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	<title>1-identite-memoire &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
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	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "1-identite-memoire"</description>
	<pubDate>Sun, 06 Jul 2008 15:24:45 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

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<title><![CDATA[Une librairie pour mélico]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/?p=358</link>
<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 13:33:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Une librairie, qu’est-ce que c’est ? Un lieu, et quelqu’un. Ce n’est ni un exemple, ni une ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/tempsmo.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-364" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/tempsmo.jpg" alt="" width="170" height="227" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Une librairie, qu’est-ce que c’est ? Un lieu, et quelqu’un. Ce n’est ni un exemple, ni une conduite à tenir, il s’agit juste d’une histoire.</span><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> Tenir, pensez-y, tenir c’est important. Comme « se » tenir, et surtout aussi « bien » se tenir.On entre : la librairie semble petite, elle l’est, mais elle possède un sous-sol (littérature policière, science fiction, essais, et ses bureaux) et un premier étage (nommée « <a href="http://www.leoscheer.com/spip.php?article588" target="_blank">Le Lieu des Signes</a> », cartons, mais salle de débats et d’expositions pour les écrivains plasticiens peintres…).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Dans le sous-sol avaient lieu au début les rencontres avec les auteurs : <a href="http://remue.net/spip.php?rubrique115" target="_blank">Marguerite Duras</a> et sa jupe à carreaux, Yann Andréa S. derrière elle, Violette Leduc, la première et scandaleuse alors, signifiante, bien d’autres, masculins aussi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/duras.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-365" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/duras.jpg" alt="" width="193" height="258" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Une librairie est un commerce, mais aussi une manière de montrer la vie de la fiction, la vie virtuelle, incarnée par celles et ceux qui viennent et signent leur nom sur la première page, reporté sur la couverture : une librairie, c’est d’abord donner un sens, une épaisseur avant de donner une âme à travers les livres et le stock.Ce sont eux, ces auteur(e)s, en chair et en os, irremplaçables, ils sont là : ils (elles) en perdent certainement en magie, mais y gagnent en humanité.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/tempsmoca.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-367" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/tempsmoca.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Cette librairie-là, jamais je n’en avais entendu parler. Durant les années de formation que j’ai subies, ou alors suivies, ou aussi aimées, j’avais entendu parler, pour l’histoire du monde et de la France, de Jean Zay : mon professeur qui était devenu un ami avec l’assistance que je lui portais, à la Cinémathèque universitaire, qui s’appelait Claude Beylie, (il a rejoint où qu’il soit Jean Zay, en 2001) nous avait parlé de lui : le fondateur du Centre national de la Cinématographie, cet homme qui est au cinéma ce que Jean Monnet fut à la communauté du charbon et de l’acier, et à l’Europe : une base, une histoire, une mémoire. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">J’adore le cinéma : très bien, cet homme est le père de cette libraire que jamais je n’avais rencontrée. J’avais pourtant entendu parler d’elle sur le <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article38" target="_blank">site de François Bon</a>, parce que cette libraire accueille les auteurs, voilà tout ce que j’en savais (à présent, voilà : Pierre Michon et son Ritz, Pierre Bergounioux dans l’escalier, Pierre Guyotat et son frère Régis, Jean Echenoz, Marianne Alphant, Richard Millet, Antoine Volodine, tous les auteurs, Jean-Benoît Puech, Albertine Sarrazin, François Maspero, Emile Copfermann et Roger Gentis, Bernard Noël et son Château de Cène, Paul Otchakovsky Laurens, on n’en finirait pas, depuis des lustres).</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/vitrine-tpmo.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-368" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/vitrine-tpmo.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Sa librairie qu’elle a nommée « Les Temps Modernes » a ouvert en 1964 sans inauguration. Elle y a installé d’abord son travail, puis une histoire, son histoire : la sienne, celle du lieu, cette histoire appartient aux deux, comme elle appartient à tous ceux qui y entrent. On ne la voit pas de la place, mais on en comprend l’architecture : on pense au Havre, à Amiens, au béton des frères Perret, aux bombardements, au débarquement, on pense à l’histoire, on pense à ce que ce devait être. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Un lieu reconstruit, après guerre, en béton moderne, pour oublier le passé, l’histoire, et pour y retrouver ce (ceux ?) qu’elle avait perdu : un lieu pour se souvenir, au travers des livres et de ceux qui les ont écrits, de la vie – pas de la mort. Cette histoire-là ne se gomme pas.</span></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Pour cette dame, généreuse, charmante et tellement émouvante, engagée dit-elle, les yeux rient, les poignets fins enrichis de bracelets qu’on entend sur les sons que nous avons capturés, pour elle, érudite et tenace, courageuse et belle, le livre et la librairie ne feront plus qu’un : et l’auteur sera celui qui viendra,<span> </span>ici, au sous-sol, puis au premier étage, pour affirmer que le lieu est un, lui aussi, avec ce que nous ressentons en lisant ses mots qui sont comme des armes en guerre contre la bêtise, l’inhumanité, la haine de l’autre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/catherine-m-zay.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-369" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/catherine-m-zay.jpg" alt="" width="250" height="188" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Avec ces avant-coureurs, la critique, les ouï-dire, les articles des journaux ou des médias, les petits signes illusoires (et tellement sonores qu’on finit par ne plus vouloir en entendre parler) s’effacent et laissent place à la vie. La vraie, celle qui anime cette librairie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:right;">Pierre Cohen Hadria</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/main13.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-375" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/main13.jpg" alt="" width="113" height="85" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[De la Grande Galerie à Amazon]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/?p=349</link>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 21:09:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
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<description><![CDATA[

Il n&#8217;est pas toujours évident de comprendre comment les idées ou les images s&#8217;associ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/jardin2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-353" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/jardin2.jpg?w=468" alt="" width="350" height="261" /></a></p>
<p>Il n'est pas toujours évident de comprendre comment les idées ou les images s'associent, chemin faisant.</p>
<p>Josquin Debaz et moi même réalisons le 26 mars 2008 un entretien avec René Thomas, au 28, rue des Fossés Saint Bernard, dans la librairie qu'il a fondée en 1947 initialement implantée dans le Pavillon Roland Bonaparte du Museum d'Histoire Naturelle au Jardin des Plantes. Je reviendrai en détail sur cette aventure humaine et la manière dont René Thomas a développé un fonds unique, en Europe attaché aux Macrolépidoptères et Microlépidoptères, à la connaissance des succulentes et Xérophytes du monde, aux Saxifragacées...</p>
<p>Ses clients : les mammalogistes, ornithologistes, carcinologistes, ichtyolgues et conchyliologistes de France et de passage.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/lhomme-jardin.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-352" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/lhomme-jardin.jpg" alt="" width="213" height="283" /></a></p>
<p>Un soir de l'hiver 1961, René Thomas reçoit dans son magasin un vieil homme sans domicile fixe à la recherche de livres d'occasion sur les plantes. Qu'il trouvera à la librairie. Mais en errance dans les rues de Paris, il ne peut ni lire ni transporter ses livres.  Il mettra en dépôt l'ensemble de ses biens (trois valises) à la librairie.</p>
<p>Celle-ci devient son point d'ancrage. René Thomas lui propose un bureau au centre de la librairie afin qu'il puisse y étudier tranquillement. <em>On imagine aisement René Thomas 2.0 lui proposant un ordinateur avec connection Wifi.</em></p>
<p>Vers la fin de sa vie, André Ruez s'endormait régulièrement. Et il ronflait.  Ce qui surprenait les clients. "J'eus l'idée de mettre en route des enregistrements de chants d'oiseaux pour couvrir le bruit des ronflements".</p>
<p>Et de la fonction sociale du champs des oiseaux. Diffusés pour protéger un homme du regard d'autrui.  Bien loin des musiques d'ambiance des lieux de nature et de découvertes...</p>
<p>L'histoire se poursuivra durant vingt années. André disparaîtra fauché par une voiture, un jour d'été....</p>
<p>Fin de la bande son.</p>
<p>Et d'interroger, au delà de l'anecdote, ce qui  (a) fait Lieu, en cette librairie. Une question centrale dans les rencontres que nous initions.</p>
<p><em>Comment des savoirs en viennent-ils à faire corps et à faire lieu, à être partagés dans des collectifs, à organiser des territoires </em>...</p>
<p>En visitant la Grande Galerie, le dimanche 5 avril après midi, j'aperçois à l'entrée de l'exposition sur <em>le <a href="http://www.deyrolle.fr/magazine/spip.php?article245" target="_blank">premier  Calmar plastiné</a> au monde</em>, un vieil homme installé en lecture, journaux et livres éparpillés autour de lui. Fantôme d'André Ruez.</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/vieil-homme.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-355" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/vieil-homme.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></p>
<p>Réminiscence de la librairie du Museum disparue, remplacée par un magasin d'objets dérivés. Laissant l'homme, en dehors, à la marge, au bord du Lieu de savoir.</p>
<p>Le Calmar plastiné est un animal vrai.  C'est à dire autrefois vivant, terrifiante bestiole du fond des mers, invitée là <em>elle aussi</em> au bord de son existence (avatar ou parodie), chose de plastique pigmentée.</p>
<p>Et d'apercevoir à la section des Espèces Disparues, dans le recoin du Cabinet de curiosité, les tomes IV et V de cette aventure défunte : <em>The travel on the Amazon</em>...</p>
<p style="text-align:center;"><a href="http://melico.files.wordpress.com/2008/04/amazon.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-356" src="http://melico.wordpress.com/files/2008/04/amazon.jpg?w=468" alt="" width="240" height="207" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Avis aux chercheurs,]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/?p=333</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 08:44:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/?p=333</guid>
<description><![CDATA[Histoire de la librairie.
Le site-revue mélico ouvrira en ligne au début du mois de Mai. La revue ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>Histoire de la librairie.</b></p>
<p>Le site-revue mélico ouvrira en ligne au début du mois de Mai. La revue se structura en trois départements :</p>
<blockquote><p>1- Un département de Recherche dirigé par Frédérique Leblanc :<br />
Ce département proposera deux niveaux de publications.<br />
Les travaux des chercheurs qui trouveront sur mélico la possibilité de diffuser en ligne leur travail. Les articles qui seront soumis à un comité de lecture pluridisciplinaire à construire. La période considérée par le programme de recherche est de 1945 à nos jours.</p>
<p>2 - Un département  d’anthologie sonore dirigée par Pierre Cohen Hadria et Hélène Clemente :<br />
Il  proposera de mettre à la disposition du public l’intimité intellectuelle des personnes qui font la librairie et d’écouter avec l’éclairage de leurs propres voix, leur expérience, leurs idées et leurs propositions.</p>
<p>3 - Un département de programmation annuelle thématique transversale consacrée<br />
[Aux portraits] : L’engagement en librairie<br />
[À L’Histoire] : Librairies et société<br />
[Aux collectifs] : Librairie et regroupements<br />
[Au Champ critique] : Librairie et publication</p></blockquote>
<p>Nous recevons dès maintenant vos contributions. Je mettrai en ligne cette semaine le dossier de présentation du projet mélico. La programmation annuelle est en cours d'élaboration. Elle est susceptible de s'adapter <i>aux signes de piste.</i></p>
<p>Dans le cadre de la publication à venir sur l'<i>Histoire de la librairie</i>, je remercie celles et ceux qui m'on fait parvenir leur "chapeau" et photo.</p>
<p>A suivre , donc car nous avons du pain sur la planche...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Le rendez-vous manqué]]></title>
<link>http://melico.org/?p=321</link>
<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 19:32:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/?p=321</guid>
<description><![CDATA[Pierre avait parlé avec elle, il y a trois semaines. A peine.
Elle nous avait dit qu&#8217;il étai]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Pierre avait parlé avec elle, il y a trois semaines. A peine.</p>
<p>Elle nous avait dit qu'il était <i>épuisé</i>. Et nous avions compris.</p>
<p>Que le rendez-vous nous échappait. Que Roger Weil partait.</p>
<p>Qu'il emmenait avec lui cette <i>H</i>istoire, son histoire .</p>
<blockquote><p><b>La Librairie Weil, 1880-1989 </b></p>
<pre><b>par Jean-Pierre Delbert</b>, <a href="http://arpel.aquitaine.fr/spip.php?article10971" target="_blank">libraire</a>. <b> </b></pre>
<p>En arrivant d'Alsace, dans les années 1840, Mr Lévy (l'arrière grand-père de Roger Weil) travaille comme jeune commis chez l'éditeur de Jules Verne, Jules Hetzel. Il a 13 ans.</p>
<p>De 1850 à 1900, il devient responsable de la librairie de Louis Hachette, rue d'Ulm à Paris où il terminera sa carrière comme directeur commercial.</p>
<p>En 1880, il achète pour sa fille, la grand-mère de Roger W. , un fonds de librairie, rue du Havre. La librairie prospèrant, elle déménage derrière les Grands-Magasins du Printemps, au 60, rue Caumartin dans le 9ème arrondissement.</p>
<p>En 1918, les grands-parents de Roger W. se retirent. Ils transmettent le magasin à leur fils Frédéric , mais ce dernier ne prendra la direction effective de la librairie qu'en 1919, après sa démobilisation de la guerre 14-18.</p>
<p>En 1936, Frédéric Weil est signataire de la première convention collective du livre, il occupe également la présidence du Syndicat des Libraires de Paris.</p>
<p>Mobilisé en septembre 1939, comme officier, le père de Roger Weil laisse son fils de 20 ans s'occuper de la librairie.</p>
<p>Roger est alors étudiant en droit. Il interrompt ses études.</p>
<p>En juin 1940, Roger est à son tour mobilisé jusqu'en juin 1941. Il ne peut  remonter à Paris, le régime de Vichy promulgue les lois raciales. La librairie est saisie par le Service des Affaires Juives et revendue à un journaliste municipal.</p>
<p>Le père et le fils travaillent  à Lyon, dans la Librairie Flammarion, cachés sous une fausse identité.</p>
<p>Fin décembre 1942, Roger W. franchit les Pyrénées et après 8 mois de détention en Espagne, il arrive à Casablanca.</p>
<p>Mobilisé sur sa demande, il se retrouve engagé volontaire au 1er commando de France.</p>
<p>A la libération, Frédéric et Roger Weil doivent avoir recours à la justice pour récupérer la librairie.</p>
<p>Ensemble, ils vont développer le fonds de littérature, bénéficiant de leur expérience acquise à Lyon, chez Flammarion.</p>
<p>A la mort du père de Roger Weil en 1960, ce dernier prend la direction du magasin aidé par son épouse. Dès 1968, Roger Weil participe à la création du Groupe des Librairies L. Ce regroupement de libraires permet un recouvrement collectif des échéances, propose une prise en charge de la comptabilité des librairies grâce à un service informatisé, une première dans les années 1970.</p>
<p>En 1989, à 70 ans, Monsieur Weil vend sa librairie au Grand Livre du Mois (G.L.M), n'ayant pas de suite familiale.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Mise en onde ...]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/?p=318</link>
<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 10:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/?p=318</guid>
<description><![CDATA[de la dernière partie de l&#8217;entretien mené avec Hervé et Eric Floury, dans la pièce étroit]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>de la dernière partie de l'entretien mené avec Hervé et Eric Floury, dans la pièce étroite et intime du sous-sol de leur librairie du 36, rue de la Colombette à Toulouse.</p>
<p>Cet entretien, sous forme de conversation a été réalisé avec la complicité amicale de Noémi Rivet dans le cadre d'un déplacement toulousain l'hiver dernier.</p>
<p>Il préfigure le projet d'<a href="http://melico.org/presentation-du-projet/">anthologie sonore</a> de mélico, mené dans le cadre du programme de recherche dirigé par Frédérique Leblanc.</p>
<p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/floury.jpg" title="floury.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/floury.jpg" alt="floury.jpg" /></a></p>
<p><a href="http://www.virb.com/melicosonore/music/albums/46625" target="_blank">Accèdez à l'entretien </a>...</p>
<p><a href="http://www.virb.com/melicosonore" target="_blank">melicosonore</a> ,notre zone d'écoute...</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Aujourd’hui, la journée fut splendide]]></title>
<link>http://melico.org/2008/01/24/aujourd%e2%80%99hui-la-journee-fut-splendide/</link>
<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 08:27:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2008/01/24/aujourd%e2%80%99hui-la-journee-fut-splendide/</guid>
<description><![CDATA[ 
Aujourd’hui, la journée fut splendide, pas seulement parce que la neige et le soleil étaient a]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/le-mouvement.jpg" title="le-mouvement.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/le-mouvement.jpg" alt="le-mouvement.jpg" /></a></p>
<p><i>Aujourd’hui, la journée fut splendide, pas seulement parce que la neige et le soleil étaient au rendez-vous.</i><br />
J’ai assisté avec Brigitte Moreau, la directrice générale de la librairie, à l’inauguration d’un coin lecture au Centre Rose Virgine Pelletier. Ce centre accueille des filles, des jeunes filles, avec des problèmes d’ordre <i>psycho-sociaux</i> . Un mot clinique derrière lequel se cache une réalité très dure. Derrière ce mot, de la souffrance. Cette réalité ne nous touche pas, nous en sommes loin, nous en sommes protégés.</p>
<p>Grâce à l’ADELF l’association des distributeurs exclusifs de livres en langue française, un coin lecture a été créé au sein de ce centre.<br />
L’ ADELF était déjà à l’initiative de <i>La lecture en cadeau</i> avec <a href="http://www.fqa.qc.ca" target="_blank">La Fondation pour l’Alphabétisation</a>. Maintenant, ce projet vole des ses propres ailes, et l’ADELF a décidé de financer la création de coins lecture dans les centres jeunesse. Rose Virgine Pelletier en est le premier. L’association des distributeurs a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe d’éducateurs du centre afin de répondre à leurs besoins. Merci l’ADELF !<br />
Leur coin lecture est doux, chaleureux, on a envie de s’y blottir et de lire, lire, lire !!!<br />
La librairie a été choisie pour fournir les livres, et ce au vu de notre expertise en littérature jeunesse. Pour nous, ce projet est l’un des plus beaux que nous avons accompagné. Car nous sommes convaincus que les livres sont des portes, des chemins, des petits bonheurs qui peuvent aider à la construction, ou la reconstruction, de soi. Ils participent à notre construction intérieure. Nous croyons à la résilience par les livres. Bien sûr, ils ne sont pas Les réponses, mais ils peuvent être une étincelle.</p>
<p>Ce coin lecture était très attendu par les filles. Le plus touchant fut l’intervention d’une jeune fille. On sentait son exaltation, exaltation de ressentir, exaltation de découvrir que l’on pouvait rentrer en soi, découvrir, doucement, sans danger, grâce aux livres. Ces jeunes filles sont en demande. J’ai discuté avec l’une d’entre elles et ce fut magique de sentir sa joie de voir des livres qu’elles voulaient lire, d’en découvrir d’autres. Le plaisir est là aussi, à travers l’échange avec les autres, les liens que l’on crée en soi mais aussi avec les autres. J’en reviens toujours au lien, mais il est une trame nécessaire, pour moi, dans les relations avec les autres et avec soi-même.</p>
<p>Ce projet va se poursuivre avec d’autres coins lecture, dans d’autres centres. On espère aussi des coins lecture dans les autres unités du centre Rose Virginie Pelletier, car pour le moment une seule unité en est pourvue. Mais tout cela va se construire à petits pas.<br />
Georges Laberge, membre de l’ADELF, qu’il a ressucitée, a cité lors de l’inauguration, Gabriel Garcia Marquez ( dans la lettre d’adieu qu’il a envoyée à ses amis et qui circule sur le net ) : <i>je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre seul</i> .</p>
<p>Les livres peuvent être ces ailes. Les filles y puiseront peut-être des forces qu’elles ne soupçonnent pas. Participer à un tel projet est exaltant, enrichissant, tellement humain. On se sent utile, acteur d’une belle chose, pas le premier rôle, non, nous ne cherchons pas ça, nous sommes des acteurs de l’ombre. Le libraire est acteur de la vie dite <i>socio-culturelle</i> , encore un mot un peu trop abrupt à mon sens. Son implication va au-delà des conseil et de la vente. Je le dis, le redis et le redirai, nous sommes des passeurs. Nous créons des liens, nous participons à la vie des gens, j’oserai dire à leur humanité, en quelque sorte aussi. Nous apportons une pincée de bonheur, une pincée d’imagination, une pincée de vie.<br />
Poursuivre cette expérience en allant les revoir ? Leur raconter des livres, échanger ? Belle idée de Brigitte (qui leur a déjà fait l’heure du conte). Nous allons y réfléchir, car la continuité est importante.<br />
Je souhaite aux filles de belles lectures, des échanges, des moments avec soi (avec les autres aussi) trépidants, intenses. Je leur souhaite des retrouvailles. Ce peut aussi être juste des petits bonheurs de lecture, des vagabondages dans l’imagination.<br />
Je leur souhaite du bonheur tout simplement. Beau projet que de vouloir donner des ailes aux gens.<br />
Oui,ce fut une magnifique journée.<br />
Alice Liénard<br />
<a href="http://www.librairiemonet.com" target="_blank">Librairie Monet</a>,</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Correspondance de Montréal]]></title>
<link>http://melico.org/2008/01/08/correspondance-de-montreal/</link>
<pubDate>Tue, 08 Jan 2008 09:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2008/01/08/correspondance-de-montreal/</guid>
<description><![CDATA[






Depuis un peu plus de deux ans je suis libraire en littérature jeunesse au Québec, au sein ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<div align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/monet.jpg" title="monet.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/monet.thumbnail.jpg" alt="monet.jpg" /></a></div>
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<div align="left"><i>Depuis un peu plus de deux ans je suis libraire en littérature jeunesse au Québec, au sein de la librairie Monet (Montréal), où nous nous considérons comme des libraires militants, engagés. Pour nous, les libraires sont un lien entre le livre et le lecteur, nous sommes des passeurs de culture.</i></div>
<p class="MsoNormal"><i>Affirmer, et même revendiquer, son identité de libraire relève aujourd’hui du militantisme. Le métier est peu reconnu, peu rénumérateur, peu valorisé, la concurrence des grandes chaînes et de la vente en ligne nous mettent à mal, la relève est loin d’être assurée (une seule formation existe au Québec, à l’Université de Sherbrooke). Malgré cela, je crois en notre métier, en notre rôle. Passeur.</i></p>
<p class="MsoNormal"><i>Passeur de culture, mais pas seulement. Passeur de bonheur, de surprise aussi. Surprise, oui.<span>  </span>Les clients sont souvent surpris lorsqu’ils constatent que j’ai lu les livres dont je leur parle. Les «  Vous les avez lus ? » étonnés sont fréquents.. Peut-être le sont-ils parce que je suis une adulte lisant des livres pour enfants.... pour certains sûrement, car les préjugés ont encore la part belle en littérature jeunesse, je ne m’étendrai pas sur le sujet ici, je vais vous épargner !</i></p>
<p class="MsoNormal"><i>Mais bref, je suis heureuse, car ces gens viennent de découvrir ce qu’est, ce que doit et devrait être un libraire.</i></p>
<p class="MsoNormal"><i>Le libraire lie les livres et les gens. Nous sommes des ponts vivants, certes pas inébranlables ! Le métier de libraire a une importance sociale, culturelle, mais il est pour moi avant tout fondamentalement humain. Lier les livres aux gens c’est leur faire entrevoir un monde de possibles infinis, c’est leur donner parfois accès à leur monde intérieur, c’est les lier avec eux-mêmes, avec les autres, avec nous.</i></p>
<p class="MsoNormal"><i>La librairie est un lieu vivant, transcendant, parfois mystérieux pour certains. Porteuse de savoirs, d’échanges, mais aussi d’attentes, de bonheurs, elle est multiple, elle est humaine. Et cet aspect est notre plus grand atout.</i></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#808000"><b> ParAlice Liénard,  librairie <a href="http://www.librairiemonet.com" target="_blank">Monet</a>, Montréal.</b></font></p>
<div align="left"></div>
<div align="left"></div>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[La loi Lang : éléments historiques, enjeux et contexte]]></title>
<link>http://melico.org/2008/01/07/la-loi-lang-elements-historiques-enjeux-et-contexte/</link>
<pubDate>Mon, 07 Jan 2008 13:44:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2008/01/07/la-loi-lang-elements-historiques-enjeux-et-contexte/</guid>
<description><![CDATA[
« Une fois la loi votée, tout ne faisait que commencer. »
Jack Lang
Préambule ou ouverture : l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/prix-unique.jpg" title="prix-unique.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/prix-unique.jpg" alt="prix-unique.jpg" /></a></p>
<p align="right">« Une fois la loi votée, tout ne faisait que commencer. »</p>
<p align="right">Jack Lang</p>
<p align="right"><i>Préambule ou ouverture : l'historique de la loi, contexte et enjeux.</i></p>
<p align="left">A l'heure où le statut du fichier numérique est indirectement questionné : tant du côté de l'application d'une TVA à 5,5 % que du côté de sa définition même : la loi Lang ne s'applique pas à l'ouvrage numérique ( en France, les éditeurs fixent le prix plutôt que les grossistes comme dans le monde anglo-saxon).</p>
<p>Un petit rappel des principaux sites ou documents sur cette Grande Dame encore bien vive, malgré les assauts.</p>
<p align="center"><a href="http://www.imec-archives.com/editions/result.php?f=1&#38;id=66&#38;c=1" target="_blank"><b>Le prix du livre 1981-2006 : origine d'une loi<br />
</b></a></p>
<p align="left"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/12/2-908295-83-0164439_t.jpg" title="2-908295-83-0164439_t.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/12/2-908295-83-0164439_t.thumbnail.jpg" alt="2-908295-83-0164439_t.jpg" /></a><br />
Cet ouvrage admirable est un scandaleux document. Puissantes archives de la naissance d'une loi, correspondances <i>en contexte</i> de ses pères, visionnaires,  ambitieux, pugnaces et victorieux. A contre courant, à contre flots. Cahots, chahuts.  A Juger sur pièce.</p>
<p><a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/min/comite-histoire/loi-lang/avantpropos.pdf" target="_blank">Avant-propos</a> /<br />
<i>Depuis vingt-cinq ans, le système du prix unique « prix fixe »régit le secteur du livre neuf en France ; il est également en vigueur, sous des formes diverses, dans d'autres pays européens. Son principe est assez simple : aucun libraire ne peut vendre un livre produit en France en dessous du prix fixé par l'éditeur (seule une remise de 5 % est autorisée), sauf à encourir des sanctions civiles et pénales. L'État a imposé ce système par une loi, dite loi Lang, entrée en vigueur le janvier 1982, au terme de plusieurs années d'un combat mené par une poignée d'éditeurs et de libraires. C'est ce combat et cette loi dont le présent ouvrage veut retracer l'histoire.Non, certes, sous la forme classique de l'étude savante et linéaire mais en donnant la parole aux acteurs et aux témoins de cette histoire. Le 25 avril 2003,le Comité d'histoire du ministère de la Culture et l'Institut Mémoires de l'éditioncontemporaine (IMEC) ont réuni quelques-uns de ces acteurs dans le cadre de l'abbaye d'Ardenne, site normand de l'IMEC où sont conservés et mis à la disposition de la recherche quelques-uns des fonds les plus importants de l'édition et des lettres françaises. Il ne pouvait être rêvé de meilleur lieu pour évoquer une loi qui eut tant d'influence sur le développement du livre en France. Et, de fait, les souvenirs se sont réveillés, les vieilles passions aussi, même si le débat est toujours resté courtois entre partisans et opposants à la loi, rassemblés autour d'une même table. Il faut, en particulier, saluer ici la mémoire d'André Essel, cofondateur de la Fnac, disparu depuis, et qui offrit lors de cette journée l'un des derniers témoignages de sa légendaire combativité. On s'arrêtera également ici sur un autre acteur de cette histoire aujourd'hui disparu, le libraire Maurice Malingue, qui participa lui aussi à cette rencontre d'Ardenne. Mais, au-delà des passes d'armes entre vieux adversaires qui se respectent, cette journée a surtout permis la confrontation des expériences et des points de vue : responsables politiques, libraires, éditeurs, hauts fonctionnaires ont apporté leur éclairage, nuancé par des spécialistes universitaires du sujet, sociologues...</i></p>
<div align="center"><b><a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/min/comite-histoire/loi-lang/avantpropos.pdf"><b>Le prix unique : mode d'emploi</b></a></b></div>
<p><b><a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/min/comite-histoire/loi-lang/avantpropos.pdf"><b> </b><br />
</a></b><a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/min/comite-histoire/loi-lang/avantpropos.pdf"> Ce  </a><a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/prix-livre/prix-1.htm" target="_blank">vade maecum</a> dont la mise à jour se veut imminente au Ministère retrace et précise le cadre de cette loi. Il éclaire les  conséquences d'une dérrégulation du prix du livre, du discount sur les prix sur le réseaux de l'édition de création, de l'amont à l'aval de chaîne...</p>
<p><b><b>Extraits :</b></b></p>
<p><i><b><b>Pourquoi une loi sur le prix du livre ?</b></b><br />
En 1981, M. Jack Lang, ministre de la culture, a défini devant l'Assemblée nationale les objectifs de la loi :<br />
</i></p>
<p><i> "Ce régime dérogatoire est fondé sur le refus de considérer le livre comme un produit marchand banalisé et sur la volonté d'infléchir les mécanismes du marché pour assurer la prise en compte de sa nature de bien culturel qui ne saurait être soumis aux seules exigences de rentabilité immédiate.<br />
Le prix unique du livre doit permettre :<br />
- l'égalité des citoyens devant le livre, qui sera vendu au même prix sur tout le territoire national ;<br />
- le maintien d'un réseau décentralisé très dense de distribution, notamment dans les zones défavorisées ;<br />
- le soutien au pluralisme dans la création et l'édition en particulier pour les ouvrages difficiles."</i></p>
<p><i>La pratique du bradage (discount) entraîne, à long terme, une raréfaction du nombre de titres disponibles, chacun s'attachant alors à proposer des ouvrages à "rotation rapide", connaissant un vaste public (best-sellers, guides...), au détriment des œuvres de création originale ou des rééditions de titres jugés "difficiles" qui sont pour la plupart des livres à "rotation lente". Dans un tel contexte, seuls les libraires ayant un chiffre d'affaires important pourraient survivre. On assisterait (et c'est ce qui s'est passé en Belgique depuis l'abolition du prix unique du livre en 1984) alors à une réduction du nombre des détaillants de livres, au profit des grandes surfaces (généralistes ou spécialisées), qui sont souvent moins à même que les librairies de taille plus modeste de fournir un service personnalisé aux clients. Enfin, le prix unique dispense l'acheteur de comparer les prix d'un point de vente à l'autre, il préserve ainsi les achats d'impulsion et permet un accès plus facile à la lecture.</i></p>
<blockquote></blockquote>
<div align="center"><b><b>Les 25 ans de la <a href="http://www.culture.gouv.fr/culture/dll/prix-livre/textes.htm#text1" target="_blank">Loi Lang</a></b> : Les <a href="http://www.syndicat-librairie.fr/act-juridique.php?id=125" target="_blank">Cahiers de la librairie</a> n°6.</b></div>
<p align="left"><b><br />
</b> Dans la suite de l'ouvrage précedemment cité, la brillante synthèse juridique de Sophie-Justine Liebert, auditeur au Conseil d’État sur les 25 années de jurisprudence de la loi Lang.</p>
<p><b><b>Extraits :</b></b></p>
<blockquote></blockquote>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">L’instauration d’un «prix unique » du livre trouve son origine dans<br />
l’essor, au début des années 1970, des grandes surfaces généralistes et spécialisées. Pratiquant une politique largement médiatisée de « discount » que permettait alors le régime du « prix conseillé » par l’éditeur, ces enseignes bouleversaient l’équilibre du marché et menaçaient les librairies indépendantes, qui ne pouvaient pas proposer à leurs clients les mêmes remises.<br />
</font></font></i></p>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">Afin de rétablir des conditions de concurrence identiques pour tous les détaillants, le ministre de l’Économie de l’époque,René Monory,prit un arrêté le 23 février 1979, remplaçant le «prix conseillé» par le «prix net» : aucune référence d’un prix d’éditeur ne figurant plus sur les livres, les détaillants ne pouvaient plus faire de publicité sur le niveau des remises concédées aux clients ;de plus, le libraire devenait entièrement responsable du prix de vente, ce qui, pensait- on, accroissait son indépendance vis-à-vis des éditeurs. </font></font></i></p>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">Cette solution se révéla vite contre- productive, puisque les diffuseurs les plus puissants pratiquèrent des prix très bas sur les meilleures ventes, alors que le prix des ouvrages à rotation lente avait tendance à augmenter1. Or, la polarisation des ventes sur les best-sellers risquait d’inciter les éditeurs à renoncer à la publication de titres de vente lente. Si «l’arrêté Monory est maintenu, il pourrait bien avoir pour effet,dans un proche avenir, d’empêcher la naissance, sinon du nouveau Maupassant,au moins du futur Flaubert» ,pouvait-on lire dans la presse.</font></font></i></p>
<p><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">La loi n° 81-766 du 10 août 1981 relative au prix du livre vise au contraire à limiter la concurrence par les prix, afin que les librairies indépendantes puissent proposer une large sélection de titres et pratiquer une péréquation entre ouvrages de vente lente et ouvrages à rotation rapid e. En outre, «le prix unique dispense l’acheteur de comparer les prix d’un point de vente à l’autre […] et permet un accès plus facile à la lecture » .</font></font></i></p>
<p><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">La loi «Lang » , symboliquement portée par le ministère de la Culture (et non par celui de l’Économie), entre en application le 1er janvier 1982. Elle est assortie de deux décrets d’application du 3 décembre 1981 et du 8 août 1985, ainsi que d’un décret du 29 mai 1985 prévoyant des sanctions pénales.</font></font></i></p>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000"><br />
L’application de ces textes a donné matière à un contentieux varié, tant devant les juges nationaux qu’européens. Côté français, les juges administratifs se sont prononcés sur la légalité des textes réglementaires, les juges judiciaires sur la légalité de certaines pratiques commerciales. Le contentieux de l’urgence, traité par le juge des référés, a été abondant. Quant aux juges du fond, ils ont été saisis tant en matière commerciale qu’en<br />
matière pénale.<br />
</font></font></i></p>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">L’analyse de cette jurisprudence au long des vingt-cinq années d’application de la loi montre comment les comportements des différents acteurs ont évolué au cours de cette période, la franche hostilité initiale se muant,pour certains,en adhésion inconditionnelle au prix unique et se traduisant, pour d’autres, par des tentatives de contournement plus ou moins apparentes.</font></font></i></p>
<p align="left"><i><font color="#ff0000"><font color="#000000"><br />
Retardée au départ par le débat lancé par les grandes surfaces sur la compatibilité d’un prix unique du livre avec la réglementation européenne,la mise en oeuvre de la loi Lang est finalement confortée par divers arrêts de la Cour de justice des communautés européennes .</font></font></i></p>
<p><i><font color="#ff0000"><font color="#000000">Suit une période d’apaisemen t , malgré quelques contentieux sur des secteurs bien spécifiques comme les bandes dessinées ou les spécimens de livres scolaires. Les années 2000 marquent un tournant, avec l’apparition de nouveaux acteurs, comme les sites internet ou les diffuseurs de presse, et de nouvelles techniques de vente telles que les ventes à prime,les cartes de fidélité assorties de bons d’achat ou les ventes couplées.</font></font></i><b><font color="#ff0000"><font color="#000000"><br />
</font></font></b></p>
<h6><b><font color="#ff0000"><font color="#000000">TELECHARGEZ  LE DOCUMENT INTEGRAL </font></font><a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/cahiersslf6lang.pdf" title="cahiersslf6lang.pdf">cahiersslf6lang.pdf </a></b></h6>
<blockquote></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Radio melico : Conversation avec Eric et Hervé Floury]]></title>
<link>http://melico.org/2007/12/12/conversation-avec-eric-et-herve-floury/</link>
<pubDate>Wed, 12 Dec 2007 15:21:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/12/12/conversation-avec-eric-et-herve-floury/</guid>
<description><![CDATA[
Eric et Hervé Floury nous ont accueilli dans leur librairie toulousaine, la librairie des Frères ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/floury1.jpg" title="floury1.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2008/01/floury1.jpg" alt="floury1.jpg" /></a></p>
<p>Eric et Hervé Floury nous ont accueilli dans leur librairie toulousaine, la <a href="http://www.crl.midipyrenees.fr/annuaire_detail.asp?PK_annu=265&#38;cat=12&#38;cat1=&#38;txt=&#38;dep=&#38;nv=&#38;page=3" target="_blank"><i>librairie des Frères Floury</i></a>. En 3 épisodes sonores (8 minutes chacun), ces derniers évoquent  l'origine et le sens de leur engagement en librairie .</p>
<div align="right"><i>Qu'il soit chaleureusement remercié de leur patience, leur écoute. </i></div>
<p><font color="#ff00ff"><b> </b></font><br />
<font color="#808000"><b>Episode 1</b></font> - De <a href="http://www.virb.com/librairiesbruitages/music/albums/46625" target="_blank">l'héritage culturel et familial</a>.<br />
<font color="#808000"><b>Episode 2 </b></font>- De l<a href="http://www.virb.com/librairiesbruitages/music/albums/47376" target="_blank">a création de la librairie.</a><br />
<font color="#808000"><b>Episode 3 - De </b><a href="http://http://www.virb.com/librairiesbruitages/music/albums/50941" target="_blank">la passion</a> </font></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Carte postale du Québec]]></title>
<link>http://melico.org/2007/12/03/carte-postale-du-quebec/</link>
<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 14:53:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/12/03/carte-postale-du-quebec/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;

Je suis actuellement libraire spécialisée en littérature jeunesse au sein de la , une lib]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center">&#160;</p>
<blockquote><p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/12/lib-monet.png" title="lib-monet.png"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/12/lib-monet.thumbnail.png" alt="lib-monet.png" /></a></p></blockquote>
<blockquote><p>Je suis actuellement libraire spécialisée en littérature jeunesse au sein de la <a href="http://www.librairiemonet.com/profil.php"></a>, une librairie indépendante spécialisée en littérature jeunesse et en bd. Nous sommes au Québec, à Montréal.<br />
Les problématiques des librairies ici sont les mêmes qu'en France, mais il y a des différences. Différences dues à la culture, au rapport au livre, au fait qu' ici le métier de libraire n'est pas reconnu ( il l'est plus en France, si, si!!), que pour le moment il n'existe qu'une seule université qui dispense une formation au métier de libraire ( tout nouveau, tout beau et créée cette année) etc...</p></blockquote>
<blockquote></blockquote>
<p>Je m'autorise une petite entorse en rendant public le début du très beau courriel reçu hier d'Outre Atlantique de la part d'Alice Liénard.<br />
Alice souhaite participer au projet melico, apporter une vision de la librairie indépendante au Québec ...</p>
<p>Une visite sur le site de la <a href="http://http://www.librairiemonet.com/profil.php" target="_blank">librairie Monet</a> nous montre l'importance d'une telle démarche.</p>
<p class="colonne2_large">&#160;</p>
<blockquote><p>Monet poursuit l’idéal de redonner à la profession de libraire ses lettres de noblesse. Nous croyons qu’il ne suffit pas seulement d’améliorer mais de redéfinir l’essence même de la profession. Nous sommes des passeurs de culture ; nous créons un lien entre le livre et le lecteur. Nous croyons que la place accordée aux livres dans notre vie peut faire une différence dans la qualité de nos rapports en tant qu’êtres sociaux. C’est ainsi que nous participons à une réflexion sur le rôle de la librairie en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Au quotidien, une telle démarche prend une place prépondérante dans nos relations professionnelles avec notre clientèle. Plus qu’une simple mission d’entreprise, cet objectif est un véritable engagement dans notre communauté, qui se concrétise depuis plusieurs années par une implication à la fois sociale et culturelle. Cet engagement et l’amour du métier de nos libraires sont à l’origine de nos actions militantes en faveur de la lecture et de la « bibliodiversité ». Par le fait même, nous nous inscrivons activement dans le <a href="http://www.unesco.org/culture/fr/diversity/convention">mouvement international, prôné par l’Unesco</a>, qui vise à faire la promotion et à <a href="http://www.unesco.org/culture/fr/diversity/convention">protéger la diversité culturelle</a>.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Ent'revue # 3 - Histoire(s) de revues]]></title>
<link>http://melico.org/2007/11/29/entrevue-3-histoires-de-revues/</link>
<pubDate>Thu, 29 Nov 2007 21:41:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/11/29/entrevue-3-histoires-de-revues/</guid>
<description><![CDATA[
&nbsp;
Ombres Blanches
Dossier Revues en librairie


De l&#8217;histoire de revue(s) : en guise d]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/revue-ob.jpg" title="revue-ob.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/revue-ob.jpg" alt="revue-ob.jpg" height="339" width="255" /></a></p>
<p align="center">&#160;</p>
<pre><i><font color="#999999"><b>Ombres Blanches</b></font></i></pre>
<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Dossier Revues en librairie<br />
</b></font></p>
<p><b><i><br />
De l'histoire de revue(s) : en guise d'ouverture<br />
</i></b></p>
<h6>Par Olivier Corpet<br />
Source ; Jean Jaurès – Cahiers trimestriels N°146<br />
Histoire(s) de revues Au tournant du siècle -<br />
1998</h6>
<p>Au fond, même en traitant seulement de quelques revues de cette période, la démonstration est éloquente : tout est là, je veux dire que toutes les singularités des revues et toutes les questions essentielles qu’on peut se poser à leur propos ressortent de ces textes.</p>
<p>Citons : la distinction entre petites et grandes revues ; le rôle initiateur des hommes de revue et l’importance des groupes et réseaux d’amis : la prégnance d’une époque (le siècle finissant/commençant) ou d’un événement (l’affaire Dreyfus) ; la revue matrice d’une maison d’édition et d’un catalogue ; les humeurs provinciales contre les hégémonies parisiennes ; les générations de revues et de revuistes ; l’esprit d’une revue ; etc. – ce sont quasiment tous les aspects du phénomène revue qui défilent, des plus matériels et contingents  aux plus symboliques et structurants -bref la revue dans tous ses états. […]</p>
<p>Au tournant du siècle, la diversité de pratiques   et de personnages s’avère emblématique du fonctionnement classique du monde des revues, et que chaque histoire de revue est hologrammatique du genre lui-même et de son devenir.</p>
<p>En effet, chaque aventure de revue met en jeu le destin du genre - ou du moins y prétend. Comment, sur ce point, ne pas relever que nombre de revues, quand elles se lancent, ou quand elles s’arrêtent, volontairement ou non, évoquent, pour en profiter ou pour la contredire   une conjoncture qui la dépasse : soit le renouveau, soit le déclin des revues en général.</p>
<p>En ce sens également, on peut considérer que la revue en particulier, et les revues en général,  condense, reproduit, exprime, subit à sa manière, singulière et unique, l’ensemble des mouvements qui traversent et déterminent la vie culturelle, ses institutions et ses processus.</p>
<p>Chaque revue, toute revue, constitue de ce fait un phénomène complexe qui relève d’une approche pluridimensionnelle, à la fois historique, sociologique, économique, psychologique, sémiologique, …<br />
Pour pouvoir se déployer pleinement et permettre de reconstituer ce qu’on nomme l’histoire d’une revue, cette approche suppose d’aller bien au delà de ce que la revue offre en premier : ses sommaires et ses textes publiés.</p>
<p>La plupart des études conduites jusqu’ici dans ce domaine s’en tiennent à une analyse de contenu plus ou moins développées des textes publiés. Cela peut donner des résultats fort intéressants – on l’a vu par exemple avec l’études des Temps Modernes d’Anne Boschetti-  et permettre d’inscrire une publication dans son époque et dans le champs des revues et plus largement même comme dans le cas de Sartre, dans le champ intellectuel et littéraire. Ce niveau d’analyse cependant ne peut suffire à lui tout seul à épuiser les raisons et les interprétations permettant de comprendre et d’expliquer pourquoi et comment une revue a pu, plus qu’une autre dans une conjoncture politique, historique et culturelle donnée, prendre l’ascendant sur ses concurrentes et bâtir (comme c’est le cas des Temps Modernes) une hégémonie durable.</p>
<p>Ce premier type d’analyse de type « externe » privilégie la revue comme résultat ou comme intention : elle permet, entre autres, de mesurer les effets d’une revue sur son environnement intellectuel, littéraire esthétique, …</p>
<p>Une approche, disons interne, consiste à aborder une revue à partir de ses composantes et de sa dynamique internes, en insistant cette fois sur l’histoire de leurs rapports sous toutes les formes : complicités/conflits, amours/haines… L’accent est alors mis sur la revue comme processus. A ce titre, l’ouvrage d’Auguste Anglès sur les années d’apprentissage de la NRF, jusqu’ici inégalé, constitue un modèle du genre.</p>
<p>Toutefois, cette seconde approche, pour être vraiment féconde et ne pas tomber dans des interprétations psychologisantes ou héroïsantes (le revuiste, ce héros) sans véritable portée ni réelle pertinence, doit impérativement s’appuyer sur des ressources archivistiques significatives permettant d’accéder à des documents essentiels : compte rendus de réunions, correspondances entre les rédacteurs et les auteurs, projets de sommaires et articles, documents comptables, fichiers d’abonnées, etc.</p>
<p>Or tous les historiens qui ont tenté d’étudier une revue se heurtent le plus souvent à l’inexistence de telles archives, celles-ci étant définitivement perdues ou désespérément dispersées et parcellaires.</p>
<p>Ce manque d’archives résulte d’ailleurs en bonne partie de ce qu’est généralement la vie même des revues, lesquelles, à quelque trop rare exception près (comme la revue des deux mondes dont les archives économiques et éditoriales déposées à l’IMEC ont permis des études fort nouvelles ), et pour des raisons évidentes, n’ont jamais le temps et les moyens de nourrir des préoccupations archivistiques très poussées.</p>
<p>Les archives des revues se retrouvent le plus souvent dans les greniers de leurs animateurs, dans les correspondances qu’ils ont échangées, sur les nappes de papier des cafés enfumés – donc, pour beaucoup d’entre elles, perdues à jamais. Conséquence si on veut faire l’histoire d’une revue, surtout dans une approche de type interne, il faut d’abord se livrer à un important, et souvent improbable, travail de recomposition de ces archives.</p>
<p>(…)<br />
Une histoire des revues qui prenne en compte le caractère de fait éditorial total de cahque revue de manière à rendre compte de la complexité de toute expérience revuiste, exige donc, lorsque c’est possible, de combiner analyse interne et analyse externe. Pour cela, je proposerai d’organiser l’étude d’une revue autour du concept de fabrique éditoriale.</p>
<p>Cette expression désigne l’ensemble des dispositifs matériels, fonctionnels, symboliques, et affectifs qui déterminent la production d’une revue, l’organisation de ses sommaires, l’économie de ses textes, ainsi que la structuration des rapports de personnes et de pouvoirs en son sein.</p>
<p>C’est en analysant tous les aspects de cette <b>fabrique éditoriale</b> des revues et en étudiant la « mécanique » subtile, précise qu’elle met en œuvre qu’on pourra comprendre le rôle matriciel et fondateur que jouent et continuent de jouer les revues dans la vie littéraire et intellectuelle.</p>
<p><b><font color="#ff00ff">Prochain article : </font></b><b><br />
Des transformations de la fabrique éditoriale</b></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Temps Modernes : entretien en image avec Sophie]]></title>
<link>http://melico.org/2007/11/26/les-temps-modernes-entretien-en-image-avec-sophie/</link>
<pubDate>Sun, 25 Nov 2007 20:05:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/11/26/les-temps-modernes-entretien-en-image-avec-sophie/</guid>
<description><![CDATA[Les Temps Modernes - Portrait croisé

 Part-1

 Part-2
Sophie Martin nous rend visite un matin, à ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Les Temps Modernes - Portrait croisé</b></font></p>
<p align="center"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/RP4wrwLeFRY'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/RP4wrwLeFRY&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="center"><font color="#808000"><i><b> Part-1</b></i></font></p>
<p align="center"><span style='text-align:center; display: block;'><object width='425' height='350'><param name='movie' value='http://www.youtube.com/v/o_p1A1R722U'></param><param name='wmode' value='transparent'></param><embed src='http://www.youtube.com/v/o_p1A1R722U&rel=0' type='application/x-shockwave-flash' wmode='transparent' width='425' height='350'></embed></object></span></p>
<p align="center"><font color="#808000"><i><b> Part-2</b></i></font></p>
<p>Sophie Martin nous rend visite un matin, à Paris.<br />
Court entretien [en deux parties] en guise de préambule au portrait que nous réaliserons au cours du mois de décembre.</p>
<p>Une belle rencontre annoncée sur les <i>lieux sensibles</i> à Orléans avec  Sophie et Catherine Martin Zay.</p>
<p>Entre[voir] un pan de leur histoire  <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article38" target="_blank">ici</a> ou <a href="http://melico.org/2007/10/04/orleans-les-temps-modernes-lieu-dintelligence-1/" target="_blank">là</a>.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les mythogrammes]]></title>
<link>http://melico.org/2007/11/07/les-mythogrammes/</link>
<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 20:48:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/11/07/les-mythogrammes/</guid>
<description><![CDATA[

Docu-fiction :  Les [vraiment] Modernes
Episode 3 : Les mythogrammes
Date : mars 1968
Mise en gard]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/telphone.jpg" title="telphone.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/telphone.thumbnail.jpg" alt="telphone.jpg" /></a><br />
<font color="#ff00ff"><b><br />
Docu-fiction :  Les [vraiment] Modernes<br />
Episode 3 : Les mythogrammes<br />
Date : mars 1968</b></font></p>
<p><b>Mise en garde  préalable</b> :<br />
<i> Les petites archives [disponibles] de la librairie se visitent de bien des façons.<br />
Documents d'époque ou voix  volontairement arrachées à leur milieu d'origine, ces traces éclairent [ici ] la singulière partitition amusée de <font color="#ff00ff"><b>melico</b></font>.</i></p>
<blockquote><p><b>Quelques réflexions sur l'avenir</b> <b>du livre</b>,<br />
par <i>J. V.M</i>. [Mars 1968].<br />
<i>Bulletin des libraires</i></p>
<p>Un français sur cinq est à l'école. Félicitons-nous de cette fièvre d'apprendre dont notre profession, qui touche de si près aux choses de l'esprit, doit naturellement bénéficier. Même si cette soif de savoir ne traduit en fait que la recherche de diplômes monnayables, il faut penser que le livre demeurera l'élément , non pas unique, mais privilégié et nécessaire, le véhicule indispensable des notions qu'il faut acquérir.</p>
<p>Peut-on pour autant en conclure que l'avenir du livre est assuré ? Nous le pensons, mais il conviendrait pourtant de nuancer, de se montrer prudent. En tou cas, s'il est vrai de dire avec Valery que l'homme avance vers l'avenir à reculons, je pense aussi qu'un retour en arrière, un bref regard sur le passé, pourrait éclairer notre route, en nous faisant mieux saisir, en quelque sorte par le dedans, une évolution qui risque de décevoir certains.</p>
<p>La pensée de l'homme, nous dit le professeur Leroi-Gourhan, s'est d'abord exprimée par la parole, puis s'est doublée par la pensée, fixée d'abord par le moyen de mythogrammes, puis de l'écriture.</p>
<p>Pendant une courte période commencée au XVIII e siècle et aujourd'hui sur son déclin, la perspective d'une alphabétisation planétaire, a pu apparaître comme l'équivalent de la promotion sociale et intellectuelle ; or, dès le XIX e siècle, le mythogramme est réapparu, sous la forme de la bande dessinée. la Radio et la Télé ont completé avec le Cinéma ce retour à la littérature orale et à l'information visuelle. La conservation de la pensée est conçue désormais autrement que dans les livres. <b>Faut-il penser avec Leroi-Gourhan que l'écriture est appelée à disparaître rapidement, remplacée par des appareils dictaphones à impression automatique ? Le libraire en tout cas aura toujours la ressource, conjointement avec le photographe et le Drugstore, de vendre des bandes magnétiques vierges - équivalent du papier blanc de naguère- ou encore des jetons de Juke Box.</b></p>
<p>Qu'en est-il au juste ? Sans doute ne vais-je pas me payer le luxe d'évoquer les statistiques navrantes dont la "Voix de l'édition" s'est fait l'écho récemment. L'adulte nous le savons de source sûre, lit peu, et les rares lectures qu'il s'offre sont le plus souvent - en dehors des prix littéraires, prévendus qu'elle qu'en soit la qualité - le résultat d'une incitation publicitaire.</p>
<p>Jusqu'en ces dernières années, l'enfant - ce consommateur-roi- était notre consolation, notre espérance, nos lecteurs "potentiels" comme dit le jargon professionnel. Or chacun sait que des lecteurs potentiels sont précisement des gens qui ne lisent pas, et qui, dans le climat actuel, ont de moins en moins de chances de venir au livre.</p>
<p>D'ailleurs, dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a plus ni enfants ni vieux : il n'y  a plus que des jeunes ... et des gâteux.</p>
<p>Mais à quoi bon poursuivre ?</p>
<p>Le livre est l'instrument privilégié de la libération sans cesse inachevée de la personne humaine. Mais pour qu'il demeure ce que nous voulons qu'il soit encore, encore faut-il des libraires conscients de leur mission : entretenir la flamme, apporter à tous cette nourriture intellectuelle. Encore faut-il que les libraires en aient les moyens matériels.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Une fantaisie de bon aloi]]></title>
<link>http://melico.org/2007/10/30/lexposition-marchande-en-pratique/</link>
<pubDate>Tue, 30 Oct 2007 16:31:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/10/30/lexposition-marchande-en-pratique/</guid>
<description><![CDATA[&nbsp;
Docu-fiction :  Les [vraiment] Modernes
Episode 1 : Une fantaisie de bon aloi
Période : 1968]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center">&#160;</p>
<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Docu-fiction :  <i>Les [vraiment] Modernes</i><br />
Episode 1 : Une fantaisie de bon aloi<br />
Période : 1968</b></font></p>
<p align="center">&#160;</p>
<pre><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/telphone.jpg" title="telphone.jpg"></a>
<p style="text-align:center;"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/telphone.jpg" title="telphone.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/telphone.jpg" alt="telphone.jpg" />

</a></pre>
<blockquote></blockquote>
<p>Les règles bien connues dites de l'exposition marchande sont-elles  toutes rigoureusement applicables ?</p>
<p>Les premiers énoncés en premier lieu dans ces véritables "Tables de la Loi" du commerçant ne souffrent guère d'exception. Il est incontestable en effet que la marchandise doit être montrée au public et que les prix doivent être clairement marqués. On peut faire une seule restriction en ce qui concerne la mise à la portée de la main de la clientèle car tous les articles ne supportent pas sans dommage des manipulations répétées.</p>
<p><b>AVOIR DE LA PERSONNALITE</b><br />
Les règles n°4 et 5 sont relatives à la disposition générale du magasin. La première recommande d'étudier soigneusement la valeur commerciale de chaque mètre carré du local et de placer les articles qui s'achètent après délibération dans le fond alors que les offres d'achats par impulsion seront faites près de la porte et des caisses.</p>
<p>La règle suivante préconise le classement des marchandises  présentées selon leurs caractères communs ou leurs usages complémentaires, de façon à faciliter la circulation de la clientèle et abréger son choix.</p>
<p>Sages conseils qui tracent une ligne de conduite générale dont chacun devrait s'inspirer. Mais à les suivre à la lettre, ne risque-t-on pas d'aboutir à un magasin standard dénué de personnalité ? De nombreux exemples montrent que cette crainte n'est pas exagérée.</p>
<p>Conserver à ses locaux une physionomie particulière qui marque la différence avec les concurrents ne doit pas être interprété chez le détaillant comme une preuve d'esprit rétrograde. On peut être moderne tout en restant personnel et se garder de l'imitation servile d'entreprises qui exploitent des méthodes commerciales différentes.</p>
<p>Il convient donc de trouver un point d'équilibre entre les exigences d'une organisation rationnelle et une fantaisie de bon aloi qui classe une maison et fait que le public y vient avec plaisir pour échapper à l'atmosphère parfois déprimante des grandes entreprises de distribution.</p>
<p>Même les formes d'association entre commerçants indépendants, si elles peuvent communiquer un "air de famille" à leurs adhérents, ne doivent pas aboutir à une uniformité qui serait contraire aux principes fondamentaux qu'elles s'efforcent de sauvegarder. Nous rappelions, il y a quelques mois dans cette revue que l'image du magasin doit être, dans l'esprit du consommateur, aussi nette et aussi différenciée que celle d'un visage humain.</p>
<p>Il n'est pas exagéré de dire qu'il s'agit d'une chose vivante et cela est de première importance car l'acte d 'achat doit être considéré comme une manifestation caractéristique de la vie dont le champ d'application ne saurait être sclérosé.</p>
<pre><b>Sources : Feuilles d’informations techniques - CECOD
</b>Publication mensuelle - 15e année - N°5
Pages 75 à 77<b>
Date de publication : MAI 1968</b></pre>
<blockquote></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Chassons la poussière ]]></title>
<link>http://melico.org/2007/10/30/le-service-de-salubrite-1968/</link>
<pubDate>Tue, 30 Oct 2007 15:04:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/10/30/le-service-de-salubrite-1968/</guid>
<description><![CDATA[Docu-fiction :  Les [vraiment] Modernes
 Episode 2 : Chassons la poussière
 Période : 1968

Parmi ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Docu-fiction :  <i>Les [vraiment] Modernes</i></b></font><br />
<font color="#ff00ff"><b> Episode 2 : Chassons la poussière</b></font><br />
<font color="#ff00ff"><b> Période : 1968</b></font></p>
<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/comprime-rationnel.jpg" title="comprime-rationnel.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/11/comprime-rationnel.jpg" alt="comprime-rationnel.jpg" /></a></p>
<p>Parmi les différentes formes de service au client qui constituent la politique commerciale d'une entreprise : service de proximité, système de crédit, garderies d'enfants, etc...il est une forme de service encore peu étudiée en France mais qui est prise en considération aux Etats Unis et dans les pays scandinaves : "le service de salubrité".Il ne s'agit pas de veiller à rester dans les règles édictées par les autorités pour préserver la santé publique, mais d'aller au delà. C'est se battre constamment pour être plus propre, plus salubre que ses concurrents et inspirer confiance aux clients sur ce point particulier.</p>
<p>Déjà en France, les fabricants sont sensibilisés  à ce problème.</p>
<p>Il est intéressant d'essayer de transposer à l'échelle du magasin de détail l'application de cet état d'esprit et le bénéfice moral qu'en tirerait l'entreprise. Bénéfice moral qui ne saurait tarder à se traduire par un bénéfice réel, la clientèle étant plus sensible qu'on le croit à ce qui fait preuve de la plus stricte hygiène, de la plus rigoureuse propreté et préserve la santé.</p>
<p>Sans être aussi attentifs que les Scandinaves, ou les anglo-saxons, à se prémunir contre les germes microbiens, chacun apprécie que les produits soient présentés sur une forme les protégeant de tout contact nocif ou déplaisant.</p>
<p><b>CHASSE A LA POUSSIERE</b></p>
<p>Il serait bon de faire la chasse aux poussières non seulement sur les articles où elle peut se déposer, que ceux-ci soient emballés ou non, mais encore là où leur présence risque de nuire à la présence efficace des objets.<br />
Il faudra également veiller à ce que soient ramassés les papiers, les bouts de ficelle, les épingles, les étiquettes, les agrafes... qui, au cours des ventes et des encaissements, tombent au sol.</p>
<p><i>Non seulement tout dans le magasin doit être propre, mais donner l'impression d'être plus que propre</i>.</p>
<p>Une peinture murale écaillée ou fissurée, des traces au plafond ou sur le sol, un porte-étiquette tordu, une pancarte écornée, tout cela peut faire rejaillir sur les produits vendus une impression désastreuse : celle qu'ils ne sont pas vendus dans les meilleures conditions de salubrité.</p>
<pre><b>Source : Feuilles d'informations techniques - CECOD

</b> Publication mensuelle - 15e année - N°5 Pages 71 à 74</pre>
<pre><b>Date de publication : MAI 1968</b></pre>
<blockquote></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Situation de la librairie dans quelques pays européens.]]></title>
<link>http://melico.org/2007/10/29/situation-de-la-librairie-dans-quelques-pays-europeens/</link>
<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 16:37:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.org/2007/10/29/situation-de-la-librairie-dans-quelques-pays-europeens/</guid>
<description><![CDATA[Les cahiers de la librairie

  Edition : Les Cahiers du SLF
Numéro 2 : mai 2005

Il est bien connu ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b><font color="#ff00ff">Les cahiers de la librairie<br />
</font></b></p>
<pre>  <b>Edition : Les Cahiers du SLF</b>
Numéro 2 : mai 2005</pre>
<blockquote>
<p class="MsoNormal">Il est bien connu que franchir ses frontières ne sert pas seulement à découvrir de nouveaux paysages et des moeurs forcément étranges,mais permet de regarder autrement son propre pays et donc d’accroître ses chance de le mieux comprendre.C’est un peu le double intérêt escompté des articles ici rassemblés, sur la situation de la librairie en Italie, Hongrie, Allemagne, Pologne, Espagne et au Royaume-Uni.</p>
<p>Ils sont l’occasion de découvrir les spécificités du commerce du livre dans des traditions et des conditions socio-économiques parfois fort éloignées des nôtres : la Pologne et la Hongrie qui, il y a 15 ans, ne connaissaient qu’édition et librairies d’État, ont depuis subi une véritable révolution économique; l’Italie et l’Espagne sont confrontées au phénomène des livres distribués avec les journaux et les magazines ; et le Royaume-Uni subit les conséquences paradoxales d’un prix du livre totalement libre.</p>
<p class="MsoNormal">À côté de cela, on retrouve des éléments communs à la situation française – frais spécifiques de la librairie, concurrence des chaînes et de la vente en ligne, diminution du nombre des «grands lecteurs», changement de comportement des consommateurs etc.– que Benoît  Bougerol a intégrés à sa synthèse, et pertinemment commentés.</p>
<p class="MsoNormal">Enfin, Jean-Marie Ozanne nous rappelle avec ses «choses vues» dans des régions où se procurer un livre n’est pas chose facile, qu’il existe aussi une autre réalité de la librairie.</p>
<p class="MsoNormal">Si je devais personnellement distinguer un seul élément de réflexion des nombreuses informations que nous procurent ces différentes approches, ce serait l’immense difficulté qu’il y a dans l’étude du commerce du livre à dépasser le quantitatif des statistiques. L’importance de la qualité de la production éditoriale pour la survie de la librairie indépendante est pourtant indéniable, mais difficile à aborder. Dans son article sur le Royaume-Uni,Frank Fishwick nous dit que,depuis la disparition du prix unique en 1995, «la valeur totale des dépenses de consommation de livres a augmenté de 68%». On sait aussi qu’au Royaume-Uni, de 1998 à 2003, la part de marché de la librairie indépendante est passée de 19,9% à 12,8%. On peut donc légitimement s’interroger sur la nature des livres dont la «consommation» a augmenté. Les chaînes de librairies et les supermarchés – qui à eux deux ont, dans la même période, augmenté leur part de 7% – sont plus réputés vendre des best-sellers à prix cassés que de la poésie et des sciences humaines à prix normal.Et lorsque l’auteur conclut sur l’espoir que dans la décennie à venir,il y aura encore de «bons livres à vendre», cela ressemble fort à un voeu pieux.</p>
<p class="MsoNormal">Il faudra bien parvenir un jour à trouver le moyen de distinguer ce que les catégories statistiques confondent allègrement: le livre de cuisine illustré et la monographie sur Bronzino faisant date, les mémoires d’une chanteuse éphémère et le récit d’un témoin du drame cambodgien, le roman «écrit» par une présentatrice du journal télévisé ou un homme public et le fruit d’années de travail d’un écrivain indispensable. Pour pouvoir appréhender la situation réelle de l’édition et de la librairie, et leur devenir, il faudra bien un jour dépasser l’approche quantitative, indispensable mais dangereusement incomplète.</p>
</blockquote>
<p>Jacques Bonnet</p>
<p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/slf-cahiers-2.pdf" title="Les Cahiers, N°2, 2005">Les Cahiers, N°2, 2005</a></p>
<pre><b>Directeur de la publication: Christian Thorel
Rédacteur en chef: Jacques Bonnet
Secrétaire de rédaction: Noémi Rivet</b></pre>
<h6>Ce cahier n’aurait pu être réalisé sans l’aide d’un certain nombre de personnes. Que soient donc sincèrement remerciés Jean-Guy Boin et Catherine Fel du Bief,Vera Michalski de Buchet-Chastel, Françoise Dubruille de l’European Booksellers Federation, Giorgio Pinotti des éditions Adelphi et Adam Biro des éditions du même nom.</h6>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Atouts et handicaps de la librairie indépendante]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/27/atouts-et-handicaps-de-la-librairie-independante-2/</link>
<pubDate>Sat, 27 Oct 2007 13:20:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/27/atouts-et-handicaps-de-la-librairie-independante-2/</guid>
<description><![CDATA[Les cahiers de la librairie

Edition : Les Cahiers du SLF
Numéro 1 novembre 2004

 Durant plusieurs]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b><font color="#ff00ff">Les cahiers de la librairie<br />
</font></b></p>
<pre><b>Edition : Les Cahiers du SLF
</b>Numéro 1 novembre 2004</pre>
<blockquote>
<p class="MsoNormal"> Durant plusieurs décennies le paysage éditorial français s’est modifié par touches légères, et quasiment imperceptibles, jusqu’à aboutir, de rachat en rachat, à ce que les économistes appellent joliment un «duopole à franges concurrentielles».Ou pour le dire autrement, deux groupes dominants:Vivendi Universal Publishing (ex-Presses de la Cité, ex-CEP Communications, ex-groupe de la Cité, ex-Havas) et Hachette, quatre éditeurs indépendants importants (Gallimard, Flammarion, Albin Michel et Le Seuil), quelques dizaines d’éditeurs de taille moyenne et plusieurs milliers d’autres à la production plus modeste.</p>
<p class="MsoNormal">L’échec des projets planétaires de Jean-Marie Messier qui entraîna la vente de 40% d’Editis (ex-VUP) à Hachette et des 60% restants au groupe Wendel, a modifié si ce n’est le volume général du duopole, tout au moins le poids respectif de ses deux membres.Par ailleurs, deux éditeurs indépendants ont été récemment rachetés : Flammarion par Rizzoli en 2000, et Le Seuil par La Martinière début 2004.</p>
<p class="MsoNormal">Cette concentration de l’édition s’est accompagnée de celle de la distribution. L’accroissement de la production, et par là même des flux de livraisons et de retours, sans oublier celui des titres disponibles (environ 600000), a eu pour conséquence une sophistication technologique de la distribution nécessitant une hausse de la taille critique des outils industriels.D’où la disparition des distributions «maison», encore nombreuses dans les années quatre-vingt. Aujourd’hui les deux premiers distributeurs traitent 60% de la production éditoriale, et les 10 principaux distributeurs concentrent 90% des ouvrages commercialisés en France.</p>
<p class="MsoNormal">La librairie elle-même n’a pas échappé au phénomène, Le Furet du Nord (et ses 13 magasins), les Virgins Mégastore, le réseau Extrapole, sont venu s’agréger au deuxième libraire de France : Hachette.</p>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
<p class="MsoNormal">La librairie indépendante est donc le seul secteur à avoir conservé son salutaire émiettement.<br />
Car le paradoxe est là, cet éparpillement, économiquement handicapant, s’est transformé en une garantie d’autonomie.On peut, d’un seul chèque, acheter n’importe quel groupe d’édition ou une chaîne de librairie, on ne peut pas acquérir les 1000 plus importantes librairies de France.</p>
<p class="MsoNormal">Dans le même temps que son autonomie était structurellement préservée,la librairie indépendante s’est peu à peu retrouvée investie d’une mission de conseil éditorial de proximité.Car,un autre phénomène de concentration,le rapprochement exagéré et douteux des médias et de l’édition – les mêmes sont critiques, auteurs, éditeurs, jurés –, pose le problème récurrent de l’information littéraire en France, et de son peu de fiabilité.</p>
<p class="MsoNormal">La télévision, de son côté, a vu après le départ de Bernard Pivot, les émissions littéraires se transformer en émissions de variétés ou de confidences intimes, si ce n’est impudiques.Le livre est donc en train,à l’instar des films,de glisser lentement mais sûre-ment de la critique à la promotion,et le libraire est devenu, la force des choses, le recours du lecteur en quête de conseilsplus sincères.</p>
<p class="MsoNormal">Deux leçons sont à tirer de cette évolution.D’abord le secteur de la librairie a subi de plein fouet les conséquences de transformations (production éditoriale, outils de distribution, information des lecteurs,etc.) dont l’origine lui échappait totalement.</p>
<p class="MsoNormal">Ce qui l’a amené par exemple à se porter devant la Commission Européenne de la concurrence pour l’affaire Hachette/Editis. D’autre part, on a pu constater à l’occasion de ces récents événements, l’absence de réflexion, autre qu’individuelle, sur l’avenir de la lecture,de l’édition,du commerce du livre,etc.Cette absence est d’autant plus curieuse que l’édition est censée être, par nature, le creuset de la réflexion en général et les rayons des librairies sa destination de prédilection.</p>
<p class="MsoNormal"><b>Cette impuissance devant les événements et cette prise de conscience d’un déficit de prospective des professions du livre ont sans nul doute participé à l’idée de ces Cahiers, avec pour ambition, modeste, de fournir des outils permettant une meilleure appréhension de la situation actuelle et, par là, de son devenir.</b></p>
<p class="MsoNormal">Puisque tout bouleversement de l’édition, de la distribution, de l’information éditoriale se répercute sur la librairie, il est naturel que celle-ci se soucie des autres chaînons du livre.</p>
<p class="MsoNormal">Cette première livraison consacrée aux «Atouts et handicaps de la librairie indépendante» rassemble des contributions d’éditeurs (Bruno Caillet, François Gèze), de libraires</p>
<p class="MsoNormal">(Christian Thorel, Denis Bénévent) et d’économistes (Jean Guy Boin, Françoise Benhamou), c’est dire qu’il ne s’agit en rien d’une publication professionnelle. Les Cahiers du SLF souhaitent s’adresser, puisque tout se tient, aux différents secteurs de l’activité du livre en France, avec l’espoir de susciter discussions et initiatives comparables.</p>
<p class="MsoNormal"> Jacques Bonnet</p>
</blockquote>
<pre><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/slf-cahiers-1-def.pdf" title="Les Cahiers, N°1, 2004">Les Cahiers, N°1, 2004
</a><b>Dirrecteur de la publication: Christian Thorel

Rédacteur en chef: Jacques Bonnet

Secrétaire de rédaction: Noémi Rivet</b></pre>
<p class="MsoNormal">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les deux figures du libraire ]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/26/les-deux-figures-du-libraire/</link>
<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 10:06:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/26/les-deux-figures-du-libraire/</guid>
<description><![CDATA[Archives Etudes et recherches

Le commerçant et le militant
Librairies en Rhône-Alpes -
 L’étud]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b><font color="#ff00ff">Archives Etudes et recherches<br />
</font></b><br />
<font color="#ff00ff"><b>Le commerçant et le militant</b></font><br />
<i>Librairies en Rhône-Alpes -</i></p>
<p><span class="ptexte"> L’étude est basée sur les réponses de 90 libraires de premier et second niveau, sondés grâce à un questionnaire détaillé et à une série d’entretiens individuels. Conduite et rédigée par <a href="http://matisse.univ-paris1.fr/benhamou/" target="_blank">Françoise Benhamou</a> (professeure à l’université de Rouen et chercheuse à Paris 1) avec le concours d'Elisabeth Mandallaz (Arald), complétée par une cartographie de Frédéric Lamantia, cette étude propose une analyse des conditions d’exercice du métier et une approche économique de cette profession, toujours tiraillée entre commerce et militantisme.</span></p>
<p><i>Étude réalisée avec le soutien de la Région Rhône-Alpes et de la Direction régionale des affaires culturelles.</i></p>
<p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/etudelib.jpg" title="etudelib.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/etudelib.thumbnail.jpg" alt="etudelib.jpg" /><br />
</a><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/etude_librairie.pdf" title="Etude en format PDF."></a></p>
<p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/etude_librairie.pdf" title="Etude en format PDF.">Etude en format PDF.</a><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/etudelib.jpg" title="etudelib.jpg"><br />
</a></p>
<pre><span class="ptexte"><b>88 p., 12 €</b></span></pre>
<pre><span class="ptexte"><b>ISBN 978-2-913384-18-7        </b></span></pre>
<pre><span class="ptexte"></span></pre>
<h4><span class="ptexte"><br />
</span><span class="pauteur">Source :<a href="http://www.arald.org/spublications.php" target="_blank">Arald, mars 2007</a></span></h4>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[D'une Histoire de la librairie ]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/25/dune-histoire-de-la-librairie/</link>
<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 13:24:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/25/dune-histoire-de-la-librairie/</guid>
<description><![CDATA[Publication 
Frédérique Leblanc, directrice scientifique D’une Histoire de la librairie aux côt]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Publication </b></font></p>
<p><a href="http://www.gtm.cnrs-bellevue.fr/site-gtm/Fiches%20Indiv%20Membres/leblanc.htm" target="_blank">Frédérique Leblanc</a>, directrice scientifique <b><i>D’une Histoire de la librairie</i></b> aux côté de Patricia Sorel,  nous présente brièvement l'ambition du projet à paraître en 2008.</p>
<p align="left">&#160;</p>
<blockquote><p>Il s’agit d’un travail devant couvrir l’ensemble des problématiques se rapportant au métier de libraire et plus largement à tout type de vente de livres. L’ouvrage de 500 à 700 pages (plus d’un million de signes), alliera articles de fond et encadrés, et sera illustré par une abondante iconographie.</p>
<p>La majorité des articles qui paraîtront dans cet ouvrage ne sont pas la reformulation de recherches déjà publiées par ailleurs, mais le fruit de recherches inédites, voire des ouvertures de nouvelles pistes de recherche.</p>
<p>L’aspect novateur de cet ouvrage est donc autant une difficulté (en particulier du fait du court laps de temps dont nous disposions pour sa rédaction) que l’un des principaux intérêts de ce travail, en terme éditorial comme en terme de publications pour les chercheurs. Au final, sur les 38 auteurs, 18 sont des professionnels des métiers du livre et de l’écrit, et 20 des enseignants-chercheurs (en sociologie, histoire, information-communication, sciences politiques, économie, littérature et civilisation anglaise — membres de GTM, du CHCSC, du MATISSE, du GRS de l’ENS Lyon, du CERTOP à Toulouse, du centre Alexandre Koyé, du Centre d’Histoire du xix siècle de Paris I-Paris VI ; enseignant dans les universités de Paris V, Paris X, Paris XIII, Versailles Saint-Quentin, Rouen, et dans les IEP de Grenoble et Bordeaux).</p>
<p>Les premiers résultats éclairent la période de l’après-guerre longtemps<br />
« effacée » par le nouveau profil de la librairie et des libraires induit par la loi du prix unique du livre (1981) et le changement d’échelle de la commercialisation du livre, ainsi que la diversité des « cultures professionnelles » des différents types de points de vente du livre.</p>
<p>Ils mettent également en évidence l’évolution des pratiques professionnelles liées aux conséquences de changements sociaux (désacralisation du livre, changement des modes de « consommation », accroissement de la durée des études, etc.) comme à ceux intervenus dans le secteur de la production/diffusion du livre elle-même (nouvelles formes de commerce, introduction de l’informatique dans les modes de travail, formation professionnelle etc.).</p></blockquote>
<p>Frédérique Leblanc</p>
]]></content:encoded>
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<title><![CDATA[Un passeur à l'affût]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/23/un-passeur-a-laffut/</link>
<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 16:33:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/23/un-passeur-a-laffut/</guid>
<description><![CDATA[Brève 

Une nouvelle librairie qui ouvre ses portes, c&#8217;est une occasion pour Epinal et sa ré]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Brève </b></font></p>
<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/logo.gif" title="logo.gif"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/logo.gif" alt="logo.gif" /></a></p>
<blockquote><p>Une nouvelle librairie qui ouvre ses portes, c'est une occasion pour Epinal et sa région de rassembler toutes les curiosités autour du livre.<br />
Le livre qui est à la fois instrument de savoir et qui aiguise toutes sortes de facultés : l'imagination, la critique, le désir...Le lecteur, quel qu'il soit, se voit offrir un parcours qui appartient en propre à la librairie. Chaque librairie met en valeur ses ouvrages selon des choix bien déterminés.<br />
<a href="http://www.aumoulindeslettres.fr/" target="_blank"> Au Moulin des Lettres</a> la littérature en est le fil conducteur. Elle constitue les fondements de l'édifice. Pour autant le livre ne peut être réduit à cette seule discipline. Parce qu'un lecteur exerce sa curiosité en direction de plusieurs domaines.</p>
<p>Ce qui fait la force du livre c'est justement sa capacité à restituer l'humanité dans sa diversité. Le lecteur attentif l'aura bien compris. Plus il lira, plus son désir de lecture augmentera. Nous, libraires, nous devons sans cesse nourrir cette capacité qu'il a d'aborder cette part d'humanité, petite ou grande, qui est contenu dans chaque ouvrage.</p>
<p>A nous de faire en sorte qu'à chacune de ses visites se produisent des rencontres, des rencontres invisibles certes, mais bien réelles entre celui qui lit et celui qui a écrit.</p>
<p>Actes de présence, actes du passé.</p>
<p>Le libraire est ce passeur toujours à l'affût d'une rencontre.</p></blockquote>
<blockquote><p>Claire Strohm et Robert Roth</p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Ent'Revues - Le salon #2]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/22/entrevues-suite/</link>
<pubDate>Mon, 22 Oct 2007 17:32:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
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<description><![CDATA[&nbsp;
Dossier : Revues/Librairies 

[Rappel des faits]
Depuis 1986, l&#8217;association Ent&#8217;r]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center">&#160;</p>
<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Dossier : Revues/Librairies </b></font></p>
<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/filament201007.jpg" title="filament201007.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/filament201007.jpg" alt="filament201007.jpg" /></a></p>
<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>[Rappel des faits]</b></font></p>
<p>Depuis 1986, l'association Ent'revues s'attache à mettre en valeur  les revues culturelles contemporaines suivant trois axes  principaux :   information sur les revues avec son Catalogue en ligne  des revues culturelles ( 2100 références actualisées sur son site <a href="http://www.entrevues.org/actualites" target="_blank">www.entrevues</a>), histoire et réflexion avec, en particulier, la  publication de La Revue des revues (39 nos parus) et promotion par  l'organisation de nombreuses soirées et d'une grande manifestation  annuelle : le Salon de la revue.</p>
<p>Au mois de juin dernier, nous avions travaillé avec André Chabin sur la question de la présence des revues physiques en librairie. Nous reproduisons le texte qu'il nous avait proposé  à cette occasion, repris par ailleurs et à destination du réseau des libraires indépendants. Ce texte pose la question de la valorisation  de ces objets  de réflexion et de création et du nécessaire accompagnement  à leur survie.</p>
<blockquote><p> Avouons-le sans détour, « incommodes » c’est bien l’adjectif le plus poli que nombre de libraires appliqueraient volontiers aux revues. Pullulantes mais difficiles à saisir, intermittentes, habitant toutes les dimensions possibles et impossibles – du format journal à celui du timbre-poste – , se dérobant volontiers au rituel des tables thématiques, leur singularité est encombrante, leur projet parfois énigmatique, leur mode de commercialisation erratique. Dévoreuses d’espaces pour une rotation lente, échappant souvent – hélas ! – aux circuits classiques de diffusion, elles contraignent le libraire à une opération en plus, rien que pour elles…Bref de bien piètres sujets commerciaux.<br />
C’est dire le mérite de tous les libraires qui, nonobstant, tentent à la faveur d’un présentoir spécifique, d’une table réservée, d’en offrir un éventail significatif.<br />
Nous ne pouvons que les en féliciter et les remercier. Ces libraires savent bien que les revues ne vont guère doper leur chiffre d’affaires, mais ce qu’ils savent aussi c’est que sans les revues, ils manqueraient un peu de ce qui fait le prix de leur métier : le goût de la découverte, l’écoute de ce qui naît (d’écriture et de pensée), l’accueil à ce qu’il y a de plus fragile et de plus inventif, la volonté de défendre – à côté des livres pressés – ses curieux objets à « combustion lente ». Dans les revues, ils retrouvent aussi l’ardeur militante et le goût de l’artisanat :  l’édition incarnée en somme.<br />
Enfin, ils ont compris – et c’est l’ancien libraire qui se souvient –  que leurs fidèles clients qui les feuillettent toutes pour n’en acheter guère ne leur pardonneraient pas si elles venaient à disparaître de leurs rayons : c’est que la présence des revues scelle aussi la qualité d’un lieu.<br />
Et ce lieu, une revue peut aussi l’animer : on le dit avec l’expérience de nombreuses soirées organisées par Ent’revues au fil des années. Nous avons toujours été frappé par la qualité des « plateaux » qu’une revue peut réunir, par la variété des interventions qu’elles savent imaginer, par le nombre de personnes qu’elles sont capables de « draguer » pour un moment avec elles. Car une revue, c’est aussi un organisme vivant toujours prêt à déborder de ses pages.<br />
10 000 personnes ! C’est le nombre de visiteurs qui déferlent pendant les deux jours du Salon de la revue que nous organisons chaque année. N’est-ce pas le témoignage que les revues ne sont donc pas des objets si élitistes qu’on le dit, qu’elles savent intriguer, séduire, convaincre un public large qui nous fait régulièrement cette demande :<br />
« est-ce qu’on les trouve en bibliothèques ? »,<br />
« est-ce qu’on les trouve en librairie ?<br />
On aimerait pouvoir leur faire une réponse moins laconique…<br />
Alors imaginer de nouvelles passerelles entre les revues et les libraires dont elles espèrent tant, fourbir les nouveaux outils sachant combiner la fringale de liberté des unes et la fragile mais farouche volonté d’indépendance des autres ? Un chantier indispensable et urgent : les esprits comptables veillent…</p>
<p><i>André Chabin<br />
directeur d’Ent’revues</i></p></blockquote>
<p>La table ronde qui a réuni quelques acteurs du Web, hier au salon Ent'revue a permis d'engager une réflexion commune, d'envisager des pistes de travail. Dont acte.</p>
<p>La présentation du projet EURENET, réseau de revues culturelles françaises, italiennes et espagnoles va dans ce sens.<br />
A l'initiative de ce réseau naissant,  les associations CRIC (Coordinamento di Reviste italiane di Cultura), Ent'revues et ARCE (Association de Editores de Revistas Culturales de Espana)...</p>
<p>A suivre.</p>
<pre>PS : si vous souhaitez suivre le projet EURENET, nous vous signalerons sa mise en ligne
prochaine.</pre>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Ent'Revues, le salon #1]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/21/entrevue-le-salon/</link>
<pubDate>Sun, 21 Oct 2007 17:28:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/21/entrevue-le-salon/</guid>
<description><![CDATA[
Dossier : Revues / Librairies
&nbsp;
&nbsp;


Consacrer un dossier aux revues physiques, prolongée]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/metro201007.jpg" title="metro201007.jpg"></a></p>
<p style="text-align:center;" align="center"><font color="#ff00ff"><b>Dossier : Revues / Librairies</b></font></p>
<p style="text-align:center;" align="center">&#160;</p>
<p style="text-align:center;" align="center">&#160;</p>
<p style="text-align:center;" align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/revue.jpg" title="revue.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/revue.jpg" alt="revue.jpg" /></a></p>
<p style="text-align:center;" align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/revue201007jpg.jpg" title="revue201007jpg.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/revue201007jpg.jpg" alt="revue201007jpg.jpg" /></a></p>
<p align="left">Consacrer un dossier aux revues physiques, prolongées en ligne n’est pas une fin en soi.</p>
<p>Pourtant, à y regarder de plus près, la Revue est une vigie, placée aux avant-postes des mutations éditoriales, [ création - précarité économique -diffusion]</p>
<p>La Revue est-elle [ou non] le miroir des interactions possibles entre objet et univers en ligne : complément interactif ou cannibalisation ?</p>
<p>Une série d’articles puis d’entretiens (libraires, éditeurs et diffuseurs) viendront progressivement enrichir ce dossier.</p>
<p>Autant d’opportunités pour questionner les modalités de valorisation des revues physiques en librairies   (formation, outils professionnels de référencement, mises en avant) en partenariats avec l’association Ent’revues -</p>
<p style="text-align:center;" align="left">&#160;</p>
<p style="text-align:center;" align="center">&#160;</p>
<p align="center">&#160;</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[19/10/07 ]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/20/79/</link>
<pubDate>Sat, 20 Oct 2007 16:39:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/20/79/</guid>
<description><![CDATA[ 
[Travail sur les archives - Année 1995]
Je reçois la seconde partie de la thèse  de Frédériqu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/ciel.jpg" title="ciel.jpg"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/ciel.jpg" alt="ciel.jpg" /></a></p>
<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>[Travail sur les archives - Année 1995]</b></font></p>
<p>Je reçois la seconde partie de la thèse  de <a href="http://www.chcsc.uvsq.fr/ficheschercheurs/Leblanc/Leblanc.html" target="_blank">Frédérique Leblanc </a>intitulée<i> Du statut social à la pratique professionnelle : construction d'une identité professionnelle, libraire</i> publiée en décembre 1995 sous la direction de Robert Castel.</p>
<p>Le regard et le travail de Frédérique me permette d'interroger la notion complexe d'identité professionnelle .<br />
Dès l'introduction relative aux méthodes d'enquête, je relève quelques remarques interessantes de la part de l'auteur :</p>
<blockquote><p>L'enquête par questionnaire exigeait des participants non seulement des indications sur leur pratique, mais parfois un bilan de perspectives. Or, s'ils n'avaient pas besoin de nos questions pour être en mesure de décrire leur pratique ou faire le bialn de leur activité, rien ne permet d'affirmer qu'ils avaient formulés dans les termes que nous leur imposions. Comme toute enquête, celle-ci a donc demandé aux personnes qui ont bien voulu participer de fournir des renseignements sous une forme qui ne correspondaient pas forcément à "leur réalité"...</p></blockquote>
<p>Puis plus loin,</p>
<blockquote><p>L'enquête entreprise ne peut être confondue avec la photographie d'une situation prise sur le vif. Elle donne au contraire une image où chaque personne a décidé de se présenter ou non et où chaque figurant a eu le temps de se préparer pour donner de lui l'apparence qu'il pense correspondre le mieux à ce qu'on attend de lui ou à celle qu'il veut donner de lui même. C'est ainsi que les personnes qui ont participé à l'enquête ont présenté le résultat d'une réflexion plus ou moins appronfondie et travaillée sur leur trajectoire.</p></blockquote>
<p>En 1993-1995, FL a pu appréhender divers types de librairies par le biais des quatre groupements professionnels  : l'Oeil de la lettre, Clé, la Voie du livre et Majuscule.</p>
<p>La notion d'identité professionnelle interrogeait l'articulation entre identité héritée [origine sociale familiale, parcours personnel] et identité visée [ici par l'appartenance à un groupement], pondérée des contraintes extérieures [ environnement législatif, commercial et géographique].</p>
<p>Du haut de <i>ses 12 ans</i>, cette thèse m'apporte un éclairage précieux sur le contemporain. La lecture [en premier vol] des entretiens  peut donc commencer...</p>
<p><i>À suivre.</i></p>
<pre>Cette thèse a  servi de socle aux travaux suivants :
<i>Libraire, un métier</i> , L'Harmattan (Logiques sociales), février 1998,
<i>Le commerce de la librairie en France au XIXe siècle</i>,
sous la direction de Jean-Yves Mollier,  

1791-1914, <i>la métamorphose de la librairie</i>, IMEC Editions,
Editions de la MSH, 1998.</pre>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Les Nouveautés : 1970-2007]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/09/les-nouveautes-1970-2007/</link>
<pubDate>Tue, 09 Oct 2007 07:44:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/09/les-nouveautes-1970-2007/</guid>
<description><![CDATA[Beaucoup de Lyonnais n’en reviennent toujours pas…La librairie des Nouveautés ferme ses portes ]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>Beaucoup de Lyonnais n’en reviennent toujours pas…La librairie des Nouveautés ferme ses portes à la fin du mois d’octobre. Pire encore, cette librairie emblématique de la place Bellecour, située en pleincentre de Lyon, ne sera pas reprise et disparaîtra « au profit » d’une banque.1970-2007, fin de l’histoire. Trente-sept années de service pour Robert Bouvier, et c’est « le coeur serré » qu’il quitte « cette très belle et très honorable vieille dame ». Une fameuse santé à un peu plus de cent vingt ans. Car c’est déjà une librairie que Robert Bouvier rachète en 1970. Elle a tout d’abord fait partie d’une Librairie-imprimerie-gravures (un classique du début du XXe siècle), avant d’appartenir à un psychiatre lyonnais. En 1970, après avoir fait ses armes à La Proue, auprès des frères Péju, créé la librairie Feuilles vives puis tenu la librairie du Parc – entre 1968 et 1970 –, Robert Bouvier trouve enfin<br />
sa « passion amoureuse ». Il ne résiste pas et s’installe Place Bellecour. Au bout de près de quarante ans de vie commune, après plus de deux mille signatures, qui disent combien les Nouveautés sont toujours restées un lieu d’échange et de rencontre, mais aussi un lieu de diffusion intellectuelle, le libraire avoue « un sentiment d’usure ». Son constat est sans appel : une clientèle qui vieillit et pas de relais trouvé avec les 18-30 ans, qui entrent plus difficilement dans les librairies ; une boulimie de la production éditoriale et littéraire qui poursuit sa course à la surproduction ; les conséquences d’Internet… « Le paysage du livre a des allures de monde finissant », commente sereinement Robert Bouvier, avant de revenir à ce qui ne cesse de l’occuper : « une librairie est une aventure personnelle, une passion amoureuse. Si on regarde la comptabilité, on choisit de ne pas en ouvrir une. » Lui a donc décidé de fermer la sienne, après avoir, estime-t-il, fait des efforts pour rendre possible une reprise. Cela n’aura pas suffi. Les étagères se vident, les clients entrent sans cesse et trouvent difficilement les mots. L’émotion est palpable. Le dernier invité pour une signature aura été Laurent Rey, le 28 septembre. Son livre s’intitule Grammaire du désastre. Et c’en est un de voir disparaître ces vitrines de plus d’un siècle, ce haut lieu du<br />
livre et de la littérature en plein centre-ville. Mais le libraire ne veut pas d’atermoiement. « Je pars en disant merci », conclue Robert Bouvier.<br />
Nous aussi •<br />
Par Laurent Bozon. <a href="http://www.arald.org/pdf/LL/livre_lire227.pdf" target="_blank">Livre et lire</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[8H30 à Folies d'encre]]></title>
<link>http://melico.wordpress.com/2007/10/08/8h30-a-folies-dencre/</link>
<pubDate>Thu, 04 Oct 2007 20:34:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>HC</dc:creator>
<guid>http://melico.wordpress.com/2007/10/08/8h30-a-folies-dencre/</guid>
<description><![CDATA[Podcast
&nbsp;
Les rendez-vous de 8H30 chez Folies d&#8217;Encre à Montreuil.
Conversation avec Jo]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#ff00ff"><b>Podcast</b></font></p>
<p align="center">&#160;</p>
<h3><font color="#333333"><b>Les rendez-vous de 8H30 chez Folies d'Encre à Montreuil.</b></font></h3>
<p>Conversation avec <a href="http://http://www.gallimard.fr/collections/losfeld.htm" target="_blank">Joëlle Losfeld</a>, en <a href="virb.com/librairiesbruitages" target="_blank"><b>podcast</b>.</a></p>
<p align="center"><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/jl.JPG" title="jl.JPG"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/jl.JPG" alt="jl.JPG" /></a><a href="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/jl2.JPG" title="jl2.JPG"><img src="http://melico.wordpress.com/files/2007/10/jl2.JPG" alt="jl2.JPG" /></a></p>
]]></content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>
