<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>2-musiques &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/2-musiques/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "2-musiques"</description>
	<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 17:36:20 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Dimitri Chostakovitch - Symphonie N°8]]></title>
<link>http://jcheckers.wordpress.com/2007/11/22/dimitri-chostakovitch-symphonie-n%c2%b08/</link>
<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 10:15:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jean-Christophe Heckers</dc:creator>
<guid>http://jcheckers.wordpress.com/2007/11/22/dimitri-chostakovitch-symphonie-n%c2%b08/</guid>
<description><![CDATA[Me voici parti à entamer une intégrale des symphonies de Dimitri Chostakovitch, l’un des monumen]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">Me voici parti à entamer une intégrale des symphonies de Dimitri Chostakovitch, l’un des monuments de la musique classique du XX<sup>e</sup> siècle. Pensez donc : quinze symphonies, quinze quatuors, six concertos, un opéra, quelques ballets, du piano, du trio, de la musique de film, bon stop j’en oublie de toute façon…</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">Pour commencer, soyons joyeux, évoquons la huitième symphonie. Brièvement, juste comme ça, rien que pour vous donner une petite envie de vous exiler sur une île déserte et tranquille.</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">Je me moque de vous ? Oui. C&#8217;est certain. Parce que parler joyeusement d&#8217;un tel morceau, je vois mal comment on pourrait faire. (Mais on va pas se donner l&#8217;envie de se flinguer non plus).</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">Je reprendrai peut-être une autre fois dans l’ordre les symphonies, avec un condensé de chaque. Mais pour le moment, replaçons-nous un petit peu dans le contexte. De la 6<sup>e</sup> à la 9<sup>e</sup>, ce sont les symphonies de guerre. La 6<sup>e</sup>, achevée en septembre 1939, n&#8217;en fait pas à proprement parler partie (Hitler décidera de visiter l&#8217;URSS seulement en 41), et la 9<sup>e</sup> marque (à sa façon) la victoire. Ce découpage est personnel (ailleurs on désigne comme trilogie de guerre les 7 à 9), mais je ne vois pas pourquoi je me gênerais de les grouper en avant-pendant-après.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Un peu de chronologie, quand même ?</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">La 6<sup>e</sup> symphonie, de 1939, fut terminée juste après le fameux pacte germano-soviétique (« célébré », là aussi d&#8217;une façon étrange, dans le dernier mouvement qui vire dans ses derniers instants à la musique de cirque).</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">La 7<sup>e</sup> symphonie, « Leningrad », 1942, aura été commencée durant l’interminable siège de la ville qui lui donne son sous-titre (forcément) et achevée à Moscou. Célèbre en son temps, monumentale, très longue, un microfilm fut expédié aux États-Unis et donna lieu à un mémorable enregistrement de Toscanini (RCA, mono bien sûr ; accompagnera volontiers le Requiem de Verdi, enregistré par le même, avec un Dies Irae complètement inouï qui fera exploser vos haut-parleurs).</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">La 8<sup>e</sup> symphonie, de 1943 (d’où parfois l’appellation « Stalingrad »), de la boue, du sang, des larmes, aucun optimisme.</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;">9<sup>e</sup> symphonie, 1945, c&#8217;est la victoire, youpi, et Dimitri s&#8217;est fendu d&#8217;une partition volontiers primesautière &#8220;à la Haydn&#8221;, au lieu d&#8217;un monument avec chœur et orchestre (ce qui lui vaudra des embêtements en 1948, quand Jdanov va se déchaîner sur artistes, écrivains et compositeurs dégénérés petits bourgeois décadents).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><span style="color:#ffffcc;">Dimitri Chostakovitch (1906-1975) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;" align="center"><b><u><span style="color:#ffffcc;">Huitième symphonie en ut mineur, op.65 (1943)</span></u></b><span style="color:#ffffcc;"></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">Après les pages conclusives de la Leningrad*, pleines d&#8217;un optimisme enthousiaste et de lendemains qui chanteront (même si on sent que le compositeur avait peine à y croire), voilà plus d&#8217;une heure de musique éprouvante, dure, sans concession, noire, ensanglantée jusqu&#8217;à la nausée. Ecrite en (seulement) deux mois, ce dont je m’étonne encore.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">1- Tout commence par un <b>Adagio </b>(plus précisément : Adagio-Allegro-Adagio) en forme d&#8217;arche, qui de l&#8217;effroi initial se précipite peu à peu dans l&#8217;horreur, pour terminer exsangue.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">2- Vient ensuite un <b>Allegretto </b>brutal qui a tout l&#8217;air d&#8217;une parodie de marche nazie.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">3-5 Les trois derniers mouvements s&#8217;enchaînent sans interruption : un <b>Allegretto non troppo</b> qui avance inexorablement, broie, hache, et se conclut dans une conflagration encore plus violente que celle du premier mouvement ; un <b>Largo </b>désolé, longue passacaille désespérée à l&#8217;extrême, un paysage de dévastation ; un <b>Allegretto </b>vient enfin, faussement pastoral de prime abord, mais la menace demeure sous-jacente et un climax destructeur va encore surgir avant une conclusion amère, étrange, presque paralysée, résignée.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">Symphonie presque insupportable, superlative dans la violence et la souffrance, c&#8217;est l&#8217;une des plus belles accusations contre la guerre, capable en une heure d&#8217;anéantir son auditeur qui ressort difficilement de la salle de concert. D&#8217;autres se sont lancés (très) récemment dans la symphonie de guerre : Aaron Jay Kernis, par exemple dans sa 2<sup>e</sup> Symphonie (trois mouvements : 1. Alarm, 2. Air/Ground, 3. Barricade) composée lors de la première guerre du Golfe, mais son impact est bien moindre, d&#8217;autant qu&#8217;on y sent bien trop l&#8217;ombre de… Chostakovitch (et celle de Mahler).</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">Ce n&#8217;est pas un détour auquel je vous invite désormais, mais une halte.</span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">Plusieurs enregistrements sont incontournables (et par ailleurs on a largement le choix) :</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">Evgueni Mravinski avec le Philharmonique de Leningrad en 1982 (Philips), d&#8217;une dureté impitoyable.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">Kirill Kondrachine avec Moscou, avec lui noir c&#8217;est noir, désespérance absolue, irrémédiable (le son n&#8217;était pas très bon dans la première réédition, mais qu&#8217;importe, et désormais l’intégrale a été reprise en coffret – coûteux – avec un son rafraîchi).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">André Prévin avec l&#8217;Orchestre Symphonique de Londres en 1992 (Deutsche Grammophon), qu&#8217;on ne trouvera malheureusement pas en France(je n’ai pu la dénicher qu’outre-Manche), capable des pires brutalités (un troisième mouvement apocalyptique avec des déflagrations à vous rendre sourd). Un enregistrement antérieur d&#8217;une trentaine d&#8217;années existe (publié par EMI ?), paraît-il exemplaire, mais comme de juste pour mettre la main dessus il doit falloir se lever de très bonne heure (il n&#8217;a pas encore été réédité).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">Bernard Haitink à la tête du Concertgebouw (Decca), idéal pour une première approche (son magnifique, interprétation sans faille, moins sauvage que Prévin, sans doute le meilleur volet de son intégrale). </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">Kurt Sanderling, Orchestre symphonique de la radio de Berlin (Berlin Classics), une version à part, introspective. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:18pt;text-align:justify;text-indent:-18pt;"><span style="font-family:Symbol;color:#ffffcc;">·</span><span style="font-size:7pt;color:#ffffcc;"> </span><span style="color:#ffffcc;">Rudolf Barshai, avec le WDR Sinfonieorchester Köln, particulièrement introspective elle aussi (disponible seulement dans le coffret des 15 symphonies, intégrale superbe, en plus pas chère du tout…) (Brilliant Classics). </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><span style="color:#ffffcc;">J&#8217;ai entendu causer d&#8217;une version Benstein (qui a signé à mon humblissime avis la plus belle version de la 7<sup>e</sup>), mais pour le moment je la cherche encore (si ça ce trouve, c&#8217;est un mythe, d’ailleurs un spécialiste interrogé m’a suggéré que ce devait être le cas).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&#160;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Pour plus de renseignements, j&#8217;ai mis un petit lot de liens dans la page <i>Ailleurs, loin</i> (et je ne vais pas les répéter ici, ça ne servirait à rien).</p>
<p style="text-align:justify;margin:0 0 0.0001pt;"><i>* Je fais tout dans le désordre, mais j&#8217;en parlerai une autre fois, et on remettra les symphonies dans l&#8217;ordre au sein du sommaire au moment qui conviendra. A la seule condition que j&#8217;aie le courage d&#8217;aller au bout des quinze articles que ceci va nécessiter (si-si). Cet exercice a pour but a) de parler d&#8217;un compositeur que je&#8230; vénère, b) de passer le temps alors que la littérature est au point mort (une pièce cassée dans le moteur de la nouvelle, rien de grave, faut juste que je la change et que je nettoie le reste pour y voir plus clair).</i></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
</div>]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
