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	<title>apologetique &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/apologetique/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "apologetique"</description>
	<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 12:56:47 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Méditations scientifiques]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=490</link>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 17:35:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;L&#8217;idée athée par excellence est l&#8217;idée de progrès, qui est la négation de la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><em>"L'idée athée par excellence est l'idée de progrès</em>, qui est la négation de la preuve ontologique expérimentale; elle implique que le médiocre peut de lui même produire le meilleur.</p>
<p><em>Or toute la science moderne concourt à la destruction de l'idée de progrès et à établir que tout progrès vient du dehors</em>. Darwin a détruit l'illusion de progrès interne qui se trouvait dans Lamarck. La théorie des mutations ne laisse subsister que le hasard et l'élimination. L'énergétique pose que l'énergie se dégrade et ne monte jamais; qu'elle se gaspille et ne s'accroît jamais; que rien ne monte sans qu'autre chose ne soit davantage descendu; et cela s'applique même à la vie végétale et animale.</p>
<p><em>Principe de l'usage de la science moderne en faveur de la véritable foi. Très important.</em></p>
<p>La sociologie et la psychologie ne seront scientifique que par un usage analogue de la notion d'énergie, usage incompatible avec toute illusion de progrès; et alors elles resplendiront de la lumière de la vraie foi."</p>
<p>Simone Weil, <em>Cahier VIII</em>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[La racine du paganisme ]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=487</link>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 14:37:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[Pensée détachée :
Comment en finir véritablement avec Dieu ?
Le haïr comme certains athées (je]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pensée détachée :</p>
<p>Comment en finir véritablement avec Dieu ?</p>
<p>Le haïr comme certains athées (je pense aux communistes espagnols), c'est encore croire en Sa présence, vivre avec Lui. (Octavio Paz note dans le <em>Labyrinthe</em> <em>de la solitude</em>, que blasphémer c'est encore croire en Dieu). Notre époque estime non sans raison, que haïr Dieu, c'est encore Lui faire trop d'honneur, que Le prendre en considération, c'est encore trop L'aimer. Elle sait que l'indifférence est plus forte que la haine, car elle permet de sortir du cercle, de rompre le lien qui unit l'homme à Dieu.</p>
<p>Voici tout le paganisme moderne qui est la copie conforme de l'ancien. Le paganisme ancien ignorait la révélation primitive, et se forgeait des idoles en bois. Celui d'aujourd'hui ignore la doctrine catholique et fond des idoles en plastique.</p>
<p>Se fabriquer de faux dieux, et oublier le Vrai, c'est la méthode infaillible pour se débarrasser de Dieu.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Volontarisme chrétien]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=447</link>
<pubDate>Tue, 20 May 2008 15:31:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[Peut être ai-je déjà usé de cette expression, ou de celle de volontariste chrétien. Peut-être ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Peut être ai-je déjà usé de cette expression, ou de celle de <em>volontariste chrétien</em>. Peut-être pas. Mais j'aimerais bien pouvoir en user désormais sans qu'il y ait d'équivoque possible, l'heure est donc venue de vous livrer une courte définition.</p>
<p>Le volontariste chrétien est catholique : de tout son esprit, il adhère aux dogmes de foi de notre Mère l'Eglise. Mais ses mœurs ne sont pas aussi catholiques que son nom le laissait croire.</p>
<p>On pourrait définir la sainteté comme une adéquation parfaite entre la volonté du saint et la volonté de Dieu. Le saint goûte déjà sur la Terre à sa récompense future dans le ciel, il vit dans le présent. Pas comme les jouisseurs modernes et de tous temps, qui confondent plaisir et bonheur, mais comme un homme qui <em>met ses pas dans ceux du Christ</em>. A l'inverse, le volontariste chrétien ne se soumet pas à la volonté de Dieu. Il l'ignore. Je ne dis pas qu'il ne respecte pas les dix commandements de Dieu, au moins par respect de la loi catholique qui interdit de supposer le mal dans les actions du prochain sauf évidence confirmée par les sens. Non. Je veux dire que ce n'est plus Dieu qui dirige sa vie et ses actions. La volonté de Dieu ne  le concerne pas, Dieu ne lui parle plus, et dès lors sa petite conscience Le remplace. Son <em>espérance</em> même n'est plus dans le Christ, elle s'est prostituée en un <em>espoir</em> humain qui réside pour l'essentiel, dans le développement de ses propres actions.</p>
<p>A la limite même, le volontariste chrétien ne se contente plus d'ignorer la volonté divine, mais il l'abaisse à la sienne propre, consommant ainsi parfaitement son iniquité.</p>
<p>Les actions du volontariste ne sont pas marquées du  double sceau de la <em>Vérité</em>, qui est en la parole de Dieu, et du <em>Bien</em> qui est dans l'exercice de la volonté divine. N'étant que le résultat des pensées ou désirs humains, faut-il dès lors s'étonner de voir qu'elles ne sont le plus souvent que des <em>actes opportunistes</em> au profit d'un but dont la sainteté n'est franchement pas évidente ? La fin de ses actions n'est plus toujours conforme au Bien, et des moyens indignes se trouvent pouvoir être utilisés à n'importe qu'elle fin. Gustave Thibon note quelque part, que l'expression <em>tomber en dessous de soi</em> est idiote, que tomber <em>en soi</em>, c'est déjà tomber en dessous de tout. L'analyse du volontarisme ne contrarie pas l'axiome de Thibon. Le volontariste chrétien qui fait fi de la volonté divine, se prive du même coup de la noblesse humaine. L'opportunisme l'a remplacée .</p>
<p>Le volontariste en quelque sorte, prétend orgueilleusement savoir mieux que Dieu ce qu'il convient de faire ou non pour Sa gloire d'abord, ce qu'il convient de faire tout court ensuite, et comment il convient de le faire, enfin.</p>
<p>Et assurément, s'il y a un remède au volontarisme chrétien, c'est la lecture de l'<em>Imitation de Jésus Christ</em>. Car le Christ a préféré vivre dans la fidélité, plutôt que de chercher une voie autre que celle que son Père lui traçait pour Se révéler aux hommes.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les saints et les anges]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=424</link>
<pubDate>Mon, 12 May 2008 15:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=424</guid>
<description><![CDATA[Ding, dong, ding ! [Harmonieux sons de cloches couronnant la fidélité des paroissiens à leur sort]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Ding, dong, ding ! [<em>Harmonieux sons de cloches couronnant la fidélité des paroissiens à leur sortie de la messe dominicale</em>]</p>
<p class="MsoNormal">- Ah ! Quel admirable sermon, que nous a offert monsieur le curé !</p>
<p class="MsoNormal">- Quel enthousiasme ! Bonjour madame !</p>
<p class="MsoNormal">- Oui, bonjour, pardonnez-moi, je suis encore un peu émue. Vous avez bien entendu le sermon ?</p>
<p class="MsoNormal">- Hélas, madame.</p>
<p class="MsoNormal">- Ah, ne me dites pas que vous êtes de méchante humeur ! Et par ce beau temps, encore !</p>
<p class="MsoNormal">- Le refrain de monsieur le curé, qui voudrait que les fidèles se nourrissent de la lecture de la Bible me laisse un peu pantois, je vous l’avoue.</p>
<p class="MsoNormal">- Encore un<span> </span>peu, et vous allez comme d’ordinaire, me répéter que monsieur le curé est protestant !</p>
<p class="MsoNormal">- Tout juste, madame. La tendance actuelle attache à la lecture de la Bible une si grande importance est sans doute plus conforme aux mœurs protestantes qu’à l’esprit catholique.</p>
<p class="MsoNormal">- Oh, que vous êtes rabat-joie ! Vous êtes d’ailleurs mauvais prédicateur, et vous n’avez pas de références.</p>
<p class="MsoNormal">- J’en ai au moins une. Dans <em>Les soirées de Saint Pétersbourg</em>, Joseph de Maistre a eu un mot qui selon moi compte parmi ses meilleurs. « Ce n’est point la lecture, mais l’enseignement de l’Ecriture Sainte qui est utile ». Mais ni vous ni surtout monsieur le curé, ne lisez de Maistre.</p>
<p class="MsoNormal">- Non. Il est surement aussi rabat-joie que vous. Ne le prenez pas mal, je suis trop vive, je sais bien… de Maistre dites-vous… Si, j’ai lu les <em>Considérations sur la France</em>, je crois.</p>
<p class="MsoNormal">- Permettez que je revienne à notre sujet, car j’ai eu tout le loisir de réfléchir à la question durant l’Offertoire, que Dieu me pardonne !</p>
<p class="MsoNormal">Joseph de Maistre a écrit dans le même paragraphe que la phrase que je vous citais à l’instant, cet axiome fondamental : « Lue sans notes et sans explications, l’Ecriture Sainte est un poison ».</p>
<p class="MsoNormal">- Oh !</p>
<p class="MsoNormal">- Ne vous méprenez pas sur les intentions de ce véritable génie du christianisme. (Pardonnez-moi cette pique envers Chateaubriand, que vous adulez, je sais). L’Ecriture Sainte est évidemment la parole de Dieu, comme l’a rappelé monsieur le curé, et comme telle, le catholicisme en a fait la base de sa doctrine.</p>
<p class="MsoNormal">- Tout de même.</p>
<p class="MsoNormal">- Bien sûr. L’esprit catholique est éminemment attaché à l’Ecriture. Il accorde donc une impotance plus que particulière, comme le dit de Maistre, à l’enseignement des Evangiles.</p>
<p class="MsoNormal">- Vous voyez bien.</p>
<p class="MsoNormal">- Rendez vous compte, madame, du problème que je vais vous exposer immédiatement. Où trouvez vous la garantie de ce que le fidèle qui lira la Bible avec les meilleures intentions, sera capable de tirer de sa lecture la même doctrine que celle des Pères ? Il faudrait supposer notre lecteur à la fois théologien et philosophe, linguiste et historien. Ce qui demeure possible, bien entendu, mais vous conviendrez qu’un homme doué de telles capacités et d’un tel savoir, ne se rencontre pas tous les jours. L'Eglise au Moyen Age, n'avait donc pas tort d'interdire la lecture de la Bible au vulgaire.</p>
<p class="MsoNormal">- Linguiste ?</p>
<p class="MsoNormal">- Oui. Sans parler de la bible retraduite par les apôtres de l’église d'œcuméniste, la TOB *, ou autres falsifications honteuses, reconnaissez qu’un texte passé de l’hébreu au grec, du grec au latin, et du latin au français, a sans doute perdu de sa saveur. Il me semble d’ailleurs que ce n’est pas un hasard si les juifs convertis au catholicisme par la grâce de Dieu, ont fait d’admirables exégètes.</p>
<p class="MsoNormal">- Si je comprends bien votre pensée, seule incomberait aux prêtres instruits de théologie et de quelques autres disciplines complémentaires la lecture de la  Bible ?</p>
<p class="MsoNormal">- Non. Notez que c’est une tendance récente de vouloir réserver l’enseignement de la théologie aux seuls prêtres. La méthode scolastique d’enseignement le dispensait également aux laïcs. Cela avait le mérite de faire des hommes instruits de leur religion, et d’éviter un cléricalisme aussi stupide que désastreux.</p>
<p class="MsoNormal">Lorsque je parle d'hommes instruits, je ne pense pas seulement au clergé. J’ai pu lire des exégètes fameux qui n’avaient pas fait de séminaire.</p>
<p class="MsoNormal">- Mais que dites-vous à la fin de ces quelques histoires édifiantes, où des forçats, des infidèles quelconques trouvent Dieu par la lecture d’un récit évangélique. Monsieur le curé a rappelé aujourd’hui cette histoire de la vie de saint Vincent de Paul !</p>
<p class="MsoNormal">- Vous abordez en une phrase, plusieurs points que je me dois de relever. Je ne crois pas que l’Eglise ait jamais modéré la lecture des Evangiles. Et de fait, il est plus simple de tirer une leçon de morale des Evangiles, que de l’Ancien Testament. La lecture de l’évangile est propice à toucher les cœurs. Ce galérien est un bon exemple en faveur de cette dernière affirmation.</p>
<p class="MsoNormal">Mais je crois que l’on en peut ériger ce cas particulier en idéal applicable à tous. Comme on dit joliment en Espagne, <em>Catolico ignorante, seguro protestante</em>. C’est dire que l’assise de notre foi est bien d’essence intellectuelle, et non sentimentale, même si chronologiquement, le cœur a prédominance sur la raison dans ce qui nous donne la Foi.</p>
<p class="MsoNormal">- Vous êtes confus. Où voulez-vous en venir ?</p>
<p class="MsoNormal">- A ceci : la lecture des Evangiles est assurément une chose saine, mais il ne faut pas non plus s'imaginer que c’est une méthode massive de conversion que de faire lire ces pages admirables aux infidèles.</p>
<p class="MsoNormal">- Je vous entends. Mais nous nous sommes un peu écartés de notre sujet, il me semble.</p>
<p class="MsoNormal">- Ma proposition est celle-ci : qu’un catholique absolument ignorant de théologie ferait mieux de lire <em>La Chaîne</em><em> d’Or</em>, de saint Thomas que les Ecritures sans commentaires. Un catholique doit préférer le jugement orthodoxe des Pères de l’Eglise avec tout leur savoir, que le sien propre.</p>
<p class="MsoNormal">- Avec un tel raisonnement, jamais on ne remet en cause le jugement des Pères. Où est le progrès ?</p>
<p class="MsoNormal">- L’histoire de l’Eglise vous montrera facilement que les exégètes ou théologiens ont souvent disputé certaines questions importantes qui divisaient l’Eglise. Les divergences doctrinales et d’interprétation de l’Ecriture Sainte ont alors fait l’objet d’études serrées de la part de l'Eglise. Si un Père se trompe, sa proposition est écartée, et les dogmes catholiques sont approfondis : voilà le progrès appliqué aux choses divines. Ce progrès qui consiste à mettre en lumière la Vérité, afin qu’elle ne reste pas sous le boisseau, et à approfondir les questions théologiques. Et non pas à remettre en question toute proposition pour le plaisir, pensant que la vérité est sujette à changement, ou qu’elle n’est pas conservée par le magistère romain. Catholicisme et progressisme ne vivent pas en ménage.</p>
<p class="MsoNormal">C’est pour le coup que nous nous sommes écartés de notre sujet, et celui dans lequel nous versons à présent est vaste...</p>
<p>Ding, dong, ding ! [<em>Harmonieux sons de cloches couvrant les voix des paroissiens</em>]</p>
<p>---</p>
<p>* Traduction Œcuménique de la Bible. Authentique, malheureusement.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Rationalisme et catholicisme]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=434</link>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 15:57:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=434</guid>
<description><![CDATA[Omnia restaurare in Christo.
L’action du rationalisme fils légitime du cartésianisme, c’est la]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right;"><em>Omnia restaurare in Christo.</em></p>
<p>L’action du rationalisme fils légitime du cartésianisme, c’est la séparation. Il s’oppose au système catholique sur deux points essentiels : il sépare la foi de la raison d’une part, et la théologie des sciences, d’autre part.</p>
<p><strong>La foi catholique </strong></p>
<p>Le refus de l'induction conduit Descartes et ses suivants à affirmer l'omnipotence de la raison, et surtout, exprime un refus du mystère. Le catholique prend l'option contraire, il se sait infirme de par sa condition humaine, et accepte le mystère. C'est dans ce sens qu'il faut entendre l'affirmation de Pascal, dans les Pensées, lorsqu'il affirme que l'obscurité est un signe de véracité (Affirmation raillée par Voltaire dans la dernière de ses <em>Lettres philosophiques</em>, dans laquelle on pourra apercevoir à plusieurs reprise la mauvaise foi de leur auteur, parmi quelques réflexions pertinentes). C'est à dire que la vérité théologique est un mystère insondable pour l'intelligence, et dès lors, il vaut rejeter un système qui se veut la clarté absolue.</p>
<p>La foi est évidemment une adhésion du cœur, ce qui lui donne ce côté mystérieux que lui reconnaît tout chrétien et que raille tout infidèle, mais ce n’est pas seulement cette adhésion sentimentale qui caractérise la foi catholique. "La foi ne va pas contre de la raison", c’est à peu près la seule phrase qu’un catholique arrive à proférer face au monde contemporain qui lui crie à chaque instant que sa foi est folie. C’est une vérité qui ne doit pas faire penser à notre catholique que sa foi n’est qu’un <em>sentiment qui ne va pas contre la raison</em>, car non seulement la foi ne va pas contre la raison, mais la foi est raisonnable. Qui a la foi ? L’homme qui s’est <em>rendu aux raisons de croire</em>, <em>Credo ut intelligam.</em></p>
<p>Il faut donc s’attacher à ne pas séparer la raison de la foi, comme le font les rationalistes. Que l’on affirme la possibilité de la raison humaine de comprendre parfaitement les vérités surnaturelles, ou que l’on affirme que la raison est parfaitement étrangère à toutes choses qui la dépassent, on ne fait que consommer le divorce entre la foi et la raison.</p>
<p>La foi est rationnelle car elle est, au même titre que la loi de la gravité, une <em>adhésion de l'intelligence à ce qui est</em>, pour reprendre la formule aristotélicienne.</p>
<p>L’homme qui ne croit pas est incrédule, et cet autre qui croit sans raison est crédule, on est là dans l’ordre naturel. Or, la foi est d’une autre essence que de celle qui fait la crédulité et l’incrédulité. Elle est surnaturelle. Et penser que la Raison peut tout comprendre, dans le domaine de la foi, c’est affirmer que la foi n’est doctrine naturaliste de plus. C’est lui ôter en fin de compte, son caractère surnaturel.</p>
<p>Les rationalistes posent un <em>acte de foi</em> en ce qui concerne l’omnipotence de la raison humaine, pourrait-on dire. Mais du point de vue de la théologie, cette formulation est impropre, car l’<em>acte de foi </em>en question est d’essence naturelle. Mieux vaut dire que les rationalistes sont des naïfs, des crédules exactement et préciser que sur ce point précis, ils dépassent en sottise le rationalisme antique qui lui au moins n’a jamais postulé une telle fable. Un Socrate a même pu exprimer le contraire, si bien que l’on peut affirmer que dans le camp des rationalistes, la contradiction règne, et que nous pourrions nous borner à regarder leurs éloquences s’entredévorer sans même avoir à rappeler la doctrine de l’Eglise, s’il ne s’agissait là que d’une lutte purement intellectuelle, si le salut des âmes n’était pas en jeu.</p>
<p>[Laisser aux rationalistes leur foi concernant l'omnipotence de la raison. Laisser aussi la foi en l'impuissance totale de la raison à ceux qui veulent sombrer dans la crédulité. Rester sur la corde raide de l'équilibre. Préférer encore la sagesse à la raison et aux fables. Etre, puis demeurer catholique.]</p>
<p><strong>La philosophie catholique</strong></p>
<p>La foi est le commencement de la vie chrétienne, et le point de départ de la philosophie catholique. <em>Humanae salutis initium, fondamentum et radix omnis justificationis</em>. Salut initial de l'homme, selon les Ecritures, fondement et racine de toute argumentation.</p>
<p>La notion d'impuissance de la raison est le postulat initial de la philosophie catholique. Ce postulat ne fait que se souvenir de ces paroles du Christ "prenez garde que votre lumière intérieure ne soit ténèbres" (Evangile selon saint Luc, XI, 35), ou de celles de Saint Paul, qui ne connait <em>que Jésus crucifié</em>. Résolument, le catholique affirme que <em>tout nous crie et la raison plus fort que tout le reste, que la raison ne suffit pas</em>. Comment pourrait-il prétendre le contraire, quand l'histoire de la philosophie toute entière prouve bien l'insuffisance et la folie de la raison humaine ?</p>
<p>Il faut croire Chesterton lorsqu'il affirme qu'<em>un fou est celui qui a tout perdu sauf la raison</em>. En vérité, rien n'est plus déraisonnable que la raison humaine, sans l'itinéraire de la foi catholique, dans le domaine théologique et sans connaissance de ses limites dans le domaine de la philosophie.</p>
<p>C'est à se demander avec Donoso-Cortès, si <em>le monde se jette dans le rationalisme</em>, <em>par goût pour les ténèbres</em>, <em>par amour de l'absurde</em>. Car une chose est certaine, <em>l'homme ne peut sortir des obscurités du dogme catholique sans se condamner à vivre dans une obscurité encore plus profonde</em> (<em>Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme</em>).</p>
<p>Joseph de Maistre appelle le scepticisme, <em>dissolvant universel</em>, et Aubry note que le refus de l'induction est tout simplement <em>une forme de scepticisme</em>. C’est dire la radicalité de la différence l’esprit catholique, et l’esprit cartésien, de Maistre abhorrant ce que Descartes érige comme méthode absolue de recherche de vérité. Or la philosophie catholique se sait une science subordonnée. <em>Elle affirme ce qui se prouve par ce qui ne se prouve pas</em>, c'est à dire qu'elle accepte l'induction, c'est déjà dire, la subordination à la théologie.</p>
<p>Il ne peut y avoir deux vérités, l'une théologique et l'autre philosophique qui se contredise entre elles, c'est le gros du discours de Llull face à  Averroès, qui soutenait le contraire. La vérité est une, et découle dans toute son unité de la théologie, qui est donc la science mère de toutes les autres. Le surnaturel est universel.</p>
<p>Pourquoi enfin, peut-on dire qu'une affirmation philosophique ou théologique est vraie ? La cause première de cette véracité est dans l'autorité de l'Eglise. Parce que l'Eglise nous l'enseigne, nous pouvons garantir la véracité d'une proposition philosophique ou théologique, parce que nous sommes convaincus de la nécessité de la Révélation, parce que nous croyons que Jésus Christ est Dieu qui nous a apporté cette Révélation, parce que l'Eglise est la Sienne et que tout ce qu'affirme le magistère romain est marqué du sceau du Saint-Esprit.</p>
<p><strong>Apologétique</strong></p>
<p>"Je remarque toujours que les apôtres -dans les discours cités aux <em>Actes</em> et dans les Epîtres- pour introduire la vérité révélée dans l'esprit de leurs auditeurs, ne la font pas précéder de cette longue préface ou échelle de raisonnement humains, qui d'après beaucoup de nos écrivains et de nos prêtres, instruits mais cartésiens, doit précéder et préparer la théologie, la Révélation.</p>
<p>La prédication des Pères et des grands missionnaires qui ont prêché devant des infidèles et même des incrédules procède t'elle de la même façon ? Je ne le crois pas, mais il me semble qu'ils tout droit et sans préambule, par l'affirmation de Jésus crucifié et par la Rédemption. On dira que c'est absurde, et que l'incrédule niant même les faits sur lesquels on s'appuie et les premières vérités révélées, vous trouvera illogique, arbitraire, et ne vous écoutera pas. Et pourtant, c'est ainsi, il me semble, qu'ont procédé les apôtres, même Saint Paul devant l'Aréopage ; ils vous jettent tout de suite dans la révélation, sauf à revenir ensuite sur la philosophie et la préparation apologétique du christianisme, qui d'ailleurs, est toujours sous-entendue."</p>
<p>Abbé Jean-Baptiste Aubry, <em>Etudes sur le Christianisme</em>.</p>
<p>C’est un travers courant (que n'a pas manqué de souligner Aubry) chez certains apologistes de partir constamment du naturel pour remonter jusqu'au surnaturel, et ils n’ont rien à envier sur ce point aux rationalistes. Une théologie qui explique le naturel à partir du surnaturel semble désormais l'œuvre de fanatiques extrémistes. Il est logique qu'un tel principe n'ait mené qu'au désarroi intellectuel, pour reprendre les mots d'Aubry, puisque tout n'y est jugé qu'à travers le prisme naturaliste, et par conséquent, est vidé de son âme. Le théologien qui explique le naturel par le surnaturel fait quelque chose de plus grand que de simplement l'expliquer, il lui donne un sens, ce qu'un pur syllogisme naturaliste ne pourra au mieux que caricaturer.</p>
<p>Le raisonnement cartésien,<em> </em>malheureusement entré dans les intelligences les plus chrétiennes,<em> </em>n'a jamais formé que des rationalistes, et jamais des chrétiens. Comment pourrait-on donc une fois cette première affirmation confirmée par l'expérience, justifier l'emploi abusif qui est fait de ce raisonnement absurde? Une foi solide pourra trouver à douter dans un raisonnement cartésien, même formuler dans le but pieux de confirmer les dogmes établis par l'Eglise.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Cartésianisme et rationalisme]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=423</link>
<pubDate>Thu, 08 May 2008 16:32:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[Avant de rappeler le louable travail des néo-scolastiques de prouver la pertinence de la philosophi]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de rappeler le louable travail des néo-scolastiques de prouver la pertinence de la philosophie catholique face au cartésianisme, il faut bien signifier à quel point le cartésianisme est une philosophie subversive, dans son essence. C’est en effet un esprit négatif qui anime Descartes, que ce soit lorsqu’il s’assoit dans son fauteuil et décide qu’avant lui l’esprit humain a toujours été égaré, s’est toujours trompé, ou lorsqu’il entreprend aimablement de faire don de son intelligence au genre humain stupide et trompé, et de lui livrer un système philosophique qu’il juge infaillible.</p>
<p>Ce qu’a dit de plus vrai la philosophie cartésienne avait de toute façon déjà été dit avant par les scolastiques ou par les anciens, c'est-à-dire que même si le système a pu produire parfois de belles pages, jamais il n’a été novateur, ni plus pertinent que la scolastique ou les anciens grecs. La différence notable d’avec la scolastique restant de toute façon que les chantres cartésiens ou rationalistes prouvent par l'absurde ce que la scolastique avait brillamment démontré par la logique. Oui, le raisonnement cartésien est un raisonnement par l’absurde. Non pas que cela ne soit jamais d’aucune utilité, mais que l’idée est pernicieuse de vouloir bâtir un système philosophique sur un tel principe.</p>
<p>Parce qu'il refuse l'induction, Descartes est pyrrhonien. J'émets toutefois une petite réserve à ce jugement. Certes, Descartes refuse d'affirmer ce qui se prouve par ce qui ne se prouve pas, dans l'ordre général, mais justement, pour éviter l'induction, il faut qu'il cède à un principe infondé, celui de toute puissance de la raison. La grande différence, c'est que l'induction est hors de l'homme, tandis que le pyrrhonisme cartésien est exclusivement fondé sur l'homme.</p>
<p>Et quant aux fruits pratiques du cartésianisme, les voici : le désordre et le désarroi. Le désordre dans les matières objets d'études, le désarroi dans les esprits étudiants. Le grand effort de synthèse des scolastiques est balayé, les siècles de philosophie chrétienne sont passés à la trappe, la classification est abolie. Car tout est désormais soumis à l'arbitraire humain. Voici un penseur rationaliste sagace qui écrit des lignes pertinentes : il ne fait que répéter ce que d'autres ont dit avant lui. En voilà un autre à l'esprit moins avantagé : il passe à côté de l'essentiel, et il n'est même pas sûr qu'il pourra s'en rendre compte. Le désarroi guette donc les âmes de toutes qualités, au vu de l'immensité de l'effort à fournir pour réinventer chaque jour la philosophie, constatant l'ampleur du projet sans pouvoir jamais parvenir à la conviction de son utilité d'une part, et de sa réussite, d'autre part.</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p>Lorsque l'on dit le XIIème siècle <em>cartésien</em>, c'est signifier que les productions intellectuelles de cette époque sont entachées du cartésianisme, non pas seulement en ce qu'elles sont toutes ses <em>filles légitimes</em>, mais que même les réactions au cartésianisme n'arrivent pas à se détacher du système de pensée cartésien, même si elles vont à l'encontre de certains points secondaires de la doctrine en question. J'appellerais bien ces productions <em>filles illégitimes</em> du cartésianisme.</p>
<p>A cette époque, certains hommes d’Eglise ont pu être séduits par la méthode cartésienne (Malebranche, par exemple), et il semble que l’Eglise ne se soit pas rendu immédiatement compte de l’assaut particulièrement bien cadré que cette doctrine livrait à la philosophie et à la théologie catholique. On trouve l’influence des écrits de Descartes jusque chez Bossuet, pourtant animé d'une grande foi, même si le prédicateur a pu se rendre compte du problème comme on peut le constater dans sa correspondance (Cité dans les <em>Etudes philosophiques</em>, d’Auguste Nicolas). Le XVII ème siècle voit donc pléthore de grands esprits imbus des idées de Descartes. Mais d’autres ont vécu à la même époque, qui ne partageaient pas le même enthousiasme. Pascal est de cette dernière catégorie, et s’est attaché à bien signifier l’impuissance de la  Raison dans la philosophie. Il ne faisait là que suivre à la fois la sagesse des Anciens (Socrate), que chaque page de philosophie ne fait qu’élargir l’ignorance de l’homme, et l’enseignement de notre mère l’Eglise, qui affirme la nécessité de la Révélation. Maintenant je pose la question : Pascal n’a-t-il pas exagéré cette impuissance relative, en l’érigeant en impuissance totale ? Je  ne prendrais qu’un exemple connu, celui du fameux pari, pour appuyer ma proposition. En effet, gager que Dieu existe, c'est-à-dire s’en remettre au hasard, c’est bien affirmer que la raison est incapable d’arriver à la conclusion de l’existence de Dieu, ou bien c’est une dernière tentative volontariste de convaincre un incrédule (bien maladroite).</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p>On attribue avec raison la paternité du rationalisme moderne à René Descartes (Le titre de <em>père de la philosophie moderne</em> lui a été decerné par Locke, je crois). Le doute méthodique, qu’il postule dans son célèbre <em>Discours sur la méthode</em> est à l’origine de la philosophie moderne. Lorsque les modernes usent de ce que Aubry appelle <em>la théorie de l’isolement</em>, à savoir qu’ils croient exprimer une philosophie parfaite en l’isolant parfaitement de la théologie, ils ne font autre chose que d’imiter Descartes dissolvant la Révélation dans le doute universel. Aubry dit bien que le postulat rationaliste implique que la philosophie soit sans cesse à repenser, et là encore, chaque penseur qui se livrera à cet exercice constant ne fera qu'imiter Descartes doutant de tout ce qui a été discuté avant lui.</p>
<p>Je remarque toutefois une légère différence entre les cartésiens purs et durs, et les rationalistes modernes, une différence qui n’est pas fondamentale d’ailleurs, qui tient plus à l'influence de l'époque et aux différences des caractères individuels. Descartes était de foi catholique, ce qui explique sans doute en bonne partie son côté positif, affirmatif, et sa foi a été un rempart (exactement comme chez Malebranche) à toutes les dérives possibles du système qu'il avait jeté sur papier. Descartes prêche donc l’omnipotence de la raison, son Credo est celui-ci : il n’y a rien qui ne puisse être démontré. Les rationalistes modernes eux (un Jean Paul Sartre, notamment), sont plus négatifs. La foi naïve en la raison humaine des cartésiens au fond les révulse presque autant que la foi catholique, sans qu’ils se l’avouent toujours (et pour cause, ils doivent toutes leurs pages à cette naïveté). On touche là au caractère très nihiliste de la philosophie contemporaine, qui ne vit que de négation, et qui n’aura même pas de postérité.</p>
<p>Le rationalisme moderne a un précédent dans le rationalisme antique. De sorte qu’il est marqué du double sceau du paganisme et de la régression. Les rationalistes ruinent l’édifice catholique et surestiment par là les écrits des anciens païens, qui ne sont plus considérés comme l’exercice impuissant de la raison naturelle. Si le naturalisme antique est une norme pour les rationalistes, notons outre le mépris de la  Révélation, le caractère rétrograde des constructions intellectuelles qu’un tel état d’esprit a engendré et continue d’engendrer depuis Descartes. Le rationalisme païen s'asseyait sur la révélation primitive ; le rationalisme moderne, s'assoit sur la Révélation et l'enseignement de l'Eglise.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:left;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bribes de philosophie catholique ]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=402</link>
<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 15:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=402</guid>
<description><![CDATA[Le catholicisme, le rationalisme et la philosophie politique. 
Nemo sapiens nisi fidelis.
Le rationa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:left;"><strong>Le catholicisme, le rationalisme et la philosophie politique. </strong></p>
<p style="text-align:right;"><em>Nemo sapiens nisi fidelis.</em></p>
<p>Le rationalisme c'est la frénésie de la séparation. Le rationalisme sépare la foi de la raison, la théologie de la philosophie. Loin de considérer que la théologie est mère de la philosophie, il affirme que l'on ne peut véritablement philosopher qu'une fois mise de côté la théologie. La philosophie politique dans le système rationaliste, n'est plus une déduction pratique dans le domaine philosophique de vérités théologiques, mais la découverte par l'exercice de la raison humaine ramenée au naturalisme de principes politiques généraux en adéquation ou non avec les vérités théologiques. Selon ce que notre rationaliste est catholique ou non, selon ce qu'il a un penchant conservateur ou non, les résultats, on le devine, sont en adéquation ou non avec la vérité théologique. Le subjectivisme est la norme de ce système.</p>
<p>Mettons que Descartes soit le premier rationaliste moderne. Il est de toute façon "le père de la philosophie moderne", selon la formule de Locke, et cela en dit assez long il me semble.</p>
<p>Ramon Llull, qui condamnait l'averroïsme en faisant parler dame philosophie : "que d'erreurs Averroès me fait dire, lui qui prétend que je peux déterminer une vérité qui soit fausse théologiquement, quand je ne suis que la servante de dame théologie !", ne faisait rien d'autre que d'attaquer le rationalisme, car pour en arriver à dire que la vérité théologique et la vérité philosophiques peuvent être doubles, c'est à dire que ce qui est vrai pour l'une peut être faux pour l'autre, il faut avoir irrémédiablement séparé les deux matières au préalable. A l'inverse du rationalisme, le système catholique est un système hiérarchisé et ordonné. Non seulement les sciences ne peuvent aller à l'encontre de la théologie, mais encore, elle découlent directement de la théologie.</p>
<p>La philosophie est la science complémentaire de la théologie, et la philosophie politique , une branche de cette vaste science.</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:left;">L'anti-thèse du rationalisme, c'est le catholicisme. Et c'est parce que la scolastique est une philosophie catholique qu'elle est un adversaire du rationalisme. Mais il n'y a pas que chez Saint Thomas que l'on trouvera une réfutation du rationalisme païen antique ou païen moderne : dans <em>De utilitate credendi</em>, Saint Augustin ne laisse pas pierre sur pierre de leur système, en attaquant l'hérésie manichéenne.</p>
<p style="text-align:left;">Quant aux néo-scolastiques, du XIXème siècle, ils méritent leur nom puisqu'ils sont véritablement les héritiers de la scolastique du Moyen Age, mais leurs pages incorporent aussi une solide réfutation des erreurs modernes. Par conséquent, il faut bien considérer que leurs écrits ajoutent à la synthèse catholique, et ne se contentent pas de suivre un lointain exemple.</p>
<p style="text-align:left;">Il faut parler de <em>philosophie catholique</em>, et ne pas tenir la philosophie scolastique comme seule philosophie catholique. Beaucoup des Pères de l'Eglise ont vécu avant le Moyen Age, et on peut parfaitement imaginer plus tard un courant nouveau qui surgira des entrailles de l'Eglise, qui ne s'appellera pas scolastique ni néo-scolastique, tout en étant aussi orthodoxe. La philosophie scolastique est particulièrement honorable, vu qu'elle a su se maintenir contre vents et marées, c'est à dire qu'elle demeure d'un grand secours contre toutes les bêtises actuelles.</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p>Le rationalisme moderne a un précédent dans le rationalisme antique. De sorte qu'il est marqué du double sceau du paganisme et de la régression. Les rationalistes ruinent l'édifice catholique et surestiment par là les écrits des anciens païens, qui ne sont plus considérés comme l'exercice impuissant de la raison naturelle. Si le naturalisme antique est une norme pour les rationalistes, notons outre le mépris de la Révélation, le caractère rétrograde des constructions intellectuelles qu'un tel état d'esprit a engendré et continue d'engendrer depuis Descartes.</p>
<p>Aubry note à juste titre dans ses <em>Etudes sur la foi </em>:"Le rationalisme est une racine de paganisme, car c'est l'homme déchu en révolte contre le principe surnaturel de la foi et refusant au nom de la raison, d'accepter la parole de Dieu révélée."</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p>Dans un texte bien moins connu que <em>L'avenir de l'intelligence</em> ou <em>Mes idées politiques</em>, Maurras nous parle de son admiration pour la philosophie positiviste, sous le titre sobre d'<em>Auguste Comte</em>. Et c'est de lui-même qui parle lorsqu'il évoque la personnalité de Charles Jundzill, cet homme qui a perdu la foi de ses pères, et qui rêve comme Comte de <em>réorganiser</em> la société : "Il ne croyait plus, et de là venait son souci. On emploierait un langage bien inexact si l'on disait que Dieu lui manquait. Non seulement Dieu ne manquait pas à son esprit, mais son esprit sentait, si l'on peut s'exprimer ainsi, un besoin rigoureux de manquer de Dieu : aucune interprétation théologique du monde et de l'homme lui était supportable". Autrement dit, le positivisme est un rationalisme.</p>
<p>Le chrétien se demande donc immédiatement, en lisant les idées de Jundzill, de Comte ou les lignes admiratrices de Maurras, de quel <em>ordre</em> peut-il bien s'agir lorsque ces braves gens parlent de <em>réorganiser la cité</em>, puisqu'il sait bien qu'il ne peut y avoir d'ordre hors de Dieu. De même lorsqu'ils s'inquiètent du maintien de la morale. La morale sans Dieu mérite t'elle cette appellation ou <em>conformisme</em> ne serait-il pas plus adapté ? (Et de noter la contradiction de la part des positivistes de vouloir à la fois se séparer des kantiens démocrates, et de retomber dans leur pattes, ne sachant rien proposer d'autre que la morale kantienne. Mais comment le pourraient-ils, ayant évacué la théologie ?) Le projet de Comte, de réorganiser sans Dieu ni roi (lisez : <em>roi de droit divin</em>, et ne cherchez plus pourquoi Maurras a pris parti pour les d'Orléans.) n'a en commun avec le programme chrétien de <em>tout restaurer dans le Christ</em> que certains points matériels de finalité. Le chrétien souhaite tout comme le positiviste que la société se tienne, et que la morale soit respectée, mais les convergences s'arrêtent-là. Les divergences sont celles du système, des principes, des points autrement plus importants.</p>
<p>La bêtise de Comte ira jusqu'à recréer un Dieu, un Dieu impersonnel, le Grand-Etre, qui n'est rien de plus que l'Humanité. Une chaîne horizontale. Une caricature de Dieu. La boucle est bouclée.</p>
<p>Le mal que Maurras ou ses semblables ont fait à la philosophie politique est aussi grand que celui d'un Jean Jacques Rousseau. Le suisse a perturbé les cœurs, quand Maurras lui, a désaxé les intelligences. L'habitude a été prise durablement de considérer la philosophie politique comme indépendante de la théologie, à tel point que le réactionnaire vulgaire ne cherche plus l'avis de notre mère l'Église sur tel et tel point mais ne se fie qu'à sa raison pour le servir en syllogismes qui répondront à ses questions. Il ne se souvient qu'il est catholique qu'une fois l'essentiel de sa recherche terminée. Alors, il compare ses déductions avec celles de la Sainte Église. Oui, seul son cœur est catholique. Son intelligence, elle, est naturaliste, elle fonctionne sans Dieu et sa Parole, tout comme celle de Jundzill. Décrivant le disciple de Comte, Maurras décrit fort bien ces âmes qui, constatant les ravages pratiques exercés par les pages de Rousseau et Kant, ne trouvent à leur opposer qu'un petit cœur sensible, qui ont le bon goût, celui de l'ordre, de la morale, de la société remise sur pied, mais n'ont que cela, ou même parfois, n'ont que le dégoût de l'inverse.</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:right;"><em>Nemo major, nisi christianus.</em></p>
<p style="text-align:left;">Il faut lire Donoso-Cortès. Résolument, car c'est un auteur catholique, qui n'hésite pas à consacrer un tiers de son chef d'oeuvre <em>Ensayo sobre el catolicismo, el liberalismo y el socialismo</em>, à exposer la grandeur du catholicisme, quand tout le livre place la doctrine catholique comme le nœud théologique duquel découle toute philosophie politique.</p>
<p style="text-align:left;">Dans l'<em>Ensayo</em>, donc, il y a un passage d'anthologie, qui reprend le livre de Guizot, <em>Histoire générale de la civilisation en Europe</em>.<em> </em>L'espagnol déplore que le protestant place le christianisme non pas caractère principal des civilisations mais la traite comme un des autres caractères communs de nos civilisations, comme le sont les institutions politiques ou les mœurs, et il condamne ce naturalisme. Et Guizot se défendant d'une telle accusation, voit Nicolas arriver à la rescousse de Donoso-Cortès dans <em>Du protestantisme et de toutes les hérésies</em>. (Nicolas expose longuement sa critique des lignes de Guizot, dont l'expression d'une curieuse intention, celle de créer un front uni de protestants et de catholiques contre le socialisme  menaçant).</p>
<p style="text-align:center;">***</p>
<p style="text-align:right;"><em>Nemo christianus, nisi qui ad finem usque persevaverit</em>. (Tertullien)</p>
<p style="text-align:right;">
<p style="text-align:left;">
<p style="text-align:center;">
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le mal et la tolérance]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=357</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 14:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[&#8220;Avant Jésus-Christ, sous tous rapport, dans l&#8217;ordre intellectuel, dans l&#8217;ordre m]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>"Avant Jésus-Christ, sous tous rapport, dans l'ordre intellectuel, dans l'ordre moral, le mal <em>régnait</em>. Faites attention au sens du mot régner. Le mal avait conquis le monde et n'avait plus à lutter pour s'y maintenir ; "<em>on ne connaissait pas alors l'intolérance,</em> dit monsieur Nicolas, <em>parce qu'on ne connaissait pas la vérité</em>" ; et c'est parce que le mal n'était pas combattu que je dis : <em>il régnait</em>. Car le combattre, d'une manière ou d'une autre, c'est de l'<em>intolérance</em>, et la tolérance, consistant à permettre le règne du mal, est le premier crime du monde."</p>
<p>Abbé Jean Baptiste Aubry, <em>Mélanges de philosophie catholique</em>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Islam et Djihad ]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=262</link>
<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 17:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=262</guid>
<description><![CDATA[Après la stupide dichotomie &#8220;islam-islamisme&#8221; aisément démontée par Le grand charles]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Après la stupide dichotomie "islam-islamisme" aisément démontée par Le grand charles <a href="http://legrandcharles.wordpress.com/2008/02/22/attention-a-ne-pas-confondre-islamisme-et-islam/" target="_blank">ici</a> je voudrais faire un parrallèle en me basant sur la pensée de monsieur Alcader, Jean pour les intimes. Dans <a href="http://www.amazon.fr/vrai-Visage-lislam-M-Alcader/dp/2952290709" target="_blank">Le vrai visage de l'islam</a> il arrive lui aussi à la conclusion qu' "il n'y a pas, ainsi qu'on entend souvent le dire, un <em>islam</em> et un <em>islamisme</em>". Il ajoute dans une conférence donnée aux Journées chouannes de 2005 qu'il ne s'agit là que de "propagande médiatique dans le but de faire avancer l'islam."</p>
<p>A mon avis, Alcader met le doigt dans la plaie lorsqu'il parle de l'essence de l'islam, qu'il explique judicieusement à partir de la<em> chahada </em>cette prière que récitent  25 fois par jour les musulmans qui n'ont pas <span style="text-decoration:line-through;">baissé le pantalon</span> abandonné la pratique, devant l'hédonisme de la société moderne. Ce petit texte sert de profession de foi : "Il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah, et Mohamet et son prophète".</p>
<p>C'est un kabyle converti au christianisme qui parle :</p>
<p>"Les catholiques, dans leur profession de foi disent "je crois". C'est une affirmation [...]. Les musulmans, au contraire, disent : "non, il n'y pas d'autres dieu qu'Allah". Or une négation n'existe pas en elle-même (ainsi que je l'ai appris à l'école, en cours de philosophie). Le grand Saint Thomas d'Aquin l'explique très bien : en soi une négation n'existe pas, elle n'existe que par rapport à une affirmation.</p>
<p>[...] S'il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah, alors pourquoi l'annoncer, en faire sa profesion de foi, et le crier à tue-tête du haut des minarets, et ce depuis treize siècles ? Cela ne sert à rien en soi mais n'a de sens que par rapport à une affirmation et ceux qui la professent : "il y a d'autres dieux qu'Allah" [...] Et qui sont ceux-ci ? "Les chrétiens qui associent à Allah deux autres divinités : Jésus et... sa mère" ... Pour els musulmans, c'est ça la Trinité : Allah, Jésus et Marie. La <em>chahada</em> s'oppose donc à la foi chrétienne, et particulièrement à la foi en la Trinité.</p>
<p>Donc, la <em>chahada</em> [...] n'est pas une vraie profession de foi, c'est une opposition à ceux qui associent d'autres divinités à Dieu, à Allah, et qu'on apelle dans le coran les associateurs (Mouchikroun), du verbe "chakara" qui signifie "associer". Ce sont ceux-là qu'il faut combattre et ce sont ceux-là qui sont visés 25 fois par jour par la <em>chahada.</em> L'islam est donc un combat, un combat religieux (un djihad) contre ceux qui "associent", les mouchikroun", les chrétiens."</p>
<p>Plutôt limpide. Plutôt normal de la part d'un élève de Saint Thomas d'Aquin.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Polémique]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/?p=237</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 17:35:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
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<description><![CDATA[Lu sur le salon Beige, l&#8217;article &#8220;Prions pour les Juifs&#8221;.
Remplacer ce texte :
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Lu sur le salon Beige, l'article "Prions pour les Juifs".</p>
<p>Remplacer ce texte :</p>
<p><em>"Prions aussi pour les juifs afin que Dieu Notre Seigneur enlève le voile qui couvre leurs cœurs et qu'eux aussi reconnaissent Jésus, le Christ, Notre-Seigneur. (…) Dieu qui n'exclut pas même les juifs de la miséricorde, exauce nos prières que nous t'adressons pour l'aveuglement de ce peuple, afin qu'ayant reconnu la lumière de ta vérité qui est le Christ, ils sortent de leurs ténèbres."</em></p>
<p>Par celui-ci :</p>
<p><em>"Prions aussi pour les juifs, afin que notre Seigneur et Dieu illumine leurs cœurs, et qu’ils reconnaissent le sauveur de tous les hommes. (…) Dieu éternel et tout-puissant, qui veux que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité, fais que, la plénitude des nations entrant dans ton Eglise, tout Israël soit sauvé."</em></p>
<p>ce n'est peut-être pas  aller contre la vérité de manière frontale, mais c'est tourner autour du pot, semer les ambiguïtés, en un mot, claudiquer. (C'est vrai que c'est la coutume vaticane depuis 1962)</p>
<p>Que votre oui soit oui, votre non, non. <em>Si si, non non.</em></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mysterium fidei (3)]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/11/06/misterium-fidei-3/</link>
<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 21:09:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/11/06/misterium-fidei-3/</guid>
<description><![CDATA[1 &#8220;Foi - le mot clef du christiannisme intérieur, de la dialectique de l&#8217;ame et non de ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>1 "Foi - le mot clef du christiannisme intérieur, de la dialectique de l'ame et non de l'esprit. Tout est si clair, si merveilleusement enchainé dans le monde des essences et des espérances - et si confus, si chaotique dans le monde des existences et des faits. Il faut cette purification par la nuit (credo quia absurdum) ; il faut que l'écart soit irréductible entre ces deux univers, pour que le foi devienne surnaturelle, c'est à dire réfractaire à toute assimilation rationaliste. Il faut que je ne comprenne rien à ce qui existe pour m'abandonner sans recours à ce qui est..."</p>
<p>2 "Il faut choisir entre la preuve et le signe. Le signe ne prouve rien, et la preuve ne signifie rien."</p>
<p>Gustave Thibon, "Aux ailes de la lettre", ed du Rocher.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mysterium fidei (2)]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/24/mysterium-fidei-2/</link>
<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 17:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/24/mysterium-fidei-2/</guid>
<description><![CDATA[&#8221; Foi et crédulité -  Le premier terme s&#8217;emploie pour désigner une qualité, une forc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>" <em>Foi et crédulité</em> -  Le premier terme s'emploie pour désigner une qualité, une force ; le second pour dénoncer un défaut, une faiblesse. Crédule : "qui croit trop facilement" (Littré). Qu'est-ce à dire ? Est crédule celui qui croit où l'on doit vérifier. -Est <em>croyant</em> celui qui adhère intérieurement à des réalités mystérieuses qui, par nature, ne peuvent être saisies que par la foi. La crédulité se situe donc en deçà de la vérification, la foi au-delà. Ce qui signifie que la vraie foi présupose une large zone d'incrédulité exercée et dépassée. C'est le sens de la phrase de Chateaubriand : "Il n'y a pas chrétien plus croyant ni d'homme plus incrédule que moi."</p>
<p>Ceci pour objet de la foi ou de la crédulité. -Du côté du sujet, la crédulité implique la passivité, la paresse de l'esprit tandis que la foi procède de la ferveur et de l'engagement de l'âme. La crédulité pourrait se définir comme une faiblesse de l'esprit, et la foi comme une force de l'âme. -Il faut noter aussi qu'une certaine de incrédulité procède de la même carence intellectuelle, mais alliée à l'orgueil de l'esprit et à l'atrophie de l'âme... "Il n'est pas de pire disgrâce pour un esprit faible que de devenir un esprit fort." (Victor Hugo)"</p>
<p>De la plume de Gustave Thibon ; pensées inédites. (Désormais éditées aux éditions du rocher sous le titre "Aux ailes de la lettre")</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[laïcité ? Sur wikipédia, ce n'est pas pour demain !]]></title>
<link>http://pharisienlibere.wordpress.com/2007/09/21/laicite-sur-wikipedia-ce-nest-pas-pour-demain/</link>
<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 10:48:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>pharisienlibere</dc:creator>
<guid>http://pharisienlibere.wordpress.com/2007/09/21/laicite-sur-wikipedia-ce-nest-pas-pour-demain/</guid>
<description><![CDATA[Wikipédia prétend aboutir à la neutralité de point de vue par le jeu des modifications sucessive]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Wikipédia prétend aboutir à la neutralité de point de vue par le jeu des modifications sucessives. Celle-ci est garantie au moins par la juxtaposition des positions en débat pourvu qu'ils soient correctement référencés, disons, un ou 2 ouvrages académiques ou des revues de bon niveau.</p>
<p>En matière de religion, spécialement concernant le christianisme, une bonne documentation n'est pas suffisante pour faire avancer un article vers la qualité.  Il faut, en outre, qu'aucun administrateur ne biaise les articles en toute connaissance de cause au nom de ses croyances personnelles ou de sa volonté apologétique.  En un mot, il faut que l'omnipotence de l'administrateur ne s'exerce pas en faveur de telle ou telle <strong>cause prosélyte</strong>.<br />
<!--more--><br />
Voici un cas traité au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Bulletin_des_administrateurs#ADM.C2.A0.28d.C2.A0.C2.B7.C2.A0c.C2.A0.C2.B7.C2.A0b.29" title="le cas ADM dans une autre fenêtre" target="_blank" rel="nofollow">bulletin des administrateurs</a>.  Il s'agit d'un administrateur, qui exerce sous le pseudo d'ADM, qui prosélyte pour la catholicisme traditionaliste, le courant qui récuse toute exégèse historico-critique dans la ligne idéologique de Pie IX.  Si on regarde le bulletin, on constate qu'il reroute tout concept  religieux décrivant la divinité vers un concept propre au  christianisme  de confession catholique. Comme ADM est administrateur, certains de ses collègues l'ont prévenu de changer de comportement, mais, bien évidemment, sans aucun résultat.</p>
<p>En outre, il censure tout apport susceptible de distinguer le point de vue de l'apologétique catholique du travail de recherche historique. Par exemple, dans la page "Pape", on peut suivre <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pape&#38;diff=20508753&#38;oldid=20485728" title="la censure pratiquée par ADM dans une autre fenêtre" target="_blank" rel="nofollow">l'intervention de censure pratiquée par ADM</a> sous le lien. La page Pape ne traite que l'aspect catholique de la fonction et la fait remonter cette fonction à Pierre l'apôtre.  Un anonyme avait inséré deux notes de bas de page indiquant que pour l'histoire la situation était toute différente. Le vigilant ADM les censure au scalpel comme on peut le voir sous le lien.</p>
<p>L'article dit donc</p>
<blockquote><p> "Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome jusqu'à sa mort en 64 ou 67]. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt16,18-19) et par les paroles : « Pais mes agneaux... Pais mes brebis... Pais mes brebis » (Évangile selon Jean 21,15.16.17). Cela explique que l'Église catholique romaine considère que les papes se sont succédé en une <strong>lignée ininterrompue depuis Pierre</strong>, bien que sa primauté sur l'Église, ses fonctions et pouvoirs actuels et son titre même de ''pape'' ne soient apparus que plus tard dans l'histoire du catholicisme. On reconnaît donc rétroactivement le titre de pape à des personnes qui ne l'utilisaient pas de leur vivant.</p></blockquote>
<p>Le contenu est clairement apologétique (référence à des interprétations particulières es évangiles)  donc sans rapport avec ce qu'on attend dans une "encyclopédie" qu'ADM ne parvient pas à distinguer d'un manuel de catéchisme catholique (partie en gras) .La censure d'une information historique est tout aussi claire  ADM  ne veut pas que le contenu de la note suivante soit porté à la connaissance du public  :</p>
<blockquote><p>Pour l'histoire, c'est un peu différent. Par exemple, Walter E. Kaegi, professeur à la Chicago University, précise dans le ''Monde de la Bible'' de novembre 2003 (''les défaites de Byzance en Orient'') que le Concile de Chalcédoine, celui qui fixe le credo, accorde le titre de Pape assorti de la primauté sur tous les autres évêques au métropolite de Constantinople (effaçant l'attelage de 3 métropolites précédent). Jean Guyon, dans le Monde de la Bible, hors sérei automne 2007, dit que le premier évêque monarchique de Rome fut Victor (180-199).</p></blockquote>
<p>Rappelons qu'un vandale, selon la théorie wikipédienne (qui diffère, il est vrai, sensiblement de la pratique :-) ) est celui qui insère un contenu objectivement faux dans un article,  biaisé par un point de vue,  ADM va-t-il faire l'objet d'une surveillance serrée ? Va-t-il être désysopé vu la constance de ses interventions à sens unique  ? Rappelons que le courant d'opinion de ADM ne représente que 7%  des catholiques.  Les paris sont ouverts.</p>
<p>Il est amusant de constater que le zèle d'ADM le conduit à censurer deux références à la revue "Le Monde de la Bible" de la très catholique maison d'édition Bayard. Il s'agit donc bien d'un "extrémiste".</p>
<p>De même, ADM censure l'origine du terme Pape, pourtant correctement attestée par une référence académique :</p>
<blockquote><p>A l'origine le titre « Pape » fut attribué à Pierre d'Alexandrie vers 312 qui avait organisé la résistance extérieure à la persécution de Dioclétien, comme une marque d'affection(R.E. Rubenstein, ''<em>Le jour où Jésus devint Dieu</em>'', Bayard, Paris, 2000).</p></blockquote>
<p>A fortiori est censuré, par un autre administrateur,  le lien vers ce blogue qui donnait <a href="http://pharisienlibere.wordpress.com/2007/05/02/un-apotre-nomme-pierre/%20un%20ap%C3%B4tre%20nomm%C3%A9%20Pierre" title="comment reconnaître une interpolation">des explications un peu détaillée sur le verset Matthieu 16:18</a></p>
<h3>Autres censures sur cet article</h3>
<ul>
<li>En 2006, le <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pape&#38;diff=next&#38;oldid=3740299" title="archéologie interdite dans une autre fenêtre" target="_blank" rel="nofollow">doute des archéologues</a> sur l'authenticité des sépultures de Pierre et Paul</li>
<li>En 2005, la <a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pape&#38;diff=next&#38;oldid=3548946" title="rédaction ambigüe dans une autre fenêtre" target="_blank" rel="nofollow">transformation du paragraphe concernant   la donation de Constantin</a> en sorte qu'on puisse penser que l'existence de ce document, connu comme faux par tous les historiens, est une légende</li>
</ul>
<h3>indexation</h3>
<p>Identificateurs Technorati : <a href="http://technorati.com/tag/wikipédia" class="performancingtags" rel="tag">wikipédia</a>, <a href="http://technorati.com/tag/christianisme" class="performancingtags" rel="tag">christianisme</a>, <a href="http://technorati.com/tag/laïcité" class="performancingtags" rel="tag">laïcité</a>, <a href="http://technorati.com/tag/administrateurs" class="performancingtags" rel="tag">administrateurs</a>, <a href="http://technorati.com/tag/impunité" class="performancingtags" rel="tag">impunité</a>, <a href="http://technorati.com/tag/entrisme" class="performancingtags" rel="tag">entrisme</a>, <a href="http://technorati.com/tag/censure" class="performancingtags" rel="tag">censure</a>, <a href="http://technorati.com/tag/idéologie" class="performancingtags" rel="tag">idéologie</a>, <a href="http://technorati.com/tag/catholicisme" class="performancingtags" rel="tag">catholicisme</a>, <a href="http://technorati.com/tag/fondamentalisme" class="performancingtags" rel="tag">fondamentalisme</a></p>
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]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Mysterium fidei]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/03/mysterium-fidei/</link>
<pubDate>Mon, 03 Sep 2007 13:00:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/03/mysterium-fidei/</guid>
<description><![CDATA[Il me semble que tout sophisme athée commence par un postulat orgueilleux : le refus du mystère (c]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family:Times New Roman;">Il me semble que tout sophisme athée commence par un postulat orgueilleux : le refus du mystère (cela tient peut-être plus de psychologie que de philosophie d’ailleurs)</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">J’en veux pour preuve deux citations d’auteurs français bien connus :</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;"><em>“Il m’était plus facile d’imaginer un monde sans créateur qu’un créateur chargé de toutes les contradictions du monde” </em>Simone de Beauvoir</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;"><em>“Le catholicisme est inadmissible, le protestantisme intolérable” </em>André Gide</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">Simone de Beauvoir préfère un monde absurde (c’est vrai que c’est une habitude chez les existentialistes), une contradiction évidente: un monde contingent sans cause extérieure, pour reprendre la formule de Saint Thomas d’Aquin, plutôt que de reconnaître qu’il y a des choses que l’esprit humain ne pourra jamais comprendre. Les choses de Dieu, les attributs de Dieu ne peuvent pas être saisis par la nature humaine, parce que la nature divine la dépasse en perfection. Si Dieu est, il est évident qu’Il est un mystère.</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">Quant à André Gide, sa phrase est plus spécifique, mais pas dénuée d’intérêt non plus. <em>“Le protestantisme est intolérable”</em> : je ne nie pas. <em>“Le catholicisme est inadmissible”</em> : à ses yeux peut être, mais dans l’absolu non.  Le catholicisme est précisément la religion qui va le plus s’appuyer sur le postulat de faiblesse de la raison humaine. La théologie du mystère est poussée à son comble, et Pascal y voit une preuve de l'essence divine du christianisme</span><span style="font-family:Times New Roman;">. Une religion inventée par un homme ne peut être vraie, en revanche le catholicisme se base sur la Révélation divine, donc, il est évident qu’il y a des mystères, à priori incompréhensible pour la raison humaine, mais il faut y voir un signe de véracité. Cohérent.</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">Ce comportement orgueilleux est répandu dans notre société, on s’entend souvent répliquer que l’existence de Dieu, ou tel dogme de l’Eglise est illogique.</span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">Alors face à l’homme autoproclamé Dieu, l’homme qui se croit capable de tout, face à l’orgueil à l’origine de l’athéisme, la saine philosophie commence par un postulat humble : le postulat socratique, thomiste, de la raison humaine limitée, exprimé magnifiquement par l’abbé Aubry dans son étude sur la Foi : <em>”tout nous crie et la raison plus fort que tout le reste, que la raison ne suffit pas”.</em></span></p>
<p><span style="font-family:Times New Roman;">Il me paraît judicieux de remarquer ici que les religions autres que le catholicisme (et l’orthodoxie orientale) ne se basent pas sur ce postulat humble. L’existence de Dieu est le seul mystère que le protestantisme s'autorise (voir la négation des dogmes catholiques, dont l'Immaculée Conception par exemple, qui font l'objet d'un refus pathologique), tandis que les autres religions sont tissées de crédulité plutôt que de raison humble. L'esprit crédule croit sans raison; l'esprit véritablement raisonnable <em>"se rend aux raisons de croire".</em></span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le pèlerin magazine, et les limbes...]]></title>
<link>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/01/le-pelerin-magazine-et-les-limbes/</link>
<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 15:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>La voix dans le desert</dc:creator>
<guid>http://lavoixdansledesert.wordpress.com/2007/09/01/le-pelerin-magazine-et-les-limbes/</guid>
<description><![CDATA[Le très progressiste périodique &#8220;Le pèlerin&#8221;,que reçoivent chez elles les croyantes-]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le très progressiste périodique <em>"Le pèlerin"</em>,que reçoivent chez elles les croyantes-tolérantes de plus de soixante ans, nous informait la semaine passée que les limbes étaient "une théorie dépassée":</p>
<p><em>"Voici donc la fin des limbes. L'Eglise, par le biais d'un document de la commission théologique internationale, vient de remettre en cause leur existence. Ce lieu réservé aux enfants décédés sans baptême était tombé dans les oubliettes de la foi. Après des siècles d'angoisse en Occident, l'Eglise catholique fait place à plus d'espérance et de miséricorde."</em></p>
<p>Décidément, on n'arrête pas le progrès ! Une fois de plus depuis 1962, l'Eglise déborde de miséricorde ! Les pages sombres de doctrine rigoureuse sont définitivement tournées, et gageons que le flot de solidarité qui se déverse des commissions pontificales, des documents pontificaux, des nouveaux cathéchisme, n'est pas près de se tarir !</p>
<p>L'auteur de l'article compense ses manques de connaissance en doctrine par des citations poétiques : Victor Hugo dans <em>Dieu, tome II, le seuil du gouffre</em> : <em>"Masques crispés d'enfants sanglotant dans les limbes". </em>Je propose ici une refonte du journal. Au lieu de parler de religion, et de nous donner le programme télévision de la semaine, il nous proposerait des vers choisis pour égailler les soirées, quand les lecteurs du dit périodique n'ont plus la possibilité de regarder la Télévision.</p>
<p>Vous remarquerez que les adversaires de la doctrine, n'ont finalement pas d'autre issue, que de prendre les auditeurs/lecteurs par de la petite sentimentalité. L'article du pélerin donne le ton dès le début, et ne dément pas la règle au fil des lignes :</p>
<p><em>"Et aujourd'hui ? Y a t'il quelqu'un pour regretter les limbes à l'heure où la théologie semble, une bonne fois pour toutes, les mettre à l'écart. Certainement pas le père Alphonse Lesage, 78 ans, que la question renvoie a un douloureux souvenir. Lorsqu'il était séminariste, ce prêtre breton a assisté à l'enterrement d'un bébé décédé trois heures après sa naissance, sans avoir reçu le baptême : "il fut enterré comme un petit animal... Accablés de douleur, ses parents ont cessé toute pratique religieuse."</em></p>
<p>Passons sur la référence au baptême de désir, qui suit. Le journaliste, s'appuyant sur des propos de Mgr Jean Claude Boulanger, évêque de Sées, dans l'Orme: <em>"En se montrant à ce point strict dans l'application de la doctrine, ces prêtres ne tiennent pas compte de l'intention des parents qui, le plus souvent, envisageaient le baptême"</em>, en arrive à cette conclusion : <em>"cette porte de sortie, qui fait place à plus d'espérance, c'est ce que l'Eglise appelle le baptême de désir."</em></p>
<p>A noter que le baptême de désir existe depuis longtemps dans la théologie catholique, et que sa définition n'a jamais contrarié en rien celle des limbes. Mais le Pèlerin, n'est pas à une confusion près...</p>
<p>Afin que chacun soit bien d'accord sur ce qu'il faut penser de cette nouveauté théologique, l'article s'appuie sur les commentaires de Marie-Thérèse de Rosalie et d'Ange, dames de plus de 70 ans, dont on ne sait rien de plus, d'ailleurs... Ange en arrive même à dire : <em>"il est inconcevable que Dieu n'accorde pas sa grâce aux petits enfants non baptisés."</em> Ici pas de doute, l'ignorance religieuse est à son comble. Pour qu'une telle phrase puisse être proférée, il faut que la définition que se fait cette personne ne soit pas conforme à celle que fait l'Eglise. Qu'est-ce que la grâce? Qu'est-ce qu'un sacrement pour Ange ?</p>
<p>Ajoutons pour faire bon poids le rapprochement de la conception protestante du salut, l'oecuménisme latent derrière cette nouvelle décision anti-traditionnelle, et vous aurez une idée du ton de l'article qui ma foi est bien dans l'air du temps. Il y a cet orthodoxe aussi, qui intervient sans compétence, confondant limbes et damnation, et ce protestant qui oppose le salut par la grâce au salut par les oeuvres... On est très loin de Saint Thomas d'Aquin dans les colonnes des magazines <span style="text-decoration:line-through;">catholiques</span>, <span style="text-decoration:line-through;">chrétiens</span>, croyants.</p>
<p>La conclusion est imperturbable, du genre à faire dresser les cheveux sur la tête : <em>"Le Vatican a ainsi décidé de reconnaître à la grâce la priorité sur le péché. Et c'est ainsi qu'ont disparu les limbes."</em></p>
<p>Il n'est pas lieu ici de faire un cours de catéchisme à l'usage des catholiques délavés, mais il est bon de préciser que la Grâce n'agit qu'en respectant le libre arbitre, que seul le baptême seul efface le péché originel, et surtout que les limbes ne sont qu'un paradis terrestre, où les êtres humains ne sont pas malheureux, même s'ils ne jouissent pas de la contemplation directe de Dieu, essence du Paradis.</p>
<p>La Grâce n'agit pas en salut universel comme voudraient le croire ceux qui aujourd'hui s'attaquent aux limbes comme hier à l'enfer. N'en déplaise à Luther et à ses disciples de toutes confessions "chrétiennes", la Grâce est condition des bonnes oeuvres qui nous méritent le ciel. Les enfants non baptisés ne se damnent pas, car ils n'ont pas péché, et ne se sauvent pas car ils n'ont pas mérité. C'est de Justice Divine qu'il s'agit, on retrouve ce syllogisme chez les pères de l'Eglise, chez St Thomas et chez Saint Augustin, et c'est une vérité de foi.</p>
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