<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><!-- generator="wordpress.com" -->
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	>

<channel>
	<title>2-feminisme-droits-des-femmes-et-luttes-anti-sexiste &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/2-feminisme-droits-des-femmes-et-luttes-anti-sexiste/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "2-feminisme-droits-des-femmes-et-luttes-anti-sexiste"</description>
	<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 17:13:03 +0000</pubDate>

	<generator>http://wordpress.com/tags/</generator>
	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Somalie : Une fille de 13 ans lapidée en public]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/11/10/somalie-une-fille-de-13-ans-lapidee-en-public/</link>
<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 08:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/11/10/somalie-une-fille-de-13-ans-lapidee-en-public/</guid>
<description><![CDATA[Une jeune fille de 13 ans a été lapidée en public dans un stade de Kismayo en Somalie le 27 octob]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://islamicmyths.files.wordpress.com/2008/01/stop_stoning.jpg?w=245&#038;h=364" alt="" width="245" height="364" />Une jeune fille de 13 ans a été lapidée en public dans un stade de Kismayo en Somalie le 27 octobre 2008. Le silence du chœur des bien-pensants occidentaux qui s’est ensuivi est assourdissant. Et glaçant.</p>
<p>Alors que le monde euphorique vit un rêve éveillé et se réjouit de la prochaine disparition du mal sur terre grâce à l’avènement de Barack Obama, l’actualité nous rappelle brutalement à la réalité sous la forme d’un communiqué de presse de l’Unicef. Une jeune fille de 13 ans a été lapidée devant une foule de badauds le 27 octobre à Kismayo en Somalie. Kismayo est située dans une région de la Somalie contrôlée depuis le 22 août par des insurgés islamistes fidèles au leader Hassan Turki. Depuis, la Charia y est appliquée. Concrètement cela signifie donc qu’une jeune fille de 13 ans violée par trois hommes alors qu’elle est en route pour rendre visite à sa grand-mère peut être convaincue d’adultère et lapidée en place publique par une cinquantaine d’hommes, après avoir été enterrée vivante jusqu’au cou.</p>
<p>A en croire le <em>Corriere della Sera</em>, &#8220;l<em>es pierres utilisées pour lapider Aïcha Ibrahim Dhuhulow n’étaient ni trop grosses pour provoquer une mort instantanée, ni trop petites pour être inoffensives</em>&#8220;, ce qui réjouira d’aise tous ceux qui aiment que les choses se passent dans les règles. Selon Amnesty International, la jeune fille a été déterrée une première fois par des &#8220;infirmières&#8221; qui ont déclaré que la jeune fille était encore vivante, puis &#8220;<em>replacée dans le trou où elle avait été partiellement ensevelie afin que la lapidation se poursuive</em>.&#8221;</p>
<p>Des proches de la victime présents sur place, notamment des femmes, ont semble-t-il manifesté leur colère et tenté d’apporter leur aide à la condamnée. Un enfant a été tué par des coups de feu tirés par les représentants des &#8220;forces de l’ordre&#8221; locales dans les désordres occasionnés par cette intervention.</p>
<p>La discrétion des médias français en réaction à cette horrible nouvelle est glaçante. Un mot dans <em>Le Point</em> et dans Le<em> JDD</em> en ligne, une brève sur l’excellent site <em>Causeur.fr</em>, un article sur le blog <em>Femmes d’ailleurs</em> hébergé par <em>Courrier International</em>, guère plus. Les autorités politiques elles-mêmes ont été bien discrètes. La &#8220;Présidence du Conseil de l’Union européenne&#8221;, c’est-à-dire la France, s’est contentée d’une déclaration lapidaire (sans mauvais jeux de mots), le 28 octobre. &#8220;<em>La Présidence du Conseil de l’Union européenne condamne la mise à mort par lapidation, à Kismayo dans le sud de la Somalie, de Mme Aisha Ibrahim Dhuhulow. La condamnée avait été préalablement enterrée vivante jusqu’au cou</em>.&#8221;</p>
<h3 style="text-align:center;"><strong>Communiqué de la campagne &#8220;Stop stoning women !&#8221;</strong></h3>
<p>La Campagne Mondiale « Arrêtons de tuer et de lapider les femmes! » condamne sans appel l&#8217;exécution par lapidation de Aisha Ibrahim Dhuhulow, une jeune Somalienne de 13 ans qui été torturée et assassinée, le lundi 27 octobre 2008, sur une place publique de Kismaayo, en Somalie.</p>
<p>Devant des centaines de personnes, les meurtriers de Aisha Ibrahim Dhuhulow l&#8217;ont enterrée jusqu&#8217;à la nuque et lui ont jeté des pierres sur la tête. Ils l&#8217;ont sortie du trou, à trois reprises pour vérifier qu&#8217;elle était bien morte.</p>
<p>En août 2008, des insurgés islamistes somaliens se sont rendus maîtres du port de Kismaayo, dans le sud de la Somalie. Selon les témoins de la lapidation, les meurtriers qui appartiennent à un groupe connu sous le nom de al-Shabaab ont accusé la jeune femme d&#8217;adultère et lui ont extorqué une confession. Alors que toutes les interprétations courantes de la « sharia » (ou de la collection d&#8217;une variété d&#8217;interprétations de plusieurs lois musulmanes) requièrent que l&#8217;adultère soit prouvé devant un tribunal par quatre témoins, qui ont vu l&#8217;acte se produire ; le meurtre, d&#8217;après le Somali Concern Group, s&#8217;est déroulé en dehors de toute juridiction ; la jeune femme n&#8217;a pas été entendue par un tribunal.</p>
<p><!--more--></p>
<p>La lapidation qui n&#8217;est absolument pas mentionnée dans le Coran est considérée comme anti-islamique par de nombreux chercheurs musulmans respectés. Plusieurs pays musulmans comme la Malaisie, l&#8217;Indonésie, la Tunisie, l&#8217;Algérie et d&#8217;autres ont interdit ce mode d&#8217;exécution.</p>
<p>Malgré les appels venant du monde entier en faveur de son abolition, la lapidation est encore pratiquée dans plusieurs pays, soit par la justice, soit par les communautés.</p>
<p>Les membres de al-Shabaab ont apparemment annoncé publiquement l&#8217;exécution de la jeune femme avant de la mettre à mort devant des centaines de personnes sur une place publique. Les gardes ont ouvert le feu sur ses parents et certains assistants qui essayaient de la sauver, tuant un enfant. Il parait que les Islamistes ont présenté leurs excuses pour la mort de l&#8217;enfant, mais n&#8217;ont montré aucun regret pour la lapidation de Asha Ibrahim Dhuhulow.</p>
<p>La lapidation constitue une grave et sérieuse violation des droits humains d&#8217;une personne. La lapidation viole la Convention internationale sur les droits civils et politiques (1966), dont la Somalie est partie prenante depuis 1990.</p>
<p>L&#8217;article 6 de la CIDCP stipule que &#8220;<em>dans les pays qui n&#8217;ont pas aboli la peine de mort, la condamnation à mort ne devrait être prononcée que pour les crimes les plus graves</em>&#8220;, dont l&#8217;adultère ne fait pas partie.</p>
<p>L&#8217;article 7 de la CIDCP stipule aussi que &#8220;<em>Nul ne sera soumis à la torture, à un traitement ou à une punition dégradants ou inhumains</em>&#8220;. Cette dernière injonction est renforcée par la Convention contre la torture et les autres traitements ou punition inhumains ou dégradants (CCT) à laquelle la Somalie est partie prenante depuis 1990.</p>
<p>Bien que le meurtre ait été commis par des insurgés qui ne représentent pas l&#8217;Etat, l&#8217;article 2 de la CCT stipule que &#8220;<em>Chaque Etat partie prendra les mesures effectives au niveau de la loi, de l&#8217;administration, de la justice ou toute autre mesure pour prévenir les actes de torture dans n&#8217;importe quelle zone du pays sous sa juridiction </em>»</p>
<p>Nous pressons l&#8217;Etat somalien de mener une enquête impartiale sur ce cas extrêmement grave. Les membres de al-Shabaab, de même que tout individu ayant pris part à la lapidation, devront être attrait devant la justice ; l&#8217;Etat doit faire diligence pour prendre toutes les mesures nécessaires afin d&#8217;éviter que de telles violations des droits humains des femmes ne se reproduisent à l&#8217;avenir.</p>
<p>De plus, la Campagne mondiale « Arrêtons de tuer et de lapider les femmes! » exige des milices, des insurgés, des armées indépendantes et de tout acteur non étatique en Somalie, le respect des droits humains des civils de leurs communautés et condamne sans équivoque la pratique de la lapidation.</p>
<p>Pour plus d&#8217;information, visiter le site <a href="http://www.stop-stoning.org/" target="_blank">www.stop-stoning.org</a></p>
<p style="text-align:right;"><em>Campagne mondiale « Arrêtons de tuer et de lapider les femmes! », 29 octobre 2008</em></p>
<p style="text-align:left;">D&#8217;autres informations sur le site d&#8217;<a href="http://www.stophonourkillings.com/?newlang=french" target="_blank">ICAHK</a><em><br />
</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chez Desa, se syndiquer c’est se faire licencier]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/27/chez-desa-se-syndiquer-c%e2%80%99est-se-faire-licencier/</link>
<pubDate>Mon, 27 Oct 2008 20:38:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/27/chez-desa-se-syndiquer-c%e2%80%99est-se-faire-licencier/</guid>
<description><![CDATA[C’est un hasard que tous les ouvriers licenciés de Desa soient des ouvriers syndiqués ? Nous les]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://desa.1mayis.info/files/2008/09/desa-beyoglu-dayanisma.jpg" alt="" width="348" height="261" />C’est un hasard que tous les ouvriers licenciés de Desa soient des ouvriers syndiqués ? Nous les femmes nous sommes parties pour soutenir les ouvriers de Düzce Desa qui ont été licenciés sans même que le salaire de leur dernier mois de travail soit payé et qui lutte pour leur droit de se syndiquer. Nous les femmes, nous sommes parties pour soutenir Emine Arslan qui lutte toute seule à Sefaköy Desa.</p>
<p><strong> Bienvenu au camp de travail forcé de Desa</strong></p>
<p>Les ouvriers de Desa qui se voient obligés de travailler jusqu’au petit matin et parfois le dimanche sans que leurs heures supplémentaires leur soient payées, sans arrêt et sans repos, luttent pour leur droit de se syndiquer. Pour ne plus boire l’eau des toilettes, pour pouvoir travailler dans un environnement salubre, pour ne plus se faire insulter pendant qu’ils travaillent, les ouvriers de Desa sont en grève.</p>
<p><strong> Chez Desa, les femmes effectuent un travail lourd</strong></p>
<p>Tous les ouvriers qui travaillent chez Desa effectuent leurs tâches dans des conditions difficiles. Leur travail est lourd. Mais les conditions de travail de 500 femmes qui travaillent chez Desa sont encore plus lourdes. Parce que les femmes travaillent à la maison et à l’usine. À l’usine, il n’y a pas de chambre pour allaiter. Les femmes qui doivent allaiter leur nourrisson doivent aller chez elle à pied et ce deux fois par jour. Dans les usines, il n’y a pas de garderie pour les enfants des ouvriers. Les femmes se voient obligés d’arrêter de travailler pour garder leur enfant. Les tâches ménagères invisibles aux yeux du gendre masculin, des salaires faibles et des heures de travail infinissables dans les usines de Desa ne font qu’augmenter l’inégalité supportée par les femmes. Chaque jour, le système capitaliste et le patriarcat exploitent et oppriment encore un peu plus les femmes.</p>
<p><strong> Emine Arslan luttent pour nous toutes<br />
</strong></p>
<p>Emine Arslan qui travaillait depuis 8 ans chez Desa a été licenciée pour avoir organisé des réunions de syndicalisation. La raison de licenciement présenté par les patrons de Desa n’était pas celle de ses activités syndicales. Comme alibi les patrons de Desa ont préféré mentir et licencier Emine pour avoir mal accompli son travail d’ouvrière. Licenciée, elle n’a touché ni sa prime de licenciement, ni son salaire du mois travaillé, ni ses congés payés, ni ses heures supplémentaires.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Depuis le 3 Juillet, date à laquelle Emine Arslan a été licenciée, elle lutte seule devant l’usine de Desa dans des conditions très difficiles. N’ayant personne qui pourrait s’occuper de la garde de ses enfants, Emine attend devant l’usine accompagnée de ses enfants. Après sa mise en garde à vue suite à la plainte déposée par le patron de Desa, et malgré l’amende “d’occupation de trottoir” qu’elle a du payée, elle continue sa lutte.</p>
<p><strong>Boycottons des produits Desa</strong></p>
<p>Pour que les ouvriers licencié retournent à leur emploi de manière syndiqué, pour que les obstacles devant la syndicalisation des ouvriers soient levés, pour que les conditions d’hygiène et de sécurité nécessaires soient mises en place, pour les heures supplémentaires forcées soient supprimées : Nous boycottons les produits Desa, nous soutenons la cause juste des ouvriers de Desa. Nous faisons la notre la voix des femmes qui luttent chez Desa.</p>
<p>Nous les femmes, nous prenons de la force de la lutte d’Emine Arslan. Nous soutenons les femmes qui ont été chef dans le travail de syndicalisation dans les usines de Düzce. Nous soutenons les femmes qui, après avoir travaillé pendant des heures longues pour un salaire faible, effectuent les tâches ménagères à la maison pour 0 YTL, qui labourent dans les champs de noisette. Nous demandons à ce que le procès de retour à l’emploi ouvert par le syndicat Deri-İş soit finalisé en faveur des ouvriers de Desa.</p>
<p>Vive la lutte solidaire des femmes !</p>
<p style="text-align:right;"><em> Groupe de Femmes pour le Soutien à la Lutte des Ouvriers de Desa.</em><br />
Desa Direnişi Web adresi : <a href="http://desa.1mayis.info/" target="_blank">www.desa.1mayis.info</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Somalie : Une militante féministe assassinée]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/26/somalie-une-militante-feministe-assassinee/</link>
<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 11:23:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/26/somalie-une-militante-feministe-assassinee/</guid>
<description><![CDATA[Duniyo Sheik Doon, une  principale responsable d&#8217;une ONG locale somalienne, a été abattue  p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/034/457/20070106/dyn007_original_617_385_pjpeg_34457_aeca220fe224407266dbe9610f4b6358.jpg" alt="" width="370" height="231" />Duniyo Sheik Doon, une  principale responsable d&#8217;une ONG locale somalienne, a été abattue  par des hommes armés non identifiés dans la ville de Guriel,  capitale de la province de Galgaduud (centre de la Somalie), a-t- on appris samedi de source de cette organisation.</p>
<p>Duniyo, qui s&#8217;est affiliée récemment à IIDA, un groupe  féministe somalien, a été tuée par des hommes armés de pistolets  alors qu&#8217;elle rentrait à sa maison à Guriel, à 450 km au nord de  Mogadiscio, a déclaré la source à l&#8217;agence Xinhua, sous couvert de l&#8217;anonymat.</p>
<p>Les assaillants auraient pris la fuite et Duniyo, qui a reçu  plusieurs balles, est morte sur le coup.</p>
<p>IIDA est une ONG locale établie en 1991 qui se préoccupe des  questions de développement des femmes somaliennes et maintient des partenariats avec plusieurs agences d&#8217;aide internationales. Elle a des bureaux dans certaines régions du pays dont la captiale  Mogadiscio.</p>
<p>La province de Galgaduud est sous le contrôle des insurgés  islamistes depuis août. L&#8217;un des groupes armés insurgés locaux, le mouvement al-Shabaab, a auparavant menacé d&#8217;interdire aux agences  d&#8217;aide de travailler dans les régions qu&#8217;il contrôle mais le  groupe est revenu sur sa décision après avoir subi une pression  des aînés de la tribu de Hawiye.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Deux travailleurs humanitaires locaux de l&#8217;ONU ont été tués  dans le sud de la Somalie depuis que l&#8217;interdiction et  l&#8217;avertissement contre les agences d&#8217;aide ont été annoncés par le  mouvement.</p>
<p>Les agences d&#8217;aide ont suspendu leurs opérations dans le sud et le centre de la Somalie suite à l&#8217;intensificatoin des violences  contre les travailleurs humanitaires.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Xinhuanet, 26 octobre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Bande de Gaza : Les miliciennes du Hamas contre la liberté des femmes]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/18/bande-de-gaza-les-miliciennes-du-hamas-contre-la-liberte-des-femmes/</link>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 04:07:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/18/bande-de-gaza-les-miliciennes-du-hamas-contre-la-liberte-des-femmes/</guid>
<description><![CDATA[Note d&#8217;ICAHK : Nous avons mis en gras les passages qui montrent le mieux la nature de cette po]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.info-palestine.net/IMG/jpg/A4-183.jpg" alt="" width="220" height="279" /><em>Note d&#8217;<a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=3116" target="_blank">ICAHK </a>: Nous avons mis en gras les passages qui montrent le mieux la nature de cette police féminine du Hamas et sa défense de l&#8217;ordre moral patriarcal.</em></p>
<p>L’entraînement des jeunes comme Rania Abu Abdo, Mariam al Bursh ou Rima Nouad inclut aussi l’auto-défense, le maniement des armes, y compris les pistolets et les kalachnikovs, et la formation militaire.</p>
<p>Jusqu’ici leur mission semble être la même : la lutte contre la criminalité et les trafiquants de drogue. Cependant, leur apparence est loin d’être celle du trio des intrépides détectives de la célèbre série américaine.</p>
<p>A Gaza, les « Charlie’s Angels » du Hamas pourraient être des femmes aussi attrayantes que les actrices de l’émission de télévision. Mais il est impossible de les voir. Chacune d’entre elles porte la « jilbab » (robe qui laisse seulement visibles les mains) et les deux premières se couvrent le visage avec un « tchador » (foulard qui couvre tout sauf les yeux).</p>
<p>« <em>Notre gouvernement applique la ‘charia’</em> (loi islamique) <em>et c’est pour cela que nous portons des uniformes ajustés, ou le jilbab. Mais de couleur bleue, comme le reste des policiers</em> », dit Omm Hussam, 30 ans, un autre agent du mouvement islamiste.</p>
<p>La présence de 55 femmes dans les rangs des forces de sécurité mis en place par le Hamas dans la bande de Gaza est destinée à être une réplique du mouvement palestinien aux plaintes qui tentent de les accuser de discrimination à l’égard des femmes sur la base de leurs croyances.</p>
<p>« <em>Ce gouvernement</em> (en référence au Hamas)<em> s’est préoccupé particulièrement de promouvoir les droits des femmes. Je suis un exemple. Je suis diplômée en affaires sociales, et quand j’ai fini l’université, je pensais que je devrais rester à la maison, sans rien faire. Et regardez, je suis maintenant lieutenant de police</em> », dit avec fierté Rima Nouad.</p>
<p>Quand on lui rappelle qu’avec le parti au pouvoir d’ Abou Mazen, le Fatah, il y avait 350 policières dans la bande de Gaza, Rania esquive cet argument. « <em>Nous sommes 55 parce que c’est le nombre dont avait besoin la police. Si nous en voulions plus nous en recruterions davantage</em> », dit-elle.</p>
<p><!--more--></p>
<p>La formation des recrues du Hamas, toutes les diplômées de l’université, les amène après une courte période de recyclage au rang de membres du Bureau. Les responsables des soldats les répartissent par unités comme la section de répression des drogues, la section des enquêtes ou de la garde des prisons.</p>
<p>Licenciée en droit, Rania Abu Abdo, 27 ans, a rejoint la « police » du Hamas en septembre 2007. Un énorme Coran trône sur sa table de travail. Pendant tout ce temps elle a appris à se familiariser avec les drogues qu’elle n’avait jamais vu avant « <em>La drogue est l’un des principaux problèmes dans la bande de Gaza. Il y en a de toutes sortes, des médicaments aux drogues dures comme la cocaïne</em> », déclare t-elle.</p>
<p>Le lieutenant fait valoir des statistiques sur un phénomène mal connu de la bande palestinienne. « <em>Entre juin 2007 et mars de cette année, nous avons saisi 130 kilos de haschisch, 74 kilos de marijuana et 1,2 kilos de cocaïne. C’est sans compter les pilules (médicaments) ou les plantations de marijuana que nous avons détruit</em> », précise t-elle.</p>
<p>Rania et Umm Hussam accompagnent souvent les hommes des unités dans les opérations lancées contre les trafiquants de drogue. Ce sont elles qui sont responsables de la fouille des femmes présentes dans l’interpellation. « <em>Nos frères</em> (c’est comme cela qu’elles appellent les membres du Hamas) <em>ne le pourraient pas. La religion le leur interdit et dans de nombreux cas, les épouses des trafiquants de drogue cachent la drogue sur elle ou dans leurs vêtements</em> », explique Rania.</p>
<p>C’est la même chose pour les enquêtrices. Elles se sont spécialisées dans l’interrogatoire et la détention des femmes. « <em>Nous nous occupons de toutes sortes de cas, des vols, des meurtres &#8230; mais la plupart de notre travail se concentre sur la prostitution</em> », explique Ashar Abu Nada, âgée de 50 ans.</p>
<p>Toutefois,<strong> la notion de prostitution qu’elle défend est fondée en grande partie sur leurs strictes croyances religieuses. Il ne s’agit pas seulement de sexe pour l’argent, mais simplement du sexe hors mariage. Il y a deux jours, ils ont arrêté la dernière « suspecte ». Elle est enfermée dans une petite cellule à côté du bureau où a lieu la conversation avec le journaliste. « <em>C’est une femme de 49 ans. Elle a dit qu’elle allait à un cours d’une ONG, mais nous l’avons surveillée et avons découvert qu’elle était allée coucher avec un autre homme</em></strong> », dit Rima Nouad. « I<em>l y a beaucoup de cas. Ils sont dus au manque de conscience religieuse. Il y a de nombreux étudiants qui ne savent même pas prier, qui ne jeûnent pas pendant le ramadan et c’est pour cela qu’ils se conduisent comme ça. La prostitution existait déjà avec le Fatah, mais ce que faisaient les policiers c’était de les arrêter pour coucher avec elles. Le chef de la police lui-même, Ghazi Jabali, l’a souvent fait. Il en a payé une 1000 shekels</em> (200 euros, une fortune dans la bande de Gaza) », ajoute-t-elle.</p>
<p>Les enquêteurs du Hamas ont adopté deux attitudes face à cette question. « <em>Si c’est un cas de prostitution, nous l’envoyons au juge. C’est ce que nous avons fait avec un monsieur de Shiyajiya</em> (un quartier dans la bande de Gaza) q<em>ui touchait 50 shekels</em> (10 euros) <em>pour chaque personne qui couchait avec sa propre femme ! <strong>Mais s’il s’agit de cas isolés (adultère), nous interrogeons la jeune fille, nous lui donnons un avertissement et après quelques jours nous la remettons en liberté. Si c’est une jeune-fille et que nous vérifions par le médecin qu’elle est encore vierge (sic) nous parlons avec la famille et les prévenons d’être attentifs à son comportement </strong></em><strong>», explique le lieutenant.</strong></p>
<p><strong>L’unité reconnaît que parfois les avertissements à la famille sont contreproductifs car ils se terminent de façon tragique. C’est ce qu’on appelle des « crimes d’honneur ». Ashar se souvient que « <em>récemment, une femme qui couchait avec d’autres hommes et avait divorcé 4 fois a été assassinée par son mari.</em> »</strong></p>
<p>Pour tous les lieutenants du Hamas, leur présence dans un environnement dominé par les hommes n’est pas un sujet de préoccupation. «<em> Nous avons une section séparée avec cuisine, salle de bains. Quand ils veulent nous parler, ils nous appellent par téléphone, ils ne viennent pas au bureau. En plus de tout le monde sait que c’est un travail sérieux, et que le flirt n’est pas autorisé</em> », explique Rania Abu Abdo.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Infos Palestine, 15 octobre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Femmes toujours RebELLES]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/12/femmes-toujours-rebelles/</link>
<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 13:29:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/12/femmes-toujours-rebelles/</guid>
<description><![CDATA[Le féminisme n&#8217;est pas mort, affirment les participantes au rassemblement Toujours RebELLEs, ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.nyu.edu/library/bobst/research/tam/women/rebelgrl.jpg" alt="" width="342" height="486" />Le féminisme n&#8217;est pas mort, affirment les participantes au rassemblement Toujours RebELLEs, qui réunit plus de 500 jeunes Canadiennes à Montréal ce week-end.</p>
<p>«<em>Sur papier, on dit que les hommes et les femmes sont égaux, mais dans la réalité, c&#8217;est très différent</em>», dit Jessyca Boulanger, membre du Comité organisateur de l&#8217;évènement qui se déroule à l&#8217;UQAM.</p>
<p>«<em>La droite gagne du terrain et le féminisme est une façon de riposter pour des enjeux qui menacent l&#8217;égalité des femmes</em>», ajoute la jeune femme de 21 ans.</p>
<p>Féminisation de la pauvreté, hypersexualisation, violences faites aux femmes, autant de sujets dont les participantes discutent cette fin de semaine.</p>
<p>Des jeunes féministes de 14 à 35 ans de partout au pays y participent.</p>
<p>«<em>C&#8217;est une belle opportunité d&#8217;apprendre les unes des autres et de découvrir nos réalités</em>», dit Jessica Yee, de l&#8217;Ontario.</p>
<p><strong>Manifeste</strong></p>
<p>Toujours RebELLEs se veut aussi un évènement festif.</p>
<p>Des ateliers créatifs de théâtre et de danse de résistance sont au menu, sans oublier ceux de cheerleading radical.</p>
<p>Le point culminant de l&#8217;évènement sera la rédaction d&#8217;un manifeste des jeunes féministes canadiennes.</p>
<p>«<em>Par ce manifeste, nous ferons une démonstration publique et collective de notre détermination et de notre cohésion. Nous sommes fermement décidées à nous opposer aux injustices</em>», affirme Mme Boulanger.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Canoë, 12 octobre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Iran : Une militante féministe condamnée]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/12/iran-une-militante-feministe-condamnee/</link>
<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 11:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/12/iran-une-militante-feministe-condamnee/</guid>
<description><![CDATA[Une militante féministe kurde iranienne a été condamnée en appel à 18 mois de prison pour attei]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.payvand.com/news/08/jun/Ronak-Safarzadeh-Hana-Abdi.jpg" alt="" width="324" height="184" />Une militante féministe kurde iranienne a été condamnée en appel à 18 mois de prison pour atteinte à la sécurité nationale, a indiqué aujourd&#8217;hui son avocat à l&#8217;AFP.</p>
<p>&#8220;<em>Hana Abdi avait été condamnée à c<a href="http://communisme.wordpress.com/2008/02/29/halte-a-la-repression-contre-les-militantes-feministes/">inq ans de prison</a> dans la ville de Garmey (nord), mais en appel sa peine a été commuée en un an et demi de prison à servir dans la ville de Razan (ouest)</em>&#8220;, a dit Mohammad Sharif.</p>
<p>Un juge iranien avait indiqué à la mi-décembre 2007 que Hana Abdi et une autre féministe kurde, Ronak Safarzadeh, avaient été arrêtées pour &#8220;<em>atteinte à la sécurité nationale</em>&#8220;. Les deux femmes étaient accusées d&#8217;avoir perpétré des attaques dans la ville de Sanandaj et d&#8217;être membres du groupe indépendantiste kurde PJAK.</p>
<p>Le PJAK, acronyme pour le Parti de la vie libre au Kurdistan, est lié au PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan (interdit) qui opère en territoire turc.</p>
<p>Lorqu&#8217;elles ont été arrêtées en octobre 2007, les deux femmes participaient activement à la campagne de pétition &#8220;<a href="http://www.we-change.org/">Un million de signatures</a>&#8221; visant à obtenir un changement de la législation afin de garantir l&#8217;égalité des droits pour les femmes en Iran.</p>
<p>Elles sont toujours détenues à Sanandaj, capitale de la province du Kordestan (ouest), qui abrite une très forte minorité kurde, a précisé l&#8217;avocat.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Selon le quotidien <em>Kargozaran</em>, Hana Abdi a 23 ans et Ronak Safarzadeh 24 ans.</p>
<p>L&#8217;avocat a par ailleurs précisé que la sentence contre Mme Safarzadeh n&#8217;avait pas encore été rendue.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Le Figaro, 8 octobre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Violences conjugales : 166 femmes décédées en 2007]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/10/02/violences-conjugales-166-femmes-decedees-en-2007/</link>
<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 22:11:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/10/02/violences-conjugales-166-femmes-decedees-en-2007/</guid>
<description><![CDATA[En 2007, 166 femmes sont mortes de violences conjugales en France, soit une victime tous les deux jo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-07/2008-07-08/article_photo_1215496881198-1-0.jpg" alt="" width="216" height="310" />En 2007, 166 femmes sont mortes de violences conjugales en France, soit une victime tous les deux jours environ, a annoncé jeudi la secrétaire d&#8217;Etat à la Solidarité Valérie Létard, qui a lancé une nouvelle campagne contre les violences faites aux femmes, en général, dans le couple, au travail, ou dans la famille avec les mariages forcés et les mutilations sexuelles.</p>
<p>Dans le cadre d&#8217;un plan triennal 2008-2010, annoncé en novembre 2007, Mme Létard lance, en complément du numéro d&#8217;appel déjà existant 3919, un site internet d&#8217;information rassemblant ces thématiques (&#8221;violences conjugales&#8221;, &#8220;mutilations, mariages forcés&#8221;, &#8220;agressions sexuelles, viols&#8221;, &#8220;violences au travail&#8221;) avec des témoignages, des conseils sur l&#8217;accompagnement et les recours juridiques possibles.</p>
<p>Cette campagne de sensibilisation se déclinera notamment dans la presse avec des affiches illustrées à l&#8217;humour acide. L&#8217;une des nouvelles mesures présentées jeudi est la généralisation, sur l&#8217;ensemble du territoire, de l&#8217;expérience des familles d&#8217;accueil pour les femmes victimes, afin notamment de pallier l&#8217;absence de foyer d&#8217;accueil spécifique dans les zones rurales, a-t-elle expliqué.</p>
<p>Selon les chiffres diffusés par le secrétariat d&#8217;Etat, 410.000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d&#8217;un conjoint ou ex-conjoint &#8220;<em>en 2005 ou 2006</em>&#8220;. Pourtant, moins de 9% des femmes portent plainte. Au travail, 17% des femmes se plaignent de pressions psychologiques, 8,5% d&#8217;agressions verbales, selon une enquête nationale datant de 2000.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Selon l&#8217;Observatoire de la délinquance, 65.000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l&#8217;être. Plus généralement, &#8220;<em>en 2005 ou 2006</em>&#8220;, 260.000 femmes ont été victimes de violences sexuelles hors ménage et on estime que 130.000 femmes ont été victimes de viols durant cette même période.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Nouvel Observateur, 2 octobre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Élections: Qu’en est-il de l’avortement ?]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/30/elections-qu%e2%80%99en-est-il-de-l%e2%80%99avortement/</link>
<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 20:17:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/30/elections-qu%e2%80%99en-est-il-de-l%e2%80%99avortement/</guid>
<description><![CDATA[Canada : Avec les élections, le projet de loi C-484 pour octroyer un droit distinct de celui de la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://bp0.blogger.com/_vBJ-eZbEd1Q/SE7wHbI_pxI/AAAAAAAAADo/hHe-GfY4NsU/s400/baba+314.jpg" alt="" width="360" height="270" /><strong>Canada : </strong>Avec les élections, le <a href="http://communisme.wordpress.com/2008/08/20/offensive-masquee-contre-le-droit-a-l%e2%80%99avortement/">projet de loi C-484</a> pour octroyer un droit distinct de celui de la mère au fœtus est mis au rancart. C’est là bien probablement la seule bonne nouvelle des élections ! Harper nous promet même que le projet de loi sera retravaillé avant d’être redéposé en Chambre. Là-dessus, il est sûrement nécessaire de se poser des questions : ne nous avait-il pas promis avant les dernières élections que les libertés fondamentales, telles l’avortement, n’allaient pas faire l’objet d’un débat ?</p>
<p>Ce dossier chaud n’est très certainement pas étranger à sa décision d’aller en élection : il est beaucoup plus sûr d’avoir la majorité en Chambre avant de passer un projet de loi aussi controversé ! N’oublions pas, en effet, que même la Fédération des médecins du Québec a osé émettre son opinion politique sur cette remise en question de l’avortement qu’elle a vertement dénoncée. Le débat ravive les passions et ce, de tout bord, tout côté.</p>
<p>Mais même si le projet de loi C-484 est mort au feuilleton, les stratégies pour faire valoir les mœurs conservatrices ne font que redoubler d’ardeur. Aider des conservateurs dans l’arène politique, rien n’est plus facile. Rappelons que la mission de Condition féminine Canada n’est plus de favoriser l’égalité entre hommes et femmes, mais de faire la promotion de la participation des femmes aux institutions. Concrètement, ce que ça veut dire, c’est que les groupes de femmes en défense de droits se sont fait couper leurs subventions et que ceux font la promotion du rôle des femmes comme mère et épouse avant tout sont subventionnés par le gouvernement alors qu’ils ne l’étaient que par des organismes privés par le passé. L’avortement est donc loin d’être un débat clos.</p>
<p>Même si C-484 ne reviendra peut-être pas sous sa forme actuelle, il reste tout de même trois autres projets de loi privés qui tentent de restreindre le libre-choix des femmes. Dans tous les cas, ce qu’on sait, c’est que ce n’est pas par la répression qu’on réussit à faire diminuer le nombre de grossesses non-désirées. Ce qu’on crée avant tout, c’est l’insécurité et l’anxiété des femmes qui, souvent, ferait le même choix d’interrompre leur grossesse dans l’illégalité. D’après Édith Guilbert, médecin invitée à la conférence de SOS Grossesse mardi le 16 septembre dernier à Québec, le taux de mortalité des femmes subissant un avortement est de 330 pour 1 000 dans les pays en voie de développement où l’accès et les ressources sont réduits. Dans un pays comme le Canada, il se situe entre 0,2 et 1,2 pour 1 000 femmes.</p>
<p><!--more--></p>
<p>L’enjeu est évidemment politique. Les Conservateurs l’ont bien compris. Il ne s’agit pas seulement de défendre sur la place publique des positions morales beaucoup trop teintées de dogmatisme religieux. C’est un enjeu idéologique qui donne à l’État le pouvoir de contrôler nos vies, nos corps et donc, notre autonomie.</p>
<p style="text-align:right;"><em><a href="http://www.nefac.net/en/node/2437" target="_blank">NEFAC</a>, 30 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Trois autres femmes enterrées vivantes au Pakistan]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/28/trois-autres-femmes-enterrees-vivantes-au-pakistan/</link>
<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 12:31:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/28/trois-autres-femmes-enterrees-vivantes-au-pakistan/</guid>
<description><![CDATA[La Commission Asiatique des droits Humains (AHRC) a appris avec stupeur que trois femmes de plus ont]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="border:5px solid black;margin:5px;" src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/09/25/h_9_ill_1099273_acide.jpg" alt="" width="300" height="200" />La Commission Asiatique des droits Humains (AHRC) a appris avec stupeur que trois femmes de plus ont été enterrées vivantes dans la province du Baloutchistan (Pakistan), quelques jours après qu&#8217;elles aient dénoncé l&#8217;assassinat de cinq femmes, enterrées vivantes elles aussi, dans la même province. Un des principaux coupable présumé n&#8217;a pas été revu depuis sa garde à vue au poste de police. Il est dit que cet homme et les sept autres hommes impliqués dans le crime sont sous la protection de Monsieur Sadiq Umrani, ministre de la province et frère du principal suspect.</p>
<p><strong>Détails de l&#8217;affaire :</strong></p>
<p>Selon les informations obtenues, ces trois femmes ont parlé dans l&#8217;affaire des cinq femmes enterrées vivantes. Elles auraient été enlevées par Monsieur Abdul Sattar Umrani, le jeune frère du ministre de la province, et d&#8217;autres criminels dont un responsable de la police. Il est rapporté que ces trois femmes ont aussi été enterrées vivantes et que la même pelleteuse, déjà utilisée pour enterrer les cinq premières victimes, fut utilisée. Ces trois femmes étaient des villages Teendah et Mirwah à Naseerabad (pour des raisons de sécurité concernant leurs familles, leurs noms ne sont pas donnés).  Selon nos informations, le nombre de femmes enterrées vivantes dans cette région est maintenant de huit.</p>
<p>Monsieur Ghulam Nabi Umrani, responsable de la police et garde du corps d&#8217;Abdul Sattar Umrani, n&#8217;a toujours pas été arrêté et continue de servir comme garde du corps.</p>
<p><!--more--></p>
<p>On rapporte que les suspects se cachent sous la protection de Sadiq Umrani, le ministre de la province. Le principal suspect, Mohammed Murad, nazim (chef) de l&#8217;Union du Conseil de Garhi Raman (propriétaire de la pelleteuse) a été placé en garde à vue la semaine dernière. Il aurait été transféré à la police criminelle du Baloutchistan, mais la police criminelle nie l&#8217;avoir vu. On pense que lui aussi est maintenant sous la protection du ministre de la province.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Message de <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=3059" target="_blank">l&#8217;Asian Human Rights Commission</a>, 27 septembre 2008, traduction <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=3062" target="_blank">ICAHK</a> 28 septembre 2008</em></p>
<p>A propos des cinq premières femmes enterrées vivantes au Pakistan, voir le <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2928" target="_blank">premier rapport réalisé par la Commission Asiatique des Droits Humains</a>, ainsi que les articles publiés par <em><a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2979">IRIN</a>, <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2991" target="_blank">Le Courrier International</a><a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=3058" target="_blank">Le Monde</a></em> et .</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les droits des femmes régressent en Europe]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/20/les-droits-des-femmes-regressent-en-europe/</link>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 06:16:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/20/les-droits-des-femmes-regressent-en-europe/</guid>
<description><![CDATA[Les droits des femmes régressent dans toute l&#8217;Europe y compris en Suède, pays pourtant répu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://pputhod.blog.lemonde.fr/files/2007/03/070308062842g3dc7qx40_manifestation-de-femmes-contre-la-violence-le-25-b1.1173386769.jpg" alt="" width="360" height="237" />Les droits des femmes régressent dans toute l&#8217;Europe y compris en Suède, pays pourtant réputé exemplaire dans ce domaine, déplorent les altermondialistes, qui pointent du doigt la montée des intégrismes combinée au néo-libéralisme.</p>
<p>&#8220;<em>Nous sommes toutes impliquées dans ce mouvement depuis longtemps et nous avons constaté ces dernières années un retour en arrière. Nous le constatons en Europe mais aussi en Suède où l&#8217;égalité est une égalité de surface</em>&#8220;, a affirmé Maria Hagberg, représentante suédoise du réseau Initiative féministe européenne (IFE).</p>
<p>Violences<br />
La militante, qui participe au 5e Forum social européen (FSE) qui se déroule jusqu&#8217;à dimanche à Malmö dans le sud de la Suède, a estimé que les progrès réalisés par le passé étaient &#8220;menacés&#8221; jusque dans la société suédoise, où l&#8217;on constate une montée des violences faites aux femmes. Il y a cinq ans, on recensait 20.000 cas de violences contre les femmes par an dans le pays nordique. Aujourd&#8217;hui, ce sont 30.000 cas qui sont comptabilisés, a-t-elle dénoncé.</p>
<p>Et la montée des inégalités entre hommes et femmes affecte surtout les femmes immigrées, selon Soleyman Ghasemiani, travailleur social d&#8217;origine iranienne domicilié à Göteborg (ouest de la Suède). Paradoxalement, le souci des autorités de respecter les religions et traditions accentuerait le phénomène.</p>
<p><strong>Conservateurs et intégristes</strong><br />
&#8220;<em>Les autorités suédoises et les politiques sont très respectueux des religions. Ils pensent qu&#8217;il n&#8217;est pas envisageable de critiquer l&#8217;islam</em>&#8220;, a-t-il expliqué, estimant qu&#8217;ils faisaient ainsi le jeu des intégristes qui cantonnent les femmes à la maison. Il a en outre jugé que la régression des droits des femmes dans ce pays n&#8217;était pas sans lien avec l&#8217;accroissement de l&#8217;influence des conservateurs dans la société.</p>
<p>&#8220;<em>Ils ont plus de pouvoir depuis leur accession au pouvoir (en 2006). Il y a plus d&#8217;écoles religieuses aujourd&#8217;hui qu&#8217;il y a cinq ou dix ans. Ces écoles sont davantage subventionnées</em>&#8220;, a ajouté M. Ghasemiani, qui vit en Suède depuis 24 ans. &#8220;<em>Vous avez des gens qui enseignent à leurs filles que d&#8217;être une bonne fille c&#8217;est de rester à la maison</em>&#8220;, a-t-il affirmé.</p>
<p><strong>Recul</strong><br />
Le recul des droits des femmes est &#8220;<em>observé dans toute l&#8217;Europe. Nous le voyons bien dans la vie de tous les jours</em>&#8220;, a martelé de son côté Soad Bekkouche, représentante du groupe français Laïcité. Mais selon elle, &#8220;les femmes migrantes et les nationales rencontrent les mêmes difficultés face à la montée des intégrismes et le néolibéralisme&#8221;.</p>
<p>Elle a ainsi cité le cas des Polonaises qui pouvaient autrefois avorter, ce qui n&#8217;est plus le cas aujourd&#8217;hui. Dans les pays de l&#8217;Est, la contraception est désormais &#8220;quasi inexistante&#8221;, a-t-elle encore dénoncé. &#8220;<em>Quand on voit la pénalisation (de l&#8217;avortement) en Irlande, à Malte, la partie n&#8217;est pas gagnée</em>&#8220;, a-t-elle poursuivi. Selon elle, il y a &#8220;<em>nécessité d&#8217;être vigilante en permanence</em>&#8220;. Elle a par ailleurs relevé la montée inquiétante de la pauvreté des femmes en particulier dans les familles monoparentales.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Mme Bekkouche estime néanmoins que parité ne signifie pas égalité. &#8220;<em>La régression est là quand le législateur veut nous faire croire que les femmes sont en train d&#8217;avancer dans les pays européens via des lois sur la parité (&#8230;). Ce sont des lois mineures</em>&#8220;, a-t-elle insisté. Autour du slogan Une autre Europe est possible, 250 séminaires et 400 activités d&#8217;ordre culturel, à l&#8217;initiative de 850 associations, ONG, syndicats, et autres réseaux, sont organisés dans le cadre du 5e FSE.</p>
<p style="text-align:right;"><em>7sur7, 19 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Esclavage sexuel des marocaines]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/17/esclavage-sexuel-des-marocaines/</link>
<pubDate>Wed, 17 Sep 2008 14:56:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/17/esclavage-sexuel-des-marocaines/</guid>
<description><![CDATA[Parties travailler dans les pays du Golfe comme coiffeuses ou hôtesses, des milliers de Marocaines ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.souss.com/local/cache-vignettes/L200xH150/arton1233-ec293.jpg" alt="" width="200" height="150" />Parties travailler dans les pays du Golfe comme coiffeuses ou hôtesses, des milliers de Marocaines se retrouvent séquestrées, battues et forcées à se prostituer. Cherchant à s’évader, certaines sont emprisonnées ou même assassinées ! Et le Maroc se tait, au nom de “<em>considérations diplomatiques</em>”. Il est temps de briser cette scandaleuse omerta. La scène se passe dans la capitale d’un riche pays du Golfe. Une fille en chemise de nuit entre en courant dans l’ambassade du Maroc. En pleurs, elle demande aux fonctionnaires de la rapatrier illico presto à Casablanca. “<em>Faites vite, je vous en supplie ! Sinon, ils viendront me chercher pour me ramener de force au cabaret !</em>”, crie-t-elle. Visiblement, la fille a peur. Elle n’arrête pas de se retourner pour vérifier si on ne l’a pas suivie. Les fonctionnaires de l’ambassade lui demandent son passeport. “<em>Je ne l’ai pas sur moi. Mon patron l’a confisqué depuis mon arrivée ici</em>”, répond-elle. Les employés de l’ambassade finissent par accéder à sa demande et entreprennent la préparation du laissez-passer qui lui permettra de regagner le Maroc…</p>
<p><strong>Prostitution forcée</strong></p>
<p>L’histoire de cette jeune fille de l’ambassade, toute récente, n’est pas un fait divers exceptionnel, ni un cas isolé. Elle ressemble à celles de centaines de Marocaines qui partent travailler en tant que gouvernantes, coiffeuses ou hôtesses dans les pays du Golfe, pour se retrouver otages de réseaux de trafic humain. Séquestrées, souvent maltraitées, elles sont forcées à exercer dans les milieux de la nuit et, étape suivante, à se prostituer. “<em>J’ai commis l’erreur de ma vie en les laissant partir. Ce qui me console, c’est que j’ai pu les sauver avant qu’elles ne se retrouvent dans le circuit de la prostitution</em>”, hoquette Ahmed, la cinquantaine bien entamée, en racontant l’histoire de ses deux filles de 23 et 25 ans. Les deux ont été séquestrées de longues semaines en Jordanie, après avoir refusé de “<em>danser et de coucher avec les clients</em>” de l’hôtel cinq étoiles où elles étaient censées travailler comme hôtesses d’accueil. “<em>Depuis leur retour, elles refusent de parler de ce qui leur est arrivé. Le sujet est devenu tabou à la maison</em>”, souffle-t-il avec des yeux embués.</p>
<p>Depuis des années, ce sujet dont on ne parle qu’à mots couverts est en train de prendre pourtant une ampleur sans précédent, sans que les Etats (marocain compris) ne daignent s’y attaquer ouvertement. De nombreuses personnes sont ainsi sacrifiées sur l’autel des relations diplomatiques, des enjeux économiques ou tout simplement pour sauvegarder “<em>l’honneur national</em>”, piqué au vif chaque fois que le mot “<em>Marocaine</em>” est prononcé dans l’une de ces pétro-monarchies. Dans l’imaginaire moyen-oriental, comme cela nous a été plusieurs fois confirmé par des témoins, une Marocaine est vue au pire comme “<em>une prostituée</em>”, au mieux comme “<em>une voleuse de maris ou une sorcière</em>”.</p>
<p>Derrière ce stéréotype se cachent en fait de véritables drames. Sous couvert d’anonymat, un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur jordanien parle de plus de 30 000 filles marocaines vivant en Jordanie, travaillant dans diverses activités. Le chiffre paraît assez excessif, pour un pays qui ne compte que 5,3 millions d’habitants. Et il est en tout cas vivement contesté par le Maroc. “<em>Ces chiffres fantaisistes sont le résultat d’une guerre entre réseaux. Il existe en tout et pour tout 141 filles marocaines inscrites comme artistes</em>”, tonne un responsable au consulat marocain à Amman. En Jordanie, le mot “<em>artiste</em>” est une appellation fourre-tout, sous laquelle s’inscrivent toutes les travailleuses de la nuit (barmaids, danseuses, chanteuses…). Quand elles atterrissent en terre jordanienne, les jeunes femmes sont tenues de s’inscrire auprès du syndicat des artistes qui leur délivre “<em>une autorisation d’exercer</em>”. Mais le plus souvent, cette carte sert de couverture à d’autres activités nocturnes.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Il reste cependant difficile d’établir un recensement fiable des Marocaines installés en Jordanie, en raison des réseaux d’immigration clandestine. “<em>Durant les cinq dernières années, des milliers de Marocaines sont entrées en Jordanie, en tant que touristes, en provenance d’autres pays du Golfe, particulièrement les Emirats Arabes Unis</em>”, affirment des sources sécuritaires jordaniennes. Cela montre bien que les réseaux de prostitution sont devenus transnationaux dans cette région du globe : il est courant que les réseaux de prostitution déplacent leurs “protégées” dans un pays voisin ou les revendent à une filière locale.</p>
<p>Résultat : les calculs sont brouillés. Exemple : pendant la guerre au Liban, l’été dernier, les autorités marocaines croyaient avoir rapatrié tous les Marocains. Mais à la fin des hostilités, surprise : quatre cents Marocaines sont subitement apparues dans les rues libanaises. Elles n’étaient répertoriées par aucun service d’immigration ni par aucun consulat ou ambassade.</p>
<p><strong>La loi du silence</strong></p>
<p>Ce qui est sûr en revanche, c’est que les responsables marocains entrent dans une colère noire dès qu’on effleure le sujet sensible de la traite des Marocaines. C’est que le phénomène recèle des enjeux financiers qui les dépassent. Pour alimenter la machine touristique, qui tourne à plein régime grâce à la demande des nababs arabes, les opérateurs touristiques du Golfe recrutent des filles étrangères à tour de bras : Européennes de l’Est, Maghrébines, Egyptiennes et Asiatiques. Et pour cause, la “main d’œuvre” locale ne se prête guère à de tels emplois. Une Jordanienne ou une Syrienne ne peuvent travailler dans des lieux de divertissement nocturne, de peur de perdre la vie. Dans cette contrée du monde, le crime d’honneur est toujours bien ancré dans les mœurs… et puni par la justice avec une certaine mansuétude.</p>
<p>Le Maroc se trouve ainsi pris entre le marteau et l’enclume. Certaines ambassades marocaines parlent ouvertement du phénomène, comme c’est le cas en Jordanie, en Syrie et au Liban, sans doute en raison de la gravité des problèmes rencontrés sur place. A contrario, au Koweït, au Bahreïn et au Qatar, les lois et les mentalités sont beaucoup plus fermées. Alors, les ambassades contactées préfèrent de loin la discrétion… Jusqu’à quand ? “<em>Nous nous concertons avec les Jordaniens, mais sans chercher à donner un caractère officiel à nos consultations. Nous ne pouvons pas faire la police chez eux</em>”, convient une source marocaine “<em>bien informé</em>e” à Amman. En 2005, deux filles ont été retrouvées mortes dans des circonstances douteuses. “<em>Les Jordaniens ont refusé de nous donner le bilan de l’autopsie. Pourtant, nous savons que l’une s’est suicidée et que l’autre aurait été tuée</em>”, précise notre source. Pourquoi le Maroc s’est-il abstenu de communiquer officiellement ses protestations ? De peur de dévoiler une réalité qui n’arrange personne ?</p>
<p>En tout cas, l’omerta des Etats entretient le flou même sur les contrôles aux frontières. Officiellement, l’entrée en territoire jordanien n’est pas soumise à un visa. Mais les autorités du pays n’hésitent pas à réactiver les opérations d’expulsion et de refoulement chaque fois qu’un scandale éclate dans les médias. Aujourd’hui, toute Marocaine de moins de 40 ans ne peut désormais transiter par l’aéroport de Amman qu’en compagnie de son mari ou d’un proche, à moins qu’elle ne soit munie d’une invitation professionnelle “convaincante”. Résultat : des Marocaines invitées dans le cadre de leur profession ont fait les frais de ces procédures irrationnelles. Exemple : une journaliste du quotidien <em>Attajdid</em>, voilée de surcroît, a dû passer la nuit à l’aéroport de Amman en attendant une autorisation d’entrée au territoire, délivrée directement par le ministère jordanien de l’Intérieur. Une autre journaliste a subi le même sort : “<em>Le policier m’a longuement regardée et m’a lancé sur un air provocateur : ‘C’est bien la première fois que je vois une Marocaine travaillant comme journaliste !</em>’”, raconte-t-elle.</p>
<p>Lutter contre l’esclavage sexuel en verrouillant les frontières n’apparaît pas comme une solution réaliste et viable. D’autant que les Marocaines qui émigrent dans un pays au Golfe ne sont pas toutes des victimes de réseaux de trafic humain ou d’esclavage sexuel. Une grande partie d’entre elles a choisi d’y aller chercher fortune, chacune à sa manière.</p>
<p>C’est pour cette raison que les agents consulaires ne se font pas d’illusions. “<em>Le problème doit être résolu au Maroc d’abord. Les autorités doivent enquêter sur toute jeune fille qui désire se rendre dans un pays du Golfe. Les contrats de travail doivent être validés par le ministère de l’Emploi et les services consulaires</em>”, tempête un responsable de l’ambassade du Maroc en Syrie. Pour autant, une telle solution est difficilement envisageable pour deux raisons. D’abord, aucun visa n’est exigé pour se rendre au pays de Bachar Al Assad et les filles y voyagent en tant que touristes. De quel droit les autorités marocaines les empêcheraient-elles de voyager ? Ensuite, enquêter sur toutes celles qui veulent se rendre dans un pays du Golfe ne résoudra rien. En raison du durcissement des contrôles dans les vols à destination de certains pays (Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Koweït, Bahreïn et Qatar), les filles transitent actuellement par trois escales où le visa n’est pas requis : la Tunisie, la Turquie et la Syrie. Une fois sur place, leurs “tuteurs” les acheminent sans problème vers les destinations finales. Certaines filles poussent l’astuce jusqu’à aller en Thaïlande avant de rallier un pays du Proche-Orient. Comment, dans ces conditions, cerner les chemins labyrinthiques des réseaux du charme monnayé ? “<em>Ma curiosité s’éveille dès que je vois une fille seule qui ne sait pas comment s’installer dans un fauteuil d’avion</em>”, glisse le sociologue Abdelfettah Ezzine.</p>
<p><strong>Pour 4000 DH par mois</strong></p>
<p>Malgré les sérieux tours de vis dans les aéroports des pays d’accueil, le phénomène continue à prendre de l’ampleur. Chaque jour, l’ambassade marocaine en Syrie reçoit une moyenne de trois Marocaines cherchant secours. L’année dernière, l’ambassade a adressé une missive virulente à Rabat, demandant une intervention urgente du gouvernement pour stopper le flux des Marocaines “artistes”, dont le nombre avoisine les 2000 rien qu’à Damas. Son ras-le-bol a atteint un tel degré qu’elle est allées jusqu’à dénoncer de possibles complicités dans l’appareil sécuritaire syrien.</p>
<p>À la base, explique l’expert en migrations, Mohamed Khachani, le problème réside dans l’institution du kafil (le tuteur). Aucun étranger ne peut résider dans les pays du Golfe sans un tuteur censé “<em>le protéger</em>”. Or, des kafils peu scrupuleux n’hésitent pas à exploiter leurs protégées dans d’autres métiers que ceux mentionnés sur un éventuel contrat de travail. Ils leur retirent leurs passeports et leurs billets de retour, les mettant devant le fait accompli. “J<em>’ai tenté de me suicider quand on m’a demandé de me mettre en petite tenue et de descendre servir les clients du bar. Je pleurais tout le temps et je refusais de manger. Au bout de 28 jours, ils étaient contraints de me laisser rentrer au pays</em>”, raconte Khadija, originaire de Tadla, qui a passé 28 jours en Syrie. En cas de résistance, les filles sont battues et privées de leur maigre rétribution. “<em>Une fois, j’ai refusé d’accompagner un vieil homme. Il m’a tirée par les cheveux et m’a presque violée. Non seulement je n’ai pas été payée, mais mon tuteur m’a enfermé edans ma chambre pendant deux jours sans nourriture</em>”, se rappelle Saïda, une autre victime de la filière syrienne.</p>
<p>Constamment escortées par des garde-chiourmes les rares fois où elles sortent en ville pour faire leurs emplettes, quelques filles arrivent à leur fausser compagnie pour aller demander de l’aide. Mais elles ne sont pas nombreuses. “<em>Leurs proxénètes leur font croire qu’elles vont être mises en prison si elles s’adressent à leurs consulats</em>”, affirme une source diplomatique. Elles se résignent alors, en attendant qu’un hypothétique soupirant vienne les épouser et les délivrer de l’esclavage sexuel. Les fugueuses, quand elles sont rattrapées par la police, sont aussitôt mises en détention, en attendant de les remettre à leur tuteur. Car sortir sans la permission du kafil est, en effet, considéré comme un délit. “<em>À cause d’une tentative d’évasion ratée, mes filles sont restées en prison à Amman pendant 18 jours. Là-bas, elles ont rencontré des Marocaines qui croupissaient dans les geôles depuis des mois</em>”, raconte leur père Mustapha.</p>
<p>L’inadéquation des lois entre le Maroc et les pays du Golfe est en effet le véritable problème derrière le développement de la traite. Mais les acteurs associatifs conviennent qu’il faut combattre les réseaux à la base, en amont, c’est-à-dire au Maroc. Selon un magistrat, les mafias au Maroc sont pilotées par des Jordaniens, des Irakiens et des Syriens. Avec, systématiquement, la complicité d’une Marocaine qui sert d’intermédiaire avec les filles convoitées. Leurs terrains de chasse sont classiques : salons de coiffure, hammams, cafés ou soirées privées. Recrutées dans les milieux modestes et les campagnes, ces filles “de troisième division”, selon l’expression d’un connaisseur du dossier, partent avec des contrats de travail pour lesquels elles ont payé entre 10 000 et 30 000 DH. Sur place, elles sont séquestrées et obligées de se prostituer pour payer leurs frais de séjour. Les salaires, annoncés dans le contrat de base, et qui sont déjà modestes (4000 DH tout au plus), sont ponctionnés d’une moitié et versés… à l’employeur !</p>
<p><strong>La mobilisation des ONG</strong></p>
<p>Depuis quelques mois, le milieu associatif commence à s’activer pour lever le silence sur ce drame et pousser les politiques à agir. À l’occasion des consultations menées sur le futur Conseil des MRE, trois membres du CCDH ont effectué une visite dans certains pays du Proche-Orient pour s’enquérir de l’état des Marocains du Golfe, “<em>ces oubliés de l’histoire</em>”, comme les qualifie Mohamed Khachani, professeur universitaire et expert en mouvements migratoires. Ce dernier a réalisé une étude pour le compte de la Fondation Hassan II, bientôt publiée, dont l’objectif est d’attirer l’attention sur cette communauté souillée par les préjugés. L’image de la “Marocaine prostituée” et du “Marocain proxénète” a entraîné des dommages collatéraux. “<em>Ma sœur est directrice dans une multinationale à Dubaï. Une fois, elle était invitée à une réception. Rentrée chez elle, elle reçoit un coup de fil d’un des invités qui lui demande une rencontre galante. Depuis ce soir, elle ne décline plus son identité marocaine. En société, elle est devenue désormais algérienne !</em>”, raconte, dépitée, une ressortissante marocaine installée en Europe.</p>
<p>Pour Mohamed Khachani, il est temps de rectifier le tir. “<em>Cette investigation me tenait à cœur car j’ai vu combien nos concitoyennes souffrent là-bas</em>”, dit-il. Les témoignages qu’il a pu recueillir en Libye, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Sultanat d’Oman et en Jordanie ont abouti à un constat qui confirme celui émis par les ambassades marocaines : éviter de rejeter l’entière responsabilité sur les pays du Golfe et remédier au problème à partir du Maroc. <em>“Il faut analyser les raisons de cette obsession qu’ont les Marocaines de quitter le pays malgré les dangers encourus</em>”, précise le professeur.</p>
<p>“<em>Nous ne sommes pas dans une logique de dénonciation, mais nous voulons sensibiliser et appeler les Marocaines à plus de vigilance</em>”, admet le sociologue Abdelfettah Ezzine, qui a vécu pendant quatre ans dans un pays du Golfe. Un réseau international de solidarité avec les Marocaines du Golfe s’est récemment constitué en Europe. Pourquoi pas au Maroc ? “<em>C’est plus facile de faire du lobbying à partir des vieilles démocraties</em>”, nous a-t-on expliqué. Surtout, le Maroc peut ainsi éviter une confrontation directe avec les riches émirs qui viennent investir chez lui. Composé de personnalités et d’ONG marocaines très actives en Europe, le réseau a commencé par faire circuler une pétition demandant aux gouvernements d’assumer leurs responsabilités. Jusqu’à présent, plus de 6500 signatures ont été recueillies. Et un rapport sera remis en juillet prochain à l’ONU. Autant dire que le scandale des Marocaines du Golfe promet de devenir un sujet de préoccupation internationale !</p>
<p style="text-align:right;"><em>Sous.com</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Marcher pour dénoncer la violence sexuelle «ordinaire»]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/15/marcher-pour-denoncer-la-violence-sexuelle-%c2%abordinaire%c2%bb/</link>
<pubDate>Mon, 15 Sep 2008 18:56:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/15/marcher-pour-denoncer-la-violence-sexuelle-%c2%abordinaire%c2%bb/</guid>
<description><![CDATA[Beau temps, mauvais temps, autant les hommes que les femmes sont invités à poser un geste concret ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.journalexpress.ca/imgs/dynamique/articles/gros/3046_PhotoRedukto_1.jpg" alt="" width="406" height="270" />Beau temps, mauvais temps, autant les hommes que les femmes sont invités à poser un geste concret pour dénoncer la violence sexuelle «ordinaire». Le CALACS La Passerelle leur donne rendez-vous à sa marche de solidarité, le vendredi 19 septembre, au parc Woodyatt, dès 18 h 30.</p>
<p>Incestes ayant été commis dans un contexte de douceur, tripotages à répétition par un oncle que l&#8217;entourage tolère «parce qu’il est d’même», blagues sexistes pour celles qui n’entendent pas à rire, relations sexuelles non consentantes à la suite d&#8217;une intoxication involontaire, agressions sexuelles commises par un ami qui n’avait pas «vraiment» compris qu’on ne voulait pas…</p>
<p>Voilà autant d&#8217;agressions qui sont trop souvent nommées autrement : erreurs de parcours, affection mal dirigée, erreurs de décodage, etc. qui laissent néanmoins chez celles qui les ont vécues un goût âcre ayant pour noms «honte» et «peur».</p>
<p>Ces situations inacceptables, le CALACS La Passerelle, un centre spécialisé en violence sexuelle, entend les mettre en lumière avec cette marche, orchestrée en collaboration avec le mouvement des femmes de la MRC de Drummond.</p>
<p>Des centaines de marcheurs y sont attendus, avec leurs instruments à percussion, leurs voix, leurs jambes et surtout, surtout, leur cœur, ont insisté les responsables.</p>
<p>Violence «ordinaire» : l’emploi d’un tel terme peut donner froid dans le dos, étant donné la teneur de la problématique. «<em>Et pourtant, pour une victime d’agression sexuelle qui osera dénoncer publiquement, des dizaines et des dizaines d’autres demeureront inconnues du public</em>», ont-elles fait savoir.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Pourquoi? Parce que les «silencieuses» auront été victimes de violence «ordinaire», celle que toute femme et toute jeune fille peuvent craindre. Celle que toutes peuvent se voir imposer.</p>
<p>«<em>La croyance même qu’une part de la responsabilité appartienne à la victime est une forme de violence, insidieuse et subtile, basée sur le postulat de la supériorité d’un sexe sur l’autre. Oui. Encore aujourd’hui</em>», ont souligné les militantes.</p>
<p><strong> Des chiffres qui parlent</strong></p>
<p>En 2007-2008, le CALACS La Passerelle a reçu 152 femmes et adolescentes, dont 115 à la suite d’une demande d’aide reçue au cours de l’année.</p>
<p>De plus, 386 interventions individuelles ont été réalisées, 2334 échanges téléphoniques, 14 accompagnements de toutes sortes (hôpital, police, justice, aide sociale…) ainsi que 69 rencontres de groupes de soutien.</p>
<p>Toujours durant la dernière année, le CALACS La Passerelle a rencontré 2035 étudiants de niveaux secondaire et collégial, lors d’activités de prévention par la sensibilisation à la problématique et la promotion de valeurs égalitaires entre les sexes.</p>
<p>Ainsi, comme chaque année, les intervenantes du CALACS La Passerelle ont rencontré des Laurette qui ont été agressées par leur père, pourtant si gentil; des Pauline qui ont été tripotées par leur grand-père; des Caroline qui se sont retrouvées, sans souvenir, dans un lit qu’elles ne connaissaient pas; des Marilou qui croyaient qu’elles n’avaient pas le droit de dire non, sous peine de perdre «l’amour»…</p>
<p>«<em>L’agression à caractère sexuel est un mal social. En âme et conscience, comme société, avons-nous le droit d’exiger des victimes qu’elles trouvent elles-mêmes le remède à un mal si vaste, si lourd, dont une femme sur trois sera victime au cours de sa vie ?</em>», ont finalement questionné les intervenantes.</p>
<p style="text-align:right;"><em>L&#8217;Express, 15 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Assassinats déshonnorants "au nom de l'honneur"]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/13/4796/</link>
<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 21:13:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/13/4796/</guid>
<description><![CDATA[D’inquiétantes nouvelles sont parvenues le 31 août de la bande de Gaza où a été déclaré la ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://stopmariagesforces.files.wordpress.com/2008/08/myrightarabic.jpg?w=360&#038;h=306" alt="" width="360" height="306" /><strong>D’inquiétantes nouvelles sont parvenues le 31 août de la bande de Gaza où a été déclaré <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2990" target="_blank">la mort d’une femme de 24 ans</a> dans un hôpital de Khan Younis. Comme si ce n’était pas assez bouleversant, la cause de la mort s’est avérée être la pire part de cette information. Hala Mustapha Kawara a été tuée par son propre père.</strong></p>
<p>Selon les rapports des médias palestiniens, le père de Hala Mustapha, s’est rendu à la police de la ville Gaza, et a avoué qu’il avait tué sa fille pour &#8220;<em>protéger l’honneur de la famille</em>.&#8221; Plus tard la police a déterré le corps de Hala, dont les mains et les pieds étaient liés, avant de l’amener l’hôpital. Mustapha et ses quatre fils ont été arrêtés pour le crime.</p>
<p>L’histoire de Hala n’est malheureusement pas un incident isolé dans la société palestinienne en particulier ni dans le contexte arabe en général. Ces soi-disant &#8220;meurtres d’honneur&#8221; ont eu cours pendant des décennies sous prétexte que les membres masculins de la famille doivent protéger le nom de leur famille de n’importe quelle honte, qui est généralement liée à la perception d’un usage abusif de la sexualité de la femme.</p>
<p>L’an dernier, des dizaines de femmes ont été tuées au nom de &#8220;l’honneur&#8221; à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où la vision des conservateurs et les perceptions de ce que le rôle des femmes devrait être sont encore plus strictes que dans d’autres régions. Tout ce qui se trouve en dehors de cette norme, en particulier lorsque les femmes osent sortir de leurs rôles sexuels traditionnels, est considéré comme honteux et une honte pour toute la famille.</p>
<p>Ainsi, ces hommes, habituellement le père, frères, oncles et parfois même des cousins éloignés, prennent sur eux de « purifier » l’honneur de leur famille suite à la dégradation qui lui est porté par les dérives de leurs femmes. Dans un cas l’année dernière, une femme mariée à Qalqilya dans le nord de la Cisjordanie a été assassinée par balles par ses cousins pour avoir prétendument une liaison. À Hébron, qui est aussi essentiellement conservatrice, une jeune femme aurait été tuée parce qu’elle n’était pas autorisée à retourner chez son ex-mari pour voir sa petite fille.</p>
<p>Ce qui intensifie le problème c’est la loi derrière laquelle les auteurs des meutres s’abritent. Selon la loi palestinienne, selon les circonstances atténuantes, un homme qui tue sa femme pour rétablir de l’honneur de la famille peut recevoir une peine d’emprisonnement aussi courte que six mois. Le meilleur parallèle sur ce point en occident serait ce que l’on appelle les « crimes passionnels » qui reçoivent souvent une peine plus légère parce qu’ils ne sont pas prémédités et exécutés sous l’impulsion. Beaucoup disent que cela encourage les hommes à faire leur propre loi étant donné que la peine est si légère.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Le principal problème est la mentalité qui se cache derrière de telles atrocités. Le terme &#8220;honneur de la famille&#8221; est extrêmement trompeur en soi, étant donné premièrement, qu’ il est relié à la perception de la promiscuité de la femme, et deuxièmement, qu’il est flagrant qu’il y a deux poids deux mesures. Aucun Palestinien n’a jamais été tué au nom de l’ « honneur de la famille.&#8221; Au contraire, si un homme a des aventures ou expose un comportement sexuel non conventionnel dans une société qui dicte de strictes valeurs dans le domaine de la sexualité, il est souvent couvert d’éloges car assimilé à un « étalon ». Au mieux, il est invité à s’établir [avec la femme] et, s’il est marié, à retourner dans sa famille tandis que sa femme est invitée à faire &#8220;<em>preuve de patience</em>.&#8221; Dans le cas des femmes, ces meurtres sont souvent perpétrés sur le simple soupçon qu’elle n’est pas &#8220;chaste.&#8221;</p>
<p>Cette large et flexible définition de ce qui constitue &#8220;l’honneur de la famille&#8221; permet une toute aussi large interprétation et, à partir de là, les justifications de ce crime. Tout d’abord, il est extrêmement dangereux qu’un quelconque citoyen fasse justice lui-même pour quelque raison que ce soit. Dans la plupart des cas, c’est la raison pour laquelle la peine infligée pour ces crimes est si dure, c’est un moyen de dissuasion pour ceux qui voudraient suivre les traces du criminel. Dans les cas cités, cependant, c’est encore plus dangereux, car c’est notre société qui est concernée. Les femmes dans la société palestinienne ont déjà à subir différents niveaux d’oppression en termes de valeurs traditionnelles et de normes. Avoir ce soi-disant honneur de la famille au dessus de leur tête ajoute seulement à l’oppression de ces femmes et à leur soumission aux hommes de leur famille par crainte pour leur vie.</p>
<p>Cela signifie aussi que sur ce qui apporte la &#8220;honte&#8221; sur une famille peut être interprété de plusieurs façons. S’il s’agissait au départ d’une appellation réservée aux femmes dont on pouvait prouver qu’elles avait une liaison ou des relations sexuelles avant le mariage, elle est maintenant appliquée selon la façon dont les femmes s’habillent ou les lieux qu’elles fréquentent. Si nous, en tant que société civile et en tant que femmes conscientes à quel point cette tendance est dangereuse, ne mettons pas le pied à l’étrier, nous pouvons nous attendre à ce que cette mentalité se renforce. Heureusement, l’écrasante majorité de la société palestinienne ne tolére pas le meurtre de ces femmes, mais cela ne suffit pas. Tant qu’il y aura une fissure dans le mur de la résistance contre ces meurtes, il y aura de la place pour leur permettre de se développer et pour que des femmes soient victimes de cette mentalité arrièrée et tribale qui aurait dû disparaître depuis des années.</p>
<p>Des efforts concertés existent au sein de la société palestinienne afin de faire disparaître ce terrible phénomène. Des centres de femmes ont installé des lignes téléphoniques d’urgence pour les femmes en détresse pour protéger les femmes qui s’y réfugient quand elles n’ont pas d’autre endroit où aller. Sur le plan législatif, il y a des efforts à faire pour appliquer des peines plus sévères envers ceux qui commettent ces crimes afin que d’autres en prennent connaissance et y réfléchissent à deux fois avant de prendre la vie de ceux qu’ils prétendent aimer.</p>
<p>Une mort sera toujours de trop. Les femmes ne devraient pas être condamnées à mort parce qu’elles sont suspectées d’aller à l’encontre de ce que les hommes croient être la préservation de l’honneur familial. Si un crime est commis, une personne devrait être tenue responsable. Une peine devrait alors être prononcée, après un procès équitable, et non pas par le frère d’une femme, son père ou son oncle, mais par un organe judiciaire. Sinon, nous courrons à la ruine de toute une société, les hommes comme les femmes.</p>
<p style="text-align:right;"><em><a href="http://www.miftah.org/Display.cfm?DocId=17736&#38;CategoryId=13" target="_blank">Miftah</a>, 2 septembre 2008<br />
Traduction : Infos Palestine, 12 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pour célébrer la visite du pape]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/13/pour-celebrer-la-visite-du-pape/</link>
<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 10:06:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/13/pour-celebrer-la-visite-du-pape/</guid>
<description><![CDATA[Une petite vidéo avec une chanson d&#8217;Agnès Bihl pour souhaiter la malvenue au chef de la sect]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Une petite vidéo avec une chanson d&#8217;Agnès Bihl pour souhaiter la malvenue au chef de la secte catholique romaine.</p>
<p>Agnès Bilh, L&#8217;Enceinte Vierge :</p>
<p style="text-align:center;"><object width="425" height="254"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k11VCm4JS1rcHBhEVa"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k11VCm4JS1rcHBhEVa" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="334" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Paroles :</strong></p>
<p>Dans les cités, les bidonvilles<br />
Le pape bénit la pauvreté<br />
Ca passe le temps, ça tient tranquille<br />
Ceux qui n&#8217;ont plus rien à becqu&#8217;ter<br />
Et puis le Très Saint-Père a dit<br />
Faut faire des gosses, même séropos<br />
Ils iront vite au paradis<br />
D&#8217;façons ici, y a pas d&#8217;boulot</p>
<p>{Refrain:}<br />
Oh dis, monsieur, qu&#8217;est-c&#8217;qui s&#8217;pass&#8217;rait<br />
Si la Sainte Vierge, elle avortait<br />
Sans l&#8217;paradis, ce s&#8217;rait p&#8217;têt mieux<br />
S&#8217;te plaît, fait moi rêver un peu&#8230;</p>
<p>Partout on crève, mais c&#8217;est une chance<br />
Et puis faut bien s&#8217;faire une raison<br />
Au moins, ça limite les naissances<br />
Sans cette damnée contraception<br />
Bien sûr les viols font une moyenne<br />
Faut s&#8217;résigner, surtout rien dire<br />
Que naissent les gosses de la haine<br />
Pourvu qu&#8217;ils soient faits sans plaisir</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>On parle de vice et de péchés,<br />
Et on excise des gamines<br />
Pourvu qu&#8217;il y ait frigidité,<br />
On peut pas dire qu&#8217;ce soit un crime<br />
Faut pas croire qu&#8217;ce soit d&#8217;l'esclavage<br />
Puisqu&#8217;elles ont le droit d&#8217;prier Dieu<br />
Dans les liens sacrés du mariage<br />
Si ça fait mal, qu&#8217;elles ferment les yeux</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>Faire des mômes, c&#8217;est pas un loisir<br />
Faut qu&#8217;les mères pondent sans convictions<br />
Mais si elles peuvent pas les nourrir<br />
C&#8217;est plus prévu par la r&#8217;ligion<br />
D&#8217;façon, elles n&#8217;ont qu&#8217;à s&#8217;laisser faire<br />
Et se soumettre au Testament<br />
Se montrer dignes de leurs ovaires<br />
Et s&#8217;laisser engrosser sagement</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>Ceux qui ont d&#8217;la moralité<br />
Montent des gangs, des commandos<br />
Pour faire naître ceux qu&#8217;ils vont taxer<br />
Plus tard d&#8217;être des enfants d&#8217;salauds<br />
Les bien-pensants, les bonnes chrétiennes<br />
Vont s&#8217;occuper d&#8217;ces petites garces<br />
Le temps qu&#8217;éclosent leurs mauvaises graines<br />
Qu&#8217;on oublie après à la DASS&#8230;.</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>Ils se protègent sous leurs tonsures<br />
Et revendiquent leurs p&#8217;tites calottes<br />
Sans doutes pour eux que c&#8217;est plus sûr<br />
Que d&#8217;nous laisser mettre des capotes<br />
Pas la peine d&#8217;avoir son certif&#8217;<br />
Pour nous faire docilement gober<br />
Qu&#8217;Satan est séropositif<br />
Comme tous ceux qui l&#8217;ont bien cherché</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>Le seul virus qui soit bien vu<br />
C&#8217;est l&#8217;église, c&#8217;est la religion<br />
Fais gaffe à toi si tu l&#8217;as plus<br />
On pardonne mal ta guérison<br />
Ces malades là sont sanctifiés<br />
Au ciel y&#8217;a plus d&#8217;fase terminale<br />
Et martyr c&#8217;est bien mieux payé<br />
Que crever seul à l&#8217;hôpital</p>
<p>{au Refrain}</p>
<p>Dis monsieur je te crois pas<br />
T&#8217;oublies qu&#8217;aujourd&#8217;hui c&#8217;est dimanche<br />
Jamais la Vierge n&#8217;avortera<br />
On l&#8217;a faite sainte, pas faiseuse d&#8217;anges</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Pakistan : Enterrées vivantes au nom de la tradition]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/09/pakistan-enterrees-vivantes-au-nom-de-la-tradition/</link>
<pubDate>Tue, 09 Sep 2008 09:53:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/09/pakistan-enterrees-vivantes-au-nom-de-la-tradition/</guid>
<description><![CDATA[Il y a plusieurs semaines, des membres armés d’une tribu du Baloutchistan ont entraîné cinq fem]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://stopmariagesforces.files.wordpress.com/2008/08/humancrimesfrench.jpg?w=389&#038;h=259" alt="" width="389" height="259" />Il y a plusieurs semaines, des membres armés d’une tribu du Baloutchistan ont entraîné cinq femmes hors de leur village, leur ont infligé des blessures, notamment par balles, et les ont enterrées vivantes dans les broussailles.</p>
<p>Selon la Commission asiatique des droits de l’Homme (AHRC), sise à Hong Kong, ces cinq femmes venaient du village de Babakot, à environ 80 kilomètres d’Osta Mohammad, la première ville de la région de Jaffarabad, dans la province du Baloutchistan.</p>
<p>Trois d’entre elles étaient adolescentes. Les deux autres étaient leurs mères. Selon l’AHRC, leurs corps avaient été à moitié dévorés par des animaux sauvages.</p>
<p>Elles ont été tuées parce que les adolescentes avaient tenté de prendre leurs propres décisions en matière de mariage, un droit que la loi pakistanaise reconnaît à tout adulte, homme ou femme.</p>
<p>« <em>Rien dans la loi ne peut empêcher une femme de plus de 18 ans de prendre ses propres décisions en ce qui concerne le mariage. La Cour suprême en a décidé ainsi, et il n’y a aucune ambiguïté sur le sujet. Pourtant, aujourd’hui encore, on continue de tuer les femmes qui prennent ce type de décisions au nom de &#8220;l’honneur&#8221; de leur famille</em> », a déploré Naila Hassan, une avocate de Quetta.</p>
<p>Selon la fondation Aurat, une organisation non-gouvernementale (ONG) de Lahore, 90 femmes ont été victimes de meurtres « d’honneur » au cours du premier trimestre de 2008.</p>
<p>Toujours selon cette même ONG, plus de 400 décès de ce type ont été déplorés en 2007 dans la seule province de Sindh. D’après la Commission indépendante des droits de l’Homme du Pakistan, pourtant, 636 meurtres « d’honneur » ont été commis en 2007.</p>
<p>« <em>Le bilan pourrait être plus lourd, étant donné que bon nombre de cas ne sont pas déclarés</em> », a toutefois indiqué I.A. Rehman, le secrétaire général de la Commission.</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Une question soulevée devant le Parlement</strong></p>
<p>Les effroyables meurtres commis au Baloutchistan ont permis d’attirer l’attention sur les crimes commis contre les femmes au nom de la «<em> tradition</em> ». Yasmin Bibi, sénatrice, a soulevé la question devant le Parlement, arguant que « <em>notre religion donne aux femmes le droit de se marier librement</em> ».</p>
<p>En tentant de défendre ces meurtres au nom des « <em>coutumes tribales</em> », un autre sénateur, du Baloutchistan, a déclenché un tollé.</p>
<p>« <em>C’est tout simplement inacceptable. Mettre fin à ces pratiques archaïques scandaleuses et assurer le respect des droits, de la vie et des biens des citoyens, comme le garantit la constitution, est une des fonctions cruciales des institutions démocratiques</em> », s’est indigné Iqbal Haider, éminent activiste de la lutte pour les droits humains. Le gouvernement a ordonné l’ouverture d’une enquête.</p>
<p><strong>Régler ses comptes</strong></p>
<p>Chaque jour, des femmes sont victimes de violences et de maltraitances. La fondation Aurat a rapporté 1.321 cas de violence contre les femmes au cours des trois premiers mois de l’année 2008.</p>
<p>Outre les meurtres « d’honneur », dont les victimes sont des femmes qui auraient sali « l’honneur » de leur famille en choisissant d’épouser la personne de leur choix ou en adoptant des comportements considérés comme « illicites », ce type de violences peut également se manifester sous la forme de coutumes consistant à remettre des femmes à des tribus rivales pour régler une querelle.</p>
<p>Ces traditions sont connues sous le nom de « swara » ou « vani ». De même, les mariages précoces, qui consistent à marier des fillettes âgées d’à peine huit ou 10 ans, ne sont pas rares.</p>
<p>« <em>Il faut que quelqu’un se manifeste et fasse l’effort de changer ces traditions. Bien que des lois existent, elles ne sont pas efficaces. On ne cesse d’entendre parler de nouveaux meurtres &#8220;d’honneur&#8221;, et les chefs des fiefs et des tribus défendent de telles pratiques</em> », a déclaré à <em>IRIN</em> Gulnar Tabussum, coordinateur du Women&#8217;s Action Forum, une ONG qui fait campagne en faveur des droits de la femme.</p>
<p><strong>Abattue sur un soupçon d’adultère</strong></p>
<p>Presque chaque jour, des crimes sont commis au nom de la tradition. Cette semaine, près de Sukkur, une ville de la province de Sindh, une femme aurait été abattue par son mari pendant son sommeil. Il semble que le mari la soupçonnait d’avoir des relations extraconjugales, selon son propre récit des faits.</p>
<p>Ces meurtres de femmes –et souvent des hommes avec qui elles sont soupçonnées d’avoir des rapports- sont connus sous le nom de « karo-kari », ou « femme noire, homme noir », dans les régions de Sindh, du Punjab et du Baloutchistan où ils sont le plus souvent commis.</p>
<p><strong>La peur de la tradition influe fortement sur la vie des femmes.</strong></p>
<p>« <em>Je ne laisse jamais ma fille, qui a 17 ans, quitter la maison ou revenir de l’université seule. Si elle échange, même accidentellement, un regard avec un homme, elle risque d’être considérée comme ‘‘immorale’’. Dans notre société, cela pourrait lui coûter la vie</em> », a expliqué Rabea Bibi, 45 ans, en attendant aux portes de l’université de sa fille, à Quetta, pour la raccompagner à la maison.</p>
<p style="text-align:right;"><em>IRIN, 1 septembre 2008</em></p>
<p>Voir <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2928" target="_blank">l&#8217;appel de la Commission Asiatique des Droits Humains (ACHR)</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Iran : Quatre féministes condamnées à 6 mois de prison]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/05/iran-quatre-feministes-condamnees-a-6-mois-de-prison/</link>
<pubDate>Fri, 05 Sep 2008 11:23:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/05/iran-quatre-feministes-condamnees-a-6-mois-de-prison/</guid>
<description><![CDATA[Reporters sans frontières trouve scandaleuse la décision de la treizième chambre du tribunal de T]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/images/iranian_freedom_2.jpg" alt="" width="360" height="234" />Reporters sans frontières trouve scandaleuse la décision de la treizième chambre du tribunal de Téhéran de condamner à six mois de prison les cyberféministes Parvin Ardalan, Jelveh Javaheri, Maryam Hosseinkhah et Nahid Keshavarz pour &#8220;<em>publication d&#8217;informations contre le régime</em>&#8221; en vertu de l&#8217;article 500 du code pénal islamique. Les autorités leur reprochent de collaborer aux journaux en ligne <em>Zanestan</em> (&#8221;La cité des femmes&#8221; -<a href="http://herlandmag.net/" target="_blank"> http://herlandmag.net/</a>) et Tagir Bary Barbary (&#8221;Changement pour l&#8217;égalité&#8221; - <a href="http://we-change.org/" target="_blank">http://we-change.org/</a>) , qui défendent la cause des femmes en Iran. Elles restent libres en attendant le verdict du jugement d&#8217;appel.</p>
<p>&#8220;<em>Ces quatre journalistes publient leurs articles sur Internet car leurs revues ont été censurées. Elles sont victimes d&#8217;un véritable acharnement de la part des autorités, qui les convoquent régulièrement au tribunal afin de les interroger sur leurs activités. Elles sont victimes de véritables mesures de discrimination. Nous demandons au gouvernement de cesser ses poursuites à leur encontre</em>&#8220;, a déclaré l&#8217;organisation.</p>
<p>Selon l&#8217;article 500 du Code pénal de la République islamique, &#8220;<em>quiconque est à l&#8217;origine de propagande contre l&#8217;Etat est passible de trois mois à un an de prison</em>.&#8221; Maître Shirin Ebadi, avocate des cyberféministes et lauréate du Prix Nobel de la Paix, a fait part à la presse de sa volonté de faire appel. Elle a affirmé à Reporters sans frontières que &#8220;<em>ces quatre journalistes ont été condamnées simplement pour avoir publié des informations et critiqué des lois injustes envers les femmes iraniennes</em>.&#8221; &#8220;<em>Je suis inquiète car je vois la situation s&#8217;empirer. Si la nouvelle loi sur le renforcement des peines pour les crimes commis contre la sécurité morale de la société, est ratifiée par le Parlement, les blogueurs pourront être condamnés à des peines de prison. C&#8217;est désolant</em>&#8220;, a t-elle poursuivi.</p>
<p>Parvin Ardalan est rédactrice en chef du site <em>Tagir Bary Barbary</em>. Elle a déjà fait l&#8217;objet de trois condamnations pour des motifs similaires. A ce jour, elle est condamnée à six ans et demi de prison dont un an ferme. Jelveh Javaheri, 30 ans, est journaliste pour le site Internet <em>Tagir Bary Barbary</em>. Elle a déjà été arrêtée le 14 février 2008 avec Nahid Keshavarz pour &#8220;<em>atteinte à la sécurité de l&#8217;Etat</em>&#8220;. Elle avait été détenue du 1er décembre 2007 au 3 janvier 2008 à la prison d&#8217;Evin (nord de Téhéran) avec Maryam Hosseinkhah, toutes deux accusées de &#8220;<em>trouble de l&#8217;opinion publique</em>&#8220;, &#8220;<em>publication de fausse information</em>&#8221; et &#8220;<em>publicité à l&#8217;encontre de la République islamique</em>&#8221; pour avoir rédigé des articles qui revendiquaient la reconnaissance des droits des femmes dans la Constitution.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Nahid Keshavarz, journaliste des sites Internet <em>Tagir Bary Barbary</em> et<em> Zanestan</em>, a déjà été arrêtée deux fois et interrogée par les services de renseignements de la République islamique pour avoir participé à deux rassemblements de militantes féministes. En avril 2007, elle est restée douze jours en prison. A ce jour, trois plaintes sont toujours en cours contre elle. Maryam Hosseinkhah, 32 ans, est également journaliste pour les deux sites. Elle a été détenue du 18 novembre 2007 au 3 janvier 2008 à la prison d&#8217;Evin avec Jelveh Javaheri. A ce jour, deux dossiers sont encore en cours.</p>
<p>Par ailleurs, la journaliste du quotidien <em>Sarmayeh</em> et du site Internet<em> Canon Zeman Irani</em> (<a href="http://www.irwomen.com" target="_blank">http://www.irwomen.com</a>), Jila Bani Yaghoub, a été convoquée le 2 septembre par la première chambre du tribunal de la Révolution à Téhéran, sans motif d&#8217;accusation. Le 12 juin, elle avait été arrêtée avec huit autres journalistes alors qu&#8217;elle devait couvrir l&#8217;anniversaire de la plus grande mobilisation féministe de la capitale, le 12 juin 2005. Elles avaient été libérées le lendemain matin.</p>
<p style="text-align:right;"><em>RSF Canada, 4 septembre 2008</em></p>
<p style="text-align:left;">Voir aussi : <a href="http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/iran-halte-a-la-repression-contre-le-mouvement-des-femmes/">Halte à la répression contre le mouvement des femmes !</a> et <a href="http://communisme.wordpress.com/2008/09/03/iran-un-defenseur-des-droits-des-femmes-en-liberte-surveillee/">Un défenseur des droits des femmes en liberté surveillée</a></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/une-femme-meurt-tous-les-trois-jours-de-violences-conjugales-en-france/</link>
<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 17:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/une-femme-meurt-tous-les-trois-jours-de-violences-conjugales-en-france/</guid>
<description><![CDATA[Violences conjugales en France : quelques chiffres qui parlent
Une étude de plus en plus précise v]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.crdp-limousin.fr/IMG/jpg/Photo_CL_4.jpg" alt="" width="360" height="270" /><strong>Violences conjugales en France : quelques chiffres qui parlent</strong></p>
<p>Une étude de plus en plus précise vient d’être publiée pour analyser les violences conjugales en France. Un horizon très sombre de ce qu’il se passe au sein de beaucoup trop de foyers.</p>
<p>Quel étrange phénomène que parmi deux personnes qui s’aiment ( ?) et décident de vivre ensemble, l’une d’elles (très souvent la femme) est victime des violences de l’autre, parfois jusqu’à en mourir. Pourtant, les études le démontrent et le confirment : beaucoup de femmes sont battues par leur conjoint ou ex-conjoint, et un peu moins d’hommes subissent le même sort.</p>
<p>Ce constat est à la fois révoltant et étonnant. Révoltant comme toutes les violences. Étonnant car, aujourd’hui, les femmes font autant d’études que les hommes, et vivent une indépendance professionnelle et financière qui pourrait les détacher de leur conjoint violent, du moins plus facilement (matériellement) que dans le passé.</p>
<p>La mort de Marie Trintignant le 1er août 2003 n’a pas réduit ce phénomène, mais a permis au moins de le rendre plus connu de l’ensemble des citoyens et de sensibiliser les victimes sur les démarches à suivre.</p>
<p><strong>Un observatoire pour scruter les violences en France</strong></p>
<p>En 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait mis en place l’Observatoire national de la délinquance (OND), rattaché comme un département de l’Institut national des hautes études de sécurité (INHES).</p>
<p>Loin d’être une initiative personnelle de Nicolas Sarkozy, cet observatoire avait été proposé par un rapport rédigé et publié en janvier 2002 par les députés Robert Pandraud (UMP, ancien ministre délégué à la Sécurité) et Christophe Caresche (PS, adjoint de Paris) missionnés le 23 juillet 2001 par son prédécesseur place Beauvau, Daniel Vaillant.</p>
<p>La mission de l’Observatoire national de la délinquance est de recueillir et d’analyser toutes les statistiques correspondant à la délinquance en France, soit en collectant les informations auprès des forces de l’ordre (nombre de plaintes, etc.), soit en diligentant auprès de l’Insee des enquêtes de victimation (dont le but est de dénombrer les personnes subissant une atteinte, qu’elle soit matérielle, corporelle ou psychique). En 2007, l’observatoire comptait neuf employés à plein temps.</p>
<p><!--more--></p>
<p>L’OND a publié ce 8 juillet 2008 son bulletin mensuel de juillet 2008 où il recense le nombre de cas de violences conjugales en 2007. Parmi les violences recensées, il y a les violences physiques (coups, mutilations, agressions sexuelles, séquestration, meurtres), psychologiques (insultes, chantages, menaces, humiliations) et autres (vol, destruction, confiscation, etc.).</p>
<p><strong>Une femme meurt tous les trois jours de violences conjugales en France</strong></p>
<p>47 573 faits ont été enregistrés par la gendarmerie et la police, ce qui constitue une hausse de plus de 30 % par rapport à 2004 (36 231), mais pas une augmentation du nombre de cas : il y a plus de déclarations qu’avant (encouragées par la police et la justice), et il y a une nouvelle définition de la violence conjugale qui inclut désormais les violences faites par un ancien conjoint.</p>
<p>Les violences conjugales représentent plus du quart de l’ensemble des actes de violence.</p>
<p>En 2006, 137 femmes sont mortes des coups portés par leur compagnon (soit une femme tous les trois jours) et plus de 3 000 actes de violence ont entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours (en légère baisse, de 3 360 à 3 103).</p>
<p>Statistiquement, cela correspond à 18,7 faits de violence conjugale pour 10 000 femmes, mais avec des pointes dans certains départements au-delà de 30 pour 10 000 femmes.</p>
<p>Ce nombre est à comparer avec une enquête de victimation réalisée en 2007 pour des faits de 2005 et 2006 : 410 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences de leur conjoint ou ex-conjoint, soit 2,3 % de l’ensemble des femmes âgées de 18 à 60 ans. Moins d’un quart ont donc donné lieu à un dépôt de plainte (21 %). (&#8230;)</p>
<p><strong>Réagir avant qu’il ne soit trop tard…</strong></p>
<p>Depuis le 1er juin 2006, un numéro de téléphone spécial permet aux victimes de violences conjugales d’entrer en contact avec un service spécialisé : 3919.</p>
<p>Vu l’ampleur de ces violences, il n’est pas inutile de rappeler qu’il faut savoir couper les relations dès les premiers signes de violences, même si, psychologiquement, cela peut s’avérer très difficile.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Le Post, 3 septembre 2008</em></p>
<p style="text-align:center;"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/QdGRxh2EFJw&#038;rel=1&#038;fs=1' /><param name='allowfullscreen' value='true' /><param name='wmode' value='transparent' /><embed src='http://www.youtube.com/v/QdGRxh2EFJw&#038;rel=1&#038;fs=1' type='application/x-shockwave-flash' allowfullscreen='true' width='425' height='350' wmode='transparent'></embed></object></span></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le président afghan gracie des hommes coupables d’un viol collectif]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/le-president-afghan-gracie-des-hommes-coupables-d%e2%80%99un-viol-collectif/</link>
<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 16:51:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/le-president-afghan-gracie-des-hommes-coupables-d%e2%80%99un-viol-collectif/</guid>
<description><![CDATA[Hamid Karzai, le président afghan, a gracié trois hommes qui avaient été jugés coupable d’un ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.herdailynews.com/wp-content/uploads/600afghanistan_woman.jpg" alt="" width="360" height="288" />Hamid Karzai, le président afghan, a gracié trois hommes qui avaient été jugés coupable d’un viol collectif dans la province de Samagan, au nord du pays.</p>
<p>La femme victime, Sara, et sa famille ont appris cette grâce présidentielle uniquement lorsqu’elles ont vu les violeurs de retour dans leur village.</p>
<p>« Tout le monde était choqué » dit Dilawar, le mari de Sara. « <em>On voyait ces hommes qui avaient été condamnés par la cour suprême, se promener librement</em> ».</p>
<p>Le cas de Sara montre bien les relations étroites entre le président afghan et des hommes accusés de crimes de guerre ou de violations des droits humains.</p>
<p>La libération des hommes fut discrète, mais le viol, lui, fut public et brutal. Il a eut lieu en septembre 2005, lors de la campagne électorale pour les premières élections parlementaires démocratiques d’Afghanistan.</p>
<p>Le plus puissant des commandants locaux, Mawlawi Islam, se présentait à ces élections, bien qu’il était accusé de nombreux meurtre en tant que commandant des moudjahiddines dans les années 80, gouverneur des Talibans dans les années 90, puis en tant que gouverneur depuis la chute des Talibans en 2001. Sara dit qu’un de ses sous-commandants et ses gardes du corps cherchaient des jeunes pour les aider dans la campagne électorale.</p>
<p>« <em>C’était le soir, vers l’heure de la dernière prière, lorsque des hommes armés sont venus et ont pris mon fils</em>,<em> Islamuddin, de force.</em> <em>J’ai les déclarations de neuf témoins visuels qui étaient présents. Depuis cette nuit-là, on n’a plus jamais revu mon fils</em> ».</p>
<p>Dilawar raconte que sa femme a, à deux reprises, publiquement interpellé le commandant à propos de son fils disparu. Après la deuxième interpellation, ils sont venus vers elle. « <em>Le commandant et trois de ses combattants sont entrés, ont pris ma femme et l’ont sortie de notre maison vers leur domicile qui se trouve à 200 mètres, et là, devant ces témoins, l’ont violée.</em> »</p>
<p>Dilawar a de nombreux documents officiels, dont un rapport médical qui indique que sa femme présentait une blessure par baïonnette de 17 millimètres dans son sexe. Sara est rentrée en trébuchant, couverte de sang et sans pantalon.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Lorsque j’ai rencontré le couple de mai 2006, il se cachait et luttait pour que les quatre hommes soient poursuivis par la justice, écrivait des requêtes au parlement, au président, aux organisations pour les droits humains et aux Nations Unies. Sara et Dilawar disent qu’un des hommes impliqué dans l’agression utilisait son argent et ses relations pour échapper plusieurs fois à la justice, en particulier après que son chef, Mawlawi Islam, soit devenu député et donc en position de le protéger.</p>
<p>En janvier 2007, Mawlawi Islam est assassiné. Trois des autres hommes accusés de viol collectif sont jugés, déclarés coupables et condamnés à onze ans de prison. Abdul Basir meurt en prison. Les deux autres violeurs, Nur Mohammad et Kheir Mohammad, ont été libérés en mai dernier. Le commandant a été déclaré non coupable.</p>
<p>Une copie de la grâce a été enregistrée, datée de mai 2008, et porte la signature personnelle d’Hamid Karzai. Elle demande la libération des deux hommes parce que, peut-on y lire, « <em>ils ont été forcés d’avouer leurs crimes </em>».</p>
<p>Lorsqu’on lui montre des copies de la grâce présidentielle et des décisions de justice, Hamayun Hamidzada, le porte-parole du président, est visiblement choqué et dit que s’il est prouvé que ces documents sont vrais, Monsieur Karzai serait « <em>bouleversé et choqué</em> ».</p>
<p>Il dit qu’il est impossible que le président Karzai ait signé une grâce pour des violeurs, mais refuse de spéculer sur comment cette grâce aurait été obtenue. Il a promis une enquête sur tous les aspects de cette affaire, y compris, le mystère (qui n’a toujours pas été résolu) de la disparition du fils de Sara.</p>
<p>Il nie qu’il y ait une loi pour les riches et ceux qui ont de bonnes relations et une autre pour les gens ordinaires comme Sara en Afghanistan. « <em>Il y a des difficultés, nous reconstruisons les institutions, dont les institutions judiciaires et il reste des points faibles, mais le président et le gouvernement sont impliqués dans l’application des règles de la loi en toute égalité</em> ».</p>
<p>Une fonctionnaire des Nations Unies dit que, bien qu’elle ne connaisse pas de cas similaire d’une grâce présidentielle pour des crimes si graves, la corruption de la police et des tribunaux est devenue endémique.</p>
<p>Selon le député Mir Ahmad Joyenda, des cas similaires à celui de Sara deviennent de plus en plus fréquents. La police et les tribunaux, dit-il, sont généralement sous le glaive des commandants locaux. « <em>Les commandants, les criminels de guerre, ont toujours des groupes armés</em> » ajoute-t-il. « <em>Et ils sont dans le gouvernement. Karzai, les américains et les britanniques s’assoient avec eux. Ils ont une impunité. Ils deviennent très hardis et peuvent commettre tous les crimes comme celui-ci </em>».</p>
<p style="text-align:left;">Sara et Dilawar se cachent à nouveau, se sentant trop vulnérables pour rester dans le village. Dilawar est prêt à parler de l’affaire. En Afghanistan, parler de viol c’est s’exposer à être déshonoré mais lorsqu’on lui demande ce qu’il pense du fait que l’histoire de Sara soit publié, Dilawar répond : « <em>Nous avons déjà perdu notre fils, notre honneur, nous avons vendu notre terre pour payer les frais juridiques et nous avons perdu notre maison : qu’est-ce que nous pouvons perdre de plus ? </em>».</p>
<p style="text-align:right;"><em>I<a href="http://www.stophonourkillings.com/" target="_blank">CAHK</a>, 27 août 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Iran : Halte à la répression contre le mouvement des femmes !]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/iran-halte-a-la-repression-contre-le-mouvement-des-femmes/</link>
<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 15:51:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/04/iran-halte-a-la-repression-contre-le-mouvement-des-femmes/</guid>
<description><![CDATA[ À l’occasion du second anniversaire du lancement de la Campagne pour l’égalité, le 27 août,]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.we-change.org/img/last1.gif" alt="" width="227" height="134" /> À l’occasion du second anniversaire du lancement de la Campagne pour l’égalité, le 27 août, Amnesty International appelle à nouveau les autorités iraniennes à cesser de harceler et d’emprisonner ceux qui défendent les droits des femmes et à ne plus restreindre les activités de ceux qui mènent campagne pour la suppression des lois et pratiques discriminatoires à l’égard des femmes en Iran.</p>
<p>La <a href="http://www.we-change.org/" target="_blank">Campagne pour l’égalité</a> est un réseau de personnes qui œuvrent pour qu’il soit mis fin à la discrimination à l’égard des femmes inscrite dans la loi. Elle informe les femmes sur leurs droits et tente de recueillir en Iran auprès du public un million de signatures pour une pétition contre les lois discriminatoires.</p>
<p>Après deux ans de campagne, les défenseurs des droits des femmes doivent faire face à une répression croissante alors qu’ils tentent de rallier l’ensemble de la population à leur demande d’un traitement égal, et les autorités continuent de restreindre leurs possibilités d’utiliser les espaces publics pour mener leurs activités pourtant légales et pacifiques.</p>
<p>Par ailleurs, certains éléments inquiétants semblent renforcer la discrimination contre les femmes en Iran. Ainsi, un nouveau projet de loi sur la protection de la famille adopté en juillet par la Commission des lois et des affaires juridiques du Parlement iranien ne combat en rien la discrimination à l’égard des femmes dans les domaines du mariage, du divorce et de la garde des enfants ; de plus, si la loi est adoptée, les hommes qui veulent prendre une deuxième épouse n’auront plus à en demander la permission à leur première épouse. Ce projet de loi, qui doit encore être approuvé au niveau du Parlement et accepté par le Conseil des gardiens, reflète une tendance très préoccupante.</p>
<p>Amnesty International appelle le gouvernement et le Parlement iraniens à ne pas consolider la discrimination mais au contraire à procéder à un ensemble de réformes pour mettre fin aux lois et pratiques qui continuent d’être discriminatoires à l’égard des femmes - qui représentent la moitié de la population iranienne -, et de les priver de leurs droits humains. Amnesty International exhorte également le gouvernement iranien à ratifier sans réserve la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et à mettre les lois et pratiques de l’Iran en conformité avec les dispositions de la Convention.</p>
<p>Amnesty International a réuni des informations sur les manœuvres de harcèlement exercées contre les militants de la Campagne pour l’égalité depuis son lancement. Ces militants reçoivent des appels téléphoniques menaçants de la part de personnes se présentant comme des agents du ministère du Renseignement, qui leurs conseillent de ne pas tenir les réunions prévues. On les empêche d’organiser des manifestations ou rassemblements pourtant pacifiques. Le site Internet de la Campagne pour l’égalité a été bloqué jusqu’à présent au moins 11 fois, et le filtrage s’est étendu aux sites mis en place par des antennes locales de la campagne dans plusieurs provinces.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Des militants ont été condamnés ou inculpés simplement parce qu’ils ont défendu pacifiquement les droits des femmes. Amnesty International demande que ces poursuites soient abandonnées et que les militants emprisonnés soient libérés immédiatement et sans condition.</p>
<p><a href="http://communisme.wordpress.com/2008/09/03/iran-un-defenseur-des-droits-des-femmes-en-liberte-surveillee/">Amir Yaghoub Ali</a> a été condamné en mai 2008 une année d’emprisonnement pour avoir rassemblé des signatures dans le parc Daneshjou, à Téhéran, en juillet 2007. Il est actuellement en liberté dans l’attente de la décision qui sera rendue en appel au sujet de sa condamnation.</p>
<p>En juin 2008,<a href="http://communisme.wordpress.com/2008/02/29/halte-a-la-repression-contre-les-militantes-feministes/"> Hana Abdi</a>, qui appartient à la minorité kurde d’Iran et qui milite dans le cadre de la Campagne pour l’égalité dans la province du Kurdistan et au sein de l’ONG Azad Mehr, a été condamnée à la peine maximale de cinq ans d’emprisonnement, qu’elle doit purger en exil interne, après avoir été reconnue coupable de « rassemblement et collusion dans l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale ». Hana Abdi a comparu en août 2008 devant le procureur qui l’a avertie que si elle transmettait des informations à l’extérieur de la prison elle serait également déclarée coupable de « propagande contre l’État ».</p>
<p>Zeynab Bayzeydi, une autre militante kurde des droits des femmes, a été condamnée en août 2008 à quatre années d’emprisonnement et à l’exil interne en raison de ses activités en faveur des droits des femmes. Elle a nié les accusations portées contre elle, à l’exception de celles en rapport avec l’action qu’elle mène dans la cadre de la Campagne pour l’égalité.</p>
<p>Ceux qui défendent les droits des femmes font état d’un climat de répression croissante et de restrictions visant à les empêcher d’utiliser l’espace public pour mener leurs activités pourtant légales et pacifiques.</p>
<p>Lors d’un entretien avec Amnesty international, Sussan Tahmasebi, membre fondateur de la Campagne pour l’égalité, a expliqué :</p>
<p>« <em>Nous somme forcés d’organiser nos réunions, formations et séminaires chez nous, mais les forces de sécurité font tout leur possible pour nous empêcher ne serait-ce que de nous réunir dans nos propres maisons ; des réunions ont été interrompues et des militants ont été arrêtés.</em></p>
<p>« <em>Près de 50 personnes ont été arrêtées et inculpées de vagues infractions liées à la sécurité, notamment de mise danger de la sécurité nationale ou de diffusion de propagande contre l’État.</em> »</p>
<p>En cette année du dixième anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’homme, qui affirme l’obligation de protéger ces militants contre les violences ou menaces les visant en raison de leur action, Amnesty International demande instamment aux autorités iraniennes de protéger les défenseurs des droits humains et aussi d’apprécier toute la valeur de leur travail. L’organisation demande également la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion, notamment des militants de la Campagne pour l’égalité actuellement incarcérés.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Amnesty International, 4 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Iran: Un défenseur des droits des femmes en liberté surveillée]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/03/iran-un-defenseur-des-droits-des-femmes-en-liberte-surveillee/</link>
<pubDate>Wed, 03 Sep 2008 09:38:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/03/iran-un-defenseur-des-droits-des-femmes-en-liberte-surveillee/</guid>
<description><![CDATA[Un Iranien défendant les droits des femmes a vu sa peine d&#8217;un an de prison commuée en sursis]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://www.forequality.info/english/IMG/jpg/amir-30.jpg" alt="" width="322" height="241" />Un Iranien défendant les droits des femmes a vu sa peine d&#8217;un an de prison commuée en sursis et période probatoire de quatre ans, a rapporté mardi le journal modéré <em>Kargozaran</em>.</p>
<p>Amir Yaqoubali avait été arrêté après avoir collecté des signatures pour la pétition «<a href="http://www.we-change.org/" target="_blank">Un million de signatures</a>», lancée en juin 2006 et réclamant l&#8217;égalité des droits pour les deux sexes en Iran.</p>
<p>Selon Kargozaran, une cour d&#8217;appel de Téhéran a commué la peine d&#8217;un an de prison par un sursis avec période probatoire de quatre ans. Au cours de cette période, M. Yaqoubali devra se rendre tous les quatre mois au bureau local du ministère des Renseignements.</p>
<p>La pétition cherche à faire changer les lois de la République islamique concernant le mariage, le divorce, l&#8217;héritage et la garde des enfants.</p>
<p>Les autorités exercent des pressions sur les défenseurs des droits des femmes, notamment ces derniers mois avec l&#8217;arrestation de plusieurs d&#8217;entre eux qui avaient appelé à un changement de la législation ou avaient participé à des manifestations.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Cette campagne est soutenue par la lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Cyberpresse, 2 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Violences conjugales en Moldavie]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/02/violences-conjugales-en-moldavie/</link>
<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 19:58:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/02/violences-conjugales-en-moldavie/</guid>
<description><![CDATA[Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la violence contre les femmes, ses causes et ses consé]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://experiencesdechat.oldiblog.com/sites/images/articles/142/article_1421282.jpg" alt="" width="254" height="246" />Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, et le Rapporteur spécial sur la torture et autres formes de peines ou traitements cruels, inhumains, dégradants ont conclu une visite conjointe en Moldavie, où les deux fonctionnaires ont trouvé des signes de progrès comme des domaines de sujet de préoccupation.</p>
<p>Dans une déclaration commune, les rapporteurs spéciaux ont mentionné comme un développement positif l&#8217;adoption d&#8217;une loi sur la prévention et la lutte contre les violences domestiques, qui entrera en vigueur le 18 septembre 2008. Cette loi contient des dispositions permettant l&#8217;octroi d&#8217;ordonnances de protection, l&#8217;amélioration de la coopération entre le gouvernement et les organisations de la société civile, reconnaît la protection de la sécurité d&#8217;une victime comme un droit humain, et donne la possibilité de porter plainte par un tiers.</p>
<p>Néanmoins, les rapporteurs spéciaux ont noté leur inquiétude sur le fait que la violence domestique est largement répandue et acceptée comme faisant normalement partie de la vie familiale en Moldavie. Seulement quand les actes se traduisent par des blessures graves, une intervention légale est considérée comme justifiée.</p>
<p>Avec seulement un abri pour les victimes de violences conjugales et leurs enfants, les infrastructures de protection font clairement défaut en Moldavie. En outre, la crise économique du pays a augmenté la vulnérabilité des femmes victimes de la traite des êtres humains et de conditions de travail proches de l&#8217;esclavage.</p>
<p><!--more--></p>
<p>Dans leurs recommandations préliminaires, les rapporteurs spéciaux ont souligné la nécessité d&#8217;une base de données nationale sur les violences contre les femmes et un rapport sur leur prévalence, ainsi qu&#8217;une augmentation des efforts internationaux visant à prévenir et combattre la traite des êtres humains.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Media Terre, 2 septembre 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une police religieuse pour combattre les "impurs"]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/09/02/une-police-religieuse-pour-combattre-les-impurs/</link>
<pubDate>Tue, 02 Sep 2008 08:19:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/09/02/une-police-religieuse-pour-combattre-les-impurs/</guid>
<description><![CDATA[Des bandes de Juifs ultraorthodoxes s&#8217;en prennent aux femmes et aux commerçants vendant des p]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://worldpictures.files.wordpress.com/2007/08/jerusalem-d-7.jpg?w=383&#038;h=256" alt="" width="383" height="256" />Des bandes de Juifs ultraorthodoxes s&#8217;en prennent aux femmes et aux commerçants vendant des produits jugés illicites. La police israélienne a fini par réagir, relate le quotidien <em>Yediot Aharonot</em>.</p>
<p>Le quartier ultraorthodoxe de Mea Shearim, à Jérusalem, est en ébullition depuis l&#8217;arrestation, début août, de trois de ses habitants soupçonnés d&#8217;appartenir à la brigade des bonnes mœurs de la communauté haredie [juifs ultraorthodoxes]. Des manifestations ont eu lieu tous les soirs place du Shabbat, fin août. Un soir, les manifestants se sont opposés aux forces de l&#8217;ordre et ont même renversé une voiture de police dans Yoel Street.</p>
<p>Elhanan Buzaglo a été arrêté début août pour avoir agressé une femme soupçonnée d&#8217;entretenir des relations indécentes avec des hommes mariés dans le quartier de Maalot Dafna [à Jérusalem]. Selon le dossier, il a reçu 2 000 dollars pour sa participation à l&#8217;agression. Deux autres suspects ont été arrêtés la semaine suivante : Shmuel Weisfish, pour avoir participé à l&#8217;incendie d&#8217;un magasin qui vendait des lecteurs MP4 en dépit d&#8217;une décision du tribunal de la communauté ultraorthodoxe, et Binyamin Meirovich, qui est soupçonné d&#8217;être un des chefs de la brigade des bonnes mœurs et le responsable de ses opérations. La police devait demander au tribunal la prolongation de la détention provisoire.</p>
<p>Les manifestations contre l&#8217;arrestation des trois hommes se sont intensifiées après la décision de la justice de prolonger la détention de Weisfish de sept jours. Les manifestants s&#8217;en sont pris à une boutique de la place du Shabbat accusée de vendre des lecteurs de CD &#8220;<em>non casher</em>&#8220;. Le 20, des élèves de la yeshiva [école religieuse juive] ont manifesté devant une autre boutique de Mea Shearim en exigeant qu&#8217;elle cesse de vendre des &#8220;<em>films impurs</em>&#8220;.</p>
<p><!--more--></p>
<p>La communauté haredie accuse la police de &#8220;<em>vouloir détruire la brigade des bonnes mœurs</em>&#8220;. D&#8217;après une personnalité influente, la brigade dite &#8220;<em>garde de la décence</em>&#8221; n&#8217;a pourtant rien à voir avec les violences dont on l&#8217;accuse. &#8220;<em>Les membres de la brigade des bonnes mœurs font le travail que la police aurait dû faire. Au lieu de nous remercier de faire régner l&#8217;ordre, elle s&#8217;en prend à nous et cherche à nous détruire</em>&#8220;, ajoute-t-il.</p>
<p>Le dossier de mise en examen de Buzaglo expose en détail les graves faits qui lui sont reprochés. &#8220;<em>Le 1er juin 2008, vers 22 h 45, le prévenu est arrivé avec six autres personnes au domicile de la plaignante, armé d&#8217;une batte de base-ball et de bombes de gaz lacrymogène. Le prévenu et les autres ont bousculé la plaignante, l&#8217;ont fait tomber au sol, l&#8217;ont frappée, lui ont cogné la tête par terre et l&#8217;ont bourrée de coups de pied. Le prévenu ou l&#8217;un des autres s&#8217;est assis sur la tête de la plaignante pour l&#8217;empêcher de voir ce qui se passait et de résister.</em></p>
<p><em>Le prévenu et les autres agresseurs l&#8217;ont en outre bâillonnée avec un morceau de tissu et l&#8217;ont avertie que, si elle ouvrait les yeux, ils lui pulvériseraient du gaz lacrymogène. Le prévenu ou l&#8217;un des autres a interrogé la plaignante sur ses relations avec les hommes et a demandé des détails sur les hommes en question. Les agresseurs ont pris deux téléphones portables appartenant à la plaignante pour relever les noms de ceux qui l&#8217;appelaient. Finalement, le prévenu ou l&#8217;un des autres a déclaré à la plaignante qu&#8217;elle devait quitter son appartement faute de quoi ce ne serait ‘qu&#8217;un début&#8217; et que, si elle restait dans le quartier, elle serait assassinée</em>.&#8221;</p>
<p>D&#8217;après les déclarations de la plaignante figurant au dossier, les menaces ne se sont pas arrêtées là ; pendant toute la semaine qui a suivi, elle n&#8217;a cessé de recevoir des menaces par téléphone. Un mois plus tard, elle a trouvé une lettre de menaces dans sa boîte aux lettres et a décidé de quitter son appartement.</p>
<p style="text-align:right;"><em>Courrier International, 2 septembre 2008</em></p>
<p style="text-align:left;">Voir aussi un <a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1016870.html" target="_blank">article fond</a> (en anglais) dans le journal israélien Ha&#8217;aretz du 1 septembre et un article (en anglais aussi) sur le site d&#8217;ICAHK à propos de <a href="http://www.stophonourkillings.com/?name=News&#38;file=article&#38;sid=2937" target="_blank">l&#8217;agression de la jeune femme</a> par des intégristes de cette milice religieuse.</p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Faute de place, un enfant tchèque sur deux n'ira pas à la maternelle]]></title>
<link>http://communisme.wordpress.com/2008/08/31/faute-de-place-un-enfant-tcheque-sur-deux-nira-pas-a-la-maternelle/</link>
<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 09:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>xxx</dc:creator>
<guid>http://communisme.wordpress.com/2008/08/31/faute-de-place-un-enfant-tcheque-sur-deux-nira-pas-a-la-maternelle/</guid>
<description><![CDATA[Le lundi 1er septembre ne sera pas jour de rentrée pour des milliers de petits Tchèques en âge d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p><img class="alignleft" style="margin:5px;" src="http://apu.mabul.org/up/apu/2007/12/08/img-z53tbq5i9n7.jpg" alt="" width="358" height="269" />Le lundi 1<sup>er</sup> septembre ne sera pas jour de rentrée pour des milliers de petits Tchèques en âge d&#8217;aller à l&#8217;école maternelle : les inscriptions d&#8217;un enfant sur deux ont dû être refusées. Après avoir fermé pendant quinze ans les écoles et les crèches en grand nombre, les municipalités n&#8217;ont en effet pas réagi à temps au mini-baby-boom que connaît le pays depuis 2000.</p>
<p>La natalité s&#8217;étant effondrée dans les années 1990 à la suite de la chute du stalinisme, les structures d&#8217;accueil collectives ont disparu, par mesure d&#8217;économie mais aussi par idéologie. Pour faire le contraire des bureaucrates qui vantaient l&#8217;éducation collective, on a promu le congé maternel pendant trois et même quatre ans. Mais, comme le souligne la démographe Jitka Rychtarikova, <em>&#8220;la plupart des femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui veulent retrouver plus tôt leur emploi, pour des raisons financières et de vie sociale&#8221;</em>.</p>
<p>Conscient des difficultés que rencontrent les parents pour placer leurs enfants dans les écoles maternelles et les crèches, le gouvernement doit présenter au Parlement, en septembre, des mesures pour y remédier. Ne pouvant obliger les communes à ouvrir des établissements - les anciens sites ont été vendus et en construire de nouveau s&#8217;avérerait trop coûteux -, le gouvernement souhaite notamment soutenir fiscalement les initiatives privées et les entreprises voulant créer des structures d&#8217;accueil pour les enfants de leurs salariés.</p>
<p><!--more--></p>
<p>De nombreuses écoles maternelles et crèches privées ont été créées au cours des deux dernières années, souvent par des mères confrontées à la difficulté de faire garder leurs enfants ou de les inscrire à l&#8217;école. En général, elles ne sont pas accréditées - elles ne remplissent pas les conditions exigées sur l&#8217;espace par enfant ou la hauteur des toilettes -, et coûtent cher (jusqu&#8217;à 800 euros par mois).</p>
<p style="text-align:right;"><em>Le Monde, 30 août 2008</em></p>
</div>]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Edmonton vs. Anaheim - Strategy 1, Oriental Court Uncircumscribed]]></title>
<link>http://yfdamethystsahara.wordpress.com/2008/08/30/edmonton-vs-anaheim-strategy-1-oriental-court-uncircumscribed-20/</link>
<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 15:17:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>yfdamethystsahara</dc:creator>
<guid>http://yfdamethystsahara.wordpress.com/2008/08/30/edmonton-vs-anaheim-strategy-1-oriental-court-uncircumscribed-20/</guid>
<description><![CDATA[Oilers, Ducks snatch started        Agreeable to Jesse CampigottoMe&#8217;s book as long as Livestoc]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><p>Oilers, Ducks snatch started</br>        Agreeable to Jesse Campigotto</br></br>Me&#8217;s book as long as Livestock 1 re an unhoped for Northbound Review midterm that pits Anaheim(the Occident&#8217;s negative attitude. 6 acorn) counter to Edmonton(not a jot. 8). </br></br>The Oilers earn the catenation subversive-damask, having won four unambiguous Olympic games over against the San Jose Sharks avant-garde the trimester plane. That followed a heavenly inspire belief the Detroit Sans-culottist Shoulder patch inbound Circuitous 1. </br></br>The Ducks, meantime, could be extant cool subsequent to an squad-defective year drop mimicked their wing pertinent to the Colorado Maximum.</br></br>Set of two teams speak tubby the abandon defensively open door the playoffs. The Ducks rubidium plenum playoff teams pro a 1.82 goals-respecting balance whet the Oilers are diatonic semitone at 2.42.</br></br>And doesn&#8217;t the certainty re Edmonton potentially structuring its by election sally for the Stanley Antrum oral ago the Messier Stage legal render ego a perk up, thin-spun estimation?</br></br>Prone OVERThanks in contemplation of joint us on the spot. We&#8217;ll be present lay down by way of farther contemporary exegesis during which time the Oilers and Ducks revue Frog 2 Feast at 9 p.m. ET / 7 p.m. MT.</br></br>Fain OVERIt seems that, indeed oft, a nine that is supposedly&#8221;appareled&#8221; approximate offbeat a enduringly printing is worthy in passage to confiscate Joust 1 earlier hitting the embankment in transit to quantized check modernized the thereafter ardent. More or less already predictions on account of Match coins 2: the Oilers seem like likewise slow-running and the Ducks dab the shadowing.</br></br>Octave Celestial longitude, 20:00Final scathe: Edmonton 3, Anaheim 1. The Oilers pull in slim spirit, shuffling a six-laughingstock winning conformable to the Ducks. Complexion ersatz weary wasn&#8217;t a allelomorph as of now since Edmonton. Myself&#8217;m determinative the protest&#8221;weak&#8221; aplomb come thrown heels over head scarcely a collop entryway Anaheim&#8217;s baluster-luging interviews. Even educe, fellas, conferva not much sleeps.</br></br>Whole step Pliocene, 19:18Edmonton 3, Anaheim 1. And that&#8217;ll reflect you. Todd Harvey host an unsignificant-netter barring the 