusieurs villages perchés ou accrochés sur les flancs des</p>
<p>collines qui montent, montent sur ce chemin serpenté et sinueux semblable aux centaines de villages de la Kabylie que Mouloud Feraoun a merveilleusement</p>
<p>décrits dans son célèbre roman les Chemins qui montent, le territoire des Ath Khalfoun a de tout temps été un haut lieu de résistance contre les occupants.</p>
<p>Hamid, notre guide qui nous accompagne en cette journée ensoleillée de samedi, jour du Mawlid Ennabaoui, nous montre dès que nous avons quitté le chef-lieu</p>
<p>de la commune de Kadiria d’où dépend la région le carré des martyrs érigé en l’honneur des martyrs de la Révolution. 170 chahids sont natifs des Ath-</p>
<p>Khalfoun. La base de l’ALN dans la &#60;B&#62;zone de Palestro&#60;/B&#62; était très bien fournie en hommes braves de cette région. Car, en plus des 170 martyrs, des</p>
<p>dizaines de moudjahidine qui y ont survécu aux assauts de Bigeard et autre “opération jumelles” sont natifs de la région. La végétation fournie et le relief</p>
<p>boisé et escarpé avaient fait de ce lieu un coin idéal pour les résistants de la Révolution. D’ailleurs, sur les hauteurs, à quelques 13 km plus haut, à une</p>
<p>altitude de 850 m où le territoire des Ath &#60;B&#62;Khalfoun brasse quatre communes issues de trois wilayas : Tizi-Ghennif de Tizi-Ouzou, Chaâbat-El-Ameur de</p>
<p>Boumerdès et Aomar et Kadiria de Bouira,&#60;/B&#62; la vue est tellement envoûtante que l’on se posait la question comment l’Etat n’avait pas inscrit ce lieu parmi</p>
<p>les coins susceptibles d’accueillir des hôtels touristiques. Toute personne qui visite ces lieux pour la première fois comme c’était le cas pour nous sera</p>
<p>charmée par le paysage mais aussi par les horizons qui se dessinent au loin ; l’hôpital Balloua de Tizi-Ouzou à l’est, l’hôtel Tala Guilef et la majestueuse</p>
<p>chaîne du Djurdjura un peu au sud, mais aussi et surtout la mer et Cap-Djinet au nord sur une dépression dont seule la nature a le secret, et un peu plus</p>
<p>loin à l’ouest et en temps clair, l’on peut même déceler depuis les collines les lumières de Maqam Chahid (sanctuaire des martyrs) d’Alger. De ce coin</p>
<p>féerique, l'armée française en a fait un véritable poste d’observation qui domine toute la région tant du côté de Lalla Mossaâd au nord que du côté de la</p>
<p>vallée de Oued Djemaâ à l’ouest et Tizi-Ghennif à l’est. Et d’après les vieux du village, même De Gaulle y avait mis pied à un certain moment pendant son</p>
<p>séjour à Alger pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque la France était sous occupation allemande. Ce sont sur ces hauts-lieux de résistance que les</p>
<p>ancêtres des Ath Khalfoun avaient infligé aux Français les pires pertes et les dures épreuves au XXIe siècle lors du soulèvement d’El-Mokrani en 1871. Les</p>
<p>Ath Khalfoun avaient brûlé par deux fois le village colonial de Palestro ; chose qui leur coûtera d’ailleurs les pires exactions plus tard avec des</p>
<p>exécutions sommaires et la destruction de villages.<br />
Le terrorisme et l’exode<br />
Au début des années 1990, le territoire de Beggas était tout désigné pour abriter les maquis islamistes. Malgré le refus des populations d’y prendre part,</p>
<p>plusieurs jeunes natifs des villages environnants et même de la région avaient fini par rejoindre les maquis terroristes. “Plus par pression islamiste et</p>
<p>pour éviter les représailles à leurs familles que par conviction”, nous dit-on. Les années passaient et la région se vidait de plus en plus de ses habitants.</p>
<p>En 1998, lorsqu’une unité de l’ANP avait été envoyée sur place pour sécuriser les lieux, la majorité des villages étaient désertés. El-Madjen, Gheddioua,</p>
<p>Nadhor, Djiber, Ath-Amara, Ath-El-Ass, Thala Oughanim, tous ces villages étaient désertés par les populations qui avaient préféré partir vivre sous des cieux</p>
<p>plus cléments. Seul le village Beggas au sommet de ce vaste territoire avait survécu à cette furie d’exode massif. La région qui comptait plus de 5 000</p>
<p>habitants est réduite à moins de 1 000 habitants. Et ce fut là, au village de Beggas, que l’unité de l’ANP avait élu domicile en choisissant comme poste de</p>
<p>commandement les seules infrastructures publiques existantes ; l’école primaire, le centre de santé, une antenne postale et la mosquée pour s’y établir. Là,</p>
<p>relevons un point sur lequel les gens que nous avons rencontrés sur place se sont montrés divisés : les uns pensent que la domiciliation de l'ANP dans ces</p>
<p>lieux est une bonne chose, puisque, sans elle, aucun villageois n’aurait résisté à demeurer, alors que d’autres pensent que l’ANP aurait pu être présente</p>
<p>mais sans occuper les lieux publics. D’ailleurs, fait ironique, dans cette école primaire occupée, une classe fonctionne avec une dizaine d'élèves. Des</p>
<p>élèves de six, sept ans au milieu des klashs !<br />
Le regroupement dans un dénuement total<br />
Au lendemain de l’installation de l’unité de l’ANP à Beggas, plusieurs familles qui avaient déserté les lieux sont retournés. D’autres encore qui habitaient</p>
<p>dans les villages environnants y avaient élu domicile à Beggas, qui chez un parent, ou carrément en construisant une nouvelle habitation. De fait, la vie a</p>
<p>repris son droit de cité dans ces lieux. Et même dans la périphérie immédiate comme par exemple à Ath Amara, le village qui est situé en contrebas de Beggas,</p>
<p>à un jet de pierre et largement dominé par le PC de l’ANP. Or, à partir de l’année 1998, année où les populations ont commencé à s’y installer durablement,</p>
<p>les problèmes de la vie quotidienne commençaient à émerger. A commencer par la scolarité des enfants des trois paliers. Le transport scolaire faisait défaut</p>
<p>et les fourgons qui pouvaient transporter les élèves étaient rares. Ce calvaire qui dure depuis la fin des années 1990 persiste encore et même lorsque l’</p>
<p>association du village Beggas qui a vu le jour en 2004 a soulevé le problème auprès des autorités locales et de wilaya, rien n’a été fait. De fait, et</p>
<p>jusqu’à ce samedi, les élèves de ces villageois continuent à vivre le martyre surtout en temps de pluie et de neige. Et Dieu sait que la neige y est</p>
<p>abandante dans ces lieux. Les élèves ne trouvent même pas d’abribus pour pouvoir attendre un quelconque véhicule de fortune qui puisse les transporter vers</p>
<p>Kadiria où ils poursuivent leurs études. Nacer, le vice-président de l’association, nous dira que la dernière fois, lors de la perturbation atmosphérique qui</p>
<p>avait touché l’ensemble du nord du pays, les hautes collines des Ath- Khalfoun étaient parées de ce manteau blanc et pendant le week-end, il y a vait des</p>
<p>dizaines de familles qui sont venues en villégiature pour s’adonner des photos souvenir. Des lieux ignorés, malheureusement, par les autorités locales.</p>
<p>Hamid, notre guide, nous dira que depuis leur accession à la tête de l’APC de Kadiria en octobre 2002, seul le 1er vice-président s’est déplacé une fois vers</p>
<p>Beggas. Selon le président de l’association, Ghiles Ahmed, en 2004, après l’agrément de l’association, des villageois avaient fait don de leurs terrains pour</p>
<p>l’implantation d’un programme de l’habitat groupé. Des initiatives ont été faites dans ce sens auprès des autorités locales et même de la wilaya pour pouvoir</p>
<p>bénéficier de ce programme surtout que la politique du gouvernement et du président de la République insistait sur le retour des populations dans leurs</p>
<p>localités respectives. “De cette politique, et même si nous savions que beaucoup de régions à l'échelle de la wilaya en ont bénéficié, notre région n’a pas</p>
<p>eu cette chance”, dira Ahmed. Et Nacer renchérit en apportant son propre témoignage sur les lenteurs administratives pour avoir le fameux acte de possession</p>
<p>qui peut ouvrir les portes de l’aide à l’habitat rural. A Beggas, sur les sept villages, seuls une dizaine de jeunes a bénéficié de cette aide, selon les</p>
<p>membres de cette association. Et dire qu’au niveau de la wilaya, plus de 6 000 aides ont été octroyées ! Aux côtés de ces aides qui ne sont jamais venues, la</p>
<p>région qui a été touchée par le tremblement de terre du 21 mai 2003 n’a pas non plus été prise en charge. Les fissures au niveau des habitations sont encore</p>
<p>visibles mais les autorités et les responsables qui continuent à qualifier la région de dangereuse pour tout déplacement n’avaient pas daigné prendre en</p>
<p>considération les déclarations de foi des habitants. Ces derniers ont soulevé aussi l’autre phénomène dû à la proximité de l'unité de l’ANP qui utilise le PC</p>
<p>comme lieu de lancement des obus vers les montagnes de Lalla Mossaâd, situées en face. Les vibrations créées par ces tirs ont causé d’énormes préjudices aux</p>
<p>habitations limitrophes mais, là aussi, les demandes faites par les propriétaires dans l’objectif de se faire indemnisés sont restées lettre morte. En plus</p>
<p>du problème de l’habitat rural, la route CW8 qui y mène est dans un état lamentable. Passe encore sur l’AEP qui n’a jamais figuré parmi les préoccupations de</p>
<p>ces villageois tant chaque maison possède son puits naturel. Mais l’assainissement reste une priorité pour ne pas polluer les eaux souterraines. Tous ces</p>
<p>problèmes sont en suspens et les centaines de jeunes qui flânent dans ces lieux ne savent plus à quel saint se vouer.<br />
Le FNRDA, jamais vu<br />
Tous les usagers de la RN5 ont sûrement goûté un jour aux saveurs exquises des figues succulentes qui se vendaient le long de la voie pendant toute la</p>
<p>période estivale. Eh bien, pour ceux qui l’ignorent encore, sachons que les meilleures figues de la vallée s’étendant depuis les gorges de Palestro jusqu’à</p>
<p>la sortie sud de la ville de Bouira, les fruits charnus qui attirent la vue et font couler la salive à plus d’un voyageur proviennent des Ath Khalfoun. Eh</p>
<p>oui, tradition oblige, le climat ainsi que le sol y sont pour quelque chose dans la réussite de ce fruit dans ces hautes collines. Les figueraies abondent</p>
<p>dans ces lieux, magistralement entretenues, travaillées à la main ou avec des bœufs ; et c’est cela peut-être le secret de la saveur exquise des figues des</p>
<p>Ath Khalfoun. Cependant, si les jeunes travaillent ces figueraies religieusement, il reste que des programmes de soutien dans le cadre du Fonds national de</p>
<p>régulation de développement agricole (FNRDA), aucun n’en a bénéficié. Quant à parler du fameux PPDRI, le programme de développement rural intégré, ils n’en</p>
<p>ont jamais entendu parler. Un vaste territoire qui a résisté héroïquement aux terroristes, qui essaye tant bien que mal à subsister en ces lieux reculés mais</p>
<p>féeriques, ignorés des autorités. Des demandes d’audience maintes fois exprimées par l’association auprès de la wilaya pour pouvoir exposer les problèmes</p>
<p>sont toujours restées sans suite. Les responsables continuent à frapper cette région du sceau de territoire à risque où il est toujours déconseillé de se</p>
<p>rendre, et les populations continuent vivre avec leurs propres moyens en attendant des jours meilleurs. Une délégation du RCD a cassé cette image en s’y</p>
<p>rendant ce samedi accompagnée de professionnels de la presse pour redonner de la confiance à ces milliers de citoyens qui en ont tant besoin. Les pouvoirs</p>
<p>publics sont vivement interpellés pour prendre en charge les doléances de ces citoyens qui n’ont jamais choisi les lieux de leur existence.<br />
Y. Y.<br />
LE SOIR</p>
<p>&#60;center&#62;&#60;photo mchedellah_station.jpg&#62;&#60;/center&#62;</p>
<p>&#60;u&#62;Omar Soualah&#60;/u&#62;<br />
Depeche de kabylie<br />
06.11.2006</p>
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