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	<title>autoritarisme &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "autoritarisme"</description>
	<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 09:04:02 +0000</pubDate>

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<title><![CDATA[Thaïlande : retour ephémère d’un régime élu démocratiquement ?]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=91</link>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 03:41:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Camille Gaudreault
L’histoire politique de la Thaïlande est depuis longtemps façonnée par l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Camille Gaudreault</strong></p>
<p style="text-align:justify;">L’histoire politique de la Thaïlande est depuis longtemps façonnée par l’alternance entre élections démocratiques et coups d’État orchestrés par les militaires thaïlandais. Le dernier coup d’État, celui de 2006, est le 19e que le pays ait connu depuis 1932 (Marier 2007).</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Le coup d’État du 19 septembre 2006 est la conséquence d’une crise politique qui secouait le pays et impliquait son Premier ministre Thaksin Shinawatra qui avait été élu démocratiquement en 2001 et en 2005. Des Thaïlandais dénonçaient la corruption et le fait que Shinawatra avait «réussi à neutraliser les mécanismes de contrôle exécutif, notamment en intervenant dans le choix des membres des agences indépendantes» (Dubus 2007) pour placer des gens qui lui étaient favorables.</p>
<p style="text-align:justify;">La crise politique a débuté en janvier 2006, elle est attribuable entre autres à la vente de la Shin Corp  (compagnie fondée par Shinawatra) par la famille du Premier ministre sans que cette vente suive les règles de la fiscalité thaïlandaise. Ceci permit à la famille d’épargner une somme considérable.</p>
<p style="text-align:justify;">les militaires se perçoivent comme «les chiens de garde» devant préserver un système où les gouvernements élus ne sont pas trop «corrompus». Le coup d’État fomenté par les généraux a reçu l’appui de la population et du roi <a href="http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761573190/Rama_IX.html#p1">Bhumibol Abdulyadej</a>. Ces appuis ont obtenu grâce à la promesse de la junte militaire et du gouvernement intérimaire de <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/5392722.stm">Surayud Chulanont</a> de tenir des élections démocratiques dans un délai d’un an et d’un retour à un régime plus transparent, moins corrompu.</p>
<p style="text-align:justify;">La junte bien présente dans le paysage politique, voulait un retour à la démocratie, mais sans que leurs pouvoirs et influences soient amoindris. Dès leur prise de pouvoir, en 2006, les militaires ont aboli la Constitution de 1997,  la plus démocratique que le pays ait connue (« responsabilité démocratique accrue, transparence, consolidation des partis politiques, renforcement des mesures anticorruption, intérêt accru pour les Droits de l’Homme » (Funston 2001)).</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">La nouvelle Constitution a été approuvée par les Thaïlandais, lors d’un référendum à l’été 2007. Par la Constitution, les militaires se sont donné un plus grand pouvoir et se sont assurés d’un certain contrôle de la sphère politique thaïlandaise. Dans la nouvelle Constitution où les membres du Sénat, auparavant élus, doivent dorénavant en partie être nommés. Le parti politique de Thaksin Shinawatra, Thai Rak Thai (TRT) a été dissous par un Tribunal constitutionnel constitué par la junte.</p>
<p style="text-align:justify;">Les élections législatives promises par la junte eurent lieu le 23 décembre 2007. En vue de ce scrutin, les dirigeants du TRT se sont fait enlever le droit de se présenter aux élections pour une période de cinq ans (Dubus 2007), évitant ainsi le retour de Shinawatra.</p>
<p style="text-align:justify;">Les militaires ont toutefois subi un important revers. Les hommes politiques proches de l’ancien Premier ministre Shinawatra ont formé un nouveau parti, Power People Party (PPP). Ce parti jouï d'une grande popularité auprès de la population (surtout au nord) et le PPP a gagné les élections. Cependant, il n'a pas obtenu suffisamment de voix pour former un gouvernement majoritaire. Le nouveau Premier ministre, <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7212682.stm">Samak Sundaravej</a> a été élu par les députés le 28 janvier 2008 et a constitué un gouvernement de coalition «pro-Thaksin».</p>
<p>L’élection du PPP n’augure pas un retour durable la stabilité politique et laisse présager des relations tendues entre généraux et élus. La cohabitation entre l’institution militaire et le gouvernement sera difficile et le roi Abdulyadej devra tempérer la situation s’il veut éviter un nouveau putsch. Plusieurs Thaïlandais souhaitent que Thaksin soit jugé pour ses actes de corruption et depuis le début de l’année, il y a des manifestations contre les «pro-Thaksin». Mais au début de 2008, il y a un important revirement de situation : la junte militaire qui avait orchestré le coup d’État s’est autodissoute. Le gouvernement Sundaravej, proche de Thaksin, pourra gouverner dans une certaine stabilité politique. Mais il ne devra pas trop déplaire aux militaires et à certains groupes de la société civile «anti-Thaksin».</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Bouchaud Alain et Louis Bouchaud. « En Thaïlande, la chute d’un milliardaire devenu politicien ». <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/BOUCAUD/14122">En ligne</a>.  (page consultée le 14 juin 2008)</p>
<p style="text-align:justify;">
Dubus, Arnaud. 2007. « Crise politique prolongée » Dans Badie Bertrand et Sandrine Tolotti, dir., L’État du monde 2008 ». Montréal : Les Éditions du Boréal</p>
<p style="text-align:justify;">
Funston, John. 2001. « La politique thaïe : mondialisation, régionalisme et crise économique ». Revue internationale de politique comparée 8 (no.3) : 419-434.</p>
<p style="text-align:justify;">
Marier, Yoan. 2007. Élections législatives en Thaïlande : d’élections en coups d’État. <a title="http://www.apem-wspa.org/spip.php?article623" href="http://www.apem-wspa.org/spip.php?article623">En ligne.</a> (page consultée le 13 juin 2008)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Coup d'État dans l'eau]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=76</link>
<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 02:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<guid>http://asiesudest.wordpress.com/?p=76</guid>
<description><![CDATA[Par Pierre Fiola
Le 19 septembre 2006, les militaires faisaient un coup d’État en Thaïlande, un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Pierre Fiola</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le 19 septembre 2006, les militaires faisaient un coup d’État en Thaïlande, un premier depuis 15 ans, et renversaient le premier ministre Thaksin  Shinawatra.  Celui-ci était à New York pour une rencontre avec les Nations Unies.  Les militaires promettaient alors un retour rapide à la démocratie sous trois conditions : mettre un terme au chaos politique, débarrasser le pays des leaders corrompus et réunifier le pays [1].</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Depuis 1932, c’est 19 coups d’État qui ont eu lieu en Thaïlande .« Il y a en Thaïlande depuis longtemps une alternance entre démocratie et pouvoir militaire » mentionne Dominique Caouette, professeur adjoint au Département de sciences politiques de l’Université de Montréal [2].  Selon lui, les militaires se considèrent comme des arbitres ayant le devoir d’intervenir quand un gouvernement est trop corrompu [3].</p>
<p style="text-align:justify;">La tension entre Thaksin et les militaires remonte aussi loin qu’à sa première élection en 2001.  À cette époque, les militaires tentaient de freiner la contrebande d’amphétamines à la frontière birmane, et de nombreux incidents armés ont lieu [4].  Avant même les élections de 2001, la junte birmane annonce sa préférence pour l’élection de Thaksin.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Devenu premier ministre, ce dernier, malgré l’opposition de ses généraux, change de politique. Il relève de ses fonctions le général Wattanachai Chaimuanwong, commandant la IIIe armée, chargé de la frontière nord, particulièrement attaché à une position de fermeté face aux trafiquants de l’United Wa State Army (UWSA), qui agit avec l’aval de l’armée birmane. L’année suivante, le général Surayud Chulanont, qui occupe le poste de Supreme Commander, subit le même sort. M. Thaksin fait nommer à leur place des généraux de son clan, dont des membres de sa famille ». [5]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Ces gestes étaient sans doute une tentative d’augmenter son contrôle sur l’organe militaire, justement pour éviter les coups d’État, mais cela aura finalement eu l’effet opposé.  La reine Sirikit apporte un soutien discret au général Wattanachai. « Ces événements marquent d’une façon durable l’élite militaire, d’autant que les généraux remplacés sont considérés comme intègres, professionnels et compétents  ». [6]</p>
<p>Il n’y a pas que par les militaires que les actions de Thaksin sont remises en question.</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Depuis son entrée en fonction, en février 2001, M. Thaksin est régulièrement critiqué pour ses penchants autoritaires, son incapacité à tolérer les critiques, qu’elles émanent de l’opposition, des intellectuels ou des journalistes ». [7]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Sa gestion radicale de la crise musulmane dans le sud du pays lui vaut de sévères critiques de la part de la population [8], mais aussi de la part de la communauté internationale [9]. Il tente de cacher l’épidémie de grippe aviaire dans son pays, risquant une épidémie mondiale.  De plus, Thaksin se retrouve impliqué dans des scandales de corruption :   entre autres, son fils fut condamné à payer une amende pour bénéfices excessifs lors d’une transaction commerciale, et il a vendu de façon illégale ses parts dans la holding Shin Corp. ce qui lui a permis de faire un bénéfice de 1,9 million de dollars américains [10]. Finalement, après que les États-Unis lui aient reproché sa réputation en matière de droit de l’Homme, il dit que Washington était un « ami inutile » [11].</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">C’est dans ce climat de contestation que Thaksin déclenche des élections pour le 2 avril 2006.  Les partis de l’opposition les boycottent.  Le Roi déclare que des élections à un seul parti sont antidémocratiques, et le 9 mai la cour constitutionnelle déclare ces élections invalides [12].   Pour les militaires, le temps est venu de prendre les choses en main.  Le 1er septembre, 18 jours avant le coup d’État, l’ancien premier ministre, le général Prem, qui est également le président du Conseil privé de la maison royale déclare devant les membres de l’académie navale et de l’armée de l’air :</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Les soldats doivent strictement appliquer les conseils du roi.  Le roi suggère que les bonnes personnes empêchent les mauvais éléments de prendre le pouvoir pour créer des troubles ». [13]</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Le 19 septembre 2006, la junte militaire prenait le pouvoir.   Le roi déclarait publiquement « que le gouvernement risquait de mener le pays au désastre, une allusion voilée aux multiples scandales de corruption qui ont fait surface. »  Les militaires pensaient avoir gagné le combat qui les opposait à Thaksin.  La suite des événements a démontré que la bataille n’était pas terminée, et que ce coup d’État n’aura pratiquement été qu’un coup d’épée dans l’eau.</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] Issa Ouedraogo, « Thaïlande : 1er coup d'État depuis 1991 », (2007) <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=588">En ligne.</a> (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[2] Yoan Marier, « Élections législatives en Thailande : d’élections en coup d’État », (2007) <a href="http://www.apem-wspa.org/spip.php?article623">En ligne. </a> (page consultée le 18 juin 2008.)</p>
<p style="text-align:justify;">[3]</p>
<p style="text-align:justify;">[4] André et Louis Boucaud, « En Thailande : La chute d’un milliardaire devenu politicien », Le Monde diplomatique (Novembre 2006) <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/BOUCAUD/14122">En ligne</a>. (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[5] Idem.</p>
<p style="text-align:justify;">[6] Id.</p>
<p style="text-align:justify;">[7] Nicolas Revise, « Le système Thaksin : coup de frein au processus de démocratisation ou « voie thaïlandaise » vers la démocratie », Les Études du CERI, n.115 (Juin 2005) <a href="http://www.ceri-sciences-po.org/publica/etude/etude115.pdf">En ligne.</a> (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[8] André et Louis Boucaud Op. Cit.</p>
<p style="text-align:justify;">[9] Nicolas Revise Op. Cit.</p>
<p style="text-align:justify;">[10] Jan McGirk, « Le milliardaire autocratique accuse de diriger son pays pour son profit personnel », (2006) <a href="http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Thailande_Thaksin_Shinawatra_200906.htm">En ligne</a>. (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[11] Idem.</p>
<p style="text-align:justify;">[12] André et Louis Boucaud Op. Cit.</p>
<p style="text-align:justify;">[13] Idem</p>
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[L’instrumentalisation de la religion par la junte birmane]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=89</link>
<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 01:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<guid>http://asiesudest.wordpress.com/?p=89</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-Anitha Jaotody
Les dictatures militaires ont toujours utilisé différents éléments pour]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Marie-Anitha Jaotody</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Les dictatures militaires ont toujours utilisé différents éléments pour justifier les répressions et imposer leur pouvoir. La junte militaire birmane ne fait pas exception à cette règle parce que, depuis la fin des années 70, elle instrumentalise la religion bouddhiste pour asseoir son autorité et s’en sert comme prétexte afin de justifier ses politiques répressives. Cette stratégie fonctionne bien puisque la croyance selon laquelle tout ce qui se fait pour l'est honorer la religion est bien ancrée dans la population.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">La junte militaire a bien compris le rôle que joue le bouddhisme dans la vie quotidienne de la population birmane. En effet, la population est très attachée à l’ensemble de ces traditions, car il est le fondement de leur identité culturelle [1]. L’ordre religieux et les moines sont fortement respectés et prennent une place prépondérante dans la société, car leur mode de vie  est régi par le Vinaya un texte fondamental qui exige beaucoup de sacrifices et de renoncement de leur part). Ce renoncement inspire le respect envers les moines et tout ce qui est entrepris pour une cause religieuse ne doit pas être discuté [2].</p>
<p style="text-align:justify;">Pour affirmer le rôle de l’État dans la religion, la junte entreprend la construction de monastères ou de sculptures à l'image de bouddha dans tout le pays. La plus grande réalisation reste le projet du « Roi du Dhamma » qui consistait à sculpter un bouddha de marbre haut de 11,45m et à le transporter ensuite vers Rangoon [3]. Cette pratique rappelle d’ailleurs celle des conquérants de la Birmanie précoloniale qui ramenaient et réinstallaient les statues royales des régions vaincues vers leur ville d’origine pour marquer leur victoire et soumettre la population.</p>
<p style="text-align:justify;">La junte militaire a recours à cette  pratique parce qu’elle a eu des échos dans la population qui reste très attachée aux traditions culturelles et religieuses. Mais la motivation de la junte militaire va bien au-delà de la cause religieuse, car elle est aussi politique. En effet, en entretenant ainsi le sentiment religieux des birmans par la louange des Bouddha, celle-ci louera aussi le pouvoir en place qui met en valeur la foi bouddhique [4].  Ce « mécanisme » permet de renforcer le contrôle de la junte sur la population et consolide son monopole sur la religion bouddhiste.</p>
<p style="text-align:justify;">On peut se poser alors la question sur la réaction de la population, est-elle vraiment dupe? Dans une communication verbale recueillie par John Sisley, un birman témoigne</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;">« Ils ne font que des choses inutiles. Ce que le peuple voudrait vraiment, ce ne sont pas des cérémonies de ce type […] Comme le disait Aung San, la politique devrait être séparée de la religion. La population pense la même chose » [5].</p>
</blockquote>
<p style="text-align:justify;">Cette pensée est partagée par la majorité de la population birmane mais celle-ci est consciente de sa propre impuissance, elle se plie aux différentes requêtes de la junte.</p>
<p style="text-align:justify;">L’instrumentalisation de la religion est néfaste pour l’ordre religieux car d’une part, elle divise le Sangha (l’ensemble du corps religieux) entre ceux qui « collaborent » avec la junte militaire et ceux qui affichent une hostilité et d’autre part, elle dégrade l’éthique religieuse par la corruption de certains moines qui entrent dans le jeu de la junte militaire. En effet, les moines ont toujours joué le rôle d’intermédiaire dans la société. Aujourd’hui, ils jouent le rôle d’intermédiaires entre la population et le pouvoir et beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à monnayer les services rendus à la population ou à soutirer de l’argent à la population en prétextant une fin religieuse [6]. Cependant, on aurait tort de croire à une corruption générale au sein du Sangha car une frange affirme leur opposition et dénonce la pratique de la junte. Cette frange est d’ailleurs un acteur central dans les mobilisations de 2007 et depuis lors, ils ont été la cible de répression et d’arrestation par le pouvoir. Depuis ces événements, les monastères sont étroitement surveillés [7].</p>
<p style="text-align:justify;">Aujourd’hui, des sanctions et des embargos ont été mis en place pas la communauté internationale mais les ressources naturelles dont regorgent la Birmanie ne cessent d’attirer la convoitise de certaines puissances comme la Chine ou l’Inde qui sont prêtes à fermer les yeux sur les pratiques peu démocratiques de la junte [8].</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] Sisley, John. 2001. « La robe et le fusil : Le bouddhisme et la dictature militaire en Birmanie ». Revue d’études comparatives Est-Ouest(32) n°1 pp 175-198.</p>
<p style="text-align:justify;">[2] Lubeigt, G. 1995. « Le don de la robe : aspects socio-économiques d’un acte méritoire chez les bouddhistes de Birmanie », dans notes sur la culture et la religion en péninsule indochinoise. Paris : L’Harmattan. pp 23-41.</p>
<p style="text-align:justify;">[3] Sisley, John. 2001. Id.</p>
<p style="text-align:justify;">[4] Idem.</p>
<p style="text-align:justify;">[5] Dailymotion. Birmanie : Comment informer? <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/bouddhisme%2Bbirmanie/video/x35mmk_birmanie-comment-informer-partie-1_politics">En ligne</a>. (page consultée le 27 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[6] Sisley, John. 2001. Id.</p>
<p style="text-align:justify;">[7] Sabrié, Marion. 2007. Birmanie : vers une démocratisation ou un renforcement de l’appareil dictatorial?  <a href="http://echogeo.revues.org/index2021.html">En ligne</a>. (page consultée le 27 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[8] Youtube. Myanmar monk leadthe protest in Burma. <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xxeaXdZWB1U">En ligne</a>.  (page conslutée le 27 juin 2008)</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Philippines : Une démocratie minée]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=92</link>
<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 23:30:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<guid>http://asiesudest.wordpress.com/?p=92</guid>
<description><![CDATA[Par Camille Gaudreault
La démocratie aux Philippines est souvent décrite comme étant une «démoc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Camille Gaudreault</strong></p>
<p style="text-align:justify;">La démocratie aux Philippines est souvent décrite comme étant une «démocratie spectacle». Pourquoi?  Parce qu'à la vice-présidence, à la présidence il y a eu une vedette du cinéma philippin, Joseph Estrada et qu'au Sénat «sur les vingt-quatre sénateurs élus en 2001, par exemple, six étaient d’anciens acteurs, présentateurs de télévision ou sportifs reconnus au niveau national» (Camroux 2006). Depuis la chute de <a href="http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761557463/Marcos_Ferdinand_Edralin.html">Marcos</a> en 1986, les gouvernements ont tenté d'assainir les mœurs politiques et de renforcer le système démocratique. Cependant, la démocratie philippine est bien fragile. Elle est minée par la corruption, par la présence du patrimonialisme et d’une oligarchie très proche du pouvoir. Elle est donc plus une question d'élite que de représentation populaire.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">L’oligarchie renvoie à «…l’élite fortunée,…les personnes les plus riches du pays ainsi que leurs familles, un regroupement qui persiste dans une large mesure indépendamment des dirigeants politiques» (Wurfel 2001). La démocratie philippine est  grandement influencée par l’oligarchie du pays. L’oligarchie philippine bénéficie des largesses des différents régimes. Elle fait pression pour que les gouvernements appliquent des politiques allant dans le sens ses intérêts. Le patrimonialisme renvoie la quasi-absence de distinction entre la propriété publique et la propriété privée des dirigeants et de leurs proches. Le système patrimonial facilite les actes de corruption et peut entraîner l’instabilité politique et la destitution d’un président.</p>
<p style="text-align:justify;">Selon Wurfel, le patrimonialisme est bien ancré dans le système philippin, car «son État est faible et entouré d’une bureaucratie peu efficace et politisée de longue date, dans la plus part des cas incapable de faire respecter la loi face aux intérêts de l’oligarchie ou des copains…» (Wurfel 2001)Ainsi, les «amis» des anciens régimes ne sont jamais bien loi. Par exemple, «avant la fin du mandat d’Aquino (présidente suite au renversement de Marcos), la plupart des amis de Marcos ont reconquis un rôle au sein de l’oligarchie» (Wurfel 2001). Cela mine considérablement le système démocratique qui tente de se consolider depuis la chute de Marcos.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">L'autre clou dans le cercueil de la démocratie philippine est la corruption. Déjà sous le règne de Marcos, la corruption était vive. La famille de l’ancien dictateur aurait pillé à l’économie nationale des Philippines, une somme entre 5 et 10 milliards, qui se retrouva dans des comptes bancaires étrangers (Camroux 2006). En 1998, <a href="http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/asia-pacific/1063976.stm">Joseph Estrada</a>, ancien acteur, a été élu président grâce à sa popularité personnelle. Son administration «…fut tellement corrompue que de nombreux membres, en particulier parmi ses alliés de gauche, l’abandonnèrent» (Wurfel 2001). Parmi ceux qui bénéficiaient des largesses du régime Estrada, ses principaux appuis et anciens proches de Marcos, Lucio Tan et Danding Cojuangco. Lucio Tan a été licencié, car il a été soupçonné d’une «fraude fiscale de 25 milliards de pesos» (Wurfel 2001) et «…est…impliqué dans, la privatisation de la Philippine National Bank. Il avait pu acquérir 46% des parts de la banque et, grâce à une manœuvre complexe appuyée par la Présidence, étendre ensuite son emprise au sein du conseil d’administration» (Wurfel 2001). «…le président Estrada…définit un “ami” comme une personne qui reçoit des prêts d’établissements financiers gouvernementaux sur les ordres du président…» (Wurfel 2001). Le parlement a voulu destituer Estrada « accusé de corruption, de viol de la Constitution et d’abus de pouvoir»  (Encyclopédie Universalis 2006). En 2001, il a démissionné et sa vice-présidente <a href="http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_941555057/Macapagal-Arroyo_Gloria.html">Gloria Macapagal-Arroyo</a> s’est emparée de la présidence.</p>
<p style="text-align:justify;">Le dernier élément qui mine la démocratie philippine, est les tentatives de coup d’État. <a href="http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761560871/Corazon_Aquino.html">Corazon Aquino</a> n’a pas été épargnée par les tentatives de renversement de son gouvernement au courant de sa présidence de 1986 à 1992. Des membres déloyaux des forces armées ont amorcé «une série de coups d’État contre la présidente Aquino, dont deux aboutirent presque» (Wurfel 2001). Au pouvoir, la présidente Arroyo a déclaré l’état d’urgence en février 2006, pour «officiellement déjouer une menace de coup d’État fomenté par «des activistes de gauche et des aventuriers militaires de droite»» (Camroux 2006).</p>
<p style="text-align:justify;">La corruption, le patrimonialisme, l’oligarchie et les tentatives de coup d’État sont des éléments qui affectent la démocratie aux Philippines et les décisions prises par les différents gouvernements. La Présidente Arroyo s’est engagée dans une lutte contre la corruption et a nommé des réformateurs dans l’administration philippine. Mais il est possible de se questionner sur l’efficacité de ces mesures qui ont pour but de renverser ces tendances qui marquent la démocratie et la politique depuis de nombreuses années.</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Camroux, David. 2006. Dix ans d’instabilité. <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/CAMROUX/13535">En ligne</a>.  (page consultée 18 juin 2008)</p>
<p>Camroux, David. 2006. Les Philippines d’un coup d’État à l’autre. <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2006/06/CAMROUX/13534">En ligne</a>.  (page consultée 18 juin 2008)</p>
<p>Encyclopédie Universalis 2006</p>
<p>Wurfel, David. 2001. « Les Philippines : une démocratie hésitante dans le contexte international ». Revue internationale de politique comparée 8 (no 3) : 501-517.</p>
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Thaïlande : à quand le prochain coup d'État ?]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=77</link>
<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 21:18:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Pierre Fiola
À leur arriver au pouvoir le 19 septembre 2006, les militaires avaient promis de t]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Pierre Fiola</strong></p>
<p style="text-align:justify;">À leur arriver au pouvoir le 19 septembre 2006, les militaires avaient promis de tenir des élections avant la fin de 2007.  Entre-temps, ils en ont profité pour augmenter leur influence  en instaurant une nouvelle constitution.  Le 20 août 2007, près de 56% des Thaïlandais votaient en faveur de cette constitution qui donnait plus de pouvoirs aux militaires, et diminuait le pouvoir de l’exécutif [1]. De plus, quelques jours avant les élections, les militaires faisaient adopter par l’Assemblée nationale, une nouvelle loi sur la sécurité intérieure.  Cette loi permet aux militaires de décréter des couvre-feux, de limiter la liberté de déplacement et d'encadrer les pouvoirs des responsables gouvernementaux quand ils jugent la sécurité nationale menacée [2]. « Cette loi c’est leur police d’assurance contre la victoire du PPP.  Ils n’ont même plus besoin d’organiser un nouveau coup d’État » estime Thitinan Pongsudhirak, analyste politique et éditorialiste du Bangkok Post [3].</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Le 23 décembre 2007, un peu plus d’un an après le coup d’État, le Parti du Pouvoir au Peuple, le PPP, remportait les élections avec à sa tête Samak Sundaravej.  Le PPP est constitué des anciens du Thai Rak Thai, TRT, qui était dirigé par Thaksin Shinawatra.  Samak se présentait lui-même comme étant « l’homme de paille » de Thaksin [4].   Donc pour les militaires qui voulaient, par le coup d’État de 2006, débarrasser le pays des hommes corrompus qui le dirigeaient, ce fut un échec.</p>
<p style="text-align:justify;">Maintenant au pouvoir, le PPP veut faire amender la Constitution.  Le but visé serait de supprimer 2 articles qui ont servi de bases légales pour lancer des poursuites judiciaires contre Thaksin et certains ex-membres du TRT [5].   Le mardi 27 mai 2008, Samak a annoncé que son cabinet avait approuvé la tenue d’un référendum national, nécessaire pour amender la constitution [6].   24 heures auparavant, l’Alliance du peuple pour la démocratie, PAD, qui forme l’opposition, avait lancé un nouveau cycle de protestation au centre de Bangkok pour protester contre tout changement à la constitution de 2006 [7].</p>
<p style="text-align:justify;">Ces manifestations ont relancé les rumeurs qu’un coup d’État se préparait, et quelques jours plus tard, le 29 mai, le général Boonsrang Niumpradit, commandant en chef de l’armée Thaïlandaise, a déclaré qu’à sa connaissance, aucun coup d’État ne se préparait : « J'ai simplement dit que celui qui prépare un coup d'État ne prévient pas avant. Mais d'après de que je sais, personne n'y songe. Ce n'est pas opportun. Je ne crois pas qu'il va y avoir un coup d'État [8]».</p>
<p style="text-align:justify;">Pour Manuel Litalien, membre du Groupe de recherche sur la gouvernance démocratique et l’ethnicité à l’UQAM, les militaires se mettraient la communauté internationale à dos s’ils déclenchaient un nouveau coup d’État immédiatement.  Ils vont plutôt continuer d’agir dans l’ombre comme ils l’ont toujours fait [9].</p>
<p style="text-align:justify;">D'ailleurs, le lendemain de la déclaration du général Boonsrang Niumpradit, Jakrapob Penkair, ministre auprès du Premier ministre thaïlandais, s’est vu dans l’obligation de démissionner sous les pressions de l’armée et de l’opposition. La police thaïlandaise l’a accusé de crime de lèse-majesté pour des propos tenus dans l’un de ces discours prononcé le 29 août 2007 [10].</p>
<p style="text-align:justify;">Encore une fois, les militaires ont senti le besoin de mentionner qu’il n’était pas dans leur intention de préparer un nouveau coup d’État.  Cette fois, c’est le chef de la force aérienne, le maréchal Chalit Phukphasuk qui s’en ait chargé, le dimanche 8 juin, clarifiant au passage la position de l'Armée.</p>
<p style="text-align:justify;">Selon lui, les militaires ne font qu’observer la situation; l’armée ne doit pas s’ingérer dans les chicanes entre les dirigeants politiques et les membres de l’opposition. Toutefois, il a tout de même tenu à préciser que l’armée n’exécuterait que les ordres du gouvernement qui lui paraîtrait « légitime » et qu’elle « se rangerait du côté vertueux » .  La bataille entre les militaires et les dirigeants du PPP est donc loin d’être terminée. L’issue est toujours incertaine.</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] Issa Ouedraogo, « Thaïlande : 1er coup d'État depuis 1991 », (2007) <a href="http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=588">En ligne</a>.  (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[2] Florence Compain, « Les Thaïlandais infligent un camouflet à l’armée Thaïlandaise », (2007) <a href="http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/24/01003-20071224ARTFIG00180-les-thailandais-infligent-un-camouflet-a-l-armee-.php">En ligne</a>.  (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[3] Id.</p>
<p style="text-align:justify;">[4] Id.</p>
<p style="text-align:justify;">[5] « Vers de nouvelles élections en Thaïlande », (2007), <a href="http://www.thailande-fr.com/2008/05/28/304-vers-de-nouvelles-elections-en-thailande">En ligne</a>.  (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[6] Xinhua, « Thaïlande : Le cabinet approuve le référendum nationale sur l’amendement de la Constitution », (2008) <a href="http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-05/27/content_640530.htm">En ligne</a>.  (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[7] Idem.</p>
<p style="text-align:justify;">[8] JDD, « Thaïlande : L’armée dément préparer un coup d’état », (2008) <a href="http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200822/thailande-l-armee-dement-preparer-un-coup-d-etat_121115.html?popup">En ligne</a>. (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[9] Yoan Marier, « Élections législatives en Thailande : d’élections en coup d’État », (2007) <a href="http://www.apem-wspa.org/spip.php?article623">En ligne.</a> (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[10] Xinhua, « Thaïlande : Démission du ministre auprès du PM », (2008) <a href="http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-05/30/content_642708.htm">En ligne.</a> (page consultée le 18 juin 2008).</p>
<p style="text-align:justify;">[11] Xinhua, « Thaïlande : Le chef de la force aérienne garantit la neutralité des forces armées », (2008) <a href="http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-06/08/content_647884.htm">En ligne</a>. (page consultée le 18 juin 2008).</p>
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<title><![CDATA[La Thaïlande, une tradition politique militaire]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=82</link>
<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 20:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Aurélien Clément
En Thaïlande, le militarisme est ancré dans la politique depuis le renverse]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Aurélien Clément</strong></p>
<p style="text-align:justify;">En Thaïlande, le militarisme est ancré dans la politique depuis le renversement de la monarchie absolue  en 1932. Elle revêt une importance quasiment culturelle .  Au cours du 20e siècle, elle n’a pas eu  besoin de se préoccuper des conflits à l’extérieur du territoire national. Ceci lui a permis de se consacrer pleinement aux problèmes internes . L’Armée est une force quasi autonome et se pose en arbitre au niveau politique.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Menée par des hommes charismatiques, l’armée thaïlandaise s’assigne le devoir de standardiser la société selon les préceptes de l’identité thaïe. Elle s’accorde le droit de faire pression sur le gouvernement ou bien de le renverser si ce dernier ne se conforme pas aux prescriptions nationales. L’Armée projette donc une image de stabilisatrice et de protectrice qui lui permettrait le droit de rétablir un soi-disant équilibre, une sorte de droit d’ingérence. Toutes ces raisons devinrent autant de prétextes pour intervenir dans la vie politique interne du pays.</p>
<p style="text-align:justify;">Par exemple, le Général Phibun Songkhram, pour le coup d’État de 1947, avait invoqué la protection de la dignité de la monarchie contre un gouvernement qui faisait trop de concessions aux Occidentaux, tandis qu’en 1971 fut invoquée la protection nationale contre l’infiltration communiste venant de la frontière malaise .</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis la proclamation le 24 juin 1933 de la démocratie en Thaïlande, on compte 18 coups d’État militaires majeurs pour 25 premiers ministres et quelques 18 Constitutions.  Les gouvernements civils mis en place sans l’intervention de l’Armée se comptent sur les doigts de la main. La grande majorité des premiers ministres ont été des généraux ou des cadres militaires, des hommes tels que Phibun, Sarit, Thanom, ou encore plus récemment Sonthi.</p>
<p style="text-align:justify;">Cependant, il faut remarquer que s’il subsiste une tradition politique de la part des militaires fortement ancrée en Thaïlande, l’influence et l’autorité du monarque l’est encore plus. En effet,  les militaires semblent capables de remettre en cause le gouvernement à leur guise, mais quoi qu'il en soit, l’appui du monarque, en l’occurrence celui de Rama IX Bhumipole depuis 1950, est une condition presque sine qua non. En 1973, après des répressions particulièrement violentes du général Thanom, alors premier ministre, contre des étudiants à Bangkok, lorsque le roi exige l’exil de Thanom, celui-ci se plie à la volonté du roi. De même, en 1981 lorsqu’une faction militaire tente un coup d’État contre le Général Prem qui détient l’appui royal, la tentative échoue lamentablement.</p>
<p style="text-align:justify;">Le pouvoir des militaires est aussi tout de même contraint par la volonté populaire, car la prise du pouvoir par la force ne sera pas nécessairement vue comme légitime dans un système qui se veut de plus en plus démocratique. C’est à cette problématique que sont confrontés les auteurs du coup d’État du 19 septembre 2006 . L’Armée dirigée par le général Sonthi renversa le gouvernement du Premier ministre Thaksin accusé de corruption  et organisa par la suite de nouvelles élections. Elles furent remportées de nouveau par le parti de Thaksin, remettant le Parti du Pouvoir du Peuple aux commandes du gouvernement malgré le fait que son chef soit en exil. Revenu depuis peu au pays, Thaksin est passible de 15 de prison. Toutefois, ce dernier ne semble pas  s'inquiéter de la justice. Il envisage même de reprendre du service au sein du nouveau gouvernement  dirigé par son collègue Samak Sundaravej.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, l’Armée bien que dans un pays à forte tradition politique militaire où la population est en quelque sorte habituée à son interventionnisme dans la sphère politique, doit tout de même calculer en fonction du l’orientation du Roi et de l’opinion publique, sachant que les votes sont parfois achetés par des chefs de partis fortunés.</p>
<p>---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Cheon Yong Mun, «  The political Structure of the Indépendantes States » The Cambridge History of Southeast Asia, Vol 4. Cambridge University Press, 1999, pp 59-131.</p>
<p style="text-align:justify;">Anderson Benedicte, Murder and Progress in Modern Siam, New Left Review, 181, May June 1990.<br />
Wyatt D, Thaïland a Short Story. Chiang Mai, Silkworms Books, 2004.</p>
<p style="text-align:justify;">Sivaraksa Sulak, Nationale Identity and its Defence, Chiang Mai, Silverworms Books, 1993.</p>
<p style="text-align:justify;">“Nouveaux coups de tangage”, The Nation, Bangkok.</p>
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<item>
<title><![CDATA[Le militarisme en Indonésie sous Sukarno]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=88</link>
<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 19:26:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<guid>http://asiesudest.wordpress.com/?p=88</guid>
<description><![CDATA[Par Marie-Anitha Jaotody
Pour comprendre le rôle de l’armée comme force socio-politique en Indon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Marie-Anitha Jaotody</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour comprendre le rôle de l’armée comme force socio-politique en Indonésie, il faut revenir à la période révolutionnaire entre 1945 et 1949 où celle-ci joue un rôle central dans la lutte pour l’indépendance. Durant cette période,  des raisons patriotiques motivaient l’armée ; les luttes militaires étaient directement liées aux luttes politiques. De plus, celle-ci fonctionnait d’ailleurs  comme une guérilla et en plus de lutter contre l’occupation, elle organisait la vie politique et civile. Une fois l’indépendance acquise, l’armée se perçoit  donc comme une force politique centrale et essentielle à la naissance de la nation et toutes les interventions futures seront expliquées et légitimées par le rôle que l’armée a joué dans la lutte pour l’indépendance [1].</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les causes de la prépondérance de l'armée</strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">L’autre raison qui explique la montée en force de l’armée indonésienne est la faiblesse des institutions civiles mises en place suite à l’indépendance. En effet, les institutions civiles ont très vite montré leur limite dans le contrôle des autres îles de l’archipel et de la société civile. L’armée se présente alors comme la seule institution qualifiée pour assumer le leadership national grâce à ses capacités organisationnelles [2].</p>
<p style="text-align:justify;">Sous Sukarno, l’armée indonésienne constitue une institution qui représente bien plus qu’une force militaire avec une structure de commandement qui vise la défense nationale. Dans son œuvre sur l’Indonésie parue en 1993, Michael Vatikiotis parle  de la « double fonction » de l’armée pour qualifier son rôle militaire mais aussi son rôle civil. Cette double fonction est d’ailleurs institutionnalisée par une loi [3]. En effet, outre sa fonction de base qui est la défense nationale, l’armée a une solide structure idéologique qui est bien enracinée dans la société civile. Par exemple, dans le secteur économique, on note le développement d’activités extra-militaires et semi légales comme la taxation, le contrôle du marché noir ou encore l’émission de permis. Ces activités, qui vont bien au-delà du rôle de l’armée traditionnelle, élargissent les champs d’action des militaires, renforcent leur pouvoir et réduisent le contrôle du pouvoir central.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est dans la politique que l’intervention de l’armée se fait le plus sentir car dans le cadre de la « Démocratie Guidée » qui a pour but d’ « assister » la mise en place de la démocratie en Indonésie, Sukarno déclare la Loi Martiale en 1957. Ceci fait du corps militaire un joueur politique incontournable car des officiers bénéficieront de postes stratégiques au sein du gouvernement central et régional. Enfin, le rôle des militaires dans le <a href="http://www.youtube.com/watch?v=NXhVUWbHYFo">massacre du 30 septembre 1965</a> en guise de soutien à Sukarno confirme bien le rôle prépondérant de l’armée dans la vie politique indonésienne sous Sukarno.</p>
<p style="text-align:justify;">Le contexte international permet aussi le maintien d’un régime militarisé, car les principaux opposants au régime de Sukarno sont les communistes (PKI) et dans le cadre de la Guerre Froide, les américains soutiennent et financent les régimes qui luttent contre le communisme dans la région. Cette aide américaine permet le développement de l’Indonésie jusqu’au début des années 90 mais par ricochet, elle permet aussi le maintien d’un régime répressif et militarisé.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>La place de l'Armée dans la société indonésienne : un choix qui lui revient seul</strong></p>
<p style="text-align:justify;">La rivalité au sein du corps militaire est aussi à l’origine de l’armée comme une force socio-politique. Le conflit interne qui oppose les jeunes technocrates aux « vieux-routards » de l’armée aboutit à la « victoire » des « vieux routards » qui réussissent à influencer les choix politiques de Sukarno. Leur « victoire » sur les jeunes technocrates, qui aspirent à une professionnalisation de l’armée et donc, une moindre intervention dans la vie politique, signifie que dès lors, l’armée sera plus présente que jamais [4], et son rôle dans le massacre de 1965 (qui fait plus d’un million de morts) le prouve.</p>
<p style="text-align:justify;">Si, sous la présidence de Suharto on tend vers une discrétion de l’armée dans la politique, les années 2000 voit le retour des généraux dans la politique dans le cadre de la lutte contre le terrorisme de l’après 11 septembre 2001. Cette forte présence de l’armée dans la vie socio-politique et économique révèle l’échec de l’armée indonésienne à faire la transition entre une guérilla, qui apparaît dans un contexte pour une raison spécifique (indépendance, etc) à une armée professionnelle qui sauvegarde les intérêts de l’État [5].</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] <span style="color:#000000;">Journeyman Pictures, <a href="http://www.youtube.com/user/journeymanpictures"></a></span>« <a href="http://www.youtube.com/watch?v=SFjy6zNd5NY">Indonesian Military</a> » sur Youtube.</p>
<p style="text-align:justify;">[2] Boudreau, Vincent. 2004. «  Authoritarian Attack and dictatorial Rise ». Dans Resisting Dictarship : Repression ans Protest in Southeast Asia. Cambridge : Cambridge University Press, 37-83.</p>
<p style="text-align:justify;">[3] Vatikiotis, Michael. 1993. Indonesian Politics under Suharto. London and New York : Routledge.</p>
<p style="text-align:justify;">[4] Idem.</p>
<p style="text-align:justify;">[5] David Kilcullen, « The political consequences of military operations in Indonesia 1945-99 :a fieldwork analysis of the political power-diffusion effects of guerilla conflict » (Australian Defence Force Academy, University of New South Wales, 2000).</p>
<p style="text-align:justify;">
]]></content:encoded>
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<item>
<title><![CDATA[Singapour : Dictature ou démocratie ? Surveillance, censure et autocensure]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=46</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 22:35:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
<guid>http://asiesudest.wordpress.com/?p=46</guid>
<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
Pour faire suite au premier billet portant sur le monopole gouvernemental concerna]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour faire suite au <a href="http://asiesudest.wordpress.com/2008/06/29/singapour-dictature-ou-democratie-1ere-partie/">premier billet</a> portant sur le monopole gouvernemental concernant les élections, il sera question ici du contrôle du gouvernement sur sa population et les médias. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, rappelons simplement l’illégalité des rassemblements de cinq personnes ou plus à des fins politiques, ainsi que les poursuites judiciaires systématiques par le gouvernement pour diffamation [1].  Malgré ces lourdes mesures, les Singapouriens ne sont que très peu à quitter le pays.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les Singapouriens</strong><br />
Le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Action_Party">PAP</a> (People’s Action Party) s’est muni au fil du temps d’une panoplie d’outils afin de bien encadrer sa population, du taux de natalité aux déplacements en passant par une myriade de petites actions quotidiennes des habitants. Par exemple, les amendes sont salées pour quiconque laisse traîner ses détritus sans respecter les normes instaurées par la ville. Il en va de même pour les graffitis et cela va jusqu’à faire payer ceux qui oublient de tirer la chasse d’eau dans les toilettes publiques (Houseman 2000). Il est par ailleurs, interdit de jeter sa gomme à mâcher sur le sol. L’amende pour ce délit est de 1000 dollars Singapouriens, mais les cas sont rarissimes puisqu’il est quasi-impossible de s’en procurer sur l’île. De plus, « malgré le fait que la quasi-totalité des résidants soient propriétaires de leurs logements, c’est toujours le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/HDB">HDB</a>, la régie du logement, qui délivre les autorisations de vendre, acheter, louer, résider, rénover, bref qui contrôle tout » (Koninck 2006, 165).</p>
<p style="text-align:justify;">Étant une cité-État à la fine pointe de la technologie, Singapour à tout ce dont elle à besoin pour établir un réseau de surveillance efficace. C’est ce qu’elle a fait avec son <a href="http://infopedia.nl.sg/articles/SIP_507_2005-01-05.html">Expressway Monitoring and Advisory System</a>. Cette innovation, qui sert à la base à signaler les accidents et les conditions routières, permet au gouvernement de connaître l’itinéraire des conducteurs par le biais d’un système de photographie implanté en plusieurs lieux dans la vile. Ce dernier voit les plaques photographiées à plusieurs endroits et moments de la journée [2].</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Les médias</strong><br />
La majorité, voire la totalité des médias à Singapour est contrôlée par ou appartiennent aux dirigeants du gouvernement. S’ils n’en sont pas les propriétaires, ce sont des membres de leur entourage qui le sont (Gomez 2000, 86). La presse est particulièrement touchée par la censure gouvernementale. Puisque la presse locale sert les intérêts du gouvernement, il n’y a que la presse étrangère pour offrir un peu d’objectivité. Or, le PAP a sut imposer à ces derniers un contrôle tout aussi efficace. Cette main mise remonte au début de la création de la république. Dès 1971, les journaux défavorables au PAP furent forcés de fermer. En <a href="http://statutes.agc.gov.sg/non_version/cgi-bin/cgi_retrieve.pl?actno=REVED-206&#38;doctitle=NEWSPAPER AND PRINTING PRESSES ACT%0A&#38;date=latest&#38;method=part&#38;sl=1">1974</a>, puis en 1986, la loi évolua en faveur d’un resserrement de l’encadrement des médias (surtout étrangers). Comme c’est le cas pour les opposants politiques, la méthode adoptée par l’État pour contrer la critique reste la poursuite judiciaire. C’est ainsi que le <a href="http://www.time.com/time/">Time</a>, l’<a href="http://www.wsj-asia.com/">Asian Wall Street Journal</a>, <a href="http://www-cgi.cnn.com/ASIANOW/asiaweek/">l’Asiaweek</a> et le<a href="http://www.feer.com/"> Far Eastern Economic Review</a> (FEER) ont été confrontés devant les tribunaux. « Pour le [FEER] punir, le gouvernement de Singapour contraignit le périodique à limiter pendant un temps sa distribution locale à 500 exemplaires au lieu de 10 000 » (Koninck 2006, 153). La plupart des poursuites intentées contre des médias étrangers sont réglées hors cours. Pour s’assurer de la bonne intention de ces derniers le gouvernement exige dorénavant, d’une part, la présence d’un représentant permanent (qu’on peut poursuivre) à Singapour, d’autre part, un dépôt de 200 000 dollars Singapouriens, afin de s’assurer d’un éventuel paiement en cas de litige.  Le même type de surveillance est ressenti à la télé, au cinéma et même sur Internet. Par exemple, le succès « Eyes Wide Shut » de <a href="http://www.imdb.com/name/nm0000040/">Stanley Kubrick</a>, n’a jamais franchi la barrière de la censure (Kuzmanovic 1999). Dans le cas d’Internet, les sites qui sont jugés provocateurs ou au contenu inadéquat (raciste, pornographique, etc.), sont interdits d’accès. De plus, pour la brève période des élections les blogues et la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Podcasting">baladodiffusion</a> sont interdits (Burgis 2006).</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Exemple d’un film anti PAP banni</em></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/f_DRoUOcupo'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/f_DRoUOcupo&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:justify;"><em>et bande-annonce bannie</em></p>
<p><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/3ZcDena8fkY'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/3ZcDena8fkY&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p style="text-align:justify;">Tout cela a comme résultat que l’autocensure devient la norme. Non pas par idéologie ou par appui envers le pouvoir en place, mais simplement afin d’éviter de perdre le droit de publier dans le pays ou simplement pour éviter les poursuites pour diffamation. Cette autocensure est également exercée par la population. Afin d’échapper à tout problème que pourrait engendrer l’expression d’opinions politiques ou de tenir des propos controversés, les gens sont majoritairement apolitiques; ceci n’est pas aidé par le fait que le gouvernement incite les citoyens à dénoncer leurs voisins. Notons aussi que <a href="http://www.rsf.org/">Reporters sans frontières</a> a classé Singapour <a href="http://www.rsf.org/article.php3?id_article=24011">141e</a> sur 169 pays en ce qui a trait à la liberté de presse. Finalement, même si les Singapouriens ont le droit de quitter le pays, la majorité n’en fait rien. Selon Gerald Houseman, les résidants sont plutôt satisfaits de leur système et quand vient le temps de s’exprimer, les Singapouriens suggèrent de simplement ignorer la politique.</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] Consultez le site d’Amnistie Internationale pour en apprendre davantage sur l’utilisation injustifiée des tribunaux par le PAP : www.amnesty.org/en/library/asset/ASA36/004/1997/en/dom-ASA360041997en.pdf</p>
<p style="text-align:justify;">[2] Le même système était censé voir le jour à Hong Kong. Cependant, les pressions des groupes défenseurs de la vie privée étaient parvenues à empêcher ce projet.</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Ressources en ligne</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Kuzmanovic, Jasmina. 1999.<a href="http://www.singapore-window.org/sw99/91220ap.htm"> Singapore has yet to shed its authoritarian image</a>, Associated Press.<br />
Reporters sans frontières, Singapour : <a href="http://www.rsf.org/article.php3?id_article=20739">Rapport annuel  2007</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Singapour : Dictature ou démocratie ? (1ère partie)]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=40</link>
<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 20:27:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
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<description><![CDATA[Par Samuel Barbas
Singapour s’impose comme un modèle de prospérité. Toutefois, même si officie]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>Par Samuel Barbas</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Singapour s’impose comme un modèle de prospérité. Toutefois, même si officiellement il s’agit d’une démocratie (par la tenue d’<a href="http://http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/elections-legislatives/">élections législatives</a> et présidentielles), il faut admettre que l’encadrement gouvernemental a des airs <a href="http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/despotisme/">despotiques</a>. La majorité des critiques à l’endroit de ce régime proviennent de l’Occident parce que les libertés individuelles et les droits de la personne priment dans nos sociétés.<br />
La majorité des critiques à l’endroit de ce régime proviennent de l’Occident parce que les libertés individuelles et les droits de la personne priment dans nos sociétés. En Asie, Singapour est de plus en plus vue comme LE modèle à suivre  [1] (Juan 2003).</p>
<p style="text-align:left;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Depuis sont accession au pouvoir en 1959 le People’s Action Party (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/People%27s_Action_Party">PAP</a>) est indélogeable. Cependant, cette longévité n’est pas entièrement due à la qualité de sa gouverne. Au fil du temps, ce gouvernement contrôlé par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lee_Kuan_Yew">Lee Kuan Yew</a> a développé une panoplie de moyens lui permettant de se maintenir au pouvoir élection après élection.  Comme la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, le PAP a tôt fait d’adopter une Loi de sécurité intérieure (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Internal_Security_Act_%28Singapore%29">ISA</a>) « autorisant l’internement sans procès de toute personne soupçonnée de subversion ou d’activités communistes » (Koninck 2006, 149). Ceci a permis, entre autres, peu avant les élections de 1968, d’éliminer la menace que représentaient deux membres du principal parti d’opposition (Front socialiste). Toutefois, les adversaires politiques ne sont pas les seuls à être touchés par cette loi : des commerçants, des journalistes et des opposants de toute sorte en ont aussi été victimes (Juan 2003). D’ailleurs, dans cette catégorie, le record est détenu par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Chai_thye_poh">M. Chia Thye Poh</a> qui a passé 23 ans en prison sans jamais faire face à un tribunal.</p>
<p style="text-align:justify;">Compte tenu de la domination de la scène politique par le PAP, il est surprenant de voir qu’<a href="http://www.singapore-elections.com/political_parties.html">une quarantaine de partis politiques ont existé ou existe toujours à Singapour</a>. Toutefois, il est rare que d’autres partis puissent régulièrement présenter des candidats aux élections générales, bien qu’ils y parviennent épisodiquement comme le démontre <a href="http://www.singapore-elections.com/parties_elections.html">ce tableau</a>. Malgré cette présence d’une « opposition », les résultats des années passées révèlent que dans les faits, ces adversaires n’ont jamais, depuis la formation d’un État singapourien, réussi à élire suffisamment de représentants pour avoir un contrepoids politique. Voici un tableau représentant cette réalité entre les années 1963 et 1997.</p>
<p><a href="http://asiesudest.files.wordpress.com/2008/06/elections-sigapour.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-43" src="http://asiesudest.wordpress.com/files/2008/06/elections-sigapour.jpg" alt="" width="343" height="285" /></a></p>
<p style="text-align:left;">Les dirigeants singapouriens utilisent une série de procédés afin d’assurer leur prééminence.</p>
<ol>
<li> En plus d’intimider ses rivaux avec la ISA, le PAP impose des campagnes électorales d’une durée de seulement neuf ou dix jours, ce qui empêche les autres partis de se faire connaître.  Comme les rassemblements de foules sont illégaux, ils n’ont pas le temps de le faire entre chaque élection.</li>
<li> L’incessante surveillance à laquelle sont soumis les membres de l’opposition les empêche de parler ouvertement, car toute critique envers le gouvernement finit en poursuite pour diffamation.</li>
<li> Les circonscriptions sont souvent délimitées la journée précédent le vote et la carte électorale est organisée de manière à favoriser le gouvernement.</li>
<li> Tout rassemblement de plus de cinq personnes à des fins politiques est considéré illégal (Houseman 2000). Les citoyens ne sont donc pas particulièrement friands des discussions politiques.</li>
<li> « Tout commentaire négatif de la politique du gouvernement du PAP rendu public par son auteur lui vaut d’être sommé par ledit gouvernement de se déclarer membre officiel de l’opposition. » (Koninck 2006, 150)</li>
</ol>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:justify;">Singapour ne possède pas d’entité indépendante régulant les élections. C’est le gouvernement qui s’en charge. Fait intéressant, la participation au vote est obligatoire, mais dans la réalité comme il n’y a pas d’opposants dans la plupart des cas, le taux réel de participation se situe aux alentours de 30-35%. Le gouvernement achète, par ailleurs, les électeurs. En 2001 par exemple, on a offert aux électeurs des actions en bourses. Le hic c’est que ces actions étaient encaissables le jour avant l’élection. Ce n’est pas sans rappeler les ruses cambodgiennes, thaïlandaises et philippines où l’on procède de la même manière en offrant des sandales, du riz, etc. (Juan 2003). D’autre part, en 1997 le gouvernement a menacé les électeurs qui ne voteraient pas pour ses candidats, de laisser dépérir leurs propriétés, maisons et appartements (qui appartiennent tous au gouvernement) et que ces dernières finiraient en taudis.</p>
<p style="text-align:justify;">Finalement, il est intéressant de remarquer les allures monarchiques derrière ce gouvernement « élu ». Car, il ne faut pas oublier que si Lee Kuan Yew tire les ficelles du gouvernement, son fils Lee Hsien Loong, est Premier ministre, président de la <a href="http://www.mas.gov.sg/index.html">Monetary Authority of Singapore</a> et aussi ministre des Finances. La femme de ce dernier contrôle l’une des plus puissantes compagnies du gouvernement. Le deuxième fils de Lee Kuan Yew pour sa part est en charge de la plus grosse compagnie gouvernementale : Singapore Telecom (Juan 2003).</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Références</strong></p>
<p style="text-align:justify;">[1] Suite aux succès (économiques) sur la scène internationale de Singapour Xiaoping de Chine, Tung Chee Hwa, et récemment Shinawatra Thaksin de Thaïlande ont tous indiqué vouloir émuler les méthodes dictatoriales du PAP.</p>
<p style="text-align:justify;">[2]</p>
<p style="text-align:justify;">---</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Ressources externes</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour plus d’infos engagées, consultez <a href="http://singaporeelection.blogspot.com/">ce site</a> en anglais.</p>
<p style="text-align:justify;">Aussi, consultez le site d’Amnistie Internationale pour en apprendre davantage sur l’<a href="www.amnesty.org/en/library/asset/ASA36/004/1997/en/dom-ASA360041997en.pdf">utilisation injustifiée des tribunaux par le PAP.</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les moto-talitaires]]></title>
<link>http://renartleveille.wordpress.com/?p=820</link>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 07:07:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>renartleveille</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Même dans les moments les plus difficiles, comme en cette journée de l&#8217;insuffisante fierté]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://farm3.static.flickr.com/2366/2212131506_b1dc469abc.jpg?v=0" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p>Même dans les moments les plus difficiles, comme en cette <a href="http://renartleveille.wordpress.com/2008/06/23/le-quebec-profond/">journée de l'insuffisante fierté</a> où j'ai été étourdi de fatigue, j'aime bien jongler avec deux balles idéologiques, soit celles de l'anarchisme et de l'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autoritarisme">autoritarisme</a>. Mais pour bien jongler, il faut au moins trois balles, et la dernière je l'ai cueillie par l'ouïe et la colère : j'ai choisi la pétaradante balle des grosses motos cylindrées qui saturent l'air de leurs vibrations balourdes et claquantes. Désolé pour le trop-plein de qualificatifs, mais ce n'est que du calque : le trop-plein de liberté de ces motards vient empiéter sur mon désir de tranquillité et je voulais le partager de cette manière.</p>
<p>Voilà bien un exemple où un monde « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchie">sans foi ni loi, sans dieu ni maîtres</a> » me semblerait assez difficile à vivre. Il y a des réglementations, des amendes pour les contrevenants, et pourtant il y a toujours moyen de se procurer les moyens de hyper péter à l'intention des citoyens qui en seront quittes pour hyper pester...</p>
<p>Dans un monde sans police, est-ce qu'il faudrait que mon petit moi-même parte à la chasse de chaque motard qui s'aventure tout près de chez moi pour lui expliquer le sens du civisme? Et surtout, avec l'anarchie, est-ce que par magie cette culture du bruit disparaîtrait?</p>
<p>J'ai un bon ami à moi qui a un de ces engins. J'ai bien essayé de lui faire un peu la morale, mais il s'en fout : la sensation de conduire son bolide, de collection, payé à prix fort, l'importance d'entendre le vrai son du moteur vient faire disparaître nos importances. Il prévoit même dans son budget un montant pour les tickets...</p>
<p>Dans ce cas, vivement l'acharnement légal sur les contrevenants, les 48 heures, les inspections, le retrait du permis de moto dans le cas de récidive, et surtout, l'interdiction de vente de ces sacrés faux-silencieux!</p>
<p style="text-align:right;">(Photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/tonysuarez1340/2212131506/">TonyToxico13</a>)</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[AFRIQUE : Du vote protestataire au vote de soumission]]></title>
<link>http://bantous.wordpress.com/?p=38</link>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 22:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Paul &#38; Mick</dc:creator>
<guid>http://bantous.wordpress.com/?p=38</guid>
<description><![CDATA[Voter pour protester
Du temps de nos grands parents, peu de temps avant l&#8217;indépendance, la pa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Voter pour protester<a href="http://bantous.wordpress.com/files/2008/06/art_is_resistance_by_drift2012.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-42" src="http://bantous.wordpress.com/files/2008/06/art_is_resistance_by_drift2012.jpg?w=100" alt="" width="100" height="96" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Du temps de nos grands parents, peu de temps avant l'indépendance, la participation du peuple aux élections était forte de même que l'intérêt pour les débats politiques. C'était l'époque des Nkhruma et autres Lumumba, le temps des identités partisanes fortes. Le peuple était uni contre le colonialisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Voter pour se soumettre<!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Désormais, les coups d'États et les mises en places de gouvernements officieusement sous tutelle paralysent la compétition partisane. L'on ne vote plus ou bien l'on vote sans avoir le choix. Les idées de responsabilité et de responsabilité politiques sont remplacées par des rituels de légitimation aboutissant à forcer le consensus et interdire l'opposition. Les campagnes électorales donnent lieu à des cérémonies liées au culte de la personnalité du président.</p>
<p style="text-align:justify;">L'escapisme</p>
<p style="text-align:justify;">Dans ces conditions, comment voulez-vous que les électeurs ne veuillent pas échapper au rituel imposé ? Pour eux le vote n'a pas d'utilité. Pire, il est méprisable!</p>
<p style="text-align:justify;">Des décennies d'autoritarisme ont généré de la méfiance à l'égard de la politique.</p>
<p style="text-align:justify;">Seule option possible, l'escapisme!</p>
<ul style="text-align:justify;" type="disc">
<li>Est-il vraiment utile de voter compte tenu des faibles perspectives qui s'offrent à nous?</li>
<li>Avons-nous vraiment les marges de manœuvre nécessaires pour voter les programmes économiques et sociaux des gouvernements Africains?</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Et lorsque nous votons c'est au prix du sang!</p>
<p style="text-align:justify;">Paul Biya, Omar Bongo ,Sassou Nguesso, Joseph Kabila, Idris Deby, Obiang Nguema, Blaise Compaoré, Houphouët Boigny, Gnassingbé Eyadema, Mobutu, Ismael Omar Guelleh, Charles Ghankay Taylor, Jean-Bedel Bokassa, Idi Amin Dada, Ahmed Sékou Touré, Ahmadou Ahidjo, etc, qu'avez-vous fait de l'Afrique?</p>
<p style="text-align:justify;">Nous, enfants d'Afrique, vous maudissons!</p>
<p style="text-align:justify;">Robert Mugabe, je ne t'oublie pas...</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:right;">Paul &#38; Mick</p>
<p style="text-align:right;">
<p style="text-align:justify;"><em>Si vous avez aimé cet article, souscrivez au <a href="http://bantous.wordpress.com/feed/">feed rss</a> du blog afin de rester au courant des mises à jours.</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le militarisme de Ferdinand Marcos]]></title>
<link>http://asiesudest.wordpress.com/?p=18</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 15:51:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Par Marie-Anitha Jaotody
 
Le milieu des années 60 aux Philippines est marqué par une tension en]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Par Marie-Anitha Jaotody</strong></p>
<p><!--EndFragment--> </p>
<p style="text-align:justify;">Le milieu des années 60 aux Philippines est marqué par une tension entre l’élite foncière et l’élite politicienne, les deux factions cherchant à obtenir l’exercice du pouvoir à l’Assemblée nationale afin de conserver leurs intérêts; Ferdinand Marcos se fait élire en 1965 puisqu’il n’appartient à aucun de ces camps [1]. Toutefois, la présidence de Ferdinand Marcos aux Philippines sera caractérisée par un rôle prépondérant des militaires et un autoritarisme important dans l’exercice du pouvoir jusqu’à sa chute dans les années 80.</p>
<p style="text-align:justify;">Une fois au pouvoir l’objectif premier de Ferdinand Marcos est la relance de l’économie et des réformes constitutionnelles pour faire perdurer sa présidence. En effet, les années 60s marquent le début d’un décollage économique important en Asie du Sud, désirant avoir la main mise sur les capitaux, le président Marcos consolide la concentration du pouvoir en <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ATkjVfGpkQM">renforçant le rôle de l’État dans le secteur de l’économie.</a> Cette initiative lui permet de stabiliser son pouvoir en assurant une redistribution des richesses à ses plus proches collaborateurs.</p>
<p style="text-align:justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align:justify;">Dès le début de son deuxième mandat, les manipulations constitutionnelles donnent lieux à une concentration de plus en plus marquée du pouvoir. Cette concentration soulève la protestation des membres du parti communiste philippin, celle des mouvements étudiants et des guérillas maoïstes. En guise de réponse, Marcos édicte la loi martiale en 1972 et arrête ou exile ses opposants politiques [2], finalisant ainsi la consolidation du pouvoir autour de lui et ses proches.</p>
<p style="text-align:justify;">Pour maintenir son système répressif, Ferdinand Marcos s’appuie sur le pouvoir militaire en réorganisant sa structure, il crée une section antiémeute et des écoles qui dispensent des formations militaires (d’ailleurs, lors de la mise en place de la loi martiale en 1972, l’armée joue un rôle central dans les arrestations). De plus, le régime de Marcos bénéficie également du soutien des États-Unis. En effet, comme F. Marcos justifie la Loi martiale par la lutte contre le communisme, il est soutenu financièrement par les Américains dans le cadre de leur politique d’Endiguement.</p>
<p style="text-align:justify;">Au départ, la répression est courante, mais reste peu violente, car l’opposition est faible et peu organisée. L’utilisation de mesures draconiennes n’est pas nécessaire pour les mater [3]. Toutefois, avec le temps les opposants se radicaliseront et s’organiseront plus efficacement. Outre la population étudiante et ouvrière, l’Église s’oppose également au pouvoir de F. Marcos (Federation of Free Farmer) [5]. Au début des années 70, un mouvement étudiant plus radical se crée et forme une alliance avec les ouvriers de Manille (Proletarian Labor Congress et Maoïste CPP). Ceux-ci dénoncent, entre autres, les réformes agraires initiées par le gouvernement, l’interventionnisme de l’État et l’alliance conclue avec les États-Unis dans le cadre de la Guerre du Vietnam. Ces oppositions seront accentuées par la crise économique du début des années 80 qui affectera gravement sur la population, fragilisant le pouvoir de Ferdinand et lui faisant perdre les élections en 1986, contre Corazon Aquino.</p>
<p>---<br />
[1] McCoy, Alfred. 1994. « Rent-seeking Families and the Philippine State: A History of the Lopez Family. » An Anarchy of Families: State and Family in the Philippines. Quezon City: Ateneo de Manila University Press.</p>
<p>[2] Boudreau, Vincent. 2004. « Authoritarian attack and dictatorial rise ». Resisting Dictatorchip : Repressions and Protest in Southeast Asia. Cambridge : Cambridge University Press : 37-83</p>
<p>[3] Wurfel, David. 1988. <em>Filipino Politics: Development and Decay</em>. Ithaca: Cornell University Press.</p>
<p>[4] Youngblood, Robert. 1990.<span>  </span><em>Marcos against the church. </em>Ithaca : Cornell University Press.</p>
<p><!--StartFragment--><!--StartFragment--></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[CNT38: Tract du 1er mai 2008 à Grenoble: PAS D’EGALITE SOCIALE, PAS DE PAIX SOCIALE !!!]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=165</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 18:17:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=165</guid>
<description><![CDATA[
PAS D’EGALITE SOCIALE, PAS DE PAIX SOCIALE !!!
Réforme des retraites, de la fonction publique, a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;"><a href="http://assr38.files.wordpress.com/2008/05/tractentete1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-168" src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/05/tractentete1.jpg" alt="" width="468" height="162" /></a></p>
<p style="text-align:center;"><strong>PAS D’EGALITE SOCIALE, PAS DE PAIX SOCIALE !!!</strong></p>
<p style="text-align:left;">Réforme des retraites, de la fonction publique, attaque contre l’éducation nationale, fichage et contrôle généralisés (Base Elèves, prélèvement ADN, fichier Ardoise…). Pour le privé : remise en cause des 35h, pression pour baisser les salaires, délocalisations.</p>
<p style="text-align:left;">Pour tous et toutes c’est des loyers hallucinants, des prix de plus en plus élevés, un contrôle accru des chômeurs et chômeuses, précarité maximum. Une société sous contrôle policier.</p>
<p style="text-align:left;">Ils nous veulent silencieux, abrutis, apeurés. Ils nous croient tous et toutes désirants de pouvoirs, soumis et à genoux face à eux.</p>
<p style="text-align:left;">Mais depuis le début de l’année les grèves s’enchaînent, privé, public, dockers, enseignantEs, lycéenNEs, sans-papiers, dans tous les secteurs d’activités. Des grèves qui ne sont plus seulement défensives, les travailleurEUSEs reprennent l’offensive, demandent des augmentations conséquentes de salaires, une régularisation collective.</p>
<p style="text-align:left;">Alors nous ne devons pas attendre les vacances d’été pour réagir. Les manifs d’un jour,  « ballades pour militantEs », nous démobilisent plus qu’elles ne nous mobilisent, ne soumettent à aucune pression patronat et état, elles permettent juste aux directions des grosses confédérations de faire croire qu’elles luttent tout en contrôlant la contestation : un véritable rapport de force est à créer. Construisons l’offensive à la base, dans l’unité d’action, sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui négocient déjà à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques et électoralistes qui ne nous concernent pas.</p>
<p style="text-align:left;">Mettons en place des assemblées générales dans tous nos lieux de travail, boites par boites (privé, public), seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base des offensives à mener. Construisons, en plus, les nécessaires convergences de luttes qui nous permettront d’imposer une alternative à la politique menée conjointement par le patronat et le gouvernement, c’est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives de changement de société.</p>
<p style="text-align:left;">Seule la grève générale reconductible nous permettra de nous organiser, de discuter en assemblée générale, de nous défendre et d’imposer nos choix<strong>.</strong></p>
<p style="text-align:left;"><strong> Revendications immédiates :</strong><br />
- la réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans flexibilité ni annualisation,<br />
- la fin de tous les emplois précaires,<br />
- la régularisation de toutes les personnes sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous,<br />
- la revalorisation des minima sociaux,<br />
- l’augmentation du Smic et l’abolition des hiérarchies salariales,<br />
- le refus de toute privatisation des services publics.</p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">Le tract complet: <a href="http://assr38.files.wordpress.com/2008/05/tractcnt38_1ermai2008.pdf">tractcnt38_1ermai2008</a></p>
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:left;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Solidarité avec Gilles, militant de la CNT PTT 75, victime d'une répression patronale féroce à la Poste: 4 mois de mise à pied !]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=149</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 16:01:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=149</guid>
<description><![CDATA[
Gilles, adhérent de la CNT-PTT 75, figure de proue de la campagne des  élections CCP sur la DOTC ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/25/solidarite-avec-gilles-victime-dune-repression-patronale-feroce-a-la-poste-4-mois-de-mise-a-pied/journee-anti-repression-le-diamnche-9-mars/" rel="attachment wp-att-150" title="Journée anti-répression le diamnche 9 mars"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/anti-repression.jpg" alt="Journée anti-répression le diamnche 9 mars" /></a></p>
<p>Gilles, adhérent de la <a href="http://www.cnt-f.org/ptt.paris/" title="CNT PTT 75">CNT-PTT 75</a>, figure de proue de la campagne des  élections CCP sur la DOTC Paris Sud et « meneur » d'une campagne pour la  reconquête des droits syndicaux pour notre syndicat à Paris, est passé  en CAP pour une « sombre » histoire sur la base d'un non moins « sombre » dossier... Résultat : <b>mise à pied de 4 mois !</b></p>
<p><b>Conclusion</b> : <font color="#ff0000">l'exploitant tente-t-il par tous les moyens de se débarrasser des « indésirables » ?</font></p>
<p align="center"><b>Cette mise à pied sans traitement laisse Gilles sans revenus</b>.</p>
<p>Vous pouvez l'aider financièrement en envoyant vos chèques (mention au dos :<br />
"Solidarité Gilles CNT PTT Paris") à CNT-PTT Paris, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris.</p>
<p><b>Voir aussi</b>: Un militant et permanent de SUD-PTT mis à pied pour faits de "Prise de parole" et "Débrayage" Détails des faits, pétition de protestation et autres actions de soutien sur le site : <a href="http://www.sudposte75.fr/" title="Mise à pied">http://www.sudposte75.fr/</a></p>
<p><a href="http://www.sudposte75.fr/" target="_blank"></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[[CNT] Petites vidéos sur Mai 68 ]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=148</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 15:44:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=148</guid>
<description><![CDATA[ A l&#8217;occasion du 50ème anniversaire de Mai 68, une petite vidéo réalisée par un militant d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> A l'occasion du 50ème anniversaire de Mai 68, une petite vidéo réalisée par un militant de la CNT à partir d'affiches de cette époque.</p>
<p>Il y a  deux versions.</p>
<p>La première version (durée = 3mn) est un diaporama d'affiches de Mai 68 qui se termine par "Aujourd'hui comme hier : police partout, justice nulle part !" et par les coordonnées de la CNT (adresse postale des Vignoles + coordonnées téléphoniques et internet confédérales).</p>
<p>La bande-son est libre de droit : version soixante-huitarde de la chanson "Il est 5 heures, Paris s'éveille" entrecoupée de sons d'ambiance de l'époque (clameurs et slogan "CRS-SS" scandé par des manifestants et "Internationale" chantée par des ouvriers de Renault). Pour la télécharger, cliquer sur ce lien: <a href="http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68.wmv" class="moz-txt-link-freetext">http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68.wmv</a> (fichier wmv de 8,14 Mo téléchargeable en 2mn 18s avec une connexion ADSL d'1,2 Mbits/s).</p>
<p>La seconde version est identique à la première. Mais elle est beaucoup plus lourde (durée = 5mn) car j'ai ajouté à la fin deux vidéos tournées à Lille en novembre 2007 : CRS matraquant une manif anti-LRU (dont plusieurs camarades de la CNT) + manif anti-LRU avec slogans "Etudiants sélectionnés, personnels précarisés, ça ne peut plus durer, ça va péter !" et "Tout est à nous, rien est à eux...".</p>
<p>Cette seconde version se termine par les coordonnées de l'union<br />
régionale CNT du Nord Pas-de-Calais. Pour la télécharger, cliquer sur ce<br />
lien: <a href="http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68Nov2007.wmv" class="moz-txt-link-freetext">http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68Nov2007.wmv</a> (fichier wmv de 40,6<br />
Mo téléchargeable en 10mn 58s avec une connexion ADSL d'1,2 Mbits/s).</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[[CNT Lyon] Soumission pendant la période d’essai ou les limites du conseil de prud’hommes dans la lutte de classe]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=147</link>
<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 15:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
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<description><![CDATA[

    Viré pendant sa période d’essai suite à un arrêt maladie, Marc, avec le soutien du sy]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<dl>
<dt>
<p class="spip">    Viré pendant sa période d’essai suite à un arrêt maladie, Marc, avec le soutien du syndicat CNT Rhône-Alpes du nettoyage, a poursuivi son employeur au Conseil de Prud’hommes pour rupture abusive du contrat de travail. En effet la décision a été prise au maximum après deux jours de travail (6 heures exactement). Sauf qu’entre temps Marc a été en arrêt maladie une journée. Le lien de cause à effet est évident. Le travail demandé n’était pas compliqué et aucun reproche n’a été fait. Et bien entendu à posteriori l’employeur trouve des prétextes fallacieux dont une incapacité à travailler. Cette incapacité bénéficie de l’appui du témoignage du chef d’équipe. <b>Mais quelle valeur peut avoir un témoignage d’<font color="#ff0000">un salarié qui est <u>subordonné</u> au patron</font> ?</b></p>
<p><b>Verdict : non coupable. Marc et la CNT sont déboutés</b>.</p>
<p>A l’heure où les conditions de travail sont difficiles et où les patrons profitent d’avoir le rapport de force de leur coté, à l’heure où la précarité continue de se développer, fournissant ainsi une main d’œuvre encore plus corvéable, tout le monde sait que pendant une période d’essai plus qu’à n’importe quel autre moment, le salarié est complètement soumis à la volonté du patron et ne doit surtout pas tomber malade. Sauf qu’on ne choisit pas de tomber malade. Il est inadmissible que pour un jour de maladie un salarié puisse perdre un CDD de trois mois !!!</p>
<p>Alors oui nous n’avions pas de preuve. Mais comment prouver les intentions d’un patron ? En soit c’est quelque chose qu’on ne peut pas prouver. Seule l’accumulation de faits et donc ce que vivent au quotidien des millions de salariés montre que ce genre de pratique est malheureusement banale.</p>
<p><b>Cette affaire montre les limites des capacités des prud’hommes à faire respecter le droit des salariés</b>.</p>
<p class="spip"><font color="#ff0000"><b>Cette décision valide le fait qu’un patron puisse en toute illégalité rompre une période d’essai à cause d’un arrêt maladie sans que les prud’hommes puissent l’en empêcher.</b></font> Cela rappelle que si les prud’hommes sont un outil que les travailleurs peuvent utiliser pour se défendre, ils ne suffisent pas et il est donc nécessaire de lutter en établissant un rapport de force contre les patrons.</p>
<p>S’unir, s’organiser, s’autogérer, et combattre sur une base de lutte de classe.</p>
<p class="spip"><b>Confédération Nationale du Travail</b> <b>Syndicat Rhône-Alpes du nettoyage</b> :<br />
44, rue Burdeau 69001 Lyon<br />
Tél : 04 78 27 05 80<br />
nettoyage-rhone-alpes(arobase)cnt-f.org</p>
<p class="spip"><b>Liste de diffusion du syndicat CNT Interco 69</b> : inscription sur <a href="https://listes.globenet.org/listinfo/liste-info69" class="spip_out">cette page </a>  pour être tenu informé des activités du syndicat (manif, débat, publication...).</p>
<p class="spip"><b>Liste de diffusion de la CNT</b> : inscription sur <a href="http://www.cnt-f.org/" class="spip_out">cette page </a> (rubrique "Lettre d’info") pour être tenu informé de l’actualité de la CNT.</p>
<p class="spip"><b>Union régionale CNT Rhône-Alpes</b> : coordonnées sur <a href="http://www.cnt-f.org/spip.php?article19" class="spip_out">cette page </a> des syndicats de la région Rhône-Alpes.</p>
</dt>
</dl>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maurice Rajfus à Grenoble (Antigone) le mercredi 27 février 2008 nous parle de la police d'hier et d'aujourd'hui]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/?p=141</link>
<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 22:45:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/?p=141</guid>
<description><![CDATA[La réunion est malheureusement annulée. 
Mercredi 27 février à Antigone (Grenoble) :  Police d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>La réunion est malheureusement annulée. </b></p>
<p><b>Mercredi 27 février à Antigone (Grenoble) : <u> Police d’hier et d’aujourd’hui</u></b>, 20h</p>
<p><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/22/maurice-rajfus-a-antigone-le-mercredi-27-fevrier-2008-nous-parle-de-la-police-dhier-et-daujourdhui/maurice-rajsfus/" rel="attachment wp-att-142" title="Maurice Rajsfus"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/02/22/maurice-rajfus-a-antigone-le-mercredi-27-fevrier-2008-nous-parle-de-la-police-dhier-et-daujourdhui/maurice-rajsfus/" rel="attachment wp-att-142" title="Maurice Rajsfus"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/02/mrajsfusnet.jpg" alt="Maurice Rajsfus" /></a></div>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Rajsfus" title="Maurice Rajsfus">Maurice Rajsfus</a>, observateur infatigable des forces de l’ordre, analyse en profondeur la continuité des comportements de la police française sous différents gouvernements, jusqu’à l’actualité la plus récente.</p>
<p align="center">Association Antigone<br />
22 rue des Violettes, 38100 Grenoble<br />
Tram C, arrêts “Vallier-Catane” ou “Dr Calmette”<br />
06 86 32 26 58 / 04 76 99 93 23</p>
<p align="center">pour vous inscrire ou vous desinscrire de cette liste de diffusion,<br />
écrivez à <a href="mailto:antigone@ouvaton.org?subject=mailing">antigone@ouvaton.org</a></p>
<p><u><b>A lire:</b></u></p>
<p><u><b>- source:</b></u> <a href="http://www.rue89.com/2008/02/20/shoah-pour-la-police-aussi-il-faut-un-devoir-de-memoire" title="Shoah et devoir de mémoire">http://www.rue89.com/2008/02/20/shoah-pour-la-police-aussi-il-faut-un-devoir-de-memoire</a></p>
<div><a href="http://www.rue89.com/2008/02/20/shoah-pour-la-police-aussi-il-faut-un-devoir-de-memoire" target="_blank"></a><br />
<i><span>Par <a href="http://www.rue89.com/user/maurice-rajsfus" title="Voir le profil utilisateur." target="_blank">Maurice Rajsfus</a>  (Ecrivain)    11H16    20/02/2008</span></i></p>
<div><i>L'écrivain Maurice Rajsfus a été arrêté par des policiers  français le 16 juillet 1942, durant la rafle du Vel d'Hiv'. Il nous envoie cette  tribune en réaction à l'idée de Nicolas Sarkozy de faire porter par chaque élève  de CM2 la mémoire d'un enfant de la Shoah. Entre le 16 juillet 1942 et le 31  juillet 1944, 11 000 enfants dont les parents étaient désignés comme juifs  devaient être raflés, puis déportés vers les camps de la mort.</i></div>
<div></div>
<div></div>
<div><i>Pour Nicolas  Sarkozy, il faudrait que chaque élève de CM2 prenne en charge la mémoire de  l'une de ces victimes de la haine raciale. <b>Une autre approche est possible, en  se posant la question essentielle: <u>qui a arrêté ces jeunes ?</u> Ce sont nos  policiers et gendarmes français, lesquels n'ont jamais hésité à les confier  rapidement aux bons soins des bourreaux nazis!</b> Il serait donc cohérent que dans  chaque commissariat soient rappelé régulièrement les exploits des anciens de nos  forces de l'ordre.</i></div>
<div></div>
<div></div>
<div><i>De tels rappels à l'Histoire seraient tout à fait salutaires,  en un temps où policiers et gendarmes sont constamment en mission pour traquer  les sans papiers et, à l'occasion, les séparer de leurs enfants sans que cela  les traumatise particulièrement. Bien sûr, il ne saurait être question de  comparer les périodes, car le temps de la barbarie nazie est heureusement  révolu. Pourtant, les mauvaises manières n'en perdurent pas moins, <b>et les  fonctionnaires d'autorité de la République ne se risquent jamais à transgresser  des ordres <u>qui ne sont en rien compatibles avec les traditions humanitaires du  pays des droits de l'homme</u>.</b></i></div>
<div></div>
<div></div>
<div><i>Une fois encore, on nous objectera: "Ce n'est pas  pareil!" Belle façon de faire l'impasse sur des dérives insupportables. Tout  serait donc permis, dès lors qu'un régime se proclame démocratique et que ses  dirigeants procèdent du suffrage universel ? Une certitude: les policiers et les  gendarmes de la République pourraient tirer grand profit de l'étude des périodes  noires de notre histoire, et des missions dont les forces de l'ordre étaient  investies, de l'été 1940 à l'été 1944. Enfin, si au temps de l'occupation nazie  ceux qui s'accommodaient de leur fonction ne pouvaient refuser, paraît-il, les  ordres reçus, il en va tout autrement en 2008.</i></div>
<div></div>
<div>- <a href="http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=443" title="Maurice Rajsfus">http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=443</a> ("<i>Maurice Rajsfus n’aime pas l’histoire "officielle", celle qui a été sans cesse arrangée au profit des uns ou des autres. Cette histoire là, elle a pour pour caractéristique commune de survaloriser le rôle des chefs, des militaires, des appareils. De gommer ce qui fâche. De dévaloriser le rôle du peuple, des femmes et des hommes vivants, des résistants. L’histoire réelle est différente, et souvent plus dure aussi que celle qui est ré-écrite. <b>Plus utile aussi pour les combats d’aujourd’hui et de demain</b>. C’est pourquoi Maurice Rajsfus veut aider à ne jamais l’oublier. 	  	      </i><!-- Boucle documents joints -->     ")</div>
<div>- <a href="http://www.rebellyon.info/article2858.html" title="Maurice Rajsfus">http://www.rebellyon.info/article2858.html</a> ("<i>L’existence de forces de l’ordre, au service de quelque pouvoir que ce soit, donne matière à un débat d’importance. Il n’en reste pas moins que nous sommes affrontés au quotidien, à un corps de fonctionnaire, véritable Etat dans l’Etat. La police édicte ses propres lois, même si elles sont fréquemment en marge de la légalité. Pour bien prendre conscience du poids de l’institution policière, il est important de connaître ses pratiques, tout comme sa volonté de mettre au pas les citoyens récalcitrants.</i></p>
<p class="spip"><i>La police de la République a t-elle jamais été républicaine ? Une certitude : les membres des forces de l’ordre ont toujours préférés être au service d’un pouvoir fort. Ce qui leur permet de faire montre de tout leur talent.</i>")</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Monde musulman et dictature de la raison - Le Monde 09/02/08]]></title>
<link>http://alleyesonyou.wordpress.com/?p=21</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 23:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>alleyesonyou</dc:creator>
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<description><![CDATA[C&#8217;est en historien que Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS au groupe de sociologie des reli]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>C'est en historien que Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS au groupe de sociologie des religions et grand spécialiste de l'Irak, s'attaque à la question passionnante et sans doute singulièrement française de la compatibilité entre l'islam et la laïcité. Au siècle dernier, sur les pas de la Turquie de Mustafa Kemal, l'Iran, la Tunisie et l'Irak se sont en effet efforcés d'importer un modèle social et politique venu de l'extérieur. En Turquie, cette introduction relève alors du défi : il s'agit de toute urgence de copier chez le vainqueur ce qui semble constituer sa force pour sauvegarder ce qui peut l'être de son indépendance. L'outil laïc doit permettre de bâtir en toute hâte un Etat-nation pour éviter le dépeçage total et définitif de l'empire ottoman.Cette laïcité d'Etat, laïcité appliquée <i>" par le haut à des sociétés peu sécularisées ",</i> présente immédiatement un caractère autoritaire qui sera reproduit en Iran et dans les pays arabes. Ce discours ne se remettra pas d'avoir été à la fois importé puis imposé. Car la laïcité prend les traits d'une mise au pas des populations auxquelles elle s'adresse : concassage des particularismes religieux ou ethnique (Kurdes) en Turquie, émancipation <i>" imposée des femmes "</i> en Iran dans les années trente, répression féroce des Frères musulmans par le régime égyptien, offensive frontale avec l'islam <i>" traditionnel "</i> en Tunisie, tyrannie en Irak...</p>
<p>Cet autoritarisme, assimilé à la modernité en Occident, va de pair avec un système politique hermétiquement clos de parti unique, et un réformisme militaire à la prussienne, qui considère l'armée comme un vecteur indiscutable de progrès, alors qu'elle engendre invariablement abus de pouvoir, jusqu'au coup d'Etat, et corruption.</p>
<p>Ces laïcités autoritaires se définissent également par la tentative avortée de circonscrire l'influence de l'islam dans un cadre bien défini. Différence fondamentale avec la laïcité à la française, à partir de sociétés aux parcours historiques il est vrai bien différents, <i>" aucun processus de laïcisation n'a jamais débouché sur une laïcité de séparation de l'Eglise et de l'Etat ".</i> Mais, en dépit des efforts déployés pour enserrer la religion dans un système contrôlé par en haut, cette cohabitation va souvent tourner au cauchemar pour ces régimes, comme le détaille avec minutie Pierre-Jean Luizard. Parce que la religion va devenir à la fois un refuge et une contestation silencieuse, souvent la seule possible. Et parce que la réislamisation va devenir le fait d'Etats en délicatesse avec leurs sociétés, réduits à utiliser l'islam comme béquille identitaire pour potentats affaiblis.</p>
<p>C'est vrai en Egypte, où le régime de Hosni Moubarak troque la réislamisation sociale contre le verrouillage du pouvoir (et de sa rente), comme chez les frères ennemis baasistes syriens et irakiens. Au cours de mémorisation du Coran à Damas répond le drapeau frappé du <i>" Allah est le plus grand "</i> à Bagdad.</p>
<p>Au final, ces expérimentations se sont donc avérées contre-productives, à l'exception notable de la Turquie. Cette spécificité turque ne va pas cependant sans vengeance de l'histoire, puisque le gouvernement contrôlé par l'AKP " post-islamiste ", modèle revendiqué des Frères musulmans syriens en exil, y justifie aujourd'hui très précisément au nom de la laïcité la fin de l'interdiction du port du voile islamique à l'université.</p>
<p>Pour Pierre-Jean Luizard, qui abat le masque dès l'introduction de son ouvrage en estimant que la laïcité constitue un préalable au pluralisme politique, le bilan est donc décevant. Sur les décombres de l'autoritarisme laïc, un réformisme islamique a sans doute une carte à jouer.</p>
<p><b>Gilles Paris</b></p>
<p><i>Laïcités autoritaires en terres d'islam de Pierre-Jean Luizard, Fayard, 284 p., 19e.</p>
<p></i></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Appel de RESISTE38 : Constituons ensemble le RESeau ISérois contre la Traque des Etrangers !]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/28/constituons-ensemble-le-reseau-iserois-contre-la-traque-des-etrangers/</link>
<pubDate>Mon, 28 Jan 2008 21:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
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<description><![CDATA[A toutes celles et ceux qui travaillent dans les secteurs de l’éducation, du social, du travail e]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>A toutes celles et ceux qui travaillent dans les secteurs de l’<b>éducation</b>, du <b>social</b>, du <b>travail et de l’emploi</b>, de l’<b>insertion</b>, de la <b>santé</b>, des <b>transports</b> et de tous les autres secteurs confrontés aux directives sur le contrôle des étrangers et étrangères.</p>
<div align="center"></div>
<div align="left"><b>Constituons ensemble le RESeau ISérois contre la Traque des Etrangers !</b></div>
<p>Sous couvert de lutte contre la fraude et le travail illégal et au prétexte de réduire la très discutable dette de l’Etat, l’action des différents ministères dont nous dépendons est de plus en plus soumise aux orientations de la politique d'immigration du gouvernement, focalisée sur les chiffres d’expulsions d’étrangers.</p>
<p><b>Nous tenons à affirmer avec vous que <font color="#ff0000">les missions de nos secteurs professionnels ne sont pas le contrôle des papiers des étranger-e-s et encore moins la délation.</font></b><br />
Nous persisterons à agir ensemble pour la défense des droits de toutes et tous les salarié-e-s, y compris des plus précaires, ainsi que des chômeurs et chômeuses, quelle que soit leur nationalité.</p>
<p><b>Notre position est fondée aussi sur la conviction qu’en refusant d’être des supplétifs de la police, en défendant des règles éthiques dans l’exercice quotidien de notre travail, c’est la confiance des usager-e-s, salarié-e-s et chomeurs/euses dans nos services que nous préservons</b>. Or cette confiance est indispensable à la réalisation de nos missions.</p>
<p>Dans ce contexte, il nous paraît indispensable de nous regrouper localement en nous inspirant des réseaux déjà constitués (<a href="http://www.educationsansfrontieres.org/" title="RESF">RESF</a> pour l’éducation, <a href="http://refi.over-blog.org/" title="REFI">REFI</a> pour l’emploi-formation-insertion).</p>
<p>Nous vous invitons donc à débattre dans vos services, en attendant l’organisation prochaine d’une réunion publique, pour envisager la constitution en Isère d’un réseau de partage d’information, de discussions, de résistance et de lutte autour des axes suivants :<br />
-  réflexion et information sur les causes de l’immigration et son <b>instrumentalisation au profit du développement du capitalisme</b>, et sur la cohérence des dispositifs qui se mettent en place et les conséquences sur les personnes et les libertés,<br />
- <b>solidarité</b> et <b>soutien mutuel</b> dans les actions à mener que nous déterminerons ensemble.</p>
<p>Nous appelons les organisations associatives, politiques et syndicales à être signataires de cet appel.</p>
<p>Vous pouvez nous contacter à : <a href="mailto:resiste38@gmail.com" title="RESISTE38">resiste38@gmail.com</a><br />
<u><b>Premiers signataires :</b></u></p>
<p>CGT DDASS, CGT Travail, <a href="http://www.cnt-f.org/fte/" title="CNT Education">CNT Education</a>, SNU-TEF (FSU) Travail, SNU- TEFI (FSU) ANPE, Sud-Education, Sud Travail.</p>
<p><u><b>Voir:</b></u></p>
<p>- <a href="http://refi.over-blog.org/" title="REFI">http://refi.over-blog.org/</a> ("<i>Nous sommes des salariés des services publics : ANPE, Assedic, DDTEFP, ou encore d’associations, d’organismes de formation, nous refusons de collaborer à la chasse à l’étranger qui s’est instauré dans ce pays.</i><span style="font-size:16pt;"></span>")</p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/28/constituons-ensemble-le-reseau-iserois-contre-la-traque-des-etrangers/hortefeux-remonte-les-bretelles-des-prefets/" rel="attachment wp-att-126" title="Hortefeux remonte les bretelles des préfets"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/hortefeux_moulin1.jpg" alt="Hortefeux remonte les bretelles des préfets" /></a></div>
<p>- <a href="http://observix.lautre.net/" title="Observatoire de la Xénophobie">http://observix.lautre.net/</a>("<i>Observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé, face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne <b>l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées</b> </i><i> (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives...). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités</i>.")</p>
<p>- <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article13" title="Xénophobie">http://observix.lautre.net/spip.php?article13</a> ("<i>Les contributions des <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article9" class="spip_in">chercheurs</a></i> de l’<i>Observ.i.x</i><i> et celles envoyées à l’</i><i>Observ.i.x</i><i> en réponse à l’<a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article12" class="spip_in">appel à contributions</a>, après examen et filtrage par le <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article9" class="spip_in">Groupe de Pilotage</a> de l’</i><i>Observ.i.x</i> (tant pour l’une que pour l’autre catégorie de contributions), seront proposées à la revue <i>Asylon(s)</i><i>, présentée ci-dessous, pour un numéro intitulé <font color="#e00000">"<span class="spip"> <b>Institutionnalisation de la xénophobie en France</b> - Regards croisés sur la construction politique de l’étranger. </span>"</font> publiable fin avril 2008. Tous les textes doivent impérativement être remis le 31 mars 2008 au plus tard pour les travaux de relecture tant au sein de l’observatoire qu’au sein du comité scientifique de la revue. Ces textes feront l’objet du <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article14" class="spip_in">colloque international</a></i> organisé à l’Assemblée Nationale (sous réserve de confirmation) les 30 et 31 mai 2008.")</p>
<p>- <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article6" title="Xénophobie">http://observix.lautre.net/spip.php?article6</a> ("<b>L’immigration comme "problème": </b>  <i>Alain <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article33" class="spip_in">BROSSAT</a>, "Le traitement des étrangers indésirables comme moyen d’expérimentation de la politique d’exception furtive.. François <a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article34" class="spip_in">BRUN</a>, "Immigration choisie / subie : histoire juridique et fondement xénophobe du tri des migrants comme i<b>nstrument de diffusion des pratiques de flexibilité et de démantèlement du droit du travail</b>...<a href="http://observix.lautre.net/spip.php?article63" class="spip_in">ROCHEREAU</a>, "L’Etat contre la société ? La tentation justificatrice entre pouvoir et existence : la lente mise en place d’un « eugénisme social » et la <b>radicalisation des pratiques punitives et discriminatoires</b></i> Roselyne ."")</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[25 janvier 2008 : Protestation contre la venue de Simon Compaoré à Grenoble]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/24/25-janvier-2008-protestation-contre-la-venue-de-simon-compaore-a-grenoble/</link>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 21:46:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/24/25-janvier-2008-protestation-contre-la-venue-de-simon-compaore-a-grenoble/</guid>
<description><![CDATA[ Nous nous permettons exceptionnellement de vous envoyer une info de dernière minute et de vous app]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> Nous nous permettons exceptionnellement de vous envoyer une info de dernière minute et de vous appeler à un rassemblement de protestation ce vendredi 25 janvier, à 13h, devant la mairie de Grenoble.</p>
<p>Ci-dessous l'appel rédigé dans l'urgence</p>
<p>Comptant sur votre présence,</p>
<p>Association Survie Isère<br />
<a href="http://www.survie-isere.org/" class="moz-txt-link-freetext">http://www.survie-isere.org</a></p>
<p>* * *</p>
<p>Ce vendredi 25 janvier, la mairie de Grenoble reçoit avec tous les honneurs <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Compaor%C3%A9" title="Simon Compaoré">Simon Compaoré</a>, le maire de Ouagadougou.</p>
<p>Simon Compaoré appartient pleinement au régime liberticide en place au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso" title="Burkina Faso">Burkina Faso</a> depuis l'assassinat de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara" title="Thomas Sankara">Thomas Sankara</a>, il y a 20 ans.</p>
<p align="center"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/24/25-janvier-2008-protestation-contre-la-venue-de-simon-compaore-a-grenoble/thomas-sankara/" rel="attachment wp-att-116" title="Thomas Sankara"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/200px-thomas_sankara_jezwy.jpg" alt="Thomas Sankara" /></a></p>
<p align="center"> <b>Thomas Sankara</b></p>
<p>Il a été -entre autres- directeur de cabinet du dictateur Blaise Compaoré et secrétaire général du parti au pouvoir. Il fut nommément cité par un<br />
groupe d’officiers dissidents comme l’un des commanditaires du meurtre du journaliste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Norbert_Zongo" title="Norbert Zongo">Norbert Zongo</a>, fin 1998 (cf. Noir Silence, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois-Xavier_Verschave" title="François Xavier Vershave">François-Xavier Verschave</a>, 2000, p473).</p>
<p>Le 15 octobre dernier, plusieurs associations de solidarité internationale (dont Survie Isère) se rassemblaient devant la mairie de Grenoble en mémoire de l’assassinat de Thomas Sankara il y a 20 ans. Il s'agissait d'interpeller la mairie sur sa politique de coopération décentralisée, comme le rappelait une lettre de Survie Isère remise à Michel Destot pour l'occasion :</p>
<p>« Convaincus que la force de la société civile est nécessaire au renforcement de la démocratie, nous sommes de très chauds partisans de toute forme de coopération décentralisée. <b>Néanmoins nous pensons que l’extrême vigilance s’impose dans les pays du Sud où sévit une dictature refusant les droits fondamentaux aux populations ou, comme au Burkina Faso, lorsque le régime en place depuis vingt ans a du sang sur les mains, enferme ses opposants, pourchasse les étudiants et appauvrit son peuple</b>. Dans ces cas là, nous pensons que la coopération décentralisée ne peut être poursuivie qu’à deux conditions seulement :</p>
<p>- que les flux financiers ou l’envoi de matériels puissent être facilement suivis et contrôlés dans le détail par les citoyens des deux communautés territoriales concernées,<br />
- qu’aucune relation d’autorités à autorités ne soit entretenue au delà des associations ou ONG directement impliquées dans les actions de coopération. Sont donc à proscrire à notre avis les courriers du maire et des élus, les voyages et les réceptions officielles, les accolades médiatiques, et tout ce qui pourrait d’une manière ou d’une autre conforter les régimes en place car tout cela détourne la coopération décentralisée de son objectif final, le développement des peuples et la promotion de la démocratie. »</p>
<p>Suite à ce rassemblement, la mairie avait accepté l’idée d’une évaluation de leur politique de coopération décentralisée avec Ouagadougou, en partenariat avec les associations présentes (Afric’Impact, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde – CADTM, Comité Norbert Zongo, Survie Isère).</p>
<p>Aujourd'hui, <b>nous sommes atterrés d’apprendre que la mairie invite Simon Compaoré à la très officielle inauguration de l’IDHIL, l’Institut des Hautes Etudes de l'Action Internationale des Villes et des Gouvernements Locaux.</b></p>
<p>Ainsi la mairie fait-elle le choix délibéré, lors de la création d’une instance chargée de « contribuer à la mise en cohérence et à l'élaboration des politiques publiques internationales des collectivités locales », <u><b>d’y associer un partenaire infréquentable</b></u>.</p>
<p>C'est pourquoi nous appelons à un rassemblement ce vendredi 25 janvier, à 13h, devant la mairie de Grenoble, pour exprimer notre indignation et envoyer un signal fort au peuple burkinabé : <b>Simon Compaoré ne mérite pas la légitimité et la reconnaissance que lui offre la mairie de Grenoble.</b></p>
<p>Pour plus d'informations, nous vous recommandons la lecture de la brochure « Dans quelle mesure coopérer avec le Burkina Faso ? », disponible sur <a href="http://www.survie-isere.org/" class="moz-txt-link-abbreviated">www.survie-isere.org</a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Guide des sans papiers : s’organiser contre l’expulsion, que faire en cas d’arrestation ?]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/24/guide-des-sans-papiers-s%e2%80%99organiser-contre-l%e2%80%99expulsion-que-faire-en-cas-d%e2%80%99arrestation/</link>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 08:00:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
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<description><![CDATA[
&nbsp;
Cette brochure, terminée fin 2007, a été écrite à partir d’expériences
des luttes de]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/24/guide-des-sans-papiers-s%e2%80%99organiser-contre-l%e2%80%99expulsion-que-faire-en-cas-d%e2%80%99arrestation/anticra/" rel="attachment wp-att-112" title="Anticra"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/anticra2.png" alt="Anticra" /></a></p>
<p align="left">&#160;</p>
<p align="left">Cette brochure, terminée fin 2007, a été écrite à partir d’expériences<br />
des luttes des dernières années. Actuellement et depuis 2003, la durée<br />
maximum de rétention est de 32 jours. Dans le cadre d’une politique<br />
commune d’immigration au niveau européen, l’Etat français veut rallon-<br />
ger cette durée de plusieurs mois. Une nouvelle loi sera débattue courant<br />
2008.<br />
Les procédures juridiques encadrant l’expulsion ne seront pas forcément<br />
modifiées. Les parties de cette brochure concernant l’arrestation, la garde-<br />
à-vue et les tribunaux resteront donc en principe valables.</p>
<p align="left">
La principale conséquence d’une nouvelle loi sur la durée de rétention<br />
est l’allongement du temps dont disposera l’administration pour trouver<br />
l’identité des sans-papiers et pour obtenir les laissez-passer consulaires,<br />
donc pour expulser. Rester sous une fausse identité ou convaincre un<br />
consul de ne pas signer de laissez-passer sera certainement plus difficile<br />
mais pas impossible.</p>
<p align="left">
Aussi, faudra-t-il envisager de nouveaux moyens de lutte et se les communiquer.</p>
<p align="left"><a href="http://sanspapiers.winterhost.org" title="Sans papiers">http://sanspapiers.winterhost.org</a><br />
Et, pour tout commentaire et prise de contact : anticra@laposte.net</p>
<p align="left">&#160;</p>
<p align="left"> <a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/guide-sanspapiers1.pdf" title="Guide des sans paiers au format PDF">Guide des sans paiers au format PDF</a></p>
<p align="left">URL d'origine: <a href="http://sanspapiers.winterhost.org/guide-sanspapiers.pdf" title="Guide des sans papiers">http://sanspapiers.winterhost.org/guide-sanspapiers.pdf</a></p>
<p align="left">&#160;</p>
<p align="left">
<b>Quelques sites Internet :</b></p>
<ul>
<li> <a href="http://sos-net.eu.org/etrangers" title="Droit des étrangers">http://sos-net.eu.org/etrangers</a> ("<i>Sur le droit des étrangers</i>")</li>
<li> <a href="http://www.gisti.org" title="Gisti">www.gisti.org</a></li>
<li> <a href="http://www.guidejuridique.net" title="Guide juridique">http://www.guidejuridique.net</a> ("<i>Pour mieux s’en sortir face à la police et à la justice, avec ou sans papiers</i>")</li>
<li><a href="http://www.educationsansfrontieres.org" title="RESF">http://www.educationsansfrontieres.org</a> ("<i>Le site du Réseau Education Sans Frontières, pour des informations sur l’actualité des luttes et des nouvelles lois")</i></li>
<li> <a href="http://www.pajol.eu.org" title="pajol">http://www.pajol.eu.org</a> ("<i>Sur les luttes actuelles et passées autour des sans-papiers (9ème collectif de sans-papiers, Collectif Anti-Expulsions, Le Quotidien des sans-papiers…</i>")</li>
</ul>
<p align="left">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jeudi 17 janvier : un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture de l'Isère à l’appel d’un responsable du service des étrangers]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/jeudi-17-janvier-un-etranger-demandeur-d%e2%80%99asile-arrete-en-pleine-prefecture-de-lisere-a-l%e2%80%99appel-d%e2%80%99un-responsable-du-service-des-etrangers/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 21:06:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/jeudi-17-janvier-un-etranger-demandeur-d%e2%80%99asile-arrete-en-pleine-prefecture-de-lisere-a-l%e2%80%99appel-d%e2%80%99un-responsable-du-service-des-etrangers/</guid>
<description><![CDATA[Jeudi 17 janvier 2008: un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture à l’appel ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 17 janvier 2008: un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture à l’appel d’un responsable du service des étrangers… au moins la 6° fois depuis un an !</p>
<p>Pour protester contre ce procédé inqualifiable qui tue toute confiance entre les usagers et le personnel de la Préfecture</p>
<p align="center">Rassemblement<br />
Mardi 29 janvier 2008 à partir de 17H<br />
devant la Préfecture<br />
Place de Verdun  Grenoble</p>
<p><b>Une LETTRE OUVERTE a été envoyée au Préfet de l’Isère lui demandant avec insistance qu’il fasse cesser immédiatement ce type de pratique</b>. Il est absolument intolérable qu’un responsable préfectoral « profite » de la venue d’un demandeur d’asile pour un renseignement pour appeler la police et faire interpeller cet étranger, et ce dans les locaux de la préfecture !</p>
<p><b>Un signe parmi d’autres d’une politique inhumaine et aberrante en matière d’immigration et de droit d’asile qui ne respecte même plus les droits les plus élémentaires.</b></p>
<p>Nous, citoyens, citoyennes de l’Isère, nous organisations associatives, syndicales, politiques qui agissent quotidiennement <b>pour les droits et la dignité des étrangers et contre forme de mépris et de discrimination</b>, nous protestons avec force contre ces méthodes indignes et demandons au Préfet de l’Isère qu’il les réprouve publiquement et les fasse cesser immédiatement.</p>
<p><i>Bien cordialement: Jean-Pierre SALSI, Président du Collectif échirollois de soutien aux sans papiers   Marie-Thérèse LLORET, Présidente du Collectif de soutien aux réfugiés politiques algériens   Jo BRIANT, porte-parole de la Coordination iséroise de soutien aux sans papiers</i></p>
<p><i>Centre d'Information Inter-Peuples<br />
6, rue Berthe de Boissieux<br />
38000 GRENOBLE<br />
Tél./Fax : 04 76 87 59 79<br />
<a href="http://www.ciip.fr/" class="moz-txt-link-freetext">http://www.ciip.fr/</a></i></p>
<p><u><b>A voir:</b></u></p>
<p>- <a href="http://observix.lautre.net/" title="Observatoire de l'institutionnalisation de la xénophobie">http://observix.lautre.net/</a> ("<i>L’observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé, face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne  <b>l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées</b> </i><i> (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives...). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités</i>.")</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[FAC38/Université populaire :  Néolibéralisme, dictature et démocratie en Amérique latine :le Chili, un pays laboratoire]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/fac38universite-populaire-neoliberalisme-dictature-et-democratie-en-amerique-latine-le-chili-un-pays-laboratoire/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 07:37:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/fac38universite-populaire-neoliberalisme-dictature-et-democratie-en-amerique-latine-le-chili-un-pays-laboratoire/</guid>
<description><![CDATA[Université populaire Rencontre / discussion
 Néolibéralisme, dictature et démocratie en Amériqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom:0;"><i>Université populaire Rencontre / discussion</i></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b> Néolibéralisme, dictature et démocratie en Amérique latine</b> :<a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/affiche_chili_f_gaudichaud_univ_pop.pdf" title="le Chili, un pays laboratoire">le Chili, un pays laboratoire<br />
</a></p>
<p style="margin-bottom:0;">Avec Franck Gaudichaud Maître de conférence en Civilisation hispano-américaine à l'Université Stendhal</p>
<ul>
<li>1° séance : « De la "voie chilienne au socialisme" à la Dictature de Pinochet », Mercredi 30 janvier 2008</li>
<li>2° séance : « De la transition démocratique au gouvernement de Michelle Bachelet », Jeudi 14 février 2008</li>
<li>19h30 à 21h30 Salle Rouge, 10 bis rue Ampère - Grenoble</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;"><a href="http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/fac38universite-populaire-neoliberalisme-dictature-et-democratie-en-amerique-latine-le-chili-un-pays-laboratoire/chili-un-pays-laboratoire-2/" rel="attachment wp-att-101" title="un pays laboratoire"></p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/chili1.png" alt="un pays laboratoire" /></div>
<p></a></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;"> L’Université populaire de Grenoble est ouverte à toutes et tous, gratuite<br />
et ne nécessite pas d’inscription.<br />
Pour tout renseignement : up.grenoble.club.fr ou 04 76 34 09 41</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[FAC38 Grenoble: compte rendu du 18 janvier 2008 + rendez-vous]]></title>
<link>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/fac38-grenoble-compte-rendu-du-18-janvier-2008-rendez-vous/</link>
<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 07:17:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>assr38</dc:creator>
<guid>http://assr38.wordpress.com/2008/01/22/fac38-grenoble-compte-rendu-du-18-janvier-2008-rendez-vous/</guid>
<description><![CDATA[
Chépaki Servan - 1764
« Une faculté, des professeurs, des examens, des thèses, tout cet apparei]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class="moz-text-html" lang="x-western">
<p style="margin-bottom:0;"><i>Chépaki </i>Servan - 1764</p>
<p style="margin-bottom:0;">« Une faculté, des professeurs, des examens, des thèses, tout cet appareil est imposant, mais regardez dessous, vous trouverez comme partout ailleurs l'intérêt et l'ignorance. »</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u><b>Ordre du jour</b></u></font></p>
<ul>
<li> Bilan des groupes</li>
<li>Question des locaux</li>
<li>Semaine anticapitaliste (sam , mars)</li>
<li>Semaines prochaines</li>
<li>Communication</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u><b>Bilan des groupes</b></u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u>Memoire des luttes</u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">Un groupe de travail de 5 personnes envisage un cycle de <b>4 scéances</b> de reflexion à propos des précédantes luttes étudiantes et lyceennes à Grenoble.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Les trois premières scéances auront pour objectif de réunir des acteurs de mouvements passés regroupés selon les périodes suivantes :</p>
<ul>
<li>1ère scéance : 68 et années 70</li>
<li>2ème scéance : 86-87 et années 90</li>
<li>3ème scéance : années 2000</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Un questionnaire est en cours de rédaction et servira de base pour les échanges.</p>
<ul>
<li>4ème scéance : Au terme des trois premières scéances, un compte rendu sera rédigé afin d'alimenter un débat au comité de mobilisation, sur les luttes en générale, sur celle d'automne 2007 ainsi que celles qui nous attendent.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;"><i>Semaine du 29 au 6 fevrier</i></p>
<p style="margin-bottom:0;">Conférence/Débat sur un mouvement italien de 77. Le sujet précis reste à déterminer (lutte pour l'avortement, droit des femmes ...)</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u>Pédagogies alternatives</u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">La prise de contacts est encore en cours.</p>
<p style="margin-bottom:0;">Plusieurs pistes sont explorées : Montesori, apprentissage mutuel, constructivisme, pédagogie de l'oppression, intergénération, interculturalité, transdisciplinarité...</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u>« Sciences et consciences »</u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">Egalement dans la phase de prise de contacts :</p>
<ul>
<li>Dominique Scheider : théorie de l'évolution</li>
<li>Sophie Roux : enseigne la culture scientifique à l'UPMF</li>
<li>Anne-Marie Benoit (juriste UPMF): décisions publiques en matière de recherche, propriété intellectuelle.</li>
</ul>
<p style="margin-bottom:0;">Fondation Sciences Citoyennes et Association pour le Développement d'une REcherche Citoyenne et Active : proposition d'organisation commune d'un cycle de conférences/débats sur le thème du rapport entre recherche et société. Principe de boutiques des sciences.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u>Arts du spectacle</u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">Autour du Théatre forum : théatre participatif animé par un modérateur</p>
<p style="margin-bottom:0;">La politique culturelle à Grenoble</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><u>Idées pour plus tard...</u></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Débat sur comment articuler convictions, engagement et mode de vie...</b></p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><font size="4"><b>Question des Locaux</b></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">On propose d'obtenir des locaux fixes (DLST ou ARSH) et de tourner sur d'autres sites afin de toucher un plus large public. La question des horaires de fermeture est à discuter afin d'être ouvert à la « population active ».</p>
<p style="margin-bottom:0;">On envisage également de reserver EVE de temps en temps afin d'être plus visibles et de pouvoir rester plus tard dans la soirée.</p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><b>Semaine anticapitaliste (première semaine de mars):</b></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Un collectif se monte pour organiser une semaine anticapitaliste début mars, à l'occasion des municipales</b>.<br />
On propose d'y participer en réunissant différents acteurs pour une organisation commune.  La date d'une réunion d'organisation doit être fixée dès que l'on a assez de contacts. <b>Faites jouer les réseaux !</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"><font size="4"><b>Cette semaine et celle d'après</b></font></p>
<p style="margin-bottom:0;">Le 26 et 27 janvier à lieu le Forum social décentralisé. On propose d'organiser une(des) table ronde réunissant différents acteurs locaux de l'<b>altermondialisme</b>. (Attac, Confédération Paysane...).</p>
<p style="margin-bottom:0;">
<p style="margin-bottom:0;"><b>Rendez vous jeudi 24 janvier 9h à EuroPrime pour les éditer pour tracter pendant la manif.</b></p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><font size="4"><b>Communication</b></font></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Pensez au bouche à oreille</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Autres Rendez vous de la semaine</b></p>
<p style="margin-bottom:0;">- Leunion de groupe "memoire des luttes". Mardi 22 janvier à 12h30 à l'Agora</p>
<p style="margin-bottom:0;">- La reunion pour le journal de lutte, mardi 22 janvier à 16h45 à l'Agora</p>
<p style="margin-bottom:0;">- Le Comité de mobilisation mardi 22 janvier à 18h!! (aussi à l'Agora ou dans un Amphi de la Galerie)</p>
<p style="margin-bottom:0;"><b>Université populaire</b></p>
<p style="margin-bottom:0;"> Néolibéralisme, dictature etUniversité populaire Rencontre / discussion Université populaire démocratie en Amérique latine :<a href="http://assr38.wordpress.com/files/2008/01/affiche_chili_f_gaudichaud_univ_pop.pdf" title="le Chili, un pays laboratoire">le Chili, un pays laboratoire<br />
</a></p>
<p style="margin-bottom:0;">Avec Franck Gaudichaud Maître de conférence en Civilisation hispano-américaine à l'Université Stendhal</p>
<ul>
<li>1° séance : « De la "voie chilienne au socialisme"