<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>anti-texto &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/anti-texto/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "anti-texto"</description>
	<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 07:45:36 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Charme et séduction anthologie]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/2008/01/20/charme-et-seduction-anthologie/</link>
<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 13:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>MoE  Da</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/2008/01/20/charme-et-seduction-anthologie/</guid>
<description><![CDATA[sourire en résine de Raphaelle Giordano
Une anthologie de la séduction que je trouve fort agréabl]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a title="sourire en résine de Raphaelle Giordano" href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/01/raphaelle-giordano.jpg">sourire en résine de Raphaelle Giordano</a><a title="sourire en résine de Raphaelle Giordano" href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/01/raphaelle-giordano.jpg"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/01/raphaelle-giordano.thumbnail.jpg" alt="sourire en résine de Raphaelle Giordano" /></a></p>
<p>Une anthologie de la séduction que je trouve fort agréable dans cette époque</p>
<p>de bombardement glamour dans la presse people  ;des leçons toutes simples  à prendre pour sourire ...</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><span style="color:#000000;"><span>...."Le premier vendredi de la lune achetez sans marchander un ruban rouge d’une demi-aune, au nom de la personne que vous aimez ; faites un nœud en lacs d’amour, et ne le serrez pas, mais dites le Pater noster jusqu’à </span><em><span>in tentationem</span></em><span>, et au lieu de dire </span><em><span>sed libera nos a malo</span></em><span>, vous direz, </span><em><span>ludea, ludei, ludeo</span></em><span> ; en même temps serrez le nœud. Vous ne direz ce jour-là qu’un Pater, le second vous en direz deux et continuez de suite pendant neuf jours, faisant un nœud chaque jour, et ne le serrez qu’à </span><em><span>ludei</span></em><span>, etc. Ensuite mettez ce ruban tel qu’il est à votre bras gauche, qu’il touche la chair. Touchez la personne pour qui vous l’avez noué et elle vous sera favorable.<br />
Pour rendre une fille amoureuse. Présentez-vous à trois reprises différentes devant la personne, en la fixant d’un air agréable et en disant tout bas : </span><em><span>Natura fecit hominem per mulierem</span></em><span>. Mettez chaque fois la main droite sur votre cœur, et la gauche sur votre épaule droite. Ensuite faites que les regards de la fille se portent sur vous et prononcez aussitôt : </span><em><span>Ego, ago, et superago, et consummatum est</span></em><span>.<br />
Autre pour le même sujet. Lorsque la fille a plus de trente ans, il faut pour réussir, prendre trois petites fèves noires poussées dans un champ sur lequel les amoureux vont ordinairement se réunir. On placera une de ces fèves dans la bouche, on plantera la seconde sur la tombe de la dernière personne enterrée dans le lieu de son domicile, et on jettera la troisième après la fille, de façon à atteindre une partie découverte de son corps, et en prononçant comme ci-dessus : </span><em><span>Ego, ago et superago, et consummatum est</span></em><span>. »</span></span></p>
<p><em><span>Les Œuvres magiques</span></em><span> de Henri-Corneille Agrippa, mises en français par Pierre D’Aban, p. 78-80, </span><em><span>Pour L’amour</span></em><span>.</span>
</p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><span style="color:#000000;">Jean-François Bert, « La séduction. Une anthologie », <em>Le Portique</em>, Numéro 12 - 2003, Charme et séduction, 2003 </span></p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><span style="color:#000000;"> <a href="http://leportique.revues.org/document577.html">http://leportique.revues.org/document577.html</a> </span></p>
<p style="margin-bottom:0;text-decoration:none;"><span style="color:#000000;"> </span></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[TemPs eT eSpAce spEcTaculAirE]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/2008/03/02/167/</link>
<pubDate>Sun, 02 Mar 2008 14:58:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>MoE  Da</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/2008/03/02/167/</guid>
<description><![CDATA[

On a tout dit de Guy Debord  et  de l&#8217;Internationale situationniste.Je ne cherche ni à en f]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord_sofs.jpg" title="société du spectacle de Guy debord"></a></p>
<div style="text-align:center;" align="center"><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord.jpg" title="société du spectacle de Guy debord"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/debord.jpg" alt="société du spectacle de Guy debord" align="left" /></a></div>
<div style="text-align:center;" align="center">On a tout dit de Guy Debord  et  de l'Internationale situationniste.Je ne cherche ni à en faire l'éloge ,ni le blâme,simplement  rendre compte de mes im-pressions de lecture et au-delà de mes ex-pressions  ....</div>
<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/03/espacequ24.gif" title="espacequ24.gif"> </a></p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"><b>Temps et Espace  dans la " société du spectacle </b>" par le<a href="mailto:blogdesutopiens@free.fr"> blog@des utopiens  2008.<br />
</a><br />
<!--more--></p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"> <font size="5"><b>L</b></font>a lecture des trois  chapitres de  la « société du spectacle »de G uy Debord ,l'un<br />
sur Temps et Histoire V, Temps spectaculaire VI et aménagement du<br />
territoire VII nécessite de bonne base en référents historiques.C'est<br />
assez rigoureux même si l'on peut contester certains points ici et là (<br />
préhistoire,Renaissance etc).C'est un  travail élaboré et de fond.Bien<br />
évidemment,Guy  Debord théorise sur l'appropriation du temps et sa conception  à travers l'histoire des sociétés à la suite de Hegel,Marx,Lebfevre .Temps et espaces sont donc relatifs mais,sont aussi des enjeux de luttes contre ceux qui nous imposent leur rythme.Du reste  celui qui détient le temps et l'espace règne en maître,celui qui en est dépossédé  est esclave.</p>
<p>Ces chapitres s'originent dans une réflexion épistémologique que je<br />
situerais dans  une époque de profonde recherche,entre celle de F. Braudel<br />
(1950/1960 Grammaire des civilisations ,les trois temps ) et celle de P.Ricoeur<br />
( 1980/90 temps et récit ). Guy Debord dépasse le simple projet de théorie-théorisante, de simple spéculation intellectuelle et érudite .IL y a une volonté de démonstration ,l a volonté de montrer que notre Temps et notre Espace sont fabriqués,que leur perception n'est qu'illusion * que nous en subissons l'aliénation,et qu'il nous faut nous désaliéner pour vivre mieux.</p>
<p>Debord dresse l'histoire de l'histoire du temps en une grande fresque (<br />
en tant que donné a priori) dévoilant les cessures,les cassures dans les<br />
changements de paradigme par sociétés,des organisations humaines qui<br />
s'approprient le temps depuis la société nomade de la pré-histoire jusqu'à<br />
la société moderne et du temps cyclique au passage du temps irréversible<br />
"unifié mondialement " (mondialisation ndlt) comme l'espace du reste par la production capitaliste<br />
l'autre donné a priori qui est analysé ensuite dans le dernier chapitre<br />
.C'est une narration mais moins spéculative qu'elle n'y paraît au premier<br />
abord et qui en fait tout l'attrait..Chaque société<br />
crée sa perception du temps et de l'histoire.Je me souviens des cours que<br />
j'ai reçus sur l'age industriel à l'Université où dans lesquels on avait<br />
abordé cette question-là du <u>'temps et de l'espace industriel</u> ' qui a<br />
bouleversé les sociétés modernes au XIX ème siècle et je reste soufflée que G. Debord<br />
ne fut jamais cité au moins une fois dans la bibliographie.</p>
<p>Enfin Debord aborde en profondeur avec force  détails grâce à  une réflexion<br />
politique tous les mécanismes de l'appropriation du temps,de l'espace et de<br />
l'assujetissement par les classes dominantes (un petit nombre),des dominés ( le plus grand nombre)</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;"> A la différence de Braudel par exemple qui montre la<br />
permanence du temps cyclique ( longue durée) ,G.Debord pense au contraire à<br />
une dialectique  sans demi-mesure..Le temps irréversible a chassé le temps cyclique,cette thèse est très développée dans le temps spectaculaire et le temps speudo-<br />
consommable,critique du temps industriel hors cycle naturel et biologique, et<br />
de la consommation de temps transformé en matière première, ce<br />
passage est assez remarquable.</p>
<p>La valeur descriptive des trois chapitres somme toute sont assez<br />
exceptionnelles.Quant à leur valeur prescriptive ,je crois qu'il la résume<br />
assez bien en reprenant  Henri Lefebvre implicitement «  pour changer de vie<br />
,changer d'espace » mais en apportant,sa touche,  la   dimension temporelle du ' changer de temps " :<br />
.."L<i>'histoire qui menace ce monde crépusculaire est aussi la force qui peut<br />
soumettre l'espace au temps vécu. La révolution prolétarienne est cette<br />
critique de la géographie humaine à travers laquelle les individus et les<br />
communautés ont à construire les sites et les événements correspondant à<br />
l'appropriation, non plus seulement de leur travail, mais de leur histoire<br />
totale. Dans cet espace mouvant du jeu, l'autonomie du lieu peut se<br />
retrouver, sans réintroduire un attachement exclusif au sol, et par là<br />
ramener la réalité du voyage, et de la vie comprise comme un voyage ayant en<br />
lui-même tout son sens..</i>.."</p>
<p>Constat de Guy Debord: une révolution qui ne s'attaquerait<br />
qu'à la surface des choses ne modifierait pas grand chose.</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">En somme,il faut :<br />
« Renverser les perspectives des transcendentaux »
</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">Sans quoi nous ne saurions que répéter les erreurs du passé qui se sont produites dans les expériences communistes produisant un capitalisme d'Etat  ou/et d'une société bureaucratique d'un Etat  ouvrier dégénéré mais qui n'a pas changé en profondeur notre aliénation capitaliste et notre impuissance à le combattre.Le capitalisme a unifié le temps  et  l'espace à toutes les échelles depuis le global  au  local ....</p>
<p>Bref, ces chapitres ont été écrits en 1967 et n'ont semble-t-il pas pris une<br />
ride .Il serait recommandé  que Guy  Debord  soit  davantage lu par les<br />
historiens.Mais au fond rien ne m'étonne .Cette absence ne fait que témoigner  de la</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">dé-matérialisation<br />
des sciences humaines,à commencer par l'Histoire au profit d'une histoire " suspendue",
</p>
<p style="margin-bottom:0.42cm;">idéalisée, dé- conscientisée  ,dé-politisée qui  reflète notre époque de profond aveuglement..</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;">NB pour le blog @des utopiens (c) 2008).</p>
<p style="margin-bottom:0;">Ouvrage de Guy Debord,la société du spectacle, 1967.</p>
<p style="margin-bottom:0;">en ligne</p>
<p style="margin-bottom:0;"><a href="http://pagesperso-orange.fr/dumauvaiscote/la_societe_du_spectacle.htm">http://pagesperso-orange.fr/dumauvaiscote/la_societe_du_spectacle.htm</a></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Paroles secrètes du peuple sans lieu ...]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/?p=92</link>
<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 15:28:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>MoE  Da</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/?p=92</guid>
<description><![CDATA[
Paroles secrètes du peuple sans lieu de G.Agamben 
référencé par le blog@des utopiens

&nbsp;
]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/paroles-secretes.jpg" title="paroles secrètes d’un peuple sans lieu"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/paroles-secretes.jpg" alt="paroles secrètes d’un peuple sans lieu" height="555" width="647" /></a></p>
<p><font size="3"></font><font face="Alamain, sans-serif"><b>Paroles secrètes du peuple sans lieu de G.Agamben </b></font></p>
<p>référencé par le blog@des utopiens</p>
<p><font size="3"></font><font face="Alamain, sans-serif"><b></b></font><b><!--more--></b></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font size="3"></font><font color="#000000">« Les tsiganes font leur première apparition en France au cours des premières décennies du XVe siècle, dans une période de guerres et de désordres, sous forme de bandes qui disaient venir d'Égypte et étaient guidées par des individus qui se définissaient comme ducs in Egypto parvo ou comtes in Egypto minori: « C'est en 1419 que les premiers groupes tsiganes sont signalés sur le territoire de la France actuelle [...] Le 22 août 1419, des Sarrasins étaient apparus dans la petite ville de Châtillon-en-Dombe [...] le surlendemain, cette troupe arriva à six lieues de là, au faubourg Saint-Laurent de Mâcon [...] sous les ordres d'un certain André, duc de la petite Égypte [...] Durant le mois de juillet 1422 [...] une bande plus nombreuse descendait en Italie [...] En août 1427, les tsiganes apparaissent pour la première fois aux portes de Paris. Ils ont traversé une partie de la France en guerre [...] La capitale est occupée par les Anglais [...] Des bandits pillent toute l'île de France. Déjà certaines bandes, dirigées par des ducs ou des comtes in Egypto parvo ou in minori Egypto, ont franchi les Pyrénées et poussé jusqu'à Barcelone. » (François de Vaux de Foletier, Les Tsiganes dans l'ancienne France).</font></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font color="#000000"></font><font size="3">C'est plus ou moins à la même période que les historiens font remonter la naissance de l'argot, langue secrète des coquillards et des autres bandes de malfaiteurs qui prospèrent dans les années tourmentées qui marquent le passage de la société médiévale à l'état moderne : « </font><i><font color="#000000"></font><font size="3">Et est vray commil dit que les dits coquillards ont entreulx un langaige exquis, que aultres gens ne scevent entendre, s'ils ne l'ont reveley et aprins par lequel langaige ils cognoissent ceulx qui sont de ladite Coquille et nomment proprement oudit langaige tous les faicts de leur secte </font></i><font color="#000000"></font><font size="3">» (Déposition de Perrenet le Fournier au Procès des Coquillards)</font><font size="3"> </font></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font color="#000000"></font><font size="3">En mettant tout simplement en parallèle les sources relatives à ces deux faits, Alice Becker-Ho, dans </font><i><font color="#000000"></font><font size="3">Les Princes du Jargon</font></i><font color="#000000"></font><font size="3"> (Édition G. Lebovici, Paris 1990), a réussi à réaliser le projet benjaminien d'écrire une oeuvre originale composée presqu'entièrement de citations. La thèse du livre est apparemment anodine : comme le sous-titre l'indique (« un facteur négligé aux origines de l'argot des classes dangereuses »), il s'agit de montrer la dérivation d'une partie du lexique de l'argot du Rom, la langue de tsiganes. Un « glossaire » succinct mais essentiel, à la fin du volume, dresse une liste des mots de l'argot « qui ont un écho manifeste, pour ne pas dire une origine certaine, dans les parlers gitans d'Euro-pe ».</font></p>
<p><font color="#000000"></font><font size="3">Cette thèse, qui ne sort pas du domaine de la socio-linguistique, en implique, toutefois, une autre bien plus significative : comme l'argot n'est pas une langue au sens propre, mais un jargon, les tsiganes ne sont pas un peuple, mais les derniers hors-la-loi d'une autre époque : « les Gitans sont notre moyen âge conservé; classes dangereuses d'un autre temps. Les mots gitans passés dans les différents argots sont comme les Gitans eux-mêmes qui, dès leur appari-tion, ont adopté des patronymes des pays parcourus — gadjesko nav — , perdant en quelque sorte leur « identité » sur le papier, aux yeux de tous ceux qui croient savoir lire »</font></p>
<p><font color="#000000"></font><font size="3">Cela explique pourquoi les savants n'ont jamais réussi à éclaircir le mystère de l'origine des tsiganes, ni à connaître vraiment leur langue et leurs coutumes : l'enquête ethnographique est rendue impossible par le fait que les informateurs mentent systématiquement. Pourquoi cette hypothèse, certai-nement originale, mais qui concerne une réalité somme toute populaire et linguistique, est-elle importante? Benjamin a écrit quelque part que , dans les moments cruciaux de l'histoire, le coup décisif doit être assené avec la main gauche, en agissant sur les pivots et les rotules de la machine du savoir social. </font></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font color="#000000"></font><font size="3">Quoique Alice Becker-Ho se tienne discrè-tement dans les limites de sa thèse, il est probable qu'elle soit parfaitement consciente d'avoir déposé dans un noeud de notre théorie politique une mine qu'il s'agit tout simplement de faire éclater. Nous n'avons, en effet, aucune idée de ce qu'est un peuple ou une langue (on sait très bien que les linguistes ne peuvent construire une grammaire, c'est-à-dire cet ensemble unitaire doté de proprietés descriptibles qu'on appelle langue, qu'en prenant pour acquis le factum loquendi, c'est-à-dire le simple fait que les hommes parlent et s'entendent entre eux, ce qui reste tout à fait hors de portée pour la science), et, pourtant, toute notre culture politique est fondée sur la mise en relation de ces deux notions. </font></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font color="#000000"></font><font size="3">L'idéologie romantique, qui a opéré sciemment cet attelage et, de cette manière, a largement influencé la linguistique moderne et la théorie politique encore dominante, a cherché à éclaircir quelque chose d'obscur (le concept de peuple) avec quelque chose d'encore plus obscur (le concept de langue). A travers cette correspondance biunivoque ainsi établie, deux entités culturelles contingentes aux contours indéfinis se transforment en des organismes quasi naturels, doués de caractères et de lois propres et nécessaires. Car, si la théorie politique doit présupposer sans pouvoir l'expliquer le factum pluralitatis (nous appelons ainsi, avec un terme étymologiquement lié à celui de populus, le fait que les hommes forment une communauté) et si la linguistique doit présupposer sans l'interroger le factum loquendi, la correspondance simple entre ces deux faits fonde le discours politique moderne. </font></p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;"><font size="3"></font><font color="#000000">La relation gitans-argot questionne radicalement cette correspondance au moment où elle la reprend parodiquement. Les tsiganes sont au peuple ce que l'argot est à la langue; mais cette analogie d'un instant illumine en un éclair la vérité que la correspondance langue-peuple était censée cacher : tous les peuples sont des bandes et des coquilles, toutes les langues sont des jargons et des argots. Il ne s'agit pas d'évaluer ici l'exactitude scientifique de cette thèse, mais de ne pas laisser s'enfuir sa puissance libératrice. Pour ceux qui ont su la fixer fermement, les machines perverses et tenaces qui gouvernent notre imaginaire politique perdent d'un coup leur pouvoir. Qu'il s'agisse, d'ailleurs, d'un imaginaire devrait, désormais, être clair pour tous, aujourd'hui que l'idée de peuple a perdu depuis belle lurette toute réalité substantielle. Aussi en admettant que cette idée ait déjà eu un contenu réel, au delà de l'insipide catalogue de caractères dressé par les vieilles anthropologies philosophiques, elle a été vidée de tout sens par ce même État moderne qui se présentait comme son gardien et son expression : malgré les bavardages des hommes de bonnes intentions, aujourd'hui le peuple n'est que le support vide de l'identité étatique et c'est uniquement en tant que tel qu'il est reconnu. Pour ceux qui nourrissent encore quelque doute à propos de cela, un coup d'oeil à ce qui se passe autour de nous est, de ce point de vue, très instructif : si les puissants de la terre déplacent leurs armées pour défendre un état sans peuple (le Koweit), les peuples sans état (Kurdes, Arméniens, Palestiniens, Basques, Juifs de la diaspora) peuvent au contraire être opprimés et exterminés impunément, afin qu'il soit clair que le destin d'un peuple puisse être seulement une identité étatique et que le concept de « peuple » n'a de signifi-cation que s'il est recodifié dans celui de nationalité. D'où, aussi, l'étrange statut des langues sans dignité étatique (Catalan, Basque, Gaélique ...) que les linguistes traitent naturellement comme des langues, mais qui dans le concret fonctionnent plutôt comme des jargons ou des dialectes et assument presque toujours une signification politique</font></p>
<p><font size="3"></font><font color="#000000">L'enchevêtrement vicieux de langue, peuple et état, est particulièremt évident dans le cas du sionisme. Un mouvement qui voulait la constitution en état du peuple par excellence (Israël), s'est senti obligé de réactualiser une langue purement culturelle (l'hébreux) qui avait été remplacé dans l'usage quotidien par d'autres langues et dialectes (le ladino, le yiddish). Mais, aux yeux des gardiens de la tradition, cette réactualisation de la langue sacrée apparait comme une grotesque profanation, dont un jour la langue se serait vengée (« Nous vivons dans notre langue» écrivait Scholem à Rosenzweig le 26 décembre 1926 «comme des aveugles qui marchent au bords d'un abîme ... cette langue est chargée de catastrophes ... un jour elle se révoltera contre ceux qui la parlent »)</font></p>
<p><font size="3"></font><font color="#000000">La thèse selon laquelle tous les peuples sont des gitans et toutes les langues des jargons, rompt cet enchevêtrement et nous permet de regarder autrement les expériences du langage [...] Ainsi, le trobar clos des troubadours provençaux est lui-même, de quelque manière, la transformation de la langue d'oc dans un jargon secret (un peu comme ce que fit Villon, en écrivant certaines de ses ballades dans l'argot des coquillards) mais ce dont ce jargon parle ce n'est qu'une autre figure du langage, marqué comme lieu et objet d'une experience d'amour. Et, pour en venir à des temps plus proches des nôtres, on ne s'étonnera pas, dans cette perspective, que, pour Wittgenstein, l'expérience de la pure existence du langage (du factum loquendi), pouvait coïncider avec l'éthique et que Benjamin confiait à une « pure langue », irreductible à une grammaire et à une langue particulières, la figure de l'humanité délivrée. Si les langues sont les jargons couvrant la pure expérience du langage, tout comme les peuples sont les masques, plus ou moins réussis, du factum pluralitatis, alors notre devoir ne peut certainement pas être de construire ces jargons en grammaires, ni de récodifier les peuples dans des identités étatiques; au contraire, c'est seulement en cassant en un point quelconque la chaîne du langage-grammaire(langue)-peuple-état que la pensée et la praxis seront à la hauteur de l'époque que nous vivons. Les formes de cette interruption, où le factum du langage et le factum de la communauté se font jour pendant un instant, sont multiples et varient selon les temps et les circonstances : réactivation d'un jargon, trobar clos, pure langue, pratique minoritaire d'un langue gram-maticale ... En tout cas il est clair que l'enjeu n'est pas seulement linguistique ou littéraire, mais, avant tout, politique et philosophique. Le livre d'Alice Becker-Ho n'est pas un essai de sociolinguistique, mais un manifeste politique.»</font></p>
<p><font size="3"></font><font color="#000000">(c)G.Agamben.1990.(trad.de l'italien).</font></p>
<p style="margin-right:2cm;"><i><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"></font><font size="3"><span><span style="font-style:normal;">Cet  article  est  paru dans le premier numéro de “</span></span></font></i><font color="#400000"></font><font face="Alamain, sans-serif"></font><font size="3"><span><i>Luogo Comune</i></span></font><i><font color="#400000"></font><font face="Alamain, sans-serif"></font><font size="3"><span><i>,</i></span></font></i><i><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"></font><font size="3"><span><span style="font-style:normal;">” une revue italienne  puis  dans</span></span></font></i><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"></font><font size="3"><span><i> “</i></span></font><font color="#400000"></font><font face="Alamain, sans-serif"></font><font size="3"><span><i>Conjoncture 14 </i></span></font><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"></font><font size="3"><span><i>“</i></span></font><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"><span><i>une revue québécoise.<a href="http://trempet.uqam.ca/Conjonctures">http://trempet.uqam.ca/Conjonctures</a></i></span></font></p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;"><a href="http://trempet.uqam.ca/Conjonctures/"><font color="#400000"></font><font face="Times New Roman, serif"><span><i>/</i></span></font></a></p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;"><font color="#400000"> </font></p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-right:2cm;">&#160;</p>
<p style="margin-left:2cm;margin-right:2cm;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Vingt ans de voyages au Pays des soviets ]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/?p=81</link>
<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 16:24:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>MoE  Da</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/?p=81</guid>
<description><![CDATA[
Vingt ans de Voyages au Pays des Soviets par @ le blog des utopiens 
A partir d’Archives publique]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/paysans.gif" title="paysans riusses et Mackhno"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/paysans.gif" alt="paysans riusses et Mackhno" /></a></p>
<p style="margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">Vingt ans de Voyages au Pays des Soviets par @ le blog des utopiens </font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">A partir d’Archives publiques françaises ou étrangères  ( tout particulièrement celles de Moscou) ou de sources privées (carnets de voyage, journaux, lettres, cartes postales ou photographies et entretiens)  Rachel Mazuy raconte l’histoire de ces voyageurs, célèbres ou obscurs, qui, entre 1919 et 1939 ont accompli des séjours en Russie soviétique. Ce sont les voyageurs eux-mêmes qui ont intéressé l’auteur - militants  communistes, ouvriers ou écrivains, journalistes, intellectuels sympathisants - plus que le récit de voyage ou l’image de la Russie qu’ils rapportent.</font></p>
<p><!--more--></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"> <font face="Book Antiqua, serif">L’effondrement des Démocraties populaires et de l’URSS  en 1991 ont constitué une occasion de renouveler en profondeur  l’historiographie sur le communisme grâce aux progrès de la documentation ( Ouverture des archives soviétiques, de l’Internationale communiste et des partis communistes). Si certains ouvrages ( qu’on songe au Livre noir du communisme sous la direction de Stéphane Courtois) ont suscité des polémiques par l’amalgame entre communisme et nazisme et le sensationnalisme de ce qui a été présenté comme un best-seller, la démarche de Rachel Mazuy  est éloignée des effets de modes  idéologiques  et s’inscrit dans une réflexion plus approfondie à la suite de celle de Jacques Toussaint-Desanti, l’une des figures marquantes de l’intelligentsia du P.C.F qui analysait, en 1982, dans son autobiographie intellectuelle le mécanisme de « l’aveuglement qui fait plier la raison sous la croyance « et de l’historien Claude Pennetier qui dans « </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>le siècle des Communismes « </i></font><font face="Book Antiqua, serif">grâce à une solide approche scientifique et historique rendait compte de la nature  du phénomène communiste dans le monde ,de la spécificité de chaque communisme et des mécanismes de coercition dans l’organisation des partis de masse qui ont intégré les classes populaires .</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">Qui est l’auteur de ce livre ? Quel parcours l’a mené jusqu’à l’ouvrage dont nous parlons ici?  L’historienne Rachel Mazuy, agrégée et docteur en Histoire chargée de conférence à l’IEP et professeur au lycée Honoré de Balzac n’en est pas à son coup d’essai. Elle fut impliquée dans la rédaction de l’ouvrage de référence sur le mouvement ouvrier en France, le « </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Maitron</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> » ; En effet, elle a participé à cette œuvre unique en son genre comme en témoignait à l’époque de sa parution Michelle Perrot, qui y voyait  un dictionnaire en forme d’« </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>hommage aux militants, particulièrement aux obscurs et aux sans grades …et dont la trace risque de disparaître..</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> . Par ailleurs, sa thèse en histoire dirigée par JP Azema  s’est appuyée sur les récits de voyages parus dans la presse entre 1917 et 1944 : Cachin, Frossart, Barbusse, Aragon … dans «  </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Partir en Russie soviétique. Voyages, séjours et missions des Français.. »</i></font><font face="Book Antiqua, serif">, des articles parus dans </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Relations Internationales </i></font><font face="Book Antiqua, serif">et d’autres revues,</font><font face="Book Antiqua, serif"><i> </i></font><font face="Book Antiqua, serif">puis une contribution aux côtés de Michel Dreyfus, Claude Pennetier et Nathalie Viet Paul dans </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Les voyageurs en URSS entre 1917 et 1944 </i></font><font face="Book Antiqua, serif">( aux éditions de L’Atelier, en 1996. Tous ces travaux</font><font face="Book Antiqua, serif"><i> </i></font><font face="Book Antiqua, serif">font de Rachel Mazuy une spécialiste du sujet.</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">Ainsi, nous retrouvons au fil des 300 pages des noms connus comme ceux d’Albert Londres, de Louise Weiss, d’André Gide, d’André Malraux, ou de ceux de la « Génération Thorez », Gabriel Péri, Charles Tillon, cadres du PCF. On retrouve aussi Madeleine Pelletier, militante féministe venu voir par elle-même dès 1921 la réalisation de l’égalité des sexes là où brille la grande lueur à l’Est. Et même la Duchesse Clermont-Tonnerre !</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">Aventureux, longs et périlleux les voyages en Russie sont très vite organisés, encadrés et contrôles par les autorités soviétiques, un tourisme idéologique qui n’a  rien à envier aux circuits des voyagistes actuels ( Intourist, VOKS, l’union des écrivains, le Komintern, les Amis de l’Union  soviétique, l’Ecole léniniste internationale)et qui préfigurerait pour l’auteur le tourisme de masse de l’après seconde guerre. Les Voyages au « pays des Soviets » sont alors intégrés à des mécanismes de propagande bien huilés, véritables campagnes de promotion de la « vérité ouvrière »    qui doit être reprise au retour et propagée comme les Evangiles, ces récits écrits ou  oralisés  fondés sur la preuve « visuelle » et qui doit démontrer la supériorité de cette vérité sur la  « contre-vérité bourgeoise. Moscou à l’heure de Staline devient de fait, pour l’auteur la matrice d’une culture politique pour les militants français comme pour l’ensemble de l’élite culturelle ou politique ; mais aussi : un lieu de pèlerinage, de voyage initiatique qui influence l’itinéraire individuel de chacun, politique et social ( de la promotion à la sanction pour les militants du parti, à la conversion pour les sympathisants ou l’apostasie  comme André Gide, Victor Serge et d’autres militants critiques..)</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif"><i>Croire plutôt que voir ?</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> Est un livre qui nous plonge au-delà des anecdotes de ces vies de militants exhumées des Archives dans le système, dans le cœur de la religiosité idéologique : que les femmes russes travaillent la nuit, que la famine emporte l’Ukraine, que certains soient internés dans des camps de travaux forcés, que les procès politiques éliminent les dissidents , que le culte de la personnalité idolâtre Staline,que les Trotskistes soient pourchassés tout cela est effacé par le credo  de l’orthodoxie du «  Parti », allant jusqu’à gommer les quelques protestations et les doutes, exprimées ou pas, des communistes français. Ce dispositif sur-légitimise une rationalité politique qui à plus à voir avec la « foi » qu’avec l’esprit critique  et la réalité perçue, insérant son discours dans une perspective historique depuis la violence révolutionnaire et l’expérience de la Guerre, qui justifient la politique soviétique de la répression, des crimes et de la terreur sous Lénine et sous Staline. Kant avait su distinguer ce phénomène : la croyance, telle que l’auteur de la </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Critique de la raison</i></font><font face="Book Antiqua, serif">  </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>pure</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> l’envisageait, différenciée du savoir, ce </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>quelque chose</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> qui n’est  ni  conviction ni  persuasion, est très nettement illustrée, là, dans ce livre. Nul besoin aux soviétiques d’appuyer leur propagande,  les militants bien souvent se font presque «  naturellement » propagandistes à leur retour en France de ce qu’il faut croire et raconter plutôt que de ce qu’ils ont vu aux » pays des Soviets ».Leur aveuglement n’en est que plus symptomatique. </font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">Rachel Mazuy réussit parfaitement son essai d’analogie entre pèlerinage et voyage, entre croyance mystique et croyance politique grâce à un patient travail de documentation et à des analyses judicieuses qui font de cette biographie collective des Français de l’entre deux guerres un livre indispensable à ceux qui voudront comprendre la spécificité de ce XX è siècle. On regrette, cependant, que la fascination exercée par le Communisme( par la force de son messianisme et de son idéal humaniste) n’ait pas été suffisamment abordée.C’est par cette analyse qu’on pourra mieux faire la distinction entre nazisme et communisme et répondre aux « comparistes révisionistes «  comme l’historien Ernst Nolte.</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"> <font face="Book Antiqua, serif">Par un heureux hasard éditorial, la sortie de </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Croire plutôt que</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>voir</i></font><font face="Book Antiqua, serif"> correspond à la réédition et à la révision  par Pierre Bouretz (dans la collection Quarto chez Gallimard) d’une des œuvres les plus fondamentales de la philosophie politique : </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Les origines du totalitarisme</i></font><font face="Book Antiqua, serif">,  d‘Hannah Arendt. Mais est-ce vraiment un hasard ? Ce rapprochement entre ces deux livres n’est-il pas plutôt le fait des questionnements de notre début de siècle comme l’a exprimé Pierre Hassner : Qu’est-ce qui « dans la nature humaine et dans le processus de civilisation a permis les barbaries du XXème siècle ? Quelle action politique empêcherait « leur retour sous d’autres formes « ?</font></p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;">	<font face="Bradley Hand ITC, cursive"><b>&#60;NB @blog des utopiens</b></font><br />
<font face="Book Antiqua, serif"> </font>
</p>
<p style="margin-top:0.49cm;margin-bottom:0.49cm;"><font face="Book Antiqua, serif">*</font><font face="Book Antiqua, serif"><b> Rachel Mazuy,</b></font><font face="Book Antiqua, serif"> </font><font face="Book Antiqua, serif"><i>Croire plutôt que voir ?,</i></font><font face="Book Antiqua, serif">Odile Jacob. </font></p>
<p style="margin-bottom:0;">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[exclusif : itw de carla chez les ânes ]]></title>
<link>http://utopiens.wordpress.com/?p=77</link>
<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 13:05:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mac No</dc:creator>
<guid>http://utopiens.wordpress.com/?p=77</guid>
<description><![CDATA[Une Interview exclusive Par  Mac NO   pour le blog  des @utopiens!

Mac No : Hi  ,carla,alors comme ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une Interview exclusive Par </strong><strong> Mac NO   pour le blog  des @utopiens!</strong></p>
<p><strong><a title="Carla et Nico au banquet de  leur noce des  champs élisées" href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/ane-pique-nique.jpg"><img src="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/ane-pique-nique.jpg" alt="Carla et Nico au banquet de  leur noce des  champs élisées" /></a></strong></p>
<p><strong>Mac No</strong> : Hi  ,carla,alors comme ça vous vous êtes mariées ,hier matin ?</p>
<p><strong>Carla</strong> :  Hi han ! On  a profités  de se marier,Nico et moi ,samedi 2 , pour squatter les gazettes et ne pas parler des sujets qui fâchent les ânes français  ! Genre demain ,le 4 à versailles! Malins ,hein ? hi-hannnn!</p>
<p><strong>Mac No</strong>: oui,oui...c'est un mariage vite fait ,bien fait ,un peu fast-food ,non ?</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Carla</strong> : je ne vais jamais dans les fast-food ,beurk ! Sauf à Dysneyland  ! Za-vez vu les photos dans  Paris-catch ?</p>
<p><strong>Mac No</strong>: Hum.. je  veux dire que c'est un mariage rapide! Il y eu un maire au moins ?</p>
<p><strong>Carla</strong>: on l'a fait  sortir de sa grasse matinée, le con ! Avec son écharpe  tricolore genre équipe de france mais sans les sponsors,je vois pourquoi ils piquent le fric dans les caisses les maires ,pas assez riches !Il est venu avec un truc dans les mains ,le  code civil ,une sorte de best seller  ...</p>
<p><strong>Mac No</strong> : Pas de cérémonies ? Ni fleurs ? Ni couronnes?</p>
<p><strong>Carla</strong> : Mais non,mais non ! j'étais en blanc avec une robe de chez Cristan Bior avec un sac pravda et des pompes canelle!</p>
<p><strong>Mac No</strong>: Et la lune de miel,  vous  la  passez   où ?</p>
<p><strong>Carla</strong> : j' sais pas encore !  Où qu'il y aura plein de people et de paparazzi,et ça dépend de nos amis Bold'or  and Cie ,faut que le jet soit libre .... Et pis ,si on est pas contents du résultats médiatiques  ,Nico et moi,on leur foutra un procès ! Comme pour R(hi-han)air!!!</p>
<p><strong>Mac No</strong>: Hum ... une manière comme une autre de renflouer les caisses de l'Etat ... Vous êtes la première ânesse  de France maintenant . Quel effet, ça vous fait ?</p>
<p><strong>carla</strong> : Un effet boeuf ! hi-hannn ! je vais booster les ventes de mes albums qui marchaient pas fort  ! A moi,le Son d'or ! Quel foin !</p>
<p><strong>Mac No</strong>: Vous connaissez la Marseillaise au moins ?</p>
<p><strong>carla</strong>: Je vais  la re- mixer   avec Johnny guitar  qui a besoin de blé  !  Mais on enlevera le couplet "aux armes citoyens" ! Trop violent !  Pas Cool ! Il faudrait pas que ça donne de mauvaises idées aux ânes de france  et que ça fasse cramer les granges!</p>
<p><strong>Mac No</strong>: Je comprends,en effet, votre sens de la mesure  dans votre nouvelle peau  d'âne...</p>
<p><strong>Carla</strong>: Peau d'âne  ! Hi -hannnnn ! c'est une bonne idée,tiens! Je vais me faire une nouvelle garde robe ,avec le fric des champs  élisées!</p>
<p>à  suivre ...</p>
<p><a title="Carla et Nico au banquet de noce des champs élisées" href="http://utopiens.wordpress.com/files/2008/02/ane-pique-nique.jpg"><br />
</a></p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
